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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-11-15, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET D l M A SCRE 10 N 0 V E M B R E 2 0 0 3 LITTÉRATURE FRANÇAISE Abecassis ou l’amour du réfugié LITTÉRATURE AMÉRICAINE La Cité de Dieu d’Edgar Lawrence Doctorow Page F 5 Page F 8 ?LE DEVOIR ?o ARCHIVES 1.1 DEVOIR en question iv -v ^ À  x » Quelle place au juste occupe l’inspecteur Jules Maigret dans le cœur d’un homme vivant à la Baie-James au beau milieu des années 1970?Le vrai style est d’écrire comme on est en soi-même et comme on pense.JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Nous sommes à l’époque de la construction des grands barrages.Pierre Caron est responsable des invités d’honneur du chantier, mais il dévore dans ses temps libres les aventures du célèbre inspecteur Maigret «L’écriture des romans de Simenon m’avait déconcerté par sa vérité, par l'exactitude des mots et des phrases qui s’humilient, s’effacent derrière la très juste représentation de ce qu’ils racontent.» Caron, il faut le dire, est un lecteur passionné.À ses yeux, l’écriture apparaît comme une nécessité humaine incontournable, au point de nourrir toutes les ra-de son, existence.Lecteur doublé d’un écrivain, ron ami Simenon, d’une écriture , comme celle de son «ami».Une correspondance Tour à tour journaliste, écrivain, notaire puis avocat, passionné par l’œuvre de Simenon, ce Québécois se permet un jour d’écrire son admiration au romancier belge.Contre toute attente, ce dernier lui répond.Une correspondance s’engage alors, qui durera onze ans, période au cours de laquelle Pierre Caron, loin d’apprendre à mettre à distance une œuvre, éprouve plutôt le besoin intime de s’en approcher de plus en plus, tel un papillon attiré par la flamme.Le passionné dévore d’abord, affirme-t-il, tout Simenon.Plus de 350 livres publiés! Rien de moins.«Puisqu’un lecteur moyen lit, dit-on, environ six livres par année, il lui faudrait trente-cinq ans pour ne lire de Simenon que les romans “durs” et les Maigret publiés entre 1931 et 1972.» Naturellement, ce boulimique lit ce qui touche de près à l’écrivain.Il suit aussi à la trace son parcours réel à travers des voyages en Belgique, en Suisse ou à son ancienne résidence de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, au Québec.Que disent les lettres que Simenon lui adresse?Peu de choses.Elles sont pour la plupart fort courtes, simples missives de politesse et échange de bons procédés.Pierre Caron croit y distinguer les marques d’une véritable amitié.Quelques rares épîtres plus élaborées touchent, il est vrai, d’assez près à l’écriture et au métier d’écrivain.«Le style ne se forge pas, lui explique Simenon.Il est trop personnel pour cela.Le vrai style est d’écrire comme on est en soi-même et comme on pense.Toutes les astuces littéraires ne sont qu’un vain mot.» Après plusieurs années, Caron considérait sa «relation avec Simenon comme la plus extraordinaire histoire de [sa] vie à ranger parmi [ses] souvenirs».Tout est question de perception.Le plongeon Simenon D’entrée de jeu, cette correspondance avec Simenon apparaît comme un prétexte habile pour mener à bien une entreprise d’introspection sur la passion de la littérature.Le père du commissaire Maigret est joli- ment campé par Pierre Caron au sein d’une trajectoire littéraire personnelle.Simenon est pour lui ce que fut Perron pour Victor-I^vy Beaulieu: une occasion de plonger en soi et, tout en cherchant à connaître l’autre, de mieux se situer.«Je suis né dans les livres et je suis ce que j’ai lu», explique Caron.L’homme n’a pas lu que Simenon, loin de là.Il est né dans les livres, conserve l’image forte d’une mère tournant doucement les pages dans un fauteuil du salon.Il évoque d’ailleurs un livre quasi en ruine mais conservé précieusement dans sa bibliothèque parce qu’il fut dédié à sa mère par le brillant Olivar Asselin.La passion de la lecture et de l’écriture suffisait à justifier le projet de Mon ami Simenon.Hélas! Il semble qu’en chemin l’auteur ait perdu son fil et se soit plutôt convaincu de la nécessité d’établir coûte que coûte son lien d’«amitié» unique entretenu avec l’écrivain belge.Le voilà ainsi qui narre longuement son unique rencontre avec Simenon.L’écrivain lui aurait alors confié son intention d’en finir avec ses jours, le temps venu.Et sa compagne de l’époque, en aparté, lui aurait à cette occasion affirmé que «monsieur vient de vous faire cadeau d'un secret que nous n’avions confié à personne».Même si Simenon avait effectivement affirmé cela, la thèse du suicide en est-elle prouvée pour autant?Et quelle importance, au fond, si Simenon malade trouva bon de raccourcir ses jours: il y a déjà tant à dire sur la façon dont il vécut VOIR PAGE F 2: SIMENON «Je suis né dans les livres et je suis ce que j’ai lu» U LIVRE NOIR DB CANADA ANGLAIS L'essai qui a connu le plus de succès de toute l'histoire du Québec ! UttVRf HOIR M CANADA ANGlttS 2 U ttVRf NOIR CANADA ANCIAIS NOUVEAU LESWNTOUCHABLES ont 10 ans.Plus de 1 000000 de livres vendus.WWW LESINTOUCMABLEB.COM LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2003 F 2 * SALON DU LIVRE ?SIMENON SUITE DE LA PAGE F 1 Spécialiste de l’œuvre de Georges Simenon, coresponsable de l’édition de la Pléiade consacrée récemment à l’écrivain, le , Belge Jacques Dubois est cette année un des invités d’honneur du .Salon du livre de Montréal.Au sujet de l’hypothèse du suicide émise par Pierre Caron, il se montre dubitatif en entrevue au Devoir.«C'est la première fois que t'entends ça.Cela me laisse assez perplexe.Simenon a dit à cette époque qu’il n'avait jamais été aussi fieureux.[.]J’ai envie de dire “peut-être”, tout au plus.On peut imaginer que cet homme très lucide ait pu se dire un jour “ça suffit”, tout comme il avait décidé, .quelques années plus tôt, d’arrêter .d’écrire même s’il avait un roman pn chantier.» Au long de sa vie, Georges Simenon a écrit pratiquement sans arrêt Le papier bible de la Pléiade présente désormais 21 de ses y ARCHIVES LE DEVOIR Jacques Dubois, spécialiste de l’œuvre de Georges Simenon et coresponsable de rédition de la Pléiade consacrée récemment à l’écrivain.livres en deux tomes.«Je pensais que notre choix allait être davantage mis en question.Cela ne s’est pas produit.Au cours de notre travail, nous avons découvert d’autres romans de Simenon plus subtils.Il faudrait faire un autre volume.Il en est question.Nous y insérerions Pedigree, qui est un livre très important que nous n’avons pas retenu dans les deux tomes.» Pourquoi un homme décide-t-il de consacrer ainsi un jour une part importante de sa vie à celle d’un autre?«Je suis Liégeois, comme Simenon l’était.Cela nous rapproche.Et j'enseigne la littérature, je suis du métier.A l’instar de plusieurs amateurs de Simenon, c’est sans doute le romancier que j’aurais voulu être ou que je suis sans le savoir qui se satisfait de plonger ainsi dans l’univers d’un grand romancier.» MON AMI SIMENON Pierre Caron VLB éditeur Montréal, 2003,231 pages Librairie POPULI J* Mlllltf i r.M\wm .)jto(SWUfcHREIBER Robert Laffont JO.2 Roman Qc A.COUSTURE Libre Expression ] Cuisine Qc MlèÎEtJF t'Homne.2 4 Biograph.Qc J'AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE AP R.0ALLAIRE Libre Expression 3 5 Roman Qc L'HISTOIRE DE PI ¥ - Booker Prize 2002 Y, MARTEL XYZéd.il J6 Cuisine Qc IA SÉLECTION CHARTIER 2004 F.CHARTIER La Presse 2 7 Roman Qc LE CAHIER NOIR M.TREMBLAY Leméac 3 8 Essais Qc LA ROUTE DES HELLS SHER / MARSDEN L'Homme 3 9 B.D.ASTÉRIX ET IA RENTRÉE GAULOISE UDERZ0/G0SCINNY Albert René n 10 Histoire Qc LES COUREURS DES BOIS ¥ G.-H.GERMAIN Libre Expression j U Roman LE COMPLEXE DE DI ¥ - Prix Femina 2003 D.SUIE Gallimard 8 12 Biographie LE TEMPS DES AVANTS C.AZNAV0UR Flammarion Qc 4 13 Polar LUMIÈRE MORTE M.CONNELLY Seuil 4 U Pratique Qc LE GUIDE DE L'AUTO 2004 DUVAL/DUQUET L'Homme 6 15 Essais MAL DE TERRE ¥ H.REEVES Seuil 28 16 Psychologie Qc VICTIME DES AUTRES, BOURREAU DE SOI-MÊME ¥ G.C0RNEAU L'Homme 17 Biograph.Qc M.VASTEL L'Homme 2 18 Roman LA MAÎTRESSE DE BRECHT - Prix Goncourt 2003 J.-P.AMETTE Albin Michel 9 19 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?¥ J.SPENCER Michel LaJon 153 20 Polar SECRETS D'OUTRE-TOMBE K.REICHS Robert Laffont 6 21 Biograph.Qc CAMILLE LAURIN ¥ J.-C.PICARD Boréal 2 22 Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN, 1.1 ¥ A.BRASHARES Gallimard 72 23 Polar LE PROTOCOLE SIGMA R.LUDLUM Grasset J 24 Cuisine Qc A, DESJARDINS Trécarré 2 {Venez rencontrer Francois Gravel le samedi 22 novembre de 13 h à 15 h 30 Carrefour Angrignon *(51 4)36W5J 7 25 Psychologie Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.M0RENCY Transcontinental il 26 Cuisine Qc COLLECTIF Fldes 3 27 Humour Qc G.LATULIPPE Québécor j 28 Spiritualité M RICARD Nil 29 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT ¥ E.TOLLE Ariane Ë! 11' Roman COURAGE D STEEL Pr.de la Cité 4 3J Roman Qc LIFE 0F PI ¥ - Booker Prize 2002 Y MARTEL Vintage Canada 56 32 Roman DANSEUR ¥ C.MCCANN Belfond i U Pratique Qc L'ANNUEL DE L'AUTOMOBILE 2004 COLLECTIF Annuel inc.6 34 Sciencfrdiction NOS AMIS LES HUMAINS ¥ B WEBBER Albin Michel 4 35 Jeunesse ROUYER/DUPUY-SAUft Fleuius 4 36 Biograph.Qc JE SUIS UN BUM DE BONNE FAMILLE J.-F.BERTRAND l'Homme 8 37 Fantastique LES CHEVALIERS D'EMERAUDE.t.3 - Piège au Royaume des Ombres A R0BILLARD de Mortagne 6 38 Biographie ESTES/REYMOND Flammarion J 39 Essais Qc PAROLES DE FEMMES ¥ A-M VILLENEUVE Québec Amérique 4 40 Roman LE PETIT COPAIN D.TARTT Plon JJ U Fantastique LES CHEVALIERS D'EMERAUDE.t 1 - le feu dans le ciel A R0BILLARD De Mortagne 56 42 Essais Qc PROPOS D'UNE MORALISTE D BOMBARDIER vlb éditeur 43 Polar SHUTTER ISLAND ¥ 0.LEHANE Rivages 9 44 Biographie J.COTE Boréal 2 45 {Actualité | L'ÉTAT DU MONDE 2004 {COLLECTIF Boréal f : Coup de Coeur RB : Nouvelle entrte Plus de lOOO Coups de Cœur, pour mieux choisir.25 succursales au Québec Les noms des finalistes du prix des Collégiens ont été dévoilés hier LE DEVOIR Le prix des Collégiens sera décerné pour la deuxième fois cette année, selon la volonté des étudiants de différents cégeps de la province.Les collégiens de 33 cégeps devront did le Salon du livre de Québec, qui a lieu au printemps, choisir l’un des cinq romans qui ont été sélectionnés par le jury.Cette entreprise, parrainée par la Fondation Marc Bourgie, s’est inspirée du prix Concourt des lycéens, établi depuis plusieurs années en France.Aussi, un lycée de France, le Lycée Zola de la ville de Rennes, s’est-il assodé à cet événement cette année.L’ensemble de l’entreprise vise le développement du jugement critique chez les étudiants à travers la lecture.Cinq finalistes Les œuvres en lice, qui devaient avoir été publiées entre le mois de novembre 2002 et le mois de novembre 2003, sont Adieu Betty Crocker!, de François Gravel (Qu4 bec Amérique), La Héronnière, de Lise Tremblay (Leméac), Le Cahier noir, de Michel Tremblay (Leméac) , Contes Butô, de Ook Chung SOURCE RADIO-CANADA C’est l’écrivain Stanley Péan qui agira cette année à titre de porte-parole du prix des Collégiens, auquel est associé Le Devoir.(Boréal), et Le Discours de réception, de Yves Gosselin (Lanctôt).Tous ces livres ont déjà été critiqués dans Le Devoir, qui est assodé à l’événement Plusieurs établissements collégiaux font partie, avec Le Devoir et la Fondation Marc Bourgie, du comité de coordination de cette entreprise.11 s’agit du Cégep de Saint-Jérôme, du Collège Laflèche, du Collège Montmorency et du Cégep de Sherbrooke.C’est l’écrivain Stanley Péan, également animateur de l’émission Bouquinville à la Chaîne culturelle de la radio de Radio-Canada, qui agira cette année à litre de porte-parole du prix.Les œuvres sélectionnées seront lues par les collégiens, soit dans le cadre de leurs cours, soit de façon parascolaire.Le lauréat, choisi par les collégiens, se verra remettre une bourse de 5000 $.Le jury était composé de Suzanne Giguère, critique au Devoir, Michel Biron, professeur de littérature et critique au Devoir, Caroline Montpetit, journaliste littéraire, Pascale Navarro, critique littéraire et journaliste indépendante, ainsi que de Jean-François Nadeau, directeur des pages culturelles du Devoir.Ce dernier a présidé le jury.Les membres ont délibéré pendant environ deux heures avant de faire connaître leur décision unanime.Les noms des finalistes de ce prix ont été rendus publics hier matin au Salon du livre de Montréal.L’an dernier, c’est le roman Les Yeux bleus de Mistassini, de l’écrivain Jacques Poulin, qui avait obtenu la faveur des collégiens.LITTÉRATURE JEUNESSE Un prix pour deux paresseux CAROLE TREMBLAY Cette année, le prix Québec-Wallonie-Bruxelles a été décerné à l’auteure-illustra-trice belge Anne-Catherine De Boel pour son album Koulkoul & Molokoloch, l’amusante et incroyable aventure d’une paire de paresseux.Créé en 1981, le prix Qué- bec-Wallonie-Bruxelles récompense en alternance un auteur-illustrateur de la communauté française de Belgique et un auteur-illustrateur québécois dans le domaine de la littérature jeunesse.À pareille date l’an dernier, c’est Michèle Marineau qui recevait les honneurs avec Marion et le nouveau monde, chez Domi- nique et Cie.C’était donc au tour de la Belgique d’être couronnée cette année.La lauréate, la jeune Anne-Catherine De Boel, a reçu son prix, accompagné d’une bourse de 3500 $, jeudi dernier à la place Archambault du Salon du livre de Montréal.Son éditeur, Pastel, a quant à lui obtenu une aide financière de 6000 $ qu’il pourra consacrer àja promotion de l’ouvrage chez nous.Ce prix, qui favorise une meilleure connaissance mutuelle de nos littératures jeunesse, est le fruit d’une coopération entre le ministère des Relations internationales, le ministère de la Culture et des Communications du Québec et le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique.Originaire de Namur, l’auteu-re-illustratrice a fait des études en illustration £ l’Institut Saint-Luc de liège.A peine sortie de l’école, elle faisait paraître un premier album, Rafara, chez Pastel.Trois autres albums ont depuis vu le jour sous sa plume et ses pinceaux, dont Koulkoul & Molokoloch, qui relate l’incroyable et irrésistible aventure de deux paresseux.Après avoir pris l’épuisante décision de partir pour nulle part ensemble, Koulkoul et son nouvel ami Molokoloch s’installent confortablement pour une sieste bien méritée.Jean le python, qui passe par là, trouve Koulkoul bien appétissant et décide de se l’offrir comme collation.Le python est ensuite avalé par un crocodile, à son tour dévoré par un jaguar, lui-même éventré par un chasseur.Quand Ubi, le chasseur, se rend compte de tout ce qu’il a attrapé d’un seul coup, il s’évanouit de stupeur, laissant le temps à Koulkoul d’aller rejoindre son camarade qui s’éveille à peine.Le texte plein d’humour et l’originalité des illustrations font de cet album un véritable petit bonheur de lecture.Tous les albums d’Anne-Ca-therine De Boel possèdent un petit quelque chose d’africain.Quand ce n’est pas l’histoire qui est inspirée d’un conte, ce sont les illustrations, dont les tons de brun et d’ocre rappellent les couleurs de la savane.Fascinée par le continent noir, l’auteure-illustratrice a elle-même vécu au Gabon pendant quelques années.C’est là qu’elle a puisé l’inspiration pour Koulkoul mais aussi pour Alba, son tout dernier album, fraîchement sorti des presses.Cet ouvrage qui aborde le thème de la mort de façon métaphorique nous fait suivre les pas d’une fillette à la recherche de son père disparu.Le prix Spirale va à Michel van Schendel LE DEVOIR Cy est Michel van Schendel qui a remporté le prix Spirale de l’essai pour Un temps éventuel.Histoire d’un homme et de plusieurs, publié aux Editions de l’Hexagone.Le prix Spirale de l’essai est accordé depuis huit ans à un ouvrage qui soulève un débat d'idées.Le choix du lauréat a été établi par un jury composé de Danielle Fournier, Stéphan Gi-beault, Eva Le Grand, Pierre L’Hérault, Catherine Mavrika kais, Marco Micone, Patrick Poirier et Jean-Claude Rochefort.Pierre L’Hérault a souligné la technique de dédoublement et même de triplement qui a permis à l’auteur d'échapper aux pièges de l’autobiographie.PRIX DU GOUVERNEUR GENERAL (en langue anglaise) Douglas Gi.oviih LC PAS 0F COURSE 04 O O o O Q « Un roman sensuel, picaresque [.] où le corps du récit, celui de la langue et celui de l'héroïne composent ensemble une jubilatoire symphonie.» Michèle Gazier, Télérama « Un livre fort et remarquablement documenté.» Sandrine Morin, Lire LE PAS DE L’OURSE 240 pages • 24,95 $ si) Boréal ^ 4Q„ www.editionsboreal.qc.ca \\pri Ba^iu nh Carou Lfyi rt, i ai ri \ts m prix H li ry-Mi srm 2001 LcpcrsoniH'l et colInIx>niteur> îles Editions LiEro Expression tclk item (.'mole Levert et André Rouen pour l'obtention du X *1 prix Eleurv-Mesplet 200! I 11 soulignnnt leur eontnbu! ion au propres de l’édition au Québee.Notre fierté est de voio eotoveï I Expression LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 3 SALON DU LIVRE Petit traité amoureux eux mythes ont façonné la sensibilité amoureuse occidentale: Tristan et Iseut, Abélard et Héloïse.La passion fatale et le romantisme tourmenté incarnés par ces deux couples légendaires ont-ils disparu de la carte du tendre?Qu’en est-il du sentiment amoureux aujourd’hui pour la génération des 3040 ans alors qu’une multitude de dérèglements le lézardent, l’infiltrent, que l’inquiétude n’est plus résorbée par la conquête, que la fr délité n'a plus de preuves et que les certitudes sont atomisées?Le Chant des poissons rouges interroge la durabilité de ce sentiment Micheline Morisset dont c’est le premier roman, arpente le territoire amoureux depuis une dizaine d’années.Etats de manqife et Mots pour séduire, parus aux Editions Trois, réunissaient des nouvelles émouvantes autour du désir et de la séduction.Originaire de Mont-Joli, l’auteure a signé dans un tout autre registre une passionnante série d’émissions diffusée à la Chaîne culturelle de Radio-Canada et consacrée à Arthur Buies, l’impétueux écrivain et journaliste du XIX' siècle.Le portrait de cet homme assoiffé de liberté a été publié aux Editions Nota Bene sous le titre d’Arthur Buies, chevalier errant.«En amour, on tombe toujours» Dans le décor brumeux du Bas-Saint-Laurent, Grégoire et Francis se souviennent de Louise, leur ancienne amante.De son vivant, elle affirmait que chez l’être humain, rien n’était conçu pour durer et «qu'en amour, on tombe toujours».Le récit à la troisième personne refait à l’envers le parcours de leur relation, qui a duré six ans.L’époque était grisante, ils vivaient tous les trois en accord, tout semblait facile: «Qu’ils en avaient partagé, du temps à discuter, à rire et surtout à ne rien faire qu’être heureux.» Temps suspendu dans l’odeur printanière des arbres en fleurs.Aucu- Suzanne G iguère ?ne promesse ne les liait, mais ils n’en espéraient pas moins.«Croire au meilleur et y consentir Superposer les regards, ojivrir les bras, un peu plus grand.Ecouter la cadence des mots rie l’amour.S’amuser.Se souvenir de ce don.Déplacer les vies maigres qui manquent d’espace, qui s’atrophient, qui quittent la route faute de rires et d’étoiles.» Parce qu’on a très peu de temps dans la vie.Et que, fatalement, la brise un jour charrie l’ombre.Un jour, Francis part en douce, non pas en raison de mésentente ou de lassitude mais par crainte qu’avec le temps la magie s’épuise, la part de mystère s’émousse.«Avait-il craint de trop les aimer, d’avoir besoin d’eux?H est des gens que le bonheur effarouche.» Le triangle amoureux rêvait d’une passion sans faille, réclamait d’être étonné, toujours.Fragile comme une porcelaine, il se brise.Louise et Grégoire ressemblent à deux chats blessés, en boule l’un sur l’autre.Ils feignent la légèreté, font semblant.Rétrécis par la peine amoureuse, leurs mains ne se rejoignent plus.«Comment se comporter avec l'absence?» Muets et solitaires comme les poissons rouges dans l’aquarium du salon, ils se séparent.Chagrins et fureurs s’emmêlent.Grégoire prend une année sabbatique, Louise se met à peindre parce qu’elle sait que les couleurs, «ça fait battre le cœur».Vidés de leur innocence, ils ne peuvent vivre longtemps loin des envies du cœur.De nouveau, les visages s’additionnent la vie se recompose, la soif, le désir encore.Les rires des enfants qui s’amusent ramènent Grégoire «aux heures glorieuses de l'été [.], à la nécessité d’écouter sa fougue et ses emportements».A Pointe-au-Père, sous des trouées de ciel lavande, Louise, adossée au phare, respire de toutes ses forces et s’appuie sur un souvenir réconfortant «Il existe des hommes qui se réveillent la nuit pour nous aimer leurs baisers nous traversent, nous renversent puis, plus tard, leur absence nous tient éveillées.On n’oublie jamais le mouvement des corps quand ils se sont penchés sur nous.» Roman hybride Dans ce roman lent et méditatif, plein de silence et de mélancolie, où le présent et le passé se chevauchent, la romancière s’avance dans le territoire de l’intime.Il lui suffit d’un mot d’un incident d’une farté ve impression, pour toucher l’enfance de ses personnages.«C’est toujours dans les yeux qu’on déchiffre l’enfance, qu’on comprend si les voyages dans les boîtes de carton ont gagné la rive ou pris l’eau.» L’enfance heureuse de Grégoire quand il dessinait des alligators souriants et des éléphants avec des oreilles volantes.L’enfance de Francis tatouée de secrets clairs-obscurs, auprès d’un père morutier et d’une mère qui, «suspendue au fleuve, mangeait ses mèches de cheveux en suppliant les marées de protéger son homme».L’enfance blessée de Louise recouverte par le désœuvrement d’une mère alcoolique et d’un père muet A la fois fiction et réflexion, petit traité sur la fascination amoureuse, Le Chant des poissons rouges témoigne d’une prise de parole féminine lucide et sensible.Micheline Morisset a su trouver le ton juste, parfois poétique, pour parler de la fragilité et de la force du sentiment amoureux Le roman est écrit avec minutie et une grande liberté rythmique.Sa petite musique ne nous quitte pas.À relire pour la palpitation secrète de ce texte profond, sa tendresse et sa délicatesse.LECHANT DES POISSONS ROUGES Micheline Morisset Québec Amérique, collection «littérature d'Amérique» Montréal, 2003,104 pages ÉDITIONS QUÉBEC AMÉRIQUE Micheline Morisset Une mémoire au quotidien >» * Vt Ms i St- t» »l I KATTAN Une femme accompagne son mari malade à une clinique près d’une ville où elle a passé son enfance.La mort guette et sa vie revient à la surface en une suite désordonnée de fragments: sa première rencontre avec son mari, leur amour, la naissance de leur fils.Elle se rend à la clinique, observe la chute de son mari puis son retour à la vie.Au long de la journée, elle reprend connaissance de la petite ville méditerranéenne, revoit le paysage, les maisons, les habitants vieillis.Elle assiste à la projection d’un film tourné dans cette ville depuis longtemps et lit sur Ce livre nous touche par l’expression de la résistance à la mort les visages la jeunesse de ceux qui ont subi le passage du temps.Elle retrouve, par hasard, Gabriel, son amour d’adolescente.Lui aussi a vieilli: mari, veuf, père et grand-père.Ils n’avaient pas vécu leur amour sauf dans l’émoi du silence, un amour enfoui dans la mémoire et qui resurgit du fond des années, vif et, encore une fois, irréalisable.Elle passe une heure avec lui, le quitte pour rejoindre son mari à la clinique.Celui-ci quitte la chambre de l’institution, s’éloignant de l’antichambre de la mort, retourne à sa maison et à l’infimité du couple.Ecrit dans l’émotion de l’érosion qu’exerce le temps, ce livre nous touche par l’expression de la résistance à la mort, par les palpitations entêtées des jours et par l’affirmation de la victoire de la vie.La mémoire persiste et est présente sur les visages plissés des compagnons d'enfance et de jeunesse.Marie Rouanet résiste à la nostalgie.Son amour de jeunesse est encore là.Elle ne le vit pas davantage dans un corps vieillissant que dans celui d’antan, qui s’éveillait à la sensualité.La vie déjà faite résiste à l’opacité, la dissolution dans un passé non réalisé.Cette vie s'est épanouie dans un amour qui résiste au temps et, par conséquent, à la langueur.L’amour éprouvé mais non vécu s’ajoute à celui qui persiste, en devient une dimension.Un beau livre.ANNÉE BLANCHE Marie Rouanet Albin Michel Paris, 2003,188 pages la France U- don d'Augusic Abonnez-vous à Lettres québécoises la revue de l’actualité littéraire et recevez en prime Le don d’AtlgUSte de Micheline La France Prix France-Québec Philippe-Rossillon 2001, (valeur 21 $) avec un abonnement à Lettres québécoises Les prix sont toutes taxes comprises 1 an / a numéros Individu Canada 20$ Étranger 25$ Institution Canada 2S$ Étranger 30$ 2 ans / 8 numéros Individu Canada 35$ Étranger 45$ Institution Canada 45$ Étranger 55$ 3 ans / 12 numéros Individu Canada 50$ Étranger 70$ Institution Canada 70$ Étranger 80$ Lettres 11.québécoises Entrevue: Madeleine Gagnon CODE POSTAL - TEL.- CI-JOINT ?CHÈQUE ?MASTERCARD ?VISA N0 ____________________________ EXP.SIGNATURE.Retourner à:/ quC-u >•: 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) Hal 3Z1 Téléphone : (514) SJ5-95->8 * Télécopieur : (514) S25-75-37 Courriel : Info9xy7edlt.qc.ca » y»wy».«y2edlt.qc.ca Jubilatoire et inventif Poirier LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR Enhardi par l’accueil favorable réservé à son premier roman, La Tête de Philippi, Philippe Jean Poirier revient à la charge avec L’amour est un cargo sans pilote, la suite des expériences amoureuses et existentielles de son antihéros aux yeux vairons.L'ingénieur de formation, qui refuse toujours d’«ingénier» prétextant quelques dizaines de romans urgents à écrire, n’a rien perdu de ce ton impudique et malicieux, voire irrévérencieux, qui avait lancé ses premières expériences littéraires.Fidèle à sa quête de l’amour et de l’amitié avec de grands A Philippi a néanmoins délaissé son rêve d’être «une bonne personne» et projette cette fois de devenir le prochain «Eminem de la poésie».C’est ainsi que, du jour au lendemain, ü décrète, avec l’intransigeance qu’on lui connaît, qu’il sera poète ou rien.Et pas de n’importe quelle eau, il sera un poète pugiliste, «pour éveiller un peu vos sens, pour injecter un peu de vie dans votre chair! Et vlan!».Sans boulot, négligé et insouciant, Philippi a alors tout son temps pour rêver en paix sa vie amoureuse qtti souffre d’un sérieux décalage avec la réalité.Entre Magali, militante délurée et impudique, et Juliette, pueelle sage et chaste, son cœur tangue dangereusement.Puisque la première est incapable d’aimer et que la seconde se réserve à l'homme de sa vie, l’amoureux transi se verra forcer de naviguer en eaux troubles.Le prétexte est parfait pour plonger de nouveau dans la tête d’un Philippi déchaîné, qùi laisse libre cours à ses plus folles élucubrations par le biais d’une amusante, mais un peu facile, métaphore maritime.Roman d’apprentissagé.L’amour est un cargo sans pilote est porté tout entier par l'imaginaire débridé d’un Philippi qui aime se gargariser, parfois jusqu’à l'excès.de son univers intérieur.Uh penchant que l’on reconnaît aussi chez son auteur, qui multiplie lés plongées sans filet dans les peiV sées de son alter ego à la franchise démesurée.11 en résulte une autofiction dense, qui part dans toutes les directions, mais que Poirier, solide à la barre, réussit généralement, souvent in extremis, à mener à bon port.Ne reniant pas une certaine filiation avec les étoiles de la jeunesse montante québécoise telles quê Guillaume Vigneault et Stéphane Bourguignon, la vulgarité en plus, fi J.Poirier n’en demeure pas moines extrêmement critique envers lui-même.Miroir de son autodérisioi), Hiilippi, lui, ne se prive pas de le rabrouer en décrétant: «Ôt, il y a aué-si ce.P J.Poirier?Un peu dans le même genre.Sauf qu’il ne sait pas écrire, le con!» Et s’il est vrai que fa langue crue de l’ingénieur souffre encore d’inexcusables coquilles, son ton jubilatoire et inventif mérite amplement qu'on s’attarde à son travail, une fois de plus.L’AMOUR EST UN CARGO SANS PILOTE Philippe Jean Poirier Stanké ! Outremont, 2003,226 pages DDDDB^ SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL 2003 LETT RF DUVF RT F A Un portrait clos 1 tnts-Ums cjni vous élomu'rn vlb éditeur Emmanuel Aquin Laurent Chabin Olivier Duculot Berthe Fouchier-Àxdsen Martin Grange Paul La bonne Noël Laflamme Arnaud Nicolaï Richard Ramsay & Brigitte Purkhardt Jacques G.Ruelland Cyrille de Sainte MaréviUe Robert Tbssier Dominic G.Ibrgeon Andrée Yanacopoulo O Venez rencontrer nos auteurs au kiosque Fides (#671) Prix littéraires du Gouverneur général Littérature jeunesse-illustrations RECETTE D’ÉLÉPHANT À LA SAUCE VIEUX PNEU Virginie Egger Les 400 coups Photo: Robert Côté l/cnez* U remontrer AM talon 4m livre 4e Montrtal (Avne4i is novembre à i+k, ftAn4 tto.« Un collage! Un éléphant! Un vieux pneu ! Voilà la recette d’un succès servi à la sauce piquante Virginie Egger.Un talent indéniable et surprenant! BravoI Un incontournable du livre pour enfant.»> Commentaires du jury l I LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 03 F 4 SALON DU LIVRE POLAR Un policier amateur Dans Le libraire a du flair, Montréal est présenté avec autant d’insistance que s’il s’agissait d’un protagoniste SOPHIE POIILIOT Un libraire qui rêvait d’être écrivain, Richard King, fondateur de Librairie Paragraphe Bookstore, a écrit l’histoire d’un libraire qui rêvait d’être détective.Le résultat de cette quasi-mise en abyme est un roman policier dont le héros est le propriétaire d’une boutique de livres montréalaise.Une première œuvre dont le contenu s’avère plus concluant que le contenant.C’est à l’université McGill qu’aura lieu le meurtre déclencheur.Un réputé professeur d’histoire, tombeur de ces dames à ses heures, est trouvé mort dans son bureau.Celui qui l’a trouvé, Sam Wiseman, libraire qui venait réclamer son dû à feu son client, se retrouve donc au beau milieu de l’enquête policière menée par son ami le sergent-détective Gaston Lemieux.L’assassin est-il un collègue dont le livre devait faire l’objet d'une critique négative de la part du défunt, une élève que l’enseignant aura voulu séduire avec un peu trop d’ardeur, une maîtresse délaissée ou une professeure plagiaire?Les suspects abondent, leurs témoignages sont incomplets et les indices, bien imaginés par l’auteur, se prêtent à plusieurs interprétations.Cependant, sans avoir lu l’œuvre originale, That Sleep of Death, l’on devine que la traduc- Le suspense tant attendu ne se retrouve qu’en fin de parcours, lorsque l’enquête se resserre et que son dénouement devient palpable tion de François Barcelo est extrêmement littérale, jusqu’aux «/ said» suivant les répliques du narrateur, qui deviennent systématiquement «j’ai dit» plutôt que «ai-je dit» ou quelque autre expression équivalente: «Ta sœur est vraiment très bien, j’ai dit en sachant [.].» Si cette gaucherie est délibérée, histoire de prêter au narrateur un accent anglophone, il aurait fallu que le stra-tagème s’étende à d’autres éléments du texte par souci de cohérence, ce qui n’est pas le cas.Notons par ailleurs que le terme «Canadien français» utilisé pour désigner les Québécois ou Canadiens d’expression française apparaît singulièrement désuet au cœur d’un ouvrage qui se veut contemporain.Bref, on ne lira pas Le libraire a du flair pour sa forme car, dans sa version française à tout le moins, le roman est dépourvu de style ainsi que de l'humour dont la version originale, comme le laissent sup-poser plusieurs phrases, était sans doute teintée.De plus, lorsqu’on lit, en quatrième de couverture, qu’il s’agit d’««n roman policier à saveur very montréalaise», l’on ne peut soupçonner à quel point ce «very» est en dessous de la vérité.Plus encore qu’un simple lieu où se déroulerait l’action, la ville est présentée avec autant d’insistance que s’il s’agissait d’un protagoniste.Les digressions touris- tiques ou encore personnelles du narrateur — qui raconte, notamment, la façon odieuse dont il se comporte avec sa jeune amante qui l’aime et envers laquelle il n’éprouve pas d'amour — ont l’effet néfaste de diluer le suspense qu’un lecteur recherche dans un roman policier.Ce suspense tant attendu, le lecteur ne le trouvera qu’en fin de parcours, lorsque l’enquête se resserre et que son dénouement devient palpable.Car l’intrigue est suffisamment bien construite pour que le lecteur ne découvre pas — bien qu’il puisse avoir des soupçons — avant les détectives qui est le coupable.Le nombre de suspects est considérable, ce qui permet quelques revirements ainsi qu’un lot de questionnements quant à l’identité du tueur.Qui plus est, et c’est une des principales qualités du roman, les personnages sont bien étoffés, complexes et nuancés.L’éditeur, dans le communiqué de presse, annonce l’intention de l’auteur de rédiger un second roman mettant en scène ces mêmes protagonistes.Cela expliquerait les nombreuses lignes consacrées à décrire la famille du libraire et celle de l’inspecteur, en plus de justifier le fait qu’aucune conclusion ne soit apportée quant aux péripéties ayant agité la vie amoureuse du héros tout au long du récit LE LIBRAIRE A DU FLAIR Richard King Traduit par François Barcelo Libre Expression Outremont, 2003,376 pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Des fables contemporaines Un livre plein de grâce et d’esprit signé Alain Gagnon SOPHIE POULIOT Alain Gagnon, connu pour ses romans, ses nouvelles, ses poèmes et ses contes, aborde encore, dans son tout dernier ouvrage, un nouveau genre: la fable.Celle-ci, selon l’auteur, «ressemble en tous points [au conte], sauf qu’il vous y faut au moins une opinion, en filigrane dans le récit.[.] Le fabuliste n'est-il pas un ahuri qui réclame de l’ordre au chaos?Il tente d ’y insérer, d’y forcer, sinon une éthique, au moins une manière de voir [.]».Conformes à cette définition, les récits réunis sous le titre de L’Iceberg de Lou Morrison sont empreints de considérations politiques, sociales et humaines dont fait trop rarement état la littérature de fiction.Et ce n’est là qu’un des mérites que possède l’ouvrage d’Alain Gagnon.Les thèmes abordés dans ce recueil sont multiples, mais les méandres de la psyché humaine y trouvent certes une place de choix Seront décrits les visions du monde d’un enfant autiste et d’un schizophrène, les comportements d’un individu drogué par ingestion abusive de comprimés variés, d’un autre forcé par autrui à recourir à la médication pour cause de rire excessif, d’une victime de l’alzheimer, d’un artiste, enfin, qui croit n’avoir aucune identité à force d’emprunter celle des autres en les imitant.Le tout est livré avec beaucoup de finesse et la fable mettant en scène le schizophrène — ne citons pas le titre, afin de ménager son effet — s’avère particulièrement étonnante.TRAIT D'UNION Alain Gagnon S’il faut nommer une autre ligne directrice orientant ces nouvelles, mentionnons que quelques-unes d’entre elles dénoncent l’hypocrisie arriviste et l’incohérence existant entre les propos, les idées et les agissements des décideurs ou des militants, quelque noble que soit la cause qu’ils affirment défendre.Par exemple, dans Népé ou l’enterrement de première classe, le maire d’une petite ville mène une lutte acharnée afin que l’on cesse de vider la région de ses matières premières sans que celleci jouisse des fruits de leur transformation.Or ce preux maire battra en retraite lorsqu’il se sera senti aimablement méprisé par les véritables détenteurs du pouvoir, rien à voir avec la gloire modeste mais constante associée à la mairie municipale.Bref, ce dernier ouvrage d'Alain Gagnon ne manque pas d’intérêt.Puisque l’auteur s’est donné le mandat, à travers ses fables, de transmettre quelques opinions quant à différents sujets, on s’étonne moins des commentaires acerbes formulés à propos, notamment, de l’UNEQ, du NPD et des acheteurs de nouvelles antiquités usinées censées rappeler le terroir.Quant aux véritables prises de position à l’égard de la discrimination dont sont victimes les personnes pauvres, de la surmédication, du conformisme à tout prix et d’autres attitudes modernes discutables, elles savent éviter le piège du moralisme grossier.Si les histoires contenues dans ce recueil sont intéressantes, en plus de soulever des questionnements éthiques et de véhiculer des critiques sociales pertinentes, elles sont aussi superbement écrites.Le vocabulaire recherché d’Alain Gagnon ainsi que les images tantôt colorées, tantôt évocatrices que suggèrent ses phrases assurent un surcroît de plaisir aux lecteurs de L’Iceberg de Lou Morrison.«J’y glisse avec l’aisance d’un habitué qui sait trouver confort, respect et whisky à l’autre extrémité de ce voyage initiatique pour Ulysse fessu.» Un ouvrage plein de grâce, mais surtout plein d’esprit L’ICEBERG DE LOU MORRISON Alain Gagnon Trait d’union Coll.«De quoi rêver» Montréal, 2003,166 pages ou toiv-msi i."Pltv.wCT', r »» i*,»-;»* Toutes nos félicitations à Elise Turcotte, gagnante du Prix du gouverneur général 2003 pour son roman La maison étrangère [.) Tari est dans le mot.dansUimagi dans le rythme de chaque phrase, sa Gilles Robita POÉSIE QUÉBÉCOISE vi ,uiO THIERRY BISSONNETTE DeSaint-Victor-de-Beauce à Trois-Rivières et Québec, puis d’un long séjour en Ontario vers Montréal, la vie de Robbert Fortin évoque l’errance de son cheminement poétique, trajet fondé sur une identité précaire, recherche tantôt claudicante et tantôt accélérée d’une voix personnelle.Ces sinuosités de l’accession à la parole marquent les recueils publiés par Fortin depuis 1994, où se mêlent révolte et spiritualité, scories de l’ici-bas et soupçons d’une autre lumière.Après L'Aube aux balles vertes et Les Nouveaux Poètes d’Amérique, deux livres au désespoir vindicatif, Fortin poursuit dans des tonalités légèrement diffé- un passe mm# mi L'HEXAGONE Robbert Fortin rentes.Moment d’arrêt, d’introspection et de réminiscences, le diptyque La Lenteur, l’éclair est conçu comme un regard de l’écrivain sur une décennie de sa Lancement officiel de la Revue Égards Revue de la résistance conservatrice Invitation à tous Jeudi 20 Novembre 2003 À18h00 Endroit : Librairie Olivieri 5219, chemin de la Côte-des-Neiges Téléphone : 514-739-3639 Interventions de : - Luc Gagnon (Directeur de la publication) : Présentation d'Égards.- Jean Renaud (Directeur de la rédaction) : Signification morale de la Révolution tranquille.- Maurice G.Dantec (écrivain): Comment peut-on être un écrivain chrétien au 2V siècle?Site Web : www.egards.qc.ca La passion de la ROBBFRT FORTIN I Ot INI \\ VRKF.N il comme un orack ’HEXAGONE • KJMOONI www.ocihoxaqone.com vie (1960-1970), sans pour autant tomber dans la nostalgie d’un récit de vie versifié.L’auteur, antibiographe, déconstruit arbitrairement sa vie dans ce «journal de poèmes», cherchant en elle matière à recueil ainsi que des prétextes pour une lente éclaircie du présent Non sans paradoxe, le lecteur assiste d’abord aux ténèbres originelles et au souvenir d’une naissance qui jette le poète au monde comme «oiseau aveugle» et comme orphelin: «un astre crevé dans l’arbre sec / un son tordu par la salive du ciel / il apprit à faire ses adieux à la lumière».Condamné à reprendre sans cesse sa naissance, «homme qui se refait / un jour de sa nuit», Fortin fait ensuite de chaque poème la peinture et la transfiguration d’un moment vécu, qu’on chercherait vainement à ramener à l’anecdote puisqu’il s’agit plutôt de talismans miniatures contre les griffes du présent.Obsédée par f’os autour duquel la chair tourne, cette quête d’élévation comportera de nombreuses chutes, d’où son étrange alliage de ferveur et de prosaïsme justifiant presque les menues inégalités du recueil.Dans un second volet plus court, L’Éclair, le poème se rapproche d’un tableau gestuel, avec le renfort de quelques expérimentations typographiques.Plus instantanés, d’apparence parfois gratuite, les textes de cette partie sont une autre forme de mise à nu, où, sous les aléas du pinceau, une présence au monde pleine de révérence et de trouble se révèle: «Je veux voir / ce que la vie contient / quand le vide compte / ses pas jusqu’à la lumière.» Tâchant par ce recueil profits et contrasté d’épurer son existence, Robbert Fortin n’en laisse pas moins flotter des imperfections, failles rythmiques et maladresses qui, étrangement, épousent le mouvement général de ce «langage d’innocence ‘roué d’incertitudes», où l'accident fait bel et bien partie de la course.D’autre part, le motif biographique peut carrément devenir un obstacle, puisque La Lenteur, l’éclair est lisible dans son autonomie et que le fil narratif, souvent ténu, gène à certains moments la lecture plus qu’il ne contribue à sa cohérence.Chose certaine, cette poésie — dont la maturation ne cesse d’étonner depuis quelques années — nous confronte à une humanité palpable, audacieuse et souffrante, loin des huis clos d’esthètes et des pirouettes auprès des jurys.LA LENTEUR, L’ÉCLAIR Robbert Fortin L’Hexagone Montréal 2003 X i LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE l H NOYE M R R E SALON DU LIVRE LITTÉRATURE FRANÇAISE f Eliette Abecassis ou l’amour du réfugié CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Pour éçrire son dernier roman, Eliette Abecassis a mis de côté le sujet qui lui avait inspiré ses deux romans précédents: les manuscrits de la mer Morte.C’est sur le quai d’une gare française que se déroule son dernier roman, Clandestin, paru chez Albin Michel.Jeune Française qui étudie le droit, l’héroïne y est touchée par le sort d’un immigrant clandestin qui lui fait de l’œil en chemin.C’est l’occasion de poser un regard sur l’univers des immigrants clandestins d’Europe, ceux-là mêmes auxquels on refuse de plus en plus le droit d’asile et qu’on parque dans des camps en attendant que leur cause soit entendue.En entrevue, l’auteur, qui participe cette année au Salon du livre de Montréal, affirme d’ailleurs avoir puisé son inspiration à même un incident survenu dans le camp de Sangatte, en Normandie.«On est en train de durcir le ton et d’hamwniser les lois européennes pour essayer de contenir les droits des réfugiés, dit-elle.Ce qui est inquiétant, c’est le recul du droit d'asile, ce droit fondamental.» Eliette Abecassis ajoute que partout en Europe, «les consignes vont de plus en plus dans le sens de ne pas accepter les étrangers».Le clandestin qu’Eliette Abecassis dépeint dans son livre pourrait être inspiré de person- SOURCE ALBIN MICHEL Éliette Abecassis nages réels que l’auteur a croisés au cours de sa vie.Ainsi, elle se souvient de l’histoire d’un Colombien qui avait été clandestin en France durant 13 ans ou de cet autre dont la famille avait été décimée en Afrique et qui se retrouvait dans une situation de clandestinité, sans moyens pour survivre.Roman très court et impressionniste, Clandestin évoque tout de même l’extrême précarité dans laquelle vivent les réfugiés, qui peuvent tenter de fuir et de s’évader au péril de leur Me.«H y a de plus en plus de camps de transit, où on parque les réfugiés en attendant.Et on ne sait pas très bien que faire des exilés.Ils transitent par ces camps et es- Pâle caractère CHRISTIAN DESMEULES Auteur d’une biographie romancée de Jacques Cartier, de récits et de quelques recueils de nou-veUes, André Berthiaume roule sa bosse depuis une quarantaine d’années dans nos milieux littéraires.Il était jusqu’à récemment professeur de littérature à l'Université Laval.La plupart des 22 nouvelles des Petits caractères ont d’abord paru dans des revues entre 1987 et 2003, souvent dans XYZ — dont l’auteur est depuis longtemps membre du collectif de rédaction.André Berthiaume emprunte quelquefois au «réalisme magique» et il arrive que ses nouvelles possèdent une chute inattendue ou que quelque chose y bascule.Ainsi, dans Le Petit Arbre, la promesse de minimalisme et de respiration retrouvée qu’offre un bonsai' se mue en passion envahissante pour son nouveau propriétaire.Sinon, il y a la mort, l’ennui, le temps qui passe.Parfois, de trop courts instants de bonheur sans illusions, des fulgurances ou des renversements.Toute une série de petites nouvelles noires à l’intrigue facile, voire superficielle (L’Arrière-cour, Le Jour du soigneur).Une littérature du dimanche, pratiquée pour tromper l’ennui — ou du «dimanche soir», comme il le suggère lui-même.Des impressions de la ville de Québec sous les saisons, les échos de quelques voyages.Ainsi la capitale française est-elle évoquée à gauche et à droite, prétexte à des épisodes d’une stupeur bien québécoise à l’égard de Paris — l’habituelle béatitude figée.Ou encore ce compte SOURCE XYZ André Berthiaume rendu méticuleux et terriblement ennuyant d’un voyage organisé (Le Voyage organisé).Assemblage disparate de nouvelles écrites parfois à une quinzaine d’années d’intervalle, le recueil d’André Berthiaume souffre (et sans doute était-ce prévisible) d’un manque manifeste d’unité.Il s’agirait d’un détail sans importance si la qualité était au rendez-vous.Or le plaisir de la lecture s’affaiblit de nouvelle en nouvelle, jusqu’à ce qu’on accélère le rythme, pressé d’en finir avec un recueil qui semble répondre plus à un besoin primaire de compilation qu’à une réelle nécessité littéraire.Sinon celle, comme il le propose, de «déposer quelques mots sur les silences».LES PETITS CARACTÈRES André Berthiaume XYZ, coll.«Romanichels» MontréaL 2003,136 pages Uïdu«“»wde yjVOe et , \ 1)1 Ll\ lx K d< I^ONTKKaL CEST AU STAND DE V LANCTÔT ÉDITEUR ^ QUE ÇA SE PASSE! VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS : Jeanette Biondi et Pierre Gauvreau, Alain Denis Raymond Cloutier, Jean-Philippe Bergeron, Marie Gaudreau, Marc Pigeon, Fabienne Roitel, a Lyne Dunberry, François Grégoire, Raymond Lévesque, Jean Charlebois, Mario Lirette, Line Beauchesne, Dany Laferrière, Sylvie Bernier, Louise Bombardier, Luc Fournier, Josette Trépanier, Jésus ,K., Yves Gosselin, Francine Nadon, Pauline Gélinas, Anne-Marie Savoie, Michel Chartrand et Fernand Foisy, Louise Anne Bouchard, Marcel Godin, Carinel Dumas, Sylvain Rjvière, Paul Piché, Jacques Ferron, par son fonds littéraire, Andrée Parent et le collectif Contre la guerre, dont Louise Portai, Jici Lauzon, Geneviève Bilodeau, Chantal Francke, Chariot Armen Daghlian, Armand Vaillancourt, Patrice Godin, Denis Trudel, Deano Clavet,Jean Airoldi, Joe Bocan, Catherine Durand, Jean-Claude Poitras, Louisette Dussault, Natalie Choquette, Geneviève Brouillettè, Soraya Benitez, Jocelyne Cazin, Michèle Deslauriers, Karen Young, Claire Varin, Frédéric Back et plusieurs autres et découvrir tout notre fonds dans le grand ensemble de PROLOGUE lANClOT i \ ri 111 I MAIS! )N I HI I II 'R DE LA GRANDE LITTÉRATURE « v s v * vlb éditeur F (i LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 3 SALON DU LIVRE LITTÉRATURE FRANÇAISE La veine caustique Éric Chevillard est le meilleur héritier des Éditions de Minuit, la maison qui osa Beckett et Pinget POLAR Un petit bonheur GUYLAINE MASSOUTRE Qui ne connaîtrait pas Le Vaillant Petit 'f'ailleur et l’humour incongru d’Eric Chevillard, né en 1964, manquerait le meilleur héritier des Éditions de Minuit, la maison qui osa Beckett et Pinget Chaque ouvrage de Chevillard est à lui seul une petite fête, un monument tout aussi discret que bizarre de rire et de sarcasme.Sa perle, cette fois-ci, le romancier la déniche dans les contes des frères Grimm, «récits populaires parfaitement ineptes qu’ils tenaient pour la plupart de la vieille servante de leur ami le pharmacien Wild, bavarde et puérile grand-mère, radoteuse autant que l’Ancien Monde dans le Nouveau, prénommée Marie, mais aussi des veuves oisives du village de Kassel, Dorothea Viehmann et les sœurs Hassenpflug, pour ne citer que ces trois hystériques, et d’autres sources encore, plus ou moins complémentaires ou contradictoires».Voilà, d’entrée de jeu, l’histrion de littérature sortant son habit de clown et transformant notre univers en cirque grotesque.Il faudrait s’arrêter sur chaque page, pour savourer son art de ferrailler, tel Don Quichotte contre les moulins à vent.Car il guerroie, ce satané écrivain, ^ avec une verve intarissable, une ’ imagination paradoxale, un sens du déboîtement hors de l’ordre logique (par la bande, l’anacoluthe ou ’le lapsus!) qui ne laisse pas de sur-, prendre.Et qui rappelle le rebondis-sant Diderot de Jacques le fataliste.librairieolivieri.com Prix de l'Académie des lettres du Québec Finalistes tKKROCES f* rtfVM/VRKMFKT Simonne MunetChartianil SÉANCE DE SIGNATURE Sam.15 nov.«13 h 15 à 14 h 15 MADELEINE PARENT, MILITANTE Sous la direction d'Andrée Lévesque SÉANCE DE SIGNATURE Madeleine Parent et Andrée Lévesque Dim.16 nov.*13 h 15 à 14 h15 Élise Turcotte Carie Coppens Robert Melançon Sombre Le grand livre Exercices de ménagerie des entorses désoeuvrement 74 pages 14.95 $ 154 pages - 24.95 $ (ex*, chan*» d» *¦*¦«•) 114 pages - 16.95$ ÉDITIONS DU .NOROIT 30 ans de poésie www.lenoroit.tom L'AGENDA DES FEMMES 2004 LES FEMMES ET LA PAIX Alors qu'il est impossible de passer sous silence les guerres qui font rage sur tous les continents, nous avons choisi de parler d'espoir.Voici des textes sur l'Afghanistan, l'Afrique, l'Algérie, l'Argentine, le Congo, Haïti, l'Irak, la Palestine, le Québec, le Rwanda et un hommage à la photographe Zahra Kazemi.Pour en savoir plus et ne pas oublier, au quotidien .Illustré • 12,95 $ MA VIE COMME RIVIERE Simonne Monet-Chartrand Les 4 tomes de cette autobiographie, de 1919 à 1992, sont maintenant disponibles dans un coffret.A voir, la télésérie diffusée à Télé-Québec Simonne »t Chartrand, avec Geneviève Rioux et Luc Picard.les éditions du remue-ménage Salon du livre de Montréal Stand 660 (Dimedia) F 14 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 3 SALON DU LIVRE Le Devoir se livre Plusieurs collaborateurs du journal publient un livre cette saison ULYSSE BERGERON Le Salon du livre de Montréal est une occasion de vivre au rythme de la littérature, de découvrir de nouveaux livres et auteurs, tous genres confondus, et de se donner des idées de lecture.Encore une fois, plusieurs collaborateurs du Devoir publient un livre.Ils mettent en avant leur talent de romancier, d’essayiste ou de polémiste.L’écrivain québécois d’origine irakienne?Naïm Kattan est cette année un des invités d’honneur de la 26' édition du Salon.Depuis les années 1950, Nairn Kattan collabore aux pages culturelles du Devoir, en particulier pour la littérature.Reconnu et estimé dans l’ensemble de la francophonie, il publie cette année chez Hurtubise HMH un nouveau roman, Le Gardien de mon frère.A travers les réalités vécues par deux frères, Kattan y expose les incertitudes contemporaines.Chez Soulières éditeur, Carole Tremblay signe L’Affaire Bor-duas.Il s’agit d’une fiction destinée aux adolescents.Dans un style efficace et concis, l’écrivaine et collaboratrice du cahier Livres propose une sombre aventure: le cadavre d’un professeur d’histoire de l’art est retrouvé dans les toilettes du Musée d’art contemporain.Trois jeunes tentent de comprendre ce mystérieux événement.Carole Tremblay publie également, à l’enseigne de Dominique et compagnie, deux albums s’adressant aux enfants de moins de huit ans: Juliette, la rate romantique (illustrations de LIBER LABORATOIRE D’ETHIQUE PUBLIQUE ÉNAP-CHAIRE FERNAND-DUMONT ( INRS ).Éthique publique « hors série » Yves Boisvert, Magalie Jutras, Georges A.Legault, Allison Marchildon et la collaboration de Louis Côté Petit manuel d'éthique appliquée à la gestion publique manuel d'éthique appliquée à la gestion publique 144 pages, 23 dollars S-JE-.- ) 1 L Livre et disque compact Dix charmantes fables sur les animaux de la jungle fao de la jungle Venez rencontrer l'auteure Roxane Lapointe et Bernard Fortin au SALON DU LIVRE à la Place Bonaventurel 15nov.,13hà 15h (Roxane) 16nov„ I3hà1$h (Roxane) 17 nov., 13h à 15h (Roxane et Bernard) LE DEVOIR Dominique John) et Sardinette Flanellette (illustrations de Stéphane Jorisch).Voyages et idées Guylaine Mas-soutre veille sur la littérature française au Devoir.Elle publie Escale Océan aux Editions du Noroît.Les neuf textes qu’il contient ont d’abord été publiés dans Le Devoir, à l’été 2002.Elle y visite, selon sa perspective d’écrivaine, quelques lieux où ont séjourné et vécu Gabrielle Roy, Anne Hébert, Marie-Claire Blais, Marguerite Yourcenar, Julien Gracq, Pierre Loti, Marcel Proust, Gabriele D’Annunzio et Nikos Kazantzakis.Pour sa part, le chroniqueur Louis Cornellier a rassemblé plusieurs de ses textes publiés, au fil du temps, dans les pages du Devoir ainsi que dans la revue Combat dont il est le rédacteur en chef.Ce recueil d’interventions critiques, publié chez Septentrion sous le titre de À brûle-pourpoint, parcourt différents sujets sociaux et politiques: le nationalisme québécois, la social-démocratie, la dignité humaine et la sensibilité chrétienne.Des images qui en disent long L’image frappe.Elle vaut, dit-on, mille mots.Dans cette perspective, on doit admettre que le photo- ^ArnoTtE ESCALE OCEAN * siM graphe du Devoir, Jacques Nadeau, vaut à lui seul plusieurs livres.Sous le titre de Le Québec.Quel Québec?, cet excellent photographe du Devoir publie chez Fides un recueil de 87 photographies qu’il a prises au fil des années.Accompagnés de commentaires signés par 41 personnalités québécoises, ses clichés font revivre les événements des dernières années.Le caricaturiste Michel Carneau occupe une place de choix dans les pages du Devoir.Comme chez tout bon caricaturiste, les déformations qu’il fait subir à ses personnages rendent ceux-ci plus vrais que nature.Mieux connu des lecteurs du Devoir sous le surnom de Gar-notte, le caricaturiste rassemble pour la première fois 150 dessins éditoriaux qu’il a publiés dans nos pages au cours de la dernière année.Les Plus Meilleures Caricatures de G,ar-notte en 2003 est publié aux Editions du Concassé.Jacques Nadeau PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Josée Blanchette, alias Joblo npt maux d’adultes La chroniqueuse Josée Blanchette s’est prêtée au jeu de réunir en un volume — Chère Joblo (Boréal) — quelques-unes des réponses offertes à ses lecteurs dans sa chronique hebdomadaire dti Devoir, une chronique qu’elle a elle-même baptisée «Maux de cœur, de cul et de cocus».Le regard humoristique qu’elle porte sur les relations humaines Êdt sourire.et réfléchir.Denise Bombardier, qui ne laisse personne indifférent, regroupe dans Propos d’une moraliste, publié chez VLB, quelques-unes de ses chroniques du Devoir.Plusieurs sujets y sont abordés.Elle traite avec la fougue qu’on lui connaît des pratiques politiques, de la qualité de la langue, des codes sociaux, ainsi que de l’état actuel de l’éducation.Guide Chez Stanké, Jean Aubry récidive encore une fois cette année avec Le Guide Aubry des 500 meilleurs vins et spiritueux, cuvée 2004.Dans un livre au format pratique, notre chroniqueur y recense les meilleurs produits disponibles dans les succursales de RADIO-CANADA la SAQ.Prenant en considération les différentes fourchettes de prix, ce dégustateur professionnel présente un éventail d’alcools: de l’apéro aux portos, en passant par les vins, les mousseux et les champagnes.Comme toujours, son travail apparaît intelligent et soigné.les.500 meilleurs vins Notre chroniqueur recense les meilleurs produits disponibles dans les succursales de la SAQ.Élémentaire, mon cher ! Canada £, ZSX Ï3 au 17 novembre 2003 à la Place Bonaventure Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site Internet salondulivredemontreal.com ADULTES 6 $ ¦ AÎNÉS 4 $ • ÉTUDIANTS 3 $ Heures d’ouverture : Jeudi au dimanche 9 h 1 22 h - Lundi 9 h i 18 h La lecture en cadeau Offrez un livre neuf à un enfant La garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 i 10 ans vendredi, samedi et dimanche.Tarif horaire : 3$ Ifüium ARCHAMBAULT 5* transcontinental 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 3 F ir> ?SALON DU LIVRE * JEAN DION LE DEVOIR Dans un bouquin sur l’histoire du Canadien de Montréal publié au milieu des années 80, les auteurs Chrystian Goyens et Allan Turowetz y allaient d’un avertissement «L’histoire, écrivaient-ils en substance, c’est quelque chose qui n’est jamais arrivé, raconté par quelqu’un qui n’était pas là.» Et effectivement, les pièges sont nombreux lorsqu’on évoque le passé.C’est particulièrement vrai en sport, où la grandiloquence côtoie la légende et où les exploits grossissent à mesure que le temps passe.Ce soir-là à Boston, ce n’est pas avec deux joueurs sur le dos que Maurice Richard, qui était SPORT Les Canadiens sont (encore) là plus populaire que le pape, a marqué son but, mais avec quatre.Howie Moreno ne portait des patins que pour la parure parce qu’il volait sur la glace.Le lancer frappé de Boom Boom Geoffrion suivait une trajectoire courbe parce qu’il s'approchait de la vitesse de la lumière.L’émeute du Forum a réuni plus de dix millions de manifestants.Et ainsi de suite.Or voici venue l’occasion de démêler un peu le vécu de l’inventé.«You can look it up», disait le vieux gérant des Yankees Casey Stengel, et la vérification, il n’a sans doute jamais été possible de la faire avec autant de rigueur et de plaisir qu’en consul-tant La Glorieuse Histoire des Canadiens, que viennent de publier Pierre Bruneau et Léandre Nor- mand aux Éditions de l’Homme.Un recueil d’histoires, de repères, de statistiques, d’anecdotes, d’illustrations, disons-le, proprement époustouflant, qui recense année après année l’épopée de l’équipe de hockey — bientôt centenaire — la plus célébrée au monde.Bruneau, qu’il faut bien qualifier de maniaque de hockey et du CH, affirme avoir consacré une dizaine d’années aux recherches quasi monastiques qui ont mené à la rédaction, qu’a assurée Normand, de cette encyclopédie.On le soupçonne d’exagérer.Vers le bas.La somme de renseignements que recèle La Glorieuse Histoire est si colossale qu’une vie entière ne semble pas de trop pour les colliger.Des renseignements connus qu’il est agréable de se remémorer, mais aussi des trucs très rares, le nom et le numéro d'un joueur qui n'a joué que cinq minutes avec le grand club dans un match obscur, le dessin de l’uniforme porté par le Canadien pendant un seul match en 1918, une publicité mettant en vedette Pit Lépine qui annonce.les cigarettes Buckingham, des coupures de journaux d’antan qui montrent combien la langue du sport — et la façon de faire du journalisme.— a changé au fil des ans.Le tout avec en toile de fond la société québécoise, si entichée de «son» équipe quelle l'a sacralisée: le Canadien est la Sainte Flanelle, le Forum est le Temple et Montréal est la Mecque du hockey.L'histoire du Canadien, une formation gagnante appuyée par bon nombre de gens qui se croyaient nés pour un petit pain et vivaient ses succès par procuration, «est la plus belle histoire de l'histoire du Québec», disait Léandre Normand.Page après page, on la retrouve, étrangement actuelle.Les auteurs ont voulu faire un livre irremplaçable: en matière d'histoire brute, il sera en effet difficile, désormais, de faire autre chose que d’ajouter des chapitres consacrés aux années futures.Le présent du Canadien de Montréal n’est pas particulièrement glorieux, et son avenir est lourd de points d’interrogation.Ce n’est donc pas nostalgie mal placée que d’aller fouiner dans son passé, pas parfait mais pas loin, même raconté par quelqu’un qui n’était pas là.LA GLORIEUSE HISTOIRE DES CANADIENS Pierre Bruneau çt Léandre Normand Editions de l’Homme Montréal, 2003,744 pages BIOGRAPHIE Ceux que Johnny préfère aux ÉDITIONS RAMSAY Rappel chronologique des événements petits et grands, recensement des potins, repiquages d’entrevues, les journaliers du journalisme rock à la française revisitent les Rolling Stones par le détail pour leurs 40 ans.Avec CD collector à la clé, comme de raison.SYLVAIN CORMIER Il y a longtemps que je le$ pratique, Barsamian et Jouffa.A eux deux, ensemble, séparément ou avec d’autres, ils accusent une bonne trentaine de titres, surtout des ouvrages de référence, dans le genre brique: anthologies (L’Age d’or de.), encyclopédies (.de la Black .Music,.du rock américain), livres-anniversaires fils n’en ratent pas un, infatigables guetteurs d’éphémé-rides: celui des 60 ans de Johnny, celui du demi-siècle de McCartney).J’en ai un rayon de bibliothèque dans mon p’tit centre de doc personnel.Et je ne compte pas les innombrables émissions de radio de Jouffa depuis les années 60 (c’est le Drucker de la radio nostalgique en France), dont il tire d’innombrables transcriptions pour ses bouquins.Ni les innombrables papiers de Barsamian dans la presse spécialisée, de la pionnière Disco-Revue à Rock & Folk et A’Extra jusqu’à Jukebox Magazine, dernier refuge des fans de Vince Taylor et de Brian Jones.Ces types sont des machines à publier, et ils se sont arrogé la plus grosse part du marché du livre de table à café destiné au boomer amateur de rock sachant lire.Race en voie d’extinction: il s’agit d’en profiter.Les Rolling Stones, en 1964.C’est dire à quel point ce livre a été écrit en criant binne.Avec tout ce que ces lascars ont amassé dans leur base de données, se farcir une énième bio des Stones était du tout-cuit il n’y avait qu’à sortir l’info des chemises et la rhabiller.Travail de routine, que Barsamian et Jouffa ont effectué sans autre art que celui du patchwork compétent car la capacüé d’ériger un mur de briques n’est pas affaire d’écriture mais de cimentage.Heureusement, ils ne l’ignorent pas et citent abondamment les collègues à bonne plume: ça compense.Manœuvre, Parin-gaux, Gorin, Reins, tous les potes à velléités stylistiques des années Rock & Folk étalent ainsi leur prose méta-stonienne à pleins paragraphes, constituant une belle anthologie involontaire de l’enflure d’ego dans la critique rock française (et la cause la plus identifiaole de mes propres excès dans le genre, lecteur trop assidu des susnommés dans ma jeunesse).Tout ça ne frit pas de ce Stones anniversaire un mauvais livre de plus, au contraire.Malgré le parcours de lieux communs dont l’ineffable Jouffa nous gratifie (cela commence dès Y «Mro musicale», page 10: «Rolling Stones.Nom magique.Stones.Nom mythique»), malgré l’angle franco-français pour le moins appuyé (oui, B.B.demanda «en vain» à Mick de lui écrire une chanson en 1966; oui, Johnny Hal-lyday avoua en 1970 préférer les Stones aux Beatles «parce qu’ils sont plus agressifs») et malgré l’amour inconditionnel de vieux fans de la première heure qui mène les auteurs à affinner, après cent ultimes pages dévolues aux tournées interchangeables des années 90, que «les Stones n’ont jamais voulu se reposer sur leurs lauriers», on obtient ce qu’il faut bien appeler un honnête livre de base sur le sujet; une somme de faits pas trop assommante, une revue de presse témoignant de toutes époques et un lot juste assez juteux de potins mondains.Saviez-vous que le bassiste Bill Wyman avait dîné avec Elton John au Negresco de Nice le 6 mars 1979?Moi non plus.On obtient aussi de la valeur ajoutée: un livret illustré de 34 pages in- LIBER Gilles Jobidon Claude Libersan Cette peur qui rend violent 168 pages, 21 dollars La route de* petit* matins Ylb éditeur rix Robert-Cliche DU PREMIER ROMAN 200,3 «En matière de violence, on s’attarde presque toujours à la peur des victimes.Je me suis intéressé à celle qui s'empare des personnes qui commettent l’acte violent, » ® vlb éditeur V _7/,,v.-.-h.æs Beaties titulé LAlbum photos ainsi qu’un CD collector, comme on dit en France, à savoir un disque boni, explicitement intitulé «80 minutes de blues aux sources des Stones», y compris des extraits d’interviews des auteurs avec Jagger, Marianne Faith-fidl et autres Françoise Hardy.Excités?Vous devriez.Il y a là-dessus le Rollin ’ Stone original de Muddy Wa- ters.«Titre mythique», commentent les auteurs.Indéniable! naît.LES STONES 40 ANS DE ROCK & ROLL Jacques Barsamian e( François Jouffa Éditions Ramsay Paris, 2003,500 pages PAR L’AUTEUR D'ÉLOGE DES FEMMES MURES VIuy de 1 nul!unis dé if> leurs fit Vizmczey écrivains Un millionnaire innocent Un millionnaire innocent Stephen Vizinczey ISBN 2-268-04778-4 544, • 29,95 $ ^ ÉDITIONS DU ROCHER l.poi .lo % nu < FELICITATIONS À DANIELLE SIMARD SOULIÈRES éditeur LAUREATE DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL ( iitcijoric jeunesse D F Sim*hi> VENDIT » MA SOEUR /•-/WW Le Docte Rat ' t V t J BICTIO*»*,,, oes SYNONYMES ET OES ANTONYMES H3 mtUMOüft HASAf® ET ‘ François Therrien Le Docte Rat Nouvelle édition 0\ 0\ q Ov oC Dictionnaire des synonymes et des antonymes Nouvelle édition Jacques Nadeau Le Québec.Quel Québec ?Jean XXIII Simone Weil Marlon Brando On r«*«* '«t a Thomas Cahili Jean XXIII Francine du Plessix Gray Simone Well Patricia Bosworth Marlon Brando 7 ¦BB ira La culture Atlantide MlCMAtt LA CHAtICt Le monothéisme >MMVCL TKIQAW» CAtCONr «A Y ON i On > Henriette Major .Patrice Dubuc Le tour du monde en chansons Charles Dickens N C\ On Jane Smiley Charles Dickens piano muet Gilles Vigneault • Denis Gougeon Le piano muet Illustrations de Gérard Dubois Finaliste au Prix du Gouverneur général 2003 Catégorie Littérature jeunesse-illustrations LA CUISINE RAISONNÉE C.N.D.La cuisine raisonnée Nouvelle édition abrégée Nous voilà rendus au sol J2 1 Serge Cantin Nous voilà rendus au sol Essais sur le désenchantement du monde , ! r )ANE BRIERLEY Les plus belles histoires de la Bible Coédition Fides!Tormont Christine Tellier jeunesse et poésie De l’Ordre de Bon Temps aux Éditions de l’Hexagone Evelyne de la Chenelière Théâtre Salon du livre de Montréal • stand 671 i I v
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