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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2008-11-13, Collections de BAnQ.

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CRISE DE LIQUIDITES: LA BALLE EST DANS LE CAMP DES BANQUES Page B 1 ?www.ledevoir.com ?-— LE DEVOIR Vol.X C I X N " 2 5 9 ?I.E JEU D I 13 N O V E M B R E 2 0 0 8 1 , 1 0 $ + T A X E s = 1.2 5 $ Gharest refuse que la santé occulte l’écononiie ¦ Urgences: le premier ministre rejette tout le blâme sur le PQ ¦ Le PLC n’a rien réglé en six ans, répond Marois ROBERT DUTRISAC Saint-Georges — Le chef libéral Jean Charest refuse que le thème qu’il a choisi pour sa cam-pagné — l’économie d’abord — soit occulté par les problèmes du système de santé, qui constituent pourtant la principale préoccupation du plus grand nombre de Québécois, selon un sondage.Jean Charest a réitéré que l’enjeu des présentes élections, c’est de déterminer quelle équipe est la plus apte pour affronter la «tempête économique», laquelle se produira assurément, a-t-il prédit Le chef libéral a même fait le lien entre la bonne tenue de l’économie et la solution aux difficultés qui affectent le réseau de la santé.«S’il y a me chose que les libéraux du Québec ont toujours bien défendue, c’est que, pour justement se donner des politiques sociales et soutenir le système de santé, il faut créer de la richesse», a-t-il dit au cours d’un point de presse dans une usine de la Beauce.«Dans cette perspective, il nous faut une économie forte si on veut soutenir notre système de santé.» Selon un sondage Léger Marketing publié hier dans Le Journal de Montréal, 31 % des Québécois jugent que l’accès aux soins de santé est le sujet le plus important de la présente campagne électorale tandis que la protection de l’économie contre la crise financière représente l’enjeu le plus important pour 28 % des répondants.VOIR PAGE A 10: CHAREST ¦ L’éditorial de J.-R.Sansfaçon: Pourquoi la santé ?, à lire en page A 8 REUTERS LE CANADA SE DESINTERESSE-T-IL DES CONGOLAIS?m UNE FOIS de plus, des centaines de milliers de Congolais ont pris le chemin de l’exil.Depuis plusieurs semaines, dans l'est du pays, des combats ont opposé l’armée régulière, appuyée par un certain nombre de milices, à un groupe «rebelle».On a signalé de nombreuses exactions commises contre des civils, tandis que les organisations humanitaires tentent d’acheminer des vivres, des médicaments et des abris aux populations affectées par le conflit.Dans un rapport publié hier, le Conseil canadien de la coopération internationale reproche par ailleurs au Canada de se désintéresser de la République démocratique du Congo à un moment de son histoire où elle a éminemment besoin qu’on l’aide à rétablir la paix.Nos informations en page A 7.Les élections retardent l’application de l’Entente France-Québec Le Conseil interprofessionnel blâme le gouvernement ANTOINE ROBITA1 LLE Québec — Le déclenchement des élections a repoussé à plus tard la mise en œuvre de l’Entente Québec-France en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.Celle-ci fut pourtant présentée inlassablement par Jean Charest, dans ses discours de début de campagne, comme une de ses solutions au ralentissement économique.Dans le plan économique du PLQ, on en lait un des cinq volets du «nouvel espace économique» qui donnerait au Québec une «prospérité durable»-, elle est présentée comme une entente «sans précédent dans le monde».«C’est une première mondiale et c’est une partie de la réponse à un des plus grands défis économiques du Québec: le manque de main-d’œuvre.» L’entente a été paraphée en grande pompe le 17 octobre par Nicolas Sarkozy et Jean Charest La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, avait alors rappelé que le premier ministre lui avait demandé que l’entente s’applique «de.façon effective, et ce, le plus rapidement possible».Or, pour être appliquée, non seulement plusieurs négociations entre les ordres professionnels français et québécois doivent être conclues, mais l’Entente Québec-France nécessite l’adoption d’une petite loi de trois articles qui modifie le Code des professions.Celle-ci devait permettre à un ordre professionnel s’étant entendu avec son vis-à-vis français de proposer un règlement lequel serait par la suite adopté par le gouvernement Ainsi, deviendra possible la délivrance d’un permis ou d’un certificat de spécialiste «à une personne qui satisfait aux conditions et modalités que le conseil d’administration VOIR RAGE A 10: ENTENTE Jean Charest ¦ La chronique de Michel David ¦ Les nouvelles électorales > Pages A 4 et A 5 Course à trois au PLC Martin Cauchon songe à jeter l’éponge HÉLÈNE BUZZ E TT1 Ottawa — La brochette de candidats à la course au leadership du Parti libéral du Canada (PLC) se précise.et s’amenuise.Si Michael Ignatieff annoncera son intention d’y participer ce matin, tout indique que Martin Cauchon, le seul candidat québécois supposé de la course, se désistera demain.Gerard Kennedy et David McGuinty, quant à eux, ont déclaré forfait hier.Résultat la course pourrait bien flk ne compter que trois candidats.Ainsi, le clan de Martin Cau- Mar tin Cauchon chon a confié au Devoir hier que son poulain partageait les critiques formulées la veille par Denis Coderre.Le PLC a manqué, à son avis, une VOIR PAGE A 10: CAUCHON I N D K X >0 CvJ O Annonces.B 4 Avis publics.Afi Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial .A 8 Idées.A 9 Météo.B 6 Monde.A 7 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 L’école française à la traîne L’élève montréalais qui fréquente une école anglaise a deux fois plus de chances de réussir que celui qui va à l’école française, selon une étude C LAIRAN D RE E CAUCHY ’ élève qui fréquente l’école anglaise à L Montréal a deux fois plus de chances d’obtenir son diplôme de cinquième secondaire que celui qui va à l’école française.Le constat brutal, qui fait écho aux inquiétudes de Jacques Parizeau formulées plus tôt cet automne, vaut même lorsqu’on isole l’effet d’autres variables, tel le milieu socioéconomique.Voilà un des éléments qui ressortent d’une étude intitulée «L’environnement éducatif dans les écoles publiques et la diplomation des élèves de l’île de Montréal», réalisée par les chercheurs Pierre Lapointe, Roch Chouinard et Jean Archambault pour le compte des cinq commissions scolaires de l’île de Montréal.Concrètement, seulement 53 % des élèves obtenaient leur diplôme en 2005 dans les délais nonnaux dans le secteur français, comparativement à 72 % dans le secteur anglais.L’écart entre les secteurs français et anglais s’est même creusé au fil des ans: de 16 points en 1995, il est passé à 19 points en 2005.Certains pourraient cependant arguer que ces différences peuvent s’expliquer par d’autres facteurs.Or, lorsqu’on annule l’effet d'autres déterminants de la Les élèves qui ont changé d’école pendant leurs études secondaires ont deux fois et demie moins de chances de réussir VOIR PAGE A 10: ÉCOLE JACQUES N AI) K AU LE DEVOIR A 2 LE I) E V ü I K , LE JEUDI 13 NOVEMBRE 2 0 0 8 LES ACTUALITES Canada dans le monde estiment les Canadiens Sondage L’influence du est en déclin, ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les Canadiens et les Québécois estiment que l’influence du Canada dans le monde est en déclin depuis quelques années, selon un nouveau sondage de la firme Environics.On y apprend également que les Canadiens désapprouvent la déportation des déserteurs de l’armée américaine qui trouvent refuge au Canada.Le désengagement du Canada dans le protocole de Kyoto est aussi mal reçu, mais pas autant qu’on pourrait le croi- Projet de la Romaine Le préfet de la MRC donne la réplique à Roy Dupuis LOUIS-GILLES FRANCŒUR Roy Dupuis n’avait qu’à se déplacer et à venir poser ses questions lui-même aux gens d’ici» et en débattre en audiences s’il n’est pas satisfait de la manière dont la MRC de la Minganie gère le dossier de la Romaine et l’opinion de sa population.C’est ce qu’a affirmé hier au Devoir le préfet sup pléant de la MRC de la Minganie, Jean-Luc Burgess, en réaction à l’entrevue accordée au Devoir par le comédien Roy Dupuis au nom de la fondation Rivieres.Le communiqué de la MRC est intitulé «La Minganie a droit au respect».On y affirme qu’en accusant Hydro-Québec d’acheter les régions à coups de millions pour obtenir leur appui, pour mousser le projet en audiences publiques devant les instances gouvernementales et la population locale, le comédien laissait «entendre que les gens de la Minganie étaient suffisamment inconscients pour brader leurs ressources» et qu’il s’agissait d’une «manifestation de condescendance et d’un manque de respect».Pourquoi ;dors ne pas avoir attendu que la population locale se fasse une idée à partir du rapport d’audiences avant de lier les instances régionales derrière le promoteur et son projet?Le préfet suppléant se contente de répondre à cette accusation centrale du comédien «qu’on n’est pas payé pour le pousser», ce projet, même si le contrat passé avec Hydro-Québec en échanges de millions le prévoit expressément Le Devoir re.Et le rôle du gouvernement canadien dans le cas d’Omar Khadr, emprisonné à Guantanamo, est également critiqué.Le coup de sonde auprès de 2023 Canadiens (marge d’erreur de 2,2 %) a été réalisé à la demande de la Fonction Pierre Elliott Trudeau et de l’Institut québécois des hautes études internationales de l’Université Laval, qui tiennent un colloque à Montréal jusqu’à samedi.La rencontre s’intitule «Des principes exigeants et des actions convaincantes: redéfinir le rôle du Canada dans le monde».La population estime que le Canada perd de l’in- BRIAN MYLES Une experte en sondages et en analyse de contenu a taillé en pièces un rapport favorable à Claude Robinson dans le litige en plagiat opposant le créateur montréalais à Cinar et France-Animation.Selon Ruth Corbin, ce document issu de la GRC est dépourvu de valeur scientifique et devrait être écarté de la preuve.Les avocats de Cinar et de France-Animation ont justement l’intention de suivre le conseil de Mme Corbin.Ils demanderont au juge Claude Auclair, à une date ultérieure, de ne pas tenir compte de ce fameux rapport produit par Jean-Yves Frigon dans l’apprécia-tioij du litige civil.A la demande de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Dr Frigon a comparé le projet de Claude Robinson (Robinson Curiosité) et la série de Cinar et France-Film (Robinson Sucroè) en 2000 et en 2001.II en est arrivé à la conclusion qu’un nombre significatif de similitudes entre les deux œuvres ne pouvaient être le fruit du hasard.Bien que la GRC n’ait jamais porté d’accusations criminelles contre Cinar et ses fondateurs (feue Micheline Charest et Ronald Weinberg) dans cette affaire, le rapport du Dr Frigon accrédite la thèse du plagiat avancée par Claude Ro-biqson.A son tour, le D' Corbin a attaqué hier la méthodologie employée par M.Frigon, affirmant que son étude ne répondait pas aux critères de fidélité et de validité élémentaires en sciences sociales.L’experte embauchée par Cinar et les autres défendeurs reproche entre autres au D'Frigon d’avoir utilisé un échantillon fluence dans le monde depuis quelques années.Ils sont 51 % à penser ainsi, dont 16 % qui disent que l’influence a «beaucoup diminué».En revanche, 40 % des répondants jugent que l’influence du Canada a augmenté, mais seulement 7 % de façon significative.Le Québec et les provinces Atlantiques ont une perception plus pessimiste de l’influence du pays dans le monde, alors qu’en Alberta et en Saskatchewan, on juge bien le gouvernement Harper.Fait intéressant, 37 % des gens estiment que les ONG et les individus peuvent avoir une plus grande influence dans le monde que le gouvernement canadien.Ils sont 48 % à penser que le Canada en tant que pays peut avoir un poids plus important que les ONG sur la bonne marche de la planète.Les déserteurs et Omar Khadr Cette impression négative se reflète dans les questions plus précises.Ainsi, une majorité de Canadiens (56 %) estiment qu’on devrait permettre aux déserteurs de l’armée américaine qui ne veulent pas combattre en Irak de rester au Canada.Ils sont 38 % à approuver la décision du gouvernement fédéral de ne pas les aider.La population est également en désaccord avec Ottawa en ce qui a trait à Omar Khadr, ce jeune ressortissant canadien toujours emprisonné à Guantanamo.Ainsi, 48 % des gens souhaitent qu’il ne soit pas jugé par un tribunal militaire américain, contre 30 % qui se disent en accord.Au Québec, 58 % des gens sont contre la position canadienne, alors que 19 % l’approuvent La décision du gouvernement Harper de se retirer des engagements du protocole de Kyoto est une mauvaise décision aux yeux de 50 % de la population.Mais 40 % se disent d’accord avec le fait que le Canada devrait prendre une nouvelle direction.Au Québec, par contre, 61 % des répondants estiment que Kyoto est la meilleure solution, contre 28 % qui pensent le contraire.Sans surprise, les provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan approuvent davantage la mort des objectifs de Kyoto.peu représentatif, composé de cinq juges non indépendants, pour étudier les similitudes et les différences entre les deux œuvres.Elle estime en outre que le Dr Frigon a posé des questions biaisées et chargées à ces juges, les amenant inévitablement à conclure que les similitudes entre les deux projets étaient intentionnelles.Enfin, le Dr Corbin a souligné l’absence d’une variable de contrôle dans l’analyse comparative du Dr Frigon.Celui-ci aurait dû considérer sérieusement la possibilité que les ressemblances entre les deux œuvres puissent être le résultat d’un hasard, compte tenu du fait que Claude Robinson et Cinar se sont tous deux inspirés du roman original de Daniel Defoe.Moins que l’effet du hasard Le Dr Corbin a finalement minimisé l’importance statistique des ressemblances entre les deux œuvres identifiées par Jean-Yves Frigon.Sur plus de 12 000 éléments d’analyse, une majorité de juges ont trouvé des similitudes dans 89 cas seulement «C’est moins que les trois quarts de un pour cent, a dit le Dr Corbin.C’est moins que l’effet du hasard.» Grosso modo, Mme Corbin a fait une appréciation quantitative de l’étude essentiellement qualitative du Dr Frigon.Rappelé à la barre, le Dr Frigon a défendu les conclusions de son étude qui relevaient de l’ordre des perceptions et du jugement «Ce n’est pas un sondage.Dans un sondage, on veut savoir l’opinion des gens par rapport à quelque chose, a-t-il dit Ça n à rien à voir avec ce que l’on voulait mesurer ici.» Le Devoir Jeunes en difficulté De la dépendance à l’espoir en trois mois La réadaptation et la désintoxication donnent des résultats, montre une étude AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Quinze, seize ans, parfois même douze, et déjà un diagnostique de maladie mentale: dépression, sctuzophrénie, personnalité limite, anorexie.S’ajoute la dépendance à une, voire deux drogues, ou à l’alcool.La justice ou les centres jeunesse les ont vu défiler, la violence et la négligence les ont trop souvent marqués au fer rouge.Malgré un portrait aussi lourd, la réadaptation et la désintoxication donnent des résultats importants en environ trois mois, selon une récente étude.Un espoir pour son auteure, Karine Bertrand, qui a dévoilé les données non publiées à ce jour lors du colloque conjoint de l'Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ) et des Centres de réadaptation en dépendance du Québec (ACRDQ).«La fausse perception voulant qu’“il n’y a rien à faire avec ce jeune-là, il n'est pas motivé” était bien présente, et les résultats montrent que c’est une fausse prémisse», dit la professeure associée à l’Université de Sherbrooke Karine Bertrand.Elle et son équipe ont suivi 199 jeunes combinant un problème de toxicomanie et de santé mentale.Elles les ont évalués à leur admission en centre de réadaptation en dépendance (soit à l’interne ou à l’externe), ainsi que trois, et six mois après.En plus des données quantitatives sur leur état, elles ont interrogé plusieurs d’entre eux La chercheuse et psychologue a «découvert que, même si au départ, ça ne fait pas tellement leur affaire, on arrive à travailler leur motivation.Quand ils voient qu’il y a de l’espoir, ils se mobilisent».Après trois mois, le problème de dépendance de ces jeunes avait connu une amélioration marquée, aussi significative que les jeunes exempts de maladie mentale.Le progrès s’est poursuivi, quoique dans une moindre mesure, les trois mois suivants.En plus, le service offert par les centres de réadaptation en dépendance a appliqué un baume sur la détresse psychologique des parents.«Ceux qui persistent dans le service plus de six mois sont ceux qui avaient les problèmes les plus lourds au départ, explique sa collègue Natacha Brunelle, mais plus ils persistent, plus on voit une baisse importante de leurs problèmes de drogue.» La clientèle qui cogne aux portes des centres de réadaptation doit chercher de l’aide sur une base volontaire après l’âge de 14 ans.Les jeunes cas pèsent lourd.La moitié ont déjà été signalés à la DPJ.Un jeune sur trois a vécu la violence physique.Le tiers des filles a été abusé sexuellement Les chercheuses accordent une grande importance à la famille dans le processus.La moitié des jeunes rencontrés pointent des problèmes de consommation dans la fanulle, et le quart, de maladie mentale.C’est pourquoi «il faut également fournir aux parents des services qui leur permettent de reprendre leur jeune, dit Mme Brunelle, ça va des deux côtés».Au Québec, selon les plus récentes données, 6,5 % des jeunes de 12 à 17 ans qui fréquentent l’école souffrent d’une grave dépendance, alors que 7 % consomment assez pour soulever des inquiétudes à leur sujet Mmes Brunelle et Bertrand affirment qu’«on manque de ressources.Avec ces résultats encourageants, on voit qu’on peut, et qu 'il faut, se mobiliser comme société, parce que ça marche».Le Devoir tmwi JACQUES NADEAU LE DEVOIR La population est en désaccord avec Ottawa en ce qui a trait à Omar Khadr, ce jeune ressortissant canadien toujours emprisonné à Guantanamo.Sur cette photo, une manifestation tenue en juillet dernier à Montréal pour demander le rapatriement du jeune Khadr.Le Devoir Affaire Robinson-Cinar Une experte contredit l’analyse de contenu de la GRC «La fausse perception voulant qu’“il n’y a rien à faire avec ce jeune-là, il n’est pas motivé” était bien présente, et les résultats montrent que c’est une fausse prémisse» ¦ istlit Ce n ’est que du hasard.U n’y en a pas de secret.Pas de truc, pas de calcul.Ce n ’est qu ’une question de hasard.Si on joue en étant convaincu de connaître le moment où la chance va Unimer, où l’appareil va payer.IL YA DE L’AIDE QUI EXISTE.MISE SUR TOI.Jeu : Aide et référence 1 866 SOS-JEUX FONDATION MISE SUR TOI une initiative de Loto-Québec misesurtoi.ca ¦V * LE DEVOIR.LE JEUDI 13 NOVEMBRE 2 0 08 A 3 ACTUALITES Bilan énergétique mondial Vers un réchauffement climatique important sans coup de barre majeur LOUIS-GILLES FRANCŒUR Selon le Bilan énergétique mondial, à moins d’un coup de barre majeur, la planète s’achemine vers le réchauffement climatique maximal prévu par les scientifiques, soit une hausse de 6 degrés centigrades.C’est ce qu’affinpe l’Agence internationale de l’Energie (AIE) dans son bilan annuel des tendances, intitulé World Energy Outlook (WEO), qui a été publié hier à Londres.L’agence internationale a voulu situer son analyse des tendances par rapport aux conclusions du Groupe intergouvememental d’experts sur le climat (GIEC), dont la dernière synthèse remonte au début de l’année.Le GIEC prévoit que la hausse du climat planétaire se situera entre 2 et 6°C, selon le taux de croissances des émissions planétaires.Pour l’AIE, la demande d’énergie primaire continue de croître au rythme de 1,6 % par année, ce qui permet d’anticiper une hausse globale de leur utilisation de 45 % d’ici 2030.L’AIE a réduit quelque peu ses prévisions par rapport à son bilan de l’an dernier à cause de la hausse des prix internationaux du pétrole et des réductions de la demande planifiées par certains pays.Néanmoins, la demande pour les produits pétroliers devrait passer de 85 millions de barils par jour à 106 MB/j en 2030.Quant à la demande pour le charbon, le plus riche des combustibles en gaz à effet de serre (GES), elle a augmenté plus vite que pour les autres combustibles.Mais en même temps, la croissance des énergies alternatives connaissait une hausse exceptionnelle, passant devant le gaz naturel pour devenir la deuxième filière en importance à compter de 2010.Chine et Inde La Chine et l’Inde seront responsables, indique TAIE, de la moitié de l’augmentation de la consom- Secteur public Des syndicats se retirent de la table LIA LÉVESQUE Coup de théâtre dans le milieu syndical, alors que les syndicats représentant 300 000 employés de l’Etat ont annoncé qu’ils se retiraient de la table à laquelle devait être négociée la refonte du régime de négociation dans le secteur public.Les syndicats représentant les infirmières, les enseignants, les ^techniciens de la santé, les professionnels du gouvernement et les fonctionnaires ont ainsi fait savoir ; qu’ils ne voulaient plus participer à ¦ une «mascarade».[ Etonnamment, la CSN, une organisation majeure du secteur public, se montre plus modérée et dit ne pas comprendre ses cinq col-¦ lègues qui se retirent de la table.La refonte du régime de négociation dans le secteur public et pa-rapublic avait été annoncée par la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget.Elle di-! sait vouloir mettre fin au psychodrame qui a cours à chaque ronde de négociation et qui se termine soit par des conflits de travail, soit par des lois spéciales.Un comité avait donc débuté ses travaux en septembre et devait les avoir terminés en décembre.La Presse canadienne Centrale thermique au charbon, à Pékin, en Chine AFGHANISTAN mation mondiale de l’énergie d’ici 2030, mais le Moyen-Orient affiche un taux d’augmentation de plus en plus important.La part des villes dans la consommation mondiale passera des deux-tiers aux trois-quarts d'ici 2030.Pour satisfaire cette énorme demande, il faudra des investissements dans des filières plus vertes, qui totaliseront 26,3 billions $, soit plus d’un billion par année.«Ces tendances actuelles pour l'offre-et la demande en énergie sont clairement insoutenables — environnemen-talement, économiquement et socialement — et elles doivent être inversées» par les gouvernements dès maintenant a affirmé hier le directeur exécutif de l’AIE, Nobuo Tanaka Si l’uti-lisalion d’énergies fossiles augmente de 45 % comme prévu, TAIE prévoit que les émissions planétaires de GES atteindront 41 milliards de tonnes par an (Gigatonnes ou Gt).Les trois-quarts de cette augmentation proviendront de la Chine, de l’Inde et du Moyen-Orient.Globalement 97 % de toute l’augmentation anticipée sera le fait de pays qui ne sont pas membres de l’OCDE.Scénarios Si l’humanité veut stopper la hausse de ses émissions de GES avant qu’elles n’atteignent 550 parties par million (ppm) — ce qui limiterait la hausse de la température moyenne du globe à 3 ° C — les émissions ne devraient en aucun cas dépasser d’ici 2030 les 33 Gt par an, ce qui exigera des investissements supplémentaires de 4,1 billions $.Mais selon ce scénario, les économies d’énergie réalisées par les consommateurs atteindraient 7 billions.Si par contre l’humanité entend JASON LEE REUTERS limiter la hausse de la température mondiale à 2 °C, soit le seuil qui préserverait la planète d’un emballement irréversible du climat à la hausse, les émissions planétaires doivent en aucun cas dépasser 26 Gt d’ici 2030, soit une réduction de 36,5 % par rapport à la tendance actuelle.Ce scénario, précise TAIE, va exiger un énorme coup de barre de tous les grands émetteurs de la planète, y compris des pays émergents, car, précise Nobuo Tanaka, une telle réduction ne pourra jamais être atteinte même si la totalité des pays de l’OCDE réduisaient leurs émissions à zéro.C’est ce scénario qui sera au cœur des négociations internationales qui démarreront dans trois semaines à la conférence de Poznan, en Pologne, sur les changements climatiques.Le Devoir JEANNE CORRIVEAU La privatisation et la fusion de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) et de la Société de développement de Montréal (SDM) ont été réalisées en toute légalité même si le contentieux de la Ville n’approuvait pas la procédure, s’est défendu hier le maire Gérald Tremblay.C’est par mesure d’économie qu’en 2006 l’administration Tremblay a décidé de fusionner les deux sociétés paramunicipales et de modifier leur statut malgré un avis défavorable du contentieux de la Ville, comme le révélait hier le quotidien La Presse.Selon un avis juridique émis l’année précédente par le professeur de droit Jean Hétu, les deux sociétés n’étaient pas assujetties à la nouvelle Charte de la Ville, élaborée à la suite des fusions municipales en 2002.Il n’était donc pas nécessaire d’obtenir l’autorisation du gouvernement du Québec pour les convertir en organismes à but non lucratif et de procéder à leur fusion, avait-il soutenu.«Le contentieux [de la Ville] ne partageait pas cette évaluation, mais quand on examine précisément les questions de la Charte, le point de vue mis de l’avant par le professeur Hétu semble tout à fait conforme à ce qui est écrit dans la Charte de la Ville», a expliqué hier Robert Cassius de linval, directeur du Service des affaires corporatives de la Ville.«Si on faisait le regroupement en vertu de l’opinion de M Hétu, on pouvait le faire en à peu près six mois, a-t-il fait valoir.Mais si on avait dû s’astreindre à l’autre voie, ça aurait pris plusieurs années et on aurait privé les contribuables montréalais d’économies d’environ 1,4 million par année depuis.» C’est ainsi qu’en mai et en novembre 2006, les membres du comité exécutif ont approuvé le regroupement des activités des deux sociétés paramunicipales Prochaine session parlementaire à Ottawa D’accord sur la crise, mais pas sur les moyens de l’aborder ;fannie olivier Ottawa — Si les chefs des partis politiques fédéraux s’en-! tendent sur le fait que l’économie devrait occuper une place centrale au cours de la prochaine session parlementaire, ils ne sont pas nécessairement d’accord sur les façons d’aborder la crise.Après avoir rencontré le chef libéral Stéphane Dion la semaine dernière, le premier ministre s’est entretenu hier avec les chefs des deux autres partis d’opposition aux Communes en vue du discours du Trône.Comme cela avait été le cas iavec M.Dion, c’est l’économie qui a été au cœur des discussions entre Stephen Harper, le chef blo-quiste Gilles Duceppe et le néodémocrate Jack Layton.Pour les deux rencontres, le ton était «courtois» et «respectueux», même si des divergences semblaient se dessiner sur les façons de stimuler l’économie et de juguler la crise financière.Selon M.Duceppe, il sera possible de trouver des terrains d’entente sur certains sujets, même si d’autres points risquent d’être irréconciliables.«Sur certaines choses, on pourra.Sur Kyoto, je pense que nos positions sont vraiment très différentes, et [cette question] est liée à l’écono- mie», a-t-il indiqué tout de suite après avoir rencontré M.Harper.«Au-delà des impressions, je veux voir des réalisations», a-t-il lancé.M.Duceppe devrait rencontrer à nouveau la presse jeudi pour lui donner davantage de détails sur la teneur de cette discussion.Quant à M.Layton, il s’est dit satisfait du ton de sa rencontre.«On a eu une bonne réunion, on a discuté d’économie.C’est la priorité évidemment pour les Canadiens, maintenant», a-t-il expliqué.Il aurait demandé entre autres à ce qu'aucune baisse d’impôt ne soit accordée aux entreprises et que des fonds soient plutôt utilisés tant pour les infrastructures que Privatisation et fusion de la SHDM et de la SDM Le maire Tremblay affirme avoir agi par mesure d’économie après que les avis juridiques contradictoires leur eurent été exposés.Tous les documents pertinents à cette fusion ont été transmis au ministère des Affaires municipales et des régions (MAMR), de même qu’au vérificateur général de la Ville, et n’ont jamais remis en question les procédures utilisées par la Ville, a signalé le maire Tremblay hier.Pour la ministre des Affaires municipales, toute cette affaire n’est pas claire.Même si elle n’entend pas, pour l'instant, ordonner une enquête publique à ce sujet Nathalie Nonnandeau a demandé hier à son sous-ministre d’examiner tous les faits et la chronologie des événements.Selon son attachée de presse, Louise Quintin, le MAMR n’aurait été avisé de la fusion des deux sociétés paramunicipales que lorsque la procédure a été complétée.La ministre entend également demander un avis juridique sur le processus utilisé par la Ville.Moratoire sur la SHDM Le brouillard entourant la SHDM est loin de se dissiper.A la suite d’irrégularités alléguées dans les pratiques de l’organisme, l'administration Tremblay a d’ailleurs décrété hier un moratoire sur toutes les transactions effectuées par la SHDM jusqu’à ce que l’enquête de la firme KPMG concernant le dossier du Faubourg Contrecœur soit complétée.Rappelons que le mois dernier, la SHDM avait demandé à la firme de se pencher sur la vente d’un terrain à Construction Frank Catania & Associés qui n'avait pas rapporté un sou à la Ville.Le directeur général de la SHDM, Martial Pillion, avait alors été relevé temporairement de ses fonctions.Une enquête par le comité de vérification interne est également en cours.Le Devoir Mellissa Fung libérée par un échange de prisonniers pour la revitalisation de secteurs dés, comme les industries forestière et manufacturière.Le chef néœdémocrate s’est également dit préoccupé par l’engagement pris le jour même par le ministre des Finances, Jim Flaherty, qu'Ottawa achète d'id la fin de l’année financière des blocs de prêts hypothécaires assurés jusqu’à concurrence de 50 milliards $.«J’ai dit au premier ministre: “Qu’est-ce qui nous reviendra pour ce que nous achetons?” Je pense que les Canadiens veulent savoir ce qu’ils ob-tiendrrmt en retour de cette aide qu’ils accordent aux banques», a-t-il lancé.La Presse canadienne La journaliste canadienne Mellissa Fung, enlevée pendant près d’un mois en Afghanistan, a déclaré hier avoir été libérée dans un échange contre des membres de la famille de ses ravisseurs qui avaient été arrêtés par les autorités afghanes.Dans une entrevue exclusive diffusée par la chaîne publique CBC pour laquelle elle travaille, Mellissa Fung a fait le premier récit de son enlèvement, affirmant s’être répétée pendant ses 28 jours de captivité qu’elle s’en sortirait et qu’il était «hors de question d’y laisser sa vie».Agée de 35 ans, Mme Fung a indiqué que ses ravisseurs étaient de très jeunes hommes faisant manifestement partie d’une famille ou d’un gang spécialisé dans les enlèvements contre rançon, même s’ils lui ont d’abord dit être des talibans.«Ils m’ont dit qu’ils étaient des talibans, mais je ne les ai jamais vraiment crus.Ils ne me semblaient pas assez organisés ou assez politiques pour être des talibans.Ils n’avaient même pas de caméra», a-t-elle dit La famille Evoquant sa libération, la jeune femme a déclaré «comprendre maintenant que les services de renseignement afghans avaient repéré la famille du chef de ce gang et en avaient arrêté plusieurs membres.Cela a été un échange de prisonniers, [les autorités] acceptant de libérer la famille si le groupe me relâchait et c’est ce qui s’est passé», a-t-elle ajouté en affirmant qu’il n’y avait pas eu d’autre échange de prisonniers.Un de ses ravisseurs lui avait dit être mécontent de n’avoir pas touché de rançon, a-t-elle ajouté.Déclarations contradictoires Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a affirmé qu’aucune rançon n’avait été versée pour la libération de Mme Fung et qu’il n'y avait pas eu A’«échange de prisonniers politiques».L’ambassadeur du Canada en Afghanistan, Ron Hoffmann, a réaffirmé hier «sans équivoque» qu'il «n’y avait pas eu de rançon payée ou de prisonniers libérés».«Il s’agit de personnes détenues brièvement dans le cadre de l’enquête qui se sont avérées faire partie de la famille de certains ravisseurs et qui n’auraient finalement pas été gardées en détention car elles n’ont pas été inculpées», a expliqué l’ambassadeur dans une entrevue à CBC, en affirmant que cela avait permis de «mettre la pression sur les ravisseurs».Un mois de captivité Mellissa Fung a été libérée samedi dernier après près d’un mois de captivité dans un petit souterrain creusé par ses ravisseurs.Sa capture avait été gardée secrète et plusieurs médias, dont l’AFP, ont accepté de ne pas divulguer la nouvelle pour ne pas mettre en danger la vie de la jeune femme.Celle-ci a par ailleurs révélé avoir été blessée d’un coup de couteau à l’épaule lors de son enlève ment, à son retour d’un camp de réfugiés près de Kaboul.Agence France-Presse Bassin du Nouveau Havre Un projet de 750 millions le long du canal Lachine JEANNE CORRIVEAU Un vaste projet immobilier d’une valeur de 750 millions verra le jour sur le site de l’ancien centre de tri postal situé aux abords du canal Lachine.lu Sodé té immobilière du Canada (SIC) a présenté hier le plan directeur des Bassins du Nouveau Havre qui comportera 2000 unités d’habitation, dont près du tiers sera destiné aux familles.Situés dans l’arrondissement du Sud-Ouest, les Bassins du Nouveau Havre s’étendront sur un terrain de 9,6 hectares qui appartenait autrefois à la Société des postes et dont la SIC a fait l’acquisition en 2007 au coût de 18 millions.Le projet prévoit la construction de 1400 unités en copropriété ainsi que 400 logements sociaux et 200 logements abordables.Il comportera également des commerces de proximité et des bureaux.Les parcs et les espaces verts occuperont plus de 20 % de la superficie du terrain.Les anciens bassins du canal, qui avaient été remblayés dans les «années 1960, seront mis en valeur pour être intégrés au projet Décontamination nécessaire Le plan préliminaire dévoilé hier fait suite à de nombreuses discussions engagées avec la Ville de Montréal et des groupes du quartier préoccupés par l’aménagement du terrain.Au printemps prochain, des consultations seront menées par l’Office de consultation publique de Montréal.Des travaux de décontamination du terrain seront nécessaires et les premiers lots seront vendus à compter de 2010.La construction des différentes phases s’échelonnera sur dix ans, a indiqué hier le président-directeur général de la SIC, Mark Laroche, lors d’une conférence de presse en compagnie du maire, Gérald Tremblay.Interrogé sur les incertitudes liées au climat économique qui ont forcé le promoteur Devimco à repousser de plusieurs mois la construction du projet de Griffin-town, M.Laroche s’est dit confiant de pouvoir réaliser les Bassins du Nouveau Havre dans les délais prévus.Une possible saturation du marché et l’abondance de grands projets immobiliers qui seront réalisés au cours des prochaines années dans la métropole ne l’inquiètent pas davantage.«Ça démontre le dynamisme de Montréal.On a confiance.Le marché est cyclique et on vise un marché sur une période de dix ans.[.] L’avantage, c’est qu'on va offrir une mixité de logements», a expliqué M.Laroche.Bien accueilli Le projet a été accueilli avec satisfaction par le directeur du Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO), Pierre Mor-risette.«On est bien contents de voir que les principales orientations et les priorités élaborées il y a quatre ans ont été en bonne partie prises en considération dans ce plan», a-t-il indiqué.Le RESO souhaitait l’élaboration d’un projet multifonctionnel qui puisse accueillir des résidences, des bureaux et un pôle récréo-tou-ristique, qui permette un meilleur accès au canal et qui comporte de nombreux espaces verts.Le Devoir J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montreal 514.845.5545 ( A 4 Les nouveaux amis Faut-il vraiment s’étonner de voir la FTQ adopter une position de neutralité dans la présente campagne électorale?Certes, la centrale syndicale n’ira pas jusqu’à donner officielle ment son appui au PLQ, mais il ne leur en demande pas tant.On a vu une première manifestation de cette nouvelle amitié entre la FTQ et les libéraux à l’occasion du récent Rendez-vous des gens d’affaires sur l’avenir du français, quand le PQ a eu la très désagréable surprise d’entendre le secrétaire général de la FTQ, René Roy, déclarer que le moment était mal choisi pour modifier la Charte de la langue française pour étendre le processus de francisation aux entreprises de moins de 50 employés.Les bons comptes font les bons amis, çt le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, qui présidait jadis le Fonds de solidarité, était particulièrement bien placé pour faire valoir à ses anciens amis de la FTQ les bienfaits du vaste programme d’infrastructures qui permettra de couvrir le Québec de chantiers au cours des prochaines années.Cela suffit à faire oublier les modifications à l’article 45 du Code du travail imposées par le gouvernement Charest à l’automne 2003.A entendre l’ancien président de la FTQ, Henri Massé, cela allait presque ramener les relations de travail à l’Âge de pierre.Sans oublier «l’ignoble» loi 142, par laquelle le gouvernement avait imposé ses conditions aux employés de l’État en décembre 2005.En 2007, c’est à l’occasion d’un congrès extraordinaire que 98 % des 1280 délégués avaient décidé d’appuyer le PQ, même si André Boisclair les inspirait manifestement très peu.«Nos gens ont la mémoire longue», avait déclaré M.Massé.Pas tant que cela, semble-t-il.Cette fois-ci, la question a été réglée par une simple réunion du Bureau de la centrale, au cours de laquelle un «consensus» s’est apparemment dégagé en faveur de la neutralité.Selon l’actuel président, Michel Arsenault, le PQ a été jugé «trop timide» dans la défense des causes chères à la centrale, notamment la lutte à la prolifération des cliniques privées à la faveur de la loi 33.Une loi, faut-il le préciser, qui a été adoptée par le gouvernement Charest ?Curieusement, il s’agit d’un des rares points sur lesquels la plate-forme péquiste est explicite: un gouvernement dirigé par Pauline Marois abrogerait carrément les dispositions réglementaires qui inquiètent la FTQ.Si la réponse du PQ au rapport Castonguay sur le financement des services de santé avait pu paraître équivoque, il entend maintenant «freiner le développement d’assurance privée duplicative et fermer la porte à la mixité de la pratique médicale».D est vrai que dans une annexe de la plate-forme péquiste, il est question de «rénover la social-démocra-tie», de «débureaucratiser», à’«assouplir la production des services» ou encore d’instaurer «une véritable culture des résultats», autant d’expressions dont se méfient les syndicats comme de la peste.On pourrait comprendre leur réserve s’il s’agissait de véritables engagements, mais une simple annexe n’engage précisément à rien.La plate-forme elle-même ne laisse entrevoir aucune remise en question significative.D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le PQ réfléchit à ces questions, mais cela n’a jamais dépassé le stade du brassage d’idées.En 2007, même la «feuille de route» d’André Boisclair, louangée par les chantres de la social-démocratie, prévoyait de «revoir les façons de faire de l’État afin de permettre une gestion plus efficace et plus innovatrice».De passage au Devoir vendredi dernier, Pauline Marois s’est bien défendue de vouloir dépoussiérer le rapport Facal, qui avait été promptement «tabletté» à la veille des élections d’avril 2003.Par la suite, cer-tams ont tenté de convaincre Bernard Landry d’engager le PQ dans une redéfinition à la Tony Blair.Peine perdue.Même si le gouvernement Charest a montré patte blanche depuis qu’il est minoritaire, rien n’assure qu’il a définitivement renoncé à ses projets de réingénierie.Le PQ est peut-être trop timide aux yeux de la FTQ, mais il demeure clairement le plus sûr défenseur du «modèle québécois».De toute évidence, la «neutralité» de la FTQ est strictement une décision d’affaires.Tant mieux si ses membres y trouvent leur compte, mais il est inutile d’inventer de faux prétextes.Après tout, chacun a le droit de choisir ses amis.?Au plan de l’organisation, la défection de la FTQ causera sans doute des problèmes au PQ, dont les ressources sont déjà limitées, mais est-ce une si mauvaise nouvelle pour autant?La seule fois où la centrale l’a appuyé au cours des dix dernières années, soit au printemps 2007, il a obtenu ses plus mauvais résultats depuis 1973.En 1998, Lucien Bouchard n’avait pas eu besoin de son soutien pour fonner un gouvernement majoritaire.Bien des facteurs peuvent expliquer la déconfiture péquiste de 2007, mais la désagréable impression qu’il était devenu l’instrument des syndicats n’a sans doute pas aidé.Le SPQ Libre semblait faire la pluie et le beau temps au PQ.Sés dirigeants se félicitaient même publiquement que le programme du p:irti était calqué sur l’agenda syndical.Encore aujourd’hui, le SPQ Libre bénéficie d’une visibilité totalement disproportionnée et l’exécutif national du PQ est présidé par l’ancienne présidente de la CSQ Monique Richard, qui est également candidate dans Marguerite-d’Youville.Les électeurs qui ont déserté le PQ pour appuyer l’ADQ en 2007 n’étaient manifestement pas les plus ardents syndicalistes.Pour renouer avec le succès, il doit nécessairement les rapatrier.Le «préjugé favorable envers les travailleurs» dont parlait René Lévesque n’interdit pas une saine distance avec les centrales.mda vid@ledevoir.corn LE DEVOIR, LE JEUDI 13 NOVEMBRE 2 0 0 8 A 5 ELECTIONS 2008 3,7 milliards pour les transports en commun.sans PPP Pauline Marois rejette toute mesure coercitive envers les automobilistes GUILLAUME B O U R G A U LT - C ÔT É Gatineau — Beaucoup pour encourager l’utilisation des transports en commun, mais rien pour décourager de façon contraignante l’usage de l’automobile: ambitieux, le plan Marois pour les transports collectifs présenté hier promet des investissements de 3,5 milliards sur dbc ans.le financement des 14 propositions dévoilées au terminus de Longueuil proviendra de l’enveloppe de 41 milliards prévue dans le budget par le Plan québécois des infrastructures.Pauline Marois a indiqué qu’il n’était pas envisagé que des péages soient instaurés pour financer ces mesures.De même, Mme Marois n’entend pas avoir recours aux PPP pour développer ces projets.Les bénéfices pour le Québec sont trop faibles, dit-elle.«B y a des effets pervers non souhaitables [à utiliser les PPP], estime la chef péquiste.Nous allons revoir tout ça.Mais les projets sur la table seront faits selon le mode traditionnel.» La formule des partenariats public-privé fait en sorte que l’on confie au secteur privé la conception, la construction et l’entretien d’infrastructures pendant un certain nombre d’années.LÉtat paie alors une mensualité mais demeure propriétaire.Au terme du contrat, le privé remet la gestion de l’infrastructure au gouvernement — le tout doit alors être en parfait état «Les résultats de ce qui s’est passé dans les dernières années sont inquiétants, juge Pauline Marois.La main-d’œuvre, l’expertise et les profits vont aller à des entreprises australiennes et espagnoles, nos entreprises ne sont pas là; il faut revoir ça.»La leader péquiste a soudainement été interrompus par le président du Syndicat des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro (FTQ), Claude Benoît M.Benoît a promis de demander à ses 4000 membres de voter pour le PQ si le parti s’engage formellement à ne plus avoir recours aux PPP pour les projets de transports en commun.Ravie de l’intervention, Mme Marois lui a donné cette garantie.Une petite revanche pour Mme Marois.Cette semaine, la FTQ annonçait qu’elle ne soutiendrait aucun parti dans la présente campagne, ce qui a visiblement déçu plusieurs haut placés au PQ.Le plan du PQ comprend donc 14 mesures précises.Sur file de Montréal, on parle entre autres de prolonger la ligne bleue jusqu’à Pie K; de réaliser des lignes de tramway entre le centre-ville et le Vieux-Montréal, puis sur l’axe Re-K; de concrétiser le vieux projet d’une liaison entre l’aéroport et le centre-ville; d’augmenter le réseau des pistes cyclables et les voies réservées.Pour les banlieues, plusieurs mesures sont au programme: système léger sur rail pour l’axe Brossard-Montréal, achèvement des travaux du Train de l'Est, tramway pour lier l’aéroport Saint-Hubert au métro de Longueuil train de banlieue amélioré entre Montréal et Saint-Jérôme, train de banlieue pour lier Châteauguay, Mercier et Longueuil (un projet cher au candidat péquiste de La Prairie, François RebeHo).Au moins la moitié des mesures du PQ sont déjà contenues dans le Plan de transport de la ViHe de Montréal, adopté en juin.Certaines sont en cours de réalisation, ou en voie de l’être, et d'autres sont inédites.L’objectif est au final ambitieux, reconnaît Mme Marois: augmenter de 16 % l’achalandage des transports en commun d’ici 2012.C’est grosso modo le double de ce que proposent les libéraux Mme Marois a indiqué avoir «consulté des gens qui réfléchissent depuis des années» à ces enjeux «On nous dit qu’on attendra notre objectif avec les mesures proposées», affirme-t-elle.Pour autant, Mme Marois ne désire pas imposer de mesures dissuasives pour les automobilistes, qull s’agisse de postes de péage ou d'interdiction de circuler certaines journées, selon le numéro des plaques des voitures.D’après la chef péquiste, «toutes les mesures du plan visent [déjà] à dissuader les voitures et à encourager le transport collectif».«Le pari qu’on fait, c'est que les transports en commun offrent une véritable alternative, dit-elle.Ils vont être moins coûteux, plus rapides, plus fiables, sécuritaires et confortables.» La dissuasion viendra donc de l’offre opposée, ajoute-t-elle.«Quelqu’un qui veut se stationner sous un édifice du centre-ville de Montréal va payer250 $ par mois pour son permis.On doit bien être capable d’offrir nos services collectifs pour beaucoup moins cher.» Du côté de la Ville de Montréal, le responsable du transport collectif, André Lavallé, s’est dit heureux de voir que les propositions de la Ville trouvaient un écho chez les politiciens et a dit espérer qu’on accélère le développement des projets.Le Devoir - V'r- J,,j .-if i ., L - : ËÜ .v •ES* ' v '¦ Wm -, r üü ma > 8 immei mmm ill JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marois refuse de payer pour « le gâchis des libéraux » Charest a abandonné les gens ordinaires, accuse Dumont JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois GUILLAUME B O U R G A U LT - C Ô T É Gatineau — Un jour à la fois, Pauline Marois précise sa pensée concernant l’équilibre budgétaire maintenu par un futur gouvernement péquiste.Hier, la chef du PQ a confirmé que le déficit de 5,8 milliards cité par le vérificateur général ne resterait pas dans les livres, et qu’une loi pour remettre les compteurs des finances à zéro serait adoptée afin de repartir du bon pied.Cette question du respect du déficit zéro a causé quelques difficultés à Mme Marois depuis le début de la campagne.Souvent questionnée pour savoir ce que ferait un gouvernement Marois avec les finances publiques, la chef dévoile son jeu avec résistance, en agrandissant peu à peu des ouvertures au départ timides.Hier matin, Mme Marois s’est quelque peu emportée après avoir répondu à plusieurs questions sur ce sujet «Ce n’est pas à moi de payer pour le gâchis des libéraux», a-t-elle déclaré du terminus de Longueuil où elle donnait un point de presse annonçant la politique du PQ en matière de transports collectifs.Ainsi, le déficit de 3,2 milliards (5,8 milliards si on ne prend pas en compte la réserve de 2,6 milliards citée par le gouvernement et le vérificateur général) ne restera pas dans les pattes d’un gouvernement Marois, a-t-elle dit «R reste à la dette.» «L’engagement que je prends, c’est qu’il n'y aura pas de déficit sous mon gouvernement.Nous aurons l’équilibre budgétaire sur cinq ans», a-t-elle dit en rappelant quelle se gardait une porte ouverte pour des déficits ponctuels durant cette période.Pour mettre de côté le déficit cumulé actuellement, Mme Marois n’hésitera donc pas à adopter une loi semblable au projet de loi 85.Déposé par le gouvernement au printemps, ce projet de loi aurait permis à la ministre des Finances d’utiliser un surplus dégagé pendant une ânnée pour éponger un déficit l’année suivante.Il prévoyait aussi d’effacer de l’ardoise le déficit cumulé jusqu’à la fin de l’année 2006-07.Quand les libéraux ont présenté ce projet de loi, le PQ avait crié au «tripotage comptable», François Le-gault qualifiant notamment Monique Jérôme-Forget de L’accès à ces populations déplacées reste difficile, mais l’accalmie observée depuis le renforcement ¦3e la présence de Casques bleus de l’ONU dans la région, il y a une semaine, redonne un peu d’espoir 2ux travailleurs humanitaires charges de distribuer des vivres et des médicaments, ainsi que des abris, tout aussi essentiels pendant la saison des pluies.«La situation change d’heure en heure.Une bonne partie des gens, % l’autre côté du front, ne peuvent pas être rejoints.Nous devons attendre le moment opportun pour y tfller Encore lundi, des convois ont M rebrousser chemin en raison de ¦tirs», a dit hier Constance Smith, mrectrice, Santé et Nutrition, de [Vision Mondiale en RDC au cours d'une entrevue téléphonique.Population dispersée «Les gens ont fui dans toutes les directions, certains sont allés dans la brousse, d’autres ont gagné la ville de Goma», a précisé cette infirmière et sage-femme jointe à Gy-senie, au Rwanda, à quelques kilomètres de Goma, chef-lieu de la province congolaise du Nord-Kivu.«Nous avons distribué de la nourriture et des abris à 140 000 per-’sonnes au cours des derniers jours», a dit de son côté Marcus Prior, agent d’information du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU à Goma, également joint hier au téléphone.«Si le calme continue de prévaloir, nous espérons distribuer de l’aide à Rutshuru et à Kiwanja, où des combats importants ont fait rage entre le CNDP et les milices Maï-Maï», a ajouté M.Prior, qualifiant toutefois la situation d’«instable».Le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), dirigé par Laurent Nkunda, un ancien officier de l’armée congolaise, affirme vouloir défendre la minorité tutsi de RDC contre les miliciens hutus rwandais qui s’y trouvent.Le terme «Maï-Maï» désigne par ailleurs une constellation de forces irrégulières apparues au milieu des années 1990.Combien de personnes sont affectées par ce nouvel épisode du ¦ Conflit congolais?«C’est difficile à dire, répond Marcus Prior.Nous essayons de comprendre dans quelle direction les gens se sont enfuis et une procédure d'inscription est en cours.» Cette dernière vague de violence au Nord-Kivu a été marquée par de nombreuses exactions commises contre des civils, présumé-ment par les deux parties en conflit Les pillages Hier, le gouvernement congolais a promis de «châtier» les soldats qui se sont livrés, au début de cette semaine, à des pillages dans certaines localités du Nord-Kivu.Des pilleurs avaient déjà visé des pharmacies de la région le 29 octobre, aggravant une pénurie chronique de médicaments dans les hôpitaux, a signalé Constance Smith de Vision Mondiale.Cette dernière, qui vit depuis 2005 dans l’est de la RDC où elle a épousé un pasteur congolais, s’est dite très déçue de voir que les Casques bleus de l’ONU n’arrivent pas à empêcher les atrocités «qui se produisent presque sous leurs yeux».Même si elle appelle de ses vœux un renforcement de la mission de l’ONU, Mme Smith croit que «ce n’est pas seulement la communauté internationale qui peut faire quelque chose».«Dimanche dernier, les citoyens de Goma ont répondu en masse à l’invitation des pasteurs de la ville dhéberger des familles de réfugiés, a-t-elle raconté.Les Congolais ont beaucoup de compassion.» Depuis 1998, la «deuxième guerre du Congo», qui a officiellement pris fin en 2002, a fait plus de quatre millions de morts, directement ou indirectement Le Devoir Avec l'Agence France-Presse Khartoum — Le président soudanais Omar al-Béchir a annoncé hier un cessez-le-feu immédiat au Darfour et appelé au désarmement des milices dans cette région de l’ouest du pays ravagée par la guerre civile depuis 2003.Le principal mouvement rebelle de la région, le Mouvement pour la justice et légalité (IKM), a toutefois rejeté la trêve, qualifiant la déclaration du chef de l’Etat de propagande.M.Béchir s’exprimait devant des personnalités internationales à Khartoum, après avoir entendu les recommandations finales de l’initiative pour la paix au Darfour lancée par son régime, censées fournir une base à une conférence de réconciliation au Qatar prévue d’ici la fin de l’année.Cette «initiative du peuple du Soudan», boycottée par les groupes rebelles, est considérée par les détracteurs du régime comme une tentative pour détourner l’attention sur les accusations de crimes de guerre au Darfour, portées contre M.Béchir par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).Béchir appelé au lancement d’une «campagne immédiate pour désarmer les milices et restreindre l’usage des armes par les forces armées», en référence apparemment à la milice arabe pro-gouverne-mentale des Janjawids.«Nous confirmons notre engage- ment à négocier pour parvenir à des solutions pacifiques qui garantiront l'élimination des conflits», a-t-il poursuivi.La guerre civile au Darfour, où le gouvernement est accusé d’avoir brutalement réprimé la rébellion, a fait jusqu a 300 000 morts depuis 2003 selon l’ONU, 10 000 selon Khartoum.Khartoum cherche à persuader la communauté internationale de son sérieux quant à sa volonté de résoudre le conflit, et à convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU de différer d’éventuelles poursuites de la CPI à l’encontre de M.Béchir.Le principal médiateur international pour le Darfour, Djibril Bas-sole, a félicité le Soudan pour avoir ouvert un dialogue «louable», susceptible de donner un «nouvel élan» aux négociations.Pour des analystes, le Soudan doit traduire ses déclarations en actes, s’il veut obtenir le soutien de l’Occident, de précédentes trêves ayant fait long feu.«On dirait qu’il a commencé à cocher quelques cases, avec le cessez-le-feu inconditionnel, la surveillance de la trêve, mais tout cela doit être plus complet et plus global», a commenté Fouad Hikmat, spécialiste du Soudan pour le groupe de réflexion International Crisis Group.Le Canada tourne-t-il le dos au Congo?GUY TAILLEFEK La violence ne désarme pas dans l’est du Congo-Kinshasa, pendant que le Canada donne de plus en plus l’impression de s’en laver les mains politiquement et diplomatiquement, déplorent des ONG congolaises et internationales.«Le désengagement canadien met en danger la sécurité de centaines de milliers de civils», écrit Surendrini Wijeyaratne, l'auteur d’un rapport publié hier à ce sujet par le réputé Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI).Le Canada a joué un rôle actif dans la transition qui a débouché à la fin de 2006 sur les premières élections libres à se tenir en République démocratique du Congo (RDC) en plus de 40 ans.Il a récemment accordé 50 millions en aide humanitaire et pour le développement à long terme.Il s’est engagé à verser 15 millions sur quatre ans à l’Initiative conjointe des Nations unies de lutte contre la violence sexuelle, une violence qui atteint dans l’est de la RDC «une intensité extrême» (2200 viols ont été recensés en juin dernier dans la seule province du Nord-Kivu).Ces engagements financiers masquent toutefois le désintérêt diplomatique et politique que manifeste de plus en plus Ottawa pour le rétablissement de la paix dans la région, souligne le rapport du CCCI.M.Wijeyaratne sonne l’alarme.Il juge utile de rappeler au gouvernement canadien que «la paix demeure illusoire en RDC».Ainsi, note son rapport, les diplomates canadiens ne jouent plus le rôle «actif et engagé» qu’ils jouaient auparavant au sein d’instances comme la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.Non plus qu’ils ne semblent vouloir s’investir dans des initiatives plus récentes comme le processus de paix de Goma, qui a donné beu en janvier 2008 à une entente signée par Kinshasa et 22 factions armées censée mettre fin aux violences dans l’est du pays.Un processus de paix qui pourra difficilement progresser, font valoir du reste les intervenants interrogés par M.Wijeyaratne, tant qu’on ne s’attaquera pas «aux causes profondes du conflit».Le rapport déplore en particuher que les efforts de paix déployés à Goma au début de 2008, et qui sont aujourd’hui compromis, ont totalement fait l’impasse sur les üens du conflit avec l’exploitation des ressources naturelles.Le Devoir Agence France-Presse Algérie Bouteflika à vie ?La Constitution révisée abolit la limitation des mandats présidentiels Alger — Le Parlement algérien a supprimé hier la limitation du nombre de mandats présidentiels en plébiscitant un projet de révision de la Constitution qui permet une éventuelle reconduction du président Abdelaziz Bouteflika.Le projet a été adopté à main levée et sans débat par 500 voix pour, 21 contre et huit abstentions.Selon le nouvel article 74 de la Constitution, «la durée du mandat présidentiel est de cinq ans.Le président de la République est rééligible» sans limitation du nombre de mandats successifs qui était fixé jusqu’alors à deux.L’Algérie «a le droit de renforcer sa stabilité et de tirer profit du processus d’édification de l’Etat et de reconstruction nationale quand le peuple le souhaite, librement, souverainement et démocratiquement», avait auparavant déclaré l’actuel chef du gouvernement.Ahmed Ouyahia, en ouvrant la session du Parlement.Elu eh 1999 puis réélu en 2004, M.Bouteflika, 71 ans, n’a jamais évoqué sa possible candidature à l’élection présidentielle prévue dé- but avril 2009.Dans un message adressé au Parlement à l’issue du vote, il a salué «le patriotisme et le sens de la responsabilité des représentants du peuple», qualifiant ce jour de mémorable».Dans les faits, les amendements à la Constitution mettent également fin au bicéphabsme de l’exécutif, que M.Bouteflika a toujours voulu «plus fort, uni et cohérent», en supprimant la fonction de chef du gouvernement au profit d’un premier ministre.Le président, «chef suprême de toutes les forces armées de la République, responsable de la Défense nationale», nomme le premier ministre qui est chargé de mettre en œuvre son programme, alors que le chef du gouvernement élaborait le sien.Il s’agit de «lever une ambiguité» car «on ne peut pas imaginer que le programme du président de la République, élu au suffrage universel direct, puisse être mis en parallèle avec un programme d’action gouvernementale», avait expliqué M.Ouyahia.- AFP EN BREF Haïti: une seconde école s’effondre Port-au-Prince — Une nouvelle école s’est effondrée partiellement hier dans le centre-ville de Port-au-Prince, faisant neuf blessés, cinq jours après l’effondrement d’une école à Pétion-ville qui avait fait au moins 93 morts.Les écobers de l’étabbssement Grâce Divine se trouvaient dans la cour de récréation au moment , où le petit édifice s’est partiebe-ment effondré.Le toit en béton sjest affaissé, les murs de l’école $e sont fissurés et des blocs de tiiurs se sont éparpillés au sol.Tes causes de ce nouvel effondrement sont inconnues pour l'instant, mais de fortes pluies se sont ¦ abattues mardi soir sur la capitale.«C’est un problème d’urbanisme général», a déclaré le ministre de l’Éducation Joël Desrosiers Jean- [ Pierre.«Le Parlement doit se pen- ¦ cher en urgence sur cette affaire et prendre des mesures strictes, sé- ; vères et immédiates pour empêcher ¦ que ce genre de catastrophe se re-', nouvelle», a déclaré le député ¦ Frantz Robert Mondé.-AFP i I ! Somalie: des insurgés prennent le port de Merka '• Mogadiscio — lœs insurgés isla-[ mistes somaliens ont remporté ¦ hier une victoire majeure en ! s’emparant sans combats de la | ville portuaire de Merka (100 km ' au sud-ouest de Mogadiscio), un ; des principaux centres de transit ‘de l’aide humanitaire à la population somabenne.Avec la prise de Merka, les mibciens islamistes somaliens confortent leurs positions dans le sud de la Somabe, où ils ont déjà le contrôle depuis août de la grande ville portuaire de Kismayo (500 km au sud de Mogadiscio).Mardi, bis avaient déjà pris Qoryoley, locabté située près de Merka, et une autre bourgade, El-Dheer, située au nord de la capitale.Selon des habitants joints par l’AFP depuis Mogadiscio, les combattants islamistes sont entrés dans la ville après que les mibces pro-gouver-nementales qui contrôlaient le port eurent pris la fuite sans combattre.-AFP Un faux NYT annonce la fin de la guerre en Irak New York — Un groupe de plaisantins a distribué hier, principalement à New York et Los Angeles, plus d’un milbon d’exemplaires d’une édition pirate du New York Times annonçant en une la fin de la guerre en Irak.Ce journal de 14 pages, daté du 4 juillet 2009, jour de la fête nationale américaine, serait dû à l’imagination fertile des «Les Men», spéciabsés dans les canulars et les pastiches.Ces «Yes Men» avaient fait déjà parler d’eux en se faisant passer pour des responsables de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).qui annonçaient officiellement le sabordage de cette institution.Dans un communiqué diffusé sur le site internet www.nytimes-se.com, les auteurs du faux New York Times affirment avoir mis six mois à concocter cette édition du prestigieux quotidien new-yorkais, imprimée dans six endroits différents et distribuée par des milbers de volontaires.- Reuters Obama nomme deux représentants Washington — L'équipe de transition du président élu des États-Unis Barack Obama g nommé hier l’ex-secrétaire d’État Madeleine Albright et un ex-parlemen- taire répubbcain Jim Leach, représentants pour le sommet du G20 qui se tiendra ce week-end à Washington.Les deux représentants de l’équipe de transition «seront disponibles pour rencontrer les délégations au sommet du G20», a indiqué l’équipe dans un communiqué hier.Leur mission lors de ces rencontres non-officielles sera de «rechercher des idées de la part des délégations au nom du président élu et du vice-président élu».-AFP estinaticm RENCONTRE D'INFORMATION AVEC PROJECTION Les grands voyages de culture 23 jours et plus = HÔTEL QUARTIER • QUÉBEC tt?2955, Boulvard Laurier 418-650-1616 VENDREDI 14 NOVEMBRE 2008 18h30 > LÉGYPTE • 25 jours • février et mars 2009 20600 > LA TURQUIE • 28 jours • mai et octobre 2009 SAMEDI 15 NOVEMBRE 2008 9h00 > SYRIE, JORDANIE ET LIBAN • 23 jours • mai et octobre 2009 10h30 > LE PÉROU • 23 jours ¦ février et octobre 2009 13h00 > LA CROATIE • 23 jours • mai 2009 Petits groupes - Itinéraires exclusifs VOYAGES CULTURELS VIP 3627.RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL.QC.H2X 3L6 T.514-844-0407 • 1-866-481-4425 WWW.VOYAOE8CULTURELSVIP.CA mmmwm Peur annoncer dam ce regroupement, contactez Jean de Billy au 5^-985-3456 : : : .* : : : jdebilly@ledevoir.ccm RACHOTHON 1081 CIBL Radio-Montréal 101,5 FM 13.14.15.16 novembre www.cibl1015.com ____ CIBL AU O CME LA CITI STE-CATHERINE À ne pas manquer au radiothon de CIBL aujourd'hui : Lancement des festivités dès 7h sous le chapiteau à l'angle des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine ! Dany Placard, Manon Barbeau, John Parisella,Tricot Machine, GéraldTremblay, Gaële, Thomas Mulcair, Caracol, Mademoiselle Girafe, Richard Bergeron, Sylvie Paquette, Urbain Desbois, Mononc’ Serge, Le Roi Poisson et plusieurs autres invités! m iü : ; Venez vibrer avec nous sous le chapiteau et sur le 101,5 FM! Visitez notre site Web pour la programmation complète ! .y‘U.iùdi » -< « mi ut s ^ DI H'I Ml M* ANGUS RRadio- Montréal l < N ORIGINAL DISPONIBLE i A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 13 NOVEMBRE EDITORIAL 2 O ü 8 CAMPAGNE ÉLECTORALE Pourquoi la santé ?Le dernier sondage Léger Marketing, dont les résultats ont été publiés hier dans Le Journal de Montréal, confirme deux choses: d’abord qu’un grand nombre de Québécois ne croiront ceux qui parlent de crise économique que le jour où elle aura fait des victimes autour d’eux, et ensuite, que d’ici là, c’est le bon vieux thème de l’accès aux soins de santé qui reste la priorité, et ce, même si les partis politiques souhaiteraient éviter le sujet L L Jean-Robert Sansfaçon e premier ministre, Jean Charest, se serait-il trompé de cible en faisant de l’économie le thème central de la présente campagne électorale?On pourrait le croire en lisant les résultats du sondage Léger Marketing, qui placent la santé en haut de la liste des préoccupations des répondants (31 %), quelques points devant l’économie (28 %).Compte tenu de la marge d’erreur de 3 %, les deux sujets sont à égalité, mais cela surprend quand même dans la présente conjoncture.C’est vrai que, pour le moment, la crise financière a surtout fait mal aux retraités qui gèrent eux-mêmes leur REER, aux investisseurs et aux institutions financières.Pour le Québécois moyen, le danger apparaît aussi abstrait et lointain que ces ouragans qui s’abattent périodiquement sur le sud des Etats-Unis.Pour tout dire, le seul effet tangible de la crise économique sur la classe moyenne à ce jour a été positif puisque le prix de l’essence est redescendu à un niveau raisonnable.On ne perd rien pour attendre, est-on tenté de commenter à la lecture des résultats du sondage.Cela dit, il est aussi très juste d’affirmer, comme l’ont fait 32 % des répondants, que le piètre état du réseau de santé mérite aussi l’attention des politiciens en campagne.Car si on en parle moins, ce n’est pas parce que les problèmes sont réglés.Au contraire, il serait même plus exact d’affirmer que le sujet est aussi chaud qu’il y a cinq ans, mais que de guerre lasse, plus personne n’ose en faire un sujet de campagne de peur d’être accusé de beau parleur, de faux prophète ou de fieffé menteur.Lors de la campagne de 2003, l’équipe libérale de Jean Charest avait promis de faire de la santé la «première priorité» de son gouvernement Après le désastre de la mise à la retraite d’infirmières et de médecins par le gouvernement du Parti québécois, les libéraux avaient promis qu’il n’y aurait plus d’attente interminable aux urgences et en chirurgie, et que tous les malades auraient accès à un médecin 24 heures par jour, sept jours par semaine, partout au Québec.Comment ne pas voter pour un parti qui vous promet la lune et le paradis sur Terre dans un même programme?Sous Philippe Couillard, on a changé le nom des Régies régionales pour en faire des Agences régionales, on a fusionné des centaines de conseils d’administration et centralisé la gestion des hôpitaux, des CLSC et des CHSLD à qui mieux mieux, on a concédé des milliards de plus aux médecins et d’autres milliards à la relativité et à l’équité salariales pour les employés, mais force est de constater que l’accessibilité aux soins est encore largement déficiente.Notre système de santé est aussi malade qu’il l’était avant les réformes, malgré une croissance des dépenses supérieure à celle de la richesse collective.Échec au roi! Pour soulager les hôpitaux, les libéraux ont autorisé la création de quelques cliniques affiliées, mais aucun bilan ne permet de dire si cet ajout a permis ou non d’accroître la productivité et de réduire les coûts.Avant de proposer avec les libéraux d’étendre la formule ou de réclamer leur disparition avec le Parti québécois, il vaut la peine de se demander s’il n’y a pas là un début de solution aux listes d’attente.D’ailleurs, soit dit en passant, n’est-ce pas le Parti québécois qui a laissé s’installer au Québec un réseau de cliniques d’examens diagnostiques par résonance magnétique où les patients doivent payer la facture de leur poche, ce qui n’est pas le cas des cliniques affiliées?Le parti de Mme Marois et celui de M.Charest feraient bien d’expliquer comment ils s’y prendront pour mettre plus de médecins au service des Québécois, plus d’infirmières dans les hôpitaux et plus de personnel spécialisé pour les soins à domicile, sans oublier la réduction du temps d’attente inhumain aux urgences.Pour le moment, ni l’une ni l’autre de ces deux formations politiques, et encore moins l’ADQ, n’est en mesure de rassurer les électeurs quant à leur capacité d’améliorer la situation de façon appréciable au cours des prochaines années.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND Agir en fiduciaire La démocratie est fascinante.On élit des députés qui auparavant auront élu un chef pour représenter la population et diriger la province.Sachant cela, les dirigeants doivent agir avec parcimonie, rigueur et efficacité.Ils doivent agir en fiduciaire de nos impôts.C’est avec notre argent que la province est gérée.Le budget de l’Etat est donc le prolongement de notre propre budget J’ai beaucoup plus confiance à Charest qu’au PQ et à l’ADQ pour gérer mon argent et la province.Le PQ et l'ADQ sont plus attirés par le populisme et les mesures-chocs qui n’ont qu’un effet limité.Mon côté pragmatique ira sûrement pour Charest.Lorsque les conditions sont difficiles, ce n’est pas le temps de prendre des risques.La stabilité et la compétence doivent l’emporter.Micheline Dumais Le 8 novembre 2008 Pauline Marois, foncez ! Les caricaturistes n’en finissaient plus de souligner les tics et les manières de René Lévesque et de Robert Bourassa: cela n'a pas empêché ces politiciens de réaliser d’immenses projets.Les beaux parleurs et les fines gueules ont beau jeu de faire allusion à un certain snobisme, surtout chez une femme qui se met en avant Qu’ils se regardent eux-mêmes.Ceux et celles qui vous conseillent ou vous adulent portent la lourde responsabilité de votre image.Soyez vous-même.Laissez braire et continuez à faire: vos grands succès comme ancienne députée et ministre sont garants de l’avenir.En avant, foncez! Marc-André Tardif Montréal, le 10 novembre 2008 Sauver sa peau Un récent sondage nous indique que les appuis à l’ADQ de Mario Dumont sont à leur plus bas niveau depuis longtemps.Pas très étonnant lorsqu’on apprend que les engagements de l’ADQ proviennent de la tête de Mario Dumont LETTRES En effet la quasi-totalité des engagements majeurs de l’ADQ (coupe de deux milliards dans la fonction publique, nouveau Colisée de Québec, vente dHydro-Québec, etc.) n’ont pas été adoptés par les membres lors du dernier congrès de l’ADQ.Comme d’habitude, Mario Dumont décide tout [.] Le comportement non respectueux de l’ADQ démontre que Mario Dumont et son groupe jouent actuellement pour sauver leur peau.Malheureusement pour eqx, la population n’embarque pas comme aux États-Unis dans les campagnes de dénigrement Au contraire, la population s’attend à plus de sérieux et de rigueur de la part de quelqu’un qui se dit prêt à devenir premier ministre.Mario Dumont n’a qu’à s’en prendre à lui-même, lui qui contrôle et dirige seul la campagne de l’ADQ.Simon Bissonnette Québec, le 11 novembre 2008 Question de débat C’est aujourd’hui bien connu et largement médiatisé; la planète se meurt et tout le monde se questionne sur le bien-fondé du système économique qui a plongé le monde financier dans un gouffre sans fin.Pendant ce temps, au Québec, on se tire littéralement dans le pied en limitant l’accès au débat des chefs à trois partis qui, d’un point de vue économique, ne proposent rien d’autre que des simulacres de changements qui rivalisent d’insipidité.En cette période de crises économique et environnementale, les Québécois (es) sont prêts à entendre un nouveau discours.Ils sont prêts à assister à un véritable débat.Ce nouveau discours, il est au Parti vert et à Québec solidaire.Pour une démocratie plus «branchée» sur les angoisses hautement justifiées des Québécois (es), Guy Rainville et Françoise David doivent absolument être présents au débat des chefs.Leurs idées, imprégnées d’une vision, sont enlevantes et le débat n’en sera que rehaussé! Dominic Laroche Le 11 novembre 2008 Sans saveurs.Les présentes élections, c’est comme recevoir une invitation à aller au resta.On connaît le menu affiché (les promesses), on ne connaît pas les sous produits fies projets cachés) et ce qui se passe dans les cuisines.Les chefs (de parti) manquent encore d’originalité.Ils sont plus préoccupés par le tape à l’œil plutôt qu’à rendre délicieux les petits hors-d'œuvre.Peu importe l’intérêt pour les clients, en autant que la présentation prime sur les saveurs.Chaque fois (élections), on se fait prendre.Toujours la même soupe, le même plat principal fia plate-forme électorale) et un dessert bien vite fait Bonsoir la visite.on vous invitera dans 4 ou 5 ans si le chef devient majeur.Les Harper, Dion, Layton et Duceppe nous avaient préparés.Hélas, les Charest, Dumont et Marois nous refont les mêmes recettes.Avez-vous hâte, comme moi, de connaître un jour où vous serez fier d’aller voter?Ah comme j’aurais voulu être comme ces Américains, un certain soir de novembre.Ils ont senti qu’ils étaient plus importants que les partis.D reste encore quelques jours.Vite un véritable traiteur.On Qes électeurs) est toujours sur notre faim.Carroll Roy Le 11 novembre 2008 L’Amérique et l’Afrique À l’occasion d’une entrevue, Sarah Palin aurait considéré l’Afrique comme un pays ou un ensemble de pays.Élle s’en défend.«Mes propos ont été rapportés hors de leur contexte», af-, firme-t-elle.Question: Que désigne le mot «America», si cher au président Bush?Un pays, un ensemble de pays ou un continent?Les Érançais se moquent de Sarah Palin, eux qui disent tout natprellement «l’Amérique» pour désigner les États-Unis.«Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère?Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!» Denis Vaugeois Le 10 novembre 2008 LIBRE OPINION Qu’y a-t-il derrière les élections ?CLAUDE BARITEAU Anthropologue.L’auteur a été président d’un régime de retraite et fiduciaire d’un fonds commun de placement En août 2007, des banques et des fiducies canadiennes et internationales s’associent à l’Entente de Montréal.Son but est de gérer la crise découlant des problèmes de liquidité que rencontrent les détenteurs de PCAA (papier commercial adossé à des actifs) non bancaires.Le 20 octobre 2008, au cœur de la crise financière internationale, l’avocat Crawford, qui pilote le tout, espère atteindre le but visé, soit l’étalement des échéances des titres, fin novembre 2008.Pour John Greenwood (Financial Post, le 20 août 2008), selon des observateurs, il s’agit d’un espoir flou.UBS s’est retiré de l'entente et Merrill a été acheté par Bank of America, ce qui modifie la participation de ce courtier.De plus, les banques canadiennes et internationales en cause ont d’autres chats à fouetter.Et le 17 octobre, l’organisme canadien de réglementation du commerce et des valeurs mobilières a révélé que les courtiers ne connaissaient pas bien le contenu de ces titres et qu’il y a eu des anomalies (inadequacies) dans la façon dont les firmes promotrices les ont mis en vente.Peu après, des rumeurs d’élection se répandent au Québec et, dans Le Devoir du 25 et 26 octobre, les membres d’une coalition pour la protection des investisseurs invitent la Banque du Canada à rendre li-uides les PCAA non bancaires qui se retrouvent ans les régimes de retraite, soit 16 milliards sur les 33 milliards, la plupart émis par Coventree, depuis leur gel en août 2007.Deux motifs justifieraient cette intervention: ¦ Le défaut de crédit de ces titres qui s’est accentué avec la crise d’octobre 2(X)8 du système financier mondial.¦ L’impact sur la liquidité des régimes de retraite.Dans ce cas, faire passer la durée des échéances de 30 à 90 jours à de 1 à 9 ans obligera les régimes en phase terminale à étaler les paiements de rente.Pour les autres, qui se retrouvent en majorité à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ), il sera impossible d’obtenir un rendement optimal.A priori, cette requête séduit II faut cependant se rappeler que la ministre des Finances du Québec a sollicité en ce sens la Banque du Canada, qui a refusé et s’est contenté d’appuyer la signature de l’Entente de Montréal.Alors, pourquoi cette banque, qui a stoppé l’hémorragie des PCAA bancaires, inclurait-elle aujourd’hui les PCAA non bancaires?Par compensation pour les retraités?Pour sortir la CDPQ du pétrin dans lequel elle se retrouve?J’en doute.D faut aussi savoir que les PCAA non bancaires ne sont pas de la même nature que les PCAA bancaires.Les premiers sont émis par des fiducies indépendantes, les deuxièmes par des fiducies appartenant aux banques canadiennes.Sur le marché canadien, il y a pour 83 milliards de PCAA bancaires et pour 33 milliards de PCAA non bancaires.Des 33 milliards de PCAA non bancaires, la CDPQ détenait 13,2 milliards en août 2007.Quant aux régimes de retraite membres de la CDPQ, ils détenaient 70 % des PCAA non bancaires de l’ensemble des régimes de retraite du Canada Ces titres transfèrent temporairement aux détenteurs les dettes qu’ils regroupent (hypothèques, prêts automobiles, prêts personnels, etc.).Au Canada, les banques, selon la réglementation existante, ne sont pas contraintes à assurer leur liquidité.Cette liquidité découle en fait du roulement des titres, de telle sorte que son arrêt comme celui observé après la Faillite de banques qui en détenaient crée le défaut de liquidité chez les détenteurs.Devant ce défaut, les banques internationales (Deutsche Bank, HSBC, RBS et UBS) impliquées dans Coventree se sont déclarées non liées à cause de la réglementation canadienne.Quant aux banques canadiennes, elles ont bénéficié de l’intervention de la Banque du Canada pour faire face à leur problème de liquidité.Autre point important.Invitée à noter les PCAA non bancaires, la firme canadienne DBRS, qui en tut promotrice au début de 2000, leur accorda l’excellence avant de changer récemment d’avis.Quant à S&P et Moody’s, selon Duncan Manvin (Financial Post, le 4 avril 2008), elles ont refusé de procéder à cause précisément de la réglementation canadienne qui diffère des réglementations européenne et états-unienne en la matière.Compte tenu de cela, deux types de questions se posent.Le premier concerne le motif d’une intervention de la Banque du Canada.Pourquoi celle-ci viendrait-elle à la rescousse de banques qui ne relèvent pas de sa juridiction et couvrirait leurs activités au Canada, ce qui n’est pas son mandat?Poser la question permet de comprendre pourquoi, au tout début, la Banque du Canada a privilégié d’appuyer la démarche initiée par la CDPQ.Le deuxième est l’importance de ces titres dans le portefeuille des régimes de retraite et des organismes membres de la CDPQ.Leurs fiduciaires ont-ils demandé les informations susceptibles de les rendre «confortables» dans leur décision d’achat?Savaient-ils que la CDPQ a détenu 28,96 % de l’avoir de Coventree, dont elle entendait, selon le Financial Post (octobre 2006), vendre une part pour n’en détenir que 9,99 %, soit un centième de 1 % en deçà du pourcentage l’obligeant à révéler sa participation?Par ailleurs, les dirigeants de la CDPQ les ont-ils avisés: ¦ De cette participation?¦ Des réserves de S&P et Moody’s à l’égard de ces titres, ce qui révèle le risque de liquidité de ces titres?¦ De l’implication de DBRS dans leur promotion?¦ De l’absence de validation par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario?¦ De l’absence de prospectus approuvé par une agence canadienne reconnue?Seuls les fiduciaires de ces régimes peuvent répondre à ces dernières questions.Une chose est certaine.Le gouvernement du Québec sait ce qui s’est passé.Il a des représentants sur les régimes de retraite et sur des organismes membres de la CDPQ.Dè plus, la ministre des Finances, qui a ses antennes à la CDPQ, est intervenue au tout début, connaît les règles du jeu au Canada et est au courant des risques associés à ces titres.En d’autres termes, le gouvernement du Québec sait très bien que des régimes de retraite, membres ou non de la CDPQ, et des organismes membres de la CDPQ se retrouvent maintenant avec des PCAA non bancaires en cours de transformation de placements à court terme en placements à moyen terme mais dont la valeur, toujours inconnue, est fortement à la baisse, selon la coalition.Soit une perte de 40 % pour les 22 milliards $ de PCAA non bancaires sous forme synthétique, ce qui, ajouté aux baisses de valeur des autres produits, peut s’avérer une perte de près de 5 milliards pour les membres de la CDPQ.Peut-être plus.Les sous que la ministre des Finances a vus dans sa «sacoche» ne suffiront pas.là se trouve, je pense, l’une des principales explications de la tenue d’élections.Le premier ministre, à moins qu’il rêve lui aussi à un sauvetage de la Banque du Canada, sait que le gouvernement du Québec devra corriger le tout.Il sait aussi que les moyçns à sa portée n’ont pas la qualité de ceux des États souverains (une banque centrale, une monnaie, un pouvoir de réglementation et la possibilité de faire des ententes sur la scène internationale).Or, le peuple québécois, qui sait cela, s’apprête à élire des députés et des partis qui ne semblent pas en être conscients.•4 < 4 LE DEVOIR.LE JEUDI 13 NOVEMBRE 2 0 0 8 A 9 DEES ARCHIVES REUTERS la crise financière celle du pétrole Indépendance énergétique Se servir de pour éviter NORMAND MOUSSEAU Professeur de physique à l’Université de Montréal et auteur du livre Au bout du pétrole, tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique, paru cette année am Editions MultiMondes.lors que les pays producteurs de pétrole tentent, avec plus ou moins de succès, de ralentir la chute vertigineuse des prix de l’or noir, il est tentant de penser que la crise énergétique de la première moitié de cette année ne fut qu’une aberration temporaire.Aberration ou non, toutefois, son impact fut bien réel.Avec un prix du baril de pétrole montant presque d'heure en heure, les consommateurs se sentirent vite coincés financièrement les acheteurs de voiture choisirent des modèles moins énergivores, les trains de banlieue se remplirent connue jamais, le covoiturage redevint à la mode et plusieurs familles, étouffées par l’augmentation des prix de l’essence, changèrent leurs plans de vacances, décidant de rester dans les environs.La bulle pétrolière fut de courte durée, toutefois, et le baril de pétrole se négocie aujourd’hui à moins de 50 % du maximum de cet été.Les pays producteurs membres de l’OPEFj en proie à la panique, ont annoncé récemment une réduction de 1,5 million de barils par jour, près de 2 % de la production mondiale, afin de contenir la chute des cours.Malgré cette annonce, les prix ne remontent guère, plombés par la crise financière et la récession qui s’annonce.La flambée pétrolière de cet été apparaît bien loin.Faut-il pour autant en conclure que la qise énergétique annoncée ne nous concerne plus?A 60 $US le baril, le pétrole est encore bien au-dessus de sa valeur historique, qui oscille autour de 25 $US le baril.Avec la chute du dollar canadien, la baisse des prix du pé- FRANCIS HALIN Auteur-compositeur-interprète et militant de Québec solidaire issu de la génération Passe-partout l .a génération Passe-partout en a marre.Mar- Lre de voir les chefs des partis traditionnels de la génération des baby-boomers s’accrocher aux idées mornes des dernières décennies.Marre de constater que le Parti li-|l====J béral, l’Action démocratique et le Parti québécois sont incapables d’expliquer les véritables raisons de la crise économique en toute vérité alors que l’Europe a, elle, mis le doigt sur le bobo.Marre de constater que les médias et les politiciens s’arrêtent davantage à limage de Barack Obama qu a la clairvoyance de ses idées, qui pourraient pourtant susciter de véritables échos politiques au Québec.Ici, comme dans plusieurs autres pays, il y a des gens qui se plaisent à prêcher la prétendue bonne nouvelle se Ion laquelle la solution à tous les maux de la socjété serait d’injecter plus d’argent dans les coffres de l’État Or tout cela est complètement faux.La preuve en a été faite au fédéra] où, malgré des surplus importants dans les coffres, le gouvernement fédéral a tout simplement décidé de ne pas redistribuer les profits.Point final.Les véritables raisons de la crise économique mondiale sont la déréglementation et la spéculation sur les denrées alimentaires, notamment Or les propositions peu argumentées des principaux partis du Québec pourraient aggraver la situation économique québécoise plutôt que de l’aider.Et certains médias ont une large part de responsabilité lorsqu’ils donnent plus de place dans leurs pages aux entrepreneurs de l'Institut économique qu’à des intellectuels à l’argumentaire plus raffiné, comme les porte-parole de Québec solidaire par exemple.Si les médias taisaient leur travail, ils verraient que plusieurs engagements de Québec solidaire s’inscrivent dan$ le courant de pensée du populaire président élu des Etats-Unis.Mieux encore, ils seraient heureux de constater que Québec solidaire va évidemment plus loin que lui, notamment sur le plan de la nationalisation de l’énergie éolienne et de l’eau.Comment voulez-vous qu’un jeune dans la mi-ving- trole est effectivement beaucoup au Canada; nous payons aujourd’hui 75 SCAN le baril, un record historique si on exclut la dernière année.Or le Québec consomme 120 millions de barils de pétrole par année et n’en produit pas une goutte.Chaque augmentation de 1 $ le baril représente autant de millions de dollars sortis de l’économie du Québec, nous appauvrissant collectivement Entre 2003 et 2005, le coût des importations de pétrole est passé d’environ 4,8 à 6 milliards de dollars, une augmentation de 25 %.En 2008, ce sont près de 12 milliards de dollars qui auront quitté le Québec afin de satisfaire à nos besoins en or noir.Autant de milliards qui ne serviront pas à relancer l’économie, à créer des emplois ou à nous offrir des services publics de meilleure qualité.Or il ne fait aucun doute qu'au sortir de la récession, les prix du pétrole remonteront rapidement au-delà de leur valeur actuelle.Les grands gisements en mer du Nord et au Moyen-Orient se tarissent rapidement et les nouveaux puits, qui coûtent beaucoup plus cher à exploiter, parviennent à peine à compenser le manque à gagner.Il y a tout lieu de croire qu’il ne sera pas possible d’augmenter la production mondiale au-delà des niveaux de production des deux ou trois dernières années.On devrait donc voir les prix du pétrole remonter en flèche avec la reprise économique qui nous attend d’ici un an ou deux et atteindre des sommets encore jamais vus, étouffant de nouveau l’économie des pays importateurs de pétrole.Diminuer notre dépendance La récession qui nous frappe est une occasion inespérée d’enclencher un programme visant la diminution significative de notre dépendance envers les combustibles fossiles.Keynes revenant à l’ordre du jour, la plupart des gouvernements se préparent à investir massivement dans les infrastructures afin de minimiser l’impact de la récession et de relancer l’économie.La tentation sera forte de poursuivre le développement des 50 dernières années, ajoutant de nouvelles taine s’intéresse à la politique québécoise lorsqu’il voit un premier ministre sans charisme déclencher des élections pour annoncer des nouvelles qu’il avait déjà annoncées: construire des routes alors que la population exige plus de transports en commun?Comment pouvons-nous nous identifier à un Duplessis n° 2 qui veut privatiser Hydro-Québec et qui ne comprend pas que cette entreprise est l’une des plus convoitées mondialement?Et comment pensez-vous qu’une chef de parti cachant son objectif principal (faire la souveraineté) comme la pire des maladies honteuses puisse susciter un rêve de pays chez les électeurs québécois?Lucides et néolucides Si les «lucides» ont tenté sans succès dans le passé de convaincre les Québécois de payer davantage pur leurs services, les trois chefs des principaux partis au Québec sont des «néolucides».A divers degrés, ce groupe constitué de personnes issues de toutes les allégeances politiques semble vouloir nous avoir à l’usure en nous présentant de nouveau le concept désuet ailleurs dans le monde «d’utilisateur-payeur».D’abord, ces néolurides prônent une meilleure gestion de l'eau.Or, avant de demander aux contribuables québécois de payer pour leur eau, il faudrait, toujours selon leur logique d’utilisateur-payeur, faire payer ceux qui siphonnent l’eau du Québec, c’est-à-dire les compagnies privées.Prenons l’exemple de l’eau en bouteille.Depuis que Danone a acheté Patrimoine des eaux du Québec, il y a quelques années, Amaro est le seul em-bouteilleur québécois.Parmalat (Esker), Nestlé (Mont-clair), Pepsi (Aquafina), Dansani (Coca-Cola) possèdent notre eau.Quatre-vingts pour cent du marché de l’eau embouteillée au Québec est désormais entre les mains de multinationales étrangères.Le sacro-saint principe de l’utilisateur-payeur est indéfendable s’il ne tient pas compte de cette réalité.Ensuite, les néolucides se servent de la situation d’Hydro-Québec pour justifier une hausse des frais d’électricité.Cela même si l’entreprise a fait des profits de 2,9 milliards l’an dernier et que les exportations de la société d’État étaient à la hausse en 2007.Ira comparaison avec l’éternelle moyenne canadienne des coûts routes et terminant des tronçons laissés à l’abandon.Il est essentiel d’éviter cette solution de facilité et d’inscrire plutôt les investissements des prochaines années dans le cadre, beaucoup plus rentable à moyen terme, de l’indépendance énergétique.Abandonnant le soutien aux transports individuels, les projets de relance devraient plutôt soutenir la diminution de notre consommation d’énergie fossile, qu’il s’agisse de mettre en place un système ferroviaire autonome pour les trains de banlieue, de doubler les voies ferrées sur les grands axes de transport de tester le redéploiement de services de proximité, de financer des mesures d’économie d’énergie ou de subventionner les énergies alternatives.La crise économique offre la possibilité de lancer de nombreux programmes-pilotes, à durée de vie limitée, afin de trouver les solutions les plus prometteuses et de soutenir le développement d’une expertise locale.En plus de diminuer l’impact de la récession, ces investissements permettraient au Québec de ressortir plus fort et de se positionner en leader mondial du passage vers les énergies alternatives.Il faut profiter de la présente campagne électorale au Québec pour exiger des grands partis politiques un plan crédible visant une réduction significative de notre consommation des combustibles fossiles sur un horizon de 10 à 15 ans au maximum, un plan qui pourrait être mis en place dès le début de 2009.\2.tentation est forte, à la suite de la chute récente des prix du pétrole, de reléguer la question énergétique à l’arrière-plan; il y a tant de problèmes prioritaires à traiter.Mais si on n’agit pas dès maintenant, la proportion grandissante de notre richesse nationale qui servira à nous procurer notre part d'énergie fossile nous enlèvera chaque année un peu plus de marge de manœuvre pour préserver un société qui reflète nos valeurs et nos aspirations.Les États-Unis ont compris il y a longtemps l’importance stratégique et économique de la sécurité énergétique.Qu’attendons-nous pour suivre la même voie à notre façon?d’électricité ne tient pas la route.La société d’Etat engrange des profits.Elle doit les redistribuer.Le concept d’utilisateur-payeur serait plus équitable si les grandes compagnies consommatrices payaient le véritable coût de l’électricité sur le marché qu’elles exploitent Ces néolucides reviennent aussi avec l’idée selon laquelle une hausse des droits de scolarité est nécessaire.Si les tenants d’une telle idée veulent à tout prix les augmenter pour renflouer les coffres de l’État et ainsi mieux redistribuer cet argent frais aux moins nantis de ce monde, pourquoi ne créent-ils pas un fonds?Ce fonds privé aiderait les plus pauvres à avoir accès à une éducation décente.Le concept d’utilisateur-payeur serait ainsi plus équitable.Notons aussi chez les néolucides une envie puissante de retourner au péage.Or les citoyens du Québec se sont prononcés contre la prolongation de l’autoroute 25 et le métro de Laval connaît une popularité inespérée.En d’autres termes, la population demande davantage de moyens de transport alternatifs.Mais le message ne passe pas chez les néolucides.Ils évoquent leur concept d’utilisateur-payeur! En ce qui a trait aux frais des services de garde, le jargon peu littéraire des néolucides étonne mie fois de plus par sa simplicité.En effet, d’après eux, nous devrions «ajuster périodiquement la contribution des parents».Ici, la subtilité n’est même plus de mise, le gouvernement veut cesser de subventionner des garderies au moment même où le modèle est repris dans tout le Canada tellement il est efficace et équitable.Le concept d’utilisateur-payeur est un leurre.Pour reprendre les termes de Joseph Facal, les néolucides auraient avantage à •faire œuvre de pédagogie» eux-mêmes dans leur approche.A moins que ce ne soit pas La pédagogie qui leur fasse défaut mais plutôt l’exactitude des faits concernant La répartitioi) de la richesse, qu'ils ignorent volontairement ou non.A ce sujet, l’Institut de la statistique du Québec offre des chiffres que certaines personnes jugent plus justes que ceux de l’Institut économique de Montréal.A eux de refaire leurs devoirs donc.Québec solidaire a, quant à moi, fait ses devoirs.C'est pourquoi ce parti aura mon vote le 8 décembre prochain.Lettre aux partis politiques Pourquoi occulter les enjeux en santé et services sociaux?LISE DENIS Directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et services sociam i .es dernières campagnes électorales qué- Lbécoises nous ont habitués à ce que les principaux partis politiques fassent de la santé le thème central de leur programme et rivalisent de promesses en faveur d’un .J système garantissant un meilleur accès aux soins et aux services.Cette année, force est de constater que les partis ne placent pas la santé bien haut sur la liste de leurs priorités.La situation économique requiert toute leur attention.L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) estime toutefois que la crise financière ne doit pas occulter les enjeux liés à notre système public, surtout qu’une mauvaise situation économique a des impacts sur la demande en santé et en services sociaux.Pourquoi parler encore de santé?Notre système public de santé et de services sociaux est en profonde modification.Des changements importants et nécessaires y ont été apportés au cours des dernières années et les administrateurs et les gestionnaires sont engagés à en améliorer la perfonnan-ce.Cependant, qu’on le veuille ou non, ce système fait face à un très grand défi: celui de son financement Le défi du financement Trois commissions (Clair, Ménard et Caston-guay), regroupant des personnes de divers courants politiques, ont conclu que, si nous voulons conserver un système public fort, assurer l’accès aux soins et aux services sociaux au cours de la prochaine décennie, il faut trouver de nouvelles sources de financement.Le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et du prix des médicaments et des appareils technologiques font en sorte qu’il est impossible de limiter la croissance des coûts du système au niveau de l’inflation.Si les dépenses en santé augmentent au Québec au même rythme que dans le reste du Canada, c’eçt plus de 40 milliards de doDars qu’il en coûtera à l’État québécois dans dix ans pour maintenir à leur niveau actuel les soins et les services à la population.Théoriquement, le gouvernement du Québec peut y faire face, mafa à quel prix?Quelles sont les autres missions de l’État que le Québec devra abandonner pour payer le système de santé?Faudra-t-il gruger dans l’entretien des routes, dans les relations internationales, dans la gestion de nos ressources naturelles, dans l’éducation, la culture?Les partis politiques doivent fournir une réponse aux citoyens pendant la présente campagne et nous indiquer comment ils entendent faire face au défi du financement du système de santé et de services sociaux.Des impacts à court terme Ceux qui pensent que c’est là un enjeu trop lointain et que nous en débattrons une fois sortis de la crise économique n’ont qu’à regarder les sommes qui ont été investies dans notre réseau au cours de la derniè re décennie.Grosso modo, les dépenses du réseau augmentent entre 5 % et 6 % annuellement, ce qui est nettement plus élevé que la moyenne de la croissance des revenus du gouvernement Les partis politiques doivent indiquer à la population du Québec quelle part ils réservent à la santé et aux services sociaux dans le cadre budgétaire qu’ils proposeront en cours de campagne.Du personnel pour offrir soins et services L’accès aux services est un problème quotidien pour une partie de la population.Au cours des dix prochaines années, uniquement pour maintenir les soins et les services à leur niveau actuel, il faudra embaucher 113 000 nouvelles personnes dans le réseau, soit 40 000 infirmières, 26 000 préposés aux bénéficiaires, 16 000 professionnels, 14 000 techniciens, 11 000 infirmières auxiliaires, 5000 cadres et 1000 pharmaciens.Le réseau repose essentiellement sur les hommes et les femmes qui chaque jour donnent les services à la population.Sans eux, pas d’accès! Tous les partis politiques qui aspirent à former le prochain gouvernement devraient aussi avoir comme priorité de s’attaquer au renouvellement du personnel du réseau.C'est pourquoi nous leur demandons comment ils entendent participer à ce vaste chantier.Réduire les délais d’attente La population québécoise peut compter sur un système de santé public fort, un système à la fine pointe des technologies, souvent à l’avant-garde.Pourtant, les problèmes d’accès aux médecins de famille et aux services spécialisés persistent.Un prochain gouvernement devra soutenir la modernisation du réseau en consolidant les services de première ligne afin d’assurer l’accès et de réduire les délais d’attente, notamment pour les jeunes et leur famille, pour les per-sonnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et pour celles et ceux qui nécessitent des tests d’imagerie médicale.Ces enjeux sont importants.Les partis politiques doivent indiquer à la population ce qu’ils entendent faire pour améliorer l’accès aux soins et aux services.Au cours des prochaines semaines, à titre de représentant de 135 établissements publics de santé et de services sociaux, nous entendons exiger des partis politiques des réponses claires à ces questions.Occulter le problème de la pérennité de notre système public ne fera que l’aggraver davantage.Québec solidaire au pouvoir, et au plus vite ! L'ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Mario-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargcon (général), Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Do^lise (consommatùm).Jean Dion (sports), Loui»Gilles Francumr (environnement), l’auline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), Louiae-Maude Rioux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), l’hillppe Papineau (pupitre) ; mformntinn politique : Michel David (chrrmigueur), Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen lévesquo (reporter) ; information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyen (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique ; Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Franvois Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (re|K>rter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale Guy Taillofer (adjoint au directeur de linfrirmation), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre 1-egault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) : Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Monger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction); David Dumouchel et Etienne Plamondon-Kmond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean Franvois Bossé, Manon Boitard.Marlène Côté, Amélie Maltais, Claire Paquet Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION» DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable sen'ice à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine laflour, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.\ A 10 L K DE V 0 I R , L E JEUDI 13 NOVEMBRE 2 0 0 8 ACTUALITES CAUCHON CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 belle occasion de se renouveler en adoptant des règles de sélection du chef trop contraignantes et trop dispendieuses.«Martin [Cauchon] fera des appels avec son monde d’ici vendredi [demainl, mais il est clair que les règles adoptées par l’exécutif du PLC ne font pas son affaire», indique une source proche de M.Cauchon.Selon cette même source, M.Cauchon «veuty aller», dans cette course, mais il n’est pas «suicidaire» non plus.Il est très fâché de la tournure des événements.Le problème est en un, encore et toujours, d'argent.Le PLC a imposé un plafond de dépenses aux candidats de 1,5 million.Or, pour s’assurer de leurs votes, chaque clan devra pouvoir compter sur la présence de ses délégués sur le plancher du congrès à Vancouver.Cela implique dans certains cas de payer leurs frais de transport et d’hébergement.La facture grimpera vite.«Si on a 400 délégués et qu’il faut payer, c’est immédiatement 400 000 ou 500 000 $ qui y passent.Il ne reste pas grand-chose pour la campagne», illustre notre source.Selon le clan de Martin Cauchon, cette situation favorise les candidats déjà bien établis (Bob Rae et Michael Ignatieff), plus susceptibles de recruter des délégués au sein de l’establishment capables de payer eux-mêmes les frais de congrès.«Ce n’est clairement pas un processus favorisant les nouveaux venus», conclut une personne dans l'entourage de M.Cauchon.Malgré tout, l’ancien ministre de la Justice, qui s’est fait connaître avec sa lutte pour la reconnaissance des mariages entre conjoints de même sexe et la décriminalisation de la marijuana, n’a pas encore complètement fermé la porte.Il se donne jusqu'à demain pour se décider, mais son entourage semble plutôt enclin à lui conseiller de ne pas sauter dans l’arène.Lui-même entretient d’importants doutes, nous explique-t-on.La veille, Denis Coderre a annoncé au Devoir qu’il ne briguerait pas lui non plus la chefferie du PLC pour des raisons à peu près semblables.Les deux hommes se sont d’ailleurs parlé hier.M.Coderre estime qu’il est irréaliste de la part d’une formation politique fauchée d’organiser une fois de plus un congrès à grand déploiement coûtant plusieurs millions de dollars.Ce sont autant de dollars qui ne serviront pas à préparer le parti à la prochaine joute électorale.En outre, la vieille formule de sélection par délégués ne permet pas aux membres de la formation de choisir directement leur chef, geste d’une grande importance pour eux.Tous les autres partis politiques fédéraux sont passés au vote direct.Chaque membre vote par téléphone, par la poste ou par Internet pour le chef de son choix.Le processus est bien moins excitant mais il est moins onéreux aussi.C’est ainsi qu’a été choisi Stephen Harper, contre Tony Clement et Belinda Stronach, en 2004, ou encore Jack Layton en 2003, contre Bill Blaikie, Joe Comartin, Pierre Durasse et deux autres candidats.Une course à trois Par ailleurs, les députés ontariens Gerard Kennedy et David McGuinty ont annoncé hier qu’ils ne se lanceraient pas non plus dans la course.«Il s’agissait, pour moi, de choisir entre me lancer dans une autre campagne ou travailler pour les Canadiens de manière plus directe», écrit M.Kennedy dans sa déclaration.‘ Pour lui, non seulement est-il nécessaire que certains éléments forts du caucus libéral restent à la Chambre des communes, mais ceux-ci doivent contribuer au «renouvellement» du PLC, que tout le monde semble appeler de ses vœux ces jours-ci.«Je crois fermement que l’aile parlementaire du parti et ses membres doivent aussi faire leur part pour s’assurer que nous avons un parti politique moderne, ouvert, efficace, responsable et capable de regagner la confiance des Canadiens.Un changement de chef en soi ne sera pas suffisant.» M.Kennedy avait tenté sa chance en 2006.Outre le fait qu’il lui reste encore une dette de campagne à éponger, plusieurs personnes dans le parti lui en veulent d’avoir contribué au couronnement de Stéphane Dion la dernière fois.MM.Dion et Kennedy avaient en effet scellé un pacte par lequel celui qui terminerait en quatrième place au second tour s’engageait à se rallier à l’autre.M.Dion avait finalement coiffé M.Kennedy par seulement deux voix! M.Kennedy a respecté sa part du contrat et un nombre écrasant de ses délégués l’ont suivi aux côtés de M.Dion.Quant à David McGuinty, le frère du premier ministre ontarien, il ne se lancera pas non plus.Selon nos sources, Ruby Dhalla, une jeune députée peu connue de l’Ontario qui a conservé son siège de justesse (773 voix) le 14 octobre dernier et dont le nom circule parfois, ne sera pas non plus de la course.Jusqu’à présent, seuls Bob Rae et Dominic LeBlanc ont annoncé leur intention de se présenter.Michael Ignatieff devrait être le premier à faire une annonce officielle ce matin.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 Appelé à expliquer pourquoi la situation dans les urgences est tout aussi critique aujourd’hui qu’à son arrivée au pouvoir en 2003, Jean Charest a rejeté tout le blâme sur la chef du Parti québécois, Pauline Ma-rois.Le chef libéral s'est gardé de reprendre sa promesse, faite en 2003, de mettre fin à l’attente dans le réseau de la santé dès le lendemain de sa victoire.«Je dis aux Québécois: faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé.Et si je n’y arrive pas, vous saurez quoi faire», avait-il déclaré à l’époque.Pour Jean Charest, Pauline Marois, en sa qualité d’ancienne ministre de la Santé et des Services sociaux et d’ancienne ministre de l’Éducation, est responsable des problèmes actuels du système de santé.«Pauline Marois a laissé derrière elle, dans le domaine de la santé et des services sociaux, un désastre, me vraie catastrophe, a-t-il dit Elle est la source même des problèmes que nous vivons aujourd’hui.» La mise à la retraite des médecins et des infirmières dans les années 90 est le fait de Mme Marois, tout comme la réduction des admissions dans les facultés de médecine et en techniques infirmières, a soutenu le chef libéral, qui y voit la cause des pénuries actuelles dans le réseau de la santé.Décrétées par le La CAM passe à 68,50 $ La Société de transport de Montréal (SIM) haussera ses tarifs de 3,3 % en 2009, ce qui fera augmenter le coût de la carte mensuelle de 2,25 $ à compter de janvier.Le prix mensuel de la carte passera donc de 66,25 $ à 68,50 $, mais le tarif unitaire pour un billet de métro restera le même, à 2,75 $.Selon ce que le quotidien Métro a appris, le président de la STM, Claude Trudel, a pris cette décision lors du conseil d’administration du 5 novembre, en faisant la moyenne des augmentations de l’indice des prix à la consommation (1PC) et de l’indice des prix de transport (IPT).La STM n’a voulu ni confirmer ni nier la nouvelle au quotidien, affirmant que la nouvelle grille tarifaire sera adoptée avant le 26 novembre.Selon le quotidien, ces hausses ne seront pas suffisantes pour éponger le manque à gagner que la STM prévoit cette année.L'Agence métropolitaine de transport, quant à elle, prévoyait des hausses de 4,3 % pour 2009, ce à quoi se sont opposés les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal.L’augmentation a donc été révisée à 3,5 %.-PC MD gouvernement de Lucien Bouchard pour atteindre le déficit zéro, les mises à la retraite de 1500 médecins et de 4000 infirmières ont été effectuées au printemps 2007.Mme Marois était alors ministre de l’Education.Jean Charest a vanté les progrès qui ont été réalisés par son gouvernement depuis 2003.Ainsi, 92 % des chirurgies se font à l’intérieur d’un délai de six mois.Il n’y a plus de patients québécois qui se font soigner à Plattsburgh, comme c’était le cas quand Mme Marois était ministre de la Santé, a-t-il ajouté.De passage à Longueuil, Pauline Marois s’est vigoureusement attaquée à son adversaire libéral au sujet de son bilan en santé.Elle a promis qui! n’y aurait aucune compression faite en santé sous un éventuel gouvernement péquiste.«Le gouvernement Charest n’a pas réglé, en six ans, les problèmes de santé qu’il devait régler dès le lendemain de son élection.Il va arrêter de nous mettre sur le dos la pénurie d’infirmières, a lancé Mme Marois.Les infirmières qui sont parties il y a dix ans auraient 70 ans maintenant», a-t-elle fait observer.Le porte-parole péquiste en matière de santé, Bernard Drainville, a accusé Jean Charest d’induire la population en erreur concernant les admissions dans les facultés de médecinç.Selon les données officielles du ministère de l’Éducation, le nombre d’admissions est passé, entre 1999 et 2003, de 406 à 611, une augmentation de 205 admissions en quatre ans.De son côté, le gouvernement Charest l’a fait passer de 611 à 772 entre 2003 et 2007, une hausse de 161 admissions, a indiqué M.Drainville par voie de communiqué.La réduction du nombre d’admissions a eu lieu toutefois avant 1999.Par ailleurs, dans une lettre qu’ils ont envoyée aux cinq principaux partis politiques, le président de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Alex Potter, et la directrice générale, Lise Denis, leur ont demandé qu’ils fassent connaître leurs intentions ; concernant la santé et les services sociaux, «l’enjeu électoral le plus important pour les Québécois».Selon l’AQESSS, la crise financière ne doit pas occulter les enjeux liés au système public.Dans sa tournée de la Beauce, Jean Charest a axé; entièrement son discours sur l’économie.«Ça prend un gouvernement qui va s’occuper d’économie et de l’emploi, a-t-il dit Dans le fond, on veut être gaulois.On veut résister comme on a réussi à le faire jusqu’à maintenant.» Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir ECOLE Un enfant anglophone inscrit dans une école française ne réussit pas mieux que son camarade de classe de langue maternelle française LE DEVOIR www.ledevoir.com I^s bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec).H3A 3149 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 SUITE DE LA PAGE 1 réussite tels le sexe, le milieu socioéconomique, les retards scolàires à l’entrée au secondaire ou encore le nombre d’élèves en difficulté d’apprentissage, on constate quand même que l’élève fréquentant une école anglaise a deux fois plus de chances de réussir que celui qui va à l’école française.L’école influence aussi davantage que la langue maternelle: un enfant anglophone inscrit dans une école française ne réussit pas mieux que son camarade de classe de langue maternelle française.L’inverse est aussi vrai pour l’élève de langue maternelle française inscrit dans une école anglaise (par exemple lorsqu’il est issu d’un mariage mixte).«On ne peut expliquer [les écarts entre la performance selon les secteurs linguistiques], mais cela semble assez lié à des caractéristiques des organisations scolaires», avance le chercheur Pierre Lapointe, de TUniversité de Montréal, qui a décortiqué les données pour le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal, qui réunit les cinq commissions scolaires de l’île.Des entrevues avec une trentaine de directeurs d’école fournissent néanmoins quelques pistes d’explication.«Il semble que, dans le secteur francophone, on soit davantage axé sur des mesures structurelles ou organisationnelles pour aider les élèves en difficulté: on va créer des programmes, regrouper des élèves, offrir des services généraux.Dans les écoles anglaises, on entend davantage parler d’activités de type tutorat, individualisées», avance M.Lapointe, ajoutant que le mystère mérite d’être fouillé plus avant Il observe aussi qu’une plus forte proportion d’élèves des écoles anglophones se présentent aux examens ministériels de cinquième secondaire, alors que, dans le secteur francophone, une sorte A’«écrémage» est effectué au préalable.«C’est comme s’il y avait toutes sortes de voies particulières qu’on développe dans le secteur français pour répondre aux besoins des élèves, comme si on ne voulait pas les placer en situation d’échec.Dans le secteur anglophone, on a plutôt tendance à dire: “Tu es en difficulté, mais tu vas suivre avec les autres; tu vas aller à l’examen en cinquième secondaire, que tu réussisses ou pas”», poursuit M.Lapointe Haro sur les changements d’école Outre le secteur linguistique, plusieurs facteurs significatifs influencent la probabilité d’obtenir un diplôme après cinq ans au secondaire.On constate notamment que les filles ont deux fois plus de chances de réussir que les garçons.Ceux qui ont fréquenté le privé ont quant à eux une espérance d’obtenir leur diplôme cinq fois plus élevée que ceux du public.Les élèves identifiés en difficulté (élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d'adaptation) ont quant à eux six fois moins de chances d’obtenir leur diplôme.A ces évidences, répétées depuis plusieurs années, d’autres constats plus surprenants se dégagent des modèles statistiques.Ainsi, les élèves qui ont changé d’école pendant leurs études secondaires ont deux fois et demie moins de chances de réussir que ceux qui sont demeurés au même endroit; le rapport passe même à huit lorsqu’on considère ceux qui ont changé plusieurs fois d’école.Le fait d’arriver plus tard au secondaire, par exemple en raison d’un redoublement, fait aussi diminuer par trois fois les probabilités d’obtenir un diplôme.Ces observations peuvent inspirer les commissions scolaires en quête de moyens pour améliorer la persévérance.«Il faut se demander dans quelle mesure le système scolaire lui-même n’a pas tendance à changer les élèves d’école.Parfois, pour offrir des services plus intéressants, on va suggérer à un élève de changer d’école.Il y aurait des effets secondaires, collatéraux, à ce genre de mesure.Ceux qui changent d’école ou qui interrompent leurs études n’ont pas tendance à revenir», analyse M.Lapointe.En effet lorsqu’un jeune interrompt ses études secondaires, les risques qu’il ne revienne pas sont de neuf sur dix.Le chercheur espère que ces données permettront aux, commissions scolaires d’affiner leurs méthodes.Éventuellement, les enseignants devraient selon lui être davantage informés des taux réels de décrochage scolaire dans leurs classes.«Les enseignants croient que les élèves réussissent bien.Leur indicateur, c’est le taux de passage à l’examen en cinquième secondaire, mais il y en a 30% qui ne se rendent même pas à l’examen.Se faire dire comme enseignant que, parmi les 30 élèves qu’on avait l'an passé, 10 ont quitté l’école pour de bon, c’est surprenant.Quand des élèves s’absenteront par la suite, les enseignants seront plus soucieux et feront peut-être des interventions plus directes», croit M.Lapointe.Le chercheur a déjà présenté ses résultats à la Commission scolaire de Montréal la semaine dernière et entend poursuivre avec les autres administrations scolaires au cours des prochains mois.Le Devoir La situation se dégrade pour les enfants défavorisés CLA1RANDRÉE CAUCHY En dix ans, la persévérance scolaire ne s’est guère améliorée sur l’île de Montréal.Pire, les élèves issus de milieux défavorisés s’en tirent moins bien qu’en 1995.A première vue, lorsqu'on considère seulement les cohortes d’élèves cinq ans après le début du secondaire, on note une hausse du taux de diplomation de cinq points entre 1995 et 2005, soit de 53 % à 58 %.Mais le ballon se dégonfle par la suite quand on analyse les taux de diplomation à l’âge de 20 ans: le taux de diplomation est stable autour de 71 %.«On a fait des gains chez les plus jeunes, mais en bout de piste, on fait seulement le plein plus rapidement», constate Pierre Lapointe, co-auteur d’un rapport sur la diplomation des élèves sur l’île de Montréal.Dans les milieux défavorisés, la situation s’est même détériorée.En effet, l’écart entre la diplomation des élèves fréquentant les écoles des milieux les moins nantis et ceux des milieux qui ne sont pas considérés défavorisés est passé de 20 points en 1995 à 26 points en 2005.Ainsi, seulement 29 % des élèves de milieux défavorisés obtenaient leur diplôme à 17 ans en 2005, contre 55 % dans les écoles plus nanties du réseau public montréalais.ENTENTE «C'est un peu décevant.Il y a eu des investissements, des efforts importants consentis ces dernières années.On s’attendrait à ce que cela aille mieux», affirme M.Lapointe, qui note que les tendances observées dans les écoles montréalaises se comparent à ce qui se passe ailleurs au Québec.L’écart entre le public et le privé s’est aussi accentué, du moins lorsqu’on considère la diplomation dans les délais normaux.Dans le public, le taux de diplomation s’établissait à 49 % en 2005, comparativement à 81 % dans le privé.En 1995, le taux du public était de 47 %, contre 75 % pour le privé.Ces écarts se résorbent en partie lorsqu’on tient compte des jeunes diplômés sur le tard.Ainsi, 65 % des élèves avaient terminé leur secondaire à 20 ans en 2005, contre 87 % dans le secteur privé.Ces taux étaient sensiblement les mêmes en 1995.L’écart entre les réseaux scolaires français et anglais s’est lui aussi accru entre 1995 et 2005.Au milieu des années 1990, le taux de diplomation du réseau anglophone était de 65 %, soit 16 points de plus que le réseau francophone.En 2005, ce même taux avait grimpé à 72 %, ce qm correspondait à 19 points de plus que dans les écoles francophones.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 d’un ordre professionnel détermine par règlement».Mais le projet de loi 105, déposé le 22 octobre, est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections le 5 novembre.D a été étudié en commission durant 14 minutes, le 4 novembre.«Il va falloir tout reprendre à zéro», a commenté le critique péquiste Maka Kotto, soulignant qu'il devra être redéposé par le prochain ministre de la Justice lorsque la Chambre siégera.«Le premier ministre a fait des beaux discours sur le sujet et on était prêts à adopter la loi après avoir entendu ceux qu’il fallait entendre, mais encore faudrait-il qu’on soit au Parlement pour le faire», a commenté Claude L’Écuyer, porte-parole adéquiste en matière de justice.Selon le décret de déclenchement des élections, la Chambre pourrait être rappelée à la mi-janvier.Mais plusieurs croient que les travaux parlementaires pourraient reprendre seulement, comme c’est l’habitude en hiver, à la mi-mars.Le conseil interprofessionnel déçu C’est sans compter que les parlementaires auraient eu du pain sur la planche (et en auront lorsqu’une loi similaire sera déposée), puisque le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ), qui a pourtant été un allié du gouvernement dans ce projet d’entente transatlantique, n’était pas du tout heureux du projet de loi 105 et réclamait plusieurs amendements.Dans une lettre confidentielle envoyée au ministre de la Justice Jacques Dupuis et dont Le Devoir a obtenu copie, Richard Gagnon, du CIQ, écrivait que le projet tel que rédigé pouvait «mettre en péril la mise en œuvre de l’Entente France-Québec».Le Conseil déployé ne pas avoir été consulté: «Les autorités gouvernementales n’ont sollicité ni son avis, ni celui des ordres professionnels sur des aspects qui pourtant les concernent directement», déplore le ClQ.Dans sa lettre, le Conseil interprofessionnel ne s’explique pas la manière dont le projet de loi a été rédigé, car le gouvernement y contredit, selon lui, sa volonté pourtant affirmée mille fois de faciliter le plus possible la reconnaissance des compétences des personnes formées à l’étranger.D rappelle que la modification déjà apportée au Code des professions en 2006 donnait déjà «tous les outils nécessaires» aux ordres professionnels.A l’époque, pour accroître la flexibilité et la rapidité de reconnaissance des compétences, on avait ajouté au «permis régulier» délivré par un ordre professionnel des nouvelles sortes de permis: le «temporaire restrictif et le «spécial», aussi appelé «permis restrictif permanent».En somme, le CIQ explique que la raison d’être du projet de loi 105 est «obscure».E reproche au gouvernement d’avoir restreint la liberté des ordres de délivrer certains permis, notamment le «permis spécial».En l’absence d’une modification au code des professions, d’autres obstacles s’ajoutent à la mise en œuvre de l’entente.L’Assemblée nationale française doit la ratifier et aucune date n’a été fixée, selon nos informâ-tions.Chaque ordre professionnel québécois doit s’entendre avec son vis-à-vis français.Certains qui s’étaient déjà entendus, par exemple les arpenteurs, sont ralentis dans leurs négociations par la nécessité, en France, ; d’obtenir l’accord du ministère responsable de la profession (il n’y a pas d’équivalent de l’ordre des profesr sions en France et les ministères ont un rôle plus important dans la réglementation des professions).Les ingénieurs français et québécois, qui se sont entendus sur un «arrangement de reconnaissance mutuelle» (ARM) des qualifications, attendent les modifications législatives québécoises et les accords français.Le 17 octobre, Jean Charest déclarait «Aujourd’hui, la France et le Québec donneront naissance à ce nouvel espace en signant une entente sur la mobilité de nos citoyens.Cette entente nous procure une nouvelle liberté: la liberté d’être reconnus, de travailler, de créer et de pouvoir construire ensemble dans un pays ami.» L’espace en question «ne pourra exister qu’après cette campagne électorale dont personne ne voulait», a noté M.Kotto hier.Le Devoir Intégrale ou pas?Le magazine Protégez-vous consacre son édition du mois de décembre aux téléviseurs ACL et plasma.Le grand virage annoncé de la haute définition (HD) affiche une réalité: les prix élevés ne mènent pas à une meilleure satisfaction.Émilie BruneUe, chargée de projet au service des tests pour Protégez-vous, insiste pour dire que le consommateur intéressé par la haute définition ne devrait pas payer plus cher pour obtenir la version HD intégrale, en raison de l’état actuel de la technologie.Ce débours supplémentaire n’en vaut pas la peine.- PC Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 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