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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-06-18, Collections de BAnQ.

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LE MONDE 41 morts dans des attentats à Bagdad Page B 7 WEEK-END Sautez à bord du Sedna IV Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR VOL.XCV N“ 1 3 6 ?LE VENDREDI 18 JUIN 2001 87c ?TAXES- 1$ Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette INTENTIONS DE VOTE EÉDÉRAL AU QUÉBEC Le Bloc consolide son avance La campagne de peur des libéraux est un échec CLAIRANDRÉE CAUCHY A dix jours du scrutin, le Bloc québécois consolide son avance au Québec.Depuis le début de la campagne, les troupes de Gilles Duceppe ont creusé l'écart qui les sépare des libéraux, les devançant maintenant par 18 points.Signe de l’échec de la campagne de peur libérale, six Québécois sur dix voient d’un bon œil l’élection d’un gouvernement minoritaire conservateur où le Bloc détiendrait la balance du pouvoir.Le sondage Léger Marketing-/^ Devoir-The Gazette, réalisé auprès de 1000 Québécois dans les deux jours qui ont suivi le débat français, accorde 48 % des intentions de vote au Bloc québécois, contre 30 % au Parti libéral, 13 % au Parti conservateur et 6 % au NPD, après répartition des indécis.Il s’agit d’une chute de cinq points pour les libéraux et d’une hausse de trois points pour les bloquistes par rapport au sondage Léger Marketing publié en début de campagne.L’écart est encore plus marqué chez les francophones, où le Bloc récolte 56 % des intentions de vote, contre 25 % pour les libéraux.La variation est cependant mince lorsqu’on considère le sondage pancanadien réalisé par la même firme quelques jours avant le débat, qui créditait le Bloc de 46 % des intentions de vote des Québécois contre 31 % pour les libéraux.«Les gens estiment que Gilles Duceppe a largement gagné le débat, mais en mime temps, cela n'a pas un effet considérable parce qu 'ils votaient déjà pour le Bloc québécois, La tendance se maintient», explique le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger.Ü estime que les libéraux ont quant à eux atteint leur «niveau plancher» et qu’ils pourraknt difficilement faire pire.C’est que le Bloc a récolté une part importante du vote de contestation, ratissant beaucoup plus large que sa base habituelle.Près de la moitié de ses sympathisants veulent avant tout rejeter le Parti libéral VOIR PAGE A 10: BLOC Le Saint-Laurent | s’asphyxie ?LOUIS-GILLES FRANCŒUR Comme plusieurs grandes zones côtières américaines, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent manquent de plus en plus d’oxygène.» Ce fait récemment établi de façon scientifique soulève plusieurs questions sur des impacts méconnus friais possibles de l’érosion attribuable à l’activité agricole, à la navigation maritime et à l’artificialisa-tion des rives du Saint-Laurent Les chercheurs à l’origine de cette inquiétante découverte veulent maintenant examiner rapidement les liens possibles de ce changement radical dans l’écosystème estua-rien avec la quasi-disparition et les difficultés de rétablissement de certaines espèces comme la morue.Le Devoir a appris que cinq chercheurs de McGill, de l’INRS et de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Pêches et Océans Canada viennent de proposer un article scientifique à la revue Limnology and Oceanography sur l’étonnante baisse qu’ils ont relevée en ce qui concerne le taux d’oxygène dans les profondeurs de l’estuaire et du golfe, soit entre 200 et 300 mètres.11 s’agit de Denis Gilbert (IML), Gilles Tremblay (IML), Charles Corbeil (INRS) et Bjom Sundby (McGill).Grâce à une série de relevés sur les 1200 kilomètres qui s’étendent du début de l’estuaire fluvial au plateau marin continental, ils ont découvert à la hauteur de Trois-Hstoles qu’il y avait en profondeur deux fois plus d’oxygène dissous dans l’eau il y a 75 ans que maintenant Selon Denis Gilbert, un physicien devenu avec le temps une sorte de météorologue marin, le taux d’oxygène à grande profondeur à la hauteur de Ri-mouski-Trois-Pistoles est passé de 38 % en 1930 à VOIR PAGE A 10: SAINT-LAURENT Sortie princière à l’impérial ¦ Duceppe gagne en popularité au.Canada anglais PAGE A 3 ¦ L’autre épouvantail de Martin PAGE A 3 ¦ Le dilemme des Québécois PAGE A 3 ¦ Layton s’en prend aux verts PAGE A 3 ¦ Une grande semaine de télé PAGE A 4 INDEX Annonces.B 6 Monde.B 7 Avis publics.B 4 Mots croisés.B 3 Cinéma.B 3 Nature.B 9 Décès.B6 Resta.B5 Éditorial.A8 Sports.™.B9 Idées.A9 Télévision.B 2 Météo.B 3 Week-end.B1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR IL AURA FALLU 5,5 millions de dollars et deux ans de travaux pour que le cinéma Impérial retrouve son lustre d’antan.Le chic palace montréalais de te rue de Bleury, construit en 1913 et décoré par Emmanuel Briffa, fut classé monument historique par le gouvernement du Québec en 2001.Restauré, repeint et technologiquement équipé de neuf, ce fleuron du Festival des films du monde ouvrait hier ses nouvelles portes à une chic assemblée venue assister à la projection de Nathalie, d Anne Fontaine, le film inaugural.Le paradoxe agricole Les artisans de la terre s’appauvrissent en dépit de la croissance des exportations FABIEN DEGLISE CA est le paradoxe de l’agriculture.Dans 7 les 20 dernières années, les champs du Québec n’ont jamais autant produit.Jamais autant exporté également vçrs les marchés étrangers, avec en tête celui des Etats-Unis ou encore celui du Japon, où les cochons de la Beauce ou de la Monté-régie continuent de séduire les lucratifs gastronomes de l'Empire du soleil levant Les terres sont généreuses.L’opulence a même de quoi réjouir.Et pourtant.Rassemblés à Québec depuis hier pour parler de la «crise du revenu agricole» — et surtout pour trouver une façon de s’en sortir —, les 30 000 producteurs did crient désormais famine, incapables, pour la majorité, de goûter pleinement aux fruits d’une croissance conjuguée au temps de la mondialisation.De là à parler de fiasco d’un modèle de développement du Québec vert — jaune, bleu ou marron, selon les saisons! —, de plus en plus orienté vers la croissance et les exportations, il n’y a qu’un pas.que les observateurs du milieu ne sont toutefois pas tous prêts à franchir.* ¦ «Je dirais ça autrement, a commenté plus tôt cette semaine Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), lors d’une rencontre éditoriale au Devoir.Si les producteurs agricoles n’avaient pas fait les choix qu’ils ont faits dans les 20 dernières années, ils n’auraient même pas été capables de maintenir leur revenu.» Et aujourd’hui, collectivement VOIR PAGE A 10: PARADOXE ¦ L’UPA dépose son manifeste à Québec PAGE A 7 X X He .Hilltop \n ( fi i uk |ri Quebec mm Montréal Ttt www.native! oumee nationale des peuples aulot htmirs cl Z U II Theatre Mciisonneuve hi.h t.i Arts S14 84 2 2112 84 2 2112 du 10 au 21 juin 2004 ww.pu a qc.« 12250 9.01 9.7» 9 30C11X ¦ \ M \ W l M \ Æ ThateMo 1508025 0.1» 01» 51451510 CatertSi 2175 215» 212» 215» 15» ^ ^ Tm TIR Tnari TlcV Tm TorOmBk if Bf Trtet c 74 TrA*c775 TrA*c015 TrAlcorp ThomCor 2 42028 * OerE 315546 24165 27535 « 75600 1179356 19 5»79 57377 7291 3370 8160 243013 Transat at 62725 TransconM 113403 Traraconb 1» TransÉon Thaï4793» 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49,900 49.5» 49.900 1,530 1.7» 1,730 1,7» 0,0» 1.8» 1 750 1,8» 0,0» M.1» 49760 M.1M 1.3» 1.1» 1,1» 1.1» 0.0» 23.0» 22.320 22,750 -0,480 0.335 0.3» 03» 10» 4.2» 4,2» 42» 1020 23.0» 22.8» 22.9» 1.110 0.1» 0.145 0.1» 0.0» 02» 0,2» 0.2» 1015 0.8» 0.6» 0.7» 1,120 41.9» 41,270 41.3» 0.0» 25,0» 242» 25,0» 12» 5.220 5 220 5,220 0.0» 0.8» 0.8» 0,8» 0.0» 37,020 37,020 37,020 -0.0» 0.7» 0,7» 0,7» 1,0» 15.8» 15.7» 15,770 1,020 4,6» 4,4» 4,460 1110 3.110 3,0» 3,1» 0,0» 6,570 6310 6,530 1,1» 2.220 2.170 2.220 10» 0.470 0.4» 0.470 1.010 9,0» 9,0» 9.000 0,0» 5,4» 5,2» 5 4» 1,2» 0,6» 0.5» 0,550 -0,020 1,5» 1.4» 15» 1020 2,2» 2,2» 2,2» 0,0» 31,4» 30,5» 30,770 -0,040 1,0» 0,9» 1,0» -0,010 1,120 1,0» 1,1» 1,0» 4 850 4,5» 4 8» -0,0» 22,6» 22,440 22,6» -0,040 36.0» 34,2» 35,2» 1,140 1,9» 1,5» 1.7» 1,1» 0,9» 0,9» 0,980 0.0» 2,9» 2.8» 2,940 11» 90» 8,9» 8.9» 11» 0.540 0.540 0,540 0,0» 1240 1.2» 1,240 1,070 24,9» 24,3» 24,9» 1,410 24,7» 24,3» 24,440 -0,310 0.4» 0,3» 0.390 -0,010 33,1» 31,6» 32,0» -1,1» 4,2» 4,060 4,110 -0.0» 2,740 2,740 2,740 0.0» 13,6» 13,2» 13,2» 1310 93,510 92,2» 93,4» 1,8» 26,7» 26,4» 26,7» 1,2» 25,460 25,330 25,3» -0,2» 1.940 1,8» 1,8» 1,010 8,5» 7,9» 8,370 1,370 8,2» 8,0» 8,0» -0,1» 8,3» 8.300 8.3» 0,0» 2,1» 2,120 2,1» 1,1» 1,610 1,5» 1,6101,0» 2,1» 2,110 2.1» 1,110 3,820 3,6» 3,8» 1,140 2,8» 2,8» 2.8» 10» 102,0»101,940101,940 -0,0» 1,2» 1,2» 1.250 1020 4,8» 4,6» 4.6» 1,0» 12,9» 12,710 12,8» -0,1» 10,5» 10,420 10,4» 1,0» 5,6» 5,420 5.5» 1,1» 5,5» 5,5» 5,5» 0,0» 13.7» 13,7» 13.7» 12» 43,7» 43,0» 43,0» 0,0» 32,9» 32,620 32,620 1060 0.520 0.4» 0,5» 1,015 12,9» 12,720 12,7» 1,1» 5.1» 4,9» 5,1» 1.1» 41,0» 41,0» 41,0» 0,0» 0,940 0.9» 0.940 1,030 1.480 1,4» 1,4»-0,170 2,6» 2.5» 2,640 1,210 1.5» 1.5» 1,5» 1,2» 6,8» 6,770 6,8» 1,070 3,9» 3.670 3,680 1240 •1,7» 1,7» 1,7» 1,010 0,245 0,235 0,235 1,010 17.110 17,0» 17,1» 10» 5,4» 5,1» 5,1» 11» 25,2» 25,1» 25,1» -0,5» 0,2» 0,2» 0,2» -0,020 1,9» 1,940 1,940 1,010 20,870 20,250 20,3» -0,540 22,7» 21,820 22.7» +0,5» 3,0» 2,820 2,8» 11» Acclaim db Acclaim Energy Adv 8,25 b Arnica db Atlas Cd Calloway 6 D Cameco 5 d Canam9,25 ChmtrdlOd Clearwater 7 D Clublinkd ComDcvd CWBAd Dec 6.5 d F Cap 7,2» FCap7d F Chicago d FChicgob Gerdau deb Harvest energy HBayAd Innvestda KeySpan 675 D Kmspwrd Morgr 825 d Morguardd NAV Energy 8.7 OYPptyd Pembina b ProvWntd Revenue d 7 Rogers S d RrrIOdb Rrrdeba Rrrdebb Ryt Host d RylHstA San Fran db Sberrita SherrtD Storing d Summit Real Es Supenrdba Teck deb Telus db Transat d ai»* Weston G D DEBENTURES 92 130,0»128,510130.0» +2,410 2468 102,3W101,2»102.0» 1,5» 94 111,530110,950111,070 1930 1» 120,0»119,OM120,000+22,OM 1121 110,510110,5M110,5» 0,0» 235 1»,5»106,2»106,5» 1,2» 25 95,4» 95,0» 95,4» +1,470 60» 138,790137,3»138.790 +2,670 95 104,6»104,0»104.6M 1,6» 45 126,2»124,5M126,2M 1,8» 514 99,7» 99,0» 99.290 -0,210 166 93,7» 93,5» 93.5» 0,0» 24 114,5»114,450114,5» +2,5» 6 138,0M138,0»138,0M -2.0» 40 114,5»112,5»114,5» +2,0» 30 1W,0» 99,6» 99.6» 0.0» 25 1W,0» 99,7» 99,7» 0.0» 30 105,9»105,2»105.990 1510 20 102,5W102,5»102,5W 0,0» 20 96,2» 96,2» 96.2» -0,310 173 106.0»105,7M106,0» 1.8» 474 103,Q»102,7W103,0» 1.3» 43 98.0» 98.0» 96,0» 0.0» 2» 103.2M102,0M1Û3,2M +1,0» 138 97.5» 97.5» 97,5» 00»-32 103,5M1Q3,0»103,5» 1,5» 55 106.0» 104.0»105,0» -10» » 103.5M103,5»103,5» 1,240 29 105,0»1M.5W104,5» -1470 601 101,2401»,2M101.0W 11» 512 IM,5» 99,0» 99.5» 1,2» 52 104.0M103.0»104.0W 15» 14 108,190107,1M107,IM 19» 30 1Q1,0M101,OW101,0W 0,0» 43 107,OW107,000107,0» 1,7» 10 104,990104 5»104,990 1,9» 6 104,7»104,7»104.7» 1,2» 89 1Q3,2»103,0»103,2» 0,0» 61 104,5»103,990104,0» 15» 13 102,M0102,OM102,0» 15» 10 24,510 24,510 24,510 -0,4» 48 122.0M120,3»122.0» +2.0» 944 102,2»101,OW1Û2,2» +1,2» 53 85,0» 84,4» 85,0» 1,0» 52 94.9» 94,0» 94,0» 19» 45 120,510120,270120,510 14» 240 1W,1W 99.2» 99.680 +2,110 123 103.0M102.0W103.0» +1.0» 1 220,0M22O.O»220,0» 0.0» 222 109.0»108,000108,020 1,020 17 111,030111.030111,030 1,030 1» 162,0W162,0»162.0» -1.2» Descarte Thistle d 10 TrizecDb Ftoicaoou FWefitySu FWettv93u FkWly94u GazMtrou McknzMu IZ?, TrCanpwu TnaxRu DEBENTURES (m tonds américain*) 13,2» 93.2» -0,7» ,0» 93,2» 2 135,0»135,0»135,0W +5,0» 3 70,0» 70,0» 70,0» 0.0» 22» 103621 5» 135» 3» UMTtS PARTAGÉES 2.2» 2,210 9,4» 9.330 4.2» 4.2» 2.6» 2.6» 29» 29» 15734 20 0» 19.9» 150871 7 4» 7 3» 892 44» 4.4» 82» 6.0» 5.9» 123304 8 6» 8.5» 44»7 31.810 31.030 118 13,1» 13,1» UNITtS EN FIDUCIE 1611 11.5» 114» 37» 19,7» 19.430 - 9,570 9,470 12,720 12,570 ASWRevu Aûerdeenu Aberdng?u 36739 Acclaim u 423638 .Acs un 122» 10.680 10,530 Acuity Afl Cap 6925 10.0» 9.7» Acuity Growth 7915 .AdvRbër Advantage! asr SX », Vnteieu APFEnu ARC En u I 7012 ftercfcyAu 16442 BvdaysAdvnt 51» 41» 9.640 9.5» 5268 12.2» 12,200 973» 18,6» 18.320 11175 10.150 10.070 10762 11,2» 11,1» 600» 9,2» 9.1» 61» 11,4» 11,3» 189293 19,9» 19,610 440 12.110 12,110 50» 0.8» 0,870 91 0.0» 0.0» 68» 12,0» 11,9» 338258 11.840 11.6» 196991 14,810 14.7» 12658 11,8» 11.6» 71923 10.440 10.2» 599388 4.7» 4.6» 9.410 9.2» 9,9» 9.7» 8.740 8.6» 55Û 8.5» 219» 10.7» 10.5» 186867 12.170 11,9» 13313 12,6» 12.510 19.1» 18.870 13,3» 13,3» 8,870 8,820 15.8» 15,470 61» 22.3» 22.2» 20,0» 19.9» 168875 10,840 10.7» n 11825 8,7» 8.7» i 9712 7,9» 7.7» ts 80» 108» 10710 Eu 100211 10,240 10,1» Si 7702 10,5» 103» I 10413 11,0» 10.9» il 41411 11,8» 11.7» u 73» 102» 101» lu 380241 12.7» 12.310 n 10562 8.8» 07» a 58370 14.970 14J» i 172410 11,570 11.3» 61254 i lmp 095181 » Ctfttlio 237» Ces un 13514 Cdn HN ¦ 6715 9.7» 9.4» 0.0» 0.0» 2.5» 2.540 30.5» 900» 9.6» 05» 2,2» 1,040 9,370 1.030 4.2» 0.0» 2,6101,010 2.9» 0.0» 19.920 -0,070 7.4» -0.0» 4 4» 0.0» 6.0» 1,010 8.6» 1.010 31.4101.3» 13,1» 0.000 11 490 1010 19.6» 1.0» 0570 1,0» 12,7» 1,1» 10,6» 1.2» 100» 1.1» 9,5» 1,0» 12.2» 0,0» 104» -0,020 101» 1.0» 11,2» 10» 9.220 -0.020 11,3» 0,0» 19,7» 0.0» 12,1101.0» 0870 -0,010 0.0» 0.0» 11,9» 0.0» 11.820 1.0» 14,7» 1020 11,6» 1020 10.210 11» 4,7» 1110 9.2» 11» 9850 1.0» 8.6» 1140 8550 1.0» 10.7» 1170 12.0» 1010 12.5» 1»0 10940 1140 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9,5» 1,1» 15,0» 14,8» 15,0» 0,0» 17,770 17.6» 17,7» 1,0» 5,0» 5.0» 5,0» 0,0» 143» 10,7» 10,610 10,610 1040 53535 16,320 16,1» 16,3» 12» 132» 13,2» 13,2» -0,0» 16,0» 15,4» 15,8» 12» 5,0» 5,010 5,0» 1.0» Hardwoods Dtstl 6585 10,2» 10,2» 10,2» 11» HarvstEtr 48714 14,9» 14,8» 14,9» 1,1» HCarebtou 3» 0,0» 0,0» 0.0» 0.0» HeatingOu 584» 11,0» 10,8» 10,9» 1,010 High YteW 4 M 6370 23,5» 23,340 23,340 -0,2» Home Equ 129» 13,0» 12,8» 12,9» 1,010 Hot House Grow»» 10,7» 10,610 10.6101010 IAT Air u 6365 7,7» 7,4» 7.7» 1,2» Incom FPu 15777 19,9» 19,4» 19,7» 1,1» Income 4 Equrtl 3850 8,6» 8.4» 8,6» 1,0» Income Fnu 12» 21,7» 21,7» 21,7» 0,0» Indexplsu 222» 9850 9.7» 9,8» 1,0» Indxpis2u 125» 9,8» 9,7» 98» 11» 70» 10,6» 10,6» 10,6» 10» Forts Un 300» FPremusu 4827 FPrmou 6» Freehold u 7845 Gateway u 6462 Gendonu 9999 GlCartmu GL Hydro u Global Pis u 21» H4Ru 134091 Haltermu 57» 65638 11,140 11.040 11,1» 0.0» 68» 10,0» 10.0» 10,0» 0.0» 16085 10,3» 10,2» 10,3» -0,0» 299910 9.1» 8.9» 9,1» 0,0» 364» 11,1» 11,0» 11,0» 10» 86608 11,5» 11.4» 11,5» 1,020 i 1M73 17,7» 17,510 1 7,520 0,0» i 122510 6,8» 6,6» 6,7» 1,040 16195 17.4» 16,8» 17,3» 1,5» Powe337W 9,8» 9,770 98» 10» 2402 10,920 10,920 10,920 0,0» 5395 15,0» 14,9» 15,0» 0,0» 15» 9,1» 9,170 9,170 10» 5622 8,8» 8,7» 8,7» 1,040 71» 9,4» 9,2» 9,4» 1,440 9170 10,740 10,6» 10,740 1,1» 8357 4,1» 4,0» 4,0» 10» 5539 18,670 18,3» 18,330 1340 14184 25,6» 25,510 25,6» 1,040 1477» 11,7» 11,6» 11,6» 1,040 NAV ENGY UN 65262 10,5» 10,4» 10,5» 1,1» InvstGu IPCun Kcplu KegRylu a: Legacy H i Mortgage u Movie Dslu Mulfi Fnd u MulvihiH u MydasFnu NALOilu New Mill u NorPptyu North Wstu Northland u Northwtru Osprey N OYREst 5» 4,810 4,810 4,810 1,010 17455 18,5» 18,1» 18,2» U» 61411 11,5» 11,2» 11,2» 11» 59» 13,7» 13,510 13,7» 1,2» 8447 25,3» 25,2» 25,3» 0.0» 47972 10,8» 10,570 10,670 1130 25881 15,7» 15,7» 15,7» 0,0» 9992 12,6» 12,4» 12,6» 1.1» MediaU26913 9,9» 9,8» 9,9» 1,010 136833 12,1» 11,920 12,1» 1020 Paridnd u 10» 17,9» 17,9» 17,9» 1,1» ParmntEu 945» 11,1» 11,110 11,1» 0,0» Pbbglbu 17546 16,4» 16,3» 16,3» 0,0» RDM Royalties 232» 10,0» 9,8» 10,0» 1,140 Peak Energy U200603 8,3» 8,1» 8.3» 1,0» Pembinau 134819 11,4» 11,210 11,4» 1,1» PeytoEu 63237 »,8» M,3M »,7101,2» Pngrwthu 255515 18,5» 18,3» 18,5» 1,120 Preferred Sec 3735 23,2» 22,2» 22,250 -0,2» Preferred Sec 13666 22,0» 20,9» 22,0» 1,9» Prime Ru 7829 9,7» 9,670 9,670 0,0» Pnmwslu 68W1 24,5» 24,270 24,4» 1,1» Prüzmu 211» 10.940 10.8» 10,940 0,0» Pro-ams 7820 19,840 19,740 19,810 -0,010 Pro-amstr 33229 18,5» 18,4» 18.470 -0,0» Pro-Vest Growl 5187 8,9» 8,7» 8,840 -0,040 Pré (Booking 38» 10,0» 9.9» 10,0» 1,0» Providntu 668837 10,4» 10,410 10.440 -0.0» PRTForu 5976 9,5» 9.400 9.5» 1,1» Pthfndru 5516 11,0» 10.9» 11,0» 1,110 PtfEgyu 1720» 15,7» 15.4» 15,540 1210 Rammkru 3» 4,1» 4.1» 4,1» 0,0» Rfltirmntu 1281» 10,5» 10,420 10,4» 1,010 Retrocom MW-M338M 9.0» 8,8» 9,0» 1,120 Richards Pack 123» 10,040 9,9» 10.0» 0,0» RioCanu 362845 15,5» 15,110 15,5» 1,3» Rogers Su 417» 4,0» 3,930 4,0» 1.010 ROWEntu 123» 10,0» 9,9» 10,0» 0.0» Ry Lepage u 181» 10,7» 10,6» 10,660 1040 RyiHostU 22892 5,0» 5,070 5,070 0,0» Saxon u 72» 9,8» 9,820 9,820 -0,040 16» 9.350 9,3» 9,3» 11» 14» 10,6» 10,2» 10,6» 1,3» Ml 2 9.8» 9,7» 9,7» -0,1» 36089 11,3» 11,2» 11,210 1040 85» 9,040 8,870 9,040 1,020 23755 9.8» 9,6» 9,7» -0,040 55» 19.040 18,9» 19,040 1130 1843» 5.0» 5,0» 5.040 1,040 Mil 22.2» 22,1» 22,2» 1,3» 27465 10,0» 9,930 9,9» 1010 366058 9,540 9,370 9,520 1,020 81399 19.2» 19,0» 19,1301,0» Sixty Pis u 3820 19,520 19,4» 19,520 1,120 Skyhiuii 4907 25.0» 24,9» 24,9» 11» 1625 22,4» 22,2» 22,2» 1,0» 3» 26 8» 26,8» 268» 1,0» Growth 27163 8,9» 8,6» 8,6» 11» Skyton u 6713 24,0» 23,6» 23,6» -0,4» Sleep Cu 25960 14,210 13,9» 14,020 1,070 SpcttyFdS 379» 5,8» 5,6» 5,7» 1,0» STaRSu 10514 11,3» 11,1» 11.320 +0,240 STRATA Income 68» 12.8» 12,7» 12.8» 1,070 Strategie 41 0,0» 0,0» 0,0» 0.0» Summit u 239245 17,1» 16,8» 17.1201,130 12846 7.860 7,8» 7 8» 1,010 80452 24,710 24,620 24,710 1020 11670 13,5» 13,1» 13.5» 1.0» 15» 10,0» 9.9» 10,0» 11» 545» 9,0» 8,910 8.980- Sceptre Income SClu Scitiu Scitiu : Sel» il SM» si Sentry BCu Sentry du Sentry SFu Sersl SfkPulpu Skyton Au Skylon G SunGrou Superor un Swiss Wu TaxOptu TgsNrthu Timbfstpu 319479 14,2» 13,620 13,8401.0» Tr3 Trust u Treelslu Tremortu TriaxCiu Triaxcaru Triaxtecu Triaxu TrinWu 9040 4,820 4.740 4,740 1,020 25966 12,2» 12,040 12,2» 1240 5470 9,820 9.740 9 820 1070 11012 18,7» 18,620 18,7» 1,120 1225 19,6» 19.540 19.6» 1,3» 8» 18.3» 18.3» 18.3» +0.010 16524 9,520 9,470 9.520 1.0» 43025 7.9» 7,8» 7,930 1,030 72530 10,870 10,7» 10,8» 10» UBS Global U 16988 9,9» 9.7» 9.9» 0.0» UE Wateiheater21340 10.440 10.1» 10,3» 1,2» 6.9» 6,810 6,820 -0,1» 18,0» 17,8» 18,0» 1,3» 9.3» 9,2» 9,3» 1010 5,8» 5,720 5,740 11» 9,1» 9,140 9,1» 11» 7.2» 7,210 7,2» -0,010 10740 18,6» 18,740 -0,010 YeHwPgsu 861193 11,240 11,1» 11,240 11X YieWMu 554 104» 18.4» 104» 1310 TRANSIGÉ EN FONDS 1» Connect 0 163» 7.1» 6,9» 7,1» 11» Anatolia o 473» 1,0» 0,9» 1.0» 1.020 ATI Tech US 12» 15,9» 15,8» 15.9» 10» BkMtHO 9722 26,250 26.070 26,2» 1,1» Brookfldg 120» 25,6» 25,0» 25.6» 1.2» Carter U 10» 12.330 12,020 12,330 1310 CI8C16p 5» 26.0» 26.0» 26.0» 0.0» CIBC22 2» 27.6» 27.6» 27,8» 0.0» CNNatRœUS 2» 28,4» 28.2» 28,4» 1,1» European o 470» 0,5» 0,5» 0,5X1020 IncoUS 2» 33.120 33.1» 33,1» 1,520 IPCusun 63» 7,4» 7.470 7,470 1070 MantriifeUS 42» X.040 38.940 X.970 1070 M ripage us 77» 6.9» 6.8» 6,9» 1,3» MuMti us # 16» 15.7» 15,7» 15.7» 1.1» Placer Dm US 2» t6.6W 16,510 16,5101,310 ProcsiorDUS 1» 47,0» 47,0» 47.0» 0,0» Preferred Suc 24» 9,0» 07» 9,0» 1.5» RyBkP 5» 25.420 25,420 25.420 15M Skyton B » 35» 8.9» 8.8» 8.8» 12» SNPCap 123 4.2» 4,1» 4.1» 1070 SNPCapp 5718 25.9» 25.6» 256» 0.0» SNPHA 10» 6.520 6.520 6,520 0,0» SNPHp 2051 25.7» 25.6» 25,8» 10» TgsNrthA 2Û2M 8.570 05» 6.570 1.1» TrAttintû 373» 0,7» 0,7» 07» 1040 WfwtUSO 3» 2.6» 2.6» 2.6» 1X0 YnrsUSu 17» 19,0» 19.0» 100» 1.1» Bus D5M3 Bus dv bel BwiKM BusdvM BusdvtaS Hstetr MjmuHI A NatBk 34 Natte 07 Rte tr 2011 Rte trot RoyMBankF fcyNBkEqty Royal BkGtoN Royal Bk SP Nt Royal Bk SP Nt RyBkDJI RyBksarî TDClTs TDMgtr m 10,590 10.550 1 0.590 -0.010 3515 10.900 10.900 10.600 0.000 PRAGUE — ¦ > IS - i ET OREILLERS SUÉDOIS / La Fête des Pères 2004 Évasion Célestrale le 31 mai au 21 juin, 2004 Jusqu'au 21 juin, achetez un matelas suédois TEMPUR et recevez une Trousse de Voyage Célestrale comprenant un Oreiller Transit TEMPUR et un Siège de Confort TEMPUR dans un sac de voyage brodé d'une valeur de 300 $.Les clients qui achètent un matelas TEMPUR, un oreiller ou un produit de soutien durant la période de promotion auront la chance de gagner une Évasion à un club de luxe d'une valeur de 7,500 $.Pour tous les détails du concours, visitez un détaillant autorisé de TEMPUR.L'essence de TEMPUR réside dans son histoire, sa renommée à l'échelle internationale et dans son excellence de ses produits TEMPUR otfre une gamme complète de produits conçue par des Suédois et visant à améliorer de façon spectaculaire la qualité de vie et le bien-être de ses utilisateurs Les produits TEMPUR ne sont pas seulement destinés aux personnes âgées ou aux gens aisés, mais à tous les consommateurs avertis.Notre mission consiste à apporter une contribution remarquable à la vie de nos clients.dès leur réveil Boutique Tmi pomur le Dos Un rendex-vMH avec k confort 7-8780, Boui.Saint-Laurent (coin Crémazie) SI4-383-1582 1-800-268-1S82 www.toutpourledos.com SOULAGEMENT SANS PAREIL DE LA PRESSION RECONNU À L' 'ÉCHELLE MONDIALE SANS ENTRETIEN ABSORPTION DE L'ÉNERGIE LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 JUIN 2004 A 8 EDITORIAL Bush l’obstiné Le rapport rédigé par la Commission sur les attentats du 11 septembre est formel: l’Irak de Saddam Hussein n’a participé à aucune des étapes afférentes à ce drame.Ce faisant, la Commission contredit la dernière affirmation que l’administration Bush évoquait avec constance pour justifier son engagement en Irak.En un mot, des armes de destruction massive à la prétendue implication de l’ex-dictateur, Bush et les siens ont campé dans la fiction.A Serge Truffaut u début de l’automne 2002, le premier ministre Tony Blair, aidé par le secrétaire d’Etat Colin Powell, parvint à convaincre le président Bush que l’ONU était un passage obligé avant de sonner la charge des troupes.Entre les deux, un troc, pour ainsi dire, fut établi.Côté américain, on accorda son aval à une démarche onusienne, en échange de quoi Blair prendrait sur lui de faire la preuve qu’une offensive contre l’Irak était impérieuse.On le sait, le premier ministre s’est étalé longuement sur les armes de destruction massive sans s’engager sur l’équation établie, après coup, par Bush.L’équation en question étant qu’Hussein ayant apporté son soutien à Ben Laden, il devait subir les foudres de la diplomatie de la canonnière.Jamais jusqu’à présent Bush ne s’est rétracté à cet égard.Lui et le vice-président Dick Cheney n’ont pas cessé de marteler, c’est le cas de le dire, qu’Hussein avait agi dans l’ombre de Ben Laden.Cette assertion, les deux têtes de l’exécutif américain l’appuyaient sur le fait suivant: un agent des services de renseignement irakiens avait rencontré Ben Laden.Sur ce point, essentiel à l’histoire du jour, le tandem Bush-Cheney a pris soin de ne pas s’étendre.Les démocrates et républicains ont pris soin, eux, de combler les trous.Il est bel et bien exact qu’un bonze de la sécurité irakienne a dialogué avec Ben Laden au Soudan.Mais c’était bien avant les attentats, en 1994 pour être précis.En fait, cette rencontre, selon la longue enquête menée par la Commission, n’a jamais eu de suite.Hussein était trop en butte aux religieux pour s’entendre avec un illuminé du Coran comme Ben Laden et vice-versa.On le répète, l’ombre d’Hussein n’a jamais plané dans les environs de Manhattan.Pourtant, Bush s’obstine.Au lendemain de la parution du rapport, le président américain a insisté sur l’implication d’Hussein.Sa nouvelle défense?Celui que l’on considère comme le chef d’al-Qaïda en Irak, Abu Musab al-Zarqawi, est la preuve qu’Hussein fut un des acteurs de la mise en scène signée Ben Laden.Si l’on comprend bien, la présence actuelle dans les environs de Bagdad d’adhérents à àl-Qàïda est la preuve que des Irakiens ont participé à la destruction du World Trade Center.Que le président des Etats-Unis en soit arrivé à formuler un sophisme de la sorte ne peut que laisser pantois.Cette attitude ne peut que susciter un étonnement fortement empreint de dépit.D’autant plus que l’attitude en question est également celle de Dick Cheney.Pas plus tard que lundi dernier, celui-ci a soutenu avec force qu’il y avait eu connivence entre Ben Laden et Hussein, al-Zarqawi en étant la démonstration récente.Ce qu’il y a de très curieux, c’est que tant le président que le vice-président se relaient pour répéter le même mensonge alors que George Tenet, directeur démissionnaire de la CIA, a indiqué et souligné à plus d’une reprise qu’al-Zarqawi n’avait jamais collaboré avec Hussein et sa troupe.Ainsi donc, plutôt que de formuler une excuse, ne serait-ce que timide, le président des États-Unis défend avec ferveur sa position.Conclusion?Le mensonge se conjugue chez lui avec inflation.Enfin un projet ! i le gouvernement Charest se cherchait un projet de société pour sortir de la dynamique acrimonieuse qu’il a semée sur son passage depuis un an et faire rêver l’électorat, il vient peut-être d’en trouver la clé.Elle se cache dans le document de consultation Vers une politique gouvernementale sur la conciliation travail-famille présenté mercredi par le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard.Lancé en fin de session, noyé dans une actualité en ébullition et simple premier pas d’une démarche qui doit éclore à l’automne, le document de 85 pages est passé d'autant plus inaperçu qu’il ne contient aucune proposition concrète.Mais à cette étape-ci, il a mieux à offrir.D dresse un panorama complet des difficultés qui accompagnent le fabuleux pari de marier travail et famille.Non, la réalité des parents d’adolescents n’est pas la même que pour ceux qui ont un enfant handicapé et les contraintes des parents agriculteurs n’ont rien à voir avec celles de parents aux études.Les milieux de travail ont aussi leurs particularités: certains font face à des besoins sporadiques, d’autres sont marqués par l’imprévu, des activités saisonnières, la précarité.Et que dire des horaires, l’enfer au quotidien: ceux de l’école, des loisirs, des autobus.«Que vaut, pour un employé, un horaire variable négocié entre un syndicat et un employeur si l’horaire des trajets d'autobus ne lui donne pas la possibilité d'en profiter?», souligne-t-on avec justesse.Sans oublier le trou noir du mois d’août, quand les moniteurs des camps de vacances retournent au cégep, laissant sans services de garde des centaines de milliers d’enfants en attente de leur propre retour en classe qui aura lieu.deux semaines phis tard.D y a donc ces faits, mais il y a surtout un regard, inspiré de chercheuses féministes comme Louise Vandelac ou Francine Descarries.Pas question de sous-estimer le besoin de cheminement professionnel des femmes, toutes mères soient-elles! Les «questions qui méritent d’être examinées», dont le document est jalonné, se lisent donc dans cet esprit comment encourager le partage des tâches?comment concilier la flexibilité demandée par les employeurs et celle souhaitée par les employés?que peut-on attendre des villes ou du réseau scolaire?Et (eh oui!) que peut faire l’État?En campagne électorale l’an dernier, Bernard Landry avait sorti de son chapeau la semaine de quatre jours.L’idée était improvisée mais avait séduit La défaite péquiste n’a rien enlevé à l’immense soif #des familles de s’alléger la vie, sauf que les libéraux n’avaient pas grand-chose à offrir.Au printemps, la démographie est toutefois devenue une priorité gouvernementale et les forums régionaux confirment que le sujet passionne l’électorat Le document de consultation donne une cohérence à cette préoccupatioa Certes, le ministre Béchard rejetait mercredi toute coercition envers patronat ou syndicats.Voyons-y pour le moment le refus d’une solution miracle sans écarter toute action législative.Son propre document ne dit-il pas que, si le soutien informel aux familles est fréquent dans le monde du travail, «l’expérience montre que les mesures explicites ou officielles sont celles qui sont davantage utilisées».Ce ne serait donc pas un drame s’il fallait força- un brin la bonne volonté.jboileaM@ledevoir.ca Josée Boileau i le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Moiwç D-’AWCnT'AW fête (VAT.OnAlF.rv\iN'ÇTg£ (NvoQut uA pu Lp6£a\F\T/ SfAu Tc*fS if W 4 LETTRES Liberté, liberté «Je n’ai jamais cru que la liberté de l’homme consistât à faire ce qu’il veut mais bien à ne jamais faire ce qu’il ne veut pas.» - J.-J.Rousseau Pourquoi n’en serait-il pas de même de la «liberté québécoise» le 28 juin prochain?Pourquoi, compte tenu que collectivement unanimement nous ne voulons résolument pas d’un gouvernement canadien conservateur, nous n’agirions pas rationnellement et pour nous-mêmes de manière à rester «libres», en n’ayant point à subir un tel «mauvais sort»?Oui, les libéraux méritent «châtiment», mais nous, méritons-nous un gouvernement conservateur dont nous ne voulons pas?Il est possible de châtier les libéraux sans se léser soi-même, en les réélisant (au Québec), en les fouettant ensuite et en exigeant d’eux qu’ils réparent leurs méfaits.Voilà qui serait à la fois plus sensé, plus constructif, phis créatif et beaucoup plus avantageux pour nous, Québécois, que de leur donner simplement un congé qu’ils n’ont pas mérité, sans requérir d’eux qu’ils réparent les dommages qu’ils ont causés.Denis Beaulé Montréal, le 14 juin 2004 Toutou, tu t’oublies Nous habitons sur la portion cachée d’une petite rue sise derrière une église et le long de la voie ferrée d’un quartier ouest de Montréal Un petit bout de rue à cinq minutes du centre-ville.La fenêtre de mon bureau est pleine de verdure, la vigne pousse allègrement, les grives se repaissent de cerises et les tomates de notre jardin sont exquises.Comme tous ces lieux urbains un peu discrets, ce coin tranquille fait partie de Htinéraire de la promenade matinale de toutou et sa nuit recueille les débris d’une faune interlope.D faut bien que jeunesse s’éclate.C’est à l’automne, lorsque les arbres perdent leurs feuilles, que les preuves sont accablantes: cartons de pizza, bouteilles vides, pneus et déchets de toutes sortes.Mais le pire, ce sont les sacs de plastique.Il m’est venu l’idée d’accrocher tous ces sacs sur une corde tendue en travers de la rue et surmontée d’une bannière: «Toutou, tu t’oublies.» Comment Élire comprendre qu’il est bien de rar masser les crottes de son animal dans un sac de plastique mais qu’il est aberrant de le jeter ensuite dans les arbres?Ça me dépasse! La réponse est toujours la même: «Ce n’est pas moi.» Qui est-ce, alors?La conscience sociale est-elle à ce point dégradée qu’on s’autorise à abandonner nos merdes n’importe où en se disant qu’il y aura bien quelqu’un pour les ramasser?Le jour où toi, maître ou maîtresse de toutou, tu aimas compris qu’il faut déposer le sac des défécations de votre toutou dans celui des ordures ménagères, l’humanité aura fait un grand pas.Le nettoyage des rues a un coût, mais ça, qui s’en soucie?Tout citoyen a la loi pour lui, cela aussi a un coût La conscience sociale est gratuite pour tous.Patrick Farei Rosa Montréal, le 16 juin 2004 Hommage à Roger Matton Le décès du compositeur Roger Matton laisse un grand vide dans la vie musicale du Québec et du Canada.Avec des collègues de sa génération, Pierre Mercure, Clermont Pépin, François Morel Serge Garant et Gilles Tremblay, il y a incarné le renouveau de la création musicale pendant de très nombreuses années.Compositeur au style personnel indépendant de toute école, ü a su maintenir une fusion intense entre la science musicale et h logique populaire de par son travail parallèle d’ethnomusicologue aux Archives de folklore de l’Université Laval Nous avons eu la joie et le privilège de connaître Roger Matton à cette époque, vers 1956, au moment de son entrée à l’université, et nous avons toujours suivi avec intérêt la progression de sa carrière de compositeur.D’ailleurs, en 1964, il nous a fait l’honneur de nous écrire et de nous dédier une œuvre magni- fique, le Concerto pour deux pianos et orchestre, que nous avons créée le 30 novembre de la même année avec l’Orchestre symphonique de Québec sous la direction de Pierre Dervaux, concerto que nous avons joué 18 fois au cours de notre carrière (au Canada, en Belgique et en France) et que nous avons enregistré sur disque Pathé-Capitol en 1965 avec l’Orchestre symphonique de Toronto et le chef d’orchestre Walter Suskind.Cette œuvre (qui a reçu le Prix de la création musicale en 1965 et le Prix du disque en 1966) a été im pivot de notre répertoire avec orchestre et a su faire I’unanimite partout, tant de la critique que du public mélomane.Nous avons aussi très souvent joué avec succès sa Danse brésilienne pour deux pianos ainsi que son Concerto pour deux pianos et percussions.Sa musique s’incarne dans un langage expressif qui séduit l’oreille.Elle se caractérise par une grande vitalité rythmique, une science de l’orchestration très poussée, le tout dans une forme logique parfaitement adaptée dans chaque œuvre à la nature des idées musicales.Roger Matton a principalement écrit pour grand orchestre (certains de ses Mouvements symphoniques ont fait le tour du monde) et, pour couronner le tout, il a laissé un magistral Te Deum sur un texte de Mr Félix-Antoine Savard, créé à Québec en 1968 et joué à Paris en 1969 sous la direction de Françoys Bemier.Cette œuvre mérite d’être reprise dès que possible car elle résume tout l’art du compositeur.Depuis quelques années, sa santé laissait malheureusement à désirer et n avait cessé d’écrire, même sll caressait toujours des projets de com-position.Nous lui avons fait un grand plaisir quand nous lui avons annoncé que son Mouvement symphonique n" 2 était au programme de l’OSQ pour la saison 2004-05.Nous avions convaincu le chef Talmi qu’il était de son devoir de diriger une œuvre de Mat-ton, malheureusement absent de la scène musicale depuis trop d’années.Renée Morisset Victor Bouchard Pianistes LIBRE OPINION - Eau en vrac : des motifs fallacieux SERGE ROY Président de l’Association québécoise pour un contrat mondial de l’eau Lettre au ministre de l’Environnement, Thomas J.Mulcair CJ est avec stupéfaction et indignation que nous avons pris connaissance de votre déclaration sur l’exportation d’eau en vrac.Nous comprenons très mal ce qui a pu vous mener à remettre en question les orientations adoptées par le gouvernement du Québec sur cette question.Il nous apparait que les motifs que vous avez invoqués sont tout à fait fallacieux et pourraient dissimuler des intérêts particuliers qui n’ont rien à voir avec les intérêts des régions et encore moins avec l’intérêt général du Québec.L’Association québécoise pour un contrat mondial de l’eau (AQCME) s’oppose fermement à toute ouverture pouvant conduire à l’exportation massive d’eau du Québec.Une teDe approche consacrerait irrémédiablement un statut de marchandise à l’eau, statut qui ne lui convient nullement puisqu’il s’agit d’une ressource vitale qui doit être protégée et complètement soustraite de l’application des règles du marché.Vous prétendez qu’il est nécessaire de faire ce débat maintenant Pourtant le débat a été fait il n’y a pas si longtemps dans le cadre des travaux de ta Commission sur la gestion de l’eau au Québec, présidée par André Beau-champ.Quels intérêts et quelles motivations vous animent à peine quatre ans après la publi- cation du rapport de cette commission dans lequel l’exportation en vrac de l’eau était rejetée catégoriquement?Pau- ailleurs, votre déclaration survient à un moment où nous savons très bien que certaines grandes entreprises sont intéressées à mettre la main sur l’eau du Québec et du Canada à des fins strictement commerciales.Ouvrir la discussion sur l’exportation massive d’eau va placer le Québec dans une situation vulnérable face à ceux qui espèrent s’enrichir avec cette ressource pour répondre à des besoins et des usages qui pourraient être plus que douteux.De plus, dans le contexte de l’application des accords de libre-échange, notamment de l’ALENA, vous savez très bien que le gouvernement du Québec pourrait se retrouver dans une situation dangereuse si une ou plusieurs entreprises se sentaient lésées par une réglementation ou une disposition législative qu’eDes jugeraient contraire à leurs intérêts.E est également essentiel de tenir compte du fait que nous ne disposons toujours pas des données essentieUes à une saine gestion de l’eau au Québec.Les effets des ponctions de quantités d’eau des nappes phréatiques sont mal connus, les conséquences écologiques d’une surconsommation dans certains secteurs ne sont pas évaluées, le caractère incomplet des connaissances sur les eaux de surface, notamment en ce qui concerne les quantités prélevées, sont quelques-unes des questions qui devraient vous inciter à plus de prudence.M.le ministre, nous vous invitons à renoncer à votre projet de lancer un nouveau débat sur une question qui vient de faire l’objet d’un vaste consensus dans la société québécoise.La Politique nationale de l’eau adoptée par le gouvernement en novembre 2002 et appuyée par le Parti libéral du Québec, alors dans l’opposition, écarte la possibilité d’exporter de l’eau en vrac.Il est vrai que la limite d’exportation de contenants de 20 litres peut déjà conduire à une exportation importante d’eau douce.Alors, au lieu d’élargir la faille qui s’est retrouvée dans la législation québécoise, il serait sans doute plus approprié et plus avisé de colmater cette brèche dans les meilleurs délais.Nous nous permettons également de vous suggérer de prendre tous les moyens pour assurer la mise en œuvre complète de la Politique nationale de l’eau, ce qui n’est malheureusement pas le cas.Pour l’AQCME, l’eau est un bien commun de l’humanité et les populations humaines ne sont que fiduciaires de cette ressource: elles ne peuvent pas en disposer comme bon leur semble sans considération pour les droits des générations futures et de l’ensemble des êtres vivants.Nous devons refuser de prêter à l’eau un caractère de bien de consommation comme un autre.Nous sommes absolument opposés à toute forme de marchandisation de l’eau.Nous espérons, M.le ministre, que vous prendrez en considération nos commentaires et que vous ne ferez aucun geste irrémédiable.Nous nous attendons du ministre de Environnement qu’il protège l’environnement, et plus particulièrement l’eau, au lieu de le livrer aux marchands avides de profit LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 J T 1 N 2 0 0 1 A 9 D Ê E S Fusions, défusions nous tient a cœur Le démembrement de Gatineau, un pas en arrière V Le maire de Montréal, Gérald Tremblay: «Vous n’avez pas livré la marchandise.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dites toute la vérité, M.Tremblay SUZANNE CARON Mairesse de l'arrondissement Mont-Royal Ex-conseillère associée au comité exécutif de Montréal (de 2002 à octobre 2003), ex-présidente de la Commission sur l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’environnement et du développement durable de la Ville de Montréal (de 2002 à octobre 2003) et présidente du Comité du oui pour la défusion à Mont-Royal e suis l’un de ces élus maintenant dé-fusionnistes qui faisaient partie de l’équipe Tremblay, jusqu’en octobre 2003.Je suis de plus en plus vexée par plusieurs commentaires de Gérald Tremblay, maire de Montréal, qui semble nous attribuer des propos que je n’ai jamais tenus! Non, M.Tremblay ne nous a pas donné ce que nous avions demandé pour une solution alternative viable par rapport à la défusion; non, la nouvelle charte ne nous donne pas tous les pouvoirs dont nous avons besoin.Plusieurs l’ont dit et je le répète: s’il n’y avait pas eu l’épée de Damoclès de la défusion au-dessus de nos têtes, si les libéraux n’avaient pas été élus, Montréal n’aurait pas enclenché un véritable processus de décentralisation.Pourquoi avoir attendu plus d’un an avant de commencer à faire des gestes concrets pour décentraliser Montréal?Que s’estÆ passé de février 2002 (caucus mémorable à Lachine au cours duquel nous avions tous convenu qui fallait rapidement mettre en place un plan de décentralisation) jusqu’à avril 2003?Rien de concret! En mai 2003, on a finalement semblé enclencher une véritable démarche en profondeur en engageant des consultants pour nous guider dans l’élaboration d’un nouveau modèle décentralisé, en impliquant des élus, des administrateurs, des représentants syndi- caux.Bien belle initiative que celbci, avec des débuts prometteurs en mai et juin 2003, alors qu’on a même recruté Louis Bernard pour participer à des discussions sur la façon et la portée de la décentralisation des pouvoirs vers les arrondissements.Rappelez-vous, M.Tremblay, à ce moment-là, la question n’était pas si nous devions déléguer le pouvoir de taxation locale aux arrondissements mais bien dans quelle proportion ou à quel niveau de pourcentage nous serions prêts à le faire.Blocage Quelle déception! Que s’est-il passé au comité exécutif en juillet 2003?Tout s’est bloqué — ça ne passait pas.La démarche participative avec les élus et les autres représentants municipaux a complètement avorté.N’oubliez pas que vous nous aviez demandé de ne pas prendre de vacances, de rester disponibles en juillet, pour participer et contribuer à l’élaboration de ce plan de décentralisation qui devait nous permettre de proposer une solution alternative aux citoyens de nos arrondissements de banlieue.Une démarche vitale pour l’avenir de Montréal, disions-nous.Je suis restée, comme plusieurs autres, à attendre la convocation à la prochaine rencontre de travail; en lieu et place, ces rencontres ont été reportées, puis annulées.Début août 2003, le plan de décentralisation nous a finalement été soumis en caucus comme un fait accompli: take it or leave it.Qu’est-il advenu de l’approche participative?De l'esprit d’équipe que nous tentions de bâtir?Les élus maintenant détusionnistes vous ont quitté parce que vous n’avez pas mis sur la table un plan de décentralisation qui donnerait les pouvoirs nécessaires.Vous nous avez laissé tomber.Vous n’avez pas livré la marchandise, M.Tremblay — et ne venez pas dire que la nouvelle charte nous donne tout ce que nous avons demandé! Rappelez-vous que depuis la fusion, le budget de fonctionnement de Mont-Royal a été coupé d’au moins 15 % en trois ans, que le budget d’investissements a été réduit de 50 % annuellement, et ce, malgré une augmentation des revenus soutirés de notre arrondissement d’environ 30 %.Comment parler d’autonomie des arrondissements quand nous devons dépendre d’une «allocation» décidée par Montréal, selon des critères arbitraires, sans égard au niveau de revenus assuré par nos citoyens?Seule la défusion nous libérera de cette dépendance envers Montréal La réalité, c’est aussi que cette charte permet à un fonctionnaire de Montréal d’apposer un droit de veto sur des décisions du conseil d’arrondissement.Ce n’est pas de la décentralisation de pouvoirs: c’est une mise en tutelle qui se perpétuera si nous ne défusionnons pas.[.] Je crois en la démocratie locale, et je suis très heureuse de constater que les citoyens de Mont-Royal, comme bien d’autres communautés du Québec, vont bientôt pouvoir exercer leur droit de décider.Décider de leur avenir et du futur de leur municipalité.Décider de continuer à faire partie de cette mégaville ou faire renaître leur petite ville, une vraie ville, avec de vrais pouvoirs, que personne à Montréal ne pourra leur enlever.Que ce soit dans la CUM ou dans un futur conseil d’agglomération, nous continuerons de partager la facture pour des services communs et bien d’autres infrastructures et activités pour lesquelles nous n’avions pas à payer avant la fusion.Nous ne conserverons pas 100 % de nos revenus: soit! Nous ne les conservions pas à l’époque de la CUM non plus.Nous en verserons davantage à l’agglomération qu’avant la fusion?Nos citoyens ont toujours dit qu’ils étaient prêts à en donner plus pour aider Montréal et que nous n’avions pas besoin de faire disparaître nos petites villes pour le faire.Si Mont-Royal demeure un arrondissement, c’est Montréal qui continuera à recevoir 100 % de nos revenus de taxation.En défusionnant, une partie sera contrôlée par l’agglomération — et nous y aurons un siège garanti.Mais nous contrôlerons au moins 100 % de nos taxes locales — c’est tout de même mieux que rien du tout! Voilà donc pourquoi je voterai oui le 20 juin.Construire ensemble notre quartier et notre ville MARC LAMARCHE Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain NANCY NEAMTAN Chantier de l’économie sociale MARCEL PEDNEAULT Corporation de développement économique communautaire LaSalle-Lachine PIERRE RICHARD Regroupement économique et social du Sud-Ouest THÉRÈSE SAINTE-MARIE Corporation de l'est de Montréal omme cela arrive beaucoup trop souvent avec les grands débats de société, celui sur l’avenir de la ville de Montréal a malheureusement été réduit à sa plus simple expression: les citoyens sont appelés à exprimer leur choix dimanche sur la base d’études sommaires qui ne font qu’évaluer les coûts d’une défusion sans égard aux avantages potentiels de la grande ville.Pour le développement de Montréal et la qualité de vie de sa population, cela est déplorable! Alors que nous devrions discuter de notre volonté ou non de bâtir ensemble nos quartiers et notre ville, nous pérorons sur des études qui se contentent d’esquisser, en quelques tableaux, ce qu’il en coûtera pour déconstruire la grande ville.Alors que nous devrions nous inquiéter de la santé physique et morale de nos enfants, de notre capacité à accueillir et à intégrer des immigrants et de notre capacité à offrir un logement digne de ce nom à toutes les familles montréalaises, nous nous demandons si une défusion fera ou non augmenter notre prochain compte de taxes.S on veut absolument évaluer le côté financier du dossier, posons-nous au moins les bonnes questions.Combien, par exemple, vaut la possibilité de vivre en toute sécurité dans une métropole de presque deux millions d’habitants?Combien vaut la capacité de se trouver un emploi, de se déplacer aisément, de se loger convenablement, d’avoir accès à peu de frais à d’innombrables événements sociaux, culturels et sportifs ainsi qu’à d’innombrables ressources sociales, médicales, éducatives et solidaires?La réponse à ces questions est simple: toutes ces choses sont extrêmement précieuses et aucun de nous ne voudrait s’en passer! S’il en est ainsi, faisons donc un pas de plus et reconnaissons qu’aucun arrondissement pris isolément ne peut prétendre nous les offrir en totalité.Reconnaissons que l’addition des forces de chacun nous rend bien plus aptes à préserver ces avantages et à les développer.Des défis débordant les frontières locales Les défis auxquels Montréal fait face sont, tout le monde le sait, nombreux et complexes.Montréal est une ville prospère qui, en bonne partie grâce à la vigueur des développements locaux et communautaires, a réussi à passer à travers quelques crises économiques sans trop de dommages pour la qualité de vie de ses citoyens.Mais Montréal compte aussi son lot de travailleurs précaires et d’exclus du marché du travail.Montréal, c’est la cité du multimédia, mais c’est au» si des quartiers qui ont vu partir plusieurs de leurs entreprises.Montréal c’est un centre-ville moderne, mais c’est aussi d’anciennes friches industrielles dont les terrains doivent être décontaminés.Montréal est une vüle agréable à vivre mais qui connaît aussi une grave crise du logement depuis quelques années.Montréal est une ville multiculturelle mais qui peine parfois à reconnaître les nouveaux arrivants et à leur donner plein droit de ôté.Montréal est une ville sécuritaire mais, en plein centre-ville, des jeunes se retrouvent à la rue.Tous ces défis auxquels nous devons trouver des ré- ponses ont deux choses en commun: premièrement, üs débordent largement les frontières de chacune des communautés locales de lie; deuxièmement, les solutions qu’on peut y apporter profiteront à tous.Ces défis ont aussi en commun qu’ils trouvent une bonne partie de leurs réponses dans le développement économique communautaire local et dans la capacité de les aborder globalement Nous sommes d’un coin de Montréal et de Montréal! Nous, signataires de cette lettre, sommes tout simplement des citoyens engagés, certains dans un quartier ou un arrondissement d’autres à l’échelle métropolitaine.Nos champs d’intérêt et le degré de notre implication sont très diversifiés: nous oeuvrons en économie sociale, en coopérative d’habitation, en développement économique local, en petite enfance, en accueil des nouveaux arrivants.Mais nous sommes aussi partie prenante d’un mouvement citoyen plus large qui, par ses initiatives et sa capacité d’innover, travaille de nombreuses façons à construire une société plus juste.Devant les défis auxquels Montréal fait face, nous sommes toutes et tous Montréalais.Nous nous sommes d’abord impliqués dans notre quartier et par la suite, plus largement parce que nous avons découvert la force de la concertation, du partenariat et de la solidarité ainsi que l’importance de construire des espaces démocratiques communs.Nous avons découvert que proximité et collectivité ne sont pas opposées, qu’ils vont plutôt de pair, l’un enrichissant l’autre, le tout profitant à chacune des parties, et inversement Nous vivons ou travaillons dans l’Ouest de l’île, dans Hochelaga, sur le Plateau, à Lachine, etc.Nous nous reconnaissons citoyens et acteurs de ces quartiers, mais lorsqu’il est temps d’avoir une vision globale du développement nous sommes toutes et tous Montréalais.[.] MARC BONHOMME Membre de l'Union des forces progressistes a démocratie gatinoise ne s’est pas du tout améliorée avec la grande ville.La direction municipale actuelle s’est plutôt signalée par son opacité et son arrogance.Cependant, le fonctionnement davantage en clans des anciennes villes n’était guère plus favorable à la démocratie que le fonctionnement plus bureaucratique de la nouvelle ville.Par contre, l'espace politique d'une grande ville réunit les conditions pour créer des partis politiques municipaux comme c’était le cas pour les anciennes villes de Montréal et de Québec (et comme ce l’est toujours pour les nouvelles).Or l’existence de partis politiques est l’a b c de la démocratie car elle permet habituellement la confrontation de progranunes au moins partiellement différents.De plus, l’existence de quartiers relativement grands pourrait permettre la mise sur pied de comités de quartier auxquels seraient dévolues des responsabilités de proximité avec budget à l’avenant en proportion de leur poids démographique relatif mais aussi en fonction d’un rattrapage qui serait dû à leur relative pauvreté.Ces comités, par l'intermédiaire d'assemblées générales ou de comités spécialisés, pourraient participer à la confection du budget de la grande ville.Ces comités pourraient aussi se doter d’une certaine dose de démocratie participative par l’intermédiaire de fréquentes assemblées générales décisionnelles, de coordinations révocables et de comtés de travail ouverts.Ces comités de quartier seraient enfin un lieu d’apprentissage du pouvoir démocratique, particulièrement pour les femmes et pour les classes populaires qui ne disposent souvent pas des mêmes réseaux informels d’influence et d’argent que les hommes d’affaires et ceux du pouvoir bureaucratique.La grande ville fournit un cadre plus approprié pour harmoniser la taxation et la prestation des services même s’il est possible de retarder ou même de bloquer cette équité fiscale et budgétaire par des décisions politiques et des pratiques administratives dans la mesure où la démocratie est déficiente.I.a loi 9 ne résout que partiellement le problème de l’équité en rendant le conseil d’agglomération responsable de certains équipements et services collectifs.la qualité des équipements et services de proximité dépendra toujours de la richesse relative des villes démembrées (Aylmer, par exemple) mais aussi de la relative vétusté de leur infrastructure (Masson-Angers, par exemple).Même si l’enjeu national pour Gatineau n’a pas la même acuité que pour Montréal, il est important pour le secteur Aylmer à cause de la présence d’une ancienne communauté anglophone, jadis majoritaire, à laquelle s’ajoutent de nouveaux venus ontariens attirés par le bon marché relatif de l’immobilier malgré une disparité fiscale qui, cependant, se rétrécit L’existence de ghettos linguistiques, en particulier de ghettos linguistiques relativement riches, ne crée pas de conditions favorables à là démocratie et à l’équité.Elle crée plutôt un espace géographique et sociologique clos — de petits Westmount — qui cherche à maintenir ses privilèges souvent en utilisant des prétextes environnementaux, réels ou imaginaires.En cas de crise nationale aiguë, l’existence de telles enclaves, qui auraient un statut juridique distinct, peut créer une dynamique scissionniste pouvant mener à de graves affrontements.Finalement, face à la Commission de la capitale nationale (CCN) et au Grand Ottawa, le Grand Gatineau s’impose comme grande ville francophone — à la condition qu’on ne la rende pas bilingue — pour résister au fort courant assimilateur et pour réclamer sa juste part de dépenses structurantes dans le cadre de la prétendue «région de la capitale nationale».Les intérêts de classe La grande ville est défendue, plutôt mollement cependant, par un large spectre allant des gens d’affaires aux directions syndicales.Du côté des affaires, les entreprises moindrement importantes préfèrent en effet avoir affaire à des services municipaux dotés des compétences nécessaires que seules les grandes villes peuvent s’offrir.Du point de vue des grandes entreprises, seules les grandes villes seront aussi en mesure de s’inscrire dans l’internationalisation des marchés publics que l’OMC veut imposer.La fusion ne met cependant pas fin à la compétition des villes entre elles, ce qui permet aux entreprises d’obtenir les meilleurs avantages au détriment des contribuables.Cette compétition se fera non pas entre les municipalités d’une même agglomération urbaine mais plutôt entre les villes-régions, les provinces et les pays.La prise de position des directions syndicales ne se fait pas indépendamment de celle des élites régionales et des gens d’affaires.C’est une erreur stratégique relevant de l’habitude de la concertation mais faite — du moins en partie, pour les bonnes raisons de démocratie — d’équité et d’égalité nationale.Mieux eût valu, cependant, une coalition progressiste contre la défusion — le Réseau Vigilance, par exemple — faisant campagne à part selon l’esprit «marcher séparément, frapper ensemble».Le démembrement est défendu, souvent farouchement, par une coalition tout aussi hétéroclite d’élites régionales perdantes, d’anciennes élites locales marginalisées, de petits commerçants et de minorités privilégiées mais aussi par un grand nombre de gens des classes populaires.Cette base populaire est révoltée à juste titre par le fonctionnement non démocratique de la nouvelle ville (et le souvenir des fusions forcées) mais aussi par l’ensemble des politiques néolibérales des gouvernements supérieurs.D s’agit surtout pour elle d’enregistrer un vote de protestation sans égard aux conséquences.Cellesci, cependant, ne seront pas progressistes.L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à T information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint an directeur de l’information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise.Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Jean Dion.Louis-Gilles Francceur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Jean-Pierre Legault (pupitre édite, idées, perspectives et sports), Isabelle Paré (santé), Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques); Martin Duclos.Michéle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit Givres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels); à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Ènc Desrosiers, Alec Castonguay, Claude Turcotte; è l’information internationale ; Claude l^évesque, Guy TaiDefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique : Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen l^évesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; 1 nuise Maude Rioux Soucy.Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Implante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Marlène C6té, Slavica Bogdanov.Véronique Géraud, Christiane legault, Amélie Maltais.Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, Nadia Sebaï (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Can tara.Richard Des Cormiers, Donald Filion, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Gisèle l^enard, (coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation), MoniqueLHeureux, Lise Lachapelle, RacheDe Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine l^fleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon.Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) I ACTUALITES Christos Sirros démissionne de son poste de député NORMAN DELISLE Québec — Le député libéral de Laurier-Dorion, Christos Sirros, a démissionné de l’Assemblée nauonale hier.D sera vraisemblablement nommé dés légué du Québec à Bruxelles au cours des prochaines semaines.M.Sirros, un Québécois d’origine grecque, siégeait à l’Assemblée nationale depuis 23 ans, soit depuis sa première élection le 13 avril 1981 comme représentant de cette circonscription pauvre de Montréal, composée majoritairement de Néo-Québécois.•Je pars heureux, en paix avec moi-même, a déclaré le député en annonçant sa démission.H arrive un moment dans la vie où il faut réévaluer ce qu'on fait et s’adapter.» 11 a particulièrement souligné le rôle de plus en plus important que jouent les communautés culturelles dans le Québec moderne.«Les communautés culturelles forment une part importante du Québec et les générations futures seront de plus en plus à l’aise ici», a déclaré M.Sirros.Son départ signifie pour le Parti libéral la perte d’un de ses députés les plus progressistes, identifié à l’aile gauche du parti.Il s’est signalé notamment au cours des dernières années comme porte-parole de sa formation politique dans le dossier de la lutte à la pauvreté.H a amené ses collègues à appuyer la loi sur la lutte contre la pauvreté, votée à runanimité par l’Assemblée nationale et en vigueur depuis 2003.La carrière politique de M.Sirros avait commencé en 1976 où il avait été candidat pour la première fois dans le comté de Laurier, mais pas comme libéral.Au scrutin du 15 novembre 1976, il avait été le por-te-étendard de l’Alliance démocratique, un petit parti anglo-québécois de gauche qui n’avait fait élire aucun député.Aux élections suivantes d’avril 1981, il rejojgnait le Parti libéral alors dirigé par Claude Ryan.Elu avec une majorité de 6800 voix, il devait être réélu à cinq autres reprises.Il a été brièvement ministre de la Santé et des Services sociaux, des Affaires autochtones et des Ressources naturelles sous les gouvernements dirigés par Robert Bourassa et Daniel Johnson.Mais en 2003, Jean Charest ne l’a pas retenu comme membre de son gouvernement et Christos Sirros, élu vice-président de la Chambre, paraissait déçu de la réserve et du silence relatif qu’impose ce poste.Les chefs de parti ont reconnu les mérites du député démissionnaire.•Le Québec se construit avec des gens venus de partout», a noté le chef libéral, le premier ministre Jean Charest tandis que Bernard Landry, chef de l’opposition péquiste, a noté le rôle joué par M.Sirros pour l’intégration des Néo-Québécois au Québec moderne.Mario Dumont de l’Action démocratique, a souligné pour sa part que M.Sirros avait été le premier citoyen d’origine grecque élu à l’Assemblée nationale.Presse canadienne Christos Sirros LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: 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reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations.wuiDez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.B est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.BLOC SUITE DE LA PAGE 1 alors que les autres appuient la formation pour son option souverainiste.Fait à noter, 4e vote des non-francophones est beaucoup moins monoldkique qu’avant», observe Jean-Marc Léger.Le Bloc réussit une percée avec 18 % d’appuis, comparativement à 51 % pour les libéraux.«Le problème, c’est que souvent, à la fin d’une campagne, ce voteià retourne au Parti libéral», précise le sondeur.S ces résultats se confirmaient le jour du scrutin, une vague bleue déferlerait probablement sur la plupart des régions, à l’exception d’une quinzaine de sièges montréalais, deux sur la Rive-Sud, trois en Ou-taouais et deux en Estrie.«Les libéraux ont un minimum de 23 sièges, le Bloc, un minimum de 33 sièges, puis il y a 19 sièges au milieu qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre.Pour l’instant, la majorité d’entre eux s’en iraient plutôt du côté du Bloc», analyse Jean-Marc Léger.Les conservateurs ne sont toujours pas dans la course.Selon M.Léger, une percée conservatrice est envisageable seulement si le PC monte à 20 %.•Encore là, c’est un peu comme la Formule 1.Cela prend un bon pilote, dans la bonne écurie, la bonne année», illustre M.Léger en soulignant que les terreaux fertiles se résument aux comtés de Brome-Missisquoi (en Estrie), de Lotbinière et de Louis-Saint-Laurent (sur la rive sud de Québec).L’épouvantail ne fait pas peur A la lumière du sondage, les publicités négatives libérales martelant qu’un vote pour le Bloc équivaut à livrer le Québec à Stephen Haiper sont un échec sur toute la ligne.Les Québécois pensent même, dans une proportion de 62 %, qu’il est avantageux pour le Québec que le Bloc québécois détienne la balance du pouvoir d’un gouvernement minoritaire conservateur.Soulignons que cette opinion est partagée par 43 % des électeurs libéraux et 83 % des bloquistes.Ces résultats étonnent le président de la firme de sondage, qui souligne que les citoyens craignent habituellement un •Parlement à l’italienne, c’est-à-dire le bordel à Ottawa».•Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse.Gilles Duceppe a réussi à les convaincre qu’un gouvernement minoritaire, ce n’est pas catastrophique, que cela donne du poids au Québec par l’intermédiaire du Bloc québécois.Cest une grande réussite de Gilles Duceppe pendant la campagne», commente M.Léger.Près des deux tiers des répondants pensent que le prochain gouvernement sera minoritaire.Un peu plus de la moitié d’entre eux croient qu’il sera libéral et l’autre moitié, conservateur.Les tentatives répétées de démoniser Stephen Harper, en le présentant comme un extrémiste de droite sur les questions sociales comme l’avortement ou le mariage gai, n’ont pas trouvé d’écho auprès de l’électorat Les Québécois ne craignent pas les positions conservatrices à l’égard des droits des femmes (47 % ne s’en inquiètent pas, contre 42 %) et des homosexuels (52 % ne sont pas inquiets, contre 39 %).Les électeurs se préoccupent cependant un peu plus de la capacité du PC à atteindre l’équilibre budgétaire (50 %) et à améliorer le système de santé (49 %).La crédibilité de Stephen Harper lui-même en sort indemne.S cela se trouve, 28 % des Québécois apprécient davantage le chef conservateur alors que seulement 9 % en ont une moins bonne opinion qu’au début de la campagne.L’opinion reste inchangée pour 56 % des électeurs.«La campagne de peur des libéraux a été un échec.D’une part, les gens ont une meilleure opinion de Stephen Harper et, d’autre part, les libéraux l’ont dé-monisé avant le débat des chefs.Hyest apparu comme quelqu’un de raisonnable, de modéré.Le calcul n’a pas eu son effet», souligne Jean-Marc Léger.Le vote se cristallise S’il a peu influencé les intentions de vote, le débat aura au moins permis aux électeurs de confirmer leur choix.Contrairement à ce qui était le cas au début de la campagne, le vote semble de moins en moms volatil: 63 % des électeurs affirment que leur choix est définitif, alors que cette proportion n’était que de 54 % dans le sondage du 20 mai.Bien que le vote libéral se soit raffermi (61 % disent que leur choix est définitif), les bloquistes récoltent encore la plus grande proportion d'électeurs décidés, soit 71 %.•On arrive près des résultats normaux.Les gens attendaient le débat des chefs; maintenant, cela se solidifie», note Jean-Marc Léger, précisant que le principal défi du Bloc demeure la sortie de vote, son électorat généralement plus jeune, ayant moins tendance à se rendre aux urnes.La date du 28 juin, en plein été, longtemps après la fin des cours, coincée entre la Saint-Jean-Baptiste et le 1er juillet, n’aide pas.Dans l’ensemble, la firme de sondage prévoit un taux de participation de 67 %, un peu plus du taux de 64 % observé en 2000, le plus bas dans l’histoire.Le sondage a été effectué du 15 au 16 juin auprès de 1000 répondants.D comporte une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Le Devoir LES POSITIONS CONSERVATRICES Diriez-vous que les positions de Stephen Harper et de son parti sur les thèmes suivants vous inquiètent ou non ?Population PLC BQ PCC NPD Sur l’indépendance du Canada face aux États-Unis Oui 44 % 53% 44% 28% 57% Non 45% 38% 46% 64% 37% NSP 11 % 9% 10% 8% 5% Sur les droits des femmes Oui 42% 43% 48% 19% 52% Non 47% 47% 43% 72% 32% NSP 11 % 10% 9% 9% 16% Sur les droits des homosexuels Oui 39% 45% 41 % 17% 55% Non 52% 48% 53% 78% 37% NSP 8% 7% 7% 5% 7% PARADOXE SUITE DE LA PAGE 1 ils seraient en train de faire faillite plutôt que de déplorer ne plus pouvoir mettre, dans le secteur du lait de l’agneau, du bœuf, de la carotte ou bien des pommes de terre, entre autres, du beurre sur leurs épinards.Ce scénario catastrophe ne s’est pas produit Mais les tonalités actuelles du tableau tranchent tout de même avec les objectifs que s’étaient fixés ensemble les acteurs de l’agriculture réunis en 1998 au Sommet des décideurs de Saint-Hyacinthe.À cette époque, les •objectifs de Saint-Hyacinthe», comme baptisés par le premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard, semblaient prometteurs: d’ici 2005.création de 15 000 emplois dans le secteur, investissement de 7,5 milliards et, surtout, multiplication par deux du volume des exportations, histoire de renverser la balance des exportations agroalimentaires de la province alors déficitaire.Le mot d’ordre était lancé: •Oui à la croissance», arrêtons de penser petit, •voyons grand»\ À un an de l’échéance, le constat est maintenant douloureux pour la majorité des producteurs.Certes, en passant de deux milliards à quatre milliards, l'acheminement des fruits de l’agriculture québécoise à l’étranger donne maintenant une balance commerciale excédentaire en matière de bouffe.Du côté de l'emploi, le secteur en a perdu depuis 1998 près de 6100 dans le secteur agricole et en a gagné 6500 du côté de la transformation des aliments.Pour une balance de.400 nouveaux emplois à peine, selon les plus récentes données du ntinistère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).Quant au revenu net des artisans de la terre, il a chuté entre 2001 et 2002 de 54 %, avec en toile de fond des producteurs aujourd’hui incapables, dans plusieurs secteurs du milieu agricole, d’obtenir le juste prix pour les choux, carottes, patates qu’ils font pousser, comme le dénonce l’UPA depuis des mois.•On avait fait la gageure [en 1998] qu'en augmentant l'activité économique agricole, une partie reviendrait aux agriculteurs, dit Laurent Pellerin.Cela ne s’est pas matérialisé.» D n'y a pas pour autant péril en la demeure, croit Maurice Doyon, économiste agricole de l’Université Laval.•Tout ça est circonstanciel», dit-il.La crise de la vache folle a bloqué les exportations de bœuf mais aussi de vache de réforme Ces vaches laitières recyclées en viande).Le prix du porc a chuté dans les der- nières années et, pour couronner le tout, la concentration des fermes, des fournisseurs de matières premières et de distributeurs alimentaires laisse ainsi moins de marge de manœuvre aux producteurs dont la majorité se sont endettés pour innover et suivre la cadence.•Et c’est très bien, car qui ne grossit pas recule, lance M.Doyon.Reste que pour les exportations, c'est un succès.Et le modèle de développement actuel, même s’il est malmené aujourd’hui, reste bon.» Les membres de l’UPA n’en sont pas totalement convaincus.Surtout quand ils reçoivent depuis quelque temps 40 C pour un sac de 10 livres de pommes de terre qui coûte 84 C à produire.Preuve de la faillite du système, estime Roméo Bouchard, président de l’Union paysanne, un organisme versé dans la défense d’une agriculture à visage humain.•Le Forum des décideurs, c’était la grande illusion de la mondialisation, dit-iL Après la chute du mur de Berlin, ce concept a été présenté comme une fatalité.Tout le monde voulait en tirer parti.Mais 15 ans plus tard, on s’aperçoit des effets pervers sur les économies nationales, sur la qualité des productions agricoles et sur le revenu des agriculteurs.En somme, l’UPA récolte aujourd’hui ce qu’elle a semé plus tôt.Elle aurait dû encourager les échanges, oui, mais tout en protégeant l’identité nationale face à la mondialisation pour éviter que de grands groupes concentrés ne partent avec nos culottes.» L’analyse est imagée.Elle est aussi partagée par Guy DebaiDeuL professeur à la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de ITJniversité Lavai •Nous avons perdu sur tous les tableaux, estime le scientifique.Aujourd'hui, le modèle révèle sa fragilité: opter pour une augmentation des exportations sur la base d’une production de masse n’était pas une bonne idée.On pensait faire plus d’argent en vendant plus.Or, ce faisant, nous nous sommes exposés aux règles du jeu international.Quand les prix Blutent, les recettes, elles, suivent à la baisse.Et ce, même si on augmente les volumes.» La chose était même prévisible, selon lui, en raison du •contexte particulier» du Quebec, qui m’a pas le potentiel pour concurrencer» les Etats-Unis ou l’Europe dans le champ de plusieurs productions de masse.•Nous avons deux millions d'hectares de terre agricole au Québec, poursuit-il.Ça, c’est un grand jardin et il faut le cultiver comme un grand jardin, en privilégiant les produits de niche et de créneau mais aussi en diversifiant notre agriculture pour être moins vulnérables à la fluctuation des prix sur les marchés mondiaux» Le Devoir SAINT-LAURENT SUITE DE IA PAGE 1 17 % aujourd’hui La découverte a été rendue possible, explique-t-il parce que d’autres chercheurs avaient réalisé, dans les années 30, toute une série de tests en face de Trois-Pistoles, qu’on peut donc comparer aux relevés plus récents.Ces tests ont une grande valeur historique et environnementale car ils ont été faits avec des méthodes toujours réputées fiables.•C’est majeur comme changement dans le Saint-Laurent, ce que nous avons constaté, et ça soulève des questions très importantes sur les causes et l’impact de cette situation sur les espèces vivantes de l’estuaire et du golfe», explique le chercheur.Et pour cause: lorsque le taux d’oxygène est inférieur à 20 %, la plupart des poissons, comme les morues, évacuent littéralement les habitats marins ainsi pénalisés.Les chercheurs n’ont pas encore la carte du territoire marin que la faune aquatique peut toujours fréquenter, mus cela fait partie de leurs pjrojets.Denis Gilbert cite cependant une étude d’un collègue qui a établi que la •zone d’époxy sévère» (deux ml par litre d’oxygène, ou environ 20 % d’oxygène dissous) p>our les poissons s’étendrait de Matane aux Escoumins, soit sur une grande partie de l’estuaire.Lorsque des poissons se retrouvent pendant quatre jours dans des eaux profondes ayant un taux d’oxygène de 28 %, explique le chercheur, on constate un taux de mortalité d’environ 5 %.Mais lorsque le taux d’oxygène diminue autour de 21 %, le taux de mortalité après quatre jours atteint les 50 %.On imagine l’impact d’une situation quasi stable à 17 %, comme celle mesurée en face de Trois-Pistoles, sur des espèces de fond obligées d’y séjourner régulièrement pour s’alimenter.Selon l’éqinpje de recherche, deux phénomènes contribuent à cette détérioration de l’écosystème fluvial, soit les apports d’eau moins oxygénée qu’aupa-ravant en provenance du Labrador et les apports de plus en plus importants de matière organique et d’engrais, comme les nitrates et les phosphores charriés par le Saint-Laurent Les eaux froides provenant du Labrador pénètrent dans le golfe en direction de Québec par le chenal Lau-rentien, une gigantesque fosse d’une profondeur allant de 200 à plus de 300 mètres, qui va de l’embouchure du.Saguenay à la haute mer, 1200 kilomètres plus loin.Ces eaux de grande profondeur, explique Denis Gilbert sont moins froides que par le passé: en moyenne, leur température a augmenté de 1,7 °C, ce qui est beaucoup dans une masse d’eau de cette importance.Ces eaux plus chaudes contiennent aussi moins d’oxygène.Comme il faut entre trois et cinq ans pour que ces eaux du Labrador remontent par le fond jusqu’à Tadoussac, leur teneur en oxygène, lorsqu’elles y arrivent a progressivement baissé en raison de l’oxydation de la matière organique (paissons et benthos) qui descend de la surface pxmr se sédimenter au fond.Et c’est là qu’un deuxième coup est porté à la concentration d’oxygène des eaux profondes qui remontent de la mer.Le transpart par le fleuve de millions de tonnes de terre érodée bourrée de nitrates et de phosphore — il en passe six millions de tonnes en face de Québec chaque année! — provoque une deuxième baisse qui ramène le taux d’oxygène en eaux profondes autour de 17 %, soit un pxnircentage insuffisant pxtur le maintien d’un écosystème marin en santé.Selon Denis Gilbert, on pxmrrait se retrouver id en présence d’un impact méconnu de la contamination du Saint-Laurent par l’érosion et les apports de nitrates et de phosphore que d’autres chercheurs, comme Richard Carignan, de l’Université de Montréal, mettent de plus en plus au banc des accusés.Ce dernier soutient, chiffres à l’appui, que l’intensité des ap> ports annuels de matière organique et d’engrais, prin-dpalement attribuables à l’activité agricole et au pjassa-ge des grands navires, fera disparaître le lac Saint-Pierre d’id la fin du siècle.Denis Gilbert se demande si la levée du moratoire sur la production agricole à la fin de l’année ne va pas aggraver le problème, ce qu’il aimerait bien pxmvoir mesurer avec rigueur.Dépourvus de financement même s’ils ont présenté quatre projets de recherche pour aller au fond de ce problème majeur, les chercheurs veulent amorcer une analyse des sédiments du Saint-Laurent en zones profondes pour déterminer l’histoire des apports de matière organique et des engrais d’origine humaine depuis.quelques milliers d’années.Ces sédiments, explique Denis Gilbert, peuvent nous apprendre quelles ont été les grandes fluctuations naturefles des apports, s’il y a eu augmentation, le moment où celle-ci est survenue et quels ont été les changements dans leur composition depuis l’arrivée des Blancs et tout particulièrement au cours du dernier siècle.C’est cette partie de l’étude, dit-il, qui permettra de savoir si les apports responsables de la diminution du taux d’oxygène sont d’origine terrestre — ce qui mettrait principalement en cause l’érosion des sols agricoles et des berges fluviales — ou attribuables aux engrais, une cause importante de l’eutrophisation de plusieurs plans d’eau.Les récents constats de cette équipe de recherche vont de pair avec ceux du bilan préliminaire de l’état des eaux maritimes sur les côtes américaines, récemment publié par la US Commission on Ocean Policy.Des baisses draconiennes d’oxygène ont été relevées aux Etats-Unis, notamment dans la baie de Chesapeake et dans le golfe du Mexique, où le Mississippi déverse des taux de nitrates cinq fois phis élevés que ce qu’on trouve dans le Saint-Laurent La différence, c’est qu’aux Etats-Unis, on en est déjà aux plans de restauration de la baie de Chesapeake, par exemple, car on a investi ce qu’il fallait pour cerner le problème, déterminer ses causes et trouver les moyens de ramener la vie dans ces plans d’eau.Ici, les chercheurs courent après les budgets uniquement pour cerner le problème.Le Devoir EN BREF Le rachitisme guette les bébés Tous les nourrissons allaités devraient recevoir des suppléments quotidiens de vitamine D par voie orale, a indiqué hier la Société canadienne de pédiatrie (SCF) sur la base d’une étude du Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSD) dirigée par le D1 Leanne Ward.•Le rachitisme par carence en vitamine D est un trouble de santé publique important chez les nourrissons qui habitent au Canada Plusieurs cas nous ont été déclarés au cours de notre étude de deux ans», a expliqué le D Ward.Le PCSD a en effet permis de recenser phis de 79 cas de rachitisme nutritionnel au Canada, observé surtout chez les nourrissons et les tout-petits par 2300 pédiatres canadiens.Ces enfants peuvent présenter des symptômes comme des convulsions, des malformations des membres, des fractures et un retard du développement - Le Devoir
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