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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-11-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI ti ET D 1 M A N l H E X O V E M B R E 2 0 0 1 CIRQUE Une pluie d'anges à TOHU Page E 5 CINEMA Histoire de déserts Page E 9 THÉÂTRE JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pol Pelletier, témoin et vigie Lauteure et interprète de la Trilogie des histoires crée un nouveau solo à I’Espace Go Dramaturge, auteure, pédagogue et actrice charismatique, Pol Pelletier a aussi cofondé le Théâtre expérimental des femmes, la compagnie mère de l’Espace Go.Mais n’aurait-elle créé que sa Trilogie des histoires (trois solos: Joie, Océan, d’après le nom que lui avait donné un maître en Inde, et Or) que Pol Pelletier pourrait être considérée comme l’une des artistes québécoises les plus marquantes de la seconde partie du XX' siècle.À l’invitation de l’Espace Go, elle donnera neuf représentations de sa nouvelle création, Nicole, c’est moi.SOLANGE LÉVESQUE D) entrée de jeu, on s’interroge: ce spéciale constitue-t-il une sorte de réponse au spectacle Nicole, l’intrigante création de Stéphane Crête et Didier Lucien présentée par le NTE en septembre dernier?Sourire en coin, Pol Pelletier ;iriirme: «Ce n’est pas essentiellement une réponse, mais il y a un lien».qu’elle ne dévoilera pas maintenant, bien entendu! «Vous comprendrez quand vous verrez le spectacle.C’est mon dernier; il parle d'adieu et d'adieux; il raconte des histoires qui sont remplies d’adieux.» Dans sa première mouture, Nicole, c'est moi.portait d’ailleurs le titre Cérémonie d’adieux.Elle l’avait créé en 1999 à la Maison de la culture Mont-Royal dans le cadre d’événements qui commémoraient les dix ans de la tuerie de Polytechnique.Nicole, c'est moi.constitue pour Pol Pelletier l’occasion de faire un bilan sur la place du féminin dans le monde au cours des 15 dernières années.«Je me suis tue très longtemps sur ce sujet qui, pourtant, est une question de vie ou de mort pour min.C'était une façon de ne plus regarder ces choses-là.» A la suite de la fermeture du Dojo pour acteures, fondé en 2001, et du «documentaire» Casa Loma, journal de bord (2002), du réalisateur Carlos Ferrand, qui portait sur cette école, on n’avait plus entendu parler d’elle.«Cest simple, j'étais en train de mourir; il fallait que je me donne du temps, que je me mette à travailler à Cérémonie d’adieux, explique-t-elle.C’est d’ailleurs préférable que je ne l’aie pas fait surde-champ.Je l’ai retravaillé depuis 1999, avec un recul.Le sujet est clair, avec la mutation d’Homo eredus à Homo sapiens, il s’est passé quelque chose dans la psyché de l’humanité qui a joué sur la condition des femmes.» Pol Pelletier, qui a toujours scruté la condition des femmes, se demande entre autres pourquoi cellesci n’émergent pas davantage.« L’essentiel de ma réflexion porte sur ce qui est arrivé aux femmes ces dernières années » Fred Fortin est de retour sur disque, en tant que lui-même.Il est également de retour sur scène au Coup de cœur francophone, pas avec Galaxie 500 mais en solo.quoique en groupe.De retour d’une tournée échelonnée sur près de 70 jours où ce phénoménal chansonnier et rockeur s’est produit tout seul en homme-orchestre, Fred Fortin s’est entouré d’une brochette de musiciens de très haut calibre.Tout ça pour Planter le décor, un disque de haut niveau, introspectif et, étonnamment, plus engagé.Fred Fortin cause dépassement de soi.BERNARD LAMARCHE a pochette de l’album de Fred Fortirt risque de faire tourner les yeux.Un tableau du peintre Martin Bureau, un vieux pote de Fortin connu dans le milieu de l’art contemporain et qui a déjà prêté ses tableaux pour illustrer les précédents albums du chansonnier, montre un paysage forestier où la silhouette de ce qui reste d’un arbre se découpe devant un ciel embrasé.Et l’arbre qui cache la forêt n’empêche pas de voir les grues imposer leurs menaçants profils au-dessus des crêtes.On regarde et on se dit que le ton, chez Fred Fortin, a dû changer.Environnementaliste, Fred Fortin?Engagé?En fait sur cet album qui risque de connaître une longue route tellement il est fouillé, Fred Fortin change de vitesse.Sur une galette au ton calme et intros-, pectif, Fortin se fait également politique.Etonnant?Pas selon le principal intéressé.Derrière la cravate, c’est huit années de carrière sur disque qui s’accumulent, un catalogue bien rempli qui contient des pièces mémorables, et bien d’autres années avant d’en arriver à enregistrer.L’idée ne lui est pas venue soudainement «Je suis né au Lac et la vie était facile pour moi, jusqu’à ce que je doive vivre de mes propres moyens.En vieillissant, tu deviens plus sensible à l’entourage.A un moment, tu te rends compte qu’il y a des gens qui entrent dans ta vie et qui t’affedent.En politique, c’est plein de morons.C’est peut-être pas toujours le bon monde qui se ramasse au pouvoir, d ça affecte nos p’tites vies à tout le monde, ça affede nos cultures, fai 33 ans, pis c’est pu pareil», soutient celui qui déplore que les artistes habités d’une conscience politique sont souvent marginalisés ou diminués.Le Fred politisé, qui est porteur d’eau pour l’organisme Eau-secours, considère la politique comme «tellement technique».«C’est ouvert à ceux qui possèdent la rhétorique, le jargon.Mais les valeurs sont toujours éloignées de nous.Cest frustrant quand on sait que la planète d la vie humaine devraient passer en premier.Les intérêts sont pu là.La game est partie pis ça va arrêter quand ça va sauter.» Grave, Fred parle souvent aussi, d’amours difficiles.D le fait sans qu’on se lasse, loin des poncifs.se méfiant des ritournelles faciles.Et ça peut donner quelques perles naturelles, comme ceDe-ci, sur la superbe Mélane\ «sous le ciel des vautours, on peut manquer d’amour».Et au sujet de la vie cette fois, dans Chateaubriand: «Tranche de v\e / Tranche de steak / Y a toujours de la tiraille / À recracher dans l’assiette.» Des images de la sorte, sur ce disque simple seulement en apparence, il y en a à la pelletée, même quand le gars nous parle de son chien Robeur, qu’il a dû laisser derrière, au Lac, lors du déménagement à Montréal.Environnement Fred Fortin a émigré à Montréal, Montréalais d’adoption confirmé, loin de Saint-Prime.Le spleen de Montréal, pour reprendre les mots de Loco Lo-cass, a-t-il déterminé l’état d’esprit introspectif de l’album?Le blues du Lac le prend à l’occasion.«Dans la région, la situation est souvent précaire.Les choses bougent pas rapidement, mais en même temps, là-bas, ça devient un estie de gros boulevard Taschereau partout aussi.Ça me crisse un down.Je restais dans le bois, mais tout autour, je vois les bûcheuses et les vans de bois sortir constamment.Ct’épeurant.Au moins, Montréal, c’est déjà défriché VOIR PAGE E 2 FORTIN Un passage «Ce spectacle constitue un grand passage pour moi.J’y fais mes adieux à toutes sortes de choses et à des gens, à des femmes du passé.C’est important parce que, quand on dit adieu, on dit merci.Adieu à un homme, à un monde patriarcal, celui dans lequel on vit et dont je ne veux plus.Adieu à la parade et au mensonge du “tout va bien”, dans lesquels je refuse d’entrer.» Ses études (un baccalauréat en histoire et un autre en littérature, en plus d’une maîtrise en littérature) lui ont donné l’occasion d’accumuler une série d’observations récurrentes.«Je ne peux plus contenir ces observations sur la mise à mort du féminin au Québec, qui est pire qu’avant.Je ne suis pas une femme qui peut rester vivante en se taisant, alors je vais parler!» Pol Pelletier est presque surprise d’être encore en vie: «Le film de Carlos Ferrand a contribué à ma mise à mort.J’étais cassée en mille petits morceaux, fen suis restée le cœur brisé jusqu’à la presque mort.Ça m’a pris trois ans à m’en relever.Le désespoir a été si total que je suis surprise d’avinr encore envie de faire mm métier.» Pour se retrouver, Pol Pelletier est allée en France, dans des sanctuaires comme Roca-madour, le mont Saint-Michel, etc.Ce n’était pas sa premiere recherche en matière de spiritualité; elle avait déjà fait un long séjour en Inde.«J’ai prié pour la première fris.Je me suis dit, tout simplement: “Regarde, vois, sois avec”.Les prises de conscience se sont multipliées, Frier, c’est ployer.Je n’aurais jamais trouvé au Québec ce que fai trouvé là-bas: une architecture, l’esthétique, la perfection des arcs des cathédrales.Je n’ai vu aucun touriste vulgaire: j’ai vu beaucoup de silence, de respect, de pèlerins avec des cœurs d’enfant.Et j’ai moi-même senti mon cœur d’enfant, celui de mes ancêtres qui avaient la foi.» Le spectacle Nicole, c’est mn.comprendra une seconde partie dont l’auteure ne souhaite pas parier maintenant «Je VOIR PAGE E 2 PELLETIER Les artistes habités d’une conscience politique sont souvent marginalisés ou diminués LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE NOVEMBRE 2 0 0 4 Culture SUITE DE LA PAGE E 1 pas mal, dit-il en riant Mais j’aime ben le courant de la ville.» Ce courant est toutefois entré en mode tranquille.«// y avait de ça dans les autres patentes, mais là favais le goût de faire un album dans un même mood, avec un propos plus homogène.» Rassurez-vous, Fred va bien.«T’en écris, des tounes, en quatre ans, depuis que fai fiait l'autre album.Il s’en passe, des choses, en quatre ans; tu seras pas toujours down sur cette période.Ten exorcises, des choses, à travers ça.C'est une chance de pouvoir le faire.» Ce n’est pas sa longue tournée tout seul qui l'a mené sur la route des atmosphères country-folk.«Au contraire, la tournée que je faisais tout seul était beaucoup plus rock.C’est en revenant de ça que j'ai pogné un crisse de down», explique Fortin en rigolant La dynamique de groupe ne lui a pas manqué, ayant tourné avec le Galaxie 500 de son pote Olivier Langevin, mais reste que, pour ce nouvel album, Fortin s’est entouré de musiciens qui feraient FORTIN mourir d’envie bien d’autres chanteurs: Alain Berger à la batterie, Dan Thouin aux claviers, Sunny Duval (des Breastfeeders) et bien sûr, Olivier Langevin aux guitares, de même qu’El-Hadj Üiouf, qui accompagne Fortin sur une drôle de reprise en français à'Inner Light, écrite par George Harrison.Haut niveau Cette brochette de musiciens de haut niveau et le temps que Fred Fortin s’est alloué pour fignoler son album en font une perle.Scotch, une vieille de vieille du répertoire de Fortin, entendue jadis en spectacle, est tout simplement amenée à des sommets inégalés par les musiciens, qui en rendent le tournis encore plus valsant.«J’avais le goût et les moyens techniques pour faire un album plus approfondi, par rapport à ce que j’ai déjà fait, plus brut et toujours sur.le premier jet.C’était le fun à faire, parce qu’on a pu aller plus loin.» L’émotion est moins brute, les textures plus recherchées, tant pour ce qui est des claviers et des SUITE DE LA PAGE E 1 suis mon fil», se contente-t-elle d’affirmer, réticente à utiliser le mot «théâtre».«Au fond, je suis une raconteuse.J’ai encore plein d’histoires à raconter, je raconte les plus urgentes en dressant le portrait d’une fin de millénaire, d’un monde qui en appelle un nouveau.J’essaie de raconter avec dignité.Le spectacle est donc composé d’histoires d’un ancien et d’un nouveau monde.» octobre novembre „ Magistrale et mémorable i voir absolument.» infocultureca „ün drame pathético-comique (.) tria intense, très serré.Une brUlante mise en scène de Dominic Champagne.C'est à voir.» - Samedi et .en d'aut.e, Radio-Canada „ Dur et tendre en même temps, (.) le premier d» Cbri.Uan Bégin toucbe ia cible.(.) les deux interprètes sont la hauteur de leur talent.À voir montheatre qc.ca «Les interprètes de Circus minimus viennent nous chercher avec humour et cynisme (.)• » - Wèt,° „ Le premier texte de théâtre du comédien [Christian Bégin].tient du grand art.( ) relève ici du tour de force.Martin Drain ville (.) fait la preuve de l'étendue considérable de son talent.»v '.¦rriémentairts lelÏMI-tt novtmhie Avec CHRISTIAN BÉGIN e.MARTIN DRAINVULE Texte CHRISTIAN BÉGIN Mise en scène DOMINIC CHAMPAGNE ColldbcHdteurs Mfcu S*ni*çon («lie Câftonfnay Uaia Unie AnAté Banuri LaJoric Boani*» Mâiit-Mia* Mort I Une cwodwtwo du TWItrs B «o un Mn M du TWItr.i'Uteurt kal J«U« BMlUjou Dtlcia** UayfcMcr et ¦«o* Bdlintt I Théâtre d'Aujourd'hui N00.tu* S*tnt-0*m ( & Shetbrook*) Montr**! (Québec) M2W ÎMJ IrOocmatiorrt M réservations (SI4) svwt» theetredeuieur*»* A; 1 4* Hr *’¦> - » DEUX PAS VERS LES ETOILES Pour les 8 à 12 ans texte JEAN-ROCK GAUDREAULT / prix 2003 du gouverneur général du canada mise EN SCÈNE JACINTHE POTVIN avec MARIE-JOSÉE FORGET et FRÉDÉRIC BÉLANGER une création de la compagnie MATHIEU, FRANÇOIS ET LES AUTRES.en coproduction avec le THÉÂTRE LES GENS D’EN BAS (BIC) ET LES COUPS DE THÉÂTRE (MONTRÉAL) « .on se surprendra à souhaiter revoir au plus vite ce monument de justesse et de sensibilité.» le devoir • MASQUE DE LA PRODUCTION JEUNES PUBLICS 2004 • MASQUE DE U CONCEPTION SONORE 2004 • PRIX RIDEAU SCÈNE PLAISIR 2003 DIMANCHE 14 NOVEMBRE, 15 H Salle Jean-Louis-Millette (450) 670-1616 150.rue de Gentilly Est.Longueuil www.tlieatredelaville.qc.ca - carrière les Marc Déry, Martin Léon, Mes Aïeux, Patrick Norman, Isabelle Boulay, Michel Faubert et autres Richard Séguin, je revoyais le grand Michel pas longtemps après que Brian Wilson eut chanté God Only Knows, dans cette allée du vieil Orpheum où nous nous étions fatalement retrouvés à l’entracte.A la fois ému, rayonnant, soufflé, rempli, ravi, admiratif et reconnaissant Pareil.A Boston le 14 octobre comme au Saint-Denis dimanche, il s’agis-sait d’une célébration.Célébration d’une vie de création artistique.A Boston, des fans extatiques, dont notre délégation montréalaise, signifiaient à Brian Wilson à quel point ses quatre décennies de musique au sein des Beach Boys et en solo avaient compté pour tous et à quel point c’était un plaisir de le voir sur scène, accomplissant enfin son destin malgré tous les obstacles et toutes les tragédies, donnant contre toute attente son chef-d’œuvre, Smile, et toutes ces autres extraordinaires constructions de voix entremêlées et d’arrangements inventifs qu'on ose à peine appeler des chansons tellement elles dépassent l’entendement Dimanche, c’étaient les artistes sur scène qui signifiaient à Michel Rivard la place que ses chansons ont occupé et continuent d’occuper dans notre paysage, et à quel point ce paysage en est embelÛ.«P s’est passé un drôle de phénomène, commente à froid ‘Ta tête hommagée”.Je suis extrêmement proche de ces gens-là; c’était pas la gang de Star Académie [rires]/ Et pourtant, j’avais une distance.Je me faisais chanter des tounes.Cétaient les miennes, mais là, je les recevais comme de l’extérieur.Et je les trouvais vraiment pas pires.» Et surtout pas vieillies.«En allant voir Brian Wilson, je me demandais si f allais assister à quelque chose qui serait juste une évocation du passé.Et puis non, le gars était là pour vrai et ses chansons avaient de la valeur au présent, elles étaient plus belles qu’elles ne l’avaient jamais été.» Quand il est sorti de l’Orpheum, Rivard avait le goût d’écrire des chansons pleines d’harmonies de voix et d’instruments baroques.Après le gala de l’ADISQ, il avait le goût de créer d’autres chansons.«C’est un réflexe de musicien.actif.Tes fier, fes touché, tu mesures ce que t’as fais de bon, mais en même temps, t’as hâte qu’on te laisse tranquille et que tu puisses travailler un peu.Cest pour ça que tu reçois ça surtout comme une grosse claque dans le dos.Lâche pas! Quand les chansons vivent comme ça, tu te sens d’autant plus vivant» + e» , fl r 3* Une esquisse bien ménagent I !.I.ê.a»™, .LE GROUPE DE LA VEILLÉE PRÉSENTE DANS LE CADRE DE L’AUTOMNE GOMBROWICZ L'ESQUISSE SCÉNIQUE OE FERDYDURKE D’APRÈS WITOLD GOMBROWICZ ADAPTATION ET DIRECTION CARMEN JOHN ?2 AU 13-NOVEMBRE 2004 À 20H ^ FRANÇOIS TRUDEl.JEAN TURCOTTE.MICHEL-ANDRE CARDIN.FREDERIC LAVALLEE.CLAIRE GAGNON.BERNARD CARE2 \ AU THÉÂTRE PROSPERO 1371 RUE ONTARIO EST.MONTREAL BILLETTERIE 514.526.6582 OU ADMISSION - WWW.lAVEILLEE.flC.CA PROFITEZ DES AVANTAGES DU PASSEpORT-PROSPERO (6 ENTREES - 100S) X ' \ ET COUREZ LA CHANCE OE GAGNER UN LOT DE LIVRES OFFERTS PAR FOLIO .ss * S iiihviii.IA, Revoilà Rivard Rivard devra encore attendre deux ou trois semaines avant de se remettre à l’ouvrage.Pour l’heure, il fait la promo d’un album qu’il faut bien qualifier de rétrospectif.Avec ses 57 titres, tous sauf cinq signés ou cosignés Michel Rivard, le coffret intitulé Bonsoir.mon nom est encore Michel Rivard et voici nwn album quadruple (en spectacle intime.), clin d’œil au fameux Bonsoir.mon nom est Michel Rivard et voici mon album double de 1985, n’est pas seulement la quasi-intégrale du spectacle-à-liste-de-chansons-va-riable que Rivard a promené en petite formation ces deux dernières années, mais forcément le tour d’horizon d’une œuvre.«Je n’ai pas voulu faire une anthologie, précise-t-U.Pour moi, c’est le compte rendu audio d’une des plus belles tou rnées de ma vie.Si ça fait autant de tounes à la fin, c’est parce qu’on en changeait toujours quelques-unes cluique soir, mais aussi parce que ça s’est échelonné sur une longue période et qu’il y avait toujours des séries de.shows qui se rajoutaient.C’était très organique.Pas du tout prémédité.» Et si presque tout est là, c’est parce que Patrice Duchesne, le directeur artistique du projet, a beaucoup, beaucoup insisté.«Lui, quand on parlait du disque ou des disques, il pensait comme un fan, il se mettait à la place des fans.Il disait: ‘Le fan voudrait avoir ça.” Moi, je sais aussi ce que c’est, d’être fan, de Brian Wilson par exemple, mais je ne suis pas fan de moi-même.Alors, je lui ai fait confiance.» Il en résulte un bien beau coffret De facture plus que soignée, avec tous les textes de chansons dans un splendide livret et le contenu des spectacles agencé de la façon la plus sensible et la plus intelligente que l’on puisse souhaiter.Les chansons sont données par époque ou par thème, les enchaînements et les monologues se retrouvent en piste cachée à la fin des disques, et il y a tout un CD de duos enregistrés lors de la résidence aux FrancoFolies en juillet 2003 (avec les Catherine Durand, Patrick Norman et Ariane Moffatt, entre autres).Et le nombre de chansons est tel qu’on obtient un véritable songbook revisité: il y a autant les immortelles (Le Retour de Don Quichotte, L’Oubli, Shefferville, le dernier train, Je voudrais voir la mer) que les belles méconnues (Tu peux dormir, Le monde a besoin de magie), autant les rapatriées de Beau Dommage (Ginette, Rive-Sud.et même une version en italien de La Complainte du phoque en Alaska) que les rapatriées de la carrière en solo (Histoire d’hiver, du film du même nom, ainsi que les chansons prêtées à d’autres, comme Une femme à la mer, les collaborations, comme La Guitare, de Jérémie et Martin de la chassegalerie).Et, pour la bonne bouche, quelques reprises.Dont l’exquise Duncan, du premier album solo de Paul Simon.Choix symbolique.«Cest carrément une chanson fondatrice pour moi.C’est là que j’ai allumé sur le fait qu’on pouvait écrire des chansons à partir de toutes petites histoires.Il n’est pas pensable pour moi d’arriver à créer un univers de sons extraordinaire comme celui de Brian Wilson, mais cette chanson-là m’a fait penser que c’était possible de me servir de mes propres p’tites histoires dans des chansons.» Et c’est exactement ce qu’il fait depuis phis de trente ans.Ni plus ni moins.«Je crois que ce qui s’entend dans ce coffret, c’est que j’ai développé ma sorte de tounes.Je trouve que j’ai ma petite spécialité.Juste ça.Je suis content quand j’ai du succès, quand on me rend hommage, mais, pour moi, la chanson, c’est un parcours où f essaie simplement d’année en année décrire une toune meilleure que la fins d’avant.» J’oubliais.Il y a aussi une nouvelle chanson dans le coffret intitulée Les Chemins de gravelle.«Ma bonne augure / Ma lune de miel /Attends-moi /Sut chemin de gravelle.» Vivement la suite.Pour Brian Wilson, pour Michel Rivard et pour nous.4 LE DEVOIR.LES SAMEDI ti ET DIMANCHE N O V E M B R E 2 0 0 4 K S Culture THÉÂTRE Anne-Marie Olivier, la ratoureuse Une belle vie ?ISABELLE PORTER Dans la Basse-Ville de Québec, il y a une prostituée à la retraite du nom de Rita qui, un soir d’hiver, a pris sous son aile un petit garçon perdu.L’auteure et comédienne Anne-Marie Olivier l’avait imaginée dans un conte en hommage au roman La vie devant soi.Or la Rita en question existait vraiment Du moins c’est ce qu’une personne bien renseignée a révélé à la comédienne après avoir vu son spectacle de contes urbains Gros et détail.«C’est ce qui m’est arrivé de plus intéressant avec cette affaire-là», révélait-elle lors d’un entretien à La Bordée où la pièce est re-prise depuis quelques jours.L’existence de la vraie Rita montre sans conteste à quel point Anne-Marie Olivier a su percer à jour l’âme de son quartier préféré.Les immenses fenêtres de La Bordée près desquelles nous sommes assises donnent sur le cœur du quartier Saint-Roch.De l’autre côté s’anime une belle faune de bums qui sont loin de soupçonner être l’inspiration de la pièce à l'affiche.«Des fois, j’arrête de répéter pour aller regarder les gens par la fenêtre.Juste en face d’ici, il y a toutes sortes de choses qui se passent», lance la comédienne à l’air espiègle.L’an dernier, Gros et détail avait fait un beau petit malheur chez Premier Acte et, récemment, il était classé troisième parmi les meilleures productions théâtrales locales 2003-04 par l'Association des critiques de théâtre, section Québec.Vives, percutantes, drôles, les histoires concoctées par Anne-Marie Olivier sont avant tout des tranches de vie très réussies.En plus de l’histoire de Rita, Gros et détail révèle les péripéties d’une drôle de mascotte sur la patinoire de la rivière Saint-Charles ainsi que les déboires d’une coiffeuse à la tête de ragoût D y a aussi cette séance de baise dans un motel dont le dénouement complètement invraisemblable est inspiré d’un fait divers.L’origine de ces contes remonte à l’époque où Anne-Marie Olivier étudiait au Conservatoire d’art dramatique de Québec.«Quand j’étais au Conservatoire, on avait un professeur, Yves-Éric Marier, qui nous envoyait faire des observations en ville.Il nous disait de nous ouvrir à 360 degrés sans prendre aucune note, d’être une éponge et de noter ce qu’on avait vécu une fois chez nous.J’avais fait une observation à L’Au-berivière puis j’avais beaucoup aimé ça.» L’Auberivière est le point de chute de bien des démunis à Anne-Marie Olivier dans Gros et détail, présenté à La Bordée.Québec.En s’inspirant de l’ambiance de ses soupes populaires, Anne-Marie Olivier a imaginé ce qui pouvait se passer dans la tète de l’une de ses habituées.«A L’Auberivière et dans ce quartier, tout est possible.Quand je suis descendue dans la Basse-Ville pour la première fois, j’ai eu un choc, un bon choc.Je trouvais que c’était très vivant, rempli de stimuli, de personnages très colorés, d’humanité surtout, de laideur et de beauté.Donc, quand on m’a demandé d’écrire un conte urbain, c’était évident que ça allait se passer dans ce quartier-ci.J’ai donc continué de faire cette recherche-là et il y a vraiment des histoires partout!» Gros et détail II et Gros et détail, le film Une dizaine d'années se sont écoulées entre le Conservatoire et la création de Gros et détail.Au cours de cette période, la jeune femme a écrit en moyenne un conte par année, présentant ses textes, par-ci par-là, dans des soirées de contes urbains.Elle a aussi effectué un passage remarqué au Trident, dans la version de Waj-di Mouawad des Trois Sœurs, de Tchékhov, qui sera reprise au TNM cette année.Enfin, cet été, on l’a vue en Catherine Ragone dans la reprise par Frédéric Du- bois de Vie et mort du roi boiteux, de Jean-Pierre Ronfard.En dix ans, le quartier a, lui aussi, vécu toutes sortes de choses.«Il y a beaucoup de lieux dont je parle qui n 'existent déjà plus.Le restaurant Le Petit Bedon a été démoli et on ne fait plus de patin sur la rivière Saint-Charles.Mais j’ai décidé de les garder quand même parce qu’ils sont dans la mémoire des gens.[.] U y a des gens qui m'ont suggéré de faire un conte sur la revitalisation du quartier, fai essayé, mais ça ne me branchait pas.De toute façon, je pense qu’un thème de même, c’est assez castrant!» Anne-Marie Olivier a apporté peu de changements au spectacle présenté l’an dernier.Elle incarne toujours ce même personnage de conteuse ratoureuse et pleine de tendresse pour les autres et le texte a à peine été modifié.Par contre, on a ajouté beaucoup de «crémage», pour reprendre son expression.La salle de La Bordée étant quatre fois plus grande que celle de Premier Acte, il a fallu complètement revoir l’espace scénique.Le personnage de la conteuse et son acolyte musicien SOURCE THÉÂTRE DE IA BORDEE (Mathieu Doyon) évoluent toujours dans le «paradis de déchets» imaginé par le collectif en arts visuels BGL sauf que, cette fois, on a ajouté une sorte de tour animée en plein centre pour combler l’espace.Je n’ai pas vu encore la nouvelle version, mais ma visite éclair dans le décor annonçait bien de l'agrément Ceux qui attendent du nouveau matériel de la conteuse se réjouiront par ailleurs d’apprendre que celle-ci prépare un nouveau spectacle solo où elle compte explorer l'univers du cerveau et de la biologie (!).Autre projet surprenant, une proposition «sérieuse» pour faire de Gros et détail un film! Or, dans un cas confine dans l’autre, on est dans le long terme.Plus près de nous par contre, Anne-Marie Olivier rejoindra de nouveau l’équipe de Wajdi Mouawad dans Forêts, la suite s1 ?5 ¦ w DU 19 O CT.AU 2 7 NOV.uv.itnm t* Audrey Lumnntriqne i ont t*|i leur s Saroh Bulleux Jeun Burd Jonus Rour.hnrd Audrey Lumontuyne Jeun Fruncois Pedno André Rioux Su/un ne Trépunier ' 4SSM l'APINI Ail MONTRE Al -Qt Rt Sf AU ADMISMt www I heritielfilu urne < nm SM /fiO I74S • 514.523.2246 1 aoo 161 4v « S- les COUPS de Théâtre Festival international des arts Jeune public 15 au 28 novembre 2004 Montréal Billetterie s (514) 521-4493 ^ÊfaÊÊ '.www.coupsdetheatre.corn yP ?.t.l,*L1 «sjsbVêi ^ Québec 55 ”c£ù»-.î Meredith Hall : soprano Sylvain Bergeron : guitare baroque, luth Martine Chiasson : violon, nyckel-harp Patrick Graham : percussions Robin Grenon : harpes Élise Guay : flûtes, cornemuse Betsy MacMillan : viole de gamhe SOURCE ROYAL OPERA HOUSE Joseph Rouleau (lauréat 1949) dans Le Barbier de Séville au Royal Opera House, en 1967.(1979,1989).Il est vrai que l’introduction de deux catégories d’âge (la classe A pour les 18 à 25 ans et la classe B pour les moins de 18 ans) a développé la population de doubles lauréats, dont James Ehnes fait également partie.Ce problème ne se pose pas pour la pianiste Ang Li, victorieuse l’an passé en classe B.Elle était si bonne que le 1" prix de la classe A n’a pas été décerné! Depuis sa création, en 1940, le Concours OSM a donc distingué près de 300 musiciens.Cette création fait écho à la volonté de Wilfrid Pelletier d’encourager la formation et l’éducation musicales.C’est dans cet esprit que Pelletier avait créé, dès 1935, les Matinées symphoniques, concerts destinés aux écoliers.L’idée de concours est une extrapolation de cette initiative, d’abord sous la forme de quiz musicaux, puis de concours de rédaction.Un concours de solfège a ensuite été organisé et supervisé par le compositeur Claude Champagne.A cette période sont instaurées des bourses offertes «pour stimuler le développement de la musique ou la poursuite d’études supérieures».C’est exactement dans cet esprit que Michèle Paré situe le concours aujour-dhui.«Le fait de révéler des instrumentistes éminents est une conséquence et non un but.Le vrai but est d’amasser de l’argent pour permettre aux jeunes musiciens d’aller plus loin, et de poursuivre leurs études.» En effet, c’est «pour soutenir et encourager de façon plus ciblée les jeunes artistes qui complètent leur formation musicale» qu’un concours d’interprétation est instauré en 1940.Il porte à l’époque le nom de «Prix Archambault», car il est créé par Edmond Archambault et s’adresse aux pianistes, instrumentistes à cordes et chanteurs désireux d’entreprencjre une carrière professionnelle.A cette époque, trois bourses de 100 $ sont attribuées pour chacune des disci-plines.Les lauréats peuvent également jouer en soliste avec l’orchestre et se produire lors d’un concert organisé alors au Ritz Carlton.Les documents historiques élaborés par l’OSM nous apprennent également que c’est en 1965, après un trou de deux ans, que la manifestation prend finalement l’appellation de «Concours OSM», un événement géré par le comité de bénévoles et le personnel administratif de l’orchestre.Dédié à l’origine aux jeunes musiciens vivant dans la grande région métropolitaine, le concours s’élargit alors à l’ensemble des artistes canadiens.Les années 70 verront l’objet du concours s’étendre à toutes les familles d’instruments, évolution purement logique pour un événement placé sous l’égide d’une formation symphonique.Michèle Paré souligne que la spécialisation à raison d’une discipline par an est aussi le résultat d’une augmentation du nombre des candidatures.Depuis les années 80 il n’est pas rare de trouver parmi les candidats des jeunes musiciens suivant déjà des qtudes avancées en Europe et aux Etats-Unis.L’édition 2004 La promotion des talents afin de les soutenir dans leur perfectionnement étant le but premier du Concours OSM, la quête efficace de partenaires est évidemment le nerf de la guerre.C’est ainsi que le concours 2004 offrira trois catégories de prix: des bourses en argent, pour plus de 40 000 $; des bourses de formation permettant aux artistes d’approfondir leur apprentissage; des occasions de se produire devant public avec TOSM et en récital (et, pour les chanteurs, lors d’une production d’opéra).2004 marque l’arrivée de Standard Life (également partenaire du Concours musical international de Montréal) au titre de commanditaire principal, au point de renommer l’événement «Concours OSM Standard Life».Sur toutes les candidatures, un jury de présélection a retenu huit jeunes musiciens dans chaque catégorie.En fait, ils seront neuf en chant, le jury n’ayant pu trancher entre deux voix, et sept dans la classe A de la discipline des cordes, à la suite d’un désistement On s’étonne, par contre, de ne pas voir instauré un «super prix», qui donnerait un coup de pouce évident au plus plébiscité des trois principaux lauréats.Parallèlement au concours, à 17h et 20h, des classes de maître seront données par les membres des jurys.Toutes ces manifestations sont ouvertes gratuitement au public.LE CONCOURS OSM STANDARD LIFE Du 11 au 14 novembre (de 9h à 15h) à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Classes de maître publiques à 17h et 20h du jeudi au samedi Jeudi: demi-finale des cordes, classe B.Vendredi demi-finale des cordes, classe A Samedi: demi-finale chant Dimanche: finales.Concert des lauréats avec l’OSM: dimanche 28 novembre à 14h30 à la salle Wilfrid-PeDetier de la Place des Arts.Renseignements: (514) 840-7413.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LAVAL 2004.05 Le piano muet Concert jeune public pour les 6 ans et plus le 7 novembre 2004, 15 h Maison des arts de Laval Jean-François Rivest, chef Denis Gougeon, musique Gilles Vigneault, texte Financial Admission : 514 790.1 245 Billetterie : 450 667.2040 Salle Andre-Mathieu, 475, boul.de l'Avenir Laval HI 5|| TJ.muNarrme “aSccüs -Mi?- ^ LE Devon Courrier (•"•lew DUIEL LATOIE COMÉDIES HUMAINES DARIEL LAVOIR C0MEDÜS HUMAINES «13 titres de haute tenue-écriture brittante.voix irréprochable» - La Presse «Un véritable coup de cœur.rafraîchissant !» - Cité Rock Détente 107,3 FM «C'est fou le talent de ce grand gars» - Le Devoir «Un opus travaillé en détails et gui séduit dès la première écoute» - TVA Salut bonjour! «Un disque de ce genre-là finit souvent par être un ami» - Le Figaro «Finement ciselé.queHe belle voix.Un très bon album» - CKAC 730 AM ALBUM DISPONIBLE DÈS MAINTENANT e A MARMAAOU '.Vi .U! Qwiv, ::r.QuH*< s:: \ » SELECT* EN SPECTACLE DU 17 AU 20 NOVEMBRE AU CORONA, MONTRÉAL DU 25 AU 27 NOVEMBRE AU CAPITOLE, QUÉBEC / BILLETS : (514) 931-2088 OU (514)790-1245 r BILLETS : (418) 694 4444 OU 1 (800) 261 9903 L'AGENDA [kart télé, leguidulmms (mita LE DEVOIR Éwi 4 t A LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE X O V E M B R E 2 0 0 4 E 5 Culture Peintures de Daniel LeBlond (A '\v// ATELIERS DE DANSE / ' .manko tanabe eglise du Gesù 4 dimanches de NOVEMBRE 7 14 21 el 28 /// INSCRIPTIONS 514-861-4378 www gesu net/// _____ AKTÏ O* 3 y CIRQUE Pluie d’anges La TOHUprésente un nouveau spectacle mêlant dix artistes-acrobates et cinq musiciens STEPHANE BAILLARGEON Appelons ça le paradoxe impérial.Ce pays-ci (le Canada ou le Québec, comme l’on voudra) abrite le circus maximus, celui qui donne le la aux pistes, le Cirque du Soleil, tellement gros et puissant en fait qu’il occupe une place à lui seul réservée.Certains experts parlent même de la machine prétendant constamment «réinventer le cirque» comme du nouvel épicentre traditionnel.Chose certaine, ses productions ont bouté hors des chapiteaux les compagnies de l’ancienne manière, avec maîtres de cérémonie, familles italiennes de trapézistes et éléphants dociles.Seulement, la belle et profitable affaire occupe toute la place, ou presque.Au Québec, on ne compte que deux ou frois autres troupes, le Cirque Eloize pour le créneau médian du nouveau cirque et les plus que sympathiques 7 Doigts de la main pour la place marginale et expérimentale du cirque contemporain (comme on dit danse contemporaine).On peut aussi ajouter Cavalia dans le petit lot, cette fois dans la section des productions équestres.Et c’est tout.D’où le paradoxe impérial, la force suprême expliquant peut-être le déficit de diversité circacienne.Par contraste, la France, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et ITtaüe entretiennent chacun des dizaines de troupes en tous genres.La TOHU, la Cité des arts du cirque, a précisément été développée pour stimuler la production et la diffusion de nouveaux spectacles, voire de nouvelles compagnies.Le chapiteau fixe du quartier Saint-Michel, à Montréal, le seul du genre au pays et un des rares en Amérique du Nord, ac- ALEX LEGAULT Sur notre photo, Claude Doucet.cueille cette semaine la troisième production de sa saison inaugurale, encore une fois parfaitement en ligne avec son mandat Le nouveau show s’intitule Les Anges de l’orage.On y retrouvera une dizaine de jeynes de la promotion 2004 de l’École nationale de cirque (ENC), rassemblés dans «un esprit de cabaret, avec de la musique en direct et des émotions fortes», selon les documents promotionnels.«Marc Lalonde [le directeur de l’ENC] m’a offert de diriger un stage de création avec les finissants de son école, explique l’artiste multidisciplinaire Jerry Snell, qui dirige donc Les Anges de l’orage.Quand j’ai vu cette salle imposante, j’ai dé- cidé d’utiliser l’espace au maximum, comme on peut le faire avec des spectacles in situ, à l’extérieur.» Un arrière-goût de désespoir Originaire de Vancouver, membre cofondateur de Carbone 14 où il a bossé de 1980 à 1995 avec Gilles Maheu, acteur, chanteur, compositeur, chorégraphe, Jerry Snell a par exemple mis en scène K ri eg de Carbone 14 et joué dans Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon.Il a fondé Snell Thouin Project (STP) en 1996 avec Nadine Thouin, une entreprise vouée à la performance visuelle et musicale à qui l’on doit Broken Dream et Cash.Mais .STP n’existera plus d’ici quelques mois et Snell annonce la fonnation prochaine de Jerry Snell Industrie.Le show de cirque se veut aussi multidisciplinaire.«J’ai cherché un filon pour utiliser la technique du cirque dans un spectacle plus théâtral, plus poétique aussi, poursuit Jerry Snell.Je travaille tou- jours avec un thème.Cette fois, j'ai proposé de parler des enfants en zones de conflits, des rêves voles à chacun par la guerre.J’ai imagine que la TOHU est le lieu où se concentrent ces espoirs brises.Les artistes du cirque y réalisent ces rêves fous: ils volent, sautent, grimpent, maîtrisent la magie.En même temps, ces rêves sont entachés.J'ai lu les témoignages d'enfants de la guerre.Ils parlent de leurs héros, des stars, de voyages, comme tous les enfants, mais avec un arrière-goût de désespoir.» Show nouveau Cette perspective permet de parler d’un show nouveau, même si les jeunes cirqueux étaient en scène, il y a quelques mois, à l’ENT — en fait, sept autres diplômés travaillent sous contrat avec le Cirque du Soleil ou des compagnies européennes.«La technique est fixe, mais l'enrobage, complètement neuf», résume le metteur en scène.La troupe a travaillé par improvisations et cherché des musiques adéquates, finalement choisies, composées et interprétées par Michel F.Côté (Ex Machina), Bernard Falaise (Ensemble contemporain de Montréal), Michel Dufour (Les,Jaguars, Fred Fortin.) et Éloi Deit (collaborateur de Zulu Fu-rax, Falaise et Côté).«On peut établir un parallèle entre le vocabulaire du cirque et le vocabulaire de la danse, dit Claudel Doucet, une finissante intégrée au projet.La technique reste, tout le reste peut s’adapter.» Elle-même se spécialise dans le tissu aérien.Dans le spectacle de l’ENT.elle travaillait rite, entourée de collègues, dans une atmosphère.disons, techno-maternelle.«Je vais maintenant m 'exécuter lentement, avec retenue, dit la jeune femme.La gestuelle a complètement change et nous nous sommes même inspires du Buto.On entend un texte preenregistré et des chants de gorge.Bref, tout, du costume à la gestuelle, a été modifié.» Dialoguer Claudel Doucet souhaite d’ailleurs multiplier les contrats qui lui permettraient de dialoguer avec d’autres arts de la scène.Elle signale que des artistes de cirque seront de la distribution du Goldoni qui s’ouvre au Théâtre Denise-Pelletier.Elle-même répète une production en danse, avec la compagnie de Pierre-Paul Savoie.«Ça fait 2000 ans que les artistes chinois du cirque font tout, commente alors Jerry Snell.Ils dansent, chantent, font des acrobaties, reproduisent des combats.On ne peut pas séparer les disciplines et les outils.L’important, c’est de toucher le public.» Si la magie opère, il est possible que la bande parle en tournée ou même, pourquoi pas, quelle fonde une compagnie pour enrichir un peu le paysage circacien du pays de Y imperium.«On verra, dit alors Claudel Doucet, laconique.Il faut attendre la première et la dernière.Et puis, chacun de nous ne manque ni de projets ni de contrats.» Le Devoir Forum SGD4 SEPTIÈME FORUM INTERNATIONAL DES JEUNES COMPOSITEURS Sept, univers à travers sept Jeunee créateurs DU 19 OCTOBRE AU 13 NOVEMBRE 2004 Concerts de création 10 NOVEMBRE, 20H Ctaire-Mélanle Sinnhuber / FRANCE Derek Johnson / ÉTATS-UNIS - Julien Bilodeau / CANADA Qullherme Carvalho / BRÉSIL Portrait de Luis de Pablo par Frans Van Rossum à 18 h 11 NOVEMBRE, 20H Laurent Torres / FRANCE - Du Yun / CHINE Ondrej Adamek / RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Sampo Haapamaki : FINLANDE Portrait de Sandro Gorll par John Rea à 18 h Concert gala 13 NOVEMBRE, 20H Œuvres séléctionnées par le jury international et choix du public.Table ronde réunissant les membres du jury et les compositeurs de Forum international 2004 à 18 h Nouvel Ensemble Moderne SOUS LA DIRECTION DE Lorraine Vaillancourt Salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal 220 Vincent-d'Indy, (métro : Édouard-Montpetit) RENSEIGNEMENTS (514) 343-5636 www.nem.umontreal.ea xoo^'lo65 l Sww'V' yjoH' f Mh C i S Gif - Ji «r+lr li 1W CHARPENTIER INSTRUMENTAL Vendredi 12 novembre 2004 :: 20H00 Sonate à 8, Concert à 4, noëls, etc.L oeuvre considérable de Marc-Antoine Charpentier, qui fait une synthèse originale entre la souplesse expressive du style italien et la délicatesse du goût français, est essentiellement vocale et religieuse.Mais elle comprend des pages instrumentales fort diverses et d’une grande originalité.Charpentier est sans doute le musicien le plus savant, le plus divers et le plus sensible du XVIle siècle français.concerts a venir SENSIBILITE Î75O Jeudi 24 février 2005 :: 20h00 Œuvres de WF Bach, CPE Bach et Johann Friedrich Crâfe avec le flûtiste hollandais Marten Root LE DEVOIR C>\/=*r\ LA TEMpETE ET LE CHARDONNERET Jeudi 21 avril 2005 :: 20h00 Les six concertos pour flûte de l’Opus X d’Antonio Vivaldi BILLET SIMPLE 24$rl8$: 12$ ABONNEMENT OU PASSEPORT* 85$ : 65$:: 40$ *Un passeport donne droit à quatre entrées de votre choix /' u m Les concerts enregistrés par Radio-Canada feront ?partie de * Montréal Cité de la Musique » de TUER Les concerts auront «eu à ta Chapelle Notre-Dame- clu< > do ri< >lfs de gamb< U* amour, vive jej LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE DE QUÉBEC Directeur artistique et musical: Bernard Labadie Robert King et la fête des musiciens w Œuvres concertantes et orchestrales de Bach et Vivaldi dans un concert mettant en vedette les musiciens des Violons du Roy .Nicole Trotier, Pascale Giguère, Noëlla Bouchard, Angélique Duguay, Pascale Gagnon, Maud Langlois, Michelle Seta, Véronique Vychytil violons .Jean-Louis Bleuis alto _Benoit Loiselle, Sylvain Murray violoncelles .Dominique Girard contrebasse _Richard Paré orgue _sous la direction de Robert King 20 novembre 2004, 20h Salle Pollack, Université McGill ¦ 550, rue Sherbrooke Ouest Billetterie: (514)844-2172 ousonsfran: 1 864 844-2172 www.violonsduroy.com Chansons des deux côtés de la Manche Le mercredi 10 novembre à 20H00 Matthew White, alto, Lucas Harris, luth.Le Consort de violes des Voix humaines : Margaret Little.Susie Napper, Elin Sôderstrôm et Mélisande Corriveau Billets : 28$ ?17$ ?10$ Billetterie Place-des-Arts : T 514.842.2112 Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours ?400 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal Abonnements pour la saison : 65$ ?40$ ?30$ Renseignements : T 514.270 9300 ?email : lnfo«4iesvotxhumalnes.org ?wvAv.lesvDtxhumalnes.org Partenaire de saison à Montréal (ssii GROUPE FINANCIER Présenté en collaboration avec KayinondOiahoiGrantThonxonK Membre du réseau Grant Thornton International r*ï* T"" Québec nn Qui bec I LE DEVOIR, LES SA AI EDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004 E 6 i T —< SAMEDI 6 l._ r T;i n «rC n t « .dimanche7nov./iehoo une chorégraphié de icopresen“fonn,tempwain/ DAfeEi/R5 Majdi Bou Matar A/j/v^ ^ONdPVa^ Mariage avec Dieu- j /tnt! "Ut AKA»nec{e 5M 525 1500 WWA tangente qc.ca ___J ?.EXPOSmONS 20 OCTOBRE au 15 DECEMBRE /// INFORMATIONS : 514-861-4378 www gesu net/// MIS 30 Lucie Joltcoeur Cole Glen LeMesuner Mane Roberge / Khosro Berahmandi Kalee Monelle Chantale Samtonge * t \ > DANSE Purcell pour purger l’angoisse Le retour des Ballets C.de la B.sous un autre visage : Koen Augustijnen présente bâche FRÉDÉRIQUE DOYON Ah! Ces Flamands.Avec leur inventivité gestuelle et leur sens inouï de la dramaturgie proprement chorégraphique, on se languit toujours de leur retour.Eh bien, il faut en profiter parce qu’ils sont là, et deux fois plutôt qu’une.Alors que la dernière représentation de Blush, de la compagnie Ultima Vez (Wim Vande-keybus), fait rougir d’émotion le public du théâtre Maisonneuve ce soir, bâche, des Ballets C.de la B., s’amorce sur une note plus intimiste mais non moins enflam- mante à la Cinquième Salle de la Place des Arts mercredi.Présenté dans le cadre de Couleurs flamandes, événement piloté par Québec pour nourrir la réciprocité culturelle des deux communautés, bâche offre la possibilité de découvrir un chorégraphe puisque, des quatre créateurs réunis au sein du collectif, un seul n’avait pas encore été vu à Montréal fil est déjà venu à titre d’interprète de la troupe).Après Alain Platel, Christine De Smedt et Sidi Larbi Cherkaoui, voici enfin Koen Augustijnen, qui rompra avec quelques manières de faire propres IjaPp' INTERPRÈTES.?SPHtoRRIVEAU, ANNE BRUCE FALCONER, SIÔNED WATKINS COLLABORATEURS NANCY TOBIN.MARC PAflENT, STEVE MONTAMBAULT.DENIS LAVOIE, ANGELO BABSETTI CORPS flî; INSTRUMENTS DUOS chorégraphie de d a n i è l e d e s n o y e r s O COPRODUCTION OU CARRÉ DES LOMBES ET OU MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL LE DEVOIR ¦¦¦¦¦Il lllllll [¦mm JUOW u ¦ ¦ ¦ vm L’AGORA DE LA DANSE 840, RUECHERRIER MÉTRO SHERBROOKE 514.525.1500 réseau admission 514.790.1245 www.agoradaiise.tom PHOTO SIQNFP WATKiNS PAR ! UC.CFNÉCAL -directement d'Espagne COMPAGNIE rpcyVocHt J7TAMENCA En vedette SOLEDAD BARRIO Lauréate du New York Dance & Performance Award 12 représentations £5 novembre au 5 décembre «Du flamenco jusqu’au plus profond de l’être» La Presse «.Madrid troup has the power to thrill.» Toronto Star 5240 ave.du Parc (coin Fairmount) Montréal Infos et billetterie: KOLA NOTE: (514) 274-9339 www.kolanote.com ADMISSION: (514) 790-1245 K Les Productions Nuits d’Afrique.des spectacles ' V \toute l’année.www.festivalnuitsdafrique.com LE DEVOIR m mix 96 «Marti ¦MtattrM __ Québec :: à la compagnie, sans congédier l’esprit un peu subversif, le chevauchement des disciplines comme celui du drame, de l’humour et du philosophique, qui font sa marque.Ainsi, aux chorégraphies de grands groupes que proposent souvent les Ballets C.de la B., Koen Augustijnen a préféré une pièce aux moyens plus modestes destinée à de plus petites scènes.Les six interprètes qui lui donnent vie, dont le choré-graphe lui-même, un musicien et un haute-contre, sont des hommes.«J’ai toujours travaillé avec des groupes mixtes, confie-t-il.Cette fois, je voulais faire autre chose.» L’exposition d’un photographe flamand de l’agence Magnum, Carol De Keeser, Ta aussi inspiré.Sur les clichés pris dans un camp de prisonniers en Sibérie, on voit les femmes séparées des hommes.La distribution entièrement masculine servait aussi bien son propos puisque bâche aborde la peur qui hante les humains de tout temps, mais particulièrement de- puis les menaces d'attentats qui planent (et qui se réalisent quelquefois) depuis quelques années.«C’est un sentiment universel, surtout depuis le 11 septembre.Mais il y a des gouvernements qui utilisent cette peur pour faire passer leur programme politique.By a un mouvement qui balaie le monde occidental.En Europe par exemple, on gouverne plus à droite.» C’est d’ailleurs en voyant le film Bowling for Columbine de Michael Moore que le chorégraphe s’est décidé à explorer le thème de l’angoisse.L’artiste admet aussi qu’en vieillissant, on devient plus inquiet et pusillanime.«Je n’ai jamais été craintif, mais aujourd’hui, j’ai 37 ans, c’est différent, je suis plus conscient du danger et plus prudent.» Tous ces différents niveaux de lecture s’entrecroisent dans la pièce, comme s’entrelacent le théâtre, le cirque, la musique et la danse — c’est l’un des talents des Ballets C.de la B —, mais à un rythme différent Tandis que le collectif privilégie souvent les actions multiples et C’est en voyant le film Bowling for Columbine de Michael Moore que le chorégraphe s’est décidé à explorer le thème de l’angoisse Québec SS Honeymoons Michel de Broln + Ève K.Tremblay 6 novembre -18 décembre 2004 PIERRE FRANÇOIS OUELLETTE ART CONTEMPORAIN 372.rue Sainte-Catherine Ouest, local 216, Montréal.QC H3B 1A2.1514) 395-6032.WWW.PFOAC.COM FORMAT PRATIQUE rimire télé ,le guide de vos soirées (mÉtaLE Devoir dusomedi ¦•A»» .L SOURCE C.DE LA B.En ne choisissant que des hommes pour incarner la peur devant les attentats, Koen Augustijnen souhaitait aller au-delà des préjugés qu’on entretient sur l’agressivité masculine comme seul corollaire à la peur.simultanées, Koen Augustijnen se concentre sur une action à la fois.Au réalisme d’Alain Platel et Christine De Smedt, il oppose des oeuvres un peu plus abstraites.En ne choisissant que des hommes pour incarner cette peur, il souhaitait aller au-delà des préjugés qu’on entretient sur l’agressivité masculine comme seul corollaire à la peur.«Six hommes sont seuls et essaient de développer des contacts, décrit-il.Ils parlent de leurs peurs.C’est aussi à propos de la confiance et de l'amitié.Je voulais montrer leur vulnérabilité et leur tendresse.» La musique Mais le véritable point de départ de bâche, c’est la musique de Purcell, pour la mélancolie et les émotions qu’elle transporte.«C’est un peu comme la chanson populaire du XVII' siècle», commente le chorégraphe.Le haute-contre Steve Dugardin (qui était de la production lets up Bach) a sélectionné les œuvres du compositeur, qu’il interprète live sur scène, et a donné carte blanche à Koen Augustijnen pour la chorégraphie.L’auteur-compositeur et pianiste Guy Van Nueten s’est joint au projet et remixe certaines pièces de Purcell en direct pendant la performance.Et pourquoi ce curieux titre, bâche?Il est plutôt tiré de la scénographie, librement inspirée d’une photographie de Robert Walker qui représente une forme sculpturale abstraite recouverte d’une bâche verte.Une impression de chantier inachevé se dégage du décor, qui ne se révèle pas tout entier au regard, un peu comme ces six hommes jonglant avec leurs angoisses et leurs espoirs, qu’ils n’osent pas toujours avouer.BÂCHE Les Ballets C.de la B.(Koen Augustijnen) Du 10 au 13 novembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Production : Fondation J.Armand Bombardier Circulation : Manifestation internationale d’art de Quibec in?** .Présentation : Cooperative Meduse, juin 2005, Centre d’exposition de l’Université de Montreal, mars 20W Québec SS b i f u r c a du 19 octobre 20( au 20 février 200! Commissaire : Jean-Claude Rochefort Centre culturel Yvonne L.Bomt 1002, avenue J.-A.-B Valcourt (Québec) Ml ''‘"'J* Prix du Québec, prix Paul-Émüe-Borduas
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