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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-12-27, Collections de BAnQ.

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IRAK Noël sans trêve ni repos pour les soldats américains Page A 6 ECONOMIE Parmalat, ou la vulnérabilité du capitalisme italien Page C 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCIV N" 2 9 4 ?LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 DECEMBRE 2 00 8 2 .1 8 $ + t A x K s « 2 , 5 O $ Environnement: le modèle allemand L’Allemagne occupe en Europe une place de premier plan dans les débats environnementaux non seulement parce que ses Verts sont influents au Parlement européen mais aussi parce que ses politiques écologistes font école.Nous verrons dans cette série comment ce pays a su intégrer concurrence et développement des énergies vertes, comment l’Allemagne est devenue un leader mondial en éolien et comment ses villes participent à l’émergence d’une nouveUe vision de la cité.Avec, en conclusion, les réflexions du président des Verts allemands.Le pari des énergies renouvelables LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Premier d’une série de quatre textes L% Allemagne, pourtant un ^ des pays les plus industrialisés d’Europe, est f en train de faire la preuve qu’une économie forte peut relever le défi de Kyoto.Mais la véritable surprise du modèle allemand, c’est qu’on peut aussi y parvenir non seulement en s’émancipant progressivement des énergies combustibles, mais aussi en faisant un pari irréversible sur les énergies renouvelables et les économies d’énergie.Malgré ses impératifs besoins d’énergie à des coûts concurren- tiels, l’Allemagne a fait le pari de collectiviser les coûts qu’exige le développement des énergies vertes.Confrontée à l'obligation de réduire de façon plus draconienne que tout autre pays européen ses émissions de gaz à effet de serre, l’Allemagne a fait le pari d’investir massivement dans l’éolien, la biomasse et même le coûteux solaire, tout en gagnant quelques kilowatts de plus en modernisant son parc hydroélectrique, dont le potentiel est à peu près entièrement utilisé.Ses industriels touchent déjà, sous forme d’exportation, les bénéfices de cette stratégie qui les a placés au premier rang de la production éolienne mondiale.Un séisme la fait plus de 20 000 morts ai Iran HOSSEIN JASSEB AGENCE FRANCE-PRESSE Bain — Au moins 20 000 personnes sont mortes, selon un nouveau bilan, dans un séisme dévastateur qui a frappé tôt hier le sud-est de l’Iran et détruit la citadelle de la ville de Bam, l’une des merveilles du patrimoine du pays.Outre les 20 000 personnes qui ont perdu la vie, plus de 50 000 habitants ont été blessés dans le séisme, d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter, a affirmé à l’AFP un responsable du gouvernorat de Kerman ayant requis l’anonymat.Ainsi, au moins le dixième de la population du district de Bam a péri dans le séisme le plus meurtrier depuis 1990 alors que le quart de ses habitants ont été blessés.Quelque 60 % des habitations du district de Bam, qui comptait «Dans la région, la majorité des habitations sont en briques d’argile» VOIR PAGE A 8: ALLEMAGNE REUTERS Cet Iranien pleure la mort de 17 membres de sa famille, décédés hier dans la ville de Bam lors du terrible tremblement de terre qui a tué 20 000 Iraniens et en a blessé des milliers d’autres.Le séisme, d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter, a frappé tôt hier matin dans le sud-est de l’Iran et détruit de nombreux bâtiments, dont la citadelle de la ville de Bam, l’une des merveilles du patrimoine de ce pays.Des milliers de personnes étaient sans logis hier soir alors que le froid s’installait pour la nuit.quelque 200 000 habitants — dont 90 000 pour la seule ville de Bam —, et les villages environnants, ont été entièrement ou partiellement détruites.La plupart des rescapés se retrouvent sans abri pour la nuit alors qu’un froid glacial a envahi la cité dévastée.Selon le Centre de géophysique de l’université de VOIR PAGE A 8: IRAN Autres informations en page A 2 2003 EN REVUE Le Québec à Pheure de la «réingénierie» Uélectrochoc Paul Martin À Pombre de la crise irakienne ¦ À lire en pages B 1, B 2 et B 3 Les kilos du temps des Fêtes: mythe ou réalité ?INDEX Actualités.A2 Annonces.C6 Avis publics.C 7 Bourse.C2 Décès.C 6 Économie.C 1 Éditorial__B4 Idées.B 5 Monde.A6 Mots croisés.C 7 Météo.C 7 Perspectives.B 1 Politique.A3 Rencontres.D 2 Sciences.B6 Sports-C8 FABIEN DEGLISE LE DEVOIR JO ai pris cinq kilos de 7 plus!» Au terme des réjouissances de fin d’année qui battent leur plein, le commentaire devrait immanquablement résonner à travers le pays.Quand le temps de reprendre le collier va finalement sonner.Normal.C’est qu’avec ses 12 journées de festins, ses plats en sauce, ses verres de vin et ses petits chocolats fourrés à la praline qui fondent dans la bouche, Noël — tout comme son proche cousin, le 31 — devrait, encore cette année, rimer avec abus et prise de poids.En théorie.Car dans les faits, comme le père Noël et ses lutins, la surcharge pondérale anticipée par les accros de la taille de guêpe et autres coupables de la bonne chère semble davantage un mythe qu’une réalité, estiment les diététistes.Le ragoût de pattes de cochon ou la véritable tourtière du lac Saint-Jean n’en seront que mieux digérés.«On exagère énormément la prise de poids pendant le temps des Fêtes, dit Paul-Guy Duhamel, président de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ).Bien sûr, c’est une époque de l’année où l'on mange un peu plus que d’ordinaire.Certaines personnes peuvent même prendre un peu de poids.Mais quand f entends parier de 10 à 15 livres de plus [de dnq à sept kilos],.* rigole.C'est une légende urbaine.» Les mathématiques de la nutrition en témoignent d’ailleurs.En général, pour augmenter sa masse corporelle de 500 grammes (une livre environ), le butineur de buffet doit s’envoyer dans le système digestif 3500 calories de plus par jour que la dose quotidienne recommandée pour une personne adulte de taille moyenne.Dose établie, pour un Nord-Américain un brin sédentaire, à 2900 calories.Le programme est pantagruélique.En effet, pour ingérer 3500 calories de plus, il faut par exemple succomber huit fois de suite, lors du repas de Noël, à la bonne dinde de «ma tante» Irène, avec deux tranches de volatile chaque fois accompagnées de sa garniture d’usage.L’animal, avec sa chaire insipide et sèche, vous ennuie?Cinquante-cinq miniquiches — un incontournable des débuts de soirée VOIR PAGE A 8: KILOS ¦ % Ha ¦ L’embargo sur le bœuf américain inquiète les producteurs québécois FABIEN DEGLISE LE DEVOIR La confirmation hier d'un premier cas d’epcéphalo-pathie spongiforme bovine (ESB) aux Etats-Unis et la série d’embargos imposés sur les produits du boeuf made in USA par une douzaine de pays à ce jour n’est pas sans inquiéter les producteurs bovins d’ici, qui pourraient bien faire les frais de ce premier cas suspect de vache folle quelques mois à peine après s’être remis lentement—et pas totalement encore—du cas dTESB albertain découvert au Canada en mai dernier.«C’est encore difficile à évaluer», a commenté hier en entrevue au Devoir Michel Dessureault, président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ).«Cependant, les risques sont là: le marché du bœuf est un marché nord-américain.Les embargos vont créer des surplus aux États-Unis et du même coup inciter ce I pays à limiter ses importations de bœuf.Quand à la @ chute des prix, fixés pour l’ensemble du territoire nord-américain, elle pourrait avoir un impact ici.» Une mauvaise nouvelle pour le Canada, dont 60 % de là production de bœuf pst destinée à l’exportation, principalement vers les États-Unis et le Mexique.La crainte est loin d’être théorique.Le marché américain du bétail — Chicago Mercantile Exchange — tend même à la confirmer, alors qu’hier, pour une deuxième séance consécutive, les transactions L’ embargo va créer des surplus aux États-Unis VOIR PAGE A 8: BŒUF L’éditorial de Bernard Descôteaux en page B 4 568 pages • 32.95 $ 24 pages de cahiers-photos L’homme debout « Un bon livre.très documenté et écrit dons un style vivant.» Jean-Jacques Samson, U Soleil et Un livra extraordinaire.» Joël Le Bigot, Pourquoi pat dimanche, Radio-Canada CAMILLE LAURIN a) Boréal T 4' versé la communauté kurde au pays, qui souhaitait profiter des fêtes de fin d’année pour se rassembler à Montréal «Personne ne comprend ce qui s’est passé, poursuit M.Salim.C’est une injustice.On ne peut pas considérer tous les Kurdes comme des terroristes.Avant, on se croyait en sécurité au Canada, mais -après cet événement, on a l’impression que c’est comme en Turquie.Le ’• soir où le concert devait avoir lieu, tout le monde était choqué.Mais je suis content car cette injustice n’a pas suscité de violence.» Quand à Armanc, cette histoire ! semble l’avoir moralement détruit, avoue le président de la fédération, car «c’était la première fois qu’il ne ' pouvait pas se présenter à un concert depuis le début de sa carrière», conclut-il.d I m SOLDE APRÈS NOËL SUR TOUS NOS ÉLECTROMÉNAGERS DU 26 AU 31 DÉCEMBRE mit*jj m / ¦ICUjlCE maisoneth ier.com A SEULEMENT 15-20 MINUTES DES PONTS DE LA RIVE-SUD LE CHOIX M’ATTEND! ST-BASILE-LE-GRAND ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 267, BOUL.LAURIER (ROUTE 116) 126, RUE JACQUES-CARTIER NORD 450.653.1556 450.346.1090 1 800.363.9408 1 800.363.1090 L’ESPACE MEUBLES LE PLUS VASTE AU PAYS Marc Bellemare songe à : contester la décision du Conseil de la magistrature PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, jongle avec l’idée de contester devant les tribunaux la décision du Conseil canadien de la magistrature qui a blanchi le juge Jean-Guy Boilard de toute imputation de négligence pour sa décision de se récuser d’un mégaprocès de présumés Hells Angels, en juillet 2002.Dans une décision rendue publique lundi dernier, le Conseil canadien de la magistrature a contredit son propre comité d’enquête dans ce dossier, qui a estimé en août que le juge Boilard devait recevoir un blâme pour son comportement Les 26 juges qui composent le Conseil sont plutôt d’avis que «l’exercice du pouvoir judiciaire discrétionnaire est au cœur de l’indépendance judiciaire» et que «rien ne permet de conclure que la décision du juge Boilard de se récuser constituait un manquement aux devoirs de sa charge».Le procureur général du Québec, qui était à l’origine de la plainte déposé au Conseil de la magistrature, doit maintenant décider s'il abandonne la partie ou va plus loin dans ce dossier.«L’indépendance judiciaire est un principe fondamental, mais il y aussi le principe du respect des règles déontologiques, a dit le ministre Bellemare en entrevue à la !V Presse canadienne.Les deux prin- “ cipes doivent être d’égale importance, et c’est pour cette raison que la L décision du Conseil canadien de la • ' magistrature pourrait être attaquée devant les tribunaux.On fera connaître notre décision plus tard en janvier.» Le juge Boilard, en réaction à la désapprobation exprimée par le Conseil de la magistrature concernant un autre procès, s’était désisté de l’un des mégaprocès des présumés Hells Angels, en juillet 2002, qui tirait à sa fin et avait déjà coûté plus de 2,7 millions de dollars.Un nouveau procès a été repris à zéro et n’est toujours pas terminé.Dans un tout autre dossier, le ml ' nistre Bellemare s’est dit très satisfait de la récente décision de la Coin-supreme quant à la constitutionnalité des bis fédérales régissant la pos- .session simple de marijuana Dans un jugement partagé de six juges contre trois, le plus haut tribunal du .pays a statué que la possession simple demeurait illégale.«C’est une décision qui est parfaitement compatible avec la position du Québec», a dit le ministre, rappelant que la position de Québec est plus sévère que celle du gouvernement fédéral dans ce dossier.M.Bellemare a précisé qu’il doit rencontrer à ce sujet le nouveau ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, au cours du mois de janvier.E M P 0 R I 0 BOXING DAY 50%è70% SUR TOUTE LA MARCHANDISE COMPLETS: 495$ CUIRS : 495$ VESTONS : 295$ MANTEAUX : 350$ PANTALONS : 95$ CHAUSSURES : 145$ CHEMISES : 75$ JEANS: 95$ 1455 RUE REEL (LES COURS MONT-ROYAL) 282-0022 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 DÉCEMBRE 2003 A 3 -» LE DEVOIR *-—- ACTUALITÉS Gambard Vente et service technique de Rolex A RUE CATHOUrr, MONTRf-Al.CENTRE VMf • TÉL: «fcfc-Wô j Soldes traditionnels d’après Noël Les chasseurs d’aubaines jouaient du coude JACQUES CREMIER LE DEVOIR Un, deux, trois.Les Montréalais se sont rués sur les aubaines du boxing day après avoir fait le pied de grue pendant des heures.«üülÉgg r- V.«1 GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Les chasseurs d’aubaines jouaient du coude hier dans les magasins de Montréal, à l’occasion des traditionnels soldes d’après Noël, pour se procurer une foule de produits à rabais.Certains magasins, à l’ouverture de leurs portes, ont littéralement été pris d’assaut par des dizaines de consommateurs fébriles désirant s’offrir un cinéma maison ou un ordinateur à moitié prix.En milieu d’après-midi hier, sur Sainte-Catherine à Montréal, l’affluence sur les trottoirs était telle à certains endroits qu’il était pratiquement impossible d’avancer.Les gens avaient tous au bras un sac affichant le logo d’un magasin et certains avaient même de la peine à marcher tant ils étaient encombrés par leurs achats.Dans la rue, les automobilistes jouaient du klaxon pour tenter de disperser les nombreux piétons qui se souciaient fort peu des feux rouges.Tout l’après-midi, des cen-taines de quidams ont fait le pied de grue devant le magasin Future Shop pour économiser, parfois des centaines de dollars, sur l’achat d’appareils électroniques.Les magasins de vêtements et d’articles de sport ont également reçu leur lot de visiteurs.Mais, pour survivre à de telles conditions de magasinage, le consommateur averti devait se préparer psychologiquement à affronter une mer d’acheteurs et des files d’attente interminables aux caisses.Des millions de consommateurs Selon un sondage commandé par Visa Canada, 26 % des Canadiens (six millions de personnes) prévoyaient magasiner hier dans î’espoir de dénicher une aubaine, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2002.Environ la moitié (47 %) d’entre eux étaient encore à la recherche de cadeaux pour les Fêtes de 2003 et allaient dépen- ser en moyenne 293 $, pour un total de plus de 810 millions de dollars, soit une hausse de 17 % par rapport à l’an dernier.Au Québec, lors du sondage téléphonique réalisé en novembre dernier, 22 % de la population a affirmé vouloir se rendre dans les magasins pour les soldes d’après Noël, comparative ment à 33 % en ColombieBritan-nique et à 26 % en Ontario.Pour affronter cette intense journée de magasinage, les personnes ont déclaré qu’elles étaient prêtes à se montrer patientes devant les longues files d’attente et les centres commerciaux achalandés.Le sondage montre que 42 % des répondants étaient prêts à attendre entre 15 minutes et une heure pour profiter d’une aubaine.Les femmes semblent toutefois plus patientes que les hommes, puisque 52 % d’entre elles étaient prêtes à attendre entre 15 minutes et une heure.Les achats les plus populaires lors de ce marathon de magasinage demeurent les vêtements (43 %), les appareils électroniques (32 %) ainsi que le papier d’emballage et les décorations des Fêtes (10%).Certaines personnes profitent également de cette journée pour retourner un cadeau peu apprécié.En fait, près de 60 % des Canadiens reçoivent à Noël un cadeau qu’ils n’aiment pas.Mais, pour rester polis, la moitié d’entre eux décident de garder le présent, sans toutefois l’utiliser.Environ 15 % des personnes décident de retourner le cadeau, tandis que seulement 2 % des Canadiens ont le courage d’avouer à l’auteur du présent qu’ils ne l’aiment pas.L’expression anglaise boxing day, qui désigne les soldes d’après Noël, vient de l’usage britannique selon lequel, à l’occasion du 26 décembre, la population a coutume de remettre des Christmas boxes, littéralement des «boîtes de Noël», aux facteurs et à d’autres employés des services publics.Au Québec, les gens avaient d’abord l’habitude de retourner le 26 décembre les cadeaux peu ap- préciés, mais cette journée est peu à peu devenue l’occasion pour les magasins d’écouler la marchandi- se qui n’a pas été vendue avant Noël.Le 26 décembre est la troisième journée en importance pour les ventes dans les magasins au Canada, après les 23 et 24 décembre.Pour l’ensemble de la pé- riode des Fêtes, les Canadiens prévoyaient dépenser 18,2 milliards de dollars en cadeaux.Des autochtones réclament dix milliards d’Ottawa Miramichi (PC) — La Première Nation d’Eel Ground, au Nouveau-Brunswick, réclame dix milliards de dollars d’Ottawa pour des redevances sur l’exploitation de ressources naturelles dans des territoires qu’elle considère siens.Le chef de la nation, George Ginnish, a déposé devant les tribunaux, début décembre, une poursuite contre la reine et le procureur général du Canada Les requérants veulent invoquer des droits ancestraux pour réclamer des revenus d’exploitation de ressources naturelles sur des territoires dont on leur a refusé l’accès pendant des années.Selon la poursuite, Ottawa a «illégalement interféré et injustement violé et usurpé les droits ancestraux des autochtones en ce qui concerne l’occupation, l’utilisation et la jouissance de territoires ancestraux, terres, cours d’eau et ressources naturelles» [.] dont «la nation Eel Ground n’a jamais rien reçu» en compensations de quelque nature que ce soit La requête soutient aussi qu’Ot-tawa «a interféré grandement et violé les droits de la nation et que le fédéral a sérieusement compromis son mode de vie, ses coutumes et traditions, sa langue, ses valeurs, sa culture et ses liens spirituels ancestraux avec ses territoires, ses cours d’eau et ses ressources naturelles».Les au- tochtones d’Eel Ground soutiennent dans leur poursuite qu’ils sont des descendants directs des Micmacs et qu’ils bénéficient de droits en vertu de traités ancestraux, notamment des titres et des droits ancestraux sur une bonne partie du territoire du Nouveau-Brunswick actuel.Ce territoire revendiqué comprend une bonne partie du golfe du Saint-Laurent, ses baies, ses rivières et leurs tributaires.La nation d’Eel Ground soutient qu’elle a occupé, possédé et utilisé en communauté ces ressources naturelles bien avant l’arrivée des Français et des Anglais et que la nation n’a jamais cédé ses droits et ses titres de propriété.La mission canadienne en Afghanistan pourrait être prolongée PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les Forces armées canadiennes pourraient poursuivre leur mission de maintien de la paix en Afghanistan au delà de l’été à venir, si nécessaire, mais en ayant un rôle beaucoup plus modeste qu’en ce moment, écrivait hier le quotidien Ottawa Citizen.Le chef d’état-major de la Défense, le général Ray Henault, a rappelé que les troupes canadiennes étaient exploitées au maximum de leur capacité et qu’il leur faudrait cesser pendant un certain temps de prendre part aux principales missions à l’étranger après l’été, alors que les_ soldats canadiens doivent en principe rentrer de Kaboul, la capitale afghane.«Nous ne serons pas en mesure de procéder à un déploiement significatif de troupes au sol de la taille de celui-ci pendant une période d’au moins 12 à 18 mois après le redéploiement d’août prochain», a déclaré M.Henault lors d’une entrevue accordée au Citizen depuis Kaboul Le général a toutefois ajouté que les responsables militaires canadiens se penchaient sur ce qu’il serait possible de faire si jamais le gouvernement fédéral estimait toujours nécessaire la présence de troupes en Afghanistan.«Nous étudions toutes les options afin de faire savoir au gouvernement ce qui pourrait être nécessaire si le gouvernement décidait de poursuivre la mission en Afghanistan, et certainement de façon beaucoup moins importante que maintenant», a-t-il déclaré.Le Canada s’est engagé à fournir 3600 soldats, dont la plupart proviennent de la base ontarienne de Petawawa, dans le cadre de la mission de maintien de la paix actuellement en cours en sol afghan, menée sous l’égide de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) des Nations unies.La majeure partie des militaires de Petawawa est arrivée à Kaboul il y a cinq mois.Ils doivent être remplacés au cours de la nouvelle année par des soldats en provenance de la base de VaL earlier, au nord de Québec.m IOTO CJUf B» < Résultats FTO1 Tirage du 2003-12-24 QÊ 12 21 28 30 48 Complémentaire: (38) O/KÏWiT s Lots 6/6 3 666 666,70$ 5/6+ 14 39 796,20 $ 5/6 3t4 1 419,50$ 4/6 15 637 54,60$ 3/6 269 752 10,00$ Ventes totales 14 248 514 $ Prochain gros kM (appio* ): 2 000 000 $ Tirage du 2003-12-24 Q2 S 38 E 44 4Z Complémentaire: (14) QaQnan* ¦% Lots 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000.00$ 5/6 16 500,00$ 4/6 873 50.00$ 3/6 17 080 5.00$ VantsstntalOT 597 991.00$ Egtra Tirage du 2003-12-24 NUMÉROS LOTS 324767 100 000$ l n St* Me» (pgnMÜiMrwm'H MU MMSr> UMf êr cm th kurdes d’Irak contre toute tentative e-, pour élargir leur autonomie dans le x nord du pays, en estimant que «per- jp sonne ne peut avoir le droit de pous- in ser l’Irak et la région dans de nouvelles aventures».«L’intégrité territoriale de llrak in- y.téresse de près la Turquie.Toutdéve-Vtr loppement susceptible de porter at- *¦ • -* «t, * *-*.* *-«.4 * * « * * % * * % • ET DIMANCHE 28 DECEMBRE 2 0 0 3 LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 A 7 ?LE MONDE* Quatre présumés criminels de guerre sont candidats en Serbie Après l’attentat suicide de jeudi Israël va s’en prendre au FPLP et au Djihad islamique Des colonnes blindées ont investi un camp à Naplouse Les Israéliens pleuraient hier les victimes de l’attentat commis la veille à Tel-Aviv.EU DASSA REUTERS ASSOCIATED PRESS Belgrade — Encore une mauvaise journée en perspective pour la démocratie en Serbie.A l’occasion des législatives de dimanche, pas moins de quatre candidats inculpés pour crimes de guerre sont en lice et deux d’entre eux, dont Slobodan Milosevic, pourraient même être élus.Le Parti radical (SRS), représentant l’extrême droite nationaliste, pourrait arriver légèrement en tête de cette élection, mais sa victoire ne serait pas suffisante pour former une coalition majoritaire, selon les sondages.Incarcérés à La Haye pour comparaître devant le Tribunal pénal international (TPI), l’ancien président nationaliste Slobodan Milosevic et l’ancien chef paramilitaire Vojislav Seselj ne pourront pas occuper leur siège en cas de victoire.Mais leur élection témoignerait à nouveau de la désillusion des Serbes à l’égard de la démocratie, trois ans après le renversement de Slobodan Milosevic, qui a dirigé le pays pendant une décennie marquée par les guerres.Les 6,5 millions d’électeurs serbes ont déjà prouvé qu’ils s’intéressaient peu aux élections: trois scrutins présidentiels ont été invalidés en un an.ASSOCIATED PRESS Port-au-Prince — Plusieurs centaines d’Haïtiens ont manifesté hier à Port-au-Prince contre le gouvernement du président Jean-Bertrand Aristide, alors que le pays préparait les cérémonies de son bicentenaire pour le T'janvier.Le cortège, qui répondait à l’appel d’étudiants, rassemblait salariés et chômeurs — la plupart des huit millions d’Haïtiens sont sans emploi.Cette île des Caraïbes est dans la tourmente depuis la large faute d’une participation suffisante.Dans la même veine, les sondages annoncent pour demain une victoire du SRS trop courte pour réunir la majorité des 250 députés.Selon un sondage publié cette semaine, le Parti radical pourrait rené porter 24 % des suffrages et le parti socialiste serbe (SPS) de Milosevic, 8 %.La coalition prodémocratique G-17 réunirait elle, 21 % des voix.Issu du camp démocrate, le pre mier ministre serbe, Zoran Zivko-vic, s’attend à ce que de nombreux Serbes votent pour les extrémistes pour marquer leur rejet de l’Occident et de trois années de réformes libérales qui n’ont pas réussi à amé liorer la situation économique du pays.Même à les salaires moyens ont triplé pour atteindre 300 dollars, les prix ont fortement augmenté, à l’instar de celui de l’électricité, qui a été multiplié par dix La production industrielle a baissé de 3 % cette année et les privatisations ont contribué à porter le taux de chômage à 30 % de la population active.Face aux divisions des démocrates et aux accusations de corruption, les radicaux utilisent un discours nationaliste et promettent notamment d’augmenter le pouvoir d’achat et de revenir sur les privatisations qui seraient entachées de corruption.victoire de la Fanmi Lavalas (Famille Lavalas), le parti d’Aristide, aux législatives contestées de mai 2000.Au moins 31 personnes sont mortes dans des manifestations contre le gouvernement depuis la mi-septembre.Lundi, des partisans d’Aristide auraient tiré sur des opposants dans la ville des Gonaïves, sur la côte ouest, tuant huit personnes.Pendant ce temps, le gouvernement prépare le bicentenaire de l’indépendance du pays, auquel le président sud-africain Thabo Mbeki devrait assister.ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Après une ré-J union avec des responsables de l’armée, de la police et du Shin Beth, le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, a décidé hier matin de poursuivre plus que jamais la traque et l'élimination de militants palestiniens au lendemain de l’attentat suicide de Geha, près de Tel-Aviv, qui a fait cinq morts, dont le kamikaze.Cet attentat, revendiqué par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), faisait suite à un raid de Tsahal qui s’est soldé par la mort de trois membres du Djihad islamique et de deux civils près de Gaza.De hauts responsables israéliens
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