Le devoir, 15 septembre 2007, Cahier E
LE DEVOIR., LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2 0 0 7 THEATRE La catastrophe comme hypothèse de travail au NTE Page E 3 DE VISU D’étranges duos au Mois de la photo Page E 10 CULTURE SOURCE ALLIANCE ATLANTIC VIVAFILM ¦ Siiil WSfSl&W-'y fâgSBm L’acteur Michael Pitt dans une des scènes du film Silk de François Girard Un périple tout en images de François Girard Lancé au Festival de Toronto, où il fut jugé trop froid par plusieurs, Silk (Soie) prend Vaffiche dans nos salles vendredi ODILE TREMBLAY Au commencement il y eut un livre, fort poétique.Soie de l’Italien Alessandro Baricco, une œuvre minimaliste, pleine de silences, sorte de récit haiku, roman culte de la décennie 1990.Il abordait le voyage en partie initiatique d’un marchand français en plein Japon du XIX' siècle, en quête de vers à soie, pour produire le précieux tissu à domicile.Le héros est partagé au retour entre sa vie sédentaire auprès d’une épouse aimée et le fantasme d’une beauté asiatique effleurée dans un village nippon, aux codes mystérieux.Baricco avait écrit fort joliment à propos du héros, Henri Joncour «C’était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.On aura remarqué que ceux-là contemplent leur destin à la façon dont la plupart des autres contemplent une journée de pluie.» Le cinéaste François Girard s’est un peu retrouvé en lui.«L’histoire est celle d’un homme très provincial qui découvre le monde.Je viens moi-même de Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean et j’ai eu la chance de parcourir le monde.» François Girard a réalisé Silk en anglais d’ailleurs, lingua franca (avec épisodes en japonais), en se concentrant sur l’action davantage que sur la poésie.Les acteurs sont des «noms» accolés à une coproduction internationale: Canada, Italie, Japon.Michael Pitt, Keira Knightley, Alfred Molina, aussi le grand interprète nippon Koji Yakusho.«Ça devait être en français, mais le producteur italien Domenico Procacci tenait à la langue anglaise, ce qui n’altérait pas l’histoire dans ce cas précis», estime le cinéaste.Son Violon rouge lui a ouvert la porte des grosses productions.«Mais plus il y a de l’argent en jeu, plus il y a de monde qui s’en mêle.J’écoute chacun.Je prends des notes puis j’en tire ce que je veux.» Un nuage et un périple Le projet d’adapter Soie est resté longtemps en suspens.Dès 1998, François Girard jonglait avec l’idée.Mike Figgis avait obtenu les droits du livre pendant deux ans, mais des conflits d’horaire l’ont empêché de le concrétiser.De New line à Miramax, les studios américains se le refilaient François Girard, qui suivait les aléas des projets d'adaptation, a sauté dans l’arène quand le chemin s’est libéré.Trois projets de films avaient avorté entre-temps pour le cinéaste des 32films brefs sur Glenn Gould et du Violon rouge.Une crise de financement à l’échelle internationale, un attentat terroriste, la censure chinoise, le SRAS avaient fait tomber le couperet sur ses plans de tournage.' Dans l’intervalle, Wajdi Mouawad lui a refilé la mise en scène au Quat’Sous de Novecento d’Alessandro Baricco, l’auteur de Soie.Ça sonnait comme une prédestination.«Dans le roman Soie, Hervé Joncour était plus vieux que Michael Pitt, précise François Girard.Mais il m’est apparu que la notion de premier amour, les questionnements sur la vie correspondaient davantage à un jeune homme qu’à un trentenaire.» Michael Pitt, si impressionnant dans Last Days de Gus Van Sant, s'est vite imposé.Keira Knightley, l’actrice de Pride and Prejudice et de Pirates des Caraïbes, était disponible.«Mordue du livre, elle l’avait dévoré plus de cinq fois.Ça s’est vite réglé.» Tant Alfred Molina que Koji Yakusho furent des choix aisés.«Mais je n’arrivais pas à trouver l’interprète de la jeune Chinoise au Japon, évoque le cinéaste.Elle était un nuage, muette dans le livre, fai rencontré des centaines de filles, certaines très belles mais sans mystère.Ancien mannequin, actrice du petit écran et d’un film de série B, Sei Ashina avait la grâce du rôle.Elle a suivi des cours de danse traditionnelle, appris la cérémonie du thé.Au début, elle manquait de métier mais s’est enhardie au long du tournage.J'avais l’impression de mettre une actrice au monde.» Quant à Michael Pitt (aucun lien de parenté avec Brad), il devait être à la fois présent et absent.Le personnage d’Hervé Joncour lui a semblé très difficile à interpréter, à cause de sa passivité.«Chaque fois que j’essayais de manifester des émotions, François Girard me disait: "Non!”» Dur pour un acteur de devenir non-acteur.«D’autant plus que je parlais très peu.» Ce rôle fut pourtant primordial dans sa vie.«Parce que j’ai tourné en dehors des Etats-Unis durant plusieurs mois au Japon et en Italie.Si bien qu’au retour à New York, ma perspective était changée par rapport à mon pays.Assez pour partir ensuite en voyage dans le désert du Sahara.» Tout comme Hervé Joncour, il a vécu un périple initiatique: la rencontre de l’autre.La flamme allumée C’est le personnage d’Hélène, l’épouse d’Hervé Joncour, qui fut le plus modifié.«Elle avait zéro scène dans le livre, mais on lui a donné une substance, un métier (institutrice), un hobby.Le jardin d’Hervé est devenu le jardin d’Hélène.Keira Knightley a mis de l’esprit là où il n’y en avait pas.» Malgré les rumeurs voulant que l’aventure ait été extrêmement dure, François Girard affirme que Silk fut une expérience heureuse, mais parfois difficile.Pour Le Violon rouge, il avait tourné en Chine.«C’était comme tourner à la maison.Alors que les Japonais ont une mentalité d’insulaires et des méthodes particulières.VOIR PAGE E 2: GIRARD JACQUES GRENIER LE DEVOIR «J’essaie de garder la flamme allumée.C’est tout ce qui compte.» À vos caméras, citoyens MARTIN BILODEAU Le 32’ Festival international du film de Toronto (FIFT), qui s’achève demain, n’aura jamais été aussi engagé, militant, politisé.La guerre en Irak bien sûr {In die Valley ofElah), mais aussi la liberté d’expression (Trumbo, Persépolis), l’exploitation {It’s A Free World, Battle in Seattle), l’échec des projets sociaux (L’Age des ténèbres) et l’aliénation médiatique {Reclaim Your Brain) étaient au cœur des préoccupations des cinéastes.Des cinéastes citoyens, qui aujourd’hui encore remettent en question des modèles de pensée qui ont autrefois mené à l’emprisonnement du scénariste Dal- ton Trumbo, un des «Dix de Hollywood», après qu’il eut refusé de se laisser intimider par la Commission pour les activités antiaméricaines.«S'ils se font offrir le choix entre leur liberté d’expression et leur droit au logement et à la subsistance, la plupart des gens choisissent le logement et la subsistance.La liberté d’expression est un luxe pour lequel très peu de gens sont prêts à se battre», raconte au moyen d’entretiens d’archives le scénariste de Spartacus et The Brave One dans le documentaire Trumbo, de Peter Askin.Inspiré de la pièce de Christopher Trumbo, elle-même tirée de la riche correspondance de son père (ses lettres sont lues à la caméra par Donald Sutherland, Joan Allen, Liam Neeson et plusieurs autres), le film fait, à partir de cette matière «ancienne» (Trumbo est mort en 1976), l'inventaire des maux qui affectent l’Occident aujourd’hui: l’individualisme, la manipulation de l’information, la défaite des idéaux, etc.À cet égard et à tant d’autres, Trumbo rejoint le nouveau film du réalisateur de The Edukators, l’Allemand Hans Weingartner.Reclaim Your Brain, projeté en première mondiale au FIFT, est sans doute le film le plus ouvertement militant que j’ai vu ici.Weingartner y raconte le combat rédempteur d'un concepteur d’émissions de télé-réalité (Moritz Bleitbreu) qui, prenant conscience du fait que les indices d’écoute de l’Allemagne sont «monitorés» à partir des données fournies par à peine 5000 foyers de ci-i toyens blancs issus des classes moyenne et riche, pirate lesdites données et redistribue l’écoute sur des programmes intelligents, provoquant chemin faisant une révolution télévisuelle.«Les médias ne font plus leur travail, déplore Hans Weingartner, rencontré jeudi dans le hall de son hôtel.Leur seul but consiste à rejoindre le plus de gens possible, au moindre coût, de sorte qu’ils visent nos instincts les plus primitifs.[.] On vit dans une décennie de “trash”.Ainsi, il est bien vu de n’avoir jamais lu un livre, ou de connaître le dernier potin au sujet de Paris Hilton.Je me souviens d’une époque dans ma vie, pas si lointaine, VOIR PAGE E 11: CAMÉRAS i r E 2 LE I) E V 0 I K .LES SA M E l> I 5 ET DIMANCHE 1 (i SEPTEMBRE 2 0 0 7 CULTURE Grincements et bonheurs d’artistes Odile Tremblay Luxe ou perversion?Avant d’assister à une lecture de textes littéraires par des comédiens — français en général —, j’aime me plonger dans l’œuvre en question quelques jours avant Parfois extirpant l’ouvrage endormi d’un rayon poussiéreux de ma bibliothèque.Ou courant séance tenante l’acheter chez mon libraire.Les précédents passages de Jean-Inuis Trintignant à Montréal m’ont valu la relecture des vers d’Aragon, puis des lettres à Lou et d’Alcools d’Apollinaire.Im Maladie de la mort de Marguerite Duras me restait en mémoire, avant d’en écouter citer des extraits par Fanny Ardant Je m’étais d’abord plongée dans la îec-ture des Contemplations de Victor Hugo.Puis la belle voix de Philippe Noiret est venue leur offrir une formidable caisse de résonance.Ces lectures-là, permettent de savourer l’événement en deux temps.A l’heure du spectacle, fermant alors les yeux, le passage familier se voit servi par des intonations différentes, plus brillantes que dans notre esprit On se sent quand même un peu colonisé par la littérature française, à genoux devant ses stars qui traver- sent l’Atlantique pour les grandes envolées.Mais comment résister à la musique de textes majeurs, surtout lus par des monstres sacrés du cinéma hexagonal, auréolés de leurs films-cultes?La littérature française possède des racines tellement profondes et riches que toute la francophonie lui est vraiment inféodée.N'empêche qu’on aimerait se faire bercer aussi par des voix littéraires suisses, belges, antillaises, ou accueillir la prose des pays de l’Afrique francophone.Comme on apprécierait que les auteurs québécois imposent leurs voix récitées, et qu’elles circulent davantage.A travers la francophonie, l’aura de la France (vraiment lumineuse en ces matières) éclipse tout le reste.Effet pervers qui désole.Ce qui n’empêche pas dp savourer ces merveilleuses séances de lecture.A cause de la beauté de la langue française qui trône à son sommet, chez nous si malmenée.La prestation de Fabrice Luchini l’an dernier au festival Juste pour rire, nourrie d’extraits de La Fontaine, de Inuis-Ferdinand Céline et compagnie, demeure à ce jour le sommet du genre.De Jules Renard, je conservais le souvenir de quelques brillants aphorismes.Ne conseillait-il pas «d’économiser son mépris, vu le nombre élevé de nécessiteux»! Juste pour cette perle, il aurait mérité plus d’égards de la postérité.Mais son nom figurait parmi celui des auteurs oubliés.Si moderne pourtant dans son absence totale d’illusions sur lui-même et sur ITiu-manité.En témoignaient ses phrases-chocs rédigées il y a plus de cent ans, dont les plus misogynes paraissent aujourd’hui les plus datées.En récitant Apollinaire, Trintignant trônait fin seul sous les accords de l’accordéon et du violoncelle de- puis le départ tragique de sa fille Marie.Cette fois, à la 5' salle de la Place des Arts, trois comédiens lui donnent la réplique: Hélène Filières, Manuel Durand et Jean-Louis Bérard.Allaient-ils lire les phrases de Renard que j’avais déjà cochées dans mon livre?Tenez: celle-ci, par exemple, quasi bouddhiste?«L’idée du calme est dans un chat assis.» Ou en mode plus grinçant: «Les hommes naissent égaux.Dès le lendemain, ils ne le sont plus.» J’avais noté dans le registre lyrique: «Un beau vers a douze pieds et deux ailes» et «Faites à ma statue un petit trou sur la tête, afin que les oiseaux y viennent boire».Mais ils ont choisi d’autres extraits, bien entendu, fort drôles, du reste.Assis sur leurs petites chaises, les quatre lecteurs se lançaient ici et là les réparties fines de Renard comme des balles de tennis: «Sois modeste.C’est la forme d’orgueil qui déplaît le moins.» «Les gens sont incroyables.Ils veulent qu’on s’intéresse à eux» ou «Dieu: celui que tout le monde connaît.de nom».Bien d’autres, et des vertes et des mûres.Trintignant n’était pas le plus bavard, mais sa voix caverneuse nous accrochait l’oreille par-dessus celles de ses voisins.C’est bien beau, Jules Renard, mais on venait entendre aussi un acteur mythique, avec sa gloire passée et son poids de malheur familial, un peu voûté à la fin du spectacle, âgé maintenant, suivi des yeux par tous jusqu’à ce que le rideau l’engouffre.Etait-ce un adieu ou un au revoir?Mélancolique soirée, malgré l’humour des textes.Bonheur d’artiste Faut pas croire.lœs artistes possèdent aussi leurs phases de bonheur, furtives, intenses.Picasso, par exemple.Il eut sa période rose, sa période bleue, sans compter les autres.Celle des années de guerre quand il peignait Guernica avec ses animaux, ses humains hébétés ou hurlants, ses ampoules menaçantes.Qualifions-la de noire, par l’esprit du moins, cette phase terrible.Mais le maître catalan connut aussi sa «période de bonheur», au cours de l’automne 1946 au château Grimaldi d’Antibes, sur la Côte d’azur.La guerre était finie, Françoise Gilot, nouvelle compagne jeune et belle, enflammait sa vie.L’amour, la Méditerranée, les voiliers, le soleil, le vin rosé.Or, ces jours riants sont transplantés à Québec, au Musée des beaux-arts sur les plaines d’Abra-ham: toute une création remplie de lumière, de sirènes, de faunes heureux, de muses alanguies.On ne regrette pas le saut à Québec pour prendre un bain de soleil devant ses toiles.Parmi d’autres œuvres majeures, nous voici longtemps collés devant la bien nommée Joie de vivre, qui donne envie de danser avec sa nymphe ailée sous le ciel du Midi, devant lequel recule du coup ce début d’automne.Au chapitre du bonheur (ou du malheur), j’aime dans la biographie de Pierre Bourgault le fait qu’il ait acheté, sur de longues périodes et à prix fort, des poissons tropicaux d’eau salée qui mouraient tous au bout de trois jours.otremblayéàledevoir.com GIRARD Son prochain film devrait se faire à Montréal et en français SOURCE ALLIANCE jjne scène de Soie LE GROUPE DE LA VEILLEE présente dans une version pour la salle intime Une trop bruyante solitude de'’ 1 Hrabal Claude Lemieux s'empare de la prose sinueuse et imagée de Hrabal en nous forçant à oublier son caractère littéraire [.] une prestation éblouissante.c'est le rôle d'une vie.[.] le plus beau spectade du Groupe de la Veillée, celui, en tout cas, où brûle le plus vivement l'amour de la littérature.H.Guay, Le Devoir .remarquable interprétation de Claude Lemieux [.] il campe un Hanta magistral [.] lecture intelligente, respecteuse du célèbre roman.Téo Spychalski témoigne d^y personnel et aiguisé suj l'œuvre tchèque.S.Despotic, Voi À ne pas manquer, pour Claude Lemieux, pour sa performance d'acteur absolument admirable.Bravo à Téo Spychalski, responsable de la mise en scène.F.Grimaldi, Radio-Canada Claude Lemieux tient là sûrement l'un des rôles marquants de sa carrière.M.Poçgy Radio Ville-Marie Un direct au plexus : c'est ainsi que je définirais la mise en scène de Téo Spychalski.‘ Laferrière, La Presse Adaptation et mise en scène Téo Spychalski avec Claude Lemieux Tania Duguay-Castilloux et Marie-Daniel Lussier Éclairages Mathieu Mardi • Montage sonore Jean-Luc Thiévent 19 sept, au 13 oct.à 20 h 15 ON JOUE AU PROSPERO] ! & •V '^V 1371, rue Ontario est Billetterie (514) 526-6582 • Admission (514) 790-1245 jeudi 2 pour 1 (certaines conditions s'appliquent) SOURCE ALLIANCE Une partie du film de François Girard fut tournée au Japon.¦ ' m- -m SUITE DE LA PAGE E 1 Renée April, la directrice artistique, devait faire affaire avec l’accessoiriste des cheveux vivants, celui des cheveux morts, celui des souliers, celui des parements de paille, etc.L’habituelle structure pyramidale est là-bas remplacée par dix corps de métier avec qui on communique par l’intermédiaire des interprètes.Tout cela prend un temps fou.En même temps, le Japon possède une immense tradition cinématographique.On y travaille différemment.Reste à s’adapter.» Lç hlm fut tourné aussi en Italie, en Egypte, en Russie, suivant le parcours du héros sur sa route des vers à soie.Quant au village nippon, il fut entièrement reconstruit au Japon sur fond de décors naturels.Et pourquoi se compliquer la vie en tournant dans l’archipel?, on lui demande.«Parce qu’ailleurs, tu cherches des emplacements, mais ça finit par ressembler à Saint-Sauveur.Ce qui fait un film, c’est le monde qui travaille dessus.Pour construire le toit de la maison, on a retrouvé là-bas de vieux artisans Japonais à la retraite.Les seuls qui connaissaient encore les techniques traditionnelles.Les Japonais ont accordé me attention inouïe à tous ces détails.Le sa-voirfaire était là bas.» «Pourquoi est-ce que je vais tourner au bout du monde, s’est quand même demandé François Girard, quand mon cœur est ici?» Son prochain film devrait se faire à Montréal et en français, ce qui ne l’empêchera pas plus tard de reprendre la route.De toute façon, il a toujours plusieurs fers au feu.Lui qu’on a vu au théâtre comme à l’opéra va faire la mise en scène d’un spectacle permanent du Cirque du So- leil à Tokyo.«J’essaie de garder la flamme allumée, dit-il.C'est tout ce qui compte.» Le Devoir Itiealrs ca1a$1rcp Venez assister à la fin du monde en direct dans le confort de notre bunker 5 étoiles ! Vous n’en reviendrez pas.| AUTEURS ET METTEURS EN SCÈNE Maryvonne Cyr, Étienne Lepage, Emmanuel Reichenbach, Catherine Vidal COMÉDIENS Maryvonne Cyr, Martin Dion, Étienne Lepage, Marika Lhoumeau, Emmanuel Reichenbach, Catherine Vidal Une production du Nouveau Théâtre Expérimental www.nte.qc.ca PRÉVENTE: Achetez ^"Vns^atoble'poM| ItystfWMf UMpp- â *T JC DU 20 AU 29 SEPTEMBRE 2007 ?W I Tous les soirs à 21 h sauf le 28 septembre à 22h ¦ I , A Espace Libre, 1945 Fullum, métro Frontenac f/X4féfI'f4iCilJi{f Réservez votre place dès maintenant au 514-521-4191.y.\.vN' "C ¦>' «.u'«rit V ' .,***•* * it ' ** ^ «k ‘ a*’’ '' gsTsfe.^ LIBRE 11 DKVOlli La Magie des lanternes Mil 7 septembre au 31 octobre museumsnature.ca 514 872-1400 JARDIN BOTANIQUE m M N T K i: A I UNMUSÉUMNA#REM îs ^ VfILj V' i Partenaire officiel Financière Sun Life Ijp/V l Union cl»* producteur* Agricole* Montréal Le Grand Bal des citrouilles 5 au 31 octobre I MUSf uMüNOlUBI L i r 4832 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2007 E 3 CULTURE THÉÂTRE La catastrophe comme hypothèse de travail Quatre jeunes comédiens adoptent la « méthode NTE ».et nous convient à assister à rien de moins que la jîn du monde! MICHEL BÉLAIR Ls sont quatre, tout jeunes, la fin de la vingtaine à peine.Au début de l’été encore, ils ne se connaissaient pas vraiment, mais ils avaient tous une certaine expérience de la scène et de l’écriture dramatique.Ils sont passés par l’École nationale, le Conservatoire ou par l’impro et le «terrain», comme Maryvonne Cyr qui, elle, fait du théâtre d’intervention en milieu corporatif depuis déjà sept ou huit ans.En fait, ils partageaient le goût du risque tout autant que celui de la scène sans vraiment le savoir.Et lorsque les gens du NTE les ont contactés pour leur offrir un spectacle, ils ont tout de suite dit oui.Une folie ! C’était précisément le but de l’exercice: provoquer une rencontre inédite.Multipliant les risques et prenant toujours autant de plaisir à remettre en question la représentation théâtrale, le NTE semble avoir poussé la barre un peu plus haut cette fois.Daniel Brière et Alexis Martin ont tout simplement laissé leur place à d’autres.Et ils leur ont imposé leur méthode: celle de l’urgence et de l’absolue nécessité de la création.Maryvonne Cyr et Emmanuel Rei-chenbach (notre photo) expliquent davantage le contexte.«Cest le NTE qui nous a contactés tous les quatre, dit d’abord Rei-chenbach; leurs gens nous connaissaient à peine, mais semblaient avoir une bonne idée de qui nous étions.Nous sommes des touche-à-tout du théâtre.[.] Moi, j’avais déjà travaillé avec Etienne [Lepage] à l’école, mais je ne connaissais pas Maryvonne ni Catherine [Vidal].[.] Cela faisait d’ailleurs partie des exigences de départ du NTE.Et au total, à cause des engagements d’un peu tout le monde, nous n’aurons eu que six semaines pour prendre contact, pour définir et nous entendre sur un projet.Six semaines .pour accoucher du texte du spectacle et pour en ébaucher la mise en scène et la scénographie: nous n’avons pas eu beaucoup de temps à perdre.Disons que cette façon de travailler dans l’urgence est pour le moins extrêmement stimulante! Et c'est, bien sûr, une expérience extraordinaire dans laquelle j’ai beaucoup appris: je recommencerais volontiers!» Ce spectacle, Alexis Martin, Daniel Brière et Marthe Bouliane du NTE en avaient défini les grandes lignes: avant même que l’on voie ce que cela donne, on peut déjà affirmer que c’est une production qui porte le sceau caractéristique du NIE.Fidèles à l’esthétique qui anime la compagnie depuis Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfard, les trois comparses ont en effet souhaité «lancer des imaginaires nouveaux dans un jeu de théâtre où notes imposons les règles», comme ils l’écri- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Emmanuel Reichenbach et Maryvonne Cyr soulignent que, si le texte et la mise en scène de Théâtre Catastrophe sont le résultat d’un travail à quatre, l’équipe élargie du NTE était derrière eux depuis le début.vent dans le dossier de presse.Et ils ont imposé des contraintes bien précises aux quatre comédiens choisis: utiliser l’extérieur comme l’intérieur du théâtre pour parler de la catastrophe écologique.En plus, bien sûr, d’écrire le texte, d’établir la mise en scène et de jouer dans la production finale.Une folie! «Une belle folie.», dira d'entrée de jeu Maryvonne Cyr.«Et un méchant puzzle», rajoutera Reichenbach en souriant Avec Étienne Lepage et Catherine Vidal (lui était terrassé par un virus et elle répétait un autre spectacle ailleurs au moment de l’entrevue), ils se sont donc plongés jusqu’au cou dans l’aventure.A quatre, ils ont concocté une histoire un peu folle qui tourne autour d’une grande catastrophe écologique, on le savait, mais qui parle aussi des médias et de cette constante tentation de mettre en spectacle la moindre parcelle de fait divers du moindre intérêt.«C’était important pour nous d’assumer les contraintes qu’on nous imposait et de les faire disparaître», reprennent-ils en s’échangeant tous deux la parole à tour de rôle.«Rapidement, on en est venu à l’idée de projections vidéo sur les murs extérieurs du bâtiment: c’est là que le public sera accueilli.C’est à ce moment-là qu ’un vidéaste s’est joint à l’équipe de concepteurs mise sur pied par le NTE.Et puis nous avons aussi déplacé le point focal du spectacle.On parle toujours de la catastrophe écologique ultime, oui, mais on place le projecteur sur la façon dont les médias traitent ou plutôt traiteraient ce genre d’événements.» Les « pros » de l’extrême Les projections serviront en fait à mettre les spectateurs dans le bain en leur racontant l’enchaînement des événements expliquant qu’ils viennent assister littéralement à la fin du monde.Puis ensuite, on les fera entrer dans le bunker abritant la salle des nouvelles de Vision Télé.Cyr et Reichenbach soulignent que, si le texte et la mise en scène sont le résultat d’un travail à quatre, l’équipe élargie du NTE était derrière eux depuis le début, puisque le concept «salle des nouvelles» faisait aussi partie des contraintes imposées.La sono, la scéno, les costumes, la lumière, les images vidéo, tout cela a pris forme selon les décisions et les choix découlant du récit et de la façon de le mettre en jeu sur la scène.«Tout au long, nous avons pu compter sur l’expérience des membres de l’équipe de concepteurs qui nous ont vraiment aidé à éclaircir beaucoup de détails et à préciser des choses pas évidentes comme, par exemple, le passage de l’extérieur à l’intérieur du bâtiment.» Ils disent encore avoir été tout au long «complètement libres, mais pris en charge».Mis constamment en danger par l’ampleur de la tâche et par l’approche inexorable du «deadline», ils ont d’abord embauché deux autres acteurs (Martin Dion et Marika Lhoumeau), puis conçu une sorte d’équipe d’étoiles de la fin du monde, «Quand les spectateurs entreront dans le studio de télé, ils seront accueillis par l’escouade spécialement mise sur pied par Vi- sion Télé.Ce sont des reporters aguerris qui ont tout couvert, tout vu; des professionnels de l’extrême, des spécialistes de la catastrophe.C’est avec eux que le public, qui fait partie de l’histoire du début à la fin, est convié à assister au dernier bulletin de nouvelles du soir de la fin du monde.A voir comment Ton mettra en scène l’ultime catastrophe.À vivre finalement la mort en direct.».Brrr.Méchant «happening»! S’il faut en croire Cyr et Reichenbach, tout cela se fera sur un ton commandé par le côté sérieusement tragique de l’événement, «mais avec un humour épicé de cynisme grinçant».Difficile de faire autrement quand on invite les spectateurs à la fin du monde-même programmée à 20h30.Le Devoir THÉÂTRE CATASTROPHE Une production du NTE jouée, écrite et misç en scène par Maryvonne Cyr, Étienne Lepage, Emmanuel Reichenbach et Catherine VidaL À l’Espace libre, du 20 au 29 septembre.Oublier.SAVANNAH BAY De Marguerite Duras.Mise en scène: Éric Vignier.À l’Espace Go jusqu’au 29 septembre.HERVÉ GUAY Au théâtre, il en est parfois ainsi des spectacles très attendus.Le rideau se lève à peine que nos attentes se sont déjà évanouies.Oubliées, remplacées par quelque chose de banal, mais de terriblement fréquent: un spectacle qui ne fonctionne pas.C’est ce qui arrive en ce moment à Savannah Bay de Marguerite Duras à lEspace Go.Pièce que la directrice artistique, Gjnette Noiseux, avait demandée à Éric Vigner, metteur en scène fiançais, de monter, lui qui s’est souvent frotté à cette œuvre.Certains se rappelleront sans doute de La Bête dans la jungle, adaptation d’une nouvelle d’Henry James par Duras, présentée sur cette même scène, et qui avait séduit grâce à son éblouissante scénographie.De ce Savannah Bay qu’il vaut d’ores et déjà mieux oublier, il ne restera en mémoire au fond que ça, une scénographie.Sa principale caractéristique en e?t le scintillement des éléments.À la manière d’un paravent, un rideau doré ferme la scène au début.Quand il s’ouvre, il le fait sur deux autres rideaux, composés cette fois de billes chatoyantes, au travers desquels on aperçoit une vieille dame dans un fauteuil d’osier que vient visiter une jeune femme.Le souvenir qui les lie, un amour absolu, s’est justement déroulé dans les eaux miroitantes d’une baie, située dans un Orient lointain, presque mythique.A moins que ce ne soit au théâtre, puisque la femme âgée fut comédienne et l’est restée, même si sa mémoire défaillante a aujourd’hui presque tout oublié.Par malheur, des actrices évoluent dans ce décor hautement métaphorique et elles n’ont peut-être jamais été aussi belles.Françoise Faucher, délicatement coiffée et maquillée, est élégamment vêtue d'une veste et d’un pantalon blanc et or d’inspiration orientale.Les robes de Marie-France Lam-bert, l’une crème, l’autre d’un beau rouge clair, mettent en valeur sa taille seyante et le bleu pur de ses yeux.Cependant, le ton qu’elles adoptent l’une et l'autre, qu’il soit distancié ou, au contraire, enflammé, se révèle rarement juste.Il demeure toujours à mi-chemin de ce qu’une réelle distance aurait pu créer de mystère ou de ce qu’une ferveur crédible aurait pu susciter d’adhésion.Mauvais mélange de théâtre français et de théâtre québécois où ne s’impose ni un phrasé envoûtant et sophistiqué ni une incarnation directe et chaleureuse des personnages.Au contraire, tout y devient poseur et appuyé: du moindre déplacement jusqu’à la plus infime intonation.Bref, cette mise en scène de Savannah Bay est à ranger, à mon avis, dans la catégorie pey stimulante du théâtre décoratif.A la limite, si des éclairages moins crus avaient rendu cet espace plus énigmatique, un certain rythme se serait peut-être imposé.Mais une ou deux coquetteries et quelques jolies images ne font pas une représentation.Et quoi de plus éloigné de la passion à l’état pur qu’un étalage maladroit de vanité, porté par deux actrices mal dirigées, mais tellement bien habillées?Collaborateur du Devoir MARLENE GELINEAU PAYETTE Une scène de Savannah Bay avec Françoise Faucher et Marie-France Lambert.IVUITENAIHK DE SAISON transat ras dans toute sa Oise Faucher m a terre hier soir par la 3 de son |eu.Marie l s-à-vis elle, trouve une langue, qui est plus insidteuse.ma.s pur est laire sortir l'autre de ses omédiennes-là s'ancrent I ne Perrin.Radio-Canada 1 scène brillante d'Éncl euse, Françoise Faucher] solaire par sor1.Dar avannah Bay ébranlé par .nabelle Nicoud, La Presse | L SAVANNAH BAY DE MARGUERITE DURAS | MISE EN SCÈNE D’ÉRIC VIGNER AVEC FRANÇOISE FAUCHER ET MARTE-FRANCE LAMBEflT DU 4 AU 29 SEPTEMBRE 2007 I IM UHl! I* ¦ QuOIxt mi OR Kim:: VtONKK CI>1.)B m*ATRR DK LORDïNT CENTRV.UKAMATiqUK NATIONAL OINÉTTK NOIRISÜX ) LUMIEHEM MAHÇ PAttRNT , H A N DÉ HONORÉ XAVIER lAt'ClÜOT PtWmXH^APmiCR ALAIN l’ONTÉRAY MAQDtl l.AOI.s t.KK l'f'l.t FTIRH ASSISTANCE A LA MIHU RM WCtyNK ffiT REmC LM ANMWI JL Kl HOU AC Théâtre ESPACE GO BILLETTERIE : 814.848,4890 4890.BOULEVARD MAINT LAURENT, MONTREAL ESPACEGO.COM OMbci l.i; iH.viilli HESS ù PwM 8 Whltnvt CanAda CULTURE TÉLÉ l* Place aux nouvelles variétés PAUL CAUCHON \ A Radio-Canada, deux émissions de variétés, Le Match des étoiles et L’Heure de gloire, se présentent sous la forme d’une compétition amicale.Et cet automne, Radio-Canada propose deux nouvelles émissions de variétés nouveau genre.Paquet voleur, le vendredi soir avec Véronique Cloutier, est un grand jeu à suspense qui voudrait susciter autant de frénésie que Le Banquier.Le,Moment de vérité, avec Patrice L’Ecuyer le samedi soir à 2üh, est un jeu de type variétés dans lequel des gens ordinaires devront faire des choses extraordinaires.Le plus grand succès de l’année dernière à la télévision québécoise fut Le Banquier à TVA Et le grand défi de l’automne à TVA est également un grand jeu de variétés, inspiré d’une émission australienne, Dieu merci!, où Eric Salvail lancera, le jeudi soir, des défis à des comédiens connus, qui devront improviser devant public.Nous sommes au royaume des nouvelles émissions hybrides, à la fois spectacles de variétés et jeux, qui s’inspirent également de la télé-réalité.De grands plateaux de télévision, où le public réagit fortement.«Il y a actuellement un engouement mondial pour ce type d’émission, explique Mario Clément, directeur des programmes de Radio-Canada.Au grand marché du MIP-TV à Cannes, ça prolifère.C’est un peu la post-télé-réalité.» SOURCE RADIO-CANADA Mario Clément Nouvelle logique Le téléspectateur a vu beaucoup d’émissions dans sa vie, et il faut maintenant l’impressionner.Un quizz simple peut encore fonctionner, mais c’est moins prestigieux.Quant à l’émission de variétés traditionnelle, elle ne peut plus se contenter de proposer un spectacle en soi.Car des spectacles, particulièrement des spectacles de musique, on peut en trouver à la tonne en DVD et sur les chaînes spécialisées.Alors on cherche de nouvelles formules.«Selon notre licence du CRTC, nous avons l’obligation de faire neuf heures de variétés par semaine, ajoute Mario Clément.Il L.I.FiT présente KING GAVE üe et avec Alexandre Goyette Mise en scène Christian Fortin Concepteurs Martin Bédard Jonas Verrof Bouchard Dominique Guerrier Geneviève Lizotte en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture DERNIÈRES *, f SUPPLÉMENTAIRES du S septembre au B octobre 2007 Nowrcuis SUPPLÉMENTAIRES I toi22et29«l>tBnihre| à15h Masques Texte original et Interprétation masculine 2005 Durant les quelque 75 minutes ' ' que dure le voyage, on reste constamment suspendu à ses lèvres.Voir King Dave triomphe.pur moment de plaisir théâtral.| Le Devoir y; Véritable conte urbain J gris-sale d'une intensité jf remarquable.J ICI Une violence brute.; une présence électrique, une sensualité animale.Desautels/SRC Une histoire urbaine et sauvage (.) Accourez si vous pouvez ! - Le Soleil 4 4559, PAPINEAU-MONTRÉAL-QC ^ V www.theatrelalicorne.com SO 514.523.2246__________ ^ .RÉSEAU ADMISSION LA LICORNE 514.790.1245 ou 1.800.361.4595 CONFÉRENCES AVEC GEORGES LEROUX ET ALEXIS MARTIN AUX BELLES SOIRÉES WWW.BELLESSOIREES.UMONTREAL.CA I.K DEVDIII K \ v\¥ 12 AU 22 SEPTEMBRE 07/ 20 H EN COMPLÉMENT DE PROGRAMME LES TRACES N°.ll CHORÉGRAPHIE -ÿ DANIEL LÉVEILLÉ INTERPRÈTES LOUISE BÉDARD, FRÉDÉRIC BOIVIN MATHIEU CAMPEAU, JUSTIN GIONET ET EMMANUEL PROULX LUMIÈRES JEAN JAUVIN MUSIQUE -y IGOR STRAVINSKY ET ANTONIO CARLOS JOBIM « UN RYTHME FORT.SOUTENU.TRIBAL CALQUANT ET AMPLIFIANT LA MUSIQUE » LE DEVOIR, 1982 «.SOMETHING HAS TO DO WITH THE REMARKABLE WAY HE HAS TURNED THE MUSIC OF STRAVINSKY'S RITE OF SPRING INTO A METAPHOR FOR THE IMPRISONING FORCE OF DESTRUCTION.» THE TORONTO STAR, 1983 AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE —^ WWW.AG OR AD A N SE COM BILLETTERIE -> 514 525.1500 ADMISSION -> 514 790.1245 Jj L/danse À COOPER LE SOUFFLE.» m «le chef de file de la danse CONTEMPORAINE EN ASIE.» The ^ _ .tine C0MPA0N1E DE DANSE PARU NE METTEZ PAS N’IMPORTE QUOI DANS VOS OREILLES DANSE LES PLUS ADMIRABLES WMON^^ ^ DES MEILLEURS.» syrtxy Mcming HeM WWW.DANSEDANSE.NET 2007 AVEC 19 DANSEURS MIRIVERSAIRE DkNMBMM: TAIWAN WILD CURSIVE CHORÉGRAPHE LIN HWAI-MIN 20 21 22 SEP.2007 I Théâtre Maisonneuve Place des Arts “ ’ I SI : 842.21 1Z I sno 842.21 12 I www.pdA.qc.ca Roiii.i I A.unmii.| ' .7!tO )j.s Après les triomphales représentations à guichets fermés de 2004 « la reine incontestée de la danse-théâtre en Europe » (Times de Londre) revient à Ottawa ! EN EXCLUSIVITÉ CANADIENNE AU CENTRE NATIONAL DES ARTS BILLETS EN VENTE 23-25 2007 CENTRE NATIONAL DES ARTS NATIONAL ARTS CENTRE lundi samedi 10 h à 21 h www.nac-cna.ca TAMFS ET FORFAITS DEGROUPE 613-947-7000(384) grpOnac-cna.ca (613)755-1111 ticketmaster.ça LAGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi le Devoir ^ LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2007 ULTURE.DISQUE Jérôme Minière, de la tête au cœur Voilà déjà un septième album très personnel pour le bricoleur de chansons Après avoir brodé il y a trois ans un album concept autour de la thématique de l’économie de marché sous le personnage d’Herri Kopter, Jérôme Minière laisse maintenant de côté son alias pour se montrer sous un jour nouveau.Fini les costumes et les masques, place à un Minière presque sans filtre.PHILIPPE PAPINEAU Dans la magnifique cour arrière des bureaux de La Tribu, la maison de disque de Jérôme Minière, le petit homme nerveux gesticule, grimace, tourne la tête à gauche, à droite.Le photographe a toutes les misères du monde à le fixer sur la pellicule (numérique, s’entend).Ça, depuis notre dernière rencontre, ça n’a pas changé.C’est plutôt son discours, sa démarche qui est nouvelle.S’il nous avait ouvert une brèche de son existence avec son Petit cosmonaute, paru en 2002, il ouvre maintenant grandes les portes avec Cœurs, son septième disque à paraître mardi le 18 septembre.Jérôme Minière a donc offert des vacances à son alter ego Her-ri Kopter.Le personnage dirigeait la fausse compagnie du même nom et était au centre de son dernier album qui offrait un regard critique sur notre monde capitaliste.«Cœurs, c’est un peu l'anti-thèse du précédent album, j’ai pris le projet complètement à l’envers, raconte le trentenaire.J’enlevais tout ce décor, c’est plus parti du vide, sans idées préconçues.Tout est arrivé par aventure, j’ai laissé les choses se passer simplement.C’était un peu moins dans la tête, un plus dans le cœur!» Les racines de ce disque ont commencé à pousser il y a environ deux ans, alors que Minière voit sa vie secouée par une naissance, celle de son deuxième enfant, mais aussi par deux décès, ceux de sa grand-mère et d’un oncle qu’il affectionnait particulièrement «H y a eu un trop-plein qui m’a un peu mis le compteur à zéro.Cœurs est donc plus existentiel, c’est pour ça que c'est peut-être plus la suite de Petit cosmonaute.» Côté musique et côté texte, il est vrai que Cœurs se rapproche beaucoup de Petit cosmonaute.En plus d’un retour aux instruments acoustiques, on retrouve des textes personnels, où il est question d’amour, de bonheur, de peines, bref, d’humanité.Maintenant au Québec depuis onze ans, jamais vraiment laissé de place aux autres, ou alors si peu.Pour Cœurs, le père de famille n’a toutefois pas eu peur d’ouvrir les portes du studio et même d’aller mettre le pied dans celui des autres, faisant appel pour la section des cordes à l’aide de Méla-nie Auclair (Magnolia), et Guido Del Fabbro (Pierre Lapointe) et à leurs ingénieurs du son respectifs.Minière a aussi fait appel à une section de cuivres et à René Lussier, qui joue des guitares sur l’album.«C’est la première fois où je me sentais prêt à ouvrir ma fenêtre aux autres.Je pense qu’avant, je n’avais pas assez confiance en moi, et donc pas assez confiance dans les autres! Et en ouvrant les portes, ça a amené de l’air frais.» Cette confiance renforcée se révèle donc dans plusieurs aspects de cet album.Dans la musique, donc, dans les textes, certes, mais également sur la couverture.On y voit 19 petites photos de Jérôme Minière qui bricole lettre par lettre son nom et le nom de son album dans du carton.Ici et là, on entre- voit son petit Marius.C’est la première fois depuis son album double La nuit éclaire le jour qui suit, paru en 1998, qu’on le voit sur le dessus d’un de ses disques.«J’avais envie d’être sur l’album, et j’aime le résultat parce que c’est pas un seul cliché de moi.Je suis assez fuyant, on ne me voit pas dans mes vidéos, je suis toujours un peu caché, alors ça me correspond mieux.» Confiant, donc, mais tout de même pas exubérant! Pour la suite des choses, Minière ne sait pas trop ce qui se passera.Concerts, tournées?Il laissera son nouveau-né voguer au gré du vent, de la même manière qu’il est né.«Le projet suit toujours le même chemin, tout se fait simplement.Tout se construit pas à pas, je prends ce qui vient.» Ne chantait-il pas «l’existence est simple»?Le Devoir CŒURS Jérôme Minière La Tribu / Sélect JACQUES GRENIER LE DEVOIR Maintenant au Québec depuis onze ans, Jérôme Minière, natif d’Orléans en France, s’est risqué, dès la première pièce de son nouvel album, Cœurs, à aborder la notion de pays.le natif d’Orléans en France s’est même risqué, dès la première pièce de l’album, à aborder la notion de pays, sujet chaud s’il en est un dans notre coin du monde.«Mon pays n’a pas de nom / Il est le vôtre aussi /[.] Nous sommes tous jetés là sans trop savoir pourquoi /Il faut bien quelque chose qui nous retienne» [Brindilles].«Cette chanson-là est partie de quelque chose de très personnel.Comme j’étais entre deux pays, mon pays est devenu un truc que je porte en moi, qui est plus petit, explique Minière en illustrant avec ses mains.Mais je suis conscient que, quelque part, ça peut parler du Québec, et ça ne me dérange pas que ça soit un peu ambigu.Juste le fait d’avoir utilisé les mots “mon pays”, ça a fait réagir mes musiciens à la première répétition! Au Québec, quand tu dis “mon pays”, on entend tout de suite Gilles Vi-gneault, alors.» Jérôme Minière nouveau champion de la fête nationale?Faudrait tout même pas exagérer.Et s’il se sentait simplement chez lui?Ouvrir les portes Jérôme Minière a longtemps été un créateur solitaire.Si depuis quelques années il a écrit pour d’autres et collaboré à quelques projets, dont le dernier disque de Michel Faubert, Minière n’avait jeûner-êénéi du 'Domaine T-om «r * .ara» ^ Al- Ingrid Schmitl Normand Ri Les Idées heur Geneviève S Sous la présidence d'honneu de Monsieur Michael L.Tur Président du Conseil d'administration, Hydro-Québec asso ^ DIMANCHE 14 CXTOBRE 2007 - AU FAIRMONT LE MANOIR RICHEUEU ¦% le jeudi 20 septembre 2007 à 20h Église anglicane Saint-Georges 1101 rue Stanley.Montréal A10H30 mlo et hilte|jî r\ Hydro Québec Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts Québec * * INB HIMATION LT RESERVATIONS 1418-452-8111 I )ON L\ IN GTSS*,.Bec.S i»ÉéMToaii«(MrjjenjOANADA,.t,u*n.»mT&tJxtoc / les films ce bit C»^ C/IM^ KJUR PEérCUCTON C*A«ATOaiinr>»lje PU CANADA r.ANNE-MARIE CADIEUX LAURENT LUCAS MARC BÉLAND UN FIW ÊCftrr PriCOUri ET RÉAUSÉ (VF FRANÇOIS DELISLE /COMPÉTITION MONDIALE \ \ Ffimwois HIN! 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