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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2008-04-15, Collections de BAnQ.

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AFGHANISTAN Bourde diplomatique du ministre Maxime Bernier Page A 3 ?w ww.ledevoir.c o m LE DEVOIR V o i.X C I X N " 8 2 ?_I, K M A R I) 1 I 5 A V R I L 2 O O 8_, 8 9c + r a X K s = I $ Missions de secours: l’armée est inquiète La vétusté des avions de sauvetage sera problématique après 2010 ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les Forces canadiennes ont prévenu le gouvernement Harper que les missions de recherche et de sauvetage menées au pays et dans les eaux internationales pourraient être compromises dès 2010, faute d’avions pouvant secourir les citoyens en détresse.Dans moins de deux ans, les appareils Buffalo CC115 et Hercules CC130 seront trop vieux et rendront les opérations de recherche et de sauvetage «risquées», selon un document interne de l’armée obtenu par Le Devoir.«Maintenir le statu quo dans les pratiques et les ressources de recherche et sauvetage va significativement augmenter le risque de ne pas pouvoir remplir nos obligations nationales et internationales de recherche et sauvetage après 2010», peut-on lire dans le document intitulé «Enoncé du besoin opérationnel».Pour bien montrer son importance, cette mise en garde a été soulignée dans le texte par les experts militaires.Le document enchaîne en affirmant que «les Buffa- lo CCI 15 et les Hercules CC130 deviennent de plus en plus difficiles à entretenir à mesure qu’approche (afin de leur espérance de vie utile, en 2010.Les risques techniques de continuer à utiliser certains de ces appareils après 2010 sont considérés moyens à élevés».VOIR PAGE A 8: MISSIONS LÉGISLATIVES Berlusconi de retour en force en Italie TONY GENTILE REUTERS Le leader de la droite italienne, Silvio Berlusconi, a obtenu la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés lors des législatives.y,: mm WmÈmm .ü À [ 1 "J POPOLO Rome — La droite italienne dirigée par le milliardaire Silvio Berlusconi a largement remporté les élections législatives devant le candidat de centre-gauche Walter Veltroni, en obtenant la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés, selon les projections des instituts de sondage et des résultats partiels hier soir.À 71 ans, le magnat de l’audiovisuel reprendra donc les rênes du pouvoir avec une majorité plus forte que prévu pour traiter les sérieux problèmes économiques et sociaux auxquels la péninsule fait face.D’après les résultats du ministère de l’Intérieur por- tant sur 55 600 des 60 000 bureaux de vote (hors vote des Italiens de l’étranger), la coalition de droite dirigée par M.Berlusconi obtient 47,1 % des voix au Sénat contre 38,1 % au centre-gauche de Walter Veltroni, l’ex-maire de Rome.En nombre de sièges, selon une projection de l’Institut Piepoli en fin de soirée, la droite a obtenu la majorité absolue au Sénat —162 sur 315 —, enjeu crucial du scrutin qui s’est déroulé dimanche et hier, car le contrôle de cette chambre est indispensable pour gouverner.La droite est également donnée largement gagnan- te à la Chambre des députés, avec 46,4 % des voix, contre 37,9 % à la gauche, avec près de 80 % des bulle tins dépouillés par le ministère de l’Intérieur.Silvio Berlusconi a salué sa victoire en intervenant par téléphone lors de deux émissions télévisées dans la soirée: «Oui, nous avons gagné, et c’est ce que je n’ai cessé de dire pendant toute la campagne électorale», a-il déclaré.«Je vais gouverner pendant cinq ans», a-t-il affirmé, annonçant «des mois difficiles» qui «demanderaient un grand courage» de la part des Italiens.VOIR PAGE A 8: ITALIE CHRIS WATTIE REUTERS .La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser Le passif lié à Kyoto: Ottawa devra trancher en 2008 Une dette de plusieurs milliards est enjeu LOUIS-GILLES FRANC (EUR La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, n’exclut pas que le Canada doive inscrire, ou minimalement noter au passif de ses états financiers annuels, le montant que pourrait représenter l’effacement du milliard de tonnes de gaz à effet de serre (GES) rejetées entre 2008 et 2012 en dépassement des objectifs légaux du protocole de Kyoto.C’est ce qu’a expliqué Mme Fraser dans une lettre, complétée d’une entrevue exclusive au Devoir, où elle précise que cette exigence ne semble pas s’imposer pour l’instant, puisque les tonnes de GES en dépassement des objectifs de Kyoto ne constituent pas une dette financière exigible à une date précise.Mais la vérificatrice générale se dit consciente du fait que l’on assiste dans le secteur privé et parmi ses homologues à l’étranger à une évolution de la réflexion sur cette question.Elle cite elle-même durant l’entrevue le cas de la Nouvelle-Zélande qui a pris récemment la décision d’inscrire au passif de son bilan financier le déficit subi dans l’atteinte des objectifs de Kyoto en 2008.Selon les documents fournis au Devoir par le bureau du ministre néo-zélandais des finances, Michael Collen, ce pays estime qu’il a, comme Etat de droit, l’obligation juridique d’acheter sur le marché international des crédits d’émission si ses politiques intérieures de réduction des GES ne permettent pas d’atteindre les objectifs de Kyoto.VOIR PAGE A 8: KYOTO JESUS VALLINAS CULTURE Les Grands Ballets canadiens prendront pied à Ilot Balmoral ¦ À lire en page B 8 I N I) K X Annonces.B 3 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.B 3 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 3 Monde.A 5 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 3 Télévision.B 7 Le bilan du Devoir Gras, sucre, sel: l’industrie agroalimentaire peine toujours à revoir ses mauvaises habitudes FABIEN DEGL1SE Plus calorique, aussi gras et sucré et sporadiquement moins salé.En 2007, malgré ses intentions clairement affichées depuis quelques années, l’industrie des aliments cuisinés et congelés a une nouvelle fois donné des signes d’incapacité à modifier en profondeur ses recettes pour en réduire la teneur en gras, en sucre et en sel, des substances délétères lorsque l’on en abuse.Et les timides améliorations, ici et là, indiquent que la révolution annoncée n’est pas encore aux portes des supermarchés.C’est en tout cas ce qui ressort du deuxième bilan annuel de l’alimentation transformée effectué par Le Devoir.Depuis 2006, une série de produits congelés de consommation courante ont en effet été étudiés afin de suivre l’évolution de leur composition dans le temps.Ce panier est composé d’environ 80 aliments, pizzas et repas clef en main, représentatifs de ce qu’offrent aux consommateurs québécois les trois grands distributeurs (Loblaws, Métro et IGA) ainsi que les principales multinationales de la bouffe-minute.Ijc portrait nutritionnel livré cette année par ces produits est sans équivoque.Dans l’ensemble, entre janvier 21X17 et janvier 2008 leur teneur en sodium est restée relativement stable, à 456 mg par tranche de KX) g.Elle était de 461 mg l’an dernier.Notons que, pour s’af- Les Canadiens consomment chaque jour plus du double de la limite de sel recommandée PEDRO RUIZ LE DEVOIR La teneur en sel des pizzas surgelées a quelque peu été réduite depuis deux ans, mais elle est légèrement en hausse dans tes repas-minute.* ficher comme étant «faible en sodium», un aliment ne peut contenir plus de 140 mg par tranche de 100 g, selon le guide d’étiquetage nutritionnel canadien.Plus spécifiquement, ce sodium, qui à très forte dose prédispose à l’hypertension artérielle, a quelque peu diminué depuis deux ans dans les pizzas et déri- vés (comme les tartes pizza ou pizzas sur pain pita) pour s’établir désormais à 534 mg par portion de 100 g.Contre 590 mg en 2(XXi.Par ailleurs, dans les repas-minute (poulet frit, lasagne, plat de nouilles en VOIR PAGE A 8: INDUSTRIE LE DEVOIR, LE MARDI 15 AVRIL 2008 A 2 LES ACTUALITES Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique / -?- Ecosociété publiera quand même La menace de poursuite de la minière Barrick Gold est une tentative de priver des intellectuels de leur liberté d’expression, estime la petite maison d’édition QUÉBEC Elle a porté l’enfant d’un prêtre; elle réclame 325 000 $ à l’Église 2 ALAIN OENEAULT ] NOIR CANADA < corruption ©t cCniw'&HTe en Afr.yue Amitié * ^Amitié ALEXANDRE SHIELDS Malgré l’épée de Damoclès judiciaire que le géant minier Barrick Gold fait planer au-dessus de leur tête, les éditions Ecosociété ont décidé d’aller de l’avant avec la parution du livre Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique, qui sera chez les libraires dès aujourd’hui.On entend même interpeller le ministère de la Justice du Québec afin qu’il considère ce cas comme un nouveau type de poursuite-bâillon, ou SLAPP, et qu’il légifère pour les contrecarrer.«Nous vivons actuellement le sort qui sera réservé à ce livre comme un test pour la démocratie et la liberté d’expression canadienne», a lancé hier Alain Deneault, principal auteur de ce livre qui fait état de nombreux abus qu’auraient commis des sociétés minières canadiennes en Afrique.«Nous sommes dans notre bon droit, a-t-il ajouté.Il s’agit d’une démarche d’universitaires qui se fait dans la plus stricte tradition intellectuelle occidentale.Nous avons colligé des sources qui sont toutes déjà accessibles dans la sphère publique.On voudrait que le débat puisse avoir lieu sur les pratiques des sociétés minières canadiennes.C’est notre travail d’intellectuels.» L’ouvrage en question, consulté par Le Devoir, contient effectivement un nombre très important de référence à différents travaux étoffés et déjà publiés portant sur le rôle des sociétés minières canadiennes sur le continent le plus pauvre de la planète.Une quinzaine de celles-ci sont citées dans le livre.«Depuis 15 ans, les Editions Éco-société publient des ouvrages critiques et engagés, avec rigueur et professionnalisme, ne versant jamais dans la diffamation.C’est pourquoi nous ne reculerons pas devant de telles menaces.Il en va de notre éthique d’éditeur et de notre li- berté d’expression», a en outre fait valoir la maison d’édition par voie de communiqué.Le débat que ce livre cherche à susciter est d’autant plus légitime, selon eux, que les actifs des Canadiens (fonds de retraite, REER, fonds publics) sont souvent indirectement investis dans ces sociétés par l’entremise de la Bourse de Toronto.Réponse à Barrick L’avocat de la maison d’édition a également répondu à Barrick Gold hier, soulignant d’emblée que le sortie du livre était connue depuis des mois, mais que l’entreprise n’a jamais tenté d’engager la mQindre discussion avec les éditions Ecosociété.«Nous sommes d’opinion que votre cliente [Barrick Gold] a commis une grave faute en cherchant à utiliser l’impression négative largement véhiculée qu’ont des citoyens face “à une machine judiciaire” qu’ils croient déjà très lourde, alors que votre cliente a la prétention d’y amener d’honnêtes citoyens qui s’emploient uniquement à défendre un idéal démocratique en favorisant des débats légitimes», souligne aussi le document.On propose du même coup la mise en place d’un «comité indépendant» qui pourrait étudier le contenu du livre et des documents soumis par l’entreprise afin de dépar- tagpr «l’ensemble des points de vue»., Elodie Cpmtois, porte-parole des Editions Ecosociété, croit par ailleurs que tout le brouhaha entourant la sortie du livre lui assurera une certaine «publicité», au point que l’on pense déjà à imprimer de nouveaux exemplaires, en plus des 1750 déjà prêts pour la vente.Et si jamais l’entreprise Barrick Gold se lançait dans des poursuites judiciaires, on a déjà prévu de lancer une campagne de financement Surtout a plaidé Mme Comtois, on souhaite interpeller le gouvernement du Québec pour qu’il légifère le plus rapidement possible pour empêcher des entreprises milliardaires de tenter de museler des citoyens avec leurs menaces de poursuites-bâillons.Jeudi, la plus grosse société aurifère du globe — avec des profits nets de 1,73 milliard de dollars en 2007 — a menacé de poursuivre l’auteur du livre, ses collaborateurs, la maison d’édition et les administrateurs de celle-ci et d’exiger des «dommages-intérêts substantiels» si on publiait «ne serait-ce qu’une copie» dudit livre contenant des informations diffamatoires pour Barrick.Il n’a pas été possible de parler à un porte-parole de l’entreprise hier.Le Devoir BRIAN MYLES Ly archevêque catholique de ¦ Québec est aux prises avec une poursuite de 325 000 $ d’une femme qui affirme avoir été violée, il y a plus de 40 ans, par le vicaire Armand Therrien, mort subitement avant d’avoir pu assister son procès criminel dans cette affaire.Eduquée dans l’observance de la religion catholique, France Bé-dard avait 17 ans lorsqu’elle a commencé à travailler au presbytère de l’église Saint-Marc-des-Car-rières, en juin 1965.Quelques jours plus tard, Therrien l’aurait violée.Se disant «sous l’emprise» du vicaire, elle a noué avec lui une relation amoureuse de laquelle est né un enfant illégitime, confié en adoption, comme le relate la poursuite visant l’archevêque de Québec (l’employeur de M.Therrien).Pendant 40 ans, Mme Bédard a porté ce terrible secret en elle.Seul son mari connaissait toute l’histoire.Elle se sentait impuissante devant l’Église catholique, une institution qu’elle jugeait «inébranlable, aussi Jorte que la politique», «fêtais complètement démolie.Le temps que je me ressaisisse et que j’arrive à comprendre ce qui m’était arrivé, ça m'a pris énormément de temps», explique en entrevue la dame de 60 ans.En 2004-2005, Mme Bédard a été chavirée par la sortie publique de Nathalie Simard, qui a accusé son impresario, Guy Cloutier, de l’avoir violée à répétition.Suivant l’exemple de la chanteuse, elle a dénoncé Therrien, avec le résultat que celui-ci a été accusé de viol et d’attentat à la pudeur.Le 13 février 2007, Armand Therrien était cité à procès à l’issue d’une enquête préliminaire riche en rebondissements.La Couronne disposait en effet d’une preuve d’ADN que le prêtre a été contraint de fournir par ordonnance judiciaire.Le ministère public détenait aussi un échantillon d’ADN de l’enfant illégitime de Mme Bédard, avec lequel elle avait repris contact dix ans auparavant Cette preuve d’ADN a permis d’établir qu’Armand Therrien était bel et bien le père de cet enfant, dont Mme Bédard avait accouché le 1er novembre 1966, seule et dans l’opprobre, à l’âge de 19 ans.Armand Therrien est mort le 2 février dernier, à moins de deux semaines du début de son procès.«Je n’aurai jamais la satisfaction qu’il soit condamné», fulmine Mme Bédard, qui a tenu à déposer une poursuite civile dans l’espoir de «briser la loi du silence» au sein de l’Église catholique.«J’invite les personnes qui ont été victimes d’abus sexuels de prêtres à les dénoncer, à sortir de l’isolement», dit-elle.Mme Bédard a exigé une rencontre avec le cardinal Marc Ouel-let, l’archevêque de Québec, pour discuter franchement des agressions sexuelles commisps par les hommes de Dieu, car l’Église «ne fait rien», selon elle.L’avocat de Mme Bédard, Alain Arsenault, trouve la cause de sa cliente similaire à d’autres affaires dont il s’est occupé par le passé.H est encore question d’un prêtre en situation d’autorité qui impose le secret à sa victime.«Dans les communautés religieuses, il y a une loi du silence», dit-il.L’archevêque catholique de Québec n’a formulé aucun communautaire, mais il devrait réagir aujourd’hui ou demain.Le Devoir Décès du conseiller Pierre Lapointe JEANNE CORRIVEAU Le conseiller municipal du district d’Ahuntsic et membre d’Union Montréal, Pierre Lapointe, est décédé samedi des suites d’un cancer à l’âge de 62 ans.Élu une première fois en 1998 avec l’équipe de l’ex-maire Pierre Bourque, M.Lapointe avait rejoint les rangs du parti de Gérald Tremblay en 2003.Ancien diplomate et ex-président de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, M.Lapointe avait fait le saut en politique municipale en 1997 afin d’occuper le poste 4e président de Vision Montréal.Élu dans le district de Fleury l’année suivante, puis dans le district d’Ahuntsic en 2001, M.Lapointe a changé de camp en 2003, afin de raL lier l’équipe de Gérald Tremblay devenu minoritaire au conseil municipal.Ce changement d’allégeance était survenu quelques mois après que Pierre Bourque eut tenté de se faire élire sur la scène provinciale au sein de l’Action démocratique du Québec (ADQ).M.lapointe avait évoqué le malaise qu’il ressentait au sein de Vision Montréal et son appui au projet de décentralisaiton du maire Tremblay.Gérald Tremblay lui a rendu hommage hier, le décrivant comme un «bâtisseur» et comme un homme très engagé auprès de sa communauté et préoccupé par le bien-être et la qualité de vie de ses concitoyens.La mairesse de l’arrondissement d’Aliuntsic-Cartierville, Marie-André Beaudoin, a salué «l’homme de terrain», dont la «longue carrière de conseiller est marquée d'une multitude de petites réalisations importantes qui font de lui un grand homme.» Les membres de Vision Montréal ont également tenu à souligner rengagement de M.Lapointe dans la vie politique montréalaise.«Ahuntsic-Cartierville perd un grand», a rappelé la chef de l’opposition, Noushig Eloyan.Frère de la députée péquiste de Crémazie, Lisette Inpointe, Pierre Lapointe laisse dans le deuil sa conjointe Sylvie Lamothe.Ses funérailles auront lieu samedi prochain à l’église Saint-Paukle-la-Croix.- - ’ UyL.ï!Mi£ -i » ~ , Æ;.; ¦ ¦ WiBËIÊÈÊÊÊÊÊiÊUlÈÊÊISÊÊÊÈ ™ .;; ’ f, S rs des audiences la semaine dernière, ses avocats avaient argué que la commission électorale «connaissait» les résultats et estimé qu'«aucune raison» ne motivait un délai de pu-bliçation aussi long.A l’inverse, la ZEC avait assuré que la collecte et la vérification des résultats n’étaient pas terminées.Le MDC dispose désormais de peu d’options.Sa tentative de mobiliser les leaders régionaux en sa faveur n’a pas porté ses fruits.Les diri- geants d’Afrique australe ont certes écouté les arguments du chef du MDC Morgan Tsvangfrai lors d’un sommet extraordinaire samedi à Lusaka.Mais ils se sont contentés d’appeler à la publication au plus tôt des résultats de la présidentielle.Sur le plan intérieur, les précédents appels à la grève ont été jusqu’à présent peu suivis, les rares Zimbabwéens ayant encore un travail ne pouvant se permettre de renoncer à leur salaire dans un pays ruiné, où l’inflation est hors de contrôle à plus de 100 000 % par an.En outre, la décision du MDC de boycotter un éventuel second tour, réclamé par le parti au pouvoir, conduira automatiquement à la réélection du président sortant Robert Mugabe, indiquent les spécialistes du droit zimbabwéen.La situation au Zimbabwe s’est enlisée davantage ce week-end, avec la remise en cause des résultats des législatives, jusqu’ici officiellement remportées par le MDC.La commission électorale se prépare à reprendre à zéro, samedi prochain, le décompte dans 23 circonscriptions sur 210, pour l’ensemble des scrutins du 29 mars (présidentiel, législatif, sénatorial et municipal).«Les candidats et leurs représentants ont été informés de ce recomptage grâce à notre communiqué dans les médias, qui a également été envoyé aux différentes parties», a déclaré hier Utoile Silaigwana, adjointe au directeur de la commission électorale.Le MDC, qui assurait hier ne pas avoir reçu de convocation, a introduit un second recours en justice pour bloquer ce nouveau décompte partiel.L’examen de cette requête devrait commencer aujourd’hui.Agence France-Presse Le recours de l’opposition visant à faire publier les résultats des élections a été rejeté par la cour Au moins 1252 personnes exécutées en 2007, selon Amnesty International Londres — Au moins 1252 personnes ont été exécutées dans le monde en 2007, la Chine arrivant en tête avec au moins 470 personnes exécutées dans l’année, selon un rapport de l’organisation de défense des droits de l’hommcAmnesty International publié aujourd’hui.«Au cours de 2007, au moins 1252 personnes ont été exécutées dans 24 pays.Au moins 3347 personnes ont été condamnées à mort dans 51 pays.Ces chiffres ne sont que des minima; les chiffres réels sont certainement supérieurs», a indiqué l’organisation dans un coijununiqué.A l’instar des années précédentes, la grande majorité des exécutions répertoriées a été le fait d’une poignée de pays: 88 % d’entre elles ont été mises en œuvre dans cinq pays (Chine, fran, Arabie Saoudite, Pakistan et Etats-Unis).Soulignant la baisse de 10 % af- fichée par les autorités chinoises.Amnesty a néanmoins souligné que la Chine a été «le plus gros utilisateur de la peine de mort» en 2007 avec au moins 470 exécutions.«Mais ce chiffre s’appuie sur des informations publiques et n’est qu’un absolu minimum», a poursuivi l’organisation.Dans son communiqué, Amnesty cite des estimations de l’organisation américaine Fondation Dui Hua évoquant 6000 exécutions en 2007.Ces données auraient été recueillies auprès de responsables locaux chinois.«Alors que Pékin se prépare à accueillir les Jeux Olympiques, nous mettons au défi le.gouvernement chinois afin qu’il mette un terme à rutilisation de la peine de mort et qu’il fournisse une information détaillée au sujet de rutilisation de la peine capitale», a réclamé Amnesty.Agence France-Presse J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 FONDATION DES MALADIES DU COEUR Merci. LE DEVOIR, LE MARDI 15 AVRIL 2008 A 6 EDITORIAL Les ventre-creux Au cours de la dernière quinzaine, des émeutes ont été observées en Haïti, en Egypte, en Mauritanie, au Cameroun, en Ethiopie, à Madagascar, aux Philippines, en Indonésie et dans bien d’autres pays africains et asiatiques.À la fois spontanés et simultanés, ces événements ont été menés, organisés, par les ventre-creux de la terre.La cause?L’augmentation marquée des prix des aliments de base.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND A Serge Truffaut vant toute chose, il faut souligner un chiffre symbolisant comme aucun autre l’ampleur de la crise qui frappe plus d’nne trentaine de nations.Le voici: l’addition combinée des prix des aliments de base a enregistré une hausse de 83 % en trois ans.Pour bien mesurer les échos dramatiques de cette spirale inflationniste, il faut s’arrêter à un aspect particulier du symbole mentionné: depuis janvier, le prix du riz a progressé à raison de.54 %! Lorsque l’on s’attarde aux facteurs qui, en amont, ont produit ce raz-de-marée qui risque fort d’annuler tous les gains — tous! —, enregistrés depuis 1990 sur le front de la sous-alimentation, on constate qu’il y a un peu de tout.On s’explique.Commençons par la Chine.Au sein de l’Empire du Milieu, la réduction des surfaces consacrées au riz a eu pour effet une chute prononcée des stocks de riz: de 100 millions de tonnes en 2000 à moins de 40 millions aujourd’hui.Et ce, parce que les Chinois s’enrichissant, ils mangent davantage de viande.Bien évidemment, il y a eu des variables climatiques.On pense à la sécheresse en Australie et en Turquie.Quoi d’autre?Au cours des deux dernières années, le monde a été traversé, si l’on peut dire, par la renaissance d’un phénomène que l’on avait déclaré éteint au début des années 90.Il s’agit des accords bilatéraux en jpll?"K matière d’alimentation.Déclinons." * Trois pays ont plus que les autres usé de ce type d’ententes afin de bonifier substantiellement leur part de marché respective.Il s’agit de l’Argentine, de la Russie et du Vietnam.Le succès que ces derniers ont rencontré a convaincu d’autres nations céréalières de les imiter.De les imiter en tout et pour tout.De quoi s’agit-il?Pour convertir certaines nations aux bienfaits supposés de ces accords bilatéraux, la Russie et les autres avaient commandé délibérément une soustraction des exportations de blé, d’orge etc.Bref, elles ont amputé l’offre.De sorte qu'aujourd’hui, une ribambelle de nations sont plus ou moins captives de ces ententes.C’est le cas de la Libye, de l’Égypte, de la Syrie, de l’Inde, des Philippines et d’autres que l’on oublie.En agissant de la sorte, en aiguisant l’appétit pour les ententes à deux, la Russie et consorts ont encouragé une spéculation qui ne demandait qu’à l’être.Dans cet aspect du dossier, il faut retenir tout d’abord que le dollar américain est la monnaie d’échange des matières agricoles.Comme chacun sait, la valeur du dollar américain s’est réduite comme une peau de chagrin avec les conséquence que l’on devine.A cela, il faut greffer l’effet subprime.En effet, bien des investisseurs échaudés au début de l’an dernier par l’effondrement de sociétés versées en hypothèques exotiques se sont rués à la Bourse de Chicago, la Bourse de l’alimentation.A tous ces facteurs, il faut ajouter le désastre qu’a constitué le recours aux biocarburants.Pour parer aux terribles contrecoups de cette disette alimentaire, la Banque mondiale a conçu un plan d’urgence.Elle estime que le nombre de personnes qui dans le monde font face à l’appauvrissement, un appauvrissement durable, est de 100 millions environ.Elle a donc demandé aux pays en mesure d’apporter une aide une somme de 500 millions d’ici au 1er mai.Jusqu’à présent, l’institution a obtenu la moitié de ce montant, et il est peu probable qu’elle atteigne sa cible financière.La raison?Lors de leur réunion de fin de semaine, les membres du G7 ont concentré leur énergie sur la crise financière.Si l’on comprend bien leur position, le monde est affamé mais pas suffisamment pour que l’on s’interdise de secourir Merrill Lynch et compagnie.Tremblant: le meilleur endroit - n cas;no a Mont-Tremblant?Pourquoi pas?S’il est un endroit au Québec où la logique veut que l’on installe un casino, c’est bien dans le seul centre essentiellement destiné au tourisme haut de gamme et au divertissement En toutes saisons, une partie de la clientèle ii.=-— 4 de Tremblant a les moyens de s’amuser.à jeter son argent par les fenêtres.Dimanche, le ministre du Développement économique, qui est aussi ministre du Tourisme, expliquait que la construction d’un casino à Mont-Tremblant, ce serait bien pour l’emploi et pour l’économie locale.Ce n'est pas faux, mais c’est incomplet.La vérité, c’est que la plupart des résidants permanents de Saint-Jovite et des environs n’ont pas les moyens de gager leur chèque de paie, de retraite ou de bien-être dans des machines à sous ou autrement.On ne peut donc pas être insensible aux arguments des associations de prévention du jeu compulsif qui dénoncent l’ouverture de tout nouveau casino.L'État croupier n’est surtout pas un idéal! Mais à 1,3 milliard de dividendes par année versés au Trésor public, il n’est pas né le premier ministre qui acceptera de laisser cette taxe volontaire retourner aux mains du crime organisé.Pour jouer au casino, il faut avoir la force psychologique de s’arrêter après avoir perdu 100 $, ce qui est le cas de la plupart des gens, ou avoir l’argent nécessaire pour que l’on ne parle pas de dépendance, mais de caprice de riches.Certains facteurs, comme l’accès facile à des appareils de loterie vidéo dans son environnement quotidien, favorisent davantage le développement de comportements compulsifs dans une société qu’un casino où il faut se déplacer pour jouer.D est vrai que les casinos sont aussi des lieux dangereux quand ils sont conçus pour attirer et retenir des joueurs qui n’ont pas les moyens de perdre.Ce qui ne devrait pas être le cas à Mont-Tremblant Vœu pieux?Peut-être.Lors de l’ouverture du casino de Montréal, on parlait aussi d’attirer une clientèle étrangère riche.Le costume était obligatoire, comme au cinéma.Mais les riches touristes ne sont pas venus, plus attirés qu’ils étaient par Las Vegas que par l’île Notre-Dame, et Loto-Québec a dû transformer son palais du jeu en salles d’amusement pour les clubs de l’âge d’or.À Mont-Tremblant, Loto-Québec devra s’abstenir de toute publicité régionale et de toute stratégie promotionnelle susceptibles d’encourager la fréquentation assidue par des groupes qui n’en ont pas les moyens.Et si la riche clientèle de Tremblant ne répond pas, il faudra fermer ce casino au lieu de faire comme à Montréal.j.rsansfaconta ledevoir.com Jean-Robert Sansfaçon « ***'*'"* WwSCRhBf foui?SkifaUf f&HTwwfS rijLd/A/V/r a T** * mm «Lucides» contre «solidaires» Le rapport Montmarquette n’est pas sitôt paru que, déjà, il suscite la controverse.C’est qu’il oppose deux façons de penser, deux groupes de citoyens, bref les lucides et les solidaires.Pour les premiers, il s’agit de mieux gérer la consommation, d’éviter le gaspillage, d’économiser nos richesses.Pour les seconds, c’est priver le pauvre, glorifier la capitalismé sauvage, c’est refuser de partager.Comme si tout était noir ou blanc, sans nuances.La suspicion manifestée envers les auteurs du rapport n’est pas nouvelle.C’est si facile de leur prêter toutes sortes d’intentions.Au Québec, on aime bien nier certaines réalités.On aime attribuer à la richesse tous les vices possibles: avarice, égoïsme, étroitesse d’esprit La richesse est un danger public.On préfère se mettre la tête dans le sable plutôt que de prêter l’oreille à ceux qui parlent d’économie et qui essaient d’éclairer notre lanterne.On n’aime pas trop s’entendre dire qu’à peine la moitié de la population paie des impôts et que moins de 2 % des Québécois sont riches.Diminuer ou acquitter la dette nationale?Quelle idée saugrenue! Dans notre province, c’est une gloire d’être différent De prendre ses distances envers ces méchants capitalistes de l’Alberta ou d’ailleurs qui osent faire fructifier leurs richesses naturelles.C’est tellement mieux de vivre au-dessus de ses moyens.C’est la mentalité du fameux «voyager maintenant, payer plus tard».Quel avenir nous préparons-nous avec une telle mentalité?Jeanne-Mance St-Louis Gatineau, le 11 avril 2008 Faire payer les «nantis».ben voyons ! C’est tout de même drôle.Quand on suggère d’augmenter l’impôt sur les fortunes pour soulager le fardeau des dépenses publiques, les ténors de la droite se rengorgent: il n’y a pas assez de riches au Québec, ça ne mènerait à rien, ça sortirait de l’argent de l’économie.Pourtant, L E T T R, E S -¥- quand ces mêmes ténors promeuvent des mesures régressives comme la hausse généralisée des tarifs, la chasse aux «nantis» offre cette fois un prétexte tout trouvé: faisons payer les riches! Bref, il n’y a pas assez de riches pour augmenter l’impôt, mais il y en aurait assez pour régler, par une hausse de tarifs, les problèmes des garderies, de l’enseignement supérieur ou de l’assurance médicaments.Evidemment, tout devient plus cohérent si l’on admet que ce n’est pas aux «nantis» que l’on veut imposer un fardeau supplémentaire, mais plutôt aux classes moyennes.Je comprends les ténors de la droite de ne pas l’admettre trop ouvertement cela les forcerait à répondre à des questions épineuses.Par exemple, est-ce vraiment en imposant aux particuliers de sacrifier davantage de leur revenu au gardiennage, à la scolarité ou à leur facture d’Hydro que nous stimulerons l’économie?Est-ce que l’accessibilité de certains services à prix modique n’a pas des retombées économiques positives, comme les garderies qui soutiennent la natalité et le retour des mères à l’emploi?Pourquoi taire les résultats d’études ayant démontré l’impact réellement négatif de hausses de tarifs ailleurs au Canada, comme celle des droits de scolarité en Ontario?Voilà déjà quelque temps que les ténors «lucides» de la droite disent appeler au débat, mais, dans les faits, ne font que répéter les mêmes rengaines sans répondre aux questions qu’on leur pose.D serait temps qu’ils s’y mettent Julien Prud’homme Membre associé, Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), Université du Québec à Montréal.Le 12 avril 2008 Homologation des médicaments En réponse à l’artiçle intitulé Médicaments: vers une surveillance continue du 9 avril 2008 Il est inexact de prétendre que les compagnies pharmaceutiques n’ont qu’à montrer «patte blanche» pour obtenir l’approbation d’un médicament par Santé Canada.Lorsque Santé Canada homologue un médi- cament c’est que le produit respecte la Loi sur les aliments et drogues ainsi que les règlements qui s’y rattachent.Ceux-ci tiennent compte de normes internationales qui couvrent toutes les étapes du développement du produit s’échelonnant en moyenne sur une période de près de 15 ans.Les résultants de ces efforts font l’objet d’une revue exhaustive de la part de l’agence fédérale.Une fois disponible aux patients, le médicament fait l’objet d’une surveillance de la part du fabricant à l’échelle mondiale, ainsi que de la part de Santé Canada et d’autres agences réglementaires à l’étranger.La sécurité des patients est primordiale, et nous y sommes engagés.Russell Williams Président, Rx&D Montréal, 9 avril 2008 L’eau, un droit vital Des compteurs d’eau?Je veux bien que l’on reproche aux citoyens de gaspiller de l’eau, mais j’apprécierais que l’on tienne compte du fait que 40 % de l’eau traitée ne se rend jamais dans les foyers parce que notre réseau d’aqueduc est plein de trous! Même si nous cessions complètement notre consommation d’eau potable, les chiffres continueraient à dire que l’on en gaspille.C’est dans la réfection de nos tuyaux qu’il faut investir, par dans des compteurs d’eau qui n’auront pour effet que de pénaliser les pauvres.L’utilisation de l’eau potable est l’une des dernières choses, dans les pays industrialisés du moins, à être accessible à tous également.Des compteurs d’eau risquent de provoquer des problèmes d hygiene, de favoriser la transmission des maladies contagieuses et de causer des problèmes de santé sérieux dans le cas des tuyaux contenant du plomb.Et doit-on faire couler l’eau durant 30 secondes avant de la boire?Verra-t-on le prix de l’eau augmenter comme le reste?Se verra-t-on privé d’eau si on a difficultés à payer son «compte d’eau»?Pour éviter le gaspillage, optons pour la sensibilisation.L’eau n’est pas une marchandise, c’est un droit vital! Stéphanie LeBlanc Montréal, le 11 avril 2008 LI B RE OPINION -4- Parlez-vous business?PHILIPPE DORAIS Montréal Pour quiconque suit l’actualité de près, les événements récents offrent amplement matière à réflexion.Qui plus est, il est même possible d’établir un lien entre eux.Commençons par le Québec.Le rapport du Groupe de travail sur la tarification des services publics propose d’augmenter les tarifs d’électricité, des services de garde et de tarifer l’utilisation de l’eau potable.La raison?Les tarifs doivent refléter les coûts de production dçs services publics.En d’autres termes, l’Etat doit privilégier la rationalité économique avant toute considération sociale.Ici, on parle business.Au Canada, le gouvernement Harper nous annonce, la main sur le cœur, qu’il tient réellement à combattre les changements climatiques.Sa solution?Obliger les entreprises productrices de pétrole à réduire les émissions de gaz à effet de serre.Le hic, c’est que cette mesure ne s’appliquera qu’à compter de 2012 et ne touchera que les sites d’exploitation inaugurés après cette date.Pendant ce temps, la calotte glacière de l’Arctique fond à vue d’œil.En Alberta, on parle business.Voilà six mois que l’on nous abreuve d’information sur la crise financière engendrée par les prêts hypothécaires à risque dits subprimes.L’effondrement du secteur résidentiel aux Etats-Unis provoque une crise de confiance telle que les fameux papiers commerciaux appuyés sur des créances hypothécaires ne valent presque rien.Résultat?L’Amérique du Nord se dirige tout droit vers une récession qui aggravera la crise du secteur manufacturier.De plus, les petits investisseurs verront la valeur de leurs placements de retraite perdre une bonne partie des gains réalisés au cours des dernières années.Pourquoi en sommes-nous là?Parce que des institutions financières et des spéculateurs avides de profits à court terme ont négligé les règles élémentaires de prudence.Décidément, ces gens-là parlent business.Sur la scène internationale, une crise alimentaire menace 37 pays pauvres.Il en résulte des émeutes, car la majorité de la population est incapable d’absorber la hausse astronomique des denrées alimentaires de base.Des gouvernements déjà en déficit de légitimité se voient menacés.Bien sûr, les causes de cette crise sont multiples, que se soit l’augmentation du prix du pétrole, la perte de terres agricoles au profit de l’urbanisation, les désastres climatiques ou l’augmentation de la consommation de viande dans les pays émergents, comme la Chine et l’Inde.D’autres facteurs relèvent plutôt de décisions économiques et financières des pays industrialisés, à savoir la transformation de denrées alimentaires de base en biocarburants et la spéculation sur les marchés de produits alimentaires, comme le blé et le riz.Malgré les appels pressants en faveur d’une action urgente, les pays touchés par la crise ne pèsent pas lourd dans l’économie mondiale.Ils ne parlent pas suffisamment business.Terminons ce tour d’horizon par la Chine.L’attitude scandaleuse de ce pays envers le Tibet et sa population suscite la réprobation générale.Pourtant, même si les Jeux olympiques constituent une occasion en or de forcer la Chine à respecter les droits de la personne, celle-ci n’a rien à craindre.Les Chinois, devenus les rois de la manufacture, parlent très bien business.\ ffg/gggggg/tSÊÊtBÊÊÊÊÊItKÊÊÊÊÊÊÊlltÊÊlÊÊÊtÊSÊÊÊiÊÊÊÊÊÊtÊÊÊÊiÊÊttÊÊÊÊÊM LE DEVOIR, LE MARDI 15 AVRIL 2 0 0 8 A 7 DEES XmI ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Décrocheurs ou décrochés ?Oj VALERIE BLANCHETTE, MARC DÈCHESNES, STEVE DUPONT, ÉRIC HACHÉ, KARINE JACQUES, JAMES LAB RIE, JONATHAN SIROIS ET JACQUES TOSHAN Agés de 16 à 18 ans, les auteurs sont tous membres de l’atelier Autobiographie de la Boîte à lettres ous sommes des jeunes qui fréquentent la Boîte à lettres (Bàl), un groupe populaire en alphabétisation.Nous avons voulu poursuivre le même chemin que les autres élèves, mais nous avons été détournés vers la ruelle des classes spéciales.Après un parcours chaotique, fissuré et difficile dans ces classes, nous nous sommes retrouvés devant rien.A 16 et 18 ans, nous avons quitté l’école avec un sac rempli de feuilles blanches.Un baluchon sans diplôme, sans acquis, sans confiance et rempli de difficultés en lecture et écriture.D’après vous, quç peut-on faire avec cela?A la Bàl, un organisme sans but lucratif, on vient acquérir des connaissances pour remplir son baluchon, apprendre à se connaître et démêler son passé.Nous tentons de comprendre d’où viennent nos difficultés en lecture et en écriture et pourquoi nous sommes rendus là aujourd’hui.Nous avons tous vécu des difficultés scolaires dès le début du primaire.Très tôt, nous avons été marqués au fer rouge: troubles d’apprentissage, troubles de comportement, dyslexiques, hyperactifs, audi-muets.Ces marques ne nous quittaient jamais et nous faisaient vivre de nombreuses frustrations.On se sentait rejetés, démotivés et découragés.Notre confiance et notre volonté diminuaient de jour en jour, ce qui nous poussait au décrochage.Quand nous avons réalisé que nous ne pourrions plus revenir dans les classes ordinaires, une colère et un goût de vengeance ont monté en nous.Nous avons arrêté de travailler en classe.Nous nous renfermions sim nous-mêmes.On se sentait pris, enfermés et sans espoir d’avancer.Nous nous sommes mis à dé-conner parce qu’on n’avait plus rien à perdre.De toute façon on n’avançait plus en classe.Aujourd’hui, ce passé nuit encore à notre vie de tous les jours et barre les portes de notre avenir.On se bat pour vivre, on manque de connaissances pour intégrer le marché du travail.On se sent mal intégrés dans la société.Notre confiance en nous est à rebâtir parce qu’on a intégré nos étiquettes et on les a crues.Par contre, on continue toujours à avancer, on est revenus pour reprendre nos études et pour aller plus loin dans la vie.Quand on y pense, on croit encore que c’est de notre faute, mais nous pensons aussi qu’il est impossible que nous soyons les seuls responsables.On peut avoir certains torts, mais de là à dire que c’est juste de notre faute! Il ne faut pas trop exagérer.C’est de la faute d’un ensemble de facteurs: ¦ on vit dans une société qui prône l’excellence et où on met à part ceux qui ne cadrent pas dans le moule, ceux qui réussissent moins bien.De plus, le gouvernement n’investit pas assez en éducation; ¦ dans le système scolaire actuel, les classes spéciales ressemblent à un dessert qui s’appelle la bagatelle.I^i bagatelle est composée de plusieurs restants de gâteaux différents.C’est la même chose pour les classes spéciales où tous les élèves sont mélangés: troubles de comportement, troubles d’apprentissage, déficience.Quel mélange qui ne vaut pas cher! On oublie que les jeunes sont tous différents.Ils ont chacun leurs besoins, leurs quali-; tés, leurs vécus.De plus, les différentes étiquettes utilisées sont des poids lourds à traîner! pour les élèves.Elles limitent la vision qu'on a; d'eux.Les élèves se replient sur eux-mêmes, se' sentent petits et sont pris avec ce boulet.! ¦ Les professeurs ont une influence importante envers les élèves autant positive que négative.Lorsque certains professeurs «chouchoutent» des élèves, plusieurs autres se sentent mis de côté et rejetés.Un professeur qui rabaisse, ridiculise ou qui détruit les es-’ poirs d’un élève le rend démotivé.Nous avons besoin' de professeurs à nos côtés pour monter la pente de la-connaissance.Des professeurs qui nous aiment, nous' écoutent, nous aident et prennent le temps de nous faire découvrir les mots et le monde.-, Sommes-nous des décrocheurs ou des décrochés par le système d’éducation et la société?D’après vous?De notre côté, nous souhaitons être entendus et que la société et les gens prennent le temps de nous comprendre au lieu de nous juger.Nous aimerions dire aux élèves des classes spéciales de ne pas lâcher, de laisser les commentaires négatifs de côté et de croire en eux.Nous aimerions dire aux professeurs de donner les outils nécessaires aux jeunes pour qu’ils puissent avancer: écoutez et encouragez vos élèves, et croyez en eux.Faites en sorte que les élèves réussissent au lieu d’échouer! Nous aimerions dire au gouvernement que l’éducation, c’est important pour avancer, travailler et se développer en tant qu’être humain.Rapport Montmarquette Tarification et justice sociale: un mauvais ménage?FRANÇOIS BLAIS Professeur au Département de science politique de l'Université Laval 1 peut sembler étonnant d’aborder le contenu du Rapport Montmarquette sur la tarification des services publics sous l’angle de Injustice sociale, mais cette question traverse tout le document.Cela se comprend fort bien: le bon dosage entre tarification et impôt relève bien entendu du champ de l’économie, mais aussi, inévitablement, d’une réflexion adéquate sur la nature de l’équité sociale ou de la justice.Si le rapport fait la démonstration d’une grande compétence en matière d’analyse économique, on ne peut pas toujours en dire autant de son analyse normative: elle est souvent erratique et, à d’autres moments, simplement absente.En effet, le groupe de travail, conscient de ses responsabilités en la matière, a même recherché à appuyer son autorité dans les travaux du philosophe américain John Rawls qui «fitment aujourd'hui la base de la conception contemporaine dominante de l’équité».Je crois effectivement que l’approche rawlsienne de la justice sociale était en mesure de guider leur réflexion, mais encore fallait-il la comprendre et l’utiliser correctement.Cela n’est pourtant pas si compliqué: pour Rawls, la justice sociale exige que nous privilégions toujours les arrangements qui offrent la meilleure perspective aux plus défavorisés, et ceci, sans nuire à la situation de ceux qui viendront après eux.Ce critère de maximisation soutenable des intérêts des plus défavorisés ne s’oppose pas à celui d’efficacité, au contraire, mais il ne peut pas non plus s’y réduire.Il est foncièrement exigeant, car il place au centre de nos préoccupations morales ceux qui ont le moins, et ce, dans une perspective fortement égalitariste.De gauche ou de droite?Contrairement à ce que l’on s’est empressé d’affirmer à gauche, l’augmentation de tarifs même pour des biens aussi fondamentaux que l’énergie, l’usage des routes et Teau n’est pas a priori contraire à Injustice comme principe d’équité surtout quand celle-ci intègre dans un tout cohérent les préoccupations légitimes de la justice intergénérationnelle et de la justice environnementale.Riches et pauvres ont des niveaux de consommation différenciés de ces biens et ne pas faire payer le coût «réel» ou «d’opportunité» de la ressource équivaut à accorder un avantage implicite à ceux qui la gaspillent et qui nuisent ainsi tant aux générations futures qu’au patrimoine commun qu’est l’environnement Quelle que soit la préoccupation que nous avons pour les plus défavorisés, il n’y a aucune raison de remettre en question cette évidence, et la démonstration du rapport à ce sujet est convaincante.On peut donc envisager une augmentation des tarifs dans ces secteurs et, éventuellement, dans plusieurs autres.Mais que ferons-nous du produit généré par ces augmentations de tarifs?Là-dessus, le rapport ouvre la porte tant aux rêves de l’ADQ — permettre de diminuer l’impôt sur les revenus des particuliers — qu’à ceux du Parti vert — établir un système permanent de taxes sur l'environnement.Ambiguïté Cette ambiguïté aurait pu être évitée notamment par un choix clair et mieux articulé en faveur de la solidarité à l’endroit des plus démunis, une orientation qui fait pourtant partie des six principes dont se réclame le groupe de travail.L’hydro-électricité et les droits de scolarité dans les universités me serviront à démontrer que cette obligation n’a pas été bien comprise par le groupe de travail.Confrairement au pétrole de l’Alberta, l’énergie hydro-électrique est une énergie renouvelable.Pour cette raison, je n’appuie pas la recommandation du rapport de créer un nouveau fonds avec les profits engrangés par l’augmentation des tarifs d’Hydro-Qué-bec, un fonds destiné au développement de nouvelles sources d’énergie.Il serait moralement plus pertinent de profiter d'une partie de ces sommes pour contrôler notre dette publique et même commencer à la rembourser puisqu’il est contraire à la justice intergénérationnelle de laisser à ceux qui nous suivront des possibilités inférieures à celles que nous avons reçues.Cela doit-il se faire au détriment des plus défavorisés pour qui toute augmentation des tarifs est proportionnellement plus difficile à assumer?Surtout pas.Afin de protéger ce qui leur reste de pouvoir d’achat, le groupe de travail prévoit qu’une augmentation des tarifs pourrait être compensée par une bonification de l’aide sociale ou par un crédit d’impôt pour les travailleurs pauvres.Mauvaise voie Ces moyens sont hautement inefficaces et insuffisants.Inefficaces, parce que toute bonification importante de l’aide sociale nous conduit inévitablement à inciter des Québécois à choisir l'aide sociale plutôt que le travail, ce qui est une très mauvaise idée.Les crédits d’im- pôt quant à eux sont des instruments fiscaux inventés par des fonctionnaires du ministère des Finances qui ne collent pas du tout à la réalité des travailleurs à faibles revenus.Ces faits sont connus depuis longtemps.Si nous approuvons le principe que l’hydroélectricité est un bien qui appartient à l’ensemble des Québécois (et non pas seulement à l’ensemble des contribuables, comme il est dit dans le rapport), les profits que nous générons par sa consommation à son juste prix devraient être retournés à toute la population, et pas uniquement sous la forme de services publics (santé, éducation), mais aussi de transferts directs.Comme ils consomment relativement peu d’énergie, les plus défavorisés seraient les premiers gagnants d’une telle mesure, car ils y retrouveraient proportionnellement beaucoup plus que ce qu’ils auraient laissé dans l’augmentation du tarif.[.] Droits de scolarité Selon le groupe de travail, la politique actuelle de taux relativement faibles de droits de scolarité serait inefficace et inéquitable.La démonstration reste à faire.Prenons tout d’abord la question de l’accessibilité des jeunes de milieux défavorisés aux études universitaires, dont tous conviennent que c’est un enjeu pour l’égalité des chances et la justice sociale.Selon certaines études présentées par le rapport, le niveau des droits de scolarité aurait peu d’impact sur la participation globale aux études post-secondaires et même sur la représentation des plus défavorisés.Ces résultats peuvent paraître contre-intuitifs, mais ils traduisent le fait que de nombreux autres facteurs influent sur ces taux de participation notamment l’environnement familial et culturel.Faut-il pour autant augmenter ces droits?Il y a là tout un pas à franchir.Je ne vois pas le jour où une étude sérieuse démontrera qu’une augmentation des droits de scolarité aura eu un impact positif sur la participation aux études des jeunes issus de milieux défavorisés! Rappelons qu’une augmentation du tarif ne se soldera pas nécessairement par des revenus plus élevés pour les universités, car les gouvernements seront tentés, ils l’ont d’ailleurs fait dans le passé, de se désengager par la suite de son financement public.[.] Des droits de scolarité inéquitables?Quand les arguments de nature économique ne convainquent lias, il est toujours possible de se rabattre sur des arguments moraux.la proportion d’étudiants provenant de milieux favorisés étant très élevée dans les universités, le groupe de travail en vient à la conclusion qu’il s’agit en fait d’une subvention des moins fortunés au bénéfice des plus fortunés, une réalité contraire aux principes élémentaires de justice.Une telle affirmation ne mérite pas d’être prise au sérieux Les pauvres ne peuvent pas subventionner les riches puisque, par définition, ils n'ont pas d’argent Que l’on choisisse un système où les universités sont fortement subventionnées ou peu, les riches auront toujours à financer pour l’éducation des plus pauvres.Cela est économiquement et moralement convenu.Là où les universités dépendent largement des subventions de l’État, cela se fera par les impôts prélevés chez les plus riches et là ou les tarifs jouent un rôle plus important cela se fera encore par une ponction fiscale logiquement plus faible mais qui pèsera encore, inévitablement sur les plus riches, fl n’y a donc aucun transfert des pauvres vers les riches dans le financement des universités à l’heure actuelle et pour l’avenir.Le groupe de travail le sait fort bien et c’est pourquoi il recommande d’emblée qu’une partie des nouveaux fonds recueillis par les universités avec l’augmentation des droits de scolarité soient nécessairement réinvestis sous forme de bourses d’études.Il est surprenant qu’un rapport qui insiste sur la nécessité de distinguer les missions respectives des tarifs et des impôts propose maintenant qu’une partie des tarifs aient une fonction de redistribution que le groupe de travail réserve pourtant et avec force aux impôts! Bas tarifs Des pays très honorables et qui se situent très bien du point de vue de l’indice du développement humain; de l’ONU comme la Norvège, la Suède, la Finlande ou l’Irlande continent encore aujourd'hui de faire le choix de la gratuité des études, de la petite enfance jusqu’à l’université.Plusieurs autres pratiquent une politique de bas tarifs.le Québec n’a pas à avoir honte de sa tarification si, par ailleurs, ses universités continuent de recevoir un niveau suffisant de financement public pour bien remplir leur inission.[.] Le rapport Montmarquette est mû par deux principes fondamentaux l’efficacité et Injustice sociale.Mon idée est qu'il nous fait progresser collectivement dans sa ré-; flexion et ses propositions sur l’efficacité dans fa gestion' des ressources rares mais que son modèle n’est pas encore abouti sur fa justice sociale, même si Ton y retrouve quelques propositions intéressantes, notamment pour fa.justice environnementale et intergénérationnelle.Il lui faudra franchir un pas de plus pour vraiment affirmer' qu’il réussit à promouvoir les intérêts des moins favori-, sés comme c’était pourtant aussi son mandat.I-’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-AndrAe Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées),, Hrian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy {Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger {responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clavel(/>M/>r/rr), Philippe Papineau (pupitre), bniiso-Maude Rioux Soucy (Santé): Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garncau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Ducloa, Michèle Malenfant et Christine Duirwazet (correcteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'inJormiition culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baiilargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (Vwrwri)Isabelle Paré (culture): A l'information économique Gérard Bérube (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre), Eric Desrosiers, Claude Turcotte, François Desjardins; A l'information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), C laude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) : A l’information jxilitique Hélène Buzzefti et Alee Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Emilie Parent Bouchard, Etienne Plamondon-Emond (commis à ta redaction) Ij» documentation Gilles Paré (directeur), Manon Derome, Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).IA PUBLICITÉ Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron (directeurattfoint), Julie Chrétien, Marlène Côté, Christiane legault, Amélie Maltais, Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville.Martine Rlopclle, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon.Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Fillon, Raehelle l-eclerc.Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.r LE DEVOIR, LE MARDI 15 AVRIL 2 0 0 8 A 8 S LES ACTUALITES ITALIE MISSIONS SUITE DE LA PAGE 1 SUITE DE LA PAGE 1 Auparavant M.Veltroni avait reconnu sa défaite, estimant que le résultat était «clair».Ce sera la troisième fois que M.Berlusconi, 71 ans, accédera au pouvoir.En avril 2006, après un mandat de cinq ans et un bilan controversé, ü avait été battu par son vieil adversaire de gauche, Romano Prodi.Pour son premier scrutin national, l'ex-maire de Rome, Walter Veltroni, 52 ans, a rassemblé, selon les projections, environ 33 % des voix au Sénat, alors qu’il portait le lourd héritage des 20 mois du gouvernement Prodi qui a battu des records d’impopularité et dont l’image a été ternie par la crise des déchets à Naples.«Il s’agit d’un résultat moyen, Veltroni espérait mieux», a déclaré à l’AFP le politologue Stefano Folli.Rompant avec les grandes coalitions hétéroclites de gauche, le PD est né de la fusion à l’automne dernier des ex-communistes et des catholiques de gauche et s’est présenté seul aux élections.La Ligue du nord (régionaliste, anti-immigrés et anti-européen) devrait réaliser un score bien meilleur qu'en 2006 en recueillant 8,3 % des voix au Sénat, selon les projections d’Ipsos, contre 4,5 % aux dernières législatives.Son chef, Umberto Bossi, qui avait récemment menacé de «prendre les fusils contre la canaille romaine», a cherché à rassurer hier soir «Berlusconi est un ami.Nous avons respecté notre parole, il ne sera jamais otage» de la ligue, a-t-il dit L’Italie des valeurs (IdV) de l’ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro (2,3 % en 2006), une formation alliée au PD au sein de la coalition de centre-gauche, obtiendrait environ 4,1 % des voix au Sénat, selon Ipsos.«La Ligue et l’Idv ont des positions populistes, proches de l’antipolitique.Au lieu de s’abstenir, certains électeurs les ont préférés aux grands partis», a déclaré Marco Tarchi, professeur de sciences politiques à Florence.Par rapport aux dernières législatives de 2006, la participation a baissé de 3,5 points à un peu plus de 80 %, selon le ministère de l’Intérieur.Selon les projections, la Gauche arc-en-ciel (communistes et Verts) a été laminée, ne recueillant qu'en-viron 3,5 % des voix au Sénat contre 11,5 % en 2006.C’est la deuxième fois que les Italiens retournent aux urnes en l’espace de deux ans pour des législatives.Ces élections anticipées ont été provoquées par la chute, à la fin du mois de janvier, du gouvernement Prodi.Les chantiers qui attendent M.Berlusconi sont nombreux.Il a indiqué que la crise des ordures à Naples serait sa priorité, mais il devra composer avec de bien maigres perspectives économiques.Selon le Fonds monétaire international, la croissance italienne ne devrait atteindre que 0,3 % cette année, contre 1,4 % en moyenne pour la zone euro.Le nouveau gouvernement devra également travailler à une réforme de la loi électorale, génératrice actuellement d’une grande instabilité politique.Agence France-Presse, Associated Press et Reuters GIAMPIERO SPOSITO REUTERS - ¦"> ¦-A'-V’T’" .’"m f -cWÈÊ eSN.As'V-'Wffl m Le candidat de centre-gauche Walter Veltroni a reconnu sa défaite.Le volumineux document des Forces canadiennes fait le point sur la situation de plus en plus problématique dans le domaine de la recherche et du sauvetage.Il a été approuvé par le vice chef d’état-major de la Défense, le lieutenant-général Walter Natynczyk.L’analyse a été produite en juillet 2006 et n’a pas été retouchée depuis.C’est la version obtenue par Le Devoir.L’armée canadienne a la responsabilité d’aller secourir les personnes perdues dans les montagnes Rocheuses, en difficultés dans le Grand Nord ou coincées dans un bateau à la dérive.Lors des tragédies majeures, comme un écrasement d’avion, une inondation, le naufrage d’un navire ou une crise du verglas, c’est également l’armée canadienne qui doit intervenir.De plus, en vertu des accords signés par le Canada avec l’Organisation de l’aviation civile internationale et avec l’Organisation maritime internationale, les Forces canadiennes sont aussi responsables de tirer d’embarras les équipages des navires et avions étrangers au large des côtes du pays.Une tâche considérable, puisque les Forces canadiennes ont reçu 9400 appels de détresse en 2007.Dans le document obtenu par Le Devoir, il est toutefois mentionné que l’armée doit lancer une opération de sauvetage en moyenne 580 fois par année.Les autres fois, l’appel est dirigé vers une autre organisation (GRC, SQ, Garde côtière) ou vers un premier répondant plus près du lieu visé (navire marchand, par exemple).Répondre aux appels, mener les missions de sauvetage et maintenir la flotte d’avions opérationnelle 24 heures sur 24, sept jours sur sept, coûte près de 600 millions de dollars par année, a affirmé l’ancien ministre de la Défense Gordon O’Connor, le 17 mai dernier.Les Forces canadiennes couvrent un territoire de 18 millions de kilomètres carrés.«La recherche et le sauvetage représentent des défis importants pour le personnel des Forces et leur équipement, peut-on lire dans le document Les distances peuvent être énormes et les conditions climatiques difficiles.Malgré tout, pour les Canadiens, sauver des vies humaines demeure une priorité, et les Forces vont continuer à jouer m rôle en ce sens.» Les Buffalo Le hic, c’est que les avions des Forces canadiennes qui effectuent ce travail sont vieillissants.Les six avions Buffalo CC115, des appareils bi-moteurs à hélices un peu plus petits que des Hercules, sont basés à Comox, en Colombie-Britannique.Ds ont été mis en service en 1967.Ils sont utilisés principalement dans les montagnes en raison de leur facilité à manœuvrer au-dessus des terrains accidentés et parce qu’ils peuvent voler à basse vitesse.Le Canada est le dernier pays, avec le Brésil, à encore INDUSTRIE SUITE DE LA PAGE 1 sauce et compagnie) offerts aux rayons surgelés partout au Québec, cette substance a été en légère progression pour atteindre en 2007 en moyenne 380 mg, soit 2 % de plus que l’an passé.Placée devant ce cliché salé de la nutrition, Mme Nali-ni Vaddapalli, qui analyse les questions agroalimentaires pour le groupe consumériste Option consommateurs, s’est dite hier peu étonnée par ce bilan.«On aurait pu s’attendre à plus que ça, a-t-elle indiqué au Devoir.Mais on comprend qu’avec la diminution du sel dans ses produits, l’industrie a un défi de taille à surmonter.On peut par contre se réjouir du fait que Santé Canada ait décidé de mettre en place un groupe de travail pour s'attaquer à cette question».Ce groupe doit en effet rechercher un cadre qui favoriserait cette baisse, a indiqué en octobre dernier le ministère fédéral.L’enjeu est important En moyenne, les Canadiens consomment 3,1 grammes de sodium chaque jour, selon une étude de Statistique Canada.C’est plus du double de la limite, comprise entre 1,2 et 1,5 gramme, recommandée par les autorités sanitaires.Une limite d’ailleurs que la moitié d’une pizza congelée, en moyenne, permet facilement de dépasser, si l’on se fie aux données de ce bilan 2007 de l’alimentation transformée et congelée.Cette analyse repose sur les informations nutritionnelles fournies par l’industrie et affichées, comme le stipule la loi, sur les emballages des produits.DÉFENSE NATIONALE jjjpMj wsmSm, .____________________________ Un appareil de sauvetage Buffalo CCI 15 (à gauche).utiliser ces appareils.Ottawa devait les remiser en 2004, mais leur vie a été prolongée jusqu’en 2010.Les pièces de rechange sont devenues souvent difficiles à trouver, et les Forces canadiennes envisagent d’acheter, uniquement pour les pièces, les quelques avions Buffalo que Brasilia va mettre au rancart dans les prochains mois.Cet hiver, un problème avec les moteurs a forcé l’armée à décrocher les turbopropulseurs de trois des six avions pour les installer sur les appareils restants, puisque les pièces étaient introuvables.Ce problème devrait être résolu ce printemps.Au ministère de la Défense, on tente de se faire rassu-rant, sans toutefois minimiser les problèmes.En dénichant des pièces de rechange à gauche et à droite, et en fabriquant certaines pièces à la main, on pourrait mainte nir les Buffalo en état de vol jusqu’en 2012 ou même 2014, rapportait dimanche La Presse canadienne.Mais l’usure des avions entre 2010 et 2014 inquiète l’armée en raison de la rigueur du climat canadien, des longues distances à parcourir et des conditions météorologiques.«Les appareils doivent pouvoir opérer dans des conditions extrêmes», note le ministère de la Défense dans son document d’analyse.Les Hercules Outre les six Buffalo stationnés en Colombie-Britannique, la flotte de recherche et sauvetage est composée de dix avions Hercules répartis entre Wiqnipeg, Trenton (Ontario) et Greenwood (Nouvelle-Ecosse).Les Hercules ont été mis en service entre 1964 et 1990, de sorte qu’ils n’ont pas tous le même âge.Ds sont toutefois considérés comme coûteux et trop gros pour faire uni- quement de la recherche et du sauvetage.«Une analyse de la durée de vie des Hercules CC130 confirme que les coûts pour maintenir ces avions opérationnels après 2010 seraient significatifs», peut-on lire dans le document interne des Forces canadiennes.Voyant venir ces problèmes, les Forces canadiennes ont lancé en 2002 une analyse des besoins pour éventuellement acquérir des avions destinés spécifiquement à la recherche et au sauvetage.Avant le déclenchement des élections, à l’automne 2(X)5, l’ancien gouvernement libéral avait annoncé qu’il voulait acheter plusieurs appareils.Les nouveaux avions devaient alors être prêts en avril 2009.Mais tout a été bloqué par les élections.En campagne, les conservateurs ont promis l’acquisition de nouveaux avions destinés à la recherche et au sauvetage.Mais depuis, plus rien.Au ministère de la Défense, on explique que le projet est dans une phase d’analyse des options.Pourtant dans le document obtenu par Le Devoir, le choix semblait arrêté dès juület 2006.«L’option préférable consiste à remplacer les Buffalo CCI 15 et les Hercules par de nouveaux appareils qui seront bien adaptés aux missions de recherche et sauvetage», écrit l’armée.Le chef d’état-major de l’Armée de l’air, Angus Watt, a soutenu l’été dernier que l’achat de ces nouveaux avions était la priorité des Forces canadiennes.On peut d’aiDeurs lire dans le document que le processus doit être «mis en branle aussi rapidement que possible».Mais la mission en Afghanistan draine beaucoup de ressources, de sorte que tout semble figé dans ce dossier.Le Devoir Des gras yoyos, du sucre stable Au chapitre des gras, l’image qui se dégage en 2007 est en deux teintes: les gras trans perdent de l’influence et les gras saturés gardent la tête haute.Normal.Après des années de diabolisation, les gras trans, ces gras obtenus par fhydrogénéisation partielle d’une huile et qui entraînent dans l’organisme la hausse du mauvais cholestérol et la baisse du bon, poursuivent leur lente disparition dans les produits congelés soumis à l’analyse.La chose n’est pas forcément le cas dans les autres aliments, comme les beignes, les frites, les biscuits, a révélé en décembre dernier Santé Canada par l’entremise de son programme de surveiDance des gras trans.Or, dans le panier d’épicerie du Devoir, ces gras sont désormais présents dans me proportion de 0,15 g par portion de 100 g en moyenne, principalement dans les pizzas et les dérivés.«C’est très encourageant, a dit Mme VaddapaDi.Cela fait longtemps que l’industrie travaille sur cette disparition.» Rappelons qu’en 2002, l’Académie nationale de médecine des Etats-Unis a jugé qu’aucune «valeur limite tolérable pour l’organisme ne peut être établie pour les gras trans puisque, quelle que soit la quantité consommée, les risques cardio-vasculaires augmentent».Ombre au tableau toutefois: bien qu’étant en voie de disparition dans la nourriture congelée, les gras trans peuvent parfois s’y présenter sous des formes excessives.Ainsi, m produit du panier d’épicerie analysé indique en 2007 me teneur de 11 grammes de gras trans pour me portion, soit 73 fois plus que la moyeme des produits analysés.Autre gras, autre constat les matières grasses saturées ont amorcé me sensible hausse dans l’ensemble des aliments passés au crible.On en retrouve en 2007, 2,7 g par portion de 100 g, contre 2,5 g l’an dernier.Les pics de gras saturés se retrouvent par contre toujours aux même endroits, soit les pâtés en tout genre, dont plusieurs révèlent des niveaux de gras dépassant parfois les 10 g par portion.«Dans ce cas, c’est étonnant, a indiqué Mme Vaddapalli.Avec les préoccupations récentes autour de l’obésité, on aurait pu s’attendre à une baisse.» La baisse, le sucre ne semble d’ailleurs pas la connaître non plus, indique cette analyse annuelle de la bouffe-minute.En moyenne, les produits du panier en contenaient l’an dernier en effet 2,8 g par tranche de 100 g, soit autant qu’en 2006.Ceci expliquant cela, dans l’ensemble, l’apport calorique de ces «prêts-à-manger» est lui à la hausse, avec environ 189 calories pour 100 g de pizza, plats de pâte ou lasagnes ingurgités.Cela représente un dixième de l’apport calorique quotidien recommandé.Par aiDeurs, plusieurs plats congelés soumis à l’analyse, comblent toujours 50 % de cet apport recommandé en me portion.Portion qui représente rarement m repas complet Malgré nos appels, il n’a pas été possible de parler hier à des représentants de l’industrie agroalimentaire.Cette mise en observation de l’alimentation a été amorcée en 2006 par Le Devoir afin de suivre l’évolution année après année d’me série de plats surgelés dont la popularité va croissant dans les cpngélateurs et sur les tables des ménages du Québec.A l’image des produits entrant dans la mesure des prix de la consommation, la liste détaillée des aliments entrant dans ce panier n’est pas dévoilée pour éviter d’éventuelles manipulations des domées par l’industrie ou me tierce partie.Le Devoir KYOTO SUITE DE LA PAGE 1 La Nouvelle-Zélande prévoit actueDement dépasser ses objectifs de réduction de 36 millions de tonnes.Elle a décidé formellement d’inscrire cette dette dans la comp-tabilité nationale à la valeur marchande des crédits en 2008.La vérificatrice générale du Canada estime que la dérision d’inscrire ou non le dépassement des objectifs de Kyoto au passif national revient au Contrôleur général du pays, Rixl Monette.Selon les chiffres d’Environnement Canada, l’objectif de 563 Mt sera dépassé (^’environ 335 millions de tonnes de GES cette année.A la valeur du marché européen en fin de semaine dernière, soit à 39 $ CAN, cone hier ce dépassement par des achats représente un coût de 9 milliards pour les Canadiens en 2008.En 2006-07, le gouvernement fédéral a dégagé un excédent de 13,8 milliards et de 10,2 milliards l’année suivante.Interrogé lui aussi par Le Devoir sur la pertinence d’inscrire un passif aux états financiers du pays, le Contrôleur général du Canada a répondu au Devoir par son porte-parole, Pierre-Alain Bujold, qu’actuellement, «il n’existe pas de normes comptables particulières qui portent sur la comptabilisation de passif lié aux GES aux termes de l’accord de Kyoto».Mais comme fa question se pose pour la première fois en 2008, le Contrôleur général entend trancher la question prochainement «Dans la préparutim des comptes publics du Canada de '2007-2008, nous vérifierons s’il existe un passif et si ce dernier doit être inscrit aux états financiers du gouvernement», précise son porte-parole.Le Canada, selon les chiffres d’Environnement Canada, prévoit qu’il aura rejeté cumulativement 3779 millions de tonnes ou mégatonnes (Mt) entre 2008 et 2012.Le protocole de Kyoto l’oblige à ramener ses émissions à 6 % sous le niveau historique de 1990, soit 2815 Mt en cinq ans.A la fin de la première période de réductions, le, Canada prévoit donc dépasser son objectif de 965 Mt A 39 $ la tonne, cela représente une facture de 37,6 milliards.Les règles prévues aux accords de Marrakech, entérinées par la Conférence des parties au protocole à Montréal en 2005, prévoient que tout dépassement cumulatif sera majoré de 30 %.La récupération du retard et de la pénalité devra faire l’objet d’un plan de rattrapage ne dépassant pas trois ans, qui doit être approuvé par les instances internationales.De plus, im pays en retard sera exclu du marché international des crédits démissions, ce qui l’obligera, ainsi que ses agents économiques, à devoir assumer un coût économique plus élevé puisqu’ils ne pourront acheter de crédits à meiDeur prix dans les pays en développement Tout rattrapage éventuel du protocole de Kyoto, quand les conservateurs céderont inévitablement un jour leur place, se traduira donc par un coût énorme pour la coDectivité qui rejoindra forcément la communauté internationale dans fa lutte contre les changements climatiques.L’enjeu pour fa comptabilité étatique consiste à préciser cette dette éventuelle aux contribuables.Pour inscrire un passif La vérificatrice générale précise qu’eDe commentera fa décision éventueDe du Contrôleur général d’inscrire ou non dans le bilan financier du Canada un passif correspondant à fa valeur des GES en excédent de nos engagements.Si elle qualilie 1a question soulevée par Le Devoir «des plus intéressantes», compte tenu des enjeux de transparence et de responsabilisation qu’elle soulève, la vérificatrice générale estime, selon les «analyses préliminaires» à sa disposition, que «le protocole de Kyoto et les accords de mise en œuvre connexes ne prévoient pas de sanction pécuniaire lorsqu 'un signataire ne respecte pas ses engagements».Dans cette logique, il n’y aurait pas lieu dInscrire un passif correspondant à la valeur marchande du retard canadien.«Mais est-ce qu’on doitfaire mention dans les états financiers d’une éventualité?C’est peut-être une possibilité», dit-elle, ce qui lance le débat sur cette importante question.Un engagement légal Selon Albert Koelh, d'Eco.! ustice, «le.Canada est lié en droit international aux règles du protocole de Kyoto et, sur le plan interne, par la loi adoptée par le Parlement qui l’oblige à en atteindre les objectifs et à déposer un plan à cette fin.» Le problème, dit-il, c’est que le Canada ne s’estime pas Dé légalement parce qu'il n’a pas adopté un regie ment ici, qui ferait des obligations du protocole des règles juridiques canadiennes.Le Canada, ajoute-t-il, ne se sent pas lié non plus par les règles du protocole de Marrakech puisque les contraintes et les pénalités issues du protocole de Kyoto doivent, selon ce traité, faire l’objet d’un protocole distinct qui n’a jamais vu le jour.Mais pour Albert Koelh, un des pnx-ureurs fédéraux qui poursuivent le Canada au nom des Amis de 1a Terre pour forcer l’appDcation de 1a loi de 2007 obbgeant le gouvernement à appbquer le protocole de Kyoto, le Canada s’est teUement impDqué dans 1a mise au point des Accords de Marrakech, qui définissent les pénaDtés du protocole, qu’il ne peut plus aujourd’hui s’en soustraire en droit international.Du côté de l’Institut canadien des comptables agréés, on concède que 1a «question est désormais posée», explique Tim Beauchamp, mais elle n’a pas fait l’objet d’une décision sur la pertinence d’inscrire au passif des entreprises ou de la comptabilité nationale une dette correspondant au dépassement des objectifs de réduction.Tim Beauchamp reconnaît que les sols contaminés ap- paraissent désormais au passif des entreprises, ce qui n’était pas le cas il y a seulement quelques années.D’autre part, un commentaire de l’ancienne commissaire à l’environnement Johanne Gélinas, avait forcé l’inscription du coût de leur nettoyage au passif du bilan fédéral Or, les entreprises privées sont obbgées depuis 2007 de déclarer leurs rejets de GES au gouvernement fédéral tout comme leurs rejets de déchets dangereux, dont le coût d’éDmination est généralement inscrit au passif s’il n’apparaît pas au bilan des opérations.Faut-il alors considérer les rejets de GES comme un «éventuel passif > parce que l’obligation de faire rapport est généralement le prélude à une obUgation de les gérer, qui engendrera des coûts importants dont U faut informer les actionnaires?Tim Beauchamp estime que les déclarations des administrateurs à l’occasion d’émissions d’actions font déjà état des charges éventueUes Dées à ce genre de risques.C’est déjà pour lui un pas important.Mais U convient que l’inscription du bilan des GES quelque part dans le passif des entreprises risque fort de s’ajouter au cas des sols contaminés.«C’est indiscutable, dit-il.Il faudra que l’on commence à en débattre.Absolument», dit-U, d’autant plus qu’il existe un important mouvement, le Carbon Disclosure Project dans lequel plusieurs multinationales se sont engagées à divulguer leur bilan de GES comme élément de risque pour le capital d’investissement Selon Tim Beauchamp, les comptables de tous les secteurs vont devoir réfléchir rapidement à cette situation nouvelle qui commande une réflexion sur fa transparence et la responsabüité des entreprises, tout comme Ds vont regarder de près comment vont évoluer les négociations sur fa deuxième phase des réductions sous l’empire de Kyoto, étant donné que c’est au cours de cette période que les retardataires devront se rattraper.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureau* du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la 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Québec, 2007 *
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