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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-02-06, Collections de BAnQ.

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CINÉMA Hic: symphonie pastorale en forme de messe noire Page B 3 DEVOIR V E X I) R E D I FEVRIER 2 0 0 1 SORTIES Dorothée Berryman : P.S.: elle nous aime Page B 8 ?LE DEVOIR ?Alte Maenner, de Gerhard Maass (Berlin).Dialogue interculturel Tangente présente les Bancs d’essai internationaux, une fenêtre sur la relève en danse contemporaine d’ici et d’ailleurs Tous les deux ans, pendant un long week-end, le petit théâtre de Tangente voit fouler ses planches par de jeunes chorégraphes venus des quatre coins de l’Europe, auxquels se joint un artiste de chez nous.FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR Depuis 1989, sous le chapeau des Bancs d’essai internationaux, un réseau de diffuseurs québécois et européens sélectionnent chacun un chorégraphe de leur région propre.Le petit groupe d’élus fait ensuite la tournée des pays représentés.Ce modèle de partenariat et d’échange fut d’abord mis en avant par Tangente et d’autres diffuseurs nord-américains, avant de franchir l’Atlantique.• C’est un genre de dialogue interculturel, une façon de lier un groupe de diffuseurs qui partagent une même vision de la danse, c’est-à-dire avec la volonté de présenter de la jeune chorégraphie innovatrice faite pour les petites salles.C’est aussi la chance d’envoyer un jeune artiste en tournée dans six pays différents», explique Dena Davida, directrice artistique de Tangente.Cette année, sept chorégraphes venus d'Allemagne, du Luxembourg, de Slovénie, du Royaume- PHOTOS TANGENTE Album, d’Oleg Soulenko (Vienne).I • 11 ; mHmrM Uni, d’Autriche, de France et du Canada se partagent l’affiche au cours du week-end.Quatre artistes sont programmés pour ce soir et les trois autres présentent leur création demain et dimanche.De plus, dimanche matin, l’ensemble des artistes seront réunis autour d’un brunch pour discuter des différents contextes culturel, social et économique qui voient émerger la danse dans ces pays.Les chorégraphes d’ici et le public intéressé par ces questions y sont conviés à 10 h 30.•Combien de fois voit-on, à Montréal, six compagnies européennes dans un si court laps de temps?», s’émerveille la directrice du théâtre montréalais pour souligner le caractère unique de cette minivitrine sur la jeune danse d’Europe.Pour Mme Davida, cet événement constitue une petite fête remplie de surprises puisqu’elle n’a sélectionné que l’artiste canadien, bien qu’elle connaisse souvent le travail des autres participants grâce à ses voyages de repérage.• On se fait confiance.C’est le seul réseau que je connaisse qui fait cela.Chacun sélectionne son artiste, mais on a un droit de regard», précise-t-elle.Cette programmation plurielle fait en sorte que la soirée s’avère très diversifiée du point de vue des langages contemporains proposés.•Il s'agit d’un mélange d’esthétiques que f espère le plus éclectique possible», confie Dena Davida Le premier programme présenté ce soir propose le duo féminin More Than Just A Jelly Baby, de l’Australienne installée au pays de Galles, Sandra Harnish-La-cey, »un cri humaniste», commente la directrice à pro- pos de cette pièce qui s’inspire de la fuite vers l’Ouest de deux Allemands de l’Est Un autre duo, masculin cette fois, Old Men, du choré-graphe allemand Gerhard Maass, aborde la question du temps et du vieillissement et de leur impact sur la mobilité physique.S’ensuivent deux solos, l’un de la Luxembourgeoise Tania Soubry, l’autre du Slovénien Branko Potocan, deux artistes d’exception au sein de cette programmation dans la mesure où la première n’a pas fini l’école et l’autre, phis vieux que la moyenne des choré-graphes présentés, jouit d’une réputation déjà importante en son pays.•C’est la première fois qu’on voit du travail émergeant de la Slovénie», relève Mme Davida Au second programme, présenté samedi et dimanche, participent le Français Yann Lheureux, le Russe établi en Autriche Oleg Soulimenko et la Canadienne Karine Denault Le duo homme-femme Chas-sé-croisé de Lheureux explore l’improvisation danse-musique et appelle la participation du public, le tout dans une ambiance humoristique.D’Autriche, Album verse plutôt dans l’expérimentation, proposant une danse décomposée en ces parties.Enfin, la Québécoise Karine Denault présente LAune, solo lumineux qui dévoile le talent et la ferme assurance d’une artiste qui promet Bref, les Bancs d’essai offrent un bouquet de jeunes danses, parfois un brin immatures mais dans lesquelles chacun pourra trouver sa couleur ou son parfum préféré.¦ Les Bancs d’essai internationaux, à Tangente.» (514) 525-1500.Encancer L» Organisation montréalaise des personnes atteintes du cancer (OMPAC) tiendra son douzième encan d’œuvres d’art à la salle de bal du Marché Bon-secours dimanche.Cet événement, sous la présidence d’honneur de la comédienne Nathalie Gascon, propose des œuvres de 75 artistes reconnus dont Alfred Pellan, Armand Vaillancourt, Jean-Paul Jérôme, Richard 1^-croix, René DeRouin, Roger Alexandre, Hélène Béliveau et Jean-Marc Bérubé.Un dîner sera servi à llh30, suivi de l’encan qui se déroulera de 13h à 16 h 30.« (514) 729-8833.Montréal historique La parole est aux jeunes chercheurs, auteurs de thèses de doctorat et de mémoires de maîtrise récents au Musée de la Poin-te-à-Callière, 350, place Royale, à Montréal.Chaque séance est consacrée à une époque particulière et demain, de 14h à 16h, on traitera de la correspondance France-Québec entre 1760 et 1900, des enfants sous surveillance d’hier à aujourd’hui : l’Institut Saint-Antoine et la problématique de réforme des garçons délinquants au Québec (1873-1909) et des Huguenots en Nouvelle-France.Entrée gratuite.Amour et séduction Pour souligner son dixième anniversaire, c’est sous le slogan « Célébration de l’amour» que vous convie le Salon de l’amour et de la séduction qui, en plus de proposer plusieurs nouveautés des plus aguichantes, déploie cette année tous ses charmes dans un espace deux fois plus grand, au Palais des congrès de Montréal.Plus de 200 kiosques s’apprêtent à accueillir les quelque 50000 visiteurs qui y viennent annuellement durant le weekend précédant la Saint-Valentin.r* (450) 928-6969; wmu.amouret-seduction.com.La Maison de Pays La Maison de Pays, 844, rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux-Terrebonne, vous invite à visiter sa nouvelle exposition qui débute demain et se poursuivra jusqu’au 29 février.La peintre naturaliste Karola Nowak expose en compagnie du sculpteur animalier Sylvain Forest.Native de Berlin, Karola Nowak vit au Canada depuis 1958.Ses œuvres reflètent sa grande passion pour l’environnement menacé.Né à Joliette, l’artiste autodidacte Sylvain Forest se consacre quant à lui à la sculpture depuis une vingtaine d’années.Les oiseaux sont toujours ses principaux sujets traités et la sculpture sur bois, son moyen d’expression.« (450) 471-0049.Julie Carpentier « / LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 FÉVRIER 2004 B 2 •\ÏEEK-E.\'D CULTURE- TÉLÉVISION Fortier: la fin approche Fabienne Larouche planche déjà sur un nouveau thriller prévu pour 2006 à TVA Don Cherry et CBC font l’objet d’une enquête La commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, se penche sur les commentaires controversés du commentateur sportif, icône au Canada anglais HAUL CAUCHON LE DEVOIR Alors que se terminera, le 1" avril prochain, l’aventure de la série Fortier, l’auteure et productrice Fabienne Larouche travaille déjà sur une autre série dramatique, Un homme mort, un thriller qui doit être à l'affiche de TVA dans deux ans, à l'hiver 2006.Fabienne Larouche n’a pas voulu en dire plus hier sur ce nouveau projet, alors qu’elle rencontrait les médias à l’occasion du lancement de Fortier V.On ne sait pas non plus si Sophie Lorain, vedette et coproductrice de Fortier, sera impliquée dans la nouvelle série.Ce nouveau projet semble avoir comme résultat de mettre sur la glace l’idée de faire un long métrage autour du personnage d’Anne Fortier.Mais Fortier revivra sur d’autres supports puisque les deux premières séries seront mises en vente sur DVD dans un mois, tandis que Fortier III et Fortier IV seront disponibles en DVD l’automne prochain.D n’est pas prévu d’offrir du matériel supplémentaire ou des «extra» sur les DVD.Dans l’immédiat, les téléspectateurs prendront connaissance la semaine prochaine de Fortier V, l’ultime série d’un projet commencé il y ,a cinq ans et qui comptera, au total, 42 épisodes sur cinq séries.Les huit épisodes de Fortier V seront diffusés sur TVA à compter du jeudi 12 février prochain et, comme à l’habitude, trois histoires distinctes seront offertes, la pre- REUTERS Lyon — Des échauffourées ont émaillé le spectacle donné hier soir par l’humoriste Dieudonné à la Bourse du travail de Lyon.Quelque 150 personnes hostiles à l’artiste, issues notamment de l’Association des étudiants juifs de France, qui lui reproche entre autres son sketch sur le «rabbin nazi», sont venues manifester à l’entrée de la salle de spectacle.Aux cris de «Dieudo, facho!», elles ont hué l’humoriste et brandi des affiches où on pouvait lire «un antisioniste est un antisémite».Certains manifestants ont réussi à s’infiltrer à l’intérieur de la salle de la Bourse du travail pour empêcher la tenue du spectacle, provoquant bousculades et échauffourées.Dieudonné a alors fait rallumer la salle et déclaré: «Pas de violence.On est en démocratie.On peut s'expliquer avec de la lumière.» Les fauteurs de troubles ont été évincés par le service d'ordre et le spectacle Le Mariage de Patrick a mière en trois épisodes, la deuxième en deux épisodes et l’ultime histoire en trois épisodes.Les médias ont pu voir hier les deux premiers épisodes; le suspens est toujours aussi prenant, alors que les personnages de policiers autour de la psychologue Anne Fortier sont toujours aussi bien déveloi> pés.Tout au long des huit épisodes se développe également en parallèle une relation trouble entre Fortier et le psychopathe Té-treault, qui avait été capturé lors du dernier épisode de Fortier IV et qui est maintenant emprisonné.Alors que François Gingras assume encore la réalisation de la majorité des épisodes, Sophie Lorain a tenté une première expérience de réalisation pour les quatrième et cinquième épisodes de Fortier V.ks est nommé entraîneur de l’équipe de hockey des Etats-Unis II réussit Fuir pensable, vaincre k-s Soviétiques • V.o.: Carrefour Angrignon, Coli-see Kirkland.Pointe-Claire, Paramount, Côte-des-Neiges, lacordaire, Spheretech.• V.f.: Quartier latin.Carrefour Angrignon, StarCité.MISSION SANS PERMISSION États-Unis, 21X44,92 minutes.Comédie policière de Bart Freundlich avec' Kristen Stewart.Pour réunir la somme qui permettra à son père de subir une coûteuse opération, une fille de douze ans organise le cambriolage d’une banque avec deux amis.• V.o.: Colisée Kirkland, IXvrvaL Para-mount, Cavendish, Place LtSaUe, la-cordaire.Des Sources, Spheretech.• V.f.: Place LaSalle, Quartier latin.StarCité, Paradis, Langelier.Symphonie pastorale en forme de messe noire SOURCE CINEMA DU PARC Le site du film Hic, du jeune cinéaste hongrois Gyorgy Palfi, est un petit village paysan au carrefour des âges, où l’artisanat et la machine négocient leur espace.Dans les premières images du film, un vieil homme affligé d’un hoquet persistant s’assoit sur un banc devant sa maisonnette.HIC (HUKKLE) De Gyorgy Palfi.Scénario: Gyorgy Palfi, Zsofia Ruttkai.Image: Gergelÿ Poharnok.Montage: Gabor Marinkas.Musique: Samu Gryllus et Balazs Barna.Hongrie, 2002,75 minutes.MARTIN BILODEAU C> est un objet tout à fait singulier qui vient se poser ce week-end sur l’écran du Cinéma du Parc.Premier long métrage d’un Hongrois de 28 ans, Gyorgy Palfi, Hic est en effet un objet cinématographique inclassable et insolite, un film-expérience qui tient à la fois de la symphonie pastorale et de la messe noire.Le site du film est un petit village paysan au carrefour des âges, où l’artisanat et la machine négocient leur espace.Dans les premières images du film, un vieil homme affligé d’un hoquet persistant et apparemment, pennanent s’assoit sur un banc devant sa maisonnette.Son hoquet rythme la cadence de ce petit village dans lequel la caméra de Palfi évolue tel un fantôme, effleurant id des ouvriers agricoles ou le chemin souterrain d’une taupe, là un apiculteur et les retrouvailles dominicales d’une famille.Aucun dialogue ne vient ponctuer le tic-tac de cette journée d’été ou brouiller la surface de ce tableau de la normalité tranquille dans lequel, pourtant, l’inquiétude et l’insolite surgissent par à-eoups.Par exemple, dans la décoction de muguet d’une vieille femme qui empoisonne son mari, ou dans la bouche ouverte du macchabée qui repose au fond de l’étang Le film de Palfi nous promène continuellement entre des émotions contraires, au gré des découvertes d’une lentille traqueuse et dont le nez a été chatouillé par l’hameçon d’un pécheur.Sans broncher, et sans modifier la cadence de son parcours, la caméra de Palfi poursuit son chemin, sans si- laisser atteindre par cette inquiétude qui atterrit d’urgence sur la rétine de notre œil.De la toile impressionniste au poème surréaliste, du conte bucolique au polar sardonique, du Cher petit village de Menzel au Houeher de Chabrol, le film de Palfi nous promène continuellement entre des énk) fions contraires, au gré des découvertes d’une lentille traqueuse, qui enregistre le pouls du village à travers des images qui s'imposent à elle, plutôt que l'inverse.Hic, qui devait être au départ un court métrage avant de se développer sur 75 minutes, s’inspire d’un fait divers hongrois datant du début du XX' siècle: des paysannes miséreuses s’étaient passé le mot et la recette d'un poison leur permettant d'assassiner leurs époux.Or l’intrigue policière dont Palfi parle abondamment dans le dossier de presse reste quasi souterraine dans le récit, et la conspiration homicide, ufte théorie distillée à doses homéopathiques et quasi impossible à vérifier sur l’écran.Film sans dialogues, Hic n’est pas, loin de là, un film muet.Le son, habilement sculpté, est continuellement mis en relief par la placidité indolente des images de ce faux documentaire animalier dont les humains seraient les principaux sujets.Cela dit, passé- reflet-surprise — de forte magnitude —, Hic s’essouffle dans la seconde partie, comme si sa formule comportait une limite atteinte au-delà de la barrière des 45 minutes.À noter enfin: la copie pré^ sentie au Cinéma du Parc semble avoir presque autant de vécu que le vieillard dont le hoquet sert de métronome au film.DANSE-THÉÀTRE Ehumanité dans la mire BABYLONE Mise en scène, chorégraphies et scénographie: Paula de Vasconcelos.Textes: Paula de Vasconcelos, Marcel Pomerlo et autres.Musique: Sam Shalabi et Mitchell AMyama.Musiciens: Sam Shalabi, Guillaume Eizlini et Geneviève Heistek.Éclairages: Michel Beaulieu.Costumes: Paula de Vasconcelos et Anne-Marie Veevaete, Avec Milene Azze, Monica Gan, Emmanuel Jouthe, Mathilde Monnard, Igor Ovadis, Marcel Pomerlo, Anita Sharma, Paul-Antoine Taillefer, Élise Van-derborght et Camille de Vasconcelos-Taillefer.Présenté par Pigeons international à l’Usine C jusqu’au 14 février.SOPHIE POULIOT Cf est un hommage inquiet à la vie que propose Pigeons international.Sur scène, de l’eau, de la terre, du feu et des danseurs qui font corps avec l’air.Ces danseurs, de même que les comédiens et musiciens qui habitent la scène, semblent provenir des quatre coins du monde.Ceux-ci seront en proie à des chagrins, à des conflits, à des difficultés communicationnelles, à des quêtes existentielles, et ainsi de suite.Ressortent pourtant de ce tableau peint par Paula de Vasconcelos non seulement l’implacable beauté de la vie mais encore une grande tendresse envers ces si imparfaites créatures que sont les êtres humains.Babylone est donc une œuvre poétique et évocatrice qui passe tout près de ravir.C’est qu’à ce spectacle, fait de jeu non verbal, de danse (il faut voir les superbes pas de deux qu’il recèle), de musique exotique et de bribes de texte, il manque un rythme.Un rythme enivrant arrive presque à s’installer, vers la fin du spectacle, lorsque les danseurs interprètent une chorégraphie de groupe, mais il se trouve hélas cruellement brisé par le retour au texte.Car c’est le texte qui pose problème dans Babylone.Il apparaît parfois superflu, comme au moment où, après qu’une femme, la mine manifestement chagrine, a plié et rangé dans un sac des vêtements de bébé et a ensuite dansé avec éloquence sa douleur, un homme vient verbaliser le tait que cette femme a perdu son enfant, ce qui a davantage pour effet de briser la magie du moment que de renseigner le spectateur.Le texte s’avère aussi parfois occulté par les multiples activités de cette fourmilière humaine qui requiert déjà énormément d’attention de la part du spectateur.Ce non-verbal aurait pu être enrichi par un texte davantage mis en évidence (livré haut et fort pour se frayer un chemin à travers tout ce qui se passe sur scène) ou carrément plus percutant En l’espèce, l’aspect visuel de Babylone présente plus d’intérêt que son texte.Par exemple, dans un coin, une dame indienne fait cuire des galettes; au fond, un jardinier entretient son potager, tout autour, un jeune homme érige une clôture; au milieu, un couple tente d’exécuter un duo amoureux à plusieurs reprises interrompu, etc., tous se livrant à leurs propres rituels.A l’apport douteux des mots à l’ensemble de la production figurent néanmoins quelques exceptions, notamment quelques-unes des phrases qui ponctuent la quête ontologique d’un diplomate à travers le monde ou encore cet extrait de la Genèse, qui aide le spectateur à comprendi e que la scène, à l’instar du monde, deviendra l’imi-vers complexe qu’elle doit être au fil d’une création.Cette création sera humaine et donnera naissance, entre autres, à un jardin, une fontaine, un brasero.Comme quoi l’être humain ne sait pas que détruire.Et si la lumière fut, selon la Bible, une des grandes réalisations de Dieu, les éclairages de ce spectacle sont appelés à s’inscrire parmi les réalisations convaincantes de Michel Beaulieu.Soulignons notamment cette intense luminosité solaire du début du spectacle, qui donne d’emblée le ton à celui-ci en introduisant son indéniable beauté.Contribue d’ailleurs particulièrement à cette beauté la danseuse Milene Azze, dont les mouvements aériens, précis et élégants émerveillent Quoi qu’on puisse néanmoins dire de ce véritable tableau rivant qu’est Babylone, il reste que celui-ci, étant «en éternelle mouvance», est appelé à se modifier au fil des représentations.Il s’agit donc d’une histoire à suivre, telle que l’est celle, inquiétante mats passionnante, de l’humanité.SOURCE PIGEONS INTERNATIONAL Un extrait de Babylone avec les interprètes Mathilde Monnard et Marcel Pomerlo.SÉLECTION OFFICIELLE CANNES 2003 ?«La Petite Lili s’impose comme une des plus grandes réussites de Miller» la ¦ lue Perrewilt, U Press* un film oc CLAUDE MILLER F.QUINOXe g PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! M.CINÉMA no»E m-eoeo | «.DBS DIALOGUES SAVOUREUX.MARIE TRINTIGNANT ET SBI6I LOPEZ SONT PARFAITS.» innat « .SYMPATHIQUE COMBIIE PARSEMÉE DE CLINS D'OEIL À LA CULTURE POP.» u mm « UN FILM DRÔLE ET CHALEUREUX.UNE RÉUSSITE I » ¦snm « .UN SCÉNARIO DBJRANT ET HAUTEMENT CASSE GUEULE.» flMUübK rW/rnUM « .EXCELLENTE SURPRISE.DRÔLE, INVENTIF ET À L'ÉNERGIE COMMUNICATIVE.» -MMËMIGMf «.MISE EN SCÈNE MAGISTRALE, COMÉDIENS AU SOMMET DE LOIR FORME.» ¦lit aim ¦mnaiiMfiM «CUVEZ MMKinmCMWT Fwpscuzn CMIM UMBiï ET JEAN-UW TMIMART DÈS AUJOURD'HUI I r— FAMOUS PLAYWW —1 r— FAMOUS PLAYERS —| f— MÉOA-PUDC» OUZ/O —1 r— MÉOA-PLEX- GU£ZO —| I PARISIEN ?1 [ VERSAILLES ?] 1 JACQUESCAFTO114?| [PONT-VIAU Ifl 7\ r—“CINÉMA—— I3T-EU3TÀCHE i r FAMOUS PLAYERS STARCITE HULL ?-G IN F Pt f X OOEOR —^ r— MEOA-PLEX' CJUZ/O —.7———CINÉMA 0-1 BOUCHEWViLLE ?! 1TCTREBONNE 14 ?! IQATINEAU^I r—-fleur de lys——| ¦— maison du cinéma —i ITnOK-RIWtRE» oTTI [sherbrooke ?1 r—U CAWM.OUH 10 , CINÉMA PINE -1 S tfli [JOUÉTTE ?] I8TE-ADÉLE y! fcfîu / LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 FÉVRIER 200 4 B 4 W E E K - E X I) VINS Les vins de la semaine Les vins sont notés de f à ?avec des 1/2.Le vin y gagne avec un séjour en carafe LA BONNE AFFAIRE Bonal 2001, Bodegas Real, Valdepenas (8,70 S) J’ai regoûté cette semaine ce clasr sique des succursales avec un plaisir non dissimulé.Beaucoup de soleil dans le verre ici et un relief fruité qui ne manque ni de mordant ni de densité.Le tout sur le mode de la simplicité.Un tem-pranillo qui se fait déjà des amis avec la mergez grillée.(1) ff L’AMARONE Amarone della ValpoHcella 1997, Maszano, Masi (95 $) Prenez un vignoble en altitude (de 350 à 415 mètres) pour la lente maturation des fruits, ajoutez un millésime solaire qui commence déjà le travail de l’appassimento sur pied et un terroir de cru indiscutable et voilà le grand vin qui allie race et structure, autorité et texture, relief, fraîcheur et longueur où se conjuguent amertume et puissance.(3) !?!!!& LA PRIMEUR EN BLANC Serego Alighieri Bianco 2001, Masi (14,45 $) Garganega (70 %) et sauvignon vibrent à l’unisson sur le mode de la rondeur puis redémarrent avec beaucoup de vitalité sur une finale ponctuée par de belles notes d’agrumes mûrs.Éclat, franchise et jeunesse de première.Délicieux.(1) LA PRIMEUR EN ROUGE Castillo de Molina Réserva Cabernet Sauvignon 2000, San Pedro (15,95 S) Ce n’est peut-être pas une leçon de finesse mais diable qu’il vous en tartine au palais ! Avec son fruité, sa charpente, sa fraîcheur et son registre fumé, boisé et épicé bien manié.Finale fumée avec retour de l’amertume.Viande grillée.(1) ff?ff! LE VIN PLAISIR Bourgogne Epineuil 2000, J.Moreau & Fils (17,65 $) Pour se mettre en bouche sans charger inutilement, un pinot noir souple, léger, frais et juteux qui saura saucissonner le sandwich sans façon.Le servir autour de 15 °C, évidemment (1) ff! L’amarone version Masi Faites griller le riz (320 g de Vialone Nano de préférence) quelques minutes dans un fond d’huile d’olive, ajoutez un oignon finement haché et 30 g de moelle de bœuf préalablement fondue dans 20 g de beurre, mouillez ensuite avec 200 ml de la cuvée Costasera Amarone della Valpoli-cella 1999 de chez Masi (36,75 $), puis laites réduire en ajoutant graduellement du bouillon de bœuf pour faire lentement gonfler le riz.Avant que ce dernier ne soit gonflé d’orgueil, remouillez avec 175 ml d’Amarone, laissez absorber et enfin, ajoutez du beurre mais surtout 60 g de parmi-giano reggiano fraîchement râpé.Le risotto est prêt Je ne sais pas pour vous, mais moi, c’est comme les pâtes, j’en boufferais tous les jours! Surtout le mariage avec les rouges profonds et sensuels de la région de la Valpolicella est littéralement imbattable.Ce pourrait être, toujours de chez Masi: Campofiorin 2000 (18,95 $), Brolo di Campofiorin 1998 (31,75 $) ou encore l’Amarone cité plus haut De quoi faire passer le mois de février comme une lettre à la poste ! Bon, je me suis laissé emporter.Je vous dis tout ça parce que Sandro Boscaini, de la maison Masi, était de passage cette semaine au Québec.A titre d’ambassadeur culturel de son beau coin de pays véronais, d'amateur de risotto et de promoteur de ces merveilleuses Corvina, Rondinella et Molinara, qui composent des vins uniques mais à travers des styles fort différents.Je vous explique.Le vin de Valpolicella est avant tout un vin d’assemblage.La Corvina y va de son parfum, la Rondinella de sa couleur et de sa structure alors que la Molinara, peu colorée, est responsable de la grande fraîcheur des vins.Vinifiez-les séparément pour les assembler ensuite et voilà le valpolicella classique.Un exemple ?Valpolicella Classico Konacosta 2001, Masi (16,45 $), un bijou de fraîcheur, friand, soyeux de texture avec pointe de réglisse sur la finale.A boire sur le fruit (***, 1).Maintenant, prenez le même trio de cépages, vini-fiez-les puis, en fin de fermentation alcoolique, ajoutez 20% de baies partiellement desséchées (appassimen-to), et voilà une seconde fermentation qui se met en branle, structurant et colorant un peu plus l’ensemble tout en élevant légèrement le degré d’alcool.Suivra Je an Aub ry ?naturellement la transformation malolactique.Une nouvelle catégorie de vin est née, une école de l’appas-simento en quelque sorte, que conduit avec brio Sandro Boscaini depuis la fin des années 80 chez Masi.Vous me suivez?Oui, non, alors goûtez: Campofiorin 2000, plus ample qu’un valpolicella ordinaire avec une finale qui annonce déjà, par son registre amer de fruits secs, le grand frère Amarone (***,1).Augmentez la proportion de Corvina issue de parcelles sélectionnées dans le vignoble (brolo) de Campofiorin, vinifiez de la même façon que pour le précédent et vous avez le Brolo di Campofiorin 1998, plus large, plus profond, plus étoffé avec une idée de confit en milieu de bouche qui tient longuement en haleine.Un régal (***, 2).Vous pensiez en rester là?D vous manque la cerise sur le gâteau.Grande spécialité locale depuis César et ses Romains, l’Amarone della Valpolicella est un véritable tour de force.De force, surtout Mais qui sait être aussi, chez Masi, d’une élégance certaine.La cuve est cette fois chargée vers la mijanvier de baies qui ont perdu jusqu’à 40% de leur poids (appassimento), à la suite de leur séjour dans des greniers bien ventilés avec, dans la foulée, une macération et une fermentation qui s’étirent sur une période d’environ six semaines dans de gros fûts.Après la transformation malolactique, le moût riche, coloré et capiteux va reposer de quatre à cinq ans dans des foudres de sept à vingt hectolitres où U acquiert son inimitable patine.Pour vous en convaincre: Amarone délia ValpoHcella Costasera 1999, Masi (36,75 $), floral, consistant et très pur, relevé d’une extra- ordinaire fraîcheur qui l’allège (***1/2,2); Amarone della Valpolicella Vaio Armaron 1997, Serego AK-ghieri (68 $), qui donne une illusion de douceur avec son registre puissant de cerise confite et de porto sec (****, 3); ou Amarone della Valpolicella Campolongo di Toibe 1997 (88 $), encore une fois issu d’un millésime très solaire, plus ramassé que le précédent, véritable mur poreux de flavours fruitées fraîches, puissantes, insistantes, d’une sève et d’une tenue à couper le souffle (****, 3).Je vous aurai prévenus! ?A la question «est-il préférable de concentrer ses achats sur le “premier vin” d’une propriété — en l’occurrence un Cru Bourgeois — plutôt que sur le “second vin” d’un château prestigieux dans un millésime de haut niveau comme 2000 à Bordeaux?», je répondrais: prenez la première option.Pour trois raisons: pourquoi se contenter d’un « second » quand on a la possibilité de se régaler avec le grand vin de la maison sil vous plaît; ensuite, les Bourgeois offrent encore un rapport qualité-plaisir-prix indiscutable dans ce beau millé sime d’équilibre qu’est 2000; enfin, vous aurez la possibilité d’encaver sur le long terme encore une fois à bon prix des vins susceptibles de se bonifier avec panache.Bien que je n’aie, hélas, que trop peu goûté de la flopée de Bordeaux 2000 que vient de commercialiser la SAQ, j’avoue avoir un coup de cœur pour le très, mais alors là très séduisant Haut-Médoc Château Cambon La Pelouse (30 $), un bourgeois si satiné qu’on ne sait si ses tanins sont brodés par une dentellière ou étalés par un maître pâtissier entre deux génoises fruitées.Un must, à la caisse! (***1/2, 2).Aussi, très recommandables : Lousteauneuf, Médoc (25,40 $), D’Agassac, Haut-Médoc (32 $), Tour Pibran, Pauillac (29 $), La Tour de By, Médoc (32 $) et D’Angludet, Margaux (48 $).?Info SAQ: * (514) 873-2020, 1866 873-2020, www.saq.com.Potentiel de vieillissement du vin, 1 : moins de cinq ans ; 2 : entre six et dix ans ; 3 : dix ans et plus.jeanaubry@vintempo.coni Tiré A' Amarone-Verona’s Great Red Wine, Patricia Guy, Morganti Editore.Ce soir 19 h 30 Fous de culture.Diabolo menthe Des chroniqueurs curieux, attachants, drôles : Zoomba, Chantal Lamarre, Chantale Marquis, Richard Petit et un animateur au style unique : François-Étienne Paré.Réalisation-coordination : Lynn Ptianeuf ?À LA TELEVISION* ¦—1 Télé-Québec telequebec.tv Ça change de la télé xssmm 2S3ŒBHH Aujourd'hui L'union Infoman Palmarès | La Fureur / La Zone libre / L'Armée Le Têlôjournal/Le Christiane Charette en (17:00) fait la force Chicane canadienne, prête.Point Louison Danis.James Hyndmanj Le TVA Ultimatum J.E./ La fausse Cinéma / LA FAMILLE JACKSON (5) Le TVA / Cinéma / VENGEANCE DU DESTIN (5) 18 heures agente de voyage.avec Lawrence Hilton-Jacobs (2/2) Loteries [avec James Remar, Suzy Amis
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