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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-06-17, Collections de BAnQ.

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ACTUALITÉS Maire en dépit des défusions prévisibles Page A 4 ECONOMIE Les géants du jeu fusionnent Page B 5 www.ledeYoir.com LE DEVOIR V O L .X C V N “ 1 3 5 ?LE JEUDI 17 JUIN 2001 taxes- 1 $ Martin et Harper mettent le cap sur rOntario Le défi de Duceppe: maintenir ses troupes mobilisées MANON CORNELLIER Ottawa — Les débats télévisés terminés, les chefs fédéraux ont pris la direction de leurs principaux champs de bataille hier.Pour les chefs conservateur et libéral, Stephen Harper et Paul Martin, ceux-ci n’ont plus qu’un nom: l’Ontario.Cette province, qui compte près du tiers des sièges, pourrait décider de la couleur du prochain gouvernement et même déterminer si celui-ci sera minoritaire ou non.Ce n’est donc pas une coïncidence si MM.Harper et Martin ont amorcé le dernier droit de la campagne dans le Sud-Ouest lections ontarien hier matin, le premier pour montrer sa force dans des comtés traditionnellement libéraux, le second pour tenter de sauver des sièges en péril.Sans ceux-ci, Paul Martin ne peut même pas rêver de former un gouvernement minoritaire.Au Québec, la situation est tout autre.La solide prestation du chef bloquiste Gilles Duceppe lors du débat en français fait dire à tous les camps qu’il a consolidé sa position.Les jeux y seraient presque faits, à en croire un conseiller, libéral.Ce dernier concédait indirectement 55 sièges au Bloc hier puisqu’il prédisait «au moins» 20 comtés aux libéraux.Le PLC en détient 37 à l’heure actuelle.Le Bloc pourrait ainsi détenir la balance du pouvoir, ce que M.Duceppe ne nie pas, mais il refuse de parler d’alliance et rejette même, avant la tenue du scrutin, la poursuite de pourparlers avec d’autres partis, une idée avancée par le député conservateur Peter MacKay.Pour M.Duceppe, le défi consiste à maintenir les VOIR PAGE A 8: ONTARIO ¦ Autres textes en page A 2 Rapport préliminaire de la commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 Rien ne permet de relier al-Qaïda à Saddam Hussein Washington — L’hypothèse d’une coopération entre le régime de Saddam Hussein et le réseau al-Qaïda, telle qu’elle est avancée par l'administration Bush, a été mise en doute hier par un rapport préliminaire de la commission d’enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001.La commission, formée de cinq démocrates et de cinq républicains, a par ailleurs entendu des responsables qui ont mis en garde coptre la probabilité d’un prochain attentat contre les Etats-Unis, certains attentats ayant déjà été déjoués.Dans un rapport intitulé Vue d’ensemble de l’ennemi et rendu public hier, la commission, tout en Élisant état de VOIR PAGE A 8: AL-QAÏDA INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B1 Idées.A 7 Météo.,B4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 ,A6 Télévision.B 7 Victor, Laurence et le Bloc JACQUES NADEAU LE DEVOIR ALLEZ SAVOIR qui, de Gilles Duceppe ou du chanteur Daniel Boucher, a le plus galvanisé les quelque 1000jeunes comme Victor et Laurence réunis hier soir au Spectrum de Montréal, ils étaient en tout cas en mode électrique.Les militants ont ainsi réservé une longue ovation au chef du parti pour souligner ses performances aux débats des chefs avant d’accueillir chaudement Daniel Boucher, Julien Poulin et Loco Locass, qui participaient tous au plus gros rassemblement de l’actuelle campagne du Bloc.Le parti voulait par cette occasion mobiliser ses troupes avant d'entreprendre une tournée stratégique dans les comtés chauds de la province mais aussi envoyer un message aux jeunes pour qu’ils aillent voter le 28 juin.L’industrie éolienne offre 4000 mégawatts à Hydro LOUIS-GILLES K R A N C CE U R Neuf producteurs privés d'électricité, associés à trois des plus importants turbiniers internationaux, ont déposé mardi des propositions fennes auprès d’Hydro-Québec pour installer en cinq ans en Gaspésie 4000 mégawatts d’énergie éolienne, soit deux fois plus que le plus optimiste des scénarios soumis par les groupes environnementaux pendant les audiences du Suroît C’est ce qu’a révélé Hydro-Québec hier matin, lors d'une rencontre avec les producteurs privés d’éolien québécois, soit neuf groupes qui s’étaient réunis hier dans les bureaux de la firme Samson Bélair Deloite & Touche, à Montréal.Ces propositions, dont l’ampleur totale a pris de court tout le milieu de l’électricité et de l'environnement, constituent la réponse des industriels et des banquiers à l’appel d’offres d'Hydro-Québec pour produire d'ici 2011 quelque 1000 MW d’énergie éolienne dans la péninsule gaspé-sienne.Cet appel d’offres est le résultat d’une décision du gouvernement Landry, prise à la suite d’une audience de la Régie de l’énergie qui visait à déterminer le niveau de développement minimal capable d’assurer la viabilité d’un premier module d’assemblage d’un turbinier international en sol québécois.Hydro-Québec n’a divulgué hier ni l’ampleur des investissements planifiés par les neuf producteurs éoliens, ni les prix demandés pour l’énergie des 32 parcs d’éoliennes que ceux-ci proposent de construire d’ici 2011.Les propositions acheminées à Hydro-Québec s’appuient sur des plans et devis coûteux, des études de faisabilité ainsi que des ententes fermes de financement avec des institutions financières.Les VOIR PAGE A 8: HYDRO Neuf producteurs ont fait des propositions qui surprennent En ramer un coup à l’école.Un groupe de jeunes ayant des difficultés d’apprentissage partent à l’aventure.Confiants! Dans une école du système régulier, ils ont tous frappé le mur des difficultés d’apprentissage.Dans cette petite école de Saint-Laurent, où ils ne font plus bande à part, ils s’apprêtent à terminer leur primaire par un défi-aventure qui les fait saliver: trois jours de canot-camping au parc national de Frontenac, aux confins de Chaudière-Appalaches et des Cantons-deTEst.À bas les difficultés! MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Sarah-Gabrielle.Chanel.Marie-Pierre.Guillaume.Alex Alice.Alexandre.Ces finissants de 12-13 ans parient de l’expédition qui les attend en fin de semaine, et alors on comprend: c’est ça, l’école! Un projet qui vous allume, un défi à surmonter, des tâches à accomplir, des apprentissages auxquels on donne sens.Avant d’en arriver là, les premiers pas à l’école ont été difficiles.Dans l’établissement régulier d’où ils sont tous partis, les tables de multiplications et la compréhension d’un teste à plusieurs paragraphes relevaient du cauchemar.«“Étudie plus, tu n’étudies pas assez!" C’est ça que mon prof me disait toujours, mais die ne savait pas que, tous les soirs, je faisais des tables de multiplications avec mes parents Je ne comprenais juste pas», explique Alice.«Avant, ce qu’on me disait, c’est: ‘Si tu ne comprends pas, c’est tant pis.’ Ici, ça peut prendre trois jours pour que je comprenne, mais c'est correct.» Cet «ici» dont Marie-Pierre parle avec une fierté mal dissimulée, c’est l’école Vanguard, à Saint-Laurent Cette école privée, \’«école des miracles», comme certains l’ont déjà appelée, accueille 168 élèves de 7 à 13 ans et n’abrite que de petits élèves qui présentent des difficultés d’apprentissage telles que le système régulier n’a pas pu les aider.Dyslexie, hyperactivité et déficit de l’attention, difficultés de compréhension et de socialisation: les enfants qui atterrissent à l’école Vanguard ont une piètre perception de l’école, «faime pas l’école», affirme très franchement Marie-Pierre, une petite blondinette qui a le verbe facile.«Mais ici, faime ça, par exemple.» Le projet qui les allume maintenant tous alors qu’ils sont sur le point de tourner la page sur leur primaire, c’est une aventure de trois jours de canot-camping dans le parc national de Frontenac, aux abords du lac à la Barbue, près du grand lac Saint-François.Dès demain, trois jours entre copains, sans parents, et un défi à leur hauteur, à attaquer de front Sarah-Gabrielle, Chanel et Alice ont la responsabilité du garde-manger.Pour demain soir, elles préparent pour leurs amis des pommes de terre fourrées au fromage et au jambon cuites sur le feu — le feu: responsabilité de Guillaume! Pour le dessert, une version camp de vacances du banana split est prévue, avec bananes, guimauves et chocolat Pendant qu’on papote expédition de camping, les aventuriers plus timides s'affairent à monter la tente, histoire de ne pas être pris au dépourvu lorsque l’heure de vérité sonnera.Alex nous renseigne sur VOIR PAGE A 8: ÉCOLE SOURCE: SEPAQ Manikashuna Arts, mejiers cl Iradilioiis au Part I mllio-Gamelin ontreai du 17 au 20 juin 2004 (quadtildlère Sainte < ai henni \ Hem S.iini llubcfl et Vtiisonnemc) t onies et leqendes sous la tenlt 11 nmptei (le tu h tf! du 10 au 21 juin 2004 ësru- iî! 88.5 005» I * ( rii if K Q t I I LE DEVOIR.LE JEUDI 17 JUIN 2004 ELECTIOKS 2004 ATLANTIQUE Pas de revirement de tendance à l’horizon DENIS DUVAL A cause du peu d’information disponible et du manque de connaissances pour utiliser rigoureusement des données de moins grande qualité fournies par les sondages nationaux, la campagne électorale dans les Maritimes prend une tournure curieuse lorsque perçue à travers les analyses des médias.On en vient même parfois à se demander si ces derniers ne prennent pas leurs désirs pour la réalité.Ainsi, depuis quelque temps, plusieurs se sont pris au jeu de prévoir un revirement de tendance significatif le 28 juin, alors que tout porte à croire à une stabilité relative du vote libéral dans les Maritimes.Au moment de déclencher les élections, tous les médias ont repris abondamment une thèse voulant qu’un gouvernement sortant perdrait généralement entre 5 % et 7 % d’appuis au cours d’une campagne.Puis, lorsque les intentions de vote se sont rapprochées du niveau national, certains, nombreux, ont insisté pour dire que l'hypothèse d’un gouvernement libéral minoritaire laissait entrevoir une lutte intéressante dans les provinces atlantiques.Une lutte où les électeurs seraient courtisés par les chefs des partis nationaux et leurs principaux candidats.Or, après un début de campagne intéressant, force est de constater que cela ne s’est pas produit La région atlantique ne comptant pas une mais quatre provinces qui ne forment pas un bloc monolithique, mieux vaut faire preuve de prudence.Deux exemples récents illustrent ce problème.Depuis le début de la campagne, un seul sondage omnibus avec un échantillon suffisant pour être,interprété finement a été publié.Évidemment, ce sondage fut cité abondamment et chacun de ses aspects a fait l’objet d’articles.En début de semaine, tous les journaux des Maritimes ont repris les résultats de cette enquête effectuée.la dernière semaine de mai! La raison est que le sondeur est revenu sur ses résultats pour affirmer que les «libéraux vont perdre des appuis pendant le reste de la campagne» parce que le nombre des insatisfaits du gouvernement sortant sont plus nombreux que le nombre de personnes satisfaites.Une interprétation qui n’est peut-être pas bête mais qui manque de rigueur.Un autre sondage, plus récent celui-là, a aussi eu beaucoup d’écho.Effectué entre le 4 et le 8 juin, l’enquête Ipsos-Reid indiquait que les intentions de vote pour le Parti libéral étaient en baisse dans les Maritimes et que libéraux et conservateurs étaient désormais au «coude à coude».Plusieurs y ont vu la confirmation de ce qu’ils observaient déjà.Les autres l’ont présenté comme un renversement de tendance.Le hic, c’est que ce sondage ne comportait que 77 répondants et qu’il était le seul à pr&lire cette nouvelle tendance.En fait, ce sondage pieu significatif va à l’encontre des sept autres qui ont précédé, d’un échantillon restreint, il est vrai, mais plus constants quant aux résultats.Les deux derniers, par exemple, effectués du 7 au 9 juin et du 11 au 13 juin, ne dénotaient aucun changement dans les intentions de vote par rapport au début de la campagne.En moyenne, les libéraux y obtiennent 42,8 % d’appuis avec un écart moyen de 3,7 % des intentions de vote depuis le déclenchement des élections.De son côté, le nouveau Parti conservateur obtient un appui moyen de 28,6 % avec un écart moyen aussi faible que 2,3 %.L’appui au N PD est relativement stable à 23,6 % avec un écart moyen de 2,3 % également Par analogie avec ce que plusieurs nomment le «débat sur le débat», on pourrait dire que dans les Maritimes, il y a une campagne médiatique sur la campagne électorale.L’auteur est professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston Lieutenant de Jack Layton au Québec Pierre Ducasse a relevé tout un défi CLAIRANDRÉE CAUCHY Dans l’immense circonscription nord-côtière de Mani-couagan, qui équivaut à 55 fois la superficie de l’île-du-Prince-Édouard, près de trois électeurs sur quatre se sont prononcés en faveur de la souveraineté en 1995.C’est le cas du candidat local du NPD et lieutenant de Jack Layton au Québec, Pierre Ducasse, qui a aussi voté pour le Parti québécois l’an dernier.Après le dernier référendum, le jeune homme, qui milite au NPD depuis l’âge de 17 ans, a pris un temps de réflexion pour choisir sa bataille: la souveraineté ou la so-cial-démocratie?«Le fait que je sois encore au NPD montre bien ma réponse», affirme le candidat, qui s’était brillamment illustré lors de la course au leadership dé son parti l’an dernier.«Tant que les Québécois n’auront pas pris une autre décision, je veux travailler à bâtir un Canada social-démocrate.Je ne veux pas que le Québec se réfugie dans un rôle de défense quand on a tellement à contribuer», fait valoir le jeune politicien de 31 ans natif de Sept-Des.Le modèle québécois Lors de la course à la direction, il a d’ailleurs été étonné par la rareté des questions sur le nationalisme québécois alors que tous l’interrogeaient sur les particularités du modèle québécois, que ce soit les garderies, l’assurance-mé-dicaments, les fonds d’investissement de travailleurs ou la loi anü-scab.«Ma fierté d’être Québécois, je l’ai sentie très forte en voyant comment les gens du Canada anglais admiraient ce qui se fait ici.» La vie n’a cependant pas toujours été de tout repos pour les néo-démocrates québécois, reconnaît-il, allant même jusqu’à parler de la «traversée du désert» des années 1990.«Il fallait y croire en maudit pendant certains bouts.Il y avait plein de frustration chez les membres du Québec en raison de l’ambiguïté sur la question nationale.» Les souverainistes de la région ne cessent d’ailleurs de lui re- Pierre Ducasse (à droite), compagnie du chef du NPD, Jac mettre sur le nez l’appui du caucus néo-démocrate à la loi sur la clarté.Déclarations officielles à l’appui, Ducasse, de son côté, souligne le changement de ton survenu depuis l’arrivée de Jack Lay-ton; reconnaissance du Québec comme nation — «ce qui va au-delà de la société distincte» —, fédéralisme coopératif dans le respect des compétences des provinces et droit de retrait avec pleine compensation, remise en question de la loi sur la clarté, etc.«Il y a tellement de politiciens qui ont fait des carrières en tirant profit de la division sur la question nationale.Nous avons une approche différente, celle de la main tendue», plaide M.Ducasse.Au-delà du nationalisme, c’est surtout son discours économique original qu’il a mis en avant pendant le Congrès à la chefferie, au terme duquel il a d’ailleurs été honoré du titre de «révélation du NPD».Apôtre du développement local, il critique la propension de la, gauche à vouloir tout confier à l’État-providence: «Les solutions ne viennent pas toutes d’en haut.Il faut faire confiance aux communautés et développer des alternatives économiques.» Au cours de la présente campagne, il a d’ailleurs appris qu’une Le plus important regroupement d'associations du secteur culturel célèbre ses cinq ans de concertation permanente le 17 juin 2004 Le CQRHC est l'organisme rassembleur des associations et regroupements œuvrant au développement des ressources humaines et à la reconnaissance du professionnalisme dans le secteur culturel.Ses membres reflètent les huit sous-secteurs où se concentre l'activité professionnelle en arts et culture.Il est bien enraciné à l'échelle du Québec grâce à la participation active des Conseils régionaux de la culture.Au moment de célébrer le cinquième anniversaire de sa fondation, 54 membres composés de représentants des associations d'artistes et de producteurs, des regroupements nationaux et des Conseils régionaux de la culture ont renouvelé leur adhésion annuelle à cette unique instance permanente de concertation consacrée aux ressources humaines.Ensemble, ces partenaires représentent environ 50 000 artistes et travailleurs culturels sur une population active de 100 000 personnes au Québec pour le secteur culturel.Le CQRHC est conscient de l'interdépendance de la situation des artistes et de celle des professionnels au sein des structures de production, de diffusion, de commercialisation, voire d'exportation qui permettent de toucher les publics à qui les œuvres sont destinées.C’est pourquoi les associations d'artistes côtoient les associations de producteurs et les regroupements de diffuseurs, d'événements et d'institutions culturelles.Les caractéristiques de la main-d'œuvre culturelle sont la prépondérance des artistes et des travailleurs autonomes, de môme que la taille réduite de la très grande majorité des organisations culturelles.Ces particularités ont continuellement stimulé le CQRHC à identifier des solutions sur mesure, en marge des mesures et programmes des services publics qui visent principalement l'entreprise selon un modèle salarial employeur-employés.L'absence généralisée de spécialistes en gestion de ressources humaines a interpellé de tout temps le leadership des associations en matière de développement des compétences.La connaissance qui s'est développée au sein du CQRHC est unique dans l'histoire du secteur culturel.Aussi, la ministre Line Beauchamp a invité le CQRHC au sein du Comité permanent sur les conditions socioéconomiques des artistes, pour concrétiser sa volonté d'articuler un filet de sécurité sociale adapté aux caractéristiques du statut de l’artiste., Le CQRHC est particulièrement fier de l'approche collective déployée depuis juin 2001 pour promouvoir et aider la formation continue des ressources humaines en culture.Avec le soutien financier concerté d'Emploi-Québec et du ministère de la Culture et des Communications du Québec, des coordonnateurs sont embauchés au sein des associations et des Conseils régionaux de la culture pour identifier les besoins de perfectionnement, structurer et offrir des activités de formation continue adaptées à la réalité du secteur.Ce faisant, ces coordonnateurs contribuent à briser l'isolement des travailleurs autonomes et de certains professionnels spécialisés qui sont très dispersés géographiquement.Grâce à la concertation établie entre ces coordonnateurs, plus de 5 000 artistes et professionnels du secteur culturel sont desservis chaque année, dans tous les champs disciplinaires et dans toutes les régions.Grâce à cet appui structurant, Emploi-Québec peut s'enorgueillir d'avoir contribué à l'élaboration d'une solution concrète pour atténuer l'iniquité créée depuis l'adoption de la Loi favorisant le développement de la formation de la main-d'œuvre dans un secteur d'emploi où se concentre toutes les formes du travail atypique.À l'occasion des célébrations du 17 juin 2004, les ministres Line Beauchamp et Claude Béchard ont transmis leur message de félicitations au CQRHC, ont reconnu le rôle structurant des associations professionnelles et des Conseils régionaux de la culture à la recherche de solutions adaptées au secteur; ils ont salué les membres fondateurs et les nouveaux membres qui répondent à l'appel lancé par le CQRHC depuis maintenant cinq ans.Le CQRHC tient à saluer les administrateurs de la première heure qui ont présidé à la structuration de ce comité sectoriel (par ordre alphabétique) : Lise Beauchemin, Françoise Bonnin, Yvan Gauthier, Andrée Girard, Daniel Hébert, Michel Laurence, Catherine Loumède, Michel Perron, Jean-Michel Sivry, Dominique Violette.Longue vie au CQRHC I Michel Laurence, président Louise Boucher, directrice générale CÇ&UrC Conseil québécois des ressources humaines en culture www.cqrhc.com Le Conseil québécois des ressources humaines en culture (CQRHC) est un comité sectoriel de mein-d'osuvre soutenu per Emploi Québec S S ARCHIVES PRESSE CANADIENNE _ lié à Sept-îles en ; Layton, le mois dernier.coopérative de citoyens s’était formée pour acheter la succursale d’une banque de Fermont «C’est cela, mon projet de société! C’est mauditement intéressant», s’exclame le candidat, qui ne fait pas dans la langue de bois.Faire campagne avec ses économies En novembre dernier, Pierre Ducasse quittait son emploi de directeur de la Table nationale des Corporations de développement communautaire du Québec, à Drummondville.Sans salaire, sans chômage, il revient dans son coin de pays et gruge ses économies pour faire campagne à plein temps.Comme beaucoup de jeunes de la région, il s’est souvent expatrié, que ce soit pour étudier (il détient une maîtrise de sciences politiques à l’Université Laval) ou pour travailler.«Quand j’ai pris la décision de me présenter, il n’y avait aucun doute que ce serait ici.» La région a selon lui été «délaissée par les libéraux», citant à l’appui le trou noir pour les travailleurs saisonniers à l’assuran-ce-emploi, la nécessité de relier Port-Cartier et Matane par un tra-versier-rail et de prolonger la route 138 pour rejoindre une quinzaine de villages au nord de Natash- quan.«Le Bloc, il a fait son possible, mais nos dossiers n’avancent pas.Pourquoi ne pas faire un coup d’éclat et élire le NPD?», poursuit-il.Des croûtes à manger Il a encore des croûtes à manger pour convaincre ses électeurs.Lorsqu’on considère les résultats de 2000 transposés sur la nouvelle carte électorale — Manicouagan englobe maintenant une partie de Charievoix et de l’Abitibi —, le tableau est d’un bleu vif.Le Bloc québécois y avait récolté 58 % des suffrages, loin devant les libéraux (30 %).Le candidat néo-démocrate de l’époque s’en tirait avec moins de 2 %.«Nous sommes en construction, je laisse les chiffres dans le classeur», réplique le candidaL qui avait récolté seulement 4 % des suffrages lors de sa première tentative en 1997.Pour un parti qui compte habituellement sur l’appui des syndicats, le NPD est plutôt mal servi dans la région.«Cela a l’air d’un candidat travaillant.Mais c’est un des comtés les plus souverainistes au Québec.Il part avec deux prises contre lui», affirme le président du Conseil central de la Côte-Nord de la CSN, Gilles Bel-zile.«Les syndicats ont toujours donné beaucoup d’aide au Bloc; cette année cela ne devrait pas être différent», renchérit le permanent régional de la FTQ, Alain Jalbert Les syndicats s’abstiennent cependant d’appuyer formellement le Bloc québécois.«On pense que M.Ducasse peut avoir un peu plus de votes qu’aux dernières élections, à cause du mécontentement envers les libéraux», reconnaît Factuel député bloquiste de Charlevoix, Gérard Asselin, qui brigue maintenant les suffrages dans Manicouagan.S’il voulait démontrer qu’il est «un vrai Québécois» et un «vrai nationaliste», Pierre Ducasse n’avait «qu’à prendre une carte du Bloc et se présenter à la convention contre moi», ajoute le bloquiste, soulignant qu’à l’instar du Bloc, les néo-démocrates sont confinés à l’opposition éternelle.Le Devoir Le chef conservateur en tournée au Québec Harper se fait pèlerin KATHLEEN LÉVESQUE Le chef conservateur, Stephen Harper, entreprend aujourd’hui un blitz au Québec, visitant en enfilade des circonscriptions qui pourraient lui être favorables.fl entreprend toutefois sa tournée en faisant un détour par Montréal d’abord dans la circonscription de Pierrefonds-Dollard et ensuite dans Ahuntsic, où se présente un des rares candidats connus du grand public, Jean Fortier.Demain, M.Harper se rendra dans Brome-Missisquoi, Sherbrooke et Drummond.Ces circonscriptions apparaissent comme des terres fertiles pour l’équipe Harper.Dans Brome et Drummond, les votes obtenus par l’ancien Parti progressiste-conservateur et l’Alliance canadienne lors des élections générales de 2000 laissent croire que le PC bénéficie d’une base de quelque 19 %.Quant à Sherbrooke, il s’agit de l’ancien fief de Jean Charest, député puis chef conservateur avant de faire le saut sur la scène provinciale.Stephen Haiper complétera sa tournée en participant à un rassemblement partisan dans la capitale.Dans cette région où l’Action démocratique du Québec a obtenu des sièges et s’est classée bonne deuxième au scrutin québécois de 2003, les conservateurs fondent des espoirs de remporter quelques sièges.C’est particulièrement vrai dans Louis-Saint-LaurenL avec la candidate très médiatisée Josée Verner, ainsi que dans Québec et Lotbinière-Chaudières-Appalaches.«On a des indications dans ces comtés et certaines circonscriptions voisines que le potentiel est bien réel.Au Québec, il est important de bien viser, d’être stratégique», a expliqué hier l’organisateur Michael Fortier.Ce dernier a ajouté que le PC entend ainsi capitaliser sur la performance de M.Harper lors des débats des chefs.«Le fait que M.Harper a démontré qu’il n’était pas le démon dépeint par le Parti libéral et que son français était plus que correct, nous avons fait des gains.En fait, nous avons gagné notre pari», a affirmé M.Fortier.Les conservateurs du Québec cherchent également à profiter de la nouvelle notoriété de leur chef.As ont installé de nouveaux panneaux publicitaires le long des autoroutes avec la photo de M.Harper.Mais hier, les affiches dans la région de Laval avaient vraisemblablement reçu un petit coup de pouce pour piquer du nez Quant à savoir si le Parti conservateur du Canada, dans l’hypothèse d’un gouvernement minoritaire, entreprendrait des discussions avec le Bloc québécois d’ici le scrutin, M.Fortier a rejeté l’idée.La veille, le numéro deux du parti, le député Péter MacKay, en avait lancé l’idée.«On ne cherche pas à prendre le pouvoir avec quelqu’un, a soutenu Michael Fortier.Advenant que l’on forme un gouvernement minoritaire, on va traiter les dossiers un à un.Tout le monde va marcher sur un fil tendu pour éviter que l’on retourne, en élections dans trois ou quatre mois» Le Devoir Grande liquidation au fu> 402-hommc* SOêtplus Costumes importés d'Italie laine ~ coton « lin WÊm^m Solde 399 $ îEport« __ Solde 99$ ::m:.¦¦¦¦[ *•8* »0$ Solde 75$ Importés d'Italie Pantalons importés d'Italie 100 % laine Chemises importées d'Italie oron 100 % coton 1118, rue Sainte-Catherine 0., 2* étage, Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: 861-3636 Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement t I LE DEVOIR, LE JEUDI 17 JUIN’ 2 0 0 4 A 3 Michel David •» Le bulletin de l’opposition Le député de Gouin, André Boisclair, jette peut-être ses derniers éclats avant de prendre congé de la politique pour une période indéterminée.Il a un peu dérapé quand il a crié au «proftiage racial» à propos du projet de loi visant à permettre au gouvernement de mieux contrôler la provenance géographique des immigrants, mais il sera difficile à remplacer comme leader parlementaire.A-.François Legault (Rousseau) a réussi à obtenir du ministre des Finances l’engagement d’adresser à Ottawa une lettre réclamant officiellement le transfert de la TPS, qui n’a finalement jamais été postée.Rappelé à l’ordre par son chef, M.Séguin est devenu moins revendicateur depuis quelque temps, mais le mal est fait B.Pauline Marois (Taillon) a en commun avec son collègue et rival d’être opposée à un ministre, Pierre Reid, qui n’a besoin de personne pour se mettre les pieds dans les plats.Mme Marois maîtrise suffisamment les dossiers de l’éducation pour se dispenser d’élever la voix à tout propos.Peut-être compense-t-elle ainsi sa discrétion dans les affaires internes duPQ.B.?Mario Dumont (Rivière-du-Loup) a mis des mois à se remettre de la raclée qu’il a prise aux élections du 14 avril 2003, mais il a fini par retrouver son aplomb.Soit, sa contribution aux travaux parlementaires n’a pas été exemplaire au cours de la session, mais Î’ADQ a de nouveau franchi la barre des 20 % dans les sondages et peut maintenant espérer être reconnue comme parti officiel à l’Assemblée nationale, avec tous les avantages que cela comporte.B.•'Petit à petit, le ruisseau perce le rocher», disait Claude Ryan.Louise Harel (Hochelaga-Maisormeu-ve) commence à grignoter la cuirasse de Philippe Couillard, dont l’étoile a quelque peu pâli.Les porte-parole de l’opposition en matière de santé ne connaissent cependant de véritable succès qu’à partir du moment où le ministre perd la confiance du réseau.Ce n'est pas encore le cas.B-.Véritable batailleuse de rue, Diane Lemieux (Bourget) semble plus à l’aise dans l’opposition qu’au pouvoir.Ses coups ratent souvent leur cible, mais elle a réussi mieux qu’à l’automne dernier à faire ressortir quelques-unes des lacunes les plus flagrantes de la loi encadrant le processus de défusions municipales, de même que le caractère improvisé, au point d'en devenir loufoque, des forums régionaux.B-.Si modérée qu’elle soit, la lettre adressée aux chefs de parti fédéraux a contredit Daniel Turp (Mercier), qui soutenait que le Conseil de la fédération ne serait d’aucune utilité dans le débat sur le déséquilibre fiscal.Il a mieux réussi dans ses efforts pour démontrer l’insignifiance de la politique internationale du gouvernement Charest B-.Stéphan Tremblay (Lac-Saint-Jean) prend manifestement à cœur son rôle de critique en matière d’environnement, au point d’avoir fait de l’écologie un mode de vie.E fait bien ses devoirs, mais il éprouve certaines difficultés à faire régulièrement partie de la formation pour la période de questions.Le dossier de l’exportation de l’eau constitue une belle occasion pour lui.B- ?Après des débuts fracassants grâce au dossier des garderies, Jonathan Valois (Joliette) a eu moins de visibilité au cours des derniers mois.L’entente de principe sur les congés parentaux, malgré sa fragilité, a eu pour effet de lui couper l’herbe sous le pied.C.Les syndicats ont forcé Monique Jérôme-Forget à mettre la pédale douce sur la «réingénierie», mais Sylvain Simard (Richelieu) n’a toujours pas réussi à «traverser» la présidente du Conseil du trésor à l’Assemblée nationale.Faisant partie du cercle des intimes de Bernard Landry, il demeure néanmoins un sérieux candidat à la succession d’André Boisclair, le cas échéant C.Cette fois-ci, Luc Thériault (Masson) a eu le bon goût de ne pas se formaliser du report de la réforme du monde de scrutin, que son parti ne demande qu’à voir s’empoussiérer sur une tablette.Comme dit le vieux dicton: «Si tu ne peux pas aider, tâche au moins de ne pas nuire.» C.Camil Bouchard (Vachon) se serait sans doute avéré un excellent ministre, mais il n’est pas fait pour l’opposition.Je ne sais pas qui lui a suggéré d’intenter une poursuite contre le gouvernement pour son retard à rendre public le plan de lutte contre la pauvreté, mais c’était parfaitement ridicule.D’autant plus que le plan de Claude Béchard va au delà de ce que le PQ a fait durant ses années de pouvoir.C-.Avec la crise de Kanesatake, Stéphane Bédard (Chicoutimi) avait une occasion en or de sortir de l’ombre.Malheureusement, ses questions sont souvent aussi difficiles à comprendre que les réponses du ministre de la Sécurité publique, Jacques Cha-gnon.En sa qualité de leader adjoint, il devrait normalement être considéré comme un candidat possible à l’éventuelle succession d’André Boisclair, mais il n’a pas démontré qu’il a les qualités requises.C-.Pendant des années, son poste de vice-président a empêché Claude Pinard (Saint-Maurice) de participer aux débats de l’Assemblée qationale.Sa récente intervention sur le Groupe Energie valait la peine d’attendre.D a permis au ministre du Développement économique, Michel Audet, de dénoncer, avec un sens de la repartie tout à fait inhabituel chez lui, les faveurs accordées aux amis de Bernard Landry.D.Avec Hélène Robert (Deux-Montagnes) et Rosaire Bertrand (Charlevoix), André Boulerice (Sainte-Marie-Saint-Jacques) fait partie d’un trio de silencieux qui n’ont posé aucune question à l'Assemblée nationale.Depuis qu’il a été surpris à voyager aux frais de Royal Air Maroc, M.Boulerice est cependant le seul député péquiste à n’être responsable d’aucun dossier.S’il avait la bonne idée de quitter la politique, le PQ pourrait espérer gagner au moins une élection partielle dans la série qui s’annonce.D.mda vidaledevoir.com POLITIQUE Mouvement de défusions Gàmbard Vente et service technique de Rolex 6 VO-A Rl ï CATHCART, MOOTRÉAL CENTRE VILLE • TÉl Le maire Tremblay ne craint pas pour sa légitimité ANTOINE ROBITAILLE Le maire Gérald Tremblay a soutenu hier, en rencontre éditoriale avec Le Devoir, que sa légitimité ne sera aucunement entamée lundi même si une dizaine de secteurs décidaient de quitter la mégaville de Montréal en défusionnant Ainsi qull l’a laissé entendre à plusieurs occasions, le chef de l'opposition, Pierre Bourque, remettra en question la légitimité du maire au lendemain des référendums.M.Bourque pourrait par conséquent réclamer des élections anticipées pour novembre 2004, affirmant vouloir éviter 18 mois de transition.Mais ce scénario «n’impressionne pas» Gérald Tremblay, qui affirme qu’il continuera à «représenter l’ensemble des Montréalais».Selon lui, M.Bourque fait de la politique alors que «l’heure est à la défense de Montréal».Après le 20 juin?«On avance, on met en place des comités de transition.Je suis habitué, vous savez, ça fait trois ans que je gère dans la tourmente», dit-il en continuant de parler de la nouvelle ville comme de la «cause de sa vie».Le maire garde espoir que Montréal reste uni tout en se disant «réaliste»: «Huit secteurs ont obtenu plus de 35 % de signatures», rappelle-t-il.«Mais il faut être positif en politique.» D tient aussi à minimiser entre autres le poids démographique de plusieurs anciennes villes susceptibles de partir: «Baie-d’Urfé?C’est 3700 électeurs, SenneviEe?870 électeurs!», etc.Il table sur une victoire du non dans certains secteurs populeux comme Saint-Laurent, Dorval et même Pierrefonds.Et il rappelle que de toute façon, le registre l’a montré: 73 % de la population de l’üe a choisi de continuer à faire partie de Montréal.Love-in Ainsi, à quatre jours du vote sur les défusions, il veut continuer à déployer une énergie digne du boxeur déchaîné — et dopé au jus d’épinards bio — des caricatures de Garnotte.{«Ça fait ma journée, ces dessins-là», a-t-il confié en riant) D continuera jus- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gérald Tremblay qu’à dimanche à serrer des mains.Et il participera au love-in antidéfusionniste au parc Weshnount, samedi, «en compagnie dYvon Deschamps»: «Les gens qui ont organisé cela croient à la nouvelle ville.Ça me touche.Ils ont dû travailler fort pour organiser cela.J’y serai», a-t-fl dit enthousiaste.(Benoît Labonté, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a aussi confirmé au Devoir qu’il participera au fameux love-in de samedi.M.Labonté avait mis sur pied la Coalition Montréal, un groupe de 200 personnalités contre les défusions, resté passablement silencieux depuis novembre 2003.) Sabotage défusionniste M.Tremblay a par ailleurs multiplié les attaques contre les défusionnistes hier, affirmant entre autres que ceux-ci ont ni plus ni moins saboté les services aux citoyens afin de «créer une mauvaise perception de la nouvelle ville».Selon lui, It's anciens membres de son parti, comme Bill McMurchie et Suzaime Caron, qui ont démissionné lorsque le Parti libéral a pris le pouvoir.avaient un «agenda caché».Quelques mois avant de quitter, Es n’hésitaient pas à chanter les vertus de la nouvelle ville à leurs commettants.Le main* laisse entendre qu'une fois devenus indépendants, ils ont réduit les services pour créer une perception de mauvaise gestion.On a planté moins de fleurs à Mont-Royal.On a fermé la bibliothèque à Pointe-Claire.«A Dorval [dont le maire est Peter Yeomans, un fidèle de M.Tremblay], les rues étaient bien déneigées, tandis qu’à côté, à Pointe-Claire [dont le maire est le défusionniste McMurchie], il y avait des bancs de neige partout Pourtant, les deux arrondissements avaient les mêmes budgets qu ’avant pour faire la même chose.» Est-ce du sabotage?«Tirez vos propres conclusions», s’est contenté de dire le maire, qui a ensuite reproché aux défusionnistes de colporter des «faussetés» : «On a fait peur aux gens d’Anjou en leur disant que (eur arrondissement sera fusionné avec Saint-Léonard.A Dorval, le curé a dû intervenir pour nier que les gens perdraient leur église, comme le faisait croire une publicité des défusionnistes » Par ailleurs, en réaction à un article publié dans The Gazette, qui faisait état de dépenses somptueuses remboursées par les fonds publies, le maire a demandé au trésorier de son parti, Marc Deschamps, d’enquêter.L'enquête du journal de langue anglaise a entre autres démontré qu’un membre de l'équipe Tremblay s’est fait rembourser une bouteille de vin de 199 $! Se disant «furieux et outré», il a déclaré «inacceptable que ce genre de dépense soit remboursé par la Ville» tout en faisant remarquer que lui-même vit frugalement, ne voyageant presque pas.Le Devoir Reconnaissance comme groupe parlementaire UADQ traîne l’Assemblée nationale en cour ROBERT DUTRISAC Québec — L’Action démocratique du Québec s’adressera à la Cour supérieure pour faire déclarer inconstitutionnels les règlements de l’Assemblée nationale qui empêchent cette formation d’obtenir le statut de groupe parlementaire.Excédé, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a fait l’annonce de cette procédure singulière hier après que son parti n’a pas pu obtenir le consentement des autres formations pour le dépôt d'une motion reconnaissant l’ADQ comme groupe parlementaire.La requête sera déposée la semaine prochaine.C’est la première fois qu’un parti politique traîne l’Assemblée nationale en cour., L’ADQ souhaitait que l’Assemblée nationale fasse sienne une proposition qui figure dans la réforme parlementaire présentée la semaine dernière par le ministre Jacques Dupuis.Cette proposition vise à accorder un statut de groupe parlementaire à tout parti qui aura recueilli au moins 15 % des voix aux élections générales ou fait élire au moins six députés.Le règlement actuel fixe cette limite à 20 % ou 12 élus.L’ADQ a obtenu 18 % des voix aux dernières élections et fait élire quatre députés.Injustice «C’est une injustice flagrante», a dit M.Dumont au cours d’un point de presse.Le chef adéquiste ne veut pas attendre l’étude et l’adoption de la réforme parlementaire présentée par les libéraux, une «réforme qui pourrait prendre des années et peut-être ne jamais aboutir», a-t-il dit LADQ représente 35 % des appuis accordés à l'opposition, fait valoir M.Dumont.L’ADQ a le droit de poser deux questions par cinq séances lors de la période de questions orales.L’opposition officielle pose 94 % des questions.Sans oublier que l’argent est le nerf de la guerre: l’ADQ doit se débrouiller avec un maigre budget de 273 000 $ alors que le Parti québè^ cois dispose de 2,8 millions, dont 1,6 million pour le bureau du chef de l’opposition.En Cour supérieure, l’ADQ devra convaincre le juge qu’un tribunal peut s’immiscer dans les affaires de l’Assemblée nationale, qui est souveraine.Rien d’évident, mais M.Dumont a rappelé qu’en 1998, son parti avait obtenu gain de cause en Cour supérieure en faisant in- valider plusieurs articles de la Loi électorale.Ces articles accordaient un avantage financier aux deux principaux partis lors d’élections générales.Ces dispositions permettaient aux deux partis dominants d’obtenir, dès les premiers jours de la campagne, une avance de 35 % sur le remboursement de leurs dépenses électorales.Elles assuraient aussi la rémunération des représentants des deux partis dans les bureaux de scrutin le jour du vote.«La notion d’égalité des chances des citoyens est au cœur du droit protégé par la Charte canadienne, et une inégalité dans l’accès aux ressources est de nature à créer une distorsion dans le processus démocratique menant au choix des gouvernants», avait écrit la juge France Thibault dans sa décision Hier à l’Assemblée nationale, les députés de l’ADQ ont tenté de bloquer, sans succès, le dépôt d’une motion visant la nomination du nouveau vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, et d’une motion pour nommer deux membres de fa commission de fa Fonction publique.Lors du vote qui a suivi sur ies deux motions, les quatre députés adéquistes ont choisi l’abstention en guise de protestation.Le Devoir Saisie des chèques d’aide sociale Le ministre Béchard a voulu susciter la discussion TOMMY CHOUINARD /"A uébec — Le gouvernement Charest xv prétend ne plus avoir l’intention de saisir le chèque d’un assisté social si celui-ci fait défaut de payer son loyer, mais il se dit à l’écoute de toute autre proposition visant à contraindre les prestataires à respecter leurs obligations envers les propriétaires.Le ministre de lEmploi, de fa Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, refuse pour l’instant de retirer de son projet de loi sur l’aide aux personnes la disposition controversée qui prévoit fa saisie du chèque d’aide sociale.D souhaite plutôt débattre de fa question en commission parlementaire.«Mon intention n’est pas de mettre en vigueur cette mesure.Elle est là [dans le projet de loi] pour avoir la discussion», a lancé M.Béchard en conférence de presse hier.Des consultations publiques se tiendront cet automne sur le projet de loi.Claude Béchard n’entend pas livrer un «combat épouvantable» afin de permettre fa saisie du chèque d’aide sociale en cas de non-paiement de loyers.«Ce n’est pas quelque chose avec lequel je me dis: “Je vais me battre là-dessus, ça me le prend absolument’’», a-t-il dit Alors, pourquoi introduire dans un projet de loi une mesure à laquelle le gouvernement ne tient pas et qu’il dit même ne pas vouloir mettre en application?«On s’en va en commission parlementaire.Pourquoi ne pas avoir des discussions là-dessus?Pourquoi ne pas entendre les deux côtés?», a-t-ü expliqué.Le ministre a rappelé que les propriétaires réclament «à tout prix» la saisie du chèque d’aide sociale et que les groupes sociaux, eux, condamnent cette mesure.En vertu de l’article 53 du projet de loi sur l’aide aux personnes et aux famiUes, lorsqu’un prestataire fait défaut de payer son loyer, Québec entend saisir son chèque et en verser une partie directement à son propriétaire.Claude Béchard s’est dit ouvert à d’autres propositions pour lutter contre le non-paiement de loyers.«On parle de 5 % de mauvais payeurs seulement et, parfois, ça peut donner une très mauvaise réputation à beaucoup de gens.Alors, on va regarder quelles sont les propositions», a dit le ministre.Inquiétude Les propos du ministre inquiètent Jean-Yves Desgagnés, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec.«Quand un gouvernement dépose un projet de loi, c'est sérieux.Ce que tu ne veux pas appliquer, tu ne le mets pas là-dedans, tu n'en fais pas un débat en commission parlementaire.Si tu mets une mesure dans la loi, c’est que tu veux l’appliquer un jour ou l’autre.Et c’est ce que je pense que le gouvernement veut faire», a-t-il expliqué.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain s’élève contre la saisie des chèques d’aide sociale.Le non-paiement de loyers est davantage Ué à l’incapacité de payer des assistés sociaux, note le groupe.Alors que fa prestation de base à l’aide sociale est de 533 $ par mois, un logement avec une chambre à coucher coûte en moyenne 528 $ à Montréal et 506 $ à Québec.D’importants obstacles juridiques attendent le gouvernement Charest s’il décide d’adopter cette mesure.Un avis juridique confidentiel du ministère de la Sécurité du revenu, dont Le Devoir a obtenu copie, démontre que fa saisie du chèque d'aide sociale pour cause de non-paiement de loyers enfreint la Charte canadienne des droits et libertés et l’article 10 de la Charte québécoise, qui interdit la discrimination sur la base de la condition sociale.Cet avis a été oduit en septembre 1995, au moment où gouvernement péquiste planchait sur sa réforme de l’aide sociale.Le Devoir Mélanie DESMEULES CÉLÉBRITÉS/Collection biographique L'abbé Léon Provancheri Le naturaliste polyvalent Pour annoncer, appâtez an 985-3322 ou au 1-800-363-4303 Mieux-être BEDARD Clinique de Greffe de cheveux Pour honnnes et femmes depuis 1974 Microgreffe folliculaire Chirurgiens: I-r : icrrr Bfciar.! ¦' ¦Il !•' M-! • '!¦ £ aKM M.D.MCA.vesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) ; D>uise-Maude Rioux Soucy, Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur).Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Marlene CAté, Slavka Bogdanov, Véronique Géraud, Christiane legault, Amélie Maltais, Jacques A Nadeau, Claire Paquet Micheline Ruelland.Nadia Sebaï (publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Baxinel (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Can tara.Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yankk Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.I Jnda l'hériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Gisèle l/*nard, (coordonnatrice d la promotion et d la sollicitation), Moniquel.'Heureux, Lise Lachapelle.RacheDe Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) % A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 17 JOIN 2 0 0 4 ACTUALITES SUITE DE LA PAGE 1 prix de cette énergie seront divulgués demain avec une ventilation devant permettre de distinguer sans ambiguité le prix de l’électricité de celui du transport et de l’équilibrage, le cas échéant D faudra plusieurs semaines à Hydro-Québec pour procéder à l’analyse de toutes ces propositions et choisir les 1000 MW les plus intéressants pour elle.Sans dire à quelles sociétés commerciales elles sont associées, Hydro-Québec a précisé que les multinationales Gamesa Eolica (Espagne), GE Wind Energy (Etats-Unis) et Vestas Canadian Wind Technology Inc.(une filiale de la danoise Vestas) sont prêtes à fournir les grandes éoliennes blanches aux sociétés en lice.Hydro-Québec exigeait dans son appel d’offres que les projets soient situés dans la MRC de Matane ou dans la région administrative de la Gaspésie et des Des-de-la-Madeleine.De plus, les nacelles ainsi que les hautes tours doivent provenir d’une usine d’assemblage qui devra être installée dans cette région, ce qui pourrait faire augmenter le prix de l’électricité mais assurer à cette région une base industrielle nouvelle et d’avenir.Le contenu régional devra atteindre 40 % dans les projets livrés en 2006,50 % dans les projets de 2007 et 60 % dans ceux qui suivront Selon les propositions rendues publiques hier, les promoteurs d’énergie éolienne sont prêts à livrer 1190 MW le 1" décembre 2006.Ils s’engagent à ajouter 917 MW en 2007 et 887 MW en 2008.En puissance installée, ces 2994 MW équivalent aux 3000 MW que devait fournir à une autre époque le mégaprojet de Grande-Baleine, mais dans un laps de temps aussi court que celui projeté pour le controversé projet du Surofr, soit quelque part en 2008.Plusieurs nouveaux venus se présentent par ailleurs au fil d’arrivée de cette course technologique LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations.veuiDei en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2060.rue De Bleury.^ étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ojiest, Laval.Envol de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.HYDRO sans précédent au Québec.La société Investissements éoliens Saint-Ulric SEC propose le bloc d’énergie le plus important, soit d’installer 1004 MW dans les MRC de Matane, Côte-de-Gaspé, Gaspé et Ro-cher-Percé did 2008.Le deuxième joueur en importance est Cartier Wind Energy Inc., qui concentre-rak ses 839 MW dans les MRC de Matane et de Côte-de-Gaspé ainsi que dans celles de Bonaventure et d’Avignon, puis en Haute-Gaspésie.Axor, qui possède le seul parc d’éoliennes dont Québec s’enorgueillit, a déposé la troisième soumission en importance avec des projets totalisant 531 MW dans les MRC de Matane et de Côte-de-Gaspé.Axor est suivi de près par VEO Ventura avec 495 MW, Invenergy Wind Canada avec 450 MW, Northland Power avec 400 MW, Listiguj avec 168 MW, Domtar avec 75 MW et Boralex avec 33 MW.«On reçoit ça positivement», a commenté hier Marc-Brian Chamberiand, porte-parole d’Hydro-Québec, en prédsant que certains sites semblaient avoir été proposés par plusieurs promoteurs.«Cependant, a noté le porte-parole hydro-québécois, la présence des trois grands turbiniers internationaux indique qu’ils perçoivent k marché québécois comme étant solide et fiable.» A l’extérieur d’Hydro-Québec, plusieurs voyaient dans cette ferveur imprévue pour l’éolien la preuve «du réalisme des propositions faites par le milieu environnemental pour remplacer le Suroît», déclarait de son côté Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec.Pour ce groupe, «le gouvernement doit clairement dire à Hydro-Québec qu'on peut désormais se passer du Suroît si, au lieu de choisir 1000 MW parmi ces propositions, on met en chantier tous les projets réalistes déposés sur la table.Mais à court terme, il va falloir surveiller Hydro-Québec, qui va une fois de plus noircir la filière éolienne en ne tenant pas compte des économies qu’elle fera dans l’analyse du coût global de la filière.» Jean-François Blain, un spécialiste qui a témoigné pour le Regroupement pour la responsabilité sociale des enfreprises, se dit d’autant plus surpris de l’intérêt des industriels que la Gaspésie n’est pas la région qui possède le plus fort potentiel du Québec, loin s’en faut SU est «heureux» de l’importance qu’accordent les producteurs privés à réoüen, il se dit «malheureux» d’y voir la preuve qu’Hydro-Québec aurait encore plus avantage qu’eux à développer cette filière parce qu’elle peut obtenir un financement à meilleur coût et peut jumeler comme personne au monde cette énergie nouvelle à ses barrages.Pour Rita Dionne-Marsolais, ancienne ministre d’Etat à l’Energie et critique de l’opposition dans ce dossier, des propositions totalisant 4000 MW constituent tout simplement une «excellente nouvelle parce que cela démontre qu'on peut faire le pont avec l’éolien pour passer la période de pénurie appréhendée 2006-08, si on ajoute une bonne dose d’efficacité énergétique.C’est ce que soutenait la direction du ministère des Ressources naturelles quand on a mis le Suroît de côté, et cela démontre plus que jamais que le gouvernement peut désormais envisager de dépasser les 1000 MW prévus avec des objectif plus ambitieux afin de doter Hydro-Québec de moyens novateurs pour reconstituer sa marge de manœuvre».Du côté de la coalition Québec-vert-Kyoto, à l’ôri-gine de la grande manifestation environnementale de février dernier, le porte-parole André Bélisle a ajouté «que Québec doit utiliser non pas une partie mais toutes ces propositions, fermes et sérieuses, pour remplacer le Suroît.Les industriels qui ont préparé ces propositions font preuve de plus d’audace et de vision qu’Hydro-Québec, qui doit en tirer comme conclusion qu’il est grand temps pour elle de passer à autre chose si elle veut retrouver la confiance et l’adhésion du public et du milieu environnemental».Le Devoir ONTARIO SUITE DE LA PAGE 1 troupes mobilisées et à faire en sorte que les gens aillent voter.«Je ne tiens rien pour acquis.Il faut travailler jusqu’à la fin.U faut faire en sorte que ce mouvement que l’on voit au Québec se concrétise, que l’on envoie une majorité de députés du Bloc à Ottawa le 28 [juin]», a-t-il déclaré à son arrivée à Québec hier matin.«Faire sortir le vote est notre priorité, tout comme prêter main-forte à nos comtés cibles», a noté un des principaux organisateurs bloquistes.Le chef donnera l’exemple en Élisant campagne sans relâche jusqu’au jour du scrutin.Une tournée de toutes les régions éloignées figure à son horaire, et on prévoit terminer la course par un blitz ininterrompu de 48 heures.Bon troisième dans les sondages au Québec, le chef conservateur prévoit quand même faire une visite éclair dans quelques comtés où son parti pourrait faire bonne figure.D sera ce soir à Montréal et à Cowansville, demain à Drummondville et à Québec.Paul Martin fera lui aussi des sauts au Québec mais concentrera ses efforts dans des comtés où le parti pense pouvoir s’assurer la victoire en ralliant le vote fédéraliste, a expliqué son conseiller.Dans le reste du pays, il est difficile de prévoir Tissue du vote.Selon les sondages faits avant les débats, conservateurs et libéraux étaient presque à égalité, mais le PC avait pris une légère avance en Ontario.La donne n’aurait pas vraiment changé, sou- I Paul Martin Stephen Harper Gilles Duceppe tiennent les libéraux.«Nous sommes entrés dans ces débats à égalité et nous en sortons dans la même position», a dit le conseiller libéral.Il faudra toutefois attendre les sondages pour en être assuré car le jugement porté sur le débat par les médias de langue anglaise est loin d’être unanime.La plupart ont conclu au match quasi nul, donnant souvent l’avantage à M.Haiper.M.Martin s’est attiré de bons mots, mais plusieurs commentateurs ont trouvé qu’il avait parfois eu l’air désespéré.Un sondage éclair de la firme Ipsos-Reid, effectué par Internet après le débat en anglais, indiquait aussi que 37 % des 2107 personnes interrogées donnaient Stephen Harper gagnant, comparativement à 24 % pour M.Martin.Cette évaluation a visiblement ragaillardi le chef conservateur, qui s’est laissé aller à dire qu’un gouvernement majoritaire était à sa portée mais ne l’était plus pour les libéraux «Nous avons encore deux semaines devant nous.Mon objectif est de gagner une majorité, et je pense que nous sommes en voie d’y arriver», a-t-il déclaré lors de son passage à Niagara Falls hier.D croit qu’il en va autrement pour les libéraux.«Je pense que pour ces élections, la possibilité d’une majorité libérale est peu réaliste», a-t-il dit Selon un de ses proches conseillers, le message conservateur restera centré sur le besoin de changement à la tête du gouvernement fédéral.M.Harper est d’ailleurs revenu sur le scandale des commandites hier et comme la veille, il a accusé les libéraux de vouloir détourner l’attention de leur «bilan honteux» en lançant des publicités agressives et en soulevant des enjeux moraux qui, selon lui, n’en sont pas dans cette campagne.Paul Martin n’a pas abandonné la partie pwur autant mais son entourage explique que pour les 11 jours de campagne qui restent le message devra être simple et clair.M.Martin devrait d’une part continuer à souligner ce qui différencie son parti de celui de M.Haiper, qui s’agisse de politique sociale, économique, environnementale ou étrangère.Il devrait d’autre part donner de bonnes raisons aux électeurs de Tappjuyer.Pour cela, ü misera tout sur ses engagements en santé, en particulier la réduction des listes d’attente.D a démarré dès hier.«Nous allons faire, comme pays, ce que nous avons fait avec le déficit», a-t-il promis lors d’un court arrêt à Hamilton.Selon lui, le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans le domaine de la santé, et il entend le préserver.«Nous sommes les garants du système de santé.[.] La santé nationale, c’est le chef-d'œuvre du Parti libéral.Nous allons le protéger.On va baisser les délais d’attente.On va protéger notre pays.On va bâtir un grand pays, et nous avons deux semaines pour démontrer aux Canadiens à quel point on est sincères», a-t-il poursuivi.-Le chef néo-démocrate Jack Layton avait une tout autre préoccupation hier, c’est-à-dire convaincre les électeurs de donner «un rôle central» à son parti au sein d’un Parlement qui s'annonce divisé.«Je préférerais être à la tête du gouvernement.Ce pourrait être un gouvernement minoritaire néo-démocrate.[.] Ou il pourrait s’agir d’un Parlement avec plusieurs partis qui doivent travailler ensemble», a-t-il indiqué hier matin avant son départ pxmr l'Ouest, où il concentrera encore ses efforts aujourd’hui.Selon son bras droit.Donne Flanagan, le NPD concentrera ses efforts là où il croit pouvoir enregistrer des gains, ce qui signifie des voyages incessants pour le chef, ses appuis étant dispersés dans les grandes villes d’an bout à l’autre du pays.Le Devoir, avec la collaboration de la Presse canadienne ADQAÏDA SUITE DE LA PAGE 1 renseignements sur des contacts entre l’Irak et le réseau d’Oussama ben Laden, indique ne pas avoir de «preuve crédible» que ce pays ait coopéré avec aLQaïda «pour perpétrer les attentats contre les États-Unis».La commission ajoute ne disposer d’aucun élément pour étayer la thèse d’une quelconque aide gouvernementale, bien que la nébuleuse ait trouvé en Arabie Saoudite un terrain fertile en sources de financement.Ces déclarations contredisent les propos tenus par des membres de l'administration Bush avant et après l’intervention américaine contre le régime de Saddam Hussein, qui disaient justement état d’un lien étroit entre l’Irak et al-Qaïda.Par le passé, le président américain Geoige W.Bush a fait état de cette relation, notamment pour justifier le déclenchement de la guerre contre l’Irak Mardi, en présence du président afghan Hamid Karzaï, il a plutôt insisté sur les hens actuels entre des opposants à l’occupation américaine et al-Qaïda.Son vice-président Dick Cheney, avait affirmé de façon plus tranchée lundi que Saddam Hussein était un «parrain du terrorisme» qui avait «établi des liens de longue date avec al-Qaïda».Selon le rapport préliminaire de la commission, Oussama ben Laden a examiné la possibilité de coopérer avec l’Irak, à l’époque où il vivait au Soudan, «en dépit de son opposition au régime séculier de [Saddam] Hussein».Oussama ben Laden avait par le passé soutenu les opposants islamistes au régime de Saddam Hussein dans le Kurdistan irakien.«H y a aussi des renseignements selon lesquels il y aurait eu des contacts entre l’Irak et al-Qaïda après le retour de Ben Laden en Afghanistan, mais ces contacts n’ont pas abouti à une collaboration», souligne le rapport La commission a en outre fait état de la protection accordée à Oussama ben Laden par le régime des talibans avec le soutien du Pakistan, un pays qui, depuis les atten-tpts du 11 septembre 2001, coopère étroitement avec les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme.La commission explique que Torganisation d’Oussama ben Laden, aujourd’hui beaucoup plus décentralisée, continue d’aider des réseaux régionaux à commettre des attentats, à les assister financièrement et à entraîner leurs membres.«Al-Qaïda reste extrêmement intéressée par l’idée de commettre des attentats chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires», affirment les auteurs du document.Le directeur adjoint du FBI chargé de la lutte antiterroriste, John Pistole, a ainsi estimé que les responsables d’aLQaïda vont «attendre jusqu’au moment où ils pensent pouvoir réussir à mener leur attentat.Je pense que nous avons probablement empêché quelques attentats utilisant des avions contre les côtes Est et Ouest» des États-Unis depuis le 11 septembre 2001, a-t-il ajouté.Un responsable de la CIA, Ted Davis, a de son côté confirmé l’existence de cellules dormantes d’al-Qaïda.«R y a des jndividus sur lesquels le FBI enquête actuellement aux États-Unis et qui nous inquiètent», a-t-il dédaré.Un expert anonyme de la CIA, le docteur K, a par ailleurs exprimé,sa conviction qu’al-Qaïda frappera de nouveau aux États-Unis et qu’elle continue «à préparer patiemment ses prochains attentats».Par ailleurs, la commission, citée hier par le New York Times, affirme que Tarmée de l’air et la défense aérienne américaines n’étaient absolument pas prêtes à Étire face à une attaque terroriste d’envergure sur le territoire américain.La réponse des autorités militaires et civiles en matière d'aviation a été trop lente et trop confuse pour empêcher plusieurs avions aux mains de terroristes de s’écraser sur le World Trade Center et le Pentagone.Le rapport suggère qu’un avion de combat aurait pu rejoindre l’un des appareils détournés et l’abattre avant qu’il ne s’écrase sur le Pentagone si le commandement responsable de l’espace aérien nord-américain avait eu une réponse plus organisée.Au lieu de cela, un ordre urgent du vice-président américain Dick Cheney autorisant la destruction des avions détournés n’est parvenu aux pilotes de chasse de Tarmée de Tair américaine qu’après que le dernier avion se fut écrasé dans un champ, en Pennsylvanie, le 11 septembre 2001, rapiporte le New York Times.La commission doit remettre à l’administration Bush son rapport définitif fin juillet Agence France-Presse, Reuters et Associated Press ECOLE SUITE DE LA PAGE 1 l'importance d’avoir de bonnes réserves d’eau pio-table, Guillaume raconte qu’il devra allumer deux brasiers en même temps: celui de la cantine et l’autre, l’authentique feu de camp appelant la chansonnette du campeur.Marie-Pierre, elle, est la chef du matériel.Ce canot-camping, c’est un défi à leur hauteur, une magistrale expérience de groupe pour eux que la socialisation rebutait.«Notre approche, c'est travailler sur l’estime de soi.ce n’est pas sorcier», raconte Patrick Boyer, éducateur spécialisé et responsable de cette expédition.Lorsqu’ils arrivent à l'école Vanguard, souvent après quelques années d’attente tant la file est longue, les apprentis ont Testime en lambeaux.«Ils sont très finis pour parler de leurs difficultés et de leurs échecs», raconte Patrick.«Pour cibler les forces, ü fout travailler plus fort.Et ça ne donne rien de plonger dans les maths ou le français tant et aussi longtemps’ quïls se trouvent ‘poches’’, comme ils le disent.» La politique d’adaptation scolaire, qui a consacré l’intégration en classe régulière des enfants aux prises avec des troubles d’apprentissage parfois très importants, n'a probablement pas la cote dans les murs de l’école Vanguard.«Nous en avons 12 par groupe, nous sommes tous formés en adaptation scolaire et, Parfois, c'est très difficile.Je ne comprends vraiment pas comment un titulaire peut foire avec 35 élèves dans une classe et peut-être six ou sept avec de graves difficultés», laisse tomber Patrick Boyer, qui regarde d’un œil sceptique les visées des politiques ministérielles, que les enseignants du régulier contestent eux-mêmes, car les ressources manquent à l’appel.L’école Vanguard est privée, mais elle ne correspond pas vraiment aux préjugés qui entourent le réseau privé, sélectif et coûteux Sélective, l’école Test, mais elle ne cherche pas les dossiers scolaires les plus reluisants: pour entrer à Vanguard, Télève doit avoir cumulé au moins deux ans de retard en mathématiques ou en français.Une fois entrés, les enfants sont regroupés en classes de douze et sont supervisés par un orthopédagogue principal, auquel se joint un spécialiste.Les ap- X-W \M , : ^ :i¥ ^1 «*4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Chaque jeune a une responsabilité particulière, une tâche dont il doit s’acquitter.prentissages suivent le rythme de Télève, et le primaire en entier est vu comme un tout aucune promotion n’est prévue et les enfants cheminent selon leurs capacités, restant une année de plus à l’école primaire si besoin est En général, ils continuent à l’école Vanguard au secondaire et plusieurs atteignent la formation professionnelle et le diplôme qu’on leur réserve.«Cest une réussite», explique M.Boyer.Les sacs à dos sont fin prêts.Ne reste plus qu’à remplir les gourdes.Les moustiques peuvent se tenir aux aguets: Sarah-Gabrielle, Chanel, Marie-Pierre, Guillaume, Alex, Alice, Alexandre et compagnie arrivent! Suite la semaine prochaine, au retour des aventuriers.Le Devoir
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