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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-06-16, Collections de BAnQ.

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JAMES JOYCE ÉTATS-UNIS Kerry attaque Bush sur le terrain économique Page A 5 4 www.ledevoir.com Québec se mêle à la fête des 100 ans d'Ulysse Page B 7 LE DEVOIR Loyer impayé: Québec veut saisir le chèque d’aide sociale TOMMY CHOUINARD Québec — Le gouvernement Charest souhaite resserrer les contrôles sur les assistés sociaux et remettre en question le principe d’insaisissabilité du chèque d’aide sociale.Lorsqu’un prestataire fait défaut de payer son loyer, Québec entend en effet saisir son chèque et en verser une partie directement à son propriétaire.C’est ce qui est dissimulé dans l’article 53 du projet de loi sur l’aide aux personnes et aux familles, qui a été déposé vendredi par le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard.Cette disposition controversée, qui pourrait même contrevenir à la Charte québécoise des droits et libertés, contredit l’esprit du plan d’action visant à lutter contre la pauvreté présenté par le gouvernement Charest en avril.L’approche coercitive, qui devait prendre fin avec ce plan, plaît toujours à Québec dans les faits.En vertu de l’artide 53, un propriétaire pourrait désormais s’adresser à la Régie du logement pour recouvrer son loyer impayé par un assisté social Si un jugement est rendu contre le prestataire, la Régie pourrait délivrer une ordonnance obligeant le ministre à remettre au propriétaire une partie de la prestation d’aide sociale.VOIR PAGE A 8: LOYER Claude Béchard NÉGOCIATIONS Jérôme-Forget suscite la furie des syndicats TOMMY CHOUINARD Québec — 3,25 milliards de dollars sur sue ans.Voilà tout ce que le gouvernement Charest se dit prêt à investir pwur à la fois régler la facture de l’équité salariale et hausser les salaires des 600 000 employés des secteurs public et parapublic dans le cadre du renouvellement des conventions collectives.Un geste de provocation, tranchent les syndicats.Ce redressement de la rémunération limité à 12,6 % sur six ans est loin de correspondre aux revendications du front commun syndical, qui s’élèvent à 12,5 % sur trois ans, c’est-à-dire 2,6 milliards de dollars.Et ces de-Jérôme-Forget mandes des syndicats ne concernent que les augmentations salariales.C’est sans compter l’équité salariale, dont la facture est toujours inconnue.Les négociations de cet été s’annoncent orageuses.«Les gens ne seront pas tous contents, mais nous estimons qu'à l’intérieur de ces bornes, nous pourrons répondre convenablement et raisonnablement à nos employés», a affirmé la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, en conférence de presse hier.VOIR PAGE A 8: SYNDICATS INDEX Monique Actualités.A2 Annonces____B 5 Avis publics.B 4 Carrières.B 3 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B1 Ul Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo________B 5 Monde.A5 Mots croisés.B 5 Sports.B6 Télévision.B 7 Martin passe à l’attaque Harper n'est pas parvenu à se démarquer lors du deuxième débat, en anglais REUTERS Le chef conservateur, Stephen Harper, et son homologue libéral, Paul Martin, souriants, avant d’entamer le deuxième débat télévisé de la campagne, qui s’est déroulé en anglais, hier soir, à Ottawa.MANON CORNELLIER ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le débat des chefs en anglais, le plus important des deux pour la formation du prochain gouvernement, a pris son envol à 20h hier soir, avec des protagonistes beaucoup plus mordants et à l’aise dans leur langue maternelle.Au moment de mettre sous presse, aucun des chefs n’avait clairement pris la direction du débat, même si les meilleures attaques sont venues de Paul Martin à l’endroit de Stephen Harper, son grand rival dans le reste du pays.Un Paul Martin éner-gique, qui s’adressait souvent directement aux électeurs par l’entremise de la caméra, a reproché au chef conservateur ses positions sur le droit des femmes en matière d’avortement et sur le mariage des conjoints de même sexe.«M.Harper a tort sur le droit des femmes, M.Harper a tort sur les mariages gais», a-t-il martelé aux téléspectateurs avec une détenni-nation peu commune depuis le début de la campagne.Les hésitations conservatrices ont aussi été prises à partie par le chef du NPD, qui a servi ses premiers jobs à Stephen Harper, le meneur dans les sondages nationaux.«Allez-vous rester neutre, vraiment, devant des questions aussi VOIR PAGE A 8: MARTIN ¦ Lire autres textes sur la campagne électorale en page A 3 Un débat plus relevé et plus dynamique que celui qui s’est déroulé en français Obésité: fini le Québec distinct Les Québécois prennent du poids, constate Statistique Canada y 2001 12,5% 14,5% 2003 13,9% 14,9% SOURCE: STATISTIQUE CANADA FABIEN DEGLISE Il y avait les apparences.Il y a maintenant les chiffres: l’obésité au Québec poursuit sur sa lancée en touchant désormais près de 14 % de la population adulte, révèle l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada, rendue publique hier.Une croissance de 1,5 point par rapport au portrait dressé en 2001 par l’autorité fédérale, qui rapproche maintenant la province de la moyenne canadienne en matière de surcharge pondérale et appelle du même coup à l’adoption de mesures concrètes par le gouvernement pour renverser la vapeur, ont commenté hier les spécialistes de la santé publique.«C’est surprenant, explique Paul Boisvert, de la Chaire de recherche sur l’obésité de l'Université Laval Jusqu'à maintenant, avec la Colombie-Britannique, le Québec pouvait se vanter d’être distinct en matière d’obésité, avec un taux largement inferieur à la moyenne nationale.Mais cette différence ne semble malheureusement plus tenir le coup aujourd’hui.» Pour cause.Sédentarité accrue et nouvelles habitudes alimentaires aidant, les tissus adipeux des Québécois — et des Québécoises — se portent de mieux en mieux, VOIR PAGE A 8: OBÉSITÉ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tranquillement, la population du Québec rejoint l’ensemble des Canadiens relativement au taux d’obésité.www.natlvelynx.qc.ca H w t ¦ ‘jïhi ¦£ Manikashuna §f Arts, métiers et traditions ^ au Parc Émilie-Gamelin i du 17 au 20 juin 2004 ai fqtiaririlalén s.nni'-futhennu '¦'1 Saini-Hui-' U >•! Mu-.irnt uu-i La Marche des danseur et I .J Boreades de la danse tepart sur la rue Samt-Dr-nis au su du 10 au 21 juin 2004 ( .madrï Québi Montreal n Devoir LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 J CI N 2004 A 2 LES ACTUALITES Exportation d’eau : Eau-Secours réclame d’abord un inventaire LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le ministre québécois de l’Environnement, Thomas Mul-cair, *met la charrue devant les bœujs» en voulant lancer l’exploitation des eaux souterraines au prolit des régions sans avoir préalablement procédé à un inventaire exhaustif de cette ressource, qui serait financé par le système de redevances prévu dans la Politique nationale de l’eau.C’est ce qu’a déclaré hier le président de la coalition Eau-Secours, André Bouthillier, en réaction aux déclarations faites la veille par le ministre Mulcair dans un bilan de l’ALENA prononcé devant le Forum sur l’intégration nord-américaine (FINA).Le ministre a souhaité que les régions puissent exploiter davantage leurs ressources hydriques souterraines, ce qu’il semble prêt à faire en libéralisant les exportations en vrac, plus précisé^ ment par citernes, un exemple qu’il a lui-même donné.M.Mulcair a toutefois émis une réserve, soit celle consistant à ne pas créer de précédent avec ce type d’exportations en vrac, un précédent qui entacherait le pouvoir de gérer nos eaux si la libéralisation faisait des exportations massives une activité commerciale qui relèverait désormais du libre-échange.L’impact «Ce que propose le ministre, explique le président d’Eau-Se-cours, c’est de sortir l’eau du sol sans qu’on sache préalablement l’impact de cette libéralisation sur les nappes elles-mêmes.On l’a vu devant la commission Beau-champ, les puisatiers ont faussé les rapports pour plusieurs raisons d’intérêt et le portrait des nappes que nous avons n'est pas fiable.C’est pourquoi la commission a recommandé à Québec d’investir plusieurs dizaines de millions pour faire un inventaire exhaustif des nappes.Il ne faut pas faire du développement économique sur leur dos!» André Bouthillier ajoute que Québec a un deuxième «devoir à faire», soit la mise en place d’un cadre pour gérer et régler les conflits d’usage en établissant des priorités et des limites d’allocation.•On ne peut pas, dit-il, continuera donner des permis d’exploitation des eaux souterraines à des personnes sans connaître les besoins des autres utilisateurs d'une région, leurs besoins prévisibles, et trouver un moyen d’autoriser l'exploitation commerciale sans que cela ne nuise aux besoins de base des familles et, en deuxième lieu, de l’agriculture.Pour faire ça, le ministre Mulcair n’a pas à lancer de nouveaux débats: les enjeux sont clairs depuis longtemps et ont été identifiés.Il n’a qu’à mettre en place les moyens proposés par la Politique nationale de l’eau, à savoir instituer un régime de redevances pour financer prioritairement l’inventaire des nappes, leur étendue, leur profondeur, leur taux de recharge, en somme, tout ce qu'il faut connaître pour éviter leur surexploitation.» A l’Assemblée nationale, hier, où le ministre Mulcair est revenu sur la question, le critique de l’Opposition, Stéphan Tremblay, s’est demandé si les forums régionaux sont la meilleure place pour la tenue de ce débat sur l’ex-ploitation des ressources hydriques régionales.Il s’est demandé notamment si des citoyens, dont les noms seraient tirés au hasard selon la formule choisie par le gouvernement, •vont être davantage en mesure de débattre d’une question aussi importante, alors qu’on sait très bien qu’il y a eu un vaste débat au Québec qui a duré près de cinq ans, dont la commission Beauchamp qui a écouté près de 400 mémoires et qui est arrivée avec des recommandations précises» ayant conduit à l’élaboration de la Politique nationale de l’eau.Le Devoir Défusions à Montréal Le débat Trent-Tremblay se poursuit ANTOINE ROBITAILLE Le débat entre le porte-parole défusionniste Peter Trent et le maire de Montréal Gérald Tremblay s’est poursuivi hier, à coups de communiqués portant sur les salaires des cols bleus.M.Tremblay avait affirmé lundi soir, lors d’un débat très vif diffusé sur les ondes de TQS, que dans le Westmount de M.Trent, en 2001, les cols bleus étaient mieux payés qu’à Montréal.Le maire infirmait ainsi la thèse du défusionniste selon laqueUe plus la ville est grosse et plus les syndicats y sont unifiés, plus les conditions de travail sont tirées vers le haut.Peter Trent a téléphoné au Devoir en colère hier matin, affirmant que tout cela est •faux, archi-faux».Lançant quelques jurons de son propre aveu indignes d’un gentleman, M.Trent lance: «Comment vouliez-vous que je me souvienne du salaire horaire exact de mes cols bleus?» Bref, dans l’intensité du débat, il n’a pas su répondre, donnant l’impression qu’il était «au tapis».Mais après vérification hier matin, il soutient que c’est l’inverse: Montréal rémunérait plus généreusement ses cols bleus que Westmount.«La grande majorité des cols bleus de Westmount sont classifiés, soit comme journaliers, soit comme chauffeurs», note-t-il.Or, selon les chiffres fournis par la mairesse de l’arrondissement, Karen Marks, en 2001, au moment de la fusion, journaliers et chauffeurs étaient payés 17,71 $ et 20,32 $ l'heure à Westmount (plus 18 % en avantages sociaux).Alors que dans l’ancienne ville de Montréal, ils touchaient des salaires de 19,82$ et de 22,86$ l’heure.En après-midi hier, le bureau du maire Tremblay a fait parvenir des chiffres totalement différents au Devoir, où l’on pouvait comprendre qu’un col bleu était payé 35,38 $ l’heure à West- mount par rapport à 32,74 $ l’heure à MontréaL Soit 2,64 $ de moins.«Ces chiffres ont été envoyés par l’arrondissement de Westmount en octobre 2003», a fait remarquer Christiane Mivil-le-Deschênes, attachée de presse du maire Tremblay.Qui dit vrai?En frit, les chiffres présentés par la Ville de Montréal tiennent compte de ce que coûte un col bleu à la Ville, en englobant les avantages sociaux, l’assurance maladie, l’assurance vie, la CSST, etc.Alors que les chiffres de Westmount «se bornent à la rémunération directe», a indiqué un fonctionnaire de la Ville de Montréal qui a requis l’anonymat Femmes et jeunes Par ailleurs, les «femmes de l’UCIM» (parti du maire Tremblay) ont organisé une conférence de presse, hier à LaSalle, pour lancer «un appel vibrant» pour le maintien de l'unité de la grande ville.Une des raisons: «les femmes n’ont jamais eu autant de pouvoir que depuis l’avènement de la grande ville».Les élues de l’opposition, membres de Vision Montréal, prétendent qu’elles ont été dans un premier temps invitées.«Ensuite, l’heure de l’événement a été déplacée parce que nous avions un conflit d’horaire, mais ils ne noqs en ont pas averties», soutient Eric Côté, l’attaché de presse de Pierre Bourque.Enfin, ce matin, le Forum Jeunesse de file de Montréal présentera la déclaration commune des jeunes en faveur de la grande ville et contre les défusions.Le groupe de rap Loco Locass y sera.Cécile Cladel, ancienne attachée de presse de Pierre Bourque et porte-parole de l’événement du Forum Jeunesse, affirme qu’on en profitera pour inviter la population à participer au «Love in» anti-défusionniste à Westmount, le 19 juin prochain.Le Devoir Ferveur exceptionnelle pour un vote par anticipation ANTOINE ROBITAILLE Le vote par anticipation sur les défusions, qui s’est tenu les 13 et 14 juin, a été très couru.Deux fois plus, en fait, que lors d’élections générales, a révélé le Directeur général des élections (DGE), hier.C’est le signe d’une ferveur inhabituelle pour un scrutin municipal, qui suscite ordinairement moins d’intérêt qu’un scrutin provincial.En tout, 103 991 personnes se sont prévalues de ce droit, ce qui correspond à 10,61 % des 979 744 électeurs inscrits sur les listes référendaires des 89 anciennes villes où se tiendra un référendum.Aux élections générales québécoises, le taux de vote par anticipation oscille entre 5 et 6 %, a déclaré Denis Dion, porte-parole du DGE.«Tout membre du personnel référendaire, toute personne handicapée ou toute personne qui a des motifs de croire qu’elle sera absente ou incapable de voter le jour du scrutin pouvaient s’en prévaloir», a souligné M.Dion.Le frit que la Fête des pères survienne ce même dimanche semble avoir motivé plu- wtst mount T JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Westmount, 22,83 % des inscrits ont déjà voté.sieurs personnes à voter à l’avance.D’autres facteurs sont évoqués par les observateurs: pour être gagnant, non seulement le oui à un référendum sur les défusions doit obtenir au moins 50 % des votes plus un, mais ce même pourcentage doit représenter au moms 35 % des inscrits.Bref, la pression sur les comités du oui pour «sortir le vote» est extrêmement forte.Ainsi, si tous les votes par anticipation enregistrés à Senneville étaient pour le oui, la défu-sion aurait déjà 28,59 % des inscrits pour elle.A Baie-d’Urfé, c’est 28,02 %.À Westmount, 22,83 % des inscrits ont déjà voté, dont le citoyen Jean Charest, qui a rempli son devoir dimanche (ce qui frit au moins un vote pour le non enregistré dans Westmount!).Dans la ville fusionnée de Longueuil, un peu plus de 17 % des électeurs inscrits ont déjà voté à Saint-Bruno et à Boucherville.A Québec, les plus hauts taux ont été enregistrés à Sillery (20,20 %) et à Saint-Augustin (17,50 %).Le plus haut taux enregistré est à Estérel, où 40,30 % des 474 personnes habilitées à se prononcer ont déjà exercé leur droit de vote.C’est principalement le camp du oui qui a incité ses sympathisants à se prévaloir de ce droit à aller voter d’avance, organisant dans plusieurs secteurs des systèmes de transport Le Devoir ooooo ON VOTE LE LUNDI 28 JUIN.ON PEUT AUSSI VOTER AVANT.Vous pouvtz voter avant le jour d'élection, si vous le désirez.Le vote par anticipation aura lieu le vendredi 18 juin, le samedi 19 juin et le lundi 21 juin, de midi à 20 h.Les adresses des bureaux de vote par anticipation sont inscrites au verso de votre carte d’information de l’électeur.Si vous n'avez pas reçu cette carte, vous n'êtes probablement pas inscrit sur la liste électorale.Pour voter, il vous suffira de présenter à votre bureau de scrutin une preuve d'identité qui porte vos nom, adresse et signature.Vous pouvez également voter par la poste ou en personne à votre bureau local d'Élections Canada si vous en faites la demande au plus tard à 18 h, le mardi 22 juin.Téléchargez le formulaire Demande d'inscription et de bulletin de vote spécial à www.elections.ca en cliquant sur l'icône Mon vote, je le poste! ou appelez-nous dès maintenant.Pour voter, vous devez être citoyen canadien et avoir au moins 18 ans le jour d'élection.Pour plus de renseignements, consultez notre site Web ou communiquez avec votre bureau local d’Élections Canada.Vous trouverez le numéro de téléphone à www.elections.ca en cliquant sur l'icône Service d'information à l’électeur.www.elections.ca 1 soo 463-6868 EÜ ATS 1 800 361-8935 pour les personnes sourdes ou malentendantes $ LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 JUIN 2004 ELECTIONS 2004 A 3 ^Ôifoutene Gambard Vente et service technique de Rolex J-A RVÏ CATHCAXT.MONTRÉAL CENTRï V1Œ .Ttl lla(v t«-’6 J Le Parti conservateur prépare un rapprochement avec le Bloc Peter MacKay affirme que des contacts pourraient être établis d’ici la fin de la campagne JIM YOUNG REUTERS Peter MacKay voit dans le Bloc québécois un allié possible pour sa formation s’il devait y avoir un gouvernement conservateur minoritaire le 28 juin prochain.KATHLEEN LÉVESQUE Le Parti conservateur du Canada (PC) se prépare à établir des ponts avec le Bloc québécois, comme l’a laissé entendre hier le numéro deux du PC, le député Peter MacKay.De passage à Montréal pour appuyer ses collègues, qui peinent à faire une percée dans la province, l’anden chef du PC première mouture a affirmé que des contacts seront «peut-être» établis entre son parti et celui de Gilles Duceppe au cours des deux prochaines semaines.«Le Québec est très important dans cette élection.Et maintenant, la question est de savoir si le gouvernement conservateur aura une majorité ou une minorité», a d’abord lancé M.MacKay devant une poignée de partisans réunis devant le local électoral de Ville-Marie-Westmount Le député de la Nouvelle-Écosse a soutenu que le chef conservateur, Stephen Harper, comprend «les aspirations des Québécois» et que le PC, «un parti centriste», avait une approche inclusive.«Il est important d'avoir des députés conservateurs du Québec dans un gouvernement conservateur», a-t-il affirmé.Ce dernier dit ne pas craindre l’isolement du Québec malgré le fort appui de la population donné au Bloc québécois, comme tendent à le démontrer jusqu’à présent les sondages.SU devait y avoir un gouvernement conservateur minoritaire le 28 juin prochain, M.MacKay a expliqué que des liens pourraient être tissés entre les deux formations.«Ce sera possible de travailler avec le Bloc sur certaines questions si c’est dans l’intérêt des Canadiens et des Canadiennes», a-t-il fait valoir, pointant des dossiers comme ceux des infrastructures ou de la construction navale.Le Devoir lui a demandé s’il prendrait contact avec le Bloc québécois d’ici la fin de la cam- pagne.«Peut-être», a laissé tomber M.MacKay, un sourire en coin.Minoritaire Depuis la dégringolade des libéraux dans les sondages et, par ricochet, la possibilité que le PC forme un gouvernement minoritaire, la question au sujet d’une alliance entre les conservateurs et les blo-quistes se fait de plus en plus insistante.En début de campagne, Gilles Duceppe se disait prêt à travailler avec tous ceux qui voudraient appuyer les intérêts du Québec.Par la suite, le chef du Bloc a établi que son caucus n’hésitera pas à faire tomber un gouvernement Harper en ce qui concerne le protocole de Kyoto, le mariage des conjoints de même sexe ou l’avortement De son côté, Stephen Harper a souligné, lors du débat de lundi soir, qu'il ne se laisserait pas dicter sa conduite par un parti séparatiste.Son organisateur, Michael Fortier, a aussi affirmé il y a quelques jours que «jamais» il n’y aurait de déçussions avec le Bloc québécois.Mais Peter MacKay semble vouloir se montrer plus souple.Il a par ailleurs fait remarquer qu’il y aurait une bonne entente entre un gouvernement Harper et celui de Jean Charest à Québec: •Il y a une bonne relation entre les deux hommes».Il a aussi rejeté l’affirmation selon laquelle le Parti conservateur met surtout son énergie au Québec à reconstruire sa base militante et son organisation, question de faire face à un hypothétique appel rapide aux urnes si le gouvernement devait être minoritaire.Le but demeure de former le gouvernement, a tranché M.MacKay.Quant à la perfonnance de son chef lors du débat en français, M.MacKay a d’abord affirmé qu’elle avait été «extraordinaire».Par la suite, il a reconnu qu’il est parfois difficile pour une personne de langue anglaise de communiquer en français avec la même passion.Un ancien ministre conservateur dans le gouvernement Mulroney, Gerry Weiner, a également souligné queM.Harper a eu de la difficulté à se démarquer en français.«Honnêtement, M.Duceppe a très bien jaitau débat», a dit M.Weiner.Marc Rousseau, candidat dans Outremont a surtout retenu que, en anglais, Stephen Harper sera plus «abrnsij».Le Devoir EN BREF Une menace pour l’agriculture québécoise Québec — L’élection des conservateurs de Stephen Harper constituerait une menace pour l'agriculture québécoise, estime le ministre libéral Pierre Pettigrew.«Un éventuel gouvernement conservateur remettrait en question la politique de la gestion de l'offre, qui satisfait les agriculteurs québécois», a dit le ministre Pettigrew qui en compagnie de ses collègues de Brome-Missis-quoi Denis Paradis et de Portneuf Glande IXiplain, a rencontré hier les 41 membres du conseil général de 11 Inion des producteurs agricoles (UPA).Le ministre Denis Paradis a signalé pour sa part que le modèle de gestion de l’offre garaie tissait des quotas de lait acceptables pour 10 000 producteurs québécois.«C’est iru/uietant de penser à ce qui pourrait arriver à ces quotas sous un gouvernement conservateur», a dit le ntinistre Paradis.Les trois libéraux ont aussi signalé le danger de voter pour le Bloc québécois, si ce vote a pour effet de permettre ou de faciliter l’élection d'un gouvernement conservateur à Ottawa.- PC Erreur sur la personne Victoriaville — Au Centre-du-Qué-bec, des personnes décédées ont reçu une carte pour aller voter.Des cartes d’information de l’électeur ont, une fois de plus, été expédiées à deux personnes décédées qui habitaient autrefois une résidence pour aînés à Sainte-Eli-sabeth-de-Warwick.Le même phénomène s’était produit en 2000.Cette année, trois cartes ont été reçues, soit deux au nom de personnes décédées et une autre pour une personne qui est déménagée il y a plus de six ans.- PC Déséquilibre fiscal: le gouvernement Charest est rassuré par les propos des chefs fédéraux MARTIN OUELLET Québec — Seul leader fédéral à ne pas reconnaître l’existence du déséquilibre fiscal, le premier ministre Paul Martin a tout de même envoyé des signaux fort encourageants lors du débat des chefs, a estimé hier le ministre des Finances, Yves Séguin.«Cest un grand pas en avant», a lancé M.Séguin lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, en réponse au député péquis-te François Legault qui lui demandait s’il avait perçu «le début du commencement d’un geste de la part de Paul Martin pour régler le déséquilibre fiscal».Il ne faut pas se laisser piéger par le vocabulaire, a dit M.Sé- guin.Certes, le premier ministre Martin ne parle jamais de déséquilibre fiscal, mais il a clairement reconnu lundi soir que les provinces avaient besoin de fonds supplémentaires.En ce sens, tous les partis politiques engagés dans la présente campagne s’entendent sur la nécessité d’augmenter le niveau de financement des provinces, s’est réjoui le ministre des Finances.«Tous les partis [.] suggèrent, à leur façon, chacun de leur côté, de corriger le déséquilibre fiscal.C’est un pas en avant extraordinaire au Québec, puisque ce sujet, il y a un an ou deux, était à peine connu et à peine partagé», a-t-il mentionné.Que ce soit sous la forme d’un nouvel «espace fiscal» ou par «une meilleure autonomie dans les revenus», la seule chose qui compte réellement dans ce débat est «que le gouvernement fédéral, immédiatement, pour l’année en cours, accepte de revoir la péréquation et, deuxièmement, accepte de revoir le financement pour la santé», a fait valoir M.Séguin.Exaspération L’optimisme affiché par le gouvernement Charest exaspère le chef péquiste Bernard Landry, qui n’a pas manqué de faire remarquer au premier ministre Jean Charest que Paul Martin, «celui-là même avec qui il disait vivre une nouvelle ère de collaboration», a été le seul chef à ne pas avoir prononcé, au débat de lundi soir, les mots «déséquilibre fiscal».«D’ici le scrutin du 28 juin, je présume qu’ils [les chefs] auront l’occasion de se prononcer à nouveau sur ces choses-là», a commen- té M.Charest, qui avait exigé, en début de campagne électorale, que tous les chefs de parti se commettent sur ce dossier.Le refus maintes fois répété de M.Martin d’évoquer la notion même de déséquilibre fiscal démontre clairement, selon Bernard Landry, que le chef du Parti libéral du Canada fait la sourde oreille aux revendications du Québec.«Qu ’est-ce que le premier ministre attend?Une réponse au débat en anglais?Ou attend-il tout simplement que son ancienne famille conservatrice reprenne le pouvoir à Ottawa?», a ironisé le chef du PQ.«Les liens de filiation sont partagés de tous les côtés de la Chambre.Son prédécesseur aussi avait des liens», a répliqué aussitôt M.Charest, faisant allusion aux origines conservatrices de l’anden chef péquiste Lucien Bouchard.Presse canadienne «Tous les partis [.] suggèrent, à leur façon, chacun de leur côté, de corriger le déséquilibre fiscal» LES PRAIRIES ALEXANDRE ^ Luc BACHAND CHIMIE 534 Cahier d'apprentissage Pour la 5e secondaire.¦SRSHEMI Dîners d’aWaires » LIDEC inc.(514) 1143-5591 mi1 : m % fpfc.LUNCH Les poissons A l'honneur LUNCH DE $16S0À $25°° enMretihvseniiu.hu Un clivage villes-campagnes ?À quelques reprises d’ici les élections du 28 juin prochain, des collaborateurs commenteront pour les lecteurs du Devoir le déroulement de la campagne dans leur région.Fort heureusement pour le NPD, la partie française du débat des chefs, lundi soir, n’aura aucun impact sur l’électorat francophone de l’Ouest Alors que la majorité des Québécois s’apprête à élire plus d’une cinquantaine de députés bloquistes, la majorité des électeurs francophones des autres provinces votera pour les libéraux, quoi qu’il arrive.Le NPD n’avait que peu de chances de changer cette situation et la performance assez médiocre de son chef, lundi soir, va probablement lui faire perdre quelques votes de plus chez les francophones.Cela étant, alors que le pays tout entier a les yeux braqués sur le Parti conservateur et un éventuel basculement à droite (ou, du moins, plus à droite) du pays, un examen des résultats des sondages de la fin de semaine dernière montre que le NPD pourrait brouiller les cartes au Canada anglais.En ce sens, le Manitoba fait figure de baromètre.Alors qu’il y a une semaine, certains analystes prévoyaient un balayage conservateur dans les Prairies, les sondages Ipsos-Reid et Léger des 9 et 10 juin montrent une course très serrée, non pas à deux mais à trois, en Saskatchewan et au Manitoba.Ainsi, le sondage Ipsos-Reid du 10 juin donne les conservateurs et le NPD à égalité dans ces deux provinces avec 31 % d’appuis, contre 30 % pour les libéraux.11 est donc toujours possible que des candidats de droite se glissent entre des candidats de gauche et de centre-droite, traçant ainsi la voie à une victoire conservatrice, mais cela est peu probable si on tient compte du fait que les conservateurs ont des appuis considérables dans les petites villes et en milieu rural alors qu’ils jouissent d’un soutien bien moindre dans les centres urbains.Ainsi, l’ancien maire de Winnipeg, Glen Murray, qui se présente pour les libéraux dans Char- leswood-St.James, a de bonnes chances de l’emporter.Dans les autres comtés de Winnipeg, la course se fait presque exclusivement entre les libéraux et le NPD.Dans Saint-Boniface par exemple, où s’affrontent trois francophones, les conservateurs ne semblent pas être dans la course.Même phénomène dans Winnipeg-Nord, où le débat est monopolisé par le candidat libéral et ancien ministre de la Diversification de l’économie de l’Ouest Rey Pagtakhan, et la candidate néo-démocrate Judy Wa-sylyclia-Leis.Il ne faut pas oublier qu’à l’instar de la Saskatchewan, le Manitoba a aussi un gouvernement provincial néo-démocrate dirigé par Gary Doer, réélu il y a un an à peine.Or, bien que Gary Doer et Lome Calvert soient eux-mêmes des leaders de centre-gauche assez modérés, leurs militants sont parfois très radicaux.Il s’agit ici d’une gauche très cosmopolite, où la question «raciale» joue un rôle très important dans la mesure où les questions touchant les minorités visibles sont essentielles.De plus, il s’agit d’une gauche aux traditions socialistes très diversifiées, qu’elles soient britanniques, européennes de l’Est, africaines ou d’Asie du Sud-Est.Cependant, cette gauche est unie, si on peut dire, par le prisme d’une lecture très postcoloniale de la réalité canadienne.Même en Alberta, on retrouve une enclave de cette gauche, notamment dans le quartier universitaire de Strath-cona (centre-sud d’Edmonton), fief néo-démocrate depuis presque 20 ans au provincial et bel exemple du fossé idéologique parfois profond qu’on retrouve au Canada anglais.En somme, le clivage entre Winnipeg et le reste de la province n’est peut-être qu’un échantillon d’un phénomène plus large qui semble se profiler à travers les résultats prévisibles des prochaines élections, à savoir un conflit idéologique assez marqué entre les grands centres urbains, où le Parti libéral et le NPD se partagent une majorité écrasante de l’électorat, et les régions, dominées par les conservateurs.Une seule exception: Calgary, indéniablement la capitale idéologique du conservatisme sans compromis et preuve irréfutable qu’on peut dans certains cas être à la fois traditionnel et moderne, urbain et rural.L’auteur est professeur au Centre d’études canadiennes de l’université de l’Alberta.Claude Couture 1454 Peel, Montréal • 514.258.5106 mm Haut lieu de la gastronomie française Prix d'excellence depuis 19% The Wine Spectator Magazine» 158 est, rue St-Paul, Vieux-Montréal 866-5194/5988 rfedaurunt La cuisine italienne dans sa plus pure tradition Menu du jour De Sg.25 à $19.95 Entrée dessert et café inclut PROMOTIONS: Groupe de 10 personnel II Rubétco vous offre un napn GRATUIT.Vmmz cétttwer avec noue: Pour chaque groupe de cmq personne» et plu» Il Rubesoo o«r* un repas GRATUIT é la personne qui célébré son anniversaire ______ OBs offre s'apptiqut sur U Mena du Jour ou b îtbh iflMt 371.Guizot est (angle St-Denis) .514-388-6608 www.ilrubesco.com Pour annoncer dam ce regroupement, contactez Jean de BUly ou SU 9*S 34SS : : : : JdebUtyeledevoir.com > LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 JUIN 2004 A 4 ?LES ACTUALITES?Un pour cent des Canadiens se déclarent homosexuels Les gais contestent les chiffres LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Pour la première fois de son histoire, Statistique Canada a osé aborder la question de l’orientation sexuelle de front, mettant en lumière un joli paradoxe.En effet, les chiffres rendus publics hier montrent que seulement 1 % des Canadiens se sont déclarés homosexuels, un pourcentage qui est loin de la réalité, contestent des membres de la communauté gaie.Et pour cause! Même quand on ajoute à ce 1 % les Canadiens qui se sont dits bisexuels, ce taux ne grimpe qu’à 1,7 %, loin, très loin même, des 5 à 10 % revendiqués par la communauté gaie et documentés comme tels un peu partout dans le monde.Cultivant sa différence, le Québec fait bande à part avec 23 %, un taux plus élevé, certes, mais qui reste très conservateur.Résistance Bénévole et membre du conseil d’administration de l’Association gais et lesbiennes du centre du Québec, Linda Gauthier s’est dite peu surprise hier des résultats obtenus par Statistique Canada.«Les gens ne sont pas portés à dire d’emblée qu’ils sont homosexuels, explique Mme Gauthier.Mais je suis contente de voir que ces chiffres ressemblent à notre réalité, soit celle de gens qui vivent souvent plus retirés et qui s’affichent peu.Ce qui prouve également qu’avec tous les préjugés, notre lutte n'est pas terminée.» Cette résistance, les sondeurs de Statistique Canada l’ont sentie quand ils ont voulu mesurer la question de l’orientation sur la base du comportement, méthode qui consiste à demander si le partenaire du répondant est du sexe opposé ou non.«Les gens n’étaient pas prêts à répondre à ce type de question, ils avaient des appréhensions», a confirmé hier Marc Hamel, responsable de l’enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes.C’est ainsi que les sondeurs ont plutôt choisi d’interroger les gens sur leur identité sexuelle, méthode où le répondant doit dire s’il a une orientation hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.Une façon de faire qui a d’ailleurs montré des résultats similaires aux Etats-Unis.Plus spécifiquement, l’enquête réalisée auprès de 83 729 personnes âgées de 18 à 59 ans a révélé que 1,3 % des hommes se considèrent homosexuels, soit près du double de la proportion des femmes (0,7 % ).À l’inverse, 0,9 % des femmes ont indiqué être bisexuelles alors que les hommes ne le sont que dans une proportion de 0,6 %.Le Devoir Uattente à Furgence, un problème « inutile et réglable » Les médecins d’urgence proposent leurs solutions LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Des moyens existent pour mettre rapidement un terme à l’engorgement des urgences, croit l'Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU), qui lançait hier une campagne de sensibilisation nationale dans l’espoir avoué que les chefs des principaux partis sauront récupérer ses propositions à leur avantage pour la campagne électorale.«L’attente prolongée dans les départements d’urgence du Canada est maintenant considérée comme normale, mais ce que les politiciens et le public doivent comprendre, c’est que le problème est à la fois inutile et réglable», croit le président du comité des relations publiques de l’ACMU, le Dr Alan Drummond.LACMU estime que le débordement des urgences est le résultat direct des compressions qui ont mené à la fermeture d’un nombre trop important de lits de soins aigus et de longue durée.«L’association a calculé que le nombre de lits de soins aigus a baissé en moyenne de 40 % au Canada au cours des dix dernières années».confirme le !> Bruno Bernardin, urgentologue à l’Hôpital général de Montréal Herres angulaires de notre système de santé, les urgences sont le reflet de la gestion de nos hôpitaux, croit 1’assodation, qui déplore que le problème de l’engorgement ne soit pas ou peu abordé par les politiciens quand ils évoquent les temps d’attente.De plus, toujours selon l’association, les politiciens font fausse route en mettant si fortement l’accent sur l’accès aux soins primaires dans la collectivité.«Le gouvernement Martin a voulu mettre l’accent sur les listes d’attente, au sens très général, sauf que, malheureusement, ces fameuses listes sont en compétition directe avec l’encombrement des urgences, parce qu'on est en compétition pour les mêmes lits, toujours trop rares», déplore le EK Bernardin.Trois patients à l’heure Les urgentologues ne croient pas non plus que l’encombrement des urgences soit dû aux patients qui se présentent aux urgences en trop grand nombre, comme le veut la croyance populaire.Selon eux, un méde- cin d’urgence bien formé est capable de voir trois patients de soins aigus par heure et quatre ou cinq patients de soins mineurs par heure, sinon plus.Et le bouchon ne survient que si les lits manquent «Imaginons une civière de soins aigus occupée par une personne hospitalisée pour une pneumonie sévère.À chaque heure, on peut imaginer que c’est trois patients que fournis pu voir En 24 heures, c’est 24 fois trois patients au total que j’aurais pu voir», explique le EK Bernardin, qui précise que de 10 à 15 % des Kts de soins aigus sont présentement occupés par des personnes requérant des soins chroniques au Canada.Organisée en collaboration avec la National Nurses Affiliation (NENA), la campagne de sensibilisation est aussi l’occasion pour les intervenants de la santé d’inviter les gens qui attendent dans les urgences d’envoyer un «lit virtuel» par carte postale au premier ministre de la province et au premier ministre du Canada pour exprimer leur frustration.Le Devoir Le Collège des médecins aura un pouvoir de radiation immédiate ROLLANDE PARENT Le Collège des médecins est sur le point d’obtenir ce qu’il demandait au législateur québécois depuis une bonne dizaine d’années: le pouvoir de retirer sur-le-champ le permis de pratique à tout médecin dont la santé met en péril les patients qu’il soigne.L’ex-ministre de la Justice, Marc Bellemare, et le ministre de la Santé, Philippe Couillard, ont finalement été sensibles aux arguments mis en avant par les médecins, si bien qu’une commission parlementaire devait étudier hier une modification au Code des professions, a indiqué André Garon, directeur général et secrétaire du Collège des médecins du Québec «La loi nous accorderait le pouvoir automatique de radier, de suspendre ou de limiter l’exercice d’un médecin qui a des problèmes de santé physique ou mentale, sans passer par un comité de discipline.» Plutôt que d’avoir à attendre un minimum de 10 jours pour qu’un comité de discipline se penche sur le dossier, il suffira au Collège des médecins de constituer d’urgence un comité de trois personnes pour que celui-ci signifie au médecin visé qu’il est radié, suspendu ou qu’il ne peut exercer la médecine que dans certaines conditions.M.Garon a encore en tête le cas d’un médecin ayant un problème de santé mentale et qui refusait de le reconnaître et de se faire soigner.«Il ne voulait pas arrêter de travailler alors que nous devions le faire cesser illico, surtout qu’il était chirurgien plasticien», a rappelé M.Garon.En fait, il n’y aura pas que le Collège des médecins qui détiendra ce pouvoir exceptionnel et extraordinaire mais également tous les autres ordres professionnels dont le mandat principal est de protéger le public.Le pouvoir de suspendre un médecin constituant un risque pour ses patients est déjà accordé au Directeur des services professionnels existant dans chaque hôpital.«Notre difficulté à l’heure actuelle est défaire le lien avec les autres lieux d’exercice du médecin en question et d’agir promptement, y compris les cliniques privées, les cabinets privés, les autres hôpitaux que celui qui a sévi, les CISC et les Centres hospitaliers de soins de longue durée.» «Quand on intervient sur le permis, on intervient pour tous les milieux d’exercice de la médecine», a résumé M.Garon.Le pouvoir d’intervenir plus rapidement et dans tous les services de santé est de nature à réconforter les dirigeants du Collège, surtout à la lumière du jugement de la Cour suprême rendu la semaine dernière qui condamnait le Barreau du Québec à payer 25 000 $ à une citoyenne pour avoir manqué de diligence dans le traitement de ses plaintes à l’égard d’un avocat, d’avoir fait preuve de négligence grave et d’imprudence.Presse canadienne EN BREF Sept libéraux notoires sont nommés à la SAAQ Québec — Le gouvernement Charest a nommé hier sept libéraux notoires au comité de la SAAQ qui fixera les tarifs et les primes payées par les automobilistes, ce qui a soulevé Tire de l'opposition péquiste à l’Assemblée nationale.Le député péquiste de Drummond, Normand Jutras, voit là une façon par laquelle le gouvernement libéral renie son engagement de mettre en place «un processus public, transparent, impartial et imperméable à la politique» pour fixer les tarife de permis et d’assurance des automobiles.Le député Jutras a identifié sept libéraux parmi les membres du comité récemment nommés.Ce sont Serge RémiBard, ancien directeur général du Parti libéral du Québec; Serge Ménard, président à vie du Parti libéral dans Drummond; Aline Sauvageau, candidate à l’investiture libérale dans le comté d’Abitibi-Est; André Lesage, qui a versé 22 000 $ au cours des 18 dernières années à la caisse du Parti libéral; André Gauthier, un autre important contributeur à la caisse électorale; William Nash, vice-président de l’assodation libérale dans la circonscription de Chome-dey, et Ludger Saint-Pierre, un autre contributeur à la caisse électorale.En vertu d’un projet de loi actuellement à l’étude devant l’Assemblée nationale, les contributions à l’assurance-automobile, jusqu’à maintenant fixées par le gouvernement seront désormais déterminées par la SAAQ, «après qu'elle aura obtenu l’avis d’un conseil d’experts constitué à cette fin».Ce sont les membres de ce conseil que le gouvernement Charest a nommés en puisant dans les troupes libérales.- PC INFILTREZ VOUS Au lieu de faire confiance à des journalistes mal intentionnés, pourquoi ne pas faire l'expérience vous-mêmes ?Les RAËLIENS vous invitent à les « infiltrer » du 17 au 24 juillet à Valcourt pour les stages qui seront donnés par RAËL lui même.Sortez de l'ordinaire, venez vivre des vacances spirituelles inoubliables avec 500 Raëliens et Raëliennes du monde entier qui adorent être « infiltrés » ! Nous vous invitons à nous rencontrer le dimanche 20 juin, à 10h au Gesù, 1200 rue Bleury, Montréal.wvyw.rael.org/infiltrez-vous - 514.731.3131 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 JUIN 2004 A 5 ?LE MONDE- EN BREF Des appuis au gouvernement irakien Réunis en marge du conseil de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) à Istanbul, les pays voisins de l’Irak ont apporté hier leur soutien au nouveau gouvernement transitoire de l’Irak et prôné un rôle central pour l’ONU dans le processus de reconstruction politique du pays.Les ministres des Affaires étrangères de Turquie, de l’Egypte, de la Syrie, de l’Iran, de la Jordanie, du Koweït et de l’Arabie Saoudite se sont en outre prononcés pour que les forces étrangères actuellement stationnées en Irak restent soumises au contrôle global de ce gouvernement, conformément au mandat de l’ONU.- Reuters Attaque à la roquette à Kaboul Une roquette s’est abattue hier sur une base militaire de Kaboul, à moins d’un Jdlomètre de l’ambassade des Etats-Unis et du quartier général de l’OTAN en Afghanistan.Un soldat afghan a été blessé au cours de cette attaque visant le service des relations extérieures du département de la sécurité nationale.Par ailleurs, un responsable de l’administration changée des réfugiés a été tué dans la province de Kandahar, dans le sud du pays.Ces attaques coïncident avec la présence à Washington du président afghan, Hamid Karzai'.- Reuters Le Kremlin soutient Alkhanov Le ministre tchétchène de l'Intérieur Alou Alkhanov a annoncé hier qu’il briguerait la présidence de la Tchétchénie, candidature apparemment soutenue par le président russe Vladimir Poutine, qui l’a reçu au Kremlin.Alkhanov, 47 ans, a été officieusement désigné la semaine dernière par les alliés d’Akhmad Kadyrov, le président tchétchène assassiné le 9 mai dernier.L’autre grand candidat à la présidence de la Tchétchénie devrait être l’homme d’affaires tchétchène Malik Saïdoullaï'ev, basé à ___Moscou.- Associated Press Bogota négocie Les négociations de paix entre le gouvernement colombien et les milices des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite) commenceront le 1CT juillet, ont annoncé hier des parlementaires.Les ordres qui avaient été donnés de capturer les paramilitaires concentrés dans une zone du nord du pays ont été levés, a-t-on ajouté.L’accord a été conclu pendant une réunion entre le Haut-Commissaire colombien à la paix.Luis Carlos Restrepo, et l’état-major des AUC à Santé Fe de Ralito.Un groupe de parlementaires à l’origine du processus de paix assistait à cette réunion.Après le cessez-le-feu unilatéral décrété par les paramilitaires le 1" décembre 2002, l’engagement d’un dialogue avec le pouvoir avait abouti en juillet dernier à la décision des AUC de démobiliser leurs hommes, près de 20 000, avant la fin 2005.-Agence France-Presse Financement déficient Les pays donateurs n’ont versé qu’un quart des 2,95 milliards réclamés cette année par les Nations unies pour faire face à des crises humanitaires qui affectent près de 50 millions de personnes sur toute la surface du globe, ont indiqué hier des responsables de l’ONU.Du budget demandé par l’organisation internationale en novembre dernier n’ont été financés que 697 millions de dollars, soit 24 %.Les deux dernières années, l’ONU avait réuni à la même époque de l’année environ le tiers des sommes qu’elle demandait «La réponse jusqu’à présent est trop limitée et trop tardive pour des millions de victimes de situations d’urgences oubliées», a déclaré Jan Egeland, coordonnateur de l’aide d’urgence à l’ONU.Cet «appel humanitaire consolidé» est lancé chaque année en novembre par les Nations unies à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU.D vise à alléger les souffrances des populations dues à des situations d’urgences qui sont souvent négligées par les médias internationaux et dont l’Afrique est souvent le théâtre.- Reuters Austrian Airlines X BUDAPI Kerry attaque Bush sur l’économie Le candidat démocrate dispose d'une légère avance sur Bush dans les intentions de vote PETER MACKLER ¦VIT- ashington — Le candidat démocrate à la Maison-V V Blanche, John Kerry, accentue ses attaques contre George W.Bush sur l’économie, après la publication de sondages montrant que le président républicain sortant reste vulnérable sur ce sujet malgré une série de bonnes nouvelles.Le camp Bush riposte en dépeignant M.Kerry en Cassandre et en présentant la présidentielle du 2 novembre comme un choix entre 4e progrès et la croissance et la politique du pessimisme».Kerry dispose désormais d’une légère avance sur Bush dans les intentions de vote, avec un écart que les instituts de sondage chiffrent entre deux et sept points, les électeurs exprimant une certaine inquiétude devant les difficultés en Irak C’est cependant sur l’économie, perçue par les électeurs comme son point fort, que le candidat démocrate a choisi de concentrer sa campagne pour les deux prochaines semaines.Lors de déplacements de campagne dans les Etats industriels de l’Ohio et du New Jersey, il a accusé la Maison-Blanche de faire fi des difficultés des classes moyennes, qui doivent s’en sortir avec des salaires qui stagnent, des prix qui montent et des emprunts bancaires qui enflait «Je suis candidat à la présidence parce que je veux une économie qui renforce et élargisse les classes moyennes et non qui les étouffe», at-il expliqué.Le sénateur du Massachusetts a renouvelé ses promesses de créa dix millions d’emplois, de fournir une couverture maladie abordable et de mettre au point des crédits d’impôt pour financer des études supérieures, ainsi qu’une stratégie globale pour faire baisser les prix de l’essence, très élevés actuellement L’état de l’économie et du chômage reste le principal souci des électeurs (32 %), nettement devant l’Irak (27 %).Sans surprise, démocrates et républicains dressent des tableaux très contrastés de l’économie: tandis que la Maison-Blanche vante les meilleurs taux de croissan- REUTERS John Kerry ce enregistrés depuis 20 ans, accompagnés de la création d’emplois et d’une hausse des dépenses des ménages, M.Kerry continue à souligna qu’il reste un défiât net d’emplois depuis que M.Bush a pris ses fonctions en janvier 2001, que les prix montent et que l’endettement personnel augmente.De quoi indter les politologues à estimer que l’élection se jouera moins sur l’état de l’économie que sur la perception qu’en auront les étecteurs.«Les probabilités de réélection de Bush reposent de façon importante sur la rapidité avec laquelle les électeurs prendront conscience de ce qui semble être une situation réelle de l’économie généralement en amélioration», souligne le rédacteur en chef de GaDup, Frank Newport Agence France-Presse Blanchi des accusations de corruption Sharon a les mains libres pour le retrait de Gaza Jérusalem — Ariel Sharon ne sera finalement pas poursuivi par la justice pour faits de corruption, ce qui laisse les mains libres au premier ministre israélien pour mettre en oeuvre son projet de retrait unilatéral de la bande de Gaza.Le conseiller juridique du gouvernement, Menachem Mazuz, a confirmé hkr avoir annoncé à l’intéressé que celui-ci ne sera pas inculpé, faute de preuves suffisantes.Cette affaire de commissions illégales datant de la fin des années 1990 implique le fils du premier ministre, Gilad Sharon, ainsi qu'un promoteur inunobiBa israélien, David Appel désireux d’ouvrir une station balnéaire dans une De grecque de la ma Egée.L’épilogue heureux pour Ariel Sharon devrait lui permettre de surmonter l’opposition à son plan de retrait que manifeste l'aide droite de sa coalition, quitte pour lui, le cas échéant, à forger une alliance avec la gauche pour appliquer le projet.Ariel Sharon, qui a eu le plus grand mal à faire adopter son plan d’évacuation de Gaza par son gouvernement le 6 juin, au prix de défections au sein de sa coalition hétéroclite, a toujours nié avoir enfreint la loi dans cette affaire.Ces défections ont érodé la majorité de Sharon à la Knesset, et nombre de colons juifs ont juré de résister jusqu’au bout, avec le soutien d’une partie du Likoud d’Ariel Sharon et de ses alliés nationalistes.Ils entendent ainsi torpilla la tentative prêtée à Ariel Sharon dans l’été pour reconquérir une majorité de gouvemanent avec le concours des travaillistes, aujourd’hui dans l’opposition.Le Parti travailliste est favorable au retrait de Gaza, mais il avait exclu d’ouvrir des pourparlers en vue d’une coalition tant que M» zuz ne se serait pas prononcé dans l’affaire de lUe grecque.Mais certains travaillistes sont hostiles à toute alliance en reprochant sa timidité au plan Sharon.Chacune des quatre étapes du processus d'évacuation, qui conca-nera les 7500 colons de Gaza, nécessitera un vote particulier du conseil des ministres.Parallèlement, Sharon entend consolider l’emprise d’Israël sur la rive occidentale du Jourdain, où vivent phis de 230 000 colons depuis la guerre israélo-arabe de 1967.Les Palestiniens soutiennent globalement le projet de démantèlement des implantations de Gaza, tout en craignant une pérennisation de la colonisation ai Cisjordanie.Hier, on a ainsi appris de source proche des services de sécurité u’israël envisageait de transférer es colons de Gaza vers un bloc de colonies ai cours d’agrandissement en Cisjordanie, contrairement aux dispositions de la «feuille de route» internationale prévoyant un gel des implantations nouvelles.Selon le quotidiai Maariv, le ministre de la Défense a préparé des plans pour la construction de centaines de nouveaux logements à Gush Etzion, à 20 km au sud de Jérusalem, au bénéfice de colons originaires de Gaza Reuters RÉFÉRENDUM MUNICIPAL DU 20 JUIN 2004 l Jour du scrutin J .nsay Stéphane MU IM Scatt Arma*rang Sa* MC L«tiM Dtfgat AUln forg« «ncy 6«fMlnNt SytvU Sircca Chrtot Nmw Airtlfcadatl* MMUu lacquca trt lafcMl Krto »ra€ BAT DtS .v-‘.mm - JS - Vot-fRATÉVR- À propos des hôpitaux qui tuent Médecin retraité, je fais partie des victimes des infections nosocomiales, ces infections que l’on contracte à l’hôpital.Cela m’a valu quatre mois d’hospitalisation et cinq mois de soins à domicile, sans parler des séquelles et de l’atteinte à ma qualité de vie et à celle de ma famille.Ce qui est choquant, c’est qu’il ait fallu si longtemps pour en parler.Et pourtant, le rapport de référence sur la prévention des infections nosocomiales par le Centre of Disease Control d’Atlanta date de 1985.En 2001, une étude de Santé Canada révélait déjà la gravité de ces infections et l’urgence d’une politique de prévention.Et pourtant, on sait d’après de très nombreuses études qu’entre 5 et 15 % dçs patients hospitalisés en sont victimes.Aux Etats-Unis, ce sont deux millions de cas par an et un décès toutes les six minutes; au Québec, on compte chaque année une moyenne de 80 000 cas et de 3000 décès.Et pourtant, le coût financier de ces infections est lourd, sans parler des coûts humains pour les patients et leqr famille: 4,5 milliards de dollars en 1995 aux États-Unis, 50 000 $CAN de surcoût par patient, en moyenne, en Europe.«La surveillance est coûteuse, la prévention également parfois.Mais la non-qualité et l’infection coûtent bien davantage.Elles coûtent en euros, en travail, en tracas, et, plus encore, elles trompent la confiance que le patient et sa famille placent dans l’équipe de soins» (Association belge pour l’hygiène hospitalière, 2002).Et pourtant, on sait qu’une prévention stricte, relativement peu coûteuse (lavage des mains, isolation, etc.) et régulièrement contrôlée permet de réduire de 30 % le nombre de cas d’infections nosocomiales.Cela a été fait à l’hôpital Enfant-Jésus de Québec (émission Enjeux).Qu’attend-on dans les autres hôpitaux et centres de soins?Pourquoi, dans de petits pays comme les Pays-Bas et le Danemark, cette prévention à tous les niveaux fait en sorte que les infections nosocomiales ne sont plus un problème majeur de santé publique?Et pourquoi pas au Québec?Pourquoi ne pas informer chaque patient et sa famille de ces risques et de la nécessité d’une prévention sans faille?Faut-il attendre que la situation s'aggrave et que le nombre de morts augmente?D me semble qu’il est urgent de faire pression sur les responsables de la santé à tous les niveaux, y compris le niveau politique.Nous sommes quelques-uns à vouloir former une association pour aider les victimes des infections nosocomiales.Si vous voulez vous joindre à nous, communiquez avec ma fille, Christine Besson, par courriel (nosoco@irunx.ca).Jacques Besson Lettre à Thomas Mulcair, ministre de PEnvironnement Je tiens à vous manifester l’indignation que j’ai ressentie à la suite de la lecture de l’article du Devoir (28 mai 2004, page A 5) dans lequel on vous citait ainsi: «On ne déterminera pas, à partir du Plateau Mont-Royal, que quiconque, dans telle ou telle région, ne pourrait jamais exploiter les ressources.» N’avez-vous pas pensé que certaines personnes demeurant sur le Plateau sont natives des diverses régions où on propose l’exploitation hydraulique des rivières encore propres et naturelles?De phis, ces gens voudront peut-être, un jour, retourner là d’où ils viennent Dans un autre ordre d’idées, à caractère environnemental cette foisci, j’affirme que je suis préoccupée par le trou de la couche d’ozone, malgré que ce dernier ne se situe pas au-dessus de ma tête, à l’endroit où j’habite.La rivière Trois-Pistoles, la rivière Batiscan et les autres ne coulent pas à mes pieds, mais en tant que Québécoise, M.le ministre, je me sens concernée par tous les projets de microcentrales qui ont été proposés.Les référendums locaux qui LETTRES -?- ont lieu constituent aussi une atteinte à mes droits car je ne peux pas voter.Les cours d’eau sont un bien public.Je crois donc qu’on néglige mes droits de citoyenne lorsque vous faites une telle déclaration.Je vous demande donc de mettre en oeuvre le mandat qu’on vous a donné à la suite des élections, c’est-à-dire protéger l'environnement D faudrait déclarer les rivières patrimoine national afin d’éviter le retour récurrent des projets privés d’exploitation hydraulique de la richesse exceptionnelle que sont les cours d’eau.Le gouvernement protège certains immeubles anciens; il pourrait bien le faire pour les rivières aussi.Finalement est-ce sous la pression de certains États américains qui ont déposé des recommandations d’achat d’hydroélectricité provenant de barrages de moins de 30 MW que vous avez décidé d’autoriser la relance de tous ces projets de microcentrales sur le territoire du Québec?Je refuse qu’on saccage davantage l’environnement de notre province au profit d’une minorité de promoteurs privés ou pour le bien d’étrangers.Edith Béland Laval, le 10 juin 2004 Radio-Canada.radio d’Etat?Depuis l’annonce de la décision de la télé de Radi(>Canada de retirer en partie de ses ondes La Soirée du hockey dans la langue de Molière, une certaine nostalgie m’habite.Encore faut-il se souvenir que la culture québécoise a été nourrie par ses héros sur deux lames accompagnés par la passion des Lecava-lier, Duval et Quenneville.Pensons aussi aux Richard, Béliveau, Lafleur et Roy qui ont su transmettre à plusieurs générations le désir de vaincre, nous peuple québécois trop souvent paralysé par la domination anglaise.Malheureusement, l’histoire semble vouloir encore se perpétuer dans le temps.Un silence inquiétant s’installe, autant dans la classe politique que dans les médias, comme si tout était joué d’avance.Ne minimisons surtout pas la force tranquille du symbole, en l’occurrence celui du CH, qui nous permet et nous a permis de croire en nous et qui devient rassembleur à ses heures.Après tout, les grandes nations n’ont-elles pas toutes leurs héros, tant sportifs que culturels?Faut-il comprendre que La Soirée du hockey devient menaçante pour une nation en devenir dans un contexte électoral bien particulier?J’ose espérer que non car les futures générations sont en train de perdre une tradition qui était bien ancrée dans les moeurs.François Bellefeuille Lachine Religion à l’école: des choix illogiques Pendant des siècles, nos ancêtres ont vécu immergés dans la religion catholique, cette foi étant à la base de nombreuses dimensions de notre histoire collective, à l’origine d’événements tragiques ou marquants.Aujourd’hui, une très grande majorité d’humains vivent en fonction de principes fortement imprégnés par leur religion respective.À la lecture du texte de Marie-André Choui-nard publié le 2 juin, je crois que, effectivement, l’obligation pour les parents de choisir entre les enseignements religieux catholique et protestant ou la morale est un résidu embarrassant de la confessionnalité de notre système scolaire.Je constate également que cette obligation crée un casse-tête logistique pour les écoles.Plus encore, en milieu périurbain ou rural, ce «choix multiple» cause une difficulté supplémentaire.Les enfants orientés dans l’enseignement de la «morale» (quel terme inapproprié!) sont si peu nombreux, parfois seuls de leur groupe, qu’ils sont perçus au mieux comme des chanceux, au pire comme des «hors normes» ayant à sortir de leur classe pour rejoindre un groupe multi-niveaux.Le point ici n’est pas de douter de la valeur de ce dernier choix en fonction de «conséquences» futiles.D s’agit plutôt de déplorer le fait d’avoir à faire ce choix ou l'absence d’intégration de ces dimensions qui pourraient être enseignées à nos enfants.Les enfants s’intéressent beaucoup plus qu’on pourrait le croire aux questions de spiritualité, de croyances, de religions.Les nôtres et celles des autres.Celles dont ils entendent parler via les manchettes de l’actualité, des discussions entre adultes.Les enfants s’intéressent à ces questions parce qu’elles ont trait aux mystères, qu’elles sont souvent racontées sous la forme d’histoires, qu’elles sont liées à «l’âme»._ Tous les enfants devraient pouvoir apprendre à l’école les éléments déterminants des traditions des différentes religions.Parce que, malgré nos croyances respectives, il n'existe pas qu’une seule religion.Parce que connaître permet de mieux comprendre et comprendre nous entraîne vers le respect Louise Fecteau Saint-Jeansur-Richelieu Mère d’enfants en l'et 2 cycles primaires «Nous» contre «eux» En réaction à la lettre de Marc Tremblay, parue dans Le Devoir du mercredi 9 juin 2004 et intitulée «Les élections fédérales: le persistant mirage bloquiste», j’aimerais émettre quelques commentaires.Lorsque M.Tremblay affirme que la présence du Bloc sur la scène fédérale ramène les Québécois à une politique du «nous» contre «eux», je l’inviterais à relire l’histoire du Québec et du Canada depuis l’acte d’Union et les débuts de la Confédération.D se rendrait compte que nous avons toujours dû faire face à une politique du «eux» contre «nous», avec l’objectif de faire disparaître le fait français au Canada en l’assimilant au fait anglais.Et ne venez pas me faire rire avec la grande manifestation d’amour du Canada anglais à l’égard du Québec à la veille du référendum de 1995, dont on aime bien rappeler la défaite mais en oubliant de mentionner que 50 % de Québécois ont voté pour la souveraineté malgré l’investissement financier honteux et immoral, pour ne pas dire illégal, du gouvernement fédéral pour contrer un mouvement légitime et un processus démocratique.D ne faudrait pas non plus oublier l’histoire plus récente alors que l’objectif avoué et reconnu officiellement par Pierre Elliott Trudeau avec l’imposition de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970 était d’écraser le mouvement souverainiste, pourtant légitime, au Québec.Et lorsque M.Tremblay affirme que la présence du Bloc à Ottawa empêche de «débattre des questions liées au rôle du gouvernement dans l’économie et dans le développement industriel et social» et que «l’influence du Bloc est marginale et équivalente à celle d’un groupe de pression», fi ne faudrait pas oublier, par exemple, le rôle primordial du Bloc dans la «découverte» du scandale des commandites.Son influence n’est donc pas si marginale et permet ainsi de vraiment «débattre des questions liées au rôle du gouvernement dans l’économie et dans le développement industriel et social».Contrairement à ce qu’affirme M.Tremblay, le Bloc est peut-être un peu à l’origine du désarroi actuel du Parti libéral Finalement, M.Tremblay, dans toute sa naïveté, prétend que c’est le Bloc qui est à l’origine de l’aliénation du Québec et du fait que les politiques fédérales sont insensibles aux réalités québécoises.C’est exactement l’inverse: ce sont les politiques fédérales de tout temps aliénantes et insensibles aux réalités québécoises qui ont créé le Bloc, le Parti québécois et tout le mouvement souverainiste au Québec.Et, de ce fait, les Québécois souverainistes ont le droit fondamental d’avoir un choix qui corresponde à leurs convictions pour être en mesure d’exercer démocratiquement leur droit de vote aux élections fédérales tant que le Québec fera partie de cette fédération.Michel Gagnon Psychologue » LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 JUIN 2 0 0 4 A 7 IDÉES Arguments antifusion: gare au simptisme Montréal a besoin d’un leadership économique fort MONTREAL REGISTRES 2004 PROCESSUS D’ENREGISTREMENT REGISTRATION PROCESS ARCHIVES LE DEVOIR Lorsqu’une ville entreprend des politiques économiques, les répercussions se font sentir sur toute la région métropolitaine.FRÉDÉRIC LAURIN Doctorant en économie à l’Université catholique de Louvain (Belgique), spécialisation en développement économique local, et Montréalais convaincu! ans l’édition du 13 mai 2004 du Devoir, des chercheurs (MM.Bergevin, Boucher, Desbiens, Dugas et Migué) ont publié une analyse économique opposée aux fusions municipales.Or les auteurs évoquent des arguments économiques qui ne correspondent pas toujours au caractère complexe de la réalité montréalaise.Au contraire de ce qu’ils affirment, il existe bel et bien des justifications économiques en faveur de l’union des forces municipales à Montréal.Pour que la science économique puisse être utile, il faut prendre soin d’aller au-delà des conditions simplificatrices des modèles économiques de base.Les auteurs fondent leur analyse principalement sur le modèle de TiebouL qui montre que la concurrence entre un grand nombre de petites municipalités permettrait une allocation optimale des biens et services locaux.Les contribuables décideraient de s’établir dans la ville qui offre le niveau de services municipaux (et donc de taxation) allant de pair avec leurs préférences et leurs besoins.Ainsi, la concurrence municipale dans une région pousserait les villes à l’efficacité en offrant un niveau de taxation le plus bas possible compte tenu du niveau de services souhaité par les contribuables.Or ce modèle, développé en 1956, ne peut fonctionner que sur la base de quatre conditions cruciales, si contraignantes qu’elles peuvent difficilement s’appliquer à la situation montréalaise: ¦ absence d’«extemalités» entre les villes; ¦ mobilité parfaite des contribuables: les citoyens doivent pouvoir migrer d’une ville à l’autre facilement, et uniquement en fonction de leurs préférences en services municipaux; ¦ transparence: afin de faire leur choix, les citoyens sont parfaitement informés du niveau de taxation et de services de toutes les municipalités de l’agglomération; ¦ absence d’économies d’échelle.Sur ce point, accordons aux auteurs que les fusions ne créeront pas d’économies d’écheUe.De toute façon, contrairement à la croyance populaire, le principal ar-gimient en faveur des fusions n’est pas celui des économies d’échelle, comme l’atteste d’ailleurs le livre blanc sur les réorganisations municipales.Qu’en est-il des autres conditions?Ironiquement, nous pouvons nous en servir pour démontrer l’utilité des regroupements municipaux! Externalités Une extemalité en économie, c’est lorsqu’une personne, par son activité, influence le bien-être d’une autre personne sans que cette dernière reçoive ou paie une compensation en ce sens.C’est un type de «dysfonctionnement du marché», de ceux qui font en sorte que les modèles économiques élémentaires ne fonctionnent pas toujours.Le phénomène existe bel et bien entre les villes de l’île de Montréal et est fondamental pour comprendre la problématique des frisions.L’exemple le plus simple est celui du mont Royal.Qui ne s’est pas déjà baladé un dimanche sur la montagne?Tous les citoyens de l’île en bénéficient, mais seuls les Montréalais en paient les frais (aménagement, propreté, etc.).On peut dire la même chose du Vieux-Port ou du Jardin botanique.Mais l’extemalité la plus cruciale pour les résidents de l’île, c’est au chapitre du développement économique.Lorsqu’une ville entreprend des politiques économiques, les répercussions se font sentir sur toute la région métropolitaine.Par exemple, si elle réussit à attirer sur son territoire une grande entreprise étrangère, les emplois créés ne proviendront pas seulement des habitants de cette ville.[.] En présence d’externa- lités, les frisions permettent d’atteindre le niveau social optimal, que ce soit en matière de développement économique, d’attrait des entreprises ou d'infrastructures communes.Des villes comme Pointe-Claire ou Saint-Laurent se plaisent à faire valoir que les entreprises étrangères s’établissent chez elles grâce à leur «gestion».D n’y a rien de plus faux Premièrement, l’action de telle ou telle petite municipalité n’a presque aucun poids dans le processus de décision de la localisation.Le choix se fait entre continents, puis entre zones géographiques.Ensuite, les entreprises qui s’établissent à Montréal le font principalement en raison de l’accès facile au marché nord-américain (ALENA et proximité de la frontière américaine), de la main-d’œuvre spécialisée, compétente et bilingue, de la présence de quatre grandes universités, de l’excellence des centres de recherche, de la qualité de vie dans la région (terrasses ensoleillées de la rue Saint-Denis, Festival de jazz, proximité des Laurentides, etc.).Bref, ce sont des atouts pour lesquels Pointe-Claire, Saint-Laurent et les autres villes de banlieue ne sont en aucun cas responsables.Ce sont des «biens collectifs», des externalités positives qui profitent à l’ensemble de l’île.Les auteurs mentionnent l’exemple de Boston ou de la Silicon Valley pour montrer que la concurrence entre les villes n’est pas contradictoire avec le développement économique.Ces exemples n’ont rien à voir avec la question.Si Boston et la Silicon Valley ont connu tant de succès, c’est surtout grâce à la présence d’universités de très grande réputation (Harvard, MIT, UCLA, etc.) ou grâce au leadership d’entreprises de pointe, et ce, que leurs municipalités aient été fusionnées ou pas.C’est précisément parce que Montréal doit concurrencer des régions dotées de tels avantages «externes» qu’elle doit unir ses forces pour se tirer d’affaire.Mobilité et transparence Quel citoyen peut vraiment et précisément expliquer les différences entre les services à Beacons-field, à Verdun ou à Montréal-Ouest, ce qui pourrait l'amener à changer de ville?Encore une fois, le modèle de Tiebout est irréaliste.Les gens déménagent (ou pas) pour diverses raisons, différentes de l’obscur «niveau de services» des villes: parce qu’ils ont trouvé un logement à leur goût et à leur prix, à cause de la proximité du lieu de travail ou de l’école, pour les amis ou la famille, pour des questions d’ordre linguistique et culturel, etc.Peut-être aussi qu'ils veulent aller à Lachine pour bénéficier du rivage du fleuve ou à Outremont pour être près de l’Université de Montréal?Dans tous les cas, l’action de la ville n’a aucun effet sur ces caractéristiques, et ce n’est pas la concurrence qui va accroître le bien-être des citoyens.Mais surtout, la véritable mobilité — les chiffres de migration depuis 20 ans le confirment — se joue entre Montréal, Laval, la Rive-Sud et la couronne nord, et non pas entre les municipalités de l’île.À cause de cette concurrence, Montréal fusionnée est loin de représenter un «monopole», comme le suggèrent les auteurs.Bien évidemment, les gens déménagent aussi pour payer moins de taxes municipales.Pourquoi les taxes sont-elles plus basses à Westmount?D’après le modèle de Tiebout, est-ce parce que les citoyens, démocratiquement et collectivement, ont émis le souhait d’un niveau de services moins élevé qu’à Montréal?Bien sûr que non! Si les taxes sont moins lourdes à Westmount, c’est tout simplement parce u’il y a une très grande concentration de maisons e grande valeur rapportant de forts revenus fiscaux, pour des services qui coûtent plus ou moins le même prix par habitant qu’ailleurs.Donc, ils peuvent se permettre de diminuer les impôts.Ce phénomène n’a rien à voir avec Tiebout Westmount n’est pas un groupement de citoyens partageant les mêmes préférences politiques en matière de services municipaux mais une enclave fiscale en plein cœur du territoire montréalais.Le défi des villes Les villes et les structures locales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important en matière économique et sociale.[.] Ce qui est efficace aujourd’hui, ce ne sont plus les grandes politiques nationales mais les actions locales adaptées et ciblées.Ce n’est pas un hasard si Paul Martin affiche autant d’intérêt envers les villes.La décentralisation en faveur des structures locales est une tendance lourde dans tous les pays occidentaux.Plus particulièrement, la croissance et l’emploi dépendent de la structure industrielle locale.Dans la région méfropolitaine, le réseau reliant entreprises, fournisseurs, centres de recherche, universités et travailleurs — à la base de cette structure industrielle — se déploie de Saint-Jérôme à Saint-Bruno, avec l’île de Montréal comme nœud central.Le développement économique doit donc être pensé et appliqué à cette échelle.Les fusions municipales sont une première étape pour assurer la cohérence de cette politique.En effet, il faut bien le dire, Saint-Laurent ou Pointe-Claire toute seule, ça ne constitue pas une structure industrielle.C’est justement pour relever ce défi que les fusions sont nécessaires.Les structures locales doivent compter sur un système de décision cohérent, efficace et visionnaire, c’est-à-dire tout le contraire de la défunte CUM, très inefficace en matière de processus de décision, morcelée en une pléthore de municipalités et la plupart du temp imprégnée d’un esprit de clocher improductif.[.] Le Québec, un enjeu majeur aux élections fédérales ANDRÉ CAMPEAU Chercheur et professeur associé au département d’anthropologie de l’Université Laval LOUISE SARDA Professeure de science politique au cégep de Saint-Hyacinthe omment le Québec, en tant que société et nation politique, est-fi construit par les partis politiques canadiens dans le cadre des élections fédérales 2004?Pour répondre à cette question, nous avons comparé les quatre principaux partis (PC, PLC, BQ et NPD) à l’aide de leurs plates-formes électorales et des textes disponibles sur Internet Trois sujets majeurs éclairent leurs oppositions.Le premier porte sur le statut du Québec et sa place dans le monde.Le PC valorise le statu quo constitutionnel et n’envisage que des modifications mineures au régime politique canadien.Ce parti veut faire un «grand Canada» souverain et uni où les provinces administrent les programmes sociaux En ce qui concerne le PLC, sa visée consiste à développer une «volonté nationale» canadienne à l’aide d’une plus grande centralisation du pouvoir et l’instauration d'un nouveau relais au gouvernement canadien: les municipalités.Pour le BQ, la souveraineté du Québec demeure l’objectif principal.Elle implique à ses yeux une «pleine personnalité juridique internationale».Pour sa part, le NPD entend mettre en œuvre im fédéralisme «souple et sincère».Sa stratégie, très ambiguë, ne prône pas la décentralisation du pouvoir.Comme le PLC, elle valorise l’apport des municipalités.Somme toute, seul le BQ promeut, pour le Québec, un statut de nation politique et une place dans le monde.Le deuxième sujet a trait à la société québécoise, à sa citoyenneté et à ses institutions politiques.Pour le PC, les institutions de la monarchie constitutionnelle favorisent une citoyenneté canadienne tout à fait satisfaisante.Pour ce parti, le Québec n’est qu’une province comme les autres.Au PLC, le Québec peut promouvoir ses «aspirations légitimes», qui ne sont que provinciales, au sein du Canada.Toutefois, il ne doit pas s’opposer aux politiques canadiennes.Bizarrement, ce parti envisage de développer une citoyenneté canadienne en banalisant les structures provinciales.D’abord en améliorant les «mécanismes démocratiques» pour «permettre aux leaders de faire un meilleur travail de direction».Ensuite en resserrant les liens entre les députés fédéraux et les «citoyens» pour que ces derniers ne considèrent plus les gouvernements provinciaux comme les «seuls véhicules pour exprimer et répondre» à leurs préoccupations.La position du BQ est aux antipodes de celles du PC et du PLC.Le BQ affirme une différence québécoise dont les assises sont le français et la culture et dénonce les intrusions canadiennes qui bafouent l’Assemblée nationale dans les champs de compétence provinciale.Quant au NPD, il reconnaît au Québec un statut de «nation» à l’intérieur du Canada, soit l’équivalent d’une société distincte détenant certains droits de retrait avec compensation.Cela étant, pour ce parti, le Québec et le Canada doivent travailler ensemble pour «établir des objectifs communs et atteindre des résultats équitables».En somme, pour le PC et le PLC, la «société québécoise» n’a pas de statut politique.Aussi la citoyenneté dans ce pays ne peut-elle être que canadienne.Quant au NPD, comme il n’entend pas modifier la Constitution, on est en droit de se demander comment il permettra au Québec de se développer politiquement.Sur ce point ce parti est plus muet qu’une carpe.Le BQ, sous l’angle de la citoyenneté, ne critique pas les institutions politiques auxquelles il participe.C’est peut-être pour cette raison qu’il s’oblige à promouvoir des éléments culturels pour faire valoir une différence.SU peut s’agir d’une ligne de défense, ceüeci a un défaut, soit de mettre en relief des traits culturels plutôt que des ancrages sociaux dans la définition de la citoyenneté au Québec.Développement Le troisième point renvoie aux assises propres au Québec en matière de développement énergétique et industriel Sur ce point, seul le BQ fait écho aux moyens qu’entend privilégier le Québec: ressources énergétiques «propres», industries minière et agricole, deuxième et troisième transformations, axe de transport nord-sud plutôt qu’est-ouest, système d’éducation en vue de relever le défi du développement durable, etc.Chez les trois autres partis, le développement du Québec ne peut être qu'un sousproduit de celui du Canada.Au PC, tout semble passer par une baisse d’impôt, un investissement visant à renforcer l’armée comme la police et un abandon de tout registre d’armes.En quelque sorte, un calque à saveur cow-boy d’un certain modèle prisé au sud du Canada.Pour le PLC, le Canada est vu comme une entreprise dont la visée est la concurrence et la réussite économique dans le monde, ce qui serait garant d’une meilleure redistribution de la richesse à la façon canadienne.Au NPD, on est plus réservé.Le néolibéralisme, à saveur conservatrice ou mondiaüste, n’est pas sa planche de salut D annonce une orientation alternative, celle que préconisent les verts, pour assurer le déploie- ment de politiques sociales auxquelles les riches seront incités à contribuer.Ces trois sujets éclairent l’enjeu de ces élections pour les Québécois.Advenant la prise du pouvoir par le PLC, le PC ou le NPD, voire un pouvoir partagé entre ces trois formations canadiennes, le Québec demeurera coincé et ses aspirations, flouées.Avec le PLC, il sera sommé de se conformer à la vision unitaire canadienne et le temps aidant à se dissoudre dans le tout canadien avec, pour avenir, l’obligation d’inventer des trucs, de type garderies ou autres, pour que le Canada devienne encore plus canadien.Si le PC prend le pouvoir, il y a fort à parier que le Québec sera blâmé s’il ne souscrit pas au développement militaire et policier.Chose certaine, ü devra payer sa part même s’il refrise la vision cow-boy de ce parti Si le NPD a la balance du pouvoir, cela ne changera pas grand-chose.Avec ce parti, le Québec sera toujours enclavé dans l’espace public canadien et ne pourra aspirer à plus que ce qu’il est à l’heure actuelle.Certes, en regard des intérêts du Québec, seul le BQ a construit une plateforme qui les met en relief Sa vision du Québec, qui est la souveraineté, manque toutefois de profondeur, notamment sous l’angle de la citoyenneté et celui, tout aussi important, de l’affirmation d’un régime politique, différent du régime canadien, qui serait aussi propre au Québec.11 y a probablement là l’effet d’un blocage structurel qui en empêche la conception et l’actualisation.Aussi ce parti nous est-il apparu en défensive sur ce plan, et ce, bien qu’il soit le seul parti qui porte la société et la nation politique québécoises dans une arène qui s’emploie à construire tout autre chose.Cette chose autre, qui est la poursuite du Canadian nation building, conduit à construire le Québec de l’extérieur comme une région, une province comme les autres, un pouvoir subalterne, une société distincte, etc., qui doit demeurer dans l’ensemble canadien Le PC valorise le statu quo constitutionnel et n’envisage que des modifications mineures au régime politique canadien L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A rinformation générale et métropolitaine : Gérald DaUaire {adjoint au dinctrur dt l'information).Jeanne Corriveau (offrira muniripaia), Fabien Degliae.Marie-Andrée Chouinard (idncation) ; Josée Boileau (éditoriatislr, rapontable de la pagr Idiat, Brian Myles (jtuiict ri Ms it socitit) Jean Dion.Louis-GLUrs Francœur (environnrmrnV.Benoit Monger (rapomabtr du silt /«feme»).Jean-Pierre Legault (Jmpitre édita, idées perspectives et sports), Isabelle Paré rsanté), Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Martin Dudos Michéle Malenfant et Christine Du mare t (re/ecrears); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair < responsable).Julte Carpentier.Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels).Stéphane Baillargeon /théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres) Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels): à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint ou directeur de l'information).Dominique Reny.Éric Desrosiers.Alec Caatonguay, Claude Turcotte; h l'Information internationale : Claude léveaque, Guy Taillefer.Serve Truffaut (éditorialiste)-* l'information politique Héléne Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Tommy Chouinard ei Robert Dutriaac (correspondants parlementaires i Québecj.Kathleen Lévesque ; Mirie-Héléne Alarie (secrétaire i la rédaction) : Inuise-Maude Kioux Soucy Genevieve Otis-Dionne (comma) La documentation ; Gilles Paré (directeur).Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottaiva) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy.Mariéne Cété, Slavica Bogdanov.Véronique Gétaud, Christiane legault, Amélie Maltais Jacoues A Nadeau Claire Paquet.Micheline Ruelland.Nadia Seba) (publicitaires).laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie iaporte, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Barinet (responsable de la production).Nathalie Zemaitia, Michel Bernatchez, Philippe Borne Johanne BruneL Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Pilion.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yank* Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Gtaéle Lenard, (coordonnatrice d ta promotion Pt* la sollicitation).MoniqueL'Heumut.Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine iafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier.Chantal Rochon.Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) i t LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 JUIN 2004 ACTUALITES MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 importantes que le droit des femmes et des gais?», a demandé Jack Layton.Stephen Harper a rappelé qu’il n’avait pas l’intention de changer la loi en matière d’avortement M.Harper a lancé sa première attaque sentie contre M.Martin quand il a dit *Si vous connaissiez si bien les chiffres, comme vous le répétez sans cesse, comment sefiiit-il que vous n'ayez rien vu du dépassement de coûts dans le registre des armes à feu, qui nous a coûté plus de un milliard de dollars?» Paul Martin a tenté d’esquiver et de contre-attaquer, plaidant que le programme conservateur était irréaliste sur le plan financier.Le chef conservateur, à l’image de Gilles Duceppe au début du débat a accusé Paul Martin de cacher des choses à la population sur le scandale des commandites.«Vous aviez promis qu'il n’y aurait pas d’élections avant de savoir ce qui s'est passé.Or nous sommes en campagne et nous ne savons toujours pas.» Le chef libéral a rétorqué que la commission d’enquête avait été créée justement pour faire toute la lumière et que le public saurait Duceppe, qui se tirait bien d’affaire malgré le faible degré d’importance de ce débat pour lui, était le premier à prendre la parole au début de la soirée, comme pour le débat en français de la veille.Sans détour, il a insisté sur le fait que le Bloc me ferait aucune coalition permanente avec le Parti conservateur ou le Parti libéral».Paul Martin a repris le message du débat en français, enjoignant aux Canadiens de choisir entre deux systèmes de valeurs différents, le sien ou celui de la droite des conservateurs.D a insisté sur la santé, affirmant «que c’est la grande priorité» du FLC.«Je vous demande votre soutien pour éliminer les listes d’attente», et-t-ü dit en regardant droit dans la caméra.Le chef conservateur a rappelé la corruption et le gaspillage du gouvernement libéral, soulignant que le pays «mérite mieux».Stephen Harper a demandé de changer ce gouvernement et de ne pas céder devant la campagne de peur libérale.Jack Layton a clos les discours d’ouverture en plaidant pour «des idées positives et un changement positif».Les gens veulent du changement mais sont coincés entre un Parti libéral qui brise ses promesses et un Parti conservateur qui fait peur avec son programme, at-fl plaidé.«Nous offrons une autre voie», at-Q dit Débat phis relevé et phis dynamique que celui en français, surtout grâce à l'aisance des belügéranîs dans la langue anglaise, les attaques et contre-attaques ont très souvent été les mêmes que la veille: commandites, santé, droits des femmes et des gais, éthique, investissement militaire, etc.Si le débat de hindi en français n’a pas permis à Paul Martin ni à Stephen Harper de se démarqua- vraiment bousculés qu’ils étaient par un Gilles Duceppe en pleine forme, le combat d’hier devait absolument se dérouler à l’avantage du chef libéral Devancé par le Parti conservateur dans les sondages, le PLC avait besoin d’un coup de fouet et d’un leader efficace et acharné qui galvanise ses troupes pour le sprint final En entrant dans l’arène hier, Paul Martin et son parti savaient qu’un KO.par Stephen Harper pourrait réduire à néant leurs chances de former le prochain gouvernement même minoritaire.Paul Martin se devait de ramener au bercail les électeurs frustrés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, les deux provinces qui décideront de la couleur du prochain gouvernement.Bien que pancanadien, le débat en anglais ciblait donc avant tout les électeurs de ces deux provinces.Avec le débat en français dominé par Gilles Duceppe, les libéraux ne peuvent plus compter sur une remontée au Québec pour compenser les pertes prévisibles ailleurs au pays.Au point où le chef libéral a préféré attaquer M.Harper plutôt que M.Duceppe lundi soir, démontrant que l’offensive libérale se dirige désormais vers le parti le plus populaire dans le reste du Canada.Avec un Parti conservateur qui ne décolle toujours pas au Québec, il ne fait plus de doute que, pour les deux grands partis nationaux, l’entreprise de séduction se concentre en Ontario et en Colombie-Britannique pour les deux prochaines semaines.Les derniers sondages plaçaient les conservateurs en tête dans ces deux provinces, laissant présager un gouvernement canadien dirigé par le PC, possiblement minoritaire.En Ontario, la remontée conservatrice ne se dément pas, gru- geant des points chaque semaine aux libéraux.Le coup de sonde Ekos de vendredi dernier donnait 38 % des intentions de vote au PC et 34 % au PLC en Ontario, là où 106 sièges (un tiers du pays) sont en jeu.De son côté, le NFD s’approche d’une percée significative avec 21 % des voix, malmenant les libéraux sur leur gauche.Le NPD a lui aussi tout à gagna du débat de ce soir.Le chef libéral voulait mettre en évidence ce qui distingue, selon lui, son parti de celui de M Harper.11 a donc tenté, comme il l’a fait avec un succès très mitigé hindi scar, de dépeindre Stephen Har-pa comme un homme d’extrême droite, prêt à sacrifier le droit des femmes en matière d’avortement et à déchirer le protocole de Kyoto.Selon Paul Martin, Stephen Harper mettra en péril l’équilibre budgétaire du Canada chèrement acquis avec des promesses de baisses d Impôt importantes et des dépenses militaires et en santé irréalistes.Pour appuyer ses dires, il a misé sur son passé de ministre des Finances compétent, qui a permis au Canada d’afficher le meilleur bilan économique du G7.En tant que meneur, Stephen Harper pouvait s’attendre à être la cible de tous ses adversaires.D Ta été en grande partie.Son défi consistait à maintenir et même à imposa l’image modérée et rassurante qu’il a tenté de projeta depuis le début de la campagne.Comme aspirant premier ministre, il devait démontrer qu’il a la tête de remploi.La mission de Jack Layton, elle, consistait à ne pas se faire relégua au second plan par ce que tout le monde décrit comme une lutte à deux MM.Harper et Layton, beaucoup phis à l’aise dans leur langue maternelle, chachaient à déstabiliser le chef libéral et à continuer ainsi leur remontée respective en Ontario et en Colombie-Britannique.M.Harper, calme et posé, a répété qu’il n’était pas obligatoire d’être libéral pour être Canadien.Le NPD et le PC ont misé sur le désir de changement des électeurs, qui semblent trouva les libéraux passablement usés par 11 ans de pouvoir.Les questions d’éthique et d’intégrité, maillon faible des libéraux, ont, comme la veille, pris le devant de la scène à phis d’une occasion.Paul Martin devait se défendre contre les attaques soutenues des trois autres chefs, qui lui reprochent un gaspillage de fonds publics et une arro- gance inacceptable.Pour Gilles Duceppe, ce deuxième débat ne représentait aucun danger.N'ayant rien à perdre, il pouvait faire flèche de tout bois et même marquer des points comme fl l’avait fait k>rs du débat anglais de 2000 ou comme Lucien Bouchard l’avait fait en 1998.M.Martin avait pris de l’assurance hia, comparativement au débat de hindi au cours duquel M.Duceppe l’a souvent malmené en l'interrogeant sur le dossier des commandites et T’assurance-emploi Aucun leada n’est toutefois sorti du premier débat sans quelques égratignures et on pouvait s’attendre à la même chose hia, y compris pour M.Duceppe.Si M.Harper a dû défendre son plan financier et ses politiques sociales hindi soir, M.Duceppe, hii, a dû répondre au chef conservateur qui soulignait son incapacité de forma un gouvernement et «l'isolement» dans lequel il maintiendrait les Québécois.«À cause de vous, on ne peut pas remplacer ce gouvernement», a soutenu M.Harpa.La réplique de M.Duceppe n’a pas tardé.«Je ne suis pas responsable de votre impuissance, M.Harper Si vous remettez en question Kyoto et que les Québécois ne veulent pas, c’est pour ça que votre parti ne prend pas au Québec.Si vous remettez en question le droit des femmes à l’avortement, c’est pour ça que votre parti ne pleut pas aux Québécois Si vous avez des positions rétrogrades sur les droits des gais et lesbiennes, c’est votre problème.Même chose sur Kyoto.H y aies raisons et on n'est pas responsables de vos positions» Comme s’il se mettait en train pour le débat d’hier, Paul Martin a concentré ses principales attaques sur Stephen Harpa hindi soir.Il a profité de chaque occasion pour souligna que le Parti conservateur remettrait en question le protocole de Kyoto, les droits des femmes et des gais et qu’il risquait de ramener le pays vers un déficit avec ses promesses de réductions de taxes accompagnées de hausses importantes des budgets militaires.C’est surtout lui qui a relevé avec insistance l’appui du chef conservateur à une participation du Canada à la guerre en Irak.D s’est servi de ce sombre portrait pour invita les Québécois à réfléchir à ce qui arriverait advenant l’élection d’un gouvernement conservateur le 28 juin prochain.Le Devoir SYNDICATS SUITE DE LA PAGE 1 À la surprise générale, la ministre a tenu à dévoiler aux médias le cadre budgétaire de la politique de rémunération avant même de déposer des offres formelles aux syndicats à la table de négociation.11 s’agit d’une première, fortement contestée par les centrales syndicales, tant sur le fond que sur la forme.«Tous les intervenants connaissent maintenant les limites dans lesquelles le gouvernement entend exercer ses responsabilités budgétaires, a expliqué Monique Jérôme-Forget Ce que je propose, c’est un cadre budgétaire à l’intérieur duquel le gouvernement est capable de vivre, car pable de répondre à ses obligations d’employeur» Québec a basé son redressement salarial sur la hausse prévue des prix à la consommation.Selon le Conference Board, la croissance des prix s’élèvera à 2 % par année d’ici 2008.«L’évolution des rémunérations ne peut être complètement décrochée de cette réalité», a dit Monique Jérôme-Forget, précisant que 3,25 milliards de dollars sur six ans représente «quand même une somme énorme».Le cadre budgétaire a été élaboré également à partir de «l’appréciation de constats» sur l'état de la rémunération des employés et celle de l’économie et des finances publiques.La présidente du Conseil du trésor a insisté sur la précarité de la situation budgétaire québécoise.Aussi a-t-elle mentionné que les dépenses de programmes du Québec sont plus élevées que celles de la moyenne des autres provinces, que la dette totale atteint 114,8 milliards de dollars et que le service de la dette coûte à lui seul plus de sept milliards de dollars par année.«La situation est telle que nous estimons que la proposition que nous faisons est tout à fait raisonnable», a lancé Monique Jérôme-Forget La rémunération atteint 26,5 milliards de dollars en 2004-05 et représente 56,3 % des dépenses de programmes inscrits au budget.L’équité salariale devra être réglée à partir de ces 3,25 milliards de dollars; le reste sera destiné aux augmentations salariales, mais aussi aux échelles (70 millions de dollars par année).Ce faisant Mme Jérôme-Forget contrevient à l’avis émis par la présidente de la Commission de l’équité salariale, Rosette Côté, en février dernier.Selon elle, l’équité salariale ne doit pas faire partie des négociations sur le renouvellement des conventions collectives.«Depuis 1990, le gouvernement a versé plus de sept milliards de dollars de correctifs au niveau de l’équité salariale», a précisé Mme Jérôme-Forget La ministre a demandé à ses représentants de rencontrer les syndicats dès aujourd’hui pour poursuivre les démarches entreprises pour régler l’équité salariale.Les négociateurs gouvernementaux et les centrales syndicales se réuniront également vendredi.Les offres patronales officielles concernant la rémunération seront alors présentées.Monique Jérôme-Forget se défend bien de vouloir couper court aux négociations en limitant dès le départ le montant que son gouvernement est prêt à investir.«Uy a plusieurs choses qu’on peut négocier», a-t-elle lancé, comme la distribution des hausses salariales en fonction des années mais aussi en fonction des groupes d’employés.Ainsi, des employés pourraient recevoir davantage que d’autres, s’il faut en aoire les commentaires de la ministre.Quant à la possibilité qu’il y ait un gel salarial au cours d’une ou de plusieurs années, Monique Jérôme-Forget s'est faite avare de commentaires.«Ce sont les négociateurs qui vont décider la distribution des sommes», s’est-elle contentée de dire.La présidente du Conseil du trésor ne craint pas un affrontement avec les syndicats.«Je me sens tout à fait confortable avec les balises que nous faisons», a-t-elle indiqué.Les syndicats sont toutefois en furie.Le premier vice-président de la CSN, Louis Roy, estime que lé geste de Monique Jérôme-Forget représente un «déni de négociation».«On n'essaie pas d’enfermer l’autre partie dans un cadre dès le départ.Elle essaie d’emprisonner la négociation», a-t-il dit M.Roy considère que le cadre budgétaire du gouvernaient «est de la folie pure» tellement il n’a aucune commune mesure avec les demandes syndicales.La première vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot estime pour sa part que «l’équité salariale n’est pas négociable» et que ce dossier ne doit pas être lié à la négociation sur les hausses de salaires puisqu’il s’agit de réparer une injustice à l’égard des femmes.«Le gouvernement ne nous a même pas consultés sur ce cadre-là.C’est un geste de provocation», a-t-elle affirmé.Selon l’Institut de la statistique du Québec, les employés des secteurs public et parapublic ont une rémunération globale (salaire et avantages sociaux combinés) inférieure de 7,8 % par rapport à l’ensemble des travailleurs québécois.Le critique péquiste Sylvain Simard a qualifié à’«arrogante» la démarche gouvernementale.«Ce que la présidente du Conseil du trésor dit aux syndicats, c’est: ou vous sacrifiez les femmes, ou vous diminuez les augmentations de salaires qui sont déjà extrêmement limitées par le projet gouvernemental, a-t-il affirmé lors d’un point de presse.On finance l’équité à même les augmentations salariales», a-t-il déploré.Le Devoir Rectificatif C’est le Forum sur l’intégration nord-américaine (FINA) qui avait invité lundi matin le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, à présenter son bilan de l’ALENA.Nous avons par erreur attribué cette initiative à ITJNISFERA Le FINA a été créé afin de faire connaître les enjeux soulevés par l’intégration nord-américaine.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E8 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à h clientèle.Le Devoir est publié du hindi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9" étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0058.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CHÈQUE SUITE DE LA PAGE 1 Les modalités exactes de cette saisie saont connues seulement lors du dépôt du projet de règlement, cet automne.Jean-Yves Desgagnés, du Front commun des personnes assistées sociales, estime que cette mesure contrevient à la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, qui édicte le principe d’une prestation minimale, c’est-àdire un seuil en deçà duquel une prestation ne peut être réduite en raison de l’application de sanctions administratives.«On va se battre contre cette disposition qui est inacceptable.Ça va être une guerre, parce que ce n'est pas vrai que le gouvernement va ramener dans le décor une mesure contre laquelle on s’est déjà battu dans le passé», a-t-il affirmé lors d’un entretien téléphonique hier.La saisie d’une prestation pour cause de non-paiement de loyer était en effet comprise dans la réforme de l’aide sociale pilotée par la ministre de la Solidarité sociale, Louise Harel, en 1997-98.Le gouvernement péquiste voulait alors qu’une partie de la prestation, pouvant aller jusqu’à 48,7 %, puisse être versée à un propriétaire en cas de non-paiement de loyers.Or, même si elle avait été adoptée, la mesure n’avait jamais été mise en vigueur par le successeur de Mme Harel, André Bois-clair.Cette volte-face n’était pas étrangère au tollé soulevé par la volonté du gouvernement Dans un mémoire remis au gouvernement à l’époque, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse affirmait qu’«une telle mesure ouvre une brèche dans le principe de l'incessibilité des prestations, principe qui est toujours apparu comme la contrepartie du caractère minimal des allocations versées».Toujours selon la Commission, «aucune démonstration convaincante n’a été faite d’une prévalence du non-paiement des loyers par les prestataires d’aide sociale dépassant largement les défauts de paiement des autres locataires».Un «investissement collectif en vue de multiplier OBÉSITÉ SUITE DE LA PAGE 1 indiquent les spécialistes en quantification des comportements humains.Avec, à la clef, un taux d’obésité qui affecte aujourd’hui la vie de 14,2 % des hommes et de 13,5 % des femmes au Québec.À l’échelle fédérale, ce taux est respectivement de 15,9 % et de 13,9 %.Même motif, même croissance pour l’embonpoint qui, en 2003, a frappé un tiers de la population du Québec — laissant ainsi moins de 50 % des Québécois avec un poids dit normal.Les hommes (41 %) sont visiblement plus sensibles à l’excès de poids, alors que les femmes (25 %) semblent faire un peu plus attention à leur ligne.Parfois trop, d’ailleurs, puisque 5 % de la gent féminine vit en effet avec un poids insuffisant indique l’enquête.Contrairement aux hommes, dont 1,2 % à peine sautent parfois quelques repas pour se conformer aux canons de la beauté qui se déclinent sur papier glacé.Menée l’an dernier auprès de 135 000 personnes d’un océan à l’autre, cette vaste étude sur la santé des Canadiens s’appuie sur les critères de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour définir l'obésité en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC).Cet indice résulte de la division du poids d’une personne, en kilos, par le carré de sa taille, en mètres.Un IMC dit normal, selon l'OMS, doit se situer entre 18,5 et 24,9.De 25 à 29,9, c’est d’embonpoint quH est question, alors que, au delà de 30, les spécialistes de la santé parient plutôt d’obésité.Une obésité qui devient morbide lorsque ITMC est égal ou supérieur à 40.les logements à prix abordable serait beaucoup plus efficace que la mise en tutelle pour la solution des difficultés en regard au paiement des loyers», ajoutait la Commission.Lors de son passage devant les parlementaires en février 1997 sur le livre vert de Louise Harel, le président de la commission de l’époque, Claude Filion, expliquait que le problème de non-paiement de loyers est le fait d’une fraction «très minoritaire» des prestataires et que, du reste, il ne concerne pas que les assistés sociaux Un an plus tard, lors de l’étude du projet de loi 186 sur la réforme de l’aide sociale, M.Fi-lion affirmait qu’il existe un «danger d’encadrer les exclus de notre société, d’encadrer ceux qui ont moins de moyens que les autres» en procédant à la saisie des chèques d’aide sçciale, alors que les autres types de prestataires de l’État ne sont pas soumis aux mêmes contrôles.La Charte québécoise des droits et libertés de la per- .sonne stipule en effet qu’aucune discrimination ne doit être faite sur la base de la condition sociale.Un groupe pourrait ainsi contesté la mesure du gouvernement Charest devant les tribunaux La crainte de poursuites avait d’ailleurs été l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement péquiste avait finalement décidé de faire une crobc sur une remise en question de l’insaisissabilité du chèque d’aide sociale.En décembre 1998, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies avait même blâmé Québec pour avoir indus dans sa réforme la saisie des prestations d’aide sodale, une mesure qu’il avait jugée discriminatoire.La mesure préconisée par le gouvernement Charest pourrait également enfreindre les dispositions du Code de procédure civile.L’artide 553 prévoit en effet qu’une portion des revenus — de 120 à 180 $ par semaine, selon la situation familiale — de toute personne demeure insaisissable.La prestation mensuelle moyenne à l’aide sociale se chiffre à 621,39 $ par ménage, selon les données contenues dans le rapport annuel de gestion 2002-03 de la Sécurité du revenu.«Permettre la saisie, c’est ouvrir une boîte de Pandore, estime Jean-Yves Desgagnés.Hydro-Québec et Bell voudraient eux aussi avoir la possibilité de saisir.Pourquoi le permettre à un seul, au fond?» Selon lui, 4e problème derrière le non-paiement de loyers par des prestataires, c’est le «Le poids et la taille ont été mesurés à l’aide d’une question à caractère auto-rapportée [les répondants devant eux-mêmes fournir l’information sans contre-vérification], a indiqué hier Marc Hamel, analyste chez Statistique Canada De ce fait, il y a toujours une marge d’erreur car les gens sous-estiment leur poids ou surestiment leur taille.» Reste toutefois que les mesures sdentifiques de ces indicateurs pour une portion restreinte de l’échantillon «ont montré que le taux d’obésité était beaucoup plus élevé qu’avec les données fournies sur le questionnaire», poursuit-il.Au delà de ces considérations, le document de Statistique Canada livre au passage un pxrtrait fort disparate d’un Québec où les tissus adipeux ne cessent d’augmenter.Principalement dans le Nord-du-Qué-bec, l’Abitibi-Témiscamingue, la Gasp)ésie-îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et l’Outaouais, où le taux d’obésité varie, au-dessus de la moyenne canadienne, entre 16,5 et 15,6%.Dans cet univers induit par les matières grasses, les sucres, les aliments riches en calories et les balades digestives.en voiture, seule la région de l’Estrie arrive à tirer son épângle du jeu avec un taux d’obésité touchant 10,4 % de ses habitants.Et à peine 7,6 % des femmes ayant élu domicile dans ce coin de pays.Du côté de Montréal, la situation suit la tendance nationale avec un taux d’obésité en croissance d'un point et demi par rapport à 2001, à 13,5 %.Les femmes en sont plus victimes (15 %), comparativement aux hommes (12 %).Le portrait s’inverse à Québec, où 10,4 % des femmes et 13,7 % des hommes composent quotidiennement avec un poids de loin supérieur au poids dit santé.«Tout ça n'est pas étonnant, a commenté hia Line Mongeau.de l’Institut de la santé pxiblique du Québec.Nous avons tenu le coup pendant des années, manque de revenu», et non pms un manque de volonté ou une prétendue malhonnêteté phis grande des assistés sociaux Les propriétaires ravis Les regroupements de propriétaires saluent la décision du gouvernement Charest «C’est une bonne nouvelle.On attend cette mesure-là depuis très longtemps.Cest de nature à foire échec à une minorité de prestataires qui noircissent le portrait de l’ensemble des prestataires», a affirmé Martin Messier, président de l’Association des propriétaires du Québec (APQ).Selon l’APQ, 5 % des assistés sociaux seraient des mauvais payeurs, c’est-àdire 27 330 des 546 600 prestataires.Ds occasionneraient des pates de 80 millions de dollars par année aux propriétaires.«Des prestataires disent à des propriétaires: “Tu ne peux rien contre moi, tu ne peux pas toucher à mon chèque.” Et ça, ça arrive assez régulièrement», a souligné M.Messfer.À l’heure actuelle, lorsqu’un locataire—peu impxrte son statut — tarde à piayer le loya, le propriétaire pieut dépxiser une demande à la Régie du logement pxnir le recouvrer.Quand les retards se multiplient le propriétaire peut s’adressa à la Régie du logonent afin d’obtenir la résiliation du bail ou l’éviction du locataire.Les montants impayés ne sont cependant jamais recouvrés par le propriétaire, déplore Martin Messfer.En 1996, un comité regroupant des membres du gouvernement et des associations de propriétaires recommandait de mettre fin au principe d’insaisissabilité des prestations d’aide sociale.Toutefois, le comité reconnaissait que traiter les prestataires de l’aide sociale différemment des prestataires de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, de la Régie des rentes du Québec ou de l’assuranceemptoi pouvait contrevenir aux chartes des droits.Le projet de loi sur l’aide aux ptersonnes et aux fa-mifles du ministre Claude Béchard vise ai bonne partie à mettre en application les mesures contenues dans le plan d’action visant à lutter contre la pauvreté.Ce plan préconise une approche incitative plutôt que coercitive envers les assistés sociaux.Des consultations publiques se tiendront cet automne.Le Devoir mais cela ne pouvait durer.Le poids moyen des gens augmente.Idem pour la quantité de calories ingérées chaque jour.Cest lié à nos modes de vie.» .Lié aussi aux habitudes alimentaires, estime Paul Boisvert.«Si l’on y regarde de plus près, on constate que l’augmentation de l’obésité et de l’embonpoint au Québec dans les dernières années suit l'augmentation des ventes des produits surgelés et autres aliments préparés.Ces aliments, faciles à utiliser, sont aussi riches en pas, sucre et sel cachés.» Et forcément, le tour de taille, tout comme les artères, réagit.Le constat est pxisé.Les causes, eUes, restent encore à disséquer.«Il n’y a pas que la nourriture à prendre en compte, il y a aussi l’environnement.Aujourd’hui, une personne qui veut manger santé, par exemple dans un centre commercial, doit chercher longtemps.Parfois sans succès», poursuit Mme Mongeau, qui préconise des changements majeurs dans l’organisation de la société pour qu’on évite que l’enquête biennale de Statistique Canada, dans sa cuvée 2005, ne vienne à nouveau tirer le signal d'alarme.Son programme est chargé.Mais nécessaire, croit-eUe: adoption d’une pxilitique alimentaire dans le milieu scolaire, développement des réseaux de transpwrt en commun — qui encouragent davantage le mouvement que l’automobile —, meüleur accès aux choix alimentaires sains, diminution des portions dans les restaurants, construction de trottoirs là où il n’y en a pas, etc.«Que la santé soit une priorité pour les politiciens, c’est bien, dit-eUe.Mais il ne fout pas pour autant oublier la prévention.» Avec la collaboration de Louise-Maude Rioux-Soucy Le Devoir
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