Le devoir, 10 avril 2008, Page(s) complémentaire(s)
B B LE DEVOIR, LE JEUDI 10 AVRIL 2 0 0 K LES SPORTS HOCKEY Séries éliminatoires 2008 de la LNH Premier tour, quarts de finale CONFERENCE DE L’EST Montréal c.Boston Aujourd’hui Boston à Montréal, 19h Samedi Boston à Montréal, 19h Le Canadien Les joueurs sont prêts pour jouer 28 matchs, dit Carbonneau Pittsburgh c.Ottawa Hier Ottawa 0, Pittsburgh 4 Demain Ottawa à Pittsburgh, 19h Washington c.Philadelphie Demain Philadelphie à Washington.19h Dimanche Philadelphie à Washington, 14h New Jersey c.N.Y.Rangers Hier N.Y.Rangers 4, New Jersey 1 Demain N.Y.Rangers au New Jersey, 19h CONFERENCE DE L’OUEST Detroit c.Nashville Aujourd’hui Nashville à Detroit, 19h0 Samedi Nashville à Detroit, 14h San Jose c.Calgary Hier Calgary à San José, 22h Aujourd’hui Calgary à San José, 22h Minnesota c.Colorado Hier Colorado au Minnesota, 21 h Demain Colorado au Minnesota, 21 h Anaheim c.Dallas Aujourd'hui Dallas à Anaheim, 22h Samedi Dallas à Anaheim, 22h LES ÉQUIPES CHAMPIONNES 2006-07—Anaheim 2005-06—Caroline 2004-05—Saison annulée 2003-04—Tampa Bay 2002-03—New Jersey 2001-02—Detroit 2000-01—Colorado EN BREF La FINA aime les nouveaux Speedos Mustapha Larfaoui, le président de la Fédération internationale de natation (FINA), a défendu hier les compétiteurs crédités de nouveaux records du monde après avoir nagé avec la combinaison Speedo LZR Racer.Larfaoui est cependant prêt à changer la réglementation de la FINA s’il était avéré que ces combinaisons de haute technologie ultra-légère donnaient à leurs possesseurs un avantage prononcé.-AP FRANÇOIS LEMENU Guy Carbonneau ne s’attend pas à balayer des Bruins de Boston.Mieux encore, l’entraîneur du Canadien prépare son équipe à disputer le maximum de rencontres, finale comprise.«Durant nos réunions, j’ai dit aux joueurs qu’on se préparait à jouer 28 matchs.Aucune équipe n'a jamais remporté la coupe en gagnant 16 matchs d’affilée.Je ne m’attends pas à ça.» D’expérience, Carbo sait que l’équipe va vivre des hauts et des bas.En commençant par la série contre Boston dont le premier match de ce quart de finale de l’Association Est sera présenté, aujourd’hui, au Centre Bell.«Les séries sont bien différentes de la saison, a-t-il rappelé.On peut être obligés de disputer trois périodes supplémentaires samedi soir et être quand même prêts à jouer dimanche.C’est très dur physiquement, mais encore plus psychologiquement.L’équipe qui va l’emporter est celle qui sera la mieux préparée.Quand les choses vont aller moins bien, on va devoir se regrouper.» Carbonneau sait que les joueurs vont souffrir durant ces séries.«Cest me question de volonté, a-t-il noté.Il y a des joueurs qui seront sur les plages d’Acapulco pendant que nous allons jouer au hockey Mais de soulever la coupe au bout de ses bras vaut bien tous les sacrifices.» Une équipe préparée Carbonneau croit son équipe bien préparée à entreprendre la série.«Nous sommes prêts depuis lundi.Je pense que les joueurs sont anxieux, qu’ils sont un peu nerveux.Mais c’est normal.J’étais moi-même nerveux quand j’étais joueur.Je le suis encore aujourd’hui.» Carbonneau croit que les 231 matchs qui! a disputés en séries vont lui être utiles.«Cerf sûr que je vais me servir de mon expérience.Il faut être capable d’apprivoiser sa nervosité et d’être en mesure de demeurer calme dans les situations difficiles.» Le Canadien a balayé la série (8-0-0) contre les Bruins.D ne croit pas que cette domination exercera une plus grande pression sur son équipe.«Ça ne changera rien, assure-t-il.Mais le jait d’avoir terminé au premier rang va inciter nos adversaires à en donner encore plus.» À l’hôtel Les joueurs seront à l’hôtel la veille et le jour des matchs au Centre Bell.La direction a préféré cette formule à la «retraite fermée».«C’est ma décision car Bob [Gainey] m’a laissé carte blanche, a indiqué Carbo.J’en ai discuté avec les entraîneurs.On aurait pu opter pour la retraite fermée.Mais il y avait la distance à considérer, de même que le niveau de circulation.On ne voulait pas prendre de risque.» «On veut s’assurer que les joueurs puissent garder le même rythme, qu’ils soient bien reposés.A la maison, il y a la famille, les voisins et le téléphone qui n’arrête pas de sonner à ce temps-ci de l’année.» Carbonneau se dit bien placé pour le savoir.«Je demeure dans le West Island et ça me prend 45 minutes pour venir au Centre Bell.Durant le trajet, il doit bien y avoir 150 voitures qui me klaxonnent.Les gens nous souhaitent bonne chance.Ils aiment l'équipe», a-t-il raconté sans se plaindre le moins du monde de la situation.La Presse canadienne Penguins 4, Sénateurs O ET PUIS EUH Premier blanchissage pour Fleury Pittsburgh — Comme les choses ont changé depuis un an.Marc-André1 Fleury a bloqué 26 tirs en route vers le premier blanchissage de sa carrière en séries éliminatoires de la LNH tandis qu’Evgeni Malkin a enfilé son premier but dans ce contexte, hier, alors que les Penguins de Pittsburgh ont vaincu les Sénateurs d’Ottawa 4-0 dans un match qu’ils ont contrôlé du début à la fin.Gary Roberts a réussi un doublé et Peter Sykora a également trouvé le fond du filet alors que les Penguins, qui ont terminé au deuxième rang dans l’Association Est, ont pris les devants 1-0 dans la série quatre de sept Les hommes de Mi- chel Therrien n’avaient plus du tout l’allure de cette jeune équipe nerveuse qui avait été malmenée 6-3 par ces mêmes Sénateurs lors du premier match de la première ronde de l’an dernier.Fleury et Malkin, tout particulièrement, avaient mal paru à leurs premières armes dans les séries, le printemps dernier, mais ils ont vite effacé les doutes cette fois-ci.Malkin a également amassé deux aides.Sidney Crosby a été blanchi, hier, mais peu importe puisque ce fut également le cas de tous les joueurs des Sénateurs.Ottawa a joué en l’absence des joueurs-clés Daniel Alfredsson et Mike Fisher.Les Sénateurs auront une chance de se reprendre de- main soir, alors que sera disputé le deuxième match de la série à Mellon Arena Rangers 4, Devils 1 Au New Jersey, Scott Gomez a fait mal à ses anciens coéquipiers dans le premier match de la série que se sont livrés les Devils du New Jersey et les Rangers de New York, match remporté 4-1 par les Rangers.L’ancien centre des DevUs, qui a signé une entente avec les Rangers l’été dernier à titre de joueur autonome, a récolté des mentions d’aides sur les trois premiers buts des New-Yorkais.La Presse canadienne Jeux olympiques Rogge rencontre le premier ministre chinois Pékin — Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a rencontré hier le premier ministre chinois Wen Jiabao pour discuter des préparatifs des Jeux de Pékin assombris par les manifestations antichinoises qui ont émaillé le relais de la flamme depuis son départ de Grèce.La rencontre a duré une heure et le CIO a indiqué que Rogge en ferait le compte-rendu au conseil exécutif de l’organisation aujourd’hui, avant de donner MOTS CROISÉS 1 23 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 de plus amples précisions lors d’une conférence de presse demain.Dans un entretien à une chaîne de télévision belge, le président du CIO a expliqué que, plutôt de critiquer la Chine, il préférait une «diplomatie silencieuse» avec Pékin, estimant qu’une confrontation directe serait contre-productive.«Si vous connaissez la Chine, vous savez que monter des barricades et employer un langage dur auront l’effet inverse», a-t-il déclaré à la chaîne VRT.«La Chine va se couper du reste du monde comme, ne l’oubliez pas, elle l'a fait pendant 2000 ans».Mardi, Rogge avait assuré qu’un éventuel arrêt du relais de la flamme olympique était une fausse rumeur.Interrogé sur un éventuel arrêt du relais de la flamme après les manifestations qui ont perturbé ses passages à Istanbul, Londres et Paris, il a assuré que «c’est une rumeur qui est fausse».«Iln’ya pas de discussions en ce sens là», a-t-il assuré lors de l’émission Tout le sport sur la chaîne française France-3.Le relais de la flamme olympique a connu des incidents dès son départ de Grèce puis à Istanbul, Londres et Paris donnant lieu à de violentes manifestations, notamment contre la politique chinoise au Tibet Et les organisateurs s’attendaient à d’autres problèmes à San Francisco hier.Associated Press HORIZONTALEMENT 1.Modifier l'ordre habituel.2.Braver avec insolence - Jointe.3.Chiffres romains -Déloyal.4.On le sculpte - Plante aromatique.5.Orientation - Succède aux vacances.6.Abandonnée.7.Écluser - Note -Patronne.8.Plante à fleurs bleues Concrétisé.9.En matière de -Pouvoir absolu exercé par quelqu'un -Divisions d'un siècle.10.Inflorescence -Souhait non formulé.11.Récipient - Virage de skieur.12.Conjonction -Dépouillée - Du bois.VERTICALEMENT 1.Microscopique - Jeu chinois.2.Ingénue - Pintade.3.Tour - Génie des eaux - Post meridiem.4.Polir avec un abrasif -Chose sans valeur.5.Se regimber - Fromage suisse - Déchiffré.6.Adoré - Équivalente.7.Période - Nomade.8.Manicle.9.Épuisante - Orient.10.Avantageuse.11.Gloussé - Utile en dessin - Inciter.12.Vaporeux - Jeté çà et là.9 1011 12 0709 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Jétéo Média teomedia.com y ) / Bale-Comeau 4/1, \ \ Val d'Or /V 3/-7 Lever du soleil: 6h17 Coucher du soleil: 19h35 Saguenay .A 7/-2# ?°** Québec Trois-Rivières 5/0 71-2 / * Gélineau 8/»2 Sept-îles •rbrooke Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Au|ourd-hul 8 Auj.Mel 3/-5 Ave 10/1 Plu 7/2 Sol 12/2 Sol 11/5 Var 12/1 .r1”’ .MM utilise des données d'Environnement Canada Demain Le Monde Auj.Demain Var 13/2 Sol 13/5 Sol 22/12 Sol 26/13 Sol 9/-2 Var 8/-1 Var 7/-1 Plu 4/3 Plu 8/5 Nua 6/-1 Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Var 28/10 Var 28/11 Sol 20/9 Nua 13/11 Nua 11/1 Sol 13/3 Plu -13/12 Sol 17/13 Ce soir Généralement nuageux.Québec Aujourd-hul.5 & Nuageuxavec percées de soleil.Gatineau Aujourd-I 8 Ensoleillé.Ce soir 0 Passages nuageux.Demain 9/2 Ensoleillé.Demain ZSè- ensoleillé.Ce soir Ciel variable.nuageux.Samedi 5/1 Pluie, pdp 100%.Samedi 4/0 # Mélange de pluie et neige.pdp 80%.Samedi a/i.v#- - Dimanche 2/-2 Q- # Mélange de pluie et neige, pdp 90%.Dlmancj 2/-4 Faible neige, pdp 70%.# Dimanche 4/-1 Faible pluie, pdp Mélange de 90%.pluie el neige, pdp 60%.Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com Jean Dion Le dernier match on, ça va faire le niaisage, qu’on jette donc cette rondelle dans le cours de l’action et qu’on procède à l’éliminatoire.Non mais c’est vrai: cette série entre le Canadien et le Boston, que pourtant personne ne voulait voir, ah non pas encore eux autres, sont plates le Boston et on les plante tout le temps, ç’aurait été bien mieux contre le Washington avec Cristobal et Ovechkin et tous les autres joueurs qu’on connaît pas, cette série donc n'en finit plus de ne pas commencer, à tel point qu’après avoir tout analysé, les experts en sont rendus à conjecturer sur l’identité du joueur de la ligue East Coast qui serait rappelé par la filiale des Bruins à Providence (Rhode Island) si Providence devait envoyer un joueur aux vrais Bruins jxiur remplacer le joueur pas habillé sur la passerelle qui devrait être en uniforme pour remplacer pendant les pratiques le joueur de cinquième trio qui se serait blessé au corps au cours de la série et serait considéré au jour le jour, alors qu’on sait qu’en séries, on cache tout.Voilà pourquoi, mesdames messieurs, vu sous l’angle de la succession des choses, le baseball demeure une discipline infiniment supérieure au hockey, on y joue chaque jour.Certes, peut-être ne s'y passe-t-il pas grand-chose, mais au moins, il ne s’y passe pas grand-chose tout le temps.Alors que là, tout le monde piaffe, et il ne se passe rien.Donc, le Boston.Le Canadien connaît énormément de succès contre lui.Tenez, selon des sources, les Bruins n’en ont pas gagné une traîtresse contre le CH depuis les beaux jours de la Kraut Line, formée de MÛt Schmidt, Woody Dumart et Bobby Bauer.Le surnom de ce trio, faut-il le rappeler à l’intention des plus jeunes qui n’étaient pas là en 1940, s’inspirait du fait que ses membres étaient tous d’origine allemande (et d’ailleurs, ils venaient tous les trois de la belle ville de Kitchener, Ontario, qui jusqu'au milieu de la Grande Guerre s’était appelée Berlin, comme quoi toute est dans toute).Par la suite, même les gros clubs de Phil Esposito et Bobby Orr ont buté sur le mur des fantômes du Forum, et puis bien voilà, le Boston en est présentement à 356 défaites de suite contre ce qu’on appelle «son rival traditionnel».On peut donc conclure provisoirement que Montréal en sera quitte pour une promenade dans le parc-sous un clair de lune étoilé de lumière (c’est une image) au premier tour.Mais ce serait ignorer la duité.E y a deux mois, la rubrique Et puis euh, qui ne recule devant absolument rien pour inventer des concepts à la none qui sentent le roussi, présentait à la face d’un monde ébahi cette idée de duité, qui venait tout juste d’éclater au grand jour sous un clair de lumière au Super Bowl XUI en provoquant la défaite des New England Patriots, jusque-là propriétaires d’un dossier de 184).Comme on ne peut pas toutes les gagner, il fallait qu’ils en perdent une, et toc.De même, le Boston nous arrive défavorisé, certes, mais combien dû.Archidû, même.Bien sûr, le Canadien a l’avantage de la glace, est hot par les temps qui courent et a cette longue histoire de bras frais qui reçoivent le flambeau des meurtris, ce qui lui fait une sacrée jolie combinaison de chaud et de froid, mais à un moment donné, il faudra bien qu’ils en sifflent une.Et quand cela arrivera, vous verrez, ils retrouveront leur confiance, mentale, et la série pourrait bien virer de bord si d’aventure elle ne s’en allait pas déjà dans cette direction, ou quelque chose du genre.Le mot d’ordre doit donc être clair méfiez-vous du dû.D’ailleurs, ça n’a rien à voir avec tout le bonheur qui envahit cette ville, mais puisqu’il est question de flambeau, et compte tenu des sérieux accrochages qu’eüe suscite un peu partout, pourrait-on dire que la flamme olympique est en feu?Je pose la question comme ça, sans prétention, juste pour l’avancement de cette forme particulière d’expression qu’est le cliché, fort prisé en contexte de séries.Et je me demande si, afin d'éviter que les passions ne, hum, s’enflamment, il ne serait pas justifié que le mouvement olympique passe enfin au XK' siècle et propose un relais de l’ampoule 100 watts à verre fioli, qui distillerait une douce luminosité qui calmerait tout le monde et laisserait la Chine faire ses affaires tranquille, elle qui n’a rien demandé à personne à part d’accueillir la jeunesse mondiale dans une atmosphère de fraternité, de joie, de paix et de smog.Cela étant que va-t-il se passer dans la série Montréal-Boston?Prenez bien note: si les locaux gagnent le premier match ce soir, vous entendrez les experts dire que le Canadien continue d’avoir le numéro des Bruins.Cette formule, utilisée exclusivement dans le merveilleux monde du sport™, signifie que les porte couleurs du Bleu Blanc Rouge possèdent les numéros de cellulaires des joueurs du Boston ainsi qu’un dispositif de blocage de l’afficheur, ce qui leur permet de les appeler sous couvercle de l’anonymat pour les baver (il s’agit bien d’un couvercle, car É arrive en séries que la marmite saute).En revanche, si les Bruins l’emportent vous ouïrez, comme mentionné ci-dessus, qu'ils étaient dus.Mais attention: dus pour gagner un match, pas quatre.Dans ces circonstances, il sera déconseillé de paniquer.Pas de panique, chers amis, car votre expert préféré poursuivra en évoquant un vieux lieu commun du hockey professionnel, à savoir: un match ne fait pas une série.Or voilà qui est tout à fait faux.En regardant l’affrontement Montréal-Boston, portez une attention particulière à la dernière joute qu'ils se livreront Je vous l’assure et suis disposé à en faire une prédiction formelle: l’équipe qui gagnera cet ultime match gagnera la sé,rie.Il y a donc toujours un match qui fait une série.Evidemment, les esprits pointilleux demanderont comment on fait pour savoir quelle sera cette dernière rencontre.A cet égard, il existe un truc simple: il ne s’agit jamais des matchs n"s 1,2 et 3, et s’il y a un match no 7, c’est celui-là; dans le cas des matchs n'"4, 5 et 6, le dernier match sera n’importe lequel à être gagné par une équipe qui en aura préalablement remporté trois autres.Et veuillez ne pas oublier une autre notion fondamentale: dans l’ensemble des séries, la plus difficile à gagner est la première.Après, les huit équipes restantes peuvent se la couler douce, c’est dans le sac pour tout le monde.Quand même formidable, le hockey sur glace.jdionfiledevoir.com LE DEVOIR, LE JEUDI 10 AVRIL 2008 B 8 CULTURE I] À L'AFFICHE EX-CEMTUIS .a.uiv.1 T"r*sr 400 anniversaire de Québec Robert Lepage prépare « Le Moulin à images » Son histoire sera projetée sur un écran de 600 mètres sur 30 MATHIEU BELANGER REUTERS ¦.¦¦ ÜÜ Robert Lepage a dévoilé hier «Le Moulin à images» qu’il prépare pour le 400' de Québec.Il s’agit do quatre siècles d’histoire en images presque toutes tirées d’archives, le tout projeté sur un écran qui sera composé de 81 silos.MATTHIEU DUGAL La Société du 4001 anniversaire de Québec persiste et signe.Moins d’une semaine après le tumulte entourant l’annonce du départ de deux directeurs (neuf personnes occupant des postes clés sont parties ou ont été remerciées depuis le début de l’année), l’organisation dévoilait hier une des pièces majeures de sa progranuna-tion estivale: le très attendu Moulin à images de Robert Lepage.La conférence de presse très courue organisée pour souligner l’événement aurait d’ailleurs pu s’intituler The Show Must Go On.Et le show en question impressionne.En plein cœur du Vieux-Port, on transformera littéralement les immenses silos à grain de la compagnie Bunge en un gigantesque écran de ciné-parc urbain sur lequel Lepage racontera «son» histoire de Québec.Un écran démesuré qui sera composé de 81 silos d’une dimension totale de.600 mètres sur 30: le plus grand écran de cinéma jamais utilisé au monde, nous assure-t-on.Vingt-sept projecteurs vidéo très puissants, 238 appareils d’éclairage en tout genre et 329 haut-parleurs auront la lourde tâche de transformer cette masse de béton gris en une fresque animée qui sera visible (et audible) à partir d’un nombre incalculable de points de vue, Lévis y compris.En plus de la sonorisation extérieure du lieu (les plaisanciers de la marina adjacente sont avertis), la bande sonore, signée René Lussier, sera aussi diffusée en direct tous les soirs sur les ondes de CK1A-FM.En entrevue au Devoir, Robert Lepage a tenu à insister sur le caractère esthétique du monstre.C’est d’ailleurs lui qui a vendu l’idée de ce projet de près de cinq millions de dollars à la Société du 400'.«Pour beaucoup de gens, cet édifice c’est un clou qui dépasse.Mais ça fait longtemps que je me dis que ces silos ont du potentiel.Avec les projections, je veux les rendre transparents, les faire bouger.» Le spectacle de près d’une heure qu’on y présentera découpera l’histoire de Québec en quatre parties qui illustreront chacune un siècle d’histoire, du «chemin d’eau» du XVir siècle au «chemin d’air» que les télécommunications sont devenues aujourd’hui.Lepage précise que ce sera «davantage un voyage impressionniste que strictement historique.Nous voulons faire réfléchir les gens sur la notion de ville et de durée».Le studio de création d’Ex Machina, où 32 personnes s’activent, est actuellement bourdonnant.Déjà, parmi le filage, au milieu des dizaines d’écrans et de serveurs (on est résolument chez Lepage), on peut y voir une maquette de cinq mètres de long sur laquelle on projette certaines séquences qui seront utilisées l’été prochain.Même au 1/500', le résultat est déjà époustouflant Rendez-vous au Vieux-Port de Québec du 20 juin au 29 juillet pour ce Lepage grand public qui sera présenté 40 fois.Collaborateur du Devoir Audiences sur la distribution en télévision Ne donnez pas gain de cause aux télés généralistes, dit Bell au CRTC LIA LÉVESQUE Gatineau — Le CRTC ne doit pas se plier aux demandes des chaînes de télévision généralistes, qui veulent toucher des revenus d’abonnement au câble comme en reçoivent les chaînes facultatives, plaide Bell.Le Groupe vidéo Bell a témoigné hier lors de la deuxième journée d’audiences du CRTC sur la câblodistribution, la distribution par satelbte et la télévision spécialisée.Ces audiences se poursuivront jusqu’à la fin du mois.BèD, qui offre notamment le service Bell Express Vu, est l’une des cinq grandes entreprises de distribution de la radiodiffusion au Canada, avec Vidéotron, Rogers, Shaw-Star Choice et Cogeco.Actuellement, les distributeurs versent des redevances d’abonnement aux chaînes de télévision facultatives.Or les télévisions généralistes, qui sont aux prises avec une baisse de leurs revenus publicitaires à la suite de la montée d’Internet et de la fragmentation des auditoires, re- vendiquent le même accès aux revenus d’abonnement que les chaînes facultatives.En 2006, les revenus d’abonnement représentaient la principale source de revenus des chaînes facultatives, soit 63 % de leurs revenus totaux.Les chaînes généralistes «n’ont même pas démontré qu’il y avait un problème à résoudre», s’est exclamé le président du Groupe vidéo Bell, Gary Smith, lors de son té moignage devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.Bell a présenté son mémoire en anglais seulement M.Smith a soutenu que la situation financière des télévisions généralistes était acceptable et qu’elles devaient être plus imaginatives dans leurs efforts pour trouver de nouvelles sources cle revenus.Le chef des affaires réglementaires chez Bell Canada, Mirko Bi-bic, a même remis en question l’affirmation de Radio-Canada, faite la veille, voulant que les chaînes généralistes soient la pierre angulaire de la télévision canadienne, parce que ce sont elles qui réalisent les bulletins d’information ainsi que les sé- ries dramatiques et qui exploitent des stations régionales au pays.M.Bibic leur a reproché de revendiquer un accès aux redevances d’abonnement pour résoudre tous leurs problèmes, qu’il s’agisse de la récession économique ou d’une hausse des coûts de leur main-d’œuvre.«Ça ne peut pas être une solution pour tous les problèmes», a-t-il lancé.L’Association des producteurs de films et de télévision du Québec, de son côté, s'est montrée ouverte à l’idée que les chaînes généralistes aient accès aux revenus d’abonnement, mais à des conditions bien précises.Sa présidente-directrice générale, Claire Samson, a suggéré que le CRTC établisse une contribution par abonné par mois pour l’ensemble des chaînes généralistes.Celles-ci se partageraient ce montant en fonction de critères comme leur contribution à la programmation canadienne et à la télévision haute définition.Le revenu d’abonnement qu’elles toucheraient pourrait être inversement proportionnel aux revenus publicitaires que ces télés empochent.a suggéré Mme Samson.«Plus un diffuseur vend de la publicité, moins il aurait de redevances» d’abonnement au câble.«Ça ferait une télévision plus aérée et le consommateur en aurait pour son argent», a-t-elle dit Bell a également demandé la fin des règles d’assemblage des chaînes spécialisées, qui sont présentées au consommateur par blocs.«Au bout du compte, quelqu’un doit décider, et on croit que c’est le marché qui doit décider», a justifié M.Bibic.Le conseiller Michel Morin s’est cependant inquiété du fait que, dans un tel contexte, les chaînes spécialisées indépendantes seraient bien mal placées pour négocier individuellement avec les distributeurs de signaux.M.Morin a carrément demandé aux dirigeants de Bell s’ils se prenaient pour le CRTC.«R n’y a plus de règles d’assemblage-, il n 'y a plus de règles d’accès.Dans le fond, vous êtes le nouveau CRTC en ce qui concerne les chaînes spécialisées; c’est un peu ça?» a-t-il demandé.La Presse canadienne Robert Charlebois à L’Étoile Les classiques franchissent le mur du son PAUL CAUCHON Un véritable mur du son.Four son nouveau spectacle, Avril sur Mars, Robert Charlebois s’est payé la traite: 15 musiciens, dont deux batteries, des choristes, une section de cuivres, des violons, un violoncelle.lœ Mur du Son Orchestra, c’est le nom de son groupe, est au service d’une vingtiiine de titres puisés à travers un vaste répertoire, qui remonte aussi loin que 1966 dans le cas de la pièce Doux sauvage.C’est une véritable machine musicale, écrasante par moments, avec laquelle Charlebois retrouvait la puissance psychédélique de titres plus «space», comme on disait à l’époque, comme Fu Man Chu ou Tout écartillé.C’était une double première hier.Non seulement parce que Robert Charlebois lançait ce nouveau spectacle qui succède à Tmt écartillé, le show qu’il a promené dans différentes salles ces dernières années, mais aussi parce qu’il baptisait la nouvelle salle L’Étoile à Brassard.L’Etoile, c’est cette salle construite par les promoteurs du fameux Quartier Dix30, ce quartier de Brassard littéralement sorti de terre avec ses 120 boutiques, ses 18 restaurants, son cinéma de 16 salles, son hôtel de luxe.et ses 5000 places de stationnement pour attirer les banlieusards qui n’en peuvent plus de tenter de se garer au centre-ville de Montréal.la salle pourrait ressembler à une version très high tech de l’ancien Spectrum de Montréal, avec service aux tables, bars latéraux et balcons.Elle peut accueillir de 700 à KXX) personnes, selon la configuration choisie.Clin d’oeil amusant: le nouveau spectacle de Charlebois commence avec la trame musicale de Deux femmes en or, qu’il avait composé pour le célèbre film qui mettait justement en vedette de joyeuses délurées .de Brassard.La gestion de la salle a été confiée à la compagnie Larivée Cabot Champagne, qui gère dif- 1 férentes salles comme Le National et La Tulipe, ainsi que les disques La Tribu, et qui représente de nombreux artistes, dont Charlebois.Un spectacle à haute énergie donc, à partir d’un répertoire qui fait partie du patrimoine collectif, carrément.Son répertoire varie d’un soir à l’autre, puisqu’il choisit parmi une cinquantaine de titres.Hier soir on pouvait entendre un titre plus rare comme Mont Athos mais aussi des incontournables comme Lindbergh et California.la foule scande «Québec» pendant Les ailes d'un ange, bien sûr, Charlebois écarte les jambes sur Tout écartillé, bien sûr, et on réalise à quel point certaines chansons, comme Fu Man Chu ou Im manufacture, sont de véritables petits scénarios que Charlebois peut interpréter comme un comédien.A plus de 60 ans, Robert Charlebois en met plein la vue, se dépensant sans compter, alors que les pièces connues sont rehaussées par des solos de guitare déchaînées et par des cuivres vibrants, et des finales où le groupe fait presque lever le plafond.Charlebois s’amuse aussi.En chantant Madame Bertrand avec sa choriste hier, les deux se sont tellement plantés dans les paroles, mélangeant les couplets, que les erreurs devenaient des gags qui semblaient faire partie intégrante du spectacle.Après un séquence très énergique Robert Charlebois s’installait au piano au premier rappel pour Avril sur Mars et pour Ordinaire, avant de repartir le party avec Conception au moment où il nous a fallu quitter.En se disant que Charlebois est un peu au Québec comme les Rolling Stones sur la scène rock: un répertoire béton qui traverse les générations et qui est revisitée avec inventivité et une nouvelle énergie.Le Devoir ÉTUDE Le revenu des artistes stagne La culture doit être financée au même titre que les autres leviers économiques, affirme le MAL ISABELLE PARÉ Le soutien aux arts et les revenus des artistes n’ont guère progressé depuis dix ans, constate une étude dévoilée hier par le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL).Si le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) semble avoir doublé entre 1994 et 2007, il n’a en frit progressé que de 54 % en termes réels.C’est du moins le constat que dresse le Mouvement pour les arts et les lettres après avoir réalisé la mise à jour d’une étude datant de 1999, qui sert depuis lors à fonder les revendications historiques des artistes et des professionnels du milieu culturel.Dix ans après sa fondation, le MAL, qui regroupe 14 000 artistes du secteur des arts et des lettres, rappelle que le revenu des artistes ne dépasse toujours pas 17 000 $ par année.En dépit de tous les discours et de tous les sommets tenus sur la culture ces dernières années, le soutien aux artistes et aux organismes culturels stagne, a affirmé hier Stanley Péan, porte-parole du MAL «La situation piétine, c’est clair.Les revenus des artistes, de 17000 $ par année, sont les mêmes.On continue à maintenir le milieu culturel dans une logique de survie.R y a nécessité absolue de redresser la situation», dit-il.Le MAL montre du doigt le sous-financement chronique du CALQ, dont le budget, passé de 31 millions en 1994 à 71 millions en 200607, n’a en fait crû que de 54 % si on prend en compte le coût de la vie.Compte tenu de l’effervescence qui prévaut dans le milieu culturel, le nombre de demandes de bourses et de subventions présentées au CALQ a doublé entre 1998 et 2007 alors que le nombre de bourses oc- troyées n’a augmenté que de 30 %.Au cours de la même période, le nombre d’organismes soutenus par le CALQ est passé de 272 à 341, ce qui équivaut à l’intégration d’un seul nouvel organisme par discipline artistique chaque aimée.Plus encore, cinq grands organismes culturels se partagent à eux seuls le quart de l’enveloppe du CALQ.Le MAL, qui regroupe huit organisations de divers milieux culturels et treize conseils régionaux de la culture, croit que le secteur culturel ne peut aspirer à devenir un levier économique majeur au Québec sans un soutien plus conséquent de l’État Le mécénat et les commandites, qui représentent seulement 13,5 % de la contribution à la culture, demeurent pour l’instant des sources marginales de financement, accessibles surtout aux organismes ayant les reins assez solides pour orchestrer des campagnes de financement, affirme le MAL «R y a une effervescence culturelle, mais des jours plus sombres se préparent au cours des prochaines années, notamment pour la relève», prédit Martin Faucher, président du Conseil québécois du théâtre.Pour répondre adéquatement aux besoins des organismes culturels, il faudrait que le budget du CALQ, qui s’élève actuellement à 78 millions, soit porté à 125 millions, affirme l’étude réalisée par Pierre-Olivier Saire et Pascale Daigle.«Si l’argent du public est nécessaire pour créer des succès et jdire rayonner des entreprises comme Bombardier ou l’indusfrie pharmaceutique, le soutien de l’Etat l’est tout autant pour la culture!», a renchéri hier Lorraine Hébert, présidente du Regroupement québécois de la danse.Le Devoir Les revenus des artistes professionnels ne dépassent pas les 17 000 $ par année EN BREF Ravi Shankar annule sa tournée européenne pour raisons de santé Paris — Le maître indien du sitar Ravi Shankar, 88 ans, a annulé «pour des raisons de santé» sa tournée européenne qui devait le mener à Paris, Londres et Barcelone, a indiqué hier à Paris la Cité de la musique dans un communiqué.L’institution parisienne n’a pas fourni plus de précisions sur l’état de santé du musicien.Ravi Shankar aurait dû se produire à Paris le 18 mai à la salle Pleyel puis le 24 dans la salle des concerts de la Cité de la musique.Ces concerts sont reportés à la saison suivante, à une date qui sera communiquée ultérieurement, de même que celui que devait donner la fille de Ravi Shankar, Anoushka, le 22 mai àParis.-AFÉ i Vie d'Afrique Pan-Africa INTERNATIONAL Le parrain Musa Dieng Kala La marraine : Anais Barveau-Lavalette NE MANQUEZ PAS, DÈS DEMAIN : Il va pleuvoir sur Conakry (Guinée), le 11 avril à 18h00 au Cinéma du Pan: Squelette (Maroc), le 11 avril à 20H30 au Cinéma ONF Algérie, histoire à ne pas dire (Algérie), le 11 avril à 20h30 au Cinéma du Parc Ossudo (Angola), le 11 avril à 20630 au Cinéma Beaubien Soyez présents à nos soirées spéciales pour 30$ les deux et courez la chance de voyager en Afrique avec Royal Air Maroc.du îo .>u 20 avril 2008 Cinémas du Parc, ONF, Beaubien, Cinematheque québécoise Billets à l'unité : 7$, Cinémax : 50$ pour 10 entrées, Ciné-carte : 25$ pour 4 entrées WMW.VUESDAFRIQULORG INKMfSWAl : (514) 990 3?0! ojoteura «mm» u««is **! ' «m—a tvs ** Il ¦ RW Am HHBa It-WMII H 0«- (23 «SU MINI mét» ^ où» nww O •».* t L K DEVOIR.LE JEUDI 10 AVRIL 2 0 0 8 B 8 CULTURE P A L'AFFICHE EX-CENTRIS 400l anniversaire de Québec ÉTUDE Robert Lepage prépare « Le Moulin à images » Son histoire sera projetée sur un écran de 600 mètres sur 30 ¦ 1ÉS§ iH ¦ MATHIEU BELANGER REUTERS Robert Lepage a dévoilé hier «Le Moulin à images» qu’il prépare pour le 400° de Québec.Il s’agit de quatre siècles d’histoire en images presque toutes tirées d’archives, le tout projeté sur un écran qui sera composé de 81 silos.Le revenu des artistes stagne La culture doit être financée au même titre que les autres leviers économiques, affirme le MAL MATTHIEU OUGAL La Société du 400 anniversaire de Québec persiste et signe.Moins d’une semaine après le tumulte entourant l’annonce du départ de deux directeurs (neuf personnes occupant des postes clés sont parties ou ont été remerciées depuis le début de l’année), l’organisation dévoilait hier une des pièces majeures de sa programmation estivale: le très attendu Moulin à images de Robert Lepage.La conférence de presse très courue organisée pour souligner l’événement aurait d’ailleurs pu s’intituler The Show Must Go On.Et le show en question impressionne.En plein cœur du Vieux-Port, on transformera littéralement les immenses silos à grain de la compagnie Bunge en un gigantesque écran de ciné-parc urbain sur lequel Lepage racontera «son» histoire de Québec.Un écran démesuré qui sera composé de 81 silos d’une dimension totale de.600 mètres sur 30: le plus grand écran de cinéma jamais utilisé au monde, nous assure-t-on.Vingt-sept projecteurs vidéo très puissants, 238 appareils d’éclairage en tout genre et 329 haut-parleurs auront la lourde tâche de transformer cette masse de béton gris en une fresque animée qui sera visible (et audible) à partir d’un nombre incalculable de points de vue, Lévis y compris.En plus de la sonorisation extérieure du lieu (les plaisanciers de la marina adjacente sont avertis), la bande sonore, signée René Lussier, sera aussi diffusée en direct tous les soirs sim les ondes de CKIA-FM.En entrevue au Devoir, Robert Lepage a tenu à insister sur le caractère esthétique du monstre.C’est d’ailleurs lui qui a vendu l’idée de ce projet de près de cinq millions de dollars à la Société du 400' .«Pour beaucoup de gens, cet édifice c’est un clou qui dépasse.Mais ça fait longtemps que je me dis que ces silos ont du potentiel.Avec les projections, je veux les rendre transparents, les faire bouger.» Le spectacle de près d’une heure qu’on y présentera découpera l’histoire de Québec en quatre parties qui illustreront chacune un siècle d’histoire, du «chemin d’eau» du XVIf siècle au «chemin d’air» que les télécommunications sont devenues aujourd’hui.Lepage précise que ce sera «davantage un voyage impressionniste que strictement historique.Nous voulons faire réfléchir les gens sur la notion de ville et de durée».Le studio de création d’Ex Machina, où 32 personnes s’activent est actuellement bourdonnant.Déjà, parmi le filage, au milieu des dizaines d’écrans et de serveurs (on est résolument chez Lepage), on peut y voir une maquette de cinq mètres de long sur laquelle on projette certaines séquences qui seront utilisées l’été prochain.Même au 1/500', le résultat est déjà époustouflant Rendez-vous au Vieux-Port de Québec du 20 juin au 29 juillet pour ce Lepage grand public qui sera présenté 40 fois.Collaborateur du Devoir ISABELLE PARÉ Le soutien aux arts et les revenus des artistes n’ont guère progressé depuis dix ans, constate une étude dévoilée hier par le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL).Si le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) semble avoir doublé entre 1994 et 2007, il n’a en fait progressé que de 54 % en termes réels.C’est du moins le constat que dresse le Mouvement pour les arts et les lettres après avoir réalisé la mise à jour d’une étude datant de 1999, qui sert depuis lors à fonder les revendications historiques des artistes et des professionnels du milieu culturel.Dix ans après sa fondation, le MAL, qui regroupe 14 000 artistes du secteur des arts et des lettres, rappelle que le revenu des artistes ne dépasse toujours pas 17 000 $ par année.En dépit de tous les discours et de tous les sommets tenus sur la culture ces dernières années, le soutien aux artistes et aux organismes culturels stagne, a affirmé hier Stanley Péan, porte-parole du MAL «La situation piétine, c’est clair.Les revenus des artistes, de 17000 $ par année, sont les mêmes.On continue à maintenir le milieu culturel dans une logique de survie.Il y a nécessité absolue de redresser la situation», dit-il.Le MAL montre du doigt le sous- troyées n’a augmenté que de 30 %.Au cours de la même période, le nombre d’organismes soutenus par le CALQ est passé de 272 à 341, ce qui équivaut à l’intégration d’un seul nouvel organisme par discipline artistique chaque année.Plus encore, cinq grands organismes culturels se partagent à eux seuls le quart de l’enveloppe du CALQ.le MAL qui regroupe huit organisations de divers milieux culturels et treize conseils régionaux de la culture, croit que le secteur culturel ne peut aspirer à devenir un levier économique majeur au Québec sans un soutien plus conséquent de l'Etat Le mécénat et les commandites, qui représentent seulement 13,5 % de la contribution à la culture, demeurent pour l’instant des sources marginales de financement, accessibles surtout aux organismes ayant les reins assez solides pour orchestrer des campagnes de financement affirme le MAL «Il y a une effervescence culturelle, mais des jours plus sombres se préparent au cours des prochaines années, notamment pour la relève», prédit Martin Faucher, président du Conseil québécois du théâtre.Pour répondre adéquatement aux besoins des organismes culturels, il faudrait que le budget du CALQ, qui s’élève actuellement à 78 millions, soit porté à 125 millions, af- Audiences sur la distribution en télévision Ne donnez pas gain de cause aux télés généralistes, dit Bell au CRTC Les revenus des artistes professionnels ne dépassent pas les 17 000 $ par année financement chronique du CALQ, dont le budget, passé de 31 millions en 1994 à 71 millions en 200607, n’a en fait crû que de 54 % si on prend en compte le coût de la vie.Compte tenu de l’effervescence qui prévaut dans le milieu culturel, le nombre de demandes de bourses et de subventions présentées au CALQ a doublé entre 1998 et 2007 alors que le nombre de bourses oc- firme l’étude réalisée par Pierre-Olivier Saire et Pascale Daigle.«Si l’argent du public est nécessaire pour créer des succès et jaire rayonner des entreprises comme Bombardier ou l’industrie pharmaceutique, le soutien de l’Etat Test tout autant pour la culture!», a renchéri hier Lorraine Hébert, présidente du Regroupe ment québécois de la danse.Le Devoir EN BREF LIA LÉVESQUE Gatineau — Le CRTC ne doit pas se plier aux demandes des chaînes de télévision généralistes, qui veulent toucher des re venus d’abonnement au câble comme en reçoivent les chaînes facultatives, plaide Bell.Le Groupe vidéo Bell a témoigné hier lors de la deuxième journée d’audiences du CRTC sur la câblodistribution, la distribution par satellite et la télévision spécialisée.Ces audiences se poursuivront jusqu’à la fin du mois.BèÜ, qui offre notamment le service Bell ExpressVu, est l’une des cinq grandes entreprises de distribution de la radiodiffusion au Canada, avec Vidéotron, Rogers, Shaw-Star Choice et Cogeco.Actuellement, les distributeurs versent des redevances d’abonnement aux chaînes de télévision facultatives.Or les télévisions généralistes, qui sont aux prises avec une baisse de leurs revenus publicitaires à la suite de la montée d’Internet et de la fragmentation des auditoires, re- vendiquent le même accès aux revenus d’abonnement que les chaînes facultatives.En 2006, les revenus d’abonnement représentaient la principale source de revenus des chaînes facultatives, soit 63 % de leurs revenus totaux.Les chaînes généralistes «n 'ont même pas démontré qu ’il y avait un problème à résoudre», s’est exclamé le président du Groupe vidéo Bell, Gary Smith, lors de son tés moignage devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.Bell a présenté son mémoire en anglais seulement M.Smith a soutenu que la situation financière des télévisions généralistes était acceptable et qu’elles devaient être plus imaginatives dims leurs efforts pour trouver de nouvelles sources de revenus.Le chef des affaires réglementaires chez Bell Canada, Mirko Bible, a même remis en question l’affirmation de Radio-Canada, faite la veille, voulant que les chaînes généralistes soient la pierre angulaire de la télévision canadienne, parce que ce sont elles qui réalisent les bulletins d’information ainsi que les sé- ries dramatiques et qui exploitent des stations régionales au pays.M.Bibic leur a reproché de revendiquer un accès aux redevances d’abonnement pour résoudre tous leurs problèmes, qu’il s’agisse de la récession économique ou d’une hausse des coûts de leur main-d’œuvre.«Ça ne peut pas être une solution pour tous les problèmes», a-t-il lancé.L’Association des producteurs de films et de télévision du Québec, de son côté, s’est montrée ouverte à l’idée que les chaînes généralistes aient accès aux revenus d’abonnement, mais à des conditions bien précises.Sa présidente-directrice générale, Claire Samson, a suggéré que le CRTC établisse une contribution par abonné par mois pour l’ensemble des chaînes généralistes.Cellesci se partageraient ce montant en fonction de critères comme leur contribution à la programmation canadienne et à la télévision haute définition.Le revenu d’abonnement qu’elles toucheraient pourrait être inversement proportionnel aux revenus publicitaires que ces télés empochent a suggéré Mme Samson.«Plus un diffuseur vend de la publicité, moins il aurait de redevances» d’abonnement au câble.«Ça ferait une télévision plus aérée et le consommateur en aurait pour son argent», a-t-elle dit Bell a également demandé la fin des règles d’assemblage des chaînes spécialisées, qui sont présentées au consommateur par blocs.«Au bout du compte, quelqu’un doit décider, et on croit que c’est le marché qui doit décider», a justifié M.Bibic.Le conseiller Michel Morin s’est cependant inquiété du fait que, dans un tel contexte, les chaînes spécialisées indépendantes seraient bien mal placées pour négocier individuellement avec les distributeurs de signaux.M.Morin a carrément demandé aux dirigeants de Bell s’ils se prenaient pour le CRTC.«Il n’y a plus de règles d’assemblage; il n’y a plus de règles d’accès.Dans le fond, vous êtes le nouveau CRTC en ce qui concerne les chaînes spécialisées; c’est un peu ça?» a-t-il demandé.La Presse canadienne Robert Charlebois à L’Étoile Les classiques franchissent le mur du son PAUL CAUCHON Un véritable mur du son.Pour son nouveau spectacle, Avril sur Mars, Robert Charlebois s'est payé la traite: 15 musiciens, dont deux batteries, des choristes, une section de cuivres, des violons, un violoncelle.le Mur du Son Orchestra, c’est le nom de son groupe, est au service d’une vingtaine de titres puisés à travers un vaste répertoire, qui remonte aussi loin que 1966 dans le cas de la piece Dtncx sauvage.C’est une véritable machine musicale, écrasante par moments, avec laquelle Charlebois retrouvait la puissance psychédélique de titres plus «space», comme on disait à l’époque, comme Eu Man Chu ou Tout écartillé.C'était une double première liier.Non seulement parce que Robert Charlebois lançait ce nouveau spectacle qui succède à Tout écartillé, le show qu’il a promené dans différentes salles ces dernières années, mais aussi parce qu’il baptisait la nouvelle salle L’Etoile à Brassard.L’Etoile, c’est cette salle construite par les promoteurs du fameux Quartier Dix30, ce quartier de Brassard littéralement sorti de terre avec ses 120 boutiques, ses 18 restaurants, son cinéma de 16 salles, son hôtel de luxe.et ses 5000 places de stationnement pour attirer les banlieusards qui n’en peuvent plus de tenter de se garer au centre-ville de Montréal.La salle pourrait ressembler à une version très high tech de l'ancien Spectrum de Montréal, avec service aux tables, bars latéraux et balcons.Elle peut accueillir de 700 à 1000 personnes, se Ion la configuration choisie.Clin d’oeil amusant le nouveau spectacle de Charlebois commence avec la trame musicale de Deux femmes en or, qu’il avait composé pour le célèbre film qui mettait justement en vedette de joyeuses délurées .de Brassard.La gestion de la salle a été confiée à la compagnie Lirivée Cabot Champagne, qui gère dif- férentes salles comme Le National et La Tulipe, ainsi que les disques La Tribu, et qui représente de nombreux artistes, dont Charlebois.Un spectacle à haute énergie donc, à partir d’un répertoire qui fait partie du patrimoine collectif, carrément.Son répertoire varie d’un soir à l’autre, puisqu’il choisit parmi une cinquantaine de titres.Hier soir on pouvait entendre un titre plus rare comme Mont Athos mais aussi des incontournables comme Lindbergh et California.In foule scande «Québec» pendant Iss ailes d’un ange, bien sûr, Charlebois écarte les jambes sur Tout écartillé, bien sûr, et on réalise à quel point certaines chansons, comme Eu Man Chu ou Im manufacture, sont de véritables petits scénarios que Charlebois peut interpréter comme un comédien.A plus de 60 ans, Robert Charlebois en met plein la vue, se dépensant sans compter, alors que les pièces connues sont rehaussées par des solos de guitare déchaînées et par des cuivres vibrants, et des finales où le groupe fait presque lever le plafond.Charlebois s’amuse aussi.En chantant Madame Bertrand avec sa choriste hier, les deux se sont tellement plantés dans les paroles, mélangeant les couplets, que les erreurs devenaient des gags qui semblaient faire partie intégrante du spectacle.Après un séquence très énergique Robert Charlebois s’installait au piano au premier rappel pour Avril sur Mars et pour Ordinaire, avant de repartir le party avec Conception au moment où il nous a fallu quitter.En se disant que Charlebois est un peu au Québec comme les Rolling Stones sur la scène rock: un répertoire béton qui traverse les générations et qui est revisitée avec inventivité et une nouvelle énergie.Le Devoir Ravi Shankar annule sa tournée européenne pour raisons de santé Paris — Le maître indien du sitar Ravi Shankar, 88 ans, a annulé «pour des raisons de santé» sa tournée européenne qui devait le mener à Paris, Londres et Barcelone, a indiqué hier à Paris la Cité de la musique dans un communiqué.L’institution parisienne n’a pas fourni plus de précisions sur l’état de santé du musicien.Ravi Shankar aurait dû se produire à Paris le 18 mai à la salle Pleyel puis le 24 dans la salle des concerts de la Cité de la musique.Ces concerts sont reportés à la saison suivante, à une date qui sera communiquée ultérieurement, de même que celui que devait donner la fille de Ravi Shankar, Anoushka, le 22 mai à Paris.-AFP te DtolOOE PAN telCA INIERNAIIOHAL Le parrain : Musa Dieng Kala f La marraine : Anaïs Barbeau-Lavalette " fÆMANQIjizPAS.DÊS dImAIN J) g Sü®rj H va pleuvoir sur Conakry IGuinée), le 11 avril à 18h00 au Cinéma du Parc Squelette (Maroc), le 11 avril à 20H30 au Cinéma ONF Algérie, histoire à ne pas dire (Algérie), le 11 avril à 20h30 au Cinéma du Parc Ossudo (Angola), le 11 avril à 201)30 au Cinéma Beaubien Soyez présents é nos soirées spéciales pour 30$ les deux et courez la chance de voyager en Afrique avec Royal Air Maroc.As io «'* 20 avril 2005 Cinémas du Parc, ONF, Beaubien, Cinémathèque québécoise Billets à l’unité : 7 S, Cinémax : 50$ pour 10 entrées.Ciné-carte : 25$ pour 4 entrées WM.VUESDAfRIQUf.ORG IHfO-FESflVAl : (514) 990 3201 QlXbfiSn Mentréei C«UkIT ?"*' —Jafr?TVS * ** J 1 ¦ mm dr ISW Am mtm ttiwe osar El 15F; MM aim am 0 affin » l
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