Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2007-10-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Aux urnes le 26 novembre ?Le scénario est décrit comme « le plus probable » par des stratèges conservateurs ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les organisateurs du Parti conservateur ont encerclé une date de scrutin sur leur calendrier le lundi 26 novembre.Les stratèges de Stephen Harper estiment qu’une courte campagne électorale de 39 jours (le minimum est de 36) pourrait nuire au Parti libéral du Canada, aux prises avec des pro- blèmes internes qui risquent de le désorganiser pendant une partie de la campagne, selon les informations obtenues par Le Devoir.Une campagne condensée aiderait également les conservateurs à ne pas multiplier les gaffes, eux qui en ont commis plusieurs lors des deux dernières élections.Ce scénario est actuellement décrit comme «le plus probable» par des stratèges conservateurs joints au cours des derniers jours.Il suppose un renversement du gouvernement le 18 octobre, soit deux jours après la lecture du discours du Trône, lors des premiers votes de confiance sur les sous-amendements.Stephen Harper rencontrerait donc la gouvemeure générale le vendredi 19 octobre afin de dissoudre le Parlement Par contre, si le gouvernement est renversé la semaine suivante, lors du vote final sur le discours du Trône, le jour du scrutin devra être reporté au lundi 3 décembre.Une campagne électorale moins longue serait aus si à l’avantage du gouvernement pour une autre raison, estime Tom Flanagan, qui a dirigé les deux dernières campagnes électorales des conservateurs et qui est un conseiller informel de Stephen Harper.VOIR PAGE A 12: URNES ?www.ledevoir.co ni ?LE DEVOIR Vol.XC VIII N” 2 2 7 ?LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2007 2,20$ + taxes = 2,50$ Les bons commerces à la bonne place Nouvelle recette pour revamper la rue principale H liiMM I IA.IICUI MUfemiL TA vU-T arst- ruAKCimv -’«¦Li iillll " v.*.****five's-».• CONCEPT: TIFFET LE DEVOIR phStosÔÂcqÜËsnÂdëâülëdëvoir Est-ce par hasard que la rue Masson a changé de mine aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement près du marché Atwater?Non.Il y a une recette.Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer.FRANÇOIS DESJARDINS Le rendez-vous avec l’interviewé avait été fixé trois semaines à l’avance et bien peu de choses avaient été dites au téléphone.Le lieu: un café branché de la rue Notre-Dame, à Montréal.«Ce n’est pas si intéressant, avait-il prévena En fait, ce n’est pas très sexy pour le commun des mortels.» Mais Yves Mailloux, promoteur immobilier pour une des familles montréalaises les plus connues, a peut-être tort M.Mailloux, tout le monde le connaît et personne ne le connaît Ce jour-là, au déjeuner, il passe inaperçu.Tout le contraire de son employeur, que des milliers de Québécois ont naguère connu par l’entremise de la télévision.Cet employeur, c’est la famille Shiller, anciennement propriétaire du magasin Au Bon Marché et célèbre pour ces publicités cultes qui se concluaient invariablement par une devise toute simple: «Oui, papa!» Si les gens se souviennent des Shiller, à ce point marquants qu’on peut même les voir sur YouTube, ils ignorent toutefois que la Ville de Montréal leur doit ceci: la revitalisation de certaines rues principales.L’histoire remonte aux années 90.La rue Masson, à cette époque, n’est pas tout à fait magique.Depuis une dizaine d’années, la Société de développement commercial (SDC) incite les commerçants à soigner leurs vitrines, à trouver des moyens de dynamiser l’artère, mais il y a du chemin à faire.D’autant plus que la rue est mal située.Coincée entre les rues Papineau et Pie-IX, elle ne canalise pas la circulation automobile VOIR PAGE A 12: RECETTE Des sous pour redonner vie aux artères commerciales ¦ Chirurgie esthétique au centre-ville > Pages A 8 et A 9 BON CONGÉ! Le Devoir ne sera pas publié lundi, jour de l’Action de grâce.De retour mardi.m, ' [ r ÜtgftBK* INDEX Actualités.A 2 Annonces.B10 Avis publics B 11 Bourse.B 2 Carrières.B 6 Décès.B 10 Économie.B 1 Éditorial .C4 Idées.C 5 Monde.A10 Mots croisés B 10 Météo.B 4 Perspectives.C 1 Rencontres.D 2 Sports.B 11 Sudoku.B 10 Le doyen du stand-up s’amuse à réfléchir tout haut Mort Sahl participe au festival Pop Montréal Sans lui, ni Woody Allen, ni Lenny Bruce.Il a inventé le commentaire satirique en stand-up, pourfendu les présidents depuis Eisenhower, aidé Kennedy et Reagan à rire d’eux-mêmes et marié une Playmate.Et ce n’est pas fini.À 80 ans, voilà que Mort Sahl s’amène à Montréal — sa ville natale — pour causer paresse intellectuelle à la jeune génération.SYLVAIN CORMIER Trois jours durant, il joue à cache-cache avec son agent new-yorkais.«Je vais essayer de le localiser», dit à chaque fois Irvin Arthur, pas découragé.Mort Sahl, m’explique-t-il, ne veut pas être dérangé quand il lit son New York Times au Starbucks.Après tout, c’est l’essentiel de son travail: lire le journal.Depuis 54 ans, Mort Sahl parcourt quotidiens et hebdos le jour et monte sur scène le soir, où il partage avec l’auditoire, New York Times sous le bras, les pensées que lui inspire l’actualité.Il ne traque pas le gag: son truc n’est pas le onediner.L’humour lui vient naturellement dans le flot quasi ininterrompu de son discours, à travers les liens qu’il tisse, surgissant de l’absurdité des situations et de l’énormité des jeux de pouvoir.«L’actualité politique, sociale, économique est une source de réflexion et d’humour inépuisable», décrète Mort Sahl, enfin localisé et joint par téléphone.«Le problème consiste à comprendre quelque chose malgré tout ce que les médias, surtout VOIR PAGE A 12: DOYEN NEWSCOM «Je sais pas mal comment dire les choses sans assommer les gens», dit Mort Sahl.¦ SwS' ¦ m Wm isflS ¦ |î wm} : .A : «¦BIS LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2007 A 2 LES ACTUALITES La triple médaillée d’or aux Jeux de Sydney confesse s’être dopée La gloire perdue de Marion Jones «Personne d’autre que moi n’est à blâmer.J’ai été malhonnête.» JEAN DION Ce bruit de fond qu’on entend, encore un peu isolé, c’est celui des statues sportives qu’on déboulonne.Ou qui se déboulonnent dorénavant elles-mêmes, exemplaires de contrition, soit parce que leur socle n’en peut plus de supporter le poids de la culpabilité induite par des années de mensonges, soit parce qu’elles savent que les autorités sont sur le point de les pincer pour de bon.Dernier monument en date, et il est de taille, à s’effondrer Marion Jones.Elle fut au sommet du monde, la voici dans ses soubassements.Elle suscitait l’admiration, la voici bonne pour l’opprobre.Cette Américaine qui aura 32 ans dimanche, une des athlètes les plus douées de sa génération, sinon de toute l’histoire, mais qui vivait depuis des hmes entourée d’un épais nuage de suspicion, a finalement reconnu dans une lettre adressée à de proches parents et amis, puis hier devant un juge et devant le grand public, qu’aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, où elle a remporté trois médailles d’or et deux de bronze en athlétisme et où elle a conquis bien des cœurs avec son sourire contagieux et sa personnalité attachante, elle était dopée.«Cest avec une grande honte que je peux vous dire que j’ai trahi votre confiance», a déclaré Jones, en larmes, en fin d’après-midi au terme de sa comparution devant le tribunal de district de White Plains (N.Y.), «fai menti.C’était d’une bêtise incroyable de faire ça.Je suis pleinement responsable de mes actes.Personne d’autre que moi n’est à blâmer pour ce que j’ai fait, fai été malhonnête.» «fespère que vous trouverez dans votre âme la jbrce de me pardonner», a-t-elle poursuivi, ajoutant qu’elle prenait sa retraite de l’athlétisme.Comme dans bien d’autres histoires semblables, il semble toutefois que Jones affirme que la prise de substances illicites, amorcée en 1999, se serait déroulée à son insu.Elle aurait simplement suivi les instructions de son entraîneur à l’époque, Trevor Graham, qui l’assurait qu’il s’agissait d’huile de lin ou d’autres formes de suppléments nutritionnels.Ce n’est qu’après sa rupture avec Graham, en 2002, qu’elle dit avoir constaté qu’elle avait consommé des produits interdits; en 2003, elle aurait menti à des enquêteurs fédéraux l’interrogeant à ce sujet qui lui montraient un échantillon de tétrahydrogestrino-ne (THG), aussi appelée «the clear» dans le jargon des initiés.Reconnaissant ce que lui refilait Graham, prise de panique, elle avait tout nié.Comme elle avait toujours tout nié par la suite, véhémentement, malgré des révélations contraires de personnes qui l’avaient côtoyée et disaient l’avoir vu agir.Marion Jones a donc plaidé coupable à une accusation de fausses déclarations à des agents fédéraux à propos de son utilisation de substances prohibées visant à améliorer la performance sportive, de même qu’à une autre de iïaude bancaire, celled non liée au sport.Elle risque une peine de prison de cinq ans et une amende de 250 000 $US.Elle connaîtra sa sentence le 11 janvier.Parallèlement, le Comité international olympique, qui enquêtait sur Jones depuis 2004 mais disposait jusque-là, de son propre aveu, de peu d’éléments de preuve, a donné à entendre que l’histoire 'nor^s rlSSiS» SfiGL'lN Ouvrage préparé par Pierre TQUSI6NANT et Madeleine BiONNE-TQUSiGNANT 28S pages» 34,65$ ISBN 978-2-7601-5433-9 LES NORMES DE MAURICE SÉGUIN U théoricien du néo-HStlonallsme Préface de RoDert Comeau GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 En uente dans toutes les HDralrles Le prix est indiqué sous réserve de modifications.», t.g 4 s» .V Il y a quarante ans, le Collège Ahuntsic, le Collège Édouard-Montpetit, le Collège Lionel-Groulx, le Collège de Maisonneuve et le Collège de Valleyfield accueillaient leurs premiers étudiants.Ils sont maintenant la porte d’entrée privilégiée de nombre d'entre eux pour accéder à l’enseignement supérieur et au marché du travail.Depuis leur création, ces collèges ont participé à l’enrichissement du Québec en favorisant un apport continu de main-d’œuvre qualifiée aux entreprises d’ici.Lieux de création, d’évolution, de dynamisme et de diversité, les cégeps ont su marquer notre paysage en proposant une formule sans cesse renouvelée et adaptée aux changements de notre société.Bon quarantième anniversaire! La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport MICHELLE COURCHESNE Québecn" SIS# ¦ SHANNON STAPLETON REUTERS Marion Jonus a pleuré en révélant avoir consommé des drogues pour accroître ses performances.prenait une nouvelle tournure du fait de ces révélations et que la sprinteuse pourrait se voir retirer les cinq médailles amassées à Sydney.«Nous sommes heureux que des aspects de l’affaire soient mis en lumière.Avec cet aveu, nous pouvons maintenant accélérer les procédures», a déclaré le vice-président du CIO, Thomas Bach.Liaisons dangereuses S’il pouvait être appréhendé, ce coup de tonnerre n’en vient pas moins ébranler une nouvelle fois le sport d’élite, et notamment le sport américain, malmené ces derniers temps par les dossiers Justin Gatlin et Floyd Landis ainsi que par la suspicion qui a entouré l’accession au titre de recordman des coups de circuit dans le baseball majeur, Barry Bonds.Bonds, du reste, dont le nom est fréquemment lié au laboratoire BALCO de Californie, qui se trouve au centre d’allégations de scandales de dopage balayant plusieurs sports et dont l’ancien dirigeant Victor Conte connaissait bien Marion Jones.Conte, qui a déjà purgé des peines de prison et d’assignation à domicile pour ses agissements, est un des concepteurs de la THG, encore largement inconnue et donc indécelable aux Jeux de Sydney.En 2004, il avait déclaré que Jones se dopait et l’avait même vu procéder à des injections sur elle-même.Celle-ci avait répliqué en intentant une poursuite de 25 millions $US, qui a été réglée à l’amiable.De son côté, l’entraîneur Graham a aussi eu sous son aile Tim Montgomery, le champion sprinteur aujourd’hui à la retraite après avoir été banni de la compétition pour deux ans, qui est le père de Tentant de Marion Jones.(Jones a par ailleurs été mariée à C.J.Hunter, un lanceur de poids banni pour dopage en 2000 et qui a assuré dans des entrevues que son ex se dopait) Graham fait actuellement face à des accusations d’avoir menti à des agents fédéraux dans le même registre que Jones, auxquelles il a plaidé non coupable.Après son triomphe à Sydney, Marion Jones a connu une baisse de régime et n’a pu faire mieux qu’une cinquième place dans les épreuves où elle était inscrite à Athènes en 2004.Elle a néanmoins poursuivi la compétition.L’an dernier, en marge d’un meeting d’athlétisme présenté à Zurich, elle a échoué à un test sanguin révélant la présence d’érythropoïétine (EPO) dans son organisme, mais elle a ensuite été innocentée par la contre-expertise négative d’un deuxième échantillon.A cette occasion, elle avait déclaré: «Je suis absolument satisfaite.fai toujours affirmé que je n’ai jamais, jamais pris de drogues qui améliorent le rendement athlétique, et je suis heureuse qu’une procédure scientifique l’ait démontré.» On connaît maintenant le fond des choses.Tout comme on a à la clé, bien sûr, l’éternelle question: qui sera le prochain?Le Devoir i' >¦*f f «-if!: '¦ t-,;; fj.'Simm îmi La Fondation Hydro-Quebec pour l’environnement finance des projets de protection et de mise en valeur de milieux naturels Fondation Hydro-Québec pour l'environnement Parc do la riviôr© Doncaster - projet de Plein Air Sainte-Adèle f ivnL'linndii.'n tir l'infi ' hydroquebec.com/fandation-environnement ; LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2007 -J * iCTOALITES Gambard Ü0-A RUÉ CATHCARX CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 MONTRÉAL Pied-de-nez à la ville-centre Ville-Marie s'apprête à signer un bail de 10 ans avec Busac au moment même où des doutes planent sur l’avenir de Varrondissment Les récents chambardements politiques dans Ville-Marie soulèvent des questions non seulement de gouvernance de l’arrondissement du centre-ville, mais aussi d’affectation des ressources financières.KATHLEEN LÉVESQUE L* arrondissement de Ville-Marie s’apprête à accorder un contrat à la firme Busac, engageant ainsi des fonds publics pour les dix prochaines années, alors que le branle-bas politique des dernières semaines soulève des questions au sujet de la survie même de l’arrondissement dans sa structure actuelle.Le contrat à Busac est un bail pour loger les services municipaux; de l’arrondissement A l’heure actuelle, les ISO-fonctionnaires de l’arrondissement (sans compter les cols bleus) travaillent dans deux édifices voisins appartenant tous deux à la firme Busac.L'arrondissement souhaite regrouper ses bureaux à une seule adresse, à la Place Dupuis.Les services administratifs rejoindraient ainsi les services de la culture, des travaux publics, du sport, des loisirs et du développement social.Avant même que le maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, ne claque la porte du parti du maire Gérald Tremblay, le projet de déménagement était discuté.En mai dernier, les baux ont été prolongés d’une année afin de négocier un nouveau contrat avec Busac.Le projet est maintenant avancé.Il s’agit d’un bail de neuf ans et neuf mois, ce qui permet aux élus de contourner l’obligation formelle qui leur est Me d’obtenir l’approbation du ministère des Affaires municipales pour un contrat de dix ans ou plus.Un des arguments avancés est de nature économique.Lors de l’adoption du budget annuel de l’arrondissement à la fin de septembre, le maire Labonté a indiqué qu’une baisse de 30 % des coûts actuels était prévue.Pour 2008, Ville-Marie paiera un loyer de 1,2 million de dollars.Le budget prévoit toutefois des dépenses de quelque 1,6 million pour 2008, ce qui inclut les frais de déménagement et le nouvel ameublement, explique Jean-Yves Duthel, directeur des affaires publiques à l’arrondissement.«La gestion de bon père de famille, c’est de signer le bail le moins cher possible.C’est même une recommandation de la ville-centre que d’avoir des baux à long terme.Et je ne peux pas prévoir l’avenir», ajoute M.Duthel.Or, le-contexte politique vient de modifier la réalité de Ville-Marie.Fin août, le maire Tremblay a pris les rênes du centre-ville et rapatrié tous les grands projets.Cette décision taisait suite à une longue réflexion, disait-on à son cabinet.On expliquait également que les dossiers de Vdle-Marie dépassent largement les Gérald Tremblay frontières de l’arrondissement et nécessitent de ce fait l’impulsion du maire de Montréal.Ce questionnement n’en est pas à ses premiers balbutiements.En 2006, le président du comité exécutif, Frank Zampino, avait évoqué l’idée que l’arrondissement de Ville-Marie puisse être sous le contrôle de l'administration centrale.Trois ans plus tôt, un débat sur la possibilité de doter le centre-ville d’un statut particulier avait suscité beaucoup d’émotions.François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 POUR VOUS TIRER D’EMBARRAS Choix d'abat-jour en magasin Choix de lampes exclusives Transformation d'objets choisis en lampe Réparation et restauration de lampes et de la porcelaine Service de confection ou de recouvrement d'abat-jour 1493 av.Laurier Est Tel.: (514) 527-9090 ^ long terme pour loger ses services administratifs.Maintenant que l’arrondissement de Ville-Marie se retrouve encore une fois entre les mains des élus de l’opposition, il semble qu’une réflexion sur la gouvernance du centre-ville s’impose.L’administration Tremblay assure qu'aucune démarche officielle, aucune discussion formelle avec Québec n’a été entreprise pour apporter des changements à la charte de Montréal.Selon les informations recueillies par Le Devoir, la machine administrative se penche toutefois sur les façons de modifier la situation actuelle.Dans l’entourage de Benoit Labonté, on ne se fait pas d’illusions sur les intentions de l’administration Tremblay de vouloir changer le statut de Ville-Marie.Mais on estime que rien ne peut être fait d’ici le scrutin de 2009, car un éventuel rapatriement des services municipaux laisserait les élus de l’arrondissement dépossédés de leurs responsabilités démocratiques.Malgré cette période d’incertitude, les conseillers municipaux JACQUES NADEAU LE DEVOIR son est bail à seront appelés à se prononcer sur le bail avec Busac lors de la tenue du conseil d’arrondissement de décembre.Outre le fait que Busac abrite les services municipaux à titre de propriétaire immobilier, cette firme privée (une filiale de la compagnie new- yorkaise JEMB Realty) entretient des liens étroits avec l’arrondissement Ville-Marie en plus d’être le promoteur de nombreux projets.En 2005, année électorale, quatre des principaux dirigeants de Busac ont versé une contribution individuelle de 1000 $ chacun à la caisse électorale de l’Union des citoyennes et citoyens de Me de Montréal (aujourd’hui appelée Union Montréal).Depuis plus d’un an, Busac cherche à faire modifier les règles d’affichage publicitaire afin d’installer un écran électronique géant au centre-ville avec publicités, vidéos et messages qui défilent Busac, c’est également le promoteur derrière l’îlot Voyageur, qui est devenu un gouffre financier gigantesque pour TUQAM.Le gouvernement du Québec est intervenu et tente de défaire les liens du contrat Ce n’est pas la première fois que Québec se heurte à cette entreprise.Depuis 2001, Busac bénéficie d’un bail de 99 ans pour transformer le mât olympique en tour de bureaux, mais la compagnie attend le moment propice pour procéder aux travaux.Entre-temps, elle conserve dans son compte bancaire 12 des 20 millions que le gouvernement lui a octroyés pour développer le projet Busac s’intéresse également au monde culturel.L’entreprise fait partie d’un des trois consortiums souhaitant construire la future salle de l’OSM en partenariat public-privé.Le Devoir NIPISH use narra» en antnchtonte pour un mobilier durable 5 m# ans garantie prolongée Font me *TPS inclus jusqu'au 21 octobre 2007 M o u b I e s 9780, Sherbrooke Est, Montréal ¦ 514 352-3913 www.meublesfontaine.com telequebec.tv 20 H VOYAGE AU CENTRE DU CERVEAU CES HOMMES À LA MÉMOIRE SURHUMAINE ^ M, Par l'auteur de la Nordicité 256 pages’30$ ISBN 978-2-7601-6982-1 GUERIN, éditeur liée 514-842-3481 tn vente dans lovtes les llüralries Le prix est indiqué sous réserve do modifications , v’' LUCIA If ‘ ^ < < &&WÊËÊÈÊÈ ¦.•«wnv»,.-*-, • i •».AUSSI *5*3 Gerry Weber HOTEL^REINElEÏÏiZÂB 9(»*RënéHS»ve*que53ue»t y 1 LE D E V 0 ] R, LES SAMEDI 6 ET D I M A N C HE 7 OCTOBRE 2007 LES ACTUALITES Enquête publique à Outremont Le rapport sera rendu public Le maire Stéphane Harbour aurait tenté de cacher des choses BRIGITTE SAINT-PIERRE Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est engagé hier à rendre public le plus rapidement possible le rapport de l’enquête administrative et comptable sur certaines pratiques de l’arrondissement d’Outremont.Interrogé à savoir s’il avait déjà en main une copie du rapport, M.Tremblay a répondu qu’il n’avait «pas toute l’information».«J’ai des parcelles d’information, mais je pense qu’en tant que maire, j’ai la responsabilité d’avoir toute l’information, et lorsque j’aurai toute l'information et les recommandations, à ce mo-ment-là, je déposerai le rapport [et] je le rendrai public», a-t-il dit, à l’issue d’une conférence de presse sur un autre sujet.Dans une lettre ouverte publiée hier dans La Presse, Marie Cinq-Mars, la conseillère du district Ro-bert-Bourassa à Outremont, affirme que Stéphane Harbour, le maire de cet arrondissement, a demandé au début du mois de juin aux conseillers d’arrondissement d’entériner, «de façon rétroactive à janvier 2006, des dépassements de certains comptes de dépenses».Mme Cinq-Mars dit s’y être «fortement opposée».Selon elle, il s’agissait de «camoufler des excès».Invité à dire s’il comptait sévir, le maire de Montréal a de nouveau indiqué que, dès qu’il avait été informé des «allégations», il avait de- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le maire Gérald Tremblay a assuré hier que le rapport d’enquête sur l’administration d’Outremont sera rendu public.mandé qu’une enquête soit menée.M.Tremblay a ajouté qu’il serait prudent et attendrait de prendre connaissance du rapport dans son entier avant d’arrêter sa décision.Mme Cinq-Mars a mentionné avoir contacté, le 4 juin, Gérald Tremblay, chef du parti de tous les élus d’Outremont, pour lui faire part d’une situation qu’elle voulait dénoncer.Elle dit avoir appris au début du mois de juin que «des factures de restaurants avaient été régulièrement remboursées», sans que le «conseil ait eu connaissance ou ait approuvé ces dépenses».Il est «inadmissible que l’on dépense des fonds publics à des fins personnelles ou injustifiées, et il me semblait qu’il s’agissait de cela et qu’on avait utilisé une façon de faire qui empêchait tout contrôle des élus», a-t-elle écrit dans sa lettre.En ce qui concerne la consommation d’alcool payé par l’arrondissement, Mme Cinq-Mars estime que «cçrtaines personnes ont abusé».A son avis, «elles devraient, à tout le moins, rembourser».«fai toujours exercé mes jonctions avec droiture, dévouement et empressement», a assuré Mme Cinq-Mars.La conseillère déplore le fait qu’il n’y ait eu qu’un seul caucus d’élus à Outremont depuis le 2 juin.Selon elle, ce n’est «pas une façon de gérer une crise».«Je me dissocie donc des propos, des actes, des gestes de M.Harbour et de sa façon de voir et de faire de la politique», a mentionné Mme Cinq-Mars.Au moment de mettre sous presse hier, le maire Stéphane Harbour et les conseillers d’arrondissement d’Outremont n’avaient pas rappelé Le Devoir.Le Devoir Plus de cent propositions pour aménager l’intersection du Parc-des Pins STÉPHANE BAILLARGEON Un groupe de voisins propose de verdir intégralement les terrains de la nouvelle intersection des avenues du Parc et des Pins.Le groupe Les Amis de la montagne favorise le végétal pour les sections rapprochées du mont Royal et le minéral au sud de l’avenue des Pins, plus près de la ville.D’autres rêvent à une immense œuvre d’art verticale, si possible choisie par concours international.La possibilité de déménager L’Homme de Calder de l’île Sainte-Hélène sur le site de l’horrible échangeur brutaliste démoli au cours des derniers mois continue d’en tarauder certains.Les idées d’aménagement de ce site névralgique se bousculent Hier, plus de 110 propositions plus ou moins concrètes avaient déjà été déposées par les citoyens et les groupes de pression dans le cadre de la consultation publique lancée par l’arrondissement de Mont-Royal pour «définir la vocation des terrains municipaux».La collecte des points de vue, gardés secrets par les fonctionnaires, se termine mardi.Deux autres sites du mont Royal viennent de franchir cette étape clé de la consultation publique: celui de l’entrée Peel, aux PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS SAO 5 AU 8 OCTOBRE SEULEMENT DE RABAIS À L’ACHAT DE 6 BOUTEILLES IVINsSPIRITUEUX] D'UNE VALEUR DE 10$ ET PLUS ¦B ' 7 I i nuulin.Mii ni i / •/
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.