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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-05-20, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE LE MONDE L’ONU dénonce Israël après le carnage de Rafah Page A 5 Québec fait une nouvelle offre à Alcoa Page B 1 ?w w w .1 e d e v o i r LE DEVOIR V o l.X C V N ° 1 1 2 ?____________ LE JEUDI 20 MAI 2 0 0 i_________________________________8 7 <¦ + tax k s = 1 $ Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette Le vote favorable au Bloc se raffermit 64 % des bloquistes disent avoir fait KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Bloc québécois s’engage dans la prochaine campagne électorale avec des avances de neuf points sur le Parti libéral du Canada et de 20 points chez les francophones.Même si l'écart avec l’adversaire s’est quelque peu amoindri au cours des dernières semaines, le vote favorable au parti de Gilles Duceppe se raffermit.Au fil de départ et après répartition des indécis, le Bloc québécois mène avec 44 % des intentions de vote, sum par les libéraux avec 35 %.Le Parti conservateur du Canada obtient 10 % et le Nouveau Parti dé- un choix définitif mocratique ferme la marche avec 7 % des suffrages.Comme le révèlent les résultats de ce sondage Le Devoir-The Gazette-Léger Marketing, le vote demeure volatile: 46 % des Québécois interrogés affirment qu’ils pourraient encore changer d’avis.D’ailleurs, raîtoiSDnoifmAUüQüiBtc Après répartition FmcopfiMB Non-trucoplKiMS BQ | 44% 50% 17% PIC 35% 30% 60% PC 10% 10% 8% NPD 7% 7% 9% Autres • 4% 3% 6% VOIR PAGE A 8: BLOC ¦ La chronique de Michel David : Le facteur Harper, à lire en page A 3 Congés parentaux: l’entente reste muette sur la part d’Ottawa Le nouveau programme entrera en vigueur le 1er janvier 2006 TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Il aura Mu l’imminence d’une campagne électorale pour qu’Ottawa accepte de conclure une entente de principe avec Québec dans le litigieux dossier des congés parentaux.Or les parents devront patienter jusqu’au 1" janvier 2006 avant de pouvoir bénéficier du nouveau programme québécois d’assurance parentale.Qui plus est, l’entente de principe ne précise pas la part du financement de ce programme qui proviendra du gouvernement fédéral.Québec et Ottawa ne s’entendent toujours pas sim ce point crucial qui les oppose depuis 1996.Le conseil des ministres du gouvernement Charest a entériné hier l’entente de principe conclue avec Ottawa au cours de la fin de la semaine dernière.Le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, a reconnu que le déclenchement prochain des élections fédérales a permis de conclure la «meilleure entente possible».Il s’est bien défendu de donner un coup de pouce aux libéraux fédéraux de Paul Martin à la veille des élections.«Je n’aide pas Paul Martin, J’aide lesjamilles du Québec», a-t-il lancé en conférence de presse hier.Cette entente de principe comprend les mêmes dispositions que la loi 140 adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en mai 2001.Ainsi, le nouveau régime permettra à tous les travailleurs de bénéficier d’un congé de 40 semaines avec 75 % du salaire ou d’un congé de 50 semaines avec 70 % du salaire pour VOIR PAGE A 8: CONGÉS «Je n’aide pas Paul Martin, j’aide les familles du Québec» 4 ft J JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le programme québécois d’assurance parentale coûtera de 850 millions à un milliard de dollars par année.Le ministre Béchard n’a pas écarté que les cotisations versées par les employés et les employeurs soient revues à la hausse par la Régie des rentes du Québec afin de financer le nouveau programme.Air Canada conclut à l’impasse La société baisse pavillon devant la résistance acharnée des TCA Air Canada nie que l’un de ses principaux partenaires ait décidé de se retirer ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La tension est montée d’un cran hier, chez Air Canada, alors que la compagnie a conclu à «l’impasse» de ses négociations de dernière heure avec le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) et que la rumeur s’est mise à courir que l’un de ses principaux partenaires financiers avait décidé de se retirer de toute l’affaire.Mis en demeure par ses partenaires financiers de réduire encore de 200 millions ses coûts de main-d’œuvre, le transporteur aérien, qui tente d’éviter la faillite, a finalement baissé pavillon devant la résistance acharnée que lui opposaient depuis des jours les représentants de ses quelque 6400 agents de vente et service.«La réponse du syndicat à l’offre de la société en date du 17 mai ne montre pas une évolution suffisante pour Justifier la poursuite des discussions», a déclaré par voie de communiqué Paul Brotto, vice-président général de la planification et de la gestion des coûts.Cet aveu d’échec a fait l’effet d’une douche froide alors que la compagnie avait conclu, depuis deux semaines, des ententes de principe avec les sept autres syndicats représentant l’ensemble de ses 40 000 employés.«La prepositio» de la so-ciété aux TCA correspondait VOIR PAGE A 8: AIR CANADA Le langage des corps Carole Laure présente son nouveau film à Cannes Le déclin de l’empire des marques américaines Le respect planétaire pour la culture des Etats-Unis s’étiole, révèle un sondage réalisé dans 30 pays ODILE TREMBLAY ENVOYÉE DU DEVOIR FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR Cannes — Elle a vu briller plusieurs fois le soleil de la Croisette et à différentes époques encore.La France l’a adoptée et vice versa.Tout le monde connaît Carole Laure id.Du temps où elle était la muse et l’interprète du réalisateur de La Tête de Normande St-Onge, elle venait à Cannes au bras de Gilles Carie.Il était alors le maître d’œuvre des films, en portait le poids de la gloire ou de la mauvaise fortune.L’actrice aux cheveux noirs a quitté son camp pour un autre.Elle est derriè- re la caméra désormais et entend bien le rester.En 2002, la Semaine de la critique projetait id son premier film comme réalisatrice: Les Fils de Marie.Actrice, réalisatrice, productrice, Carole Laure y VOIR PAGE A 8: CANNES ¦ Autres informations en page B 8 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A6 rv> Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.___B 6 Télévision.B 7 Rich and powerful.Ainsi pourraient se résumer les Etats-Unis aux yeux du monde, selon un sondage récemment mené par NOP World.Mais ces deux termes triomphants camouflent en fait une antipathie planétaire face à la culture américaine, qui ternit l’image des grandes marques telles Nike, Coca-Cola ou McDonald’s.Entre janvier et mars derniers, NOP World, l’une des organisations les plus importantes au monde en matière d’études de marché, a orchestré un vaste sondage auprès de 30 000 consommateurs.Ceux-d, âgés entre 13 et 65 ans, étaient répartis dans 30 pays, à raison de 1000 répondants par pays.Si la firme réalise ce type d’étude chaque année, il y avait dnq ans qu’eUe n’avait pas abordé la question particulière des va- leurs américaines.«On savait que les gens étaient beaucoup moins positifs à l’égard des États-Unis, nos sondages et de nombreux autres menés à travers le monde le disent», a indiqué au Devoir Tom Miller, directeur général de NOP World, une division new-yorkaise du conglomérat britannique United Business Media.«Mais nous voulions savoir précisément ce que les gens pensent des États-Unis, des valeurs qu’ils incarnent.» Or la culture américaine rayonne moins aujourd’hui qu’en 1999.Même le Canada se range du côté de ceux qui partagent le moins les valeurs de son imposant voisin.Entre 1999 et 2003, notre grand pays est même passé du 15' au lO' rang des 30 nations interrogées au sujet de leur adhésion à Y American way of life.Tandis que le Venezuela, Taïwan et le Brésil sont les champions de l’alignement, Même le Canada se range du côté de ceux qui partagent le moins les valeurs de son imposant voisin VOIR PAGE A 8.DÉCLIN NEWSCOM La marque Coca-Cola inspire confiance à 52 % des répondants en 2004, comparativement à 55 % en 2003.4 \ 4 LE DEVOIR.LE JEUDI 20 MAI 2004 LES ACTUALITES Du bon usage de la mémoire d’Abe Limonchik Des proches de l’ancien politicien municipal désapprouvent qu’on lui dédie un ouvrage favorable aux défusions ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Des proches de l’ancien politicien municipal Abe Limonchik sont mal à l’aise et, dans certains cas, fâchés que le journaliste de The Gazette Henry Aubin ait dédié un essai favorable aux défusions à la mémoire de l’homme qui a incarné le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) pendant 30 ans.«C’est certain qu’Àbe n'aurait pas appuyé les défusions», a confié hier au Devoir Lise Limonchik, la veuve de l’ancien conseiller municipal.Grand défenseur de la démocratie locale et cofondateur du RCM, Abe Limonchik est décédé en décembre 2002.C’est lui qui avait négocié une entente avec Gérald Tremblay pour que le RCM se fonde dans l’Union des citoyens de Montréal (UÇIM), dont il est considéré comme un des fondateurs.«Le Grand Montréal et l’unification des anglophones et des francophones, c’étaient ses Abe Limonchik chevaux de bataille, et c’est pour ça qu’il a insisté pour que l’appui à la grande ville fasse partie de l’entente avec M.Tremblay», a dit Lise Limonchik.Au début de l’essai intitulé Who’s Afraid Of Demergers - The Straight Goods On Quebec’s Megacities (Montréal, Véhiculé Press, 161 pages), lancé mardi soir, Aubin dédie son livre «à la mémoire d’Abe Limonchik, 1930-2002, Monsieur Démocratie locale».Use limonchik note que cette dernière épithète convient parfaitement à son mari, lui à qui, insiste-t-elle, «M.Aubin a déjà consacré des articles touchants et élo-gieux».Mais elle affirme que son mari aurait totalement désapprouvé l’appui aux défusionnistes qu’Henry Aubin développe dans son livre.Elle raconte qu’au lancement du livre, mardi soir, avec sa fille Macha (comédienne connue notamment pour son rôle dans la série télé La vie, la vie), elle a été surprise de voir qu’il n’y avait pratiquement que des défusionnistes convaincus, arborant leur ruban bleu.L’hommage d’Aubin à Umonchik, «dans le contexte actuel», consiste en «une mauvaise utilisation du prestige d’une personne pour créer de la confusion dans la tête des gens», dit aussi Maria Teresa Hillar, ancienne du RCM, proche d’Abe Limonchik et maintenant vice-présidente à l’exécutif de ITJCIM.Surpris, Henry Aubin a précisé au Devoir que son livre n’est pas tant un essai en faveur du démembrement qu’un manifeste d’appui à la démocratie locale.«Si Abe était encore de ce monde, peut-être que la grande ville serait plus démocratique», a-t-il ajouté, se disant bien conscient que Limonchik n’aurait pas approuvé toutes ses idées.Au reste, dans son livre constitué de chroniques publiés dans The Gazette, Aubin reproche aux médias de langue française, spécialement La Presse, d’avoir surestimé la question linguistique dans leur analyse des défusions.Dernier sprint Justement, les défusionnistes ont voulu montrer un visage pluriel hier matin à Saint-Laurent en tenant une conférence de presse animée par deux militants «issus de la société civile», des non-élus: Daniel Fournier, de Montréal-Est, et Maria Tutino, de Baie-d’Urfé, soit une anglophone et un francophone.Les défusions, ce n’est pas «une question de langue ni de richesses», ont-ils déclaré en chœur.Ils souhaitaient du même souffle dénoncer les campagnes de peur organisées selon eux par les défenseurs de la ville et inciter les citoyens de toute ville «fusionnée par le Parti québécois» à signer les registres avant jeudi soir.«Cela ne signifie pas que vous êtes pour la défusion, ont-ils dit, cela signifie que vous voulez être consultés.» Les résultats des cinq jours d’ouverture des registres seront dévoilés demain soir dans les 42 villes québécoises fusionnées.Selon les décomptes officieux, près de 20 arrondissements sur 28 pourraient aller en référendum dans l’île de Montréal et cinq sur huit à Longueuil.Là où 10 % des électeurs inscrits ont signé le registre, un référendum aura lieu le 20 juin prochain.La carotte et le bâton pour contrer la prostitution de rue Montréal se dote d'un plan d'action de trois ans CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR La Ville de Montréal maniera à la fois la carotte et le bâton pour réduire le phénomène de la prostitution de rue à Montréal.L’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal d’ancienne Régie régionale), la Ville et le Service de police (SPVM) ont décidé d’unir leurs forces en déposant hier un premier plan d’action commun de trois ans sur la prostitution de rue.«En avril et mai, c’est le temps où les fleurs sortent.Les gens dans cette profession apparaissent sur la rue.On leur dira que s’ils veulent faire ce métier, ils doivent aller ailleurs.Pour ceux qui ont besoin d’aide, on fera tout ce qu’on peut, avec nos ressources limitées, pour les aider», a fait valoir le respon- sable de la sécurité publique à la Ville de Montréal, Peter Yeomans.Pas question, donc, de renouer avec l’idée d’une forme de secteur chaud, de red light, où la prostitution serait tolérée, un projet que l’administration précédente avait dû abandonner devant la levée de boucliers des citoyens du Centre-Sud.«Nous essayons de passer par la voie de la guérison», a précisé M.Yeomans.Avec la collaboration de l’agence de santé, on veut notamment dépêcher des intervenants sociaux auprès des prostitués en crise avant que ces derniers ne fasse l’objet d’une arrestation.Un projet-pilote en ce sens a permis d’aider 28 prostitués l’an dernier.On travaillera aussi à prévenir la prostitution par de la sensibilisation auprès des jeunes et des prostitués.Le plan d’action s’appuie sur des ressources existantes dans les différentes organisations; aucune somme supplémentaire n’y est prévue.La Ville ne renonce pas à mettre en application des mesures de répression pour renforcer le sentiment de sécurité des citoyens.«Il y a une grande mobilisation des citoyens qui veulent recouvrer leurs quartiers», a fait observer Jean-Guy Gagnon, du Service de police de la Ville de Montréal.Il a précisé que le nombre d’arrestations a augmenté depuis deux ans.En 2003, le SPVM a procédé à 600 arrestations de prostitués et 176 arrestations de clients alors qu’on estime à 500 le nombre de personnes qui vendent leur corps dans les rues de Montréal Une mascarade «Ça l’air d’une grande mascarade.Il n’y a rien de neuf là-dedans», a dénoncé la directrice du groupe de prostitués Stella, Claire Thi-boutot.Les organismes commu- nautaires se sont d’ailleurs retirés du comité consultatif de la Ville sur le sujet en mars dernier, jugeant qu’on misait trop sur la répression.Derrière cela, il y a carrément «un plan de nettoyage», estime Mme ThiboutoL «Plus il y a de répression, plus on a de misère à rejoindre le monde.Les gens n’ont plus accès à la porte d'entrée des services», aA-elle fait valoir.L’Association des citoyens du Faubourg, un quartier hautement affecté par la prostitution, a applaudi au plan d’action présenté hier.«Nous souhaitons que la Ville se donne vraiment les moyens pour la mise en place des mesures énoncées», pouvait-on lire dans un communiqué émis hier.Le comité de citoyens souhaite notamment que l’on cesse «de stigmatiser les quartiers les plus pauvres en y concentrant les services et en y tolérant des activités illégales telle la sollicitation sur rue et la vente de stupéfiants».Nos obligations suscitent l’intérêt Obligations à taux progressif Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100$.750 % sm 6,50 , 7'00 ¦—!— 5,25 1" 2* S’ 4* 5* 6* 7* 8* 9* 10* année Las taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.BONI DE la première année pour les nouveaux fonds REER.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Épargne Placements Visitez le www.epq.gouv.qc.ca Québec Déséquilibre fiscal Le PLC est prêt à travailler avec Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Les libéraux fédéraux ne reconnaissent pas le déséquilibre fiscal mais se disent prêts à «travailler main dans la main» avec le gouvernement Cha-rest pour le régler.«Je ne veux pas m’embarquer dans des concepts pour savoir s’il y a déséquilibre ou pas.Je constate qu’il y a des besoins que le gouvernement québécois a identifiés et que le premier ministre Paul Martin parle de concertation, d’ouverture et de définir ensemble de nouvelles façons de faire», a déclaré hier le président du Conseil privé, le ministre fédéral Denis Coderre.Ce dernier était de passage à Québec pour y vanter, quelques jours avant le déclenchement des élections fédérales, les réalisations de l’équipe libérale locale.«Ce qui m’intéresse, c’est m’assurer que les deux gouvernements puissent s’asseoir ensemble et répondre aux besoins.On veut avoir des ententes concrètes dans les régions.Nous, on croit à la péréquation, il y a là-dedans des choses concrètes pour aider les régions et les provinces», a dit le ministre Coderre.Selon ce dernier, peu importe la forme que la collaboration entre les deux gouvernements prendra.402 Dennis 197?Tissus signés • Cerruti 1881 - Zegna - Manotto - Zignone, etc.1118, rue Sainte-Catherine Ouest 2* étage, Montréal • (514) 861-3636 Heures d'ouverture : Lun.au ven.10 h à 18 h .Sam.10 h à 16 h Pear annoncer, appelez an 985-3322 ou an 1-800-363-0365 Mieux-être BEDARD clinique de Greffe de cheveux Tour hommes et femmes ilepuis 1974 Microgreffe folliculaire Chirurgiens: [> tVn* Bfciard Dr Michel Chagnon M.P., F.R.C.S.{O La solution naturelle et www.pbcdard.com permanente à votre perte de cheveux! 842-8449 Ouwn hindi lu ïïmbrdi: 9h00il7h00 Sherbrooke Ouest, bureau 301 Montréal © «Je comprends que la population du Québec et le gouvernement québécois constatent certaines carences.Il faut mettre l’accent sur la notion de partage.Le premier ministre [Martin] a dit qu’on veut s’asseoir avec les provinces et définir ensemble les besoins et les moyens d’y remédier», a déclaré le ministre Coderre.Une campagne sale Il s’en est pris violemment au Bloc québécois, principal adversaire des libéraux au Québec.«Pour un parti qui se veut propre, ils ont une campagne sale, a-t-il dit.Le Bloc est une franchise de la maison mère du Parti québécois.Us peuvent jouer sur l’humeur des gens.» Le point de vue libéral lors de la campagne au Québec sera de faire valoir que seuls des députés ministériels peuvent réaliser des choses.«Il faut la capacité de réaliser des choses, pas faire 15 secondes de “clip” comme le Bloc.Nous, on réalise des dossiers», a poursuivi le ministre Coderre.Le slogan des libéraux de la région de Québec sera «Québec mérite mieux», un slogan qui paraît un peu cruel pour les trois députés libéraux fédéraux de la région qui sont déjà en poste et qui disent abattre une tâche colossale.i » LE DEVOIR.LE JEUDI 20 MAI 2004 A 3 LE DEVOIR POLITIQUE Diplômes à rabais : les anciens ministres ne savaient pas Pierre Reidy voit une «incohérence» qu’il promet de corriger PUn ITIMADH - JH 1 11 1 Michel David ?Le facteur Harper LH indignation populaire peut provoquer des raz-de-marée, mais c’est aussi une denrée périssable.Le grand drame des souverainistes est d’avoir dû attendre cinq ans après l’échec de l’accord du Lac-Meech pour pouvoir tenir un référendum.A en croire le dernier sondage Léger Marketing-Ie Devoir, l’effet du scandale des commandites s’est déjà largement dissipé, même à les Québécois, y compris les électeurs libéraux, ne sont pas dupes des prétendus efforts de Paul Martin pour faire toute la lumière.Remarquez, il n’y a rien d’étonnant à ce que la santé, autrement dit leur santé, soit leur plus grande préoccupation.Cela ne signifie pas que ce soit la seule.On peut très bien en avoir assez d’entendre parler des commandites sans les avoir oubliées pour autant D y a une différence entre cinq ans et cinq mois.Jean Lapierre n’aurait pas réagi aussi vivement au slogan du Bloc québécois, «Un parti propre au Québec», s’il avait cru à un coup d’épée dans l’eau.Cq jeu de mots sonne comme un acte d’accusation.À sa seule vue, les électeurs vont se rappeler que les libéraux ont les mains sales et qu’ils ne manifestent aucun respect pour la différence québécoise.Pis encore, ils ont conforté le reste du pays dans l’impression déjà largement répandue selon laquelle la différence québécoise consiste à confondre magouille et politique.Déjà, Pierre Elliott Trudeau nous avait qualifiés de «dégueulasse petit peuple de maîtres-chanteurs».Décidément, ces gens-là prennent soin de notre réputation.Le souvenir du scandale des commandites n’attirera sans doute plus de nouveaux électeurs au Bloc d’ici le 28 juin.La question est plutôt de savoir s’il réussira à conserver ses acquis des derniers mois.Même si le vote demeure volatile, les appuis du Bloc paraissent déjà plus solides que ceux des autres partis, selon les chiffres de Léger Marketing.Pour les consolider, il ne pouvait choisir meilleur slogan.Que leur retard sur le Bloc ne soit plus que de neuf points — plutôt que quinze, selon le dernier sondage Ipsos-Reid — a certainement de quoi encourager les libéraux, même si un écart de 20 points chez les francophones à quelque jours du déclenchement des élections demeure inquiétant La mauvaise nouvelle, c’est que Paul Martin a perdu ce qui constituait son atout essentiel, c’est-à-dire sa capacité d’incarner le changement S’il y avait une chose qu’ü souhaitait c’était bien de marquer une rupture avec l’ère Chrétien.Encore aurait-il fallu qu’il en prenne les moyens au lieu de se complaire dans les banalités.Jean Chrétien avait bien des défauts, mais il avait au moins de la couleur, tandis que M.Martin se révèle d’un drabe désespérant Ne pouvant lui-même jouer la carte du changement il a décidé de transformer en vision d’apocalypse celui que constituerait l’élection d’un gouvernement conservateur dirigé par un Albertain prétendument réactionnaire et antiquébécois.Nonobstant les fabulations de son organisateur pour Test du Québec, Tex-député péquiste Michel Rivard, qui évoquait une possibilité de 45 sièges au Québec, les chances que le PC effectue une percée significative demeurent très faibles.Les 10 % d’intentions de vote dont Léger Marketing le crédite demeurent en deçà du total des voix obtenues par le PC et l’Alliance canadienne aux élections de novembre 2000.En revanche, le PC est le deuxième choix de 26 % des personnes interrogées.Cela tient en bonne partie à l’aversion que le Bloc inspire aux électeurs libéraux et le PLC aux électeurs bloquistes, mais cela signifie aussi que Stephen Harper ne fait pas si peur.En fait les Québécois lui semblent moins hostiles quindifférents.Pour lui, c’est déjà un progrès notable.Le danger de contribuer indirectement à l’élection d’un gouvernement Harper était précisément un des principaux arguments sur lesquels comptaient les libéraux pour dissuader les Québécois de voter pour le Bloc.Encore faudrait-il que l’épouvantail fasse son travail.Plus encore que les commandites, c’est peut-être le facteur Harper qui déterminera Tissue des élections au Québec.Le sondage de Léger Marketing n’est pas de nature à inspirer plus de souplesse à Paul Martin sur la question du déséquilibre fiscal.Ce qui importe aux Québécois comme aux autres Canadiens, c’est qu’Ottawa investisse davantage dans la santé, peu importe la manière.C’est presque à contrecœur que le premier ministre Jean Charest s’est résigné à l’interpeller à l’issue du dernier conseil général du PLQ, où plusieurs voient dans le débat sur le déséquilibre fiscal un jeu très dangereux qui ne peut qu’apporter de Teau au moulin souverainiste.M.Charest est allé aussi loin que pouvait le faire le chef d’un parti dont les membres appuient la maison-mère fédérale de façon Tdve et inconditionnelle.Québec, on sait très bien que les chances de convaincre M.Martin de céder de nouveaux points d’impôt aux provinces sont d’autant plus faibles que la population n’est pas prête à se mobiliser.Alors que le système de santé craque de partout, celle-ci ne comprendrait tout simplement pas que le gouvernement lève le nez sur l’argent fédéral sous prétexte que les conditions d’Ottawa ne font pas son affaire.Si les libéraux réussissent à former un gouvernement majoritaire, M.Martin pourra légitimement prétendre qu’il a reçu le «mandat clair» — ça ne vous rappelle rien?— de mettre en œuvre un plan de réinvestissement qui conférera au gouvernement fédéral un rôle de gardien de l’intérêt national en matière de santé.Au cours des dernières années, le Québec pouvait au moins compter sur l’Ontario pour freiner les ambitions fédérales.En matière de relations fédérales-pro-vindales, l’actuel premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, est cependant considéré comme une lavette à Québec.Reste à espérer que le facteur Harper.mda vidCùledevoir.com MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR On ne gavait pas.Voilà ce que d’anciens ministres de l’Éducation ont répété à tour de rôle hier à propos des exigences de diplomation au secondaire, qui ne nécessitent ni mathématiques ni sciences, une «incohérence» reproduite depuis 23 ans.Surprise générale hier à la suite des révélations du Devoir qui ont mis au jour une pratique pour le moins discrète du ministère de l’Education (MEQ), laquelle pratique reconduit depuis 23 ans un ancien régime pédagogique n’exigeant ni maths ni sciences pour sortir du secondaire avec un diplôme.Alors que l’actuel ministre de l’Éducation, Pierre Reid, y voit une «incohérence» qu’il promet de corriger, trois anciens titulaires de l’Éducation confiaient tour à tour leur surprise devant cette pratique qu’Us jugent ennuyeuse.Pauline Marois, François Legault et Sylvain Simard, qui se sont suçcédé juste avant M.Reid à la tête du ministère de l’Education, ont avoué leur surprise à cette nouvelle.«J’ai été un peu étonnée de voir cela», a affirmé hier Pauline Marois, ministre de l'Éducation de 1996 à 1998.«Très sincèrement, je n’étais pas consciente du fait qu’on ne posait pas certaines exigences en mathématiques.» Si l’objectif de la réforme du primaire et du secondaire, püotée d’abord par Mme Marois, était de rehausser les exigences, «à trop travailler vers l’avenir on a peut-être négligé le présent», a ajouté Mme Marois, qui affirme qu’elle aurait corrigé cette situation si elle l’avait connue.Même son de cloche du côté de Sylvain Simard, qui a tenu les rênes du MEQ en 2002 et en 2003.«De facto, je pense que tout le monde croyait que ça allait de soi qu’on demande maths et sciences pour avoir le diplôme du secondaire, mais effectivement, le régime ne l'accordait pas», a expliqué hier le député de Richelieu, surpris et choqué.«Ce n’est pas un manque de courage mais d’information.J’ai été un peu choqué de ce réveil soudain de [Robert] Bisaillon.» En entrevue au Devoir il y a deux semaines sur l’actuel projet de régime pédagogique, M.Bisaillon laissait entendre que les exigences de diplomation n’avaient jamais été appliquées parce que, «politiquement, on avait peur des effets que ça aurait», renvoyant du coup fa balle aux ministres qui se sont succédé à ce poste.«Je suis surpris de voir ça, je ne me rappelle pas qu’on m’ait mentionné cette problématique», a expliqué hier François Legault, qui a dirigé le MÉQ de la fin de 1998 jusqu’aux premiers jours de 2002.«Si aujourd’hui on me posait la question, je dirais qu’il n’est pas question de donner un diplôme [d’études secondaires] sans maths ni sciences.» Le député de Rousseau voit même un paradoxe entre cette pratique et les résultats avantageux des Québécois à des épreuves internationales de maths et de sciences.«Lorsque j’ai modifié le régime pédagogique en 2000, c’était la réforme du primaire qui était en cause, pas celle du secondaire», s’est férocement défendu Tex-ministre de l’Éducation, rappelant qu’il a toujours prohibé le principe de diplomation à rabais.Des étudiants de l’école secondaire Saint-{ pour le moins discrète du ministère ans un ancien régime pédagogique n’exigeant i un diplôme.«Vous savez, l’éducation est un gros appareil, et l’appareil avait échappé un morceau, explique Sylvain Simard.Est-ce qu’on a un système d’éducation qui est sérieux?Si oui, on applique les exigences que l’on prône, ce que je ferais sans aucune hésitation.» Hausse des exigences Refusant de commenter les affirmations de son sous-ministre adjoint et les décisipns de ses prédécesseurs, le titulaire actuel de l’Éducation, Pierre Reid, voit une «incohérence» entre les pratiques passées de son ministère, qui a prôné la hausse des exigences de diplomation au secondaire sans jamais les appliquer.«H y a sûrement là-dedans une question liée à une technicalité», croit le ministre, qui s’est dit surpris de l’ensemble du dossier.«Je me suis assuré de la qualité de la formation en maths: elle est de bonne qualité.Sauf qu’il y a des éléments d’incohérence qui doivent être résolus.» Pierre Reid promet que les exigences seront rehaussées, et appliquées.«Absolument.Pour moi c’est indissociable, la sanction va avec le curriculum.C'est un tout cohérent.» Pour le professeur Claude Lessard, titulaire aux sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, cette nouvelle ébranle sérieusement la crédibilité du ministère de l’Éducation, qui carbure à un discours misant sur l’élévation des exigences depuis plusieurs années.«H me semble que ça fait 20 ans qu'on dit qu'on va redresser la barre, qu’on va remonter les exigences, et en apprenant des choses comme celles-là, tout ce qu’on JACQUES NADF.AU LE DEVOIR fait, c’est alimenter le soupçon populaire à l’égard de l'école publique», a expliqué M.Lessard, qui a appris lui aussi que le MEQ n’appliquait pas le régime pédagogique qu’il édicte lui-même.Le syndicat des enseignants du primaire et du secondaire voit une «incongruité» dans l’octroi d'un DES qui ne permet pas en soi d’accéder au collégial.«On a toujours demandé au ministère que le DES soit le même pour tout le monde», explique Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ).«Nous sommes d'accord avec le principe de rehausser les exigences, mais il faudra qu’on ajoute les ressources nécessaires», ajoute Mme Fortier.Pour le réseau collégial, qui a rehaussé ses propres exigences d’admission en 1997, ajoutant la nécessité des maths et des sciences au français, à l’anglais et à l’histoire déjà avalisés par le DES, les pratiques du MEQ dénotent un manque de transparence et de rigueur.«On s’explique mal qu’un étudiant qui a terminé son secondaire puisse ne pas avoir les prérequis pour entrer au collégial, ajoute Caroline Tessier, directrice des communications à la Fédération des cégeps.Nous sommes surpris.» Seule la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) voit en cette pratique un compromis entre les exigences et le «réalisme», comme Ta expliqué hier Annie Jomphe, conseillère en développement pédagogique à la FCSQ.«Le ministère a mis la pédale douce.Il s’est peut-être aperçu que, s’il appliquait ces exigences tout de suite, ça aurait des conséquences désastreuses sur la réussite», croit Mme Jomphe.Un règlement pour éloigner les criminels de renseignement PRESSE CANADIENNE NORMAN DELISLE Québec — Les personnes possédant des antécédents criminels graves ne pourront plus obtenir un permis d’enseignement au Québec, en vertp d’un projet de règlement étudié par le ministre de l’Éducation, Pierre Reid.Ce règlement dresse une liste d’infractions.Toute personne reconnue coupable d’avoir commis une de ces infractions ne pourrait recevoir de permis d’enseignement, à moins d’avoir «obtenu le pardon ou la réhabilitation», précise le projet de règlement, qui vient d’être publié dans la Gazette officielle du Québec.La liste comprend des infractions d’ordre sexuel, notamment avec des enfants à l’étranger, des infractions contre Tordre public comme la piraterie, le détournement d’avion, la fabrication d’explosifs, le braquage de banques, le proxénétisme, les infractions relatives aux maisons de débauche, le vol qualifié et l’extorsion, l’importation de drogues, l’enlèvement ou l’abandon d’enfants, etc.Les futurs enseignants devront, à l’embauche, signer une déclaration affirmant qu’ils ne font l'objet d’aucune condamnation relative aux infractions mentionnées.«Nous voulons vérifier s’il y a un consensus social qui existe sur les crimes incompatibles avec la fonction d'enseignant», a expliqué Julie Gpsselin, sous-ministre adjointe au ministère de l’Éducation.Un projet E est important de noter qui s’agit d’un projet de règlement qui n’est pas encore en vigueur.Le ministère de l’Éducation dévoile le projet afin de connaître les réactions des milieux intéressés, notamment les syndicats d’enseignants.On demande aussi à la Commission des droits de la personne de se pencher sur la compatibilité d’un tel règlement avec la Charte des droits.La procédure utilisée par le ministre Pierre Reid prévoit un délai d’au moins 45 jours au cours duquel toute personne intéressée à commenter le projet pourra le faire par écrit auprès du ministre.Ce n’est qu’au bout de ce délai que le projet pourrait devenir un règlement officiel, après son approbation par le conseil des ministres du Québec.La sous-ministre Gosselin a expliqué que des exigences semblables à l’endroit des professeurs existaient dans deux autres provinces, l’Ontario et la Colombie-Britannique, où les enseignants sont regroupés en ordre professionnel réglementé.E faut noter aussi que, si le règlement est adopté, il n’aura aucun caractère rétroactif et ne s’appliquera qu’à Tégard des nouveaux permis d’enseignement qui sont émis.Les réseaux primaire et secondaire du Québec comptent actuellement quelque 100 000 enseignants.Les garderies Par aiEeurs, un projet de règlement semblable a également été publié par le ministre de l’Éducation et pourrait s’appliquer, s’il est entériné, au personnel des garderies en mEieu scolaire, soit quelque 20 000 personnes au total.Dans ce dernier cas, U y a une nuance toutefois, car le personnel des services de garde en milieu scolaire «doit fournir annuellement à la commission scolaire qui les embauche une déclaration relative aux antécédents judiciaires».Le NPD dévoile sa première annonce télé PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Nouveau Parti démocratique a lancé sa campagne publicitaire télé hier en vue des élections fédérales qui devraient être déclenchées dimanche.L’annonce, la première de la série à avoir été dévoilée, fait «ressortir les idées et le choix positif qu’offre le parti aux Canadien (ne)s lors de cette élection», indique le NPD dans un communiqué.«L’annonce est un contraste frappant aux annonces négatives libérales rendues publiques hier [mardi].» Cette première production ne met en scène que le chef du parti, Jack Layton, puis des gens ordinaires à mesure que les messages thématiques apparaissent Cinq thèmes — qui correspondent tous à des promesses du NPD — sont mentionnés durant les 30 secondes que dure l’annonce: les soins de santé, les retraites, la TPS, l’environnement et la formation.«Les élections doivent être une affaire d’idées», dit M.Lay-ton dans l’annonce, sans toutefois associer des coûts à ses promesses.Dans son communiqué, le NPD dit avoir «des idées novatrices qui intéressent les Canadien (ne)s, comme l’amélioration des soins de santé par l’innovation et non la privatisation, la protection des pensions et diminuer le coût de la vie pour en améliorer la qualité en supprimant la TPS sur les produits de base pour les familles».Si l’annonce est du genre «positif», le communiqué du NPD est toutefois plus «négatif» puisqu’il s’attaque aux partis libéral et conservateur, particulière ment aux libéraux.«Les libéraux ont clarifié les choses: ils n’ont rien de nouveau à offrir en début d’élection; ils ne peuvent qu’attaquer les autres partis et taire leur feuille de route», peut-on y lire.EN BREF Le juge Lamer est aux soins intensifs Saint-Jean (PC) — L’ex-juge en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio Lamer, a été hospitalisé pour des problèmes cardiaques.B se trouvait hier au service des soins intensifs d’un établissement d’Ottawa.L’enquête publique qull présidait sur trois condamnations injustifiées, à Terre-Neuve, a dû être reportée, ont annoncé les autorités hier.Le magistrat, âgé de 70 ans, devait recevoir son congé de l’hôpital hier, mais la commission ne siégera pas de nouveau avant le mois de septembre.Martin charge Harris Ottawa (PC) — Si les Ontariens ont appris mardi qu’ils auront à subir des augmentations d’impôts, c’est à cause de Tanden gouvernement conservateur de Mike Harris.C’est ce qu’a prétendu ce matin le premier ministre du Canada, Paul Martin, qui se portait ainsi à la défense de son homologue ontarien libéral, Dalton McGuinty.M.Martin pense que le gouvernement Harris a appliqué de si fortes compressions qu’il a créé un déficit de services en Ontario, un rattrapage étant maintenant nécessaire.Et E prévient les Canadiens qu’un éventuel gouvernement conservateur fédéral ferait la même erreur.%r****u n I Michèle BENOIT Roger GRATTON Les «images du Plateau 44 pages-2.60$ GUERIN Découvrir montréal collection Ptieon sur rue En vente dans toutes les lidrairies $ LE DEVOIR, LE JEUDI 20 MAI 2004 A 4 ~ .-IES ACTUALITES- ÏN T - '^AwA'r/ W-ma&ïB vm rf* JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les problèmes de circulation ont augmenté de 54 % en cinq ans à Montréal, mais le réseau routier montréalais est toujours plus fluide que ceux de Boston, Miami, Saint Louis ou Atlanta.Le trafic montréalais reste fluide GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Bien que le niveau de congestion routière dans la région de Montréal ait augmenté de plus de 50 % en cinq ans, la ville demeurerait une des plus fluides en Amérique, selon un rapport publié hier par le ministère des Transports du Québec (MTQ).Ainsi, le réseau routier de Montréal permettrait une meilleure circulation à l’heure de pointe du matin que les réseaux de Boston, Miami, Saint Louis ou Atlanta, d’après des chiffres récoltés en 1998.Pour expliquer ces résultats, le MTQ mentionne que la métropole québécoise est celle qui montre dans ce groupe le plus fort taux d’utilisation du réseau de transports en commun.Mais cette bonne performance générale est relativisée par le MTQ lui-même, qui précise que la méthode de comparaison n’est «pas très élaborée».Les statistiques recueillies visaient d’abord à actualiser une étude similaire faite à Montréal en 1993.Il en ressort que les problèmes de circulation récurrents ont augmenté de 54 % en cinq ans, une hausse imputable en partie au vieillissement des structures routières et à l’augmentation de 17 % du nombre de déplacements effectués en automobile aux heures de pointe.On en comptait ainsi plus d’un million en 1998, ce qui place le réseau en état de «saturation».Sur ce million, 18 % ne subissaient aucune congestion, mais 33 % connaissaient au contraire un retard supérieur à 10 minutes.En moyenne, la durée des retards est passée de trois à quatre minutes.L’étude chiffre aussi à 779 millions les coûts reliés au ralentissement de la circulation.Des frais théoriques qui incluent l’évaluation du temps de travail perdu au volant (90 % du montant) et les conséquences environnementales des bouchons de circulation (utilisation de carburant, émission de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre).E N Uindustrie pharmaceutique américaine est poursuivie Saint Paul, Minnesota (AP) — Neuf grandes sociétés phannaceu-tiques américaines sont accusées d’avoir comploté pour maintenir les médicaments à des prix artili-deDement élevés aux États-Unis en empêchant des importations de médicaments moins chers du Canada.la poursuite a été déposée hier en cour fédérale américaine par un groupe de personnes âgées du Minnesota qui espèrent que leur action se transfonnera en un recours collectif à l’échelle du pays.Selon Peter Wyckoff, directeur du bureau régional métropolitain de la Fédération des personnes âgées du Minnesota, cette poursuite est une nouvelle étape dans le combat qu'elle mène pour obtenir un accès plus ouvert au marché canadien des médicaments.la poursuite allègue que les sociétés Ptizer, GlaxoSmithKline, Abbott Laboratories, AstraZeneca, Boeliringer In-gelheim, Eli Lilly, Merck, Novartis et Wyeth Pharmaceuticals ont uni leurs efforts pour empêcher les pharmaries canadiennes de vendre des médicaments brevetés à des citoyens américains.Dans un communiqué, Pfizer soutient avoir agi conformément à la régle- B R E F mentation fédérale américaine.«Im vérité toute simple, c’est que l’importation aux Etats-Unis de produits pharmaceutiques venant du Canada est non seulement illégale, mais aussi dangereuse, en cela qu’elle accroît les risques d’acquérir des médicaments contrefaits ou non homologués», soutient un porte-parole de la compagnie, Bryant Haskins.Aucune des autres sociétés ciblées par la poursuite n’a voulu commenter l’affaire.Effets de pluies (Le Devoir) — Les fortes précipitations en montagne ont une grande influence sur le niveau des rivières environnantes, des effets qui peuvent se faire sentir jusqu’à 50 ans plus tard, a expliqué un hydrologue de la Pennsylvania State University, de passage à Montréal à l'occasion de l’American Geophysical Meeting.«Nous avons toujours pensé qu’à une distance de plus de 20 kilomètres entre la montagne et la rivière, les fortes pluies n'avaient plus d’impact», explique Christopher Duffy, professeur en génie civil.L’étude de la région du Nouveau Mexique à partir d’un modèle dynamique par ordinateur l’a convaincu du contraire.C’est ainsi qu’il a découvert que ce sont les pluies diluviennes qui se sont abattues sur les montagnes Los Pinos dans les années 50 qui expliqueraient le niveau qu’atteint aujourd’hui le Rio Grande.DÉBAT-CONFÉRENCE : VOILE, KIRPAN, KIPPA : LA TOLÉRANCE.JUSQU’OÙ ?À l’occasion du 2e anniversaire de Toleranœ.ca Le webzine sur la tolérance www.tolerance.ca son directeur, M.Victor Teboul, et toute l’équipe de Tolerance.ca, organisent une soirée de discussion le jeudi 20 mai 2004 à 18h30, en compagnie de leurs invité-es spéciaux, dans le Salon Émile-Nelligan de la Maison des Écrivains, 3492, avenue Laval, à Montréal.(Métro Sherbrooke) IParmi les invité-es : M.Daniel Baril, journaliste, anthropologue et militant laïque.M'Julius Grey, avocat spécialisé en droits de la personne et immigration.Mme Isabelle Gusse, professeur de communication politique, UQAM, auteur de Je ne suis pas raciste, mais.M.Osée Kamga, critique littéraire.Dr Marc-Alain Wolf, psychiatre, auteur de Quand Dieu parlait aux hommes.L’animation sera assurée par M.Yvan Cliche, membre de Tolérance.ca et spécialiste en développement international.Invitée musicale : Monica Freire Un goûter sera servi à la fin,de la discussion.Entrée libre mais places limitées.Information : www.tolerance.ca Toleranœ.ca vise à développer des approches critiques par rapport à la diversité et à la tolérance.Événement organisé dans le cadre d'un projet réalisé grSce à la contribution financière de Patrimoine canadien.Audiences publiques sur le Suroit Gaz Métro voit le Suroît comme un dernier recours KARINE FORTIN PRESSE CANADIENNE La société Gaz Métro, qui fournirait le combustible nécessaire à l’exploitation de la centrale thermique du Suroît, estime qu’on ne devrait construire des usines de ce genre qu’en «dernier recours», quand la cogénération ou le chauffage direct au gaz naturel ne sont pas envisageables.«Nous ne sommes pas en mesure de juger de la nécessité du projet du Suroît.S’il est indispensable, il faut absolument qu’on le fasse.Mais il y a des moyens plus efficaces d’utiliser le gaz», a dit hier la vice-présidente de Gaz Métro pour la clientèle et l’approvisionnement, Sophie Brochu, à la Régie de l’énergie.Les données fournies par le distributeur gazier indiquent en effet qu’une centrale à cycle combiné comme le Suroît a un rendement de 52,2 %, comparativement à 76 % pour une centrale de cogénération qui produit à la fois de l’électricité et de la vapeur utile à l’industrie.L’usage direct du gaz, pour chauffer l’eau ou l’air, a un taux d’efficacité oscillant entre 80 et 90%.Gaz Métro est beaucoup moins nuancé au sujet du projet de TransCanada Energy, à Bécan-cour, qu’eDe considère comme absolument indispensable à court terme.«Dans ce cas-là, il n’est plus minuit moins cinq, il est minuit et quqrt», a martelé Mme Brochu.A son avis, la remise en question du projet, déjà approuvé par la Régie, serait extrêmement dommageable pour le Québec parce qu’il découragerait les investisseurs potentiels.«En cas de refus, bonne chance pour le prochain appel d’offres», a-t-elle déclaré.Même si elle salue la tenue d’un débat public sur l’énergie, la direction de Gaz Métro se dit préoccupée par le manque de connaissances des Québécois sur les questions énergétiques.«Il faut que la population comprenne qu’on ne peut pas être à la fois propre, fiable, pas cher et ne pas construire d’installations nulle part.Ça ne se peut pas!», a conclu la vice-présidente.FCEI pragmatique Contrairement au distributeur de gaz naturel, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) n’a pas l’impression que le Québec est rendu à la croisée des chemins en matière d’électricité.D’après les experts qui ont té- moigné en matinée à la Régie, le parc électrique déjà installé, le recours temporaire aux importations et l’efficacité énergétique devraient suffire à la demande intérieure en électricité et pour respecter les engagements d’Hydro-Québec pour les prochaines années.En clair, le projet du Suroît pourrait s’avérer trèç avantageux pour la société d’État, mais il n’est pas absolument nécessaire pour répondre aux besoins des consommateurs Québécois.Ces derniers ne devraient donc pas être forcés d’en financer l’exploitation.«Si le producteur veut se doter d’un tel équipement, on n’est pas contre [.] On dit simplement que c’est lui qui devrait payer», a insisté Richard Fahey, président de la Fédération pour le Québec.Centrales dédiées La FCEI souhaite par ailleurs qu’Hydro prenne l’habitude de dire aux Québécois quelles centrales servent à remplir ses engagements dits «patrimoniaux» (165 Twh à 2,9 C/kWh) et quelles autres sont plutôt dédiées à des appels d’offres du distributeur ou d’entreprises énergétiques situées à l’extérieur du Québec.L’association sait bien qu’il est impossible de suivre précisément chaque électron.Mais en faisant le bilan de ses engagements et de se?moyens sur papier, la société d’État permettrait aux autorités et à la population d’avoir une idée claire de la situation énergétique de la province.«On éviterait bien des surprises», a confié M.Fahey.La mesure aurait aussi pour conséquence de favoriser la concurrence dans le marché énergétique québécois.«Hydro ne pourrait plus sortir de son chapeau des blocs d’énergie disponibles dans ses centrales hydroélectriques — nécessairement moins chers que les autres», a souligné l’homme d’affaires.«Si la société d’Etat devait répondre aux appels d’offres avec ses centrales thermiques, parce que toute sa capacité hydroélectrique était utilisée, les offres des autres compagnies sembleraient peut-être plus intéressantes.» Dans la mesure du possible, Hydro préfère conserver le plus de marge de manœuvre possible, a cependant rappelé la porte-parole Marie Archambault.«De tout temps, on a exploité le parc de production dans son ensemble parce que c’est la meilleure façon de le faire, tout simplement.» Des cafés « surcaféinés » LE DEVOIR Cy est tendance mais aussi délétère.La consommation de café dans les grandes chaînes à la mode n’est pas sans danger en raison des hauts niveaux de caféine que contiennent plusieurs de leurs cafés, démontre une étude en laboratoire.Dans les dernières semaines, 10 échantillons de café régulier, de café glacé et de café latté ont en effet été passés au crible pour le compte de CTV News et du Globe and Mail, révèle, sous la plume du journaliste Alain Picard, le quotidien national dans son édition d’hier.Résultats?Deux d’entre eux, soit les cafés réguliers en format de 600 ml (20 oz) vendus chez Starbucks et Second Cup, atteignent un niveau de caféine fort élevé, proche de la limite des 400 mg qu’un adulte devrait ingurgiter par jour s’il suit les recommandations de Santé Canada.Ailleurs, chez les fournisseurs de cette boisson «qui fait dormir quand on n’en boit pas» — dixit l’écrivain français Alphonse Allais —, le niveau de caféine est moins élevé.Il va de 186 mg chez Java Stop à 270 mg pour le café de Tim Horton.Dans les versions glacées ou latté, la caféine se retrouve en des quantités qui varient entre 105 mg et 195 mg, selon les résultats de cette enquête.Amateurs de café, les Canadiens en consomment en moyenne 4,5 tasses par jour.Et certains en ingè- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les cafés réguliers vendus chez Starbucks et Second Cup atteignent un niveau de caféine proche de la limite des 400 mg qu’un adulte devrait ingurgiter par jour s’il suit les recommandations de Santé Canada.rent bien sûr un peu plus.Or, en trop grande quantité dans l’oiganis-me, estiment les autorités sanitaires fédérales, cette boisson diurétique et stimulante provoque insomnie, maux de tête, irritabilité et nervosi- té.La caféine est également mise au banc des accusés par plusieurs recherches scientifiques puisqu’elle contribuerait au développement de l’ostéoporose en altérant le calcium des os.Elle fait également monter la pression sanguine.Par ailleurs, cette substance peut parfois être bénéfique en prévenant le diabète et la maladie de Parkinson chez ceux qui y sont exposés.Raisonnablement Le sol québécois sous influence glaciaire LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR Entièrement recouvert de glace il y a 18 000 ans, le territoire sur lequel se sont installés les Canadiens et leurs voisins américains du centre et de l’Est subit encore les soubresauts de la fonte de cette vaste étendue, a expliqué AUSTRIAN AIRLINES > CRACOVIE hier une équipe de géologues, à l’occasion de la rencontre printanière de l’American Geophysical Meeting, qui se tient jusqu’à demain à Montréal.Grâce à un système de repérage par satellite (GPS), ceux-ci ont en effet pu observer que le territoire nord-américain est encore loin d’être statique en raison de la remontée qu’a connue le niveau du sol sous l’effet de la fonte des glaces.Conduite par Giovanni Sella, du département des sciences géologiques de la Northwestern University, l’étude américano-canadienne répertorie ainsi un patchwork étonnant de près de 200 sites qui démontrent la validité de cette théorie.Le GPS est un outil puissant capable de détecter des mouvements infimes allant jusqu’à un millimètre par année.L’équipe de la Northwestern University a ainsi relevé que des sites situés dans la région de la baie d’Hudson s’élèvent chaque année de près de dix millimètres, un mouvement très rapide selon les normes géologiques, autrement plus conservateurs.Plus on descend vers le sud, moins ce mouvement est grand.A la hauteur des Grands Lacs, il s’inverse alors que la terre s’enfonce d’un millimètre par année.Tremblements de terre Selon les chercheurs, ces infimes mouvements pourraient être à l’origine des mystérieux tremblements de terre qui secouent à l’occasion le centre du continent nord-américain, y compris la vallée du Saint-Laurent le nord de la Nouvelle-Angleterre et peut-être, le centre - des États-Unis et la côte atlantique, dont TerreNeuve.L’idée n’est pas neuve, mais les données concernant ces mouvements manquaient pour y donner suite.L’initiative devrait également - permettre d’en savoir plus sur les propriétés de la structure interne de la Terre.En effet les résultats initiaux obtenus par GPS laissent supposer que le manteau inférieur n’est probablement pas plus solide que ne l’est le manteau supérieur, ce qui contredit la plupart des théories émises jusqu’ici.Outre la Northwestern University, l’équipe derrière cette découverte compte des chercheurs is- - sus de l’University of Miami, de la Louisiana State University, de la Commission géologique du Canada et de la Division des levées géodésiques.ÏOUCOEUR tiiircuu de Recherche ik ASSOCIÉS Pr.hctrkf ttKiale ap/rliquïr SlMtttn- H phmfaaiion Marketing tir sert ira La référence en recherche sociale au Québec ‘ Recherche quantitative et qualitative/CNS * Évaluation de programme* 1 Recherche socio-économique et développement régional icon»»oira-nou«j ^ Expertise statistique » Évaluation de services à la clientèle k Profils socio culturels / Statmcdia www.etudesondage.com (514) 284-3 lOh ou 1-800-636-3106 ^ns 4 LE MONDE Scandale des prisonniers irakiens Première condamnation en cour martiale AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad et Washington — Le soldat américain Jeremy Sivits, premier GI à être jugé devant une cour martiale américaine à Bagdad dans l'affaire des sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d’Abou Ghraïb, a été condamné hier à un an de prison, la peine maximale encourue.Agé de 24 ans, Jeremy Sivits a également été condamné à la radiation de l’armée pour «mauvaise conduite» après avoir purgé sa peine de prison.Soldat «spécialiste», selon la terminologie en vigueur dans l’armée américaine, il a été rétrogradé au rang de simple soldat, jusqu’à son départ de l’armée.Il a écouté le verdict debout et est resté impassible lorsque le juge, le colonel James Pohl, a donné lecture du jugement À l’ouverture de l’audience, ouverte à la presse, le soldat avait plaidé coupable pour avoir maltraité et hit milié des prisonniers irakiens dans la prison d'Abou Ghraïb.Il a reconnu avoir forcé un prisonnier à rejoindre une pile d’autres détenus entassés sur le sol et d’avoir ensuite photographié un autre garde de la prison, le caporal Charles Graner, en train de faire semblant de frapper l’un de ces hommes.D a également reconnu avoir participé avec d’autres gardes à un plan d’humiliation consistant à empiler les prisonniers en pyramide.Avant l’ouverture du procès, trois autres GI également accusés dans l’affaire ont refusé de plaider lors de l’ouverture d’une série d’audiences préliminaires.L’unique juge, le colonel James Pohl, a convoqué les sergents Javal Davis, 26 ans, et Ivan Frederick, 37 ans, ainsi que le caporal Graner, 35 ans, pour une nouvelle audience le 21 juin.À Washington, les plus hauts responsables militaires américains en Irak ont reconnu hier au Sénat avoir commis des erreurs dans le traitement des prisonniers irakiens torturés par des militaires sous leurs ordres, laissant entendre que de nouvelles inculpations pourraient survenir.De nouvelles photos de sévices sont en possession du Pentagone, a annoncé le président de la commission des Forces armées du Sénat, John Warner, lors de l’audition des généraux John Abizaid, chef du commandement central, Ricardo Sanchez, commandant des forces américaines en Irak, et Geoffrey Miller, responsable des prisons de la coalition.«Sans aucun doute, nous avons fait des erreurs» à Abou Ghraïb et «j’en accepte la responsabilité», a d’emblée déclaré le général Abizaid.«J’en assume la responsabilité», a dit le général Sanchez peu après.«Nous avons commencé à organiser des cours martiales pour sept personnes et il pourrait bien y avoir plus de poursuites judiciaires», a précisé cet officier.Jusqu’à présent, sept militaires ont été inculpés dans le scandale des sévices à Abou Ghraïb.Le nombre de cas sur lesquels a été ouverte une enquête depuis la guerre en Afghanistan (automne 2001) se situe autour de 75, a indiqué le général Abizaid tout en démentant l'existence de mauvais traitements généralisés.Es se sont déroulés «en Afghanistan, en Irak et dans divers endroits», a-t-il toutefois reconnu.Selon un rapport interne de l’armée américaine, réalisé en mars par le général Antonio Taguba, la chaîne de commandement a une lourde responsabilité dans le scandale.Il y a «des problèmes d’entraînement, d’organisation», et des «changements très précis sont nécessaires en matière de doctrine», a estimé le général Abizaid en faisant allusion à des résultats préliminaires d’une enquête de l’inspection générale de l’armée, dont il a pris connaissance mardi.Le militaire a évoqué la nécessité de mieux définir ce que doivent faire et ne pas faire la police militaire et les services de renseignement Plusieurs centaines de photos de sévices ont été prises et un nouveau cédérom saisi par le Pentagone devrait être prochainement porté à la connaissance des parlementaires.UONU dénonce Israël après le carnage de Rafah AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Rafah — Quatorze Palestiniens, dont des enfants, ont été tués hier par l’armée israélienne, qui a tiré sur une manifestation à Rafah, dans la bande de Gaza, suscitant une vague de protestations dans le monde.Mais l’armée et le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, tout en exprimant leurs «regrets» pour le carnage de Rafah, ont affirmé que l’opération d’envergure lancée mardi dans la ville et le camp de réfugiés du même nom se poursuivrait Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier une résolution invitant Israël à cesser la démolition de maisons palestiniennes.Le texte a été approuvé par 14 membres du Conseil de sécurité et seuls les États-Unis se sont abstenus après avoir obtenu des modifications pour ne pas opposer leur veto, ont précisé des diplomates.La résolution exhorte Israël à respecter ses obligations au regard du droit international et insiste «sur son obligation de ne pas entreprendre de démolitions de maisons contraires à ce droit».Le texte appelle à un arrêt des violences et fait part de la «grave inquiétude» du Conseil au sujet de la situation humanitaire des Palestiniens privés de toit par le raid israélien dans le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a parlé de «crimes de guerre» et appelé à l’envoi de forces internationales pour «protéger» les Palestiniens.Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude, le président George W.Bush appelant Palestiniens et Israéliens à la «retenue».Dix Palestiniens, pour la plupart des adolescents, ont été tués et plus de 50 blessés quand l’armée a ouvert le feu sur quelque 500 Palestiniens manifestant dans le quartier Tal al-Sulten de la ville de Rafah contre l’opération israélienne.Six des tués sont âgés entre 11 et 18 ans, selon les médecins.Des témoins ont affirmé qu’un hélicoptère avait tiré des missiles sur les manifestants.Mais l’armée a indiqué que les morts avaient été pro- REUTERS Au moins quatorze manifestants palestiniens ont été tués hier par l’armée israélienne.voquées par des tirs à l’arme automatique et des obus de chars et a «exprimé [ses] regrets pour la mort d'innocents».Selon elle, les tirs visaient des hommes armés se trouvant panni les manifestants.Quatre autres Palestiniens ont été tués après avoir répondu, selon des témoins et des responsables palestiniens, à un appel de l’armée aux adultes de sortir des maisons et aux hommes armés de rendre leurs armes à Tal al-Sultan.Parmi eux, un enfant de 13 ans qui accompagnait ses deux frères sortis les bras en l'air.L’année a démenti des tirs sur des Palestiniens ayant volontairement quitté leurs maisons.Yasser Arafat a appelé «le quartet (ONU.Russie, Etats-Unis, Union européenne), les pays arabes.IX)tga-nisation de la conférence islamique |OCI] et le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre les décisions nécessaires pour faire face à ces crimes atroces*.Mais le porte-parole de l’année, le général israélien Ruth Yaron, a affirmé que l’opération continuera malgré tout.Pour M.Mofaz, celle-ci est «vitale et indispensable et se poursuùm tant que cela sera nécessaire».En revanche, le ministre de fa Justice et chef du parti centriste laïque Sltinouï, fa deuxième formation du gouvernement, Vossef 1 apid, a déclaré: «Ce qui s'est passé à Rafah est une tragédie humaine et politique qui résulte de la présence de nos f trees dans la bande de Gaza, et cela ne peut plus durer» Mardi, 20 Palestiniens ont été tués dans l’opération lancée par l’année à Rafah.Celle-ci, baptisée «vArc-en-ciel et nuages», est 1a plus importante menée dans ce secteur depuis le début de l’intifada, en septembre 2(XX), et son but annoncé est de détruire les tiumels creusés sous la frontière et de capturer les activistes qui s’en servent pour fa contrebande d’an nés.Dans les faits, l’armée a commencé à opérer dans cette région après une attaque palestinienne qui a tué cinq soldats le 12 mai.Depuis cette date, 48 Palestiniens ont été tués à Rafah, où l’année a aussi détruit des dizaines de maisons, jetant dans 1a rue plus d’im millier d’habitants.À Wasltington, M.Bush a jugé «essentiel que les gens respectent les vies innocentes pour que nous puissions parvenir à la paix» et indiqué s’attendre à des «éclaircissements» d’Israël siu- fa mort des manifestants.Mais fa réaction de Wasltington reste très en deçà de l’indignation suscitée dans fa communauté internationale.Irak: une quarantaine de civils auraient été tués dans un bombardement américain AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Quarante Irakiens, dont des femmes et des enfants, qui célébraient un mariage dans un village de la région d’al-Qaëm, dans l’ouest de l’Irak, ont été tués hier dans un bombardement aérien américain, selon des télévisions satellitaires arabes et des témoins.Interrogée, l’armée américaine à Bagdad a indiqué dans un communiqué laconique qu’une opération militaire avait été conduite dans cette région contre un bâtiment soupçonné d’abriter des combattants étrangers.La télévision satellitaire al-Ara-biya, basée à Dubaï', a affirmé que des appareils américains avaient visé deux habitations dans lesquelles était célébré un mariage dans le village de Makredib, dans la région d’al-Qaëm, à la frontière avec la Syrie.Les avions ont également détruit d’autres maisons du village, toujours selon les témoins cités par la télévision arabe, qui a diffusé des images de corps enroulés dans des couvertures et déchar- gés de camions pour être enterrés dans le désert Selon la télévision qatariote al-Jazira basée à Doha, le bombardement mené par des hélicoptères américains a visé une grande tente montée pour les célébrations dans le village.Communiqué américain Le correspondant d’al-Jazira à al-Qaëm, Houssam Hassan, dans une intervention en direct à la télévision, a affirmé que des témoins lui avaient rapporté que 40 personnes avaient été tuées, dont 18 femmes et enfants.Joint par l’AFP, Mortada Hamed, un agriculteur de 35 ans à al-Qaëm, a estimé que «plus de 40 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées».M.Hamed se trouvait à 500 mètres de l’endroit où était célébré le mariage, dans une rue entre plusieurs maisons.«Les participants tiraient en l’air.Deux hélicoptères américains ont survolé les maisons et ont tiré», a-t-il affirmé.Selon le communiqué américain, «le 19 mai à 3k, les forces de la coalition ont mené une opération contre un bâtiment soupçonné d’abriter des combattants étrangers dans le désert, à 85 kilomètres de Houssayba et à 25 kilomètres de la frontière syrienne».Houssayba et al-Qaëm sont distantes d’une quinzaine de kilomètres.«Les forces de la coalition ont été la cible de tirs hostiles et un soutien aérien a été fourni», ajoute le texte, indiquant avoir saisi dans une maison «des armes, deux millions de dinars irakiens [.], des passeports étrangers et une radio satellitaire».Le communiqué ne fait pas état de victimes.D'autre part, l’assassinat lundi du chef de l’exécutif irakien Ezzedine Salim a été revendiqué par le groupe d’Abou Moussab al-Zarqaoui, selon des quotidiens arabes.Le meurtre avait déjà été revendiqué par un groupe inconnu, le «Mouvement de fa résistance arabe».Enfin, les Etats-Unis ont expliqué hier au Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il faudrait plus de troupes en Irak pour permettre que l’ONU retourne en sécurité dans ce pays.Le secrétaire général Kofi Annan avait retiré d’Irak tout le personnel non-irakien de l’ONU à la suite d’attentats le visant en août et en septembre.Singh devrait gouverner l’Inde REUTERS New Delhi — Le président indien Abdul Kalam a officiellement demandé hier à l’ancien ministre des Finances Manmohan Singh de former un gouvernement après la défection de Sonia Gandhi, la chef de file du Parti du Congrès.Personnalité respectée pour son intégrité et appréciée des milieux financiers, Singh, âgé de 71 ans, sera le premier premier ministre sikh de l’histoire de l’Inde.Manqué de Sonia Gandhi, qui a renoncé au poste en raison de la polémique suscitée dans l’opposition par ses origines italiennes, Singh, choisi par le Congrès pour la remplacer, s’est engagé à faire du «XXI' siècle [.] le siècle indien».D s’est en outre engagé à poursuivre les réformes libérales qu’il avait amorcées il y dix ans, ce qui a d’emblée contribué à rassurer les marchés en proie à fa panique ces derniers jours par fa perspective de l’arrivée au pouvoir de partis de gauche opposés à une trop grande libéralisation de l’économie.«Nous avons toujours dit que les réformes économiques se poursuivremt, avec humanité, a-t-il dit après avoir rencontré Abdul Kalam.Nous donnerons au monde et à notre peuple un modèle de réformes économiques qui encouragera le développement et créera de nouvelles occasions pour les pauvres et les exclus.» Cette annonce vient mettre un tenne à une journée de tractations dans les rangs du Parti du Congrès après l’annonce mardi du retrait de Gandhi,.attaquée par l’opposition pour ses origines italiennes.À 57 ans, la veuve de l’ancien premier ministre assassiné Rajiv Gandhi demeurera toutefois fa chef de file de son parti.Singh devra faire preuve d’une grande habileté pour gérer sa coalition'très disparate, soutenue par un Parti communiste dinde qui, ayant refusé tout poste ministériel, bénéficie de ce fait d’un incontestable pouvoir de blocage des décisions qui ne lui conviendraient pas.EN BREF Blair essuie des tirs de préservatifs Londres (AFP) — Le Parlement de Westminster était en état de choc hier après l’incident au cours duquel deux manifestants ont lancé des préservatifs remplis de farine sim Tony Blair, au grand dam de services de sécurité, pourtant en alerte contre des actes terroristes.Deux hommes, manifestant en faveur des droits des pères, ont lancé deux projectiles remplis de farine teinte à l’encre mauve sur le premier ministre, en pleine séance de questions au gouvernement Après un léger flottement le président de fa Chambre, Michael Martin, a prononcé fa suspension des tra-Tony Blair vaux.La nature non nocive du produit répandu n’a pu être établie avec certitude qu’après un examen d’échantillons recueillis par des agents de sécurité en tenue de protection NBC (nucléaire, bactériologique et chimique).Notre action «a soulevé le problème de sécurité au Parlement qui, selon moi, est colossal», a affirmé à l’AFP Michael Sadeh, porte-parole de Fathers 4 Justice (Pères pour fa justice), organisation qui a revendiqué ce coup d'éclat «Ce qui est drôle, c’est que les préservatif ont explosé en vol.[.] Cela vous montre que les préservatifs britanniques ne marchent pas», a relevé, un brin ironique, le porte-parole de l'organisation connue pour ses actions spectaculaires.Giuliani défend la réaction new-yorkaise le 11-09-01 New York — L’ex-maire de New York Rudolph Giuliani est venu défendre hier la réaction de sa ville et notamment des secours, mis en cause par la Commission d’enquête sur le 11 septembre 2001, dont les auditions ont parfois choqué une cité profondément marquée.Entendu pendant deux heures, M.Giuliani, devenu figure emblématique du drame pour la manière dont il a su gérer les événements, a ardemment défendu des sauveteurs «incroyablement capables».Dans un nouveau rapport préliminaire publié le matin, la commission indépendante, formée de cinq démocrates et cinq républicains, relevait que policiers et pompiers, dépourvus de systèmes permettant de se coordonner, n’ont pu travailler conjointement lors des attentats contre le World Trade Center.Pour M.Giuliani, «personne n’a privilégié son ego» parce que l’événement était trop énorme.«Notre ennemi n’est pas parmi nous, ce sont les terroristes, a insisté le maire.Je vous demande de tenir compte du fait que personne n ’avait jamais eu àfairefoce à un tel attentat.» D a justifié par la différence de leurs missions l’existence de deux systèmes radio différents pour les policiers et les pompiers, ce qui a pu expliquer les difficultés de communication.La Maison-Blanche condamne la rhétorique belliqueuse de Pékin Washington (AFP) — La Maison-Blanche a fermement condamné hier l’avertissement lancé par les autorités chinoises à Taiwan, estimant notamment que les termes employés par Pékin n’avaient pas «leur place dans le discours employé par le monde civilisé».«Les menaces, je cite, d’“écraser” Taïwan ou de l’ensevelir "dans une mer de fou", n’ont pas de place dans le discours du monde civilisé et Pékin ne fait que porter tort à sa propre cause en les utilisant dans de telles réactions», a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Scott McClellan.La Chine a promis d'«écraser» toute tentative d’indépendance de Taiwan, «quel qu’en soit le prix», alors que le président réélu taiwanais Chen Shui-bian doit prochainement être intronisé.Hommage à Gilles Vigneault Gilles Vigneault et le recteur Roch Denis Pour sa passion infinie des mots, ses portraits sensibles des gens du Québec et son talent à révéler les beautés de notre langue, l’UQAM a décerné le titre de docteur honoris causa à Gilles Vigneault.y' t LE DEVOIR, LE JEUDI 20 MAI 2004 A 6 EDITORIAL Le chantage Alcoa Au lendemain des dernières élections, le gouvernement Cha-rest annonçait qu’il ne donnerait pas suite à l’entente conclue quelques mois auparavant entre le gouvernement Landry et la multinationale Alcoa en ce qui concerne les projets de modernisation de l’aluminerie de Baie-Comeau et d’expansion de celle de Deschambault.Hier, Québec a présenté sa dernière proposition qui, même si elle devait être acceptée, coûterait les yeux de la tête.Quand cessera-t-on enfin de céder au chantage de ces voleuses d’énergie?1 y a quelques jours, les journalistes ont reçu un emballage cartonné qui contenait un rouleau de papier d’aluminium dévidé sur lequel était inscrit, en caractères gras: «On est au bout du rouleau.» Le communiqué signé par la Coalition régionale pour la modernisation de l’aluminerie de Baie-Comeau implorait Québec de s’entendre avec la compagnie.On comprend les gens de la Côte-Nord.Leur offensive est légitime, d’autant que le précédent gouvernement avait cédé la lune à cette compagnie à la suite d’une cuisante défaite subie lors des élections partielles qui avaient précédé de six mois la tenue des dernières élections générales.Le même gouvernement avait pourtant promis, un an plus tôt, de limiter les mégacadeaux d’électricité à un seul projet, celui d’Alouette-Alcan.Qu’à cela ne tienne, non seulement Baie-Comeau aurait aussi son bloc de 170 MW assorti d’un congé fiscal de dix ans et d’un prêt sans intérêts de 170 millions, mais l’engagement contenait la promesse d’un autre bloc de 500 MW et d’un prêt additionnel de 260 millions sans intérêt pour l’expansion de l’aluminerie de Deschambault.En somme, une histoire d’élections d’au moins deux milliards de dollars avec, en prime, une pression énorme sur le développement énergétique du Québec.Le gouvernement Charest avait donc raison de revoir ce dossier, mais Alcoa, profitant de l’atmosphère de panique ainsi créée dans la région, a haussé ses exigences au chapitre le plus sensible, celui du prix de l’électricité.Une tactique digne des bandits de grands chemins.Cette semaine, Québec présentait sa dernière offre dont le coût, si elle était acceptée, avoisinerait 800 millions pour le seul projet de Baie-Comeau, dont l’investissement total est évalué à., un milliard.C’est là l’équivalent d’une subvention directe de 60 000 $ par année et par emploi maintenu.Car il ne s’agit pas de créer de nouveaux emplois, au contraire: la modernisation entraînera la disparition de 250 des 1726 emplois existants.En guise de compensation, Québec voudrait qu’Alcoa s’engage à créer 500 nouveaux emplois d’ici dix ans, mais aux dernières nouvelles, la compagnie refusât d’aller au-delà de 300.N’oublions pas que cette subvention annuelle de 60 000 $ par emploi s’ajouterait au manque à gagner que subit déjà Hydro-Québec à cause des fameux «contrats secrets» signés en 1990, qui garantissent la livraison des 517 MW de base consommés par cette même usine de Baie-Comeau à un prix inférieur au tarif Lde grande consommation.Si au moins Alcoa transformât ici ses lingots, comme nos politiciens nous le promettent depuis longtemps, mâs non! Les gens de Bâe-Comeau exigent que Québec s’entende avec Alcoa, mais disons les choses franchement: ce genre d’entente ne répond à aucune logique.En subventionnant de la sorte des compagnies qui font du chantage en misant sur la misère d’une région, le Québec se comporte comme une république bananiè-re forcée de brader ses ressources pour fâre vivre les siens.Compte tenu des choix déchirants que nous aurons bientôt à fâre dans les dossiers des centrâes thermiques de Bécancour et de Beauharnois, il ne fait désormais plus aucun doute que le temps est venu de dire non aux projets d’âuminerie qui nous obligent à sacrifier notre environnement pour fournir des volumes gigantesques d’électricité à la moitié du coût de production à des multinationâes sans scrupules qui n’ont pour seul intérêt que la satisfaction de leurs actionnaires.Le choix de Gandhi le devoir Jean-Robert Sansfaçon ?" es membres du Parti du Congrès et les partisans de ce-Im-ci ont beau avoir essayé de convaincre Soma Gandhi de revenir sur sa décision, rien n’y fit elle ne sera jamâs .premier mimstre de l’Inde.La pression exercée par les | J responsables du Bharatiya Janata Party (BJP) par le I biâs d’une campagne xénophobe entièrement axée sur ’origine italienne de l’héritière de la dynastie des Gandhi a donc eu es résultats escomptés.Elle se retire mâs conserve tout de même le poste de présidente du parti, ce qâ lâ permettra d’imprimer son influence sur l'administration des affaires.Forte du pouvoir que lui confère ce poste, Sonia Gandhi a d’âlleurs poussé sur le devant de l’échiquier indien Manmohan Singh, ex-ministre des Finances, chez qui elle apprécie le mépris souverain qu’il a, dit-on, pour les intrigues de pââs.Contrairement à bien des notables du Parti du Congrès, Singh s’est abstenu de participer aux jeux et aux luttes de clans.Economiste de formation, ex-gouverneur de la banque centrale, Singh a une longue carrière de haut fonctionnaire derrière lâ.Politiquement, il s’est fât connâtre par ses années passées à la tête du ministère des Finances de 1992 à 1995.Appelé à la rescousse par le premier ministre de l'époque âors que l'Inde étât presque en faillite, Singh s’est distingué par une série de réformes qu’il a imposées,afin de freiner une inflation gâopante, assânir les finances de l’État et moderniser l’appareil de production du pays.On dit de 1m qu’il est à l’origine de la forte croissance économique qui caractérise l'Inde depâs le milieu de la décenme précédente.Partisan d’une économie mixte, on attend de lâ qu’il dévoile ses intentions en ce qui concerne la vague de grosses privatisations envisagées par son prédécesseur.Quelle politique va-t-il privilégier pour tout ce qâ a trait à la vente des parts majoritaires que l’Etat détient dans des banques, le pétrole et les compagmes aériennes Air India et Indian Airlines?À ce propos, en ce qâ concerne le pétrole, plus d’un observateur a noté que, sur ce front, Singh risque de heurter les partis commumstes qui font partie de la coalition formée afin de permettre au Congrès d’avoir la majorité au Parlement.Ces derniers ont clairement indiqué qu’ils s’opposeraient avec vigueur à tout ajustement des prix aux normes internatio-nâes qâ ont actuellement cours.Pour Singh et ses collègues du Congrès, les difficultés qui se présenteront tôt ou tard viendront probablement de la coalition hétéroclite formée à la faveur des dermères élections.On sât Singh être un fin économiste, il reste à savoir s’il sera un fin politique.Serge Truffaut ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-préaidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE IWTôBuS CkMk&NÎ MAu&iT ÇloOAn âifrtÇfun! LETTRES -4- Loto-Québec brasse les dés Télé-Québec et les régions On doit se réjouir de l’annonce faite récemment par Loto-Québec de la création d’un conseil indépendant pour contrer les effets du jeu pathologique.Félicitons son président et les élus qâ ont fait pression en ce sens.Le retrait graduel des loteries vidéo de milliers de bars et restaurants constitue égâement une excellente nouvelle pour toutes les familles québécoises.Ce sont de bien belles intentions, en effet II faudra maintenant voir si, là aussi, les dés ne seront pas pipés.C’est notre devoir à tous de rester vigilants.On doit se demander qâ fera partie de ce conseil et si celâ-ci aura les dents assez longues pour mettre fin aux abus de l’offre de jeu, particulièrement dans les quartiers les plus défavorisés, là où les gens, les enfants surtout, sont les plus à risques.D’autre part et bien que ce soit une bonne nouvelle en soi, ça ne change rien au problème des grat-teux répandus dans les cours d’école et du programme de prévention qui a été retiré des classes.Comme quoi un pas dans la bonne direction ne constiâe pas une panacée en soi.Maurice Nantel Montréal, le 17 mai 2004 Compressions à Télé-Québec Depuis quelques jours, des rumeurs de compressions à Télé-Québec circâent notamment en ce qâ concerne l’émission 1045, des Parlementaires.Télé-Québec est un petit bijou de télévision en matière de contenu.Une émission d’affaires publiques y serait menacée?Il me semble que la télé-réalité et que les Star Académie de tout acabit occupent déjà un espace télévisuel sâfisant Pouvons-nous lâsser une fenêtre ouverte sur un autre type d’information?Faut-il rappeler que Télé-Québec se syntom-se sans le câble et que la qualité est au rendez-vous?Télé-Québec joue un rôle dans l’information de type affaires publiques et le 1045, des Parlementaires y participe: lâssons donc Télé-Québec continuer à nous informer.Pierre Fournier Montréal, le 17 mai 2004 1045, des Parlementaires disparaîtra des ondes de Télé-Québec la sâson prochaine.Voilà ce que j’apprenâs cette semaine à la sâte des déclarations de M.Boisclair, député du Parti québécois.J’en sâs vraiment peinée pâsque je regardas régulièrement cette émission qâ m’informât de ce qâ se passe dans les régions du Québec.Pour une fois que mes taxes servâent à m’informer, j’en recevâs quelque chose.Maintenant, vers quelle télévision vâs-je me tourner pour obtenir ces informations?Radio-Canada a nivelé les informations des régions du Québec.Nommez-moi une seâe émission de ce genre sur cette chaîne! Vous n’en trouverez pas! Ce n’est m La Facture, m Enjeux et surtout pas Le Téléjournal qâ peuvent me dire où nous en sommes dans notre économie et notre câture.[.] L’information fait ausâ partie de notre câture et, plus que ça, elle sert à la transporter.J’espère que cette émission restera à notre antenne.Michelle Pelletier Les Eboulements, le 14 mai 2004 L’esprit de clocher L’esprit de clocher et la mentalité de village refont surface avec la possibilité de démembrement des regroupements municipaux.Arrivé à Québec en mâ 1938, je n’avâs pas tardé à rencontrer des gens qâ considéraient Montréâ comme une sorte de monstruosité qu’il aurait fallu, selon eux, défaire en plusieurs petites villes ou petits villages comme ceux d’où il provenâent Ils oubliâent âors que c’est précisément cette concentration de population qâ suscite l’imtiati-ve, attire les investissements de capitaux, bref, devient source de richesse et de progrès.Ce ne sont donc pas les belles petites villes et les magnifiques villages de la Gaspéâe, de Charlevoix ou de la Côte-Nord qâ fournissent le,s surplus nêts de taxes et impôts nécessaires à l’État du Québec pour le maintien de son armée de fonctionnaires, si importante par ailleurs pour l’économie de la ville de Québec.Ces surplus viennent plutôt des grandes concentrations de population de la région de Montréâ et de la grande activité économique qâ en résâte.> Je respecte l’opimon des autres et tente de comprendre leurs motivations.Mâs comme vieux citoyen de Québec (66 ans comme résidant de cette ville), je préfère demeurer dans une grande ville et ne porterai donc pas le «ti-casque» des défusionnistes.Léopold Jasmin Québec, le 13 mai 2004 Recensement de 2006 J’aimerais apporter des éclaircissements en ce qâ concerne la sous-traitance de certaines opérations du recensement de 2006 à la sâte de fa publication d’une lettre dans Le Devoir du 5 mâ sous le titre «Un recensement miné».Statistique Canada mène seâ l’ensemble du recensement, y compris fa collecte, le traitement et fa diffusion des données.Les renseignements recueillis auprès de fa population canadienne seront toujours sous fa protection et le plein contrôle de Statistique Canada.Seâs les employés de Statistique Canada (qâ, d’ailleurs, prêtent tous un serment de discrétion en vertu de fa Loi sur fa statistique) auront accès aux questionnaires remplis du recensement Ces questionnaires seront entreposés en toute sécurité dans des locaux contrôlés par Statistique Canada et toutes les données seront conservées dans un réseau informatique protégé n’ayant aucune connexion à l’extérieur de Statistique Canada Eh outre, dans le but de rassurer fa population canadienne, le site des opérations du recensement de 2006 fera l’objet de trois audits de sécurité indépendants menés par trois firmes de sécurité de fa technologie de l’information.Statistique Canada fait appel à fa sous-traitance avec certains fournisseurs, y compris Postes Canada, IBM, Imprimeries Transcontinentâ et Lockheed Martin Canada Le contrat avec Lockheed Martin Canada, limité à l'achat de logiciels et de matériel informatique spécialisés, représente environ 4,5 % du coût du recensement Én termmant, je tiens à préciser que Lockheed Martin Canada ne mènera aucune des opérations liées au recensement du Canada et qu’aucune donnée confidentielle ne qâttera le Canada Les Canadiens ne devraient avoir aucune in-qâéâde au sujet de fa confidentialité de leurs réponses au recensement Ivan P.Fellegi Statisticien en chef du Canada Ottawa, le 14 mai 2004 LIBRE OPINION Une moins belle histoire des Pays-d’en-Haut JEAN SANSTERRE Montréal On parle beaucoup dans les médias des enjeux des fusions CH-CLSC dans 1a région montréââse et fort peu de ce qâ se passe à ce sqjet dans les régions.Ceux qâ ont assisté à la séance du conseil d’admimstration de l’Agence régionâe des Laurentides le 28 avril dermer auront sans doute compris pourquoi.Un territoire comme la MRC des Pays-d’en-Haut dont fa population résidente est d’environ 35 000 habitants, a peu de poids démogra-phique.Même fa volonté quasi unanime de préserver un établissement acqâs de haute lutte ne pèse pas lourd face au roâeau compresseur de cette séance, donc, un comité-expert composé de personnes qâ oublient sans doute que cette MRC n’est pas qu’une destination touristique renommée pour ses terrains de golf, ses pentes de ski et ses lacs est venu expliquer à un auditoire stupéfait les motifs de leurs recommandations de fusionner le CLSC-CHSLD des Pays-d’en-Haut avec l’hôpital de la MRC voisine de Sainte-Agathe: population similaire, bassin critique insâfisant, adhésion des clini-dens au projet (10 médecins sur les 16 qâ ont donné leur avis).Selon des critères apparemment louables mâs ô combien réducteurs et malgré l’opposition unanime des instances locâes (munidpali-tés, groupes communautaires, groupes sodoé conomiques, forum des dtoyens, etc.), ils ont déddé qu'ils savâent mieux que la popâation elle-même ce qâ est bon pour elle.Alors que les coûts de fa santé au Québec sont en progression constante et représentent déjà plus de 40 % du budget de l’Etat, les préoccupations curatives ont eu préséance sur l’approche préventive en matière de santé publique.Quand les médecins et les administrateurs d’hôpitaux réclament plus de ressources pour répondre à 1a demande grandissante de services, on se dit qu’ils ont raison pâsque les urgences sont encombrées et que les listes d’attente s’allongent Pourtant, l’état de nos connâssances dé montre de façon incontestable que fa seâe solution à l’explosion des coûts de santé reste fa pré vention et l’intervention précoce, celle qâ est favorisée dans l'ensemble des CLSC et qâ permet avec des moyens financiers habituellement insuffisants, d’intervenir dans le milieu naturel bien avant que les problèmes ne dégénèrent et n’entraînent des hospitalisations ou des placements en institution.Pariez-en aux familles d’enfants autistes ou handicapés.Parlez-en aux personnes aux prises avec un problème de santé mentâe.Parlez-en aux âdants naturels qâ se démènent chaque jour pour garder à fa mâson le plus longtemps possible un parent malade.Certains mythes ont la vie dure.On se demande parfois si Séraphin Poudrier, le célèbre maire de Sainte-Adèle, est uniquement un per- ¦ " • Ta* sonnage de fiction.A force de couper un dollar en morceaux, on en arrive à distribuer des miettes, et ce, généralement à ceux dont la voix reste inaudible.S’il est vrai que nos hôpitaux ne répondent pas aux besoins de 1a population parce qu’Us manquent d’effectifs et d’éqâpements et parce qu’ils sont sous-financés, fa réponse ne consiste certainement pas à les favoriser au détriment des services de première ligne.Cette solution n'en est pas une, n’en déplâse aux gestionnaires, aux médecins et à nos gouvernants.Venez voir de plus près ce qâ se fait à Saint-Sauveur, à Morin Heights, à Sainte-Marguerite-Estérel et à Sainte-Adèle.Quittez vos terrains de golf et les pentes de ski quelques heures quand vous viendrez dans la région.Les Pays-d’en-Haut ne sont pas uniquement un endroit agréable où il fait bon prendre ses vacances ou se détendre.Comme dans bien d’autres régions, il s’y trouve des intervenants dévoués qâ font preuve de créativité et dont les innovations passent souvent inaperçues aux yeux de ceux qâ y viennent occasionnellement et se contentent d’en consommer les attraits.« LE DEVOIR.LE JEUDI 20 MAI 2004 A 7 IDEES m \ .r Iv - sj|J|k Le moratoire n’a pas empêché une augmentation notable de la production de porcs.JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Plus de tensions sur la question porcine Les principes de la levée du moratoire porcin sont louables, mais les conditions de sa mise en œuvre sont viciées ROCH BIBEAU Responsable de la commission de l’agriculture de l’Union québécoise pour la conservation de la nature -—=1 a ^nésie médiatique qui a sui- Lvi les importantes annonces gouvernementales telle celle faite le 13 mai dernier sur la levée du moratoire porcin met à mal les groupes environnementaux.Ceux-ci sont sollicités rapidement, parfois quelques minutes seulement après la publication du projet, pour une citation-choc tirée =====J d’une courte entrevue ou d’un communiqué écrit à la hâte.Pas question d’attendre 48 heures pour évaluer et bien comprendre le sens de ce qui est proposé.On vous fait saisir qu’après un tel délai, votre avis ne suscitera aucun intérêt Si votre position est nuancée et nécessite un minimum d’élaboration, on n’aura ni le temps ni l’espace requis.Les déclarations à l’emporte-pièce, les premières impressions globales vous classant dans le groupe des pour ou des contre offrent plus d’intérêt Ce qui précède n’aurait qu’un intérêt anecdotique si, sur une question aussi fortement débattue que la question porcine, cela n’avait pas pour effet d’obscurcir le débat de camper les acteurs dans les ornières habituelles — les écologistes et le monde municipal par rapport aux producteurs de porcs —, de ramener le débat là où il était avant les travaux de la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) portant sur le secteur porcin.Selon l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), l’appréciation du projet gouvernemental commande une importante mise en perspective.Ce projet s’inspire de principes louables qui respectent l’esprit des travaux du BAPE.Néanmoins, les conditions de mise en œuvre proposées sont viciées et risquent de conduire à la perversion des objectifs de départ.D’ailleurs, il apparaît que les craintes des producteurs de porcs en ce qui concerne certains éléments de mise en œuvre soient tout à fait fondées.L’industrie a tout à gagner d’une paix sociale qui donnerait une perspective stable et ordonnée du développement Double régime de règles Pour comprendre le projet gouvernè-mental, il faut le situer dans le contexte du double régime de règles qui s’applique aux exploitations agricoles.Contrairement à certains commentaires émis, l’État québécois ne transfère pas ses responsabilités aux municipalités.L’annonce du 13 mai vise à renforcer l’application du régime général d’obligations imposées à toutes les entreprises au Québec.Ce régime est principalement défini dans le Règlement sur les exploitations agricoles (REA) adopté en 2002.Le renforcement se fera par des mesures de suivi et d’inspection plus rigoureuses et par une politique d'écoconditionnalité.Ces engagements ont déjà été formulés par le passé mais n’ont pas eu de suite.En situant à 2010 la pleine mise en application des mesures d’éco-conditionnalité, on ne peut que constater la lenteur du processus.Sur ce premier volet de règles, ITJQCN a maintes fois rappelé qu'elles comportent deux faiblesses fondamentales.D’abord, elles sont essentiellement axées sur le contrôle de la charge fertilisante.D n’y a pas de mesures de contrôle de la charge polluante associée à l’utilisation des pesticides (le code de gestion des pesticides ayant peu d’applications en agriculture), ce qui devrait pourtant être un élément essentiel dans la détermination de la capacité de support du milieu.De plus, en 2002, ces règles ont exclu un outil simple et efficace de contrôle du développement agricole, soit la notion de région en surplus.Quand la production totale de matière fertilisante pour une région excédait la capacité d’absorption des sols et des cultures de cette même région, il y avait enclenchement d’un mécanisme de ralentissement dans l’établissement de nouvelles exploitations.Or, depuis 2002, même en période de moratoire, dans Chaudière-Appalaches et en Montérégie, pour ne donner que ces deux exemples, les nouveaux permis accordés par le ministère de l’Environnement l’ont été principalement dans les municipalités déjà en situation de surplus.Pour compenser cette lacune, le projet gouvernemental du 13 mai suggère, sans donner plus de détails, que les instances municipales pourront elles-mêmes déterminer la capacité d’accueil de leur territoire en fonction des bassins versants.Nous reviendrons plus loin sur les importantes difficultés de définition et de mise en application de cette approche au niveau municipal.Les règles au niveau municipal Le pouvoir de contrôle des municipalités sur l’activité agricole existe de manière réelle et structurée depuis quelques années déjà.La loi 184, adoptée en 2001, a conféré aux municipalités le pouvoir de zonage de production et de contrôle des distances séparatrices ainsi que, par extension, un pouvoir de protection des boisés.De plus, la politique sur les rives accordait aussi un pouvoir de définition des bandes riveraines.Plusieurs MRC ont adopté des règlements de contrôle intérimaire (RCI) définissant ce pouvoir de contrôle qui varie de manière sensible d’une MRC à l’autre.Néanmoins, ce contrôle ne peut s’exercer de manière arbitraire car chaque projet de RCI est évalué par le gouvernement québécois à partir d’orientations définies en 2001.Plusieurs projets municipaux ont été rejetés en vertu de ces orientations.La commission du BAPE a retenu comme valable l’idée de confier une plus grande latitude aux municipalités dans la gestion du développement agricole et a en conséquence demandé que soient modifiées les orientations gouvernementales.L’annonce du 13 mai dernier reprend cet avis.D est clair, contrairement à ce que craignent les producteurs, que les municipalités ne pourront pas définir un régime de contraintes aléatoires ou très restrictives sans devoir justifier ces règles de manière approfondie.Le BAPE avait d’ailleurs recommandé qu’en échange d’une plus grande souplesse, les municipalités soient tenues à un exercice plus rigoureux de justification fondé sur une connaissance approfondie des caractéristiques écologiques et sociales de leur territoire et quç le tout soit toujours encadré par la supervision de l’État québécois.Le 13 mai dernier, le gouvernement québécois n’a toutefois pas défini l’élargissement des pouvoirs conférés aux municipalités et l’étendue du travail à réaliser par celles-ci pour en arriver à exercer ces nouvelles prérogatives.Toutefois, en s’engageant à lever le moratoire le 15 décembre prochain, il se laisse tout au plus quelques mois, y compris la période estivale, pour définir les nouvelles règles, les mettre en application et surtout permettre aux municipalités de les mettre en œuvre.Notons au passage que seulement les deux tiers des municipalités en contexte agricole ont développé des règlements de contrôle intérimaire en vertu des pouvoirs conférés en 2001 par la loi 184.Qu’en sera-t-il pour les prochains changements?D est plus que prévisible que les demandes de permis pour de nouvelles porcheries seront sur les tables de conseils municipaux avant même que plusieurs d’entre eux n’aient pu réunir l’expertise et les ressources nécessaires pour les évaluer correctement dans le contexte des particularités de leur territoire.De plus, même le gouvernement québécois ne possède pas, en ce moment, de vue d’ensemble de la charge fertilisante véritable puisque la réception des bilans de phosphore n’est pas complétée.À quel moment les instances municipales auront-elles cet élément essentiel?Il y a tout à parier, comme le craignent les producteurs, qu’on s’enferme dans un immense bourbier juridique et administratif.Pour plusieurs municipalités, il sera très invitant de s’en sortir en ne définissant qu’un cadre très minimal de règles, laissant le champ libre à une nouvelle expansion désordonnée de fa production porcine.Pour éventuellement compenser les lacunes précédentes, le projet gouvernemental du 13 mai dernier demande aux municipalités d’évaluer sur fa base d'une consultation publique chaque projet nouveau ou d’agrandissement, conduisant à 1a production de 3200 kilos de phosphore (740 porcs à l’engraissement).À partir d’un processus d’évaluation environnementale, lui aussi non encore défini, les citoyens pourront, sans nuire à fa rentabilité du projet, demander l’application de mesures de mitigation.Plusieurs ont salué comme une première ce processus de consultation publique alors que les producteurs, tout comme les coalitions de citoyens opposés aux porcheries, l’ont dénoncé.Les premiers soulignent fa dynamique d’affrontement qui sera inévitable, ne laissant qu’aux entreprises dotées de fortes capacités de relations publiques l’aptitude à défendre leur projet.Les seconds dénoncent le caractère trop limité d’une telle consultation, qui ne leur permettra pas de se prononcer sur le fond de fa question, soit les zones d’implantation et le type de projet qui y serait compatible.Un projet gouvernemental à revoir Le vice fondamental du projet gouvernemental vient d’abord et avant tout de sa précipitation.À ITJQCN, nous partageons l’idée selon laquelle le moratoire doit être levé le plus rapidement possible.Mais 1a date proposée ne laissera en aucun cas la possibilité d’implanter les mesures de contrôle essentielles à un développement harmonieux.On risque d’y perdre des années d’efforts collectifs provenant des producteurs, des coalitions citoyennes et des instances étatiques pour définir des mécanismes opérationnels de contrôle et de limitation des impacts.Le prolongement du moratoire pendant quelques mois, voire sa levée progressive dans les zones à faible risque d’impacts, n’est pas une mesure catastrophique pour l’industrie.Tant les chiffres officiels sur le nombre de porcs stabilisés ou sur l’ocfroi de nouveaux permis démontrent que le moratoire n’a pas empêché une augmentation notable de 1a production, laissant ainsi, contrairement à ce que soutenait la Fédération des producteurs de porcs du Québec, une marge de manœuvre pour les entreprises.Par ailleurs, la définition de mécanismes de consultation publique doit en priorité conduire à fa délimitation, sur les territoires municipaux, des zones admissibles de développement, de fa charge et des caractéristiques des projets qui y soient compatibles, en fonction de considérations sociales et économiques.De cette manière, détachés des tensions associées à l’examen d’un projet très particulier, tous les groupes pourraient faire valoir leur point de vue sur les enjeux véritables d’aménagement à long terme du territoire agricole tout en laissant aux instances municipales un pouvoir pour lequel celles-ci possèdent une large expertise: le zonage.Une consultation publique sur chaque projet pris individuellement, sans vue d’ensemble de l’aménagement du territoire, conduirait fatalement à des affrontements frustrants, coûteux et répétitifs.À fa manière du zonage urbain, les consultations sur des projets spécifiques devraient se centrer en priorité sur les projets qui dérogeraient aux règles préétablies de détermination des usages du territoire agricole.L’industrie a tout à gagner d’une telle démarche de paix sociale qui donnerait une perspective stable et ordonnée du développement aux cours des prochaines années.Prendre quelques mois de plus pour lever le moratoire serait un investissement très rentable.Norman Spec tor L’espoir déçu e temps à autre, il est difficile de ne pas éprouver de la compassion pour le premier ministre Paul Martin.Pendant dix ans, M.Martin a été le grand espoir du Parti libéral du Canada Étiqueté comme un homme qui ne pouvait faire de mal à personne, U était vu comme celui qui se détacherait de son prédécesseur, Jean Chrétien, en faisant les choses différemment Mais dès les premiers jours de décembre, alors qu'il était devenu premier'ministre, les choses ont mal tourné et il a dégringolé de dix points dans les sondages.Un politicien n’a qu’une chance de se faire valoir auprès du grand public.Maintenant que les Canadiens et les Québécois ont fini par mieux connaître M.Martin, ils semblent l’admirer beaucoup moins qu'avant Jean Chrétien n'a jamais eu à faire face à une situation aussi difficile que celle dans laquelle se retrouve Paul Martin à fa veille du déclenchement des élections fédérales.C’est ce qui explique pourquoi l’équipe de M.Martin a préparé une campagne pubtiritaire négative.Pour le moment au Canada anglais, les attaques de M.Martin sont dirigées exclusivement contre le chef de l’opposition, Stephen Harper.Elles pourraient facilement s’avérer contre-productives, mais elles pourraient également trouver leur dble, comme ce fut le cas aux États-Unis, où le président George W.Bush a utilisé avec profit un tel procédé contre le candidat démocrate John Kerry.Id, en Colombie-Britannique, les libéraux ont dix points de moins et le NPD presque 25 points de plus qu'au moment du déclenchement des élections de 2000.À l’échelon national, les libéraux ont 12 points de moins qu’à la veille de ces mêmes élections.M.Martin se prépare vraisemblablement à diriger un gouvernement minoritaire, d’autant plus que le candidat du parti sortant perd habituellement quelques appuis au cours de la campagne électorale.Beaucoup d’analystes et de politiciens ont prévu qu’un parti conservateur uni n’obtiendrait pas fa majorité des voix de centredroite.Bien que ce parti commence fa campagne avec quatre points de moins que ceux obtenus par les deux partis de droite en 2000, il n’en est pas moins au seuil d’une importante percée en Ontario.Au Canada anglais, les libéraux sont menacés par un NPD revigoré par son nouveau chef, Jack Layton Fort d’un appui de 15 % dans les sondages, le NPD compte deux fois plus d’adhérents qu’à fa veille des élections de 2000.D’aifieurs, M.Layton a très bien compris que le fait d'attaquer le chef conservateur — comme son parti l’avait fait fa dernière fois — ne peut que joua- en faveur des libéraux en leur renvoyant les électeurs effarouchés.Au Québec, où ce scrutin a une saveur distincte, les libéraux sont entrés dans fa dernière campagne en devançant le Bloc québécois par dix points.Aujourd’hui, le Parti libéral traîne derrière le Bloc par 15 points, ce qui pourrait se solder par une perte massive de sièges.Chez nous, en Colombie-Britannique, M.Martin a promis de réduire notre aliénation, mais il est tombé de haut l’autre jour quand Tony Kuo, candidat déçu lors de fa nomination libérale dans fa circonscription de Burnaby-Douglas, l’a accusé d’être raciste.Les habitants de fa Colombie-Britannique n’accordent pas beaucoup de crédit à cette allégation.Vous pouvez dire beaucoup de choses négatives au styet des libéraux fédéraux —j’en ai moHnême dit beaucoup —, mais fa décision de M.Martin de nommer comme candidat dans cette circonscription le président de son parti, Bill Cunningham, n’est certainement pas attribuable à fa couleur de sa peau.Ce n’est pas que le parachutage de candidats dits vedettes contredise fa promesse de Paul Martin de faire les choses différemment Comme nos compatriotes ailleurs au pays, nous comprenons que ses engagements à réduire le déficit démocratique ne sont que des paroles en l’air.À la différence des autres partis politiques en Colombie-Britannique, les libéraux ont essentieUement dirigé une machine de patronage au cours des années, et ce, presque sans fa moindre organisation de base.Sur fa côte Ouest l’équipe de M.Martin a été critiquée pour ses tactiques de recrutement dans les universités et les communautés culturelles — ses listes de membership comptaient d’ailleurs un ou deux chiens morts — pour prendre le contrôle du Parti libéral et renverser Jean Chrétien.Mais ces mêmes tactiques sont également celles que préfèrent M.Kuo et certains autres candidats, qui se battent pour être nommés candidats.Ce qui contrarie le phis les habitants de la Colombie-Britannique, c’est le sentiment d’être devenus une attraction pour les médias nationaux Ainsi, vu de l’Ontario ou du Québec, on retiendra surtout de M.Ujjal Do-sanjh, un autre candidat libéral parachuté par M.Martin, qu’il est un ancien premier ministre d’allégeance néodémocrate.Mais id, à Victoria, il est perçu par les Colombiens comme l’était Km Campbell après qu’elle eut succédé à un premier ministre élu et mené son parti à sa phis grande défaite.Les néodémocrates, en parte cuüer, le voient comme un renégat et ils sont bien déterminés à lui faire mordre la poussière.Quant à M.Kuo, il a été interviewé par chacun des réseaux de télévision nationaux où il a déclaré, entre deux larmes, que le refus de sa nomination était «mm jour triste pour la démocratie».Pas une question ne lui a été posée et aucune réponse n’a été donnée afin de savoir pourquoi il voulait tant être élu député ou ce qu’il aurait fait, le cas échéant, pour les habitants de sa pro vince.En Ontario ou au Québec, Ujjal Dosanjh peut ressembler à un ancien premier ministre néodémocrate.Id, Q est perçu comme Tétait Km Campbell après avoir succédé à un premier ministre élu et après avoir mené son parti à sa plus grande défaite.Quant aux néodémo crates, ils le perçoivent comme un renégat et sont bien déterminés à le oattre.Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail nspectoriSglobeandmail.ca http.V/unvta members.shaw.ca/nspedor4 L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A rinfonnatioo générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint an directrur de l'information).Jeanne Corriveau (affaires municipal»), Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (édiumalùte, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et foils de société;.Jean Dion.LouisOiUes Francoeur (emvironmement).Benoit Munger (responsable du site luteruet), Jean-Pierre Legault (pupitre édita, idées, perspectives et sparts).Isabelle Paré (santé), Pauline Gravel (sciences) -, Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques)-.Martin Dudos, Michèle Malentant et Christine Dumaaet (relecteurs)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (pkotagmphrs) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels).Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Mompetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels), à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de I information).Dominique Reny.Éric Desrosiers.Alec Castonguay.Claude Turcotte; à l'Information Internationale ; Claude lévesque, Guy Taiileter.Serge Truffcut (éditorialiste); h l’information politique : Hélène Buzetti et Manon'CorneDier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec), Kathleen lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; iouise-Maude Kloux Soucy, Geneviève Otis-Dionne (commis) lu documentation Gilles Paré (dincteu&.Manon Deroroe.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy.Marlène CAté.Slavica Bogdanov.Véronique Gèraud, Christiane legault, Amélie Maltais.Jacques A Nsdeau.Claire Paquet Micheline Rueüand.Nadia Sebaï (pubhcitatres), Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bazinet tresponsable de la production), Nathalie /entait», Michel Bernatchei, Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault Iresponsable service d la clientèle, distribution et tirage), Gisèle lenard, (coordonnatrice d la promotion et à la sollicitation).MoniqueLHeureux.Use Lachapelle.Rochelle Leclerc L'ADMINISTRAT!ON Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Germain Haeck (conlrtteur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe admimstralive), Claudine Chevrier, Chantal Rochon.Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-présidessl exécutif et directeur générât) t A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 20 MAI 2004 LE DEVOIR ACTUALITES CONGES SUITE DE LA PAGE 1 les 25 premières semaines et 55 % du salaire pour les 25 suivantes.Les pères disposeront d’un congé de paternité non transférable de trois semaines à 75 % du salaire ou de cinq semaines à 70 %.Le régime québécois sera plus généreux que le régime fédéral.A l’heure actuelle, Ottawa accorde un congé de 50 semaines à 55 % du revenu sur un salaire maximal de 39 400 $.Le plafond salarial admissible du régime québécois s’élèvera à 53 500 $.Le revenu minimum assurable passera quant à lui de 4380 $ à 2000 $.Les travailleurs autonomes seront admissibles au programme québécois alors qu’ils ne bénéficient pas du régime actuel.Et contrairement au régime fédéral, le programme québécois n’aura pas de délai de carence de deux semaines avant que les parents ne puissent toucher leurs prestations.Pour une employée à temps plein disposant d’un revenu annuel de 25 000 $, les prestations du régime québécois s’élèveront à 15 024 $ pour un congé de 50 semaines plutôt qu’à 13 581 $, comme c’est le cas à l’heure actuelle.Autre exemple, une travailleuse gagnant 52 500 $ par année recevra au total 31550 $ pendant 50 semaines dans le cadre du programme québécois alors qu’eDe reçoit 21010 $ avec le régime fédéral.Le programme québécois d’assurance parentale coûtera de 850 millions à un milliard de dollars par «innée.Le ministre Béchard n’a pas écarté que les cotisations versées par les employés et les employeurs soient revues à la hausse par la Régie des rentes du Québec afin de financer le nouveau programme.11 a cependant assuré que cette opération se fera en concertation avec le patronat et les syndicats.L’entente de principe ne précise pas le montant exact du financement provenant du gouvernement fédéral.Claude Béchard évalue la part d’Ottawa entre 650 et 800 millions de dollars.Jusqu’à maintenant, le gouvernement fédéral s’est contenté d’avancer un financement de 600 millions.«Oui, il y a un écart, mais c’est un écart qui est justifié par le fiait que nous n’avons pas les données les plus récentes de l’assurance-emploi», a souligné Claude Béchard.Le ministre a indiqué que deux formules de calcul de la part de financement du gouvernement fédéral figurent à l’entente de principe.Or il s’agit des formules qui opposent Ottawa et Québec depuis plus de sept ans maintenant La première formule, celle d’Ottawa, consiste pour le gouvernement fédéral à payer en fonction des prestations de maternité versées au Québec.La seconde formule, celle de Québec, prévoit le transfert de la part des cotisations des Québécois dévolue aux congés parentaux Comme le taux de natalité au Québec est plus faible qu’ailleurs au Canada, la seconde option est plus avantageuse pour le gouvernement Charest Québec et Ottawa devront s’entendre sur la formule à privilégier avant d’en arriver à une entente finale.La volonté ferme du premier ministre du Canada, Paul Martin, d’en arriver à une entente avec le déclenchement des élections peut expliquer le fait que les deux parties n’aient pas eu le temps de parvenir à un accord sur ce sujet L’entente de principe prévoit qu’un accord final devra être conclu au plus tard le 1er février 2005.Cette disposition suffit à rassurer le ministre Claude Béchard en ce qui a trait au respect de cette entente par le parti qui remportera les prochaines élections fédérales.Le régime québécois n’entrera en vigueur que le 1" janvier 2006 si tous les échéanciers prévus à l’entente de principe sont respectés.M.Béchard justifie ce délai de mise en application par le fait, notamment, que les deux gouvernements devront procéder à des changements administratifs en matière de perception des cotisations.Les négociations entre Québec et Ottawa sur les congés parentaux ont repris à la suite d’un jugement de la Cour d’appel du Québec survenu en janvier, qui a confirmé la compétence du Québec en matière d’assurance parentale.En février, Ottawa a porté ce jugement en appel, mais peu importe la décision de la Cour suprême, l’entente de principe prévaudra, a assuré le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier.L’entente de principe stipule que Québec détient la compétence exclusive sur le programme de congés parentaux.«Le gouvernement fédéral ne pourra pas s’ingérer dans ce programme», a dit M.Béchard.Le critique péquiste en matière de famille, Jonathan Valois, déplore que le niveau de financement provenant d’Ottawa ne soit pas précisé dans l’entente de principe.«Cette entente sert plus la famille libérale que les families du Québec», a-t-il lancé lors d’un point de presse.Claude Béchard et le ministre fédéral des Ressources humaines, Joe Volpe, procéderont demain à la signature officielle de cette entente de principe.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Hace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 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Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.BLOC SUITE DE LA PAGE 1 les conservateurs apparaissent comme était un deuxième choix pour 26 % des Québécois.De façon plus particulière, le deuxième choix de 39 % des libéraux serait le Parti conservateur alors que les bloquistes seraient divisés entre le PC (26 %), le NPD (24 %) et le PLC (22 %).Le Bloc québécois bénéficie toutefois de la plus forte proportion (64 %) d’électeurs dont le choix est définitif.En comparaison, 51 % des électeurs du PLC n’entendent pas changer d’avis.Mais les jeux ne sont pas faits pour autant, soutient le sondeur Jean-Marc Léger.«L’élection sera serrée au Québec.[.] Cest fascinant.R n'y a pas d’enjeux et peu d’intérêt, mais beaucoup d'éléments [sont] complètement imprévisibles», fait-il valoir.De fait, le périlleux dossier des défusions municipales, qui aboutira à la tenue de référendums le 20 juin, chevauchera la campagne électorale fédérale.L’impact des défusions est difficile à mesurer pour l’instant, souligne M.Léger.Ce dernier note toutefois qu’à court terme, certains organisateurs dans les municipalités risquent de manquer au rappel des troupes libérales.Aussi, le scrutin en début d’été risque d’amplifier le problème du taux de participation: certains électeurs seront déjà en vacances et pourraient bouder leur devoir.Lors des élections de 2000, le Canada a connu le plus faible taux de participation de son histoire avec 61 % dans l’ensemble du pays et 64 % au Québec.S’ajoute également le scandale des commandites, qui a écorché le premier ministre Paul Martin.Mais sur ce point, il semble que les électeurs n’y voient guère de sujet de préoccupation.Seulement 5 % des répondants estiment que c’est le sujet qui aura le plus d’influence sur leur vote.Or le Bloc québécois mise beaucoup sur ce scan- dale, tant et tellement qu’il en a fait le slogan central de sa campagne: «Un parti propre au Québec».«Cest un très bon slogan en début de campagne.C'est un choix judicieux, mais c'est moins sûr que ça va tenir la route tout le long des cinq semaines [de campagne].À l’inverse, le slogan libéral, “Allons droit devant avec l'équipe Martin’’, est dangereux puisqu'il essaie de corriger une impression négative et cache le Parti libéral», affirme Jean-Marc Léger.Ce sondage, réalisé auprès de 1005 répondants entre les 12 et 16 mai derniers et dont les résultats sont précis à trois points près 19 fois sur 20, tend à démontrer l’inconfort des électeurs face au scandale des commândites.Près de trois Québécois sur quatre (73 %) croient que Paul Martin n’a pas pris tous les moyens requis pour faire la lumière sur le scandale des commandites.Cet avis est partagé par 57 % des électeurs qui ont l’intention de voter pour le PLC.Toujours sur ce thème, le sondage tend à montrer que 53 % des Québécois voient d’un mauvais œil la tenue d’un scrutin.Ds jugent inacceptable le fait que Paul Martin déclenche un scrutin avant que toute la lumière ne soit faite sur ce dossier.Les bloquistes sont davantage (64 %) portés à croire qu’il faudrait attendre.Aussi, malgré ses efforts pour se distancier de son prédécesseur Jean Chrétien, le premier ministre Martin incarne la continuité du régime libéral pour 61 % des électeurs.D s’agit d’une hausse de six points comparativement au coup de sonde de Léger Marketing effectué en décembre dernier.Malgré cela, Jean-Marc Léger estime que «les libéraux seront capables de parler d’autres enjeux et de contrôler l’agenda de campagne».Si les Québécois se disent peu préoccupés par le scandale des commandites, ils sont 29 % à désigner le dossier de la santé comme étant prioritaire.D’autres questions les préoccupent, dont l’emploi et l’économie (18 %) ; l’éducation (11 %), l’environnement et la qualité de vie (10 %), le déséquilibre fiscal (7 %), la souveraineté (5 %), le dossier de l’assurance-emploi (4 %), les,défusions municipales (2 %) et les relations avec les États-Unis (2 %).Le peu d’intérêt soulevé par l’option souverainiste du Bloc québécois place ce dernier devant un paradoxe, fait valoir M.Léger.«Si le Bloc n’en parle pas, les gens ne se sentiront pas interpellés.Mais s’il en parle, ü semblera déconnecté», analyse-t-il.Quant à la pfésence du Parti conservateur et de son chef Stephen Harper, les Québécois se montrent assez indifférents.On compte 27 % de répondants qui estiment qu’il serait désavantageux pour la province que M.Harper devienne premier ministre du Canada.Par contre, 30 % des Québécois interrogés n’y voient ni avantage ni inconvénient Ces résultats font dire à Jean-Marc Léger que Stephen Harper «ne fiait pas peur» à la population du Québec, contrairement à son prédécesseur de l’Alliance canadienne, Stockwell Day.«R y a un vote potentiel pour lui qui est inexploité.D’ailleurs, le Parti conservateur risque de nuire aux libéraux», souligne-t-ü.M.Léger ajoute que si les conservateurs font une véritable percée en Ontario, cela pourrait avoir un impact au Québec.Selon le sondeur, des sièges pourraient être gagnés par le PC dans la grande région de Québec, où un vieux fond conservateur a permis à l’Action démocratique du Québec de faire élire des députés lors des élections provinciales d’avril 2003.Ces circonscriptions font partie de la vingtaine au Québec que M.Léger estime être au cœur de la bataille électorale qui sera lancée sous peu; les 55 autres circonscriptions apparaissent comme des châteaux forts partagés entre libéraux et bloquistes.AIR CANADA SUITE DE LA PAGE 1 à ceüe qu’ont acceptée tous les autres groupes d’employés (FAir Canada et d’Air Canada Jazz, a poursuivi Paul Brotto.Nous sommes trop près du but pourfiiire marche arrière, at-îl toutefois ajouté.Nous allons par conséquent commencer immédiatement les pourparlers avec la Deutsche Bank et GECAS pour déterminer quelles seront les prochaines étapes.» Cest la banque allemande qui a exigé qu’Afa Canada réduise encore de 200 millions ses coûts de main
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