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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-09-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE SEPTEMBRE 2 0 0 3 THÉÂTRE Tout le chaos du monde Page E 3 CINÉMA L’école des femmes Page E 8 ?LE DEVOIR ?'A ! s ' M6S1 ! Ow- v m, : ' y V.SOURCE FFM Les Trîplettes BoIIgviIIq Le réalisateur Sylvain Chomet préconise une animation pure, proche du mime, aux antipodes de Disney Le film sera présenté demain à la clôture du FFM, mais il ne gagnera pas nos écrans avant le 19 décembre.Les Triplettes de Belleville renouvelle le genre de l’animation et fait souffler sur lui un adorable vent de folie.Le Français Sylvain Chomet, qui l’a réalisé, remonte pour nous le cours de cette aventure en grande L’action se déroule au cours des années 50-60 et les dessins s’offrent un petit côté suranné collé à l’époque.partie.montréalaise.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Autant vous le dire tout de suite, Les Triplettes de Belleville, long métrage d’animation 2D, avec dessins à la main, est un vrai délice.Rien de plus drôle ou de mieux exécuté que cette comédie absurde et folle (et muette) signée Sylvain Chomet Le film, coproduction entre la France, la Belgique et le Canada, fait un malheur dans l’Hexagone (800 000 entrées et il continue sur sa lancée).D a gagné dernièrement les écrans de l’Angleterre avec un égal bonheur.Au dernier Festival de Cannes, Les Triplettes de Belleville, présenté hors concours, avec ses personnages de caricature, son humour et ses décors spectaculaires, avait déjà lancé son éclair de bonheur sur une édition morne.Précisons qu’on y fait la rencontre d’une vieille mémé européenne à pied bot qui pousse son filleul à devenir champion du Tour de France.À la suite d’un rocambolesque enlè- vement, le cycliste se fera enlever par d’affreux mafiosi et expédier outre-AÜantique sur un paquebot Mémé et son gros chien auront tôt fait de les suivre en Amérique en pédalo.Là-bas, un trio de chanteuses fofolles, bouf-feuses de grenouilles, partageront leurs délirantes aventures.L’action se déroule au cours des années 50-60 et les dessins s’offrent un petit côté suranné collé à l’époque.*Je me suis fait plaisir, explique Sylvain Chomet Les éléments de cette époque-là, vêtements, voiture, mobilier, etc., sont plus intéressants à dessiner que ceux d’aujourd’hui.• Montréal mégalopole Sylvain Chomet, qui déteste l’avion, n’accompagne pas son film aux festivals de Montréal et de Toronto.Le Devoir l’a joint au bout du fil dans sa maison de Normandie.Il précise avoir conçu son animation comme un film d’acteurs.Ces personnages sont muets, mais la musique de hip-hop, le bruitage, les aboiements du chien occupent l’espace sonore.•L'absence de dialogues confère du poids aux per- sonnages, estime-t-il.Chacun a sa façon de bouger, qui prend de l’importance dans un film sans paroles.Ça donne une animation pure, proche du mime, méthode qui a fait ses preuves dans les années 20 et 30.Et puis, fêtais en réaction contre les récents films de Disney, si bavards.» Sylvain Chomet est Français, mais il a vécu dix ans au Québec.Le studio principal des Triplettes de Belleville était à Montréal; 80 % du film y a été créé, plusieurs techniciens de chez nous y ont travaillé.Celui qui a composé la merveilleuse musique avec son hip-hop, un des éléments clés du film, est le Québécois Benoît Charest «Je l’avais entendu jouer dans un club de Montréal, le Quartier latin, explique ChomeL Quand on a cherché un musicien, on a écouté sa trame musicale du film Matroni et moi, qui m’a beaucoup plu.Comme les triplettes sont des musiciennes, il fallait avoir la musique avant d’exécuter les dessins.La femme de Benoit et sa grand-mère y prêtent entre autres leurs voix.On est devenus très amis, lui et moi.» Il a mis cinq ans à monter ce projet dont personne ne voulait.Didier Brunner, le producteur français de Kirikou et la sorcière, l’a appuyé.Quatre ans passés à trimer sur une animation, c’est long.Sylvain Chomet se décrit comme un réalisateur très directif, qui supervise et pousse ses collaborateurs au delà de leurs propres limites.Trois cents personnes VOIR PAGE E 9: TRIPLETTES \ i LE Ü E V 0 i R .LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2 0 0 3 Culture MUSIQUE La Le patron de l’étiquette, David Turgeon, mentionne une probable participation au festival Sonar en 2004 et des nouveautés à la pelle DAVID CANTIN Depuis deux ans, l’étiquette montréalaise No Type (affiliée au site Internet wwtv.noty-pe.com) affiche une croissance rapide et judicieuse.Avant la fin 2003, on parle déjà d’atteindre la quinzième parution dans le créneau assez vaste des musiques électroniques.Après un passage remarqué au festival Mutek au printemps, la nouvelle saison s’annonce d’ailleurs plus prometteuse que jamais.Cette semaine, l’album Bleak 1999 du Canadien Tomas Jirku arrive chez les disquaires au même moment que l’electronica délinquante et peu orthodoxe de Books On Tape.Depuis les débuts du site, en 1998, on prône chez No Type une liberté artistique foisonnante.Toutefois, selon David Turgeon, le fondateur du label, il s’agit de bâtir un catalogue qui s’appuie sur une cohérence nécessaire.«On constate que deux lignes directrices s’imposent au fil des sorties.Il existe une certaine dualité entre les recherches assez expérimentales de Coin Gutter, J>ar exemple, et une électronique IDM plus accessible comme celle de Headphone Science.On souhaite que ces choix se précisent encore davantage avec le temps.» Il faut peut-être savoir que No Type a aussi beaucoup contribué à l’éclosion d’artistes fort importants tels Tomas Jirku ou encore l’énigmatique Claudia Bonarelli.D’ailleurs, le click-house de Jirku est d’abord apparu sur le site de cette communauté musicale avant d’atterrir chez AlienS (Sub-stractif), Intr_version, Force Inc.ou Onitor.Comme l’indique son titre, Bleak date de 1999, alors que Jirku pratiquait un minimalisme sombre et mélodique.Proche de son travail sous le nom de The Viceroy, cet album déstabilise grâce à des atmosphères aussi étranges qu’irréelles.«On a affaire à une réalisation plus crue et directe, commente Turgeon, sans détours ou traitements inutiles, qui surprend par sa vélocité singulière.A mon avis, cet album-concept a très bien vieilli même s’il se détache du travail actuel de Tomas [l’excellent Plusism avec sa comparse Robin Judge], Même s’il a la chance de sortir des CD sur des étiquettes aussi prestigieuses que Force Inc.en Allemagne, Tomas est toujours resté en contact étroit avec No Type.On demeure donc très heureux de pouvoir enfin lancer Bleak 1999.» Après sa prestation, la semaine dernière à Montréal, (e cPchoA.Le Cochon SouRiant théâtre ambulant, sera à Montréal avec son chapiteau, du 5 au 14 septembre, sur le terrain du Pavillon d'Édu-cation Communautaire Hochelaga-Maisonneuve.Deux spectacles seront présentés sous le chapiteau : Patolli, le jeu de la vie.Patolli, el juego de la vida.Création réalisée en 2003, avec la compagnie mexicaine SextoSol, pour la première fois en tournée au Québec Patolli, le jeu de la vie, spectade inspiré du jeu aztèque Patolli, s'adresse à tous les publics._ .Représentations: Vendredi 5 septembre : 19h30 ; samedi 6:19h30, atelier d'initiation au jeu Patolli à 17h30 et dimanche 7 : spectade à 16h, atelier Patolli à 13h.Amatxi raConte.Conte théâtral pour adultes et grands enfants mettant en scène Amatxi, la doyenne des gitans du spectade du Cochon Souriant, Si par AL-Zahr, vous entendez un Olcolo dans les dels magnifiques., accompagnée de Nyx-Nérabé, sa muse-musicienne.Amatxi raconte.propose un voyage poétique conjugant le baume mystérieux des contes, le langage des corps et une parole musicale originale.Représentations: Jeudi 11 septembre, vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 à 20h30 sous le chapiteau.Billets en vente au kiosque d'accueil près du chapiteau situé au PEC 1691 bd Pie IX (Lafontaine).Informations-Réservations : (514) 928-3439 Théâtre du Nouveau Monde U/WiaA rjc.tA HAMLET 'f ShAke5pEAFŒ TEXTE FRANÇAIS DE JEAN-MICHEL OETPRATS MISE EN SCÈNE DE PATRICE CAURtER S MOSME UlSER AVEC GABRIEL ARCAND * CHARLES BERLINS 4 ISABELLE BLAIS + MARC BODNAR + CHRISTIANE COHENDY + ROLAND DEPAUW + MAURICE DESCHAMPS * CÉDRIC DORIER 4 RACHID HAFASSA + DENIS LAVALOU » GABRIEL SABOURIN » JEAN-MARIE WINUN6 f DÈS L£ 9 SEPTEMBRE | 514 866-8668 www.tnm.qc.ca Mim-VOWS PUMM : RÉSERVEZ VOS SOIRÉES K THÉÂTRE POUR L'ANNEE.ABONNEZ-VOUSI — MMWBoAMralAAMfcf Tomas Jirku en plein travail.Texte Henrik IBSEN adaptation et mise Irène Galesso, Sophie Janssens, Jane Mappin, Mathilde Monnard et Chanti Wadge.accompagnées par cinq fillettes de sept ans : Ophéhe Dubois, Clémentine Labrecque, Antonia Mappin-Kasirer, Giulia Pool.Béatrice Thompson-Merrigan CHANTEUSES > Claude-Marie Landré, Sandra Luciantonio MUSIQUE ORIGINALE > Claude-Marie Landré CINÉASTES > Bernadette Houde, Joel Taylor COLLABORATEUR ARTISTIQUE > Serge Ouaknine ÉCLAIRAGES > Armando Gomez Rubio COSTUMES > Marirosa RÉPÉTITRICE > Hélène Melançon Lh DEVOIR ¦H L'AGORA DE LA DANSE il 11*1 II 840, RUECHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525^1500 *"¦ ¦ ¦ * ¦ * * restau admission 514.790.1245 www.agoradanse.com Une pièce de théâtre sur le couple, conçue et interprétée par un couple.Une rencontre où le public est partagé entre la fiction et la réalité.Quand un acteur incarne un personnage sur scène, qui est sur scène ?Henri MargatfX 's Texte, mise en scène et interprétation Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière Direction technique, régie et éclairages Guillaume Cyr Une production du Nouveau Théâtre Expérimental Du 9 au 27 septembre à 20H30 A Espace Libre 1945 Fullum, métro Frontenac Réservations (514) 521-4191 Ir/fVVff*?MM# ' Profitez de notre nouvelle offre : un PASSEPORT HTE au prix de 45$ vous donnant accès à chacune des 3 productions de notre nouvelle saison.Informez-vous au 521-4191.» / s.fz/ Informez-vous au 521-4191.Renseignez-vous également sur notre FORFAIT avec le restaurant I www.nte.qc.ca theatreGnte.qc.ca __________ j restaurant l’Armoricain, situé à deux pas du théâtre.Le Devoir L‘Armoricain i I T 7 LE DEVOIR.LES SAMEDI R ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2 0 0 3 Tout le chaos du monde Le comédien français Charles Berling incarne un Hamlet qui nous ressemble douloureusement Le TNM s'associe à pas moins de sept diffuseurs français* pour monter le plus célèbre des Shakespeare: Hamlet.À la mise en scène, deux hommes identifiés en Europe au monde de l’opéra: Patrice Caurier et Moshe Leiser.Avec des comédiens d’ici et de là-bas, dans une nouvelle traduction plus drue de Jean-Michel Déprats, des costumes, une musique et une scénographie «aux antipodes de l’imagerie figée à laquelle on pourrait penser», ils proposent un Hamlet habité par tout le chaos du monde.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Il aurait été presque normal de le voir arriver crevé, peut-être même pâle, tout au bout de l’épuisante série d’entrevues commencée en début de journée, dès 8h30, avec force micros et caméras.Eh bien non! Même si Montréal est tout gris en cette fin d’après-midi d’il y a une dizaine de jours qui sentait partout l’automne à •plein nez, Charles Berling est là devant, frais comme une rose.une rose rouge sang qui brûlerait, par flambées rapides et intenses, d’une passion communicative en parlant de cet étonnant visionnaire qui avait pour nom William Shakespeare.L’urgence ; «C'est le texte le plus célèbre de Shakespeare: partout sur la planète, on en connaît au moins F “Être ou ne pas être.”.Mais comme comédien et comme citoyen, je suis absolument médusé de constater à ‘quel point il me rejoint au plus profond de ‘moi-même, ce texte», raconte d’abord le comédien français qu’on a pu voir récemment au cinéma dans Le Soleil assassiné ‘d’Abdelkrim Bahloul, présenté dans le cadre du récent FFM.«Hamlet est une pièce qui déborde le théâtre, qui déborde les époques aussi et qui s’inscrit dans nos vies, reprend Berling.Dans ma vie, du moins, j’ai toujours été attiré par Hamleü j’en ai vu une quinzaine de versions.Mais je ne pensais pas qu’un texte puisse me traverser avec autant d’incandescence.» C’est que les metteurs en scène Patrice Caurier et Moishe Leiser ainsi que les concepteurs du spectacle — Christian Fenouillat à la scénographie, Christophe Forey aux éclairages et Agostino Calvaca aux costumes — ont plutôt voulu définir Hamlet comme un être déchiré par des tendances aussi extrêmes qu’irréconciliables.Par l’urgence.«Hamlet est un être extrême dans sa violence et son désarroi.Il n’a pas vraiment de réponse aux questions qui le tourmentent, mais il ne peut plus rien avoir aujourd’hui d’un gracieux désespéré ou d’un romantique mélancolique.C’est un être impulsif, imparfait, un homme qui regarde le noir avec un vivant désir.Et il est confronté à l’urgence d’agir.» ¦ C’est qu’on a voulu faire de ce Hamlet un homme déchiré par des tendances irréconciliables: «En quelque sorte, c’est un mélange bizarre entre Prince et Chaplin, reprend le comédien, un homme vivant dans des zones contradictoires.Des zones troubles qui ressemblent o celles qu’on rencontre aujourd’hui tous les jours à cause du rétrécissement du monde engendré par l’omniprésence des médias.Qu’on pense au chaos révélé par les informations télévisées et les journaux, à l’urgence d’agir, partout, sur tous les plans, à la corruption politique érigée en système, à l’environnement qui se dégrade.Par contre, c’est vraiment de façon non explicite que la production identifie la pièce et le chaos de notre monde à notts.» On peut donc se persuader à l’avance qu’il y aura bien, vraiment, quelque chose de pourri en ce royaume de Danemark qui s’installe dès mardi au beau milieu de l’ancien Red light, un quartier qu’on ne semble jamais parvenir à «décrotter» complètement et qui est comme une accusation dressée de façon parfois obscène devant notre bonne conscience bedaine.Modernité Dans le petit café du TNM, tout à coup, on se bouscule presque.Après l’artillerie lourde de la télé qui se traduira peut-être, dans le meilleur des cas, en petits segments de 30 secondes, les photographes jouent maintenant du flash avec les vedettes du spectacle pendant que les pousseux de crayon attendent leur tour.Isabelle Blais, qui campe Ophélie, est très en demande puisque ni la grande Christiane Cohendy, qui fut la Clytem-nestre du remarquable L’Orestie qu’on a vu au TNM en 2001, ni Bernard Arcand, qui joue Claudius, ne sont là.Mais voilà que Charles Berling revient, toujours aussi disponible, présent, les yeux perçants, limpides, et le reste à l’avenant.On parle de la production, qui prend l’affiche mardi jusqu’au 5 octobre.De ce grand canyon de différences entre la mise en scène pour l’opéra et pour le théâtre.«Même à l’opéra, reprend Berling, Moshe et Patrice travaillent différemment en accordant une énorme importance au jeu des acteurs.Ils ne font pas dans le “théâtre d’images”; Hamlet ne sera pas d’abord un “beau spectacle”.Leur mise en scène n’est pas conçue comme une sorte de démonstration affirmant une certaine vision du monde.Non.On y sentira plutôt notre rapport profond à l’œuvre au delà des époques puisque c'est une œuvre foncièrement moderne, actuelle.» Cet appel à la modernité, il se fera aussi sentir dans les aspects techniques de la production, dans les décors, les costumes et la musique elle-même.Charles Berling explique que la trame sonore du spectacle est une sorte de mélange entre la musique d’époque et l’électro: «C’est une trame de fond qui fait résonner le temps disloqué du texte de façon incroyable en laissant percer l’intuition du monde d’aujourd’hui.» « Hamlet est un être extrême dans sa violence et son désarroi.C’est un être impulsif, imparfait, un homme qui regarde le noir avec un vivant désir.Et il est confronté à l’urgence d’agir.» La traduction La même tendance est profondément inscrite dans la nouvelle traduction de Jean-Michel Déprats.«On y fait appel à la sensation beaucoup plus qu’à la raison, poursuit le comédien.C’est une langue plus drue que celle qu’on a l’habitude d’entendre dans la bouche d’Hamlet.Les mots y font référence à la boue et à la chair.C’est une langue qui n’est pas fleurie et qu’on ne peut pas non plus qualifier de vulgaire ou de populaire puisque ce sont les mots de Shakespeare, mais entre ces deux extrêmes, on découvrira que la poésie de cette langue est une invitation à se battre et à ne pas céder.» La production réussirait à faire sentir qu’il est de plus en plus difficile de faire autrement devant le chaos du monde que ce serait déjà un triomphe.* Il s’agit du Théâtre du Gymnase - Marseille, du Théâtre des Amandiers de Nanterre, du Théâtre de la Croix rousse de Lyon, de la Scène nationale de La Rochelle, de la Maison de la culture de Ne-vers, du Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison et du Centre culturel Odyssud de Blagnac.LE THEATRE DE NOS PREMIÈRES AMOURS Anne Hébert Guy Beausoleil ( ,>mU' ri» ‘If.fU.' t ri.lo Mt'Xttndrf Dumas Elizabeth Bourget Robert Bellefeuille arséf /ésh sh.v ' 0 II A|V^ avec salle climatisée ^ r Dès le 5 septembre ?l} ’ 5359, avenue du Parc ««.\ Montréal \ ^ www.tangueria.org fê* info&tangueria.org Cours de tango argentin session automne 2003 du 22 septembre au 29 novembre Réservation par téléphone: Cours d'initiation gratuits: 514.495.8645 15,16 et 18 sept.de 19H00à 20H30 17 sept, de 21h00 à 22H30 de jouissance rompent la tranquillité de la forêt finlandaise qui entoure le curieux trio.On ne peut s’empêcher de voir deux films dans The Cuckoo: d’abord une lutte pour la survie, économe en bavardages et riche en péripéties, ensuite une fable antimilitariste avec l’humour comme principale stratégie offensive.Le cadre enchanteur magnifiquement capté par le cinéaste, la personnalité bouillonnante des deux acteurs masculins et la candeur d’Anni-Kristiina Juuso compensent largement un scénario qui ne donne pas toujours dans l’épure et la subtilité, martelant un message que l’on comprend vite.Même au delà des barrières des langues.TANGO ARGENTIN de tous les niveaux www.studiotango.ca cours d'initiation GRATUIT mercredi 10 sept 19h jeudi 11 sept: 19h lundi 15 sept: 17h30 mardi 16 sept: 20h téléphonez pour réserver vos places ! NOUVELLE ADRESSE ! studio TANGO montréal 643 Notre Dame O.#200 $**5! Square Victoria 514 844 2786 TRIPLETTES SUITE DE LA PAGE E 1 en tout ont travaillé sur Les Triplettes de Belleville, dont 70 à Montréal.Les êtres vivants, humains, chien, grenouilles et compagnie, sont conçus en animation 2D, c’est-àdire dessin par dessin (il en faut 50 pour cinq secondes de film), mais des objets et des décors relèvent de l’animation 3D.On connaissait déjà de Sylvain Chaumet son animation exercée dans une veine plus mélancolique, La Vieille Dame et les pigeons, film en partie conçu à Montréal lui aussi, qui a abouti en nomination aux Oscars et aux Césars.D avait mis dix ans à le financer et à le monter.«Ça me donnait le temps d’imaginer l’histoire des Triplettes.» Devant l’écran, les Québécois trouveront aux décors de Belleville, cette ville imaginaire d'Amérique du Nord, des airs de déjà-vu.La mégapole est un mélange de Montréal, avec son pont Jacques-Cartier et ses escaliers en tire-bouchons, de Québec fie Château Frontenac est au poste) et du New York tentaculaire.Les héros passent sur le Saint-Laurent, devant les baleines de Tadoussac, Charlevoix.«J’ai inventé un Montréal mégapole, imaginant ce que la ville serait devenue si les capitaux n’avaient pas fui vers Toronto.On dessinait avec Montréal devant les yeux, à travers les fenêtres.Ça nous inspirait des images.» L’erreur de Disney Sylvain Chomet a été formé en Angleterre pour la technique des dessins animés, mais il avait d’abord étudié la bédé à Angoulême.À son avis, l’animation commence par l’observation des êtres.Le reste repose sur des idées, mais le film naît vraiment au storyboard.D a mis deux ans à dessiner son histoire avant de la monter.Le film est très cher, 12,8 millions de dollars canadiens.Ne comptez pas sur Sylvain Chomet pour s’extasier devant les animations américaines.Elles le dé-çoivent, en fait «Les studios Disney ont fait des choses merveilleuses dans le passé.Autrejbis, ce sont des artistes qui travaillaient en animation alors qu’aujour-d’hui, leurs films sont des productions.Mais l’animation 2D retrouve en Europe ses lettres de noblesse.Avec Les Triplettes de BellevÛle, j’ai prouvé qu’on pouvait faire un long métrage d’auteur en animation et obtenir un succès commercial.Michel Ocelot, avec Kirikou et la sorcière, l’avait démontré aussi avant moi.Tant mieux, après tout, si on ne fiait pas les choses comme des Américains.» SOURCE EEM Dans Les Triplettes de Belleville, les êtres vivants, humains, chien, grenouilles et compagnie, sont conçus en animation 2D, c’est-à-dire dessin par dessin.Sylvain Chomet confie avoir trouvé pénible l'attitude des studios d’animation montréalais, Cinar et compagnie, qui ont snobé son travail tout au long du processus des Triplettes et ne sont jamais venus voir l’équipe au travail.«En plus, il a été difficile de recruter des animateurs à Montréal pour notre projet.Tout le monde n’avait pas envie de passer deux ans sur un film et j’ai la réputation d’être très exigeant.On a formé des animateurs, souvent très jeunes, Belges, Français, Québécois, qui ont cru au projet et avaient envie de s'y investir.À Montréal, les professionnels sont plutôt formés aux techniques des studios et notre méthode dérangeait le milieu.» L’animateur est retourné vivre en France, mais avec Les Triplettes de Belleville dans sa besace et le succès accolé à son nom.Sa prochaine production sera française, mais dans un tout autre registre qué son film précédent.«Ce sera une animation 2D qui se déroulera à l'époque de la Commune de Paris.Les Français avaient alors si faim qu’ils mangeaient leurs animaux et ont même abattu ceux du zoo de la ville.L’action passera à travers le regard des animaux, mais ceux-ci ne parleront pas plus que les humains des Triplettes.Chose certaine, je ne voulais pas me répéter en creusant encore la veine de l’humour absurde.Pas question de reproduire Terreur des studios Disney.» % 2003o4 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE 1AVAI.Orchestre symphonique de Laval Le /tiano prodigieux Alain Lafèvre Rachmaninov, Concerto pour piano N° 2 / pi«no Concerto n«.2 Beethoven.Symphonie N ° 5 / Symphony n°.5 Soliste / Soio/»f: Alain Lefèvre, piano Chef ! Conductor Jean-François Rlvest Le mercredi 17 septembre 2003 à 20h/ Wednesday, September 17, 2003 at 6:00 p.m.Salle André-Mathieu - 475, bout de 1 Avenir, Laval www.ost.qc.ca Information: 450 978-3666 Billetterie: 450 667-2040 Admission: 614 790-1245 ^ fâESBSB Hydro Québec « ca GMaL **“*“"""* Québec SALIE, ANDRÉ-MATHIEU I l DiAOlM » 1 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2003 - LE DEVOIR - n ûm o II \J 111UJ Sale affaire Sur fond d'immigration clandestine et de trafic d’organes, Stephen Frears continue à dénoncer la bonne conscience MARTIN BILODEAU ^ Anglais Stephen LJ Frears passe son temps à nous rassu-.rer.À nous conforter, r d’abord, dans notre idée qu’ü n’est pas à sa place à Hollywood Qiero, TheHi-Low Country).À nous confirmer, ensuite, que sa place est plus bas, parmi les humains, qu’impOTte s’ils ont du linge sale à laver (A/y Beautiful Laundret-te), des bas instincts à satisfaire (Prick Up Your Ears, Sammy and Rosie Get Laid) ou des combats sociaux à mener (The Snapper).Ou encore des scandales épouvantables à dénoncer, ce qu’il accomplit avec humeur et humour dans Dirty Pretty Things, son dernier long métrage sur fond d’immigration clandestine et de trafic d’organes, présenté en primeur l’an dernier à Toronto, où je l’ai rencontré.«Rien n'est plus dangereux qu’un homme vertueux», nous avertit un des personnages de cette comédie qui s’inscrit à la fois dans la continuité de Dangerous Liaisons, son film le plus noir, et de My Beautiful Laun-drette, son plus optimiste, qui le fit connaître en 1984.À la différence notable que «Laundrette parlait de la fin de l’Empire, de la logique de l’Empire.Les personnages de Dirty Pretty Things [qui prend l’affiche ce week-end à Montréal] n’ont rien à voir avec l'Empire.Ils sont turcs, so-maliens, etc.On ignore d’où ils viennent, leur histoire est affaire d’immigration.Ils composent cette énorme sous-classe de gens qui ont pour seul _ point commun de n’avoir aucune identité légale, aucun» identité non plus dans l’esprit de ceux qui, de toute façon, ne les voient pas».Les héros de cette grande œuvre en mineur sur «l’isolement, l’aliénation et l’exploitation» sont des sans-papiers préposés à l’entretien d’un grand hôtel londonien qui abrite des activités clandestines sur lesquelles le héros, d’origine soma-lienne et lui-même porteur d’un lourd secret (Chiwetel Ojiofor), fera accidentellement la lumière.«Ces gens dont je parle font le sale boulot que personne ne veut faire.Je suis certain que le gouvernement est au courant de la situation et qu’il fera semblant de ne rien voir tant et aussi longtemps qu’ils ne remonteront pas à la surface», explique le cinéaste de 62 ans, qui à son tour a voulu exposer un grand tabou, celui du trafic d’organes dont les sans-papiers sont des fournisseurs réguliers en Europe, s’offrant au bistouri contre la promesse d'un passeport ou d’im visa.«C’est un sujet brûlant d’actualité en Europe, et j’ai voulu le raconter d’une façon très américaine, qui nous promène de la comédie romantique au thriller», confie ce natif du Leicestershire boulimique de ciné- PLUS DP MILLIONS $ AU BOX ornes ET ÇA CONTINUE I Grand Gala Festival International du Film de Toronto 2003 BIENTÔT SUR LES ÉCRANS DE PLUS DE 30 PAYS DONT : États-Unis, France, Italie, Angleterre, Espagne et Australie.«JE N'AVAIS PAS RI AUTANT DEPUIS LONGTEMPS!» «viEMUMMMJU jswBmawnamiSTWHuira] mmrDHSmmi un loue «tawteSMMAII g MOI EOUINOXE ma qui, l’Atlantique franchi, s’est réfugié dans lé cinéma de genre, passant avec souplesse du fantastique (Mary Reilly) au film noir (The drifters).«Contribuer à un genre, c’est quelque chose que je comprenais.Je savais dans quels registres et balises je me trouvais.Je ne prétends pas connaître grand-chose aux sociétés nord-américaines, aussi c’est un réflexe de timidité qui m’impose défaire là-bas des films moins naturalistes ou réalistes.Par contre, j’en sais long sur le cinéma américain, que j’ai regardé toute ma vie.» The Grifters et High Fidelity restent là-bas ses plus belles réussites, même s’ils n’ont connu (injustement) que des succès d’estime.Aucun de ses films, par exemple, n’a eu le rayonnement à’Amélie Poulain.C’est d’autant plus ironique qu’au moment de compléter la distribution de Dirty Pretty Things, Frears n’avait pas encore vu le film de Jean-Pierre Jeunet.On lui avait pourtant parlé d’une jeune actrice, Audrey Tautou, qui ne parlait pas sa langue mais qui rêvait de relever des défis, fût-ce en anglais, fût-ce dans le rôle d’une immigrante turque dont le héros de Dirty Pretty Things s’éprendrait Dès leur première rencontre, Tautou, apprenant que Frears n’avait pas vu son Amélie, lui fait promettre de ne pas le faire.«Le film était au sommet de son succès et elle avait peur qu’une fois que j’aurais connu Amélie, Audrey ne m’intéresserait plus», résume avec humour le cinéaste, qui dit par ailleurs re- SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VFVAFILM Audrey Tautou dans Dirty Pretty Things de Stephen Frears.mercier le ciel à genoux de s’être vu offrir de raconter une histoire inédite, chose qui, de son aveu, arrive très rarement dans la carrière d’un cinéaste.«Je peux voir, comme Renoir le disait, que je refais chaque fois le même film.Au-delà de ça, il me faut chaque fois un nouveau monde, de nouvelles textures, de nouveaux acteurs, pour avancer.» COMPÉTITION OFFICIELLE • FILM D’OUVERTURE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 2003 SERGE THÉRIAULTGILLES RENAUDSÉBASTIEN DELORME DANNY GILMOREFANNY MALLETTE «La distribution est extraordinaire.Les acteurs font autant rire que pleurer.Après Les Invasions Barbares et La Grande Séduction, Gaz Bar BJues complète le tour du chapeau du cinéma québécois pour l’été 2003.A voir!» ?CINEMA ?SEMAINE DU 6 AU 12 SEPTEMBRE 2003 ^ iür ' ' 'mm m Les NOUVEAUTÉS et le CINÉMA en nésumé, pages ?46 ?«Des dialogues haut de gamme!» Radio-Canada «Magnifique!» Radio-Canada «Touchant! Faut le voir!» Rythma FM «Magnifique Gaz Bar Bluesl » Radio-Canada «Gaz Bar Blues est loin de laisser indifférent.» La Presse «La vision du monde de Louis Bélanger fait du bien et rend heureux.» ICI «Oeuvre de qualité, pleine de sensibilité et de finesse.D’une grande délicatesse!».La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES, pages ?7 14 dans LAGENDA culturel UOKRf HAPPIER El RENE IMEO PRESENTENT PHILIPPE NOIRET "TOUS AU NOIRET-HUGO! UNE GRANDE HEURE DE MAGIE!" - LE MONDE Un film de Louis Bélanger mÊl FILM TORIC misait une moOtctm CDOPÏIDtO DE MORlfllAl et LES PflOOUCTIOIS 23 inc.SENSE EHtRIAUll SUEES REIAUD-SEBASTIEI DELORME DAIRY 6IIM0RE MAXIME DUMONTIER EAIIY MAEEETTE SASION CARON SASIOIEEPASE DANIEL SADOUAS CLAUDE LESAULT REAL BOSSE scénaiiolDUISBflAISER réalisation EOUIS BElARSER disniMon des filet LMMARUEllE BEAUERAID-CHAMPASIE itsisiante i la téeBsation CAROLE DOLICET direflior Dltoia JEAN PIERRE SI-IOIIIS cacentiM msuelie ARDRf-Lllt BEAIIPAALAIE eistmies SOPHIE LEEE8VRE mintage 10RRAIRE OUEOtlR son ELUES COBOfll LOUIS COUII HAIS PETER SEROOL imsioue SUY BfLANSER ClAüOE ERAOEETE orodoctom délégué RtAE CHA80I modnctrice LORRAINE OÜEOOR sentes inlemononates FILM IONIE .VICTOR HUGO 1 aJ^Ld.3-£- ~~ Çjëlf Q ¦ m PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! rnaffinasrei nr-asaa^T-i ¦ WSÊSSB MaBBSl GSSâSSSSffl EokTmuTeVl H [sT-EUSTACHE~^l rLANéHETNATEE71 A L’AFFICHEI VKRBION PNANÇAMNN — |-FAMOUS PLAYERS ——a r— MÉQA PLEX' OU220 —| iPARlàlÉN ?11PONT-VIAU 16 ?LES CONTEMPLATIONS SEPTEMBRE 2003 a^MRMITAL fyiCTOWlAVILLF V • VBRaaON OMKMMAL.B ANOLA1M —— ¦-FAMOUS PLAYS RS-1 F— LtS CWÉMAS OU220- [muiamouhtvI Iwa »ounc«« 10 1-MAISON DU CINÉMA-| ,-CINÉMA P1NÉ- [SHERBROOKE ?I [STE-APÉLE ?VERSION ORIGINALE FRANÇAISE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS | EX-CENTRiS sH.MT.xioa I 1 FAMOUS PIAV1RS STARClTf • CINEMA LAURIER —1 HULL ?1 IVÏCTOWUVtlLl?* www.ci 11 in nceat lantisvî vafilm.com MONUMENT-NATIONAL,.BILLETTERIE: 871 2224 514 TSO-ISAf ¦-— BOO 361 tsssBBmIW I 46775154
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