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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-02-25, Collections de BAnQ.

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COMPRESSIONS Les diffuseurs étrangers se plaignent à Harper Page B10 w .1 e d e v o i r.c o m ?LE DEVOIR V o !.C N " 4 O L E M E R C R.EDI 2 .1 F É V R I E R 2 O O 9 I .I O $ + T A X E S = 1.25$ Le Spectrum a-t-il été démoli pour rien ?Le projet de construction au centre-ville de Montréal est suspendu STÉPHANE BAILLARGEON JEANNE CORRIVEAU Le centre-ville de Montréal compte un autre grand terrain vague de plus.Le projet de construction à l’emplacement de l’ancien Spectrum est retardé.La salle de spectacle de la rue Sainte-Catherine Ouest, à Montréal, a été démolie l’automne dernier.de 60 millions La crise économique force maintenant le promoteur, la société immobilière SIDEV, à différer son chantier immobilier, qui n’ouvrira pas au printemps comme prévu.Cette décision laisse un trou béant en plein centre-ville, en face de la future Maison du jazz et de la place des Festivals.L’inauguration des deux nouveaux équipements culturels se fera donc devant un terrain vague le 1" juillet procham.Cet échec prévisible s’ajoute aux problèmes d’autres grands chantiers montréalais.Le projet Griffintown, dans le Sud-Ouest, a été comprimé et ajourné.Le projet Viger, dans le Sud-Est, attend toujours son financement.Le maire de Montréal a révélé le vacillement en ce qui concerne le projet sur le site du Spectrum au conseil municipal, lundi soir, après que Le Devoir l’eut interrogé à ce sujet, plus tôt dans la journée.«Le projet de SIDEV ne va pas de l’avant», a dit Gérald Tremblay en citant ce cas comme preuve des effets pervers et incontrôlables de la crise.«C’est facile de dire que,parce qu’il y a une crise économique, c’est la faute du maire de Montréal.» Hier, en fin d’après-midi, son attachée de presse, Renée Sau-riol, corrigeait un peu le tir.Le projet de la SIDEV est-il abandonné?«Ce n’est pas ce que voulait dire le maire», a-t-elle répondu, en ajoutant toutefois: «Il n’y a pas pour l’instant de signes concrets que le projet va lever.» Gérald Tremblay a aussi rappelé au Devoir que le promoteur subira des pénalités financières s'il abandonne son projet.VOIR PAGE A 10: SPECTRUM Les plans les plus optimistes de la SIDEV prévoyaient la construction d’un immeuble commercial d’une dizaine de millions et d’une tour à bureaux PABLO MARTINEZ MONSIVAIS AGENCE-FRANCE-PRESSE Le président américain Barack Obama applaudi par le vice-président, Joe Biden, et la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au moment de s’adresser aux membres des deux chambres du Congrès, hier soir, au Capitole, à Washington.« Nous allons reconstruire », dit Obama Le président promet que les États-Unis sortiront plus forts de la crise ALEXANDRE SHIELDS Se faire rassurant sans minimiser l’ampleur de la tâche qu’il reste à accomplir.Le président américain Barack Obama a tenté hier soir de convaincre ces concitoyens du bien-fondé de ses mesures contre la crise économique, promettant du même coup que le pays sortirait de la récession «plus fort qu’auparavant», au cours de son premier grand discours devant le Congrès.«Notre économie est affaiblie et notre confiance, ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les États-Unis d’Amérique en sortiront plus forts qu’auparavant», a ainsi plaidé M.Obama.«Ce pays doit maintenant se rassembler, relever avec vigueur les défis qui se présentent et prendre en main son avenir une fois de plus», a également insisté le président.Ce discours, prononcé à quelques heures de la présentation de son premier budget, a d’ailleurs été l’occasion de commencer à articuler ses poli- tiques en parlant «franchement et directement» aux Américains.Elu pour amener d’importants changements à la politique qui se pratique à Washington, il leur a dit d'entrée de jeu que le temps des achats frénétiques et extravagants, des réglementations vidées de leur contenu et des finances avec peu ou sans perspectives à long terme était révolu.Ces façons de faire ont trop souvent marqué la dernière décennie, a-t-il rappelé.Des reproches sentis à l’administration précédente.Pendant trop longtemps, a poursuivi le président, les Américains ne pensaient pas à leurs prochains paiements d’hypothèque, les hommes politiques ont laissé partir les excédents en réduisant les impôts pour les riches, et les réglementations ont été supprimées pour aider les entreprises dans leur recherche de profits rapides.Il a en outre critiqué les gens qui ont acheté des maisons sans avoir les moyens de les payer, mais aussi les banques qui leur ont accordé des prêts qu’ils ne pouvaient rembourser.VOIR PAGE A 10: OBAMA JACQUES NADEAU LE DEVOIR WbFsEz TRANSPORTS Québec annonce l’installation de radars photo dès le mois de mai ¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces B 7 g; i -> Avis publics.B 6 SSBB89BBEEEBI (M Carrières B 4 Décès B 7 ——¦——O Météo B 7 Mots croisés.B 8 Sudoku B fi Télévision B 9 N ANALYSE L’échec de Dumont et la génération X Mario Dumont fait partie de la génération X et l’a représentée en politique, notamment sur des thèmes comme la dette publique et les «clauses orphelines».Il s’est toutefois heurté aux difficultés liées à cette même génération: cynisme, individualisme, pragmatisme.Sans compter le défi de jongler avec l’héritage de la Révolution tranquille.ANTOINE ROBITAILLE Québec — L’échec de Mario Dumont, qui a quitté la politique hier, a-t-il quelque chose à voir avec sa génération, la «X»?Cette jeunesse définie un jour par Radio-Canada comme «issue de la Révolution tranquille, qui a grandi dans la promesse d'un avenir meilleur», mais qui, une fois «arrivée à l'âge de travailler», a été confrontée à la crise de l'emploi des années 1980 et du début des années 90.Qui a souvent vu l’État et les VOIR PAGE A 10: DUMONT ¦ Mario Dumont n’aura pas connu le pouvoir, page A 4 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 8 JACQUES BOISSINOT I.A PRESSE CANADIENNE Mario Dumont photographié hier à Lévis.11 a annoncé qu'il tirera un trait sur sa carrière politique le 6 mars prochain.Rivière polluée : injonction contre Sainte-Agathe La Cour supérieure donne 30 jours à la Ville pour améliorer son système d’épuration LOUIS-GILLES FRANCŒUR \ A la requête d’une petite association de riverains, la Cour supérieure du Québec vient d’ordonner à la Ville de Sainte-Agathe de «cesser tout déversement à la rivière du Nord d’eaux usées non-traitées», une situation que le tribunal attribue au «laxisme persistant de la Ville et du ministère des Affaires municipales» (MAM) pour leur tolérance quant au non-respect des règles prévues par la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).Dans un verdict rendu la se-maine dernière, le juge Louis-Paul Cullen, de la Cour supérieure du district de Terrebonne, donne 30 jours à l’importante municipalité des Laurentides pour «prendre toutes les mesures nécessaires pour opérer son usine dépuration conformément à l'autorisation reçue en vertu de lu LQE».La poursuite initiale contre Sainte-Agathe inverse les règles du jeu selon lesquelles, généralement, ce sont les corps publics qui poursuivent des citoyens fautifs.Dans ce cas-ci, c’est l’Association de protection de l’environnement du lac Raymond et de la rivière du Nord, et son président, l’homme d’affaires Guy Drouin, qui ont réclamé une injonction pour faire interdire à Sainte-Agathe «tout déversement non autorisé» dans la rivière du Nord et le lac Raymond, un élargissement situé 14 km en aval du point de rejet des équipements municipaux polluants.Le juge Cullen n’est pas seulement sévère envers Sainte-Agathe et le MAM parce qu'ils VOIR PAGE A 10: INJONCTION Déplorant un «laxisme persistant», le juge Cullen estime qu’il est «grand temps que les autorités prennent enfin leurs responsabilités» .WÊÈÊ ' iM* ti-'-i^W ï:$l 'i; t •< ,-¦* ¦ * _m^ f :.v ?v M i \| , -tyfe ^i’ •¦'¦* ¦ •' ^’V v, - I .'stKffisri": v *¦*¦_*-’ fc , *®5 ' SjiïÇïl :'1B •• • ' in Les petits bonheurs de la retraite ça commence aujourd’hui.Le REER du Fonds de solidarité FTQ vous procure 30 % plus d’économies d’impôt qu’un REER conventionnel.C’est 30% plus d’argent qui vous revient maintenant.\ A vous d’en profiter ! Région de Montréal Siège social 8717, rue Berri .„ .Crémazie Montreal Brossard Rez-de-chaussée 4805, boul.Lapinière Laya, EiVy',.1^ Bureau 1 2100, boul.Le Corbusier Nos heures d’ouverture sont du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 18 h.514 383-FONDS (3663) 1 800 567-FOIMDS www.fondsftq.com La valeur de l'action fluctue Pour des renseignements détaillés sur les actions du Fonds, consultez le prospectus disponible à nos bureaux et sur notre site internet.ru FONDS de solidarité FTQ L E DEVOIR, EE M E R C R E D I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 9 CTUALITES Comme dans du beurre * Manon ) CORNELLIER Il y a moins d’une semaine, lors de sa rencontre avec le président américain, Barack Obama, le chef libéral Michael Ignatieff vantait les mérites d’une approche bipartisane pour faire face à la crise économique.Comme il a écarté l’idée d’une coalition avec le NPD, appuyée par le Bloc, on a compris qu’il parlait d’une coopération entre libéraux et conservateurs.Après les audiences du Comité des finances lundi, on se demande cependant où commence, pour lui, la coopération et où finit la capitulation.Le projet de loi de mise en œuvre du budget (C-10), qui couvre plus de 500 pages, a été étudié en catastrophe en une seule journée.Des dizaines de témoins, convoqués à moins de 72 heures d'avis, ont défilé sans interruption et sans logique apparente.La première plénière de 90 minutes réunissait, entre autres, l’Alliance de la fonction publique, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et l’Association canadienne de l'immeuble.Les quatre autres plénières étaient tout aussi hétéroclites, donnant lieu à des débats allant dans tous les sens.Le projet de loi C-10 que les libéraux ont décidé d’appuyer est pourtant un projet de loi-cadre.Il modifie plusieurs lois importantes qui, normalement, auraient dû faire l’objet de projets de loi séparés.On pense à la Loi sur la concurrence, qui fait l’objet de 31 pages d’amendements, à celle sur le contrôle des investissements étrangers ou encore à celle sur la protection des voies navigables.D en va de même pour la réforme du régime d’équité salariale dans la fonction publique.Le NPD, avec l’appui du Bloc québécois, a demandé que ce dernier volet soit retiré du projet C-10 et fasse l’objet d’un projet de loi en bonne et due forme.Sans succès.Pourquoi?Parce que les libéraux se sont abstenus d’appuyer cette demande, permettant ainsi aux conservateurs d’imposer leurs vues.Il s’agit des mêmes libéraux qui disaient, l’automne dernier, devoir défaire le gouvernement, non seulement pour préserver le financement public des partis politiques et protester contre l’absence de mesures de relance économique, mais aussi pour protéger le régime d’équité salariale des fonctionnaires.Au lendemain de la présentation du budget, ils s’insurgeaient encore.La pOrte-parole libéfale sur la situation de la femme, Anita Neville, disait même que les libéraux «ne recu/er[aient] pas sur les droits des femmes».Ils avaient l’occasion lundi de demander aux conservateurs d’être à leur tour coopératifs et ils n’ont même pas osé en profiter.Le porte-parole en matière de finances, John McCallum, a été candide: «Nous ne l'avons pas appuyée [la demande du NPD] parce que, si le gouvernement n’est pas d’accord [avec celle-ci], nous pourrions avoir une élection.On a une crise économique aujourd'hui.Cela doit être la priorité.» Cette façon d’opiner du bonnet sans rouspéter rappellera à certains l’épisode Stéphane Dion, alors que plus souvent qu’à leur tour les libéraux se sont abstenus de voter ou ont appuyé le gouvernement Harper.Il s'agissait presque toujours de mesures budgétaires, dont beaucoup d’approbations de crédits.À une occasion, le budget a cependant servi à faire avaler aux libéraux des changements à la Loi sur l’immigration qu’ils réprouvaient.Il y a aussi eu le projet de loi contre les crimes violents, qui a fait l’objet d’un vote de confiance, et la résolution pour le prolongement de la mission en Afghanistan.Mais cette dernière était le fruit d’un vrai compromis bipartisan.On peut additionner les votes et dire que M.Dion a battu des records, mais quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu’avec ce seul budget les libéraux d’Ignatieff vont permettre d'amender en profondeur plus de lois que ne l'a jamais fait le caucus libéral sous Stéphane Dion.Ce n’est pas le nombre de votes qui compte, mais bien la portée de chacun d’entre eux.Et vu sous cet angle, Michael Ignatieff ne fait pas mieux que son prédécesseur.Il sait seulement mieux faire paraître ses acquiescements pour de la fermeté.L’approche bipartisane dont il se réclame exige davantage que de faire le mort.Sans aller jusqu’à bloquer le budget, il aurait au moins pu exiger plus que des rapports d’étape, faire davantage pression sur les conservateurs pour retirer ou, au moins, étudier avec plus de soin les volets n’ayant rien à voir avec le plan de relance.Non, les libéraux ont décidé de prendre prétexte de la crise et de l’urgence d’agir pour laisser faire et même refuser d’appuyer la seule initiative destinée à ralentir ce rouleau compresseur.Ils savent pourtant que, dans le dossier de l’équité salariale, U s’agit d’une réforme fondamentale et idéologique qui aura un impact majeur, le gouvernement fédéral étant le plus gros employeur au Canada.Les libéraux ont peur et plient.Encore hier, ils ont décidé de voter contre une motion du Bloc demandant au gouvernement de renoncer à son projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières et à celui de modification unilatérale de la formule de péréquation.Le texte fait écho à des critiques libérales et il ne s’agit pas d’un vote de confiance.Rien ne les empêchait de l’appuyer et de rappeler Içs bémols qui ornent leur appui.La raison d’Etat, invoquée par certains pour adopter rapidement le budget, ne justifie pas de brader sans protester les droits des femmes op de bâcler l’étude d’importants projets de loi.A moins qu’il soit plus urgent d’en finir avec la potion amère de cette prétendue coopération.mcornellier@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mm.F 1—-k a;aHm7s I— 11111111 ) i t«rî n i ijT-ff r ./ ] IntteWnTl -a Liste des lieux où seront installés les radars photo Montréal ¦ Rues University et Notre-Dame Ouest ¦ Rues Sainte-Catherine et D’Iberville ¦ Boulevard Décarie et rue Paré ¦ Chemin McGougall, près de l’avenue Cedar ¦ Autoroute 15, près de la sortie Atwater ¦ Rue Notre-Dame et l'avenue De Lorimier Montérégie ¦ Saint-Constant: route 132 ¦ Boucherville: autoroute 20 Ouest ¦ Pincourt: autoroute 20 Est ¦ Marieville: route 112 Chaudière-Appalaches ¦ Lévis: route du Président-Kennedy et autoroute 20 ¦ Thetford Mines: boulevard Frontenac Est ¦ Saint-Georges-de-Beauce: boulevard Lacroix ¦ Beauceville: route 173 Automobilistes sous surveillance ! Québec annonce l’installation de radars photo dès le mois de mai Les automobilistes qui enfreignent le Code de sécurité routière seront bientôt immortalisés grâce à des radars photo installés stratégiquement sur le réseau routier dans trois régions du Québec.Si le projet pilote est jugé concluant, des appareils pourraient être implantés à plus grande échelle.JEANNE CORRIVEAU Des radars photo feront leur apparition dans le paysage routier québécois à compter du 19 mai prochain.La ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, a dévoilé hier les 15 sites choisis pour mettre à l'épreuve le système de cinémomètres destiné à réduire le nombre d’accidents de la route.Des radars photo fixes et mobiles seront mis à l'essai afin de débusquer les automobilistes qui roulent trop vite ou qui brûlent des feux rouges.Dans le cadre d’un projet pilote de 18 mois, le ministère des Transports a ciblé 15 sites «accidentogènes» dans trois régions du Québec, soit à Montréal, en Mqntérégie et dans Chaudière-Appalaches.À titre d’exemple, trois intersections montréalaises seront surveillées par des cinémomètres pour prendre des clichés d’automobilistes faisant fi des feux de signalisation.Des radars photo fixes seront aussi installés en bordure de trois artères pour coincer les conducteurs qui dépassent les limites de vitesse permises.En conférence de presse hier, la ministre Boulet a fait valoir que ks*wtdars photo avaient fait leurs preuves ailleurs dans le monde, car ils incitaient les automobilistes à ralentir.«Globalement, chaque diminution de la vitesse d’un kilomètre à l’heure entraîne une réduction d’environ 3 % des accidents corporels», a-t-elle expliqué.C’est ainsi qu’en France, la présence de 2500 radars photo aurait réduit de 2000 le nombre de décès par aimée.La ministre s’est défendu de vouloir piéger les automobilistes ou d’utiliser les radars photogra-phiques pour remplir les coffres du gouvernement, fies revenus des contraventions seront versés dans un Fonds dédié à la sécurité routière, a-t-elle assuré.De plus, des panneaux de signalisation informe ront les automobilistes qu’ils entrent dans une zone sous surveillance.Bien que l’effet surprise en soit considérablement réduil, le président de la Table québécoise de la sécurité routière, Jean-Marie de Koninck, croit qu'on réussira tout de même à épingler des délinquants: «E va y avoir des volontaires, c’est clair.Partout ailleurs, on avertit les gens, mais malgré ça, ils se font prendre».Les systèmes fixes de surveillance photographique comporteront des bornes magnétiques enfouies sous la chaussée qui mesureront avec précision la vitesse des véhicules.Les appareils photo haute résolution dissimulés dans des tours installées en bordure de la route prendront des clichés des véhicules.Dans le cas des feux de signalisation par exemple, le système se déclenchera lorsque le feu tournera au rouge.L’endroit où l’infraction a été commise, ainsi que la date, l’heure et la vitesse seront inscrites sur la photo présentant une vue arrière du véhicule et sa plaque d’immatriculation.Ce cliché sera transmis au centre de traitement de la preuve, pour être examiné par un policier.S’il n’était pas au volant au moment de l’infraction, le propriétaire du véhicule devra identifier le conducteur pris en faute, mais il sera responsable du paiement de la contravention.Aucun point d’inaptitude ne sera inscrit au dossier du conducteur, faute de pouvoir l’identifier hors de tout doute raisonnable.Précisons aussi que les automobilistes bénéficieront d’une période de grâce lors des trois premiers mois du projet pilote puisqu’on se contentera de leur servir un avertissement.Ce n’est qu'à partir du mois d’août que des amendes seront imposées.En août 2010, Québec déterminera si l’expérience doit être prolongée ou non et s’il est opporfim d’installer des radars photo ailleurs sur le réseau routier.Le Devoir Université d'Ottawa a Saisir les électrons Imaginez si l'on pouvait photographier un électron gravitant autour d'une molécule à l'aide du flash le plus rapide au monde.Le physicien de renommée internationale Paul Corkum, chercheur à l'Université d'Ottawa et au CNRC, a réussi cet exploit grâce à une impulsion laser réglée en attosecondes.Celle-ci permet d'immortaliser des réactions chimiques à une vitesse de 1 000 000 000 000 000e de seconde afin de mieux les étudier.La manipulation d'électrons à l'échelle attosecondes pourrait mener à de nombreuses découvertes d'importance dans plusieurs domaines, dont l'informatique, le génie et la médecine.\ mu L'excellence en recherche, ça part d'ici.u Ottawa L’Université canadienne Canada’s university Les fruits de la recherche à l'Université d'Ottawa profitent à l'ensemble des Canadiens et soulignent notre force d'innovation à l'échelle internationale.Notre réputation comme chef de file en recherche et en développement de connaissances interdisciplinaires fait de nous un choix de premier ordre auprès des chercheurs les plus prometteurs du Canada et du monde entier.WWW.LlOttawa.Ca L’Université d’Ottawa sera l'hôte du congrès de l’Acfas 2009 du 11 au 15 mai. I.E I) E V OIK.LE M E K C R EDI ‘l 5 F E V K I E R i.0 0 !) A 4 ACTUALITES Mario Dumont n’aura pas connu le pouvoir Le chef démissionnaire de l’ADQ ne ferme pas la porte à un éventuel retour.dans 20 ans! Il avait à peine 24 ans lorsqu’il a fait son entrée à l’Assemblée nationale.Hier, celui qui a longtemps été le seul député adéquiste a choisi de tirer sa révérence en toute discrétion.Mais Mario Dumont ne ferme pas la porte à un éventuel retour en politique, «parce qu’il ne faut pas dire “jamais”».MARTIN OII EL LET Lévis — Mario Dumont quitte ra la vie politique le 6 mars, tirant un trait sur une carrière marquée par des hauts et des bas qui ne lui a jamais permis de goûter le pouvoir.Malgré cet échec relatif, la passion q’est pas complètement éteinte.A seulement 38 ans, Mario Dumont juge plus prudent de ne pas fermer la porte à un éventuel retour.«Il y a un sentiment d’échec de ne jamais avoir connu le pouvoir, c’est sûr.Mais en même temps, je pense avoir changé le débat politique au Québec et je pense avoir instauré une nouvelle voie politique», a dit M.Dumont, dans une entrevue accordée hier à La Presse canadienne.Le chef démissionnaire de l’Action démocratique a annoncé sa décision d’abandonner son siège de député de Rivière-du-Loup dans une courte lettre transmise au président du parti, Mario Charpentier.«Je vous annonce donc par la présente ma décision de mettre fin officiellement à mon mandat le 6 mars prochain.Je vous informe également de mon intention de remettre au président de l’Assemblée nationale ma démission à titre de député de Rivière-du-Loup le même jour», écrit M.Dumont Le fondateur de l’ADQ ne sera donc pas de la prochaine rentrée parlementaire et ne fera pas ses adieux en Chambre, comme le font généralement les politiciens qui tirent leur révérence.Homme de terrain, peu enclin aux envolées lyriques grandiloquentes, M.Dumont préfère partir dans la discrétion.«Les gens qui étaient contre moi depuis 14 ans vont me dire [en Chambre] que finalement j’étais bon en maudit?Non, c’est correct», a-t-il laissé tomber.Mario Dumont n’a pas 40 ans, mais il a baigné plus de la moitié de sa vie dans le bain de la politique.D’abord militant au sein des jeunes libéraux, il a créé avec l’avocat Jean Allaire et un groupe de libéraux déçus l’Action démocratique, en 1994.Le gringalet de 24 ans aux allures de premier de classe qui a fait son entrée à l’Assemblée nationale en 1994 s’est mué lentement en un homme aux tempes grisonnantes affichant l’assurance de la maturité.Marié et père de trois enfants, M.Dumont a accepté un emploi dans le secteur privé dans la région de Montréal.Il est présentement à la recherche d’une résidence sur la Rive-Sud, où la famille, toujours à Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent, s’installera avant la prochaine rentrée scolaire.Parce qu’il voulait «sortir de la politique», Mario Dumont n’a pas donné suite aux appels du Parti conservateur du Canada, qui espérait le recruter pour accroître son assise au Québec.«Je n’étais pas à la recherche d’une job politique», a-t-il expliqué.Dans un horizon prévisible, M.Dumont entend rester loin de la politique pour se consacrer pleinement à sa nouvelle carrière.Mais il laisse quand même la porte entrouverte à un retour, dans plusieurs années.«Je n’ai pas 40 ans.Est-ce que dans 20 ans, lorsque je serai un retraité de 58 ans, disponible, je voudrai réessayer?Je ne sais pas.[.]/
de

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