Le devoir, 9 janvier 2008, Cahier A
INONDATIONS Beauee et Montérégie écopent Page A 3 JUTRA Jean-Claude Labrecque honoré Page B 8 w ww.ledevoir.co m LE DEVOIR Vol.X C V 1 I I N » 3 O 3 ?LE MERCREDI 9 JANVIER 2008 .h 8 9c + T A X K S = 1 $ L’irrésistible ,A' » PII MP ascension d’Obama Les démocrates du New Hampshire en voie d’être séduits à leur tour JASON REED REUTERS Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine Barack Obama accompagné de son épouse Michelle au cours d’un rassemblement au collège Dartmouth, à Hanover, hier.M.Obama était donné gagnant de la primaire démocrate du New Hampshire par tous les instituts de sondage.Voir les résultats complets sur www.ledevoir.com.Cinq jours après sa victoire en Iowa, Barack Obama était donné gagnant hier par tous les instituts de sondage lors de la primaire dans le New Hampshire, face à une Hillary Clinton qui a promis de ne pas désarmer dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre.L’ancien sénateur de la Caroline du Nord, John Edwards, suivait d’assez loin en troisième place.Au moment de mettre sous presse, Mme Clinton était toutefois en avance de 4 % sur M.Obama, après le décompte de 14 % des bulletins de vote.Côté républicain, c’est le sénateur John McCain, héros de la guerre du Vietnam, qui était en tète, devant l’homme d’affaires et ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney.Le vainqueur de l’Iowa, Mike Huckabee, qui représente la frange conservatrice et chrétienne de l’électorat, espérait au mieux une troisième place.Fort de sa victoire dans les cau- cus de l’Iowa, le sénateur démocrate de l’Illinois, Barack Obama, 46 ans, a spectaculairement réduit l’écart qui le séparait de l’ex-pre-mière dame dans les sondages, non seulement dans le New Hampshire mais aussi à l’échelle nationale.«Le peuple américain a décidé pour la première fois depuis longtemps que le pays est prêt pour un changement», a déclaré M.Obama, devant une foule réunie au collège Dartmouth.Le dos au mur, Hillary Clinton a promis hier qu’elle combattrait jusqu’au bout.Elle a sillonné dans son bus de campagne les abords de plusieurs bureaux de vote, dont une école à Nashua, où plusieurs partisans, émus, l’ont enlacée.Elle est aussi apparue dans la quasi-totalité des émissions télévisées matinales, répétant son intention de rester en campagne quelle que soit l’issue de la soirée.VOIR PAGE A 8: OBAMA Musées: la gratuité paie Laffluence a doublé cet automne au MB AM ISABELLE PARÉ Ly opération portes ouvertes lancée cet automne par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) pour donner accès gratuitement à l’ensemble de ses expositions a dépassé toutes les attentes, attirant près de 230 000 visiteurs.L’opération de gratuité totale, entreprise le 8 septembre par l'institution muséale de la rue Sherbrooke et qui se poursuit d’ailleurs jusqu’au 27 janvier, a permis de doubler l’achalandage habituel en cette période de l’année.VOIR PAGE A 8: MUSÉES VERGLAS Des tempêtes de glace tombées dans l’oubli N D E X Annonces.A4 Avis publics.A 2 Carrières.B 3 Décès.A4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Sudoku.A4 Télévision.B 7 JEANNE CORRIVEAU Quand Louise Major a vu à la télévision les images de branches cassées et de transformateurs qui explosaient lors du grand verglas de 1998, elle n’a pu que compatir avec les sinistrés du «triangle noir».La mairesse de Rawdon, alors conseillère municipale, avait encore en mémoire la tempête verglaçante qui a frappé sa région en 1997, soit un an auparavant presque jour pour jour.«Cest sûr que ç’a été moins dramatique qu'en 1998parce que l’ampleur était moindre et la superficie du territoire affidé était moins grande, relate Mme Major.Sauf qu’en voyant les images du verglas de 98, on se disait: “Nous aussi, la même chose nous est arrivée l’an passé ” Les images de branches cassées et de transformateurs qui sautent, on les avait eues de façon identique.» La pluie verglaçante qui s’est abattue les 4 et 5 janvier 1997 a privé 250 000 foyers d’électricité dans les régions de Lanaudière, des Lau-rentides, de la Montérégie et de la Mauricie-Bois-Francs, certains pour quelques heures et d’autres pendant plusieurs jours.Chantal Fournier, de Joliette, dont la résidence a été plongée dans le noir pendant des jours, se souvient des décors féeriques, mais également de l’angoisse sourde quelle a ressentie devant le paysage glacé.«Le verglas, c’est à la fois fascinant et épeurant.Avec nos enfants, on passait d’une fenêtre à l’autre et on voyait les branches d’arbres qui se brisaient et tombaient sur le sol glacé.C’était un peu inquiétant, mais on avait pris quelques photos tellement c’était féerique et beau», raconte-t-elle.VOIR PAGE A 8: TEMPÊTES W.En février 1961, Montréal connaît l’une des pires tempêtes de verglas de son histoire r ' ' •AtïV y /).Wm m Lff s/ •N Réacteur nucléaire de Chalk River ¦'M m , V4 , -f- 1, m Si X \v v.Ngy *0«r .-30 - „ WX?,.3 vX ;- La patronne du nucléaire accuse Ottawa d’ingérence politique Le ministre Lunn la menace de congédiement ARCHIVES REUTERS Un an avant le grand verglas de 1998 (notre photo), une tempête de pluie verglaçante a durement touché plusieurs régions.Le verglas a de tout temps provoqué de petites crises au Québec.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les relations s’enveniment entre la grande responsable de la sécurité nucléaire au pays et ses maîtres politiques conservateurs.Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Gary Ijinn, menace de congédier Linda Keen pour s’être opposée à la remise en fonction du réacteur nucléaire de Chalk River, mais cette dernière réplique en accusant Gary Lunn de compromettre l’Indépendance des tribunaux quasi judiciaires.L’opposition libérale, qui prend son parti, réclame la démission du ministre.La nouvelle année commence à peu près comme s’était terminée la précédente: dans l’affrontement inélégant du gouvernement de Stephen Harper avec la présidente de la Commission canadienne de sû- reté nucléaire (CCSN), Linda Keen.Le ministre Lunn a adressé une lettre abrasive à Mme Keen pendant la période des Fêtes l’avertissant qu’il voulait la congédier pour avoir manqué à son devoir.Cette lettre a fait l’objet d’une fuite dans un journal d'Ottawa hier.De toute évidence furieuse, Linda Keen a répliqué en après-midi par une missive sans détour de huit pages accompagnée d’un document de 27 pages bien tassées.La dame laisse tomber les gants blancs et accuse le ministre Lunn, son collègue à la Santé Tony Clement et le gouvernement conservateur en général de ne pas respecter l’indépendance de son organisme.Elle laisse aussi planer la possibilité d’une poursuite si elle est limogée.VOIR PAGE A 8: NUCLÉAIRE CHRISTIANE CHARETTE 9 h Élections américaines: au lendemain des primaires du New Hampshire Réalisation: Bruno Quglialminattl i ^ t #95,1 PREMIERE CHAÎNE www.radio-canada.ca/chri8tiane FM 77831302224702 LE DEVOIR, LE MERCREDI 9 JANVIER 2 0 0 8 A 2 LES ACTUALITÉS Alain Olivier perd contre la GRC Un juge rejette la réclamation de 47,4 millions de l’ancien petit trafiquant de drogue Mémoire déposé devant le comité Manley Dion : sortir de Kandahar mais rester en Afghanistan Les libéraux affinent leur position sur l’engagement militaire du Canada BRIAN MYLES La justice n’éprouve aucune sympathie pour Alain Olivier, qu’elle considère comme l’unique artisan de ses malheurs dans un jugement expéditif rendu hier.Le juge de la Cour supérieure Michel Caron a rejeté en bloc la poursuite de 47,4 millions de dollars intentée par M.Olivier contre le Procureur général et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à la suite de son emprisonnement pendant huit ans, en Thaïlande, pour trafic d'héroïne.M.Olivier a soutenu lors du procès qu’il avait accepté d’importer de l’héroïne sous la menace constante des agents doubles de la GRC de la Colombie-Britannique, affirmant même qu’il avait vécu sous un «régime de terreur» de 1987 à 1989.Olivier craignait d’être tué par les agents, qui se faisaient passer pour des caïds, s’il ne leur obéissait pas au doigt et à l’œil.Le fil des événements n’a pas convaincu le juge Caron de l’existence de cette menace continue.Sur une période de 18 mois, M.Olivier n’a fait aucun effort pour s’affranchir des agents doubles et d’un informateur de police.Au contraire, il leur a même présenté des contacts potentiels dans le trafic de drogue.Alain Olivier s’est même rendu une première fois en Thaïlande pour ramener de 50 à 60 grammes d’héroïne.Lors de son deuxième séjour fatidique en compagnie des agents doubles, au début de 1989, il a travaillé d’arrache-pied pour conclure une transaction de 2,5 kilos d’héroïne avec des trafiquants locaux.«Les faits et gestes d’Olivier tout au long de l’opération policière n'ont pas été posés sous l’emprise de menaces et de la crainte.Le tribunal ne ment», conclut le juge Caron.Le juge rejette également les allégations de provocation policière formulées par Alain Olivier et ses avocats.Dans un sens, les agents doubles de la GRC ont tendu un piège à Olivier, en lui faisant miroiter une commission de 10 %, en poudre, s’il était en mesure de faciliter l’importation d'héroïne.Et Olivier, un petit consommateur qui salivait à la perspective d’avoir autant de drogue sous la main, est tombé dans le panneau.Compte tenu de son insistance, les policiers pouvaient raisonnablement croire qu’il était en mesure de les conduire à une source en Thaïlande, croit le juge Caron.Le juge estime enfin que le recours intenté par Alain Olivier est prescrit, in poursuite a été intentée en juillet 2000, soit huit ans trop tard.M.Olivier a fait valoir qu’il n’a pu présenter un recours dans le délai légal de trois ans en raison des conditions de détention extrêmement difficiles en Thaïlande.Le juge souligne que M.Olivier a écrit librement à des avocats canadiens, à l’ambassadeur du Canada en Thaïlande et à la Commission des plaintes du public contre la GRC durant cette période de huit ans de détention.L’examen des lettres convainc le juge que M.Olivier faisait valoir ses prétentions sans crainte en prison et qui] n’avait aucune réserve à discuter des gestes de la GRC.Un des avocats d’Alain Olivier, François Audet, a accueilli le jugement avec étonnement II étudiera la possibilité d’en appeler du verdict avec son client dans les prochains jours, notamment sur la question de la prescription.«Il était dans une cellule de 30 pieds par 50 partagée avec 150 détenus dormant sur un plancher de ciment.Comment peut-on dire qu’il aurait pu in- ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Parti libéral veut que le Canada modifie en profondeur la mission qu’il mènera en Afghanistan après février 2009.Les soldats canadiens devraient cesser de combattre dans la province de Kandahar et plutôt prendre les commandes d’une autre province moins instable.Les effectifs militaires sur le terrain devraient aussi être moins importants, ce qui permettrait au Canada de s'impliquer dans d’autres missions à travers le monde, ont soutenu les libéraux hier.Le chèf libéral, Stéphane Dion, a rendu publiques les propositions qu’il a soumises au groupe d’experts sur l’Afghanistan présidé par John Manley.Ce groupe de cinq personnalités doit remettre d’ici trois semaines ses recommandations sur les suites à donner à la mission après février 2009.Le PLC, qui a pris la décision d’envoyer les soldats canadiens à Kandahar en 2005, demande la lin des combats soutenus.«Le Canada devrait informer immédiatement l’OTAN que la mission de lutte armée contre les insurgés dans la province de Kandahar prendra fin comme prévu en février 2009», a dit M.Dion par voie de communiqué.Le porte-parole libéral en matière de défense, Denis Coderre, a expliqué au Devoir que le Canada «a fait sa part» dans l’une des zones les plus dangereuses de ce pays.«Il doit y avoir une rotation parmi les pays de l’OTAN et ça veut dire qu’on doit pouvoir sortir de Kandahar et aller ailleurs.» Sur les 37 pays de la coalition internationale présents en Afghanistan, quatre assument le gros des combats: le Canada, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.Intervenir ailleurs Le Canada pourrait assurer la sécurité d’une autre province moins instable, ce qui permettrait de déployer moins de soldats en Afghanistan.«C’est clair pour nous qu’il ne doit plus y avoir2500 soldats impliqués», dit Denis Coderre, qui souligne au passage que les Forces canadiennes seront très sollicitées avec les Jeux olympiques de Vancouver en 2010.Le PLC voudrait que les troupes puissent être déployées ailleurs dans le monde si le besoin s'en fait sentir, notamment au Darfour ou en Haïti.Le chef d’état-major de l’armée, Rick Millier, affirme que l’Afghanistan accapare toutes les ressources militaires disponibles.Stéphane Dion et Denis Coder- re se défendent bien d’abandonner les Afghans en voulant changer la mission.«Nous sommes ouverts à d’autres missions militaires en Afghanistan afin de poursuivre la formation de l’armée et de la police nationale afghane, de protéger les civils et d’aider à la reconstruction, soutient Stéphane Dion dans son document Mais nous n’accepterons pas de simplement jouer sur les mots et de rebaptiser la mission de combat actuelle “mission de formation” sans en changer la nature.» Denis Coderre souligne que la diplomatie doit jouer un plus grand rôle, notamment auprès du Pakistan, un joueur clé dans la région.«La politique étrangère d’un pays ne se définit pas avec l’armée», dit-il.Le PLC soutient que les ef- forts de diplomatie et de développement en Afghanistan devraient se concentrer sur les points forts du Canada, notamment la recherche d'une stratégie de «bon gouvernement» et l’apport d’une solution aux pénuries d’eau potable dans ce pays.Le Canada devrait aussi demander la mise en œuvre immédiate, au sein de l’OTAN, d’une solution visant à assurer que les détenus ne soient pas transférés dans un endroit où ils pourraient être torturés, soutient le PLC.Cela pourrait même nécessiter la construction d’établissements de détention gérés, supervisés et entièrement contrôlés par l’OTAN, ajoute le document Le Devoir croît pas qu unvier an menu continuellement pour faire croire aux policiers qu’il semblait intéressé au projet envisagé sans l'être vrai- tenter une poursuite aans cene situation?», s’est insurgé M' Audet Le Devoir Blackburn veut protéger les réservistes Vancouver — Un projet de loi fédéral sera déposé pour protéger les réservistes canadiens qui pourraient devoir quitter leur emploi ou interrompre leurs études pendant un séjour dans l’armée canadienne.Le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, a estimé hier, devant une dizaine de réservistes du 39' Groupe-brigade du Canada, à Vancouver, que c’était bien la moindre des choses que le gouvernement puisse faire pour ceux qui risquent leur vie pour défendre leur pays.«Les réservistes ne devraient pas être pénalisés dans leur vie civile en raison de leur service dans les Forces canadiennes», a affirmé le ministre.Le projet de loi devrait être débattu lors de la prochaine session parlementaire et permettrait aux réservistes qui travaillent dans les secteurs réglementés par le gouvernement fédéral de prendre un congé sans solde tout en interdisant à leurs employeurs de faire preuve de discrimination à leur égard.Les nouvelles lois permettraient aussi aux étudiants de conserver leur statut actif et d’interrompre les paiements de leur prêt étudiant sans que l’intérêt s’accumule pendant leur mission.Les réservistes sont des soldats à temps partiel qui ont habituellement un emploi à temps plein, ou qui sont étudiants, et qui passent leurs fins de semaine ou leur temps de vacances dans l’armée, la marine ou les forces de l’air.Les soldats canadiens en Afghanistan comptent dans leurs rangs environ 20 % de réservistes et ceux-ci sont habituellement membres des dangereux convois d’approvisionnement qui permettent aux patrouilles avancées de subsister.La nouvelle a été bien accueillie par les réservistes.«J’ai déjà eu un problème de discrimination par le passé», a noté le caporal Iain MacDonald, âgé de 23 ans, qui a été réserviste ces cinq dernières années.«J’ai postulé un emploi [et] l’employeur m’a tout simplement dit que je devrais quitter les réserves si je voulais travailler pour lui.» M.MacDonald affirme que plusieurs de ses confrères réservistes ont eu des problèmes semblables.«H y a plusieurs personnes qui sont allées en Afghanistan, qui en sont revenues et qui ont dû se remettre à la recherche d’un emploi [.] Cétait assez difficile.» La Presse canadienne Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 Les corps des soldats Massouh et Labbé rapatriés Trenton — Les corps des deux soldats canadiens décédés en Afghanistan au coins de la fin de semaine doivent revenir au pays aujourd'hui.L’adjudant Jlani Massouh, 41 ans, et le caporal Eric Labbé, 31 ans, du f?Bataillon du Royal 22e Régiment, tous deux basés à Valcartier, ont été tués, dimanche, lorsque leur véhicu- E N B le blindé a capoté.C’est la troisième fois que des soldats canadiens meurent à la suite du capotage de leur blindé léger.Les deux soldats prenaient part à une opération destinée à perturber les activités des insurgés, opération qui se poursuivra malgré l’acddent, selon ce qu’ont fait savoir les autorités militaires.Ces deux décès portent à 76 le nombre de militaires canadiens tués en Afghanistan.Leur arrivée est prévue vers 15h30 à la base de Trenton, en Ontario.- La Presse Canadienne R E F Une grande incomprise La santé mentale est encore bien mal comprise des Québécois, a déploré hier la Fondation des maladies mentales, qui s’apprête à lancer une nouvelle campagne de sensibilisation.Avec un Québécois sur six qui en souffre, l’heure est en effet à l’électrochoc, a estimé sa directrice générale, Nicole Allard.«Nous voulons faire comprendre que la maladie peut s’abattre sans prévenir, à n’importe quel moment, sur n’importe qui, comme une catastrophe naturelle ou un acte terroriste.» L’analogie avec le terrorisme a été reprise dans les publicités où l’on voit un homme littéralement enlevé par des terroristes masqués.Le fondateur de la fondation, le Dr Yves Lamontagne, a aussi appelé la population à réagir et vite.«Nos deux gouvernements se sont réveillés, mais, individuellement, les tabous et les préjugés persistent.» -Le Devoir AVIS LEGAUX ET AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16hOC pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@iedevoir.com £ Raymond Chabot inc.LOI SLR LA FAILLITE ET L’INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l’affaire de la faillite de : 9115-3569 QUÉBEC INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9115-3569 QUÉBEC INC.ayant fait affaires au 705.rue Hodge, bureau 100, Montréal! (Québec) H4N 3R1.est survenue le 21 décembre 2007, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16 jam ici 2008 à d heures, au bureau du Syndic situé au flex'».rue De La üauchetière Ouest, bureau 1900.Montréal (Québec) H JB 41 8 Fait à Montréal, le 21 décembre 2007.RAYMOND CHABOT INC.Syndic de l'actif de 9115-3569 Québec inc.Jean Gagnon, CA.Cl RP Responsable de l'actif Tour de la Banque Nationale 600.rue de La Gauchetière Ouest, bureau 1900 Montréal (Qc) H JB 4L8 Tél.: (514)879-1385 Téléc.: (514) 878-2100 $ Raymond Chabot inc.LOI SCR LA FAILLITE ET L’INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l’affaire de la faillite de : SHERPA EVENT SOLUTIONS INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de Sherpa Event Solutions Inc.ayant fait affaires au 6750.avenue Esplanade, bureau 33J.Montréal (Qc) H2V 4M 1.est survenue le 21 décembre 2007.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15 janvier 2008.à 10h30, au bureau du syndic situé au 6(X).rue de Gauchetière Ouest.bureau 1900.Montréal (Qc).Fait à Montréal, le 21 décembre 2007.RAYMOND CHABOT INC.Syndic de l’actif de Shfrpa Event Solutions Inc.Jean Gagnon.CA.CI RP Responsable de l’actif Tour de la Banque Nationale 600.rue de I.a Gauchetière Ouest, bureau 1900 Montréal (Qc) H3B 4L8 Tél.(514) 879-1385 Téléc.(514) 878-2100 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.GC Hydro Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l’entreprise : www.hydro-quebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs :(514) 840-4903 Extérieur:! 800 324-1759 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉ ANCIERS (Paragraphe 102(4)) Faillite 9168-3599 Québec Inc.(Bar Resto chez Éric) 422.Place Jacques-Cartier Montréal (Québec) H2Y 3B3 Ordonnance de sequeurt rendue : le 14 décembre 2007 Pale d'uuverture de la faillile : le 29 novembre 2007 Assemblée 16“** jour de janvier 2008.à 10 h 30 au 1010, boul.de la Gauchetière Ouest, bureau 200.Montréal (Québec).FAIT à Montréal, ce .**"* jour de janvier 2(KW.LE GROUPE FULLER LANDAU INC.Syndic Patrick Sullhan, Cl RP Administrateur désigné Place du Canada 1010, rue de La Gauchetière Ouest, bureau 200 Montréal (Québec) H3B 2N2 Tél.: (514) 875-2865 • Télec.: (514) 954 1676 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-263331-021 COUR SUPÉRIEURE (Chambre ds la famille) Véronique Dupuis Partie demanderesse c.Adel Mouslarchld Partie défenderesse ASSIGNATION AVIS esl donné à Adel Moustar-chid que la Requête introductive d’instance (passeport et permission de voyager) de la partie demanderesse sera présentée devant le tribunal le 4 février 2008 à 9h00, en salle 2.17 du Palais de Justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal.Une copie de la requête introductive d’instance a été remise au greffe, à l’intention de Adel Moustarchkf.Montréal, le 5 décembre 2007 MARIE-FRANCE DEVLIN Greffier adjoint, J.G.2513 MFBftlFR I Fut IC Soyez avisés que Me Jean-François Raymond a.le 7 janvier 2008.joint la société MERCIER LEDUC, s.ê.n.c.r.1.Les membres du Barreau du Québec qui y exercent leurs activités professionnelles ne sont pas personnellement responsables des obligations de la société ou d'un autre professionnel, découlant des fautes ou négligence commises par ce dernier, son préposé ou son mandataire dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein de la société.DÉCURATION D'INTENTION (article 37.Loi sur la yxubtafê légale des entreprises individuelles, des soaétés et des personnes moraesl Prenez avis pue la compagnie ou la personne morale sans but lucratil GROUPE HABITAT CONSEIL INC ayant son siège social au 4864 Hingston.Montréal, H3X 3R2 a l'intention de demander sa dissolution au Re-gistraire des entreposes et.â cet effet, produit la présente déclaration requise par les dispositions de rarticle 37 de la La sur la publicité légale des entreprises indmluetes.des sooetes et des personnes morales et conformément à l'artice 28 de e Loi sur es compagnes.DÉCURATION D'INTENTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles.des soaétés et des personnes morales) Prenez avis que la compagnie ou la personne morale sans but lucratif SOCIETE D'INVESTISSEMENTS MCGREGOR INC.ayant son siège social au 4864 Hingston, Montréal, H3X 3R2 a l'intention de demander sa dissolution au Registraire des entreprises et, à cet effet, produit la présente déclaration requise par les dispositions de )'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des soaétés et des personnes morales et conformément à l'article 28 de la Loi sur les compagnies.AVIS AUX CRÉANCIERS DE U PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de 9052-9017 Québec Inc.et taisant affaire sous la raison sociale Auberge Cozy.Avis est par les présentes donné que la lailli-le de 9052-9017 Québec Inc.dûment incorporé et ayant son siège social au 1274, Ste-Catherine Est, Montréal, Québec, est survenue le 14 décembre 2007 et qu'il y a eu une première assemblée des créanciers tenue le 7 janvier 2008.Une deuxième assemblée des créanciers sera tenue le 17 janvier 2008.à 1OH00 au 4159, rue Bélanger.Montréal, dans la province de Québec.Daté ce 9*™ jour de janvier 2008, à Montréal.Lemieux Pomerleau 8 Associés Inc.4159.rue Bélanger Montréal, Québec HIT 1A2 Tél.: 514-721-3744 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE MARGUERITE BOISSONNEAULT Prenez avis que Marguerite Boissonneault.de son vivant domiciliée au 1635 bl Gouin est app.609 Montréal, Qc.H2C 1C2, esl décedée le 21 septembre 2007.L'inventaire signé par le liquidateur Jacques Letebvre pourra être consulté par les personnes démontrant un intérêt suffisant dans la succession, sur rendez-vous préalablement établi, é l'adresse suivante: Jacques Letebvre liquidateur 14 Pauline Donakfa.Montréal.Qc.H1A5A6 rAMAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-292094-079 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) TAMBWE KASENDE Partie Demanderesse c.IRÈNE BATSIMBA Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à IRÈNE BATSIMBA de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, au local 1.120, dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.La requête introductive d'instance sera présentée devant le tribunal le 26 février 2008 à 9h00.en salle 2.17, du Palais de Justice de Montréal.Une copie de la requête introductive d'instance a été remise au greffe, à l'intention de IRÈNE BATSIMBA.A Montréal, le 16 novembre 2007 Julie Gagné Greffier adjoint, JG2064 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DOSSIER GREFFE 33-06-0922 COMITÉ DE DISCIPLINE DE L ASSOCIATION DES COURTIERS ET AGENTS IMMOBILIERS OU QUÉBEC FRANÇOIS PIGEON ès qualités de syndic adjoint ccnsed de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec Plaignant e.LAURENT PAGÉ Intimé AYS A : M.Laurent Pagé Veurttez prendre avis que copie du mémoce des déboursés dans la présente ns tance est déposée au G refle du comté de dtseténe de l'ACAlQ.à votre mention et pour vaio» sçnffrcatior à vous-même Brassard, le 5 décembre 2007 CHANTAL PELTIER SECRÉTAIRE DU COMITÉ DE DISCIPLINE PANIAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO 540-12-013909-072 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) STÉPHANE KAMUENA Partie demanderesse c.EDINE ADEN Partie défenderesse PAR ORDRE DU TRIBUNAL : AVIS est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Laval une requête introductive d'instance Une copie de cette requête et de l’avis au défendeur ont été laissés à l’intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au Palais de justice de Uval, situé au 2800 Ouest, boulevard Sf-Martin.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 40 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l’expiration de ce délai.Soyez aussi avisée que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant te tribunal le 20 février 2008.en salle 2.02, à 8h45 au Palais de justice de Uval.À Laval, ce 27 décembre 2007 DIANE LANIEL GREFFIER ADJOINT ST-AUBIN & ASSOCIÉS Tél.: (450) 680-6210 M* PIERRE BOUSQUET, avocat CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N" 500-12-291780-074 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) Al NHI HUYNH Partie demanderesse c.TIN YAU EDDIE CHAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à TIN YAU EDDIE CHAN de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est.à Montréal au local 1 120.dans tes 30 jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR U requête ritroducOve d'instance sera présentée devant te trtxmal le 25 février 2008.à 9h00.en sale 2.17 au Palae de justice de Montréal Une cop» de la requête introductive d'instance a été remise au greffe à intention oe TIN YAU EDDIE CHAN.À Montréal, le 4 janvier 2008 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (Artlcto 102(4) de la Loi sur la faillite et I’insolvabilité) Dans l'affaire de la faillite de : 9169-5809 QUÉBEC MC.•Mode Wilson, Wlleon Fashion* exXHPAOHC OÉBfTWCt Avis est par les présentes donné que la faillite de 9169-5809 QUÉBEC MC, société légalement constituée selon la Loi et ayant fait affaires sous la raison sociale de «Mode Wilton, Wilson Fashion* au 1096, rue Lévis, Suite 204 à Lachenaie (Québec), est survenue le 31* jour de décembre 2007 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22* jour de janvier 2008 à 11 h 00 de l’avant-midi au bureau du syndic, 2114, me St-Denis, 1m étage, à Montréal (Québec).Fait à Montréal, ce 4* jour de janvier 2008.Richard Lapointe, BAA, Syndic Responsable désigné RICHARD LAPOINTE & ASSOCIÉS INC.Syndic 2114, ru* St-D»nl« Montréal (Qc) H2X 3K9 Tél.: (614) 288-9339 Téléc.: (514) 288-1378 Pour soutenir l'effort quotidien des omr dystrophie musculaire! il faut beaucoui que IL FAUT UNE ACTtcW UNE ACTION MUSCLÉE ! MA Dystrophie musculaireCanada est Brffen muêcÈè& 1.800 567 2236 www musete ce h, reiau dt Quétvxr 1 i t LE DEVOIR.LE MERCREDI !) JANVIER 2 0 0 8 Manon Cornellier Entre la poire et le fromage Les premiers ministres fédéral et provinciaux se retrouveront finalement pour casser la croûte vendredi prochain.Une petite soirée informelle d’à peine quelques heures pour se pencher sur les inquiétudes économiques des uns et des autres.Voilà bientôt deux ans que cela ne s’est pas produit Malgré sa promesse de fédéralisme d’ouverture, Stephen Hajper n’a jamais cherché à établir une certaine collégialité entre ses homologues et lui.Il s’en est tenu à des relations bilatérales, quand il acceptait d’avoir des tête-à-tête, ce que certains premiers ministres ont parfois eu de la difficulté à obtenir.De mémoire récente, impossible de trouver un premier ministre aussi peu friand que Stephen Harper de ces rencontres au sommet avec ses homologues.Tous ses prédécesseurs s’y sont pliés, qu’ils aient apprécié le procédé ou non.Il est vrai que, pour Stephen Harper, l’ouverture consiste avant tout à se mêler autant que possible de ses affaires et à ne pas se mêler de celles des provinces.On ne s’en plaindra pas, bien au contraire, mais le Canada reste une fédération qui est plus qu’une collection de provinces isolées, surtout lorsqu’il est question d’économie.Concertation et cohérence dans l’action restent une nécessité, surtout quand l’incertitude pointe à l’horizon, comme c’est le cas actuellement avec un dollar fort un prix du pétrole en ascension, une économie américaine qui tangue.Il est vrai que les provinces n’ont pas nécessairement les mêmes intérêts ni les mêmes problèmes.Le Québec et l’Ontario s’inquiètent de l’effet d’un dollar robuste sur le secteur manufacturier, où des dizaines de milliers d’emplois ont disparu mais où le prix des équipements achetés aux Etats-Unis a baissé.Les deux provinces souhaitent comme le Manitoba, que le fédéral aide les entreprises à se moderniser en soutenant plus longtemps l’achat d’équipement.Les mesures fiscales à cet effet doivent prendre fin cette année.Tous les exportateurs sont préoccupés, mais le secteur forestier est particulièrement touché par la flambée du dollar, lui qui vient de traverser la crise du bois d’œuvre.Québec demande à Ottawa d’appuyer la formation et la transition vers la retraite des milliers de travailleurs licenciés.Quant au prix du pétrole, il affecte tout le monde tout en profitant à quelques provinces, c’est-à-dire celles qui en produisent ?La plupart des provinces ne roulent pas sur l’or, alors qu’Ottawa affiche encore des surplus.La dernière Revue financière du ministère fédéral des Finances parlait d’un déficit de 2,7 milliards pour le mois d’octobre, une fois prises en considération toutes les réductions d’impôt rétroactives du minibudget.Malgré cela, l’excédent pour l’année en cours atteignait encore 6,6 milliards, sept mois après le début de l’année financière.Les premiers ministres fédéraux se montrent toujours bien disposés à l’égard des provinces avant de se faire élire, mais une fois au pouvoir, ils les trouvent généralement bien emmerdantes avec leurs incessantes demandes d’argent D reste que le fédéral est le seul à pouvoir intervenir, directement ou à travers la fiscalité, sur l’ensemble de l’économie canadienne.Et en plus, il en a les moyens.Conscients d’être perçus comme d’éternels quê-teux, plusieurs premiers ministres provinciaux ont laissé entendre qu’ils se présenteraient à Ottawa sous un autre jour, c’est-à-dire comme des leaders qui ont déjà fait leur part pour aider leurs entreprises et qui attendent du fédéral qu’il en fasse autant Encore hier, le premier ministre ontarien Dalton McGuinty disait vouloir expliquer son propre plan d’action à Stephen Harper, à savoir des investissements dans la formation, les infrastructures, la fiscalité des entreprises et des partenariats stratégiques.«Nous voulons inviter le premier ministre à aller au-delà de cette approche qui consiste essentiellement à réduire les taxes et à dire que c’est ainsi qu’il renforcera l'économie», a-t-il ajouté.Son jugement sur la stratégie fédérale est catégorique: «Simplement réduire les taxes pour ensuite se croiser les bras, rester à l’écart et permettre aux forces de destruction créatrice de faire leur ef fet est inacceptable.» ?M.McGuinty a déjà averti qu’il n’acceptera pas l’excuse de coffres moins garnis que prévu.Or, lors de leurs entrevues de fin d'année, le premier ministre et le ministre des Finances, Jim Flaherty, ont averti qu’étant donné l’état de l’économie, il ne fallait pas attendre de nouveaux allégements fiscaux.Cela ne les a pas empêchés cependant de se livrer, la veille du jour de l’An, à un petit cinéma dans un magasin d’électronique de Toronto pour rappeler aux Canadiens la nou-veüe réduction de la TPS.Du coup, ils nous ont rappelé qu’Ottawa avait décidé d’abandonner cinq milliards par année de marge de manœuvre en échange de résultats économiques douteux.Ces milliards auraient pu avoir un effet plus positif sur l’économie s’ils avaient servi à venir en aide aux secteurs en difficulté.Exactement ce que demandaient les provinces, le Québec en particulier, à la veille du minibudget de cet automne, ce qu’elles n’ont pas obtenu.Auront-elles plus de succès vendredi?La rumeur veut que le gouvernement Harper annonce did là des mesures d’appui aux secteurs forestier et automobile.D faudra en connaître la teneur avant de prédire la réaction des provinces.Chose certaine, Stephen Harper ne s’est pas donné beaucoup de temps pour en arriver à des solutions collectives.s’il en souhaite.On comprend qu’il n’ait pas voulu tenir une de ces conférences qui suscitent toujours trop d’attentes, mais ce dîner a des allures de figure imposée.Une journée de travail bien préparée, tenue en privé, n’aurait pas été de trop après un hiatus de deux ans et la multiplication des points de tension entre son gouvernement et plusieurs provinces.Surtout qu’il y a peu de chances qu’il puisse répéter l’exercice avant les prochaines élections.CTUALITES ., JACQUES NAOEAU LE DEVOIR Chasse-neige ou chasse-eau?A Huntingdon, c’est surtout de l’eau que poussait la déneigeuse hier après-midi.Quelque 200 résidents de la petite municipalité se tenaient prêts à être évacués, repoussés par les eaux montantes de la rivière Châteauguay.La pluie devrait reprendre cette nuit et se poursuivre toute la matinée.La Beauce et la Montérégie, premières victimes du « drôle d’hiver » Des routes inondées compliquent la circulation Le redoux, la pluie et le brouillard qui enveloppent ce début de janvier ont entraîné de petites inondations, hier, en Beauce et en Montérégie, en plus de causer de nombreux retards dans les aéroports et plusieurs accidents sur les routes du Québec.Il était tombé en fin de journée plus de 20 mm de pluie à Dorval, selon Environnement Canada.Quelque 15 autres millimètres sont attendus aujourd’hui, alors que le thermomètre perdra quelques degrés pour frôler le point de congélation (quelques flocons pourraient tomber).De forts vents sont annoncés à Montréal, ce qui devrait chasser le brouillard.On prévoit des températures de 2 et 3 degrés Celsius pour demain et vendredi.La fin de semaine sera quant à elle légèrement plus froide.Toutefois, si le brouillard a forcé l’annulation ou le report de plusieurs vols aux aéroports de Montréal, Québec et Ottawa — en plus de causer des accidents sur les routes du Québec —, c’est surtout la pluie qui préoccupait hier les autorités.Les inondations pourraient avoir des conséquences importantes autour de Huntingdon, en Montérégie, où des routes menant à la frontière américaine sont fermées.La rivière Trout et la rivière de la Tortue, qui se jettent dans la rivière Châteauguay, sont sorties de leur lit, affectant notamment les cantons d’Elgin, de Hin-chinbrooke et de Godmanchester.Hier après-midi, la route 138 était d’ailleurs fermée à la circulation sur plusieurs kilomètres.La rivière Châteauguay a également débordé, inondant une autre route qui mène à la frontière.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quand les routes n’étaient pas fermées à la circulation, hier, elles étaient souvent difficilement praticables, comme à Malone, près de la frontière américaine.En conférence de presse, hier après-midi, le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, disait toujours craindre le pire pour ses citoyens en raison des prévisions de pluie pour la nuit prochaine.Selon lui, près de 200 personnes pourraient être évacuées durant la nuit, des cantons ruraux jusqu’au centre-ville.En fin de journée, seuls quelques sous-sols avaient toutefois été inondés.En Beauce, deux résidences ont été évacuées à titre préventif.Plus à l'est, dans la région de Chaudiè-re-Appalaches, la rivière Anderson, qui alimente la rivière Etchemin, est sortie de son lit, inondant des champs et des fossés.La Sécurité civile du Québec surveille l'ensemble des cours d’eau dans la vallée du Saint-Laurent, et plus particulièrement la rivière Châteauguay, où des opérations de déglaçage devaient être effectuées durant la soirée.Un aéroglisseur de la Garde côtière canadienne devait aussi briser la glace pour empêcher la formation d’un embâcle.Un appareil amphibie devait se joindre aux opérations de déglaçage qui se dérouleront sur 1,5 kilomètre, de la sortie de la ville de Châteauguay au lac Saint-Louis, juste en amont de lHe de Montréal.Le Devoir et La Presse canadienne Crise financière à l’UQAM Les professeurs se disent incapables d’en faire plus KATHLEEN LÉVESQUE CLA1RANDRÉE CAUCHY Les professeurs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ne voient pas comment ils pourraient travailler davantage et ainsi participer à résorber les problèmes financiers de l’établissement Le nouveau recteur, Claude Corbo, a be?u leur demander des sacrifices et la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, appeler à un effort de tout le personnel de la communauté de l’UQAM, le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ) n’en démord pas.D n’est pas responsable des déboires de l'université et n’entend pas en faire les frais.«On ne va pas se faire écraser comme cela.[.]Hfautse défendre parce que je ne vois pas concrètement comment on pourrait travailler davantage», a déclaré hier la présidente du SPUQ, Michèle Nevert, entourée des membres de son exécutif syndical en entrevue au Devoir.Irrité par les révélations du Devoir de vendredi dernier selon lesquelles les professeurs donnent en moyenne moins de deux cours par année plutôt que quatre comme le prévoit la convention collective, le syndicat a sollicité une rencontre.Ces données ont été présentées par la firme comptable PriceWate-rHouseCoopers, mandatée par l’UQAM pour élaborer un plan de redressement de l’établissement Un rapport préliminaire a été remis à l’UQAM ainsi qu’à la ministre de l’Éducation en décembre.Selon Michèle Nevert ces chiffres ne reflètent pas la réalité complexe de la tâche des professeurs, qui comprend non seulement l’enseignement mais aussi la recherche et les services à la collectivité.De plus, un professeur peut obtenir un dégrèvement de sa tâche d’enseignement lorsqu’il s’engage dans d’autres activités (poste de gestion, encadrement d’étudiants aux cycles supérieurs, certaines fonctions de recherche, par exemple).Le syndicat laisse entendre que l’UQAM inclut dans ces statistiques les cours qui ne sont pas dispensés par des professeurs en congé sabbatique, de maladie ou de maternité, ce qui fausserait le portrait général.Le SPUQ était cependant incapable hier d’établir le nombre moyen de cours effectivement donnés par ses membres.Selon le SPUQ, la solution au fiasco financier de 400 millions de l’UQAM passe par un réinvestissement massif dans l'embauche de professeurs et une amélioration de leurs conditions de travaiL Ainsi, le syndicat réclame une hausse salariale de 11,6 % sur trois ans ainsi que l’embauche de professeurs (fl en manquerait 300).«Si on ne veut pas nuire à l’UQAM, on ne peut pas juste accepter bêtement de couper, de geler les postes, de réduire les salaires.On est dans un contexte où il y a une décroissance de nos forces vives.Les fondateurs de l’UQAM sont en train de partir», a expliqué Jean Bé- langer, vice-président du SPUQ et membre du comité de négociations.Près de 40 % des professeurs arriveront à l’âge de la retraite au cours des sept prochaines années, ce qui implique un renouvellement important du corps professoral.Si l’UQAM rogne sur les conditions de travail de ses professeurs, cela peut nuire au recrutement de professeurs compétents et, par ricochet, à l’avenir même de l’université.«Dans ce cas, l’UQAM se tire dans le pied», croit Jean Bélanger.Dans les prochaines semaines, l’UQAM devra adopter des mesures afin de renouer avec l’équilibre budgétaire, comme l’exige Québec.Selon le SPUQ, le gouvernement du Québec doit éponger l’ensemble de la facture liée au dérapage immobilier (Complexe des sciences et îlot Voyageur) et ses répercussions sur le budget de fonctionnement Ni l’UQAM, en général, ni les professeurs, en particulier, ne peuvent assumer ce déficit, soutient la présidente du SPUQ.«Face au rouleau compresseur, on se met devant et on dit non!», laisse-t-elle tomber.Toutefois, le syndicat se montre ouvert à certains scénarios évoqués par la direction, tels le développement de nouveaux programmes d'études afin de générer des revenus supplémentaires ainsi que des compressions majeures dans la haute administration.Le Devoir Spécialiste des contrats François Gendron avocat -LL.L., M.A., Ph D.Vieux Montréal 514.845.5545 3 9 13 BLEU NUIT SOLDE du 10 au 26 |anvier 20% SUR TOUT 50% sur certains produits sélectionnés 39 13 Saint-Denis Montréal 5 14.843.5702 mcomeUier@ledevoir.com LE DEVOIR, LE M ERCREDl 9 JANVIER 2008 A 4 LES ACTUALITÉS Partenanat public-privé L’histoire de l’hôpital de Brampton devrait inciter le Québec à la prudence L’hôpital a coûté beaucoup plus cher que prévu même si le projet a été amputé d’un pavillon, dit une coalition ontarienne Accommodements raisonnables Bouchard et Taylor seront prêts fin mars STÉPHANE BAILLARGEON Malgré la somme d’informations à traiter, plus considérable que prévu, la commission Bouchard-Taylor a toujours l’intention de remettre son rapport au premier ministre Jean Charest le 31 mars.La commission sur les accommodements raisonnables a reçu environ 950 mémoires l’automne dernier, mais aussi des centaines de témoignages des participants aux audiences et à une vingtaine de forums de citoyens.«La participation a été très importante, mais nous allons finir le travail à temps», a confié au Devoir Sylvain Leclerc, porte-parole de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles.La mécanique consultative mise en place par Québec autour des coprésidents Charles Taylor et Gérard Bouchard a sondé la population et les groupes de pression entre septembre et décembre.La radiographie de l’«entre-nous» à la québécoise utilisera aussi le résultat d’une dizaine de projets de recherche commandés à la communauté universitaire.In commission a toujours refusé de dévoiler le nom des équipes chargées du travail, mais Le Devoir a appris la liste complète des sujets traités.Les études réalisées au cours des derniers mois portent sur un portait démographique du Québec, les «pratiques d’harmonisation» en région, des données comparatives internationales sur les pratiques d’accommodement, des indicateurs d’intégration collective, la condition des femmes migrantes, les questions juridiques ayant un rapport avec les accommodements, des corpus de courriels liés aux pratiques d’harmonisation et finalement la couverture médiatique de ces pratiques.Dix-huit personnes s’activent au secrétariat de la commission, dont sept à la seule tâche de synthétiser l’himalaya de mémoires totalisant des milliers de pages.Théoriquement, les textes ne devaient pas dépasser 15 pages.Dans les faits, certains documents présentés multipliaient la limite par cinq ou six.Les analystes n’ont évidemment pas attendu la fin des audiences pour s'atteler à la tâche.Depuis octobre, ils lisent chacun des mémoires et produisent une synthèse remise aux coprésidents, qui peuvent ensuite décider de consulter directement le texte complet.L’équipe compte des chercheurs universitaires et des fonctionnaires de différents ministères.«Je reçois encore des demandes de groupes qui veulent déposer des mémoires, explique M.Leclerc./»! ai encore refusé cette semaine.Nous avons déjà été très généreux avec les délais.» D donne l’exemple de la Ville de Montréal, qui a déposé son propre document deux jours avant sa comparution début décembre alors qu’eüe aurait dû le remettre à la commission le 20 octobre.Le dernier des quatre forums nationaux se tiendra le 3 février à Montréal.Cette rencontre, sur la question «Qu’est-ce qui nous unit?», sera elle aussi organisée par l’Institut du Nouveau Monde, mandaté par MM.Bouchard et Taylor.Le résultat de ces derniers échanges publics sera également intégré à la grande synthèse.Les coprésidents ont amorcé la rédaction de leur rapport final dès la mklécembre.La version finale sera prête dès la fin de février, a assuré M.Leclerc, les dernières interventions (correction d’épreuves, impression, etc.) devant permettre un dépôt au bureau du premier ministre à la fin du mois suivant L’entreprise de consultation devait coûter un peu moins de cinq millions de dollars et aucun dépassement de coût n'est prévu pour l’instant.Le Devoir LOUISE-MAUDE RIOGX SOUCY Le premier partenariat public-privé (PPP) en santé laisse présager des jours difficiles pour la trentaine d’autres projets mis en avant en Ontario.Budget défoncé, délai prolongé, nombre de lits réduit; une longue liste de promesses brisées a été publiée en début de semaine par la Coalition ontarienne pour la santé.Apprise à la dure, la leçon n’est pas sans intérêt pour le Québec, qui se prépare à voir ses deux mégahôpitaux mettre à l'épreuve la controversée formule.Inauguré en grande pompe en octobre dernier, le nouvel hôpital de Brampton avait fait la fierté de sa direction et du gouvernement libéral de Dalton Mc-Guinty.Ce premier hôpital construit en PPP arrivait non seulement à temps, mais il avait été réalisé dans le respect des plus récentes prévisions budgétaires.Or, des documents rendus publics par le gouvernement et la direction de l’hôpital, sous le coup d’une injonction de la cour, lèvent le voile sim une toute autre réalité, affirme la directrice de la coalition, Natalie Mehra.En fait, depuis son annonce officiefie, en 2001, le PPP a beaucoup changé, affirme la coalition.Et pas pour le mieux, pour les contribuables comme pour les patients.A l’époque, les conservateurs prévoyaient inaugurer trois pavillons au coût de 350 millions et rassemblant 720 lits.Leur objectif: livrer le tout pour 2005.Deux ans plus tard, les libéraux inauguraient finalement deux pavillons au lieu de trois.«Résultat: le LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le projet de règlement qui donne forme aux controversés centres médicaux spécialisés (CMS) inquiète vivement la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).Dans un aids remis au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, sa présidente accuse carrément le gouvernement Charest de vouloir en faire un outil de «privatisation sournoise».A tel point que si le projet de règlement reste inchangé, le Québec verra naître un véritable réseau ù'«hôpitaux privés».Publié à la fin novembre dans la Gazette officielle, ce complexe projet de règlement établit notamment la liste des traitements médicaux qui, à moins d’être offerts dans des établissements publics,, «devront l’être dans des centres médicaux spécialisés».A lui seul, ce libellé indispose grandement la présidente de la FIQ, lina Bonamie, qui y voit un glissement dangereux.«Le recours au privé n’est plus justifié dans un esprit de complémentarité, mais bien de substitution, et c’est très inquiétant.» La longueur elle-même de ladite liste, qui compte un peu plus d’une cinquantaine de traitements médicaux, l’inquiète au plus haut point Pourtant, le ministre assure qu’il n’y a là que ce qui se fait présentement dans le privé, en plus de la triade hanche-genou-cataracte, qui fait maintenant l’objet d’une obligation de traitement.«Ce qu’il ne dit pas toutefois, c’est que ces actes se font dans seulement une petite nombre de lits est passé à 479 et les coûts ont explosé de 186 % pour atteindre les 650 millions de dollars», affirme Mme Mehra.Au fil du temps, la population locale a donc vu sa contribution financière grimper de 200 %, ce qui a suscité beaucoup de mécontentement Le mois dernier, un rassemblement citoyen a été organisé avec en toile de fond la mort de deux patients ayant présumément succombé à de trop longs délais d’attente.Pour la coalition, il est clair que le PPP n’a pas sa place dans les hôpitaux.«On l’a vu en Grande-Bretagne, les PPP ont fini par siphonner une partie des fonds destinés aux soins cliniques.On voit bien que nous n’y avons pas échappé nous non plus», note Mme Mehra.Comparaison boiteuse Le ministre ontarien de la Santé, George Smitherman, a accueilli froidement la publication de tous ces chiffres.Dans un entretien au Toronto Star, sa porte-parole, Laurel Osfield, a minimisé la sortie de la coalition qui, selon elle, compare des pommes avec des oranges.L’entente négociée par les conservateurs a en effet fait l’objet d’une renégociation, a-t-elle fait valoir.«[Comparer les deux ententes] n’est plus pertinent aujourd’hui.» Conscient toutefois que son message passe mal, le ministère a récemment nommé un superviseur des poignée de cliniques.En les autorisant maintenant dans tous les CMS, il ouvre considérablement le marché», croit Mme Bonamie.Tout cela se fait au surplus sans que la question de l’accès soit prise en compte, ajoute-t-elle en citant le cas de la chirurgie mammaire.«Il n’y a pas eu d’études démontrant que le réseau public n'est plus en mesure d’offrir ce service dans un temps raisonnable.Pourtant, [Québec] l’autorise quand même, qu’il y ait des listes d’attente ou pas pour ces traitements.» Monopole Le pire reste toutefois l’article 3 de ce projet de règlement, juge la FIQ.Cet article octroie aux CMS composés de médecins non participants au régime public le monopole de la chirurgie de la hanche, du genou et des autres chirurgies comprises dans cette fameuse liste et qui nécessitent plus de 24 heures d’hospitalisation.«Le fait qu’on envoie directement certaines chirurgies aux CMS non participants court-circuite tout.Là, on n’a plus que deux options: le centre hospitalier ou le privé, sans égard aux listes d’attente.C’est une ouverture très alléchante pour les médecins intéressés à jouer la carte du privé.» Ceux qui sauteront la clôture disposeront alors d’une clientèle élargie et., assurée, note la FIQ, qui craint une saignée du réseau public en faveur du privé.Et pas que chez les médecins.Les infirmières seront aussi nombreuses à vouloir faire le saut «L’infir- comptes pour rassurer le public sur les dépenses de l’hôpital.Mais la Coalition ontarienne pour la santé juge que c’est trop peu, trop tard, et réclame d’urgence un moratoire sur tous les hôpitaux PPP et la réouverture du troisième site abandonné en cours de route.Elle demande également au vérificateur général de se pencher sur tous les contrats PPP qui ont été signés à ce jour, dont celui de Brampton.D’autant que le temps a vu la part du consortium privé grandir, note Natalie Mehra.Ce dernier s’est vu confier plusieurs responsabilités, dont l’entretien, mais aussi le transport des patients, la sécurité et la gestion des dossiers médicaux sur une période de 25 ans.«Le modèle utilisé à l’hôpital de Brampton permet aux futurs gouvernements de négocier ce qu’on a appelé des ententes d’innovation supplémentaires, qui, si elles sont signées, vont conduire à des privatisations additionnelles», indique Mme Mehra, en invitant les Québécois à rester vigilants.Au Québec, la formule en PPP a été retenue pour l’érection et la modernisation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et du Centre universitaire de santé McGill.Des consortiums se sont depuis qualifiés et le choix final sera annoncé à l’automne prochain.Le Devoir mière va aller là où elle va pouvoir avoir ses week-ends, ses congés fériés, son horaire régulier, raconte Mme Bonamie.Le ministre a beau répéter que cette loi n’aura aucun impact sur les ressources humaines, nous en doutons fort.Déjà, les agences privées font des affaires d’or et drainent nos effectifs.» Comme les CMS concentreront leurs activités autour des chirurgies mineures qu’ils pratiqueront sur des patients jugés à faible risque, le réseau public verra, par corollaire, sa tâche s’alourdir.Ce qui va peser lourd dans la balance.«Ça va devenir ingé-rable, prédit Mme Bonamie.Dès que surviendra une urgence, on ne déplacera plus des chirurgies mineures, mais bien des chirurgies majeures.Le personnel va se démotiver.» Tous ces facteurs font dire à la FIQ, qui réunit 57 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, que Québec doit retirer son projet de règlement.Cela lui permettra de revenir à la base, en développant des centres ambulatoires entièrement publics qui viendront alléger le réseau plutôt que de s’y substituer en le privant de ses forces vives.S’il tient quand même à garder son projet, qu’il en change au moins l’article 3, demande Mme Bonamie.«Le plus grand malaise, c’est vraiment la clause obligatoire.Sans elle, le règlement serait beaucoup plus rassurant.Je pense qu’il faut impérativement revenir en arrière sur ce point.» Le Devoir CMS : une porte ouverte aux « hôpitaux privés », dit la FIQ Le ministre ontarien de la Santé a dû nommer un superviseur des comptes pour rassurer les contribuables Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DÉCÈS LES PEIITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514‘985'3322 Télécopieur: 514-985-3340 petltesannonces@ledevolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit Sudoku par Fabien Savary Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.0755 Solution du dernier numéro 2 5 8 46 7 3 4 9 9 3 6 4 ! 5 2 7 i 8 i 7 4 1 9 8 3 5 2 6 8 2 7 5 3 6 9 1 4 4 9 3 8 7 1 6 5 2 6 1 5 2 9 4 8 7 3 5 6 4 3 2 8 1 9 7 3 8 2 741 9 4 6 5 1 9 6 4 5 2 3 8 0754 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com 103 CONDOMINIUMS El COPNOPNltlÊS QUEBEC: St-Jean-Baptiste, copropriété indivise, 6’^ sur 2 étages, détails: http^/pages.vidéotron .com/yolande 132 CHALETS BORD LAC TAUREAU, 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Laurier (angle Bloomfield).Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui nous ont accompagnés de près ou de loin dans cette épreuve.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.Faire des choix santé à l’épicerie est maintenant plus facile : recherchez IL.WÊ Pour d« plus CMnptes r*nsfttgn#mente visitez notre site Web au «Mww.vtwrasanto.org ou appelez la Fondahon des maladie* du coeur au 1-088-473 4636 § Visez santé .^ pour faire vos choix-santé i LE DEVOIR LE MERCREDI 9 JANVIER 2 0 0 8 LES ACTUALITES Le « cerveau gauche » sert bien les villes GUILLAUME B O U R G AU LT-C ô TÉ Si la présence de diplômés universitaires est essen-üeUe au développement d’une ville, c’est surtout celle des scientifiques et des ingénieurs qui a un impact important, révèle Statistique Canada dans une étude publiée hier.En fait, les diplômés en science et en génie — grou-Pe qu’on qualifie de «cerveau gauche des villes nord-américaines» — sont considérés comme des «catalyseurs pour la croissance de l’emploi dans les villes».Ceci parce qu’ils «participent directement à l’élaboration et à la mise en œuvre d’innovations».En comparaison, la présence de diplômés du secteur culturel n’a pas un «effet prononcé» sur la croissance d’une ville.Mais la présence de tout diplômé est la bienvenue, note-t-on dans cette analyse de la compositipn de la main-d’œuvre de 242 villes du Canada et des Etats-Unis.Entre 1980 et 2000, les villes comptant davantage de diplômés ont ainsi vu leur main-d'œuvre croître plus vite qu’ailleurs: quelque 2 % de croissance annuelle en moyenne contre 1,6 % pour les villes où la concentration de travailleurs ayant un diplôme est plus faible.L’écart n’est pas si mince, précisent les chercheurs de Statistique Canada «Si l’on considère la croissance cumulée sur la période de 20 ans, une ville dont la main-d’œuvre a crû de 2 % annuellement enregistrerait une croissance totale de l’emploi de 49 %», écrit-on dans le rapport.Une croissance de 1,6 % équivaut donc à une croissance totale de 37 %.En 2000 et 2001, les scientifiques et les ingénieurs représentaient 4,5 % de l’emploi rémunéré au Canada et aux Etats-Unis.Le Devoir Tout le réseau souffrira de la privatisation à la réserve Dunière La SEPAQ verra ses revenus diminuer de 500 000 $ LOUIS-GILLES FRANCŒUR La privatisation de la gestion de la réserve Dunière en Gaspésie par le gouvernement Charest, le 20 décembre dernier, fera perdre en 2008 aux alentours d’un demi-million de dollars au réseau national des réserves fauniques du Québec, a appris Le Devoir de sources bien informées au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Ce ministère est responsable des réserves fauniques, dont la gestion est confiée à la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).Cette dernière se demande présentement où elle puisera cet argent en 2008 pour rentabiliser l’ensemble du réseau des réserves gouvernementales, qu’elle gère à quelques exceptions près.C’est la ministre des Affaires municipales et des régions, Nathalie Normandeau, qui a décidé sans débat public ou même avec les milieux fauniques de confier à une coiporation privée sans but lucratif, la Corporation de gestion des rivières Matapédia et Patapédia (CGRMP), la gestion de la réserve Dunière en lieu et place de la SEPAQ.Lorsque la ministre Normandeau a annoncé ce transfert à cette société privée, le 24 novembre, il semble que ses collègues ministres n’avaient pas été avisés, si on en juge notamment par les réactions de membres de certains cabinets ministériels mis en cause.La ministre Normandeau, qui est aussi vice-première ministre et députée de Bonaventure, entend créer des emplois dans sa région par cette privatisation de la gestion de l’une des meilleures réserves de chasse à l'orignal du Québec, La seule avec sa voisine Mata-ne où le taux de succès dépasse 95 %.Dans les semaines qui ont suivi sa déclaration, la CGRMP, qui n’a pas un statut de zone d’exploitation contrôlée (zec) comme la plupart des autres gestionnaires de rivières à saumon de la Gaspésie, a annoncé quelle faisait passer le personnel de Dunière de 8 à 24 personnes.Selon les informations publiées depuis quelques jours sur le site Internet de cette corporation locale, les nouveaux gestionnaires pourraient retirer 219 000 S de plus que la SEPAQ de la chasse à l’orignal en 2008.Alors que la SEPAQ planifiait une récolte maximale de 222 orignaux, les nouveaux gestionnaires privés ont planifié une récolte de 264 bêtes.Ils ont aussi augmenté de 19 le nombre de forfaits offerts en plan américain, le plus payant à plus de 2000 $ par chasseur pour quatre jours de chasse.Et dans les catégories les plus accessibles, les prix ont été augmentés de près de 10 % dès la première saison, passant de 684 $ à 747 $, si on compare avec les prix prévus en 2008 par la SEPAQ avant qu’elle ne soit chassée du décor.Réactions Pour le critique du Parti québécois en matière de faune, le député de Labelle Sylvain Pagé, la privatisa- tion de la gestion de cette réserve faunique exceptionnelle — quatre orignaux au kilomètre carré — «n'est pas sans rappeler le dossier d’Orfbrd» car elle soulève la question de l’intégrité du patrimoine commun et de l’accès démocratique aux ressources fauniques.Retirer la gestion d’une réserve faunique à une société d'Etat pour la confier à un groupe privé «m’apparaît comme une mauvaise décision» car elle appauvrit l’ensemble du réseau des réserves, dont la rentabilité est établie à partir du principe des vases communicants.«Il ne faut pas.dit-il, dépecer le territoire public, qui constitue un patrimoine commun, qu’il soit près ou loin de Montréal» en raison du danger que pose chaque précédent De son côté, la Fédération québécoise de la faune, qui représente plus de 200 000 chasseurs et pêcheurs, a réclamé hier de Québec qu'il suspende cette décision et la soumette à des audiences publiques en toute transparence.U) FQF reproche au gouvernement Charest d’avoir caché ce transfert en l'annonçant le 20 décembre alors que tous les organismes étaient démobilisés.La FQF entend, expliquait sa porte-parole, Geneviève Clavet, inscrire cette question à la première réunion du Groupe faune national, officiellement créé par Québec en décembre et à qui ce dernier aurait dû, par souci de transparence, somnettre préalablement une affaire de cette importance.Le Devoir mmm - -; in 1 ¦ » fc ¦ I ¦¦ fini Résolution n° 2: apprendre à cuisiner, On 'pON'TVS Notre solde international est en cours Canada ! tarifs Tango ALLER SIMPLE au départ de Montréal, Les voyages doivent prendre fin le 30 avril 2008.SAINT JOHN (N.-B.) MONCTON 144$ 144 ST.JOHN'S (T.-N.-L.) 164$ 164$ 189s 199s 224 III : t j£#Ë| ;d^®É2ÉB I1P1N; ite i WORLD AIRLINE AWARDS États-Unis : tarifs Tango ou Tango Plus ALLER SIMPLE au depart de Montréal.Les voyages doivent prendre fin le 30 avril 2008, WASHINGTON, D.C.FORT LAUDERDALE SAN FRANCISCO 135$ 152s 172$ 182$ 190$ 190s 202$ 210 Destinations soleil : tarifs ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent prendre fin aux dates indiquées ci dessous.BERMUDES 9 JANV.-29 FÉVR.Z008 l"-30 AVRIL 2008 FORT MYERS 9 JANV.-30 AVRIL 2008 NASSAU 9JANV.-29 FÉVR.2008 I*'-30 AVRIL 2008 MEXICO 9 JANV.-29 FÉVR.2008 1«-30 AVRIL 2008 MONTEGO BAY KINGSTON 9 JANV.-29 FÉVR.2008 1«-30 AVRIL 2008 LA HAVANE 9 JANV.-29 FÉVR.2008 1«-30 AVRIL 2008 BARBADE 9 JANV.-29 FÉVR.2008 1"-30 AVRIL 2008 ANTIGUA 9 JANV.-29 FÉVR.2008 1"-30 AVRIL 2008 205s 206$ 229$ 239$ 279$ 303s 310$ 390 Destinations internationales : les tarifs sont basés sur un ALLER SIMPLE et sont assujettis à l’achat d'un billet ALLER RETOUR au départ de Montréal.Dernières dates de depart tel qu'indiqué ci-dessous.LONDRES 9 JANV-20 FÉVR.2006 1"-30 AVRIL 2008 ROME 9 JANV.-29 FÉVR.2008 MUNICH7DÜSSELDORF1 PARIS LIMA HAMBOURG7FRANCFORT 9JANv.-20 févr.2008 23 janv.-30avril2008 9 JANV.-20 FÉVR.2008 l"-30 AVRIL 2008 l"-30 AVRIL 2008 BEIJING SHANGHAI 9 JANV.-8 FÉVR.2008 OSAKA TOKYO 9 JANV.-31 MARS 2008 SYDNEY, AUSTR.20 JANV-30 AVRIL 2008 199s 199 249s 348$ 400$ 409s 899 Cette année, c’est plus facile que jamais de tenir vos résolutions avec des tarifs exceptionnels pour des destinations partout dans le monde.De plus, vous pouvez obtenir jusqu'au double des milles Aéroplan”0 pour des vols cet hiver.Obtenez également des réductions sur l’hôteL sur la location d'une voiture ou sur des attractions touristiques, et recevez des milles Aéroplan lorsque vous réservez sur aircanada.com Choisissez librement en ligne ou en appelant votre agent de voyages.Vous pouvez également nous appeler au 1 888 247-2262.L'offre prend fin le 17 janvier 2008.ÉS^:flF ' | } STAR ALLIANCE aircanada.com La liberté de voyager à votre façon Un billet acheté auprès du bureau des réservations d'Air Canada coûtera 25 $ additionnels par personne, jusqu'à un maximum de 100 $ par réservation (non remboursables, taxes en sus).Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361 -8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 17 janvier 2008 Destinations canadiennes : les tarifs sont basés sur un aller simpla.Les voyages doivent prendre fin le 30 avril 2008.Le supplément des frais de carburant est indus dans nos tarifs, l'achat à l'avance peut être requis.Destinations américaines: les tarifs sont basés sur un aller simple.Les voyages doivent prendre fin le 30 avril 2008.Le supplément des frais de carburant est indus dans nos tarifs, l'achat 14 jours à l'avance est requis Destinations soleil: les tarifs sont basés sur un aller simple l'achat à l'avance peut être requis.Les voyages doivent prendre fin aux dates indiquées.Les tarifs sont sous réserve de l approbation du gouvernement Le supplément des frais de carburant n’est pas indus dans nos tarifs.Exception pour la Floride le tarif indiqué inclut le supplément des frais de carburant et l’achat 14 jours i l'avance est requis.Destinât ions Internationales: les tarifs sont basés sur un aller simple et ne sont accessibles qu'à l'occasion de l’achat d'un billet aller-retour.Dernières dates de départ tel qu’indiqué.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Le supplément des frais de carburant n'est pas inclus dans nos tarifs L'achat à l'avance peut être requis Destinations canadiennes, américaines, soleil et internationales: les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA les frais d'aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien ne sont pas indus.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places 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commerce d’Air Canada." Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan.société en commandite.'En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance".J- LE DEVOIR.LE MERCREDI 9 JANVIER 2008 A (i DITORIAL Marie-Andrée Chouinard La sabbatique de fiston Quel parent n’a pas la hantise de voir un de ses marmots — pire: l’ensemble! — épouser les traits d’un célèbre et nonchalant Tanguy?Qu’on ajoute maintenant ceci à la liste des préoccupations parentales: le jeunot risque fort de réclamer un jour «sa» sabbatique, entre deux cours de philo et un emploi à temps partiel.Indéniable, ce phénomène gagnerait à être mieux compris.1 fut un temps, pas si lointain, où seuls les professeurs d’université s’adonnaient à l’année sabbatique, le temps de rédiger un livre ou d’avancer un projet de recherche sans cesse reporté.Voilà qu’un autre spécimen réclame à grands cris ce repos: en quête d’identité, accablé par une adolescence qui s’étire^ le jeune adulte milite lui aussi pour une pause.A lui la sabbatique! Un rapport à peine publié par Statistique Canada s’attarde à cet épiphénomène — pas nouveau mais de plus en plus marqué — qu’est la «pause entre les études secondaires et postsecondaires».On y apprend qu’au Canada, le tiers des jeunes font cet arrêt avant de voguer vers le collégial ou l’université.L’agence fédérale analyse ce temps d’arrêt dans le parcours scolaire pour la toute première fois: en soi, il s’agit d’un signe qui ne trompe pas.I>a sabbatique des jeunes n’est pas un effet excentrique observé chez quelques fùturs décrocheurs en mal d’encadrement Qu’elle serve à explorer le vaste monde sac au dos, à travailler pour rayer quelques dettes ou engranger des sous, ou tout simplement à prendre le temps de trouver cette voie motivante nécessaire pour terminer les études, la pause a séduit 30 % des jeunes Canadiens observés.Au Québec, le rapport n’en révèle que 15 %, ce qui en fait la province championne du parcours scolaire ininterrompu, notamment en raison du caractère unique du cégep qui marque une pause entre le secondaire et l’université.Qu’on ne s’y trompe pas: cet apparent triomphe ne pourrait être que technique.L’étude ne souffle mot des sabbatiques en cours d’étude.Or, les données connues, même si elles sont minces, traduisent une immense indécision.Une fois au cégep, un étudiant sur trois change d’option en cours de route.À peine un sur cinq y arrive avec un projet précis.Seuls 42 % en ressortent avec un diplôme de formation générale après les deux ans prévus.La filière technique fait encore moins bien avec 38 % de diplômés en trois ans.Havre de l’incertitude, repère des âmes perdues entre l’adolescence et l’âge adulte, le collégial devrait non seulement parfaire l’encadrement en ses murs afin de faciliter ce passage difficile, mais aussi s’évertuer à conserver le contact avec ces décrocheurs qui, pour plusieurs assurément s’adonnent allègrement à la sabbatique.Combien d’entre eux reviennent après une relâche enrichissante?Les données, hélas, sont difficiles à trouver à propos de cette réalité, même si elle n’est pas nouvelle.Mais les cégeps ne pourront pas veiller seuls au grain, ou sans moyens additionnels pour que des professionnels récupèrent quelques-uns des adeptes du corridor plutôt que de la classe.Aux parents, qui jadis ont peut-être senti eux aussi l’appel du sac à dos, de guider le mieux possible cette pause sans crier à la fin des études.Aux entreprises et à l’État qui les encadre de refréner une impatience mal contenue — pénurie de main-d’œuvre oblige — pour l’embauche prématurée.Nombre de ces «quasi diplômés» avidement recherchés par les cégeps ont été recrutés trop tôt par un marché du travail en mal de recrues.Si la sabbatique étudiante est là pour rester, que l’on s’attarde davantage au phénomène pour augmenter les chances de reprendre au jeu des études le plus grand nombre d’écartés.machouinard@ledevoir.com Une année de défis lu au début décembre, le nouveau maire de la Ville de E Québec, M.Régis Labeaume, a réussi son entrée à l’hôtel de ville.Aussitôt en poste, il faisait voter son premier budget à l'unanimité des 37 membres du conseil, un programme de plus d’un milliard de dollars dans lequel ., -I il avait pris le temps d’inclure quelques-unes de ses pro- ectorales.Puis, il y a quelques jours, un nouveau directeur général était nommé à la tête des Fêtes du 400", avec pour mandat de corriger les lacunes susceptibles de faire dérailler les activités au programme.Couronné après une montée spectaculaire en fin de course, M.Labeaume est un honune au parler direct et franc qui inspire confiance et plaît aux gens de Québec.Au cours de sa campagne électorale, il avait accusé l’ex-maire Jean-Paul L’Allier, en épargnant la défunte mairesse Boucher, d’avoir laissé la masse salariale des employés municipaux grimper au-delà de l’acceptable lors des négociations précédentes.Aux prises avec une croissance des coûts salariaux de 45 % entre 2002 et 2008, Québec doit maintenant se serrer la ceinture sous peine de voir le compte de taxes grimper plus vite que l’inflation.Le nouveau maire s’est donc engagé à geler l’embauche et à ne pas remplacer un certain nombre de retraités, mais il a aussi promis de s’attaquer à l’organisation des services et à ces conventions collectives qu’il juge trop rigides et coûteuses.Entre autres modifications, le maire demande aux syndiqués de convenir d'un meilleur équilibre entre leurs propres contributions aux régimes de retraite et celles de la Ville, une source importante d'augmentation des dépenses.Selon les données du budget adopté en décembre, le quart de la masse salariale des employés municipaux de Québec serait constitué des avantages sociaux dont le coût croît à un rythme de près de 10 %.Autre exemple cité par le maire, certains employés auraient droit à 18 jours de congés de maladie payés par année, soit presque un mois complet excluant les congés de maladie de longue durée.Quel autre employeur offre la possibilité de s'absenter aussi souvent du travail sans même devoir fournir de certificat médical?Avec des regimes de retraite beaucoup trop généreux financés dans une très large mesure par les contribuables, voilà le genre d’«acquis» abusifs arrachés par le passé grâce au rapport de force structurel inégalé dont profitent les syndicats municipaux, et grâce à l’absence de volonté politique des élus souvent coincés à la veille d’une élection.On le voit l'année qui vient n’est pas seulement celle du 400" à Québec, c’est aussi celle des relations de travail entre les syndicats et la nouvelle administration.Inexpérimenté, le nouveau maire devra faire preuve de détermination autant que de diplomatie dans un monde où la culture patronalesyndicale nuit purement et simplement à la réalisation îles projets collectifs.Devant cet état de fait et sans l’aide du gouvernement du Québec qui a toujours refusé d’assumer sa part de responsabilité en la matière, M.Labeaume aura fort à faire pour défendre les intérêts des citoyens de Québec.messes e Jean-Robert Sansfaçon le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND DÇ r^uç £n?U>S Î>|m0C&AT£S TC(viT£Ç PAR 08AIUA.^ÊfAuî CEST wn I II i *] étWoTrt fooS-M -*0) LETTRES VLB erre Les motifs que Victor-Lévy Beaulieu invoque pour appuyer l’ADQ manquent quelque peu de cohérence {Le Devoir, 7 janvier).Il ne réussit qu’à donner l’impression que son vote en faveur du parti de Mario Dumont au dernier scrutin n’avait rien de ponctuel, mais qu’il a plutôt adhéré au courant de droite que représente ce parti.Si, comme l’écrit VLB, le PQ a mis au rancart l'idée de l’indépendance, cela ne date pas d’hier.Et l’ADQ a fait de même depuis longtemps — et plus ouvertement encore que le PQ.Par ailleurs, VLB a tort de prétendre que la seule critique importante de l’ADQ qu’ont frite les journalistes et intellectuels de gauche était que ses élus n’ont ni les connaissances ni la formation nécessaires pour être membres de l’Assemblée nationale.Nombreuses ont été les critiques qui portent sur quelque chose de plus fondamental, c’est-à-dire les politiques rétrogrades, voire quasi duplessistes, véhiculées par Dumont et ses lieutenants durant la dernière campagne électorale.Et aussi l’exploitation honteuse qu’a faite ce dernier du discours identitaire à des fins électora-listes tristement adopté presque immédiatement par Marois et Duceppe.VLB écrit que l’ADQ a enclenché un grand brassage d’idées.Je dirais plutôt que Dumont n’a fait que se réclamer, aux fins de sa campagne électorale, des préjugés que les Filion et Hérouxvillois avaient déjà introduits sur la place publique, visant entre autres une minorité visible très fragilisée depuis le 11 septembre 2001.D’ailleurs, cette valeur identitaire que VLB semble approuver n’est ni originale ni nouvelle.Les partis français de droite comme de gauche l'exploitent depuis des décennies à des fins électoralistes et sur le dos des Français d’origine maghrébine.Un autre argument qu'utilise VLB pour justifier son virage en faveur de l’ADQ est que, puisque notre société est en mutation, on doit s’adapter.Cette mutation, générée par l’establishment néolibéral, est socialement peut valable, chose que VLB est en train d’oublier.Et lorsqu’il cite Michel Foucault pour dire qu’on doit pouvoir se déprendre de soi-même, je crois que VLB se trompe en pensant que Foucault prônait de laisser tomber ces valeurs hu- manistes pour adopter leur contraire.Plutôt que de voter pour l’ADQ, VLB avait deux options plus compatibles avec une vision progressiste.Il pouvait voter pour Québec solidaire ou, s’il trouvait l’indépendantisme de ce parti trop flou, il pouvait annuler son vote.C’est ce que, je crois, Michel Chartrand lui conseillerait de faire plutôt que de jouer aux girouettes.Raymond Favreau Montréal, le 7 janvier 2008 Un vent de changement aux États-Unis?Barack Obama traduit peyit-être une triste réalité sociale qui sévit aux États-Unis depuis une décennie.L’écart entre les nantis et les pauvres s’est accru et les disparités socioéconomiques raciales sont plus que jamais présentes.Ce sont peut-être ces éléments qui favorisent ce candidat défendant un programme de réformes sociales: en éducation, il désire augmenter les salaires des enseignants et privilégie l’école publique; en santé, il préconise un système de couverture universelle; en matière de taxation, il s’oppose aux congés d’impôt des plus hauts revenus tout en promettant des réductions d’impôt pour la classe moyenne et les faibles salariés; en environnement, il croit que le réchauffement planétaire est causé par l’activité de l’homme.De plus, il désire retirer les troupes américaines de l’Irak.Les républicains n’ont pas tardé à descendre le personnage en affirmant qu’il était un ancien musulman converti au christianisme, ce qu’aucun fait ne confirme malgré les efforts de la Fox pour propager l’information contraire.Chez la communauté noire, on ne semble pas appuyer ouvertement Barack Obama, car il ne serait pas un descendant d’esclaves.En fait, sa mère est une femme blanche du Kansas et son père est originaire du Kenya.Hillary Clinton a une nette longueur d’avance sur ce terrain.Elle est considérée comme une alliée des Afro-Américains depuis longtemps.Néanmoins, l’élection possible de ce candidat à la présidence représenterait un vent de changement dont l’Amérique a besoin.Un président noir, issu de la classe moyenne et ayant une expérience en travail social, briserait la longue lignée de présidents blancs, aisés et souvent détachés des besoins de la population en général.Jimmy St-Gelais Saint-Jérôme, le 7 janvier 2008 Le double langage sur la forêt Par son savant commentaire, en marge de l’adoption, en fin de session, des amendements à la Loi sur les forêts {Le Devoir, 29 décembre 2007), le professeur Bélanger a mis en lumière le double langage de nos dirigeants politiques et de l’industrie forestière en ce qui concerne la préservation de la forêt québécoise.Pour le commun des mortels, dont je suis, il semble tomber sous le sens que l’exploitation rationnelle de la forêt exige que l’on empêche les vieilles forêts de se dégrader.Il y aurait donc lieu, comme le préconise le CIFQ, de couper ces forêts qui «perdent plus de bois qu’elles n’en produisent» et de créer au passage des emplois dans des régions qui en ont bien besoin.Ce discours ne peut que plaire à nos politiciens.Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils aient donné au ministre des Ressources naturelles et de la Faune le pouvoir d’accélérer l’exploitation des vieilles forêts et de contourner, ce faisant, les baisses de possibilité de coupe décrétées par le forestier en chef.Or, selon le professeur Bélanger et la science des dernières années, la dégradation des vieilles forêts n’est qu’un mythe qui, en l’occurrence, sert bien l’industrie.Il n’y a donc aucune justification au nouveau pouvoir discrétionnaire accordé au ministre, si ce n’est de plaire à l’industrie forestière et aux élus régionaux.Maintenant que le chat est sorti du sac, souhaitons que le ministre, qui ne devait quand même pas ignorer les dernières données scientifiques, exerce son nouveau pouvoir avec la plus grande retenue dans l’intérêt de la pérennité de la ressource et non dans l’intérêt immédiat de l’industrie.Denis L’Homme Lévis, le 6 janvier 2008 LIBRE OPINION -?- Penser plus loin que sa langue ! ANNE-MARIE ROY Nutritionniste Lettre au biologiste Jean Lemire Nous sommes à l'heure de nous demander ce que nous pouvons faire de plus pour cette fragile planète.Si déjà on recycle, si on utilise les transports en commun, des ampoules écolo, etc., que pouvons-nous tous faire de plus?Si vous avez lu un récent rapport de la FAO (une organisation de l’ONU en matière d’agriculture), vous savez que la production de viande et de ses dérivés est parmi les premières causes du réchauffement climatique.On sait aujourd’hui que l’élevage intensif des bovins cause davantage de gaz à effet de serre que toutes les formes de transport, voitures, camions et avions réunis.Les bovins sont responsables de 37 % des émissions de méthane (une tonne de méthane équivaut à 23 tonnes de C02), 65 % des émissions d’oxyde nitreux (une tonne d'oxyde nitreux équivaut à 296 tonnes de C02) et 65 % des émissions d’ammoniac (qui contribuent aux pluies acides et à l’acidification des écosystèmes).Pour produire une seule livre de viande, on a besoin en moyenne de dix livres de grain et de quantités inimaginables d’eau, soit phis de 9000 litres.Cette même livre de viande sera accom- pagnée de 40 livres d’excréments.Il faut huit fois plus d’énergie fossile pour produire de la chair animale que des végétaux.Il faut l’équivalent de 3,7 litres d’essence pour produire une livre de bœuf toute cette énergie est nécessaire à l'alimentation de l’animal, à son transport ou à sa congélation et, surtout, aux fertilisants à base de pétrole nécessaires à la culture des céréales destinées aux bœufs et aux vaches.Pour nourrir les animaux, on déboise de précieuses forêts, on épuise les terres arables et on contribue à la disparition de milliers d’espèces.La production animale occupe 70 % des terres agricples et 30 % de la surface de la planète.Aux État-Unis, la production du bétail est responsable à 55 % de l’érosion des sols, à 33 % du contenu en phosphore et en nitrates de l’eau et à 50 % de l’utilisation d’antibiotiques.Tout ça pour satisfaire notre palais, mais à quel prix environnemental! Avant de manger, il faut dorénavant penser plus loin que sa langue.Pour réduire les dommages environnementaux, le rapport de la FAO dit clairement qu’il est urgent de réduire au moins de moitié la production de viande.Pourtant, les prévisions vont dans l’autre sens: il se mangera deux fois plus de viande did 2050.Je crois que lorsqu’on est un modèle comme vous, un écologiste, on se doit de donner l'exemple.Dans votre film Le Dernier Conti- nent, j’aurais beaucoup apprédé vous voir manger, sur votre voilier, des grains, des noix ou des légumineuses plutôt que du jambon et des grillades au barbecue.Ma question pour vous est la suivante: pourquoi donc les environnementalistes contournent-ils continuellement ce sujet, comme si ce n’était pas sérieux?C’est pourtant sérieux, très séneux! Un rapport du World Watch Institute révèle que «[.] peu d’écologistes suggèrent que le fait de manger de la viande re/[ève] du même degré d importance que les questions soulevées par Amazon Watch, Conservation International ou Greenpeace.Or, à mesure que les sciences de l'environnement progressent il devient plus apparent que l’appétit de l’espèce humaine^ pour la chair animale agit comme une force à l œuvre derrière presque chaque catégorie de dommages environnementaux menaçant l'avenir de l'humanité, soit la déforestation, l’érosion, les pénuries d’eau potable, les changements climatiques, la déstabilisation des communautés et la propagation de maladies».Comme nutritionniste, mon but est de faire comprendre aux gens que trois fois par jour, en réduisant grandement leur consommation de viande, ils peuvent aider la planète et leur santé.Mais pour cela, j ai besoin de f appui des environnementalistes comme vous.Pourrais-je compter sur vous? LE DEVOIR, LE MERCREDI 9 JANVIER 2008 A 7 Le référendisme congédié DEES * *» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le détail de la proposition globale de Gérald Larose est exposé dans l’article «Si j’étais chef.(sans prétention aucune au poste/» dans le numéro de la Revue de l’Action nationale de décembre dernier.GÉRALD LAROSE Coprésident du Conseil de la souveraineté ========nj u four et au moulin, pour — faire honneur à la tradition des Fêtes, le temps nous était compté.Il en restait moins pour suivre l’actualité.Dommage, car la contribution de Denis Monière, dans La Presse du 21 décembre, s’inscrivait aussi dans une certaine tradition: le référendisme.Laquelle je récuse sèchement Soyons clairs.Le rêve des indépendantistes n’est pas de tenir un référendum mais bien de construire un pays.Un pays français en Amérique.Comment?Premièrement, en prenant l’exacte mesure des changements colossaux survenus depuis les référendums de 1980 et de 1995.Il va de soi que le contexte étant différent, la stratégie ne peut pas être la même.Deuxièmement en clarifiant et en bétonnant la posture générale nécessaire à la conduite du combat pour l’indépendance d’un pays.Un passage obligé pour la rigueur, la consistance, l’éthique et le courage.Troisièmement en faisant les choix d’orientations stratégiques porteurs de changements structuraux conduisant à la souveraineté.Ce qui suppose qu’on réintègre, dans le périmètre du politique et au cœur de sa gouvernance, l’intégralité du projet, la population étant mise à contribution.Quatrièmement en mettant en cohérence la pratique des grandes institutions, les résultats attendus des principales missions et la lisibilité de la gestion gouvernementale avec le type de société induit par le projet Cela signifie que dans l’exercice du pouvoir, la gouvernance soit essentiellement mobilisée par la construction de l’avenir.Le projet de l’indépendance du Québec est un grand projet Si la majorité des pays ont conquis la leur avec des fusils, le Québec, lui, entend y accéder par les urnes.Démocratique, ce combat est donc à mener tous les jours, sur tous les fronts et dans tous les domaines, conscients que ceux qui, depuis 1982, déclinent au quotidien le Canada agissent exactement de la sorte.sans référendum.Changer de stratégie Dans son article du 21 décembre, M.Monière rabote allègrement les différences au point qu’en regard de la question nationale, plus rien ne distinguerait PLQ, ADQ et PQ.Un procédé surprenant pour un universitaire de son calibre.Et avant de donner son dernier coup de rabot, il permettrait au PQ de se racheter s’il consentait à aménager trois conditions: une déclaration de principe, un référendum moyennant la condition gagnante d’un scrutin avec un appui populaire de 45 % des voix et un programme de promotion de la souveraineté.Terriblement classique.Répétitif.Et aux résultats prévisibles.Pire, la proposition de M.Monière s’inscrit dans la poursuite de la dépolitisation du projet souverainiste et renforce la thèse de ses adversaires pour qui, précisément, tout tient à un référendum dont ils ne s’engagent à respecter ni les règles ni les résultats.Avant de replonger tête baissée dans ce type d'exercice, est-il permis de réfléchir un peu plus?J’ose avancer quelques points.Repolitiser le projet D’abord, un rappel historique.C’est la Révolution tranquille qui a sonné le réveil du fait français dans les Amériques.Un formidable élan y a été pris.Le Québec moderne est né.Des institu- tions et de grandes politiques ont vu le jour.Le «collectif» québécois s’est mis à se nommer en français et à voir ses conditions s’améliorer.Ce fut le fruit d’une gouvernance politique structurante, tant sur le plan économique que sur les plans social, politique, linguistique et culturel, qui a puissamment contribué à l’émergence, chez les Québécois, de capacités entrepreneuriales, du sentiment d’appartenance et du plaisir de rayonner dans le monde.Il en fut de même pour la Charte de la langue française.Pour atteindre son objectif, le gouvernement souverainiste du Québec de l’époque avait jeté dans la mêlée le poids de toutes les institutions: l’Assemblée nationale, les appareils d’Etat québécois, les politiques publiques, les relations extérieures, son parti, les mouvements sociaux et la population en général.Le résultat fut probant, fruit d’une gouvernance structurante politique de bout en bout Pour une gouvernance souverainiste Par contre, en matière de souveraineté, dernier grand acte structurant à poser démocratiquement comme nation, il en fut tout autrement.On inventa l'étapisme.Stratégie non totalement peccamineuse, car elle permit à de vastes segments de la population d’apprivoiser l’éventualité de la souveraineté.Les fruits de cette stratégie ont été engrangés.Aujourd’hui, plus personne de sérieux, ni même Jean Cha-rest, n’en conteste la faisabilité.Cependant, à ce jour, un envers dramatique à ce choix stratégique subsiste, que la proposition Monière réitère: la dépolitisation du projet.En effet, isolé dans le temps (d’un référendum), réduit à une mécanique de négociation (d’un mandat), concentré dans ce moment des moments, le projet de la souveraineté a été extirpé de la gouvernance politique elle-même.A tel point qu’il y eut des gouvernements souverainistes qui, dans la poursuite de l’objectif premier pour lequel ils avaient été élus, se sont refusés à mettre dans la balance leur plein poids politique de gouvernement pour se réfugier tantôt dans des conditions gagnantes, tantôt dans le confort des certitudes morales, oubliant très allègrement qu’en matière de construction nationale, les réalités sont d’abord et avant tout des construits sociaux résultant d’une action politique planifiée.Le Canada en est le meilleur exemple.lœ nation-building canadien est une œuvre politique pleine et quotidienne.sans référendum.Congédier le référendisme Ceci étant, faut-il renoncer au processus référendaire?Congédier le référendisme n’équivaut pas à renoncer au processus référendaire.C’est rompre avec la représentation que des souverainistes se font d’un «grand jour» ou d’un «grand soir» euphorique et que des fédéralistes se font «de l’inconnu et d'un trou noir» cataclysmique.Dramatiques dans les deux cas! Congédier le référendisme, c’est rappeler que dans le processus d’accession à l’indépendance, pivot d’une gouvernance souverainiste élue, le référendum est une modalité démocratique de poids pour mettre à contribution la population dans le franchissement des principales étapes et, assurément, valider le résultat final.On ne rappellera jamais assez que le Canada, dans toute son histoire, ne l’a jamais fait.Le contexte de 2008 n’a plus rien à voir avec celui de 1980 ou même de 1995.Changer de stratégie est une obligation politique.Réinsérer le projet de l’indépendance nationale sous l’égide de la gouvernance politique l’est aussi.Mon ami Denis Monière devrait quitter les vieux sentiers et explorer de ce côté.Les défis y sont plus intéressants.Le réel plus mordant.Et les résultats plus probants.Résolutions du Nouvel An en environnement MICHEL BÉLANGER Avocat et président de Nature Québec l’heure des résolutions du Nouvel An, les enjeux environnementaux méritent qu’on s’y arrête non seulement pour faire le bilan de 2007 mais aussi pour se rappeler le programme chargé que nos élus se sont imposés pour 2008.La protection de l’environnement a occupé une place prépondérante en 2007 et suscité un intérêt grandissant au sein de la population.2007 a été une année de consultations, les gouvernements ayant repoussé à 2008 les décisions à prendre dans plusieurs dossiers.Certains diront qu’ils ont ouvert la voie à d’éventuelles élections.A Les parcs La Loi sur les parcs a fêté ses 30 ans et l’année a été marquée par deux dossiers médiatisés, soit celui du parc du Mont-Orford et celui du parc des Iles-de-Boucherville.Bien que le gouvernement du Québec ait imposé une réserve de deux ans aux terrains adjacents au parc des îles-de-Boucherville, il y a lieu d'être vigilant Le sort final de ces terrains reste à déterminer.De même pour le mont (Word, où le gouvernement n’ayant toujours pas réintégré les terrains soustraits au parc en 2006, a mandaté un comité externe pour formuler des recommandations quant à leur destination finale.Petite note positive: le gouvernement canadien a agrandi le parc national de la Nahanni, au Yukon, et le gouvernement du Québec a annoncé la tenue d’audiences publiques pour la création du parc national du Lac-Témiscouata.L’agriculture Outre une décision prise et renversée au cours Passer de la parole aux actes de la même année par Québec, soit le développement massif de la production d’éthanol à partir de mais, d’importantes décisions devront être prises en 2008.Québec devra, à la lumière du rapport de la commission Pronovost, prendre position sur l’avenir de son agriculture.Souhaitons l’introduction de pratiques agricoles durables, la conservation des sols, l’amélioration des plans agro-environnementaux de fertilisation (PAEF), etc.De plus, Québec devra répondre aux critiques formulées par le commissaire au développement durable qui, dans son rapport soulignait les difficultés pour les décideurs d’intégrer r«écoconditionalité» dans l’aide financière aux agriculteurs et de tenir compte de la capacité de support des bassins versants dans la délivrance des autorisations gouvernementales.La décision de retirer la compétence de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) dans l’analyse du projet Rabaska fait tache au dossier du gouvernement La forêt Dans le cadre du Sommet sur la forêt, l’ensemble des acteurs concernés se sont réunis pour tenter d’établir certains consensus.Parmi les propositions retenues, soulignons la volonté des parties d’atteindre, dès 2008,8 % d’aires protégées en forêt boréale.Le gouvernement sera jugé à ses fruits, lesquels prendront la forme d’un livre vert dont le dépôt est annoncé au début de l’année 2008.Une première ombre au tableau découle toutefois de la décision, prise juste avant le congé des Fêtes, de permettre au ministre d’autoriser la coupe de bois dans les vieilles forêts, et ce, même au-delà des attributions de bois normalement octroyées par le forestier en chef.L’eau Nous pourrions avancer que ce fut l’année des cyanobactéries.Toutefois, nous devons faire le triste constat que cela se répétera.Si on peut souligner la diligence avec laquelle la ministre Beauchamp a pris en charge ce dossier, on doit déplorer l’absence d’objectifs précis de réduction dans le plan d’action de dix ans rendu public par la ministre.Notons cependant qu’un premier volet du plan d’intervention sur les algues bleu-vert a été mis en œuvre avec le dépôt d’un projet de règlement sur la vente des détergents à vaisselle phosphatés.L’entrée en vigueur de ce règlement étant prévue pour 2010, il faudra mettre en avant d’autres actions si on veut obtenir des résultats à court terme.Soulignons que cette problématique ne doit pas occulter les autres enjeux de la politique nationale de l’eau.Ainsi, nous déplorons la décision récente de reporter indéfiniment l’imposition d’une redevance sur le puisage d’eau, mesure attendue depuis 2003.Les changements climatiques L'attitude lamentable du gouvernement canadien à Bali résume assez bien le bilan de l’année dans le dossier des changements climatiques.Alors que 2007 a vu la confirmation de l’urgence de la situation par l’ensemble des scientifiques, des économistes et des grands assureurs de risques et que le prix Nobel a été décerné conjointement à Al Gore et au Groupe intergouvememental d’experts sur l'évolution du climat (GIEC), le Canada a reçu le titre de pire pollueur après les Etats-Unis.Rappelons qu’à Bali le premier ministre Stephen Harper a conditionné son appui aux mesures de réduction à l’engagement équivalent de la Chine et de l’Inde, qui rejettent respectivement de 5 à 17 fois moins de GES que le Canada.Malgré cela, les participants se sont entendus pour réduire les émissions de GES de 25 à 40 % du niveau de 1990 d’ici 2020.Ces cibles seront d’autant plus difficiles à atteindre que le Canada a au contraire augmenté ses émissions de 35 %.Nous devons amorcer un virage à 180 degrés si nous ne voulons pas être tenus moralement responsables des millions de personnes qui souffriront des impacts des changements climatiques.Les SLAPP Finalement, 2007 a mis sur la sellette les poursuites stratégiques contre des groupes environnementaux, les SLAPP.Québec a réagi en donnant un mandat de recherche à un professeur de McGill et au Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE).Une commission parlementaire est annoncée pour février 2008.Alors qu’on consulte, Québec a toutefois fait fi des demandes de soutien financier formulées par le CQDE, seul organisme pouvant aider les groupes dans ce genre de dossier et qui a dû suspendre ses activités après 20 ans d’existence.Que souhaiter pour 2008?Des mesures concrètes en environnement.Il est utopique de croire que ces actions se feront sans douleur.Les choix de société qui s'imposeront en 2008 exigeront de nos élus du courage politique et nécessiteront le soutien des leaders de tous les milieux pour que la population s’y engage.Les prochains scrutins seront cruciaux pour notre avenir environnemental, nous n’avons plus de marge de manœuvre.Dt planète nous regarde nous complaire, consommer, abuser et., choisir nos élus.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clavel(/>K/>ifre), Philippe Papineau (pupitre), Louise'-Maude Rioux Soucy (Santé): Pauline Gravel (sciences) : Michel Gameau (caricaturiste) : Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à Finirwmation culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay ('cihéwa;Isabelle Paré (culture): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Éric Desrosiers.Claude Turcotte.François Desjardins; à l’information internationale Jean-Pierre legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information).Serge Truffaut (éditorialiste) : A l’information politique Hélène Buzzetti et Al eu Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaillc et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Emilie Parent Bouchard.Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction) La documentation : Gilles Paré (directeur): Manon Derome.Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa) LA PUBLICITÉ Amélie Bessette, Jean de Billy.Jean-François Bossé.Dave Cameron (directeur adjoint), }u\\e Chrétien, Marlène Côté, Christiane I.egault, Amélie Maltais, Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Martine Riopelle, Isabelle Sanchez.Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Fîlion, Yannick MorinéNathalie Zetnaitis, Olivier Zuida INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBl TI ON ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion, Rachclle Leclerc, Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des sen'ices comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier.Monique Proteau, Danielle Ross.1 LE DE VOIR .LE MERCREDI 9 JANVIER 2008 A 8 CTUALITES TEMPETES SUITE DE LA PAGE 1 La ville de Joliette a été chanceuse dans sa malchance.Tout comme Sherbrooke et sept autres villes au Québec, elle gère son propre réseau hydroélectrique, indépendant d’HydroQuébec.Ses équipes, déjà sur place, ont pu être dépêchées rapidement là où les fils avaient flanché sous le poids du verglas ou celui des branches tombées.«Après 24 heures, les secteurs névralgiques étaient rebranchés.Ça été plus long pour les unifamiliales et des immeubles à logements multiples.On avait ouvert un refuge pour les sinistrés, mais il a été très peu utilisé»', se rappelle Robert Parent, directeur général dHydro-Joliette, qui avait dû travailler 56 heures d’affilé avant de pouvoir prendre quelques heures de repos.Quand le verglas a sévi à Montréal et en Montérégie en 1998, Robert Parent n’a pas hésité à offrir les services de ses équipes à Hydn>Québec, qui a rapidement été débordée par l’ampleur des pannes.Comme Joliette, la municipalité de Rawdon a été épargnée en 1998 et l’aide aux sinistrés du «triangle noir» ne s’est pas fait attendre.«En 1998, ici, on a fait des corvées pour ramasser des biens qu’on envoyait dans des centres d’hébergement de la Rive-Sud, et on a recruté des bénévoles afin d’aller aider les sinistrés.Iæ gens savaient pertinemment ce que le verglas représentait.On n’a pas eu besoin de faire de grands discours pour mobiliser les gens», explique Louise Major.Qualifié à’«événement climatique le plus marquant du XX' siècle», le grand verglas de 1998, dont on rappelle les moments marquants ces jours-ci, résultait d’un phénomène qui n’a rien d’exceptionnel.Selon Environnement Canada, Montréal reçoit en moyenne chaque année entre 12 et 17 épisodes de précipitations verglaçantes et chaque épisode dure généralement quelques heures.C’est la durée des précipitations, soit cinq jours, et leur quantité, soit 100 millimètres, qui ont fait du verglas de 1998 un événement si unique.Chez Environnement Canada, on considère la pluie verglaçante et le verglas comme les pires dangers de l’hiver.«En petite quantité, la pluie verglaçante est dangereuse.En grande quantité, elle est catastrophique», note David Phillips, climatologue principal à Environnement Canada dans une analyse qu’il a rédigée au sujet de la «pire tempête de verglas de l’histoire canadienne».Verglas du passé Les épisodes de verglas intense passent rarement inaperçus.Pendant la période des Fêtes de 1942, la région de Montréal reçoit 39 mm de pluie verglaçante assortie de vents soufflant jusqu’à 60 km à l’heure.Dans son édition du 31 décembre 1942, Le Devoir rapporte qu’il s’agit de la pire tempête depuis 1933.Les puisards débordent, le service de tramway est perturbé, la ville fait face à de nombreuses pannes d’électricité.Un peu partout dans la métropole, le verglas endommage de nombreux arbres et fait tomber des poteaux et des fils électriques.Mais en février 1961, Montréal conpaît l’une des pires tempêtes de verglas de son histoire.A l’époque, la pluie verglaçante est rapidement suivie par des bourrasques de neige privant des milliers de familles d'électridté.Trois à six centimètres de glace se forment sur les fils électriques et de nombreux arbres s’effondrent, alourdis par le verglas.Le service ferroviaire est interrompu, tout comme la circulation aérienne, les écoles sont fermées, les postes de radio et de télévision doivent cesser la diffesion de leurs émissions pendant de longues périodes et des mesures d'urgence sont mises en place.De nombreuses maisons ne sont plus chauffées malgré le froid qui sévit Même les offices religieux doivent être reportes.En 1973, c’est la région de Québec qui y goûte alors que l’effet combiné du verglas, du froid ef de la neige cause de nombreuses pannes d’électricité.A SainteFoy, quelque 40 000 abonnés sont privés d’électricité et d’eau à deux jours de Noël, la tempête ayant perturbé le fonctionnement de l’usine de filfration de cette municipalité.Ceux qui restent chez eux sans électricité font du camping dans leur propre maison à la lueur des chandelles en buvant du «gros gin des Fêtes», rapporte un journal de l’époque.A Montréal, les festivités de Noël 1986 sont assombries par une pluie verglaçante aux effets dévastateurs.Les policiers montréalais comptabilisent plus de 500 accidents survenus les 24 et 25 décembre alors que la Sûreté du Québec signale un carambolage impliquant 30 véhicules à l’approche du pont Champlain, sur la Rive-Sud.Sur l’autoroute métropolitaine, 14 véhicules s'emboutissent.La conduite automobile est tellement hasardeuse que les ponts Champlain et Jacques-Cartier sont fermés à la circulation pendant quelques heures après qu’une quinzaine d’accidents y soient survenus.Le Devoir Rectificatif Le texte publié en page Idées hier sur la fusion des Bourses de Montréal et de Toronto était signé notamment par Nabil Khoury, professeur émérite à l’Université Laval.Nous avons omis de préciser la nature de son statut dans cette institution, ce qui laissait croire qu'il y enseignait encore.Nos excuses.0BAMA SUITE DE LA PAGE 1 Barack Obama, qui a rattrapé cette semaine Hillary Clinton dans les intentions (Je vote des électeurs démocrates de l’ensemble des Etats-Unis dans au moins un sondage (celui que publiait lundi la firme Gallup), se présente comme le candidat de «l’espoir» et du «changement».Pour plusieurs observateurs de la scène politique américaine, le verdict de l’Iowa indique que c’est l’attitude des Américains qui est en train de changer profondément La popularité d’Obama auprès des électeurs démocrates de deux Etats plutôt ruraux et dont la population est en grande majorité blanche (94 % de Blancs au New Hampshire et 95,6 en Iowa contre une moyenne nationale de 67 %) semble pour le moment faire mentir le mantra voulant que nos voisins du Sud ne sont pas prêts à élire un Noir.Au moins autant que son programme, c’est la personnalité de Barack Obama qui bouscule les idées reçues et modifie la donne dans le bal des primaires qui vient de s’amorcer.La séduction qu’il exerce chez les électeurs blancs tient, pour partie, à ses racines multiculturelles, étant de mère blanche et de père kényan et ayant grandi d’abord à Hawaii puis en Indonésie, puis de nouveau à Hawaii.Cet aspect de même que son message optimiste le distinguent des autres hommes politiques noirs et l’ai-derjt à ne pas apparaître comme menaçant A l’instar du gouverneur du Massachusetts Deval Patrick et d’autres hommes politiques noirs, il a su prendre ses distances d’avec des militants historiques des droits civiques comme Al Sharpton et Jesse Jackson, dont les croisades portaient, avant toute chose, sur l’égalité et Injustice entre les races.«Obama n’est pas menaçant comme Jesse Jackson et Al Sharpton.C’est quelqu’un comme nous autres», analyse un retraité blanc rivant à Portsmouth, dans le New Hampshire.«Je ne pense même pas à lui en tant que Noir.Je le vois en tant qu’individu.Il a l’air réfléchi et dégage un grand sentiment de confiance», ajoute ce retraité, qui soutient désormais Obama après avoir hésité entré lui et Mme Clinton.L’un des effets de cette forme de «neutralité raciale», c’est que les électeurs pourraient voir en Obama une exception, considère Earl Ofari Hutchinson, auteur de plusieurs livres sur les questions de races et de politique.«Obama est à même de se faire entendre d'une large frange de l’opinion américaine.» Après le New Hampshire, la prochaine grande pri- BRIAN SNYDER REUTERS Hillary Clinton saluant ses partisans à Nashua, au New Hampshire, hier.maire démocrate aura lieu le 26 janvier dans un État du Sud, la Caroline du Sud, où Hilary Clinton a tissé des liens étroits avec l’importante communauté noire, majoritairement acquise, depuis plusieurs décennies, au Parti démocrate.Certains électeurs âgés de la communauté noire préfèrent soutenir l’ex-première dame, jugeant celle-ci mieux à même d’être élue et de défendré les intérêts des Noirs, tandis que les jeunes électeurs noirs, eux, affichent une préférence pour Obama, selon les analystes.«Obama sort du cadre habituel et nous sommes en terrain inconnu», estime par ailleurs William Jelani Cobb, professeur d’histoire à l’université Spelman d’Atlanta et auteur d’un récent recueil d’essais sur la culture contemporaine des Noirs américains.Selon lui, la victoire d’Obama en Iowa est marquante dans la mesure où, historiquement, les premiers Noirs à s’être aventurés dans des domaines traditionnellement réservés aux Blancs y sont parvenus en proposant la continuité plutôt que des réformes.Or Obama a axé sa campagne électorale sur des projets de changement Promesses des candidats Il reste que, sur plusieurs thèmes importants de la présente course à la présidence, les promesses des candidats Clinton et Obama sont difficiles à départager.Par exemple, les deux s’entendent sur l’immigration, sur le droit à l’avortement sur l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre et, à quelques détails près, sur celui de fournir une couverture d’assurance maladie à tous.Sur la question de l’Irak, Barack Obama peut se vanter de s’être opposé à la guerre dès le début tandis que Clinton avait voté en faveur de la loi autorisant le président Geoçge W.Bush à la déclencher.La sénatrice de l'État de New York est aujourd’hui opposée à cette guerre et promet de ramener toutes les troupes américaines au pays d’ici à 2013.Obama propose un calendrier de retrait beaucoup plus rapide.Les électeurs ne se détournent pas d’Hillary Clinton parce qu’ils doutent des capacités d’une femme à diriger le pays mais parce que le message d’optimisme de son rival leur plaît, croient par ailleurs plusieurs spécialistes de la rie politique américaine.L’image d’Obama et ses promesses de changement font que la sexagénaire Clinton, malgré son expérience en tant que première dame du pays (et peut-être à cause de cette expérience), paraît à certains passée de mode.Pour Naomi Wolf, auteure en 1991 du best-seller The Beauty Myth, le fait qu’Hillary soit une femme n’a pas une importance primordiale dans son succès ou son échec futurs.«Aucun des sondages [.] n’incite à penser que les gens s’éloignent d’elle parce qu’elle est une femme.[.] Ils le font parce qu’elle a été au premier plan et qu’ils sont las des gens qui sont au premier plan», dit-eüe.En outre, les Américains semblent plus emballés par l’idée d’avoir pour 44e président un métis plutôt qu’une femme, ce qui serait aussi une grande première.Rares sont d’ailleurs les femmes qui considèrent Hillary Clinton comme un «porte-drapeau» de la cause féministe, dont les grandes revendications ont été depuis longtemps entendues par la classe politique américaine.Son de cloche fort différent de la part de l’auteure féministe Gloria Steinem, hier, dans les pages du New York Times: «Le sexe d’un candidat est probablement le facteur le plus restrictif dans la vie américaine, qu'il s’agisse de savoir qui doit s’occuper de la cuisine ou qui doit occuper la Maison-Blanche.[.] Les hommes noirs ont obtenu le droit de vote un demi-siècle avant les femmes de quelque race que ce soit et ont généralement gravi les échelons du pouvoir, dans l’armée ou dans les conseils d’administration, bien avant les femmes [.]» D’après Reuters et l’Agence France-Presse SUITE DE LA PAGE 1 «Les allégations contenues dans votre lettre ne sont absolument pas fondées», écrit-elle en introduction.«J’étais et suis encore profondément troublée par le ton et le contenu de votre lettre.La nature des allégations faites, combinée avec la menace de me déloger en tant que présidente, menace sérieusement l’indépendance de la CCSN.La manière avec laquelle vous abordez ces questions [.] met en lumière votre incompréhension profonde de la relation devant exister entre vous, en tant que ministre des Ressources naturelles, et la CCSN.» Ingérence politique Mme Keen reproche au ministre d’avoir exercé une «ingérence inappropriée».Elle en veut pour preuve la conversation qui a eu lieu entre elle et M.Lunn le samedi 8 décembre, relatée dans son long document.Le Canada rit alors une grave pénurie d’isotopes radioactifs médicaux parce que le réacteur nucléaire ontarien de Chalk River les produisant n’a pas repris comme prévu ses activités faute de respecter certaines normes de sécurité.Lors de cette conversation, donc, le ministre Lunn demande à Linda Keen de tenir une audience réglementaire le jour même et d’en arriver à la conclusion que le réacteur peut reprendre ses activités malgré cette non-conformité.«Une chose est absolument claire, conclut le document de la CCSN.Les ministres ne peuvent interférer avec un tribunal quasi judiciaire en leur disant comment présider et trancher une cause devant être entendue par cette instance décisionnelle indépendante.» Le sous-entendu est lourd.Des ministres ont dû démissionner par le passé pour avoir intercédé auprès de juges ou de commissaires.Jean Charest, alors jeune ministre progressiste-conservateur, avait dû renoncer à son poste à la Condition physique, au Sport et à la Jeunesse en janvier 1990 pour avoir téléphoné à un juge qui s’apprêtait à rendre une décision relative au sport amateur.Le libéral Michel Dupuy avait été, plus discrètement, «remanié» en 1996 quelque temps après avoir contacté un commissaire du CRTC.Démission réclamée Les trois partis d’opposition ont rite manifesté leur NUCLEAIRE consternation devant les agissements du ministre des Ressources naturelles.Le libéral Omar Alghabra réclame même sa démission.«B a fait preuve d’une incompétence crasse, a-t-il dit au Devoir.Cest très inquiétant qu 'un gouvernement choisisse de congédier un régulateur parce qu’il ne pense pas comme lui.Imaginez l’impact profond que cela aura, non seulement sur le remplaçant de Mme Keen, mais sur les autres régulateurs fédéraur.si vous êtes en désaccord avec le gouvernement, même si vous suivez le règlement à la lettre, vous pourriez perdre votre emploi!» Le Bloc québécois aussi réaffirme sa confiance en Mme Keen, qui «a bien fait son travail», selon la députée Claude de Bellefeuille.«Le ministre se trompe de cible et, s’il attaque Mme Keen, c’est qu'il essaye de se libérer lui-même d’une attaque.» Le NPD fait remarquer à cet égard que le ministre Lunn savait que le réacteur nucléaire ne pourrait pas redémarrer dès le 22 novembre, soit plusieurs jours avant que la pénurie d’isotopes ne se fesse sentir.Lunn veut faire rouler des têtes La réaction lapidaire de Mme Keen se veut une réponse à la lettre du ministre Gary Lunn.Ce dernier reproche à Mme Keen de ne pas avoir permis la remise en activité du réacteur nucléaire de Chalk River nécessaire à la santé des Canadiens.«Ces événements font planer un doute sur la question de savoir si vous possédez le bon jugement fondamental requis pour occuper le poste de présidente de la Commission et si vous vous acquittez diligemment de vos obligations, écrit-il.On peut se poser de sérieuses questions quant à savoir si la Commission, sous votre gouverne, n’aurait pas pu gérer de manière plus appropriée les risques associés à cette situation.» Rappelons qu’au plus fort de cette crise, à la mi-décembre, Ottawa a fait adopter une loi d’urgence permettant la remise en fonction du réacteur nucléaire pour 120 jours.Dans les jours qui ont suivi, le gouvernement a accepté la démission de Michael Burns, le président d’Énergie atomique du Canada Itée, l’opérateur du réacteur ontarien.C’est ÈACL qui a omis de réparer, comme le lui demandait la Commission, le réacteur et qui a, le premier, reconnu qu’il ne fallait pas le redémarrer avant la fin des travaux.Les partis d’opposition sont d’ailleurs unanimes à croire que les fautifs se trouvent davantage de ce côté.Le ministre Lunn affirme pourtant que la Commission n’a pas su «prévenir des risques déraisonnables à la santé des Canadiens [privés d’isotopes]», ce qui «mine potentiellement la confiance publique envers le processus réglementaire de l’industrie nucléaire».Le ministre entend recommander la destitution de Mme Keen en tant que présidente.Le bureau du ministre a simplement indiqué hier qu’il avait reçu la réponse de Mme Keen et l’analysait Mme Keen a été nommée une première fois à titre inamovible de commissaire permanent de la Commission (1er novembre 2000) et désignée comme présidente le 1" janvier suivant La nature de cette désignation n’est pas spécifiée dans le décret gouvernemental.Ces nominations ont été renouvelées en novembre 2005.Mme Keen réclame une révision indépendante des événements avant d’attribuer des blâmes dans cette histoire puisque, selon elle, «les récents commentaires du premier ministre Harper, du ministre Clement et de [M.Lunn] laissent planer un sérieux doute quant à la possibilité que ma situation soit revue de manière équitable et impartiale parle cabinet».Én outre, elle estime qu’elle ne peut être congédiée sans «cause» et qu'elle a été «conseillée» à ce propos.S’agit-il d’une menace de poursuite larvée?Ottawa paye cher les congédiements injustifiés.Dans la foulée du scandale des commandites, une panoplie de têtes dirigeantes de sociétés de la Couronne avaient roulé.Des poursuites se sont ensuivies.Michel Vennat, à la Banque de développement du Canada, a en poche un jugement déclarant illégal son congédiement parce qu’on ne lui a pas fourni l’occasion de s’expliquer, qu’il n’a pas fait l’objet d’une enquête personnalisée et que son renvoi «n’avaitpas été minimalement motivé».Il demande 5,6 milhons de dollars.En novembre, Jean Pelletier a touché 335 000 $ pour avoir été injustement congédié — deux fois plutôt qu’une! — de Via Rail à la suite de commentaires à l’endroit de Myriam Bédard.Le Devoir MUSEES SUITE DE LA PAGE 1 Alors que 103 000 personnes avaient franchi les portes du MBAM entre septembre 2006 et janvier 2007, c'est pas moins de 228 000 visiteurs qui se sont pressées me Sherbrooke à la même période cette année pour admirer les expositions temporaires et la collection permanente du musée.«On pensait rejoindre environ 170 OOO visiteurs, alors 228 OOO, c’est excellent.Et en plus, on sait que ces visiteurs se sont intéresses autant aux expositions temporaires qua notre collection permanente», se réjouit Nathalie Bondil, la directrice générale du MBAM.Et le bilan pourrait encore augmenter d’ici la fin de l'opération, le 27 janvier.La gratuité se poursuivra toutefois jusqu’au 24 février pour ce qui est de l'exposition Pour l’art Œuvres de nos grands collectionneurs privés, une exposition orchestrée grâce à la générosité de plusieurs grands amateurs d'art de la métropole.Tout au long de l’automne, les visiteurs ont donc pu admirer les trésors des Sulpiciens, les bronzes de Cartoceto, l’exposition E-art consacré à l’art numérique et aux nouvelles technologies et Pour l’art sans débourser un sou.Pour Nathalie Bondil, ce coup de pub automnal visait essentiellement à mettre en valeur la collection permanente et les nombreuses activités du musée, puisque les projecteurs sont souvent braqués sur les exportions temporaires.En effet trop de Montréalais ignorent encore que l'accès à la collection permanente du musée et la plupart des activités sont gratuites en tout temps, et ce, depuis enriron 15 ans.«Les gens font encore mal la différence entre la collection et les expositions.Il fallait donc faire un effort pour rappeler que l’accès à notre collection, élaborée grâce aux dons et aux acquisitions, est toujours gratuite.En fait, cette collection appartient au public et il est normal qu 'ils y aient librement accès», soutient Mme Bopdil.Même si le MBAM n’est pas un musée d’État, financé seulement à 50 % par les fonds publics, il est fort probable que l’opération portes ouvertes soit répétée, histoire d’intéresser un public encore plus lar- ge aux trésors que recèle le musée montréalais.Certaines expositions, qui entraînent beaucoup plus de frais, ne permettent toutefois pas au MBAM de penser à instaurer une politique de gratuité permanente, explique la directrice.La gratuité se répand Avec cette opération, le MBAM s’inspire d’une tendance lourde qui a cours dans plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, et aux États-Unis pour libéraliser l’accès aux institutions muséales, surtout celles massivement financées par les impôts des contribuables.Après d’intenses débats, le gouvernement britannique a généralisé en 2001 l’accès gratuit à tous les musées nationaux de Grande-Bretagne, dont la Tate Gallery et le British Museum.Cette politique a eu pour effet de faire bondir de 62 % en un an l’achalandage dans les musées britanniques.Plusieurs grands musées américains, dont ceux de Washington, ouvrent aussi gratuitement leurs portes à tous les visiteurs, notamment pour accéder aux collections permanentes.La France, jusqu’ici farouchement opposée à la gratuité, vient d’emboîter timidement le pas en annonçant, en octobre dernier, l’expérimentation d’une politique de gratuité partielle dans 18 musées et monuments nationaux de moyenne et grande envergure.Devant la pression de plus en plus forte du public pour obtenir l’accès gratuit à ses musées, la ministre de la Culture, Christine Albanel, a légèrement fléchi et proposé l'expérimentation d’un projet-pilote qui s étendra jusqu’en juin 2008.Apres quoi, le gouvernement analysera l'impact de cette politique de gratuité sur l’affluence et les publics rejoints avant de l’étendre ou pon à d’autres musées.A Paris, l’accès gratuit aux grands musées ciblés demeure frileux, puisqu’il ne visera que les jeunes de 18 à 25 ans, une soirée par semaine.Ce n’est donc pas demain la veille qu’on pourra passer gratuitement la porte du Louvre, du Musée d’Orsay, du Quai Branly ou du Musée national d’art modçrne (Centre Pompidou) , véritables vaches à lait de l’Etat français.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.coni La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone .514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par coumel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-80Û463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 U /Vtvir peut, à I occasion, mettre la liste d adresses de ses abonnés â la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele le aw,, a .t—T" au samedi par le IVvoir Inc dont le siege social est situe au JOfrt).rue IV Bleury.9’ otage.Montréal.(Québec), H3A3M9 II est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest Montréal l 'agence Presse CanadUniu^i autorisée A employer et A diffuser les informations publiées dans U Driorr /y I ft voir est distribué par Messageries Pynamiques.division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Mar tin Ouest.Uval Envoi de publication - Enregistrement n‘ 0858 Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationals duQuébwÜÔof d " »
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