Le devoir, 1 novembre 2004, Cahier A
AFGHANISTAN PROCHE-ORIENT Arafat se porte mieux; Sharon évoque une possible relance des négociations Page A 5 ?www.ledevoir.eo m Trois jours de sursis pour les otages onusiens Page A 5 LE DEVOIR Vague à Vâme à l’aéroport de Mirabel Des employées d’Air Transat lors de leur dernière journée de travail, hier, à Mirabel.À 20H55, elles sont descendues sur la piste de décollage pour saluer l’ultime vol de passagers, le TS-710, à destination de Paris.^irgtîrans î mm.ar Le rêve évanoui Plus de 1200 employés de Mirabel s’embarquent pour Dorval; 160 autres se retrouvent sans emploi BRIAN MYLES Derrière le comptoir de Tours Mont-Royal (TMR), Catherine Loslier, la «doyenne» de l’aéroport de Mirabel, a dressé une table avec vins et fromages pour souligner la dernière journée de vols avec passagers, mais l’heure n’est pas du tout à la fête.Comme des centaines d’autres employés, Mme Loslier prend ce matin la route de Dorval, tandis que son cœur reste à Mirabel.Air Transat et Sky Service, les deux dernières compagnies qui offraient des vols avec passagers en provenance et à destination de Mirabel, ont transféré leurs activités à Dorval à partir d’aujourd’hui.Les employés d’Air Transat sont descendus sur la piste de décollage, hier vers 20h55, pour saluer le tout dernier vol de la compagnie, le TS-710 à destination de Paris.Il pèse maintenant sur Mirabel un silence monastique que seuls d’assourdissants avions de fret viendront briser, à raison d’une centaine de vols hebdomadaires.Après 19 années de service chez TMR, un grossiste en voyages, Mme Loslier considère l’aéroport de Mirabel comme «une deuxième maison» qu’elle abandonne à reculons.Elle dépeint Dorval comme «un aéroport rapiécé», trop petit, où les grossistes sont empilés les uns sur les autres, et où les clients ne peuvent s’attendre à autre chose qu’à d’interminables files d’attente.Le buffet vins et fromages, c’est son idée pour passer cette journée d’une historique tristesse, pour éviter de fondre en larmes à tout moment.«Je suis triste parce que je devrai maintenant faire deux heures de route pour aller travailler.Je suis triste pour tous ces gens expropriés sans raison.Je suis triste parce qu’on n’a jamais construit l’autoroute.Je suis triste parce que l’aéroport de Mirabel était supposé devenir une plaque tournante en Amérique du Nord», affirme Mme Loslier.L’aéroport de Mirabel était et restera une déception.Pour toutes les vies brisées lors de sa construction, pour toutes les occasions manquées d’en faire par la suite le fer de lance de l’aviation civile au Canada.VOIR PAGE A 8: MIRABEL Percée éphémère de Bush Dans l’ensemble, les sondages mettent toujours Bush et Kerry à égalité Miami —A 48 heures du scrutin, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine, George W.Bush et John Kerry, ont tenté hier de çonvaincre à l'arraché les électeurs d’une poj-gnée d'Etats clés dont dépend le choix du chef de l’État je plus puissant de la planète.A deux jours du scrutin, les républicains voulaient croire à une percée de George W.Bush crédité d'une avance de six points (50 % contre 44 %) sur son adversaire démocrate John Kerry par un sondage Newsweek, le secrétaire général de la présidence Andrew Card affichait sa confiance.«J’observe vraiment un élan énorme en faveur du président», assurait-il hier sur CNN.VOIR PAGE A 8: BUSH PERSPECTIVES Pourquoi voter?iami — A condition que rien ne se passe comme prévu, le monde saura demain soir qui, dq George W.Bush ou John Kerry, sera président des États-Unis pour les quatre prochaines années.Et que l’un ou l'autre soit élu, affirme l’éthicien Ken Goodman, les Amé-ricaips en resteront bouche bée.«A cette étape-ci, affirme ce spécialiste de l’université de Miami, c’est comme parier aux courses de chevaux.Si Bush gagne, nous serons surpris que les électeurs n’aient pas tiré les leçons sur l’Irak, sur l'économie.Si Kerry gagne, nous serons surpris de l’avoir élu parce qu’il y aura en cela reconnaissance des erreurs qui ont été commises.» À moins de 24 heures de l’ouverture des bureaux de scrutin aux États-Unis, la course est jugée trop serrée par les sondeurs (cinq nouveaux sondages plaçaient encore les deux hommes coude à coude hier) pour pouvoir en prédire VOIR PAGE A 8: VOTER Guy Taille fer ¦ L’entrevue du lundi: la journaliste américaine Barbara Victor, page A 4 ¦ La chronique de Michel Venne, page A 7 ¦ La chronique de Jean-Claude Leclerc, page B 5 URUGUAY 26e gala de PADISQ ANDRES STAPFF REUTERS Le socialiste Tabaré Vazquez.Une victoire historique de la gauche ¦ À lire en page A 5 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Convergence.B 6 Culture.B 8 Décès.B4 Économie.B 1 Éditorial .A6 Idées.A7 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B 5 Sports.B 4 Télévision.B 7 En tout Desjardins tout honneur Même les ventes faramineuses d’une Marie-Élaine Thibert n’auront pas nié l’évidence: il n’y a rien eu de plus important chez nous cette année que Richard Desjardins.L’auteur-compositeur, Kanasuta l’album et Ka-nasuta le spectacle ont été plébiscités.Ben Charest, lui, a été consacré «révélation de l’année»: il était temps.SYLVAIN CORMIER On n’est pas aux États.L’argent, comprenait-on hier au 26' gala de l’ADISQ, n’achète pas tout En tous cas, pas les votes.L’obtention d’un Félix de l’album de l’année a beau être déterminée à 40 % par les chiffres de ventes et à 60 % par le vote des quelque 700 artisans de l’industrie, c’est quand même le Kanasuta de Richard Desjardins qui l’a emporté dans la catégorie •populaire».Tous les autres disques en présence, la compilation Le Petit Roi, le J’aime tout Richard couri Nicola Ciccone, et sur-Desjardins tout les disques à budget illimité dps staracadémiciens Wilfred Le Bouthillier et Marie-Élaine Thibert, étaient pourtant de gros vendeurs: plafonnant sous les 50 000 exemplaires, Kanasuta semblait écrasé par le Thibert et ses 250 000 exemplaires.Faites le calcul.VOIR PAGE A 8: DESJARDINS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Marie-Élaine Thibert a remporté deux Félix hier soir, celui de l’album le mieux vendu et celui de l’interprète féminine de l’année.Quant à Benoit Charest, il a été récompensé pour la bande sonore originale du film Les Triplettes de Belleville, et on lui a aussi décerné le titre de «révélation de l’année».1 l 50301^664^ LE DEVOIR.LE LUNDI I NOVEMBRE 2 0 0 4 A 2 ?LES ACTUALITES- L’appui du fédéral à Bombardier risque de créer des remous politiques L’avionneur s’attend à ce que les gouvernements lui accordent le tiers des coûts de conception de deux milliards de dollars américains du nouvel appareil de la série C, sinon.ALLAN SWIFT Le projet de nouvel avion de Bombardier pourrait bien déboucher sur des conflits entre le Québec et l’Ouest, ainsi qu’entre le goqvernement canadien et certains États américains.Les libéraux fédéraux se demandent en effet si, en position minoritaire, ils peuvent se permettre de refuser un généreux appui financier au chouchou de Québec inc.et ainsi voir le futur appareil construit au Kansas ou en Irlande.Le Bloc ne laisse quant à lui planer aucune équivoque, tant sur la question des subventions fédérales que sur la défense des intérêts du Québec, où il détient la majorité des sièges.Mais les conservateurs, l’opposition officielle en Chambre, devront assouplir leur position car ils ne veulent pas s’aliéner le Québec au moment où ils cherchent à y faire des gains en vue de décrocher le pouvoir un jour.Bombardier a dit clairement qu’elle s’attend à ce que les gouvernements — quels qu’il soient — lui accordent le tiers des coûts de conception de deux milliards de dollars américains du nouvel appareil de la série C, mis à part les moteurs.Des discussions ont été entreprises avec les autorités du Québec, de l’Ontario, d’Ottawa, de plusieurs Etats américains et du Royaume-Uni.On s’attend à ce que le Québec et le fédéral mettent le paquet en vue de convaincre la multinationale d'agrandir ses installations de Montréal, siège social de l’entreprise.Le moteur et d’autres composantes proviendront toutefois de fournisseurs établis un peu partout.Bombardier possède aussi des usines à Toronto, à Belfast et à Wichita (Kansas).Samedi, le chef de la Fédération des travailleurs du Québec, Henri Massé, s’est dit très inquiet quant à l’éventualité que Bombardier conçoive son nouvel appareil ailleurs, et a a Québec, possible qu dit très //^ Pour rn Z demandé à Québec de prendre l’initiative dans ce dossier.Les ateliers montréalais de l’avionneur assemblent actuellement les jets régionaux Canadair de 50,70 et 86 sièges.In série C serait équipé de 110 à 135 places.Le ministre fédéral de l’Industrie, David Emerson, a assuré la semaine dernière qu’Ottawa ne se laisserait pas damer le pion.11 prévoit ficeler un programme d’appui avec l’entreprise d’ici six à huit semaines.Match de football politique Professeur en stratégie des affaires à l’université McGill, Karl Moore estime que, quelle que soit l’aide consentie par les gouvernements, la décision du conseil d'administration de Bombardier contribuera à ragaillardir les actions chancelantes du groupe.«Le conseil d’administration doit en premier lieu donner du rendement aux actionnaires, a-t-il rappelé.Et si cela signifie qu’il faut faire le montage de l’appareil à Belfast et aux Etats-Unis, alors c’est ce qu’il décidera.Il y a de fortes chances que la balance penche en faveur du Québec, mais il est aussi tout à fait possible que ce soit ailleurs.Pour un gouvernement minoritaire, c’est comme un match de football politique.» Conscient du fait que la série C BOMBARDIERS^ débâcle, le conseil d'administration ne devrait se prononcer qu’au _ début de 2005.S le projet est accepté, le lancement officiel aura lieu au prestigieux salon aéronautique du Bourget, à Paris, a déclaré le porte-parole de la société, John Paul Macdonald.Les vols d’essai seraient entamés dans deux ans, tandis que les livraisons commenceraient en 2009.Dans l’Ouest, le nom de Bombardier évoque encore des souvenirs amers: tous se souviennent du contrat d’entretien des intercep-teurs CF-18 qui avait été accordé à la société québécoise par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney en 1986, au détriment de Bristol Aerospace de Winnipeg dont la soumission était pourtant inférieure.Selon Allan Tupper, professeur de science politique à l’université de la Colombie-Britan- nique, cette décision fut un des catalyseurs dans l’émergence du Reform Party et du sentiment d’aliénation de l’Ouest.Mais il ajoute que les gouvernements provinciaux des Prairies ne peuvent plus dire que les industries du centre du pays reçoivent des subventions, tandis que l’Ouest est riche en ressources taxables.En effet, il a eu entre-temps «émergence d’une base industrielle plus diversifiée dans l’Ouest».Le porte-parole conservateur en matière d’industrie et député d’Edmonton, James Rajotte, a dit pour sa part que Bombardier avait rencontré le caucus conservateur à propos de la série C et des 700 millions $US demandés.«Il est juste d’affirmer que nous sommes ouverts, mais nous étions autrefois sceptiques quant aux subventions directes et nous le sommes encore.» Le parlementaire voudrait que la question des subventions dans un contexte de concurrence avec d’autres pays soit discutée ouvertement au Parlement Mais de l’avis de l’ancien ministre de l’Industrie du Parti québécois et aujourd’hui professeur d’économie à l’Université de Montréal, Rodrigue Tremblay, le chef conservateur Stephen Harper n’aura d’autre choix que d’appuyer l’aide à Bombardier, étant donné que tous les pays soutiennent leur industrie aéronautique.«S’il est contre l’Ontario et le Québec, il ne prendra jamais le pouvoir, c’est aussi simple que ça.» Presse canadienne Jean Lapierre a hâte de passer à Faction Après s’être surtout occupé des dossiers relevant des provinces, il est temps pour Ottawa de penser à ses propres ministères JACQUES NADEAU LE DEVOIR En entrevue ce week-end, le ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre, a dit s’inquiéter de la faible fréquence et des coûts prohibitifs des services aériens dans les régions éloignées.Ottawa — Les engagements électoraux des libéraux de Paul Martin, concentrés dans des champs de compétence provinciaux, limitent la capacité du gouvernement fédéral d’investir dans ses propres domaines de responsabilité, laisse entendre le ministre des Transports, Jean Inpierre.Lors de la dernière campagne électorale, le premier ministre Martin a bût des promesses onéreuses à l’égard des soins de santé, des municipalités et des garderies — tous des dossiers relevant des provinces.Ottawa vient en outre d’annoncer une hausse importante des versements fédéraux de péréquation, qui profitent aux huit provinces les moins riches du pays.Bien sûr, Ottawa dégage de faramineux surplus depuis des années — 9,1 milliards de dollars en 2003-2004.Or, le gouvernement fédéral consacre presque systématiquement ces excédents au remboursement de la dette, sans qu’il n’y ait de débat public sur l’opportunité de favoriser d’autres postes budgétaires.Éventuellement, il sera temps pour Ottawa de penser à ses propres ministères, estime le ministre Lapierre, qid est le lieutenant politique de M.Martin au Québec.«On parle de passer à travers les priorités qu ’on avait identifiées dans la dernière campagne, mais après, il y a d’autres défis qui, cette fois-ci, sont plus de notre juridiction», a-t-il déclaré en entrevue à la Presse canadienne.Des projets « en masse » «Les provinces disent que les besoins sont dans les provinces et que l'argent est à Ottawa.Mais on a des projets en masse: c’est juste qu'on se retient!» Responsable des Transports, où les besoins sont inf inis, Jean Lapierre est bien placé pour voir les conséquences de l’engouement actuel pour les compétences provinciales.On n'a qu’à penser au projet de train rapide entre Québec et Windsor, dont on parle depuis des années mais qui est toujours loin d’être en marche, malgré son importance stratégique et les ressources d’Ottawa.Juste avant de quitter le pouvoir, l'ex-premier ministre Jean Chrétien avait donné son feu vert à un projet d’amélioration des services ferroviaires pour passagers dans le corridor Québec-Windsor, connu sous le nom de ViaFast Mais dès son arrivée au 24 Sussex, M.Martin avait annulé le projet, invoquant un manque d’argent M.Lapierre se dit solidaire de cette décision, prise avant son retour en politique.«En ce moment, je ne suis pas pressé du tout, dit-il.(.] /accepte qu ’il y ait d’autres priorités.» Mais la mise en œuvre du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre ne com-mande-t-elle pas le développement de tels projets?«Via a dans [sic] ses tablettes d’autres projets [de train rapide], répond le ministre.Si le gouvernement lui fait signe en disant “outrez la machine’’, il n’y a pas de problème, ils seraient capables de nous dépenser ça.Mais pour le moment, ce n 'est pas la priorité du gouvernement.» Pour l’heure, l’urgence est surtout de pourvoir aux deux principaux postes de direction de Via, dont celui qu’occupait Jean Pelletier, éclaboussé par le scandale des commandites.Le transport de marchandises pose également problème, rappelle Jean Inpierre.Dans l’Ouest, les conteneurs arrivant par navire doivent parfois traîner pendant des jours avant d’être mis sur les rails, à cause de la congestion du réseau.«H y a besoin [re-sic] d’investissements majeurs», croit le ministre, qui évoque un coût allant de trois à quatre milliards de dollars.Le réseau routier aussi est en piètre état.«On a déterminé quelques nouvelles routes [à terminer], comme l’autoroute 50 [entre Mirabel et Gatineau], mais le réseau national est pratiquement complet, explique-t-il.Maintenant, la priorité, c’est de l’entretenir, parce que t’as des milliets de ponts à refaire.Ceux qui ont été construits il y a 20 ou 25 ans n’ont pas la même résistance qu'avant.[.] By en a là pour des milliards aussi» Aéroports Jean Lapierre veut par ailleurs faire débloquer des dossiers qui trament depuis longtemps dans son ministère.Par exemple, cela fait des années que la Loi sur les transports doit être modernisée afin notamment de constituer officiellement Via Rail, ce qui, étonnamment, n’a jamais été fait Plus substantiellement, le ministre compte mettre un peu d’ordre dans les autorités aéro- portuaires, où la reddition de comptes est déficiente.«B n'y a pas de loi sur les aéroports au Canada, souligne-t-il.Ça crée des problèmes en termes de transparence des administrations et de consultation des utilisateurs.Par exemple, si les dirigeants décident qu’ils augmentent la taxe aéroportuaire, pas besoin de consultation, rien: payez! Mais où va l’argent?Qu’est-ce qui se passe avec ça?On ne le sait pas toujours.B y a des endroits où les administrations aéroportuaires sont contrôlées entièrement par la chambre de commerce locale et où le grand public est presque exclu.» En revanche, M.Lapierre promet d’examiner les loyers que doivent verser les aéroports à Ottawa et que l’industrie trouve trop élevés.Le ministre dit s'inquiéter de la faible fréquence et des coûts prohibitifs des services aériens dans les régions éloignées.Mais il n'est pas question qu’il force des compagnies comme Air Canada à desservir certains aéroports au nom du développement régional.«On ne peut pas “reréglementer” ce qu'on a déréglementé, soumet-il.Ça serait à peu près comme essayer de remettre de la pâte à dents dans son tube.» Jean Lapierre trouve toutefois intéressant un concept américain par lequel les fonds publics servent à subventionner le transporteur qui présente le meilleur projet pour une liaison régionale en particulier, à l’issue d’un appel d’offres.Il s’engage à l'étudier de plus près.En plus de ses responsabilités aux Transports, le ministre s’est vu confier la mission de remettre sur pied les libéraux fédéraux au Québec, où ils ont subi toute une raclée le 28 juin dernier.«Le dossier des commandites, ç'a été un fardeau terrible à porter, admet-il.[.] Au niveau de l’intégrité, on doit donc fournir un gouvernement aussi pur et blanc qu ’Ivory Neige.On n’a aucune marge de manœuvre à ce niveau-là.B faudra être d'une vigilance de tous les instants.Selon moi, les critères de service public ont augmenté énormément.» Presse canadienne Meurtres de Ciudad Juarez Des militants demandent justice Ciudad Juarez, Mexique — Des caravanes transportant une Soixantaine de militants partis des États-Unis et du Canada sont arrivées hier à Ciudad Juarez, à la frontière mexico-américaine, pour exiger des autorités du Mexique qu'elles trouvent les responsables de centaines de meurtres de femmes commis dans cette ville de- puis 1993.Selon les autorités mexicaines, 340 femmes ont été tuées à Ciudad Juarez, ville de 1,3 million d'habitants située en face d’El Paso, Texas.Une centaine d’entre elles étaient jeunes et ont subi des violences sexuelles, ont été étranglées et abandonnées dans le désert.Les caravanes à bord desquelles se trouvaient des acti- vistes venus de Toronto, Seattle, Boston, Minneapolis et Larantie ont traversé 56 villes, s’arrêtant devant les églises, universités et organisations locales, accompagnées par des mères de victimes qui ont exposé leur situation.«Cela fait onze ans que ces meurtres se produisent et les femmes continuent de mourir.Trop, c'est trop», a déclaré Tom Hansen, de Toronto, directeur du Réseau sole daire du Mexique et organisateur des caravanes.Accueilli par des centaines de personnes, le groupe a marché vers un grand crucifix de bois érigé à la mémoire des femmes tuées.Associated Press Création d’une base de données Des scientifiques canadiens sur la piste du C.difficile HELEN BRANSWELL Toronto — Dans le but de mieux lutter contre l’inquiétante bactérie Clostridium difficile, des chercheurs canadiens recourent aux outils des enquê-teurs de police.Des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg sont à constituer une base de données d’identification par le code génétique à partir de cas de C.difficile, afin de mieux suivre les déplacements des pires souches de la bactérie à travers le pays.L’initiative s’inscrit dans un projet pilote de six mois visant à étudier les taux de C.difficile dans 25 grands hôpitaux canadiens.Cette base de données deviendra un instrument permanent qui permettra d'alerter les hôpitaux lorsque des souches dangereuses feront leur apparition dans leurs murs.Plusieurs hôpitaux aux États-Unis — et au Canada — n’ont pas encore été affectés (par la bactérie) et les avertir, dans ce cas, pourrait être important, explique le docteur Clifford McDonald, un expert du C.difficile auprès des Centres américains pour le contrôle de la maladie (CDC) à Atlanta.La bactérie peut rendre malades des gens de tous âges, mais affecte le plus souvent les patients âgés hospitalisés qui éprouvaient déjà des problèmes de santé et qui ont récemment pris des antibiotiques à large spectre.Ces médicaments perturbent l’équilibre bactérien de l’intestin, engendrant un environnement propice à la multiplication du C.difficile.Il en résulte de la diarrhée, une inflammation du côlon et parfois la mort Réseau de surveillance L’identification des microbes et leur inclusion dans une base de données se sont avérées utiles lors de cas de flambées d’infections d’origine alimentaire, mais elles sont une nouveauté dans le domaine des infections nosocomiales (contractées en milieu hospitalier).Ce concept est basé sur Pulse-Net un réseau de surveillance des maladies d’origine alimentaire développé dans les années 1990 par des scientifiques des CDC à Atlanta Ceux-ci se servent du système pour enquêter sur des cas d’intoxication alimentaire, ce qui leur permet par exemple, de remonter la piste des empreintes génétiques jusqu’à une usine de transformation de la viande distribuant de la viande de hamburger contaminée par la bactérie E.coli, ou une ferme vendant des tomates contaminées par la salmonelle.Le Canada s’est récemment doté d’un système semblable, PulseNet Canada Pour la base de données sur le C.difficile, le laboratoire de Winnipeg commencera par isoler le pathogène à partir d’échantillons fq-caux fournis par des hôpitaux.A partir de cela, on tirera une empreinte génétique qui pourra leur indiquer si la souche à l’origine de la multiplication des cas dans un centre est la même que celle de la souche dangereuse qui affecte les hôpitaux du Québec.On pourra aussi déterminer les caractéristiques de souches individuelles, savoir pourquoi l’une est plus virulente que l’autre, ou si la résistance à certains antibiotiques joue un rôle dans la dissémination de cette souche.Presse canadienne Incendie à bord du NCSM Chicoutimi Le problème d’isolation des lignes d’alimentation des sous-marins était connu Toronto — Le problème d'isolation des principales lignes d’alimentation électrique des quatre sous-marins achetés par le Canada à la Grande-Bretagne était connu depuis 11 ans par la marine britannique, a rapporté samedi le Globe and Mail.Toutefois, la Royal Navy n’a pas procédé à une remise à niveau de l'isolation de chacun des quatre submersibles, a ajouté le quotidien torontois.En outre, elle n’a documenté que partiellement les réparations apportées et n’en a jamais fait état de façon claire à la majine canadienne.Éventuellement, les deux marines ont chacune, l’une indépendamment de l’autre, conçu des solutions plus durables afin de régler le problème d’un endroit pas suffisamment étanche.Aucune n’a cependant jugé important d’appliquer sa solution à l’isolation des joints au travers desquels passaient les lignes d’alimentation, à même une cloison sous la cabine du capitaine.C’est à cet endroit que des étincelles se sont formées et ont provoqué un catastrophique incendie, plus tôt ce mois-ci, à bord du NCSM Chicoutimi, privant de courant le sous-marin nouvellement remis à neuf tout en provoquant le décès d’un officier, victime d’inhalation de fumée.11 s’agit d’un «environnement propre et sec», a affirmé le commodore Roger Westwood, principal ingénieur naval de la marine canadienne.«Personne ne s’attendait à un bris d’isolation à cet endroit», a ajouté M.Westwood en entrevue, alors qu’il donnait des précisions au sujet des problèmes d’isolation des sous-marins et des solutions tentées par les marines britannique et canadienne.Les sous-mariniers et ingénieurs des deux pays étaient au courant de l’existence de sérieux risques de formation d’étincelles si jamais une isolation défectueuse permettait à de l’eau salée d’entrer en contact avec les lignes d’alimentation, mais aucune des deux marines n’a cru nécessaire d’améliorer l’isolation sous la cabine du capitame.Depuis le drame du Chicoutimi, le gouvernement fédéral a ordonné que soit accrue l’isolation des joints de la principale ligne d’ali-mention électrique sous cette cabine et ce, à bord des trois autres sous-marins achetés par le Canada à la Grande-Bretagne.Presse canadienne EN BREF Québec : répit pour les usagers d'autobus Québec — Les médiateurs chargés de trouver un terrain d'entente dans le conflit au Réseau de transport de la Capitale déposeront une reconunandation demain.Le syndicat des chaiffeurs, affilié à la CSN, et la direction du RTC auront à se prononcer sur cette recommandation avant la fin de la journée.Aucun commentaire ne sera émis did là de part et d’autre.Entre-temps, les chauffeurs se plieront aux recommandations du Conseil des services essentiels.As offriront les services habituels les samedi et dimanche de 6hl5 à 9hl5 et de 15h à 18h à compter de la fin de semaine prochaine.Le syndicat s'est lavé de toute responsabilité concernant l’absence de service au cours de la fin de semaine dernière, fl a renvoyé la baDe à l’employeur qui «avait déjà signifié qu ’il était techniquement impossible doffrir [le service] compte tenu du moment où la décision du Conseil a été communiquée aux parties».Cette prestation de service s'ajoute aux services essen tiels offerts en semaine.Les chauffeurs réclament la parité salariale » avec leurs collègues de la Sodété de transport de Montréal - PC L'Arctique se réchauffe New York — La région de l'Arctique subit un réchauffement graduel de son environnement lié aux gaz à effet de serre, selon une étude dtée par le New York Times.L'étude, qui doit être publiée le 9 novembre et dont des extraits ont été dtés par le quotidien samedi, est la première étude globale sur l’environnement arctique.Elle a été conduite par quelque 300 sdentifiques après que son prindpe a été déddé lors d’une réunion en octobre 2000 à Barrow (Alaska, États-Unis) entre représentants de huit pays de la région, prédse le New York Times.La région de l’Arctique est la première de la planète a être affectée par l’effet des gaz à effet de serre.Lin-fluence humaine à l’origine d'un accroissement des émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre est le facteur dominant des changements enregistrés ces dernières décennies dans l’environnement de la région, précise le texte.-AFP r LE DEVOIR.LE LUNDI 1 NOVEMBRE 2 0 0 4 IIMittU'*' Chantal Hébert Les ides de mars Si des élections fédérales avaient lieu demain, il est loin d’être certain que le gouvernement qui en résulterait serait majoritaire, mais il est à peu prés acquis qu’il serait libéral.Au cours des quatre derniers mois, rien n’est venu modifier fondamentalement la donpe qui a abouti au résultat mitigé du 28 juin dernier.A l’époque, le leadership de Paul Martin inspirait des doutes à suffisamment d’électeurs pour qu’ils le mettent en probation à la tête d’un gouvernement minoritaire.Jusqu’à présent la performance inégale du premier ministre n’a rien fait pour dissiper le malaise, bien au contraire.Dans les faits, rarement le Canada aura-t-il été gouverné par une équipe aussi brouillonne.Ces jours-ci, il n’y a guère d’interlocuteurs du gouvernement fédéral qui ne se plaignent de ce que leurs tractations avec Ottawa se déroulent systématiquement à l’enseigne de la confusion et des signaux contradictoires.C’est manifestement le cas des provinces.A cet égard, les hauts et les bas de Jean Cha-rest ou du Terre-Neuvien Danny Williams dans leurs négociations avec Ottawa sont éloquents.Mais c’est également le cas des grandes villes.D’une semaine à l’autre, de plus en plus d’acteurs politiques se plaignent de ne pas savoir sur quel pied danser avec le gouvernement Martin.?Pour autant, le Parti conservateur est loin d’avoir résolu la quadrature du cercle vicieux qui l’empêche de percer dans le centre du Canada.La brouille entre Terre-Neuve et Ottawa qui pourrait ouvrir des portes à Stephen Harper dans les provinces maritimes aux prochaines élections sera vraisemblablement résolue à la satisfaction de Stjohn’s bien avant le scrutin.Pour aider, l’Ontario est plus sympathique à la position fédérale qu’à celle de Terre-Neuve.De façon générale, M.Harper a encore besoin de temps pour recentrer son nouveau parti.La manière de rejoindre l’électorat québécois continue notamment de lui échapper.Du côté du NPD, Jack Layton n’est guère plus avancé.Entre maintenant et bientôt, son parti n’a pas grand-chose à espérer et peut-être tout à perdre d’un scrutin qui pourrait le marginaliser davantage.Quant au Bloc québécois, il a largement fait le plein d’appuis au scrutin du 28 juin.Dans le meilleur scénario, des élections générales ne lui permettraient guère d’augmenter sa mise.D s’exposerait plutôt à la jouer à quitte ou double.Le gouvernement Martin ne suscite peut-être pas tellement d’admiration, mais il ne fait rien non plus pour galvaniser l’électorat contre lui et, surtout, il n’a toujours pas d’adversaire susceptible d’unir vraiment le Canada derrière lui.En l’absence d’un élément catalyseur susceptible de modifier le rapport de forces entre les formations fédérales, dans le pire scénario pour les libéraux, l’électorat semble destiné à reproduire le vote du 28 juin dernier dans l’avenir prévisible.?Pour bon nombre de stratèges, cet élément catalyseur, s’il doit faire surface, a davantage de possibilités de résulter de la mécanique interne du Parti libéral lui-même que de la dynamique de la Chambre des communes.Dans le passé récent, le PLC a donné beaucoup plus de fil à retordre à ses chefs successifs que leurs adversaires politiques.John Turner et Jean Chrétien sont tous les deux morts au front du parti plutôt qu’à celui de l’électorat.Paul Martin, qui a triomphé sans péril dans la course à la chefferie seulement pour vaincre sans gloire aux élections, vit de plus en phis dangereusement Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’j! y a une odeur de règlement de comptes dans l’air.A l’intérieur du gouvernement, les appuis bétonnés dont disposait M.Martin se sont largement effrités au fil de sa première année à la tète du parti.Même au sein du cabinet pourtant largement composé de fidèles partisans de Paul Martin, il y a des grincements de dents de phis en plus audibles.La faiblesse du leadership du premier ministre a été mise en évidence la semaine dernière lorsque, à une exception près, les députés libéraux de Terre-Neuve ont pris position contre leur chef Ces dernières semaines, les flèches les plus empoisonnées contre le gouvernement Martin sont venues de l’intérieur de la formation gouvernementale plutôt que des banquettes de l’opposition.Ce ne sont pas les néodémocrates ou les conservateurs qui accusent le premier ministre d’affaiblir le Canada ces temps-ci, mais d’autres libéraux qui se mobilisent de plus en plus derrière des aspirants présumés à la succession de M.Martin.Sur un autre front, la réapparition d’AKonso Gaglia-no dans les médias, l’obtention par André Ouellet d’un statut d’intervenant à la commission Gomery, la convocation à comparaître de Paul Martin n'augurent rien de bon pour le premier ministre.Pour avoir joué sa tête sur l’affirmation qu’il n’était pas un acteur dans l'affaire des commandites, le premier ministre va maintenant devoir la mettre sur le billot de la commission où l’attendent les pidssants libéraux qu’il a limogés au cours de ses premiers mois au pouvoir.Finalement, il y a en mars le passage obligé d'une révision du leadership de M.Martin à l’occasion des assises du Parti libéral.En s’assurant que ce vote ait lieu tôt dans le mandat minoritaire du gouvernement à un moment où personne ne peut s’imaginer que le parti gouvernemental se permettrait une crise au leadership, les stratèges de M.Martin espèrent limiter les dégâts.Mais des évaluations préliminaires indiquent tout de même qu’un libéral sur quatre pourrait se prévaloir de l’occasion de censurer le chef élu en triomphe il y a moins d'un an.chebert&thestar.com Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Paul Martin, qui a triomphé sans péril dans la course à la chefferie seulement pour vaincre sans gloire aux élections, vit de plus en plus dangereusement ¦ B A 3 POLITIQUE fma Festival •¦Monde Arabe •'Montreal 'IV,T 11* M 2 twtmV* !M4 - 20r Théftr» Maisonneuw - Ptac« (Ms Arts BllliKrit Plan (Ms Arts 514-142-2112 at www.pir'c.a ou Admission S14-7N-1245 Into FIM 514-747-BONfem Mstntlarabt cm Le Canada n’est pas près d’établir sa propre liste de passagers interdits de vol ALEXANDER PANETTA ET JIM BRONSKILL Ottawa — La version canadienne d’une liste de passagers interdits de vol, comme celle qui existe aux Etats-Unis et qui a valu des ennuis au chanteur pop autrefois connu sous le nom de Cat Stevens et à Ted Kennedy lors de voyages en avion, est confrontée à des obstacles juridiques.Selon le ministre des Transports, Jean Lapierre, des considérations découlant de la Constitution canadienne freinent la création d'une édition canadienne de la liste, qui interdirait aux passagers suspects l’ac- cès au transport aérien.*Ce n ’est pas en place du tout, a déclare M.Lapierre au cours d'une entrevue accordée à la Presse canadienne.Il y a tellement de considérations juridiques [.] nous sommes engages à y travailler mais il nous faut respecter la Constitutùm canadienne.» Les obstacles juridiques incluent le droit à la libre circulation garanti par la Charte des droits et libertés, et la loi fédérale sur la protection de la vie privée qui limite la distribution d’informations de nature personnelle.Aucune échéance n’a été fixée pour l’entrée en vigueur de la liste, dont on n’a pas encore calculé le coût disent les fonctionnaires fédéraux.Dans la foulée des attentats terroristes du 11 sep- tembre 2001, les autorités américaines ont fait pression sur Ottawa pour qu’il crée sa propre version de la liste de surveillaixv déjà en vigueur pour les vols intérieurs aux Etats-Unis.•Je ne crois pas que les États-Unis aient tort de faire ces pressùms [.] Him avons beaucoup de vols intérieurs qui survolent l'espace aérien américain*, a conunenté Warren Everson, vice-président de l’Association du transport aérien du Canada La Loi sur la sécurité publique, adoptée récemment, accordait aux organismes fédéraux le pouvoir d’exiger des compagnies aériennes de l'information au sujet de leurs passagers, ce qui ouvrait la porte à des initiatives comme une liste de passagers interdits de vol.Un défi Une batterie de fonctionnaires fédéraux passe actuellement au crible les dimensions légales, techniques et financières du projet.I^s ministères des Transports, de La Justice, de la Sécurité publique, de l’Immigration ainsi que la Gendarmerie royale du Canada, le Service canadien du renseignement de sécurité et l’Agence des services frontaliers du Canada sont impliqués.•C’est certain qu'il y a beaucoup de questions à se poser— comment on la met en place, quels sont les critères, qui sera sur la liste [.] il faut le fiire selon les lois et les valeurs canadiennes [.) c'est un défi», a souligné le ministre lapierre.les Américains ont commencé avec une liste relativement courte, qui compte maintenant près de 30 000 noms, a fait remarquer M.Everson.Ce genre d'évolution nous préoccupe, a-t-il dit.•Transports Canada nous a dit qu’ils feront ce qu'ils peuvent pour s’assurer que la liste ne s'allonge pas indûment.» Le risque d’erreur sur l’identité de la personne constitue un autre sujet de préoccupation.Ainsi, le sénateur du Massachusetts Ted Keimedy s'est fait interpeller dans cinq aéroports différents avant de réussir à convaincre les autorités quelles avaient le mauvais *7?Kennedy».Et le chanteur connu comme Cat Stevens, qui s'appelle maintenant Yousouf Islam, a été expulsé des Etats-Unis et renvoyé en Grande-Bretagne quand son nom est apparu sur la liste.L’Union des libertés civiles américaines a d’ailleurs intenté une poursuite alléguant que des centaines, voire des milliers de voyageurs innocents ont été humiliés et incommodés à cause de cette liste, sans pouvoir se défendre.les autorités canadiennes se penchent aussi sur le coût du logiciel requis et de la coordination des communications entre les transporteurs aériens et les agences gouvernementales.les coûts des services de sécurité entrent également en ligne de compte.L’Association du transport aérien demande ainsi que des policiers soient disponibles pour s'occuper dès leur arrivée des passagers figurant sur la liste.Presse canadienne L’Halloween chez Jean Charest // \ ‘ JACQUES NADEAU LE DEVOIR IL NT AVAU pas de citrouille devant la porte — plutôt plusieurs policiers — mais quelques dizaines d’étudiants ont néanmoins tenu à passer l’Halloween chez Jean Charest, hier, à Wcstmount.La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) et quelques membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont ainsi organisé un «cortège funèbre» pour protester contre la conversion par le gouvernement de 103 millions de dollars de bourses en prêts.E N Aide juridique : les avocats sur le trottoir Les 300 avocats de l’aide juridique du Québec ne monteront pas dans leurs bureaux, ce matin.Ils resteront plutôt sur le trottoir, où ils feront du piquetage pour protester contre Y «inaction du ministère de la Justice et l’entêtement du Conseil du trésor».Les avocats sont sans contrat de travail depuis juin 2002, et ils exigent notamment de retrouver la parité avec leurs collègues de la Couronne, qui gagnent actuellement 12 000 $ de plus qu’eux.Les services essentiels seront tout de même assurés aujourd’hui.- Le Devoir Contre Wal-Mart au Mexique Les représentants de la Coalition pour la défense des sites archéologiques du Mexique sont à Montréal ces jours-ci afin de recueillir des appuis dans leurs efforts pour chasser Wal-Mart de Teotihuacan.Le géant du commerce de détail a récemment construit un magasin sur le site de Teotihuacan, qui est le plus important site archéologique du Mexique et la plus importante cité précolombienne en Amérique.Le site, qui regroupe de nombreuses pyramides sur une superficie de 25 km2, a été classé au sein du patrimoine mondial par l’Unesco en 1964 et est protégé par décret présidentiel depuis 1988.La Coalition accuse Wal-Mart d’avoir sou- B R E F doyé les autorités locales chargées de la protection du patrimoine culturel pour obtenir les permis de construire.Elle lui reproche d’avoir complètement méprisé l’héritage mexicain sans raison, puisque le magasin aurait pu facilement être érigé un peu plus loin sans se trouver à l’ombre des grandes pyramides.La Coalitiop veut recueillir des appuis au Canada et aux Etats-Unis et entend demander à des gestionnaires de fonds de se départir de leurs actions de Wal-Mart pour signifier leur désapprobation.- PC Mise en garde contre la grippe aviaire Washington — Des médecins américains et un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont mis en garde hier contre les risques de pandémie présentés par la grippe aviaire et l’insuffisante préparation des autorités de santé publique et des fabricants de vaccins.«Nous pensons que nous sommes plus près que jamais de la prochaine pandémie», a déclaré Klaus Stôhr, un haut responsable de TOMS, lors d’une conférence de presse en marge du principal congrès mondial sur les agents antimicrobiens (ICAAC).Face à ce danger, TOMS souhaite mobiliser les pouvoirs publics, les laboratoires pharmaceutiques et la communauté scientifique pour faciliter la production accélérée de vaccins antigrippe et elle organisera dans ce but un sommet des principaux acteurs le 11 novembre à son siège de Genève.-AFP Colloque Dix ans d’histoire militaire en français au Québec (1994-2004) LES 10, 11 ET 12 NOVEMBRE 2004 À l'UQAM Ce colloque, organisé par la Chaire Hector-Fabre d'histoire du Québec, dresse un état des lieux des études historiques en français produites depuis une décennie au Québec et se rattachant à divers aspects de l’histoire militaire.Les thèmes abordés iront du XVIIT siècle aux opérations de maintien de la paix en passant par les deux Guerres mondiales, les musées militaires et les représentations de la guerre.L'allocution de clôture sera prononcée par le lieutenant-général Roméo Dallaire.Renseignements : Mourad Djebabla (514) 987-3000, poste 7950 chaire-hector-fabre@uqam.ca www.unites.uqam.ca/chf Pavillon Athanase-David 1430, rue Saint-Denis Local D-R200 Entrée libre CHAIRE H*ctor-F»br« d'hittoir* du Québec UQÀM UQÀM Prenez position Deôtinatum mmm 7 bf/1 e />/' ot /ta if te r ntt ion t “V tût rcmlez-oous' >// I < > i il m < Résultats TVA.ic réseau des tirages Tirage du 2004-10-29 14 15 21 34 36 42 44 Complémentaire: (42) Ventes totales .Prochain gros lot 14 042 148 $ 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6/7+ 3 87 316,00 $ 6/7 95 2 412,60 $ 5/7 5 364 152,60$ 4/7 113 933 10,00$ 3/7+ 104 841 10,00$ 3/7 952 084 Participation gratuite Tirage du 2004-10-30 18 22 23 22 42 45 Complémentaire: m) Ventes totales- 16 585 466 $ Prochain gros lot (appr ) 10 000 000$ 6/6 0 4 793 803,00 $ 5/6+ 3 114 138,10 $ 5/6 105 2 693,90 $ 4/6 6 783 79,00 $ 3/6 129 231 10,00 $ 2/6+ 109 565 5,00 $ Ô49 PROCHAIN GROS LOT LE 3 NOVEMBRE 2004 Tirage du 2004-10-30 2Q21 22 22 2Z46 (02) Complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 3 500,00$ 4/6 726 50,00$ 3/6 13 994 5,00$ Ventes totales 513 371.50 $ EQtra Tirage du 2004-10-29 EQtra Tirage du 2004-10-30 NUMÉRO LOT NUMÉRO LOT 152900 100 000$ 636319 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q.cette dernière a priorité Québec n’entend pas intervenir dans les heures d’ouverture des commerces Québec — Le gouvernement québécois n'a pas l'intention d'intervenir, même si des centres commerciaux imposent des amendes aux marchands qui refusent d’ouvrir leurs portes en soirée, en début de semaine.Selon le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, le gouvernement n’a pas à s’immiscer dans les baux privés entre les propriétaires de centre commerciaux et leurs locataires.«Ce n’est pas à l'avantage de personne que le gouvernement se mêle de contrats privés comme ceux-là», a-t-ü indiqué à NTR, le service radio de la Presse canadienne.Il a suggéré toutefois aux propriétaires d'offrir une période de transition «raisonnable» pour permettre aux boutiques de «s’ajuster à ces changements».Certains commerçants paient une amende de 100 $ parce qu’il refusent d'ouvrir leur boutique en soirée, en début de semaine, alors que la clientèle n'est pas au rendez-vous.Michel Audet a affirmé n’avoir reçu aucune plainte des gens d'affaires.Du temps Il a toutefois demande aux propriétaires des centres commerciaux de développer une bonne relation avec leurs locataires.Le ministre a ajouté que les pénalités font partie de certains baux privés, négociés entre les marchands et les dirigeants des centres commerciaux.M.Audet a estimé que les centres commerciaux doivent donner une période d’ajustement aux boutiques, afin qu’elles trouvent plus d’employés, quelles adaptent leur horaire et quelles développent une clientèle supplémentaire.Déjà, le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, avait fait part de la décision gouvernementale, lors d’une commission parlementaire, vendredi.Le gouvernement pencherait plutôt en faveur l’instauration partout au Québec de «bureaux du temps», chargés de mieux concilier le travail et la vie familiale.Presse canadienne LE DEVOIR.LE LUNDI 1 ' * X O V E M B R E 2 0 0 4 A 5 LE MONDE Arafat se porte mieux Sharon évoque une possible relance des négociations Jérusalem/Paris — Deux jours après l’arrivée de Yasser Arafat en France, les médecins tentaient toujours hier de déterminer la cause de la soudaine détérioration de l’état de santé du leader palestinien, qui va •beaucoup mieux» aux dires de son entourage et a reçu des messages de sympathie de plusieurs dirigeants internationaux, dont le chef de la diplomatie américaine.Cela n'a pas empêché Ariel Sharon de faire savoir, par l'entremise de participants à une réunion du cabinet israélien, quil ne laisserait pas son ennemi intime •être enterré à Jérusalem» tant qu’il serait premier ministre.Le chef du gouvernement de l'Etat hébreu a cependant réaffirmé qu’il autoriserait le président de l’Autorité palestinienne à revenir en Cisjordanie à la fin de son traitement médical en France.Par ailleurs, le premier ministre n’a pas exclu la tenue de discussions si Yasser Arafat avait un successeur.«Si une direction palestinienne sérieuse, différente, est formée pour démanteler l’infrastructure terroriste, nous reprendrons des négociations sur la base de la “feuille de route”», a-t-il dit.Avant d’ajouter •Rien ne s’est produit sur le terrain jusqu’à présent, alors pas question de modifier le plan» de désengagement unilatéral de la bande de Gaza et de quatre colonies juives de Cisjordanie.Dans le même temps, en Cisjor- danie, des responsables ont tenu une série de réunions afin de montrer que l’Autorité palestinienne fonctionnait en l’absence de son president D’apres Mohammed Rachid l'un des conseillers de Yasser Arafat la leucémie a été •exclue».En outre, le rais âgé de 75 ans «ne souffre d’aucun problème grave.Ce qu ’il a est curable et il se rétablira très prochainement», a assuré Nabil Abou Red-neh, porte-parole du dirigeant palestinien.Ce dernier a précisé toutefois qa •aucun facteur» n’était écarté, alors qu’on lui demandait si les médecins soupçonnaient une infection virale ou une intoxicatioa Reste donc à connaître les résultats d’examens complémentaires.Selon Mohammed Rachid, un diagnostic n’est pas attendu avant mercredi.Mais le ministre palestinien SaJeb Erekat a affirmé que les médecins du rais diffuseraient un bulletin dans les prochaines 48 heures.En attendant, Yasser Arafat va •beaucoup mieux» depuis son admission vendredi à l’Hôpital d’instruction des armées de Percy, à Cla-mart, près de Paris.D •est plus enjoué, moins fatigué», a affirmé le ministre palestinien des Affaires étrangères, Nabil Chaath.La situation du président palestinien est •stable, bonne, il n’y a pas de nouveaux examens sur lesquels je puisse vous dire grandiose.Sauf qu’il est suivi et recommen- ce petit à petit à manger, c’est un très bon signe», a déclare de son côté la déléguée générale de la Palestine en France, Leila Shahid.•Il commence également à parler à tous les gens qui sont autour de lui.Et donc les médecins sont très contents de cette stabilité.• D’après Leila Shahid, Yasser Arafat a reçu •énormément de messages de sympathie».Citant notamment le président Jacques Chirac et son épouse Bernadette, »qui a parié à Mme Arafat pour s'enquérir de la santé du président», elle a ajouté que le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le président russe Vladimir Poutine, le roi du Maroc Mohammed VI, le roi Fahd d’Arabie, le président algérien Ab-delaziz Bouteflika et son homologue cubain Fidel Castro avaient aussi adressé des messages au rais, tout comme les couples présidentiels tunisien et égyptien.Une apparence de normalité Le message qui a été adressé hier par Ariel Sharon à Yasser Arafat était d’une autre teneur.•Tant que je serai premier ministre, Arafat ne sera pas enterré à Jérusalem», a-t-il déclaré durant le conseil des ministres, selon des participants.Par le passé, le dirigeant palestinien avait fait savoir qu’il souhaitait être inhumé dans le lieu saint de Jérusalem appelé «Haram al-Sharif» ou «Noble sanctuaire» par les mie sulmans, «Mont du Temple- par les juifs.Mais Ariel Sharon a affirme que cette volonté lui serait refusée.L'Etat hébreu a évoqué la possibilité d'enterrer Arafat à Abou Dis, une banlieue de Jérusalem située en Cisjordanie, selon des responsables de la sécurité.Ces propos ont été rendus publics alors que les dirigeants palestiniens semblent soucieux de preserver une apparence de normalité pendant l’hospitalisation du rais.Le premier ministre Ahmed Qoreï, dont les efforts visant à contraindre Arafat à lâcher un peu de pouvoir ont largement échoué, a présidé à Ramallah une séance du Conseil de sécurité palestinien.Dans un geste symbolique, M.Qoreï a refusé de s’asseoir à la place occupée normalement par Arafat Il a demandé aux responsables de dresser la liste de tous les moyens nécessaires pour renforcer la sécurité dans les secteurs palestiniens et de la soumettre à son cabinet pour approbation, selon Abbas Zaki.Le Conseil législatif palestinien s’est également réuni hier et les membres du comité exécutif de l’Oiganisation de libération de la Palestine (OLP) se sont retrouvés dans la soirée, pour la deuxième journée consécutive.Associated Press Mairie de Sao Paulo La candidate de Lula battue Rio de Janeiro — Le candidat du Parti de la social-démocra-tie brésilienne (PSDB) à l'élection municipale de Sao Paulo, José Serra, a battu la mairesse sortante Marta Suplicy du Parti des travailleurs (PT) au second tour, selon un sondage de Sortie des urnes de l'institut Ibope diffusé hier soir par TV Globo.M.Serra est crédité de 55 % des voix contre 45 % à Marte Suplicy, membre du parti du président Luiz Inacio Lula da Silva, avec une marge d’erreur de 1,7 %.Lors du premier tour, le 3 octobre, José Serra avait obtenu 43,6 % des voix contre 35,8 % à Mme Suplicy.L’élection de Sao Paulo, la principale ville du Brésil, était considérée comme l'enjeu central des élections municipales, dont le second tour a eu lieu hier dans 43 grandes villes brésiliennes.La défaite de Sao Paulo est un sérieux revers pour le PT, qui avait souligné que cette métropole était la •priorité des priorités» de ces élections municipales considérées comme le premier test politique du gouvernement Lula en place depuis janvier 2003.Autre cuisant revers, le PT du président a aussi perdu hier lors du deuxième tour des élections municipales la mairie de Porto Alegre, son bastion depuis 16 ans.Le maire sortant FT de Porto Alegre, Raul Pont, a été battu par José Fogaça, candidat du Parti populaire socialiste (PPS, ex-communiste) .Sur les votes de 97 % des bureaux dépouillés, M.Fogaça obtient 53,5 % des suffrages contre 46,5 % à M.Pont Porto Alegre a été la première grande municipalité administrée par le PT et a longtemps été considérée comme sa vitrine.Siège du Forum social mondial, la ville du sud-est du Brésil a été un lieu d’expériences sociales novatrices coipme le budget participatif.A Sao Paulo, José Serra, 62 ans, est apparu sur le devant de la scène politique en tant que ministre de la Santé de l’ex-président Fernando Henrique Cardoso, poste qu’il a occupé de 1998 à 2002.Il avait affronté notamment les grandes multinationales pharmaceutiques pour obtenir une baisse des prix des médicaments contre le sida.En 2002, il avait été le candidat malheureux contre Luiz Inacio Lula da Silva, lors du second tour de l’élection présidentielle.Marte Suplicy, psychologue de 59 ans, avait gagné la mairie de Sao Paulo en 2000, une élection considérée comme un prélude à la victoire présidentielle de Lula deux ans plus tard.Sa défaite intervient alors que, paradoxalement, son bilan municipal est considéré comme largement positif dans les enquêtes d’opinion.Pour certains analystes, la vie privée de Marte Suplicy, une adepte de la haute couture et des restaurants les plus chers de Sao Paulo, a joué un rôle non négligeable dans la chute de sa popularité.Trois mois après son accession à la mairie de Sao Paulo en 2001, «Marte» avait divorcé après 36 ans de mariage avec son mari, le populaire sénateur du PT Eduardo Suplicy.Agence France-Presse VENEZUELA Début d’élections régionales qui devraient conforter Chavez Caracas — Les Vénézuéliens ont commencé à voter dans le calme, parfois avec des retards dans l’ouverture des bureaux de vote, lors d’élections régionales qui devraient conforter, selon les sondages, les alliés du président Hugo Chavez.La majorité des bureaux ont ouvert sans problèmes vers 5h30 locales, mais certains ont tarclé un peu à Caracas et dans les Etats d’Anzoategui et Monagas, a indiqué le président du Conseil national électoral, Jorge Rodriguez.Au total, 14 millions de Vénézuéliens sont invités à renouveler 22 des 23 postes de gouverneurs, 335 maires, deux maires de grandes agglomérations et 458 députés.Selon M.Rodriguez, plus de 94 % des bureaux ont ouvert à l'heure prévue.D a rejeté les accusations du parti d’opposition Première justice (droite) selon lesquelles les autorités électorales chercheraient à ralentir le scrutin.Les autorités électorales s’attendent à un taux d’abstention de plus de 40 %, soit beaucoup phis que lors du référendum du 15 août réclamé par l’opposition, mais qui avait confirmé le président Chavez dans ses fonctions jusqu’en 2006.Le déroulement du scrutin est surveillé par 120 000 militaires.Depuis le 15 août, la coalition hétéroclite de partis formant l’opposition et regroupés sous la bannière de la Coordination démocratique s'est fissurée.Les partis traditionnels Copei (démocrate-chrétien) et Action démocratique (social-démocrate) ont rejeté l’idée proposée par d'autres formations d’un boycottage du scrutin.L’opposition détient actuellement huit postes de gouverneurs, la symbolique mairie de Caracas et plus de la moitié des 335 autres municipalités.Mais les analystes prédisent une victoire sans appel des partisans de M.Chavez.Agence France-Presse Scrutin présidentiel en Uruguay k 'V ENRIQUE MARCAR1AN REUTERS Des milliers de sympathisants de la gauche ont envahi les rues de Montevideo, fêtant par avance la victoire de Tabaré Vazquez.Vers une alternance historique en faveur de la gauche Montevideo — Des milliers de sympathisants de la gauche ont envahi les rues de Montevideo, fêtant par avance la victoire du socialiste Tabaré Vazquez prévue par les sondages pour l’élection présidentielle d’hier, une première historique pour la gauche en Uruguay.Sur la grande avenue 18 de Julio, qui traverse le centre de la capitale où vit un tiers des 3,4 millions d’Uruguayens, un long défilé spontané de voitures s’est formé, arborant les drapeaux bleu-blanc-rouge de la coalition de gauche.Les derniers sondages avant le scrutin créditaient M.Vazquez de 51 à 56 % des voix, laissant prévoir une victoire dès le premier tour.Le scrutin qui avait démarré à 8h locales devait se terminer à 20h30.Le président du Conseil électoral de Montevideo, Walter Pesqueira, a prévu une forte participation d’envirop 90 %, le vote étant obligatoire.A la mi-joumée, la participation dépassait déjà les 36 %.M.Vazquez, un cancérologue de 64 ans, s’est pour sa part déclaré sûr de sa victoire et s’est montré conciliant envers ses adversaires, après avoir voté dans le quartier ouvrier et appauvri de La Teja à Montevideo, où il est né.•Nous allons tendre une main fraternelle et tolérante car l’Uruguay de demain, nous devons le construire tous ensemble», a-t-il déclaré.Jorge Larranaga, 48 ans, du Parti national (droite rurale conservatrice), crédité de 29 à 34 % des voix, s’est cependant dit certain de mettre son rival Vazquez en ballottage et a lancé un appel «au respect et à la tolérance» avant de voter dans sa ville de Paysandu, à 378 km au nord-ouest de Montevtdeo.A Montevideo, des stands ont été montés à tous les carrefours, vendant des saucisses, beignets, pizzas et autres spécialités et surtout des bannières aux couleurs des diverses formations regroupées dans la coalition de gauche Rencontre progressiste-Front élargi (Encuentro progresista-FrenteAmplio).«Je le vois, je le sais, le président est Tabaré», scandait un groupe de jeunes grimpés sur un pick-up couvert de banderoles du Frente Amplio.Des maquilleurs habitués à grimer les supporteurs de football pour les matches dans les stades proposaient aux passants qui déambulaient sur les larges trottoirs de l’avenue d’«arborer les couleurs de la victoire».Les piétons saluaient du «V» de la victoire les passagers des véhicules de tous les types qui klaxonnaient sur l’avenue: de la diligence conduite par des «gauchos» de la campagne jusqu’aux chariots de •hurgadores», ces collecteurs et recycleurs de déchets, en passant par une vieille décapotable américaine conduite par un imposant barbu et décorée de peluches et autres fanions.Pratiquement aucun des vendeurs de drapeaux n’avait visiblement osé proposer les bannières bleues et blanches du Parti national du rival de M.Vazquez, Jorge Larranaga, et encore moins les drapeaux rouges du Parti Colorado du candidat Guillermo Stirling, de la formation du président sortant Jorge Batlle.Plus de 40 000 émigrés, dont beaucoup de jeunes partis après la brutale crise économique et monétaire de 2002, sont revenus de l’étranger, y compris d’Espagne, pour voter en fin de semaine.L’Uruguay est l’un des rares pays du monde à ne pas autoriser ses ressortissants à voter dans ses représentations à l’étranger.Agence France-Presse L’ultimatum est fixé à mercredi pour les trois otages en Afghanistan WAHEEDIILLAH M ASSOUD Kaboul — Les ravisseurs des trois employés des Nations unies enlevés jeudi à Kaboul ont donné trois jours à la communauté internationale, jusqu'à mercredi à la mi-journée, pour satisfaire leurs exigences sous peine d'assassiner les otages, dont une vidéo a été dit fusée hier par al-Jazira.Un homme se présentent comme le porte-parole de l’«Armée des musulmans» (Jaish-e-Musla min) a annoncé hier qu'une «Choura» avait décidé des demandes précises des ravisseurs et donnait trois jours, jusqu’au mercredi, 3 novembre à 12h, à l’ONU, aux Etats-Unis et aux pays d’origi ne des otages pour les satisfaire.•Nous voulons que les Nations unies quittent l’Afghanistan et qu’elles condamnent l’invasion du pays par des troupes étrangères», a-t-il dit.«Nous voulons que tous les prisonniers afghans à Cuba [dans la base américaine de Guatana-mo] et à Bagram [base américaine à 50 km au nord de Kaboul) et tous les Afghans détenus dans des prisons étrangères soient libérés.» 11 a demandé le départ des troupes britanniques et kosovares déployées en Afghanistan, en dépit du fait que cette province de Serbie n’a pas de soldats dans le pays.Sinon, a-t-il ajouté, «ces pays assisteront à la mort de leurs ressortissants».•Nous voulons que les Philippines condamnent l’invasion des forces étrangères en Afghanistan», a-t-il encore dit.«Nous leur donnons à tous trois jours», à partir d’aujourd’hui, a-t-il conclu.LTrlando-Britennique Annette Flanigan, le Philippin Angelito Nayan et la Kosovare Shqipe Habite, tous employés au sein de la commission électorale afghano-onusienne qui a organisé l’élec- tion présidentielle afghane du 9 octobre, ont été enlevés jeudi en plein jour à Kaboul.Pour prouver qu'ils sont en vie et bien sous leur contrôle, les ravisseurs ont fait parvenir à al-Jazira une cassette vidéo, diffusée par la chaîne qateriote à la mi-journée.•Nous pouvons confirmer que ces trois personnes sont nos collègues.Nous sommes soulagés car ils semblent ne pas être blessés», a déclaré le porte-parote de IX)NU en Afghanistan, Manoel de Almekfa e Silva •Nous demandons leur libération immédiate», a-t-il ajouté en réitérant un appel lancé plus tôt dans la matinée.L’ONU a également indiqué sans autres précisions que les trois otages nécessitaient une «assistance médicale».Pendant ce temps, les différentes parties impliquées dans la recherche des otages essayaient par tous les moyens de rentrer en contact avec les ravisseurs, en vue d'une négociation.Selon le journal pakistanais The News, qui cite le chef présumé du groupe, Syed Akbar Agha, deux médiateurs afghans seraient en contact avec ce dernier.L’ambassadeur philippin au Pakistan et en Afghanistan, Jorge Arizabal, s’est pour sa part rendu à Kaboul pour «établir des contacts avec des groupes, institutions et missions étrangères qui pourraient aider» à la libération d’Angelito Nayan, a dit le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Rafael Seguis.Syed Akbar Aghar a pour sa part déclaré en fin d’après-midi à l’AFP que l’ultimatum de mercredi n’était pas inflexible.•Si, à Tissue de ces trois jours, d’éventuels médiateurs demandent une extension de Tultimatum, j’y penserai; peut-être que je l’accorderai ou peut-être pas», a-t-il dit Agence France-Presse Présidentielle en Ukraine Le candidat de l’opposition en tête Kiev, Ukraine — Le candidat de l’opposition Victor loucht-chenko a obtenu la majeure partie des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle organisé hier en Ukraine, selon des sondages à la sortie des urnes.Mais il ne devrait pas échapper à un second tour de scrutin.M.louchtchenko a recueilli 45 % des voix contre 37 % pour le premier ministre Victor lanoukovytch, ont annoncé des responsables hier soir, en faisant état de sondages de plusieurs organisations basés sur un échantillon de 20 000 électeurs dans toute l’Ukraine.Les agences ITAR-Tass et Interfax ont fait état des résultats de deux autres sondages de sortie des urnes réalisés par deux instituts, dont un considéré comme proche du Kremlia Tous deux accordaient 39% à M.louchtchenko et respectivement 42 % et 43 % au premier ministre.Les agences ont cependant précisé qu’un des instituts avait cessé ses opérations en milieu d’après-midi car un nombre trop importent de personnes interrogées refusaient de répondre.Un peu plus tôt, ITAR-Tass avait déclaré que M.lanoukovytch pointait en tête, citant Guennadi Koij du service de presse de son équipe de campagne et des informations issues d’un sondage effectué en milieu d’après-midi.Le taux de |participation s’est élevé à 76 %, selon la Commission centrale électorale.Au total, 24 candidats étaient en lice à l’occasion de ce premier tour de scrutin aux allures de test pour la démocratie en Ukraine, pays de 48 millions d'habitants, écartelé entre la Russie et l’Occident Mais la course pour un mandat de cinq ans se jouait entre deux candidats: «les deux Victor».L’un, la-noukovitch, premier ministre, soutenu par le président sortant Leonid Koutchma, est plus enclin à se rapprocher du Kremlin; l’autre louchtchenko, ancien premier ministre, réformateur, pencherait plutôt vers l’Europe occidentale.Tous deux promettent d’accélérer la reprise économique malgré laquelle des millions de personnes continuent de vivre dans la pauvreté.M.louchtchenko, qui votait à Kiev, s’est déclaré certain de l’emporter dès le premier tour (soit en obtenant plus de 50 % des suf-ffages) mais les électeurs devront probablement retourner aux urnes le 21 novembre procham.Associated Press Irak: Allaoui menace de donner l’assaut à Fallouja Ramadi, Irak — Vingt-cinq personnes ont été tuées hier dans de nouvelles violences en Irak, dont 15 dans une attaque à la roquette à Tikrit et 10 dans des heurts entre rebelles et forces américaines à Ramadi, tendis que le premier ministre iraquien a menacé de donner l’assaut à Fallouja.Dans le bastion sunnite de Ramadi, 10 Iraquiens ont été tués et 12 autres blessés, selon une source hospitalière.La police a indiqué que des heurts avaient éclaté dans le centre-ville.Selon un journaliste de TAFP accompagnant les Marines, trois militaires américains ont été blessés lors de l’explosion d’un engin artisanal au passage d’une patrouille américaine hier matin à Ramadi.Après l’assassinat de l’otage ja- ponais Shosei Koda par le groupe de Zarqaoui, le premier ministre japonais Junichiro Koizumi a déclaré hier que son pays ne retirerait pas ses troupes d’Irak, ce que réclamaient les ravisseurs pour épargner la vie de l’otage.L’ambassadeur de Pologne en Irak a appelé à la clémence les ravisseurs de l’otage polonaise, Teresa Borcz, à Tissue d’un entretien à Bagdad avec le président du Comité des oulémas, Hareth al-Dari.Quant aux otages français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, ils «sont en bonne santé», a affirmé l’ambassadeur de France à Bagdad, à Tissue d’une rencontre avec le président du Comité des oulémas.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR.LE LUNDI I*‘NOVEMBRE 2004 D I T 0 R, I A L PPP prudence ! Depuis une semaine, la Commission parlementaire des finances publiques entend les représentations des groupes d’intérêt dans le cadre de l’adoption du projet de loi créant l’Agence des partenariats public-privé.Malgré les affirmations rassurantes de la présidente du Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, la preuve n’est toujours pas faite des avantages pour le Québec de se lancer dans la formule des PPP sur une grande échelle.L Jean-Robert Sansfaçon e projet de loi à l’étude propose la création d’une agence gouvernementale pour «susciter, accueillir, initier, évaluer et proposer des projets de partenariat», tant au gouvernement lui-même qu’aux organismes que sont les grands réseaux de services publics et même les municipalités.Selon Mme Jérôme-Forget, cette agence aurait surtout pour mandat de conseiller le gouvernement et les organismes concernés, mais voilà une interprétation pour le moins restreinte du texte qui dit, à l’article 8, qu’un organisme public «doit recourir aux services de l’Agence pour l’évaluation de la faisabilité en mode de partenariat public-privé de ses projets d’infrastructures, d’équipements ou de prestation de services publics».L’article suivant ajoute même t\n’«un organisme public doit, à la demande de l’Agence, lui fournir tout renseignement relatif à ses projets d’infrastructures, d’équipements et de prestation de services publics», sans préciser qu’il s’agit exclusivement de projets de partenariat Tel que le projet de loi est présentement rédigé, on peut supposer que, chaque fois qu’un organisme public projettera d’investir dans des infrastructures d’une certaine envergure, il devra obtenir l’avis de l’Agence quant à l’intérêt d’un partenariat avec le privé.Si tel n’est pas le cas, Mme Jérôme-Forget doit modifier le texte de loi pour le clarifier.Cela dit, on aura beau créer toutes les agences que l’on voudra pour susciter, identifier, choisir des projets de partenariat public-privé, la preuve reste à faire quant à l’intérêt de la formule.Selon la ministre, l’implication du privé permettra de réaliser, sans s'endetter, des projets importants tels une autoroute ou un grand hôpital, et de les entretenir mieux que ne le fait le public pendant 20 ou 30 ans tout en respectant les délais de construction et les budgets prévus.Peut-être.Financer, construire et assurer l’entretien matériel d’un hôpital moyennant un loyer et un rendement raisonnables sur le capital investi, cela est non seulement imaginable, mais nous changerait de la situation actuelle.En revanche, on imagine mal une entreprise qui accepterait d’investir sans une prime excessive des centaines de millions dans un projet à ce point risqué que l’État lui-même ne s’y aventurerait pas.Avant de se lancer dans une opération de PPP à grande échelle comme le projet de loi le laisse entrevoir, il vaudrait certainement mieux réaliser quelques projets-pilotes d’une portée limitée.Autre sujet de préoccupation soulevé par la Commission d’accès à l’information cette fois, le projet qui est sur la table comporte des failles béantes au chapitre de la transparence.N’oublions pas que nous parlons de services et de fonds publics: tout doit avoir été prévu pour que les partenaires impliqués soient soumis aux mêmes obligations de divulgation de renseignements qu’un ministère ou un organisme public.Ce n’est pas d’hier que les gouvernements cherchent la formule miracle qui permettrait de réaliser plus rapidement et sans s’endetter des projets que l’on n’aurait même pas à gérer soi-même par la suite.Malheureusement, personne n’a encore fait la démonstration que le public en sort toujours gagnant.En cette matière, la prudence reste donc la meilleure conseillère.j-rsansfacon(à)ledevoir.ca Chaînes tous azimuts omme dans le cas du mariage gai, une décision judiciaire vient prendre de court le gouvernement.La juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, n’a pas attendu le rapport du comité gouvernemental sur l'accès aux chaînes étrangères, pas plus que l’analyse du CRTC sur cette question, pour décréter jeudi dernier que toute restriction à ce sujet devait être levée, au nom de la liberté d’expression.Seule concession, à laquelle le mariage gai n’avait pas eu droit la juge octroie un délai d’un an avant que sa décision soit applicable, consciente de ses importantes conséquences.En effet, comme le résumaient les avocats du gouvernement, «l’argumentation des accusés [à qui la juge donne raison] revient à contester le principe même de la réglementation de la radiodiffusion».C’est dire l’effet de bombe qu’a la décision, d’autant plus que la contestation a été menée par deux beaux-frères de Drummond-_ , „ ville qui veulent simplement avoir accès aux «*" ' canaux américains de leur choix et qui ba- taillent, depuis six ans, sans avocat! La juge, dans un argumentaire étoffé, reconnaît que, dès l’origine, la politique canadienne de radiodiffusion a voulu contrer l’envahisse-Josée m^nt des médias américains et assurer la viabi-Boileau lité de notre système télévisuel.Hélas, on n’a jamais évalué le dossier en se plaçant du côté des citoyens.C’est donc l’angle qu’elle a privilégié, d’où sa question: «La protection de l’intégrité du système canadien de radiodiffusion [est-elle] un objectif suffisamment important pour justifier une restriction à la liberté d'expression»?Sa réponse est claire: non.Au contraire, dit-elle, le citoyen canadien a le droit «d’avoir accès à toute la programmation disponible» sans passer par des distributeurs canadiens.Cela signifie, si on se réfère aux décisions controversées du CRTC cet été, l’accès à la RAI, à une chaîne généraliste chilienne ou à al-Jazira.Cela comprend même, selon le jugement, le droit de voir les publicités américaines présentées pendant le Super Bowl! Actuellement, quiconque se sert de décodeurs pour visionner des chaînes non officiellement distribuées ici est dans l’illégalité, passible d’amendes et d’une peine d’emprisonnement.C’est trop, tranche la juge.Si le but est de «se protéger de l’invasion culturelle américaine», alors que le gouvernement imagine d’autres moyens! Vu sous cet angle, le jugement est sans faille, surtout à l’ère d’Internet, aux horizons illimités et peu contrôlés.Néanmoins, la télévision traditionnelle occupe toujours un large créneau.Or, au Canada, elle tient à un équilibre fragile.Ainsi, le financement de nos émissions provient largement du Fonds canadien de télévision auquel les distributeurs versent 5 % de leurs revenus bruts.Privés des chaînes américaines, dorénavant directement accessibles, auront-ils l’argent pour alimenter adéquatement ce fonds?La juge a choisi de ne pas s'intéresser à cet aspect des choses, ce qui est assez réducteur.Le gouvernement, lui, n’aura d’autre choix que de s’y pencher, et plus sérieusement qu’en se contentant d’aller en appel.Car cette décision ne manque déjà pas de suppor-teurs, mécontents du CRTC.jboileauynamiques.division de Corporation Sun Media., 900.boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0868.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.BUSH SUITE DE LA PAGE 1 Les démocrates reconnaissaient eux aussi dans leurs sondages maison un avantage au président sortant Mais dans le même temps, un sondage ABC News renvoyait à nouveau les deux candidats coude à coude, avec 49 % pour Bush et 48 % pour Kerry, apres avoir accordé une avance plus substantielle au président sortant quelques jours plus tôt Quatre sondages publiés hier donnent aussi les deux rivaux à égalité, ceux de American Research Group, Zogby et Washington Post à 48-48, et celui de Fox à 4646 alors que le Pew Research Center, qui a sondé près de 2000 électeurs bien décidés à aller voter, montre une très légère avance de Bush sur Kerry (4845).L’ultime bataille se livre dans les huit à dix États dont le résultat reste pour l’heure imprévisible.A quelques heures du scrutin, chacun des deux candidats, qui arpentent les États indécis, a tenté de récupérer à son compte le retour de «l’ennemi de l’Amérique» sur les écrans.S’invitant par surprise dans la campagne après trois ans de silence, Oussama ben Laden s’est adressé vendredi soir aux électeurs américains dans une nouvelle vidéo reçue par la chaîne arabe al-Jazira.«Votre sécurité n’est pas entre les mains de Kerry ou de Bush ou d’al-Qaï-da, a-t-il lancé.Votre sécurité est entre vos mains.» Cette réapparition a donné un nouveau souffle au thème favori de George W.Bush, la guerre contre le terrorisme, sur laquelle le président a axé sa campagne, préférant éviter les sujets sensibles de la guerre en Irak ou de sa gestion de l’économie américaine.En Floride, le président sortant a enchaîné les discours à Miami, Tampa et Gainesville, avant de retourner à Cincinnati en Ohio.John Kerry, lui, a commencé par l’Ohio, à Dayton, avant de gagner Manchester dans le New Hampshire, puis la Floride en soirée à Tampa, les confettis de son opposant républicain ayant à peine eu le temps d’être balayés.Le candidat démocrate à la présidentielle américaine John Kerry a promis hier m «débordement d’activité» pour assurer la sécurité des États-Unis, en cas d’élection à la Maison-Blanche.«Je vais rendre l’Amérique plus sûre et j'ai certaines mesures très fortes» à prendre «rapidement» pour y parvenir, a déclaré le sénateur du Massachusetts, dans un entretien de 12 minutes à l’AP à bord de son avion de campagne.En cas de victoire, John Kerry a précisé qu’il commencerait à composer son équipe «aussi rapidement» que possible.Au nombre des personnalités mentionnées pour faire partie de son équipe figurent l’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU Richard Holbrooke et le sénateur Joe Biden, membre de la Commission des affaires étrangères.Après avoir accusé de nouveau son adversaire d’avoir laissé filer l’ennemi public numéro un, John Kerry est revenu aussi hier sur l’économie et les questions sociales en attaquant le président sortant sur les coupes dans les programmes de formation continue, la couverture de santé et les pertes d’emploi.«Ce n'est pas tout d’aller à l'église tous les dimanches, de parler de la fin et de professer sa fin», a-t-il lancé., Si les deux rivaux labourent inlassablement œs deux États, c’est que, au niveau national aucun sondage n’arrive aies départager.Pour conquérir les derniers indécis, les candidats n’ont d’autre option que de concentrer leurs efforts sur les États indécis, en raison du système électoral américain.En fonction de sa démographie, chaque État dispose d’un certain nombre de grands électeurs, qui désigneront le président Lorsqu’un candidat arrive en tête dans un État à deux exceptions près, U rafle la totalité des grands électeurs, même s’il n’a qu’une voix d’avance.L’Ohio, avec ses 20 grands électeurs, et la Floride, qui en compte 27, deux fiefs gagnés par Bush en 2000, concentrent donc les convoitises, ainsi que les anciens bastions démocrates du nord-est qui aujourd’hui hésitent Iowa, Wisconsin, Pennsylvanie, Michigan et Minnesota.Dans le nord de l’Ohio, où les emplois industriels disparaissent John Kerry parie emploi et santé, mais dans le sud agricole, c’est Bush qui rassemble en pariant de Diqu et de la libre possession d’armes à feu.A Miami hier, George W.Bush a tenté d’amadouer l’importante minorité cubaine, promettant de «maintenir la pression pour libérer Cuba» de Fidel Castro.Traditionnellement républicaine, cette communauté renâcle devant les dernières mesures de la Maison-Blanche limitant les visites familiales dans He.Au niveau national, selon un sondage du Miami Herald, 61 % des Hispaniques soutiennent Kerry et 33 % Bush.Une chose semble sûre, la participation (51,3 % en 2000) devrait être élevée si l’on en croit les longues files d’attente dans les États qui autorisent le vote par anticipation, comme la Floride.Selon les estimations, jusqu’à un électeur sur cinq pourrait avoir voté d’ici mardi.Un sondage de Newsweek révélait cette fin de semaine que deux Américains sur trois jugeaient que ce scrutin était le phis important qu’ils aient connu.Et cet afflux de nouveaux électeurs constitue une inconnue de plus dans un scrutin aussi serré.Hier, un dernier baromètre, à la fois très populaire et peu scientifique, a tranché en faveur du candidat démocrate, puisque l’équipe de football américain de Washington DC, les Redskins, a perdu son match face aux Green Bay Packers: Or, depuis 17 élections consécutives (1936), le dernier match des Redskins avant le scrutin a toujours correctement prédit l'élection.À chaque fois qu’ils ont gagné, le président sortant Fa emporté, et le contraire s’est vérifié.Agence France-Presse et Associated Press Les «surprises» d’octobre \]LT ashington — La réapparition d’Oussama ben La-VV den sur les écrans de télévision du monde entier et la disparition d’un stock d’explosifs en Irak sont les seules «surprises d’octobre» qui pourraient peser cette année sur l’élection présidentieDe américaine.Définie par le dictionnaire d'anglais Oxford comme «un acte ou un discours politique inattendu effectué juste avant une élection en novembre afin d’essayer de remporter des votes», la «surprise d’octobre» fleurit tous les quatre ans aux États-Unis, l’élection présidentielle ayant lieu depuis le milieu du XIXe siècle au début de novembre.Le président George W.Bush y a déjà goûté il y a quatre ans.«La nouvelle qui a vraiment permis au candidat démocrate Al Gore de resserrer l’écart dans les sondages avec George W.Bush fut la découverte que son rival avait été arrêté en 1976 dans le Maine au volant de sa voiture alors qu’il était sous l’influence de l’alcool», a rappelé à l’AFP Elaine Kamarck, profes-seure à Harvard et ancienne conseillère d’Al Gore.Cette information a dissuadé certains chrétiens évangélistes d’aller voter pour lui, estime-t-elle.Pour John Hulsman, de la Fondation Heritage à Washington, il suffit d’un événement affectant un ou deux pour cent de la population pour faire basculer un scrutin serré.Exemple: l’élection de 1968, où Richard Nixon faisait face au vice-président démocrate Hubert Humphrey.Cinq jours avant le vote, le 31 octobre, le président Lyndon Johnson annonce la suspension des bombardements aériens au Nord-Viêtnam, liée aux négociations de paix en cours à Paris.Les sondages d’Humphrey font un bond en flèche avant de redescendre aussi vite après le refus de négocier du gouvernement sud-viêtnamien.Et Nixon gagne sur le fil du rasoir.«1968 est un très bon exemple: dans le dernier mois de la campagne, Humphrey arrive de nulle part pour effrayer Nixon, [Johnson] lui donne un coup de main, et les Sud-Viêtna-miens lui sabotent son effet», souligne M.Hulsman.En 1980, le camp'Reagan craignait la fin de la crise des otages américains en Iran, dans laquelle était englué le président démocrate sortant Jimmy Carter.Et la crise de Suez avait pris le président sortant républicain Dwight Eisenhower par surprise en 1956.En 2004, certains démocrates craignaient que la «surprise d’octobre» ne soit l’arrestation d’Oussama ben laden.-AFP VOTER SUITE DE LA PAGE 1 le résultat, qui pourrait d'ailleurs ne pas être connu de façon définitive avant plusieurs jours.Six Américains sur dix s’attendent à revivre l’extrême confusion qui a marqué l’élection de Bush en 2000.Les partis républicain et démocrate ont délégué des bataillons de milliers d’avocats poqr surveiller le déroulement du scrutin.Dans le seul État de la Floride, qui fut il y a quatre ans au cœur de l’embrouillamini électoral, 2000 avocats sont sur le pied de guerre pour le compte des démocrates.Une blague court à Washington: «Quelle est la recette pour remporter la présidentielle?Cinquante et un pour cent des électeurs — ou 51 % des avocats?» Le dernier droit a du reste donné lieu à un affrontement plus judiciaire que politique.Suivant d’intenses campagnes d’enregistrement et de mobilisation menées par les deux partis, mais aussi par de nombreuses organisations de défense des droits civiques, 15 millions d’Américains, dont 1,5 en Floride, sont nouvellement inscrits sur les listes électorales dans un pays d’environ 200 millions d’adultes en âge de voter.Ainsi, des accusations d’irrégularité ont été semées à tout vent ces dernières semaines devant les tribunaux de l’Ohio, de la Floride, de l’Iowa et de huit autres États sur la validité de milliers d'inscriptions.«B y aura beaucoup de fraude dans les bureaux de vote», n’hésite pas à dire George Wilson, sociologue à l’université de Miami.Politiquement, les électeurs sont assis sur leurs position, écrivait hier The New York Times, et le facteur Oussama ben Laden, qui a fait une sortie vidéo vendredi sur les ondes d’al-Jazira, semble ne rien changer aux intentions de vote.Le scrutin se déroulera sur fond de déferlement d’observateurs américains et internationaux.«Jamais une élection n’aura été aussi surveillée dans l’histoire récente du pays», souligne Doug Chaplin, directeur de l’organisation non partisane Electiononline.org.Des organisations comme Global Exchange et Election Protection auront des milliers d’observateurs disséminés dans les bureaux de vote.Jusqu’à l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui viendra «observer» l’élection, ce qui n’est pas sans froisser les susceptibilités de beaucoup d’Américains.Test de crédibilité «Le système politique américain passe [demain] un test de crédibilité», affirme M.Goodman, après la «honte» ressentie en 2000.«Ce qu’il faut quand survient un vote serré, c’est que le système puisse le gérer et donner aux gens l’assurance que leur vote compte et a été compté.Cette assurance ne leur a pas été donnée il y a quatre ans.» Il fallait donc absolument qu’en Floride, dit l’expert, on rénove le système électoral en remplaçant les vieux bulletins de vote à poinçon par des machines électroniques.Pour autant, «cela risque de faire croire à certains que des machines modernes suppléent à l'absence de culture démocratique».Pour rendre sa crédibilité au système, dit encore M.Goodman, il faudra également un jour que le pays en finisse avec cette «relique» que constitue le coüège électoral.«Voici une situation où tu peux gagner le vote populaire mais perdre l’élection au compte des grands électeurs.Quelque chose de terrible s'est produit et on n’a rien Juit depuis quatre ans pour corriger le problème.» Ken Goodman, qui votera John Kerry moins par approbation du sénateur que par désaccord profond avec M.Bush, veut néanmoins croire que le fiasco de 2000 et les événements des dernières années ont secoué durablement la «paresse et le cynisme» des Américains par rapport au processus démocratique, en leur faisant prendre conscience de l’importance du politique et de la valeur fondamentale du vote secret Même si Bush gagne.«Ce qui fait que l’une des choses à surveiller le 2 novembre sera non seulement de voir qui a gagné, mais combien de gens seront allés voter.Si le taux de participation ne bat pas des records, je trouverai cela très déprimant.» La forte participation des électeurs du sud de la Floride au vote par anticipation, qui s’est étalé sur les deux dernières semaines, tend à le rassurer près du tiers des électeurs inscrits, soit 600 000 personnes, sont déjà allés voter dans les grands comtés de Miami-Dade et Broward.Mais si les Américains sont attendus en nombre inhabituellement élevé demain aux urnes (le taux de participation devrait dépasser les 60 %), beaucoup d’autres, en revanche, ne s’y rendront tout simplement pas, doutant de la pertinence d’exercer, leur droit de vote malgré l'ampleur des enjeux.A quoi bon voter?Prenez Eduardo Carter, un jeune homme de 24 ans de Coral Springs, situé près de Fort Lauderdale.Il est responsable de gestion dans des cliniques médicales et la présidentielle le laisse assez indifférent.Pour la simple raison qu’il ne voit guère en quoi les lointaines classes politiques, s’affrontant le plus souvent par mitraillages de publicités négatives, ont un impact sur son existence.«Je ne me sens interpellé ni par Bush ni par Kerry», dit-il.La gérante d’un restaurant français dans le chic quartier miamien de Coral Gables nous dira sensiblement la même chose: «Je pencherais peut-être pour Bush mais, vous savez, je ne suis pas très politisée.» Microcosme des États-Unis La Floride compte 17 millions d’habitants.Elle est, avec le Nouveau-Mexique, l’Iowa, le Wisconsin, le Michigan et l’Ohio, l’un des six États où les résultats électoraux s’annoncent extrêmement serrés.Les Latinos sont en Floride un peu plus,de trois millions, les Noirs quelque 2,5 millions.Un État marqué par les clivages ethniques où la communauté noire, particulièrement marginalisée, s’est fait damer le pion par l’arrivée massive des hispanophones à partir des années 1960.«Dans la communauté noire [qui vote démocrate], les gens ne peuvent pas toujours articuler leur colère, mais ils constatent la négligence dont ils sont victimes», explique Bradford Brown, président local de la NAACP, la grande organisation américaine de défense des Noirs.«L’ethnicité filtre la démocratie en Floride», affirme catégoriquement le sociologue George Wilson, selon lequel les Américains ont tout intérêt à .s’intéresser de très près à l’évolution sociale de cet État Car, selon lui, «la Floride est le microcosme de ce que seront les Etats-Unis dans l’avenir.Les tensions sont vives et cela est très inquiétant».DESJARDINS SUITE DE LA PAGE 1 Il a fallu une rare unanimité chez les membres votants de l’ADISQ pour compenser.Le choix s'imposait sans disproportion pour le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année: c’est un jury spécialisé qui a distingué Desjardins parmi les très méritoires Ben Charest Lhasa de Sela, Kate & Anna McGarrigle et Stefie Shock.Même logique imparable de la qualité supérieure pour le «spectacle de l’année — auteur-compositeur-interprète»-, tous valables, les spectacles des Jean Leloup, Cowboys fringants, Stefie Shock et Andrée Watters n’étaient tout simplement pas dans la même ligue, et l’industrie en a convenu.On devait bien l’admettre, Kanasuta est l’œuvre la plus forte et aboutie de Richard Desjardins depuis Tu m’aimes-tu: déjà, au gala hors d’ondes de lundi dernier, les Félix récompensant Bernard Grenon pour la sono du spectacle de Kanasuta, ainsi que Patrice Desbiens et Desjardins lui-même pour les textes d’enchaînement du même spectacle, annonçaient la couleur.D y a Desjardins et U y a les autres.Les autres?Grand perdant de cette soirée animée par Guy A Lepage et diffusée sur les ondes de Radio-Canada à partir du théâtre Saint-Denis, Stefie Shock s'est retrouvé carrément dans le décor (comme dans Le Décor, titre de son deuxième album, jeu de mots gratuit, ne me remerciez pas).Parti en première ligne avec huit nominations, le chéri des branchés ne sera reparti qu'avec le seul Félix de l’album de l'année — pop-rock.Deux si l’on compte le Félix décerné à Pyer Desrochers au hors d'ondes pour la conception d’éclairage.«C’est quand même moi qui lui ai dit quoi faire», avait déclaré le cher Sfefie en ramassant la statuette de son collaborateur.A l'opposé, belle surprise et victoire remarquée, c'est l’album AW d’Andrée Watters qui s’est mérité le Félix de l’album de l'année - rock, laissant dans son sillage les disques des Daniel Boucher, Dumas, Leloup et Kain.Catégorie nettement plus relevée que celle de Shock, on l’avouera: seul Vallières, parmi les Caroline Néron.Garou et Phénomia, était menaçant L’ADISQ aura également réparé hier de belle façon l’outrage fait à Ben Charest par l’industrie québécoise du cinéma, qui l’avait carrément ignoré à son gala: non seulement a-t-on signalé par un Éélix l’excellence déjà mondialement reconnue de la bande sonore originale du film Les Triplettes de Belleville, mais on a bombardé le grand gaillard «révélation de l’année», ce qui n’est que justice.Jamais passage de l’obscurité à la lumière ne fut plus fulgurant Marie-Élaine Thibert elle, a récolté ce que l’énorme machine à vedettes des Productions J et la non moins tentaculaire machine médiatique de l’empire Québécor avaient semé: le Félix entérinant l’album le mieux vendu, comme de raison, mais aussi le Félix de l’interprète féminine de l’année, dont le vote est comptabilisé à partir de bulletins remplis par le grand public.Victoire du phis grand nombre qui met fin (momentanément du moins) au règne d’Isabelle Boulay: il faut dire qu’on a peu vu la Gaspésienne durant la période d’éligibilité (du 1" juin 2003 au 31 mai 2004).Chez les interprètes masculins, c’est le chanteur québécois d'origine rwandaise Corneille — déjà déclaré «artiste s’étant le plus illustré hors Québec» lors du gala hors d’ondes — que le peuple a élu, devant Desjardins comme Shock: il a aussi été préféré aux Dumas, Yann Perreau, Nicola Ciccone et Daniel Boucher.Le récipiendaire du Félix de la chanson populaire de l'année, déterminé par vote téléphonique ou par Internet durant le gala, n’était pas connu au moment d'écrire ces lignes.Sans réelle compétition en l’absence du groupe-phénomène Les Trois Accords (le quintette est membre en règle de l'ADISQ depuis le 20 septembre seulement), les Cowboys fringants ont été reconduits «groupe de Tannée»: le vrai match aura lieu l'an prochain, se disait-on hier.Au moins les Denis Drolet, également en lice, ont-ils dû se contenter du Félix les concernant véritablement, celui du «spectacle de Tannée — humour».Le Félix du spectacle de l'année — interprète est revenu à «Don Juan, un spectacle musical de Félix Gray», s’ajoutant au trophée remis hors d’ondes au metteur en scène Gilles Maheu.Par ailleurs, l’annuel Félix-hommage a été remis à Michel Rivard pour l’ensemble de son œuvre.Œuvre d'une rare constance, menée par l’amour de la musique, des rencontres avec d’autres artistes et, de manière générale, du travail bien fait C’était l’année idoine pour une telle distinction: il y a très exactement 30 ans cette année paraissait le premier album de Beau Dommage.On n aura distribué en tout et pour tout qu’une quinzaine de statuettes durant cette soirée qui, faut-il le rappeler, se veut d’abord une vitrine promotionnelle: place était donnée prioritairement aux performances d artistes jeunes ou émergents, dont Cor-qeille, Lhasa de Sela, Dumas, Stefie Shock, Marie-Elaine Thibert et Andrée Watters.Comme d’habitude, les autres gagnants de Félix — 41 au total — n auront connu que la relative intimité du gala hors d ondes.C est en effet sur la scène du Spectrum que 1 on a reconnu lundi dernier le labeur des Coral Egan {«artiste québécois s’étant le plus illustré dans une autre langue que le français»), Polémil Bazar {«album de lannée — alternatif»), Jorane {«album de Tannée —folk contemporain»), Alain Lefèvre et l’Orchestre symphonique de Québec {«album de Tannée — classique/orchestre et grand ensemble»), James Ehnes et Eduard Laurel («album de Tannée — classique/soliste et petit ensemble»), Loco Locass («album de Tannée — hip-hop»), Les Grandes Gueules («album de Tannée -humour»), Similia («album de Tannée — instrumental»), le François Bourassa Quartet («album de Tannée jazz»), Shilvi («album de Tannée — jeunesse», «site Internet de Tannée»), Lhasa de Sela («album de l année musiques du monde»), Daniel Bélanger («album de l année — musique électronique ou techno»), La Bottine souriante («album de Tannée — traditionnel») , ainsi que les efforts d’une petite armée de producteurs, techniciens, agents de promotion et autres relationnistes.Du nombre, mentionnons au moins La Compagnie Larivée Cabot Champagne / La Tribu: avec quatre Félix, cette équipe de production, de gérance et d édition est 1 actuelle locomotive de l’industrie, ce qui n est pas rien en ces temps incertains.On aurait presque pu le dire à la télé.
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