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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-10-29, Collections de BAnQ.

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I B La présidentielle américaine En collaboration avec la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM Cahier spécial www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCIX N" 24fi ?LE MERCREDI 2 !) OC T 0 11 H E 2 0 0 8 1 .I 0 $ + t A x E s = '1 .2 5 $ QUÉBEC LE CANADIEN SE SOUVIENT L’opposition tente encore d’éviter des élections ROBERT DUTRISAC Québec — Alors que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, juge la situation économique tellement pressante qu’il Mie la surveiller quotidiennement, les deux partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont offert, hier, leur pleine collaboration au premier ministre Jean Charest afin d’éviter des élections.Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, a demandé au premier ministre qu’il dépose une liste des projets de loi ou des mesures de nature budgétaire sur lesquels son parti est prêt à travailler afin d'affronter la situation économique.La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a fait valoir, pour sa part, que la crise commandait des actions immédiates que le déclenchement des élections empêcherait «La population veut que le premier ministre sorte son nez des chiffres de sondages, qu’il mette son nez dans les chiffres de l’économie puis qu’il se mette au travail.Et il sait qu’il a la collaboration des partis d'opposition à l’Assemblée», a affirmé Mario Dumont au _ cours d’un point de presse.Jean Charest a M la sourde oreille, hier.Dans ses répliques teintées d’ironie, le premier ministre a accusé l’ADQ de vouloir parler de la réouverture de la Constitution, un sujet dont les adéquistes ont discuté lors de leur conseil général de la fin de semaine, plutôt que d’économie.«Entre ce que dit le chef de l’ADQ et cf qu’il fait, il y a un monde de différence», a-t-il dit A la chef péquiste qui l’accusait d’être 4rresponsable en laissant la porte ouverte à des élections hâtives», ]em Charest VOIR PAGE A 10: OPPOSITION ¦ Lire aussi l’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 8 La ministre des Finances estime que la situation financière nécessite une surveillance quotidienne f ¦ ' -i .'.¦A '-"A t &vV .JACQUES NADEAU LE DEVOIR A EUX SEULS, ils ont mené le tricolore à 16 coupes Stanley: les anciens entraîneurs Dick Irvin Sr., Hector «Toe» Blake et William «Scotty» Bowman, véritables piliers des glorieuses années du Canadien, sont désormais immortalisés au Centre Bell.C’est derrière les sections 104 à 107 qu ’une cérémonie les a intronisés hier au sein de l’«Allée des Bâtisseurs» avant le match contre les Hurricanes de la Caroline.Ci-dessus, Dick Irvin Jr, animateur retraité de la soirée du hockey à la CBC, admire aux côtés de William «Scotty» Bowman la colonne honorant son père, décédé en 1957.Nos informations en page B 8.Valeurs nutritives L’information des emballages serait inefficace FABIEN DEGLISE Calories, lipides, glucides, sodium, vitamine A, sucres, fibres.Le tableau des valeurs nutritives dont la présence est obligatoire depuis trois ans sur tous les produits vendus au Canada aurait finalement une portée bien limitée en matière de santé publique.C’est du moins ce qu’estiment aujourd’hui les défenseurs des droits des consommateurs qui remettent $érieusement en question cet outil d’information diététique et appellent même à une solution de remplacement simplifiée.«Qui prend le temps de lire tout ça, se demande Michel Arnold, directeur général d’Option Consommateurs?Nous sommes pour l'information nutritionnelle, et c’est pour cela que nous demandons au gouvernement de faire preuve d’imagination pour simplifier l’information livrée au public et la rendre ainsi accessible au plus grand nombre possible.» Blogging Tories Student Leadership Seminars MANNING CENTRE iMWawfK** cm»»* !«*** w Click Here to Register Now ! >¦, Blogging ERVATIVE ENT10N EMRJtoBMQS! : N t «re 903 acbv* oson*.(1 togged on.) Your Nenni Ybu»-em*l Register User StJrtlBttc* Le site bloggingtories.ca recense et facilite la transmission d’information entre tous les blogues de droite au pays.Des blogueurs invités au congrès du PC À Winnipeg, les blogueurs de droite du Web seront traités sur le même pied que les journalistes VOIR PAGE A 10: EMBALLAGES ACltV LUCAS JACKSON REUTERS Option Consommateurs propose de simplifier, par des symboles de couleurs ou des pictogrammes, l’information nutritionnelle apparaissant sur les emballages.INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Carrières.B 5 Culture.B 10 Décès.A 2 Économie.B 1 N Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo.B 6 Monde.B 6 Mots cn>isés.B 7 Sudoku.B 4 Télévision.B 8 La droite et la gauche politique au Canada se livrent un duel de tous les instants dans la blogosphère.Ces agents d’information — et de propagande — auront un nouveau champ de bataille dans deux semaines: le congrès du Parti conservateur.La formation de Stephen Harper a choisi d’accréditer formellement les blogueurs, au même titre que les journalistes.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Parti conservateur considère que les blogueurs représentent une source d’information «légitime» et qu’ils ont une influence de plus en plus importante dans le débat public.A tel point que la formation de Stephen Harper leur a réservé une place de choix au prochain congrès du parti, qui aura lieu à Winnipeg du 13 au 15 novembre prochain.Ces commentateurs sur le Web auront la même accréditation que les journalistes et bénéficieront des mêmes installations.«Le Parti conservateur du Canada reconnaît l’importance grandissante des blogueurs pour transmettre notre vision aux Canadiens.Aussi, le Congrès national 2008 du Parti conservateur du Canada accréditera officiellement des blogueurs», peut-on lire sur le site Inter- net du PC, dans la section réservée aux accréditations.Mais ne s’inscrit pas qui veut.Le parti a créé une grille d’analyse pour choisir qui aura la pennission de couvrir l’événement.«L’accréditation des blogueurs reposera sur divers facteurs, notamment l'intérêt, l’espace disponible au Congrès, l’attrait et l’influence du blogue, la quantité de contenu original typiquement généré par le blogue.», poursuit le formulaire d’accréditation.On parle ici des vrais blogueurs et non pas des journalistes des grands médias qui tiennent aussi un blogue.Au Canada, le Parti conservateur est la première formation politique à inviter formellement les blogueurs à travailler à son congrès.Le Parti libéral avait accueilli VOIR PAGE A 10: BLOGUEURS Une autre tuile pour Dumont ?Le n°2 de TADQ, Gilles Taillon, hésite à se représenter dans Chauveau ANTOINE ROBITAILLE Québec — A une semaine du déclenchement des élections générales au Québec, le numéro deux adéquiste, Gilles Taillon, hésite à se porter de nouveau candidat dans sa circonscription de Chauveau.«Je ne le sais pas, je veux réfléchir», a-t-il confié au Devoir hier.S’il certifie qu’il sera candidat pour l’Action démocratique au scrutin prochain, le critique adéquiste en matière de Finances soutient que «si M.Charest décide d’y aller, il va falloir y penser rapidement.On n’aura pas 24 heures pour prendre une décision» sur la circonscription où il sera candidat.«Je reste, c’est clair», a insisté M.Taillon hier, soulignant qu’il était responsable de la (préparation du programme de la campagne» de la formation politique, a-t-il dit, niant qu’il soit en train de se désengager de l’ADQ.Le député a toutefois confirmé au Devoir ce qu’une rumeur persistante indiquait: il a songé cet automne à réduire au minimum ses activités politiques, voire à quitter la politique, principalement en raison du mauvais état de santé de son épouse, qui habite à Gatineau.La circonscription de Chauveau, elle, est située dans le nord de la région de Québec.Les fréquents allers-retours entre la maison et la circonscription sont longs et difficiles.Est-ce le déclenchement hâtif des élections qui prolonge la carrière politique de M.Taillon?Selon des sources que le député n’a pas contredites hier, plusieurs versions d’une lettre de démission ont été écrites ces derniers mois.Une des dernières versions fixait même une date à la mi-novembre pour l’annonce de son départi a-t-on appris.«Je ne veux pas conter de blagues, ily a eu des discussions avec le chef», a-t-il admis hier.Les deux hommes en sont venus récemment à une entente sur un «allégement» des fonctions de M.Taillon «On a convenu d’alléger mon rôle d’adjoint au chef.On a aménagé les choses pour que ce soit vivable», a-t-il confié.«Pour l'instant, je me représente.Il faut que la situation chez nous [avec son épouse] soit rétablie et on travaille là-dessus.Je ne pensais pas à 63 ans d’avoir des problèmes de conciliation travail-famille, mais c’est le cas», a-t-il commenté hier.M.Taillon, qui a été inactif pendant un mois cet été pour soigner une hernie, avait de plus convenu avec VOIR PAGE A 10: TAILLON Mario Dumont Gilles Taillon Rtpwtm mm frontière* ’mwiiiim vt at Soutenez Reporters sans frontières, achetez le nouvel album photos En vente 17$ dans les Maisons de la presse internationale ES ACTUALITES Crise financière Harper convoque les premiers ministres des provinces ARCHIVES REUTERS Stephen Harper ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper invite ses homologues des provinces à Ottawa, le 10 novembre prochain, pour parler d’économie et de la crise financière mondiale.Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a fait savoir qu’il serait au rendez-vous, même si une campagne électorale est déclenchée dans la province.Cette rencontre fait partie du plan pour l’économie annoncé par Stephen Harper le lendemain de sa victoire du 14 octobre dernier.Dçs consultations avec des chefs d’Etat étrangers étaient aussi dans ce plan, tout comme le dépôt d’un mini-budget dès cet automne.Ce mini-budget, qui prendra la forme d’un énoncé économique, devrait être dévoilé dans la dernière semaine de novembre.Le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, a précisé qu’il s’agissait «d’une première rencontre de travail entre les premiers ministres» et qu’elle serait vraisemblablement suivie d’une autre réunion du même genre «d’ici 12 mois».La rencontre permettra à Stephen Harper de prendre le pouls de ses collègues avant de s’envoler pour Washington, les 14 et 15 novembre, où il doit prendre part au sommet spécial du G20 sur la crise financière mondiale.«Les gens sont inquiets de la crise financière et ils s’attendent à ce que les gouvernements agissent de manière efficace pour protéger les acquis des familles canadiennes», a soutenu Dimitri Soudas.Il est toutefois trop tôt pour «préjuger» des résultats concrets de cette rencontre, dit-il.Une première Cette rencontre formelle des premiers ministres sera une première pour Stephen Harper, qui n’est pas un partisan des réunions avec ses homologues.Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2006, il a toujours préféré rencontrer ses homologues en tête-à-tête, ou alors les convier à un souper informel en groupe à sa résidence officielle du 24, Sussex.La dernière — et seule — réunion de ce type remonte à janvier dernier.Les discussions avaient porté sur l’aide à apporter aux secteurs manufacturier et forestier.Plusieurs premiers ministres, dont ceux du Québec et de l’Ontario, étaient restés sur leur faim.Cette fois, le Conseil de la fédération semble avoir un peu préparé le terrain, puisque Jean Charest a déjà discuté avec ses homologues des moyens à prendre pour limiter les conséquences de la crise financière au pays lors de la réunion qui s’est tenue à Montréal la semaine dernière.La question de l’économie est au centre des préoccupations dans toutes les capitales canadiennes.Les provinces et le fédéral s’attendent à ce que leurs revenus diminuent au cours des prochains mois en raison du ralentissement économique.Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, doit s’adresser demain à la communauté d’affaires de Toronto pour Élire le point sur la situation financière du pays.Ottawa prévoit un «modeste surplus» pour cette année, mais refuse de s’avancer pour les années à venir.Le gouvernement ontarien a toutefois déjà prévenu qu’il enregistrerait un déficit de 500 millions de dollars cette année.On en saura plus sur la situation financière du Québec la semaine prochaine, au moment de la mise à jour économique prévue mardi.Mais la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, ne prévoit pas de déficit pour les deux prochaines années.Le Devoir AIR PLUS PUR DANS LES VILLES CHIMIE + CRÉATIVITÉ v -'"".Ty „ ^ ¦.r Jlil'fM x ê %., y - La mise au point d'un nouveau carburant relève non seulement de la chimie et de l'ingénierie, mais aussi d'une certaine créativité.Parce que pour créer un produit différent, il faut partir d'un point de vue différent.Comme penser à transformer le gaz naturel, un combustible plus propre, en carburant liquide.Résultat : le carburant GTL, qui est déjà utilisé dans les autobus, taxis et camions de certaines villes du monde pour aider à réduire la pollution de l'air.Shell Canada fait partie du groupe mondial de sociétés Shell qui produisent du GTL.Ce carburant est actuellement offert dans 11 pays d'Europe.DES SOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES ADAPTÉES AUX RÉALITÉS D'AUJOURD'HUI.WWW.SHELL.CA/ENERGIE-REALITE LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 » OCTOBRE 2 0 0 8 A 3 Harper sans Bush Manon CORNELLIER La politique étrangère canadienne influe rarement sur l’issue d’une élection.Elle le peut d’autant moins que l’on n’en parle à peu près pas durant les campagnes électorales fédérales.La dernière n’y a pas fait exception.Le premier ministre Stephen Harper s’est permis un saut dans l’Arctique pour réaffirmer sa volonté d’y protéger la souveraineté canadienne, un discours récurrent chez les gouvernements canadiens soupçonnés d’être trop près de leurs alliés américains.M.Harper a aussi répété que la mission en Afghanistan pren-drait fin, comme promis, en 2011, mais il l’a fait lors d’un petit déjeuner avec les journalistes.Entre une gorgée de café et une bouchée de toast, en quelque sorte.Quel contraste avec la campagne présidentielle américaine où les candidats démocrate et républicain, Barack Obama et John McCain, ont tous deux fait des discours sur la politique étrangère et ont même croisé le fer pendant un débat entier sur cet enjeu.?L’arrivée d’un nouveau président va changer la donne à Washington et sur la scène internationale, mais jamais Stephen Harper, qui a toujours fait des bonnes relations avec Washington une priorité, n’a donné d’indices qu’il en prenait acte ou qu’il s’y préparait Or, à cette heure, la semaine prochaine, on devrait connaître l’identité du prochain occupant de la Maison-Blanche.Et peu importe qui sortira gagnant, le résultat posera des défis au premier ministre Harper.S’il a des atomes crochus avec le candidat républicain John McCain, il n’est quand même pas sur la même longueur d’onde que lui pour une foule de dossiers.On n’a qu’à citer celui de la lutte contre les changements climatiques que McÇain lie à deux autres enjeux majeurs, la sécurité des Etats-Unis et son indépendance énergétique.Barack Obama va exactement dans le même sens.Les deux préconisent d’ailleurs un nouvel engagement américain dans le processus de négociations des Nations unies pour l’après-Kyoto et promettent l’adoption de cibles absolues de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), ce que rejette le gouvernement Harper, de plus en plus isolé sur ce sujet Les cibles mises en avant par les deux candidats présidentiels prennent aussi pour année de référence celle inscrite dans le protocole de Kyoto, soit 1990.Le gouvernement Harper, lui, s’accroche, seul encore, à l’année de référence 2006.Les deux candidats ont aussi promis de mettre la clé dans la prison de Guantanamo où croupit toujours le jeune Canadien Omar Khadr, le seul citoyen occidental à ne pas avoir été rapatrié par son pays.Stephen Harper ne pourra plus se cacher derrière le paravent américain pour justifier son inaction dans ce dossier.D devra finalement agir.La question de l’Afghanistan pourrait aussi prendre une tournure inattendue si Barack Obama l’emportait Ce dernier veut y concentrer les ressources militaires américaines, car le front afghan représente à ses yeux le cœur de la lutte contre le terrorisme.Or, il ajoute vouloir renforcer l’OTAN, qui y dirige la mission actuelle, et convaincre ses membres d'en faire plus pour, dit son programme, «les opérations de sécurité collective».Dans ce contexte, le retrait promis des forces canadiennes en 2011 peut se révéler difficile à réaliser sans indisposer Washington, à moins qu’Otta-wa n’ait un plan de sortie approprié.Pour l’instant, on n'en a jamais entendu parler.Et il y a l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA- McCain y tient, mais Obama a déjà dit vouloir le renégocier, du moins en partie.Le gouvernement Harper ne sera pas le mieux placé pour le convaincre du contraire, lui qui a contribué à la défaite du candidat démocrate lors de la primaire de l’Ohio avec la fuite, le printemps dernier, d’une note diplomatique laissant entendre que la promesse d’Obama de revoir l'ALENA n’était que du vent ?Il est difficile de prédire à quelle enseigne logera Stephen Harper sur ces dossiers qui ne sont qu’un échantillon de ce qui l’attend.Bien qu’il ait beaucoup écrit au fil des ans sur la fiscalité, l’économie et le fédéralisme, il n'a jamais produit un document reconnu résumant son approche des affaires internationales.On en est donc réduit pour se faire une idée, à réunir des positions, décisions et gestes épars.On connaît son intérêt pour les relations canado-américaines et la défense, mais sa tentative de stratégie a été mal reçue tant elle ressemblait à une liste d’épicerie.De stratégie, il n’y avait point, encore moins d’analyse pour justifier les achats militaires envisagés.La diplomatie canadienne, de son côté, n’a pas joui du même appui.Au contraire, elle a même été affaiblie.Le manque d’initiative sur la scène internationale s’est traduit par une banalisation du rôle du Canada dans de nombreux forums internationaux.Un état de fait préoccupant quand on sait qu’Obama a promis de redonner ses lettres de noblesse à la diplomatie américaine.Depuis l’arrivée du gouvernement Harper au pouvoir, le Canada s’est davantage démarqué par son obstruction, comme lors des conférences des Nations unies sur les changements climatiques ou de l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.Il a abandonné le leadership qu’avait pris l’ancien premier ministre Paul Martin en faveur de la création d’un forum des leaders des pays riches et des pays émergents, le fameux G20.Le président Bush s’y opposait, mais qui aujourd’hui la ressuscite pour se sortir du bourbier finander?Nul autre que George W.Bush.Et Stephen Harper ne peut qu’accepter l'invitation.Au-delà des affinités ou inimitiés à assumer, le Canada devra s’adapter à la fin de l’ère Bush et de sa doctrine.L’arrivée d’un nouveau joueur à Washington pourrait donc — et ce serait bienvenu — forcer Stephen Harper à plus de clarté sur des dossiers difficiles et à finalement traiter avec plus de sérieux le choix de son ministre des Affaires étrangères.Ce sera d’ailleurs son premier test et il pourrait venir dès jeudi.POLITIQUE W 1, 31 octobre iBhOO 4-382-3913 Pierre Marc Johnson prendra la relève de Jean Charest aux côtés des premiers ministres de quatre autres provinces Sa mission : reconquérir la Chine L’ancien premier ministre veut réchauffer les relations qui se sont refroidies depuis que Stephen Harper dirige le Canada C’est l’ex-premier ministre Pierre Marc Johnson qui remplacera, à titre bénévole, Jean Charest, dans l’importante mission en Chine de cinq provinces canadiennes.Ce «Team Canada» nouveau genre a des visées économiques, mais aussi politiques, a expliqué au Devoir M.Johnson.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Réchauffer des relations Canada-Chine récemment refroidies par le gouvernement fédéral de Stephen Harper, voilà une des tâches que remplira Herre Marc Johnson, le remplaçant confirmé du premier ministre Jean Charest, lors de l’importante mission qu’il doit y diriger, du 2 au 7 novembre.M.Charest a annoncé lundi qu’il ne participerait pas à ce voyage conjoint de cinq premiers ministres provinciaux.Officiellement, il doit préparer la mise à jour économique qui sera présentée le 4 novembre, selon la date révélée hier.Officieusement, le chef de gouvernement travaillera au déclenchement des élections générales, le lendemain.Lundi, il avait noté que la mission serait «présidée du côté québécois par une personne [.] au plus haut niveau pour nous représenter».Pierre Marc Johnson, qui avait présidé l’importante commission d’enquête sur l’effondrement du Pont de la Concorde, a été confirmé hier comme remplaçant du premier ministre.L’ex-premier ministre venait tout juste de «jeter un coup d’œil sur les cahiers de breffage du premier ministre» lorsque Le Devoir Ta joint hier.Il rentrait justement d’un voyag:e dans l’Empire du Milieu: «J’étais à Pékin il y a trois jours.» D s’apprêtait de toute façon à y retourner — se «taper un autre décalage de 12 heures» — au nom de son cabinet d’avocats, Heenan Blaikie.Il doit aussi préparer, pour le compte d’un institut européen, une conférence (qui doit se tenir en 2009) sur le thème du développement durable et des changements climatiques.«J’étais déjà conditionné à ce qui se passait dans cette délégation.Le premier ministre savait que je devais m’y rendre», a dit l’ancien patron de Raymond Bachand.Ce dernier, ministre du Développement économique, a aussi annulé sa participation à la mission, hier.Tensions Chine-Canada «Depuis quelque un an et demi, souligne M.Johnson, il y a eu un certain nombre de tensions entre le gouvernement du Canada et le gouvernement Chinois.» Celles-ci ont créé «un certain froid au niveau politique, même si, au niveau économique, les choses sont “chaudes’’».Ce type de situation, a commenté M.Johnson, «a toujours des répercussions sur les rapports économiques» à terme.Il donne l’exemple suivant le Canada n’est pas un pays désigné comme «destination touristique» pour la Chine.«Et cela a un effet considérable sur l’émission de visas pour les Chinois», note-t-il.C’est pour cette raison qu’un nombre «relativement petit» de visiteurs chinois se rendent au Canada annuellement.M.Johnson rappelle que le premier ministre Charest est intervenu à la dernière réunion du Conseil de la fédération pour convaincre ses homologues que «ce serait une bonne chose que les gouvernements provinciaux manifestent leur présence» en Chine.«Non seulement dans un but économique, mais aussi politique», a précisé M.Johnson.Plusieurs Chinois, dont un ancien ambassadeur de la république populaire au Canada, se montrent ravis de la démarche des provinces, soutient M.Johnson.«Uy a un momentum de ce côté» et cet accueil chaleureux fait partie d’une «politique que le gouvernement a énoncée publiquement».Justement l’absence du premier ministre Charest dans cette importante mission, ne froissera-t-elle pas les Chinois?M.Johnson répond évidemment par la négative, soutenant que ceux-ci «comprennent très bien qu’on vit dans un système multipartite qui passe par des élections.Ils savent comment ça fonctionne au Canada».Craignant que son commentaire puisse être interprété comme une confirmation du déclenchement des élections le 5 novembre, l’ancien politicien se reprend: «Et que le premier ministre soit en réflexion sur la possibilité d'élections ou qu'il y en ait effectivement, ce sont des situations auxquelles les Chinois sont tout à fait sensibles.Ils comprennent que nos processus démocratiques ont une priorité sur à peu près n’importe quoi», explique-t-il.Il souligne par ailleurs que des gens d’affaires participeront à la mission, car la dimension économique en sera importante.«De plus en plus, il y a des efforts qui sont faits pour amener des intérêts chinois à investir au Canada», note-t-il.Le mandat de M.Johnson en Chine s’exécutera à titre bénévole, a-t-il précisé.«Je ne suis pas embauché.Je fais ça bénévolement.Ce n’est pas la première fois que je fais les choses bénévolement pour les causes collectives! Je n’ai pas de mandat rémunéré pour ça.Mais le gou vernement, f espère, va s’acquitter de mes dépenses», a-t-il ironisé.Le Devoir Les échanges économiques peuvent souffrir de relations politiques tendues Succession de Stéphane Dion McKenna renonce à être de la course Le chef démissionnaire laisse durer le suspense à propos de Céline Hervieux-Payette HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — La course commence à peine qu’une première défection de taille survient.L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Franck Mc-kenna a annoncé hier qu’il ne se porterait pas candidat à la succession de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral du Canada.«Bien que les témoignages d'appui envers moi dans l’ensemble du pays me touchent profondément, ma résolution de longue date de quitter la vie publique pour de bon n’a pas changé», a fait savoir M.McKenna par voie de communiqué de presse.«Mon seul regret est de ne pas pouvoir combler les attentes de mes amis et de mes partisans qui ont fait preuve d’une grande loyauté à mon égard.» 11 a décliné toute demande d’entrevue.M.McKenna faisait l’objet d’une intense cour depuis que M.Dion a annoncé son départ.Ce week-end, des organisateurs libéraux lui avaient demandé d’afficher rapidement ses couleurs de manière à ce qu'ils puissent à leur tour choisir leurs allégeances pendant cette période de maraudage intensif.M.McKenna estime que la tâche du prochain chef sera de longue haleine et qu’il n’a tout simplement pas tout ce temps à offrir.«Le défi associé à une victoire à la direction du parti, au rétablissement de la santé du Parti libéral et à un retour à un gouvernement libéral majoritaire exige un engagement à long terme que je ne suis pas prêt à prendre.» M.McKenna a été premier ministre de sa province de 1987 à 1997 et a servi comme ambassadeur du Canada à Washington de 2005 jusqu’à l’arrivée en poste de Stephen Harper, début 2006.Fraîchement élu avec 58 sièges sur 58 en 1987, il a été le premier premier ministre provincial à émettre des doutes à l’endroit de l’accord du lac Meech.L’histoire retient de lui qu’il a contribué à torpiller l’accord constitutionnel.Dominic LeBlanc Un seul député a jusqu’à présent officiellement annoncé qu’il serait de la course: Dominic LeBlanc, lui aussi du Nouveau-Brunswick.M.LeBlanc, qui siège à la Chambre des communes depuis 2000, est acadien et, de ce fait, parfaitement bilingue, ce qui n’était pas le cas de M.McKenna.M.LeBlanc souhaite, par sa candidature, faire le pont entre les francophones et les anglophones du pays.Sa jeunesse relative — il aura 41 ans le 14 décembre prochain — lui permet de se présenter comme la nouvelle génération de militants et ainsi courtiser ceux au sein du parti qui craignent un affrontement des titans Bob Rae et Michael Ignatieff.et les guerres intestines qui pourraient s’ensuivre.M.LeBlanc est un parlementaire aguerri qui a fait la vie dure aux conservateurs lorsque leurs méthodes de financement douteuses ont été scrutées en comité de la Chambre des communes.Fils de Roméo LeBlanc, un ministre sous Pierre Elliott Trudeau et gouverneur général de 1995 à 1999, il a très jeune vu défiler à la maison tout le gratin politique canadien.Par ailleurs, sur le front organisationnel, la crise qui a avalé la sénatrice Céline Hervieux-Payette n’a pas connu de conclusion hier.Lundi soir, le conseil de direction de Taile québécoise du PLC a voté une motion demandant à ce qu’elle ne soit pas reconduite dans ses fonctions de lieutenante pour le Québec et que le poste soit laissé vacant jusqu’à ce que M.Dion parte.Le chef et sa lieutenante ne se sont pas parlé hier.Ils doivent le faire aujourd’hui.Le conseil a aussi recommandé que la sénatrice perde son poste de leader de l’opposition au Sénat au profit du sénateur de Nouvelle-Écosse, Jim Cowan.Ce remplacement n’a pas été confirmé officiellement, mais l’équipe de la sénatrice commçnçait à faire ses boîtes hier.La venue de M.Cowan est inéluctable.Le Devoir LAVAL LONGUEUIL GATINEAU OTTAWA QUÉBEC i155,JulM-Brfat 848, Trans-Canada 1201, St-Josfph 1480,OiCyrvllle SJÎT.WilIrld-HamelO.514-335-2050 514-338-2050 819-778-531i 611-288-2808 418-8/M888 wwwjytco.com 1-800-361-9232 514-335-2050 -a»V- J’essaie de vous éviter un procès François Gcndron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Montréal-Nord, du conflit urbain à l’humanisation du quartier?Montréal-Nord TABLE RONDE Jeudi 30 octobre 2008 19 h UQAM • Studio-théâtre-Alfred-Uliberté Pavillon Judith-Jasmin, salle J-M400 40B, rue Sainte-Catherine Est (coin St-Denis) {§3 Berri-UQAM Avec la participation de 't Jean-Claude Icart, Chaire de recherche eur l’immigration, l’ethnicité et la citoyenneté, UQAM 'r Patrice Rodriguez, Parole d’ExciuEs ^ Jean-Pierre Beauchamp, Montréal-Nord en aanté, h Ketty Lapierre, Entre-Parente Cet événement est organisé par la Chaire de recherche sur les conflits eocioterritoriaux et ta gouvernance locale (UQAM) et la Chaire de recherche eur l’immigration, l’ethnicité et ia citoyenneté (UQAM).ENTRÉE LIBRE UQÀM Prenez position mcomellier@ledevoir.com LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 OCTORRE 20 08 A 4 LES ACTUALITÉS ¦ ¦.v- y ;j.'; ;¦ W&SBËnEKBÈÊ WM 1 Le Grand AAontréal Réduction de la limite de vitesse à 40 km/h à Montréal Le projet avance à pas de tortue Dollard-des-Ormeaux refuse de joindre sa voix à celles des autres municipalités de l’agglomération L’espace pour se réaliser La CMM dévoile sa nouvelle image JEANNE CORRIVEAU T e Grand Montréal.L’espace ^ -L/pour se réaliser.» Voilà le slogan qu’ont adopté les 82 villes membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour promouvoir la région à l’étranger.Toute l’opération de «branding» du Grand Montréal, qui comprend la création d’un logo, de slogans et d’une stratégie de promotion, a coûté 487 000 $ aux municipalités de la CMM.L’image de marque élaborée par la CMM et dévoilée hier par The Gazette, est le résultat de deux ans de travail et de consultations auprès des 82 maires et de nombreux représentants d’organismes socio-économiques et culturels de la grande région.A la suite d’un appel d’offres lancé par la CMM, le consortium formé des firmes National, Léger Marketing et Co Création et Gestion graphique inc., a obtenu le contrat d’une valeur de 400 000 $ visant à développer la stratégie et à concevoir une identité visuelle pour la région.«Ce qu’on voulait faire, c’est convaincre 82 maires de parler d'une seule voix à l’international de façon à avoir plus d’impact», a expliqué hier Yves Charette, coordonnateur au développement économique métropolitain à la CMM.C’est un projet qui va nous aider à promouvoir la région sur la scène internationale de façon à attirer des talents et des entreprises.» Cette initiative fait écho aux stratégies de branding élaborées par plusieurs grandes métropoles du monde, dont Barcelone, Lyon, Londres et Berlin.Le logo créé pour l’occasion est composé d’un «M» stylisé comportant cinq couleurs pour représenter les cinq grands partenaires de la région, soit Montréal, Laval, Longueuil et les villes de la couronne nord et celles de la couronne sud.Les villes et les entreprises pourront utiliser cette nouvelle image lors d’opérations de promotion économique à l’étranger.«On a voulu représenter la créativité du Grand Montréal.C’est un logo caméléon qu’on pourra utiliser avec toutes les combinaisons [de couleurs] possibles», ajoute M.Charette.Le branding du Grand Montréal a été approuvé par les élus de la CMM lors de la séance du 2 octobre dernier et devrait être utilisé à partir de 2010.Tourisme Montréal salue la stratégie de la CMM, mais l’organisme n’utilisera pas cette identité, car elle dispose déjà de son propre branding depuis dix ans et d’un logo créé en 1997, a indiqué hier le vice-président, Pierre Bellerose.Tourisme Montréal a toutefois été consulté par la CMM au cours des derniers mois.«On est la première organisation montréalaise à avoir fait cette démarche de branding.Mais à l’étranger, quand c’est touristique, c’est l’image de Tourisme Montréal qui va représenter la ville», a-t-il dit Le Devoir JEANNE CORRIVEAU L> administration du maire Gé-r raid Tremblay n’a pas obtenu l’unanimité qu’elle souhaitait pour réduire à 40 km/h la vitesse par défaut sur l’ensemble de l’île de Montréal.Lors d’une séance du conseil d’agglomération hier, la Ville de Dollard-des-Ormeaux a refusé d’entériner une résolution proposée par Montréal demandant à Québec d’amender le Code de sécurité routière.Le maire de Dollard-des-Or-meaux, une des quinze villes liées de l’agglomération, ainsi que le conseiller municipal qui l’accompagne ont voté contre la résolution de l’administration Tremblay.Montréal cherche depuis deux ans à obtenir de Québec un amendement législatif du Code de sécurité routière afin d’abaisser à 40 km/h les limites de vitesse sur l’ensemble du territoire de l’agglomération.La ministre des Transports, Julie Boulet, avait de- mandé que toutes les villes de l’île adhèrent à ce principe avant d’agir.En mai dernier, la Ville pensait avoir obtenu ce consensus, mais l’unanimité n’aura finalement pas été obtenue.La contestation de Dollard-des-Ormeaux empêchera-t-elle Montréal de réaliser son projet?Daniel Desharnais, l’attaché de presse de la ministre Boulet, n’a pas été en mesure, hier, de répondre à cette question.Il ignorait d’ailleurs qu’une telle résolution était à l’ordre du jour de la séance du conseil d’agglomération.La ministre prendra connaissance du vote avant de se prononcer, a précisé M.Desharnais.Dès décembre 2007, la ministre s’était pourtant montrée favorable à la demande formulée par l’administration Tremblay.D’ailleurs, plusieurs arrondissements montréalais, dont Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâ-ce et LaSalle, et plusieurs villes liées comme Westmount et Poin- te-Claire, ont déjà réduit à 40 km/h les limites, de vitesse sur leur territoire.A l’origine, Montréal cherchait à simplifier la procédure pour l’ensemble des villes de l’île.Une mesure globale évitait à l’agglomération d’avoir à installer H 000 panneaux de signalisation.En décembre 2007, Québec a modifié le Code de sécurité routière afin d’accorder aux municipalité plus d’autonomie dans leurs décisions concernant les limites de vitesse.Mais cette modification n’a pas réglé le problème soulevé par Montréal.«Une demande très simple s’est avérée extrêmement compliquée à faire aboutir», a commenté hier André Lavallée, responsable du dossier du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal.Mais je pense qu’un vote à 99,9 %, c’est un bon consensus.» La mesure est importante, dit M.Lavallée, car une réduction de la limite de vitesse diminue de fa- çon significative les risques de blessures ou de décès chez les piétons impliqués dans un accident de la route: «Cest une mesure facile d’application à l’ensemble du territoire.On propose que la vitesse soit de 40 km/h de façon générale, ce qui n’empêche pas chaque arrondissement et chaque ville défusionnée de prescrire sur son territoire des zones de 30 km/h ou de 50 km/h sur le réseau artériel.[.] C’est une question de coûts, mais également de compréhension pour les automobilistes.» Montréal, qui pensait pouvoir réduire la vitesse sur le territoire de l’agglomération dès cet automne, envisage maintenant de réaliser son projet à l’été 2009 pour autant que la ministre accède à sa demande.Lundi soir, l’ensemble des élus montréalais avaient appuyé l’initiative de l’administration à l’occasion de la séance du conseil municipal.Le Devoir mtm JACQUES NADEAU LE DEVOIR kv MB' f r MIEUX Si#: ¦ «J'étais bien curieux de répondre au questionnaire et mon rapport m'a permis de mieux connaître ma consommation en kilowattheures etc*n dollars surtout!» - Marcel Saint-Pierre, Blainville «Comme il est bien détaillé, le rapport de recommandations m'a permis de comprendre et de mieux gérer ma consommation d'électricité.» - Mohammed Bel'Hadj, Montréal «J'ai trouvé le questionnaire en ligne extrêmement convivial et facile à remplir.J'ai vraiment trouvé qu'il était très, très bien conçu.Ça nous permet aussi d'avoir le rapport immédiatement.» - David Belliveau, Montréal ri : iL, «J'ai vraiment apprécié le calcul des économies potentielles compris dans le rapport de recommandations.C'est facile de voir où on peut économiser de l'argent.Depuis qu'on a reçu le rapport, on a remplacé tôus les thermostats de la maison par des thermostats électroniques.» - Marie-France Dubois, Laval ¦ ¦ 1 - m «Je trouve que, si nous pouvons parvenir à faire des économies d'argent en améliorant notre consommation d'énergie, c'est positif autant pour nous que pour l'environnement.» - Simon Dufour, Blainville MMMà mwmi ËÆ/m/Wf'' WmWmm- ¦ COIS, er.¦¦¦ > w_- ¦ ; -Æ * liliÉl BIMs «J'ai adoré que le rapport soit personnalisé selon mes habitudes à moi ! Depuis que je l'ai reçu, j'ai fait plein de changements.» - Évelyne Poitras, Laval « ¦f** " ^ t ' '9 '.'rky**^*' ' lïyp'"A'iiw “ ; tfw®, 11, ' n ilw ' 'mMm Remplissez le questionnaire1 en visitant courantcollectif.com/temoignages3 Pour en obtenir un exemplaire papier, composez le 1800 ÉNERGIE (1800363-7443).«s» .Hydro k Québec WÊÊÊM LE POUVOIR N'AURA JAMAIS ÉTÉ AUSSI INFINI Vidéotron annonce la construction de son tout nouveau réseau sans fil de dernière génération.Avec ce grand projet qui met de l'avant l'investissement d'un milliard de dollars et favorise la création de 1000 nouveaux emplois, Vidéotron jette les fondations d'une ère nouvelle en matière de télécommunications au Québec.Nous entendons ainsi pousser encore plus loin notre engagement d'offrir aux gens d'ici le meilleur de la technologie et du divertissement.Ghez Vidéotron, le pouvoir infini de demain se dessine par nous, pour vous, dès aujourd'hui.videotron.com/reseausansfil > Une compagnie de Québécor Media i LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 OCTOBRE 2008 LES ACTUALITÉS Tests fautifs lors du dépistage du cancer du sein Le premier ministre de Terre-Neuve s’excuse Saint-Jean,T.-N.-L — Le premier ministre de Terre-Neuve-et-La-brador, Danny Williams, a profité hier de son témoignage à la commission d’enquête publique sur des erreurs de laboratoire liées au traitement du cancer du sein pour s’excuser au nom de son gouvernement et de ceux qui l’ont précédé.Sur un ton qui contrastait avec les critiques qu’il avait adressées à la commission par le passé, M.Williams s’est excusé auprès des centaines de patientes qui n’ont pu recevoir les traitements susceptibles de leur sauver la vie à cause des erreurs.Son gouvernement accepte la pleine responsabilité des actions prises par lui et les gouvernements passés, qui pourraient avoir accru l’angoisse des patientes et de leurs proches, a-t-il dit Plus tôt au cours de son témoignage, M.Williams avait indiqué que son ministre de la Santé aurait ARCHIVES REUTERS Danny Williams B Mi 'iLm V2L J dû lui dire, trois ans auparavant, que des patientes décédées du cancer du sein auraient pu être traitées par hormonothérapie s’il n’y avait pas eu d’erreur dans leur test diagnostique.Le premier ministre a soutenu que des leçons ont été tirées de cette défaillance des communications.Il a expliqué avoir ordonné, depuis, aux membres de son gouvernement de lui faire part de tout problème urgent Les membres de la commission d’enquête cherchent à déterminer comment environ 400 patientes atteintes d’un cancer du sein ont pu recevoir des résultats inexacts à la suite d’examens, et si les autorités ont réagi à la situation de façon appropriée et à temps.Plus tôt cette année, le premier ministre avait accusé la commissaire et le procureur de la commission de se livrer à «une chasse aux sorcières» parce qu'ils avaient interrogé des membres de son gouvernement et du personnel de son bureau.L’enquête a notamment permis d’entendre des témoignages selon lesquels le laboratoire ayant traité les tests diagnostiques connaissait des pénuries de personnel, des problèmes de communication, que ses employés n’avaient pas reçu une formation adéquate et qu’il manquait de contrôles à l’interne.Certains éléments de preuve soumis à l’enquête avaient par ailleurs suscité des questions sur la version des événements donnée par le premier ministre, notamment sur le moment où il a été informé des erreurs.La juge Margaret Cameron qui préside la commission d’enquête doit remettre un rapport définitif assorti de recommandations d’ici à la fin du mois de février.La Presse canadienne mÊÊÊÊÊË i’i ' ' ¦ mm:- MM BiS* ¦ ARCHIVES REUTERS Les oméga-3 protègent aussi contre l’alzheimer AMÉLIE DAOUST-B01SVERT Que ce soit contre le cancer du sein, l’arthrite, les maladies cardiovasculaires ou le cholestérol en excès, les scientifiques ont décidément apprêté les oméga-3 à toutes les sauces.La miraculeuse molécule d’acide gras semblait même apporter ses bontés au cerveau, ce que confirme une étude de pharmacologues de l’Université Laval qui souligne son rôle protecteur dans la maladie d’Alzheimer chez la souris.Publiés dans la dernière édition en ligne de la revue Neurobiology of Aging, les résultats de Frédéric Galon amènent de l’eau au moulin en ce qui concerne le lien entre une alimentation grasse et le développement de l’alzheimer, exploré depuis quelques années.«On sait que l’alzheimer a des facteurs génétiques et environnementaux, car des jumeaux peuvent le développer à quelques années d'intervalle, explique le pharmacien.Retarder la maladie peut avoir un grand impact, puisqu'elle apparaît à un âge avancé.» Pendant plusieurs mois, l’étudiant au doctorat Cari Julien a soumis des souris transgéniques souffrant d’alzheimer à une alimentation typiquement nord-américaine: riche en gras animal et pauvre en oméga-3.Le cerveau de ces souris modèles produit des protéines tau et les protéines bêta-amyloïdes, comme les personnes aux prises avec la maladie.«La diète a augmenté dans leur cerveau ces deux marqueurs neurologiques de la maladie d’Alzheimer et a diminué encore plus une autre protéine, la dré-brine, par rapport à la souris soumise à la diète contrôle», rapporte Frédéric Galon.La drébrine manque à l’appel dans le cerveau des victimes de Talzheimer.Même s’il a étudié la souris, le scientifique conclut que l’alimentation nord-américaine forte en gras et faible en oméga-3 pourrait nuire aux personnes prédisposées à la maladie d’Alzheimer.Il approuve même l’adoption immédiate d’un régime abondant en oméga-3, puisqu’*!/ n’y a aucun risque et de possibles bénéfices».Frédéric Galon précise que le Nord-Américain moyen consomme cinq fois moins d’oméga-3 que l’apport optimal.Le pharmacien et biochimiste avait déjà déterminé que les oméga-3 jouaient un rôle dans la prévention de la maladie de Parkinson.Cette autre recherche chez la souris soumise à une alimentation riche en oméga-3 constatait le maintien des taux de dopamine dans leur cerveau, un neurotransmetteur impliqué dans le mouvement qui manque chez les malades.Il faudra explorer davantage le lien entre obésité, diabète et maladies neurodégénératives: «Le diabète est très nocif pour les petits vaisseaux sanguins où le sucre peut s’accumuler.Comme le cerveau est l’organe le plus gourmand en sang, ça l’affecte», résume simplement Frédéric Galon.En août dernier, l’expert de Phoenix Mitchell Harman a d’ailleurs publié une étude qui montre qu’une alimentation riche en oméga-3 améliore l’action de l’insuline et agit comme anti-inflammatoire.Il constate que les oméga-3 semblent adoucir l’effet de l’âge sur les cellules du corps.«Les changements métaboliques induits par l’alimentation nord-américaine affecteraient la réponse inflammatoire dans le cerveau», avance Cari Julien.Les récentes études stimulent à cuisiner davantage avec les omé-ga-3, puisque, comme le soulignent les chercheurs, ils sont «un des rares produits alimentaires qui ont un impact direct sur le cerveau, qui ne peut en fabriquer.En changeant notre alimentation, on change assez rapidement leur concentration dans le cerveau».La meilleure façon d’en faire profiter papilles et neurones?Un bon saumon cuit en papillote, accompagné d’une salade garnie de noix et d’une vinaigrette à l’huile de lin.Le Devoir la revue mltvuiiüu, ’
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