Le devoir, 25 février 2008, Page(s) complémentaire(s)
ÉTATS-UNIS Ralph Nader revient brouiller les cartes de la présidentielle Page B 1 w w w .1 e (1 e v o i r.c o ni LE DEVOIR Vol.X C I X N 4 (l L E L V N 1) I 2 5, FEVRIER 2 O O 8 8 9 e + T A X E S = 1 $ Raül Castro aux commandes à Cuba Fidel continuera d'être consulté sur les questions importantes La Havane — Cuba change sans changer, et l’après-Fidel ne sera pas tout de suite un après-Castro: Raül, le frère du président démissionnaire, a officiellement été choisi hier pour succéder au vieux leader affaibli par la maladie.C’est donc sans surprise que Raül Castro a été élu président du Conseil d’Etat par les 614 membres de la nouvelle Assemblée nationale.Agé de 76 ans, Castro hérite d’un mandat de cinq ans.Dans son premier discours, Castro a clairement annoncé que son frère Fidel resterait impliqué dans la vie politique du pays, et que l’île communiste conti- nuerait d’être un bastion de la révolution.«J’assume la responsabilité qui m’a été eonjiée avec la conviction que [.] le Commandant en chef de la révolution cubaine est unique.Fidel est Fidel, Fidel est irremplaçable», a déclaré le nouveau président Il a immédiatement «sollicité» de l’Assemblée l’auto- risation de «consulter» son frère «sur les décisions d importance spéciale pour l’avenir de la nation, surtout celles liées à la défense, à la politique étrangère et au développement économique du pays».Soumise à un vote VOIR PAGE A 8: CUBA Mort d’un ardent patriote Un cancer emporte Vancien ministre Denis Lazure à 82 ans GUILLAUME B O U R G A U LT - C Ô T É Il n’y avait que la mort pour mettre Denis Lazure au repos.L'ancien ministre péquiste au légendaire collier de barbe, ardent souverainiste et psychiatre de haute réputation, est décédé samedi soir des suites d’un cancer.M.Lazure avait 82 ans.Il est mort entouré de quelques proches à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, après une courte hospitalisation.«Nous devions manger ensemble le jour même de sa mort, a raconté au Devoir l’ancien premier ministre Bernard Landry, très proche du défunt depuis plus de 30 ans.Le souper n’a été annulé qu’à la fin de la semaine.» Jusque-là, M.Lazure était encore bien lucide et très vif.Travailleur infatigable — d’ailleurs incapable de s'arrêter —.M.Lazure aura ainsi été actif jusqu’à la toute fin de sa vie.En 2002, au moment de la publication de ses mémoires {Médecin et citoyen, Editions du Boréal), il reconnaissait avoir toujours eu «une propension à l’action et souvent à la prise en charge».C’était le moins qu’il pouvait dire.Son action fut constante.En novembre dernier, il cosignait encore une lettre d’opinion dans ces pages pour décrier la privatisation croissante du réseau de la santé.Ces dernières années, il a souvent dénoncé le dédoublement des projets de construction des deux hôpitaux universitaires, militant pour qu’un seul hôpital — francophone — soit construit Quand il prit sa retraite de la politique active en 1996, à l’âge de 70 ans, ce tut pour aller diriger l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), qu’il avait créé en 1981.Il y resta trois ans.Puis, en 1999, «alors qu’on pensait bien qu’il allait vraiment prendre sa retraite», comme le racontait hier son ancien attaché politique Serge Geoffrion, M.Lazure quitta l’OPHQ pour.retourner à la pratique de la psychiatrie, à l’hôpital Louis-H.Lafontaine.D ne cessa les consultations que l’été dernier, brisé par la maladie.Et encore: il avait tout récemment indiqué avoir l’intention de reprendre ses fonctions dès que son état de santé le lui permettrait Les hommages ont été nombreux hier.Joint à son domicile, Bernard Landry avait la voue émue.«Denis Lazure a écrit dans son autobiographie que notre amitié était un exemple presque unique d’amitié durable en politique.Il avait raison.» M.Landry se souviendra d’un des «hommes les plus universels» qu’il ait connus, intéressé très jeune par la Chine (qu’il avait visitée avec Jacques Hébert et Ferre Elliott Trudeau en 1960).«Il avait des talents dans tous les domaines», dit l’ancien premier ministre.Certains étaient moins connus que d’autres: Denis Lazure était ainsi un sportif accompli, qui a pensé un VOIR PAGE A 8: LAZURE Denis Lazure I N D K X •vj Annonces.B 2 Avis publics.B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 2 Économie.B 3 Editorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 1 Mots croisés .B 5 Religions .B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 LUCAS JACKSON REUTERS Darnel Day-Lewis a reçu hier soir à Hollywood l’Oscar du meilleur acteur pour sa prestation remarquable d’un prospecteur pétrolier dans le fabuleux There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson.i i GABRIEL BOUYS AGENCE FRANCE-PRESSE Joel et Ethan Coen ont récolté quatre Oscars pour No Country For Old Men, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation.80e cérémonie des Oscars Triomphe de No Country For Old Men Daniel Day-Lewis et Marion Cotillard, meilleurs acteurs ODILE TREMBLAY No Country for Old Men {Non, ce n’est pas un pays pour le vieil homme), sanglant et délirant western, a valu aux frères Joel et Ethan Coen, depuis plusieurs années boudés par les Oscars principaux, les statuettes du meilleur film, de la meilleure réalisation, du meilleur scénario adapté (devant There Will be Blood et The Atonement), ainsi que celle du meilleur acteur de soutien à l’Espagnol Javier Bardem pour sa glaciale prestation d’un tueur sans état d'âme.En langue espagnole, risiblement ravi, le comédien a offert son prix à VOIR PAGE A 8 : OSCARS L’ENTREVUE L’université a-t-elle tué « l’intellectuel public » ?CRISTINA NEHKING Russell Jacoby ¦'0mm Il y a vingt ans, Russell Jacoby provoquait un important débat sur les intellectuels aux États-Unis.Deux décennies plus tard, il constate que la tour d’ivoire est encore plus fermée et qu’Internet, au lieu de l’ouvrir, a aggravé certain de ses pires travers.ANTOINE ROBITAILLE Y a-t-il encore des intellectuels aux États-Unis?Il y a vingt ans, après tout, que l’historien américain Russell Jacoby a annoncé leur disparition.Dans The Last Intellectuals, American Culture in the Age of Academe (New York, Basic Books, 1987), il s’était penché sur la fin d’un modèle.Les derniers des Mohicans étaient par exemple Lewis Mumford et Edmund Wilson.Des écrivains qui fuyaient les postes de professeurs titulaires fies fameux «tenures»), mais aussi les colloques, les interviews.De plus, ils écrivaient pour VOIR PAGE A 8: UNIVERSITÉ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gare-hôtel Viger : le promoteur veut changer les règles Le Devoir a appris que le promoteur du projet immobilier de la gare-hôtel Viger cherche à soustraire son projet au processus démocratique de la signature d’un registre suivie d'un possible référendum.Viger DMC International a multiplié les démarches depuis quelques mois pour que la Charte de Montréal soit amendée afin de permettre une modification des règles en place.Au cabinet du maire Gé-rald Tremblay, on confirme être en réflexion sur cette possibilité.¦ Nos informations en page A 3 -g* ESPACE ^'MUSIQUE 100,7 FM ChAnSoN 9h -——y, HL • • G1' I, J M www 'adlo-canadaca/radlo \ En semaine 1 avec Stanley P6an Réalisation: Calhetlno Dupuy A *SÎ*X 533011895^ LE DEVOIR, L E L U N D I 25 FÉVRIER 2 0 0 8 A 8 CTUALITES LAZURE SUITE DE LA PAGE 1 temps devenir hockeyeur professionnel.«Les Bruins de Boston s’étaient intéressés à lui, se rappelle le député François Gendron, ex-partenaire de tennis du défunt.M.Lazure a notamment joué avec le cinéaste Pierre Perrault au sein des Carabins de l’Université de Montréal.Révolution Mais le hockey n’a pas fait le poids devant l’attrait de la psychiatrie, qu’il a choisie «autant par humanisme que par intérêt pour la science», selon Bernard Landry.«Four lui, les plus grandes souffrances étaient morales.Et il a complètement révolutionné la psychiatrie québécoise.Avec Camille Laurin et d’autres, Denis Lazure l’a modernisée pour la mettre au niveau de celles des pays les plus avancés.» Cest le début d’une première grande carrière.«Il a été un des artisans de Ihumanisation et de la réorganisation des soins psychiatriques» au Québec, notait hier la direction de l’hôpital Lafontaine.Entre autres choses, M.lazure a fondé en 1957 le premier service de psychiatrie infantile au Québec, à l’hôpital Sainte-justine.Cinq ans plus tard, il a participé à la rédaction du rapport Bédard, qui jetait les bases de la désinstitutionnalisation.Il défendra par ailleurs le dossier des orphelins de Duplessis jusqu’au règlement négocié au début des années 2000.Puis vint la politique.Une étape normale pour un leader naturel, note Bernard landry.En 1967, Denis Lazure tente donc de se faire élire au fédéral, sous la bannière néo-démocrate.C’est un échec.Mais, neuf ans plus tard, il fait son entrée à l’Assemblée nationale et devient un des ministres les plus influents du gouvernement Lévesque.Il est nommé aux Affaires so dales, et occupe divers postes jusqu’à sa démission fracassante en 1984.«C’était un ministre très efficace», se rappelle Bernard Landry.François Gendron parle d’une personne animée d’une «belle pensée sociale, qui arrivait toujours bien documenté aux caucus, l/irsqu 'il parlait, c’était argumenté, et on sentait la réflexion derrière ses propos».Même constat chez Pauline Marois, l’actuelle chef du Parti québécois (TO).«C’était un collègue que j’admirais, a-t-elle indiqué au téléphone peu après l’annonce du décès de M.lazure.Un homme audacieux qui pouvait défoncer des portes.Il était très déterminé, pour ne pas dire têtu.C’était difficile de le faire changer d’avis.Mais il était très cohérent dans son engagement.» Pour l’avoir côtoyé de près entre 1989 et sa mort, Serge Geoffrion en retient le souvenir d’un homme «persévérant, un militant acharné.l«e.vrai combat de sa vie, ce fut celui contre les inégalités sociales.Mais comme il pensait que la souveraineté pourrait régler certains de ces problèmes, il en a aussi fait une lutte permanente».«Chaque fois qu’un combat progressiste était à faire ou qu’il y avait de la détresse en vue, Denis Lazure était là, raconte Bernard Landry.Toute son action était marquée par [humanisme et le dévouement.Il a eu des engagements profonds pour le libre choix des femmes [les cliniques Lazure d’avortement thérapeutique], envers les orphelins de Duplessis, et la souveraineté.» Après sa démission en 1984, Denis lazure est revenu à la politique en 1989, pour ensuite partir définitivement en 1996.Ses dernières années furent plus décevantes, Jacques Parizeau le gardant éloigné de tout poste ministériel en 1994.Il a aussi exprimé sa déception dans ses mémoires devant la décision de Lucien Bouchard de ne pas renouveler son mandat à la tête de l’OPHQ en 1999.Pur et dur Etiqueté comme un «pur et dur» du mouvement souverainiste, Denis lazure n’aura eu de cesse de dé» fendre les mérites de l’indépendance.«Peu de femmes et d’hommes politiques peuvent se vanter d’avoir défondu ce projet avec autant d’ardeur», a noté hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Si Pauline Marois refuse de parler de l’étiquette du «pur et dur», elle reconnaît que Denis Lazure «y croyait assez pour démissionner quand il a eu l'impression que René Lévesque voulait Jaire de la souveraineté une simple police d’assurance».François Gendron n’aime pas non plus cette étiquette, mais conçoit que, si elle existe, «il n'y a aucune hésitation à ranger la pensée de M.Lazure dans cette catégorie», dit-il.Pour Gilles Rhéaume, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, le psychiatre est «un des indépendantistes les plus fervents que j'aie jamais rencontrés.Il avait un amour profond du Québec».En 2002, Denis Lazure avouait qu'il lui était difficile d’être optimiste à l’égard de la souveraineté.Mais il terminait ses mémoires par un vibrant plaidoyer évo quant «l’explosion de bien-être et de joie qui s'empare d’un peuple lorsque, gonflé de fierté, il décide enfin de prendre en main son destin».En 2004, l’Association des médecins psychiatres du Québec lui remettait le prix Heinz E.Lehmann, pour sa contribution à l’avancement et au rayonnement de la profession.Le gouvernement lui a aussi rendu hommage l’an dernier en lui accordant le titre de Chevalier de l'Ordre national du Québec.Le Devoir Avec la collaboration de Claude Turcotte Rectificatifs Dans l’article intitulé «Les îlots de chaleur se multiplient», paru dans notre édition du 20 février, nous écrivions que la Ville de Inval avait adopté une politique de protection des milieux naturels.Or ce n'est pas le cas.Inval travaille actuellement à l’élaboration d’une telle politique qui devrait être rendue publique au cours des prochains mois.Nos exaises.?La décision de la Cour d’appel dans l'affaire opposant la galerie Saint-Dizier à l'artiste Marc-André Jacques Fortier a révisé la condamnation de 11400 8 en faveur de la galerie, portant le montant à 38 000 $ et non à 50 000 $ comme Le Devoir l’a écrit dims son édition du 20 février.Nos exaises.CUBA SUITE DE LA PAGE 1 immédiat, la proposition a été approuvée à l’unanimité et a main levée par l’Assemblée, sous les applaudissements.Le chef du Parlement, Ricardo Alarcon, a également annoncé la désignation en tant que premier vice-l président du numéro deux du régime, José Ramon Machado, autre figure historique de la vieille garde.Réputé ultra-orthodoxe, membre du Bureau politique du Parti communiste cubain (PCC, parti unique), Machado, 78 ans, médecin et ancien combattant de la guérilla de la Sierra Maestra (1956-1958), est un des derniers «Commandants de la Révolution».Sa promotion obtenue aux dépens de Carlos Lage — que plusieurs donnaient favori, à l’âge de 56 ans — est un coup dur pour la génération montante.C’est aussi un signe de la méfiance de la vieille garde envers les changements attendus par les Cubains et la communauté internationale.Le président de l’Assemblée nationale, Ricardo Alarcon, seul candidat en lice, a quant à lui été reconduit dans ses fonctions.Les députés l’ont désigné à l’unanimité.Changements Raul Castro, général et ministre de la Défense depuis la victoire révolutionnaire de 1959, assurait l'intérim de son frère Fidel depuis sa grave opération subie en juillet 2006 pour soigner une hémorragie intestinale.Depuis l’attaque des castristes contre la caserne de \jà Moncada en 1953 et le triomphe de la révolution en 1959, Ratil a toujours été le bras droit de Fidel.Les deux hommes se vouent une entière confiance.Homme de la continuité, il est partisan des «petits pas» devant l’imposante liste des problèmes légués par la gestion de son frère, sources d'impatience croissante dans la population.Il a annoncé la prochaine levée de certaines «interdictions» pesant sur l’économie, sans préciser lesquelles, et une réévaluation «prudente» du peso.Les pays occidentaux, Washington en tête, attendent de lui qu’il démocratise un régime monolithique.SUITE DE LA PAGE 1 la famille et à son pays.Ces statuettes sont aussi visiblement des prix de carrière pour une fratrie très importante et originale du paysage américain.la grande épopée de Paul Thomas Anderson, There will Be Blood, favorite d’une grande partie de la critique et chef-d’œuvre de l’année, mais film long et exigeant, a dû se contenter de deux statuettes: meilleure caméra, et meilleur acteur (inévitable) à Daniel Day-Lewis.Le comédien britannique était souverain en prospecteur pétrolier sans scrupules.D avait déjà reçu l’Oscar (tout aussi mérité) en 1989 pour My Left Foot.La 80 cérémonie des Oscars en a donné aux uns et aux autres dans son bouquet de lauriers.Isa Française Marion Cotillard, qui méritait cent fois sa palme, a reçu, extrêmement émue, l’Oscar de la meilleure actrice principale (après le César français, deux jours avant) pour sa merveilleuse interprétation d’Edith Piaf dans An Vie en rose d’Olivier Dahan, film qui a récolté aussi la statuette des meilleurs maquillages.Signe des temps, aucun des interprètes lauréats n'est d’origine américaine.Mais on s’étonnait que la Britannique Tilda Swin-ton, reçoive la statuette de la meilleure actrice de soutien pour son incarnation d’avocate véreuse, dans Michael Clayton de Tony Gilroy, coiffant au poteau la favorite Cate Blanchett, fabuleuse en Bob Dylan dans I’m not There.Deux, fois en nomination (comme actrice principale dans Elizabeth, cette dernière est repartie Gros Jean comme devant Le charmant Juno du Canadien Jason Reitman (né à Montréal) a valu à Diablo Cody l’Oscar du UNIVERSITÉ SUITE DE LA PAGE 1 un large public, sans jargon, «dans une prose franche et claire».Leur gagne-pain?Leurs livres, mais aussi ces grands papiers qu’ils offraient à des magazines d'idées, comme Atlantic Monthly, Harper's, etc.Ceux d’entre eux qui consentaient à intégrer l’université avaient beaucoup plus de liberté d’aller sur la place publique.«Je me demandais à l’époque pourquoi il ne semblait pas y avoir de successeurs aux Daniel Bell, Noam Chomsky, Gore Vidal ou John Kenneth Galbraith.» D’une part aujourd’hui, il est bien difficile, comme pour Mumford et Wilson, de «se foire un salaire acceptable» en étant indépendant, «pigiste».Les cachets des grandes revues n'ont pas tellement augmenté.«Certes, on peut se foire 5000 $ pour un article.Mais ce n 'est pas assez On ne peut produire un texte de cette envergure chaque mois!», explique Jacoby, qui en sait quelque chose, lui qui vit avec une écrivaine.D’autre part raison sans doute plus fondamentale, le monde intellectuel, de nos jours, ne valorise plus vraiment ce type de vie, ni ce type de publication qualifiée avec dédain de «non scientifique».Le titulariat exerce un attrait plus irrésistible que jamais.Ce système, que décrit Jacoby, qui vous force à publier toujours plus de textes pour toujours moins de lecteurs capables de vous lire.L’implacable règle du «publish or perish», qui conduit tant de professeurs à publier article sur article sur le même thème, lesquels seront in-I évitablement réunis en un «recueil».«En fait c'est “publish and perish"», corrige Jacoby.«Uows publiez et publiez, et vous périssez intellectuellement!» Du reste, ceux qui portent le titre de «professeurs» | d'université ne sont plus tellement enclins à ensei-i gner, surtout aux étudiants du premier cycle.Dans ce système, «l'important, c'est le nombre de publication et les subventions.Personne n'obtient de promotion ou d’augmentation de salaire en étant bon professeur.C’est même peut-être l’inverse.Si vous êtes mauvais professeur mais que vous publiez de nombreux articles, tout ce ISMAEL FRANCISCO AGENCE FRANCE-PRESSE Raül Castro à l’Assemblée nationale de Cpba, hier, où il a été élu président du Conseil d’Etat.en commençant par la libération des quelque 240 prisonniers politiques.Pour le responsable du département d’Etat chargé de l’Amérique latine, Tom Shannon, la nomination de Raul Castro laisse entrevoir «un potentiel de changement» pour Cuba, a-t-il dit hier.«Une possibilité et un potentiel de changement existent à Cuba, mais ce changement doit venir de l’intérieur», a-t-il déclaré.Auparavant, la secrétaire d’Etat américaine Condo-leezza Rice, évoquant «l’héritage de cinq décennies de tyrannie», a pressé La Havane «d’entamer un processus de changement démocratique pacifique», des déclarations qualifiées par Raül Castro à’
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