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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2007-10-30, Collections de BAnQ.

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Vol.XCV1II N" 246 LE MARDI 30 OCTOBRE 2007 88c + t a x k s = 1 $ LE DEVOIR ARCHE DE Z Dix-huit personnes sont inculpées au Tchad Page A 7 Les musulmans se plaignent de discrimination en emploi Page A 3 CHRIS WATTIE REUTERS Le premier ministre Stephen Harper saluant le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, lors de leur rencontre officielle, hier, à Ottawa.mm Pied de nez de Harper à la Chine Le dalaï-lama désapprouve la guerre en Afghanistan Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a fait un pied de nez à la Chine hier en recevant officiellement le dalaï-lama, jugeant «contre-productives» les attaques de Pékin contre le chef spirituel, qui mène une campagne pacifique pour l’indépendance du Tibet depuis qu’il s’est exilé en 1959.Ce dernier a profité de l’occasion pour lancer une pointe au Canada en manifestant son désaccord avec l'utilisation de la violence en Irak et en Afghanistan pour combattre le terrorisme.Arrivé au Parlement en fin d’avant-midi, le chef spirituel tibétain y a reçu officiellement le titre de citoyen honoraire du Canada.D s’est ensuite entretenu avec M.Harper dans son bureau du Parlement, en présence de caméras de télévision et de photographes.Une rencontre placée sous le signe d’un soutien politique évident C’était d’ailleurs la première fois que le leader bouddhiste était reçu dans un cadre officiel par un premier ministre canadien.Le premier ministre a aussi profité de l’occasion pour lui faire cadeau d’une écharpe ornée d’une feuille d’érable.La rencontre de 40 minutes a par la suite été jugée «historique» par Jason Kenney, secrétaire d’Etat au multiculturalisme, qui a invité la Chine, sans toutefois la nommer, à modérer ses attaques contre le leader bouddhiste.«J’espère que le monde entier comprendra le message qu’il est contre-productif d’attaquer un moine bouddhiste pacifiste de 72 ans qui ne prône rien de plus que l’autonomie culturelle pour son peuple», a affirmé M.Kenney.La dalaï-lama a également rencontré la gouver- neure générale, Michaëlle Jean.Il devrait faire de même aujourd’hui avec les trois chefs des partis d’opposition à Ottawa.Au cours d’un point de presse, le militant pacifiste a pris soin de préciser qu’il ne venait pas au Canada pour y livrer un discours politique.«Je viens ici sans message politique précis», a-t-il souligné.Le dalaï-lama a dit préférer s’en tenir à la promotion des valeurs humaines.Le leader bouddhiste a par la suite vanté le multiculturalisme canadien, VOIR PAGE A 10: DALAÏ-LAMA Le Bloc rejette le compromis sur le vote voilé Pas question de refuser de se dévoiler devant un homme HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Au nom du respect de l’égalité des sexes, le Bloc québécois refuse d'offrir aux électrices voilées la possibilité de ne se découvrir le visage que devant des travailleurs d’élection féminins.Ne serait-ce que parce que le contraire, soutient le Bloc, serait jugé inacceptable.Le parti souverainiste émet ainsi des objections quant au projet de loi déposé vendredi dernier par le gouvernement conservateur afin de rendre obligatoire la vérification visuelle de l’identité de tous les électeurs, y compris les femmes portant le ni-qab ou la burqa Le texte législatif, qui ne relève pas la dimension religieuse du débat, donne au Directeur général des élections la latitude de désigner des «personnes» spéciales sur les lieux du vote pour procéder à la vérification de l’identité des femmes couvertes.Ce n’est qu’en entrevue que les ministres conservateurs Peter Van Loan (responsable de la réforme démocratique) et Lawrence Cannon (Transports) ont précisé qu’il s’agissait de nommer des femmes devant lesquelles les femmes voilées se découvriraient Le Bloc s’y oppose.«Le projet de loi met en péril le principe d’égalité entre hommes et femmes parce qu’il ouvre la porte à une possible sexualisation des fonctions d’un officier de l’Etat en rendant possible qu'un électeur ou une électrice puisse exiger d’être servi obligatoirement par un homme ou par une femme», a déclaré le député Michel Guimond pendant la période de questions.Son chef, Gilles Ducep-pe, a ajouté que si l’on permettait à des femmes voilées de se découvrir devant des femmes, ces électrices pourraient à terme exiger de ne le faire que devant une autre femme.M.Duceppe fait remarquer que la situation inverse serait jugée inacceptable, à savoir qu’un homme refuse d’entrer en relation avec une représentante de l’Etat simplement à cause de son sexe.«Ça mènerait par exemple des hommes à dire "Je ne veux pas être interrogé par une policière, mais par un policier." Il ne faut pas tomber dans ce piège-là.» Rappelons qu’un cas presque identique avait soulevé l’ire de la population québécois l’automne dernier — et avait contribué à la mise sur pied de la commission Bouchard-Taylor sur les VOIR PAGE A 10: BLOC Personne à Ottawa ne semblait partager l’opinion des bloquistes hier IDÉES Identité: Charest dénonce «l’esprit d’assiégés» de ses adversaires ¦ À lire en page A 9 PEDRO RUIZ LE DEVOIR ! N D E X Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Décès.B 4 Idées.A 9 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Création d’un marché international du carbone L’entente de Lisbonne scelle un «partenariat» entre l’Europe et des gouvernements nord-américains LOUIS-GILLES FRANCŒUR Quinze pays, États nord-américains et provinces canadiennes ont signé hier à Lisbonne au Portugal une entente en vue de créer un Partenariat pour une stratégie internationale sur le carbone (International Carbon Action Partnership).Ce partena-riat, contrairement au Partenariat Asie-Pacifique du tandem Bush-Harper, vise explicitement à mettre en place à l'échelle internationale un marché de crédits d’émissions de gaz à effet de serre (GES) qui regrouperait les trois principaux marchés existants ou en préparation.L’entente de Lisbonne, signée hier notamment par le premier ministre de Colombie-Britannique, Gordon ÇampbeD, regroupe quatre des huit Etats de la côte est des Etats-Unis regroupés au sein de la Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGD et sept des membres de la Western Climate Initiative (WCI), lancée par le gouverneur de la Californie, VOIR PAGE A 10: CARBONE ¦ Sarkozy s’engage à taxer les biens des pays non-Kyoto, page A 6 Deux provinces canadiennes ont signé l’entente, mais pas le Québec OLIVIER IARAN-MATTEI AGENCE FRANCE-PRESSE Deux des instigateurs de l’entente de Lisbonne signée hier, le président français Nicolas Sarkozy et le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, s’étaient rencontrés à Paris en juin pour jeter les bases d’une coopération en environnement.DÉRÉGLEMENTATION Le milieu culturel québécois condamne la « dérive » du CRTC PAUL CAUCHON Coup de semonce envoyé hier au CRTC, ainsi qu’au gouvernement conservateur: pas moins de 18 associations de créateurs et d’entreprises culturelles ont condamné hier la «dérive» du CRTC en matière de réglementation, pressant la ministre du Patrimoine d’intervenir.Cette bataille avait été amorcée lors du Gala de l’ADISQ dimanche soir, alors que le président de TADISQ, Paul Dupont-Hébert, avait dénoncé l’attitude du CRTC en direct sur les ondes de Radio-Canada, flanqué de trois présidents d’autres associations.Mais c’est hier midi que Ton a pu en savoir plus sur cette protestation, appuyée par une très large coalition formée de l’Union des artistes, l’ADISQ, l’Union des écrivains, l’Association des réalisateurs, la Guilde des musiciens, le Regroupement des artistes en arts visuels, les différentes associations d’auteurs, le Conseil québécois de la musique, celui du théâtre et celui des métiers d’art, l’association des producteurs de films et de télévision, et ainsi de suite.En fait, c’est l’ensemble du milieu culturel qui voulait envoyer un message fort au gouvernement La coalition s’inquiète de la tendance du CRTC à vouloir dérégle- menter, et elle presse la ministre du Patrimoine, Josée Vemer, d’utiliser son «pouvoir de directive» auprès du CRTC pour confirmer que les décisions du CRTC accordent «une place prépondérante à la culture et à l’apport social», et qu’on ne laisse pas les seules forces du marché primer.«Le CRTC est en train d’abandonner le milieu culturel en mettant au second plan les objectas de la Loi sur la radiodiffusion, soutient le président de l’Association de l'industrie du disque et du spectacle (ADISQ) Paul Dupont-Hébert H y a un détournement de mission qui s’accélère.» «Le CRTC nous demande maintenant pourquoi il devrait continuer à réglementer.C’est le monde à l’envers», ajoute Claire Samson, p.-d.g.de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec.L’inquiétude du milieu culturel s’appuie sur plusieurs décisions du CRTC depuis 1999, qui vont toutes dans le sens d’une déréglementation, une tendance qui s’accélère depuis un an, soutient la coalition.Par exemple, en 1999 le CRTC avait changé sa réglementation sur le contenu canadien en soirée à la télévision, évoquant des «objectif» plutôt que des obligations.L’AC-TRA le regroupement des artistes VOIR PAGE A 10: CRTC «Nous sommes tous extrêmement inquiets», dit le président de l’Union des artistes, Raymond Legault v 4 « LE DEVOIR, LE MARDI 30 OCTOBRE 2007 ACTUALITES Michel David Québec, c’est loin Les opposants à la construction d’un port méthanier à Lévis espèrent forcer le gouvernement Charest à reculer, comme il l’avait fait en 2004 dans le cas de la centrale thermique du Suroît Il est vrai que les deux projets ont beaucoup en commun, en commençant par un sérieux doute sur leur nécessité pour répondre aux besoins énergétiques du Québec.Dans le cas du Suroît la Régie de l’énergie avait rejeté les prétentions du gouvernement, ce qui explique sans doute pourquoi il refuse maintenant de lui soumettre le projet Rabaska.Le mouvement environnemental n’a cependant pas manifesté la même unité dans les deux cas.Ainsi, le groupe Equiterre ne participait pas officiellement à la manifestation qui a rassemblé 1000 personnes devant le Parlement, même si certains de ses membres y étaient.En principe, Greenpeace est également favorable à la conversion du mazout au gaz.Surtout l’environnement politique est très différent de ce qu’il était il y a quatre ans.Le projet du Suroît avait été lancé au moment où une série de décisions controversées avaient mobilisé une bonne partie de l’opinion publique contre le gouvernement Charest Quatre ans plus tard, c’est comme si la population avait appris à composer avec son insatisfaction à l’endroit des libéraux.Le PLQ et le premier ministre lui-même battent des records d’impopularité, mais la colère semble avoir fait place à l’indifférence.Pour l’heure, la mobilisation contre le projet Raba§-ka ne déborde pas beaucoup la région de Québec.A Montréal, la question ne soulève pas des passions.SU avait fallu que l’on propose la réalisation d’un projet aussi risqué sur le plan de l’environnement et de la sécurité à Longueuil.Mais Québec, c’est si loin.Même si ITJnesco a élevé la capitale au rang de cité patrimoniale, le projet Rabaska ne suscite pas de réaction émotive comparable au tollé qu’avait soulevé le projet de vente d’une partie du mont Orford.Clémence DesRochers n’est pas venue manifester dimanche.D’ailleurs, même à Québec, plusieurs sont réceptifs à l’argument du développement économique et de la création d’emplois.L’opposition au Suroît avait été amorcée par les autorités municipales de Beauharnois, qui détenaient un sérieux pouvoir de nuisance, tandis que la ville de Lévis a autorisé le projet Rabaska.D est vrai que la municipalité voisine de Beaumont le conteste devant les tribunaux, mais aucune installation n'est prévue sur son territoire.Le PQ était catégoriquement opposé au Suroît, tandis que l’ADQ, qui forme maintenant l’opposition officielle, appuie le projet Rabaska.Même si deux députés pé-quistes se sont mêlés aux manifestants, Camil Bouchard et Agnès Maltais ont manifesté à Québec dimanche, il est clair que le PQ tente de ménager la chèvre et le chou.En prétextant l’absence d’un avis de la Régie de l’énergie, 3 veut se donner une bonne conscience écologique, sans s’aliéner définitivement l’électorat adéquiste.L’échéance électorale est trop rapprochée pour être à cheval sur les principes.Et si jamais le PQ reprend le pouvoir, il trouvera sûrement de bonnes raisons de ne pas revenir sur la décision de l’ancien gouvernement A l’époque, les opposants au Suroît avaient eu la partie belle face au ministres des Ressources naturelles, Sam Hamad, qui avait alors donné toute la mesure de sa maladresse.Le pauvre homme avait été complètement dépassé, à tel point que le premier ministre avait saisi la première occasion de le renvoyer sur les banquettes arrière.Seule l'hécatombe de sièges libéraux dans la région de Québec le 26 mars dernier explique son retour au cabinet Remarquez, M.Hamad n’était pas seul en cause.Maintenant que Thomas Mulcair est devenu une sorte de héros et qu’il pourfend le projet Rabaska, plus personne ne se souvient qu’à l’époque où il était ministre de l’Environnement 3 avait lui-même présenté le projet du Suroît au Conseü des ministres, mais cela est une autre histoire.?Le nouveau ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, est devenu l’exécuteur des basses œuvres du gouvernement Charest.Il n’a manifestement tiré aucune leçon de sa mauvaise expérience dans l’affaire du mont Orford.M.Béchard est cependant un politicien bien plus roublard que M.Hamad.Rares sont ceux qui n’éprouvent aucune gêne à agir avec une mauvaise foi aussi manifeste.Au départ 3 laissait entendre que le gouvernement n’avait presque pas à intervenir dans le dossier Rabaska.N’existe-t-ü ps des organismes qui ont précisément le mandat de foire prévaloir l’intérêt public?Au bout du compte, le gouvernement a imposé le projet.La ministre de l’Environnement, line Beau-champ, peut toujours se retrancher derrière le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE), mais son collègue de l’Agriculture, Laurent Lessard, a laissé bafouer sans mot dire l’autorité de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), dont le président est assez ironiquement un ancien ministre libéral de la Justice.11 est vrai que M.Lessard ne semble pas toujours très bien comprendre son rôle.Durant le précédent mandat libéral, sa première intervention à l’Assemblée nationale en qualité de ministre du Travail avait consisté à faire l’apologie de Wal-Mart, qui venait tout juste de fermer son magasin de Jonquière pour empêcher le syndicat d'y entrer.Le ministre de la Santé, Fhüippe Couillard, qui est également le ministre responsable de la région de Québec, n’a tenu aucun compte des objections du département de santé publique.Pourtant, lors du débat sur l’emplacement du CHUM, 3 avait fait grand cas de l’avis du DSP de Montréal.Il est vrai qu’à l’époque, 3 était député de Mont-Royal.Il faut dire que les promoteurs du projet Rabaska — Gaz de France, Power Corporation, la Caisse de dépôt — ont les moyens d’être très convaincants.Si jamais le projet avorte, ce ne sera pas sous la pression de l’opinion publique, comme dans le cas du Suroît mais plutôt sur l’ordre de la cour ou en raison de problèmes d’approvisionnement en gaz.mdavid@ledevoircom Commission Bouchard-Taylor Les musulmans de Québec se plaignent de discrimination Les politiciens se font aussi égratigner Les musulmans de la grande région de Québec sont en colère.Ils dénoncent la discrimination dont ils sont l’objet en matière d’emploi et accusent les politiciens, tous partis confondus, de faire de la récupération politique sur leur dos.ROBERT DUTRISAC Québec — Les musulmans de la grande région de Québec se disent victimes d’une grave discrimination en matière d’emploi, une situation qui touche tout particulièrement les musulmanes qui portent le hijab.Ce phénomène serait d’ailleurs bien plus marqué à Québec qu’à Montréal C’est ce que le président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Habib Fathallah, et la directrice des affaires internes de l’organisme, Fatimar Zahra Benjelloun, sont venus livrer devant la commission Bouchard-Taylor qui est de passage à Québec.Le région de la Capitale-Nationale abrite entre 5000 et 6000 Québécois de confession musulmane, soit moins de 4 % des 155 000 musulmans que compte le Québec.«Les musulmanes, et plus particulièrement les musulmanes qui portent le foulard, vivent gravement cette situation», a signalé M.Fathallah.«Je connais une dizaine de musulmanes qui ont des doctorats et qui n’ont pas d’emplois.» Chercheur à l’Université Laval, M.Fathallah vit à Québec depuis 13 ans.Le président du CCIQ, un organisme créé il y a 22 ans, n’est pas tendre envers les politiciens.Selon lui, l’enjeu des accommodements raisonnables a eu un impact majeur lors des dernières élections.Cette crise a été utilisée à des fins politiques et électora-listes, «ce qui a permis à l’Action démocratique du Québec d’accéder au statut d’opposition officielle», constate le CCIQ dans son mémoire.M.Fathallah dénonce le projet de loi du gouvernement Harper, ainsi que celui que s’apprête à déposer le gouvernement Charest, visant à obliger les musulmanes à se dévofler pour voter.«C’est un exemple parfait de la récupération politique et de la récupération [faite par les] médias», a accusé M.Fathallah.Les musulmanes voilées n’ont jamais demandé à voter voilées et eïïes enlèvent d’ailleurs leur niqab à la douane, a souligné Mme Benjelloun, qui, elle-même, porte le hijab.Pour les deux représentants du CCIQ, c’est un problème qui n’existe pas.«C’est sur leur dos [des femmes qui portent le voüej qu’on fait tous ces débats-là pour stigmatiser encore davantage la communauté musulmane», s’est insurgé M.Fathallah.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor sont à Québec pour quelques jours.: ¦ -¦ ^ La CCIQ accuse les médias de se livrer au sensationnalisme quand ils traitent d’accommodements raisonnables, en montant en épingle la pose de vitres co-présidentteintées au YMCA ou un passe-droit accordé par un propriétaire de cabane à sucre qui n’ont rien à voir avec des accommodements raisonnables au sens de la Charte des droits de la personne.«Cette situation alimente la crainte, la peur, une montée d’intolérance et du racisme», estime Mme Benjelloun.Une jeune chargée de cours de l’UQTR, Farah Béru-bé, est d’ailleurs venue dire à la commission que les médias de masse faisaient preuve de «racisme structuraliste», un racisme «plus rusé» en diffusant «une fausse représentation de la diversité», ce qui alimente la méfiance chez les «natifs».Au regard du port du hijab ou de tout autre signe religieux, le CCIQ est d’avis que «priver la femme de faire un choix d’habit sous prétexte de laïcité ou autres, représente une forme d’oppression».Répondant à une question de Gérard Bouchard, Mme Benjelloun estime que les musulmanes, même dans une fonction gouvernementale ou comme juge, devraient pouvoir porter le foulard.C’est un choix librement consenti, a-t-elle soutenu.«Juridiquement parlant, il n’existe pas à notre connaissance de normes établies d’habillement», a fait valoir Mme Benjelloun, qui prône une laïcité «ouverte» permettant «l’indissociable expression de foi aussi bien dans la sphère privée que dans le domaine public».Le Devoir Un intervenant se fait rabrouer Québec — Le coprésident de la commission sur les accommodements raisonnables, Gérard Bouchard, a enlevé le droit de parole à un individu qui s’en [Tenait à la propagation de la nourriture casher au Québec.«Vous tenez des propos antisémites inadmissibles», a lancé M.Bouchard à l’endroit de Jacques Fdiatreault, hier soir, lors du forum de la commission tenu dans la Vieille Capitale.M.Fîüatreault se plaignait du fait que plusieurs entreprises alimentaires vendaient des produits casher comme du beurre d’arachides ou du miel, ce qui en faisait augmenter le prix.M.Bouchard a souligné que cette affirmation est fausse et que le prix de ces produits n’est pas plus cher à cause de la certification casher.Cet incident a malheureusement jeté dans l’ombre plusieurs interventions de qualité d’une cinquantaine d’intervenants qui ont témoigné en soirée devant la commission.Emilia Castro, militante syndicale et féministe qui a fui le Chili d’Augusto Pinochet en 1974, a regretté que les COFI, les centres d’orientation et de formation des immigrants, n’existent plus.«Ds nous ont permis d’écouter Vigneault, Félix Leclerc, m’ont amené au théâtre.Mais les restrictions budgétaires ont coupé les COFI.Comment les gens qui arrivent id peuvent-âs maintenant ap- prendre les valeurs did?», s’est demandé Mme Castro.Louisa Blair, qui parraine des réfugiés, a demandé aux Québécois d’accueülir davantage les immigrants.Mme Lorraine O’Donnell a revendiqué le droit des femmes de s’habiller comme elles l’entendent Elle a plaidé pour que trois mots reviennent plus souvent dans le débat tolérance, compromis et partage.Usa Côté, qui a vécu pendant plusieurs années au Japon, a raconté que certains symboles religieux japonais sont devenus avec le temps des symboles culturels.D devrait en être ainsi avec certains symboles au Québec qui ont perdu de leur valeur religieuse et qui font maintenant partie de la culture populaire.Le coprésident Gérard Bouchard a résumé la journée en disant qu’il avait entendu deux types de discours: celui des Québécois d’ouverture, partisans de l’intégration, de la réduction du clivage nouseux, prêts à concéder des accommodements, et le discours des Québécois rongés d’inquiétude, d’insécurité, qui ont peur de disparaître ou de perdre leur langue.«Cette seconde attitude risque de déclencher chez les immigrants l’effet contraire, que nous voulons éviter», a-t-il dit La Presse canadienne Les immigrantes s’appauvrissent à la troisième génération ALEXANDRE SHIELDS Les femmes nées au Canada de parents immigrants risquent de mieux s’en tirer sur le plan économique que leurs propres filles, selon une étude de Statistique Canada intitulée L’intégration économique des enfants d’immigrants.Est-ce là une très mauvaise nouvelle?Pas nécessairement, répond l’auteur du document Boris Palameta, qui y voit le signe d’une possible meilleure intégration sociale.Selon les résultats de cette étude pancanadienne, «tes jeunes femmes dont les deux parents sont immigrants avaient des gains horaires et annuels nettement plus élevés que celles dont les parents sont nés au Canada».M.Palameta précise que la différence est de 15 % pour le salaire horaire et de 40 % pour le revenu annuel Environ la moitié de l’avantage Hé aux gains horaires des femmes de la deuxième génération peut s’expliquer par la «répartition géographique».Pendant toute la durée de l’étude, les trois quarts des jeunes Canadiens dont les deux parents sont immigrants étaient concentrés en Ontario et en Colombie-Britannique, et plus des trois quarts vivaient dans de grands centres urbains.«Ces femmes ont donc un meilleur accès am bons emplois», souligne Boris Palameta Le chercheur ajoute qu’elles ont tendance à se marier et à fonder une famille plus tardivement, ce qui influe considérablement sur le nombre d’heures travaillées et le revenu annuel.En effet, à la fin de la période de six ans que durait l’étude, alors qu’elles avaient atteint l’âge de 22 à 34 ans, moins de la moitié des femmes dont les deux parents sont immigrants s’étaient mariées.Seulement un tiers avaient donné naissance à un enfant ou en avaient adopté ou élevé un.Par contre, plus de 60 % de celles dont les parents sont nés au Canada s’étaient mariées et près de la moitié avaient eu des enfants.La situation varie effectivement beaucoup à la troisième génération.D s’agit peut-être d’un signal révélateur d’une plus grande intégration à la sodété canadienne, selon M.Pàlameta «A la troisième génération, dies décident d'avoir des enfants plus jeunes, sans craindre pour autant d’être plus “pauvres”, expHquet-ü.Elles ont souvent des priorités déférentes.Elles s’installent davantage dans des régions où la prospérité est peut-être moins grande, mais où la qualité de vie est meilleure.» L’auteur a ainsi constaté que la moitié de ces femmes vivaient dans des régions économiquement moins prospères, telles que le Canada atlantique, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan.Environ 60 % vivaient dans de petites villes et dans des régions rurales.Elles vivent aussi moins longtemps au dorrtidle parental Hommes en difficulté La situation est fort différente chez les jeunes hommes de la deuxième génération.L’étude a permis de constater «un faible avantage ayant trait am gains horaires ou annuels par rapport à leurs homologues masculins de la troisième génération et des générations suivantes».En fait, 3 était difficile, indique Boris Palameta, de faire des généralisations au sujet des jeunes hommes de la deuxième génération puisqu'ils avaient tendance à avoir des gains plus hétérogènes que leurs homologues féminins.«Une partie de cette hétérogénéité supplémentaire était attribuable au fait que l’appartenance à une minorité visible n’avait pas d’effet sur les gains des femmes, mais que cet effet était considérable chez les hommes», peut-on lire dans le document L’étude révèle d’ailleurs que, parmi les jeunes hommes nés au Canada de deux parents immigrants, «les minorités visibles s’en sortaient nettement moins bien».Leurs gains étaient considérablement moins élevés que ceux des jeunes hommes dont les parents sont nés au Canada.En revanche, les gains des hommes de la deuxième génération qui n’appartenaient pas à une minorité visible n’étaient pas différents de ceux des hommes dont les parents sont nés au Canada Létude a porté sur des personnes âgées de 17 à 29 ans au cours de deux périodes de six ans, entre 1996et 2004.Le Devoir Pamela CUNNING Rachel LALONDE Wynanne WATTS A TINY TWIST TO ENGLISH arsuis mm seconde 1" cvDia oo urimaire Student Book 2-23,95$ - 128pages-ISBN978-2-7608-5611-0 UHtïB Wlttl Vfltl gUBm Sl8P flt 1(18 18311.LiDEg.jnc.eu ueme dans Imites les librairies 514-843-5991 Le prix est inflicjuê sous réserve de modifications.Montréal 514.845.5545 AVIS DE NOMINATION MICHEL UMOUREUX Le fondateur du Cirque du Soleil*, Guy Laliberté, est heureux d'annoncer la nomination de Michel Lamoureux à titre de directeur général de la Fondation ONE DRW La Fondation ONE DROP a pour mission de lutter contre la pauvreté en donnant à chacun accès à l'eau et en favorisant tant au Nord qu'au Sud, l'utilisation responsable de ce patrimoine commun.En plus de mettre en œuvre des projets d'accès i l'eau, ONE DRW fait appel aux arts et à la culture pour sensibiliser et mobiliser la population.M.Lamoureux dirigera l'ensemble des opérations de la fondation et sera responsable d'en assurer le développement stratégique et le rayonnement international.Michel Lamoureux compte plus de 25 ans d'expérience en communications, en relations gouvernementales et en philanthropie.Avant de débuter ce mandat, M.Lamoureux était directeur général de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal.Auparavant il a occupé les postes de président et chef de la direction de la Fondation de l'Université Laval, de directeur général de la Fondation Charles E.Frosst pour les soins de santé et de vice-président Relations extérieures, de la Fondation canadienne pour l'Innovation.cyel* I 4 ï * A 10 LE DEVOIR, LE MARDI 30 OCTOBRE 2007 1 CTUALITES DALAÏ-LAMA SUITE DE LA PAGE 1 estimant que la Chine devrait s’en inspirer sur la façon de «promouvoir l’unité sur la base du respect mutuel».Interrogé sur l'Afghanistan où le Canada a déployé un contingent de 2500 soldats pour lutter contre les talibans, le dalaï-lama a souligné que «la non-violence est la meilleure voie pour régler les problèmes».Il s’est dit en désaccord avec l’utilisation de la violence en Irak et en Afghanistan pour combattre le terrorisme.M.Kenney a d’ailleurs semblé embarrassé par les propos du chef spirituel, indiquant que ce sujet n’avait pas été soulevé avec M.Harper.Il a ensuite mis rapidement fin aux questions des journalistes.D a cependant rappelé que 80 % des Canadiens approuvaient sa visite.Chinois furieux La Chine s’est évidemment insurgée contre cette visite on ne peut plus officielle, et des responsables de l’ambassade de Chine à Ottawa ont fait part du mécontentement des autorités chinoises, lors d’une conférence de presse tenue en fin de journée.«Il s’agit d'une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine, et cela a durement heurté les sentiments de la population chinoise et va sérieusement menacer les relations entre la Chine et le Canada», a affirmé le conseiller politique Sun Lushan, qui s’est abstenu de préciser quelles pourraient être les conséquences concrètes de cette affaire.Il a ajouté: «Si vous faites quelque chose pour interrompre le cours normal des échanges commerciaux entre les deux parties, l’une et l’autre seront affectées et, fondamentalement, les intérêts des deux parties et des deux peuples seront affectés.» Les menaces de la Chine, dont le Canada constitue le KL partenaire commercial, sont à peine voilées.Le gouvernement chinois a d’ailleurs été très critique envers toute l’attention apportée au dalaï-lama par les leaders occidentaux au cours des derniers mois et a déclaré qu’il y aurait des répercussions.Jason Kenney a toutefois clairement fait savoir hier que le gouvernement fédéral demeurait imperturbable.E a fait remarquer que les exportations canadiennes en Chine et que le tourisme chinois avaient en fait augmenté lors de l’année ayant suivi l’octroi par Ottawa du titre de citoyen d’honneur au dalaï-lama.D y a quelques mois, Stephen Harper avait déjà soutenu que les questions commerciales ne dicteraient pas la politique canadienne en matière de droits de la personne.En 2004, le premier ministre libéral de l’époque, Paul Martin, avait lui aussi rencontré le dalaï-lama, mais dans un lieu neutre, pour éviter de froisser les Chinois.Frictions Les relations entre le Canada et la Chine, déjà marquées par des frictions depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir à Ottawa au début 2006, ont connu un regain de tension ces derniers mois, à propos du cas de Huseyin Celil, un imam canadien d’origine chinoise condamné à la prison en Chine.Dans un communiqué adressé au quotidien The Globe and Mail, le ministère chinois des Affaires étrangères a aussi accusé le dalaï-lama de masquer ses activités séparatistes sous son rôle religieux.«A plusieurs reprises, la Chine a émis des représentations solennelles au Canada à propos de la visite du dalaï-lama», souligne le ministère.«Nous demandons au Canada de clairement comprendre la nature des activités séparatistes du dalaï-lama, de prendre au sérieux les graves inquiétudes de la Chine, de ne pas autoriser le dalaï-lama à se rendre au Canada et à utiliser son territoire pour diviser la Chine, et de ne rien faire qui puisse nuire aux relations sino-ca-nadiennes», ajoute le message.Lors de la visite du chef spirituel tibétain, en 2004, la Chine avait tenté de dissuader M.Martin de le rencontrer en le comparant aux souverainistes québécois.«Nous espérons que le Canada, qui a ses propres problèmes avec le Québec, comprendra notre position», avait alors souligné l’ambassade chinoise à Ottawa, pai'voie de communiqué.Par ailleurs, évoquant sa rencontre avec George W.Bush, le dalaï-lama a indiqué hier qu’il avait des réserves sur sa politique, en Irak et en Afghanistan.«Je lui ai dit directement: “en ce qui concerne certaines de vos politiques j’ai des réserves, mais en tant que personne je vous aime”», a-t-il dit à la presse avant sa rencontre avec le premier ministre canadien.Le 1,7 octobre, le dalaï-lama avait lors d’une visite aux Etats-Unis, reçu la médaille d’or du Congrès américain en présence du président Bush, provoquant déjà la colère des autorités chinoises.Pékin avait vivement protesté lorsque le chef spirituel tibétain avait été honoré la semaine dernière par le président George W.Bush et le Congrès américain.Le Prix Nobel de la paix de 1989 a aussi rencontré dernièrement le premier ministre australien, John Howard, et la chancelière allemande, Angela Merkel.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, La Presse canadienne et Reuters .>*5 CHRIS WATTIE REUTERS Rencontre dans la bonne humeur entre le dalaï-lama et la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, hier, à Rideau Hall.SUITE DE LA PAGE 1 accommodements raisonnables.Des journalistes avaient mis la main sur une brochure du Service de police de la Ville de Montréal avertissant les policières qu’elles auraient parfois à s’effacer au profit de leur collègue masculin lorsqu’elles interrogeaient des membres de la communauté juive hassidique.«Selon la Torah, le livre saint des juifs, les hommes ne devraient pas fraterniser avec les femmes», était-il écrit, concluant que, parfois, il n’y avait rien d’autre à faire que de «faire intervenir votre collègue masculin».La Fraternité des policiers de Montréal s’était insurgée contre ce conseil.Le Bloc isolé Personne à Ottawa ne semblait pourtant partager l’opinion des bloquistes hier.Les conservateurs comme les libéraux se sont limités à souligner l’importance de vérifier l’identité des électeurs sans s’inquiéter de la caution idéologique qui serait du coup SUITE DE LA PAGE 1 canadiens-anglais, soutient qu’en trois ans le nombre d’heures de fictions canadiennes le soir est ainsi passé de douze à une ou deux.La coalition s’en prend aussi aux licences de radio satellite qui ont été accordées en 2005 à des entreprises qui diffusent massivement des stations américaines.Elle s’en prend à la récente politique sur la télévision: plusieurs groupes revendiquaient des exigences plus strictes en matière de contenu canadien, mais le CRTC a plutôt choisi de libéraliser la publicité en ondes.Les associations brandissent également des déclarations du président du CRTC, Konrad von Fic-kenstein, qui invite l’ensemble du milieu à un grand SUITE DE LA PAGE 1 Arnold Schwarzenegger.Le Québec, qui pourrait facilement devenir le premier territoire nord-américain à atteindre les objectifs de Kyoto s’il renforce son plan de réduction de ses émissions, brillait par son absence à cette rencontre.Son absence a été d’autant plus remarquée qu’il souhaite voir naître à Montréal fa première bourse canadienne du carbone, ce qui exigerait de sa part un plafonnement de ses émissions pour donner une base à un marché d’échanges de crédits sur son territoire.Le responsable du Plan québécois de lutte contre les changements climatiques, Michel-Noël de Tüly, n’a pas assisté à cette rencontre où, en plus de la Colom-bie-Britanniqjie, le Manitoba était représenté.Tous les Etats signataires européens, comme 1a France, l’Allemagne et 1a Grande-Bretagne, ainsi que la Norvège et 1a Nouvelle-Zélande, ont convenu avec les membres états-uniens du RGGI et du WCI d’imposer à leurs principaux émetteurs une réduction réglementaire de leurs émissions de GES en même temps qu’ils vont mettre à leur disposition un marché réglementé de crédits d’émissions afin de favoriser l’atteinte des objectifs au meilleur coût pour leurs entreprises.Le Québec, dont le plan de lutte contre les changements climatiques s’en tient à des mesures volontaires pour l’instant, «examine la possibilité d’adhérer» au WCI du gouverneur Schwarzenegger d’autant plus «que les entreprises d’ici le réclament», a déclaré hier au Devoir Philippe Cannon, l’attaché de presse de 1a ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp.Cette dernière est responsable de l’atteinte des objectife de Kyoto par le Québec, ce qui sera possible uniquement si Québec étoffe son plan actuel, a déjà admis 1a ministre.Mais son porte-parole ne pouvait pas préciser hier quel était l’échéancier du gouvernement Charest quant au renforcement du plan québécois ou de son adhésion éventuelle au WCI.BLOC apportée à certaines croyances religieuses.Ainsi, le secrétaire d’Etat conservateur Jason Kenney (Multiculturalisme et Identité canadienne) y voit un compromis «raisonnable».«Je crois que le projet de loi est bien développé, a-t-il dit à la sortie de la Chambre des communes.C’est un équilibre entre la volonté du Parlement d’avoir une vérification d’identité personnelle d’une façon qui est flexible au niveau culturel.» Son collègue, M.Cannon, a simplement ajouté que 1a question pourrait être discutée en comité parlementaire.Du côté libéral non plus, on ne voyait pas le problème.«H ne faut pas exagérer, a lancé Michael Igna-tieff.La mixité, la sexualisation, tout ça c'est un peu exagéré, non?Il faut trouver des solutions pragmatiques, concrètes, valables qui respectent les croyances des musulmans et le devoir absolu de s’identifier.» Le chef du NPD, Jack Layton, croit quant à lui que toute cette question n’est pas prioritaire puisque aucune demande n’avait été formulée par la communauté musulmane.effort de déréglementation.«Nous sommes tous extrêmement inquiets» soutient Raymond Legault, président de l’Union des artistes, alors que fa réglementation a permis depuis 30 ans de soutenir et mieux développer la culture d’ici, dit-il.La coalition déplore également que le CRTC avait choisi de ne pas réglementer Internet en 1999.Mais personne n’a pu indiquer clairement hier quelle sorte de réglementation pourrait s’appliquer à Internet Respecter la loi Au CRTC, on tentait hier de calmer le jeu.Oui, l’organisme veut simplifier sa réglementation, déclare Denis Carmel, porte-parole du CRTC, mais «il faut que ça respecte la Loi sur la radiodiffusion.L’application stricte des règles du marché serait impensable, car CARBONE Les leaders se coordonnent Les signataires de l’entente de Lisbonne veulent instituer chez eux des mesures très précises des émissions, mettre en place des règles communes sur le suivi et 1a vérification des émissions et des crédits qui rendent les échanges rigoureux et compatibles.Ils entendent par ailleurs — surtout les États américains qui ne veulent pas rater ce train en marche — jeter conjointement les bases du système international d’échanges de crédits, prévu par le protocole de Kyoto, par des approches communes basées sur les règles du marché.Cette approche, disent-ils, stimulera par une incitation financière concrète et permanente la recherche et la mise en place de technologies moins dommageables pour le climat Un tel marché, indique la déclaration signée hier par les participants à la conférence de Lisbonne, entend aussi encourager les investisseurs par un très fort signal donné aux marchés pour leur signifier qu’ils doivent désormais miser sur des technologies moins riches en carbone, expliquait au Devoir Bill Maile, l’attaché de presse du gouverneur Schwarzenegger.Ce dernier, retenu en Californie en raison de l’état d’urgence institué à la suite des grands incendies qui ravagent cette région, a déclaré par téléconférence aux participants que çette initiative internationale, qui réunit des pays, des États et des provinces, constituait «un engagement révolutionnaire».«Nous avons la responsabilité, a-t-il dit, d’assumer l’intendance de notre environnement et de mettre au point des solutions qui nous unissent et non des engagements en forme de demi-mesures.Mais soyons clairs: en laissant au marché le pouvoir d’amorcer les véritables réductions de GES, il y aura des gagnants et des perdants.Certaines entreprises vont en profiter pour prospérer alors que d’autres vont devoir payer pour leur production excédentaire de GES.Mais nous savons qu’au bout du compte le plus grand gagnant, ce sera notre planète.» Le projet de loi conservateur laisse encore fa latitude au Directeur général des élections (DGE) de nommer ou non des femmes responsables de vérifier l’identité les électrices voilées.Le Bloc québécois estime que le législateur doit au contraire prendre ses responsabilités en donnant des consignes claires au DGE.Afin d’éviter une pagaille similaire à celle ayant entouré les élections partielles de septembre quand le jugement du DGE, Marc Mayrand, sur cette question avait été mis en doute.Sinon, croit M.Duceppe, «on revient au point de départ».Le député Michel Guimond avait pris le gouvernement conservateur de vitesse en déposant trois jours avant lui un projet de loi de son cru imposant fa vérification visuelle de l’identité.Ce projet de loi disait simplement que les électeurs devaient se présenter «à visage découvert» et ne parfait pas de nomination de personnes spéciales — formule codée pour désigner une femme — attitrées à la vérification de l’identité.Le Devoir la Loi est incontournable.Et dans cette loi il y a deux choses fondamentales: le contenu canadien, et l’accessibilité de la radiodiffusion à tous les publics».Denis Carmel cite également d’autres discours du président du CRTC qui affirme que «notre but est une réglementation qui soit plus souple et plus intelligente».Interpellée sur cette prise de position hier, 1a ministre Josée Verner a répondu ceci : «Notre gouvernement s’est fermement engagé à promouvoir notre culture canadienne, notre culture québécoise [.] Les objectifs de la Loi sur la radiodiffusion sont culturels et sociaux, et non pas seulement économiques.» La ministre a promis dimanche soir au président de l’ADISQ de le rencontrer pour discuter de la question.Le Devoir Quant au premier ministre Campbell de Colombie-Britannique, nommément remercié par le gouverneur Schwarzenegger dans son discours transmis par satellite, il a déclaré: «S’attaquer aux changements climatiques exige une coopération internationale et une collaboration comme nous n’en avons jamais vu dans le passé.Il est vital, au moment où nous structurons nos propres marchés, de nous synchroniser avec d'autres provinces, Etats, nations et continents.Le partenariat dont nous avons convenu aujourd’hui ouvre la porte, pour la première fois, à toute forme de gouvernements dans le monde pour partager des idées, de nouvelles technologies, et finalement pour participer à la création du premier marché d’échanges de crédits d'émissions mondial jamais mis sur pied.» Les signataires de l’entente de Lisbonne ont reconnu dans leur Déclaration, adoptée durant la journée d’hier, que le récent rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) constituait un constat qui commande des actions immédiates et énergiques à l’échelle planétaire.Ds précisent même qu’ils appuient les efforts de l’ONU pour favoriser un engagement élargi de tous les pays de la planète dans le cadre du protocole (le Kyoto, une première de façon officielle pour des États américains et un pied de nez majeur à la Maison-Blanche.La rencontre de Lisbonne fait suite à une autre rencontre qui a réuni, la semaine dernière à Bali, en Indonésie, une quarantaine de pays prêts à négocier un prolongement du protocole de Kyoto après 2012.La réunion informelle, qui regroupait des partenaires du protocole, visait à préparer la négociation officieDe qui va réunir à Bali au début de décembre les 191 pays membres, soit du protocole ou de la Convention de Rio sur les changements climatiques, pour tracer la feuille de route des négociations qui devraient permettre d’élargir 1a lutte internationale contre le réchauffement du climat Le Devoir CRTC Plusieurs groupes voulaient des exigences plus strictes en matière de contenu canadien, mais le CRTC a plutôt choisi de libéraliser la publicité en ondes PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les dirigeants de quatre associations en colère contre le CRTC: Richard Hardacre, de l’ACTRA (1a grande association d’artistes canadiens-anglais), Raymond Legault, de l’Union des artistes, Paul Dupont-Hébert, de l’ADISQ, et Claire Samson, de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 É3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-9853399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-9853344 514-9853340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 U Onrar peut, AI occasion, mettrp la liste tlWresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent Intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuilles en avertir notre service k la clientèle /e Dtvoir est oublié du lundi au santedl par Le Devoir Inc dont e siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9- étage, Montréal, (Québec), HUA 3M9.Il est Imorinié par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., «12.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal l'agoncc Presse Canadienne es autorisée a employer et à diffuser les Informations publiées dans U Dtvoir.U Drmir est distribué par Messageries Dynamique!, division du Groupe Québécor Inc,, 900.boulevard Saint Martln Ouest laval.Envol de publication — Enregistrement n ¦ 0858 Dépét légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2007 r 0 HOCKEY ET PUIS EUH LES SPORTS ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPF BP BC Pts Ottawa 9 1 0 34 19 18 Montréal 6 2 2 35 27 14 Toronto 5 5 3 47 52 13 Boston 6 4 0 25 24 12 Buffalo 5 5 0 36 Section Atlantique 34 10 Philadelphie 7 3 0 35 22 14 Pittsburgh 5 4 1 30 33 11 N.Y.Islanders 5 4 0 26 33 10 N Y.Rangers 4 6 1 19 22 9 New Jersey 3 6 1 22 Section Sud-Est 34 7 G P DPF BP BC Pts Caroline 7 2 3 47 31 17 Tarçpa Bay 5 4 1 33 30 11 Washington 5 6 0 31 30 10 Floride 4 7 0 27 34 8 Atlanta 3 8 0 24 45 6 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P DPF BP BC Pts Detroit 8 2 1 40 27 17 Columbus 6 3 1 28 20 13 St.Louis 6 3 0 27 20 12 Chicago 5 6 0 29 32 10 Nashville 4 6 0 25 Section Nord-Ouest 33 8 Minnesota 7 2 2 28 24 16 Colorado 7 4 0 36 31 14 Calgary 5 3 3 37 36 13 Vancouver 5 6 0 30 34 10 Edmonton 5 7 0 29 Section Pacifique 40 10 San José 6 5 1 29 29 13 Dallas 5 4 2 30 28 12 Los Angeles 6 6 0 39 38 12 Anaheim 4 7 2 27 35 10 Phoenix 3 6 0 20 28 6 Le Canadien Carey Price joue son premier match devant le public du Centre Bell, ce soir Hier Washington 7 Toronto 1 N.Y.Rangers 3 Tampa Bay 1 San Jose 4 Dallas 2 Aujourd’hui Pittsburgh au Minnesota, 19h Atlanta à Montréal, 19h30 Phoenix à St.Louis, 20h30 Nashville à Calgary, 21 h Detroit à Edmonton, 21 h Demain Tampa Bay au New Jersey, 19h Caroline en Floride, 19h30 Chicago à Dallas, 20h30 Columbus à Los Angeles.22h30 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS x-Toronto 10 7 0 399 323 20 x-Winnipeg 9 7 1 419 387 19 x-Montréal 8 9 0 381' 413 16 é-Hamilton 2 15 0 294 496 4 Section Ouest cx-C.-B.13 3 1 517 355 27 x-Saskatchewan 12 5 0 517 393 24 x-Calgary 7 9 1 449 502 15 é-Edmonton 5 11 1 381 488 11 c - champion de section é - éliminé d'une place en séries éliminatoires x - se qualifie en vue des séries éliminatoires Vendredi 2 novembre Montréal à Winnipeg, 20h Samedi 3 novembre Toronto en Saskatchewan, 15h Edmonton à Hamilton, 19h Calgary en C.-B., 22h Fin du calendrier des matchs de la saison régulière 2007 de la LCF FRANÇOIS LEMENU La performance de Carey Price lors des tirs de barrage à Pittsburgh aurait suffi à convaincre Guy Carbonneau de l’envoyer contre les Thrashers d’Atlanta.Selon l'entraîneur du Canadien, le brio affiché par le jeune gardien pendant la fusillade n’a été qu’un facteur parmi d’autres dans sa décision de lui confier le filet ce soir.«H a bien joué dans l’ensemble, pas seulement durant la fusillade, a expliqué Car-bo.On attendait aussi le moment parfait pour l'envoyer dans la mêlée à Montréal.On croit que ce moment est arrivé.Il en sera à un deuxième match de suite.Et comme il a bien fait, il n’a pas de doute dans sa tête.Il n’aura pas non plus à attendre une semaine avant de jouer.» Carbonneau a indiqué s’être entretenu avec Cristobal Huet «Je lui ai donné mes raisons et il a compris.Il n’a pas de problème avec ça, a dit Carbo.Cristobal jouera jeudi contre Philadelphie.» Price a suscité l’admiration, samedi soir, en repoussant huit lancers avant qu’Andreï Markov ne marque contre Dany Sabourin pour mettre fin à la rencontre.Il se dit maintenant prêt à jouer au Centre Bell.«J’ai hâte, dit-il./’af déjà joué à Montréal dans des matchs préparatoires.Mais un match de saison, c’est différent.C’est vraiment excitant.» Le jeune gardien de 20 ans en sera à son quatrième départ dans la Ligue nationale, ayant disputé une rencontre à Ottawa et deux à Pittsburgh.«Pétais déjà plus à l’aise à mon deuxième match, dit-il.Je commence à m’habituer au rythme de la Ligue nationale.» Malgré la victoire contre les Penguins, Price se disait insatisfait de son jeu.«Je peux faire mieux.J’estime avoir livré une performance très ordinaire.La fusillade a permis de me racheter.» En trois matchs, il a maintenu un dossier de 2-1-0, une moyenne de 2,93 et un taux d’efficacité de ,893.Price sera opposé à Johan Hedberg.Le Suédois en sera à un septième match de suite depuis qu’il a remplacé le gardien titulaire Kari Lehtonen.Celui-ci soigne une blessure à l’aine et la date de son retour demeure indéterminée.En huit matchs, Hedberg présente un dossier de 3-4-0, une moyenne de 3,78 et un taux d’arrêts de ,885.Se méfier des Thrashers Un match-piège attend donc le Canadien, ce soir, au Centre BelL Vainqueur à ses quatre dernières rencontres, le Tricolore va se frotter aux Thrashers d’Atlanta, la pire formation de l’Association Est La tentation de lever le pied sera grande pour les joueurs de Guy Carbonneau qui se retrouveront face à un rival de niveau inférieur.En apparence du moins.«On ne considère par les Thrashers comme des proies faciles, prévient Christopher Higgins.Ils ont des joueurs de talent capables de changer l’allure d’un match très rapidement.» Ilya Kovalchuk occupe le premier rang des pointeurs de l’équipe.Le Russe a récolté 12 points dont six buts.D a aussi fait la différence aux tirs de barrage, mardi dernier, à Toronto.Les Thrashers misent aussi sur Vyacheslav Kozlov (4-1-5) et Marian Hossa (2-1-3).Selon Higgins, le Canadien ne risque pas de pécher par excès de confiance.«On va jouer devant nos partisans.Notre niveau d’intensité sera aussi élevé qu’à l’étranger, assure-t-il.On a aussi une belle série de victoires à maintenir.On veut la poursuivre le plus longtemps possible.» Les Thrashers ont subi la défaite à leurs six premiers matchs, ce qui a mené au congédiement de l’entraîneur Bob Hartley.Depuis, l’équipe a conservé un dossier de 3-2-0 sous la direction du directeur généra] Don Waddell.«Les Thrashers veulent racheter leur mauvais départ, fait valoir Patrice Brise-bois.Ils vont vouloir nous prendre deux points sur notre glace.Pour l’emporter, il faudra travailler plus fort qu’eux tout en respectant notre plan de match», ajoute le vétéran défenseur.La Presse canadienne EN BREF Les partisans des Red Sox fêtent la conquête de la Série mondiale Boston — La police antiémeute a dispersé de larges foules autour du Fenway l’aik hier, après que les Red Sox de Boston eurent remporté la Série mondiale pour la deuxième fois en quatre ans.Une porte-parole de la police a indiqué que 37 arrestations avaient été effectuées pour avoir troublé la paix.Aucune blessure sérieuse n’a été rapportée.Un groupe a renversé une camionnette près du Fenway Park et au moins une automobile a été incendiée.Des jeunes se sont aspergés de bière et quelquesuns ont même escaladé les poteaux des rues.«Deux conquêtes de la Série mondiale en quatre ans, c’est le paradis», a lancé Andrew Dumas, un étudiant de l’université de Boston.La police avait interdit l’accès à Kenmore Square alors que le quatrième match tirait à sa fin à Denver, dimanche soir.Les Red Sox l’ont emporté 4-3 pour balayer la Série mondiale en quatre matchs et ainsi donner le coup d’envoi aux festivités qui culmineront aujourd’hui avec le traditionnel défilé de la Série mondiale.-AP MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 8 9 10 11 12 -:== HORIZONTALEMENT 1.Convoyer - Morceau de poulet.2.Taciturne - Simplicité.3.Sage - Sous un navire.4.Ancienne affirmation -Ecorchure.5.Berge - Vêtement.6.Cheville fixée en terre - Rudesse.7.Bat le pavé - Du verbe être - Peur d'acteur.8.Mesurer - A six faces - Drame lyrique.9.Sectaire.10.Crawl - Inexistant -Dans l'alphabet grec.11.Séparation -Manipuler.12.Éclopé - Bouquiné.VERTICALEMENT 1.Vif accès de colère.2.Envoûteuse -Habitant.3.Grivois - Malaises.4.Averse - Prénom d'Hemingway.5.Crier comme un cerf Film de Spielberg -Erbium.6.Linge de table.7.Complets - Poisson des mers froides.8.Elle n'est pas très large - Prolongation.9.Rivaliser - Néon.10.(S') enivrer - Il nous fait des confidences.11.Allongé - Qui dure douze mois.12.Dernier repas -Quote-part - Est peu profond.1 2 3 4 S 6 7 8 c H A L O U P E L A M E N T A T O M | S 1 N U P A s T E L V TOM Bd ci fi nu fi cnn it b nnnn nraramrara Bd E I R ; R I E i F | S S.JE SM U SM \ IeInIn êTMIp À R Fin du système de rotation f MICHAEL BUHOLZER REUTERS LE COMITE exécutif de la FIFA a voté hier «en faveur de l’abandon du système de rotation entre les six confédérations pour l’attribution des Coupes du monde», a annoncé à Zurich le président de la Fédération internationale Joseph Blatter lors d’une conférence de presse.La FIFA a toutefois conservé une règle restrictive: «Les pays appartenant à une confédération ayant organisé l’une des deux dernières éditions n’ont pas le droit de se porter candidats», poursuit-elle.Organisatrice du Mondial 2010, l’Afrique du Sud avait été la première bénéficiaire de cette politique de rotation.Le Brésil est le seul candidat à l’organisation de la Coupe du monde 2014.Aujourd’hui, «le Comité exécutif pourrait confirmer que l’épreuve suprême se déroulera au pays quintuple champion du monde dans sept ans», apprend-on de même source.La fin de la rotation pourrait profiter à l’Angleterre, pour une éventuelle candidature à l’épreuve 2018.Outre l’Angleterre, d’autres pays se sont montrés intéressés: un pari combiné Pays-Bas/Belgique, la Chine, l’Australie, le Mexique et les États-Unis." © MétéoMédia 2007 Canada Au|.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol B/-7 Sol 8/-2 Londres Sol 13/7 Sol 15/8 Moncton Sol 8/-2 Sol 10/5 Los Angeles Var 22/11 Sol 22/12 Saint-Jean Sol 9/2 Sol 10/7 Mexico Sol 18/6 Sol 20/6 Toronto Sol 16/9 Var 17/1 New York Sol 17/10 Sol 17/13 Vancouver Sol 10/3 Var 8/7 Paris Var 10/6 Nua 12/5 Winnipeg Montréal Nua 11/-3 Nua 5/-3 Tokyo Nua 19/18 Plu 18/17 i IUUEI 0574 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO teomedla.com jr; Sept-îles 4/-; \ ''.v .Val d’Or \ 7/4 \ # Lever du soleil: 7h31 Saguenay cïh Coucher du soleil: 17h45 ^ rooke Québec Trois-Rivières 8/2 / (T Aulourd-hui 12 Passages nuageux.Ce soir 3 ^|è.Généralement dégagé.Demain 14/1 ;‘*:' Ciel variable.Jeudi 12/-3 , S Quelques averses, pdp 40%.Vendredi 7/-1 F %; Ensoleillé Québec Aujourd-hul 7 Généralement ensoleillé.Ce soir , -1 Généralement dégagé.Demain 11/1 Ciel variable.Jeudi jAt 11/-4 , Averses dispersées, pdp 70%.Vendredi s/-2 ¦' y Ensoleillé Gatineau Aujourd-hu! 12 A Ciel variable.Ce soir m 4 i* CIsl dégagé.Demain 18° Ciel variable.Jeudi 10/-5 Ciel variable.Vendredi „ 8/-2 riAid Ensoleillé Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com Jean Dion Des morceaux de viande CH est votre faute.Il paraît que vous ne * prêtez pas assez attention aux annonces que l’on intercale dans la programmation télédiffusée afin de vous informer des excellents produits et services qui vous rendraient enfin heureux si vous vous les procuriez.H paraît qu’au moment critique, vous pitonnez et changez trop souvent de poste.Vous ne devriez pas.Si vous regardez un match de quelque chose, vous ratez ainsi, par exemple, les plus récents développements dans le domaine de la soupe Chunky.Nouvelles saveurs, plus gros morceaux de viande, cibole ça se mange quasiment avec une fourchette cette affaire-là tellement il y a de stock, et ça satisfait «un appétit de la NFL».Vous n’avez jamais éprouvé un appétit de la NFL?Selon des sources, il s’agit d’un truc énorme.Les Patriots de New England en seraient atteints.Depuis qu’ils se sont fait pincer à espionner les voisins dans le condamnable espoir de les entrapercevoir en petites culottes, les Pats, et particulièrement leur boss Bill Belichick (celui qui découpe avec des ciseaux très mal aiguisés les manches de ses kangourous — tinyurl.com/3xvh6g), ont entrepris de faire passer un message ressemblant grosso modo à celui-ci: ah, vous pensez que si on était si bons ces dernières années, c’est parce qu’on trichât?Venez donc un peu par ici, on a quelque chose à vous montrer.Et cela donne à peu près ceci: dimanche, avec 11 minutes à jouer et une avance de 380,4r essai et une verge à faire à la ligne de 7 des Redskins, pas de tentative de placement, mais plutôt Tom Brady lui-même qui court pour un premier jeu.Deux jeux plus tard, une passe de touché pour faire 450.Ç’a fini 52-7.Ils ne veulent pas gagner, ils veulent démolir.Et ils démolissent Ils présentent maintenant un dossier de 80 avec 331 points marqués et 127 accordés.Il appert que l’appétit de la NFL est très difficile à combler, jusques et y compris avec de gros morceaux de viande.(D’ailleurs, si vous m’autorisez une parenthèse didactico-alimentaire, il a été démontré que si l’équipe en proie à un appétit de la NFL se sustente du mieux qu’elle peut à la fourchette, ses victimes se ramassent à la petite cuillère dans une atmosphère à couper au couteau.C’est pas des farces.) Soit dit en trépassant, l’un des principaux porte-parole de la soupe Chunky cette année est Matt Hasselbeck, le quart-arrière des Seahawks de Seattle.Ou plutôt sa maman.Dans l’annonce, maman Hasselbeck emmène les joueurs au stade dans sa mini-four-gonnette et leur sert de la soupe Chunky.Vous, c’est votre affaire, mais moi, une maman qui sert de la bouffe en canne à son fils, ça m’a toujours fait un petit quelque chose m’incitant à m’en procurer illico.Ce qui nous rappelle que dans le temps, y avait pas de ces trucs, le gars allait au batte tout seul.Prenez Maurice Richard, par exemple: sa pub de Grecian Formula est demeurée vissée dans le mental de quantité d’amateurs de hockey.Le Rocket expliquât que la transformation avât été graduelle et qu’il avât gardé «juste un peu de gris» dans la région, un élément positif puisque «les femmes aiment bien ça».Pâs un autre personnage intervenât et hii disât «Hé Don Juan, deux minutes au banc».Et tout le monde parfait à rire.C’étât franchement très très bon.Mâs là ne se trouve pas le sujet du propos.Le propos est étant donné que vous zappez pendant les annonces, vos sympathiques commanditaires qm vous apportent votre match doivent dénicher un autre moyen de vous informer de l’excellence de leurs produits.Or voici ce qui s’est produit pendant la Série mondiâe diffusée par le réseau Fox, qui a pris fin dimanche soir — la Série mondiâe a pris fin, pas le réseau Fox, ce qm peut du reste être considéré comme relativement dommage — avec la victoire en quatre matchs consécutifs des Red Sox de Boston.(Remarquez, si la victoire avât nécessité cinq matchs, ceux-ci eussent été consécutifs aussi, mâs personne n’aurait dit «les Red Sox l’ont emporté en cinq matchs consécutifs» parce qu’on nous cache des choses.) Donc, la chaîne de restaurants gastronomiques Taco Bell organise une promotion appelée Steal a Base, Steal a Taco, en vertu de laquelle le premier but volé de la série donnera droit à un taco gratuit à tout le monde pendant une période donnée.Lors du premier match, pas de but volé.Mâs cela n’empêche pas les commentateurs de Fox, pendant la rencontre, de jaser de tacos et de ce but volé «qui viendra tôt ou tard».Mieux: Royce Clayton, un réserviste des Red Sox situé dans l’abri de son équipe, est équipé d’un micro et, à un moment, on l’entend discuter de la superbe promotion taco avec son coéquipier Coco Crisp.Pendant que le match se déroule, je le précise.On s’en va ensmte à une annonce de Taco Bell, que vous auriez tout loisir de zapper, mâs trop tard, on vous a déjà donné le goût en ta.Rien ne sert de nier, je vous vois saliver d’ici.Deuxième match, Jacoby Ellsbury finit enfin par voler le deuxième.(Il sera plus tard accueilli au banc par Clayton, toujours muni d’un micro, qui lâ racontera tout ce qu’il vient d’accomplir de formidable en matière de tacos.) On se rend ensuite dans les gradins du Fenway Park où, tiens donc, se trouve le «journaliste» de Fox en compagme, ah ben là tu parles d’un hasard, du grand patron de Taco Bell.Celui-ci entreprend dès lors, puisqu’on lui en donne si gentiment l’occasion, de raconter que cette promotion de tacos est blablablablablabla.Quand il a terminé, le «journaliste» renvoie la parole aux commentateurs du match en mentionnant le slogan publicitaire de Taco Bell.Voilà, messieurs dames.Bien sûr, ce n’est pas grave.Tout est commandité, et il y a des méthodes bien plus insidieuses de vous salir la tête.De toute manière, on ne montre plus guère de basebâl pendant un match de baseball: des tableaux, des bandes défilantes de résultats dans les autres sports, du monde dans les gradins, des joueurs sur le banc qui expectorent à chique que veux-tu, «ce changement de lanceur vous est présenté par Des Morceaux de Viande, Des Morceaux de Viande, c’est bon».Ce n’est pas grave, mâs si vous voulez me fâre plaisir, vous devriez recommencer à regarder les annonces.jdion/àledevoir.com
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