Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2008-03-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
NEW YORK : ELIOT SPITZER DÉMISSIONNE PAGE B 5 ?w w w.ledevoir.com DEVOIR V 0 L .X C I X N ° 5 5 ?LE JEUDI 1 3 M A R S 2 0 0 8 8 9c + T A X E S = 1 $ L’ADQ abandonnerait le critère de la langue La priorité irait aux immigrants capables de trouver un emploi dès leur arrivée ROBERT DUTRISAC «Aujourd’hui, on importe du chômage», a affirmé le allaient avoir une job en arrivant», a-t-il ajouté.des participants, intitulé Façonner la modernité, en président de la commission politique de l’Action dé- Lors d’une conférence de presse, M.Le Bouyon- vue du septième congrès de l’ADQ, qui se déroulera Québec — Un gouvernement adéquiste réduirait mocratique du Québec, Stéphane Le Bouyonnec.Le nec, la députée de Groulx et porte-parole en matière en fin de semaine à Laval.le nombre de nouveaux arrivants francophones gouvernement Charest a trop insisté sur le fait que les de développement économique, ünda Lapointe, la Axé sur le développement économique, ce cahier pour accorder la priorité aux immigrants capables de immigrants «devaient parler le français avant de ren- conseillère du parti, l’économiste Diane Bellemare, dénicher un emploi dès leur arrivée au Québec.trer au Québec, au détriment de demander d’abord s’ils ainsi que Mario Charpentier ont présenté le cahier VOIR PAGE A 8 LAN GUE Détenus afghans Le gouvernement Harper empêche des témoins de parler L’attitude des conservateurs force la tenue d’une enquête publique de deux millions ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le manque de transparence du gouvernement Harper et son refus de collaborer à une investigation sur la police militaire à propos du transfert des détenus en Afghanistan force la tenue d’une enquête publique.Coût pour les contribuables: deux millions de dollars.Le gouvernement conservateur refuse de divulguer des documents et empêche des témoins de parler aux enquêteurs de la Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire (CPPM).Il s’agit d’un comportement «inacceptable» aux yeux des partis d’opposition ’IP® I à Ottawa.Le rapport Manley, déposé en janvier dernier, faisait également état d’un manque de franchise et de transparence du gouvernement à propos de la mission en Afghanistan.La CPPM a été créée en 1998 Maxime Bernier par le Parlement pour surveiller et enquêter lorsqu’une plainte est portée contre la police militaire.Une telle plainte a été déposée il y a un peu plus d’un an, le 21 février 2007, par Amnistie internationale et l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.Ces deux ONG affirment que des agents de la police militaire du Canada présents en Afghanistan ont transféré des détenus aux autorités locales à au moins 18 reprises, même si les risques de torture étaient bien réels dans VOIR PAGE A 8: TÉMOINS EFFONDREMENT D’UN TOIT Trois femmes dans un état critique ¦ Page A 3 SPORTS Deuxième rencontre au sommet pour les Glorieux Page B 6 1 N 1) K X Annonces .84 Idées A7 Avis publics 86 Météo 84 Bourse .82 Monde 8 5 Culture .88 Mots croisés 85 Décès .84 Sports 86 Économie .81 Sudoku 8 4 Éditorial .A6 Télévision 8 7 Les Tibétains toujours en colère I IW' L- .\ ¦ m?t I f PRAKASH SINGH AGENCE FRANCE-PRESSE LES DENONCIATIONS de la situation imposée au Tibet se multiplient à l’approche des Jeux olympiques de Pékin.Hier, plusieurs jeunes Tibétaines sont allées dénoncer le sort réservé à leur pays devant l’ambassade chinoise de New Delhi.Le moment avait été soigneusement choisi: c’était hier le 49e anniversaire du soulèvement des Tibétains réprimé par les autorités chinoises.A Lhassa, des centaines de manifestants, surtout des moines, ont aussi tenté de souligner cet événement.Rappelons que le département d’Etat américain a retiré mardi la Chine de sa liste des pires violateurs des droits fondamentaux, elle qui y figurait depuis plusieurs années.Nos informations en page B 5.La fin de la CAM approche, vive la carte à puce ! Les usagers pourront réapprovisionner leurs cartes dans des distributrices automatiques JEANNE CORRIVEAU Elle était attendue depuis des années, la carte à puce qui fera bientôt son entrée officielle dans le mes tro montréalais et dans le réseau métropolitain de transports en commun.Déjà, les usagers ont pu remarquer la présence de nouveaux tourniquets et de distributrices automatiques dans les stations de métro, signe avant-coureur de la révolution à venir.Des usagers triés sur le volet serviront de cobayes pour tester la nouvel- le carte au cours des prochaines semaines.C’est le 16 avril prochain que les sociétés de transport de la région métropolitaine, de concert avec le Réseau de transport de la capitale (RTC) et l’Agence métropolitaine de transport (AMT), lanceront simultanément leur programme d’implantation de la carte à puce.La nouvelle carte à puce remplacera progressivement les cartes mensuelles, les cartes hebdomadaires et les lisières de billets conventionnelles.L’usager n’aura VOIR PAGE A 8: CARTE P?» m JACQUES NADEAU I.K DEVOIR Les nouveaux tourniquets sont déjà prêts.Le nouveau programme entrera en vigueur le 16 avril.La Caisse de dépôt s’intéresse à Pilot Voyageur KATHLEEN LÉVESQUE La Caisse de dépôt et placement du Québec s’intéresse de près au projet immobilier de l’îlot Voyageur, qui a contribué au dérapage financier de ITJniversité du Québec à Montréal (UQAM), a appris Le Devoir.Depuis quelques mois déjà, une des filiales immobilières de la Caisse, la S1TQ, examine avec soin le potentiel économique de l’îlot Voyageur, laissé en plan par l’UQAM.Aucune transaction formelle n’a été faite, mais la SFTQ a décidé de poursuivre ses travaux préliminaires.Des discussions ont été engagées notamment avec le propriétaire des terrains, la firme privée Busac, qiü a agi à titre de promoteur et de partenaire de l’UQAM.«Im SITQ examine ce projet parce qu’il pourrait être d’intérêt pour elle.C’est une étude qui se fait uniquement sur des bases d’affaires.Pour la SITQ, il h -a est clair qu 'il y a toujours des ob- Æf** jectijs très précis de rentabilité économique», h expliqué Gilbert ¦ *** ,J| 4 I Desroberts, porte-parole de la *—^«Mi Caisse de dépôt et placement M.Desroberts a précisé que la SITQ ne répond à aucune commande politique et que c’est Michelle en toute indépendance qu’elle a Courchesne décidé d’étudier ce projet sur le marché montréalais.Il reste que la ministre de l’Education, Michelle Courchesne, avait annoncé en septembre dernier que le gouvernement récupérait l’îlot Voyageur et le gouffre financier que celui-ci a entraîné pour l’UQAM.L’autre projet immobilier déficitaire, le Complexe des sciences, demeure entre les mains de l’UQAM.«Comme l'université n’a certainement pas démontré sa capacité de gérer un projet immobilier de cette ampleur, nous allons la dégager de cet impact financier et nous allons, en collaboration, trouver un promoteur», avait ;dors déclaré la ministre Courchesne.Aucun commentaire n’a été émis hier au cabinet ministériel à propos de la possibilité que la SITQ prenne part active au dossier.Le porte-parole de l’UQAM n’a pas pu être joint.VOIR PAGE A 8: CAISSE t % % t % \ % t % % % % I % % t % % % \ 1 I A POPULATION BOUG A CARTr SECTORAL Au Québec, la Loi électorale précise que la délimitation des circonscriptions électorales doit être revue toutes les deux élections générales.La Commission de la représentation électorale consultera bientôt les Québécoises et les Québécois sur sa proposition d’une nouvelle délimitation de la carte électorale.La carte actuelle ne reflète plus la réalité du Québec en raison des mouvements de population des dernières années.Ainsi, plusieurs circonscriptions ne respectent plus les critères fixés par la Loi.Cette proposition est portée à l’attention de la population du Québec et fera l’objet d’auditions publiques au printemps 2008.La Commission de la représentation électorale compte sur la participation du plus grand nombre pour mener à bien Cette importante consultation.Pour plus d’information : Consultez notre site au www.lacartechange.qc.ca Communiquez avec notre Centre de renseignements au 1888 ÉLECTION (i 888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais : 1800 537-0644.Commission de la représentation électorale du Québec LE DEVOIR, LE JEUDI 13 MARS 2 0 0 8 A 3 ACTUALITES 91,3 fm wnt de eulâwe / nri Michel David Sale histoire Depuis dix ans, Jean Charest a tout mis en œuvre pour faire taire ceux qui s’interrogeaient sur l’inadéquation entre ses revenus officiels et son train de vie, n’hésitant pas à menacer les esprits trop curieux de poursuites judiciaires qui n’ont jamais eu de suite, sauf la mise à pied d’un journaliste que ses patrons ont honteusement laissé tomber.Jamais il n’a voulu discuter des avantages qui ont pu lui être consentis quand il a accepté de quitter Ottawa pour empêcher Lucien Bouchard, à qui la crise du verglas avait rendu son aura, de déclencher un nouveau référendum.Prétendre aujourd’hui qu’il n’y a jamais eu le moindre secret est une insulte à l’intelligence.Au départ, il avait indiqué que le PLQ lui versait un salaire en attendant son entrée à l’Assemblée nationale, ce qui pouvait laisser croire qu’il y renoncerait une fois élu député.Par la suite, il avait reconnu du bout des lèvres que le PLQ remboursait certaines de ses dépenses, sans toutefois préciser lesquelles ni mentionner le moindre chiffre.H reconnaît aujourd’hui avoir reçu 75 000 $ par année depuis dix ans, mais comment être certain qu’il ne s’agit pas de 100 000 $ ou de 200 000 $ s’il refuse de rendre public Y «arrangement financier» évoqué dans un communiqué de presse émis en catastrophe au petit matin par le nouveau président du PLQ, Jean D’Amours?Il est évident que M.Charest n’en aurait jamais parlé si un collègue de TVA n’avait pas découvert le pot aux roses.D’ailleurs, rien n’assure que cette entente a été consignée par écrit On n’en trouve pas la moindre trace dans les états financiers du PLQ.Cela autorise toutes les hypothèses, y compris les plus imaginatives.Dans une entrevue avec le Globe and Mail, le whip du PQ, Stéphane Bédard, faisait même un rapprochement avec l’affaire Cadman, qui a plongé le gouvernement Harper dans l’embarras.Tout dépendrait de la date à laquelle l’entente entre M.Charest et le PLQ aurait été conclue.S’il était toujours membre de la Chambre des communes à ce moment-là, il a pu y avoir irrégularité, puisqu’on lui aurait offert un avantage financier afin qu’il abandonne son siège.Mais comment le savoir si on n’a pas accès à l’entente?¦ Il est vrai qu’il y a déjà eu des cas de double rémunération du premier ministre dans d’autres provinces canadiennes.Si on le sait, c’est précisément qu’on n’en a pas fait un secret fi aurait été normal que M.Charest fasse savoir qu’il lançait une pratique inédite dans l’histoire moderne du Québec.! M.Charest plaide que cela relève du «domaine privé».Ce n’est pas la première fois qu’il adopte ce comportement un peu schizophrène qui lui fait dissocier lé «citoyen Charest» du premier ministre du Québec, mais l’argument est irrecevable.Quand le chef du gouvernement reçoit une som-me d’argent en sus de son salaire officiel, il est clair qu’il ne peut pas s’agir d’une affaire privée, à moins qu’il vende ses biens personnels ou qu’il reçoive un héritage.Paradoxalement c’est le président sortant du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a fait la remarque la plus troublante en déclarant que le supplément de 75 000 $ consenti à M.Charest qui porterait sa rémunération globale à plus de 250 000 $, visait à le mettre à l’abri des tentatives de corruption.Le salaire officiel du premier ministre du Québec (182 717 $) est plus élevé que celui de tous ses homologues provinciaux, bien que très inférieur à celui du premier ministre du Canada (301 000 $).11 est clair que les exigences de la fonction commanderaient un meilleur traitement mais il est franchement injurieux pour tous ceux qui font métier de politique d’introduire (a question de l’intégrité dans le débat A partir de quel revenu un homme est-il à l’abri de la tentation?D’ailleurs, pourquoi le premier ministre serait-il le seul à voir sa conscience fortifiée de la sorte?Prenons l’exemple du ministre de la Santé.L’industrie pharmaceutique constitue sans doute un des lobbys les plus puissants.Ne conviendrait-il pas d'ajouter au salaire de 158 000 $ que Philippe Couillard touche à l’heure actuelle?On peut également penser que le ministre du Développement économique est un homme très sollicité, sans parler de la ministre des Transports, de son collègue des Ressources naturelles.?A l’extérieur de l’Assemblée nationale, la mise en demeure est un moyen auquel le premier ministre recourt volontiers pour intimider ses adversaires.A l’Assemblée nationale, les députés bénéficient de l'immunité, de sorte qu’il faut utiliser d’autres méthodes.Il est vrai qu’en 2003, Claude Blanchet a quitté la Société générale de financement dans des conditions qui semblaient bien généreuses pour le p.-d.g.d’une société qui venait de subir des pertes aussi substantielles.Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a cependant été particulièrement odieux hier après-midi en présentant Pauline Marois comme le «conjoint survivant» qui bénéficiera de la pension de 80 000 $ accordée à son mari par le gouvernement dont elle faisait partie.Peu importe ses qualités, il était certainement discutable de confier à M.Blanchet la direction de la SGF alors que Mme Marois était membre du gouvernement.La turpitude des uns ne justifie cependant pas celle des autres.Au moins, dans le cas de M.Blanchet, il n’y a eu aucune cachotterie.La preuve en est que les libéraux prennent régulièrement plaisir à étaler sur la place publique les conditions dont il a bénéficié, des conditions si scandaleuses qu’après avoir mis M.Blanchet à la porte, le gouvernement Charest a offert les mêmes à son successeur, Pierre Shedleur.On ne connaît rien de l’arrangement entre M.Charest et son parti, mais on ne réagit pas aussi brutalement sans raison.Cela risque de devenir une bien sale histoire.mdavid@ledevoir.com Pénurie d’infirmières Comment sortir de la crise ?Le secteur public doit être aussi flexible que le privé, disent les infirmières Plus de choix et de flexibilité: voilà comment les agences privées arrivent à recruter un nombre de plus en plus élevé d’infirmières désabusées du réseau public.Cette ponction grandissante a toutes les allures d’une désaffection, selon l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), qui presse Québec de réagir et vite.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le nombre d’infirmières dont l’employeur principal est une agence privée a doublé entre 2000 et 2007 au Québec.Cette situation, décriée tant par les syndicats que par l’OIIQ, préoccupe aussi le ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui a répliqué du tac au tac en annonçant hier trois projeLs-pilotes destinés à renverser la tendance.Sa solution?Embaucher des infirmières auxiliaires pour soulager un peu les infirmières techniciennes et cliniciennes.Trois établissements montréalais ont été ciblés, soit les centres de santé et de services sociaux (CSSS) de Verdun et d’Ahuntsic ainsi que l’hôpital Maisonneuve-Rosemont Ceux-ci se partageront une enveloppe de 1,2 million de dollars destinée à améliorer l’organisation du travail, principalement grâce à l’embauche de nouvelles forces vives.Le renfort attendu viendra donc du côté des infirmières auxiliaires, qui soulageront les équipes existantes, brûlées par le recours quasi quotidien aux heures supplémentaires.Cette proposition a laissé sur sa faim l’OIlQ et enragé la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).«Franchement, je ne vois pas dans l’annonce du ministre un virage capable d'insuffler la flexibilité qui manque au réseau public», a commenté la présidente de l’Ordre, Gyslaine Desrosiers.Plus cinglante, la présidente de la FIQ a dénoncé la volonté du ministre d’imposer un projet rejeté par son syndicat soit celui de Maisonneuve-Rosemont, jugé inadéquat en raison du climat de travail difficile qui y règne.«Le ministre fait fi de notre opposition et impose sa décision!», a dit Lina Bonamie.Ses membres entendent ne pas donner suite au projet controversé.«Aucun projet-püote ne pourra avoir lieu dans cet hôpital sans l’accord du syndicat local représentant ces professionnelles», a prévenu Mme Bonamie.Il en ira tout autrement pour les deux autres projets, auxquels la FIQ a l’intention de participer activement.Elle n'en déplore pas moins l’attitude du ministre, qui lui paraît de «mauvaise augure» pour l’avenir de la Table nationale sur la main-d’œuvre infirmière, dont les recommandations sont attendues d’ici la fin de mars.A l’OIIQ, on juge aussi que ces projets-pilotes auront une portée limitée.Le phénomène de l’attrait des agences est en effet beaucoup plus complexe, montre un sondage CROP publié hier.Surprise, les infirmières qui passent du public au privé travaillent au moins autant d’heures qu’auparavant sinon plus.Plusieurs ont des horaires variables (32 %) et près de la moitié travaillent régulièrement le soir, la nuit et les fins de semaine.Mais il s’agit ici d’un choix pleinement assumé et surtout, négocié, montre le sondeur.Sur mesure «Le mot clé ici, c’est “choix"», résume Gyslaine Desrosiers, qui rêve de voir ce principe devenir le maître mot du réseau public.Flexibles, les agences sont prêtes à moduler les conditions de travail de leurs employées de manière à leur permettre de réaliser leurs projets d’étude, de iamille ou de retraite progressive.Cette formule «sur mesure» explique d’ailleurs en grande partie leur succès auprès des plus jeunes et des plus âgées, qui sont sur-représentées dans les agences privées.Dans le réseau public, ce genre de projet de vie ne trouve présentement aucune écoute, déplore Mme Desrosiers.La pénurie d’effectifs crée en effet une pression supplémentaire qui rend tout aménagement impossible.Or «on n’est plus dans un contexte économique où on peut dire: c’est à prendre ou à laisser», a rappelé la présidente de l’Ordre.Autrement plus substantiel, le salaire n’est pas non plus étranger à l’attrait qu’exercent les agences.Au public, une infirmière gagne entre 21 et 31 $ l'heure.En agence, elle gagnerait plutôt entre 35 et 55 $, selon ce qui circule de manière informelle dans le milieu.Cela dit, même la présidente de l’Ordre ignore les tarifs réels en cours.«On sait que les agences signent des contrats avec des établissements publics, mais les détails nous sont inconnus.» A priori, l’Ordre ne remet pas en question la présence des agences.Sa présidente note toutefois que leur attrait grandit et ce, au détriment du réseau public.«Leffet pervers de ce phénomène en croissance nous inquiète, puisqu’il se traduit dans le réseau par une instabilité dans les équipes de soins.» Hier, le ministre a convenu que leur présence temporaire déstabilise les équipes, ce qui «n’est pas bon pour les patients, pas bon pour la continuité des soins et pas bon pour le climat de l’hôpital».Le Devoir Philippe Couillard propose d’appeler des auxiliaires en renfort Le DGE bouscule la carte électorale JOCELYNE RICHER Québec — Si des élections générales ont lieu au printemps 2009, ce pourrait bien être en fonction d’une carte électorale complètement redessinée.Il est difficile de prédire quel serait l’impact politique, en matière de nombre de sièges pour chaque parti, si la nouvelle mouture proposée hier par le président de la Commission de la représentation électorale (CRE), Marcel Blanchet est adoptée telle quelle.Mais il serait certainement considérable.Par souci d’équité entre les régions et afin de mieux respecter la loi, M.Blanchet propose le redécoupage de 86 des 125 circonscriptions que compte le Québec.Trois circonscriptions disparaîtraient de la carte, soit une en Gaspésie, une autre en Beauce et la troisième dans le Bas-Saint-Laurent.De nouvelles circonscriptions seraient créées en Montérégie, dans Laurentides-Lanaudière et à Laval, et de nombreuses autres fusionnées dans un grand brassage qui soulève déjà la grogne de la classe politique.Il s’agit de la proposition de réforme de la carte électorale la plus importante depuis 30 ans.Elle sera soumise à une consultation, mais au bout du compte, c’est la Commission de la représentation électorale, un organisme indépendant du gouvernement, qui tranchera.Compte tenu de son poids démographique à la baisse, la Gaspésie serait une des régions les plus touchées, passant de quatre à trois circonscriptions.Celle de Gaspé serait divisée en deux entités pour devenir Gaspé-Matane et Bonaventure-Percé.Le Bas-Saint-Laurent ne serait pas épargné.Rivière-du-Loup, la circonscription du chef de l’opposition officielle Mario Dumont, gagnerait le Témiscouata voisin, qui appartient actuellement au ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.L’autre moitié de son comté, Kamouraska, serait jointe à Montmagny- L’Islet pour devenir la nouvelle circonscription de Côteî Con>PTê Avec K CAC ' ARRtVA‘T i fAWetrt Les bons calculs Je voudrais souligner que la seule façon de calculer les niveaux d’émissions requis pour respecter le protocole de Kyoto est celle qui a été utilisée par Louis-Gilles Francœur, journaliste au Devoir.Les explications de la ministre Beauchamp prêtent à confusion.Cependant, le Québec n’étant pas une partie au sens de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, il n’a aucun objectif à atteindre et aucune compensation à verser en cas de non-respect du protocole.C'est un objectif volontaire que s’est donné le gouvernement du Québec, et ses dépassements de la cible seront inclus dans le vaste dépassement canadien, qui devrait friser le milliard de tonnes de C02 équivalent en 2012.Cette situation mérite d’être clarifiée.Même si le Québec est méritant parce qu’il met en place des mesures concrètes de réduction dans le cadre d’un plan relativement cohérent, son discours est trompeur et porte un faux éclairage sur la question de fond: depuis 2003, nos émissions n’ont jamais cessé d’augmenter à un rythme qui ne diffère pas vraiment de ce lui du reste du Canada.Les prétentions du gouvernement du Québec de faire mieux que les autres provinces canadiennes ne sont donc pas encore fondées.Espérons que le passé ne soit pas garant de l’avenir! Claude Villeneuve Département des sciences fondamentales Université du Québec à Chicoutimi Le 21 février 2008 LETTRES -?- Un exercice pour les membres du PQ fettre à Pauline Marois A titre de souverainiste et d’ex-militante péqüiste, permettez-moi un bref monologue sur votre «conversation nationale».Ne demandez pas à la population, qui s’est prononcée à deux reprises contre la souveraineté du Québec, de faire un exercice saugrenu et inutile.Ne refaites pas un simulacre de la commission Campeau.La conversation, Mme Marois, ne doit pas être nationale mais militante.Agissez avec méthode et précision: sortez les rapports, demandez à vos militants de définir le cadre d’un projet de société du Québec souverain.Après quoi, semez vos graines en faisant une conversation militante.Vos militants doivent prendre le bâton du pèlerin pour annoncer la bonne nouvelle et recueillir les commentaires à propos de ce projet Autrement dit, ne demandez pas aux hommes et aux femmes du Québec de faire un exercice qui revient aux militants et au Parti québécois.Assumez vos responsabilités partisanes et militantes.Faites ce que le PQ n’a jamais eu le courage de faire: fabriquez votre produit et faites-en la publicité, vous verrez s’il attire les consommateurs.Après quoi, vous le fignolerez et le mettrez aux enchères.Pour converser au sujet d’un produit, il faut un produit.Vous n’en avez aucun! Souverainement et méthodiquement vôtre, Lilie Desjardins Québec, le 5 mars 2008 Un endroit magique La chapelle historique du Bon Pasteur fête ses 20 ans cette année et la Ville de Montréal souligne cet anniversaire en mettant fin à sa programmation! Ce manque de vision me choque profondément La chapelle du Bon-Pasteur est un endroit magique où le public et les artistes sont accueillis avec une chaleur rare de nos jours.Ce n’est pas amplement un «lieu de diffusion» avec des «équipements techniques» mais un véritable écrin pour la culture.On y sent une âme, concept qui, bien sûr, laisse froids nos décideurs à la Ville.Dans la note envoyée par la Ville aux organismes culturels, on fait mention du travail colossal de Guy Sourie, directeur de la chapelle historique du Bon-Pasteur depuis 20 ans.Guy Soucie est fame de la chapelle.C’est grâce à lui si on aime tant ce lieu.Que deviendra la chapelle sans capitaine à sa barre?Pourquoi défaire ce qui a pris 20 ans à construire?Pourquoi, lorsqu'on a construit un trésor, met-on la hache dedans?Et de grâce, ne me parlez pas d’économies! Le budget dont on parle ici ne représente rien dans l'ensemble des dépenses de la Ville.Ce dont vous faites l’économie, messieurs dames à la VUle, c’est de la vision et du courage.Lise Beauchamp Musicienne Montréal, le 11 mars 2008 LIBRE OPINION -4- Qui a peur des écrivains?JEAN ROYER Ecrivain Lettre à Christiane Charette Vous êtes une animatrice de radio et une communicatrice exceptionnelle dont j’ai salué le retour et dont je reste un fervent admirateur et un fidèle auditeur.Cette lettre ne concerne donc pas votre personne mais bien le concept du «combat des livres», ce jeu que vous avez mené à votre émission, à l’antenne de la Première Chaîne de RadioCanada, fin février.Rappelons que Bernard Landry défendait La Concierge du Panthéon de Jacques Godbout; Sophie Faucher, Im Détresse et l’Enchantement de Gabrielle Roy; Anne Lagacé Dawson, Le Monde de Barney de Mordecai Richler; Serge Denon-court, Une saison dans la vie dEmmanuel de Ma-rieCJaire Blais; enfin, Nicolas Lingelier, La Logeuse d’Eric Dupont, livre vainqueur du «combat».Je pense sincèrement que ce «jeu», s’il a son intérêt est devenu pervers à cause du manque de règles et d'éthique de certains participants.En conséquence, le livre et la littérature en sortent perdants.Je suis d’accord avec Jacques Godbout faites donc un «combat d’animateurs» et vous comprendrez mieux comment se sentent les écrivains devant le «combat des livres».Nous avons tous remarqué que Serge De-noncourt a zappé le livre de Gabrielle Roy parce qu’il avait peur que La Détresse et l'Enchantement l’emporte.Puis, Sophie Faucher, rancunière, a zappé le livre de Marie-Claire Blais, Une Saison dans la vie d’Emmanuel, par vengeance contre son collègue de théâtre.Ce manque d’éthique qui a perverti le jeu a été rendu possible par une absence de règles et par un mauvais choix de participants.Sophie Faucher et Serge Denoncourt ont joué leur ego au lieu de l'argument littéraire.Votre émission présente un «combat des livres» tandis qu’elle se fait très souvent complaisante envers les arts populaires et leurs vedettes.Faites donc un combat des théâtres ou des films pour voir comment vont se faire «tuer» l’Usine C ou le Rideau Vert, Denys Arcand ou Marc-André Forcier.Faites donc un combat des humoristes et un combat des chanteurs pour voir comment vont se faire «tuer» Use Dion ou Patrick Huard, Daniel Bélanger ou Isabelle Boulay.En réalité, avec le «combat des livres», vous vous payez un spectacle sur le dos de la littérature et des écrivains.Croyez-vous que cette façon de «tuer» les livres un à un montre un grand respect pour nos écrivains et rende justice à notre littérature, déjà le parent pauvre de la médiatisation des arts dans la société québécoise?Pensez-vous qu’un écrivain qui voit deux personnes de théâtre se battre en duel sur le dos de Gabrielle Roy et de Marie-Claire Blais puisse se convaincre qu’il a sa place dans cette société?Mais si votre émission décide de reprendre le combat des livres l’an prochain, vous devriez vous donner un code d’éthique précis et des règlements pour le mode d'emploi et le combat en ondes.Quelques suggestions.Le combat devrait d’abord consister à défendre un livre.On n’aurait ainsi pas le droit de jeter un autre titre tant que chqque participant n’aurait pas défendu le sien.A ce propos, cette règle a été constamment bafouée cette année.Les participants ne devraient pas appartenir au même milieu ni être proches de la littérature.Ou, au contraire, ils devraient tous appartenir au même monde, par exemple sportif, comme vous le suggérait Jacques Godbout.Et des romans de la même époque devraient être choisis: par exemple, des livres dits best-sellers actuels ou des classiques, le tout du même genre.Les arguments doivent être avant tout littéraires.Il faut donc aux participants une certaine culture, sinon une culture certaine.Ça existe! Enfin, il est souhaitable que l'animatrice ait lu les livres dont il est question afin qu’elle dirige les débats de façon plus précise et mette en va- leur les divers argumentaires.Ces règles n’empêcheront nullement la spontanéité ni la passion des argumentaires: elles permettront des débats plus équitables et plus approfondis.Permettez-moi d'ajouter ceci: avant de faire un «combat des livres», votre émission devrait mieux remplir son mandat en recevant des écrivains en plus grand nombre Pour garder sa pertinence et durer, votre émission doit créer sa propre «actualité» et non pas se contenter d’être à la remorque des autres médias.Peut-être lirez-vous ma lettre comme étant celle de quelque intellectuel trop sérieux ou trop austère.Mais on sait que je suis surtout un auditeur féru de radio et un passionné de littérature.J’ai travaillé avec bonheur, au cours des dernières décennies, comme réalisateur de radio, puis comme journaliste culturel et critique littéraire au Devoir et à Radio-Canada, ensuite comme directeur des Editions de l’Hexagone et enfin comme président de l’Académie des lettres du Québec, à faire connaître notre littérature et à soutenir nos écrivains, en plus d’être moi-même un écrivain actif et de publier mes propres livres.J’aimerais donc que, dans ce Québec des années 2000, la place de la littérature corresponde à ce que la littérature a donné et continue de donner à notre société.Car le véritable combat des livres, c’est celui de la littérature, qui a contribué à faire du Québec une société moderne et ouverte sur le monde.Il y a une version québécoise de vivre l’humanité, disait Gaston Miron.[.] Enfin, vous aurez compris que, pour moi, entendre traiter les livres de Jacques Godbout, Gabrielle Roy et Marie-Claire Blais comme ils l’ont été par leurs détracteurs au dernier «combat des livres» de votre émission m’apparaît comme une sorte de perversité et d’injustice envers des œuvres qui ont le droit de vivre et de continuer d’être lues.Qui donc a peur des écrivains?* .* ' .p \ LE DEVOIR, LE JEUDI 13 MARS 2 0 0 8 A 7 IMS Les enfants-soldats de l’armée canadienne ARCHIVES REUTERS NORMAND BEAUDET Membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence ous êtes peut-être parents, ou il y a des enfants dans votre famille, dans votre entourage.Vous travaillez avec les jeunes?Bien sûr, vous leur souhaitez ce qu’il y a de mieux.Mais.gare à vous! La fin de l’école primaire ou le début du secondaire arrivent, et sachez qu’il peut y avoir un agent recruteur dans votre entourage.Les parents d’un jeune voisin ou d’un ami, un entraîneur ou même un membre du personnel de l’école sont peut-être instructeurs dans un corps de cadets.Aussi absurde que la chose puisse paraître, les Forces armées canadiennes approchent des enfants dès l’âge de 12 ans.En quelque sorte, n’avons-nous donc pas nos propres enfants-soldats?Bien sûr, ce n’est rien de comparable avec les enfant-soldats mobilisés de force dans les pays en guerre.Mais tout de même, il faut savoir qu’à travers le Canada, 50 000jeunes sont embrigadés dans les corps de cadets de l’année de terre, de l’armée de l’air ou de la marine.Les «instructeurs» de ces cadets sont des militaires appartenant à votre unité de réserve locale de l’année canadienne.Les jeunes portent l’unifonne militaire, sont conditionnés pour obéir au doigt et à l’œil aux officiers et apprennent le maniement des armes.Ordre de recruter Depuis l'intensification de la guerre en Afghanistan, une campagne massive de relations publiques de l’armée a cours: l’opération Connexion.Pour pallier le départ des baby-boomers et remplir les mandats offensifs, on cherche 10 000 nouveaux militaires par année entre 2007 et 2012.Dans ce contexte, le commandant des Forces canadiennes, le général Rick Millier, a donné l’ordre à tous les militaires de prendre part activa au processus de recrutement des jeunes.A l’heure actuelle, on estime que près de 30 % des membres des troupes canadiennes sont des proches de militaires.Pour répondre aux ambitieux objectifs de recrutement, l’armée doit absolument trouver le moyen d’élargir son bassin de recrues.Le mouvement des cadets fait partie intégrante de cette opération de charme.La guerre a créé un besoin inégalé de main-d’œuvre et, en période de grande rareté, on doit s’y prendre tôt Tous les moyens sont bons Bien entendu, vos enfants ne sont pas recrutés de force.Ils sont attirés par divers stratagèmes: des activités de plein air, l’apprentissage des premiers soins, des loisirs hebdomadaires, des camps de fin de semaine, des camps d’été avec dédommagement financier et des possibilités de voyage.Ces perspectives sont particulièrement attrayantes pour les familles démunies.Comment refuser à son fils ou à sa fille de 14 ans la possibilité d’activités régulières et de voyages gratuits?Comment dire non à la possibilité que votre enfant participer à un camp d’été rémunéré à Banff ou en Allemagne?Comment l’empêcher de s’offrir une carrière grassement rémunérée, sans même avoir ter-miné son secondaire, une fois terminée la formation dans les cadets?Encore une fois, les gens démunis sont mobilisés pour la guerre des riches.Recrutement perfide Le ministère de la Défense ne finance sans doute pas ces activités jeunesse de façon désintéressée.Pour recruter, l’armée canadienne utilise le sens du devoir des jeunes et le désir d’aider leurs prochains.Croyant apprendre à œuvrer pour la paix et l’assistance aux peuples dans le besoin, les jeunes sont préparés à la guerre.L’ère du maintien de la paix et des Casques bleus est pourtant terminée.L’armée recrute maintenant pour la guerre au terrorisme.Après cinq années dans les cadets, le jeune maîtrise toutes les aptitudes périphériques au métier de soldat.Il ne lui manque que certaines notions de combat pour être un véritable soldat Le Bureau des cadets refuse de publier les statistiques sur la proportion d’anciens cadets qui se retrouvent dans l’armée à l’âge adulte.Est-ce parce qu’il s’agit là d’un moyen de recrutement efficace?[.] Déjà, 80 soldats canadiens sont morts dans la mission en Afghanistan à ce jour.Une société civilisée a-t-elle le droit de conditionner des enfants à une telle perspective?Un nombre encore plus élevé de militaires reviennent handicapés physiquement ou mentalement et seront à la charge du ministère des Anciens Combattants pour la vie; est-ce upe perspective acceptable?Le positionnement des Etats-Unis aux portes de la Russie, de la Chine et de l’Inde, les trois "il adoption attendue de la motion visant à prolonger l’intervention militaire canadien-.ne en Afghanistan, qui sera débattue à la Chambre des communes aujourd’hui, est scapdaleuse! lt==J A la suite d'une entente conclue derrière des portes closes entre conservateurs et libéraux, c’est la volonté d’une nette majorité de Canadiens — et d’une majorité encore plus forte de Québécois — qui sera bafouée en prolongeant une nouvelle fois la participation canadienne à la guerre en Afghanistan, cette fois-ci au moins jusqu'en juillet 2011.A terme, cela fera presque dix ans.Nous faisons partie de cette majorité qui s’oppose à la guerre.Et nous sommes excédés d’entendre politiciens, éditorialistes et prétendus experts répéter que nous ne comprenons pas bien les enjeux et les «difficultés de la mission canadienne».Soyons clairs: nous ne croyons pas que cette guerre soit menée pour soutenir la construction d’une démocratie et l’avancement des droits des femmes.Nous constatons que ces nobles motivations servent de couverture à un partenariat pays à plus fort potentiel de croissance au cours des prochaines décennies, vaut-il le sacrifice de la vie de nos jeunes?À contre-courant Nous sommes à une période où de nombreux organismes luttent contre le recrutement d’enfants-soldats pour faire la guerre.Pendant que plusieurs organismes internationaux tentent d’interdire le recrutement militaire avant l’âge de 18 ans, nous laissons les écoles secondaires du pays accueillir des unités de cadets dans leurs locaux.Nous permettons à l’armée canadienne de solliciter nos jeunes dès la sortie de l’école primaire.Acceptons-nous que nos établissements économique et militaire encore plus étroit entre le Canada et les Etats-Unis, y compris leurs avancées guerrières au Moyen-Orient et en Asie centrale.Le simulacre de débat parlementaire et le vote d’aujourd’hui à la Chambre des communes font partie des préparatifs de la prochaine réunion de l’OTAN, début avril.Nous vous rappelons, Messieurs et Mesdames les parlementaires, que c’est la volonté de la population que vous devez respecter avec empressement et non celle de la Maison-Blanche, des généraux de l’OTAN et des grands milieux d'affaires.La démocratie, que vous prétendez vouloir implanter en Afghanistan, semble faire cruellement défaut ici même! Dans les jours et les mois à venir, quand nous exigerons à nouveau, avec encore plus d’insistance, le retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan, ne venez pas nous dire qu’un retrait avant 2011 «nous ferait perdre toute crédibilité auprès de nos partenaires».Car aujourd’hui, c’est vous qui perdez toute crédibilité d’être nos représentants tant vos décisions sont antidémocratiques.La prolongation, c’est non! La démocratie, nous l’exigeons ici! d’éducation deviennent des lieux d'endoctrinement?Heureusement, depuis septembre dernier, les étudiants de niveau collégial et universitaire ont compris et sont passés à l’action.Ils ont notamment entrepris de mettre un terme au recrutement dans les cégeps et ils ont réussi.Ils ont documenté et diffusé une quantité impressionnante de renseignements auprès des associations étudiantes et des syndicats d’enseignants.L’opération Objection a permis de limiter considérablement le recrutement militaire dans les établissements postsecondaires.Ce n’est pourtant qu’un début Les Forces armées canadiennes disposent de millions de dollars pour recruter et ciblent toujours vos enfants.C’est maintenant aux parents d'agir.Ont signé cette déclaration: Omar Aktouf, François Avard, Brian A.Barton, Jean Beüefeuille, Marguerite Bilodeau, Lina Bonamie, Sam Boskey, Daniel Breton, Françoise David, Mario Desmarais, Martin Duckworth, Francis Dupuis-Déry, Pascale Frémond, Yolande Geadah, Marcel Gosselin, François Yo Gourd, Lorraine Guay, Rawi Hage, Anet Henrikso, Mouloud Idir, Pierre Jasmin, Nicole Jetté, Micheline Lanctôt, Jean-François Lessard, Suzanne Loiselle, Amir M.Maasoumi, Brian McDonough, Brian McKenna, Antonine Maillet, Charles Montpetit, Hélène Morin, Francine Nemeh, Dominique Peschard, Jean-Marc Piotte, Maude Prud’homme, Bruno Roy, Geneviève Royer, François Saillant, Richard Séguin, Jean-Paul St-Amand, Gilbert Talbot, Gisèle Turcot, Louise Vandelac et Alexandre Vidal.Non à la prolongation de la mission en Afghanistan Desjardins: un dirigeant à la hauteur de l’idéal coopératif MICHEL LAFLEUR ANDRÉ MARTIN ERNESTO MOLINA Institut de recherche et d’éducation pour les coopératives et les mutuelles de l’Université de Sherbrooke (REÇUS) I".a";,|i.a plus importante institution financière du L Québec, le mouvement Desjardins, décidera ce samedi 15 mars du successeur d’Alban D’Amours au poste de président et de chef de la direction.Ce sont 256 - membres élus qui, au nom des 5,8 millions de membres, choisiront le prochain leader du mouvement Desjardins.Une particularité de cette élection est la décision des membres de maintenir la double fonction associée à ce poste, soit d’être à la fois le président et le chef de la direction, amenant ainsi des défis uniques.Déjà, des opinions ont été émises sur le sujet en mettant l’accent sur la fonction de chef de la direction.Nous complétons ces analyses en mettant l’accent sur la fonction de président Leader légitime Un membre qui connaît les membres: un président est avant tout un utilisateur des services offerts par sa coopérative.Cette condition traduit l’esprit même de ce poste: être le leader légitime et représentatif de l’ensemble des membres.A ce titre, il s’assure de la qualité des produits et des services offerts aux membres et aux collectivités tout en s’assurant de la pérennité du mouvement.Le président est à l’avant-garde des besoins de ses membres et, par une forte connaissance du projet coopératif, il a la capacité de l’actualiser continuellement par un dialogue dynamique et constant avec les membres.Coopératif Un leader capable de vision et de pratique: comme représentant des membres, le président ne peut cumuler toutes les connaissances et toutes les compétences.Afin de l’épauler et d’innover, un président doit savoir s’entourer de personnes capables, avec lui, de matérialiser le projet coopératif.Cela demande entre autres une équipe de gestionnaires compétents capables de répondre de façon coopérative aux défis du quotidien.Et ces défis sont nombreux et incontournables: participer au développement des régions, répondre au contexte d'internationalisation, assurer un cadre juridique adéquat, développer un sentiment d’appartenance en mobilisant tous les Québécois, y compris les jeunes et les nouveaux arrivants, etc.Bref, au gré des changements, le président doit assurer un leadership coopératif fort afin d’inspirer et d’orienter le travail de toutes les personnes par le développement et le,maintien d'avantages concurrentiels différenciés.À ce chapitre, les mouvements coopératifs trouvent dans l’identité coopérative la plus grande source de leur avantage concurrentiel.Développement durable Le plus grand défi de notre époque: le développement durable et solidaire.L’idée de la coopération et du mouvement Desjardins est fondée sur la prémisse suivante: produire une richesse qui ne se fasse pas au détriment des'gens.C’est là sa mission fondamentale.Aujourd’hui, cette maxime coopérative a été reprise et complétée par le concept de développement durable en l’appliquant à l’environnement Le mouvement coopératif est déjà innovateur car il réussit comme nul autre à mettre l’économique au service de l’individu et de sa collectivité.Il devra toujours contribuer à la création de richesse sans dimi- nuer, cette fois, la capacité des écosystèmes à produire cette même richesse.Avec les incontournables bonnes pratiques environnementales auxquelles Desjardins s’est attaqué, c’est en tant que partenaire financier d’une multitude de projets que se pose maintenant le défi d’un développement durable et solidaire.Le président de Desjardins devra assumer un leadership à ce titre, sinon, comme le disait Albert Jacquard, on ne fera que se battre pour obtenir la meilleure cabine d’un Titanic sur le point de couler.La coopérative La tâche quotidienne du président: l’éducation coopérative.Tous les défis précédents conduisent inexorablement vers la tâche centrale du président un leadership en faveur de l’éducation coopérative.De façon toujours plus innovante et actuelle, le président doit être en mesure de partager sa vision d’un humanisme appliquée au monde des affaires.Dans un océan où l’individualisme et le court terme priment, où les prémisses des sciences économique et de la gestion occultent la démocratie, l'équité ou la solidarité, le président doit continuellement être le leader de l’éducation, de la fonnation et de la communication à partir de la vision coopérative du développement Parler du projet et de l’identité coopérative, c’est faire référence à une vision particulière du rôle des organisations et de la dynamique du marché.Ce projet contient des principes, des valeurs et des finalités spécifiques reconnus internationalement.C’est un projet de société novateur qui a prouvé son efficacité.Le président doit régulièrement rappeler et affirmer cet idéal pour mieux positionner la coopérative comme véritable solution alternative contemporaine en favorisant un discours fondamental et une pratique pertinente au moyen d’une gouvernance et d’une gestion différenciées.Ainsi, le mouvement demeurera visionnaire et continuera de bâtir un avenir véritable se confrontant, sur la place publique, au modèle dominant qui se justifie davantage par la compétition et son intarissable finalité financière à court terme que par la coopération et les véritables besoins des hommes et des femmes de notre temps.Et l’utopie serait de croire qu’un tel projet est impossible, de nier que là se trouve la base de la différence et du succès coopératifs.Répondre aux problématiques fondamentales actuelles en faisant du projet coopératif une simple option contribuerait inévitablement à réduire le travail d’un siècle de coopératrices et de coopérateurs.Alphonse des temps modernes Le leader de Desjardins doit consciemment aider ses membres à établir et à consolider le lien qui existe entre l’idéal et la pratique coopérative.Parce que la coopérative ne génère pas seulement de la richesse financière, elle est aussi un moteur de création de richesses humaines, sociales, culturelles et environnementales.Voilà la grande innovation dont les membres ont besoin et que les leaders doivent également manifester.Comment serait évalué aujourd’hui un Alphonse Desjardins, version 2008, comme candidat au poste de leader du mouvement Desjardins?Comment ferait-on l’arbitrage entre sa capacité d’être le représentant de tous les membres, sa capacité à inventer et à concrétiser un futur coopératif, sa connaissance du secteur financier, sa capacité à régler les défis actuels et sa capacité à porter le projet coopératif?L’élection au poste de président et de chef de la direction du mouvement Desjardins est une responsabilité qui doit réaffirmer l’idéal et le succès coopératif dans une pratique correspondante.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes À l’information générale et métropolitaine : (îérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clnve\(pupitrc), Philippe Papineau (pupitre), Louiae-Maude Rioux Soucy (Santé), Pauline Gravel (sciences) ; Michel (iarneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine IXimazet (correcteurs)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay écméwfljIsabelle Paré (culture); à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre), Éric Desrosiers, Claude Turcotte.François Desjardins; i\ l'information internationale ; Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de /information), Serge Truffaut (éditorialiste) ; h l'information politique : Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaire^ à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudrenu (secrétaire d la rédaction); Emilie Parent Bouchard.Etienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).l.a documentation : Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Olivier Spéeiel (Québec), Mimique Bhérer (Ottawa).1J\ PUBLICITÉ Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron (directeur adjoint), Julie Chrétien.Marlène Côté, Christiane legault, Amélie Maltais, Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Martine Riopelle, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBlJTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion.Rochelle Leclerc, Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.I « S I LE DEVOIR, LE JEUDI 13 MARS 2008 ACTUALITES TÉMOINS LANGUE SUITE DE LA PAGE 1 les prisons du pays.Un tel geste contreviendrait à la convention de Genève.La CPPM a donc ouvert une enquête mais a été incapable de la mener correctement en raison des agissements du gouvernement Harper.Le président de cet organisme indépendant, Peter A.Tinsley, a exigé à plusieurs reprises une meilleure collaboration, mais sans succès.Devant l’impasse, M.Tinsley a décidé hier d’instituer une audience d’intérêt public.Cet exercice s’apparente à une commission d’enquête publique, mais en plus modeste, puisque les ressources extérieures (avocats, juge, enquêteurs) sont moins utilisées.Une grosse partie du travail est faite par le personnel de la CPPM, ce qui réduit la facture.C’est d’ailleurs le président de l’organisme, M.Tinsley, qui dirigera les audiences, ce qui permettra de lancer l’exercice dès le mois prochain.L’audience d’intérêt public permettra, par des moyens légaux, de convoquer des témoins et d’obtenir des documents non censurés, comme dans le cas d’une commission d’enquête.Certains témoignages pourraient d’ailleurs être faits en public.«La principale difficulté qui a donné lieu à cette décision est le refus du gouvernement d’accorder à la Commission l’accès complet aux documents et aux renseignements pertinents relevant du ministère des Affaires étrangères et du Service correctionnel du Canada», a dit Peter A.Tinsley, ajoutant qu’il faut faire la lumière sur les «allégations graves soulevées dans cette plainte».M.Tinsley a soutenu que cette nouvelle procédure prolongerait l’enquête et ferait grimper les coûts.«La Commission ne prend pas cette décision à la légère, a-t-il affirmé hierpar voie de communiqué.On estime que le processus d’audience coûtera environ deux millions de dollars.Cependant, nous n’avons tout simplement plus d’autre choix.Compte tenu de la pertinence des renseignements relevant du ministère des Affaires étrangères et du Service correctionnel du Canada, la Commission doit maintenant chercher à obliger le gouvernement à fournir ces renseignements qu’il a refusé de fournir volontairement.» Le porte parole de la CPPM, Stan Blythe, a affirmé au Devoir hier que l’organisme a reçu une lettre dans laquelle le gouvernement annonce qu’il s’opposera aux requêtes de la future enquête publique.Cette missive stipule que le gouvernement est même prêt à aller se battre devant la Cour fédérale pour éviter de fournir les documents.M.Blythe a ajouté que la CPPM a aussi énormément de difficulté à interroger des personnes dans le cadre de son enquête.«Les témoins du gouvernement ne sont jamais disponibles», a-t-il dit La CPPM avoue ne pas savoir ce qui motive le gouvernement à garder secrets ces documents et à empêcher les témoins de collaborer à l’enquête.«Ça ne peut pas être pour des raisons de sécurité nationale parce que nous sommes une agence du gouvernement, a dit Stan Blythe.Tous nos enquêteurs et nos avocats ont une cote de sécurité pour avoir accès aux documents secrets.Nous disposons de toutes les procédures requises pour respecter la confidentialité des documents.En fait, nous ne savons pas pourquoi le gouvernement nous met des bâtons dans les roues», a-t-il dit.Selon la CPPM, les audiences permettront peut-être d’éclaircir ce mystère.Le gouvernement esquive les questions Le ministère de la Défense a accepté de coUaborer pleinement à l’enquête jusqu’à présent contrairement au ministère des Affaires étrangères et au Service correctionnel du Canada.Le bureau de Stockwell Day, le ministre responsable des services correctionnels, n’a pas rappelé Le Devoir hier.De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a soutenu que son ministère «a toujours collaboré pleinement pour donner toute l’information possible en accord avec les lois canadiennes».Pourquoi dans ce cas le ministère de la Défense a-t-il fourni les documents requis alors que le ministère des Affaires étrangères a refusé?, lui a-t-on demandé.M.Bernier a répété la phrase écrite sur une feuille de papier, ajoutant simplement que son gouvernement est «très transparent».En novembre dernier, le transfert de détenus afghans aux autorités locales avait été arrêté par le gouvernement en raison des risques de torture dans les prisons.Le public avait dû attendre près de trois mois avant d’en être informé, et ce, même si le sujet était abordé régulièrement à la Chambre des communes.Le transfert de prisonniers a repris il y a deux semaines.Les partis d’opposition ont dénoncé les agissements du gouvernement Harper.Le manque de collaboration avec la Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire est «totalement inacceptable», a soutenu Denis Coderre, député libéral et critique en matière de défense.Selon lui, il y a «trop de zones d’ombre avec le transfert des détenus afghans», et il souhaite que l’enquête publique de la CPPM fasse un peu de lumière sur cet enjeu.Pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, le gouvernement «ment en pleine face» à l’opposition et aux citoyens lorsqu’il prétend être transparenL «C’est le fonctionnement de ce gouvernement de toujours s'opposer à faire la lumière, de ne pas répondre aux questions ou encore de dire exactement le contraire de.la réalité», a-t-il dit hier à sa sortie de la période de questions.La députée néo-démocrate Dawn Black se demande ce que le gouvernement tente de cacher en refusant de collaborer à l’enquête d’un organisme de surveillance indépendant.Le gouvernement Harper a tenté de faire diversion sur cette question hier en brandissant un jugement de la Cour fédérale qui stipule que la Charte canadienne des droits et libertés ne s'applique pas aux soldats canadiens qui opèrent en Afghanistan.Amnistie internationale avait utilisé cet argument devant le tribunal pour mettre lin au transfert des talibans capturés par le Canada.Les soldats sont seulement tenus d’observer les lois et traités internationaux ainsi que les lois afghanes, a soutenu la juge Mactavish.Ce jugement ne modifie en rien l’enquête de la CPPM.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 comprend 29 propositions émanant de la commission politique du parti, dont une ambitieuse politique familiale inspirée des pays d’Europe du Nord ainsi que 18 propositions régionales.En plus d’une fiscalité conservatrice, l’ADQ préconise des politiques qui s’apparentent grandement aux mesures mises en œuvre dans les pays sociaux-démocrates européens, non seulement sur le plan de la famjlle mais aussi au regard de l’interventionnisme de l’État dans l’économie.De fait, le document adéquiste appelle à un renouvellement de la social-démocratie beaucoup plus cohérent et plus précis que celui évoqué dans le cahier des propositions qu’auront entre les mains les militants péquistes réunis au même moment à l’occasion de leur conseil national.L’économiste Diane Bellemare juge que l’immigration doit répondre à des besoins circonstanciels du marché du travail.«On nous dit que 60 % des immigrants qui sont arrivés au pays [le Québec] cette année parlent le français et, en même temps, on reconnaît que ces immigrants ont de plus en plus de difficulté à s’intégrer sur le marché du travail.» L’ADQ note que depuis dix ans, l’écart entre le taux de chômage chez les immigrants et le taux de chômage de la population en général s’est accru plus rapidement au Québec que dans le reste du Canada.Selon Mme Bellemare, les immigrants n’auront qu’à apprendre le français dans leur milieu de travail.On propose d’aider les entreprises à offrir cet apprentissage mais on rejette l’idée qu’à approcher sa carte des valideurs installés dans les autobus ou aux tourniquets de métro pour utiliser les transports en commun.Il pourra réapprovisionner sa carte dans les distributrices automatiques installées dans les stations de métro ou dans les points de vente à l’échelle de la région métropolitaine.D lui sera également possible de combiner à sa guise plusieurs types de titre de l’un ou l’autre des transporteurs, y compris le RTC.Pour la Société de transport de Montréal (STM), l’implantation de la carte à puce représente un investissement de plus de 160 millions de dollars.Comme la STM, le Réseau de transport de Lon-gueuil (RTL) mettra bientôt à l’essai la carte à puce auprès d’une centaine d’usagers, qui auront pour mission de mettre le système à l’épreuve au cours des prochaines semaines.Ces volontaires ont d’ailleurs reçu leur nouvelle carte lundi soir.«Dans la salle de l’ordinateur, tout semble fonctionner correctement, mais il faut savoir ce que ça donne dans la grande circulation et avec du vrai monde», explique Raymond Allard, porte-parole du RTL A Longueuil, le nombre d’usagers dotés de la carte à puce augmentera progressivement afin que l’implantation soit à peu près complète pour la rentrée scolaire, au mois d’août prochain.«Il va rester les personnes âgées.Dans leur cas, nous aurons une stratégie de communication plus ciblée parce que nous savons que nos aînés sont un peu plus frileux face à la technologie», précise M.Allard.Tarifs: statu quo pour l’instant Lors des premières années d’implantation de la carte, il n’est pas question de modifier les tarifs en vigueur, assure Marianne Rouette, porte-parole à la STM.L’abonnement mensuel, par exemple, permettra un nombre illimité de passages, comme la CAM actuelle.Mais la carte à puce offre un large éventail de possibilités pour moduler les tarifs.Le président du conseil d’administration de la STM, Claude Tru-del, a déjà évoqué divers scénarios, dont celui de faire payer les usagers selon le nombre de stations de métro ou de zones qu’ils franchissent ou de modifier à la hausse les tarifs pendant les heures de pointe.La technologie adoptée par la STM et ses homologues, fournie par la compagnie Affiliated Computer Services (ACS), est la même que celle utilisée par les transporteurs à Paris, à Lyon, à Barcelone et à Milan.C’est celle qu’a également choisie, il y a dix ans, la Société de transport de l’Outaouais (STO).Renée Lafrenière, directrice des communications à la STO, n’a que de bons mots à l’égard de la carte à puce, qui a été implantée en douceur, sur une période de près de six ans.Même si la carte à puce n’a pas fait disparaître les billets et le paiement en argent comptant, elle représente désonnais 76 % des titres de transport vendus, dit-elle.Pour le transporteur, la carte à puce offre des avantages indéniables, dont celui de connaître avec précision l’achalandage de son réseau selon le moment de la journée.«Au-delà du fait que cette technologie procure beaucoup d’informations d’ordre stratégique pour planifier les services, elle permet d’offrir toutes sortes de forfaits à nos clients, fait valoir Renée Lafrenière.C’est un peu comme le téléphone cellulaire.On ne change jamais d’appareil, mais on peut imaginer les forfaits qu’on veut selon nos besoins.» Pour l’usager, le passage à la carte à ppce présente également des avantages puisqu’en cas de perte, celle-ci peut être remplacée et le solde est SUITE DE LA PAGE 1 Jusqu’à maintenant, les modalités de l’opération n’ont pas été révélées.Le transfert ne s’annonce pas facile compte tenu du fait que l’UQAM est liée par contrat à Busac.Des négociations ont été enclenchées pour modifier les termes contractuels.L’ancien premier ministre Lucien Bouchard représente Î’UQAM dans ce dossier.En vertu de ce contrat, TUQAM assume seule tous les risques de l’ilôt Voyageur.Ainsi, le financement du projet s’est fait grâce à l’émission d’obligations totalisant 269 millions de dollars.Or le ministère des Finances a immédiatement acheté ces obligations qui risquaient de perturber les marchés financiers et surtout d’entacher la cote de crédit de l’UQAM et, par ricochet, celle du gouvernement du Québec.Si la SITQ venait à conclure que l’ilot Voyageur de renforcer la Charte de la langue française afin de franciser les entreprises de moins de 50 employés.L’ADQ estime que l’immigration, dont les seuils devraient être limités au niveau actuel de 45 000 personnes par année, ne réglera pas le problème démographique qui attend le Québec.Le parti propose de s’inspirer des politiques natalistes les plus généreuses de l’Europe pour porter de 1,6 à 2 enfants par femme le taux de natalité, une cible atteinte par la France.Pour ce faire, l’ADQ veut hausser de 2,4 % à 3 %, du produit intérieur brut (PIB) les dépenses de l’État destinées à soutenir la famille.Selon Mme BeDemare, cette augmentation représente une charge de 1,8 à 3 milliards de plus pour l’État québécois.A titre de comparaison, la promesse de l’ADQ de verser une allocation de 100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne fréquente pas un service de garde subventionné représente une dépense annuelle d’un milliard de dollars pour le gouvernement «La femme est au cœur de la relance économique», a lancé M.Le Bouyonnec, soulignant qu’un gouvernement adéquiste encouragerait les femmes à avoir des enfants tout en travaillant.On propose notamment d'offrir des incitatifs financiers aux entreprises qui signeront des «ententes de flexibilité» aux employées qui ont des enfants de moins de 16 ans.Les femmes qui ont des enfants de moins de cinq ans auraient droit à des bourses pour parfaire leur formation.Parallèlement à cette ambitieuse politique familiale qui ferait pâlir d’envie les militants du SPQ libre, un gouvernement adéquiste réduirait d’un milliard de alors reconstitué.La carte égarée ou volée est alors désactivée.«Il y a des frais de 10 $, mais à côté de la valeur d’un abonnement, ça soulage tout le monde», soutient Mme Lafrenière.Les sociétés de transport comptent sur la nouvelle technologie pour réduire les fraudes dont elles sont victimes.Les stratagèmes tels que refiler sa carte de transport à un copain resté dehors ne fonctionneront plus.Mais en matière de fraudes, les données demeurent vagues.Encore aujourd’hui, la STO demeure incapable de mesurer avec précision les gains réalisés depuis l’entrée en vigueur de la carte à puce.Bien que les transporteurs fassent confiance à la technologie, des doutes subsistent «La technologie a déjà fait ses preuves en matière de résistance en France et dans d’autres pays, mais leurs routes sont peut-être en meilleure santé que les nôtres, fait remarquer Raymond Allard.Les vibrations sur nos routes vont-elles avoir un effet sur les systèmes informatiques installés à bord des autobus?C’est le genre de questions qu’on se pose.» Renée Lafrenière, de la STO, affirme toutefois que l’épreuve du temps démontre que les défaillances sont «étonnamment» rares.Des bémols Du côté de Transports 2000, une association de défense des usagers, on affiche moins d’enthousiasme à l’égard de la carte à puce.«On peut comprendre l’excitation des opérateurs d’avoir une nouvelle technologie dans un environnement technologique qui n’évolue guère.Mais notre accueil demeure plutôt mitigé parce qu’on attend de voir quels seront les avantages réels», indique Normand Parisien.M.Parisien s’inquiète notamment de l’utilisation que feront les sociétés de transport des renseignements personnels encodés dans la carte.D se préoccupe également de la politique tarifaire qui sera appliquée par la STM au cours des prochaines années.«Comme les autorités montréalaises sont obsédées par le principe utilisateur-payeur, on se demande si ça ne sera pas une façon d’aller chercher plus de revenus.On ne pourra pas exiger une contribution accrue des usagers s’ils ne voient pas offre un certain potentiel économique, elle hériterait d’un vaste chantier qui a des allures de plaie ouverte dans ce secteur de l'est du centre-ville de Montréal.Pour l’instant, il existe des stationnements souterrains, un édifice complété, le squelette d’un autre et deux autres bâtiments sous forme de plans d’architecte.Les stationnements sont complétés mais n'ont pas de guérite.La gare d’autobus est terminée mais n’est pas utilisée: les administrateurs du terminus actuel ne voient guère d’intérêt à y déménager puisque le lien direct avec le réseau souterrain du métro n’est prévu que si l'îlot Voyageur est complété.Les résidences étudiantes se limitent à la structure de base.Quant au pavillon universitaire et à la tour de bureaux, l’UQAM n’en veut plus, bien qu’elle manque de locaux.En contrepartie de l’intervention gouvernementa- dollars par année la dette'qccumulée afin de payer les dépenses courantes de l’État québécois, c’est-à-dire «la dette d’épicerie», selon l’expression employée dans le document.Les représentants de l’ADQ se sont montrés avares de détails sur les moyens que prendrait un gouvernement adéquiste pour boucler un budget dont les charges financières augmenteraient de quatre milliards.Un volet entier du document porte sur les investisse ments dans les entreprises, notamment le capital de risque.Le parti de Mario Dumont se montre résolument interventionniste.LADQ créerait un bureau de l’investissement et de la prospérité ainsi qu’un «Private Investment Council» à la québécoise, présidé par le premier ministre et réunissant les grands décideurs économiques afin de réaliser de grands projets.M.Le Bouyonnec, qui a déjà travaillé dans l’industrie du capital de risque, s’est montré très critique à l’endroit de la réforme Brunet, qui a selon lui conduit à un échec.Ainsi, depuis quatre ans, on a assisté à une baisse de 40 % du nombre de financements, noteon.Le gouvernement du Québec devrait appuyer davantage le capital de risque.LADQ propose aussi le retour d’un régime d’épargne-actions.La Caisse de dépôt et placement du Québec devrait multiplier par trois ses investissements directs dans les entreprises et les projets d’infrastructures au Québec pour qu’ils atteignent 15 % de son capital.De même, HydrœQuébec devrait reprendre ses activités de capital de risque comme par le passé, avance l’ADQ.d’amélioration significative dans les services», prévient-il.Il était temps que la carte à puce arrive à Montréal, croit pour sa part Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et ex-employé de l’Agence métropolitaine de transport.La nouvelle carte comfortera de nombreux avantages, selon lui.Elle simplifiera l'achat de la CAM chaque mois puisque la transaction pourra être effectuée aux distributrices automatiques à l’aide d’une carte de crédit.«C’est un énorme avantage pour les usagers: ils n’auront plus à courir au guichet automatique ni à manipuler de l’argent», dit-il.L’usager n’aura même plus besoin de sortir sa carte de son portefeuille ou de son sac puisque, à moins de dix centimètres, le valideur est capable de lire les cartes malgré les obstacles.La carte à puce pennettra d’accéder, à long tenne, à un éventail plus large de services.«A mesure que les gens vont se l’approprier, de nouvelles possibilités vont faire leur apparition.Ça pourra aller jusqu’au porte-monnaie électronique», signale M.Bergeron.Les sociétés de transport feront toutefois preuve de prudence au début de l’implantation afin de ne pas bousculer indûment les habitudes des usagers.A ceux qui s’inquiètent de l’utilisation inappropriée de renseignements personnels, M.Bergeron assure que les lecteurs optiques ne feront que valider les passages sans se préoccuper des autres informations contenues dans les cartes.Lors de la première année d’implantation, il faudra débourser 3,50 $ pour se procurer la carte à puce — et le même montant en cas de perte —, sauf à Québec où la carte sera offerte gratuitement In mesure irrite Richard Bergeron, qui soutient que, si les sociétés agissent ainsi, il leur faudra réduire le coût des titres de transport «Le coût de production de la carte était intégré dans la CAM [carte autobus-métro].S’il est distinct du titre, cela équivaut à une hausse du coût de transport collectif.Je suis outré qu’elles réclament de l’argent pour ça.» «Je pense que les Montréalais vont adorer la nouvelle technologie», prédit malgré tout M.Bergeron.le, l’UQAM devait présenter un énième plan de redressement qui visait à rétablir l’équilibre budgétaire dans les plus brefs délais.Mais voilà que la semaine dernière, l’UQAM a présenté un plan de redressement qui ne remplit pas la commande de Québec avec un déficit annuel de 24,4 millions en 2011-12.La firme PricewaterhouseCoopers, mandatée par 1UQAM pour venir à bout du problème, a conclu qu’il était impossible de redresser l’université sans une aide supplémentaire du gouvernement Selon l’analyse du Vérificateur général du Québec, si rien n’est fait, le marasme financier de 1UQAM atteindra le demi-milliard de dollars d’ici cinq ans.A la Caisse de dépôt et placement du Québec, on a souligné hier n’avoir aucun échéancier dans le dossier de l’îlot Voyageur.Le Devoir Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 «ijll! JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le Devoir CAISSE LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 8(H) 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-4657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 U Devoir A l’occasion, mettre la liste d'adresses de scs tibonnés à la (lisiiosition d'organisations reconnues dont In oaüsu .les produits ou les scrvU'cs peuvcnl intéresser ses ledrurs.Si vous in- souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en .ivcrlir notre service à la clientt-lr U Devoir v*\ [niblir du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury, 9' étage, Montréal, (Québec).ILIA 3M9.Il est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.WH), boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 012.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal L'agence Presse Canadienne esi autorisée I employe! et à diffuser les Information* publiée* dan* U Devoir.Is Dl voir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., [HH), boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 08M.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationale* du Québec, 2007 «
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.