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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-12-22, Collections de BAnQ.

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VARIETES Les dix meilleurs disques d’ici Page B 8 w w \v .led e v o i r.e o m GUANTANAMO Des courriels du FBI font état de tortures Page A 5 LE DEVOIR Irak : 20 Américains tués Une attaque a touché une cantine remplie de soldats, à Mossoul, faisant 22 morts et 66 blessés NAMIR NOOR ELDEEN AGENCE FRANCE-PRESSE Peu avant l’attaque qui a fait 22 morts dans le réfectoire d’une base américaine à Mossoul, des centaines d’étudiants avaient manifesté dans le centre de la ville pour exiger que les troupes américaines cessent de s’introduire sans prévenir dans les maisons et les mosquées.AGENCE FRANCE-PRESSE Christian Chesnot et Georges Malbrunot \ .¦ X r- \\m& Les otages français sont libres Les raisons de cette libération demeurent nébuleuses CHRISTIAN RIOUX Paris — La nouvelle a été .accueillie comme un immense cadeau de Noël.A trois jours du réveillon, les otages français Christian Chesnot et Georges Malbrunot ont été libérés.C’est la chaîne de télévision al-Jazira qui a annoncé la nouvelle que toute la France attendait impatiemment sans désespérer depuis 124 jours.Sur la place de l’hôtel de ville de Paris, les portraits géants des deux journalistes ont aussitôt été décrochés pendant que tous les représentants de la société se félicitaient de cette libération inattendue.Les otages ont été remis aux autorités françaises, ils ont passé la nuit dans un lieu sécurisé à Bagdad et devaient être de retour dès aujourd’hui, a annoncé le por-te-parole du ministère français des Affaires étrangères, Hervé Ladsous.A la demande du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, est parti dans la nuit chercher les deux otages libérés.Une soixantaine de personnes se sont rassemblées spontanément hier soir à la mairie de Baugé (Maineet-Loire) où habitent les parents de Christian Chesnot «On n'y croit pas encore», a dit sa mère, Denise Chesnot «Us passeront la nuit à Badgad dans un lieu sécurisé», a confirmé Bernard Malbrunot le frère de Georges.VOIR PAGE A 8: OTAGES L> armée américaine a été la cible hier d’une attaque 1 meurtrière à Mossoul, dans le nord du pays, qui a fait 22 morts, dont 20 Américains.Parmi les victimes figurent 15 soldats américains et cinq civils sous contrat avec l’armée américaine ainsi que deux soldats irakiens, a annoncé ce matin le capitaine Brian Lucas, porte-parole du commandement américain à Bagdad, précisant que l’explosion était due à une roquette de 122mm.Au total, 66 personnes ont été blessées, dont 42 Américains.Présent sur les lieux de l’attaque, Jeremy Redmon, journaliste du Richmond Times, quotidien local de Virginie, a indiqué que l’attaque avait touché une tente remplie de centaines de soldats qui venaient juste de s’asseoir à table pour déjeuner.Au Pentagone, des responsables ont précisé que des roquettes et des obus de mortiers s’étaient abattus sur la cantine de la base Marez vers midi, heure à laquelle des dizaines de soldats viennent souvent déjeuner.Cette attaque a été revendiquée par Ansar al-Sounna, l’une des organisations les plus actives dans l’insurrection contre les forces américaines et les autorités irakiennes.Dans un communiqué publié sur un site Internet, ce groupe a précisé que sa cible était le réfectoire du camp américain.Quelques heures après l’attaque, dims un communiqué diffusé sur un site Internet islamiste, les auteurs présumés de l’attaque ont expliqué qu«un membre des moudjahidines de l’armée d’Ansar al-Sounna a mené une opération martyre».Peu avant l'attaque, des centaines d’étudiants avaient manifesté dans le centre de Mossoul pour exiger que les troupes américaines cessent de s’introduire sans prévenir dans les maisons et les mosquées de la ville.VOIR PAGE A 8: MARINES Les otages devraient être de retour en France dès aujourd’hui Hôpital Pierre-Le Gardeur Bogue informatique en radiologie Pendant des mois, des milliers de rapports d'examens n'ont pas été imprimés ni transmis LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY \ A la veille de Noël, une douche froide est tombée sur la population de Lanaudière, qui a découvert avec stupeur que, sur les 68 000 examens de radiologie effectués entre le 7 janvier et le 17 décembre 2004 au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, pas moins de 14 541 rapports n’ont pu être imprimés en raison d’un bogue informatique.Résultat, ces rapports n’ont pas été transmis aux médecins traitants, laissant leurs patients dans le noir le phis complet Hier, l’heure était moins au mea culpa qu’à l’action, un plan d’urgence ayant déjà été mis en branle par la direction de l’hôpital qui a pris connaissance du problème vendredi dernier.Au cours des trois derniers jours, le centre a eu le temps d’éplucher les 14 541 rapports manquants.Au total, 579 résultats d’examens présentant une anomalie pour laquelle le suivi VOIR PAGE A 8: BOGUE INDEX Actualités A2 Annonces — B 4 Avis publics.B 6 Carrières___B 5 Culture.B 8 Décès.B4 Économie____B 1 Editorial.A6 Idées.A 7 Météo.B6 Monde.A 5 Mots croisés .B 4 Sports.B6 Télévision.B 7 Le prix de l’intégration scolaire Le débat sur la place des enfants handicapés à l’école soulève une tempête à Rimouski MARIE ANDRÉE CHOUINARD CA est l’histoire de Joël, 10 ans, et de Ra-/ faëlle (nom fictif), 7 ans.Deux enfants issus de familles différentes, mais plongés ces jours-ci malgré eux au cœur d’une crise sans pareille dans le milieu scolaire rimouskois.Le lien qui les unit?La volonté de leurs parents de les voir évoluer dans une classe régulière, en dépit du fait qu’ils soient atteints de trisomie 21.Rimouski et sa commission scolaire, la CS des Phares, font la manchette des médias locaux ces jours-ci.La semaine dernière, à cause d’un geste symbolique qui a soulevé l’indignation de la population locale, la pe-tite Rafaëlle s’est retrouvée fin seule en classe pendant trois journées, car les parents de ses camarades de première année avaient décidé de gar- g' der leurs enfants à la maison.Ils souhaitaient ainsi protester contre le manque de ressources affectées à cette classe où deux enseignantes ont déjà abdiqué depuis le début J d’octobre.Leur geste a soulevé les passions, les transformant soudainement en bourreaux intolérants.«Nous ne sommes pas contre l’intégration, contrairement à ce qu’on a laissé croire», explique Michel Ouellet, le père d’un des enfants qui côtoient Rafaëlle dans sa classe.«Nous sommes pour un enseignement adéquat mais pour tous les enfants de la classe.» Des ressources, il y en avait pour cette petite fille dont les besoins sont différents de ceux de leurs enfants.Mais pour les leurs?Quelques jours avant cette affaire, l’intégration avait aussi secoué Rimouski et sa commission scolaire à cause d’un jugement du Tribunal des droits de la personne: en condamnant la commission scolaire des Phares à verser quelque 50 000 dollars à titre de dommages aux parents de Joël Potvin, lui aussi trisomique, et en recommandant qu’il évolue en classe régulière au moins à mi-temps, la juge Michèle Rivest venait de sonner la victoire pour les parents du petit garçon, qui luttaient pour que leur fils évolue en milieu régulier depuis quelques années.La commission scolaire a indiqué son intention de porter ce jugement en appel.Ces deux histoires distinctes forcent le milieu scolaire à une profonde et déchirante réflexion sur la place des enfants handicapés dans une classe ordinaire.L’intégration scolaire, oui, mais à quel prix?Le choix des parents de retirer leurs enfants de la classe de Rafaëlle a provoqué la colère et suscité un flot de réactions de dénonciation.Tant l’Office des personnes handicapées du Québec que l’Association québécoise pour l’intégration sociale ou le Regroupement pour la trisomie 21 ont sursauté devant cette manière de protester, et ont rappelé les vertus de l’intégration tant pour l’enfant handicapé que pour les enfants qui le côtoient Les parents se sont défendus d’avoir agi contre l’enfant son handicap ou même l’intégration.«La façon de revendiquer nos droits a pu paraître brutale et univoque à plusieurs personnes», ont-ils écrit dans un communiqué diffusé au cœur de la tempête.«Tous doivent demeurer conscients que cette action n’a pas été prise contre l’intégration mais plutôt pour qu’on nous écoute, pour que l’on prenne tout aussi au sérieux les droits de tous les enfants de la classe.» VOIR PAGE A 8: INTÉGRATION LOGEMENT Montréal risque de perdre l’accès aux mesures d’urgence ¦ À lire en page A 3 LE DEVOIR.LE MERCREDI 22 DÉCEMBRE 2004 A 2 L E S A C T U A LIT E S Emplacement du futur CHUM Québec arrêtera son choix après les Fêtes ROBERT DUTRISAC Québec — Le gouvernement Charest reporte sa décision concernant l’emplacement du futur Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) à l’an prochain.Au terme de la réunion du conseil des ministres, le ministre de la Santé et des Services sociaux.Philippe Couillard, a indiqué que la décision concernant le nouveau CHUM «va probablement aller après les Fêtes» et que «le processus était encore en cours».Selon nos informations, le dossier du futur CHUM n’était même pas à l’ordre du jour du conseil des ministres hier.Or le gouvernement a maintenant en main les trois rapports qu’il a demandés pour évaluer le projet alternatif de la gare de triage d’Outremont en regard du projet sur lequel M.Couillard a jeté son dévolu, le 1000 Saint-Denis où s’élève l’hôpital Saint-Luc.L’ex-premier ministre Daniel Johnson, qui, au sein de la commission Mulroney-Johnson, avait rejeté le projet du 6000 Saint-Denis préparé par le gouvernement précédent en raison, principalement, de son coût trop élevé, a remis son rapport sur le site d'Outremont, un projet au moins aussi onéreux.Le gouvernement dispose également d’un rapport du comité interministériel créé cet automne pour examiner les deux projets.Les hauts fonctionnaires ont conclu que le projet soumis par le recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix, coûterait beaucoup plus cher — de 700 à 800 millions, selon La Presse — qu’un CHUM sis au 1000 Saint-Denis.Enfin, dans son rapport remis au sous-ministre Juan Roberto Iglesias au début de septembre, l’Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal, dirigée par David Levine, rejette le projet d’Outremont Implanté sur un territoire où 51 % des résidants sont d’expression anglaise, le projet ou-tremontais se ferait au détriment de la population de l’Est de Montréal, estime l’Agence.«Le scénario alternatif proposé par l’Université de Montréal viendrait perturber l'accessibilité aux services hospitaliers généraux et spécialisés de la population des territoires du Centre-Est et de l'Est de Montréal qui est actuellement desservie par le CHUM», précise David Levine dans sa lettre au sous-ministre.La semaine dernière, l’ancien premier ministre Lucien Bouchard s’est porté à la défense du projet du recteur Lacroix sur un site qui n’avait pas été considéré par son gouvernement «Sommes-nous vraiment résignés à subir pendant des générations la comparaison d’un CHUM de compromis avec le complexe médical et hospitalier de McGill déployé, lui, sur une superficie vaste et dégagée, totalement construit en neuf et agrémenté de verdure, conçu selon les normes les plus modernes et les plus exigeantes du continent?Si oui, c’est un choix qu’on ne pourra reprocher à d’autres qu’à nous-mêmes», écrivait M.Bouchard dans une lettre ouverte.Le Devoir Avec la collaboration de Tommy Chouinard Pettigrew aussi a facilité l’entrée au pays d’effeuilleuses Ottawa — Après Judy Sgro, le ministre Pierre Pettigrew se retrouve à son tour sur la sellette dans le dossier de l’embauche de danseuses exotiques à l’étranger.Des documents obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information révèlent que le 28 avril 98, M.Pettigrew, qui dirigeait à l’époque le ministère du Développement des ressources humaines, a approuvé l’exemption spéciale qui a permis à des danseuses nues étrangères de venir travailler au Canada malgré des mises en garde au sein du gouvernement.Selon le quotidien National Post, qui rapportait l’affaire hier, une note de service d’immigration Canada daté du 8 avril 98, soit 20 jours avant que M.Pettigrew donne son aval au programme, tentait de l’en dissuader.La note de service signalait que la profession d’effeuilleuse était étroitement liée au crime organisé et que ces femmes, principalement originaires d’Europe de l’est, risquaient d'être forcées de se prostituer.L’un de ces documents, issu du ministère de l’Immigration et de la Citoyenneté, condamne même Ressources humaines Canada pour avoir accordé cette exemption qui va à l’encontre de la politique canadienne sur la traite internationale des femmes.Le sous-ministre adjoint à Immigration Canada, Daniel Jean, a écrit à nouveau l’an dernier et en juin de E M P 0 R ! 0 LE SOLDE BOXING DAY JUSQU’À JOYEUX NOËL ET BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 1455 RUE PEEL (LES COURS MONT-ROYAL) 514-282-0022 ARCHIVES REUTERS Pierre Pettigrew cette année pour se plaindre que le nombre d’effeuilleuses entrant au pays à des fins de prostitution ne cessait d’augmenter.Rappelons que l’existence du controversé programme de recrutement de travailleurs étrangers a été dévoilé il y a quelques semaines à peine, lorsqu’il fut révélé que la ministre de l'Immigration, Judy Sgro, avait accéléré T'entrée au pays d’une danseuse nue d’origine roumaine qui avait travaillé à sa campagne électorale.L’exemption, qui a finalement été abolie le 15 décembre par l’actuel ministre des Ressources humaines, Joe Volpe, aura permis à une multitude de propriétaires de boîtes de nuit de se payer les services de danseuses étrangères sans avoir à prouver qu'ils ne pouvaient trouver, au Canada, du personnel pour combler de tels besoins.Presse canadienne 8,6 onces à la naissance! OSCAR IZQUIERDO REUTERS L’EXPLOIT n’est pas mince, mais l’héroïne, oui: l’Américaine Rumaisa Rahman pourrait en effet sortir de l’hôpital d’ici deux semaines, auréolée du titre de plus petit bébé du monde ayant survécu.À sa naissance, survenue le 19 septembre en Illinois, elle ne pesait en effet que 8,6 onces (une demi-livre), soit environ la taille d’un téléphone cellulaire.Le précédent record était de 9,9 onces.La sœur jumelle de Rahman, née à peine plus grosse qu’elle, s’en est également sorti.Les deux enfants ont été placés dans un incubateur pendant les deux mois qui ont suivi leur naissance, mais leur état de santé n’inspire plus d’inquiétude, selon leurs médecins.SANTÉ Ambulanciers contre pompiers La décision gouvernementale d’investir 5,5 millions pour faire des pompiers des premiers répondants frustre les ambulanciers LOUISE MAUDE RIOUX S O UC Y La volonté du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec de mettre en place un programme de premiers répondants de 5,5 millions avec les pompiers de Montréal a été reçue comme une gifle par les ambulanciers et paramédics du Québec.Hier, leur cri du cœur a été repris par la présidente de la CSN, qui a sommé le ministre Philippe Couillard de clarifier sa position dans le dossier des soins préhospitaliers d’urgence au Québec.La centrale syndicale a dénoncé avec force ce qu’elle qualifie d'«j«-cohérence», alors que, d’un côté, le ministre refuse à 18 paramédics de soins avancés formés par Urgences-Santé le droit d’exercer leur métier, mais finance à coups de millions un service de premiers répondants en milieu urbain.Un non-sens au yeux de la présidente de la CSN, Claudette Caibonneau.«Faire des premiers répondants une priorité, c’est comme construire le toit d’un édifice avant d’avoir cou- ler la fondation, a expliqué Mme Carbonneau.Nous ne sommes pas contre les premiers répondants, mais pas au détriment des ambulanciers.Les études le prouvent: l'ajout de paramédics en soins avancés permet de sauver plus de vies.Pour sauver de l’argent, le ministre met en péril la vie du monde!» Le Rassemblement des em-ployés-es techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ-CSN) y voit une pure manœuvre politique.«La mise en place d’un programme de premiers répondants n 'est que de la poudre aux yeux, a dénoncé le président du RETAQ, André Létourneau.Le ministre veut faire taire le débat public.La chaîne de survie ayant la force du maillon le plus faible, il faut d’abord consolider le service ambulancier.Nous croyons que le ministre devrait prioriser la formation des ambulanciers.» Les ambulanciers sont d’autant plus choqués par l’attitude du ministre qu’ils ont calculé qu’avec la moitié de cette somme seulement, le RETAQ aurait les moyens de remettre les soins préhospitaliers sur les rails partout au Québec.Avec ces 5,5 millions, le RETAQ affirme même qui! serait en mesure d’établir un système de premiers répondants efficace en régions, afin de donner aux Québécois les services «auxquels ils ont droit».Mais au-delà des simples questions de sous, les ambulanciers sont outrés de voir que le dossier des 18 super-ambulanciers traîne toujours.«La chasse aux sorcières a assez duré, a dénoncé Mme Carbonneau.Le ministre doit mettre un terme à l’inspection ministérielle décrétée auprès d’Urgences-Santé.Au lieu de tenter de clarifier la situation entourant la formation de 18 paramédics, le ministre devrait plutôt expliquer pourquoi le Québec fait bande à part et remédier à la situation.» Le RETAQ s’inquiète de voir le Québec faire cavalier seul alors que les autres provinces canadiennes ont toutes opté pour la mise en place de soins préhospitaliers avancés.Pour étayer leur thèse, les paramédics évoquent une étude ontarienne effectuée auprès de 24 000 patients sur une période de sept ans.L’étude OPALS a dé- montré que l’ajout de paramédics en soins avancés dans une ville de deux millions d’habitants s’était soldé par un bénéfice de 260 vies additionnelles par année.Hier, les ambulanciers ont aussi profité du point de presse pour revenir sur la question épineuse des horaires de factions qui font en sorte que, dans une vingtaine de villes au Québec, des techniciens ambulanciers sont en disponibilité, chez eux, 7 jours sur 14,24 heures sur 24.Pour la présidente de la CSN, «les horaires de faction sont complètement inacceptables.L’ajout d’un million de dollars permettrait d’éliminer la plupart des horaires de faction dans les villes du Québec et d’avoir des techniciens dans les ambulances prêts à partir dès l’arrivée d’un appel».Pour toutes ces raisons, le RE-TAQ-CSN lancera, dès le mois de janvier, une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès de la population québécoise.Cette campagne sera appuyée par la CSN, a assuré sa présidente.Le Devoir Le chauffage au bois pollue davantage quand le vent manque de souffle LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le chauffage au bois, probablement le plus vieux mode de chauffage au monde, engendre d’intenses problèmes de pollution lorsqu’on l’utilise dans des agglomérations comme des villes et des villages et l’intensité de cette pollution toxique dépend grandement de la puissance des vents.Lorsque le vent s'arrête, il vau-drait mieux s'abstenir de chauffer au bois dans les agglomérations humaines.C’est ce que révèle un suivi de la pollution causée par le chauffage au bois dans une ville comme Montréal, une étude conjointe de la Ville, du ministère québécois de l’Environnement et de son pen-dant fédéral.D’autres études, dont une réalisée à Baie-Comeau, avaient démontré l'existence de pics de pollution toxique à peu près sans équivalent aux abords de grandes entreprises polluantes.A Baie-Comeau, la ville se retrouve dans une sorte de cuvette où la pollution causée par le chauffage au bois atteint des sommets inquiétants lorsque l’air ne bouge pas ou à peu près pas.Des vents de 15 km/h et plus diluent cette pollution.Une première étude, publiée en 1999, avait démontré que l'air d’un quartier comme celui de Rivière-des-Prairies, dans Test de Montréal, était sensiblement plus pollué que le centre-ville de la métropole par certains des pires contaminants toxiques.La cause de cette intense pollution hivernale avait été identifiée comme étant le chauffage au bois.Les pires épisodes de pollution ont été relevés les soirs de fin de semaine.Le suivi réalisé au cours des dernières années dans ce quar- ASSEMBLEE MATlOnALE QUÉBEC CONSULTATION GÉNÉRALE POLITIQUE DU MÉDICAMENT La Commission des affaires sociales est chargée de tenir des auditions publiques à compter du Ir cadre d’une consultation générale sur le document intitulé Politique du médicament mars 2005 dans le Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus tard le 4 février 2005 La Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu elle entendra Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre Ils doivent être accompagnés d'autant d’exemplaires d'un résumé de leur contenu Les personnes et les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 20 exemplaires supplémentaires Vous êtes également invités à transmettre par courriel le fichier de votre mémoire Toutefois, cela ne vous dispense pas de produire une version papier de celui-ci Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressés à: Denise Lamontagne, avocate, secrétaire de la Commission des affaires sociales.Édifice Pamphüe-Le May, 1035, rue des Parlementaires, 3' étage, Québec (Québec), G1A 1 A3 Téléphone (418)643-2722 Télécopieut (418)643-0248 Courriel : cas@assnat qc.ca tier démontre que les concentrations d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), une famille de molécules dont plusieurs sont hautement cancérigènes, atteignent 74,5 nanogrammes par mètre cube d’air, soit cinq fois ce qu’on y mesure en été et deux fois les concentrations relevées au centre-ville de Montréal aux heures de pointe.Cette pollution atteint ses sommets en novembre et février avec un pic absolu en janvier.Les pires épisodes, qui atteignaient 144 ng/m\ ont été relevés les soirs de fin de semaine.Des constats similaires ont été faits pour les concentrations de dioxines et de furanes, deux famines de molécules cancérigènes et mutagènes parmi les plus dangereuses qui soient, ainsi que pour les particules fines, elles aussi cancérigènes.Les concentrations relevées en hiver à Riviè-re-des-Prairies atteignent presque le double de celles relevées au centre-ville.Mais ces concentrations se situent toutes sous le seuil du «critère annuel» défini par le ministère québécois de l’Environnement bien qu’elles s’en rapprochent souvent lors de certains épisodes.Dans des milieux plus isolés, où les résidences sont peu nombreuses et espacées, le chauffage au bois ne hausse pas de façon aussi importantes les concentrations de contaminants dangereux dans l’air ambiant Le Devoir P i LE DEVOIR.LE MERCREDI ¦> ¦> DECEMBRE 2 0 0 1 A 8 ACTUALITES Scrutin présidentiel de dimanche en Ukraine Les observateurs canadiens sont en route pour Kiev Terre-Neuve autorise à son tour le mariage gai St John, Terre-Neuve — Terre-Neuve est devenue hier la septième province du Canada à autoriser le mariage homosexuel.Un tribunal de la province a estimé que l'union de deux personnes du même sexe était légale.Cette décision fait suite à un arrêt de la Cour suprême canadienne qui avait jugé le mois dernier que le gouvernement fédéral avait seul l’autorité de redéfinir la notion de mariage pour y inclure les unions homosexuelles.Le premier ministre Paul Martin avait alors estimé que, puisque les juges de six des dix provinces du Canada et de l’un de ses territoires avaient déjà autorisé les mariages gais, ceux-ci devaient devenir légaux dans tout le pays.Il a annoncé que son gouvernement proposerait en janvier un projet de loi en ce sens, projet qui devrait être approuvé par le Parlement Si tel était le cas, le Canada deviendrait le troisième pays, après la Belgique et les Pays-Bas à légaliser le mariage homosexuel.Associated Press BOGUE SUITE DE LA PAGE 1 n’est pas connu ont été repérés.Ces personnes seront toutes contactées d’ici ce midi afin de venir passer des tests supplémentaires, a promis fa direction.L’hôpital a également ménagé des espaces prioritaires en radiologie pour prendre en charge tous ces patients tombés entre deux chaises.Le temps sera en effet un facteur décisif dans ce dossier en raison de la nature des anomalies relevées par le personnel.«Tout l’éventail est là: de la simple petite fracture jusqu’à la tumeur pulmonaire», a convenu le directeur des services professionnels du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, le Dr Gerry Bédard, qui promet que le tout sera réglé avec célérité.Si le bogue informatique survenu le 13 mars 2004 est passé si longtemps inaperçu, c’est que plusieurs médecins, ne voyant pas leurs rapports d’examen venir, ont tout simplement demandé à l’hôpital de leur réimprimer le rapport En effet, même si les informations n’ont jamais été imprimées ni archivées, celles-ci sont toujours restées accessibles.La situation est d’autant plus complexe que les 14 500 dossiers sont de provenance diverse: 6400 de l’urgence, 2700 de l’hospitalisation, 2600 des cliniques externes et 3010 dossiers des cabinets privés.La plupart des dossiers hospitaliers ont donc vraisemblablement pu être consultés sur place.Ce sont les 3010 dossiers des cliniques privées qui inquiètent le plus la direction.«Ces rapports-là ont pu être demandés par 250 à 300 médecins différents.Vous comprenez donc rapidement le phénomène de dilution qui a fait qu’un médecin a pu manquer un ou deux rapports par mois, sans que cela ne se sache vraiment», a expliqué le Dr Bédard.Il aura fallu la plainte d’une cliente excédée après une attente de deux mois pour que l'hôpital fasse enquête.«J’ai demandé à ce qu’on porte un regard sur ce cas-là à l’informatique et aux archives.On a questionné la compagnie informatique qui nous a finalement avisés de cet élément», a raconté le Dr Bédard.Depuis lundi, les médecins et les infirmières de l’hôpital communiquent donc avec les médecins traitants et les patients dont les rapports présentent une anomalie afin de savoir si, par d’autres moyens, les résultats de ces examens ont été communiqués et si d’autres examens ont été réalisés par la suite.Le président du conseil d’administration du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, Pierre Bergeron, a présenté les profonds regrets de l’hôpital dans toute cette affaire.«Tous les moyens sont pris pour apporter l’appui des équipes médicales, infirmières et psychosociales du Centre de santé et de services sociaux du sud de Lanaudière, dont le centre hospitalier est une constituante, aux personnes concernées par cette situation», a-t-il dit Le directeur général du Centre de santé et de services sociaux du sud de Lanaudière, Michel Bouf-fard, a pour sa part déclaré qu’une enquête exhaustive sera faite pour éclaircir les circonstances entourant ce problème informatique, de même que les mesures actuelles de sécurité en vigueur pour l’ensemble des systèmes informatisés de l’hôpital.Cette enquête englobera aussi la technologie et les services du fournisseur du système de traitement de radiologie mis en cause, cela avec l’aide d’experts indépendants.«Nous analyserons soigneusement les différents niveaux de responsabilité dans cette affaire, afin d’éviter que d’autres situations semblables surviennent et afin que les signaux d’alerte soient plus efficaces, à l'avenir, pour les prévenir», a précisé M.Bouffard.En attendant, le Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur a instauré un nouveau contrôle, manuel celui-là, afin de contrôler tous les rapports d’examens en radiologie.Une ligne d’information a aussi été mise en place pour le public, qui trouvera au bout du fil des infirmières et des médecins disponibles pour répondre à leurs interrogations, cela entre 8h et 22h, au (450) 470-2653.Par ailleurs, l’Agence régionale de la santé et des services sociaux de Lanaudière et le ministère de la Santé et des Services sociaux sont tenus informés de l’évolution de la situation, de même que les organismes médicaux responsables, a assuré la direction.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage.Montréal (Québec).H3A 3M9.D est imprime par Imprimerie Québécor World, St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.Edmonton — Les observateurs canadiens dépêchés en Ukraine en vue de la reprise du deuxiè me tour des élections présidentielles dans ce pays, dimanche, s’attendent à vivre des moments historiques et inspirants.«Ce qui est arrivé ces dernières semaines constitue une expérience inspirante, a affirmé Bohdan Klid, hier, alors qu'il se préparait à prendre un vol en direction de Kiev.Je veux être là pour être témoin de ce qui marquera, à mon avis, une transition vers un gouvernement plus démocratique.» M.Klid figure au nombre des centaines d’observateurs faisant route cette semaine vers la capitale de l'Ukraine.Le gouvernement canadien dépense 5 millions afin de dépêcher 500 personnes, parmi lesquelles plusieurs en provenance de l’ouest du pays.MARINES SUITE DE LA PAGE 1 Le président américain George W.Bush a immédiatement condamné cette attaque et réaffirmé que les terroristes et les fidèles de Saddam Hussein seraient vaincus, selon la Maison-Blanche.«Les terroristes et les partisans de Saddam cherchent désespérément à faire dérailler la transition vers la démocratie et la liberté en Irak», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan.«Ils seront vaincus», a-t-il souligné en précisant que George W.Bush déplorait la perte de vies.«Au fur et à mesure que nous aidons les Irakiens à construire un Irak libre et démocratique, les ennemis de la liberté cherchent à faire dérailler cette transition.» Le président américain s’est rendu hier après-midi dans un hôpital militaire de la région de Washington auprès de soldats blessés en Irak.La journée la phis meurtrière pour les forces américaines en Irak est survenue aux premiers jours de l’offensive pour renverser Saddam Hussein, lorsque 29 soldats étaient tombés au combat.En novembre 2003,17 militaires américains ont péri dans la collision de deux hélicoptères près de MossouL L’attaque de ce camp militaire contraste avec les propos de Tony Blair qui, lors d’une visite surprise à Bagdad, a affirmé que les Irakiens, soutenus par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, allaient «réussir» dans leur lutte contre le «terrorisme».Le déplacement du premier ministre n’avait pas été annoncé pour des raisons de sécurité.11 s’agit de la première visite de M.Blair à Bagdad et la troisième en Irak depuis avril 2003.Il s’était rendu auprès des troupes britanniques à Bassora, dans le SUITE DE LA PAGE 1 C’est le président Jacques Chirac qui lui a annoncé la nouvelle.Celui-ci a écourté ses vacances à Marrakech pour rentrer aujourd’hui accueillir les otages à Paris.L’Assemblée nationale a interrompu ses travaux pendant cinq minutes à l’annonce de la nouvelle.Elle a chaudement applaudi le premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui a souligné la «démarche constante, difficile et discrète» de la diplomatie française.Dans les rédactions de Radio-France international et du quotidien Le Figaro, où travaillaient les deux journalistes, on sablait le champagne.D faut dire que l’enlèvement de Christian Chesnot et Georges Malbrunot a déclenché il y a quatre mois un mouvement de solidarité sans précédent Chaque jour, la radio française diffusait un message d’une personnalité appelant à ne pas les oublier.Ce front uni n’avait pas faibli malgré la durée exceptionnellement longue de cette détention.«Hamdullilah!» (Dieu soit loué), a déclaré Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris qui s’était rendu à Bagdad avec des représentants des organisations musulmanes française pour exiger la libération des otages.Signe de cette unité toujours présente, l’Union des étudiants juifs de France a dit espérer que ce dénouement heureux redonne «davantage de sérénité à la société française par rapport aux problématiques du Moyen-Orient».Alors que la France boycotte plus souvent qu’au-trement l’actuel gouvernement irakien, l’ancien premier ministre Edouard Balladur a souhaité que «les conditions soient réunies afin qu’à Tissue des prochaines élections, le gouvernement irakien soit doté de SUITE DE LA PAGE 1 Mal informés, agrippant au compte-gouttes des bribes d’informations de la bouche de leurs propres enfants, les parents ont cherché à savoir ce qui se passait dans cette classe.«L'intégration, on aurait aussi voulu y être associé», explique Michel Ouellet, porte-parole des parents des 19 autres enfants.Après une rencontre difficile avec la direction de l’école, les parents demandent le retrait de Rafaëlle de la classe, puis son passage à un régime de mi-temps.Sans succès.«C’est là qu’on a décidé de retirer nos enfants», explique M.Ouellet, ajoutant que les parents se sont inspirés d’une histoire vécue ailleurs au Québec où des parents avaient choisi ce moyen pour faire entendre raison à la commission scolaire dans un autre dossier.«C’était drastique comme choix, mais notre intention était que tous les enfants, y compris [Rafaëlle], aient accès à une classe qui ait du bon sens.» «Ces parents n’avaient pas d’autre choix, ils en étaient rendus là pour que la commission scolaire les écoute», explique Martine Cliche, présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mi-tis, qui soutient les enseignantes qui défilent dans la classe depuis le début d’octobre.une destination populaire chez les immigrants ukrainiens depuis plus d'un siècle.Tout au long de son histoire, jamais le Canada n'a envoyé autant d'observateurs électoraux à l'étranger.Ces derniers prennent cette fois part à la première mission du Corps canadien, mis sur pied par le gouvernement fédéral afin de promouvoir la bonne gouvernance et le renfonement des institutions dans les pays en voie de dév eloppement et dans les Etats jugés fragiles.le Congrès des Ukrainiens-Canadiens tentait également d'obtenir les accréditations nécessaires pour 291 observateurs ainsi que pour 150 Canadiens vivant actuellement en Ukraine, Tous les membres de la délégation canadienne devaient quitter le pays avant aujourd'hui.L’ancien premier ministre John Turner a été nom- CT ¦M X \St£: h ADRIAN DENNIS REUTERS Le premier ministre britannique Tony Blair descend d’un char au cours d’une visite effectuée hier à la base britannique de Bassora.Il s’agissait de la troisième visite de Tony Blair en Irak depuis avril 2003.sud du pays, à la mi-2003 et en janvier 2004.Blair a rendu hommage aux «héros du nouvel Irak» qui «risquent leur vie tous les jours» pour organiser les élections législatives prévues le 30 janvier.Il a reconnu que ce scrutin ne mettrait pas un terme à l'insurrection, mais il a toutefois formulé l’espoir d’une amélioration de la sécurité en Irak, où les violences continuent dans de nombreuses régions à l’approche des élections.OTAGES toute la force légale et morale pour restaurer la stabilité et la sécurité du pays».Dans ce concert de louanges, seul le premier secrétaire du Parti socialiste fiançais François Hollande a demandé des explications sur «ce qui s’est passé durant ces quatre mois et la manière dont s’est déroulée la négociation».Ces circonstances demeurent pour l’instant nébuleuses.Depuis plusieurs mois, la diplomatie française avait mobilisé tous ses contacts dans le monde arabe.De nombreux représentants politiques et religieux musulmans ont réclamé la libération des otages: de Muammar Kadhafi à Yasser Arafat, en passant par de nombreux imams.Depuis la guerre du Liban, la France a une longue expérience de ce genre de situation.«Il y a certainement un volet politique et un volet financier qui ont été négociés», disait hier le journaliste Roger Auque, lui-même un ancien otage.D faudra des semaines, sinon des années, pour savoir comment la diplomatie française est parvenue à réaliser ce tour de force.Selon le communiqué transmis par al-Jazira, l’Armée islamique en Irak qui a revendiqué l’enlèvement estime que «la preuve a été faite qu’ils [les otages] n’espionnaient pas pour le compte des forces américaines».Cette libération répond, dit aussi le communiqué, aux «appels» des organisations musulmanes et elle tient compte de «appréciation de l’attitude du gouvernement français sur la question irakienne, et de celle des deux journalistes sur la cause palestinienne».L’Armée islamique en Irak a déjà revendiqué l’assassinat d’agents de sécurité américains, de travailleurs pakistanais.Elle a décapité le journaliste italien Enzo Baldoni et fait plier les Philippines, qui ont INTÉGRATION Rafaëlle a été intégrée à ce moment en classe régulière après que l’école en a fait la recommandation, une décision qui suivait un premier choix de la confier plutôt à une école spéciale.A partir de là, les rebondissements se sont multipliés.Incertaine de pouvoir concilier une tâche régulière et une tâche «adaptée», une première enseignante a baissé les bras après quelques jours de classe et bénéficie depuis d’un congé de maladie.Une remplaçante est venue en renfort pendant quelques jours.Une troisième a vécu la «crise» et a déjà annoncé qu’elle ne reviendrait pas après la période des Fêtes.Une quatrième est prête à prendre la relève en janvier.Des conditions de travail inacceptables, juge le syndicat, pour qui la tâche de ces femmes est «trop lourde», comme l’explique Mme Cliche.«On ne peut pas mener un programme régulier et un programme adapté en même temps!» Le directeur de la commission scolaire croit que, dans cette histoire, plusieurs parents ont souffert d’un manque flagrant d’information qui a déclenché une réaction vive.Sur ce terrain, Michel Ouellet abonde.«Les mouvements de personnel ont déclenché l’inquiétude chez les parents», explique Paul Labrecque, directeur de la CS des Phares, qui convient que sa commission scolaire a une tradi- mé pim le premier ministre, Paul Martin, chef de la mission canadienne d’observation.fa' 6 décembre, le Canada a annoncé qu’il fournirait jusqu'à 5(X> observateurs électoraux à l'appui de la reprise du deuxième tour du scrutin présidentiel ukrainien.Ottawa a offert ses services à la suite de la decision rendue le 3 décembre p:ir la Cour suprême de l'Ukraine, qui a eu pour effet d’invalider les résultats du deuxième tour tenu le 21 novembre.Soutenu par de nombreux sympathisants descendus dims la rue, le candidat à la présidence Viktor louchtchenko avait contesté la victoire de son adver saire prorusse, Viktor lanoukovitch, en raison de fraudes ayant entaché le processus électoral.Presse canadienne Au cours des dernières 24 heures, près de Baa-qouba (nord), un professeur d’université spécialisé dims le nucléaire a été assassiné et l’enfant d’une Irakienne travaillant sur une base américaine a été kidnappé, a indiqué une source policière à Bagdad.Toujours dans le nord, à Samarra, le maire d’une localité et deux civils ont été tués dans des incidents armés distincts.Six civils dont deux enfants ont été également blessés par des tirs de mortier qui visaient apparemment une position américaine, selon l'hôpital de Samarra.Un civil a succombé à ses blessures dans le même hôpital après avoir été blessé dans la nuit dans des échanges de tirs près de Samarra.Au sud de Bagdad, les corps de deux membres de la Garde nationale ont été découverts lundi soir dans la région de Latifiyah, située dans la zone appelée «le triangle de la mort» en raison des nombreuses attaques dont elle était le théâtre avant une récente opération des Marines et des forces irakiennes.Far ailleurs, le ministre irakien de l'Intérieur, Falah al-Nakib, a affirmé que mille policiers irakiens avaient été tués dans les affrontements dans le pays depuis la remise sur pied de ce corps p;ir les Américains, ajoutant toutefois que les opérations terroristes ont diminué de 50 % après la fin de l'offensive militaire contre F’allouja, à l’ouest de Bagdad, lancée le 8 novembre.M.Nakib a par ailleurs accusé la télévision satellitaire al-Jazira de «foire de la publicité pour les bandes terroristes» en Irak.D’autre part, les sabotages d’infrastructures pétrolières au nord de Bagdad, qui se sont multipliés ces derniers jours, ont pris une telle ampleur qu’ils menacent de paralyser ce secteur vital pour l’économie de cette partie de l’Irak.Agence France-Presse, Reuters et AP retiré leur contingent en Irak après une prise d’otages.lorsque Christian Chesnot et Georges Malbrunot avaient été enlevés avec leur guide syrien sur la route de Nadjaf, les kidnappeurs avaient d’abord exigé de la France le retrait de sa loi bannissant le voile islamique des écoles.Pendant ces quatre mois, de nombreux contacts ont été établis avec les terroristes, et les autorités françaises ont toujours affiché leur optimisme et soutenu que les otages étaienl en bonne santé.Il y a quelques semaines, le député de droite Didier Julia avait pris l’initiative de se rendre en Irak pour tenter de libérer, sans succès, les otages.la démarche avait été condamnée par le gouvernement.Dans une interview au quotidien Le Parisien, il affirme aujourd’hui qu’il n’y a pas eu de demande de rançon.«Les ravisseurs étaient tous d’accord sur le principe de leur libération, dit-il.Mais la situation en Irak est tellement explosive que cela la rendait périlleuse.» Leur accompagnateur syrien, Mohamed aFJoundi, a été retrouvé le 12 novembre dernier à FaDoujah par les soldats américains, qu’il accuse de l’avoir maltraité.Il a déclaré à la chaîne d’information LCI que cette libération arrive à un moment crucial en Irak et qu’elle a probablement été retardée pour des raisons politiques.Selon Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes, il faut peut-être chercher les causes de cette libération dans les déclarations récentes de l’avocat de Saddam Hussein, qui a loué l’opposition de la France et de l’Allemagne à la guerre en Irak.Chose certaine, «l’Armée islamique se fout de Noël», dit-il.Le Devoir tion d’école spécialisée — ces écoles accueillant des clientèles particulières — et est «en apprentissage» pour ce qui est de la culture de l’intégration.•Nous ne sommes pas ici devant une question de politique», explique-t-il.«Il est question d’une manifestation concrète liée à une politique, il est question de cas qui sont tous uniques, et qu'on doit analyser en fonction de parents et d’intervenants qui n’ont pas tous les mêmes réactions.» Dans le cas de Joël Potvin, la CS des Phares a d’ailleurs une façon différente de défendre sa position de le diriger vers une école spéciale.De l’autre côté, elle défend son choix de garder Rafaëlle en classe régulière.«La commission scolaire envoie des messages dichotomiques en prônant d'un côté la nécessité de l’école spéciale, et de l’autre celle de l’intégration», explique Martine Cliche.«Chaque cas est unique, justement», réplique Paul Labrecque.Les parents ont rencontré la direction générale la semaine dernière.Celle-ci a promis le droit à des ressources pour l’ensemble des enfants.Les deux parties doivent refaire un bilan de la situation fin janvier.«Espérons qu’en janvier, on sera tous du même côté», formule Michel Ouellet.Le Devoir V f ê
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