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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-08-01, Collections de BAnQ.

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1- K 1> ï V » I K .LE VENDREDI 1 ' ' AOÛT 2 0 0 8 CINÉMA Bérangère Allaux; Aimer le cinéma sans mesure Page B 3 SORTIR Quartier gay: mon beau village, ô gué, ô gué! Page B 8 À ^ % : ¦.¦,ni -mm» ARCHÉO QUÉBEC ÉRIC FICHÉ Le site Droulers-Tsiionhiakwatha, en Montérégie, sur le thème des Premières Nations, reproduit un village iroquois du 15r siècle.jhèrr.' i J .ms mm Voyage au ventre de la terre Le Mois de l’archéologie, trente et un jours de fouilles et de trouvailles Dès aujourd’hui, les archéologues et autres fouilleurs des entrailles terrestres à l’œuvre un peu partout dans les régions du Québec sortent de leur trou pour accueillir le public et lui faire découvrir les secrets les mieux gardés du terroir québécois.Tout le mois durant, ce qu’ils auront à se mettre sous la dent ira bien au-delà du bout de caillou ou de la pointe d’une flèche éméchée.ÉMILIE FOLIE-BOIVIN » Lorsqu’on jette un coup d’œil à la programmation du Mois de l’archéologie, ça crève les yeux; de l’archéo, il y en a partout Dans toutes les régions, dans plusieurs musées et surtout sous nos pieds.En tout, 56 sites présentent leurs trésors émous-tillés et accueillent de Montréal à Gaspé, les fanatiques de cette vaste discipline tout comme les curieux du dimanche.De 2000 à 2004, sous les bons soins du réseau Archéo-Québec, l’archéologie ne rayonnait au Québec que le jour du Seigneur.Mais depuis quatre ans, c’est au mois d’août en entier qu’on célèbre cette science, par les pluvieux lundis comme par les samedis caniculaires.Sur la voie de l'archéologie, on voyage jusqu'à 12 000 ans dans le passé des terres québécoises, et cela permet autant de parcourir l’origine des trans- ports maritimes d’ici que la révolution industrielle du début du XXr siècle.«On n’a pas une vieille archéologie comme en Grèce, où tu poses les yeux par terre et tu trouves des ruines, explique Annabelle Laliberté, vice-prési- Véritable bibliothèque du sous-sol, la réserve permet de voir ce que les villes ont encore dans le ventre, mais elle n’en révèle les entrailles qu’une fois l’an.dente du conseil d’administration d’Archéo-Québec.La nôtre est tout de même unique puisqu'elle se confond dans le paysage, mais il faut savoir la regarder pour pouvoir la comprendre.» Pour la décortiquer, ils seront 40 professionnels provenant des disciplines liées à l’archéologie sur les divers sites, à remettre en place les morceaux du casse-tête, pièces dénichées ça et là, provenant tantôt d’un champ de mais, à Saint-Anket, en Montérégie, tantôt de latrines de la Terrasse Dufferin, à Québec.-Quand il tombe sur des poubelles, c’est le bonheur pour un archéologue!», raconte la paléontologue de profession.Chacun son métier! Justement, les récentes fouilles sur la terrasse éventrée longeant le Château Frontenac ont permis aux fouilleurs de mettre la main sur un ensemble complet de vaisselle, pratiquement intact.»C’est une découverte extraordinaire, ça te renseigne sur l'époque, sur le mode de vie des gens, leur classe sociale, ce qu'ils ont apporté lorsqu'ils ont immigré ici et sur plein d’éléments de la vie quotidienne», poursuit-elle.Eh oui, même les ossements d’un simple poulet grillé sur un campement français peuvent révéler des trésors d’information sur les débuts de notre société! Ménage au sous-sol Qu’est-ce qu’il ne faudrait surtout pas rater pendant le Mois de l’archéologie?Avec 76 activités, difficile de choisir, même selon Annabelle Laliberté, qui s’occupe également des programmes éducatifs et culturels du Musée McCord.Elle finit toutefois par COMMISSION DE IA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC.RICHARD FISET Des archéologues fouillant le chantier Cartier-Roberval de Cap-Rouge, où la première colonie française d’Amérique du Nord (1541-1543) s’est installé.mettre le doigt sur un endroit à-ne-manquer-sous-aucun-prétexte-même-pas-un-mal-de-bloc-carabi-né: les réserves des villes de Montréal et Québec.A la fois entrepôt et archives de l’histoire de la municipalité, la réserve conserve jalousement tous les joyaux que le sol des chantiers de construction aura recraché, que ce soit sous la forme d’un vase de porcelaine cassé ou de 2 par 4 à peine grugés par l’œuvre du temps.Véritable bibliothèque du sous-sol, la réserve permet de voir ce que les villes ont encore dans le ventre, mais elle n’en révèle les entrailles qu’une fois l’an.au mois d’août Un autre site d’envergure à visiter est celui de Cartier-Roberval, à Cap-Rouge, dans la région de Québec.Quatre ans plus tôt alors qu’un projet de belvédère allait bon train sur les berges de la municipalité, des pépines ont creusé à proximité les fondations d’une forteresse.Les travaux de construction ont cessé et les archéologues ont investi le chantier pour fouiller les vestiges de la résidence d’hiver du campement de la première colonie française en Amérique du Nord."Quand tu visites l’endroit et que tu observes la vue, tu comprends pourquoi ils s’y sont établis! dit Mme Laliberté.C’était un mozus de beau spot pour voiries ennemis arriver!» En effet le fleuve lèche les rochers à quelques pas de là et le site offre une vue imprenable sur la ville de Saint-Nicolas et les allées et venues des embarcations.Les curieux pourront du coup en profiter pour longer le fleuve jusqu’à la marina de Cap-Rouge, en cassant la croûte en chemin.Histoire de laisser des traces de leur présent, pour les prochaines générations d’archéologues.Le Devoir ¦ Mois de l’archéologie wwmmois-dearcheo.com.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un lave-o-thon au poil ! La Société canadienne pour la prévention de la cruauté envers les animaux invite ce dimanche les propriétaires d’animaux et leur compagnon poilu à son laveochiens annuel Pour quelques dollars, chiens, félins et lapins recevront un traitement royal, allant du shampoing au nettoyage des oreilles.C’est aussi l’occasion de faire «micropucer» son animal, une aide précieuse si l’aventureuse bête s’égare dans le quartier.Les dons amassés serviront aux .frais additionnels qu’engendrent la vaccination et la stérilisation des animaux, puisque désormais, chaque animal reçoit ces traitements avant d’entrer dans sa nouvelle famille, une nouvelle politique de la CSPCA pour contrer la surpopulation.L’évé-nement a lieu au magasin Mondou, au 10315, rue Lajeunesse, Ahuntsic (coin Fleury), de 9h à 15h.Annulé en cas de pluie.Festive rue Racine Depuis hier, la ville de Chicoutimi a le diable au corps, car pur une sixième année, le Festival international des rythmes du monde envahit le bitume de son centre-ville.Jusqu’au 10 août, plus de 600 artistes provenant d’une quinzaine de pays partageront leur passion et leur culture avec les festivaliers.En plus des spectacles de Marco CaDia-ri, de Selasee et de Lorraine Klaa-senla sont proposés nombre d’activités, des ateliers de baladi, de danse en ligne de salsa et de danse gitane.Même Les Frères à Ch’val débarqueront en ville pour l’occasion.Un festival qui vaut le détour, à un Parc des Laurentides de chez vous.Gratuit unvw.rydimesdumonde.com.Trappeur d’un jour Pilier de la traite des fourrures, Lachine est sans conteste un lieu archéologique qui en a long à dire sur son histoire.Toutes les fins de semaine du mois d’août Archéo-Lachine propose une expédition de deux heures et demie en canot ra-baska dans le riche patrimoine du coin, en compagnie d’un archéologue chevronné et d’un interprète du patrimoine.Une randonnée ponctuée d’une vraie fouille archéologique, qui mènera les curieux du lieu historique national du Commer-ce-de-la-fourrureà-Lachine jusqu’au Musée de lachine.Réservations au ® 514 637-7433 ou 1 888 7738888, www pc.gc.ca/fburrure.Bain de culture Des oeuvres d’art exposées sous l’eau.Original, farfelu.EtThet-ford-Mines compte une galerie sous-marine unique au pays, depuis 2006 Si Aquart fait des vagues ce weekend, c’est qu'eDe présente pour une deuxième année un événement subaquatique particulier.En plus de la plongée sousmarine pour voir le travail des artistes immergé, spectacles de musique, artisans, encan silencieux, projections multimédias, conteurs et DJ animeront la carrière FBntkote deux jours durant Des forfaits entréeplongéecamping sont offerts, tout comme des entrées pour la journée.Pour toute la famille.wwwaquartca.Émilie Folie-Boivin « « f 1 B 2 I.E DEVOIR L E V E .V D R E D AOUT 2 0 0 8 ht:t:ivi;.\d culture 20is FrancoFolies de Montréal Philippe B., Mick est tout seul, Yelle, Les Svinkels, La Patère rose Du bois et du feu VICTOR DIAZ LAMICH Victime d’une sonorisation horrible et d’une série de pépins techniques, la chanteuse de La Patère rose, Fanny Bloom, ne s’est pas laissée démonter, faisant preuve d’un contrôle étonnant.'SÏRfAl PHILIPPE PAPINEAU La soirée de mercredi s’est révélée riche en bonne musique, sur les scènes extérieures des FrancoP'olies de Montréal, avec les prestations très diversifiées de Philippe B., Mick est tout seul, Yelle et La Patère rose.Alors que le soleil était encore debout, à 19h, Philippe B.chantait pour une des premières fois à Montréal les chansons de son deuxième album.Taxidermie.L’Espace vert de l’esplanade de la Place des Arts était un endroit tout indiqué pour ce faire, le parterre gazonné de la scène s’harmonisant avec l’esprit organique de ses belles chansons folk, tout en rappelant la pochette de son disque.En format batterie, violon, contrebasse, accordéon et guitare acoustique, le chanteur à la voix nasillarde a bercé la foule d’un mélange de nouvelles pièces, L’Harmonie des sphères, La ville est là — MP3 gratuit au philippeb.ca —, Baptêmes) et de morceaux tirés de son premier disque (Philadelphie, Archipels).Que du bon.A la même heure, sur la scène du parc Fred-Barry, Mick est tout seul était effectivement seul, si l’on lait abstraction de sa guitare sèche.Mickaël Furnon, surtout connu comme chanteur du groupe français Mickey 3D, a attiré une bonne foule.Mick a de l’humour, souvent absurde.Par exemple: «La prochaine chanson parle d'une fille qui vit seule avec son père cannibale.Je la dédie à toutes les filles qui vivent seules avec leur père cannibale.» Sa vont monocorde et ses accords très réguliers ont toutefois eu raison de notre intérêt On décroche, on part dans la lune, puis on se réveille aux applaudissements.Il a tout de même fini en beauté, avec sa pièce J'ai demandé à la lune, popularisée par Indochine.Ça prenait bien la lune pour nous ramener sur terre.Tout flamme Après les deux chansonniers acoustiques, c’était au tour des femmes de feu d’égayer la foule francofolle.In sensation française Yelle s’est révélée époustouflante, sautant, dansant, livrant à un rythme infernal les chansons électropop de son disque Pop-up, pratiquement sans interruption entre elles, à la manière d’un DJ.Les spectateurs ont répondu en grand nombre, remplissant une bonne partie du lit de «garnotte» longeant la rue Clark, débordant même dans le stationnement adjacent à la scène.Les bras étaient nombreux à bouger en cadence sur Mal poli et sur la version de Yelle d’A cause des garçons, une reprise d’Alain Chamfort.Une véritable bombe, en forme de gomme ballonne.Un peu plus tard, la chanteuse de La Patère rose, Fanny Bloom, nous a prouvé qu’elle n’avait rien à envier au charisme de Yelle.Victime d’une sonorisation horrible et d’une série de pépins techniques, la chanteuse ne s’est pas laissée démonter, faisant preuve d’un contrôle étonnant Juste assez sensuelle, juste assez amicale, la chanteuse aurait interprété du Linda Lemay qu’on l’aurait écoutée jusqu’à la fin de l’heure.Aidée par le batteur et bidouilleur Kilo Jules et le claviériste Roboto, Bloom a livré les titres qui ont permis à La Patère rose de remporter les Francou-vertes, mais aussi quelques noq-veaux morceaux prometteurs.A surveiller attentivement Le Devoir Cali au Club Soda L’absolutiste Thomas Dutronc au pavillon du parc des Festivals Petit délire manouche SYLVAIN CORMIER En première partie, comme si Cali avait besoin d’une première partie, il y avait Antoine Gratton.Lequel s’est énergiquement acquitté de sa tâche, m’a-t-il semblé, se gagnant mercredi le parterre du Club Soda comme s’il s’était agi d’un de ses soirs au Verre Bouteille.Cela étant, après trois secondes de Cali, il n’y avait plus la moindre trace d’Antoine.C’était comme s’il n’avait jamais été là.Comme s’il n’y avait jamais eu au Soda que ces instants-là, que le présent le plus intensément présent qui soit, en compagnie de ce diable d’homme qu’est Bruno Caliciuri, le calorifère, le culotté, le décapant Cali.Son show a commencé comme d’autres les finissent: dans la joie délirante d’être là, dans la jottissan-ce véhémente de vivre comme si on allait mourir «dans 10 minutes», ce que le gars de Perpignan chante littéralement dans La fin du monde dans 10 minutes.Il est arrivé en affamé, en assoiffé, en insatiable de vie, carburant à l’énergie contagieuse qu’il n’a jamais cessé de susciter, d’exiger et d’exacerber il bondissait, arpentait furieusement la scène, bondissait de nouveau, possédé, presque enragé quand ça ne réagissait pas à son goût, hurlant «Montréal!» après •Montréal!», non pas comme une salutation mais comme un cri de ralliement.«Debout là-haut!», a-t-il intimé aux assis du balcon.D n’a pas mis longtemps a se jeter dans la foule, harmonica à la main, et il n’a pas tardé à inviter une fille à danser le slow sur scène, manière Bono, mais en plus imprévisible: à la fin, ils étaient couchés.C’était parti comme à Spa la semaine dernière, comme à Montréal les dernières fois qu’il est venu.Le constat était réjouissant Cali, absolutiste aujourd’hui comme hier, continue de tenir le pari fou d’aller au bout de son désir.Impossible de ne pas le suivre.Collaborateur du Devoir JACQUES GRENIER LF DEVOIR Thomas Dutronc, hilare et habile GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Déconnade en vrac, musique brillante, éclectisme absolu, humour désopilant Thomas Dutronc et ses musidens ont fait mercredi soir de leur cabaret manouche un petit délire rien moins que savoureux Il a lancé la directive pour la forme: «Putain, vous voulez bien vous marrer, merde?» Et comment! Pas le choix, de toute manière.Thomas Dutronc a hérité d’un solide sens de l’humour que le paternel a déjà bien éprouvé par le passé.Pince-sans-rire, mais diablement efficace.Et le spectacle qu’il proposait hier est tout entier décliné sur ce mode.On rit on s’amuse, sans jamais perdre le fil d’une cohérence qui tient beaucoup à la virtuosité de chaque musicien présent Car Thomas Dutronc déconne, oui, mais il assure.Et solidement Son jeu à la guitare manouche a été remarqué par les plus grands, et il en fait bon usage.Idem pour ses collègues, qui peuvent balancer tout autant du Bach en guitare solo que du Joe Dassin on ne peut plus sirupeux On résume la proposition: Thomas Dutronc présente pour encore deux soirs un cabaret de chansons (les siennes) et de pièces instrumentales (Django, Us Triplettes de Belleville.) entrecoupées d’effets d’humour.On passe donc de Django Reinhardt à un Comme un manouche sans guitare avec aisance.La foule réchauffée, on a droit à une version étonnante d’O sole mio.Bach surgit ensuite.Derrière le drap blanc qui sert de décor, Thomas Dutronc fait l’oiseau.On rigole.Puis on tape du pied pour un pot-pourri musical qui va de Billy Jean kCçst bon pour le moral.Éclectique?Complètement À la limite du n’importe quoi de récit des Frites bordel, adapté à la sauce poutine québécoise), oui, mais toujours du bon côté de la ligne.Là où on déconne joyeusement en appréciant l’immense talent de lurons sans prétention.Le Devoir MEG Montréal et Osheaga Définir l’instinct par l’absurde ÉTIENNE CÔTÉ-PALUCK Le festival MEG Montréal s’ouvre ce soir et occupera différentes salles de la ville pendant quatre jours.Dimanche et lundi, sa grande sœur Osheaga entame les festivités, rassemblant des dizaines de milliers de personnes autour de quatre scènes extérieures sur l’île Sainte-Hélène.La crème du rock, du hip-hop et de l’électronique indépendant se produira lors du premier événement, tandis que les gros noms de l’industrie musicale seront présentés lors du second.Le Devoir a rencontré Duchess Says, l’un des jeunes groupes montréalais dont l’ascension risque d’être fulgurante, ici comme ailleurs, et qui se produit dimanche après-midi sur la scène dédiée au MEG dans le cadre du festival Osheaga.La spontanéité, au cœur de la démarche du quatuor Duchess Says, n’est certainement pas menacée.Toujours là pour le rappeler, l’énergie brute dégagée par le groupe rend ses prestations déchaînées.«Dans la vie, j’ai tendance à tout rationaliser et à tout vouloir comprendre en détail», rappelle la chanteuse du groupe, Annie-Claude, rencontrée ce printemps, en compagnie de Philippe (basse) et Ismaël (clavier), quelques jours avant le lancement de leur excellent premier album, L’anthologie des trois perchoirs.«Quand il est question de musique, c’est plutôt l’opposé.» Sur scène, Annie-Claude semble en effet s’affranchir de toutes limites.Chaque fois, elle saute de tous les côtés et projette une énergie peu commune.«Plus jeune, j’ai pris des cours de piano classique pendant six ans, poursuit-elle.A cause de ça, quand je joue du piano aujourd'hui, je suis prise dans des patterns.Je ne me sens pas libre, je me sens “pognée”.Au moment de chanter ou de jouer de la guitare, je me suis promis de ne pas chercher à en savoir plus que ce que je savais déjà.Ça me libère de ne pas nécessairement connaître les règles qui entourent les instruments.» «Finalement, c’est la même chose dans tout ce qu'on fait, confirme Philippe à la blague.Je ne suis pas un bassiste.» «Moi, je ne suis pas un claviériste, d’ajouter Ismael.L’important est la pureté de la spontanéité.» La mixture pop et expérimentale aux accents rock garage du groupe (voir Iggy Pop, New York Dolls, The Hives, etc) laisse ainsi toute la place à l’instinct.Aucun geste n’est calculé, aucune parole n’est signifiante au premier degré.La musique et l’énergie sont en fait le seul langage que désire partager Duchess Says.Les paroles de la pièce A Century Old sont d’ailleurs le simple récit d’un article du magazine National Geographic.«Parfois, j’aime ne rien dire, parce qu’il n’y a pas de mots pour exprimer la façon dont je me sens.C’est trop intense pour qu’il y ait des mots: ça dépasse les mots.» Pour souligner cette folie unique, le groupe vient d’ailleurs tout juste de recevoir le prix Miroir de l’artiste d’ici, au dernier Festival d’été de Québec.Cette spontanéité, si chère au groupe, peut par contre lui jouer certains tours.Le site Web du quatuor, présenté comme le site d’une église dédiée à la perruche, s’est fait pirater l’an dernier par des extrémistes religieux turcs.«Ils ont mis des paroles du Coran et un appel à la conversion sur un fond rouge stroboscopique», souligne Philipe.AnnieUlaude d’ajouter: «C’était drôle, mais tout de même un peu angoissant.» Collaborateur du Devoir ¦ Le festival Osheaga, et sa scène MEG Montréal, présentera dimanche et lundi près d’une quarantaine de groupes, dont Jack Johnson, Iggy & The Stooges, Cat Power, N.E.R.D., Chromeo, CSS, The GO Team et Jamie Lidell.Le MEG Montréal offre également plusieurs soirées avec, entre autres, DJ Assault Kap Bambino et DJ Funk, www.osheaga.com et wummegmontreal.com.BRÉSIL Avec la démission de Gil, le ministère de la Culture perd son côté pop Rio de Janeiro — Le chanteur populaire brésilien Gilberto Gil, qui a démissionné mercredi de ses fonctions de ministre de la Culture, a donné une dimension sans précédent à ce ministère au budget réduit Le musicien, de renommée internationale, âgé de 66 ans, a annoncé sa démission à Tissue d’une réunion avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, sans cacher qu’il se sentait «asphyxié» en tant qu’artiste par les fonctions de ministre qu’il exerçait depuis 2003.Le secrétaire exécutif du ministère, Juca Ferreira, 59 ans, membre du Parti Vert brésilien (PV), comme Gil, assumera la relève.«Je ressentais une énorme pression exercée par mes activités artistiques, qui s’amoncelaient», a déclaré M.Gil, qui avait déjà demandé à partir à deux reprises mais que Lula avait convaincu de rester au gouvernement La popularité de Gil, dont la discographie est forte de 40 albums, et son look pop, avec ses dreadlocks attachés en queue de cheval, ont donné une visibilité au ministère de la Culture «jamais vue en 20 ans d'existence», selon les analystes, et en ont fait une des personnalités marquantes du gouvernement Lula à l’étranger.Néanmoins, M.Gil «qui s’est efforcé de donner un plus grand dyna- misme à la politique culturelle», selon le président de l’Académie des Lettres, Cicero Sandroni, a avoué lors d’un bref bilan de sa gestion sa «frustration» de ne pas avoir réussi à obtenir «un budget plus généreux».Cette année encore, 427 millions de dollars ont été destinés à la Culture, soit 0,6 % seulement du budget total de l’Union, loin des 1 % recommandés par 1TJNESCO.Plusieurs cambriolages ont ainsi eu lieu dans les musées faute de moyens adéquats pour en garantir la sécurité.Gilberto Gil a remporté ses principales victoires dans la «démocratisation» de la culture avec la création de centres culturels pour encourager la production dans les favelas et les réserves indigènes, et dans la définition de critères clairs pour la commandite de projets par les entreprises publiques, afin d’éviter le «piston» politique.«H a créé une ligne culturelle moderne, liée à la culture populaire.C’est la “popularcyber”», a déclaré à la presse le dramaturge brésilien José Celso Martinez.Gilberto Gil, critiqué pour avoir cumulé les fonctions de chanteur et de ministre, a dit que ces «critiques ne le gênaient pas beaucoup» car il y avait une «synergie» entre les deux fonctions.Agence France-Presse EN BREF Ottawa a confirmé hier une subvention de 476 000 $ aux FrancoFolies D’une parti Développement économique Canada accordera 301000 $ par année au festival jusqu’en 2010.De l’autre, Patrimoine canadien a consacré 175 000 $ à l’événement musical pour la tenue de son édition 2008.Cette dernière somme provient du programme de 30 millions de dollars Présentation des arts Canada, mis sur pied par l’ancienne ministre du Patrimoine Bev Oda.Si ce dernier volet de la subvention est supérieur aux 75 000 $ accordés Tan dernier aux FrancoFolies, il déçoit tout de même le président de l’événement, Alain Simard, qui avait demandé au gouvernement fédéral de lui consentir une somme beaucoup plus importante.L’organisation met ce montant en perspective en faisant ime comparaison «avec le million reçu par Juste pour rire et le Festival international de jazz, et les 550 000 $ reçus par le Festival d’été de Québec.- Le Devoir NOS CHOIX Marie-Pierre Fournier Ne cherchez pas sur les horaires officiels, Marie-Pierre Fournier n’y est pas; elle remplace in extremis Fim Cannen.On Ta vue sur scène aux Francos aux côtés de Stefie Shock, et elle a aussi travaillé comme choriste et/ou bassiste pour Karkwa, Mara Tremblay, Michel Faubert et Ariane Moffatt Seule, on nous dit quelle se situe entre le country, la chanson et le rock.4 l’Espace vert de l’esplanade de la Place des Arts, ce soir à 17h.Philippe Papineau Grupo Habana Café Sous la direction du pianiste Julian Gu-tiérrez, cinq Québécois, trois Cubains et des Dominicains se sont regroupés autour de la salsa cubaine.Une salsa bien fagotée, avec ses polyrythmies de congas, de bongos et de timbales, ses solos de cuivres enfiévrés, ses appels-réponses et des touches d’afro cubain, de rap, de funk et de romantico.Au Québec, Grupo Habana Café compte parmi les meilleurs groupes du genre.Sur la scène Musique d’ici et d’ailleurs, ce soir à 21h.¦ A écouter: Vengo de mi Cuba, Grupo Habana Café, Moperc.Très Bernard Bonjour Brumaire lu jeune formation rock Bonjour Brumaire aime les mélodies pop accrocheuses, les guitares électriques pas trop violentes et les textes un peu bavards.Le tout est fort divertissant et, surtout, très bien livré.Sur la scène Les Shows, ce soir à 22h.¦ À écouter De la nature des foules.Bonjour Brumaire, Indica.P.P.EN BREF La collection d’Hitler en virtuel La collection d’œuvres d’art d’Hitler vient d’être mise en ligne en Allemagne.par le Musée d’histoire.La fameuse collection Linz avait été bâtie par le dictateur dans le but de mettre sur pied son propre musée.La collection complète comprend 4731 pieces, dont des peintures, des sculpture, des tapisseries, du mobilier et des porcelaines.Dans Ten-semble, le XDC siècle est largement représenté.Par rapport aux habitudes nazies, il semble que la part d’objets volés soient relativement basse dans cette collection qui avait été scrupuleusement répertoriées par les Alliés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.- Le Devoir Un Van Gogh sous un Van Gogh Une nouvelle technique de radiographie, utilisée pour la première fois sur un tableau, a permis de déceler une œuvre sous la surface d’une toile de Van Gogh représentant une prairie verdoyante.Ce tableau, peint en 1887 à Paris, désormais propriété du Musée KroDer-MüDer aux Pays-Bas, cache une tête de paysanne que le maître avait cru bon de ne pas conserver.Une équipe d’experts estime qu’environ le tiers des tableaux de Van Gogh recouvrent d’autres œuvres de ce genre.Cette découverte devrait ; permettre de mieux comprendre le travail de l’artiste décédé en 1890 à Tâge de 36 ans.- Le Devoir » * * 1 1) E V 0 R VENDREDI A OIT 2 O O 8 V Jl t fi N À Fafficlie cette semaine SOURCE: MÉD1AFILM.CA ENFANCES France, 2007,80 minutes Film à sketchs collectif avec Virgil Leclaire, Julie Gayet, Brandon Daraï.Suite de courts films illustrant des moments clés de l'enfance des réalisateurs Fritz Lang, Orson Welles, Jean Renoir, Jacques Tati, Alfred Hitchcock et Ingmar Bergman.• V.o.: Ex-Centris.UN ETE SANS POINT NI COUP SÛR Québec, 2008,104 minutes Chronique de Francis Leclerc avec Patrice Robitaille, Fer Luc Funk.Jacinthe Laguë.Eté 1969.Bien qui! ne connaisse rien au baseball, le père d'un garçon de 12 ans qui rêve de se joindre un jour aux Expos forme une équipe avec les enfants recalés par l’entraîneur en titre de la paroisse.• V.o.: Quartier latin.Face LaSalle, SterCité, Beaubien, Marché central • V.o., s.-la: Ex-Centris.GLASS - A PORTRAIT OF PHILIP IN TWELVE PARTS Austnüie-EtatSrUnis, 2007,115 minutes Documentaire de Scott Hicks.À travers les témoignages d’amis et de collaborateurs, ce film brosse un portrait du compositeur Philip Glass, depuis sa naissance à Baltimore en 1937 jusqu'à la pro-mière mondiale de son opéra en septembre 2005 en Allemagne.• V.o.: Cinéma du Parc.Entretien avec Bérangère Allaux, à l’affiche dans 24 mesures de Jalil Lespert Aimer le cinéma sans mesure ANDRE LAVOIE Son nom ne vous dit probablement rien et l’actrice française Bérangère Allaux serait sans doute la dernière à s’en offusquer.Cela n'entache pas son enthousiasme à défendre 24 mesures, le premier long métrage du comédien Jalil Lespert, tout cela dans le cadre enchanteur du Festival du film de Tremblant en juin dernier.Nathalie Baye et Michel Bouquet doivent un peu à Lespert leur Cé-sâr en 2006, l’acteur étant considéré à juste titre comme le meilleur de sa génération.La première lui donnait la réplique dans Le Petit Lieutenant, de Xavier Beauvois, et Bouquet, dans Le Promeneur du champ de Mars, de Robert Guédi-güian; les deux côtoyaient un partenaire à la mesure de leur talent Bérangère Allaux ne cache pas non plus son admiration pour un créateur quelle juge «wild», affirmant même qu’il est «assez autiste dans la vie et que son langage, c'est le cinéma».La jeune actrice partage elle aussi cette passion, elle dont le parcours professionnel est jalonné de petits rôles, mais souvent au service des plus grands: Jean-Luc Godard (For Ever Mozart), Alain Resnais (Pas sur la bouché), Patrice Leconte (Rue des plaisirs).Dans 24 mesures, un film d’«w«e grande sauvagerie» — on ne peut qu’être d’accord avec son qualificatif —, qui met aussi en vedette l’intense Benoît Magimel et la grande icône Marisa Berenson, des êtres tourmentés vont se croiser, l’espace d’une nuit très agitée.Bérangère Allaux y interprète une jeune fille à la sexualité ambiguë, elle aussi affichant une certaine sauvagerie.Celleci s’explique en partie par le contexte économique d’un premier film tourné dans l'urgence.«Heureusement, Jalil savait exactement ce qu'il voulait, dit-elle de manière tout aussi assurée.Des gens comme Benoît et Marisa ont d’ailleurs eu un grand choc en travaillant avec lui, car il a une manière très anglosaxon-ne de voiries choses.Il n’aime pas l’acteur tribal qui balance son émotion.Il/dut toujours qu’elle soit filtrée par le personnage.» Cette approche ne pouvait que plaire à celle qui a été fonnée à la fois à Strasbourg et à Londres, là où elle est devenue folle d’admiration pour Judi Dench, Tilda Swin-ton et Vanessa Redgrave.«Je n’ai pas peur de vieillir quand je vois ces femmes-là: elles me font rêver.» Ce ne sont pas les seules qui inspirent l’actrice, tout à la fois ad-mirative et craintive à l’idée d’affronter (ou du moins son personnage) Marisa Berenson, dont la beauté légendaire fut immortalisée, entre autres, par Stanley Kubrick dans Barry Lyndon (1975).Celle qui, dans les années 60 et 70, faisait tourner les têtes et montrait la sienne sur la couverture des plus grands magazines, joue ici la mère manipulatrice, vaguement alcoolique.Or ses petits jeux se retournent vite contre elle, sa fille lui balançant ses quatre vérités, donnant ainsi l’une des meilleures scènes du film.Et je n’étais pas le Glass ménagerie Glass - a portrait OF PHILIP IN TWELVE PARTS Réalisé et photographié par Scott HGcks.Montage: Stephen Jess.Musique: Philip Glass.Australie-États-Unis, 2007,115 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Quand j’ai vu Candyman, de Bernard Rose (Paperhouse), l’adolescent friand de films d’horreur que j’étais alors, s’il n’a pas été déçu par le film lui-même, a surtout été intrigué par sa trame sonore pour le moins singulière.L’orgue et les chœurs créaient un effet plus céleste qu’horrifique.Bref, c’était une approche inusitée pour le genre et elle ne manqua pas de me hanter.Longtemps.Depuis, les trames sonores de Philip Glass (Koyaanisqatsi, The Hours, hfotes on a Scandai), à quelques rares exceptions, ont invariablement le même effet sur votre serviteur.Gloss - A Portrait of Philip in Twelve Parts est une incursion privilégiée dans l’univers d’un artiste fascinant Le projet qui a germé dans l’esprit du réalisateur australien Scott Hicks (Shine) après qu’il eut noué une amitié avec Glass lors de leur collaboration sur No Reservations, ne manque pas d’ambition.Tourné en 18 mois et ratissant très large dans la vie professionnelle, personnelle et spirituelle du sujet le documentaire a vite cumulé des cen- EQUINOXE FILMS Un des mérites du documentaire, c’est de nous permettre d’assister à la naissance d’un assemblage de notes qui culmineront en un opéra ou une symphonie.souvenirs du peintre Chuck Close, un ami de longue date qui a pris d’assaut la scène artistique new-yorkaise en même temps que Glass, à la fin des années 1960.L’ensemble, s’il se rend coupable de quelques longueurs, jouira d’un surcroît d’intérêt aux yeux (et aux oreilles) des cinéphiles, des mélomanes.et de tous ceux qui s'intéressent au processus créatif en général.A l’affiche une semaine seulement au Cinéma du Parc.Collaborateur du Devoir faines d’heures de matériel, que le réalisateur a regroupé en chapitres cohérents.Ainsi, le spectateur sera d’abord initié à une «journée au bureau» avant de poursuivre un périple conséquent qui le conduira au «soir de première», en l’occurrence celle de l’opéra Waiting for the Barbarians, à Er-fart en Allemagne, en 2005.C'est d’ailleurs là un des mérites du documentaire: nous permettre d’assister à la naissance d’un assemblage de notes, dont Glass dira volontiers qu’il ne sait pas encore ce qu’elles signifient qui culmineront ,en un opéra ou une symphonie.À cet égard, la première répétition, devant Glass, de sa Symphonie n° 8 constitue un moment fort où Hicks a eu l’intelligence de demeurer centré sur son sujet permettant ainsi au spectateur de voir naître l’émotion sur le visage réservé.Moins prenantes sont certaines confidences personnelles, notamment celles de l’épouse d’alors du compositeur.Si certains éléments touchent en plus d’éclairer le sujet notamment le fait que «la musique est le langage de Philip» et qu’il y «communique tout ce qu’il n’arrive pas à dire», d’autres relèvent de l'épanchement et auraient profité de ce qu’on se gardât «une petite gêne» le moment du montage venu.La sœur de Glass, en revanche, offre quelques pistes inattendues, entre autres sur la capacité de son frère à «gérer» son entourage.Candides mais témoignant d’une perspicacité certaine, les réflexions de la dame font sourire au moins autant qu'elles illuminent le personnage que l'on voit évoluer en parallèle.Idem pour les BlNOil UIBKA 5AMI BERANGEH! ARM MASIMEL AZABAl BOUAJIIA AUAUX SHEW Uk.O ^5» MESURES UNfflMM MIL LESPERI V/ ÿ FESTIVALPL VEMSfV VfwWFiTUtflflVjl/ H DÈS AUJOURD’HUI! r CIN6PIEX DTVEKTlSafMENT I .CINÉMA ¦ A I QUARTIER LATIN 11 LE CLAP 1 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS premier à faire remarquer à Bérangère Allaux qu’elle lui ressemblait.« Vous savez, j’ai été élevée avec des garçons, et surtout pas dans le culte de moi-même», se contente-t-elle de dire.Par contre, elle est plus volubile sur cette rencontre.«Je pensais à Kubrick, à Fis-conti.D’être face à elle, c’était la quintessence du cinéma.Je ne voulais pas la décevoir.» Ce ne fut pas le cas.Par contre, les déceptions sont monnaie courante dans cette industrie, et Bérangère Allaux en est bien consciente.«Le cinéma, c’est un chemin de foi et je ne veux travailler que sur de belles choses.Que l’on veuille filmer mes yeux, ma bouche ou mon cul, ça ne m'intéresse pas.On m’a proposé beaucoup de choses, mais surtout pour faire la belle plante, et c’est pas trop mon truc.» Disons que c’est plutôt la sauvagerie du cinéma sans concession de Jalil Lespert.Collaborateur du Devoir • V.o.: Quartier latin.LA GRAINE ET LE MULET France, 2007,151 minutes Drame social d'AbdeDatif Keclùche avec Habib Boufares, Hatsia Herzi.Faridah Benkhefache.À Sète, un vieux chômeur d’origine maghrébine, qui tente d’ouvrir im restaurant à bord d'im vieux rafiot organise avec ses proches im grand repas à l’intention des notables du coin d;ms l'espoir d'obto nir leur soutien.• V.o.: Ex-Centris, StarCité.• V.o., s.-t.&: AMC Forum.PLANET B-BOY États-Unis, 2LX17.95 minutes Documentaire de Benson Lee.Etat des lieux de la scène hip-hop à travers les portraits de cinq équipes de breakdancers invitées à participer à une compétition internationale en Allemagne.• V.o.: AMC Forum.„ MANDALAY PICTURES Bérangère Allaux et Lubna Azabal dans 24 mesures www.cinemaduparc.com / 48$ POUR 10 FILMS t A V0M CINEMA DE REPERTOIRE PREFERE: INFINIMENT QUÉBEC • BIRD’S NEST (STF) PHILIP CLASS • LEONARD COHEN I’M YOUR MAN 2001 - A SPACE ODYSSEY • IRONMAN • LES MÉDUSES YOtWC PEOPLE fUCKIKC » SURFWISE rÇ|NÉMA DU PARC 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT | 3575 Du Parc 514-281-1900 GAGNANT DE 4 CESAR DONT MEILLEUR FILM MEILLEUR RÉALISATEUR ¦ MEILLEUR SCÉNARIO • MEIÉÉEUR ESPOIR FÉMININ «EXTRAORDINAIRE! Marc-André Lustier, La Presse «Un grand, vraiment, un grand film» Que vous irez voir.Cest un ordre!» Marc CassM, La Preste la graine et le mulet tAlft «“• « abdcléatif «chichi métropole G DÈS AUJOURD'HUI! 1 EX-CENTRIS 1 TpS^A^Î^ WVFKTISSEMENT -i CINÉMAS FORTUNS i MAISON DU CINÉMA I 1 BOUCHERVILLE|| STARCITE HULL II SHERBROOKE 1 VERSION ORIGINALE AVEC SOUS TITRES ANOIAIS 1 CINÉMAS AMC "i Ile forum 221 I CINÉMA PINE ——i I CINÉMA j r-ONEPLEX DIVERTISSEMENT-.1 STE-ADÊLE II LE CLAP II BEAUPORT ] A LA TELEVISION Le Téléiournal Le TVA 18 Sucré salé heures Macaroni tout Ramdam L'été est Flash 17H55 Champion ] Journal France Grand rire bleue 2003 Déco mesure I Goût-Louis 17h00 Décompte MusiMax Frank vs Girard Les Simpson Pièce d identité Naruto POhOO 1 20h30 ) avec Scarlett Johansson, Chapeau Mr.Cohen Giovanni Rlbisi, Caméra témoin 1(1968) avec Nancy Sinatra, Bill 22h00 22h30 Réseau» clandestins / Vol et recel_________________________ RDI «n direct 1400 lois_______ Toute une histoire Les Parrains canadiens________ Décore ta vie Métamorphose M Net ; Dans le trouble Grenade?A la di Stasio / Un week-end à la campapne______________ La porte des étoiles/ La dernière chance Grands Report Imax Faut pas rêver / Ethiopie Belle et d.| Belle et d.Des maisons d'occasion$ Décompte MusiquePlus L année en clips Le Téléiournal Le TVA 22 i Si _______________________________heures_________L SIMONE (2001) avec Catherine Keener, Al Pacino.Des kiwis et des hommes Dieu Merci! / Dany Turcotte Matière à enquête / Opération Pub_______ Le Téléjournal {Affaires classées .César parle chiens SERIES+ ZTELE C SAVOIR EVASION Chasseur de mystères Sentinelles j La Vie, La Vie LM Ex I La» Ex__________________ La porte d Atlantis Repenser solidarité j Tennis - Coupe F Parents i Biaise le blasé ! Pussycat Dolls: Girl RDI en direct | Le National Mondial d impro Preuves à l'appui ByeMaison Manon T ragédies Visite libre / Spéciale Québec La loi et l'ordre: Crimes sexuels Podium xtrême.Jobs de bras Fox 44 News Evening News Jeopardy 2 1/2 Men BBC News Excursions Petit ours House & Home Badm Cwb Swap TV World News HNBC News^ Kln^MhMÎiin The Simpsons NewsBI News New; Cold Casffies BRAVO DISCOVERY HISTORY NFWSW0RI 0 SHOWCASE LEARNING Street Legal / The Cost ol Love How It s Made How It s Made Masterminds CBC Business Billable Hours Disasters Trailer Park Le boisé court [ Nos églises Paris bouche à bouche Panorama jAlricaTrek Coronation St.JustForLaughs Access H eTalk E T Canada Ent Tonight Around the World Mystères Duplessis / Le pouvoir -1948 Sans laisser de trace L'index québéc Radio-Roscoe Cosmos Sports 30 Mon char Le top 5 de Degrassi | Naruto MEURTRE PARFAIT (19981 avec Gwyneth PaKrow, yiggoMqrtensen, Michael Douglas L’index Les frères Scott Les Simpson Henri pis gang ; JAG / Une équipe de rêve LÉ SICILIEN (1987) a.__.irr-r ; Grandes entrevues / Denise Filiatrault fuÉS BOUCHERS VERTS (2003) Nikola) Lie Kaas 23h05 MARIAGE TARDIFF (2001) avec Ronit Elkabelz, Mon! Moshonov, Llor Ashkenazi Le journal du TVie de couple soir Le Téléjournal ^Le journal RD] TV5 le journal [L'ILE AUX TRESORS (2007) Culture du X / Les recrues du X Images chocs intérieur j Billets Verts ' Colocs.TV I Intôclus Max Danse ; Degrassi I R-Force tes Simpson j Punch Lutte impact TNA Cinéma Danse Plus C'est Neuf Hors ddndes Henri pis gang RDS motorisé LE SICILIEN (1987) avec Terence Stamp.Joss Ackland Christopher Lambert Monstres Mécaniques Au coeur Festitilm Nos restes chouchous Sur les traces de Louis Hémon Air Farce Live f Comedy Fest Sans laisser de trace j Ligue de garage i Jeux corn Rallye autqurjtu momie _ METROPOLIS (1927) avec Gustav Frébllch, Alfred Abel Ghost Whisperer .Very Bad Men The Best/ The / EBZEXZ Raymond Ent Tonight Ghost Whisperer Wheel Fortune Oulrageous Outrageous 2 1/2 Men ] THE FOG (2005) avN Vermont Week Wash Week NOW L escouade/L Appât Bolides / Le déli Cadillac Capharnaüm Quartier Latin Les marchés de Philippe j Porté disparu Torchwood Muhammad Destin de Ljsa ,CYBORG 2____ MVP: Secret Lives / The Code Greek / Hazed and Contused Numb3rs Heartbeat/Out ol Atrica iTE EVENTS CBC News: The National Without a Trace Swingtown Allan Gregg Film 101 20/20 Swingtown Les récits Champagne! | Rallye autour Espirt des lieux] Espirt des lieux, Les vrais pays ,The Hour / Rick Mercer , News CTV News , News ! The Best/ The Agenda ,0h05 CSI ;ECW Wrestling ) Grace, Salma Walt, Tom Wetting ] FOX 44 News ; TMZ ¦mal .P0V /Campaign _____________________________________________Bill Moyers Journal The NewsHour With Jim Lehrer | Roadside Adv Outdoors NOW TBA eTalk Jeopardy |Ghost Whisperer Greek / Hazed and Contused CSI: Miami / Rap Sheet / Xzibil CSI Miami / Darkroom___!csi: Miami Rhylhm.Roots , Fact Presenls i THE BURIAL SOCIETY (2002) Rob LaBelle 21h45 B1 News Daily Planet , Mysteries ot the Shark Coast NCIS / Marine Down Lost Worlds ! Hiller s Superdty j History s Secrets Around-World Summer Scene" The Hour CBC News The National Bill Moyers Journal Without a Trace ; Sex & City ;News , News , Family Guy , Business .News News , News Nightline 0h05 Klmmel , 23h35 David Letterman , 23h35 Tonight Show J Leno The Cleaner / Meet the Joneses Criminal Minds What Not to Wear / Elizabeth Skin Deep I Opening Soon 1 SportsCentre Jl3hOO Tennis iThe Next Star ReGenesis / The End What Not to Wear : Joanne End Leash 'Til Debt Cold Squad Partie 2 de 2 Say Yes-Dress ] Rock/Rec Mr.Friday LCF Football Blue Bombers de Winnipeg c Argonauts de Toronto (D) “ “008) ]The Next Star K.vs.Spenny JK.vs.Spenny What Not to Wear / Danielle Til Debt : Til Debt _ ____ _____ 1 Bh30 i 19hno 19h30 20h00 I 20h30 21h00 ?1h30 22tlOO_l_ 22h30 23h00 23H30 mlmill j Bathroom Divas ] Bog Bodies j NCIS / Marine Down .the filth estate .Wehdreams ^Webdreams ; Bikini or Bust , Bikini or Bust Outlaw InLaw Outlaw InLaw j ATP Tennis - Coupe Rogers Falcon Beach / Turn Card ]Law & Order/Legacy , Dally Planet 1 Crime Stories .News , Sin Cities Lite , Porno Valley j Say Yes-Dress ’ Rock/Recepl .0005 CSI iCSI Miami ] W.Trace , Shark Coast , Lost Worlds The National , Debbie-Dallas Not to Wear i Til Debt Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau GRANDS FILMS Traduction fidèle Un magnifique film sur l’amitié qui se développe entre deux âmes esseulées, perdues dans l’immense Tokyo.Scarlett Johansson et Bill Murray à leur meilleur.Radio-Canada, 19h VISITE LIBRE Édition spéciale 400’ Québec Pour ce spécial d’une heure dans la Vieille Capitale, on visite cinq maisons d’époques et de styles bien différents.Artv, 19h CHAPEAU MR.COHEN Une heure du meilleur (on l’espére!) du spectacle-hommage à Leonard Cohen présenté en ouverture du Festi val de jazz cette année.Radio-Canada, 21 h CABINE C Vittorio dernière entrevue accordée par le célèbre affichiste décédé mercredi.Artv, 14H40 et 22h25 * t ; LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 ' " A O U T 2 0 0 8 B I Entrevue avec Keren Rose Un bonheur pas tout à fait rose SYLVAIN CORMIER Elle est comme ça.«Etemelle insatisfaite», soupire-t-elle au bout du fil.C’est sa nature, c’est même un peu beaucoup son bagage: on ne peut pas avoir lu Madame Bovary six fois, s’appeler Rose à cause de Bette Midler dans le film The Rose, soupeser infiniment le destin tragique de Janis Joplin et croire ay bonheur absolu.Pourtant elle va bien, Keren Rose.A , ravir.Comment mal aller quand on s’est enfin trouvé un métier que l’on aime et où l’on obtient un succès qui dépasse les espoirs les plus fous (300 000 exemplaires disséminés de son album Keren Rose et un , tube radio, Im Uste, plébiscité à faire rosir les joues)?Comment bouder son plaisir quand tant de gens ont compati à votre mal de vivre et vous le disent haut et fort dans les concerts?Comment ne pas remercier le v ciel quand on a retrouvé l’amoureux qui vous avait brisé le cœur (et qu’on l’a tout de même épousé), comment, comment donc, chère Rose, chère grande fleur triste?«Je sais que tellement de choses vont bien par rapport à il y a deux ans, je sais que je suis follement heureuse en tournée, je sais que, s’il m'arrivait quelque chose maintenant, j’aurais eu ces deux ans où j’ai vécu plus que les 28 ans avant, mais.Je ne peux pas m’en empêcher J’arrive toujours à voir un “mais” à mon bonheur.» A son bout de fil, elle étouffe un petit rire.«Il y a une nouvelle chanson qu’on fait en spectacle depuis un petit moment, qui s'appelle Je guéris.Donc voilà, c'est positif.» Dit-elle comme pour s’en convaincre.L’instant d’après, elle parle du cap des 30 ans qu’elle vient de franchir et qui lui «fiche un petit coup au moral».Rien à faire.N’est-elle pas celle qui a écrit «Mais qu’est-ce qui cloche chez moi?» dans Je m’ennuie?L’autoflagellation, c’est pour ainsi dire son lieu de confort Autre exemple.Elle évoque les «merveilleux six-huit derniers mois» où elle est parvenue à vaincre sa timidité sur scène, décrit la «vie de nomade» de saltimbanque, qui la grise: «Nous terminons la tournée à MIGUEL MEDINA AGENCE FRANCE PRESSE La chanteuse française Rose lors de la Fête de la musique, le 21 juin dernier à Paris Montréal.J’ai déjà hâte d’avoir fini le deuxième album tractif, hyper jouissif, c’est tous les jours différent, tous les pour repartir sur les routes.Ça me plaît, c’est hyper at- jours des nouvelles villes à découvrir, de nouvelles per- sonnes à rencontrer, de nouvelles salles à apprivoiser, de nouvelles façons de jouer les chansons, j’adore ça.J’adore cette vie.» Et puis vlan, la contrepartie.«J’arrive pas à ne pas trouver ce bonheur indécent.Moi, qui ne suis pas une chanteuse.» Ah?Pas une chanteuse à coffre fort certes, n’est pas Isabelle Boulay qui veut mais une chanteuse au bien agréable timbre feutré.Rose a le filet de voix le plus délicatement enveloppant de toute la France.A ces mots, elle lâche le morceau: «Je suis malade de ma voix.Je dis mes textes, voilà.Parfois, j’aimerais en avoir une autre, de voix.Et puis elle me fait souffrir, cette voix, je suis à quelques mois d'une opération pour un polype.Je me demande toujours si je vais être capable de chanter demain.» Aujourd'hui, ça va, rassure-t-elle.Et à Montréal, ça ira?«J’espère.Parce que quand la voix est bien, je suis bien.Je me sens comme Janis Joplin, je me sens devenir belle sur scène.Je reçois tellement d’amour.J'en prends pour une vie, depuis deux ans.C’est ma vengeance.» Vengeance?Le mot tombe comme un couperet.«Oui, c’est ma petite revanche contre le destin.Vous savez, je suis au milieu d’une fratrie, avec un grand frère avocat et une petite sœur qui fait des études de journalisme.Es ont toujours su ce qu’ils voulaient faire, pas moi.J’étais pas extrêmement douée à l’école, j’avais pas d’ambition particulière, j’en faisais voir de toutes les couleurs à mes parents.Alors que maintenant, il y a quelque chose d’accompli, c’est Rose qui est reine, et je sais qu’au-jourd'hui, pour mes parents, je suis une grande fierté.Je sais qui je suis, où je suis.C’est une très grande chance.Qui peut s’arrêter à tout moment.» De grâce, applaudissez-la fort au Club Soda demain, quelle ne doute plus de rien pendant quelques minutes.«J’ai quand même des moments de bonheur Presque parfait.» Collaborateur du Devoir ¦ Rose, au Club Soda demain à 19h.ARCHAMBAULT3> Unt'iompftjnli' !• fuel' -tMt 1 PALMARÈS CD ___ Résultats des ventes : __ du 22 au 28 Juillet 2006 FRANCOPHONE CARLA BRUNI Comme si de rien n'ôtait CHARLES AZNAVOUR Ses plus grands succès ARIANE MMWT Tous les sens ¦nj ALFA ROCOCO KJ Lever l'ancre CLAUDE MnOM Dubois par cticeur SI QUÉBEC M'ÉTAIT CHANTÉE Artistes variés Q FÉUX LECLERC U légende : 24 succès IMA Smile JONATHAN PAMCHAIIO Qu'on se lève GRAND CORPS MALADE Enfant de la ville ANGLOPHONE TWLOfTFNMCRt Lost In the 80's ncoumAY KJ VKm la Vida MAMMA MM Bande sonore du turn MELODY GARDOT Worrisome Heart PASCALE PICARD Me.Myself & Us g DECK Modem Guilt BUDDY GUY Skin Deep SYLVAIN COSSETtE 70'S DUFFY Rockfetry MADONNA Hard Candy TÉLÉCHARGEMENT ZIK.ca PUMP DP nu JM* | Ttw Lost Rnpera I KISSED A BIRL | Katy Perry I Jonathan Palnctuud I 4 MINUTES 1 Madonna Marie-Mal L'AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR MONDE vvvp œg ALL U NEED IS ZOUK Kassav Warner Même après une trentaine d’années d’existence et 15 disques produits en studio, le groupe continue d’êfre La figure de proue du zouk, un genre qu’il a inventé et qui a mis la Guadeloupe et la Martinique sur la carte musicale de la planète comme jamais auparavant.Kassav est une formidable machine à danser et ses rythmes soutenus, chaloupés, frénétiques ou langoureux fonctionnent toujours.A l’écoute A’All U Need is Zouk, l'auditeur ne sera pas dépaysé: toujours cette atmosphère carnavalesque synthétique, ces grooves d’enfer, cette impression de famille créée par des chanteurs principaux qui alternent et se donnent la répartie au sein de chœurs allumés.On se retrouve parfois dans une ambiance champêtre avec un rappel de l'accordéon ou d’autres instruments proprement antillais.On plonge aussi dans le zouk tour plus lascit On se laisse également des passages au tempo moyen avant de relancer la fête.Et dire que Kassav est encore meilleur sur scène, comme on a pu s'en rendre compte l’an dernier au Metropolis et comme on le constatera encore ce soir à l’Olympia.Yves Bernard ROCK OSNY ivjii V: LlVfc DÉJÀ VU LIVE Crosby, Stills, Nash & Young Reprise - Warner Quand il se retrouve sur scène avec Neil Young, ce qui n’arrive pas souvent, le trio d’élite hippie Crosby, Stills & Nash est à son meilleur et à son pire: trop de têtes fortes à portée de baffes.La tournée-retrouvailles de 2007, dont cet album est décanté, ne fait pas exception: il n’y a qu'à voir Stephen Stills maugréer dans le DVD correspondant, raillant ce qu’il appelle les «cartoon politics» de ses condisciples.N’empêche qu'il est au poste, encore très capable de manier son manche, et participe activement à ce spectacle presque entièrement composé des chansons les plus politiquement engagées de leurs albums communs (notamment le bien-nommé Déjà Kk) et individuels (remontant jusqu’au temps du Buffalo Spring-field et l’hymne For What It’s Worth).But avoué: faire comprendre que l'histoire se répète et que le combat mené à l’époque contre l'administration Nixon ressemble comme un méchant frère à celui qui n’en finit plus contre Bush Jr.et consorts.Find the Cost of Freedom prêche aux vieux combattants.Aux convertis, hélas.Le seul prix payé est celui d’un sacré bon show, Sylvain Cormier VITRINE DU DISQUE CHANSON / ROCK C’EST QUAND QU’ON RIGOLE MeLL MonSlip/GSI A 26 ans seulement, la Française MeLL de son vrai nom Mélanie Frisoni, a déjà trois albums à son actif.Le plus récent.C’est quand qu 'on rigole, arrive enfin chez nous plusieurs mois après sa sortie européenne.MeLL y frit dans l’hybride, dans la chanson punk à la Têtes raides, dans le manouche à la Rue Kétanou, dans le cabaret de saloon, avec quelques incartades dans le rockabily.Entre les cris de la chanteuse, les guitares électriques et les guitares pompées à la Django, c’est la trompette qui domine sur ces 14 morceaux.La musique de MeLL n’a franchement rien de très original, mais ses mélodies s’accrochent à nos oreilles, son ton frondeur nous plaît.Et si l’on se fie à sa performance scénique lors du dernier Festival de la chanson de Tadous-sac, la gagnante du prix Félix-Le» çlerc 2007 est férocement efficace.À découvrir ce soir à 20h sur la scène Les Shows, demain au Cabaret Juste pour rire avec El Motor, et le 14 août à 20h à l’Espace 400 , à Québec.Philippe Papineau ROCK 11?.'" Samedi Saskatchewan à Calgary.ZOh Pékin de la même manière que dans une démocratie occidentale, comme à Athènes par exemple, se trompaient.Jamais je n'ai eu cette analyse.Mais cela ne veut pas dire que la Chine ne fait pas de progrès», a-t-il dit «La seule chose» qui ferait renoncer France Télévisions aux JO serait que les images ne soient pas diffusées en direct «S’il y avait un incident sur le direct, il a toujours été dit que nous rentrerions», a-t-il insisté.Pressions sur les autorités Plus globalement l’Association mondiale des journaux (AMJ), qui représente 18 000 journaux de 102 pays, a invité tous les participants étrangers aux JO (athlètes, sponsors, partenaires médias et autres) à «exercer des pressions sur les autorités chinoises pour qu’elles mettent fins à leurs atteintes flagrantes et persistantes aux droits de l’homme» et qu’elles libèrent tous les journalistes emprisonnés.Pour sa part la FU, qui affirme représenter 600 000 journalistes dans plus de 120 pays, a demandé à la Chine de garantir un libre accès des journalistes à Internet À Genève, l’organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC) regroupant 35 associations et syndicats d’une centaine de pays a rappelé «les autorités chinoises à leurs obligations pour un accès libre et sans entraves des journalistes à tout le territoire chinois».Enfin à Paris, Reporters sans frontières (RSF) a appelé à manifester le 8 août jour de la cérémonie d’ouverture des JO, devant les ambassades de Chine à Londres, Madrid, Berlin, Paris, Washington, Bruxelles, Montréal, Rome, Stockholm, ainsi que devant le musée olympique à Lausanne.Côté dirigeants, l’ancien président tchèque Vaclav Havel et seize autres personnalités comme l’évèque sud-africain Desmond Tutu, le militant chinois pour la démocratie Wei Jingsheng et le philo sophe français André Glucks-mann, ont invité le CIO à assurer la liberté d’information pendant les jeux.La Maison-Blanche de son côté a affirmé que la Chine n’avait rien à craindre d’un accès plus grand donné à la presse et à internet Agence France-Presse Sudoku par Fabien Savary 8 — 1 7 — 3 4 7 9 2 5 1 5 2 8 1 5 9 6 7 4 7 9 4 5 1 8 8 6 7 1 Niveau de difficulté : MOYEN Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.0927 Solution du dernier numéro 9 8 7 4 5 3 1 6 2 2 5 6 7 1 8 3 9 4 4 3 1 6 9 2 7 8 5 8 6 7 4 2 1 5 9 1 8 5 2 7 3 6 9 4 9 5 6 3 4 2 7 1 8 3 5 1 7 9 (.2 8 4 9 2 3 4 6 8 1 7 5 8 4 2 5 1 7 6 3 9 0926 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary 6n exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordua.com 25 000 agents de sécurité déployés dans les bus à Pékin Pékin — Vingt-cinq mille agents seront mobilisés dans les autobus et aux arrêts à Pékin pour assurer la sécurité lors des Jeux olympiques, a annoncé l’agence Chine nouvelle hier, après que deux explosions dans des bus ont fait deux morts la semaine dernière dans le sud-ouest de la Chine.A partir d’aujourd’hui, des employés de la compagnie de transports de Pékin seront déployés pour contrôler les bagages suspects dans les bus et aux stations, a affirmé l'agence Chine nouvelle en citant le responsable de la compagnie, Zhang Guoguang.Les chauffeurs de bus et contrôleurs pourront également procéder à des fouilles en cas de besoin.En début de semaine dernière, deux personnes avaient été tuées dans deux explosions dans des bus à Kunming (sud), revendiquées par un groupe séparatiste ouigour, ce qu’ont démenti les autorités.Pékin a déployé un important dispositif de sécurité pour les JO, incluant des contrôles aux stations de métro, des restrictions sur les visas accordés aux étrangers et la présence de missiles antiaériens.Agence France-Presse MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 8 HORIZONTALEMENT 1.Séditieux - Arme d'Eros.2.Courants - Colis.3.Berge - Écorce du chêne - Qui est dépassé.4.Haïti - Liquide voisin du sérum sanguin.5.Matériau de construction -Ébauche.6.Tête - Possessif.7.Qui a vu le jour -Béryllium - Poème.8.Docteur - Petite prune.9.Pour monsieur ou madame - Contient de l'azote.10.Nage dans l'étang -Elle a des alvéoles -Adverbe.11.Support du canon d'une arme à feu -Domine 12.Couper - Fantôme.> VERTICALEMENT 1.Furieux - Peuple du Nigeria.2.Maison de fous -Instruit.3.Récipient - Insecte carnassier.4.Cheville - Attire la pie -Moitié - Infinitif.5.Avant nous -Comportement affecté.6.Ville d'Italie - Ver.7.Se dit d'une noix -Dirigé.8.Qui est hostile aux étrangers - Révérend père.9.État européen - Après bis.10.Posséder - Développé.11.Chemins - Agencent.12.Assigné en justice -Pluie.' 1 23454789 1011 12 M ram mnn nnn nn uPCJiLim nraan m mrati an rannran nn innn nmnan n rancira nrann n 0803 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO B (J LE IJ E V 0 I K .LE V E X I) R E U I 1 ' “ A 0 C T 2 0 0 8 EL-WI) VINS j .L\ BELLE AFFAIRE I AO 1 Tl Tl fl /|n Chardonnay, BUlyrock Station LiOu YllllJ UC (4 $ les 250 ml - 10699636) ^ Du chardonnay en canette, eh 1 fk nrvmfkînrv oui! Le plus drôle, c’est que c’est IM Si II IM 1 III bon, plutôt léger, bien arrondi, iU) UvlllUJlllU avec un fruité vivant, sans bois.Idéal avec un sandwich au poulet.Les vins sont notés en pique-nique, après avoir escala-¦ ¦ ^ Q ¦ ¦ ¦ ¦ dé le mont Brouilly ou lors de I * T X X T T votre prochain vol spatial au-des-avec des 1/2.sus de la planète bleue.1.LA BIÈRE Aldaris Zeha, Latvia (2,95 $ les 500 ml - 10932522) Tas bu ta Zelta?Comment, t’as pas encore bu ta Zelta?On est le T août et il serait temps que tu boives ta Zelta! Ça c’est passé hier, après un marathon de dégustation de 40 vins rouges.Coulante, cette lager, tendre et fraîche, avec ce petit caractère houblonné.Une autre Zelta?1.LA PRIMEUR EN BLANC Fransola 2006, Torres, Pene-dès (24,60 $ - 10270047) Beaucoup de luminosité encore une fois dans cette cuvée, comme si le sauvignon était porté par la grâce d’un nouveau-né dont on aurait ménager l’innocence et la pureté.Robe pâle et vive, arômes nets, séduisants, sur l’agrume, et bouche tendre, soyeuse, avec un regain de fruit très pur et très long en bouche.Top! 1.LA PRIMEUR EN ROUGE Domaine Ludovic de Beausé-jour Cuvée Tradition 2005, Côte de Provence (18,65 S -895854) Même teneur en alcool que le Dolcetto, qui permet de savourer léger tout en s’offrant le cadre d’une Provence délicate et parfumée.Un rouge sec au fruité net véhiculé par des tanins tendres mais soutenus et savoureux et détaillés.1.LE VIN PLAISIR Dolcetto 2006, Gastello del Poggio, Monferrato (17,95 $ -10857315) Plutôt léger en alcool mais pourvu d’une stimulante acidité, ce dolcetto pave la voie à un fruité très pur, ample, souple et bien fourni.L’archétype du cépage issu d'un terroir qui confère beaucoup d’élégance à l’ensemble.Mortadelle, pancetta, proscuitto.fi Le vin gagne à - - .Cj séjourner en carafe.I T J fff fff! fff fff Rendez-vom gourmands prêtante NacrnîTTT Un voyo^M rt cHmcwMUon TiplrittwOw Lundi 18 août, 19H30 Restaurant Le Commensal 1720, rue St-Denis, Montréal Information www.evenementvoxpopuli.com (514) 425-4725 OU 1877 425-4725 (sans frais) www.admlsslon.com Av«*nlcir« coin l f»io
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