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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-03-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI I ET DIMANCHE 2 MARS 2 O O S DE VISU Sur les routes étoilées de Maclean Page E 6 W\ CINEMA Deux cœurs au poing autour du ring Page E 8 | î /¦ • .PHOTOS; FERNANDO MARCOS Le chorégraphe Nacho Duato \ White Darkness DANSE Cœur à corps Le retour de la Compania nacional de danza à Montréal FRÉDÉRIQUE DOYON histoire d’amour entre Lie public québécois et le chorégraphe espagnol Nacho Duato risque de connaître un nouveau chapitre cette semaine, alors que la Compania nacional de danza (CND) s’arrête dans la métropole avec un triplé, Txalaparta, Castrati et White Darkness.L’idylle ne date pas d’hier, puisque les Grands ballets canadiens interprètent la pièce de la troupe madrilène qui a révélé le chorégraphe au monde,/ardif Tancat, depuis sa création en 1983.Plusieurs danseurs québécois ont d’ailleurs frayé (ou frayent encore) avec la CND, comme Nathalie Buisson, Alejandro Alvares et Stéphanie Dalphond.Lors de sa dernière visite, la troupe de 27 danseurs célébrait avec génie la figure de Bach dans Multiplicité - Formes du silence et du vide, à l’invitation des Grands ballets canadiens.Ces derniers, qui comptent aussi Na Floresta à leur répertoire, ont invité deux fois la compagnie madrilène à Montréal.Cette fois, c’est Danse Danse qui la convie, après une première invitation en 1999.Chaque apparition québécoise de la CND déclenche un véritable «cœur à corps» entre public et danseurs.Les deux dernières pièces du programme de cette semaine ont déjà séduit le public new-yorkais à l’automne, comme a pu le constater Le Devoir, qui y a rencontré le chorégraphe.Castrati (2002) explore l’univers des castrats.Nacho Duato s'est inspiré à la fois de la musique de Vivaldi et du dernier de cette lignée d'ar- tistes martyrs, mort en 1912.«fadore la voix des contralto, confiait-il au Devoir e n octobre dernier, au Brooklyn Academy of Music (BAM).Ça me touche beaucoup comment les castrati ont dû se sentir, à cet- «Jg crojs te époque, d’être castrés contre leu r gré.Ça devait être très dlur de vivre avec que j’inspire ça, commue des stars quand ils sont en scène mais corn- , .plètement abandonnés, toujours mes isolés, quand ils n'ont plus de talent à offrir inca- danseurs » pables meme de fonder une famille.» L'œuvre est emblématique du travail de la compagnie madrilène, empreinte de musicalité, aux lignes classiques de pure beauté, abstraite et dramatique tout à la fois, sensuelle toujours.Nacho Duato n e prétend pas réinventer son art, essentiellement enraciné dans la tradition classique, qu’il ré interprète à sa manière personnelle et talentueuse.Poétique et surréel White Darkness aborde «l’univers déroutant de la drogue» dans la haute société et «la façon dont les gens jouent si facilement avec cette chose dangereuse, au point où ils ne se rendent pas compte à quel point ça détruit leur vie», décrit le chorégraphe.La pièce élégante prend presque la forme d’un ballet narratif dans lequel une jeune femme lutte contre l’irrépressible addiction, incarnée ici par un danseur envahissant.«Pour moi, il y a une histoire dans chacun de mes ballets, mais elle reste très abs- traite.Ici, c’est très poétique et surréel; les images restent belles même si on aborde un sujet très cruel», dit-il en référence aux cascades de sable (clin d’œil à la poudre de cocaïne) qui tombent sur la scène et sous lesquelles la danseuse finira par s’effondrer.Le clou du spectacle montréalais risque toutefois de se trouver du côté de Txalaparta, pièce de fecture plus contemporaine qui ne figurait pas au programme new-yorkais puisque Montréal l’accueille en première nord-américaine.La scénographie de l’œuvre nécessite un très grand plateau que la troupe ne trouve pas partout sur le chemin des tournées.Au grand dam du choré graphe, qui aime particulièrement cette chorégraphie du nom d’un instrument percussif basque très ancien, composé de différentes essences de bois.«Le txalaparta est joué par deux personnes qui se font face, explique Nacho Duato.Quand j’ai entendu la musique pour la première fois, fai été séduit.» La trame sonore de la pièce met bien sûr l’instrument en vedette, dont les mélodies reposent essentiellement sur l’improvisation.Les musiques anciennes ont-elles une place de choix dans le cœur du chorégraphe?«f aime toutes les musiques, folkloriques, baroques, modernes, contemporaines», corrige-t-il.Vrai qu’il a créé des œuvres sur Bach, Maria del Mar Bonet, comme sur des pièces originales.Le regard du public Natif de Valence, Nacho Duato fut d’abord un danseur néo-classique aguerri, formé à toutes les écoles: la Rambert School de Londres, l’école VOIR PAGE E 2: DUATO TH É À T R E Barbe-Bleue, du sous-sol à l’étage.Lorraine Pintal met en scène la version moderne du conte de Perrault concoctée par Carole Fréchette PEDRO RIMZ LE DEVOIR MICHEL BÉLAIR Ciarole Fréchette a la voix fati-iguée.Au moment de la rencontrer dans le grand hall du TNM, elle revenait à peine de voyage la veille, en soirée.Elle a passé une dizaine de jours en Palestine — où elle assistait à une production en arabe d,:u Collier d'Hélène au TNP de là-bas, on vous l’a dit — puis une autre semaine à Paris où elle a travaillé avec une petite compagnie qui monte une de ses courtes pièces peu connues.Serial Killer.Un voyage riche.Inspirant «C'est bon de savoir qu ’il se joue du théâtre à Ramallah, nfw?» Elle est là avec Lorraine Pintal pour parier de La Petite Pièce en Imut de l’escalier, qui prend l’affiche la semaine prochaine avec Isabelle Blais, qui revient au théâtre dans le rôle de Grâce, la jeune épouse d’une sorte de Barbe-Bleue des temps modernes.Les deux femmes rayonnent! Elles sont visiblement ravies d’avoir eu l’occasion de travailler ensemble et, durant les presque deux heures de la rencontre, j’aurai toutes les peines du monde à les suivre et à noter leurs propos.Bienvenue chez les Barbe-Bleue ! Barbe-Bleue, donc.Une figure qui a depuis longtemps débordé du cadre du conte et dont se sont inspirés, entre autres modernes, Bartok, Robert Lepage et Pina Bausch.Le Barbe-Bleue grand seigneur, riche comme Crésus, élégant, cultivé même.Et le Barbe-Bléue terrifiant aussi.Celui de la petite pièce aux secrets, cachée au fond des caves chez Perrault et passée en haut de l’escalier ici, tout aussi inaccessible, mystérieuse, défendue.«C’est intuitivement que je suis retournée au conte, avec la volonté de le ré-interpréter, dit d’abord Carole Fréchette./e suis partie de là.Je l’ai relu et j’ai tout de suite voulu placer un personnage féminin — j’ai voulu me placer moi-même en tant qu’auteur—devant la fameuse porte interdite, hypnotisée presque.Et je me suis retrouvée précisément à l'endroit où je ne souhaitais pas vraiment être; voilà comment j’ai commencé à travailler sur ce texte.C’est la motivation dont j’avais besoin pour commencer.Par contre, fai su tout de suite que je ne voulqis pas que ça se passe au Moyen Age: plutôt aujourd'hui! Et pas dans un “château", mais bien dans une immense maison de 28 pièces comme on en voit dans les quartiers chic de toutes les grandes villes, fai voulu placer mon personnage féminin dans l'abondance qui caractérise notre époque.En faire VOIR RAGE E 3: BARBE-BLEUE P ' V LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 MARS 2 008 E 2 K K CULTURE L’homme-livre PEDRO RUIZ LE DEV01 Victor-Lévy Beaulieu, déçu du Québec, effrayé par l'épouvantail du bilinguisme et multiculturalisme, songe à incendier toute son œuvre.Odile Tremblay Dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, porté à l’écran par François Truffaut, les pompiers du futur, loyaux gardiens d’une société d’inculture, brûlaient les livres.Du moins ne les,avaient-ils pas écrits eux-mêmes.A l’encontre de Victor-Lévy Beaulieu, déçu du Québec, effrayé par l’épouvantail du bilinguisme et du multiculturalisme, qui songe à incendier toute son œuvre.Un autodafé, rien de moins.Déjà son poêle à bois a consumé son dernier-né, La Grande Tribu - C’est la faute à Papineau, à Trois-Pis-toles, cette semaine, à l’heure du lancement Le reste des 70 ouvrages suivra peut-être.VLB possède le sens du théâtre et du suspense.Ses coups de gueule, à droite et à gauche, à ses ennemis, à ses alliés, injustes, lucides ou carrément grossiers, sont du bonbon pour les médias.De son livre, dans lequel les héros des peuples d’ici et d’ailleurs forgent les identités nationales, les gens ont moins parlé.Mais le poêle à bois fait image.D’une semaine à l’autre, on le voit gesticuler, brandir le tison, s’agiter le mâche-patate.On parcourt ses lettres assassines avec ahurissement.Tant d’exaltation dans un Québec engourdi sous la neige semble incongru.Lorsqu’il a voté ADQ aux dernières élections, le vent passéiste du Québec rural et l’esprit conservateur de Mario Dumont soufflèrent sur l’écrivain du Basriu-Fleuve, qui semble bel et bien s’enfoncer dans un cul-de-sac.Mais la déception du vieux militant souverainiste fait peine à voir.Besoin d’antidépresseurs ou de Ritalin, VLB?Certes, mais les polémistes sont si rares ici.Et d’autant plus précieux, sans doute.Je ne partage pas ses positions.Qui pourrait encore vivre dans un Québec au bois dormant, replié sur lui-même?Si jamais l’indépendance s’accomplissait (mais on est loin du compte), elle devrait s’arrimer aux piliers d’une population jeune, ouverte sur le monde, bilingue et multiculturelle.Nous voici à l’ère des feuilles plutôt qu’à celle des racines.Cinquante ans après avoir commencé à écrire, VLB, géant de notre littérature, se tient sur le rivage, orphelin de ses idéaux, déraillant plus souvent qu’à son tour.Mais rire de lui?Non.Une société ne peut tirer aucune gloire de rendre ses écrivains malheureux.Inévitable, la débâcle des vieux croyants?Sans doute.Amusante?Nullement Une génération de créateurs s’est investie corps et âme dans l’idéal souverainiste.Certains ont mis, depuis le temps que ça branle, quelque eau dans leur vin, d’autres portent le voüe du deuil.Mais quand un écrivain a pondu une œuvre aussi gigantesque que celle de Victor-Lévy Beaulieu, comment lui reprocher son immense coup de blues?Oui, le Québec a changé.Notre société est moins frileuse qu’avant mais bien ingrate et souvent amné- sique.Elle doit beaucoup à ses artistes, aux idéaux brisés, qui l’ont porté< ?sur leurs épaules, mais l’oublie dans un gloussement Les temps sont dur s pour les pionniers.«Le seul problème q ue j’ai, c’est que personne en mes alentours ne semble se rendre compte qu’à moi seul, je constitue toute la nation, son idée raciale et son idée civile, son idée de rébellion et son idée d’indépendance», écrit-il dans La Grande Tribu.VLB s’était voulu l’homme-livre, l’homme-Québec.Folle ambition, soit! M ais comme il tombe de haut' Et comme ça doit faire m al! Les gens lui répliquent à pleines lettres dans les journaux, lui opposai at les arguments de la raison.Comme si la raison avait sa place ici.D crie aveç ses tripes.Sourd, mais non muet Ni raisonnable, ni délicat, entortillé dans des racines qui l’étouffent et lui brouillent la vue.J’ai pourtant envie de lever mon chapeau à l’écrivain enragé noir du repaire de Trois-Pistoles, parmi ses chiens et ses chats, debout sur la pile vertigineuse des mots enfantés dan s la fièvre tout au long du demi-siècle, aujourd’hui en panne de sens.On n’a pas tant de loupsgarous qui hurlent à la lune, sans bon sens, parmi nos déserts blanc.D y a une grandeur à la révolte hirsute et désespérée.Claude Gau-vreau, en charge d’orignal, n’est-il pas un de ses héros?«Ah que j’aimerais des fois être moins kebekois que je ne le suis, moins bas du plafond dans mon moi-même et mes émois, moins égocentrique, moins incivil, mois solitaire et plus solidaire, capable d’ouvrir le monde et de m’y enlivrer, capable d’œuvrer le monde et de m'en délivrer.», lance Victor-Lévy Beaulieu dans son roman.Mais un écrivain doit-il se confondre avec le destin de son peuple, au point de vouloir s’immoler avec lui?a-t-on envie de lui demander.Après tout, l’écriture transcende les frontières, et le lettré qu’il est, l’exégète de Melville, de Hugo et de Joyce, peut accrocher ses racines partout D estime quand même qu’un créateur a besoin d’un ancrage profond.«Je sais trop que si le génie existe, il n'a rien à voir avec l’individu, lançait-il cette semaine, mais tout à voir avec la société qui le porte et qu’il porte.» Or cette société, avec son élan planétaire, mais aussi ses médiocrités indéniables, tue les fondations mêmes de son œuvre.La nation qu’il a érigée avec ces millions de phrases n’existait sans doute que dans son esprit mais le vrai destin des hommes-livres n’est-il pas de réinventer le monde?Et pourquoi demandent-ils à la réalité de s’y conformer?Elle les décevra à tout coup.Pas raisonnable! Eh non! Mais jamais drabe.Dans ce Fahrenheit 451, les membres d’une société itinérante apprenaient chacun un livre par cœur, afin de le sauver des flammes et de l’oubli.Ça prendrait une sacrée mémoire pour retenir les oeuvres de Victor-Lévy Beaulieu.A elle seule, La Grande Tribu compte plus de 850 pages.La brique prend même du temps à se consumer.Pour ma part jai préféré tirer quelques mots des tisons ardents de sa prose, juste pour leur beauté et cette révolte jamais étouffée: «La journée est encore jeune et le temps, fort beau, ne risque pas de.médire de lui-même avant l’établissement de la brunante, quand le chien et le loup feront pattes grises pour mieux hurler au fond des bois.» otremblay@ledevoir.com UNE PIÈCE AVEC LA SÉCURITÉ NATIONALE EN TOILE DE FOND Un citoyen Canadien d'origine Syrienne, entré légalement aux États-Unis, est détenu à l'immigration par le département de la sécurité intérieure comme « personne d'intérêt ».Privé de ses droits et ne connaissant pas les charges portées contre lui, l'homme doit se fier aux actions héroïques de son épouse et de son avocat pour se battre contre les mesures injustes du gouvernement.ACTUEIU, TROUBLANTE D'IRONIE ET D’HUMOUR Native, mhzo-9er’1)6 * h*J'9Wcam ^ayZ;s^ny ^asa^5 lntJyniticar>ce tf>atZ'en 9 Play ^tionalcon^^nds RÊÉÉiiÊi , \ 4 CENTAUR 1 (SR) 288-3161 www.centaurtheatre.com àluCbiucttc MO£Si@i3V Æ .J""’" UN THRILLER CONTEMPORAIN INSPIRÉ DU MYTHE DE BARBE-BLEUE m HAUT CAROLE FRÉCHETTE mise EN scène LORRAINE PINTAL Th pâtre du Nouveau IMo N DE ISABELLE BLAIS / HENRI CHASSÉ / TANIA KONTOYANNI / JULIE PERREAULT / JEAN RÉGNIER / LOUISE TURCOT assistant» à la mise en scène et régie BETHZAlOfl THOMAS les concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE / LINDA BRUNELLE/ CLAUDE C0URN0YER / MICHEL SMITH / NORMAND BLAIS / JACQUES-LEE PELLETIER / RACHEL TREMBLAY DÈS MARDI! WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 HLCT M" DUATO v A 50 ans, Nacho Duato projette toujours cette noblesse un peu arrogante que confère la beauté SUITE DE LA PA.GE E 1 pluridisciplinaire de Maurice Béjart, Mudra, et le jazz améri cain d’Âlvin Ailey.Interprète doué et: d’une grande beauté, il danse pour le Cullberg Ballet de Mats Ek avan t de rencontrer son maître à danser: Jiri Kylian, du Nederlands Danse Tl leater.A 50 ans, Nacho Du ato projette toujours cette noblesse i m peu arrogante que confère la be auté.H faut dire qu’en 17 ans de travail à la CND, il a mis la troupe provinciale sur la carte de la danse mondiale.Depuis, ses œuvres figurent au répertoire de nombreuses compagnies notoires, du Culll >erg Ballet au Nederlands Dans ITieater en passant par le Ballet de l’Opéra de Paris et l’American Ballet Theatre.D a aussi créé une deuxième troupe junior, qui permet à de jeunes danseurs de se professionnaliser et à ses danseurs senior de se frotter à la création chorégraphique.«Ça leur permet de mieux comprendre mon côté du travail, c’est bon pour l’atmosphère de la compagnie.» Comment envisage-t-il l’avenir?«Je ne sais pas», répond-il.Il ne semble pas près de quitter la direction de sa troupe.«Je crois que j’inspire toujours mes danseurs, ils ont du plaisir avec moi, les salles sont pleines.Mais à partir du moment où je m’ennuierai, où les danseurs quitteront la compagnie parce qu’ils n’auront plus de motivation, j’arrêterai tout.» Si le regard du public ne dicte pas son travail de création, il demeure un élément important du sens de son œuvre, admet celui qui ne croit pas au je-m’en-foutisme légendaire de certains créateurs d’avant-garde.«Je ne crois pas qu’on puisse se foutre totalement de ce que le public pense, c’est un mensonge, dit-il.Je veux que les gens comprennent ce que j’exprime dans ma danse.» Le Devoir TXALAPARTA, CASTRATI ET WHITE DARKNESS Compania nacional de danza Du 6 au 8 mars à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts -js ¦ ¦.I.K DKVdlIi osa stéaur Quebec RK , VJ V 1 N 45 LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 K " ET DIMANCHE 2 MARS 2 0 0 8 E CULTURE BARBE-BLEUE SUITE DE LA PAGE E 1 quelqu’un de comblé par l’existence, qui a tout.Mais une femme aussi qui est prête à sacrifier tout cela pour.pourquoi, en fiait?» Parce que, oui, comme dans le conte de Perrault, Henri, l’époux, demandera à Grâce de ne pas entrer dans la petite pièce en haut de l’escalier et de se contenter des 27 autres de la maison.Mais le bonheur se trouve-t-il dans l’abondance?Cette 28e pièce n’est-elle pas plus importante, plus attirante que les 27 autres réunies?L’incarnation même du manque qui ne peut être comblé par l’abondance.«Ce manque, Grâce ne peut pas l’identifiier.Et moi non plus, au fond, puisque je me trouve devant la pièce que je comprends le moins de toutes celles que j’ai écrites.Je dois avoir aussi en moi une petite pièce cachée derrière une porte close; quelque chose que je ne saisis pas parfaitement.Une sorte de noyau opaque comme chez mon personnage.» Lorraine Pintal a tout de suite été séduite par le texte que Fréchette lui a fait lire alors que les deux femmes de théâtre travaillaient plutôt à un autre projet.«J’ai tout de suite voulu monter la pièce et en faire la mise en scène.La structure ‘‘infernale”du texte m’a littéralement happée! Le souffle aussi : je l’ai lue d’un trait.Tout de suite, on veut savoir si elle va ouvrir la fameuse porte.C’est un véritable thriller! Le souvenir de Barbe-Bleue revient très vite et l’on se sent presque menacée avec Grâce lorsqu’elle ouvre finalement la fameuse petite porte en haut de l’escalier.» Ce qu’elle fera assez tôt dans la pièce, s’il faut en croire les deux femmes, qui n’ont aucune objection à ce que l’on sache ce «détail» à l’avance.Elles ne diront rien, par contre, de ce que Grâce va trouver de l’autre côté de la porte.Les personnages du texte de Carole Fréchette sont sensiblement les mêmes que ceux du conte de Perrault: le richissime mari de Grâce, qui porte le nom d’Henri, et la famille de cette dernière, sa mère, sa sœur Anne (oui, elle) et une bonne omniprésente qui a développé avec les années une étrange complicité avec le maitre de céans.Bienvenue chez les Barbe-Bleue! Un processus de séparation Les deux complices ont beaucoup discuté du texte et les comédiens ont aussi nourri la pièce de leurs interrogations lors d’un atelier en septembre dernier.Elles ont discuté de la distribution aussi et, longuement, du personnage de Grâce.Puis Fréchette a remis sa dernière version en novembre.Et depuis, c’est l’affaire de Pintal.«Le metteur en scène s'approprie le texte et c’est bien comme ça, reprendra la dramaturge.Moi, j’écris des mots sur une page blanche.Bien sûr, écrire c’est faire des choix, mais Lorraine, elle, doit multiplier les choix puisqu’en plus de travailler avec les comédiens elle parle aussi de tissus, de morceaux de métal et de matériaux divers, de lumière et de tout ce qu’implique la mise en forme de mon histoire dans une production théâtrale.Devant THÉÂTRE PEDRO RUIZ LE DEVOIR Carole Fréchette la scène, devant les comédiens qui incarnent mon texte, devant la vision du metteur en scène, je vis un processus 4e séparation tout à fait normal.A partir d’un moment, c’est la pièce de Lorraine.» «Ce qu’il y a de plus beau, poursuit la metteure en scène, c’est que nos visions s’additionnent comme celles de tous les concepteurs aussi et des comédiens.Moi, de mon côté, c’est le comment qui prend beaucoup de place.Comment faire sentir, comment faire voir toutes les richesses du texte?Comment illustrer concrètement que Grâce trouve une raison de vivre dans le simple fait d’ouvrir cette fameuse porte?Que la Grâce protégée de l’adversité dans son nid doré, celle-là même qui baigne dans le confort et l’abondance, a besoin de quelque chose d’autre?» Les deux femmes ne s’arrêteront pas là-dessus.Elle continueront à échanger sur toutes ces couches de sens qui surgissent dès que les personnages se mettent à se dévoiler.Comme ce droit au secret, par exemple, dont on s’interrogera sans doute sur la pertinence.Ou comme ce questionnement sur le couple aussi que l’on voit poindre sous l’intrigue soulignant d’un gros trait rouge ces zones de liberté que l’on doit bien s’octroyer l'un l’autre, non?Le texte de Carole Fréchette est en fait si riche et si dense que le TNM s’est associé aux Belles Soirée de l’Université de Montréal pour offrir deux rencontres autour du mythe de Barbe-Bleue les 3 et 10 mars: la première est animée par Diane Pav-lovic et la deuxième vous permet de rencontrer l’auteur et la metteur en scène.On notera aussi une rencontre avec Carole Fréchette qui commentera une lecture publique de son œuvre; ça se passera à l’auditorium de la Grande Bibliothèque le 19 mars.Voilà de quoi vous occuper entre le sous-sol et l’étage.Le Devoir LA PETITE PIÈCE EN MUT DE L’ESCALIER Texte de Carole Fréchette mis en scène par Lorraine Pintal Une production du Théâtre du Nouveau Monde à l’affiche du 4 au 29 mars.Sur la voie de Cyrano Le Théâtre du Trident récidive! Après l’immense succès obtenu par Les Mains sales l’an dernier, Gill Champagne a choisi de réunir de nouveau les forces vives de cette production pour s’attaquer, cette fois, au chef-d’œuvre d’Edmond Rostand.Rencontre avec Hugues Frenette à l’aube de se frotter à un des plus grands défis de sa carrière.PATRICK CAUX Québec — «Je comprends pourquoi on confie généralement Cyrano à des acteurs plus âgés que le rôle», répond sans détour le comédien lorsqu’on lui fait remarquer que ce sont bien souvent des monstres du théâtre comme Guy Nadon, Pierre Lebeau, Jean-Paul Belmondo ou Gérard Depardieu qui incarnent le personnage.«Le rôle est immense.Le personnage, démesuré.Il faut beaucoup de métier pour porter cette quête d’absolu.» L’hiver dernier, en plein cœur de la planification de la saison 2007-08, Gill Champagne annonce à Hugues Frenette qu’il entend programmer le texte de Rostand et qu’il est choisi pour le premier rôle.«J’ai immédiatement eu un incroyable sentiment de vertige.J’ai tout d’abord pensé que je n’étais pas prêt, que je manquais d’expérience pour porter Cyrano.» Il hésite et se lance finalement dans l’aventure lorsqu’il apprend que le directeur artistique du Trident a décidé de réunir de nouveau l’équipe des Mains sales.«Ça m’a tout de suite mis en confiance quand j’ai su que Marie Gignac dirigerait le projet.L’an dernier, en montant le Sartre, j’ai découvert à quel point elle est une grande metteure en scène.Elle est à la fois brillante et intuitive.Au départ du travail sur Les Mains sales, lorsqu’elle nous a annoncé que la première scène allait se jouer dans une voiture, j’avoue que j’ai eu un doute.Mais elle nous a vite convaincus de la justesse de son jugement et de son goût artistique sûr.» Le comédien n’est pas le seul à être étonné.La production déjoue en effet les pronostics des commentateurs — qui ne se gênent pas, avant la première, pour qualifier le texte de poussiéreux — et remporte un franc succès, tant auprès du public qu’auprès de la critique.Ce succès a d’ailleurs été récompensé par quatre des Masques les plus prestigieux — production à Québec, mise en scène (Marie Gignac) , interprétation masculine (Hugues Frenette) et conception du décor (Michel Gauthier).Choix esthétiques et adaptation «Contrairement à l’an dernier, Marie Gignac a choisi cette fois de w wn.JLIYI SERVITORE DI DUES PADRONI de CARLO GOLDONI mise en scène GIORGIO STREHLER AVEC FERRUCCIO SOLERI + 15 COMÉDIENS ET 5 PICCOLO TTBATRO DES MILAN • THÉÂTRE D'EUROPE ?# ?# ?#- L'OCCASION UNIQUE DEVOIR CETTE COMMEDIA DELL’ARTE ACCLAMÉE À TRAVERS LE MONDE I ?; 'V ' ‘ -i Place des Arts teMKM ; UNE PRÉSENTATION DE LA PLACE DES ARTS ET DU THÉÂTRE OU NOUVEAU MONDE Ü COLLABORATION AVEC L'INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE MONTRÉAL ET U CHAMBRE DE COMMERCE ITALIENNE AU CANADA 5 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES ?DU T AU 11 MAI ?AU THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ART BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT - S14.842.2112 - LAPLACEDESARTS.COM SPECTACLE EN VERSION ORIGINALE ITALIENNE - SURTITRÉ EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS Le comédien Hugues Frenette en répétition ne pas moderniser la proposition.Nous avons décidé de faire un show d’époque.Le public s’attend à un spectacle de capes et d’épées et c’est exactement ce qu’on lui donnera.» Pour explorer cette esthétique, Marie Gignac a retenu de nouveau les services de Michel Gauthier à la scénographie et de Virginie Leclerc aux costumes.«Même si on évolue dans un nouveau langage, on ne changera pas Marie.Elle aime trouver l’aspect sexy de l’affaire!» Pour Les Mains sales, Gignac avait effectué un travail colossal afin d’épurer l’œuvre de Sartre.Cette fois encore, elle a travaillé le texte en profondeur.«Dans sa version originale, le texte de Rostand dure plus de quatre heures.Marie s’est arrangée pour que le spectacle tourne autour de trois heures.Elle a donc dû faire un important travail de coupures pour éliminer les redites, les informations inutiles ou les moments moins importants.» Pour Frenette, les coupures n’ont nui en rien au texte original.Au contraire, on y gagnerait une certaine fluidité.«Je mesure à quel point Rostand nous a légué une œuvre remarquablement bien écrite.Le spectacle file à une vitesse phénoménale.Il n’y a pas de temps morts.Bas de scène où on se dit: “Ça manque de rythme, mais on n’a pas le choix.L’info qui est donnée est essentielle pour la compréhension de la suite des autres scènes.” C’est un véritable plaisir à jouer!» Parlant de plaisir, le comédien savoure chaque moment où il s’approprie le personnage.«Je ne cherche pas du tout à intellectualiser Cyrano.Je ne cherche pas à retracer les interprétations ou la signification du rôle.Ce n’est pas mon travail.Je me laisse plutôt guider par son parcours poétique.» Hugues Frenette mesure l’ampleur du défi.Non seulement il devra porter à lui seul près de la moitié du texte (plus de 1400 vers bien contés!), mais il fera également face aux idées préconçues des spectateurs.«Avec un texte aussi populaire et qui comporte autant de répliques d’anthologie, beaucoup de gens se sont déjà imaginé leur version du spectacle.Je le sais parce que je me fais souvent dire: “Vous êtes mieux de faire un bon show parce que je le connais bien, moi, Cyra- .1ASMIN RO BIT AILLE no.Je peux en réciter de grands bouts par cœur!”» «Je me suis rendu compte que je me fiche pas mal de leur lecture du show, fai plutôt envie de le faire découvrira de nouveaux publics, à des jeunes qui ne connaissent pas encore Cyrano.Je me rappelle encore quand j’ai vu le film de Rappeneaü pour la première fois.Je devais avoir quinze ans.Je suis sorti de la salle complètement bouleversé.Je pense que j’ai été amoureux d’Anne Brochet [Roxanne] pendant deux semaines! Mais ce qui m’a le plus ému, c’est ce personnage qui défend un absolu poétique, une quête de grandeur qui ne tolère aucune médiocrité.Et qui, malgré sa stature, son esprit acéré et sa lame implacable, est complètement anéanti dans sa recherche de l’amour par un bête défaut au visage.» Collaborateur du Devoir CYRANO DE BERGERAC Texte d’Edmond Rostand Mise en scène de Marie Gignac Au Trident du 4 au 29 mars avec supplémentaires les 9,16 et 30 mars à 15h.f .amapourW =»"*’ .Danomm60 .?6me pour wK't5 preniièr8 °JS réalisa,l°ns au'ii n'V 1 un'ic-M® , i dérR0n,r?ji2n oour 8 T** Sa Zb* aul"' es*»* parfois P t eS fl8iderÜ 1006 — X 4559, PAPINEAU-MONTRÉAL-QC ^ \ wwwv.the»trelallcorne.coin SO 514.523.2246 ' RÉSEAU ADMISSION LA LICORNE 514 790,1245 ou 1.800.361.4595 ere 26 jcvrier ,nt 29 mars ’08 I.K IIKVlllll lélP Québec I LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 E T DIMANCHE 2 M A "R S 2 0 0 8 CULTURE DANSE Double vie FKEDERl DOYON C* est un euphémisme de dire qu’Andrew de Lotbinière Harwood aime les vertiges de la création.Le danseur se sent à l’aise quand il ignore s'il tombera ou s’élancera l’instant suivant C'est tout le défi de l’improvisation en danse, à laquelle il a donné ses lettres de noblesse, figurant en tête de la très courte liste des improvisateurs canadiens aguerris.liste à laquelle il n’hésite pas à ajouter son comparse des dernières années, Marc Boivin, avec qui il signe LVbi-quiste à l'Agora de la danse.Après quelques saisons à multiplier des projets plus spontanés comme Discovery Bal ou L’Instinct.et encore, présentée dans des petites salles, le créateur infatigable et prolifique foule cette semaine les planches avec une création plus mûrie, quoique toujours fondée sur le risque de limmédiateté.Andrew Harwood aime parler de ces projets comme de «chorégraphies instantanées».«Le terme est très juste parce qu’il y a beaucoup d’espace pour l’interprétation durant la pièce, ça change d’un soir à l'autre même si le décor reste le même.Il y a des thèmes préétablis, mais pas de chronologie spécifique.» Ces thèmes touchent à la double vie ou à la double personnalité que chacun porte en soi, tiraillé entre la routine quotidienne et une existence rêvée, imaginée.Le balcon du voisin «Je me suis inspiré d’un monsieur qui habitait en face de chez moi.Son balcon devenait son sanctuaire, son royaume, où il sortait et se mettait à se parler d’un monde imaginaire, regardait passer les gens, changeant souvent de cap dans son discours.C’était un homme intelligent, qui connaissait la politique, la culture, mais sans cohérence.» La fascination que ce voisin, aujourd’hui décédé, exerçait sur lui l’a incité à enregistrer l’un de ces discours échevelés que les improvisateurs s'approprient dans LUbiquiste.Le balcon est aussi devenu leur univers de scène, un décor en pièces détachables que les deux danseurs peqvent reconfigurer à leur guise.A l’instar de cette scénographie transformable, la musicienne Diane Labrosse tisse sa toile musicale au fil des échanges et coups de théâtre.La chorégraphie évolue elle aussi CHRIS RANDLE Marc Boivin et Andrew de Lotbinière Harwood dans L’Ubiquiste, à l’Agora de la danse de manière spontanée, quoique solidement structurée.«On a travaillé une quinzaine de structures ou canevas d’improvisation dans lesquels on pige» aléatoirement, explique-t-il.
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