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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-10-04, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 OCTOBRE 2 0 0 3 littérature FRANÇAISE Le roman au féminin Page F 5 m % M' (O ESSAIS QUÉBÉCOIS Pacifisme et activisme Page F 7 LE DEVOIR o Hollywood et Washington, liaisons dangereuses?ANTOINE ROBITAILLE Plusieurs pourfendeurs d’Hollywood — pensons au professeur Paul Warren, de l’Université Laval — semblent tomber, lorsqu’il est question de ce que Malraux appelait les «usines à rêves», dans le travers qu’ils reprochent eux-mêmes aux fameux studios: le manichéisme.Hollywood: «empire du mal».Non seulement il incarne une perversion effroyable du septième art et une menace à la «diversité culturelle» mondiale, mais il agirait en collusion avec le Pentagone pour endoctriner le bon peuple de l’oncle Sam.Hollywood n’a pas assez d’être Hollywood, il faut en plus qu’il s'adosse aux personnages éminemment sympathiques que sont Reagan, Rumsfeld, Bush et les autres.Lorsque les journaux français se sont penchés — trop distraitement — sur Hollywood, le Pentagone et Washington, livre remarquable du chercheur français Jean-Michel Valantin, ce dernier raconte qu’ils ont vite sauté aux conclusions.Et les clichés ont plu, «liaisons dangereuses », «propagande», «chauffage à blanc des sentiments de peur», pour justifier toutes les agressions.Collusions Valantin ne nie certainement pas les collaborations entre les grands studios et le pouvoir politique, voire le renseignement Sous sa plume, on est même effaré par certains frits: Roosevelt en 1942, invite à la Maison-Blanche de grands cinéastes, tel John Ford, pour exiger quelque film qui aiderait à préparer les Américains à la guerre.En 1962, le tournage du Jour le plus long se frit avec l’aide logistique de l’armée.John Wayne, en 1965, vient de terminer le roman Les Bérets verts et écrit au président Johnson pour lui dire combien «il est important pour le peuple américain de comprendre les misons de l’engagement américain au Vietnam».Lui annonçant la production du film tiré du roman, il écrit «Nous voulons le faire de façon telle que nous inspirerons une attitude patriotique aux Américains, un sentiment qui nous a toujours animés dans ce pays, dans les périodes de tension et de crise.» Par la suite, Johnson s’assurera que le Pentagone fournisse des hélicoptères et des conseillers, à hauteur de plusieurs millions de dollars.Plus récemment le 11 novembre 2001, s’est tenue à Hollywood une réunion lors de laquelle les représentants des grands studios et le président du syndicat des acteurs.Jack Valenti, rencontrèrent Karl Rove, éminent conseiller politique du président Bush.«Le but de la réunion est la coordination de la politique étrangère américaine, dominée par la “guerre contre le terrorisme” avec les productions hollywoodiennes», écrit Valantin.VOIR PAGE F 6: LIAISONS * Il a tourné les talons de ses semelles de vent, fuyant du même pas la poésie qui l’avait jusqu’alors inspiré.La défection de Rimbaud des lettres françaises, au tournant de la vie adulte, n’a cessé de faire couler de l’encre depuis plus d’un siècle.Aujourd’hui, c’est au tour de l’essayiste québécois Pierre Vadebon-cœur de se pencher sur la rupture mystérieuse de Rimbaud avec la poésie, dans un essai intitulé Le Pas de l’aventurier, publié aux Presses de l’Université de Montréal.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Tristan Tzara a dit de Rimbaud qu’il avait sorti la poésie du livre.Le poète n’a-t-il pas lui-même écrit, dans ses Délires’.«La vmie vie est absente»! Cette vraie vie, ce n’était donc pas la poésie, qu’il maîtrisait en virtuose.Mais étaient-ce plutôt les plaines d’Abyssinie, comme on appelait alors l’Ethiopie, où le poète est, un temps, devenu photographe?Dans son amour de la poésie, Pierre Vadeboncœur a pris plaisir à relire l’œuvre de Rimbaud et à s’inspirer de la biographie du poète écrite par Jean-Luc Steinmetz.«Le désintérêt que très vite il manifesta à l’égard de sa création, son obstination à traverser la vie avec une rapidité qui a tout d’une urgence, ont contribué à le constituer avant tout en “personnage" défiant la littérature, et par certains côtés, la postérité», écrit Steinmetz au sujet de Rimbaud.Dans Le Siècle rebelle, dictionnaire de la contestation au XXème siècle, Jean-Michel Espitallier voit dans Rim- baud celui qui, par sa désertion même, a ouvert la voie à toute la beat generation.C’est aussi son image d’adolescent rebelle, de mauvais garçon «toujours déjà parti», à’«ange vénéneux», reniant, sac au dos, famille et sédentarité qui a inspiré les générations de voyageurs qui ont suivi.Pourtant, le poète, qui espérait «arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens», a véritablement abandonné la poésie.A son ami Delahaye, Rimbaud dit en 1879 fil avait 25 ans), au sujet de la littérature: «Je ne pense plus à cela».Ensuite, c’est le silence.Mais Rimbaud aimait-il la poésie, d’abord et avant tout?Et Rimbaud aimait-il, tout court?C’est la question que Vadeboncœur pose.Car, selon lui, le mépris de Rimbaud pour la chose littéraire était présent avant même qu’il ne soit consommé.«H n’y aurait donc pas eu de rupture.La rupture, la négation auraient été au cœur de l’œuvre, et déjà la fin dans le commencement», écrit-il.Et ce mépris, cette hauteur qui était le fait de Rimbaud dans la vie de tous les jours, pour- rait bien être aussi le sentiment que lui inspire la littérature.En frit, à travers Rimbaud, Vadeboncœur interroge: «A quoi bon écrire?».Et il présume, puisque nous sommes condamnés à présumer, que Rimbaud, qui cherchait par-dessus tout T, .la réalité, ne pouvait la trou- « J ai appris ver dans la littérature, qui compte toujours une part A rftnnaître d'arüfice.«Rimbaud est trop a connaître et ^’une nature trop méprisante pour ne pas faire la Rimhnnrl on différence [entre la réalité et en la Son or_ gueil était le moyen de son hu-écrivant » milité.Je crois qu’il perçait la tromperie de toute littérature en la jugeant de haut — la sienne pour commencer».C’est la voie du réel qu’il aurait choisie, ou plutôt celle du voyage, dans une quête qui l’a sans doute laissé toujours inassouvi.N’est-il pas mort, alors que, en France, paralysé sur un lit auprès de sa sœur, il rêvait encore de se réembarquer pour l'Afrique?«J’ai appris à connaître Rimbaud en VOIR PAGE F 6: VADEBONCŒUR LWI I La première biographie sur Raël réalisée par le journaliste Martin Un document-choc ! Bisaillon.LES®NTOUCHABLES ont 10 ans.Plus de 1 000000 de livres vendus.WWW.LESINTOUCHABtes.COM ROIS INFO-PROGRAMMATION1 -RIVIERES du 3 au 12 octobre 2003 www.iiDir.com 19e édition INFO-FESTIVAL : 1-819-379-9813 HOTEL GOUVERNEUR : 1- 819-379-4550 Repas-Poésie 5 & 12 octobre 4,5,11 & 12 octobre 4-12 octobre 4-12 octobre 1 IhOO Muffin-poésie 12H00 Dîner-poésie 12h00 Dîner-poésie 12H00 Dîner-poésie Librairie Morin Angéline Ristorante 18h30 Souper-poésie 18h30 Souper-poésie ¦4000, des Forges 313 A, des Forges Resto II Circo Le Lupin (819) 379-4153 (819) 372-0468 1140, St-Prosper 376, St-Georges 4, 5, 11, 12 octobre 6-10 oct.: dîner & 4-12 oct.: souper (819) 374-0008 6-10 octobre (819) 370-4740 5-10 & 12 octobre 12h00 Dîner-poésie 12h00 Dîner-poésie 12h00 Dîner-poésie 18h30 Souper-poésie Resto-bar Le Comic I8H30 Souper-poésie Au Four à bois BoufFElles Café Bistro St-Germain 334, des Forges 329, laviolette 767, St-Maurice 401, St-Roch (819) 370-6655 (819) 373-3686 (819) 378-6963 (819) 372-0607 4.5.9.10.11.12 oct.9-10 octobre 4-12 octobre 4-12 octobre 18h00 Souper-poésie 18H00 Souper-poésie Rencontres-poésie J’écris vos poèmes Restaurant Gaspard La Becquée IShOOet 19h30 avec vous :14h-16hOO 475, des l'orges 4970 des Forges Librairie Morin 20h00-21h30 (819) 691-0680 (819) 372-1881 4000, des Forges Café Morgane Atelier-poésie Apéro-poésie (819) 379-4153 Apéro-poésie 418, des Forges (819) 694-1116 Apéro-poésie 5.7.8.9.10.12 oct.4-12 octobre sans fumée 4-11 octobre 4-12 octobre Atelier d’écriture 15H00 Maison Hertel 17H00 Café Bar Zénob 17h00 Musée 17h00 Le Comte de la Frenière, 802 171, Bonaventure québécois de 334, des Forges des Ursulines (819) 378-9925 culture pop.(819) 370-6655 (819) 379-9813 Récital-poésie Récital-poésie 200, Laviolette (819) 372-0406 Récital-poésie Récital-poésie 4.5 & 9 octobre 4, 5.7-12 octobre 6-10 octobre 5.7 et 9 octobre 19H00 Café bar 20H30 Café Bar Zénob 20H30 Chansons 17h00 : 5 & 7 Zénob 171, Bonaventure 171, Bonaventure poésie Le Comic 2IhOO : 9 (819) 378-9925 (819) 378-9925 334, des Forges Café Foin Fou Récital-poésie Jazz-poésie (819) 370-6655 Spectacle-poésie 242, route 138 Champlain (819) 295-3636 Un poète à CFOU-MF 7-12 octobre 5 octobre 6 octobre 89.1 I 20H30 Chansons-poésie 20H00 2OHO0 et 21h30 09h00 : 3,8,10 Resto-bar Le Comic Galerie d’art du Café-bar Zénob 14h00 : 6 334 des Forges Parc, 864, des 171, Bonaventure IThOO : 12 (819) 370-6655 Ursulines (819) 378-9925 19h00 : 11 (819) 374-2355 Poèmes milieu de soirée Poèmes de nuit Ciné-poésie.21h00 : 6 10, 11, 12 octobre 4-12 octobre 4-12 octobre 22H30 Resto-Bar Le Comic 23H00 Poèmes de nuit OlhOO Voix off 14h00 : 5, 12 858, Laviolette 334, des Forges Café Bar Zénob 19H30: 2,3,8,10 (819) 376-4459 (819) 370-6655 171, Bonaventure octobre (819) 378-9925 20H00 : 11 octobre Lt.i/e Jej poète* invite'* Les gagnants des Prix suivants, si c’est un poète ; ,I()I R(S) DK l’RKSKNCK [5|ïï]V(7[7|8;-)|T(i|ÏÏjîT 1.Dickson, Robert (Ontario) Gowerntw tféaiml Ai ùiuuh 2.Doré, Kim (Québec) G/W Prix Je pilote tir la SmA/ RaiübCanaia 3.Gagnon, Madeleine (Québec) Prix Atlxmoe-lkviJ A.Jutras, Iknoît (Quebec) Prix Émile-Xelliitt m 5.Mongrain, Serge (Quél>ec) Prix (lératt-lWin dr la ville Je Tnù.'-Rivière* ti.Turcotte, Élise (Québec) Prix TeffWMt St-Sulpict Je la revue Fatuaire 7.Nepveu, Pierre (Québec) liranJ Prix Ai Fevtiwl Intematuml Je la Prive 8.Boulanger, Patrick (Québec) Prix Ptcbè Je fkJvie dr IVmenité Jn Quefvv à Tn>i>-Rivière* 9.Grenier.Mélanie (Québec) FiaaliMt, Prix Pteié Je f*wie Jr IVQTR 10.Boisvert, Yves (Québec) Prix Félix-Atihnne ShC-»p O s» n.; /.bébétc.bcük’Qiiletu ¦5K.SU.pipi.piSSCE le ‘jiieqiiette or qui fjUKjuc.robinet, /c.'ette./jgf’.menc, mv /!)}/>; Çlti’.• ex fut rrif.alomelle, .» nfiuü-tc-.crt.trtfîlli »ii.attiek’ «indlenc, hibdou biJaufe bw; «ms.hisfouqucL bisfou bèmicvjoic.brandon burette, ealibistfi.ci an nette, coin hem i ht ville oisif une*.< aide, coquette, o«jiji geur.utmemusc.e?a von, créateur, dague (iatdïHon, ttarrat ou darnupte, Jéloneeu1 tievimi.ddic.Jrdgoi: mcau.àouvdfon, eng neue.{lire, flageolet eailjjiiie.eibelc; oti: .fli-chc.frétiliamc.fr.ibènibnît L'oiipillfiti seau ou guisirt.histoi i, zumliih gaiehc, gur ire.javrpiot, jambe du q>i- !.it i ;hu Idit.Wi|tM.¦|Wt r.ivisvmtc.mbmet ((fdroo«rL rc-wluiv»! m gland i.>CM?n.h pictt's.fammcuc.immbion, trombone, trompe, tromper te, truite uie Schubert!, tufhrtuoi vier • parmi /« •• trh nombreux : m ahlrs et cf '»-sien attestes en langue écrite Æmes pe?n nellev agace eu!, arulouillc-'ï-eobroulè.andomlle ik uk>l anguille uk caluC Je ealbar).asperge, banane, \ki\m\k.bifteck rm»k bigoudi, bijou tle-himlïc.btroute.bwuu.bue, borgne, botte, bouffe.b«>u?hr.eme, braipiemart, (Jurles-le BKfVI U I) Dl eu V/.U I) dictionnaire y mots : sens voisin (iAI.I.I M AKI) L-hft mousi I , 1876 pages, 39,95$ Avec ce volume de 60 000 entrées et environ 1 000 000 de synonymes, mots de sens voisin et locutions Henri Bertaud du Chazaud, le plus inventif des lexicographes, propose un outil d’un genre nouveau, inventaire inépuisable de la langue française, dont le système de renvois pousse le jeu à l’infini.Livre de référence d’autant plus indispensable qu’il retient sans préjugés, outre le vocabulaire classique, les mots et locutions appartenant aux métiers, aux patois, à l’argot, relevant de l’injure parfois, du XVI au XXL siècle.) teminin • parties • > clitoris • nymphe»N » • *>vulvt • partie (>VI MM VKI) Faculté des arts et des sciences Departement de linguistique et d ¦ wt Hh JW 125 ANS de traduction 125 ans d'initiatives En prenant Tinitiative de l'organisation de la 1re Journée québécoise des dictionnaires, l'Université de Montréal poursuit une tradition vieille de 125 ans.Dès les années 1950, le Conseil des gouverneurs de l'Université créait un Centre de recherches lexicographiques.Aujourd'hui, le Département de linguistique et de traduction de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal, avec un corps professoral en plein renouvellement (29 professeurs), offre un milieu particulièrement stimulant pour tous ceux et celles qui sont passionnés par la langue et la connaissance de son fonctionnement ou encore par la traduction, la terminologie ou la lexicographie.Le Département offre une gamme complète d'activités de formation en traduction et en terminologie : > Baccalauréat (coopératif) spécialisé en traduction > Majeur en traduction > Microprogramme en localisation > Diplôme d'études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en traduction > Maîtrise professionnelle en traduction > Maîtrise de recherche en traduction > Doctorat en traduction avec option traductologie et option terminologie (seul doctorat au Québec) Plus d'information : www.ling.umontreal.ca www.umontrea I .ca rüt Université de Montréal 1 lre Journée québécoise • des dictionnaires .JUU 9 OCTOBRE 200?¦ i i Liei colloque : HEC a/ÎCîïïkEAL < t ¦ * • « Amphithéâtre IBM « • • COLLOQUE INTERNATIONAL ) Paul Robert et les dictionnaires Le Robert : * Cl • du rêve à la réalisation il î h 11 Renseignements : www.cce.umontreal.ca/colloque-robert.htm colloque-robert@umontreal.ca ! i • ¦ 1 i .i • i IJ LE DEVOIR.LES SAMEDI I ET DIMANCHE 5 O 0 T O B R E 2 O O S —«-DICTIONNAIRES»— Les écrivains du Robert Guérin LA MAISON DES DICTIONNAIRES Mots de société Alain Rey, coresponsable des Dictionnaires Le Robert à Paris, témoigne: «Le dictionnaire doit présenter une image réelle des communautés qu'il décrit, mais épurée dans un but d’enseignement et de compréhension: un travail scientifique ^observation en même temps qu’un certain travail politique de description.» DIANE PRÉCOLRT LE DEVOIR 1 952.Paul Robert, né en Algérie où sa famille fait partie de l’élite dés propriétaires terriens avec ses plantations d’oranges, consacre ses parts d’héritage à fonder une petite maison d’édition de dictionnaires.Voulant recruter ses premiers collaborateurs à Paris, il place une annonce dans le quotidien Le Mande, à laquelle répond «un peu par hasard» un certain Alain Rey «H était question de “travaux paralittéraires” et je ne savais pas trop ce que ça voulait dire! Mais on m’a montré les essais des dictionnaires et j'ai trouvé tout cela passionnant.» Une fois publiée la première édition du Grand Robert, en 1964, le fondateur se consacre de plus en plus aux affaires et de moins en moins à l’aspect linguistique.Alain Rey, son épouse Josette Rey-Debo-ve et Henri Cottez se lancent donc dans l’élaboration du Petit Robert, qui sortira des presses trois ans plus tard et propulsera l’éditeur sur la carte internationale des dictionnaires de langue.«On voulait faire revivre une tradition qui avait existé un siècle auparavant et qui consiste à décrire les mots, leur mode d’utilisation et leur illustration littéraire et culturelle, beaucoup plus que leur aspect tech- nique propre à l’encyclopédie.• Pas étonnant que Le Petit Robert soit rapidement devenu un succès de pédagogie à côté des documents déjà existants.«Nas dictionnaires sont linguistiques, littéraires et culturels, martèle Alain Rey.Nous élaborons une espèce de purgatoire constitué de dizaines de milliers de mots, dont ceux qui ont une importance sociale dâerminante se retrouveront dans le dictionnaire.Qu’il plaise ou non, anglicisme ou pas, lorsqu'un mot est employé partout, écrit dans les journaux, entendu à la radio, ou même dans les banlieues des grandes villes, nous sommes un peu obligés de le décrire.Mais on peut très bien le juger en le notant comme anglicisme critiqué, par exemple.» A ceux qui reprochent à la maison Robert sa propension à introduire des mots nouveaux dans ses documents de référence, le directeur répond qu’eDe en met «fort peu par rapport à tout ce qui circule; aussi, en agissant comme si la langue ne bougeait pas, ce que fait un peu l’Académie française, on risquerait d’en obtenir une image artificielle qui ne corresponde pas à la vérité.Et cela vaut pour toutes les langues » Les langues sont malades Le français est malade, les langues sont malades.«On entend cela partout, poursuit Rey, mais c’est parce qu elles sont des organismes vivants qu elles sont malades! Les autres sont les langues mortes II faut donc choisir entre des maladies qu’on doit soigner, et l’état de perfection qui est un état de mort Le latin de Cicéron est une langue parfaitement immobile.que plus personne ne parle.» Les langues demeurent intimement liées à l'histoire du monde.Vouloir les figer agiterait leur arrêt de mort, selon le linguiste-sémiologue: «77 faut plutôt les aménager, comme le signifie si bien l'expression québécoise “aménagement linguis-tique".» Rey se dit d'ailleurs très influencé par les attitudes linguistiques québécoises, en particulier dans le domaine de la terminologie: •Un secteur à surveiller, au Québec, pour éviter l’inondation d’américanismes, mais fort utile d’autre part dans l’évolution du langage technique et scientifique, indépendamment de l’origine des mots.» Pour lui, le Québec offre de l’observation de terrain dans une situation de contact de langues et de défense contre l’influence de l’anglais.Mais quelle langue n’est pas soumise à la puissance de l’anglais actuellement?«Toutes les langues reculent par rapport à l’anglais, expose-t-il.On peut s’interroger là-dessus et réagir négativement à l’impérialisme américain.On aimerait bien qu’il décline un peu, pour paraphraser Ar-cand! Cela dit, le français n’a pas la diffusion de l’anglais, soit, mais ça ne veut pas dire qu’il se meurt, comme certains le pensent.» De beaux problèmes, donc, pour les linguistes et lexicographes du monde.La France, elle, poursuit Alain Rey, est davan- ARCH1VKS LK DEVOIR Alain Rey tage absorbée par des problèmes d’histoire littéraire ou la réalisation d enonnes dictionnaires connue le Trésor de la langue française, «pour lequel on a dépensé tout l'argent du CNRS, alors qu’on aurait mieux fait de se consacrer à des études sur la sociologie du français».Un langage codé Les nouveaux langages imposés par les technologies de la communication constituent un autre beau chantier d’étude.Malgré leur influence négative sur la maîtrise de l’écriture, Alain Rey y discerne des aspects intéressants: «Les gens, y compris des intellectuels, sont de plus en plus paresseux et s'en remettent à des correcteurs orthographiques et syntaxiques, c’est vrai.En même temps, on observe un retour à l’écriture par rapport à une civilisation qui se dirigeait plutôt vers l’oralité.» Avec Internet, poursuit-il, «des individus qui n’écrivaient plus du tout se remettent à le faire».Et cette langue écrite se rapprochant de l'oral, «on ne retrouve plus ce trou énorme, autrefois socialement dramatique.entre la langue parlee spontanée des gens peu scolarisés et la langue écrite et apprise des élites.Évidemment, il fout en payer le prix: la qualité suprême, la très belle écriture devient très rare.Par ailleurs, à l'époque où l'on disait que les gens écrivaient merveilleusement, aux X\lt et X\llt siècles notamment, il y avait aussi beaucoup d’illettm.» Tout cela n'est pas simple et les jeunes qui utilisent aujourd'hui le langage codé d’Internet, tut peu ludique aussi, auront acquis dans 10 ou 15 ans d’autres habitudes d'expression écrite et orale une fois intégrés dans un cadre social et professionnel.«Les langues sont toujours en danger», tranche Alain Rey.Le sémiologue se consacre ac tuellement à l'élaboration d’un dictionnaire à la fois linguistique, culturel et symbolique, présentant l’histoire de la philosophie et des objets, par exemple, qui fera au moins trois volumes et devrait paraître dans un peu plus d’un an: mie première.Entre-temps, il tient une chronique quotidienne sur France-Inter, abordant chaque jour un mot dans son origine et son usage: «C’est linguistique, sémantique, mais ça finit aussi par être politique.» On l’aurait juré.Celui qui a Le Mot de la fin tous les matins en ondes, comme l’indique le titre de ses topos radiophoniques, n’aura jamais le dernier mot dans ses dictionnaires: au grand bonheur des usagers, ceux-là se tiennent plutôt en mouvance, tout comme la langue qu’ils reflètent.Le commerce des mots Un marché annuel de vingt millions de livres «Le dictionnaire est sans doute le livre qui pénètre le plus profondément dans les différentes couches de la société, avec la Bible et les livres de cuisine», affirme Pierre Varrod, le directeur général des Éditions Le Robert.De fait, leurs ventes constituent un marché important, notamment au Québec et en France, où quatre éditeurs dominent la concurrence.MARTIN KOUCHNER Larousse, en tête, Le Robert, Hachette et Québec Amérique écoulent plus de 20 millions d’exemplaires par an.Au Québec même, Larousse domine assez largement avec environ 600 000 ventes contre 35 000 pour le Multi-didiomaire, le seul ouvrage local.La hiérarchie actuelle s’est d’ailleurs établie sur le long cours, en grande partie grâce à la notoriété acquise par les ouvrages lors de leur parution.«Le Robert a apporté une nouvelle richesse, Paul Robert était un grand spécialiste et ses successeurs, Alain Rey et Josette Rey-Debove, deux grands experts.Moi, j’ai travaillé pour le Multidictionnaire aveçJean-Claude Corbeil et Ma-rie-Éva de Villers, des professionnels respectés.Sans leur expertise et leur réputation, je ne me serais jamais lancé dans l’aventure», affirme à ce propos Jacques Fortin, le p.-d.g.de Québec Amérique.Répondre à la demande Depuis la parution du premier Larousse en 1856 puis du Littré de la langue française en 1872, nos dictionnaires ont connu d'importantes refontes, tant dans la forme que sur le fond.Avec toujours pour priorité de coller aux attentes des usagers.«Il y a 40 ans, une partie importante d’entre eux connaissaient le grec et le latin; ce n’est plus le cas aujourd’hui et il a fallu s’y adapter», note Piçrre Varrod.Ainsi, les Editions Le Robert et Larousse ont extrait la quintessence de leurs œuvres respectives pour produire Le Petit Robert et Le Petit Larousse dans les années 1960, mais depuis lors, le choix des mots, leurs définitions, les exemples ont été simplifiés — dans une certaine mesure.Ainsi, Le Petit Robert offre désormais des encadrés étymologiques pour restaurer les liens qui se tissent entre les mots et en faciliter la compréhension par tous.En plus de réécrire partiellement leurs volumes, les éditeurs ont multiplié les gammes de produits.Il y a dix ans à peine, un seul dictionnaire servait pour tpute la famille.Aujourd’hui, les Éditions Larousse comptent une quinzaine de tomes différents afin de s’adapter à chaque lecto-rat, avec des tarifs allant de 8 $ à 1300 $, la cible privilégiée étant le milieu scolaire.Chaque année, en effet, environ 60 % des ventes “ 2 Z5 u.2.2 Le mardi 7 octobre 2003 de 19 h à 21 h au STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LAL1BERTÉ 405, rue Sainte-Catherine Est point de vue ¦ PARTICIPANTS MARIE-ÉVA DE VILLERS ( MULTI DICTIONNAIRE - ÉD.QUEBEC-AMÉRIQUE ) MICHEL THERRIEN | DICTIONNAIRE DES SYNONYMES ET ANTONYMES - ED FIDES ) PASCALE LEFRANÇOIS ( PROF FACULTE DES SCIENCES DE L'EDUCATION - DIDACTIQUE.U de M ) MONIQUE LEBRUN ( PROF DÉP DE LINGUISTIQUE ET DE DIDACTIQUE DES LANGUES - MEMBRE DU CIRADE ) UQAM MODÉRATEUR PAUL PUPIER ( PROF DIRECTEUR-ADJOINT DU MODULE PROGRAMMES SCIENCES DU LANGAGE ) UQAM fcoopl Les grands événements réalisées se concluent entre les mois de septembre et décembre, avec deux points culminants: les rentrées scolaire et universitaire et les fêtes de fin d’année.«Le système éducatif constitue le segment essentiel de nos ventes», confirme Chantal Lambrecht, la directrice du département Langue française et ouvrages périscolaires aux Éditions Larousse.Jeunes et vieux De fait, chaque maison a publié des dictionnaires destinés à des tranches d’âge bien définies.Par exemple, les 7-11 ans bénéficient d’un outil spécifique chez Larousse, le Larousse junior, comportant 20 000 définitions agrémentées d’exemples plus nombreux et d’images.«Pour un éditeur, acquérir une légitimité chez les 6-8 ans peut aussi convaincre les plus grands que ses livres sont bons», confirme Mme Lambrecht A l’opposé, les encyclopédies en dix volumes, commercialisées par courtage, ne se vendent plus guère.Ce sont les seules à avoir pâti de la «révolution du numérique».«En 1994, lorsque Microsoft a sorti son Encarta, nous avons tous eu peur.Tout le monde s’est jeté sur le numérique et certains ont perdu beaucoup d’argent», se souvient Mme Lambrecht.Seules les maisons qui ont parié sur la complémentarité de deux supports ont réalisé des profits.Le support cédérom représente aujourd’hui des chiffres de vente marginaux, à peine 10 %, par Lexi-tech International litraïUiiiiàniiiiKillciir.iraw.l(Étdi.(t 1(1:1800 WHIM KL: HSOIJB-KSO exemple, pour les Éditions Le Robert.«Le cédérom et Internet sont devenus des éléments de promotion, le livre reste l’outil idéal en raison de sa disponibilité», affirme Jacques Fortin.Résultat: depuis qu’il vend ces nouveaux produits, le p.-d.g.des Éditions Québec Amérique a constaté une augmentation de ses ventes de papier.Paradoxalement, le numérique a plus profité à la conception des dictionnaires.Désormais, ceux-ci sont entièrement réalisés grâce à cette technologie et la tâche de ses auteurs en est simplifiée.Quant aux futurs changements, M.Fortin promet qu’ils viendront du Québec.L’éditeur du Visuel et du Multididionnaire prépare dans le plus grand secret la sortie d’un dictionnaire thématique «révolutionnaire».Celui-ci contiendra 32 (XX) thèmes permettant au lecteur de cerner plus rapidement l’ensemble du champ lexical se rapportant au sujet qui l’intéresse, facilitant du même coup ses recherches.Premières sorties prévues au printemps 2(X)4.CTIC Le Conseil des traducteurs et interprètes du Canada (CTIC) est forme' de 12 organismes membres, qui regroupent plus de 3300 langagiers au Canada.Il vise à contribuer au progrès et à la promotion des professions langagières, et à mettre à la disposition du public un bassin de professionnels compétents en matière de traduction, d'interprétation et de terminologie.Pour plus de renseignements sur le CTIC : www.synapse.net/~ctic/ \ LE CONSEIL DES TRADUCTEURS ET INTERPRÈTES DU CANADA ; La voix de plus «le .1 300 traducteur* et traductrire*, terminologue* et interprète* agréé* au Can ad» CANADIAN TRANSLATORS AND INTERPRETERS COUNCIL [ Speaking for more than 1,300 certified translator», interpreter* and tcrminologitt* in Canada Que de découvertes dans cette histoire du dictionnaire ! Les inventeurs de dictionnaires £k Vctfttb» rit» *mi»«* iM au M t tunmnm de* n*rmh m c Jean-Claude Bergeron Les inventeurs de dictionnaires De Veduba des scribes mésopotamiens au scriptorium des moines médiévaux EN LIBRAIRIE EN OCTOBRE LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA Distribution Fides BBC - Knelish Dictionary 35.20 f 1374pages Dictionnaire actuel de f education Renaît Uyendre i>0.75 S 1530pages Dictionnaire biographique Guérin Québec - Canada / 2 IKK) i latuk lamarebe Jacques Linuircbe 30 S 376 pages Dictionnaire de géomorphologie à caractère dimensionnel MkM titvibu, jem-herre Shekel 42.60 ( 320pages Dictionnaire des cooccurrences Jacqms Beaucbeesne 37 f 40Spages Dictionnaire des noms d'arbres Marv Paule Dégantons- Tison 24.25 S 210pages Dictionnaire des noms propres géographiques du Québec Renaît Tivmbliv 29.101 304 pages Dictionnaire des penseurs pédagogiques Marc Aimé (tuenn 29.40 S 372pages Dictionnaire des poètes d’ici de à nos jours RegmaU Hamel.Man’ Aimé Guérin 46.75 f IQ72ptiges Dictionnaire des symptômes Dr fom Gomez 36.40 f 602pages Dictionnaire des termes géographiques contemporains Raoul BonguéMayer.Hinn Roche, Dieudonné Mouafo 49.50$ 352pages Dictionnaire Dumas Régjnald Hamel/Pierrette Métbé 95$ 1040pages Dictionnaire du scrabble experts Clément Fluet !R,20 $ 232pages Dictionnaire «Écrire en anglais» Marcel Séguin 36.40 $ 464 pages Dictionnaire encyclopédique des mots croisés Tome I - 2,3 et 4 lettres Roland Godin IS.70$ 242pages Dictionnaire encyclopédique des mots croisés Tome 11-5 lettres 2S $ 576pages Dictionnaire encyclopédique des mots croisés Tome 111 - ô lettres 2S $ 552pages Dictionnaire encyclopédique des mots croisés Tome IV - 7 lettres 28 $ 848pages Dictionnaire encyclopédique des mois croisés Tome V - 8 lettres 28$ 638pages Dictionnaire encyclopédique des mots croisés Tome VI - 9 lettres 28$ 512 pages Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes 1837-1838 Alain Messier 29,95 $ 608pages Dictionnaire étymologique des noms d’oiseaux du Canada L Gare Donovan/Henri Ouellel 48,60$ 350liages Dictionnaire pratique de lecture Pierre Rousseau 18, 20$ 106 pages Dictionnaire québécois français Lionel Meney 60$ 1920pages Lexique des termes d’art Jules Adeline 32,95 $ 422pages Lexique mathématique Jean François Vincent 18,20$ 192 liages Mon ami le dictionnaire MarieUe T Boulianne, Use B.Caron el Céline D Auteuil 20,00$ I8B pages Mon grand vocabulaire en images André Dion 20$ 186 pages Mon premier dictionnaire français illustré Nathalie Flltoll 35 $ 1200liages Mon premier vocabulaire Uiuise Girard el Isabelle Grondin 19,90$ 192 pages My First English Dictionary Jacques Ileauch&sne 11,95 $ 60Hpages Petit dictionnaire chronologique illustré des empereurs romains Mario J.A.Bartolini 10,95$ 232pages Petit dictionnaire illustré du patrimoine québécois Lorraine/Âoumeau 11,85$ 64 pages Petit Guérin express Gérard Langlois 25$ 796liages The / Le Ligakon Jean A.-H Bourget 50,95$ 410 pages ******* À paraître Dictionnaire de la langue du Moyen Âge V f.mond, F Groult et G Muraille Dictionnaire des synonymes pour amateurs de mots croisés Jean -Jacques Picard Dictionnaire orthographique essentiel Nathalie Kllioll Guérin ^ 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Courriel: francel^guerin-editeur.qc.ca wwwguerin-editeur.qc.ca * à * t F 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 -DICTIONNAIRES Le Québec et la langue française Agir d’office Terminologie, affichage, francisation des lieux de travail.Depuis sa création en 1961, l’Office de la langue française a assumé son rôle de défenseur et de promoteur de la langue de multiples façons.Pourtant, aux dires de la présidente-directrice générale de l’organisme, Nicole René, «les défis à relever sont encore immenses».Le Québec se taille une place enviable Le double succès du Multidictionnaire et du Grand Dictionnaire terminologique ARCHIVES LE DEVOIR Au lancement du Multidictionnaire en 1988, les auteurs québécois de dictionnaires, Marie-Éva de Villers et Jean-Claude Corbeil, encadrent leur éditeur, Jacques Fortin, de Québec Amérique.La raison d’être de l’Office au moment de sa création était de travailler sur la terminologie et l’avancement de la langue.Après, se sont ajoutés le mandat de la francisation des lieux de travail, puis celui du respect de la Charte de la langue française.Pour toutes ces raisons, l’Office est tout autant actif aujourd’hui qu’au commencement En fait, précise Nicole René, «nous sommes, aujourd’hui plus que jamais, face à de très gros défis, dont celui d’assurer l'intégration linguistique des immigrants».Parce qu’à peine le quart des nouveaux arrivants sont des enfants, l’intervention de l’Office auprès des immigrants se concentre dans les milieux de travail.L’organisme s’assure notamment que les entreprises reconnaissent le droit des travailleurs à évoluer dans un environnement francophone.11 me sure les habiletés linguistiques des dirigeants et impose dans certains cas la mise en place d’un programme de francisation.11 peut aussi diriger les employés qui ne parlent pas français vers le ministère de l’Immigration pour leur permettre d’apprendre la langue de la majorité.Un travail de titan qui, Nicole René l’avoue, donne jusqu’à présent des résultats mitigés.«D’une manière générale, dans les entreprises syndiquées, le droit des employés à travailler en français est davantage respecté, mais il y a encore beaucoup de sensibilisation et d’éducation à faire dans les autres entreprises.L’Office peut intervenir, mais si les travailleurs ne voient pas l'intérêt de parler en français, l’action ne mènera nulle part.C'est malheureusement ce qui produit dans de nombreux cas Et puis il y a tellement de mouvements — des achats, des ventes d'entreprises — que tout est à refaire constamment.» En fait, confie-t-elle, de nombreux établissements d’enseignement publics contreviennent eux-mêmes à certaines dispositions de .la loi en utilisant des logiciels de langue anglaise pour l’enseignement, alors que le même logiciel est disponible en français.«Les outils de travail sont des éléments majeurs dans la francisation des lieux de travail.S’ils existent en français, il n’y a aucune raison qu’ils ne soient pas utilisés.Nous avons fait beaucoup d’interventions en ce sens, mais ce n’est pas gagné là non plus.» Chien de garde de la langue Si certains champs d’intervention semblent donner du fil à retordre à l’Office, d’autres semblent au contraire aller de soi.Aussi, de l’avis de la présidente-directrice générale, des progrès majeurs ont été notés en matière d’affichage et de respect de la Charte de la langue française.«Les plaintes en lien avec le non-respect de la Charte ont évolué énormément au fil des ans.Pendant très longtemps, la majorité des plaintes effectuées étaient en lien avec l’affichage.Aujourd'hui, les plaintes portent plutôt sur l’étiquetage ou la langue des manuels d'instructions.Tout le battage qui s’est fait et l’introduction de la règle de la nette prédominance du français ont permis de faire avancer les choses.La population en général porte maintenant son attention sur un autre niveau de francisation.C’est le meilleur signe que, si la bataille reste toujours à faire en termes d'affichage, des gains appréciables ont été accomplis.]e pense qu’on peut dire sans se tromper que, depuis les années 1990, la situation s’est grandement améliorée.» Les plaintes déposées n’en sont pas moins nombreuses.En 2002-2003, plus de 3500 plaintes ont été recueillies et traitées par l’Office.Parallèlement au traitement des plaintes, l’Office continue par ailleurs d’assurer un certain développement terminologique pour l’ensemble du Québec.Aussi, si l’organisme ne compte plus, comme par le passé, sur les services d’une horde de terminologues, il n’en continue pas moins d’émettre régulièrement des opinions sur l’emploi des mots et leur sens.En cela, l’Office bénéficie d’ailleurs, selon Nicole René, d’une notoriété sans égale auprès de la population.«Nous avons fait des sondages pour mesurer la perception qu’ont les gens de notre mandat et de notre façon de l’assumer.De façon générale, les Québécois ne contestent absolument pas notre légitimité dans ce domaine.Quand il s’agit d’usage du français ou de qualité de la langue, les Québécois sont friands de nos interventions.C’est notable.À travers les ans, je demeure d’ailleurs persuadée que tout le travail effectué a permis d’améliorer d’une certaine façon la qualité de la langue.» Hormis le service de consultation toujours disponible, l’Office propose aussi des services de références gratuits dans Internet, notamment au moyen du Grand Dictionnaire terminologique et de la Banque de dépannage linguistique.Des services hautement appréciés, s’il faut en juger par le niveau de fréquentation du site établi à plus de 3 millions de requêtes par mois.Heureuse des gains réalisés, Nicole René insiste tout de même beaucoup sur l’ampleur du travail qui reste à faire.«Le problème avec l’affirmation du français, c’est que ça passe par un ensemble de petits gestes, de petites occasions Si, pour une raison ou une autre, on laisse passer une occasion ou on banalise une situation en se disant que “ce n’est pas parce que les instructions fournies sont en français que l’on parlera mieux”, on manque une belle occasion de foire une différence et on finit par abdiquer.Une langue, c’est une façon de penser, de travailler, d’aimer, une façon de vivre.Cest une expression de soi.C’est ce à quoi nous croyons à l’Office et que nous nous efforçons de promouvoir, mais il y a encore beaucoup à foire pour que ce soit partagé par l’ensemble de la population.» G.B.Longtemps considérée comme la chasse gardée des terminologues et érudits français, la normalisation de la langue s’ouvrç sur d’autres horizons.En fait, avec son Multidictionnaire de la langue française et son Grand Dictionnaire terminologique, le Québec s’impose de plus en plus à l’échelle de la francophonie comme un précurseur en la matière.GUYLAINE BOUCHER Te revenais à peine d’un congé ^ J sabbatique d’un an à l’Office lorsque j’ai aperçu, tout près des ascenseurs, des bottes émanant du service de consultation avec la mention “A jeter”.Il y avait là 40 000 fiches de consultation, 40 OOO demandes placées par des Québécois par rapport à la langue.Je me suis dit qu’il y avait là un besoin non comblé puisque, bien que ces gens aient des dictionnaires, ils étaient tout de même prêts à attendre une vingtaine de minutes pour parler à un terminologue.L’idée de mettre au point une nouvelle forme de dictionnaire qui permettrait de répondre à ces besoins est née ce jour-là», explique avec simplicité Marie-Éva de Villers, celle qui se cache derrière le Multidictionnaire.C’était il y a 15 ans.Depuis, le succès de l’ouvrage en librairie ne laisse en effet aucune ambiguïté sur les besoins existants pour ce genre d’outiL Au total, après quatre éditions, un peu plus d’un demi-mil-lion d’exemplaires du Multidictionnaire ont été vendus au Québec seulement.Un succès que Marie Éva de Villers attribue à Taccessibi-lité de l’ouvrage.«L’idée derrière le Multi était de réunir dans un seul ouvrage et par ordre alphabétique le plus de renseignements possibles sur les mots, que ces renseignements soient de nature orthographique, sémantique, syntaxique ou typographique.Même les formes fautives et les québécismes y sont.Je voulais un dictionnaire qui soit adapté aux besoins réels qu’ont les Québécois.» Les résultats obtenus ont rapide ment dépassés ses attentes.Intéressée par l’ouvrage, la maison Lar rousse a, de fait, dès 1989, coédité et distribué une version adaptée du Multidictionnaire.Vendu en librairie pendant cinq ans, soit jusqu’en 1994, le Dico pratique s’est écoulé à environ 80 000 exemplaires dans l’Hexagone.Heureuses retombées pour un ouvrage pensé et produit par et pour des Québécois.«Lorsque Larousse nous a approchés, j’étais évidemment ravie mais aussi un peu surprise.J’ai vraiment travaillé en partant des difficultés que rencontrent les Québécois.Evidemment, si certaines formes fautives sont propres à nous, propres à l’Amérique du Nord en raison des interférences entre le français et l’anglais qui y cohabitent, les difficultés orthographiques et syntaxiques, elles, concernent tous les francophones.Les adaptations à l’ouvrage ont d’ailleurs été somme toute mineures.» Différents modes de présentation de l’information dans l’ouvrage ont aussi été repris par certains ouvrages européens, dont le fait de re grouper les locutions après la définition du mot Modeste, la terminologue refuse pourtant d’affirmer que son travail ait pu influencer la façon de faire et de concevoir les ouvrages de référence en français, encensant au passage «la longue et enviable tradition française» dans le domaine.«Les dictionnaires s’empruntent un peu tous les uns aux autres et c’est très bien ainsi.Personnellement, je n’oserais pas prétendre qu’on a pu avoir une certaine influence.» Le français.en ligne En fait selon Marie-Éva de Villers, si le Québec s’impose de quelque façon que ce soit dans la francophonie, c’est plutôt au travail effectué par l’Office de la langue française et à son Grand Dictionnaire terminologique (GDT) qu’on le doit Héritier des grands chantiers terminologiques menés au Québec au cours des années 1970, le Grand Dictionnaire terminologique regroupe aujourd’hui plus de trois millions de termes.Des termes spécialisés, pour la plupart issus de différents champs de pratique professionnelle dont la santé, la comptabilité, la gestion et bien d’autres encore.Sa principale particularité reste toutefois d’être disponible entièrement et gratuitement dans Internet Directeur de l'information et de l’administration à l’Office de la langue française, Gilles-Louis Racine parle de l’aboutissement d’un travail de longue haleine.«Nous faisions depuis toujours des documents, des lexiques en format papier, et à un moment donné est venue l’idée de créer une banque de données terminologique.Cétait en 1967, tout ça a évolué depuis, bien sûr.» En fait, le Grand Dictionnaire terminologique a connu diverses formes.D’abord réservé aux terminologues de l’Office seulement la banque a été peu à peu rendue disponible par abonnement sur cédérom, puis en ligne au moyen d’Internet, mais toujours moyennant une certaine contribution financière.C’est en 2000 que le Grand Dictionnaire tel qu’il existe en ce moment, soit sur une base gratuite, a pris forme.Selon Gilles-Louis Racine, «il ne cesse d’ailleurs d’évoluer depuis».Le rayonnement de l’outil ne fait aujourd’hui plus aucun doute.Plus de 3,4 millions de requêtes sont en effet adressées au site Internet par mois.C’est ainsi quelque 20 000 visiteurs uniques par jour qui consultent le site.Du jamais vu pour un site aussi spécialisé.Mondialisation oblige Et ça promet d’être encore plus bientôt, selon le directeur de l’information et de l’administration.C’est que le GDT fera bientôt peau neuve.Déjà bilingue (anglais/fran-çais), d’ici six à dix mois le site fournira en effet de l’information terminologique en de multiples langues.Le portugais, l’espagnol, l’italien, le chinois, aucune langue n’est exclue.En fait, explique Gilles-Louis Racine, «en autant que la terminologie soit disponible, toutes les langues pourront être représentées.Evidemment, nous ne ferons pas la recherche nous-mêmes, mais au moyen d’ententes avec des pays ou des institutions, des universités notamment, nous pourrons rendre l'information disponible sur le site.Il suffit de parler aux pays européens pour savoir que les sites terminologiques bilingues sont dépassés.Avec la mondialisation et la ZLÉA.nous sommes vraiment dans un environnement multilingue.Nous ne voulons pas passer à côté de cette occasion».Déjà des ententes ont été conclues avec la Chine, le Mexique et le Brésil, ce qui devrait permettre de rendre certains termes disponibles en chinois, espagnol et ,, portugais.Ultimement, des illustrations et de courts extraits sonores pourraient aussi se greffer au Grand Dictionnaire.Les termes émanant des pays africains pourraient aussi être intégrés au GDT.«En collaboration avec l’Agence internationale de la francophonie, nous avons déjà établi qu’un outil comme celui-là serait grandement utile pour la promotion de la langue dans plusieurs pays africains.Ce sera la contribution de l’Office à la francophonie mondiale.» Une contribution que Marie-Éva de Villers qualifie de très importante.«Grâce à l'Office et au Québec, environ trois millions de termes seront diffusés tout autour de la planète entièrement gratuitement.Le travail qui s’est fait dans les années 1960 et 1970 en matière de terminologie au Québec est vraiment exemplaire et aujourd’hui nous pouvons en foire profiter l’ensemble de la francophonie.Pour cela l'influence du Québec est majeure.» SOURCE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le vice-recteur à la planification et aux relations internationales de l’Université de Montréal, François Duchesneau.Une mission La première Journée québécoise des dictionnaires rassemblera les plus grands spécialistes de la lexicographie francophone.Présenté en étroite collaboration avec l’Université de Montréal, ce colloque se déroulera à l’amphithéâtre IBM des HEC-Montréal.RÉGINALD HARVEY Pour le vice-recteur à la planification et aux relations internationales de l’université, François Duchesneau, il allait de soi que l’université s’implique dans cette journée Paul Robert.«Grosso modo, c’est une activité qui met en valeur certains de nos professeurs.Monique Cormier est la grande organisatrice de l’événement et elle est une chercheuse tout à fait connue dans notre institution.Il s’agit d’une activité centrale qui s'inscrit parfaitement dans le programme d’enseignement et de recherche du département de linguistique et de traduction.Il nous semblait normal de nous associer à cette journée de façon directe » Qui dit dictionnaire dit mots et langue.Comment s’inscrit le français dans un endroit de haut savoir comme l’Université de Montréal?Représçnte-il une valeur primordiale?«A titre de principale université francophone en Amérique du Nord, nous sommes engagés dans un processus à long terme, qui consiste à affirmer notre identité linguistique, à préserver d’une certaine manière la qualité de la langue dans notre institution et aussi à transmettre le vécu de cette langue et sa constante transformation à nos clientèles étudiantes.» La place du français M.Duchesneau pose un bémol au sujet de l’espace occupé universitaire par le français dans le monde universitaire: «Il est exact qu’il y a un rayonnement de la francophonie, mais il faut prendre en considération que ce monde fonctionne dans une grande partie de ses disciplines essentiellement avec la langue anglaise.Nous sommes tous au fait de la chose et, dans certaines de ces disciplines, la pratique de publication en anglais de nos professeurs est parfaitement consacrée — et acceptable dans la mesure où la reconnaissance internationale passe par là.» Cela dit, il apporte une précision: «Nous sommes bien placés pour reconnaître que le monde universitaire est extrêmement diversifié à l’échelle internationale et que la filière ou le réseau francophone est une réalité très importante.» Le colloque à venir servira à se rapprocher de la communauté universitaire de la France: «Évidemment, nous partageons la même langue et nous avons des liens multiples avec ce pays.Il est indiscutable que les universités québécoises sont de façon générale extrêmement liées aux universités françaises à plusieurs titres, dont ceux des échanges d’étudiants et de la mobilité professorale, qui jouent considérablement entre les réseaux universitaires.Qui plus est, notre présence dans cette francophonie est très importante à l’Université de Montréal; de ce point de vue, les relations avec la France se trouvent bien servies par un événement comme celui dont on parle.» Il adresse finalement ce message aux gens du colloque: «Vous travaillez à une œuvre d’une très grande importance pour la communauté linguistique francophone de façon générale et également pour l’Université de Montréal, qui accorde un intérêt majeur à des développements relatifs à l’évolution de la langue française dans le monde.» —- ipPRPÜ I mI» WL «4! t «4 ill fi ¦¦NHÉChIÉUR SMHli mffsjum mit* f•'îïlSW; ;» Marie-Éva de Villers MULTI velle édition DICTIONN AIKI
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