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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-12-01, Collections de BAnQ.

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?ww w.ledevoir.com ?LE DEVOIR CHRISHNNK MDSCH1 RKUTKHS Le premier ministre Paul Martin et le président américain George W.Bush, hier, à Ottawa.La rencontre a donné lieu à un changement de ton dans les relations canado-américaines.#®M • 1 Uheure du rapprochement SAUL PORTO REUTERS Des policiers plaquent au sol un manifestant au cours d’affrontements qui se sont produits hier après-midi à Ottawa à l’occasion de la visite du président américain George W.Bush.Au moins trois personnes ont été arrêtées, selon la police.Bush adopte un ton très cordial à l'égard de Martin ALEC CASTONGUAY Ottawa — Avec en toile de fond une volonté évidente de donner un nouveau départ aux relations entre le Canada et les Etats-Unis, la visite officielle du président américain George W.Bush, effectuée à Ottawa hier, n’aura pas pennis d’annoncer de grandes nouvelles, mais plutôt d’imprimer un changement de ton entre les deux pays.L’arrêt de George W.Bush dans la capitale canadienne se voulait à la fois un acte de réconciliation conclu avec son voisin et un signal envoyé au reste de la planète, principalement aux nations qui lui ont tourné le dos en Irak, pour dire que les temps ont changé.C’est donc un président décontracté et blagueur qui a pris place à côté de Paul Martin lors de la conférence de presse.Malgré l’opposition du Canada à la guerre en Irak, les divergences au sujet du protocole de Kyoto et les nombreux conflits commerciaux qui empoisonnent leurs relations, notamment dans le bois d’œuvre et les exportations de bœuf, le président américain a préféré souligner à gros traits les valeurs communes qui unissent les deux pays et l’importance du Canada sur la scène internationale.«Tous les pays libres sont reconnaissants envers le Canada pour son leadership en matière de sécurité, a VOIR PAGE A 8: BUSH ¦ Lire autres textes en page A 3 Chimie diplomatique MANON CORNELLIER Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça, un président américain et un premier ministre canadien qui se tapent dans le dos.De façon figurée, bien sûr.Paul Martin était tout sourire en écoutant George W.Bush vanter son leadership et le présenter comme «un dirigeant fort qui a permis la construction d’un monde meilleur», lui qui est premier ministre depuis moins d’un an.George W.Bush était dans de bonnes dispositions parce qu’il voulait que cette visite, qui se ter- mine aujourd’hui, donne des résultats de nature diplomatique.A couteaux tirés avec presque tous ses alliés traditionnels depuis sa décision d’envahir l’Irak sans l’accord des Nations unies, il cherche maintenant à rétablir les ponts, le?Canada était le premier test de cette opération, une façon de démontrer qu’il est capable de tendre la main, ce que la présence d’un nouveau premier ministre facilitait.1^ vrai test viendra toutefois au début de 2005, quand il se rendra en Europe.VOIR PAGE A 8: CHIMIE Site d’Outremont Le CHUM a tenu l’AMT à l’écart du projet Qu’adviendra-t-il du chemin de fer qu’emprunte le train Blainville-Montréal ?KATHLEEN LÉVESQUE Ly Agence métropolitaine de transport, respon-i sable des trains de banlieue à Montréal, a été écartée jusqu’à maintenant des discussions entourant l’avenir de la cour de triage d’Outremont, où pourrait s’implanter le futur CHUM.Or la voie ferrée qu’emprunte le train Blainville-Montréal, qui transporte 9000 passagers par jour, passe par cette cour de triage et pourrait disparaître en raison de la construction de l’hôpital.Le recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix, et son négociateur dans le projet du futur CHUM à Outremont, Paul Desmarais, de Power Corporation, n’ont pas informé l’Agence métropolitaine de transport (AMD de l’impact de leur «projet de société» sur les voies du train Blainville-Montréal.VOIR PAGE A 8: CHUM INDEX Actualités.A2 Annonces.B 4 Avis publics.A4 u d a c O' Carrières.Culture.Décès.Économie B 5 B 8 B 4 B 1 V* Editorial.A6 Idées.A 7 Météo.A4 Monde.A 5 Mots croisés.A4 Sports.B6 Télévision.B 6 Les trophées de l’enfantôme Réjean Ducharme, alias Roch Plante, présente un catalogue de ses œuvres plastiques Depuis des années, il marche dans la ville, incognito.S’emplit les poches, comme un gamin, de tessons de bouteille, de joints, de vieux rasoirs, de poignées de portes.Il les colle ensemble pour en faire des trophées.Grand collectionneur de mots, il leur donne des titres fous, des bouts de langue, des jeux de mots: «grossier perce-neige», «vieux sno-ro», «qu’est-ce qu’on étend pour être heureux?».Hier soir, sous le pseudonyme de Roch Plante, l’écrivain Réjean Ducharme lançait un catalogue de ses œuvres plastiques: Trophoux, paru chez Lanctôt CAROLINE MONTPETIT On n’attendait pas pour autant l’éternel «enfantôme» à cet événement médiatique organisé chez Tinto, boulevard Saint-Laurent parmi les Robert Charle-bois, Marie Tiffo, Claude Beausoleil, Lorraine Pintal et autres artistes qui s’étaient déplacés pour l’occasion.Charlebois disait bien avoir aperçu Ducharme phis tôt dans la rue, mais l’homme, on le sait déteste les foules.Même avant que ses livres ne le rendent célèbre, il n’était à l’aise que dans les rapports individuels, se souvient la comédienne et metteure en scène Mouffe.amie d’autrefois.«Réjean était un homme qui marchait beaucoup, se souvient-elle.Fl ramassait toutes sortes de gugusses, de patentes.H mettait ça ensemble.» Cela lui ressemble, dit-elle, cette façon de tout faire avec rien.VOIR PAGE A 8: TROPHÉES BÊbé B OU wi e (JR __________________________________________I UNCTÔT ÉDITEUR Bébé boumeur, l’une des œuvres de Roch Plante contenues dans le catalogue Trophoux.Forêts : le modèle prévisionnel est défaillant LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les craintes du tandem Desjardins-Monderie exprimées dans L’Erreur bcrréak en février 1999 et par la Vérificatrice générale en décembre 2002 étaient fondées: le «calcul de la possibilité firrestiere» (CPF), qui permet à Québec de définir la récolte annuelle de bois en fonction de la productivité à long terme anticipée de nos forêts, est tout faux et engendre une surexploitation par les industriels.Et cela, pour plusieurs raisons.’ C’est ce qui ressort de deux études commandées par la commission Coulombe, au coût de un million de dollars, afin de vérifier les failles du système d’allocation annuelle de bois aux exploitants forestiers.Une des deux études en question, celle du Centre coDégial de transfert de technologie en foresterie (CERFO), qui a coûté plus de 700 000 $, affirme que le calcul de la possibilité forestière appliqué aux forêts feuillues du sud du Québec est tellement fautif dans sa forme actuelle qu’il «devrait être suspendu», car les données avec lesquelles on alimente ce modèle prévisionnel, Sylva U, sont «trop imprécises» pour donner un portrait fiable de la réalité.Les données ont une marge d’imprécision allant de 30 à 50 %: et on les utilise dans un modèle mathématique incomplet et défaillant à plusieurs autres égards, qui en augmente l’imprécision.Quant à l’étude de la firme OptiVert, divulguée hier par la commission Coulombe, on y affirme que le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs (MRNFP) n’exploite pas de façon optimale les forêts parce que, contrairement à ce qui se fait ailleurs en VOIR PAGE A 8: MODÈLE En forêt feuillue, le modèle «devrait être suspendu» Y Y 55301^9959 LE DEVOIR.LE MERCREDI 1 DÉCEMBRE 20 0 4 LES ACTUALITES Projet de loi 57 Les assistés sociaux continueront de s’appauvrir Béchard rejette la pleine indexation pour tous Les jeunes Québécois ont un faible pour les aliments poubelle Une étude montre des carences inquiétantes dans Valimentation des enfants de 6 à 16 ans TOMMY CHOUINARD Québec — Le gouvernement Charest refuse d’indexer pleinement les prestations de l’ensemble des assistés sociaux comme il s’y était pourtant engagé en campagne électorale.Selon son bon vouloir et l’état des finances publiques, il décidera année après année, de façon arbitraire, s’il accordera ou non une indexation complète aux assistés sociaux aptes au travail.Pour l’année 2005, la réponse est non.«77 n’est pas prévu d’avoir une pleine indexation en 2005, sauf qu’on garde la porte ouverte pour les prochaines années», a affirmé le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, en conférence de presse hier.\j‘ ministre a présenté cette «porte ouverte» à la pleine indexation comme l’une des modifications principales apportées à son projet de loi 57 sur l’aide sociale.Ce .projet de loi prévoit une indexation complète basée sur la hausse du coût de la vie (1,3 % en 2005, selon les prévisions) seulement dans le cas des assistés sociaux ayant des contraintes sévères à l’emploi.Les prestataires aptes au travail ne recevront quant à eux qu’une demi-indexation annuelle.En 2005, la prestation mensuelle de base d’une personne seule passera donc de 533 $ à 536 $, une augmentation de trois dollars (0,65 %).Claude Béchard vient préciser que cette demi-indexation pourra être bonifiée par le gouvernement «lorsque les ressources financières le permettront».La vaste majorité des groupes sociaux — et même le Protecteur du citoyen — ont réclamé en commission parlementaire l’instauration d’une pleine indexation pour l'ensemble des assistés sociaux.L’augmentation du coût de la vie affecte tous les prestataires, peu importe leur statut, ont-ils plaidé.Claude Béchard a reconnu que la valeur de la prestation des assistés sociaux aptes au travail diminuera avec le temps puisqu’elle ne suivra pas le cours de l’inflation.«Pour faire en sorte que cette situation-là ne se produise pas, on se donne la marge de manœuvre pour indexer complètement la prestation», a-t-il souligné, refusant toutefois d’appliquer cette logique dès l’année prochaine.Une indexation complète pour cette catégorie de prestataires coûterait 30 millions de dollars par aimée.L’opposition péquiste qualifie de «maquillage» la décision de Claude Béchard.«Je pense que [le ministre se place) à la remorque des aléas de ce que la présidente du Conseil du trésor voudra bien lui laisser comme compte en banque année après année», a affirmé le député péquiste Caxnil Bouchard.Claude Béchard se plaît toutefois à dire que le Parti québécois, lors de son passage au pouvoir, n’a pas indexé les prestations d’aide sociale pendant quatre années de suite.M.Bouchard reconnaît les torts de l'ancien gouvernement péquiste et estime que son parti «n’a pas été rejeté pour rien par l'électorat» lors des dernières élections.Claude Béchard ARCHIVES LE DEVOIR Pas de saisie des chèques Comme Le Devoir l’a révélé la semaine dernière, Claude Béchard retire de son projet de loi l’article 53 qui prévoit la saisie des chèques d’aide sociale en cas de non-paiement de loyers.Le ministre offrira plutôt une mise en tutelle volontaire aux assistés sociaux qui éprouvent des difficultés financières.En vertu de cette tutelle, la prestation d’un assisté social serait administrée par un organisme communautaire ou un centre local d’emploi, qui garantirait au propriétaire qu’il recevra le montant de son loyer.Selon Camil Bouchard, cette tutelle pourrait devenir une exigence de la part des propriétaires pour accepter de louer un logement à un assisté social.Le ministre Béchard, qui veut éviter l’émergence de cette pratique, consultera les associations de propriétaires et de locataires pour mieux définir les contours de la tutelle volontaire.S’il salue le retrait de l’article 53 sur la saisie des chèques d’aide sociale, le Collectif pour un Québec sans pauvreté juge largement insuffisants les amendements apportés au projet de loi 57, dont il réclame toujours le retrait.L’absence d’indexation complète est «odieuse», estime Vivian Labrie, la porte-parole du collectif.Le groupe demande au ministre de faire passer de 533 $ à 780 $ la prestation de base des assistés sociaux.11 déplore aussi que le projet de loi ne prévoie ni le retour à la gratuité des médicaments pour les assistés sodaux ni l’exemption complète de la pension alimentaire dans le calcul de la prestation.Il s’agit pourtant de deux engagements électoraux du PLQ.Claude Béchard trouve les groupes sociaux trop gourmands.Il rappelle que le projet de loi 57 élimine les sanctions administratives de 75 à 300 $ par mois et crée deux primes ayant pour but de valoriser la réintégration en emploi.Le Devoir FABIEN DEGLISE Toujours plus gros, toujours moins en santé.Sous la pression de la malbouffe et de la perte des aptitudes culinaires dans la société, les comportements alimentaires des jeunes Québécois de 6 à 16 ans ne cessent de se dégrader.Avec, à la clef, une hausse de l’embonpoint, une fascination pour le sucre, le gras et le sel et une carence en fruits et légumes qui n’annoncent rien de bon pour l’avenir, révèle le volet nutrition de l’Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois, rendue publique hier lors de la S’ Journée annuelle de santé publique à Montréal.•C’est très inquiétant, a commenté Lise Bertrand, de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.On a l’impression depuis quelques années qu’il y a un intérêt soutenu pour l’alimentation dans la population.Mais ces données montrent surtout que cet intérêt n’a pas beaucoup d’incidence chez les jeunes.Il y a là un paradoxe.» Les données produites par l’Institut de la statistique du Québec sont en effet sans équivoque: globalement, les habitudes alimentaires des 1934 jeunes ayant dévoilé leur rapport à la bouffe n’ont rien pour réjouir les adeptes de la prévention.Et pour cause.Près de 80 % des enfants et adolescents âgés de 6 à 16 ans ne consomment pas la quantité minimale quotidienne de fruits et légumes recommandée par le Guide alimentaire canadien, peut-on lire.Les garçons de six à huit ans sont d’ailleurs les plus réfractaires au plaisir de la pomme, de la banane, des fraises ou du brocoli puisque, dans une proportion de 68 %, ils ne mangent même pas les 5 à 10 portions par jour prescrites par Santé Canada Loin des fruits et des légumes, les jeunes, constate l’enquête, se rapprochent toutefois très facilement des gras saturés, qui pour plusieurs tranches d’âge sont même surconsommés.Surtout chez les filles de six à huit ans, mais aussi chez les enfants de neuf à onze ans en général, qui vont y chercher une source d’énergie trois fois supérieure à celle recommandée par les médecins.A l'origine de ce déséquilibre, une attirance prévisible pour les aliments sans grande valeur nutritive, comme les croustilles, les boissons gazeuses, les barres de chocolat, les frites, les hot-dogs et les piz- Une autre étude établit un lien entre la marijuana et la psychose 4* ‘è 4’ # # ASSEMBLÉE PtATlOnALE CONSULTATION GÉNÉRALE RAPPORT SUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA LOI SUR LE CONSEIL DES AÎNÉS 1999-2004 1 a Commission de la culture est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 15 février 2005 dans le cadre de la consultation générale sur le KapfK>rt sur la mise ai œuvre Oc ht Loi sur le Conseil des otnés 1990 2004.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus tard le 21 janvier 2005.La Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui lui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.les mémoires doivent être transmis en 2!>exemplaires de formai lettre, lis doivent être accompagnés d'autant d'exemplaires d'un résumé de leur contenu, les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en laire parvenir 20exemplaires supplémentaires.Par ailleurs, la transmission par courriel d'une version électronique du mémoire serait appréciée auquel cas loulefols l'envol de copies papier demeure nécessaire.Les mémoires, la correspondance et las demandes de mnseignemenls doivent être adressés à : Sonia 0 $14 ?» 1245 oui 400 ÎM-454S PETER JONES REUTERS George W.Bush a signé le livre d’or avant d’engager les discussions avec Paul Martin.Vache folle La frontière américaine rouvrira dans six mois ALEC CASTONGUAY Ottawa — Si aucun obstacle imprévu ne se faufile en travers du chemin dans les prochains mois, le conflit commercial entre le Canada et les Etats-Unis sur les exportations de bœuf sera chose du passé.Après 18 pénibles mois qui ont poussé à bout de patience et de ressources les éleveurs du pays, la frontière pourrait rouvrir complètement d’ici six mois, ont confirmé hier le président américain et le premier ministre canadiea Comme il a été annoncé il y a plusieurs jours dans les médias, le conflit qui dure depuis la découverte d’un cas de vache folle en Alberta en mai 2003, entame sa dernière ligne droite.La Maison-Blanche doit tout d’abord prendre 90 jours pour s’assurer que le projet de règlement entre les deux pays est conforme aux lois américaines et aux budgets disponibles.Ensuite, des consultations publiques de 60 jours sont obligatoires, après quoi le Congrès pourra décider si le règlement est accepté.Aucune ouverture de la frontière n’est donc possible avant six mois.Et si le Congrès, très protectionniste par les temps qui courent, penchait pour un refus du règlement’ «Cest très improbable, ce n’est pas ce que nous anticipons», a déclaré une source canadienne près du dossier.Le président américain s’est montré enclin à clore ce dossier le plus rapidement possible.Paul Martin lui avait d’ailleurs passé un message très clair lors d’une séance de travail plus tôt dans la journée.«Le premier ministre a exprimé qu’il était très frustré que la situation nesoitpas encore réglée, a affirmé George W.Bush en conférence de presse.Je comprends pourquoi.Je comprends les pressions et les difficultés de vos éleveurs.Nous reconnaissons l’impact sur votre industrie.» Le président a souligné qu’il voulait régler ce dossier «le plus vite possible» mais qu’il y avait des procédures à respecter aux Etats-Unis.«Je suis sûr que vous avez ça également ici, la burepucratie, a-t-il dit à la blague.Aux États-Unis, il y a un ensemble de lois et de réglementations à respecter.Il faut suivre certaines étapes.» Le premier ministre Paul Martin a dit qu’il suivrait de près le processus.«Maintenant, on espère que, dans un délai raisonnable, pas trop long, il y aura une décision favorable», a-t-il dit Le chef conservateur Stephen Harper, qui rencontrait M.Bush en fin d’après-midi pour un tête-à-tête, s’est dit heureux de cet avancement mais estime qu’il faut rester prudents.«C’est important de ne pas augmenter les attentes, a-t-il dit à sa sortie de la réunion avec le président.On a vu dans le passé des dossiers qui prennent beaucoup plus de temps que prévu à se régler» Son de cloche similaire au Bloc québécois.«U faut être extrêmement prudents, a souligné Pierre Paquette, porte-parole en matière de commence.me serais attendu à ce que Bush soit plus ferme dans ce dossier aujourd'hui.Sur le plan sanitaire, ü n’y a aucune raison que cette frontière soit encore fermée.Et si le gouvernement fédéral ne met pas en place des mesures de compensation rapidement, dans six mois il y a plusieurs éleveurs qui ne seront plus là pour fêter la réouverture de la frontière» Le Devoir r V CHR1STINNK MI SCHI REUTERS Les manifestants ont fait tomber des barrières de sécurité et affronté les forces de l’ordre devant un grand hôtel d’Ottawa où logeaient certains membres de l’entourage du président américain.T3 7.'M?Affrontement dans la rue * Ottawa — Des affrontements entre manifestants et policiers ont marqué la visite du président américain George W.Bush à Ottawa, hier après-midi, alors que des protestataires tentaient de franchir un pont afin d’exprimer leur mécontentement Des échauffourées ont éclaté tandis que des douzaines de policiers en tenue antiémeute et portant des masques à gaz essayaient de freiner la progression des militants au moyen de boucliers.Les incidents ont eu lieu à l’extérieur d'un luxueux hôtel d'Ottawa où sont descendus certains membres de l’entourage de M.Bush.Des manifestants ont été plaqués au sol, et au moins trois personnes ont été pliE cées en étal d’arrestation.Certains protestataires ont lancé des pancartes, des bâtons, des citrouilles et des bouteilles d’eau en direction des policiers.Un officier s'est retrouvé couvert de peinture rouge.Les organisateurs de la manifestation avaient encouragé les protestataires à se diriger vers la destination suivante du président Bush — le centre de conférence du gouvernement fédéral — à la suite d’un rassemblement n’ayant donné fieu à aucun incident sur la colline parlementaire.Lorsque la police s’est déplacée en direction de la foule, les meneurs des manifestants ont demandé aux plus agressifs d’entre eux de reculer.Certains ont plutôt choisi de tenir tête aux forces de l’ordre.Au moins trois personnes ont été arrêtées, a indiqué Monique Ackland, sergente-chef de la police d’Ottawa.(Quelques minutes plus tôt, des manifestants avaient taillé en pièces une effigie en papier mâché du président Bush, alors que 5000 personnes s’étalent retrouvées sur la colline parlementaire afin de faire part de leur opposition au dirigeant américain.Bien que bruyants, les manifestants se sont toutefois comportés de façon paisible pendant la majeure partie de la journée.Des haut-parleurs crachaient de la musique de Bob Marley et Neil Young tandis que certains protestataires fumaient de la marijuana ouvertement.Des jeunes femmes en provenance de Montréal, membres du regroupement des Radical Cheerleaders, agitaient des pompons, tandis qu’un homme au visage entièrement recouvert de ruban adhésif, la «Momie de Montréal», se promenait parmi la foule.«C’est un belliciste.Je crois qu’il devrait sortir d’Irak», a affirmé Jeanette Foie, membre locale des Grands-mères en colère.Presse canadienne - -1 t - w: as ¦ J fr mm * w - pî, 4 W mm.CHKISTINNK MUSCHI REUTERS Des manifestants ont piétiné un masque à l’effigie de George W.Bush.pedro Ruiz le devoir Chacun avait sa raison de manifester contre George W.Bush.Celle-ci s’oppose à l’intervention militaire en Irak.Bush sera dans les Maritimes aujourd’hui Des manifestations jusqu’à Halifax Halifax — D n’y avait pas qu’à Ottawa hier que les manifestants pouvaient se défouler contre les politiques américaines à l’occasion de la visite du président George W.Bush au Canada.Une manifestation s’est également tenue à Halifax devant les bureaux de la société SNC-Lava-fin çt une autre à Charlottetown.A 24 heures environ de la visite du président américain, la Coalition pour la paix de Halifax a dénoncé SNC-Lavalin en l’accusant de fabriquer des munitions utilisées par les troupes américaines en Irak.Les manifestants ont brandi des photos d’enfants blessés pour soutenir leur dénonciation.Une porte-parole de la compagnie de Montréal a fait savoir que la société ne pouvait dire si les munitions en question étaient effectivement utilisées en Irak La coalition espère rassembler des milliers de personnes pour une autre manifestation aujourd’hui à l’occasion de la visite de M.Bush.Une quarantaine de personnes ont également manifesté à Char- lottetown hier pour dénoncer la guerre en Irak.Le président Bush se rend à Halifax pour remercier les familles canadiennes qui ont accueilli les voyageurs américains lors des attentats terroristes du 11 septembre 2001.Les aéroports américains avaient été fermés à la suite de ces attaques, de sorte que de nombreux avions à destination des Etats-Unis n’ont eu d’autre choix que d’atterrir dans les provinces maritimes, surtout à Terre-Neuve.Presse canadienne Collecte desan n delo Ville de Montréal rroiets Bio Champa(neur Bureau aoo.Outrent ont, HaV 4S3 (sula/o-ïm infoO pi nt.com PROjETS LINGUISTIQUES L2 pour tous vos besoins de perfectionnement en anglais des affaires • Cours de langue sur mesure • Sessions sur l'édition de correspondance professionnelle • Séminaires en milieu de travail www.pU2.com agrée par Emploi Québec Chères Montréalaises, Chers Montréalais, Voici revenu le temps des fêtes, le temps d’être généreux.La plupart d’entre nous sommes déjà en période de réjouissances.Nous pensons à faire plaisir à nos proches et à partager avec nos semblables.Il n’y a pas de cadeau plus précieux qu’un don de sang.Avec un seul don, vous pouvez sauver jusqu'à quatre v»es.joignez-vous aux élus, aux employés municipaux et à moi-même pour la grande collecte de sang de la Ville de Montréal.Quelqu’un quelque part compte sur vous! Le moire de Montréal.wy Montréal! La grande collecte de sang de la Ville de Montréal a lieu le mardi 7 décembre, de 8 h à 20 h et se tient simultanément à quatre endroits : • Hôtel de ville de Montréal 275, rue Notre-Dame Est £3 Champ-de-Muri Q Stattoonenwftt gratuit ChuutMqrot-O* l*ry • Centre communautaire Marcel-Morin de Pierre-fond» 14068, bout Couin Ouest S3 Côt* vfcftu Autobut 215 juiqu'ou Tferminu* Fairvww Rwn»*-Cloir« et autobus 205 0 StutfonrwfTMtnt gratuit e Bibliothèque de Saint-Léonard 8420.boulevard Locordoère EJCodilloc Autobus 32 lacordoiro © Stottonnamant gratuit • Centre Cia ude-Robi (lard 1000, ovenur* f müe-joiimoult ^3 C.rémurw Autobus 14G © StotfOMwrmnt gratuit LE DEVOIR.LE MERCREDI 1 DÉCEMBRE 2004 LES ACTUALITES Les touristes aiment bien les éoliennes LOUIS-GILLES FRANCŒUR Dans une proportion de neuf sur dix, les touristes en visite dans la Gaspésie apprécient les nouvelles éoliennes qui s’y multiplient, notamment a Cap-ChaL C’est ce qui ressort d’une enquête rendue publique hier mais qui a été réalisée l’été dernier, entre le 19 et le 23 juillet par la firme Richard Guay Marketing pour le compte du TechnoCentre éolien Gaspé-sie-LeSrllesde-la-Madeleine.Selon cette étude, 42,3 % des répondants ont des éoliennes une impression •excellente» et 94,7 % ont une impression allant de «bonne» à «excellente», donc-une image positive.Ce sont les répondants interviewés à Cap-Chat qui ont fourni l’appréciation la plus élevée que la moyenne, alors qu’üs avaient des éoliennes sous les yeux.Les sondeurs estiment donc «que la me de ces engins tend à améliorer la perception que l’on a d’eux».Les touristes qui se déclarent les phis préoccupés par l’environnement, en particulier les femmes, ont la perception la plus favorable de cette filière énergétique.Les répondants du groupe d’âge 2544 ans forment le groupe qui perçoit les éoliennes le plus favorablement Près de la moitié des répondants déclarent avoir déjà vu des éoliennes et le tiers a pris la peine de s’arrêter pour les examiner de près, ce qui fait de cette production verte une véritable attraction touristique.La plupart des répondants seraient d’accord avec l’idée d’en avoir dans leur milieu, dans un rayon de 10 km de leur résidence, et ils estiment que la présence des éoliennes est à la fois une bonne chose pour l’économie de la Gaspésie et qu’elle ne nuit pas à la beauté du paysage.La plupart ne pensent pas qu’elles sont bruyantes et la plupart accepteraient d’en avoir près de chez eux.Mais une bonne partie des répondants préfèrent que les éoliennes soient regroupées plutôt qu’éparpillées partout dans le paysage gaspésien.Si les répondants interceptés à CapChat sont les plus favorables aux éoliennes, les personnes interrogées à Percé n’aimeraient pas qu’elles nuisent au décor exceptionnel du site le plus touristique de la région.Les répondants les plus critiques à l’endroit de cette filière énergétique se recrutent parmi les moins de 25 ans et parmi les hommes, plus enclins que les femmes à préférer des paysages sans éoliennes.Les diplômés universitaires, pour leur part, sont plus critiques à l’endroit des avantages de l’énergie éolienne, mais c’est dans ce groupe qu’on est le plus convaincu de leur valeur écologique.Les répondants ont en général plus de réticences face à l’implantation d’éoliennes dans les sites panoramiques ou dans les lieux touristiques reconnus de la péninsule, dans les sites d’interprétation de la nature et les parcs nationaux ou à proximité des lieux culturels reconnus, comme les musées et les galeries d’art.Mais si des éoliennes étaient installées en mer, dans la campagne ou aux abords des axes routiers, on considère alors qu’elles dérangent peu.Le Devoir LONGUEUIL Les villes défusionnées supporteront les plus fortes hausses de taxes Trois contribuables sur cinq paieront la même chose que Van dernier ANTOINE ROBITAILLE Les taxes augmenteront en moyenne de 3 % à Lon-gueuil en 2005.Toutefois, 60 % des propriétaires de résidence paieront autant que l’an dernier puisque leur compte sera gelé.C’est entre autres, ce qu’on a appris hier lors du dévoilement du dernier budget de la grande ville de Longueuil (380 000 habitants) par le maire Jacques Olivier.Les taxes grimperont à Saint-Lambert (+7,7 %), à Saint-Bruno (+7,6 %), à Brossard (+6,6 %) et à Boucherville (+2,3 %).Elles baisseront à Le Moyne (-0,8 %), un secteur de l’arrondissement de Saint-Lambert et seront gelées à Greenfield Park, à Saint-Hubert et dans le Vieux-Longueuil.Une bonne partie des 40 % de propriétaires touchés par des hausses de taxes se trouve dans les quatre anciennes villes qui ont opté pour la défusion en juin dernier.Est-ce là une punition pour avoir quitté Longueuil?Le maire Olivier a rejeté cette interprè talion hier, affirmant qu’il s’agissait «des citoyens qui bénéficiaient d’un taux inférieur à la moyenne».Autrement dit les hausses sont exclusivement le résultat de «l'harmonisation requise dans le cadre de la loi 170 sur les fusions municipales».D’ailleurs, les défiisionnistes joints par Le Devoir ne se sont montrés ni surpris ni outrés des augmentations de taxes prévues au budget de Longueuil dans les secteurs qui redeviendront des villes en 2006.Francine Gadbois, conseillère de Boucherville et militante défu-sionniste, a déclaré que «le budget respecte les object# de la loi 170».Même son de cloche du côté de Claude Trudeau, défusionniste de Saint-Lambert secteur frappé par les hausses les plus importantes.«Ces dernières années, ils ont tenté de nous garder avec des gels de taxes Mais là on est prêts à affronter les hausses à venir», a déclaré M.Trudeau.«Et 2005, ce n’est rien», a poursuivi M.Trudeau, car en 2006, les habitants des villes reconstituées devront encaisser dès leur premier compte de taxes les rattrapages de taux de taxes prévus à la loi 170 et qu’on a décidé d’étaler sur 20 ans pour les villes restées fusionnées.«Mais les gens le savent et sont prêts», a dit M.Trudeau.Par ailleurs, le budget global de fa Ville est de 448 millions de dollars.Les revenus de fa Ville sont en hausse de 24,6 millions de dollars par rapport à l’an passé.«Plus de 40 % de cette hausse provient de la croissance économique et du développement de l’immobilier», a souligné M.Olivier.La Ville de Longueuil fonctionne toutefois avec le rôle d’évaluation qui était en vigueur à la création de fa nouvelle ville en 2002, un rôle fondé sur des valeurs immobilières datant de 1999.Or, depuis, ces valeurs ont grimpé de 20 à 25 %.Il faut donc s’attendre en 2006 à ce que la future agglomération baisse les taux de taxes pour contrebalancer une augmentation vertigineuse des comptes de taxes causée par l’entrée en vigueur d’un nouveau rôle.Pour 2005, l'augmentation des dépenses de Longueuil a pour source les investissements en matière de sécurité publique (9,3 millions), les ressources en environnement (1,5 million) et l’augmentation des dotations aux arrondissements (4,2 millions).Celle-ci ne satisfait toutefois pas les gens de Boucherville, comme le clame Mme Gadbois: «On ne nous donne pas l’argent nécessaire: tout ce qu’on a demandé en termes d’argent neuf pour les infrastructures, le loisir, etc., a été refusé.Là, il y a peut-être un peu de vengeance contre les défiisionnistes.» Au reste, Longueuil a augmenté de 1,7 million le montant qu'elle verse au Réseau de transport de Longueuil.Mais «comme ce fut le cas au cours des dernières années, a expliqué le responsable des finances au comité exécutif, Robert Charland, l’augmentation des dépenses est liée à des facteurs externes, comme les nouveaux services en matière de sécurité publique et d’environnement exigés par le gouvernement du Québec.» Le Devoir Québec ne respecterait pas ses ententes avec Montréal Jérôme-Forget réplique sèchement à Zampino «Je pense que ses propos flairaient le mauvais goût» La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a envoyé paître hier le président du comité exécutif de 1a Ville de Montréal, Frank Zampino.La ministre n'a pas du tout apprécié les critiques formulées la veille par M.Zampino à l'endroit du gouvernement libéral et, surtout, son allusion aux partenariats public-privé (PPP), critiques rapportées par Le Devoir hier.«Je pense que ses propos flairaient le mauvais goût», a-t-elle dit à l’Assemblée nationale.Lors d’une allocution prononcée devant la Chambre de commerce de Montréal lundi, le président du comité exécutif a reproché au gouvernement Charest de ne pas respecter ses engagements à l’égard de fa métropole.«Ce gouvernement, qui souhaite établir de nouveaux partenariats public-privé, devrait s'engager sur la bonne voie en respectant d’abord les partenariats public-public comme celui qu’il a conclu avec la Ville de Montréal.» Hier Mme Jérôme-Forget a répliqué sèchement : «Je pense qu’on n’a pas de leçon à recevoir de M.Zampino.Absolument pas.Absolument pas.Je n’ai aucune leçon à reqevoir de M.Zampino.» La grande argentière de l’État dit comprendre que M.Zampino ne soit «pas très heureux de certaines décisions» prises par le gouvernement du Québec.Mais, a-t-elle ajouté, il est «un peu exagéré» de la part du président du comité exécutif de tracer un parallèle entre fa situation de 1a Ville de Montréal et les partenariats public-privé.Les problèmes de sous-financement de 1a métropole font toujours l’objet d’un dialogue, a d’ailleurs assuré Mme Jérôme-Forget.«J’ai rencontré M.Zampino et j’ai rencontré le maire de Montréal pour discuter de ces volets, et nous allons bien sûr continuer le dialogue avec le maire de Montréal et M.Zampino», a-t-elle dit Joint par Le Devoir hier, M.Zampino a semblé vou- loir recoller les pots cassés, affinnantqu’il respectait «trop Mme Jérôme-Forget pour lui donner des leçons».Niant toute querelle entre Montréal et le gouvernement Charest, M.Zampino a souligné que Québec avait fait des efforts pour respecter certaines parties du contrat de ville, notamment un 240 millions versés pour régler le déficit actuariel des caisses de retraite de Montréal, mais aussi des programmes pour fa décontamination des sols et pour l’habitation.L’ennui, a-t-il expliqué, c’est que Québec a décidé de «ne pas donner suite» à un engagement de verser 35 millions $, un montant qui fait partie du budget de fonctionnement de la ville, ce qui affecte son équilibre budgétaire plus directement.M.Zampino a enfin soutenu qu’il était un enthousiaste de 1a philosophie des PPE Presse canadienne et Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi M.985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com MOTS CROISES 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I - Fonction d'un magistrat qui exerçait une charge conjointement avec un autre - Kaon.2- Commune des Pyrénées-Orientales.- Qui a des retlets irisés 3 - Blâmera avec dure- té 4 - Ville du Japon.- Bien appris 5 - Oublie - Zoroas- trien de l'Inde.6 - Sodium.- Mesure de poids anglo-saxonne.- Bagarre.7 - Enlevons.- Instru- ment de labour.8 - Ravagerons.9 - Diminution de la mémoire.- Il correspond à notre "i".10 - Laisser s'écouler un liquide.II - Mammifère d'Indo- nésie.• Rendu moins massif.12 - Agace - Plus mauvais.VERTICALEMENT 1 - Qui porte atteinte â la dignité de qqn.2 - Mise en demeure irrévocable.- Période.9- 12 Bataillon.- Huiler.Unité servant à évaluer la puissance d'un explosif nucléaire.- Strontium.Mille cent.- Utilisés, - Quatre Bruit marquant un effort - Moquerie Viande cuite.-Ensemble de personnes ayant un même but.Pomme.- Paysan, en Amérique du Sud.Voûta (v.pr ).-Fabriquai - Appât.- Enlever.• Apéritif.- Oui.-Quantité de bois.¦ Crustacé marin.-Cent mètres carrés Solution d'hier i.0 çj IhIaIr l[s]T 1 P L qhU JT J ¦ uItH oM* E E L E M e NJC ETRE » E £Ü b[7]m JaT 1 A S E_ H A nU ¦ ” L E | Ej N ¦ T 1jtf c l I " c | C O cf Mrie l i s i u r pf H U mTeTw' 1 E | 0 R Ù e M T N R A Y E R .1286 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité sc limite au coût de la parution.Hydro ViV Que Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l’entreprise : www.hydro-quebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs :(514) 840-4903 Extérieur : 1 800 324-1759 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CRÉANCIERS (Paragraphe 102(4)) FaiUite : 9141-6859 QUÉBEC INC.(Restaurant Earayn) 15 555, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1A 3R1 Ordonnance de séquestre rendue : Le 16 novembre 2004 Date d'ouverture de la faillite : Le 4 novembre 2004 Assemblée : 16' jour de décembre 2004.à 14 h 30.au 1010.boul.de la Gauehetière Ouest, bureau 200.Montréal (Québec) FAIT À MONTRÉAL ce l" jour de décembre 2004.îr LE GROLPE FI LLER LANDAU INC., Syndic N ATM AU E BRAULT, CM A, Cl RP Administraieure désignée Place du Canada 1010, rue de La Gauehetière Ouest, bureau 200, Montréal (Qc) H3B 2N2 Tél.: (514) 875-2805 • Télec.: (514) 954-1676 Courriel : nbrauU@fulleriandau.com CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-011539-046 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE Division des divorces DIANE DE CHANTAL, domiciliée à l'adresse de son procureur aux lins de la présente requête, Demanderesse c.MICHEL VALIQUETTE, adresse inconnue, dont la dernière adresse connue est le 588.rue De Royan, app.6 à Laval, (Québec) H7N 566.district de Laval; Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur, MICHEL VALIQUETTE, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses pocu-reurs.Une copie de la REQUÊTE a été laissée au Greffe de la Cour supérieure, du district de Laval, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Laval, le 26 novembre 2004, DIANE.ùANIEL GREFFIERE AVIS AVIS est donné que Usine de Vitesse inc.demandera au Regis-traire des entreprises la permission de se dissoudre.Fraser Milner Casoram s.r.l.Procureurs de la Compagnie AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie Les Services Informatiques la-sernet Inc.ayant son siège social au 170.Montée de Liesse.Saint-Laurent, province de Québec, H4T 1W6 a l'intention de demander sa dissolution au Registrars des entreposes et.à cet eflet, produit la présente déclaration requise par les dispositions de la Loi sur les publicité tègale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conformément à la Loi sur les compagnies.Saint-Laurent, ce 19 novembre 2004 Jean-Pierre Red, adminisiraleui Philippe Marols Moi, j'ai signé ma carte de don d'organes.1 800 # ; LE DON DE LA VIE Et vous?Un engagement clair! AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie 9003-6567 QUEBEC INC.ayant son siège social au 3678 Hue de la Montagne, Montréal, Québec, H3G 2A8, demandera à la Re-gistraire des Entreprises la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, le 25 novembre 2004 Lebovics.Cvtrvbaum.Peizler Avocats AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec).2948-9663 QUEBEC INC.s'adressera au Registraire des entreprises afin que sa dissolution soit acceptée et qu'une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute.Montréal, province de Québec, ce 25 novembre 2004.Les procureurs de la compagnie, STIKEMAN ELLIOTT S.E.N.C.R.L., s.r.l.Prenez avis que Isabelle Bousquet en sa qualité de mère dont l'adresse du domicile est le 28 rue de Lanoraie, Blainville, Québec, J7B tRI présentera au Directeur de l'Étal civil une demande pour changer le nom de Mathieu Bousquet O’Reilly en celui de Mathieu Bousquet AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'un inventaire des biens de feue Monique Beaudoin en son vivant, secrétaire administrative, résidant au 4770 rue Fullum, appartement numéro 201, Montréal.province de Québec.H7S 2S1, décédée à montréal.le vingt-huit (28) mars deux mille quatre (2004), a été fait par Me Anne-Marie Bigras, notaire, au 3 chemin d'Oka, suite 106, en la ville de Saint-Eustache, province de Québec, J7R 1K5, Donné ce vingt-quatre (24) novembre deux mille quatre (2004).Me Anne-Marie Bigras, notaire FAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE N° 500-14-023284-045 COUR Ronald Thezier 8555 Cluny, Mit H1R 2X4 Partie demanderesse c.Gertrude Blanc Adresse inconnue Partie défenderesse et Le Directeur de l'état civil ASSIGNATION ORDRE est donné à Gertrude Blanc de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est.à Montréal au local 1,120 dans les Ifl jours de la publication du present avis dans le journal le Devoir.Si la partie défenderesse comparait.la requête introductive d'instance sera présentée devant le tribunal le 7 lanvier 05 à 9h en salle au Palais de justice de Montréal.Une copie de la requête introductive d’instance a été remise au greffe, à l'intention de Gertru- Montreal, le 29 nov.2004 MicM Pellann Grettier adjoint AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 27 décembre 2004 ainsique les I” et 3 janvier 2005.Nos bureaui seront fermés les 24 et 27 décembre ainsi que les 31 décembre et le 3 janvier.RÉSERVA1I0NS ET MAÏÉRIEL Publications des vendredi 24 déc.et 31 déc.: les mercredis précédents avant 12h Publications des mardis 28 déc.et 4 janv.: les mercredis précédents avant 16h Publications des lundis 29 déc.et 5 janv.Publication des mardis 30 déc.et 6 janv.les jeudis précédents avant 1t h les mardis précédents avant 16h Tèi.: 985-3344 Fax 935-3340 |*| Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo es e' AUJOURD'HUI Neige fondante max 4 CE SOIR JEUDI VENDREDI Quelques Alternance de Alternance de passages nuageux soleil et de nuages soleil et de nuages min -3 max -1, min -3 max -5.min -7 SAMEDI Pluie ou neige maxO.min -6 La météo en un clin d’œil Max.Min.Hier 5 -3 Normales Precip.0.0 mm Phases de la lune 3 • € O 12/S 12/12 12/18 12/26 Z/-6 Saguenay .-2MB Val d'Or LBsVo%,?ü 7:15 Coucher du soleil 16:13 Canada Le monde St.John’s Sa 3\-1 New York 15)9 Halifax & 6\0 Chicago & 5V4 Ottawa ièr 4\-1 Atlanta 12)11 Toronto « 5\2 Miami Sa 27)20 Winnipeg Sa -12V15 Los Angeles ?99)99 Edmonton Ea -TV 10 Rio de Janeiro £a ro S O Regina Êa 1\-7 Amsterdam Ca 6)0 Vancouver 5)2 Moscou cû -8V16 Whitehorse & -3V10 Paris yola, le petit village où les parents de Ducharme ont longtemps eu une maison, tout près de la traverse du fleuve.C’est ce que rappelle André Gervais, professeur de littérature à l’Université du Québec à Ri-mouski, qui s’est beaucoup intéressé à l'œuvre de Ducharme.Dans une rarissime entrevue accordée à Gérald Godin, dans le magazine Maclean, en 1966, Ducharme disait «Je n 'ai pas de culture, j'ai seulement une douzième année, je bute sur des difficultés, j’ai de la misère à exprimer ce que je veux dire.Pour contourner la difficulté, j’invente.Et quand ça devient trop réaliste, je lis Anatole France ou André Gide, faime beaucoup André Gide parce qu’il utilise le langage du peuple.» Il avait aussi ajouté: «Je ne veux pas être pris pour un écrivain.» La deuxième exposition de Roch Hante, phis courue, s’est tenue en 1985 à la galerie Pink, qui avait alors pignon sur la rue Notre-Dame, près de chez Ducharme.Dans Trophoux, le livre publié chez Lanctôt Patricia Pink, la pro- priétaire, se souvient de cette expo montée avec les œuvres de Roch Plante.«Sa compagne m’a dit qu'il fallait envoyer beaucoup de cartons d’invitation, parce qu’il était très connu.L'artiste avait déchiré un petit mot d’une page de dictionnaire où il y avait le mot “trophée’’.On voyait des griffonnages autour R a dit qu’il appellerait ses assemblages des trophoux, un amalgame dç “trophée” et de ‘fou’», écrit-elle.A l’époque, c'est la grande amie de Ducharme, Pauline Julien, qui avait passé le mot que le Roch Plante qui signait cette exposition était aussi Réjean Du- charme, grand écrivain, ajoute l’éditeur du catalogue, Jacques Lanctôt Une bonne partie de la communauté artistique s’est présentée à ce premier lancement et les œuvres s’y sont envolées.Il faut dire que Ducharme pratique, en matière de prix, la même contre-culture qu’il applique dans ses rapports avec les médias; il tient, malgré sa notoriété, le prix de ses œuvres remarquablement bas.«J’ai cru comprendre qu’il demandait le prix qu’il voulait pour ses œuvres», dit André Gervais.«Il peut décider qu’il vend 300 $ une œuvre qui pourrait se vendre cinq ou six fois le prix», ajoute le professeur.Ses œuvres rappellent souvent des personnages, des chapitres de ses livres.Certaines expressions s’y retrouvent telles quelles: «le mal est fait», «ma solitude est mon palais», tirées de L’Avalée des avalés.En tout, Roch Plante a produit 370 œuvres et 12 expositions solos, selon Gervais.Les œuvres présentées dans le catalogue de Lanctôt ont été achetées par deux collectionneurs, Stefan Georgesco et Charles Forget Elles doivent faire l’objet d’une exposition au Musée de l'AbitibL «Ce sont les collectionneurs qui m’ont approché pour faire ce catalogue», raconte l’éditeur Jacques Lanctôt qui essayait depuis plusieurs années, en vain, de publier les chansons de Ducharme.Il a été question que Lanctôt utilise une photo de Roch Plante, de dos, pour illustrer une affiche.Mais la conjointe de l’artiste a finalement fait savoir qu'il y serait encore trop reconnaissable, même vu de dos.Le Devoir
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