Le devoir, 27 novembre 2004, Cahier C
LE DEVOIR.LES S A M E D 1 ET DI M A V C H E 2 8 X O V E MURE 2 O O I FORMULE 1 Au volant de sa Sauber, Jacques Villeneuve a signé le troisième temps lors de la dernière journée des essais privés à Barcelone.Page C 10 ECONOMIE SSLjl FL4543 EA 61471 Al /fit EL 45435075 C 5r 35394495 E ¦ IWKXl'V -% 1C' AL 6393 L12 EC 29787921 C L .*i**,mitM*, CF 4011 F6 a *3h SS fD'i l'i1 x î>-V i1-v icm ¦LU-1 ¦ (-.r’LlU14^ EC 419 » - m 63877735 * *T-WV'.CF 40162242 B feséP 2Ïjï: •!’v ïîi YOU SUNG-HO REUTERS La dégringolade du billet vert a été déclenchée par les propos, plus tard démentis, suggérant que la Chine réduisait ses avoirs en bons du TVésor américain pour éviter une dépréciation de ses investissements en raison de la baisse du dollar.Le dollar américain en chute libre Le huard clôture au-dessus des 85 CUS PERSPECTIVES La souris en colère Le Canada n’est pas content.Il est même pas content du tout.Son voisin américain ne fait rien que tricher avec les règles commerciales internationales et le Canada n’entend plus se laisser faire.Il se dit même prêt à jouer des muscles si c’est la seule façon de se faire comprendre.Reste à voir si cela impressionnera beaucoup le voisin en question.e Canada a fait savoir, cette semaine, qu’il envisageait de frapper de droits de douane de 100 % toute une série de biens importés des Etats-Unis.La mesure, qui pourrait s'appliquer à quelque 128 types de produits aussi divers que les cigarettes, les bicyclettes, le whisky, le beurre d’arachide, les yachts, ou encore les équipements d’allées de bowling, constituerait une réponse au refus de Washington de se conformer à une décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant «l’amendement Byrd».«Il va de soi que la rétorsion n’est pas la voie que privilégie le Canada, mais les Etats-Unis ont manqué à leurs obligations commerciales internationales», a asséné le ministre du Commerce international, Jim Peterson.Adopté à la toute fin de l’administration Clinton, en octobre 2000, l’amendement Byrd Desrosiers permet aux entreprises américaines de se voir remettre les recettes des droits antidumping et compensateurs imposés par leur gouvernement à leurs concurrents étrangers.Jugée illégale par l’OMC en janvier 2003 au terme d’une longue procédure, la mesure n'en est pas moins restée en vigueur jusqu’à ce jour.Aussi l’OMC a-t-elle autorisé, en août dernier, huit plaignants, dont le Canada, l’Union européenne et le Japon, à imposer à leur tour des sanctions commerciales équivalentes.L’annonce du possible recours à, des moyens de rétorsion par le Canada contre les Etats-Unis est arrivée, cette semaine, en même temps que la confirmation, par Washington, de son intention de recourir à un processus de contestation extraordinaire du tribunal de l'ALENA dans l’affaire du bois d’œuvre, histoire d’étirer encore un peu plus les choses en dépit de ses défaites juridiques répétées et de l’évocation, par le lobby américain, d’une éventuelle remise en cause de la constitutionnalité même du traité de libre-échange.«Il était temps!», s’exclameront ceux qui ne comprenaient pas que le Canada reste, depuis des mois, tellement timoré e( conciliant devant la mauvaise foi évidente des Etats-Unis dans ce dossier du bois d’œuvre, celui du bœuf ou encore celui du blé.«S’y faut leur faire mal pour qu’y comprennent, ben y vont souffert!», diraient les adeptes du «jeu physique».Cela tombe d’autant mieux que le président Bush sera de passage au Canada la semaine prochaine.Mais que les âmes sensibles se rassurent Si les 128 produits américains visés par la menace canadienne VOIR PAGE C 4: PERSPECTIVES Le marché des changes a été saisi de panique hier après des informations venues de Chine — plus tard démenties — qui ont fait plonger le dollar et poussé l’euro à un nouveau record avant qu’il ne reprenne son souffle.La devise canadienne, pour sa part, a poursuivi son envolée pour clôturer au-dessus des 85 CUS, une première en près de 13 ans.Le dollar canadien a donc franchi un nouveau cap, fermant en haut des 85 CUS pour la première fois depuis le début de 1992.Le huard a progressé cette fois de 0,12 CUS et clôt la séance à 85,04 CUS.Aux Communes, à Ottawa, le ministre des Finances, Ralph Goodale, a signalé que cette ascension soutenue du dollar canadien «pose un certain risque pour l’avenir de la croissance», en affectant par exemple la demande des Etats-Unis pour les exportations canadiennes.Le gouvernement Martin, a dit M.Goodale, «souhaite ardemment susciter les conditions qui favoriseront la croissance».En Europe, l’euro, qui est devenu le grand bénéficiaire de cette dégringolade du billet vert, a dépassé hier pour la première fois depuis son lancement en 1999 le seuil symbolique de 1,33 $US pour s’envoler jusqu’à 1,3329 $US.La devise européenne s’est ensuite nettement repliée après que les autorités chinoises eurent apporté des éclaircissements sur les informations qui avaient plus tôt fait plonger le dollar.En fermeture, l'euro valait 1,3289 $US, dans des volumes de transaction très faibles, nombre d’opérateurs américains ayant pris un weekend de quatre jours.La dégringolade du billet vert a été déclenchée par les propos tenus lors d’une conférence à Shanghai par Yu Yongding, membre du comité monétaire de la banque centrale de Chine.Ces propos, rapportés par le journal Diyi Caijing (China Business News) suggéraient que la Chine réduisait ses avoirs en bons du VOIR PAGE C 2: CHUTE Dans le monde Paris — Le dollar a poursuivi hier sa chute et se retrouve au plus bas face à la plupart des grandes mondaies, non seulement l’euro ou le yen, mais aussi le franc suisse, le dollar canadien, la livre sterling, le won sud-coréen ou le rand sud-africain.¦ L’euro a dépassé hier matin pour la première fois depuis son lancement en 1999 le seuil de 1,33 $US, pour s’envoler jusqu’à 1,3329.¦ le dollar canadien a établi un nouveau record de douze ans, en passant hier la barre des 85 CUS, à 85,04 CUS.¦ le yen a bondi à son plus haut niveau depuis janvier 2000, atteignant 102,15 yens pour un dollar.VOIR PAGE C 2: DOLLAR PORTRAIT latroQuest attire l’attention de l’armée Lentreprise développe un outil de détection des armes biologiques CLAUDE TURCOTTE Si George W.Bush profitait de son séjour au Canada pour y faire un détour par Montréal, sa très grande préoccupation des armes de destruction massive l’inciterait sans doute à aller jeter un coup d’œil chez latroQuest une toute petite entreprise québécoise qui possède une technologie qui sera bientôt utilisée dans les secteurs militaire et dvü pour détecter des armes biologiques, y compris les bactéries, les virus et les toxines.D’ailleurs, la plate-forme Bio-AHoy d’Ia-troQuest intéresse déjà les Américains puisque In-Q-Tel, la société de capital de risque de la CIA (l’agence de renseignement américaine), a fait dans latroQuest un investissement stratégique accompagné d’un contrat de 1,5 million $CAN pour mettre au point «un détecteur de fumée biologique».D y a eu en outre, de la part de l’Institut de recherche du ministère canadien de la Défense, un contrat de 2,8 millions à la suite d’une sélection parmi 400 projets.Jean Bourbonnais, président et chef des affaires coiporatives, qui a charge de l’aspect financier depuis presque les débuts de cette PME fondée en 1998, est parvenu jusqu’à maintenant à attirer 22,5 millions de capitaux et quatre millions en financements gouvernementaux.Il se prépare du reste à un autre appel de fonds le printemps prochain avec l’objectif d'amasser 16 millions, qu’il souhaite obtenir majoritairement de sources américaines afin d'établir des contacts dans les milieux financiers, en particulier auprès des investisseurs qui slnté- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean Bourbonnais ne cache pas qu’à court terme, le domaine de la biodéfense est «un marché opportuniste» pour latroQuest ressent au secteur du diagnostic, lequel serait à moyen et à long terme le plus prometteur pour la réussite commerciale de l'entreprise à cause de l'ampleur énorme des besoins en cette matière.Néanmoins, M.Bourbonnais ne cache pas qu’à court terme le domaine de la biodéfense est «un marché opportuniste», puisque c’est celui qui pourra s’ouvrir le plus rapidement étant donné qu’il n’est pas nécessaire dans ce cas d’obtenir les appro-batiops de la Federal Drug Administration des Etats-Unis, ce produit n’ayant pas à être consommé par des êtres humains.Far surcroît, le climat de crainte à l’égard d’actes de terrorisme de toute nature qui prévaut aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001 a créé une demande urgente de moyens pour contrer ces menaces appréhendées.latroQuest a d’ailleurs eu la main heureuse le printemps dernier en recrutant pour son conseil d’administration Arthur L Money, un homme qui a 40 ans d’expérience en gestion et en ingénierie au sein de l’industrie électronique militaire et du monde du renseignement II a été de 1999 à 2001 secrétaire adjoint à la Défense chargé du commandement du contrôle, des communications et du renseignement pour le gouvernement américain.VOIR PAGE C 4: IATROQUEST BAUME & MERCIER - GENEVE -1830 - / h» p; riM HAMPTON 9,995 S un vit: \l D’IHHRi: jo_»n nu «ii i.i Moui.iüiir • r.i h J*, i V i )mI
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