Le devoir, 22 novembre 2007, Cahier A
APRÈS LES EXCUSES, LE DÉLUGE La confession de W* Ouellet suscite le sceptisme Page A 3 LE DEVOIR Vol.X C V I I 1 N 0 2 6 6 ?LET JEUDI 22 N O V E M B R E 2 O O 7 ¦ Un patient sur 1000 se réveille pendant son opération ¦ Un patient sur 10000 ressent de la douleur * Wf * m » * j: iéL PAULINE GRAVEL Ils sont environ 1820 Canadiens chaque année à rester éveillés pendant leur opération chirurgicale et à en garder un souvenir la plupart du temps nébuleux.Parfois cependant, l’expérience vécue est des plus traumatisantes.Imaginez que vous vous retrouviez sur une table d’opération complètement paralysé, incapable de parler, de lever le petit doigt, voire de cligner des yeux, alors que vous ressentiriez la douleur causée par l’enfoncement du scalpel dans votre chair.L’événement vous hanterait probablement très longtemps, provoquant cauchemars et angoisse, des symptômes typiques d’un syndrome de stress post-traumatique.«Pour des questions d’audience, le film Awake qui sortira sur nos écrans le 30 novembre prochain met en scène un cas de ce genre, qui représente le pire de ce qui Il y a une vingtaine d’années, les anesthésistes ne prêtaient qu’une oreille distraite et même amusée aux témoignages des patients qui vivaient de telles expériences peut se passer lors d’une anesthésie générale», prévient le Dr Pierre Fiset, président de l'Association des anes-thésiologistes du Québec.Les situations où le patient est parfaitement conscient et éprouve des douleurs intenses et prolongées au cours de son opération sont rarissimes, ajoute le Dr Gilles Flourde, du département d’anesthésie de l’Hôpital neurologique de Montréal.«Alors qu’un pa- tient sur 10 000 affirme avoir ressenti un inconfort, une sensation transitoire de brûlure ou de douleur pas très intense, ils sont encore beaucoup moins nombreux à rapporter me histoire d'horreur, y compris des douleurs vives et soutenues» comme en subira le séduisant Hayden Christensen Ams Awake.Selon les diverses études sur ce sujet, un patient sur 1000, voire sur 700, «rapporte après son opération avoir entendu des bouts de conversation ou se souvient d’avoir été touché.La plupart du temps, le patient aura des souvenirs auditifs, car ce sens est le plus résistant à l’anesthésie», précise le Dr Fiset, anesthésiste à l’Hôpital de Montréal pour enfants, avant d’ajouter que ces épisodes de conscience «peropératoire», comme on les appelle, sont brefs, d’une durée allant de quelques secondes à quelques minutes.VOIR PAGE A 8: PATIENT + TAXES* 1$ Un géant australien propriétaire de l’A-25 Québec refuse de dévoiler le chiffrier et les détails du montage financier du projet autoroutier LOUIS-GILLES FRANCtEUR C> est le géant australien Macquarie Group qui, par le truchement de ses filiales nord-américaines, sera pendant 35 ans le véritable propriétaire de l’autoroute et du pont de l’autoroute 25 (A-25) ainsi que des recettes du péage, a révélé hier à l'Assemblée nationale la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget La ministre Jérôme-Forget a été interrogée par le chef adjoint de l’ADQ, le député Gilles Taillon (Chauveau), qui a requis plusieurs précisions à propos des révélations du Devoir au cours des deux derniers jours en ce qui a trait aux bénéfices controversés de ce premier projet réalisé en mode PPR Le député Taillon voulait notamment savoir qui était le véritable propriétaire du projet — le comman- .ditaire, en jargon juridique —, dont le nom est biffé dans le contrat expurgé déposé à l'Assemblée nationale.Si la ministre Jérôme-Forget a donné le nom du véritable propriétaire du projet, elle a par contre soigneusement évité de répondre à la deuxième demande du porte-parole de l’ADQ, qui voulait obtenir le chiffrier ayant servi à démontrer qu'il en coûterait plus cher aux contribuables québécois si ce projet autoroutier était réalisé par le ministère des Transports dans le cadre d’un appel d’offres auprès des entrepre neurs et gestionnaires québécois.«Pourquoi donc cette culture du secret» dans un projet qui devait créer une nouvelle norme en matière de transparence?, s’est demandé le porte-parole de l’ADQ.M.Taillon a aussi demandé à voir le montage financier» complet à la base de ce projet controversé, lequel pourrait d’ailleurs être paralysé si les tribunaux lui imposent une évaluation environnementale complète et publique.D’entrée de jeu, la ministre Jérôme-Forget a affirmé que «Concession A25, c’est très clair, c'est le groupe Macquarie qui finance.Macquarie, M.le président, c’est la plus grosse compagnie financière australienne».Mais si la ministre a précisé l’identité du véritable bailleur de fonds en équité et, en somme, le propriétaire du projet elle n’a pas dit si c’est effectivement le nom de cette société qui a été biffé du contrat officiel.La ministre Jérôme-Forget s’est par ailleurs lancée VOIR PAGE A 8: GÉANT Monique Jérôme-Forget INDEX Page B 5 Umw’’ LE MONDE Annonces.Avis publics.Bourse.Culture.Décès.Économie.Éditorial.A4 B 4 B 2 B 8 A4 B 1 A6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.A4 Télévision.B 7 Mulroney s’attire des sarcasmes L’opposition se moque des besoins financiers de Vexpremier ministre HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les partis d’opposition à Ottawa ont pris un malin plaisir à se moquer de l’ex-premier ministre conservateur Brian Mulroney hier, après que celui-ci a reconnu avoir commis une bêtise en acceptant de l’argent de Karlheinz Schreiber, ajoutant qu’il l’avait fait pour nourrir sa jeune famille.«C’est à monsieur et madame Tout-le-monde d'évaluer ses commentaires, a lancé ironiquefrient le chef du NPD, Jack Layton.C’est un peu bizarre, il me semble, f imagine qu 'il y a des gens qui vont se poser des questions sur le montant de la paye du premier ministre et comment c’est vraiment possible.» VOIR PAGE A 8: MULRONEY ¦ La chronique de Michel David, page A 3 REUTERS L’ex-premier ministre Brian Mulroney a reconnu avoir commis une «erreur colossale».Bush mis en cause dans l’affaire Valerie Plame LAURENT LOZANO Washington — Un ancien porte-parole de George W.Bush accuse le président américain d’avoir contribué à propager de fausses informations dans le scandale Valerie Plame, qui touchait au bien-fondé de la guerre en Irak et qui a fortement entamé le crédit de la Maison-Blanche.Dans un livre à paraître, Scott McClellan affirme qu’il a été induit en erreur par M.Bush et d'autres hauts responsables quand il a réfuté en 2003 que deux éminents conseillers de la Maison-Blanche, Karl Rove et Lewis «Scooter» Libby, étaient pour quelque chose dans une fuite révélant au grand public l’identité d’un agent de la CIA, ce qui est un crime fédéral aux Etats-Unis.Un porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto, a fermement contesté que M.Bush ait menti à M.McClellan: «Le président n 'a jamais fourni, et ne fournirait jamais d’informations inexactes à ses portefarole» pour qu'ils les répercutent auprès des journalistes, a dit M.Fratto.L’affaire remonte à juillet 2003, quand un ancien ambassadeur, Joseph Wilson, a accusé l'administration George W.Bush VOIR PAGE A 8: BUSH f émÊÈÉËËÊÈ^à m M I =1 ^ VJ SI Si H -l n *( > '*v ^v'VTsi a rr;- â>.^31 fc4X ^ ?» Le partenariat économique entre le Canada et Boeing repose sur près de 90 ans de création de valeur réelle dans chacune des provinces.Présentement, Boeing injecte environ 1 milliard de dollars par année dans l'économie du pays.De plus, Boeing s’est engagé à verser une somme égale à l’investissement du Canada dans l’avion C-17—ainsi réinvestissant 100% des retombées économiques dans des occasions d’affaires pour ses fournisseurs.Voilà un engagement réel, pour le présent et pour l’avenir.I LE DEVOIR.LE J E l' l> I 22 NOVEMBRE 2 0 0 7 A a ACTUALITES Michel David Le temps des excuses Quand l’année se termine, il est de bon ton de faire son mea-culpa et de prendre de bonnes résolutions pour l’avenir.Hier matin, les quotidiens étalaient en première page les regrets de deux hommes entre lesquels il aurait paru assez improbable de faire un rapprochement, si ce n’est que les prélats et les premiers ministres n’ont pas l’habitude des confessions publiques, même tardives.Que ces gens soient à la retraite ou qu’ils portent la soutane, les excuses des politiciens sont rarement prises pour argent comptant.Celles de Brian Mulro-ney et de Marc Ouellet ont été accueillies comme elles le méritaient, c’est-à-dire avec une bonne dose de scepticisme.Au moins, le cardinal Ouellet a signé lui-même la lettre ouverte adressée aux journaux, dans laquelle il reconnaît les torts causés par les «attitudes étroites de certains catholiques avant 1960», y compris «certaines autorités épiscopales», qui n'ont pas été à la hauteur de la doctrine sociale de l’Eglise.Dans le cas de M.Mulroney, c’est plutôt son fidèle porte-parole, Luc Lavoie, qui a fait part de ses regrets persistants dans une entrevue accordée à Can West News Service.Sans doute était-il trop étouffé par le remords pour se confier lui-même.Pourtant, jusqu’à ce que l’affaire rebondisse, M.Mulroney semblait remarquablement serein et souriant.Rien ne laissait soupçonner qu’il avait perdu le sommeil.À en croire M.Lavoie, l’ancien premier ministre reconnaît maintenant que le fait d’avoir accepté 300 000 $ comptant d’un homme d’affaires aussi louche que Karlheinz Schreiber, dont une première tranche de 100 000 $ alors qu’il était toujours député, a été «la chose la plus stupide qu ïl ait jamais faite».Cela rappelle les larmes de crocodile que le président de Groupaction, Jean Brault avait versées pendant les audiences de la commission Gomery.M.Mulroney semble avoir eu une (très) brève hésitation quand M.Schreiber lui a tendu une enveloppe bourrée de billets.«Pourquoi de l’arpent comptant?», a-t-il demandé.«Eh bien, je suis un homme d’affaires international et je paie toujours comptant», a répondu l’autre.Fin de l’hésitation.Une faute avouée n’est pas toujours à moitié par-donnée.Il y a aussi la manière.Brian Mulroney aggrave plutôt son cas.Déjà, cette sombre histoire avait énormément terni son image.Il aurait au moins pu nous épargner l’affront de nous prendre pour des valises.Cette excuse du bon père de famille qui ne veut pas voir diminuer le train de vie de ses enfants n'émouvra personne.H aurait dû laisser sa famille en dehors de ce merdier.Tout le monde souhaiterait en offrir davantage à ses enfants.D’ailleurs, à en juger par la collection de chaussures Gucci qu'il avait constituée à l’époque où il résidait au 24 Sussex, M.Mulroney avait lui aussi des goûts assez luxueux.Il faut malheureusement apprendre à vivre selon ses moyens.Déjà, ceux de M.Mulroney semblaient très supérieurs à la moyenne.Au moment de sa première rencontre avec M.Schreiber, il attendait la fin des rénovations à la résidence dont il venait de faire l’acquisition à Westmount.La séna-trice Céline Hervieux-Payette a un peu exagéré en la comparant à celle de Pauline Marois, mais à ce degré d’opulence, c’est davantage une question de nuance.De toute manière, cela laisse entière la question de savoir pourquoi M.Mulroney a reçu tout cet argent Tant qu’à passer aux aveux, il aurait pu expliciter les démarches qu’il a faites en faveur de cette fameuse entreprise de pâtes.A ce prix, cela a dû laisser des traces.f »• ?La sortie de M.Ouellet laisse également perplexe.La contrition est une belle chose, mais la sienne sent un peu trop l’astuce.D’entrée de jeu, sa lettre se veut une suite de son intervention controversée devant la commission Bouchard-Taylor, et il la conclut en réitérant sa proposition d’autoriser les diverses confessions religieuses à dispenser leur enseignement dans les écoles.D’autres témoignages de repentance suivront à l’occasion du prochain carême, a-t-il annoncé.De son propre aveu, cette tentative de réconciliation vise à permettre au Québec de «se souvenir plus sereinement l de son identité chrétienne et missionnaire».Il est vrai que tout n’est pas noir dans le bilan de l’E-; glise catholique au Québec et que les valeurs judéo-chrétiennes font partie de notre identité, mais l’insistance du cardinal à forcer les portes de l’école risque d’avoir l’effet inverse de celui qu’il recherche.«Je ne demande aucun retour en arrière», assure-t-il.Peut-être, mais la «mémoire blessée» qu'il évoque pourrait très bien confondre.Au nom de qui M.Ouellet mène-t-il cette croisade?Il assure que sa lettre n'engage que lui, mais c’est «comme archevêque de Québec et primat du Canada» qu’il .dit reconnaître l’effet néfaste du comportement de l’Eglise avant 1960.Hier, le président de l’Assemblée des évêques, Martin Veillette, marchait visiblement sur des » œufs.Il a dit avoir été informé de la lettre du cardi-j nal au moyen d’un courriel à la toute veille de sa pu-; blication.Le primat semble se comporter avec les évêques de la même façon que Stéphane Dion avec : ses députés.J.Même s’il ne s’agit pas d’excuses officielles, qui ne • vaudront donc aucune compensation à ceux dont la ! vie a qté brisée, cette reconnaissance des torts causés par l’Eglise est sans doute la bienvenue, mais pourquoi les regrets de M.Ouellet s’arrêtent-ils à 1960?D est vrai que les pires abus remontent à la «Grande Noirceur», mais on peut difficilement parler au passé de la discrimination à l'endroit des femmes alors que le sacerdoce leur est toujours interdit Puisque c’est le temps des excuses, à qui le tour?Jacques Chirac vient justement d'être mis en accusation pour une affaire de détournement de fonds qui remonte à l’époque où il était maire de Paris.mdavid@ledevoir.com La confession de M® Ouellet suscite le scepticisme Les excuses présentées par le cardinal Marc Ouellet ont fait des vagues hier: geste courageux pour les uns, simple calcul politique pour les autres.Peu de gens sont restés indifférents à la sortie de l’archevêque.GUILLAUME B O U R G AU LT - C ô T É La demande publique de pardon faite hier par le cardinal Marc Ouellet pour les fautes commises par l’Eglise avant 1960 a soulevé un véritable déluge de réactions un peu partout au Québec.Mais derrière la parade, plusieurs se demandent quelles sont les véritables intentions du primat du Canada Chose certaine, le cardinal a cartonné avec sa lettre ouverte de repentir.Articles à provision dans tous les quotidiens, tribunes à la télévision et à la radio tout au long de la journée: les excuses personnelles de Marc Ouellet ont eu un impact que le cardinal a probablement entendu jusque dans sa retraite fermée en Espagne, où il séjournait avant de gagner Rome pour une assister à réunion de cardinaux.Au Québec, plusieurs ont exprimé leur surprise: pourquoi des excuse,s de ce type à ce moment précis, sans consensus de l’Eglise et sans qu’il y ait le moindre débat à l’heure actuelle au sujet des agressions sexuelles subies par de jeunes garçons aux mains de religieux ou à propos des relations tendues avec les femmes, les autochtones, les Juifs?«Ça me semble une manière de revenir sur la scène après avoir été mal compris à la commission Bouchard-Taylor», estime Louis Rousseau, professeur au département de sciences des religions à ITIQAM.«B tombe comme un cheveu sur la soupe et va trop vite en affaire: M.Ouellet parle de tout sans entrer dans le détail.» M.Rousseau a ajouté que «lorsqu’on fait des excuses de ce type, on doit être préparé, avec m dossier derrière.On dirait plutôt la confession de quelqu’un qui va mourir dans deux heures et qui n’a pas le temps de s’expliquer».Surtout, M.Rousseau note que la sortie de M.Ouellet expose une fois de plus ses différends avec l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ).Ainsi, les propos du cardinal ont été faits en son nom propre et n’engagent pas l’Eglise catholique québécoise, malgré ce que certains ont laissé entendre hier.En effet à propos de tout ce que M.Ouellet énonce, il n’y a aucun consensus.A l’AECQ, le président Martin Veillette a indiqué ne pas avoir de problème fondamental avec le contenu des accuses de VF Ouellet Mais sa lettre permet aussi—et c’en est même le message principal — une nouvelle profession de foi pour l’enseignement religieux à l’école, une position que l’AECQ rejette.«Il faut être bien prudent, a rappelé M*' Veillette hier c’est l’intervention d’un évêque, qui ne présente pas la position de l’Eglise.Si l’AECQ en vient à adopter une position officielle concernant les sujets évoqués par Marc Ouellet, elle le fera aprà consultation de ses membres [comme elle l’a fait pour l’enseignement confessionnel], Si les deux tiers sont d'accord, là, nous aurons une position qui engage tout le monde.» M1" Veillette a indiqué que la prochaine réunion des évêques, en mars 2008, pourrait être l’occasion de dis- PH1UPPE DESMAZES AGENCE FRANCE-PRESSE M81 Marc Ouellet cuter de certains de ces sujets (des excuses ont déjà été présentées en 1990 dans le dossier du droit de vote des femmes).Toutefois, d,'autres excuses publiques officielles de la part de l’Église ne sont pas au programme pour l’instant.Stratégie Pour le sociologue et théologien Raymond Lemieux, professeur retraité de l’Université lüval, la sortie du cardinal relève davantage de la manœuvre politique.«C’est une critique non nuancée, orientée vers des objectifs politiques [l’enseignement religieux] qui n’ont pas de rapport avec le sujet, a-t-il dit.On a l’impression d’une stratégie de reconquête.» Comme plusieurs autres, M.Lemieux estime que la lettre du cardinal donne l’impression d’un virage qui n’en est pas un.«Le point de chute, c’est la défense de l’enseignement religieux à l’école.C’est comme s’il jetait du lest pour pouvoir pousser sur autre chose.Autrement, je ne pense pas que ses excuses aient un impact sur l’attitude de l’Eglise envers les homosexuels, par exemple.» En entrevue à Radio-Canada, Raymond Gravel, prêtre et député bloquiste de Repentigny, a dit avoir «un peu de difficulté» à entendre M.Ouellet demander pardon pour des gestes commis par le clergé avant 19Ô0 «alors qu’il n’y a rien après».Pourtant, a-t-il relevé, la discrimination faite aux femmes continue, de même que celle envers les divorcés remariés.Présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin a confié sur les mêmes ondes qu’il aurait fallu, pour avoir un vrai pardon, «un engagement à transformer le présent de l’Eglise et son futur» afin qu’elle reflète «les valeurs de notre société, notamment l’égalité hommes femmes».Du côté de la Fondation Émergence et de Gai-Ecoute, le président Laurent McCutcheon a déclaré à la Presse canadienne que les excuses du cardinal Ouellet sont in-cpmplètes puisqu’elles évitent de parler de l’attitude de l’Église envers les homosexuels depuis 1960.Pour sa part, le président du Comité des orphelins de Duplessis, l’écrivain Bruno Roy, s’est à plusieurs reprises dit déçu de voir que le cardinal n’a pas nommément parlé des orphelins dans sa lettre, assimilant celle-ci à une «opération de récupération».A Québec, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a salué l’initiative du cardinal mais a ajouté que l’institution devra revoir certaines de ses positions en ce qui concerne notamment la contraception, l’homosexualité et le respect de l’égalité entre les hommes et les femmes.«C’est un aveu public que je trouve intéressant», a mentionné la ministre St-Pierre.Mais
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.