Le devoir, 19 janvier 2008, Cahier A
ja rentré Cahier E W |J»* il culiurelle w w w .I e (1 e v o i r.e o ni LE DEVOIR V O L .X C I X N ° 9 ?LES SAMEDI 19 E T 1) 1 M A X CUE 2 O J A N V I E H 2 O l) 8 2 .2 2 $ + t a \ e s = 2 , r> O $ ms sociétés minières creusent le Tiers-Monde pour son or, ses diamants et son cuivre.Le font-elles de façon responsable ?\EVVSCOM Les Canadiens aiment bien se bercer de la bonne réputation du Canada sur la scène internationale.Ont-ils toujours raison de le faire?En Afrique, cela revient à faire l’autruche devant la montagne d’allégations incriminantes pesant sur les compagnies minières canadiennes, qui creusent le continent pour son or, ses diamants, son cobalt et son cuivre.Portrait d’une si- tuation qui écorche notre image de «bon gars».GUY TAILLEFER Le prix de l’or touchant des sommets ces derniers temps et celui du cuivre ayant quadruplé depuis 2000, on serait en droit de penser que dans le lointain Congo-Kinshasa, dont le sous-sol regorge d’une richesse minière inouïe, le commun des Congolais en tire quelques bénéfices sociaux et que son gouvernement, malgré la corruption qui le grève, est un tant soit peu en mesure d’améliorer les services à la population.D’autant que les compagnies minières qui s’y activent sont de gentilles et généreuses entreprises enveloppées dans le drapeau canadien de la consdence sociale, de l’aide au développement et de la lutte contre la pauvreté.Pas si sûr.En fait nulle part ailleurs qu'en Afrique peut-être n’est autant égratignée notre fameuse réputation.La liste est très longue des ONG et des experts onusiens qui s’époumonent depuis une dizaine d’années à dénoncer cette mystification en particulier et le manque de responsabilité sociale en général dont font preuve des multinationales étrangères faisant des affaires sur le continent africain: Human Rights Watch, Entraide missionnaire, Mining Watch, Partenariat Afrique Canada, Rights and Accountability in Development, Halifax Initiative.«Des sociétés canadiennes, épau- lées par notre gouvernement, affligent l'Afrique tandis que se poursuivent chez nous, loin des violences, les discours lénifiants dont nous nous délectons à notre propre sujet.» Propos mordants d’Alain Deneault, animateur du Collectif Ressources d’Afrique, qui fera paraître en avril pro chain, chez Ecosociété, un brûlot intitulé Noir Canada.Illustration probante: l’est de la République démo trafique du Congo (RDC), une région grande comme l’Europe occidentale, théâtre à partir de 1996 de ce qu’on a baptisé la «Première Grande Guerre africaine» (quatre millions de morts en cinq ans), ouverte avec le renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko.Deneault et bien d’autres s’en prennent au réflexe que nous avons de réduire le conflit qui perdure dans les Grands Lacs, s’articulant autour du «pillage» à grande échelle des ressources naturelles, à des affrontements ethniques et africoafricains n’ayant jamais engagé que la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, «comme si la crise n’était point l’œuvre, en très grande VOIR PAGE A 10: MINES Bush veut une aide de 145 milliards Le plan de sauvetage destiné à lutter contre la récession de 2001 avait coûté W) milliards FRANÇOIS DESJARDINS Il est peut-être déjà trop fard pour éviter une récession, estiment des économistes, mais la Maison-Blanche a demandé hier au Congrès de concocter un stimulant économique pour les contribuables en suggérant une enveloppe globale équivalente à 1 % du produit intérieur brut, soit 145 milliards $US.N’allant pas jusqu’à confirmer les informations selon lesquelles cette mesure se traduira par des chèques de 800 $ par personne ou de 1600 $ par famille, le président George W.Bush a du moins demandé hier que cette stratégie soit mise en œuvre le plus tôt possible.En guise de comparaison, le plan de sauvetage destiné à lutter contre la récession de 2001 avait coûté 40 milliards.«En votant le plus vite possible un plan de croissance efficace, nous pouvons donner un coup de pouce pour maintenir la santé de l'économie», a dit le président Bush en concédant que certains secteurs traversent des «ajustements» et génèrent des «préoccupations réelles», notamment l’immobilier.Cette aide, a-t-il souhaité, «empêchera» les difficultés de ces secteurs de contaminer le reste de l’économie.La mesure souhaitée par le w Rn«h président Bush, qui comporterait aussi un volet pour les entreprises, survient alors que l’économie américaine connaît des reprises hypothécaires dans des dizaines de centres urbains où a éclaté la bulle immobilière, subit un ralentissement de la consommation depuis plusieurs semaines, voit son dollar perdre du terrain face aux autres devises, patauge dans les déficits budgétaires, etc.Selon l’économiste Francis Généreux, qui couvre l’actualité américaine au Mouvement Desjardins, les «bases semblent bonnes», mais Washington n’a pas la même marge de manœuvre que lors de son intervention de 2001.«Sa situation l’empêche d’aller plus loin, à moins qu’il y ait vraiment péril en la demeure», a-t-il dit En 200(H)1, le gouvernement fédéral était encore en situation de surplus.«Cette fois-ci, il faut que le plan VOIR PAGE A 10: BUSH ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page B 4 Des peintures millénaires menacées Le Klondike latino-américain > Pages A 6 et A 7 DENISE BOMBARDIER I i Why not?Demanding to be spoken to in French is hardly the most appropriate way of surviving the non-stop pressure of city life ¦ Page B 5 INDEX Actualités.Annonces Avis publics.Bourse.Carrières.Décès.Économie.Éditorial .A2 C 8 C 9 C 4 C6 C 8 Cl B 4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.D 5 Météo.C 5 Perspectives.B 1 Rencontres .D 4 Sports .C 7 Sudoku.C 8 Le cinquième pouvoir RADIO-CANADA Le Mario Dumont créé par Serge Chapleau pour son émission Et Dieu créa.La flaque.Et si nous prenions l’humour politique au sérieux?Les politiciens considèrent de plus en plus les émissions d’humour comme des incontournables.Après le quatrième pouvoir, celui de la presse, un cinquième pouvoir, «humoristique» celui-là, serait-il en train de naître?ANTOINE ROBITAILLE Québec — Jean Charest et Pauline Marois qui font la pub de la très attendue émission de Marc Labrèche, dont la première sera diffusée ce soir à la télévision de Radio-Canada.Stéphane Dion qui va chez Infoman après avoir critiqué ce type d’émission pendant des années.Bob Rae qui se jette nu à l'eau avec Rick Mercer.Les humoristes ont un tel pouvoir aujourd’hui que les politiciens les considèrent comme des incontournables.Dans l’entourage de Mario Dumont, par exemple, VOIR PAGE A 10 POUVOIR Le cinéma dans la peau François Poitras Guide DVD 2008 Fl DES 7 O «ns ' de bonne, lecture.www.«dit lonifidM.com i LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JANVIER 2 0 0 8 A 2 ES ACTUALITES Réfugié depuis 750 jours dans un presbytère Des sympathisants demandent à la ministre de VImmigration de faire preuve d’humanité GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Sept cent cinquante jours plus tard, l’Algérien Abdelkader Belaouni reste dans l’incertitude la plus totale quant à son avenir.Aveugle et diabétique, cet homme, réfugié depuis plus de deux ans dans un sanctuaire de Montréal, attend toujours un signe de la part du ministère de l’Immigration dans l’espoir de régulariser sa situation.Mais ce signe ne vient pas, ont dénoncé hier une centaine de manifestants réunis à Montréal.Seule la ministre Diane Finley a la prérogative d’accorder à M.Belaouni le statut de résidant permanent pour motifs humanitaires.Sinon, le réfugié a épuisé tous les recours possibles pour éviter l’expulsion vers les Etats-Unis et, ultimement, l’Algérie.M.Belaouni, de confession musulmane, s’est réfugié le 1" janvier 2006 au presbytère de l’église Saint-Gabriel, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, depuis, confiné, l’homme attend.A ce jour, il a reçu l’appui de plus de 500 personnes et 71 organismes, dont la Ligue des droits et libertés et Amnesty International.Ils ont tous écrit à la ministre Finley pour lui demander d’agir.«Un peu d'humanité et d’ouverture de la part de Mme Finley pourrait faire la différence», a affirmé Thomas Mulcair, député néo-démocrate d’Outremont, qui était présent à la manifestation d’hier.«C’est gênant de penser qu’au XXI' siècle, on soit obligé de protéger une personne aveugle dans un sanctuaire pour lui éviter la déportation.» Depuis deux ans, les responsables du dossier de l’immigration des trois partis d’opposition à Ottawa ont tous demandé à Mme Finley de redonner sa liberté à M.Belaouni, mais sans succès.Au Canada depuis 2003 Abdelkader Belaouni est arrivé au Canada en mars 2003 Rprès un séjour de six ans aux Etats-Unis.Il affirme avoir fui l’Algérie pour ne pas avoir à collaborer avec des groupes armés impliqués dans la guerre civile.Sa demande d’obtention du statut de réfugié a été rejetée par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié en janvier 2004.Ce refus était basé sur des contradictions apparentes entre deux déclarations faites par M.Belaouni.De même, ses demandes d’examen des risques avant renvoi ont été refusées au motif qu’il n’a pas de famille au Canada et qu’il n’a pas réussi à trouver un emploi pendant les premiers mois qu’il a passés ici (M.Belaouni a toutefois fait du bénévolat pour divers organismes).«On demande que la ministre respecte l’esprit de la Loi de l’immigration au lieu de l’appliquer à la lettre», a lancé le père James McDonald, qui accueille le réfugié dans son presbytère.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une centaine de manifestants ont demandé hier à la ministre de l’Immigration, Diane Finley, d’accorder le statut de résidant permanent à Abdelkader Belaouni, réfugie depuis plus de deux ans dans un sanctuaire de Montréal.Partis du carré Philips, les manifestants ont circulé dans les corridors marchands du Montréal souterrain, entre quelques clients attablés et d’autres passants intrigués.?mmmïm LES OBLIGATIONS À TAUX FIXE DU QUÉBEC ‘Excluant le boni de 1 % la première année pour les nouveaux fonds REER Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.TERME TAUX ANNUEL* 1 an 3,75 2 ans 4,00 3 ans 4,10 4 ans 4,15 5 ans 4,20 6 ans 4,25 7 ans 4,30 8 ans 4,35 9 ans 4,40 10 ans 4,45 ¦ i fucr «S i fi fiRMN la première année pour les nouveaux fonds REER + Choix d’échéances variant de un à dix ans.+ Taux d’intérêt fixé en fonction de l'échéance choisie.+ Remboursables à l'échéance.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.r * .I wmmm IL*.! VOTRE REER GARANTI À 100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca OUI MÛ \ Épargne Placements Québec"" Affaire Charkaoui: deux journalistes sommés de dévoiler leur source HOLLANDE PARENT La Cour fédérale a statué que les journalistes Joël-Denis Bel-lavance et Gilles Toupin devront répondre aux questions d’Adil Charkaoui, qui souhaite connaître l’identité de la personne qui leur a remis un document secret émanant du Service canadien du ren-seignement de sécurité (SCRS).Ce document avait permis aux journalistes de révéler, dans un article publié dans La Presse et Le Droit en juin 2007, que M.Charkaoui avait discuté avec deux autres personnes de la prise de contrôle à Montréal d’un avion commercial afin de frapper une cible en Europe.Dans sa décision rendue publique hier, le juge Simon Noël indique que l’intérêt de la justice et son administration ainsi que les droits fondamentaux de M.Charkaoui doivent primer sur le privilège journalistique de la protection des sources.Le juge Noël déplore ce qui s’est passé.«La remise du document au journaliste Bellavance [en mars 2007], la confirmation de l’information par une “source gouvernementale” [vers le 15 juin] et la publication de l’information [le 22 juin] ont eu une incidence néfaste sur l'ensemble du système judiciaire et l’administration de la justice», fait-il valoir.11 estime que des valeurs sociales ont été bafouées.«Les rapports sour-cejoumaliste à la base du reportage du 22 juin 2007vont à l’encontre de certaines valeurs sociales: le respect des lois régissant la société, le respect de notre système judiciaire, le bon fonctionnement de l’administration de la justice, le respect des droits individuels», écrit \eyige.Il réfute au passage l’argument de l’avocat des journalistes selon lequel «il dotty avoir divulgation dès qu’il y a curiosité publique et sans égard à l’intérêt de la sécurité nationale».Se disant «déçu» du jugement, le directeur de l’infprmation du quotidien La Presse, Eric Trottier, a fait part de l’intention de l’entreprise d’en appeler de la décision du juge Noël.Les informations dévoilées par les deux journalistes étaient à la base de l’émission du certificat de sécurité émis à l’encontre de Charkaoui en mai 2003.Celles-ci n’avaient jamais été révélées à ce dernier, comme le veut la loi, afin de ne pas porter atteinte à la sécurité nationale ou à la sécurité d’autrui.Le juge Noël, tenu selon la loi de garantir la confidentialité de l’information en question, en avait fourni un résumé à Charkaoui pour lui permettre de présenter une requête vi-saqt à en obtenir l’annulation.A la suite de la publication des articles de MM.Toupin et Bellavance, le juge Noël avait décidé de remettre à Charkaoui un résumé plus étoffé des informations émanant du SCRS.Il vient d’en dévoiler la teneur dans son jugement de 72 pages.On apprend ainsi que Charkaoui, lors d’une rencontre avec deux personnes en juin 2000, a discuté de la prise de contrôle d’un avion commercial «à des fins agressives».La cour dispose aussi de renseignements «non prouvés», signale le juge, selon lesquels M.Charkaoui se serait rendu en Afghanistan au début de 1998 pour y suivre «un stage militaire et une formation théologique».M.Charkaoui, qui risque l’expulsion vers son pays d’origine, le Maroc, si sa requête en annulation de la procédure de certificat de sécurité est rejetée, fait un parallèle entre sa situation et celle de Maher Arar, qui avait fait l’objet de fuites préoccupantes.Il soutient que «cette fuite en dehors des règles d'usage de la Cour fédérale et de la Commission d’accès à l'information démontre que le SCRS est en train de colmater les brèches pour occulter son incompétence et l’erreur commise depuis le début de l’ouverture d’une enquête le visant».Il en fait un argument de plus pour demander l’annulation du certificat de sécurité, une requête qualifiée de «sérieuse» parle juge Noël 11 a été établi que le document classé «secret» a été transmis par le SCRS à plusieurs ministères fédéraux et plusieurs agences nationales et internationales de la communauté du renseignement La Presse canadienne l » 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 J A N VIER 2 0 0 S ACTUALITES Décès de Bobby Fisher Loi 101: deux petites pages pour soutenir les prétentions de St-Pierre Reykjavik, Islande — L’ancien champion d’échecs d’origine américaine Bobby Fischer, passé à la postérité pour avoir battu en 1972 le champion du monde soviétique Boris Spassky en pleine guerre froide, est mort en Islande à l’âge de 64 ans, a annoncé son porte-parole hier.Fischer, devenu l’incarnation de l’affrontement frst-Ouest et de la rivalité enfre les Etats-Unis et l’URSS au moment de ce face-à-face mythique, avait pourtant renoncé ultérieurement à sa citoyenneté américaine pour cause de désaccords profonds avec son pays nafaL Atteint d’une longue maladie, Fr scher a succombé jeudi à une défaillance rénale dans un hôpital de Reykjavik, en Islande, pays où il avait décidé de s’installer en 2005, a précisé son porte-parole.C’est dans cette même capitale islandaise qu’avait eu lieu entre juillet et septembre 1972 le match légendaire qui avait opposé Fischer à Spassky.Associated Press ANTOINE ROBITAILLE Québec — L’étude que la ministre Christine St-Pierre a brandie pour soutenir que la loi 101 était respectée dans 90 % des commerces du centre-ville de Montréal tenait en deux pages et n’avait aucune «prétention scientifique», a-t-on appris hier auprès de l’Office québécois de la langue française (OQLF).En fait les données ont été recueillies en marge d’une «campagne de promotion» de la loi 101, a précisé hier la présidente de TOQLF, France Boucher, selon les vœux de la ministre précédente, Line Beauchamp.Mercredi, le premier ministre Jean Charest, à llnsr far de ses ministres, avait cité cette «étude» menée dans quelque «2500 commerces».Hier, Mme St-Pierre a fait parvenir à tous les médias les données et la méthodologie, un document qui tenait en deux pages.«“Pas scientifique” ne veut pas dire “pas valable”», a soutenu Mme Boucher hier.Le débat a éclaté après que Le Journal de Montréal eut effectué une enquête sur la facilité pour une personne unilingue anglophone d’être embauchée au centre-ville de Montréal.Mme St-Pierre a soutenu hier au micro de Radio-Canada que ce que le quotidien a révélé était «inacceptable».Mais elle s’était toutefois dite rassurée par l’étude de TOQLF en 2006.Personne n’avait vu le document en question, qu’on imaginait touffu.Tout au plus le gouvernement en avait-il révélé les résultats un peu avant le déclenchement des élections, le 30 janvier 2007.Une Beauchamp, alors ministre responsable de la loi 101, avait kùt une conférence de presse.A ce moment, elle avait tenu à préciser que «ce n’était pas en soi [.] une recherche» mais «plutôt une visite faite directement dans les com- merces».Malgré cela, on pouvait selon elle conclure que «le français [était] dans une situation plutôt favorable au centre-ville de Montréal».D fallait à ses yeux «lutter contre cette perception [voulant] que l’anglais [y] règne en maître».Introuvable Plusieurs personnes avaient été intriguées par cette «étude».Le militant indépendantiste Patrick Bourgeois, du journal Le Québécois, Ta réclamée en vain à plusieurs reprises et en était venu à accuser TOQLF et le gouvernement de «manquer de transparence» parce que ni l’organisme ni le ministère de la Culture n'acceptaient de lui remettre cette «étude».Le Parti québécois réclamait encore hier matin que le gouvernement «rende publique dès maintenant la supposée étude» sur laquelle la ministre St-Pierre s’est appuyée pour dire «que la situation n’est pas préoccupante dans le centre-ville de Montréal».«Il doit bien y avoir quelque part une étude plus détaillée», a soutenu le porte-parole péquiste en la matière, Pierre Cur-zi.Une demande d'accès à l'information, en février dernier, avait abouti à un résultat qui avait laissé le parti «perplexe».L'OQLF n’avait transmis qu’un seul document le communiqué de presse du 30 janvier 2007.On invitait de plus le PQ à transmettre la demande d’accès au cabinet de la ministre puisque, écrivait TOQLF, «votre demande porte essentiellement sur des renseignements destinés» à ce cabinet.Mais en rendant les renseignements publics hier, on a pu conclure qu’il n’y avait rien d’autre que ces deux pages.«Ce n’est pas une enquête comme celle qu’on a l'Iwbi-tude de faire», a souligné Mme Boucher tout en soutenant que le terme «"étude” n’est pas nécessairement inapproprié» pour la dési- gner.Peu après la publication d’une autre enquête par Le Journal de Montréal, en juin 2006, des employés de TOQLF, sans être identifiés, s’étaient rendus comme de simples clients dans les 2471 commerces.Leur conclusion: dans 83 % des cas, l’accueil s’était fait en français.Le service avait été offert en français dans 91 % des commerces et l’affichage était conforme dans 71 % des cas.Hier, une dizaine de membres des Jeunes Patriotes du Québec entendaient aller porter 101 langues de porc au bureau de circonscription de la ministre St-Pierre pour «dénoncer de façon humoristique [son] laxisme» et celui des libéraux en matière linguistique.En entrevue à Radio-Canada hier matin, la ministre a dit à la blague qu’elle transmettrait le présent à un restaurant spécialisé dans le porc.Le Devoir La déclaration d’un constitutionnaliste ne décourage pas Benoît Pelletier ANTOINE ROBITAILLE Québec — Malgré l'opinion d’un expert selon lequel il n’y aura pas de réouverture de la Constitution a la 15 à 20 ans, Benoît Pelletier ne désespère pas.«Nul ne sait combien de temps ça peut prendre», a déclaré le ministre responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes en marge du Congrès canadien des affaires constitutionnelles à Québec.Parfois, a-t-il argué, les «contextes évoluent très vite en politique».M.Pelletier en veut pour preuve trois récents «gains» (certes, non constitutionnels) du Québec: la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes, le règlement partiel du déséquilibre fiscal et l’entente enfre Québec et Ottawa sur TUNESCO.C’est arrivé alors que personne ne s’y attendait vraiment at-il soutenu.C’est le doyen de la faculté de droit Osgoode Hall, de l’université York, Patrick Monahan, qui avait parlé quelques minutes plus tôt d’une période de «15 à 20 ans» avant une réouverture de la Constitution.Et ce, malgré les «velléités» du premier ministre fédéral Stephen Harper de réformer le Sénat avait-il spécifié.M.Monahan a évoqué une théorie selon laquelle Internet avait tellement transformé la «nature des rapports sociaux» que la question constitutionnelle nationale perdait de son attrait dans certaines franges importantes de la population.La génération «Facebook», a-t-il dit en substance, se mobilisera plus spontanément pour des questions de droits de l’homme à l’étranger que pour une réforme constitutionnelle.Une théorie que le constitutionnaliste et député péquiste Daniel Turp a qualifiée de «simpliste».Pourtant, «les conditions d'une réouverture de l’enjeu constitutionnel sont toutes là», déclarait le chef adéquiste, Mario Dumont k 9 janvier dernier.Aux yeux du chef de l’opposition officielle, au moins trois sujets actuellement à Tordre du jour pourraient conduire à une telle réouver- ture: la réforme du Sénat la constitutionnalisation de fa reconnaissance du Québec comme nation (évoquée récemment par Stephen Harper) et l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.Mais le ministre Pelletier n’est pas d’accord.Selon lui, M.Dumont «ne comprend pas le dossier» puisque le fédéral ne parle que de «réformes qui sont non constitutionnelles».Sur l’idée d'insérer le concept de nation dans la Constitution, M.Pelletier souligne que le premier ministre fédéral s’est montré «extrêmement» nuancé, indiquant que cela se ferait «lorsque le moment sera venu, lorsque le terrain sera fertile».Quant au pouvoir de dépenser du fédéral M.Pelletier a précisé hier les trois conditions qui pourraient conduire Québec à appuyer une loi fédérale pour l'encadrer.Pour Québec, un tel pouvoir n’est pas inscrit dans fa Constitution et il n’a jamais été entériné clairement par la jurisprudence.Paradoxalement, il est prêt à le reconnaître moyennant trois conditions qui le limiterait.D’abord, «la nécessité du consentement d’une province, ex- primé formellement, pimr la mise en œuvre sur stm territoire de toute forme d’initiative financière fédérale relative à un domaine de compétence provinciale exclusive».Ensuite, fa nécessité d’offrir un «droit de retrait inamditionnel avec pleine compensatùm financière à Imites les provinces qui ne consentiraient pas à une telle initiative».Et enfin, «que cette limitation s'étende aux programmes passés, présents et futurs».«Ça me dérange que le gouvernement du Québec envisage de négocier sur la base d’une loi fédérale l’exercice par celui-ci de son pouvoir de dépenser», a rétorqué M.Turp, qui préférerait que le gouvernement comme le PQ et TADQ, plaide pour son «élimination».Ce dernier a encore une fois plaidé hier pour l'adoption, par le Québec, d’une constitution interne, soulignant que la Colombie-Britannique avait fait de même dès son entrée dans le dontinion.Il a rappelé que M.Pelletier a à plusieurs reprises qualifié ce projet de «porteur».Le Devoir iil®l tËÈÊÊ Membre O.P.Q., R.C.P.O.S.S.etAMF.Q.Il T 514861-0630 Adolescents - Adultes - Couples 20 dns d'expérience Vieux-Montréal ¦ GUÉRIN - REICHENBACH àL ÉCOLE DE i SPINOZA F: Manuel (336 p.) - 36,75 $ ISBN 978-2-7606-9210-1 TOUT PHILOSOPHE fi DEUX PHILOSOPHIES : LA SIEHHE ET CELLE DE SPfHOZA.(BERGSon) rcflf mtreffe En uenie Dans toutes tes iiurairies 514-843-5991 *-e Pr'x est sous réserve de modifications.Un avocat différent François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph D.Vieux Montréal 514.845.5545 Envolez-vous au soleil et courez la chance de gagner Paris ! FORFAITS 1 SEMAINE • TOUT INCLUS 1048 Cuba Varadero $ 1098 Cuba Cayo Coco HOTEL PALMA REAL 31/2* Chambre i 2 février Accumulez 1644 points RBC Récompenses suppl./couple P**ff1278 ^ Rép.dom.VACANCES transat La Romana ROYAL GOLDEN GRAN B AH IA PRINCIPE LA ROMANA 41/2* Suite jr i 4, 11, 18 et 25 fôv.Accumulez 1886 points RBC Récompenses suppt./couple 1348$ Rép.dom.Samana ROYAL GOLDEN G RAN BAHIA PRINCIPE CAYACOA 41/2 ?Ste jr Royal Golden i 4 fév.Accumulez 2026 points RBC Récompenses suppl./couple NH KRYSTAL LAGUNA VILLAS & RESORT 4 ?Suite Emperador i 4 février Accumulez 1744 points RBC Récompenses suppl./couple 1298* Cuba Holguin SOL RIO DE LUNA Y MARES RESORT 4 ?Chambre i 3 février Accumulez 2144 points RBC Récompenses suppl./couple 1548* Mexique Riviera Maya CLASSE PRESTIGE BARCELO MAYA COLONIAL BEACH 5 * Ch.de luxe i 4 février Accumulez 2510 pointe RBC Récompenses suppIVcouple PROMOTION Réservez vos vacances au soleil avant le 2 février et courez la chance de gagner.un forfait d’une semaine pour deux à Paris cet été !* CROISIÈRE Vol, croisière de 7 nuits, repas et transferts 1449* Norwegian Dawn Antilles orientales Miami, Samana, Tortola, St-Tbomas, Bahamas, Miami Cabine vue mer, cat.E 2 mars Accumulez 2404 pointa RBC Récompenses suppl./couple Carlson Wagonlit Voyages Ttufaiîv frufi permit du Quêter 1 800 227-5766 » www.cwtvacances.ca „„ Accumutet PLUS de point» «SC Sètontpeftee» récompenses •" MONTRÉAL Voyagw Alcyon-OlymolB / (Métro du Pare) Voyages Calèct* .Voyagea Pleut de LyvDvputs / Métro Bent) .Voyages d'une Vie / Wdtro snertmoke) CWT Piece Vtlle-Uerte / MW» UcflUtl POdfTî-CLAIRE I Cattaon Wagorttl Ttewl .VERDUN I Voyages Vefdun WS1M0UNTI C»t«n Wagoi« ItwN / M»p «»«atl BANLIEUES ET RÉGIONS ALMA I Voyages Michel Baratte.AM0SI Voyages AMM 80UCHERVH£ I Voyagea Performa (514) 276-8537 (514)489-2994 .(514) 939-9999 .(514) 844-0840 .(514)871-8330 .(514) 697-5272 .{514)761-5561 .(514)931-3843 .(418)066-3078 (819)732-8261 .(450)655-2055 BROSSARD / LA PRAIRIE I Voyages Charter CMARLES80URGI Voyages Paradis COWANSVILLE I Cartaon Wagonlit Travel ORUMMONOVIÜI Voyages Cari Adam GATINEAU I Voyagea Édair GRANBY I Voyages Granby HULL I Voyages El Air J0NQUÈREI Voyages Paradis-Saguenay JOUETTï I Voyages A.V.S .LAVAL I Voyages Paoo.LÉVBI Voyages Paradis LONGUEUR I Voyages Charte» Voyages Maxima 450) 444-8191 REPENT1GNYI Voyages Roblllart .(450) 585-2854 .(418)627-0911 SAINT-BRUNO I Voyages LM .(450)653-3658 (450)263-9990 ST-EUSTACHEI Voyages Super Qub Vacances.(450)974-0333 1 888 654-4220 ST-J&ÔME I Voyages Plaisirs Vacances.(450) 565-9797 .(819)906-6709 SAINT-LAMBERT I Voyages Charte».(450)466 1888 (450) 372-3624 Voyages Sportvac.(450) 465 4900 .(819)771-5331 SAINTE-FOY I Voyages Paradis .(418)659-6650 .(418) 547-6645 SAINTE-THÉRÈSE I Voyages Gaby.(450) 430-2151 .(450)752-2148 SU£RV I Cartaon WagonW Travel .(418)527-9944 .(450) 887-2482 VAL 0*OR I Voyages Brunei.(819) 825-7077 .(418) 833-6823 VALLfYRELD I Voyages Lapointe.(450) 373-1475 (450) 640-1444 OUTRE-MER / ST-PiERRE & MIQUELON .(450)679-3777 WyagnAttes .011.508.41 76.76 .—.______^ nmnaHnn rtoirta m» («M Mmn (Tiw» faduvii M si te* KtoScat** m prix ex* ceux en vigueur au moment ft l’koproeKor K aort va Write* pour M nouveSse réeervaBor» tntvMueiie» eftectuéee les héberté, fi .’HOW MKOin.Montmartre .occupe** doub^ W kxmuN F^Vl.Wurti W» voN t s» ta charges» ukmnt si mus ne payez pas en intaMe avant le debut du 7e mois trigu’nfrquc sur le reine de facturation de tMr» < ntiat de prit M< mtanl du prêt minimum d»' 506$ Inus les |4ans d» intetn ni sont mi;» ls i appe ktnn de credit de fa part de DC R fmancnl et au» modalités et conditms apiihcaNes lopttnn de paiement séiertionnee est sujette a I appmbatvn de (XRfinancial Cette iniumatm est «acte au nv-mni d» limpiKn I es filar' t P.rialit»'.sont suris moine archéologique pourraient bientôt être réduits en poussière par les mastodontes sur roues et les foreuses de minières canadiennes.Environ une dizaine d’entre elles ont acquis récemment des permis d’exploration (daims) sur des territoires gigantesques englobant les secteurs de Corani et Macusani, situés hors des sentiers touristiques fort fréquentés de Cuzco et du lac Titicaca.Plusieurs compagnies y activent déjà leurs foreuses afin d’y analyser des gisements d’uranium, un minerai dont le cours a récemment bondi en raison de la flambée du coût des carburants fossiles.D’ici trois ou quatre ans, certaines entreprises, dont Vena Resources de Toronto, attirées par l’intérêt croissant voué à ce métal radioactif, projettent d’y creuser des mines d’uranium à ciel ouvert.Tout cela dans l’indifférence générale, puisque seuls quelques lamas et alpagas se disputent ces plaines battues par le vent, habitées par des villageois Quechua depuis des millénaires.«Le secteur de Corani et Macusani regroupe les plus beaux sites d’art rupestre que j’ai visités.À chaque dizaine de mètres, il y a des peintures regroupées par dizaines sur les affleurements rocheux», a affirmé au Devoir M.Hostnig.Dans le département de Puno, se trouve Time des plus fortes concentrations de peintures rupestres au Pérou.Mais les minières, souvent canadiennes, y font aussi sentir leur présence Des traces issues du fond des âges Cette richesse archéologique Pour Elle 277.av.Laurier O S14-270-6154 Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O 514-844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383.St-Jacques O.514-281-7999 5107, av.du Parc 514-277-7558 s’explique par les «forêts de pierre» du secteur de Corani et Macusani, qui ont longtemps été le centre de domestication du lama en raison des canyons naturels, qui permettaient de capturer celui-ci plus facilement en faisant office d’enclos.Des générations ont pu y survivre grâce à ces modes de chasse primitifs.Résultat, Hostnig y a découvert jusqu’à maintenant quelque 200 sites comportant environ 600 différents panneaux décorés de figurines et de scènes de chasse, dont 60 % dateraient de 5000 à 8000 ans avant Jésus-Christ, et le reste des époques pré-inca, pré-colombienne et coloniale.«Il y a beaucoup de sites de peintures rupestres au Pérou, mais ceux-ci sont particuliers en raison de la forte concentration de très anciennes peintures.Avant que ces sites ne soient détruits, il est urgent d’en faire le recensement.Mais personne ne semble s’intéresser à la valeur patrimoniale et culturelle de ces peintures», déplore cet Autrichien.Pour l’instant, les signaux d’alarme lancés par Hostnig au gouvernement et aux compagnies minières sont restés sans réponse.Pourtant en décembre 2005, ce spécialiste de l’art rupestre parve-nait à faire déclarer les sites de Corani et Macusani patrimoine culturel de la nation par l’Institut national de la culture (INC).Mais depuis, rien.Par la suite, en 2007, avec l’appui d’experts européens, Rainer réussissait à faire inscrire ces deux endroits sur la liste des 100 sites culturels considérés comme les plus menacés par la World Monument Watch, un puissant organisme privé voué à la protection du patrimoine mondial, basé à New York.Besoin de capitaux Malgré la déclaration de 1TNC visant à protéger ces sites rupestres, le nouveau gouvernement d’Alan Garda affiche une politique résolument pro-minière, dans ce pays pauvre qui a grand besoin de capitaux étrangers.«Il faudrait créer un parc archéologique et obliger les compagnies minières à investir dans la protection des sites.L'extraction de l’uranium laissera le site dévasté.Et quand les minières seront propriétaires du terrain, elles ne laisseront plus personne y pénétrer, ce qui empêchera le recensement de ces sites fragiles», s'inquiète Hostnig.Joint par Le Devoir à Toronto, Juan Vegarra, le président-directeur général de Vena Ressources, l’une des nombreuses compagnies canadiennes présentes dans le secteur de Corani-Macusani, a soutenu que les forages exploratoires se poursuivaient sur une zone de 15 000 hectares, bien au-delà de la région décrite par le LE DEVOIR.LES S A M E D I 19 ET DIM A N C HE 20 JA X VIER 2 0 0 8 RESPONSABLE?*CüM' .«s.iftiaMlfiM rrgiiftTuTï îiiltT ÉÉH I i§ü§ül i ïKSSiSi ppPppf SvlBîSs mm en poussière chercheur.«Le site où se trouvent les peintures est limité à quelques centaines de kilomètres.Nous savons où se trouvent certaines peintures.Si les experts en connaissent d’autres, ils ont le devoir de nous les communiquer», a-t-il dit.Mais le chercheur hésite à transmettre son propre inventaire aux minières actives dans ce secteur, de peur que celles-ci ne l’utilisent pour faire disparaître les traces de ces empreintes millénaires qui pourraient nuire à leurs exploitations futures.Plusieurs archéologues contactés par Le Devoir affirment que ce type de pratique a déjà été observé par le passé.Pour le moment, il ne fait plus de doute que les projets d’extraction des compagnies minières iront de l’avant.Le p.-d.g.de Vena Resources a confirmé au Devoir que la phase d’extraction débutera dans quatre ans.L’an dernier, les actions de cette jeune compagnie basée à Toronto ont fait un bond de 129 % à la Bourse TSX, après la signature d’un partenariat avec le géant canadien Cameco — le plus important extracteur d’uranium au monde — pour exploiter le potentiel de la région de Puno.Développer ou protéger?La menace qui pèse sur les peintures rupestres de Corani-Macusani illustre parfaitement le dilemme auquel fait face le Pérou dans plusieurs autres régions.Jean-François Miliaire, un archéologue québécois qui a fouillé et étudié plusieurs sites péruviens, affirme que l’exploitation minière au Pérou, galvanisée par la hausse des prix des métaux, pose un réel problème pour la protection de nombreux sites archéologiques.«Beaucoup de routes et de projets de développement se multiplient au détriment de ces sites», affirme ce professeur d’archéologie à l’université Western de London, en Ontario.En théorie, la loi oblige les minières à fournir des études archéologiques attestant qu’aucun site ne sera affecté par leurs activi-tés.Or, selon plusieurs archéologues interviewés par Le Devoir, les conclusions tirées par les experts, grassement payés par les minières pour réaliser ces études, sont souvent douteuses.Le président de la Fédération internationale des associations de peintures rupestres (IFRAO), l’Australien Robert Bednarik, est peu surpris du péril qui pèse sur les sites de Corani-Macusani, malgré leur désignation patrimoniale par l’INC.«Dans les pays qui sont en mal d’investissements, souvent les minières peuvent dicter l’issue d’une étude archéologique préliminaire», affirme-t-il.Pour Bednarik, qui a mené une campagne acharnée dans son pays pour sauver le site de Dam-pier Rock, le plus vaste sanctuaire de pétroglyphes (gravures rupestres) du monde, la seule façon de sauver ces sites est de sensibiliser l’opinion publique des pays d’où proviennent les compagnies minières.«En Australie, notre campagne a donné lieu à une commission d’enquête, puis à l’éviction de la moitié des membres du cabinet du gouvernement de l’Etat d’Australie occidentale.J’ai reçu des menaces de mort.Mais parfois, il faut plus que de simples lettres pour ébranler les gouvernements et les industriels.» Au Pérou, la préservation des sites rupestres a des allures de batailles à la David contre Goliath.Reste à voir, dans ce nouveau Klondike, comment les minières canadiennes se comporteront face à ce patrimoine universel fragile, laissé sur des pierres qui sont aujourd’hui l'objet de toutes les convoitises.Le Devoir ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE La victoire de Tambogrande inspire aujoqrd’hui des efforts de mobilisation w jr.j, La victoire de Tambogrande inspire aujoijrd’hui des efforts de mobilisation un peu partout en Amérique latine, à Intag, par exemple, en Equateur Le Klondike latino-américain GUY TAILLE FEK La résistance civile est-elle soluble dans la promesse de mirobolants contrats miniers?L’Amérique latine est devenue avec l’Afrique, depuis les années 1990, un Eldorado pour les compagnies minières canadiennes, et le Pérou est l’un des pays (avec le Mexique et le Chili) à faire l’objet des plus grandes convoitises — non sans provoquer d’importants remous sociaux.L’extraction minière heurte un mode de vie fondé sur l’agriculture, déplace des populations, pollue l’air et les rivières, défigure le paysage.Ainsi le Pérou est-il le premier producteur mondial de paprika et d’asperges, mais aussi le deuxième producteur mondial d’argent, le quatrième producteur au monde de cuivre et le premier producteur d’or en Amérique latine.Pas étonnant que, selon la statistique relevée par le Comité pour les droits humains en Amérique latine, 70 % des investissements directs du Canada au Pérou ciblent le secteur minier.L’industrie minière n’en fait la plupart du temps qu’à sa tête et les gouvernements locaux font sauf exception, des yeux doux aux investisseurs étrangers en procédant, au besoin, par intimidation contre les opposants aux projets d’exploitation.Aussi les indigènes de la petite ville péruvienne de Tambogrande font-ils l’histoire en 2002 en parvenant à faire stopper, à l’issue d’un référendum local tenu sous observation internationale où le non l’a emporté à 98 %, le projet d’exploitation de cuivre que se proposait d’y réaliser la société canadienne Manhattan Minerais Corporation (MCC).La victoire de Tambogrande inspire aujourd’hui des efforts de mobilisation un peu partout en Amé- rique latine.Ceux contre le projet aurifère Marlin de la canado-américaine Glamis Gold, au Guatemala.Ceux contre Ascendant Copper, à Intag, en Equateur.Ceux contre la mine d’argent de Metallica, à San Luis Potosi, au nord du Mexique.Ceux aussi au Chili, contre le projet Pascua-Lama de la multinationale canadienne Barrick Gold, premier producteur d’or au monde, et contre celui d’aluminerie de No-randa à Alumysa.Le 16 septembre dernier, trois districts de la région de Piura, au nord du Pérou, organisaient à leur tour un référendum sur l’implantation d’une minière, britannique celle-ci, Monterico Metals, au confluent de plusieurs rivières irriguant leur vallée agricole: 94 % des vptants se sont opposés au projet L’Etat péruvien a jusqu’ici refusé de prendre en considération les résultats.«Le président Alan Garcia a traité les gens de communistes et de terroristes», raconte Marina Herrera Facundo, une activiste récemment de passage à Montréal.Certains voient dans ces batailles l’émergence d’un «nouvel environnementalisme».Myriatn Laforce, chercheuse pour le Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique (GRAMA), à ITJQAM, fait la constatation suivante: «Si le mouvement syndical a longtemps représenté le principal contrepoids au pouvoir de l'industrie dans le secteur des ressources naturelles, on assiste depuis peu à un certain déplacement du front de mobilisation, des travailleurs vers les communautés locales voisines des projets, qui définissent désormais à leur manière les enjeux du conflit.» Le Devoir ___FONDATION Jean-Charles-Bon enfant 1*1 Gouvernement Government du Canada of Canada VOUS VOUS RENDEZ AUX ÉTATS-UNIS?À partir du 31 janvier 2008, si vous voyagez aux États-Unis en auto ou en bateau, une loi américaine exigera que vous présentiez • une pièce d'identité avec photo émise par un gouvernement, telle qu'un permis de conduire, ET un certificat de naissance ou une carte de citoyenneté; OU • un passeport valide; OU • pour les personnes âgées de 18 ans et moins, un certificat de naissance.Les citoyens canadiens qui se rendent aux États-Unis en avion ou qui y font escale doivent présenter un passeport canadien valide.Pour en savoir plus sur les documents requis ou pour obtenir de l'aide dans la planification de votre prochain voyage aux États-Unis, veuillez consulter ou composer le : www.canada.gc.ca 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) ATS : 1 800 926-9105 Canada Stages parlementaires à l'Assemblée nationale 90 000 $ en bourses Une expérience unique au cœur de la vie politique québécoise Duree du stage : 10 mois Date limite d inscription : 15 février 2008 • Jumelage avec des députés • Formation sur le parlementarisme • Mission d’étude à l’étranger • Collaboration aux activités de l’Assemblée nationale PAS DE DOCUMENTS Pour information : Claire Dumais 418 528-8194 • 1 866 DÉPUTÉS cdumaisfèfassnat.qc.ca PAS D'ENTREE AUX Ë.-U m 1 4' 4* 4* 4* 4* 4* 4- + + + % + ISSI 'F.liF'AIlil' \l F H Desjardins LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JANVIER 2 0 0 8 A 8 Sud de l’Irak La police combat une secte messianique pendant que les chiites célèbrent l’Achoura La CIA tient al-Qaïda pour responsable du meurtre de Benazir Bhutto KARIM JAMIL Bassora — Des combats dans deux villes du sud de l’Irak entre une secte messianique chiite et les forces de l’ordre ont lait des dizaines de morts hier alors que des millions de fidèles célèbrent la mort au Vile siècle d’une figure vénérée du chiisme, l’imam Hussein.Ailleurs dans le pays, les célébrations de l’Achoura, qui mobilisent dans une intense ferveur la communauté majoritaire en Irak, se sont déroulées dans le calme, mais au milieu d’imposantes mesures de sécurité.En même temps, le chef chiite radical Moqtada al-Sadr a exigé du gouvernement qu’il remette de l’ordre dans les services de sécurité irakiens, sous peine de suspendre une trêve que sa puissante milice observe depuis août À Bassora, le grand centre pétrolier à 550 kilomètres au sud de Bagdad, des affrontements ont éclaté en milieu de journée entre les partisans du cheikh Ahmed al-Hassani al-Yamani et les forces de sécurité.Selon le chef de la police de Bassora, le général Abdel Jalil Khalaf, des «dizaines» de membres de cette secte messianique ont été tués et des «dizaines» d’autres arrêtés.Ce bilan n’a pas été confirmé de Source indépendante.Ce groupe s’attend à un retour prochain sur terre du Mahdi, douzième et dernier imam des chiites, disparu au VIII' siècle et qui est censé venir rétablir la paix et la justice.Le chef militaire de la secte, Abou Moustafa al-Ansari, serait parmi les victimes, selon le général Khalaf.Blindés déployés Les combats ont cessé dans la soirée et des blindés ont été déployés dans la ville, dont la sécurité est assurée par l’armée irakienne depuis le retrait des dernières troupes bri- m -A REUTERS Des parents d’une des victimes de l’attentat commis jeudi contre une mosquée chiite de Bakouba attendaient hier devant la morgue locale.tanniques, en décembre.Des affrontements ont également éclaté à Nassiriya (350 kilomètres au sud de Bagdad) entre des assaillants se réclamant de la même secte et les forces de sécurité.Au moins neuf personnes ont été tuées, dont deux colonels de police, cinq policiers et deux femmes, et 18 militants arrêtés.Il y a exactement un an, en pleine Àchoura, des affrontements similaires, impliquant les membres À RESULTATS REMARQUABLES, RÉCOMPENSE REMARQUÉE Posez votre candidature aux Grands Prix québécois de la qualité 2008 Les Grands Prix québécois de la qualité constituent la plus haute distinction remise par le premier ministre du Québec aux entreprises privées et aux organismes publics les plus performants.Objectifs Les Grands Prix québécois de la qualité visent à reconnaître publiquement les organisations qui ont réussi à appliquer les meilleures pratiques de gestion à tous les aspects de leurs activités et qui ont obtenu des résultats remarquables.Avantages de participer Participer aux Grands Prix québécois de la qualité, c'est offrir à son organisation : • un outil de diagnostic de sa compétitivité, comparable par sa rigueur au Deming et au Malcolm Baldrige National Quality Award; • un instrument de mobilisation de son personnel; • une évaluation de sa gestion par des spécialistes qualifiés.Les lauréats d'un Grand Prix reçoivent un prestigieux trophée et font l'objet d'une campagne de promotion au Québec ainsi qu'à l'étranger par les délégations du Québec.Critères d'admissibilité Toute organisation, qu'elle soit manufacturière, de services, commerciale, publique ou privée, à but lucratif ou sans but lucratif, et qui a un établissement au Québec, est admissible à un des Grands Prix.La seule exigence est que les principales décisions concernant la gestion de la qualité ou l'application de la stratégie, émanant du siège social, soient prises directement par l'organisation (unité autonome de production ou de services).Les frais de participation La participation aux Grands Prix québécois de la qualité ne comporte aucuns frais (visite de l'entreprise, s'il y a lieu, et rapport d'évaluation compris).Période d'inscription Vous avez jusqu'au 20 mars 2008 pour soumettre votre dossier complet.Renseignements M.Christian Liboiron Mouvement québécois de la qualité 514 874-9933, poste 228 MOUVEMENT QUÉBÉCOIS DE LA QUALITÉ Mme Sonia Leclerc Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation 514 499-6531 MvWoppwnent économique.Innovation et Exportation Québec S S d’une secte se réclamant de la même idéologie, avaient fait près de 300 morts.Les partisans de cette secte se préparaient à attaquer la ville sainte de Najaf, à 160 kilomètres au sud de Bagdad.L’Achoura, une des principales célébrations du chiisme, commémore la fin tragique d’Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, fils d’Ali (le fondateur du chiisme), tué en 680 par les troupes du califat sunnite des Omeyyades.Des centaines de milliers de pèlerins ont envahi à cette occasion les villes saintes chiites de Najaf et Kerbala (au sud de Bagdad), où des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises, tout comme à Bagdad et dans toutes les grandes agglomérations chiites théâtres de cérémonies.Depuis leur autorisation après la chute du régime de Saddam Hussein, en 2003, les grandes célébrations chiites ont souvent donné lieu à des violences.Le jour même de ces imposantes célébrations, la milice de Moqtada al-Sadr, l’armée du Mahdi, a menacé de suspendre son cessez-le-feu décrété en août.Un porte-parole, Salah al-Obaïdi, a notamment dénoncé «le soutien apporté par le gouvernement à des criminels dans les services de sécurité [.]», faisant allusion à une faction chiite rivale proche des autorités.La trêve avait été annoncée fin août après des combats meurtriers à Kerbala qui avaient fait 52 morts entre l’armée du Mahdi et la police à l’occasion d’une autre célébration chiite.Turquie et Iran Par ailleurs, l’état-major turc a annoncé hier qu’un raid de l’armée de Pair turque a détruit mardi une soixantaine de positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les montagnes du nord de l’Irak.Les bombardements ont visé dans les régions de Zap-Sivi, Avasin-Basyan et Hakurk des postes de commandement, des abris et des bases d’entraînement du mouvement séparatiste kurde.Selon les autorités irakiennes, il n’y a pas eu de victimes car la zone visée avait déjà été évacuée par la population.Enfin, le Pentagone a indiqué hier que les attaques contre les soldats américains en Irak à l’aide d’engins explosifs qui pourraient venir d’Iran ont été aussi nombreuses au cours des deux premières semaines de janvier que sur l’ensemble du mois de décembre.Agence France-Presse Reuters Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 Perfectionnez votre anglais au CANADA! VOUS VOULEZ VIVRE UNE EXPÉRIENCE INOUBLIABLE?VOUS AVEZ LE GOÛT DE VOYAGER ?Faites connaître votre culture tout en découvrant une culture différente et en faisant l'expérience d’un travail des plus intéressant.Comment ?En vous inscrivant au programme Odyssée ou Accent (Programme des moniteurs de langues officielles).Le travail de moniteur ou de monitrice de langue consiste à soutenir le professeur de langue en organisant des activités qui favorisent la compréhension auditive et l’expression orale surtout auprès d'adolescents dont la langue maternelle n'est pas le français.Bien que ce programme s’adresse plus particulièrement aux étudiants universitaires, les étudiants qui auront obtenu un diplôme d'études collégiales (DEC) du Québec à la fin de l’année scolaire en cours sont également admissibles.Date limite d'inscription : 15 février 2008 Pour en savoir davantage sur les programmes Odyssée et Accent, il suffit de visiter le site Web du Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) au : http://www.cmec.ca/olp/ ou de vous adresser : • à la personne responsable de l'aide financière aux étudiants dans votre établissement d'enseignement ou • à la direction régionale du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport la plus proche de chez vous.Rémunération Programmé Odyssée, monitrices et moniteurs à temps plein : Environ 19 $ l'heure pour un total de 18 500 $ (neuf mois de travail à raison de 25 heures per semaine).Programme Accent, monitrices et moniteurs i temps partiel : Enviran 16 $ l’heue, pour un total de 4160 $ (huit mois de travail à raison de 8 heures par semaine).1*1 Patrimoine canadien Canadian Harttage Atocatton, LoHtr ef Sport Québec SS Washington — La CIA tient al-Qaïda et les alliés du chef tribal pakistanais Baitullah Mehsud pour responsables de l’assassinat de Benazir Bhutto, a déclaré le directeur de l’agence centrale de renseignement, Michael Hayden, dans une interview publiée hier dans le Washington Post.C’est la première fois qu’un responsable américain désigne aussi clairement les responsables présumés de l’assassinat, le 27 décembre, de la chef de file de l’opposition pakistanaise, souligne le Washington Post, qui note par ailleurs que la thèse de la CIA confirme celle avancée par le gouvernement pakistanais.Selon Hayden, Bhutto a été tuée par des combattants alliés à Mehsud, activiste basé dans le nord-ouest du Pakistan, avec le soutien du réseau d’aLQaïda.D n’a toutefois pas révélé au Washington Post les éléments qui avaient permis à la CIA d’aboutir à cette conclusion.«Cela a été fait par le réseau autour de Baitullah Mehsud.Nous n’avons aucune raison de remettre cela en question», a déclaré Hayden au Post.Le directeur de l’agence américaine de renseignement estime que l’assassinat de Bhutto
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.