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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-10-02, Collections de BAnQ.

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w ww.ledevoir.co m ?DEVOIR Vol.XCIX N “ 2 2 4 ?LE JEUDI 2 OCTOBRE 2008 1 .1 0 $ + T A x K s = 1.2 5 $ r\ A Crise financière -ms REUTERS Le débat n’étant pas terminé au moment de mettre sous presse, nos lecteurs pourront lire le compte rendu final du combat des chefs sur notre site Internet: www.ledevoir.com Attaques en règle contre Harper HÉLÈNE BUZZETTI ALEC CASTONGLAY Ottawa — Le chef du Bloc québécois, Gilles Du-ceppe, a ouvert le premier débat en français hier soir par une attaque en règle contre Stephen Harper au sujet de l’économie, thème le plus important de la joute oratoire.«R y a deux visions dans cette élection, celle de Harper et celle du Québec.M.Harper a la même politique de laisser-aller que George W.Bush et on voit le résultat», a-t-il lâché dès le départ Le chef libéral Stéphane Dion a tenté de poursuivre dans la même veine, malgré une nervosité évidente.Il a démarré son premier débat des chefs en proposant aux Canadiens de s’assurer, dès son élection, que la crise financière américaine ne se propage pas au Canada.Stéphane Dion s’engage dans les trente premiers jours de son mandat à convoquer les dirigeants des principales agences économiques du pays (la Banque du Canada et le Bureau du surintendant des institutions financières) pour obtenir leurs suggestions sur les meilleures façons de protéger l’épargne et les REER des Canadiens.Il organiserait une rencontre avec les plus imminents économistes du pays pour tra- cer le portrait le plus juste de la situation canadienne.Il présenterait un nouvel énoncé économique pour s’assurer «que les emplois des Canadiens sont protégés».M.Dion avait besoin de se distinguer sur le plan économique, lui qui avait tout placé ses œufs électoraux dans le panier de son Tournant vert.Son équipe cherchait à relancer sa campagne sur de nouvelles bases.Le chef libéral a soutenu que M.Harper avait hérité en 2006 «de la plus forte économie qu’un premier ministre ait jamais eue».«C’est grâce à la gestion libérale.VOIR PAGE A 10: ATTAQUES Les informations électorales, analyses et commentaires à lire en pages A 4, A 5 et A 9 L’ajout d’allégements fiscaux pour les entreprises et les ménages amadoue les récalcitrants ÉRIC DESK OSIERS Les acteurs politiques et économiques des Etats-Unis ont commencé à regagner l’espoir hier de pouvoir sauver leur plan de sauvetage de 700 milliards $US des institutions financières américaines.Une version améliorée du projet torpillé par la Chambre des représentants, lundi, était en voie d’être adoptée hier soir par l’autre chambre du Congrès américain, celle du Sénat.L'ajout d’allégements fiscaux pour les entreprises et les ménages et le relèvement des garanties offertes par le gouvernement aux petits déposants, mais aussi la chute dramatique des cours boursiers de lundi, semblaient en mesure de convaincre les nombreux récalcitrants dans le camp républicain de changer d’avis.Le résultat du vote censé se tenir en soirée au Sénat n’était toujours pas connu au moment de mettre sous presse.En cas de résultat positif, la nouvelle version du plan devrait être présentée à la Chambre des représentants demain matin.Ridiculisé lundi par ses propres troupes, qui ont rejeté un plan que la Maison-Blanche leur avait pourtant enjoint d’appuyer, le président américain George Bush est revenu personnellement à la charge pour une huitième journée consécutive hier.«Le projet de loi est différent, il a été amélioré et j’ai confiance dans le fait qu’il sera adopté», a-t-il plaidé quelques heures avant la tenue du vote au Sénat.«C’est très important pour nous de voter cette loi afin de stabiliser la situation et qu’elle ne s'aggrave pas, ce qui amènerait nos concitoyens à perdre leur argent et leur emploi.» Plus tôt dans la journée, le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto, en avait également appelé à la mise en place d’une régulation internationale «meilleure et plus efficace» des marchés financiers.Les candidats à l’élection présidentielle n’ont pas été en reste en brandissant tous deux le spectre de l’effondrement économique.«Si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre», a prévenu le sénateur républicain John McCain.«Le moment VOIR PAGE A 10: ESPOIR Harry Reid, leader de la majorité démocrate au Sénat Nouveaux médias Volte-face en catimini Le cabinet de Harper renouvelle les fonds GUILLAUME BO U RGAU LT-C ÔTÉ On supprime en catimini.ou on reconduit en catimini.Le cabinet de Stephen Harper a annoncé hier que le Fonds des nouveaux médias (FNM) aurait finalement été renouvelé «ily a un bon bout de temps», cet été.Le hic: la décision n’a jamais été communiquée à Patrimoine canadien, pas plus qu’au gestionnaire du Fonds, TéléfUm Canada Selon Dimitri Soudas, porte-parole et conseiller politique de Stephen Harper, le FNM a donc «été renouvelé» même si «le cabinet a eu une recommandation» suggérant une suppression.Questionné pour savoir quand cette décision a été prise, M.Soudas est resté vague au bout du fil hier matin.«Ça fait un bon bout de temps.c’est bien avant le déclenchement des élections.» Pourtant, personne ne semble être au courant de cette décision.Hier, Le Devoir indiquait dans ses VOIR PAGE A 10: MÉDIAS INDEX L’impuissance devant la Terre en colère ,.fc Annonces B 4 Idées .A 9 Avis publics.B 5 Météo .B 6 Bourse B 2 Monde .A 7 Culture B 8 Mots croisés.B 6 Décès B 4 Sports .B 6 Économie.B 1 Sudoku .B 4 Éditorial A 8 Télévision.B 7 Un survivant du tsunami de Sumatra survenu le 24 décembre 2004.REUTERS .ou l’inconscience de l’humain face aux sursauts de la planète PAULINE GRAVEL Le tsunami de Sumatra survenu le 24 décembre 2004 aurait pu faire beaucoup moins de victimes.Une éducation élémentaire de la population ainsi qu’une description du phénomène dans les guides touristiques auraient pu prévenir ce désastre humain, s’insurge le géophysicien français Claude Jaupart, de l’Institut de physique du globe de Paris, qui donnera ce soir à 19h une conférence intitulée L’homme face à l’inévitable terre en colère, au Cœur des sciences de ITJQAM.Le chercheur raconte que lorsqu’il a vu le retrait soudain des eaux de la mer, un géophysicien en vacances dans cette région du Sud-Est asiatique avait incité toutes les personnes dans son entourage à monter au sommet de leur hôtel.Grâce à cette mesure préventive, toutes ces personnes ont échappé à la mort Le ressac ne survient qu’une vingtaine de minutes plus tard, ce qui donne le temps de s'éloigner suffisamment des berges pour ne pas être englouti par les eaux, explique le scientifique, qui enseigne à l’université Denis Diderot à Paris, et est membre de l’Académie des sciences et de l’Institut universitaire de France.«Malheureusement, aucune mention des signes VOIR PAGE A 10: TERRE « Beaucoup de morts auraient pu être évitées grâce à une éducation élémentaire» W' A t I ! ¦4z mi W r- “.JL - ESPACE >fi n 100,7 r 77831302383140 LE DEVOIR, LE JEUDI 2 OCTOBRE 2008 A 2 LES ACTUALITÉS Commission parlementaire sur l’itinérance Le maire Labonté essuie les critiques La Cour suprême rabroue le SPVM et la Couronne 67 manifestants accusés d’attroupement illégal sont acquittés mF, - JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le maire de l’arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté BRIAN MYLES Le Service de police de Montréal (SPVM) et la Couronne viennent d’essuyer un camouflet de la Cour supérieure, qui a prononcé l’acquittement de 67 manifestants accusés d’attroupement illégal à la suite de la manifestation contre la brutalité policière de mars 2002.Les procédures ont traîné pendant plus de six ans, pour une infraction mineure documentée par une preuve relativement simple de surcroît Une poignée des quelque 350 personnes prenant part à la manifestation du 15 mars 2002 ont endommagé la façade du quartier général du SPVM et une camionnette de police, rue Saint-Urbain, la manifestation s’est ensuite déplacée vers le palais de justice, angle Saint-Laurent et Saint-Antoine.C’est à cet endroit que les policiers ont procédé à l’arrestation en bloc de 275 à 350 personnes qui, après plus de 12 heures de délai, ont été accusées d’attroupement illégal en Cour municipale.Neuf procès ont été tenus devant neuf juges différents, avec des résultats radicalement différents.Deux groupes d’accusés ont été reconnus coupables, quatre groupes ont été acquittés et trois autres groupes ont bénéficié d’un arrêt des procédures en raison des délais déraisonnables.Restaurer la confiance En appel, la Cour supérieure a acquitté tous les appelants et eDe a ordonné l’arrêt définitif des procédures.Dans sa décision, la juge Sophie Bourque résume bien l'absurde de la situation par une analogie éloquente.«C'est ainsi que Pierre, Jean et Jacques, qui ont pourtant marché toute la manifestation ensemble jusqu’à ce que la police les sé- pare, lors de l’arrestation, ont vécu un événement différent aux conséquences juridiques opposées.Pierre a pris part à une manifestation pacifique et a été acquitté, jean a participé à un attroupement illégal et a été condamné.Quant à Jacques, il ne sait à quel genre d’événement il est allé puisque dans son dossier, les procédures ont été arrâées en raison de délais déraisonnables», écrit-elle.Les juges ont rendu tous ces verdicts contradictoires en se basant pourtant sur une même preuve, bien mince.En effet, la preuve de la participation des accusés à l’attroupement illégal et leur connaissance de cet état de fait reposaient uniquement sur.leur arrestation dans le stationnement du palais de justice.La méthode utilisée par les policiers «n’étaitpas des plus heureuses», constate la juge Bourque.Afin de ne pas discréditer l'administration de la justice, il est essentiel que les juges évitent de rendre des jugements contradictoires, rappelle la juge Bourque, car de telles décisions mettent en évidence l’incertitude du droit.Les juges doivent également veiller à restreindre la multiplicité et le coût des procès.«Plusieurs juges se sont penchés sur les mêmes questions, sur la base de faits presque identiques.Ceci a entraîné un gaspillage de ressources judiciaires et porté atteinte à l’intégrité de l’administration de la justice par le prononcé de plusieurs décisions contradictoires», écrit-elle.«Il importe peu de savoir aujourd’hui que la manifestation ait été tumultueuse ou pacifique, savoir qui avait raison ou qui avait tort.Ce qui compte, c’est de restaurer la confiance dans l’administration de la justice», conclut la juge Bourque.Le Devoir ALEXANDRE SHIELDS Le maire de l’arrondissement montréalais de Ville-Marie, Benoît Labonté, a profité de son passage hier devant la commission parlementaire sur l’itinérance pour défendre l’action de son administration, lui qui a fait l’objet de critiques de la part de groupes qui viennent en aide aux itinérants en raison de l’adoption de certains règlements.D a ainsi reconnu avoir mis en place «quelques moyens coercitifs, faute de mieux», avant d’ajouter que cela n’avait pas été fait dans une optique de «ciblage déterminé» des jeunes marginaux ou des itinérants en général.C’est dans ce secteur de la ville qu’on en retrouve le plus.M.Labonté a néanmoins essuyé une critique sévère de la part de la députée libérale Stéphanie Vallée, membre de la commission, qui l’a invité à «cesser la judiciarisation dans l’arrondissement Ville-Marie».11 s’est défendu en soulignant que la gestion des services policiers relève de l’agglomération et non de l'arrondissement.Parcs interdits la nuit Dans le mémoire qu’il a présenté, Benoît Labonté a justement pressé les autorités de «cesser la judiciarisation de l’itinérance».Ironi- JEANNE CORRIVEAU Les élus municipaux de Brossard ont adopté hier soir un règlement de régie interne afin de permettre aux caméramans de télévision de fdmer, comme bon leur semble, les débats du conseil municipal.Le maire Jean-Marc Pelletier, minoritaire au conseil, n’a pas participé à cette séance spéciale, qualifiant de futile la mesure adoptée par les conseillers indépendants.En l’absence du maire et des deux conseillers de son équipe, les élus ont entériné à l’unanimité le règlement qui autorise les représentants des médias à enregistrer, photographier ou filmer les assemblées du conseil, y compris les in- quement, l’arrondissement a adopté des règlements dénoncés par plusieurs groupes sociaux, qui les jugent dictés par une volonté de nettoyer le centre-ville.En 2006, le conseil d’arrondissement de Ville-Marie a par exemple modifié le règlement de la Ville interdisant aux citoyens d’être dans un parc au beau milieu de la nuit afin qu’il inclue 15 endroits publics, dont la place d’Armes, la place du Canada et la place d’Youville.terventions des citoyens.L’adoption de ce règlement fait suite à un litige qui oppose les conseillers indépendants au maire Pelletier qui, lors d’assemblées précédentes, avait interdit aux caméramans de filmer les membres de l’assistance.Comme il s’agissait du seul sujet à l’ordre du jour, la réunion a été de courte durée.«Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps à des réunions d’une futilité aussi évidente que celle-là», a commenté hier le maire Pelletier, quelques heures avant l’assemblée spéciale.M.Pelletier soutient qu’à titre de responsable du décorum, il se doit de s’assurer qu’on respecte le droit des citoyens qui ne veulent pas être filmés.11 continuera de lai- «On les envoie où, ces gens-là?On ne les envoie nulle part, avait alors déploré le coordonnateur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, Pierre Gaudreau.Pour nous, le nouveau règlement ferme l’espace public.C’est un outil de judiciarisation envers les personnes itinérantes.» Depuis juin 2007, les parcs Vïger et Émilie-Gamelin sont par ailleurs, en tout temps, interdits aux chiens.Tous deux sont très fréquentés par re respecter ce principe lors des assemblées, peu importe le règlement adopté hier, a-t-il dit «Si les gens estiment que je suis en tort et qu’ils ont des droits, ils les feront valoir devant les tribunaux et c’est un juge qui, ultimement, décidera.» Le conseiller indépendant Serge Séguin s’est dit outré de l’absence du maire Pelletier et de ses commentaires.«Il manque complètement de respect pour les membres du conseil et il en fait partie.Il aurait dû être présent, c’est son rôle.On est payés pour ça, a-t-il indiqué au terme de l’assemblée.Il ne mérite même pas de conserver son poste.» Jean-Marc Pelletier pourrait opposer son veto au règlement, les personnes itinérantes et plusieurs d’entre elles ont des chiens.«Nous voulons redonner aux citoyens et aux résidants leur droit de jouir en toute quiétude et sécurité des lieux publics», avait alors plaidé le maire Labonté.Hier, il a aussi soutenu que la grande concentration d’itinérants au centre-ville le rend «non attractif pour y résider, pour les commerces et pour les touristes».M.Labonté a en outre invité les autorités à «décentraliser, hors des centres-villes, les outils d'aide, de soutien et de réinsertion aux itinérants».D a ainsi dit vouloir sortir ces personnes d’un milieu «malsain».«H ne s’agit pas de dire qu’on déplace les gens pour ne plus voir l’itinérance», s’est défendu le maire de Ville-Marié.Le député péquiste Martin Lemay, qui siège à la commission, a cependant critiqué cette option, arguant que «le problème est plus complexe».M.Labonté a enfin jugé que trop de jeunes en difficulté, provenant des régions, se retrouvent à Montréal.Selon lui, cette «migration» est «encouragée par certains acteurs sociaux en régions».Cette affirmation lui a valu plusieurs critiques de la part des membres de la commission.Le Devoir comme il l’a fait à de nombreuses reprises au cours des dernières années.Hier, il a dit ignorer ce qu’il allait faire.Advenant ce cas, les élus indépendants entendent présenter à nouveau leur règlement lors de la séance régulière prévue dans deux semaines et, cette fois, le maire ne pourra bloquer leur projet.Si M.Pelletier ne respecte pas le règlement et refuse aux caméramans le droit de filmer les assemblées, il contreviendra à l’article 52 de la Loi sur les cités et villes, et la ministre des Affaires municipales devra en être informée, a indiqué Serge Séguin.Le Devoir Médias au conseil: le bras de fer continue à Brossard Le gouvernement fédéral mettra fin à « l’aide liée » d’ici 2012-13 La pratique est condamnée depuis des années par des organismes de coopération EN BREF Quatre policiers de la SQ semoncés Quatre policiers de la Sûreté du Québec devront verser plus de 150 000 $ à un couple pour avoir porté contre eux des accusations criminelles basées sur des mensonges à la suite de l’interception de leur voi-ture sur le pont Champlain, dans la nuit du 8 au 9 juillet 2000, a tranché 1 lier ki Cour d’appel du Québec.I .’analyse de la preuve et l’évaluation de ki crédibilité des témoins, jugée nulle dans le cas des policiers, ont convaincu la Cour d’appel de renverser mi jugement précédent de la Cour supérieure.Les tourments vécus [xir Léon D.Solomon et son éjwuse Ginette Quintal ont été jugés suff isamment importants pour leur acxorder 50 000 $ en dommages pu-i litifs.- Im Presse canadienne PATRICE BERGERON Le gouvernement fédéral mettra fin à une pratique condamnée depuis des décennies par des organismes d’aide internationale.La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a annoncé récemment l’abandon progressif du principe de l’«aide liée», qui force les pays en développement bénéficiaires du financement cana-dien à acheter en retour leurs biens et services au Canada.In décision touche les 1,5 milliard de dollars consacrés par le Canada à l’aide bilatérale et sera pleinement effective d’ici à 2012- 13.Actuellement 40 % de cette enveloppe est assujettie à l’aide liée, a confirmé hier une porte-parole de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) demandaient la fin de cette politique qui incite au gaspillage et profite surtout aux pays donateurs.Selon le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), qui représente une centaine d’organismes, l’aide liée entraîne des coûts de 25 à 30 % plus élevés.De l’avis du directeur à la sensibilisation d’ingénieurs sans frontières Canada, Danny Howard, grâce au déliement de l’aide, de 90 à 180 millions de l’enveloppe déjà existante pourront être investis directement sur le terrain.A l’origine, l’aide liée visait à faire accepter plus facilement aux électeurs des pays donateurs l’assistance financière aux pays pauvres, puisqu’elle assurait des retombées locales, au dire du président du CCCI, Gerry Barr.Toutefois, à ses yeux, l’aide liée représente «le pire des deux mondes»: d’une part, les élus n’obtiennent pas d’appuis supplémentaires dans leur pays, en raison des retombées trop modestes, et d’autre part, dans le pays pauvre, le rende- ment de l’aide est fortement affecté.«On rend le dollar investi beaucoup moins efficace», a-t-il commenté, dans un entretien téléphonique hier, en précisant que son organisme réclamait la renonciation à l’aide liée «depuis des décennies».En 2000, par l’entremise de l’ACDI, le fédéral a accordé près d’un milliard de dollars américains à des pays en développement, dont les trois quarts devaient être réinvestis en achat de biens et services au Canada.En 2003, la proportion de l’aide liée avait été réduite à la moitié de l’aide totale accordée.La Presse canadienne EN BREF Jaggi Singh acquitté Le militant Jaggi Singh a été acquitté des accusations d’entrave et de vol portées contre lui à Tissue d’un procès en Cour municipale au cours duquel il a assumé seul sa défense.L’af-faire remonte au 19 avril 2006.Plusieurs policiers s’étaient rendus au El Salon, une salle de spectacles du boulevard Saint-Laurent, pour interrompre une soirée d’appui aux prisonniers palestiniens.La Cour municipale a finalement conclu que les policiers n’avaient aucune raison de forcer Singh à les suivre à l’extérieur du bar pour l’arrêter.- Le Devoir Le port de Los Angeles se débarrasse des vieux camions Le port de Los Angeles a vu son niveau de pollution diminuer de moitié la nuit dernière, alors que 2000 camions porteconteneurs en étaient exclus dès hier soir en raison d’un décret portuaire qui a finalement passé le test des tribunaux.En vertu de ce programme d’assainissement de Tair de la ville, tous les camions diesel construits avant 1989 sont interdits depuis hier soir dans le port, et 17 (XX) autres le seront d’ici 2012 s’ils ne répondent pas aux nouvelles normes sur les camions, édictées par TEPA en 2007.Les camionneurs pourront obtenir une aide financière allant jusqu’à 80 % du prix d’un nouveau camion grâce à une taxe de 35 $ par conteneur manipulé dans le port qui est entrée en vigueur hier et qui rapportera 1,6 inilliard d’ici 2012.Les associations de camionneurs ont tenté d’obtenir une injonction pour faire annuler cet interdit mais ils ont perdu ce débat devant les groupes écologistes qui ont convaincu les tribunaux de laisser le projet aller de l’avant - Le Devoir y ^ m M ' -il 1 il!! =*j P CLUB SOC/AL saison not-oi Wl V**- ^ ^^ «g, -mm m fc ¦> TV5 BIENVENUE AU CLUB! CE SOIR 20 H SAMEDI 17 H * > •> ,0 ^ V TVS, P Code 1216 ritp j Plus de 100 titres offerts ION BIOGRAPHIQUE Biographies pouvant servir de matériel complémentaire en univers social 514 843 5991- LIDEC • www.lidec.qc.to ANDRÉ MATHIEU Planiste et compositeur québécois RODOtPHf MAl HiUS WWOt*» p4* AW.Îifrnb* lefitînlv 11329-19681 RODOLPHE MATHIEU Un compositeur remarquable et père d'André Mathieu Auteur*, RODOLPHE MATHIEU Choix de textes inédits annotés par Lfek/'U 256 pages Code 56852 Guérin 514-842-3481 www.guerin-editeur.qc.ca * « 4 4 LE DEVOIR.LE JEUDI 2 OCTOBRE 2 0 0 8 U1TUAL TES l'Abb* station bcs pr ¦ ¦ «u branfii h üf Kadio VlDMMaas Vendredi, 31 octobre IBhOO 4-382-3913 L’écriture sur le mur Jean Charest discutera compétences culturelles avec Pauline Marois Michel David Il est vrai que l’ADQ ne pouvait pas espérer de miracle dans la circonscription de Jean-Talon, mais le résultat de l’élection partielle de lundi dernier ressemble dangereusement à «l’écriture sur le mur» qui annonçait de terribles malheurs dans les temps bibliques.Dans l’entourage de Mario Dumont on laisse entendre qu’un résultat supérieur à 10 % aurait constitué une surprise, mais Martin Briand, qui se comparait très avantageusement à la plupart des membres de l’actuelle députation adéquiste, n’a même pas atteint la moitié de l’objectif (4,5 %).Un statut de ministre constitue sans doute un avantage, mais Philippe Couillard, dont le prestige était très supérieur à celui de son successeur Yves Bolduc, l’avait emporté avec 16 points de moins en mars 2007.C’est de loin le pire résultat de l’ADQ dans Jean-Talon depuis la création du parti.Aux élections générales de septembre 1994, M.Dumont s’était lancé en campagne sans argent, ni organisation, à la tête d’un parti vieux d’à peine six mois, qui présentait des candidats dans seulement 80 circonscriptions sur 125.Malgré tout, Stéphane Gagnon avait recueilli 7,4 % des voix dans cette forteresse libérale.Certes, l’ADQ a l’habitude des montagnes russes.Pourtant, d’une élection à l’autre, il y a généralement eu progrès, y compris dans une circonscription aussi difficile que Jean-Talon, où elle avait atteint un sommet de 18,5 % en 2007.Le résultat de lundi est encore plus mauvais que ceux de mai dernier, quand les candidats adéquistes dans Bourget, Pointe-aux-Trembles et Hull avaient tous «perdu leur dépôt», ce qui signifie aujourd’hui qu’ils n’avaient pas eu droit au remboursement d’une partie de leurs dépenses électorales.Dans ces conditions, il sera très difficile de recruter des candidats de qualité et, après avoir vu à l’œuvre les députés élus en 2007, on peut penser que les électeurs scruteront l’équipe adéquiste beaucoup plus attentivement Martin Briand était un des conseillers de Mario Dumont, tout comme Tétait Diane Bellemare, qui s’était sacrifiée dans Pointe-aux-Trembles, mais ce bassin demeure très limité.?Il y a un an, M.Dumont se voyait déjà premier ministre.Aujourd’hui, les stratèges adéquistes se contenteraient volontiers d’entrer en campagne avec 20 % des intentions de vote.Sinon, le financement risque aussi de devenir cauchemardesque.Sans parler du moral des troupes.Le dernier sondage CROP-La Presse, dont les résultats ont été publiés hier, crédite l’ADQ de seulement 16 % des intentions de vote dans l’ensemble du Québec, soit deux points de moins que son niveau d’avril 2003, qui lui avait valu quatre députés.Même dans son château fort de Québec, l’ADQ arrive maintenant au troisième rang.Manifestement, TADQ ne profite pas de l’appui donné au Parti conservateur, auquel CROP accorde toujours une avance de 17 points sur le Bloc québécois.La principale explication est sans doute que 32 % des Québécois voient en Stephen Harper le meilleur premier ministre pour le Canada, alors que seulement 16 % jugent Mario Dumont le plus apte à diriger le Québec.Depuis un an et demi, ils l’ont vu jouer à l’apprenti sorcier avec les bases de la société québécoise.L’été dernier, après les événements tragiques de Montréal-Nord, le chef de TADQ n’a rien trouvé de mieux à proposer que d’adapter le modèle du high school américain à nos écoles secondaires.Comme à l’automne 2002, quand il avait déclaré à Toronto que la question constitutionnelle ne l’intéressait plus, M.Dumont a également laissé le premier ministre Charest se transformer en champion de la défense des intérêts du Québec au sein de la fédération canadienne, alors que lui-même donnait sa bénédiction aux conservateurs dans l’espoir d’un retour d’ascenseur lors de la prochaine campagne québécoise.Le premier ministre Charest se souvient cependant mieux que quiconque de la fulgurante ascension de TADQ au .début de 2007, alors qu’elle semblait moribonde.A l’époque, personne n’avait prévu l’impact du débat sur les accommodements raisonnables.M.Charest n’a sûrement aucune envie de laisser Mario Dumont lui refaire un coup comme celui-là, alors qu’il pourrait lui régler son compte dès cet automne.Malgré la résilience qui a caractérisé le chef de TADQ depuis quinze ans, il y a des limites à toujours recommencer à zéro.Après être passé si près du but il est clair qu’il n’accepterait pas de retourner à la case départ II est tout aussi douteux que son parti puisse lui survivre.L’autre question est de savoir comment réagiraient les militants péquistes si leur parti devait se contenter de retrouver son statut d’opposition officielle à l’Assemblée nationale.Passer trois mandats de suite dans l’opposition serait une première depuis cinquante ans pour un parti politique québécois.Il est remarquable que le PliJ ait récupéré la totalité des voix perdues par TADQ dans Jean-Talon.Même si le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement a atteint un sommet de 61 %, on aurait pu s’attendre à ce que le PQ profite au moins partiellement de h débandade adéquiste.D’autant plus que l’ancienne présidente de la Chambre de commerce de Québec, Françoise Mercure, était une candidate de premier ordre.Avoir réussi à conserver les 30 % obtenus en mars 2007 n’a rien de particulièrement réjouissant dans une circonscription où le PQ en recueillait 45 % dans les gnnées 1990.Selon CROP, la baisse de TADQ profite toutefois au PQ dans la couronne nord et sur la rive sud de Montréal.Autrement dit, le partage des dépouilles adéquistes risque de ramener libéraux et péquistes à leur situation d’avril 2003, quand le PLQ avait remporté 76 sièges et le PQ, 45.On peut penser que M.Charest s’en contenterait volontiers.mdavid@ledevoir.com à ANTOINE ROB1TAILLE Québec — La chef péquiste Pauline Marois rencontrera le premier ministre Charest dans les prochains jours pour discuter d’une motion sur le rapatriement de la compétence en matière de culture que le PQ compte déposer à l’Assemblée nationale dès le début de la session, a appris Le Devoir.C’est Mme Marois qui avait sollicité cette rencontre avec M.Charest En matière de culture comme en d’autres, ce dernier préfère, comme il Ta rappelé dans sa lettre aux partis fédéraux cette semaine, la voie des ententes administratives.Mais quand une chef de parti d’opposition demande une rencontre, «c’est notre devoir d’accepter», a dit l’attaché de presse de M.Charest.Le débat constitutionnel D’autres raisons ont toutefois conduit le premier ministre à recevoir Mme Marois: le cabinet du premier ministre est préoccupé par la possibilité que les deux partis d’opposition en viennent à contraindre le gouvernement à relancer le débat constitutionnel.En effet, selon le député et constitutionnaliste Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), une motion adoptée par les deux partis d’opposition «lierait l’exécutif».Autrement dit, le législatif pourrait forcer un gouvernement libéral à faire une demande officielle de modification constitutionnelle au reste du pays, activant ainsi X«obli- gation de négocier» établie dans le renvoi de la Cour suprême sur la sécession de 1998.Cette interprétation, exposée par Le.Devoir il y a deux semaines, a provoqué une réflexion un peu paniquée au bureau du premier ministre, a-t-on appris.Lorsque questionné à ce sujet à Victoriaville, d’ailleurs, le premier ministre n’a pas nié la possibilité d’être contraint: «Je ne peux pas croire, avec tout ce qui se passe actuellement sur l'économie, que Mario Dumont et Pauline Marois vont relancer le débat constitutionnel.Ça me semble tellement invraisemblable qu’ils fassent ce choix que j’ai de la difficulté à penser qu’ils vont se rendre là.» Au Conseil général du PLQ en fin de semaine, le ministre des Affaires intergouvemementales, Benoît Pelletier, e.n a rajouté et a contesté l’interprétation péquiste.A ses yeux, en 1998, la Cour suprême a dit que \’«obligation de négocier» ne pouvait être déclenchée que par une réponse claire à une question claire à un référendum.L’ADQ attend le texte C’est le 12 septembre — soit le jour même où le premier ministre réclamait, dans un discours à la Malbaie, que les partis fédéraux s’engagent à négocier avec Québec une entente sur la maîtrise d’œuvre en matière de culture — que le Parti québécois avait annoncé son intention de présenter cette motion.Ce sera une des deux seules motions du mercredi que le deuxième groupe d’opposition pourra déposer (TADQ en aura trois).L’ADQ s’est dite d’accord avec le principe du rapatriement de la culture.Mario Dumont a mis en relief le fait qu’une telle aspiration était dans le progranune de son parti depuis ses tout débuts, et même avant, soit dans le rapport Allaire de 1991, document à la source du schisme du PU) qui a conduit à la création de TADQ.M.Dumont avait toutefois indiqué que son appui dépendrait du libellé de la motion.Aucune rencontre n’a toutefois pu se tenir entre les deux partis d’opposition ces deux dernières semaines puisque M.Dumont était en vacances avec son épouse en Italie.E n’est rentré que dimanche (et a été retardé par Toura-gan Kyle, a-t-on raconté).Son bureau a fait savoir hier qu’il y avait «toujours de l’ouverture» de leur côté à l’égard de la motion péquiste et qu'une rencontre devrait avoir lieu bientôt, peut-être même avec les deux autres chefs.Au reste, on n’est pas certain, dans l’entourage de M.Dumont, «du jeu que joue le PQ».On doute par surcroît qu’une motion adoptée par les oppositions seules lie le gouvernement D'ailleurs, dans sa lettre à MM.Dumont et Charest même la chef péquiste évoquait un vote à Tunanimité: «Je suis convaincue que l’adoption à l'unanimité de cette motion est en mesure de faire avancer le Québec», disait-elle.Le Devoir L’industrie du taxi ne veut pas d’une couleur unique JEANNE CORRIVEAU Le projet de la Ville de Montréal d’uniformiser la couleur des taxis montréalais reçoit un accueil glacial de la part des représentants de l’industrie du taxi.Les chauffeurs, qui peinent à gagner leur vie, estiment que la Ville, plutôt que de se soucier de la couleur des véhicules, devrait s’attaquer à des problèmes plus urgents, comme le transport illégal.«fai 64 ans, je travaille comme un fou et je n’arrive pas à payer mon loyer!», lance Peter MichaÉos lorsqu’on lui parle du projet de l’administration Tremblay.Le chauffeur de taxi ne se gêne pas pour pester contre la multipEcation des chantiers de construction qui s’éternisent dans la métropole et compliquent le travail des chauffeurs.Son collègue Guercy Edmond croit que la Ville devrait plutôt s’occuper du transport illégal et des portiers d’hôtel qui vendent des courses de taxi jusqu’à l’aéroport à des touristes, de connivence avec des chauffeurs.Mardi soir, à l’occasion de la soirée Pécha Kucha Montréal, consacrée au design, le maire Gérald Tremblay a annoncé son intention de lancer cinq concours de design pour la métropole.L’un d’eux consistera à créer une image distinctive pour les taxis montréalais, à la manière des voitures jaunes de New York ou des coccinelles de Meîdco.Le responsable du dossier du transport au comité exécutif, André Lavallée, affinne qu’il n’est pas question de procéder de façon unilatérale, par voie de règlement, mais en partenariat avec l’industrie du taxi.La Ville dit souhaiter que les propriétaires de taxis, qui sont des «ambassadeurs» pour la Ville auprès des touristes, se dotent de véhicules plus écologiques.«Tant qu’à faire, pourquoi ne pas considérer l’idée d’une couleur unique de taxi?On pourrait avoir des taxis verts dans les deux sens du terme», ex- i JACQUES GRENIER LE DEVOIR Montréal a lancé mardi cinq concours de design, dont un qui consistera à créer une image distinctive pour les taxis de la ville — un projet vertement accueilli par l’industrie.plique-t-il.L’administration reconnaît toutefois que les taxis montréalais ne peuvent se comparer à ceux de New York, car la majorité des chauffeurs de la métropole sont des travailleurs autonomes qui utilisent leur véhicule personnel pour leur travail.Des débours A l’Association de taxi Diamond, qui regroupe 2500 chauffeurs, on s’étonne que l’idée de taxis uniformes, évoquée il y a quelques années, refasse surface.«Je pensais que c’était mort», commente le président-directeur général de l’entreprise, Dominique Roy.Selon lui, l’idée n’est pas mauvaise, mais elle comporte plus d’inconvénients que d’avantages, notamment parce que la mesure occasionnerait des débours supplémentaires pour les propriétaires.Peindre les véhicules coûte plusieurs milliers de dollars, rappel-let-il.«Et le dimanche, les chauffeurs vont à la messe avec leur véhicule.Ils ne veulent pas nécessairement avoir une voiture peinte en rose ou en jaune, avec un damier», ajoute-t-il.M.Roy croit qu’il serait plus sensé d’accorder des incitatifs aux chauffeurs pour qu’ils se tournent vers la technologie hybride, ce qu’ils hésitent encore à faire.Diamond dispose d’un taxi hybride, et c’est le seul dans la métropole, signale-t-iL L’idée des taxis de couleur uniforme fait bien rire Mario Sabou-rin, président de Travailleurs autonomes Québec, qui regroupe 4000 chauffeurs de taxis au Québec, dont une majorité à Montréal.«Ça ne fonctionnera pas, dit-il.Si la Ville a de l’argent, elle devrait le consacrer à contrer le transport illégal et devrait travailler à améliorer le service et l’accès aux taxis près des stations de métro, par exemple.» Le Devoir m \J J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 rîaHSnHfl par Artiste L'AngdonArt Peintures, dessins de SI» ° - Du 23 septembre au ô octobre 2008 La Galerie Le 1040 1040 Marie-Anne Est, Montréal Montez la rue St-Denis, tournez à droite sur la rue Mont-Royal et allez jusqu'au sens unique Christophe-Colomb et tournez à droite pour descendre une rue.Ouvert de 10 h à 22 h tous les jours TUDOR ÎUDORWAKH.COM AERONAUT Boîtier en acier 41 mm 2 / Si ,,,-ÉÊtmmimÊtÊiiÈk./ 4** T*»' / A "•v^> l Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 V ELECTIONS FEDERALES Le déclenchement des élections est contesté devant un tribunal EN BREF Le Bloc appuie des organismes d’aide aux aînés Trois députés bloquistes se sont portés hier à la défense des 21 organismes de bienfaisance offrant des services d’aide domestique aux personnes âgées et dont la survie est menacée par des nouvelles règles fiscales.Raymond Gravel, Josée Beaudin et Nicole Demers ont demandé hier à Ottawa de suspendre immédiatement l’opération de vérification orchestrée par l’Agence de revenu du Canada (ARC), qui veut s’assurer que les personnes de 65 ans et plus qui se prévalent de ces services d’aide en ont réellement besoin.Certificat médical à l’appui.«LAgence est en train de considérer que les personnes qui reçoivent cette aide sont des fraudeurs, a indiqué au Devoir M.Gravel.Il faut dénoncer ça.Ces organismes n 'ont pas les ressources pour dresser des évaluations individuelles de chaque client.Or, s’ils ne peuvent pas se conformer à ces nouvelles règles, ils pourraient bien disparaître, et c’est encore les plus démunis qui vont en faire les frais.» Plus de 1700 emplois seraient menacés et 18 000 personnes âgées risquent de perdre leur service en raison de la démarche d’Ottawa, préviennent les entreprises d’économie sociale ciblées par l’ARC.En plus d’un moratoire, le Bloc demande qu’une étude soit menée pour évaluer l’impact des nouveaux critères imposés dans le monde de l’entraide.-Le Devoir Ottawa — Une ONG canadienne a annoncé mercredi avoir engagé une action en justice pour faire annuler les élections législatives du 14 octobre prochain, estimant le scrutin illégal.Democracy Watch, un groupe citoyen militant pour la démocratie, a indiqué dans un communiqué avoir déposé devant la Cour Toronto — L’affaire du discours plagié de Stephen Harper a retenu l’attention de bon nombre de médias d'information partout dans le monde, qui en ont fait mention sur leurs sites Internet Mardi, un membre de l’entourage du chef conservateur, a reconnu qu’il avait fait prononcer en 2003 à M.Harper, alors chef de l’Opposition officielle, un discours sur la guerre en Irak largement plagié sur celui de l’ancien premier ministre australien John Howard.Les réseaux ABC, ÇNN, MSNBC et FOXNews, aux États-Unis, le Melbourne Herald Sun, le Brisbane Times et ABC, en Austra- fédérale une requête contestant la légalité du déclenchement d’élections par le Premier ministre conservateur Stephen Harper.L’organisation fait valoir que M.Harper avait violé une loi qu’il avait lui-même fait adopter en provoquant des élections anticipées.Cette loi visait à faire en sorte que les élections au Canada aient désormais lieu à date fixe, le prochain scrutin lie, le International Herald Tribune et YInternational Business Times ont tous parlé de cette affaire compromettante pour le premier ministre canadien sortant Un site australien a même commis une bourde en titrant que M.Harper avait démissionné à fa suite de cette divulgation.C’est plutôt un adjoint de M.Harper, Owen Lippert qui a annoncé mardi qu’il démissionnait, après avoir assuré que ni ses supérieurs immédiats, ni son grand patron n’étaient au courant du plagiat Des sites Internet basés à Taïwan et en Nouvelle-Zélande faisaient aussi mention de l’affaire tôt mercredi.devant avoir lieu en octobre 2009.Mais M.Harper, invoquant l’obstruction de l’opposition contre son gouvernement minoritaire, a provoqué des élections en demandant à fa gouverneure générale du Canada de dissoudre fa Chambre.Pour Democracy Watch, 1a dissolution de 1a Chambre et le déclenchement d’élections sont illégaux car ils n’ont pas été précédés Au moins un site proposait un lien vers la vidéo du Parti libéral du Canada, comparant les deux versions du discours sur l’Irak.Un porte-parole de M.Howard a indiqué que l’ancien premier ministre australien ne ferait aucun commentaire sur cet incident L’économiste australien John Kunkel, qui a écrit plusieurs des discours de M.Howard entre 2004 et 2007, a soutenu que c’était loin d’être le premier cas de discours politiques plagiés, et a dit croire que l’ancien premier ministre australien avait été surtout amusé par l’incident La Presse canadienne par un vote de défiance contre le gouvernement conservateur.L’organisation considère aussi que ces élections anticipées violent une disposition de 1a Charte canadienne des droits et libertés qui inclut, selon 1a Cour suprême canadienne, le droit à des flections équitables.L’appui au Bloc augmente Ottawa — Le sondage La Presse canadienne-Harris-Décima indiquait hier que le Bloc québécois continue de reprendre le terrain qu’il avait perdu à 1a mi-cam-pagne, et que l’avance du Parti conservateur sur le Parti libéral a augmenté à 12 points de pourcentage.Au Québec, les intentions de vote pour le Bloc ont augmenté de trois points de pourcentage.Les bloquistes y sont en tête avec 40 % des voix, suivis par les conservateurs (27 %), les libéraux (15%), le Nouveau Parti démocratique (11 %) et le Parti vert (5 %).Les variations constatées se situent cependant à l’intérieur des marges d’erreur du sondage.- La Presse canadienne Agence France-Presse L’affaire du plagiat du discours a fait le tour du monde «Par son inaction, par son silence, Maxime Bernier a #• donné comme $ message à la population £ qu’il endossait ri ** tout ce qui se disait sur moi.:: J’ai donc écrit *: pour rétablir £ les faits et ma > crédibilité.» i: - Julie Couillard fÇ > eu uo NOUS SOMMES DES ENTREPRENEURS DANS L’ÂME.NOS SERVICES EN TEMOIGNENT I .La démarche Défi Croissance de LAVAL TECHNOPOLE est centrée sur les entreprises de Laval, car nous sommes convaincus que l'avenir économique de Laval reposera de plus en plus sur la croissance de nos entreprises.Notre portefeuille de services comprend trois grandes familles (entrepreneur, accueil et développement immobilier et affaires internationales).Ces services sont conçus pour aider les entreprises à grandir et connaître le succès.Le service entrepreneur, que je dirige, comprend de nombreuses facettes de la vie des entreprises, depuis les plans d'affaires jusqu'aux aides financières, en passant par le coaching, la commercialisation, l'innovation, la formation et les services conseils.Nous sommes des gens d'affaires au sens où nous comprenons les défis des entreprises et nous aimons faire bouger les choses.Donnez-moi un coup de fil au 450 978-5959, nous parlerons d'avenir et nous prendrons les bons moyens pour vous.L'équipe d'experts qui m'entoure peut vous rendre de grands services.Vous n'êtes pas encore une entreprise de Laval?Joignez-vous à cette communauté économique, audacieuse et ambitieuse.Il y a une place pour vous à Laval.Damien Cloutier Directeur LAVAL TECHNOPOLE DES EXPERTS AU SERVICE DES ENTREPRISES DE LAVAL DÉFI B CROISSANCE Pour aller plus loin.plus vite 'v.lavaltechnopoi.e.co m MATHIEU BÉLANGER REUTERS Maxime Bernier Maxime a ses partisans, Julie aussi FABIEN DEGLISE Les révélations-chocs et les commentaires sulfureux de Julie Couillard à propos de l’ex-mi-nistre des Affaires étrangères Maxime Bernier ont suscité hier un concert de réactions mitigées au sein de fa population en général et des Beaucerons en particulier, «méprisés» par Bernier, selon la pamphlétaire.«Je m’en fous de son livre, a indiqué une jeune Beauceronne sur les ondes du Réseau de l’information (RDI)./'ai rencontré M.Bernier à plusieurs reprises ici [en Beauce], C’est un homme extraordinaire.» «[Julie Couillard] veut se faire du capital sur son dos, a ajouté un autre habitant du coin.M.Bernier, c’est un bon député.Un point c’est tout.» Dans 1a blogosphère, les extraits du livre de l’ex-flamme du ministre déchu ont également attisé les commentaires des internautes, eux aussi partagés, sur fa nature des révélations.«Pouvons-nous faire confiance à Julie Couillard?», s’est demandé un certain «LBII», étudiant en urbanisme et conservateur avoué qui anime le blogue Suburbain lucide.«C’est une ex-danseuse, ex de motard, agente immobilière ratée et chercheuse d’attention.» Ailleurs, sur le site AmériQué-bec.net, Patrice Vachon, «bon Beauceron de Saint-Elzéar», se fait plus mordant et n’a pas la même cible: «Comment peut-on mépriser ses électeurs quand on se dit démocrate?» Paul Laurendeau, lui, acquiesce tout en commentant une entrée sur le blogue de Chantale Hébert.C’est «un beau portrait d’un petit homme politique canadien cheap début du siècle, écrit-il.Je crois cela à 90 %.C’est certainement à verser à nos annales ethnologiques, avant que Mme Couillard ne sombre dans l’oubli pour toujours.» Le Devoir \ V i IK 1> E VOIR, LE JEUDI 2 O (', TORRE 2 O O K ,wini "K tV ‘ j 4© ' ,i ¦ ^ «Mon travail est fait J’ai dit la vérité.Me croira qui voudra, j ne peux pas faire plus.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La plume assassine de Julie Couillard L’ex la plus célèbre du Canada règle ses comptes avec Maxime Bernier et se pose en victime innocente des médias STEPHANE BAILLARGEON C* est parce qu’elle a été approchée pour devenir une candidate du Parti conservateur, à la mi-avril 2007, que la sulfureuse Julie Couillard a fini par rencontrer Maxime Bernier, alors ministre de l’Industrie dans le cabinet Harper, qui allait devenir son conjoint et son malheur.L’anecdote ne manque pas de piquant: si le sort en avait décidé autrement, au lieu de publier une autobiographie assassine pour son ex, elle ferait peut-être campagne aujourd’hui pour le rejoindre à la Chambre des communes.Dans Mon histoire, lancé cette semaine aux Éditions de l’Homme, Julie Couillard raconte avoir été interviewée comme candidate potentielle par l’organisateur conservateur de la région de Montréal Nelson Bouffard, toujours considéré comme le numéro deux du PC au Québec.Il lui faisait miroiter deux circonscriptions, l’une sur l’île de Laval, où elle habite toujours, l’autre dans la couronne nord, à Deux-Montagnes.Cette «perspective assez excitante» ne s’est jamais développée, «par manque d’intérêt» de la part de la recrue.Hier, joint à ses bureaux, M.Bouffard a prétexté qu’il était déjà occupé en ligne et il a rac- croché le téléphone au lieu d’accorder au Devoir une entrevue sur le sujet De fil en aiguille, ses nouvelles relations politiques ont tout de même permis à Julie Couillard de troquer la politique contre le politicien avec lequel elle règle maintenant ses comptes.Elle trace le portrait dévastateur d’un Maxime Bernier sans envergure, un fat imbu de lui-même, sans convictions profondes, méprisant pour ses électeurs comme pour son chef, Stephen Harper, vulgaire «buveur de Pepsi».Elle ridiculise la maîtrise de l’anglais du ministre des Affaires étrangères et met en doute sa défense de la présence canadienne en Afghanistan.Le venin coule à flot «Ce n’est pas un livre de vengeance, avertit-elle pourtant en entrevue.Parson inaction, par son silence, Maxime Bemier a donné comme message à la population qu’il endossait tout ce qui se disait sur moi.fai donc écrit pour rétablir les faits et ma crédibilité.» Un chapitre s’attarde à ses tentatives désespé: rées et infructueuses de rejoindre son conjoint d’infortune pendant que les journalistes faisaient le pied de grue durant devant chez elle.«Quand il m’a rappelée, au bout de plusieurs mois, c’était pour me demander de mentir au sujet des documents qu’il avait oubliés chez moi», ajoute-t-elle en entrevue.Cet oubli a entraîné la déchéance du ministre.Mme Couillard explique que Maxime Bernier lui a laissé les dossiers officiels en lui demandant de les mettre «aux vidanges».Elle les a plutôt oubliés pendant des semaines sous une pile de journaux.Les journalistes Du même coup, son pamphlet-confidence se lit comme un long plaidoyer contre le travail dévastateur de la meute journalistique.«Les médias n’y sont pas allés de main morte, résume Julie Couillard, âgée de 39 ans.Tout a été dit sur mon compte.On m’a traité de Mata Hari, de croqueuse de diamants, d’escorte, d’ancienne danseuse, de pute et de tenancière de bordel.Dans ma naïveté, jamais je n’aurais pensé possible qu’on publie de telles faussetés sur quelqu’un.J’ai été dévastée, blessée à un point tel que j’ai failli être détruite.Ça m’a demandé une force incroyable pour passer pardessus et pour continuer à vivre.» Julie Couillard trouve même que les médias ont trop mis l’accent sur ses fautes réelles, qu’elle ne renie pas et sur lesquelles elle s’explique longuement dans son autobiographie: son court et pénible passage comme serveuse dans un club de danseuses; sa longue relation (heureuse) avec Gilles Giguère, un proche des Hells Angels assassiné en 1996; son mariage (raté) avec Stéphane Sirois, rockeur repenti qui finira délateur.«Ces épisodes remontent à une décennie et les médias les ont collés à ma vie présente.Ces deux temps n’ont aucun rapport.D’ailleurs, les policiers m'avait examinée il y a une décennie et avaient déjà conclu que je n’avais rien à voir avec le crime organisé.» Julie Couillard s’attaque aussi à Radio-vipère, qui alimentait les autres médias, les vrais.Pille répète que les employées féminines de son ministre se sont révélées ses pires ennemies, jalouses, intrigantes, menteuses et comploteuses.«Il n’y a pas une femme sur la terre qui n’a pas été victime de sexisme et de misogynie.Alors pourquoi les pires attaques envers moi sont-elles venues des femmes, y compris des journalistes?» Toutes et tous la regardent autrement maintenant Elle termine sa longue confidence écrite en se désolant à l’idée qu’aucun homme ne voudra se lier amoureusement avec la Julie Couillard décrite par les médias.«J’aurais pu “pogne/' la lèpre qu’on ne méjugerait pas autrement, dit-elle finalement Je n’ai pas de revenu d’emploi depuis cinq mois.Maintenant, je souhaite que mon livre se vende.» Le Devoir ; * ' 'V': " V'; ’ ' CE SOIR, MAINTE:IMAMT A 2U§ I IP* ïïk 1 B H ifv- ¦! 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