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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-06-14, Collections de BAnQ.

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I) K V 0 1 R .LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 1 .1 T 1 N 2 0 0 S Dénoncer lunivers mythique des cartes postales 4 CINEMA La rencontre improbable de deux âmes écorchées I i _ V.¦ i HS» DE LA VIE A LA Corps parfaits, corps d athletes, âmes pures, l’exposition raconte l’idéal biologique défendu par les régimes totalitaires du siècle dernier A •• • ¦, $}?.' ' Alexander Rodchenko Dynamo Soccer Club.Red Square, 1935 National Gallery of Canada © Estate of AlexanderRodcbenko / SODRAC (2(K)8) Thomas Hart Benton The Souci s, from Year of 1‘eril, 1941-42 The State Historical Society of Missouri, ©T.H.Benton and R.P.Benton Testamentary Trusts / 1 MB Bank Trustee / YAGA (New York) / SO DART (Montreal) 200* ^ (¦rant Wood Sprinif in the Country.1941.Cedar Rapids Museum of \rt Iowa.Purchase © Estate of (.rant Wood / VAGA (New York) / SODART (Montreal) 2008 Max Ernst The Tiresitle Angel, 1937 Private Collection, © Estate of Max Ernst / SODRAC (2008) E X LES ANNÉES 1930.LA FABRIQUE DE «L’HOMME NOUVEAU» Musée des beaux-arts du Canada 380, promenade Sussex.Ottawa.jusqu’au 7 septembre JÉRÔME DELGADO Tu es né poussière, poussière tu redeviendras.Cet énoncé aurait pu servir de slogan à l’exposition que le Musée des beaux-arts du Canada consacre aux années 1930.Une p- »w,i— '.truc J-C- , , EXPOSITION À POINTE-À-CALLIÈRE DU 21 MAI AU 12 OCTOBRE 2008 FRANCE NOUVELLE FRANCE NAISSANCE D'UN PEUPLE FRANÇAIS EN AMÉRIQUE L’exposition est réalisée en coproduction par Pointe-à-Callière et te Musée d’histoire de Nantes / Château des ducs de Bretagne Pointe-a-Galuëke Siïr;;,1 Bretagne Musée d arcbéologle 350, place Royale rY3V T et d'histoire de Montréal Vieux-Montréal » * _ 514 872-9150 ^ Montréal www.paanusee.qc ta NAYTE1- AIR CANADA (*; Montréal , iysane Dubeau, Héhane Laure Delorme, blame Miçhaud Jasmine Desmarais, Jacinthe Brind'Amour et Anne-Marie Turcotte NOUVELLES PERSPECTIVES Exposition des finissantes DEC - Techniques de métiers d'art OPTION CÉRAMIQUE du 13 au 20 juin 2008 Heures d'ouverture : mardi au vendredi de lOh à 17h Ouvert le samedi 14 juin de midi à 17 h Centre de céramique Bonsecours 444, rue Saint-Gabriel, Montréal, (Québec), H2Y 2Z9.Métro : Champ-de-Mars ou Place-d'Armes, t : (514) 866 6581, www.centreceramiquebonsecours.net Nous remercions le Conseil dés Arts de Montréal et la SODEC.pour !*»tir E L’Amer BLINDSIGHT Tous les soirs à 19h00 Les techniques d’auto-guérison.(V.O.S.-T.F.)Tous ies soirs à 19h15 ¦ Ce film vous motivera et vous inspirera.> en soirée à 21h15 / sam.dim.à 15h30,21h15 Pour tous les passionnés du Tibet MALarcpa M \.Iv.MlRPtUlk Saisi NE MANQUEZ PAS XXY> et HELVETICA) DERNIÈRE SEMAINE! www.cinemaduparc.com 3575 Du Parc 514-281-1900 I consolant sa mère (Juliet Stevenson, l’humilité des grandes actrices au service d’un rôle, si petit soit-il), toujours noble derrière sa détresse d’épouse à la fois aimée et trahie.When Did You Last See Your Father?possède toutes les qualités dont la somme devrait ressembler à un film réussi: acteurs chevronnés, décors évocateurs d’une époque (des années 50 à la fin des années 80) mais jamais au goût ou-trancier, paysages pittoresques et musiques aux ambiances mélancoliques.Ce superbe emballage, une fois déchiré, laisse découvrir une collection de scènes anecdotiques, ni tragiques ni enlevantes, à peine phis excitantes que les timides soubresauts du quotidien.In retenue dont font preuve ces personnages, dignes tout autant dans la souffrance physique que dans la honte au sein d’un milieu étouffé par les conventions, apparaît édifiante, mais l’envie de les secouer nous tenaille souvent, le caractère poli (lire: autant sage que lustré.) du film fait sans cesse la preuve de la sensibilité d’Anand Tucker mais ne suscite rien de plus qu’un intérêt distant et limité.Alors que la sortie de When Did You Last See Your Father?coincide avec la fête des Pères, ce n’est sans doute pas un cadeau à faire au vôtre que de l’amener voir ce film qui aspire à copier joliment la vie (de famille) plutôt que de la transcender.Collaborateur du Devoir SOURCE MONGREL MÉDIAS Colin Firth et Jim Broadbent dans le film d’Anand Tucker ?.Uns Iratqus remarquable (.) qu'un «caftent De Cautre côté il I »X-C«HTHÏÏ itï FORUM 22 Di I AUTRE DÛTE WnHAKIN ?1- Vraiment anodin YOUNG PEOPLE FUCKING Réalisé par Martin Gero.Scénario d’Aaron Abrams et Martin Gero.Avec Carly Pope, Callum Blue, Diora Baird, Sonja Bennett, Kristin Booth, Josh Cooke, Aaron Abrams, Josh Dean, Peter Oldring and Enis Esmer.2008.Canada.91 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Voilà, il est enfin arrivé sur nos écrans, le film par lequel le scandale est arrivé.Young People Fucking, on commence à le savoir, est ce long métrage exhalant un tel parfum de décadence que le gouvernement conservateur a jugé bon d’en faire un cheval de bataille.L’enjeu?L’ordre public, si on se souvient bien.Après visionnement, un constat s’impose: les seules personnes susceptibles d’être offensées par le film sont sans doute celles qui répugnent à appeler un chat un chat Les autres n’y trouveront probablement aucun motif à en fouetter un.Et on ne parle ici que du langage, tantôt coloré, tantôt vulgaire, le plus souvent réaliste.Pour la fesse, et malgré un titre sulfureux à souhait, ce n’est pas tout à fait ça: des bouts de seins, quelques mamelons et deux ou trois postérieurs masculins, tout au plus.Pour demeurer dans les images libidineuses mais guère excitantes du film, on pourrait dire que Young People Fucking ressemble à un jeune homme peu expérimenté ayant une trique pas possible mais ne sachant trop quoi faire de son engin.Bref, c’est immature, et surtout très maladroit.Si vous vous attendiez à un succédané de Shortbus, passez votre chemin.Le premier film de Martin Gero aspire davantage à faire du Whit Stillman, en mode rut Ne réalise pas The ImsI Days of Disco qui veut Young People Fucking revêt la forme du film à sketchs où ceux-ci s’entrecroisent toujours dans le même ordre, au rythme de chapitres énoncés au début du film (préliminaires.action, orgasmes, etc.).Les protagonistes bénéficient du même type de presentation: les amis (amusants), le couple (caricatural), les ex (touchants), les colocataires (hésitants) et les collègues de travail (peu crédibles).Or ce lien thématique demeure ténu et les cinq segments semblent évoluer en vase clos.De fait le montage alterné qu'adopte fa production ne suffit pas à créer une impression de concomitance entre lesdits segments.L’écriture, à l’instar de fa réalisation, effleure la surface.Dès qu’une situation promet d’aborder avec sérieux l’un ou l’autre des enjeux, le ton vire généralement à la farce.Notre jeune homme métaphorique de tout à l’heure a quelque chose à dire, il souhaite le dire, puis.il panique et enchaîne avec une blague facile.Par exemple, fa saynète des colocataires met particulièrement en relief le malaise évident des auteurs face à une question qu’ils veulent pourtant manifestement soulever que font deux gars hétéros dans un trip à trois?C’est le genre de situation rêvée pour un film affublé d’un titre semblable, non?Or ce sketch ne va nulle part, ou plutôt n s’y rend en suivant sagement les ornières de la zone de confort On avance d’un pas, on recule un peu, on hésite, on se dégonfle.Et le spectateur soupire.Le jeu, au mieux sympathique, ne saurait faire oublier le terne de l’affaire.A l’évidence, le réalisateur n’a pas su obtenir de ses interprètes un registre homogène.L'exemple le plus probant de cette faillite est «le couple», où Kristin Booth joue ses scènes de manière réaliste face à un Josh Dean grimaçant qui semble s’être échappé d’une mauvaise sitcom.L’unité de lieu et de temps privilégiée (un décor par segment pour une action se déroulant en une seule soirée) confine Young People Fucking à une certaine théâtralité.Peut-être le projet aurait-il profité d’un détour du côté des planches, question de peaufiner le matériel.Et de réfléchir à une mise en scène.Collaborateur du Devoir SOURCE FILMS SÉVILLE Une scène de Young People Fucking, de Martin Gero Des croûtes à manger MILAREPA Réalisation: Neten Chokling.Scénario: Neten Chokling et Tenzing Choyang Gyan.Avec Jamyang Lodro, OrgyenTobgyal, Kelsang Çhukie Tethtong.Musique: Joel Diamond.Image: Paul J.Warren.Montage: Suzy Elmiger.90 min.ODILE TREMBLAY Le Tibet est à la mode et tout ce qui touche au toit du monde, envahi et colonisé par la Chine, fascine et attriste l'Occident.Des œuvres documentaires comme Ce qu il reste de nous ou Blindsight (en salle, cette semaine) sont courues, ainsi que les fictions tournées souvent au Bhoutan ou en Inde, car n'entre pas au Tibet qui veut Depuis quelques années, des bijoux contemporains comme The Cup ou des œuvres col-lées aux traditions millénaires (Voyageurs et magiciens) nous plongent dans l’univers des moines à robes safran, dans des paysages à couper le souffle.Des cinéastes occidentaux, Scorsese à la proue, ont revisité le parcours du dalaï-lama.Avec les manifestations pro-Tibet qui ont secoué le parcours de la flamme olympique à l’approche des Jeux de Pékin, la fascination publique devient passionnelle.Müarepa, un premier long métrage du lama tibétain Neten Chokling Rinpoche, s'il attire par son thème et son message bouddhiste, n'a hélas, sur le plan cinématographique, qu’une valeur bien limitée.Les montagnes de l'Himalaya demeurent pourtant aussi photogéniques que d’habitude, les costumes et les décors sont superbes.Ajoutez une climat d’onirisme et des rites magiques remplis de promesses.Mais comme directeur d'acteurs, scénariste et réalisateur, ce lama cinéaste, qui espère renflouer avec les recettes du film les coffres de son monastère en Inde, a bien des croûtes à manger.Müarepa se déroule il y a neuf siècles dans un petit village tibétain, où une veuve et ses deux enfants se voient réduits à l’état de Cendrillon par la belle-famille après la mort du riche mari.La mère humiliée persuadera son fils de parcourir montagnes et vallées pour s’initier aux sciences magiques chez un puissant sorcier afin de détruire le village au retour.Comment, une fois sa vengeance perpétrée, celui-ci renoncera au mal pour suivre les traces du Bouddha, tel est le sujet du film que de beaux acteurs, tantôt sans expressions, tantôt grimaçants, ne parviennent jamais à rendre crédible.Dans la peau du héros, Jamyang Lodro joue d'abrutissement de bout en bout Quant à cette histoire simpliste et sans nuances, elle relève presque de la série B, en mode exotique.Les méchants sont immondes, les victimes portent des haillons.Des trous béants dans le scénario suscitent des questions sans réponses: quel est le sort de la mère, de la sœur et de la fiancée de Milarepa quand il étudie au loin ou après la destruction de leur village?Mystère.Quelques scènes de sorcellerie apportent un parfum surréaliste, mais avec des effets spéciaux si amateurs quïls semblent appartenir à un cinéma d’un autre âge.Le héros est un personnage historique.Or le cinéaste a choisi d’aborder seulement la première partie de sa vie.Les enseignements bouddhistes auraient toutefois gagné en force si ses années de rédemption avaient été de la partie.Reste la splendeur du cadre, la grâce des vêtements, mais la candeur de ton, la lourdeur du message en dissipent souvent le charme, sans gommer toute fa joliesse d’ensemble mais en réduisant la portée du film à celle d'une œuvre pour toute la famille, sans dents ni vraie finesse.Le Tibet mérite mieux.Le Devoir t f \ LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET l> 1 M A \ ( H E l 5 .1 V 1 \ 2 O O S inéma Quelle effroyable catastrophe ! MONGROKI.MEDIAS Four Minutes est une rencontre improbable entre deux âmes écorchées, séparées par l’âge et les valeurs morales, dont la musique cimente la relation.À fleur de peau FOUR MINUTES (V.F.: QUATRE MINUTES) Réalisation et scénario: Chris Kraus.Avec Monica Bleibtreu, Hannah Herzsprung, Sven Pip-pig, Richy Müller.Image: Judith Kaufmann.Montage: Uta Schmidt.Musique: Uta Schmidt.Allemagne, 114 min, 2006.(V.o.avec sous-titres anglais ou français) ANDRÉ LAVOIE Les touches d’un piano et les barreaux d’une prison inspirent depuis longtemps les cinéastes, mais ils doivent sans cesse s’appliquer à éviter les clichés, aussi nombreux que les nids-de-poule dans les rues de Montréal.Une tâche complexe, c’est le moins que l’on puisse dire.Sous cet angle, le cinéaste Chris Kraus n’offre pas une partition parfaite dans Quatre minutes, mais il fait preuve d’une maîtrise suffisante des artifices narratifs pour nous faire croire à cette rencontre improbable entre deux âmes écorchées, séparées par les gouffres de l’âge et des valeurs morales.Vous aurez compris que la musique constitue le ciment de cette relation maître-élève, une étiquette qui vole en éclats à mesure que s’accumulent les crises, les coups et autres injures vicieuses, une spécialité de cette étrange virtuose.Traude (excellente Monica Bleibtreu, la mère de l’acteur Moritz Bleibtreu, comme quoi le talent est aussi affaire de génétique) sait d’ailleurs assez vite les repérer.Cette vieille femme acariâtre donne depuis longtemps des leçons de piano dans une prison encore hantée par les fantômes du nazisme puisque le lieu servait de base militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale.Lorsque Jenny (Hannah Herzsprung, animée d’une fureur à transpercer l’écran) y débarque avec fracas, sa violence foudroie tout le monde, mais Traude s’intéresse surtout à ce que ses deux mains peuvent accomplir.Capable de jouer du piano de toutes les manières, même dos au clavier s’il le faut, Jenny a renoncé à une carrière d’enfant-star pour des raisons peu à peu dévoilées.Convaincue qu’elle possède tous les atouts pour remporter un important concours, Traude fait de cette bombe à retardement sa protégée, tandis que ses compagnes de cellule la prennent comme souffre-douleur.Le caractère imprévisible de Jenny provoquera des situations tragiques, annulant ainsi toutes ses chances de réussite au concours.Peu de temps avant la finale, et sans l’accord des autorités du pénitencier qui ont coupé court aux ambitions des deux femmes, Traude décide de plier bagage, traînant avec elle son piano, plus lourd que d’habitude.Dans un style qui relève d'une mécanique parfaite-Schumann, ment huilée-ces deux personnalités opposées Beethoven en tout finissent par trouver un terrain d’en-et Mozart tente, liées par une pas- , sion commune et sur- resonnent tout rongées par des souvenirs qui définis-au cœur sent ]es femmes bles- j sées qu’elles sont deve- ae t el nues.Des visions fugi- ocnano tives d’un amour de jeu- 1 nesse de Traude entre aux ces mêmes murs ta- chés de sang et de horizons larmes (autrefois celui des Juifs) viennent bloques ponctuer les leçons ora- geuses du professeur autoritaire avec son élève récalcitrante, éclairant timidement des moüvations peu artistiques pour expliquer tant d’empressement à l’égard de Jenny.Schumann, Beethoven et Mozart résonnent au cœur de cet espace aux horizons bloqués, dans ce drame dont les enjeux sont clairement posés, les méchants (dont certains bien-pensants.) solidement campés et les émotions toujours à fleur de peau.Vous penserez parfois à quelques films baignés des mêmes sonorités (de Madame Sousatzka à Shine en passant par The Fianist, les titres se bousculent), mais tout cela est servi avec conviction, sincérité, jusqu’aux quatre dernières minutes de la fin; elles en mettent plein la vue, plein les oreilles.Collaborateur du Devoir THE HAPPENING Realisation et scénario: M.Night Shyamalan.Avec Mark Walil-berg, Zooey Deschanel John Ije-guizamo.Ashlyn Sanchez, Betty Buckley, Frank Collison.Image: Tak Fujimoto.Musique: James Newton Howard.Montage: Conrad Buff.ODILE TREMBLAY Ouille! On peut vraiment parler de ratage intégral pour ce désolant Happening, qui s'enlise dans l’amateurisme et l’invraisemblance à un point qui consterne.M.Night Shyamalan n’est peut-être pas un cinéaste de haut vol, mais son premier film, The Sixth Sense, avait su créer un climat de fantastique et d'horreur gratiné ketchup avec un jeune acteur étonnant (Haley Joel Osment) et un dénouemeni-choc.Signs, son second long métrage, se révélait déjà très décevant.Dans Le Village, il instaurait quand même un climat insolite.Shyamalan peut au besoin diriger des acteurs, tenir le public en haleine.Comment a-t-il pu perdre ainsi la main?I.e sujet de The Happening colle à son univers de fantastique et d'épouvante, l'idée de soulever les forces naturelles dans un paysage ensoleillé possède son potentiel, mais le cinéaste n'a pas su mener le projet à terme.L’intrigue a pour noyau un phénomène inexplicable de suicides en série à New York comme dans plusieurs villes et villages américains.Ui nature — virus?arme biologique terroriste?— sonne l’appel à la destruction collective.Mark Wahlberg joue ici un enseignant qui prend la tête d'un groupe de sinistrés.Fuyant avec son épouse (Zooey Deschanel, faiblissime), malgré une crise de leur couple tmal définie), et la tille d’un ami disparu (Ashlyn Sanchez, atone) , il est rejoint par de jeunes garçons et un groupe amorphe.Ils se réfugient dans la campagne philadelphienne en enjambant cadavres et arbres agressifs.Car la végétation (révoltée contre l'humanité destructrice) se retrouve bel et bien au cœur d’un thriller d’épouvante qui ne suscite que sourire ou ennui chez le spectateur, tant tout sonne faux.Dans liic Happening, tout, des prémisses extravagantes du scénario catastrophe au rythme chancelant d'une traversée apocalyptique, en passant par la vacuité des dialogues, la nullité de l’interprétation et une image sans intérêt, laisse soufflé.Wahlberg, qui a pourtant fait ses preuves dans Boogie Nights.Hie Departed (rôle en nomination aux Oscars), The Yards, etc., s’empêtre dans ses lacets de bottines comme un débutant que nul n’a songé à orienter.Seule Betty Buckley, en vieille sorcière à moitié folle, crée par moments une composi-lion inquiétante.Les liens entre les personnages sont confus, les péripéties absurdes, les réactions des gens à une effroyable catastrophe qui sème la mort n’ont aucun sens: ils crient à peine, marchent comme des moutons vers l’abattoir.Les suicides paraissent grotesques et le dénouement est cu-cul-romantique, déplacé et plaqué pour les besoins du happy end.Quant à la morale écologiste, elle ne passe guère l’écran.Le public amateur de sensations fortes n’y trouvera jamais son compte, faute de frissons, de rythme.de film en somme.Le Devoir ARCH AM BAULT 3) Une compagnie de Québécor Media APRÈS LA VIE DES AUTRES, LES FAUSSAIRES H — DE T AUTRE CÔTÉ, LE NOUVEAU JjiiM’fftLEMAND •"^ACCLAMÉ DANS LE MONDE ENTIER.mrnrm mm UN FILM OE CHRIS KRAUS SVENPIPPIG RICHY MULLER |ASMIN TARATABAI STEFAN KURT VADIM GLOWNA NAD|A UHt métropole , VERSION ORIGINALE ALLEMANDE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS PRESENTEMENT ri^^Fiisir^BRc^ii À L’AFFICHE! i V ORIGINALE ALLEMANDE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS CtNCMASAMC r— : IME MAS AMC —“H I CINEMA .Ile forum 221 I le clap 1 PALMARÈS DVD Résultats des ventes: du 3 au 9 juin 2008 MAGES OE QU&EC : 1806-2006 est MIAMI Season 5 RADIOHEAD Tl» Best of E LES MYSTERIEUSES CITÉS D’OR 1 MHTY HARRT RUMEURS Saison 4 HAnONAl TREASURE E : BOOK OF SECRETS RAMBO Vil MEET THE SMitTAMS 24 Saison 1 POIROT Coffiet3 ANGÉLIQUE Collection complète PRINCE RODOLPHE : L’HÉRITIER DESISSI DUCK, YOU SUCKER LA RUE DO RÉCOHBIT MOMMA JOKEY The Adventure Collection 400* AKMNERSAMf K QUÉBEC PHRJPPE NOIRET 3 grands films DOS ÉTÉS Saison 4 1 LOST Season 3 / y YVES SAINT LAURENT 29 MAI - 28 SEPTEMBRE 2 0 08 Premiere rétrospective couvrant tes quarante ans de création de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent.Une scénographie digne des plus prestigieux défilés de mode.L'exposition la plus glamour de l'été ! Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu a 21 h.Gratuit pour tes enfants de 12 ans et moins" ‘Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.MUSHH DUS BHAUX-ARTS DF MONTRÉAL Pavillon Michal et Kcnatu Hornstein www.mbam.qc.ca Renseignements : 514-285-2000 [n panenarui avec llMOtt tMw.I WM 411 vr |.u HKYI VISITES COMMENTEES DISPONIBLES En collaboration avec air canada @) IIMed H éusetnr tes Sami lament.Robe de année Homage a fajue Idétartl, Printemps été Wtt n 132 Fondation Pierre Beige - tes Sami lament Photo Meiandie Gmikingei I * .-1 18* édition ^PRESENCE ^AUTOCHTONE du 12 au 22 juin à Montréal 2008 TERRES EN VUES ( < ••• I *>.LANDInSIGHTS , * SocaéttpMttedWaMMdalBMhJitM info festival: 514.572.1799 Films et vidéos 10 jours de découvertes des Premières Nations Fictions et documentaires, du court au long, de la Nouvelle-Zélande au Mexique, de Brooklyn à Inukjuak, l’étonnant parcoursde la reconnaissance.Au Cinéma ONF - 1564, rue St-Denis SM i " WâÊ- * Wà MU m Ué lirban Nation Au-delà des genres, les films de Gisèle Gordon et Kent Monkman.13 et 20 juin, 19 h Cinémathèque québécoise 335, boul.De Maisonneuve Est Un vrai film de genre II* Miss Chief Eagle Testickle Trilogy perspectives contemporaii Huit artistes des Premières Nations illustrent leur questionnement sur l’identité, l’appartenance et le métissage.Du 10 juin au 5 octobre à la Grande Bibliothèque - 475, boul.De Maisonneuve Est Section Arts et littérature, niveau 1 - www.banq.qc.ca Entrée libre Une réalisation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et de Terres en vues EXPOSITIONS 17 Juin, 19 h - Café Volver 5604, avenue du Parc et 20 h 30 - Cinéma ONF 18 Juin, 19 h - Café L’escalier 552, rue Ste-Catherlne Est Sculpture: Denis Charette, Réconfort, 2008 V 21 juin, Gravure: Jasmin Gunn et Roger Nelson, Les Esprits parlent, 2008 Relief Gravures et sculptures Du 30 mai au 28 juin à la Guilde canadienne des métiers d’arts 1460, rue Sherbrooke Ouest Arts visuels Jour national des Peuples autochtones Cérémonie civique et Solstice des nations Une rencontre chaleureuse entre les peuples.10 h Belvédère Kondiaronk sur le mont Royal 20, 21 ET 22 JUIN Chants et danses, artisanats et démonstrations, tradition et modernité, Présence autochtone devient le lieu privilégié de rencontres et d’échanges dans un climat de ferveur et d’amitié.Rythmes nomades Avec Samian, Shauit et des rappeurs de Montréal 20 juin, 19 h SPECTACLES Des invités très spéciaux Les Atayals l’une des six ethnies aborigènes de Taiwan ?¦ %'.Les Boreades de la danse ^Ln.i-vous QUÉBEC l! rVAI*» 0 trvi ENSEMBLE L’événement populaire par excellence du festival Présence autochtone Des danseurs des trois Amériques partagent leurs traditions avec la fougue et la créativité de la jeunesse.21 et 22 juin Un grand spectacle pour célébrer le solstice Blues, Blanc, Rouge Richard Desjardins seul avec sa Guétard En première partie Kathia Rock assiaBa | Le peup e invisible de Richard Desjardins et Robert Monderie - 21 h 30 21 juin, 19 h Canada Québec « Il Montréal i LOTO QUÉBEC LE DEVOIR /Aboriginal Peoples aptn Television Network # 88,5.^7 f*Si k ck r«*oone TéléTQuébec ISPr 1
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