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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-04-02, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI ET D l M A X (HE 3 AVRIL 2 0 0 5 fHEATRE Igor Ovadis raconte 2828 Page E 3 CINEMA Le blues créateur d1 .André Forcier Page E10 LE DEVOIR ULTURE et ses voies de contournement Près d’un Québécois sur deux se dit saturé à l’égard de la publicité.Cet effet de saturation est le plus fort à la télévision.v»‘ enregistreur numérique per-f Sjonnel (ENP), commercialisé aux Etats-Unis sous le nom de TTVo, ressemble à un magnétoscope.C’est un appareil qui permet de stocker sur un disque dur les émissions de télévision.O peut enregistrer une émission pendant qu’on en regarde une autre.Il permet de visionner l’émission en accélérant, en reculant Si le téléspectateur est dérangé pendant qu’il regarde son émission préférée (par le téléphone, par le chien qui veut sortir.), il peut stocker l’émission d’un simple clic de télécommande et la reprendre où il l’avait laissée.Et l’appareil permet de «sauter» les messages publicitaires.Richard Portelance, de Radio-Canada, cite des études démontrant que 57 % des utilisateurs de TiVo sautent les pubs.Si TiVo prend de l’ampleur, 80 % des annonceurs affirment qu'ils réduiraient leurs investissements publicitaires à la télévision, selon la même étude.Au Québec, les ENP sont offerts par les compagnies de dis- Des études démontrent que 57 % des utilisateurs de TiVo sautent les pubs tribution numérique.Bell Express Vu a été la première à offrir l’appareil en 2001.«Le premier modèle que nous avions pouvait stocker 30 heures d’émissions sur son disque dur, mais nous avons maintenant un modèle qui peut stocker 120 heures», indique Nathalie Moreau, porte-parole de l’entreprise.Les abonnés du câble numérique chez Vidéotron peuvent obtenir un modèle similaire.Les abonnés choisissent d’abord le récepteur qui permet de capter les signaux numériques, puis ils choisissent le ENP en option s’ils le désirent «Entre 7 à 10 % des clients des terminaux numériques ont aussi un ENP», évalue Jean-Paul Galameau, porte-parole de Vidéotron.Un auditoire limité mais appelé à grossir.Certains futurologues prédisent même que, dans duc ans, tout le monde aura un ENPp la maison.Aux Etats-Unis, TiVo travaille sur une nouvelle version de son appareil, qui permettra de transférer aussi les émissions sur un ordinateur ou sur un DVD vierge.Le Devoir TELE SUITE DE LA PAGE E 1 Le décompte, c’est une pub encadrée par un large bandeau rouge pendant que défile un compte à rebours de 30 secondes avant le début d’une émission, technique fort utilisée avant Le Téléjoumal ou Tout le monde en parle.D paraît que ça fonctionne très bien et que le téléspectateur reste en ondes, parce qu’il attend son émission préférée et qu’il comprend que c’est la dernière pub avant le début de son émission (il n’a donc pas tendance à zappa-).L’intégration consiste à insérer une pub de 15 secondes dans un petit écran encadré pendant qu’on voit un concurrent réfléchir lors de La Fureur, un concept applicable à d’autres jeux.«Ces pauses créatrices représentent un net avantage au plan de la rétention de l’auditoire, explique Richard Portelance.Le concept capitalise sur des moments où le téléspectateur est captif».La pub télescopique Pour sa part, TVA veut explorer une voie très différente cet automne.TVA et Vidéotron ont en effet signé une entente avec l’entreprise Etc.tv.Cette compagnie a conçu un tout nouveau service qui sera offert dans certaines émissions aux abonnés de Illico, le service de câble numérique de Vidéotron, qui comptait 334 000 abonnés en décembre dernier.Dans un effort de créativité linguistique, lan MacLean, vice-président de Etc.tv, qualifie ce service de «modèle interactif de publicité télescopique»\ En regardant une pub de 30 secondes dans une émission, l’abonné d’illico pourra avoir accès, d’un clic de télécommande, à un film publicitaire de 10,15, et même 30 ou 60 minutes SOURCE TVA La commandite d’émissions est une autre voie très prometteuse, à l’exemple de Ma Maison Rona, où le concept même de l’émission réfère aux produits du commanditaire principal.qui donnera accès à plus de contenus publicitaires, par exemple un film sur les forfaits vacances offerts par Air Canada, ou encore des recettes de cuisine pour un produit alimentaire.«Le 30 secondes devient un portail donnant LE THEATRE DE L’UTOPIE 0^ et ce fou de latonou adaptation et mise en scène CRISTINA I0VITA assistée de Laurie-Annc SANSREGRET avec Marcelo ARROYO Charles BAILLARGE0N Charles BENDER Vincent CÔTÉ Marina EGOROVA Sharon IBGUI Brigitte P0G0NAT Milane RICARD Pierre-Étienne R0UILLARD concepteurs Fruzsina LANYI assistée de Mélina DUPIN GIROD Anne-Catherine SIMARD DERASPE Benoit ROLLAND DU 29 MARS AU 16 AVRIL II 526.6582 il ADMISSION 790 1245 AU THÉÂTRE PROSPERO, 1371, RUE ONTARIO EST nrninîTrn 04?vv\ ' .ESPACE GO pipsonte transat Théâtre Nouveau Monde Une AdoPAücH .U)UIStTUMW.».ggKftHHe HASCHMIO ;;dES RÊJERvAt'*^ wwW.T/vrvqc-** accès à une publicité plus longue», ajoute lan MacLean, convaincu de pouvoir lancer un tel service à la grandeur du Canada en 2006.S’il préfère continuer à regarder son émission, l’abonné peut même stocker la pub dans un fichier personnel pour la visionner plus tard.Plusieurs gros annonceurs ont commencé à produire des films pour ce concept Le service permet aussi de recueillir de précieux renseignements sur le comportement de l’abonné, en identifiant en temps réel ce sur quoi il clique.Le concept s’est valu plusieurs commentaires méfiants de la part des participants à la Journée Info-Presse.Certains se demandaient s’il n'était pas préférable d’aller voir les annonces sur Internet plutôt que d’interrompre ainsi l’émission qu'on regarde.«Cest un format qui prendra un certain temps à s’établir, admet Reneault Poliquin, vice-président vente et marketing du Groupe TVA.On se pose beaucoup de questions sur les différents modes d'affaires à développer dans les prochaines années, car les annonceurs trouvent que le 30 ou le 60 secondes est de plus en plus limitatif».D’autres expériences sont menées, par exemple la pub de deux minutes qui s’apparente à un mini-film (Pierre Légaré pour la Chambre des notaires, par exemple), ou encore, à l’inverse, la mini-pub de cinq secondes, un flash rapide inséré entre deux autres commerciaux.«Il faut de plus en plus aller vers des formats éclatés», déclare Diane Patenaude, directrice de Carat commandite, qui ajoute que la commandite d’émissions est une autre voie très prometteuse, à l’exemple de Ma Maison Rona, où le concept même de l’émission réfère aux produits du commanditaire principal.•Le placement de produit dans une émission est une autre alternative, ajoute-t-elle, mais il fait faire attention de ne pas saturer».D faut donc s’attendre à voir se développer ces expériences multiples pour conserver l’intérêt d'un consommateur sollicité par trop de chaînes, et souvent excé-* dé par tous les Indiens Lakota de ce monde! Il faudra également s’attendre à voir se multiplier les porte-parole populaires d’un produit, un des concepts les plus appréciés par l’industrie.Difficile de ne pas leur donner raison: contrairement à l’histoire du Gala des Olivier, lorsque Martin Matte a «plogué» Honda lors de son passage à Tout le monde en parle cet hiver, ce n’était pas payé.C’était une initiative personnelle.On peut vraiment dire que cette fois-là, l’humoriste en a donné plus que le client n’en demandait! Le Devoir O Matinées tous les samedis à t6 h C ARYL CHURCHILL ANIKA SCHtRRtR MARTINE BEAULNE MARIE-FRANCE LAMBERT.MICHELINE BERNARD SOPHIE GADIEUX.ANNICK BERGERON, SHIONU-EN CHAN, GINETTE CHEVALIER, MIREILLE OEYGLUN, EMILIE DIONNE, DOMINIQUE LEDUC u LISE ROY tWMQIJT I I M UIMMW BUUTTIR* : (SU») 845-2*890 Financière w.Sun LiTe Le Nouveau Théâtre Expérimental en collaboration avec la Fédération internationale du théâtre contemporain accueille pour la première fois en Amérique du Nord le 6e Salon international du théâtre contemporain Du 16 au 23 avril 2005 Tous les soirs de 19b A 23b Dans le grand hall d’Espace Libre 1945 rue Fullum, métro Frontenac Laissez-passer: 21$ Billetterie: (514) 531-4191 LE DEVOIR i Armorica in 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AVRIL 2 0 0 5 K 3 Cull lire THÉÂTRE Les nouvelles aventures de l’homme invisible Igor Ovadis raconte 2828, la plus récente création d’Alexandre Marine C’est un conte pour adultes.Naïf.Simple.Celui d’un homme qui a le don de disparaître, de se faire invisible.Une histoire qui incite à franchir le miroir des apparences.À dépasser l’égoïsme social et à investir dans l’amour plutôt que dans la haine.Rien de moins.MICHEL B É LAI R Igor Ovadis s’est pointé à Montréal à l’époque de la perestroika, quelque part au début de la dernière décennie.En Union soviétique, il était déjà comédien.Ici, on le connaît pour quelques rôles au cinéma mais surtout pour ses nombreuses présences au théâtre, où il a joué, entre autres, pour De-noncourt, Mouawad et Contamine.C’était lui le chauffeur de taxi du film à sketchs Cosmos et le Bouddha du Bouddha Show au Quaf Sous.Et il court aujourd’hui entre le Conservatoire, où il enseigne, et la phase accélérée des répétitions de 2828, qui doit prendre l’affiche du Théâtre La Chapelle la semaine qui vient Apparences C’est un homme qui cherche, cela se voit tout de suite.Intense malgré ses airs un peu lunatiques, on l’entend presque laisser monter en lui les idées, les phrases et les mots comme autant de petites bulles jaillissant de son contact avec la réalité.Puis, avec chacune d’elles, il éclate dans toutes les directions.Autour de lui, tout au long de l’entrevue, planera une sorte d’aura de densité alors que sa moustache et ses yeux tièdes laissent pourtant croire qu’il faut composer avec un personnage comique.Paradoxe.Paradoxe russe, faut-il croire.On pariera d’Alexandre Marine, évidemment.De Tchékhov et de Dostoïevski aussi; même de Gorbatchev et de la communauté russe did qu’il ne tient pas plus que cela à fréquenter.Et des apparences, de la fausseté et de la vérité.*2828, c’est un texte qui ressemble beaucoup, malgré les apparences, au travail d’Alexandre [Le Silence 2, Salle numéro 6, etc.].Vous le savez sans doute, c’est un dramaturge et un metteur en scène qui a l’habitude de prendre beaucoup de liberté par rapport aux textes, même ceux de Shakespeare ou de Tchékhov: et le spectacle que nous répétons va sans doute changer encore d’ici à la première [nous en sommes à une dizaine de jours au moment de l’entrevue].Ici, Alexandre raconte une sorte de conte de fées pour adultes; l’histoire d’un homme qui se rend compte qu’il peut devenir invisible et disparaître quand il le veut en em- «Le rôle du théâtre, croit Igor Ovadis, c’est d’amener le regard du spectateur sur ce qui se passe à l’intérieur de lui.h ployant sa formule magique, son code: 2828! Mais je ne vous raconterai pas Ihistoire, qui n’a de toute façon rien à voir avec celle du personnage de H.G.Wettes.Il est plus intéressant de savoir que c'est une pièce qui parle de choses importantes.De la vérité et du mensonge.Des apparences Un texte sur la fuite en avant qui nous force à nous poser des questions sur ce qu’est la réalité et ce qu’est la fiction.Sur ce qui est visible et ce qui est faux et sur ce que l’on ne voit pas d'abord et qui est vrai.» Mais encore?«Globalement, 2828 nous propose un regard pas très flatteur sur la vie d’aujourd’hui.A l’heure de la télé en continu, on se rend bien compte que la réalité du monde qu’on nous présente est pour le moins discutable.H y a un monde entre le monde proposé par la télé et ce qu’il est vraiment: un monde d'apparences et de vérités souvent trop bien cadrées [.] Mon personnage se rend compte peu à peu qu’il devient célèbre quand il disparaît, quand il n’est pas là et parce qu’il n'est pas là.Cest une parodie, bien sûr Ces chiffres magiques, 2828, ce n est rien; ils n ’existent que pour donner un sens à son petit numéro.Et quand il se rendra compte que les gens ne veulent pas le voir, lui, ü en viendra à chercher le sens projbnd de sa démarche et de ce qu’il est.» Bref silence.Dans ce petit café du centre-ville où les fausses vieilles briques le disputent aux fausses vieilles pierres, la dernière phrase flotte entre nous, énigmatique, chargée.Allez savoir pourquoi, elle me pousse à lui demander s’il y a dans ce scénario qu'il vient d’esquisser une quelconque relation avec l’idée que nous nous faisons ici de l’âme russe.Il me regarde, impassible.Puis il murmure: «L’âme russe.» Suivra un long flash-back.L’internationalisation du cliché «Hy a bien sûr une “école russe”du théâtre.Une façon de jouer.D’utiliser le corps, de le faire bouger à partir des travaux de Stanislavski.Cette approche a bien sûr essaimé dans tous les pays satellites de l’ancien Empire soviétique et c’est pourquoi tous les Slaves et les Russes confondus jouent, jouaient plutôt, de la même façon, à partir des mêmes principes Et favoue que l'équipe du Théâtre Deuxième Réalité se rejoint aussi, oui, autour de cette approche.[.] Mais que Ton parle de Shakespeare, de Tchékhov ou même de Dostoïevski, le théâtre parle d’abord des humains aux humains.Il nous farce à essayer de comprendre ce qui est caché derrière ce que Ton voit.Il faut, par exemple, trouver le sens caché de ce qui se passe chez Tchékhov, ne pas croire aux mots, ni au premier degré.» Un ange passe.On se regarde droit dans les yeux.Il poursuit lancé, un soupçon d’indignation au fond des yeux mêlé à cette espèce de recul qui lui donne l’air de survoler tout cela, mais pas vraiment.«Si j’ai quitté mon pays, c’est pour plusieurs misons — dont des raisons de santé — mais aussi parce que le théâtre russe a éclaté avec la Russie.Parce que s’y est imposé le règne du fait sur mesure par mpport à la tm-dition humaniste qui le caractérisait.A l’époque de Gorbatchev, tout s’est fait trop vite et tout croche, comme on dit ici.On en est venu peu à peu à programmer des spectacles sortant tous du même cahier à colorier avec les mêmes dessins, au gré des modes.Le monde du cliché, du cliché internationalisé.Alors que je pense qu 'il faut plutôt se battre contre les clichés; surtout cmtre ceux qui sont bien enfoncés à l'intérieur de soi-même.Essayer de comprendre ce qui est caché derrière ce que Ton voit.Le rôle du théâtre, c’est d'amener le regard du spectateur sur ce qui se passe à l'intérieur de lui.» Autre silence.Il reprendra pour parler de la haine, qui est le pivot central du monde dans lequel nous vivons.De l’horreur quotidienne partout et du fait que c’est pourtant «ici qu’il faut agir, en nous».De JAcym s (,ki:nii- n 11 devoir l'amour qui est «plus perspicace parce qu’il va au-delà des apparences».Du «miracle» aussi qu’est le fait «de penser aux autres, de s'ouvrir aux autres».Cet homme est un profond humaniste.Certaines de ses phrases, simples, naïves parfois, sonnent comme un roman russe.Comme ce mélange explosif de tragique, d’humour et d’ironie douloureuse qui caractérise aussi le travail d’Alexandre Marine.On pourra vérifier soi-même à l.a Chapelle à compter de mercredi.Là-dessus: 2828! Le Devoir 2828 Texte et mise en scène: Alexis Marine.Une production du Théâtre Deuxième Réalité.Au Théâtre La Chapelle du 6au 23 avril DU 5 AU 30 AVRIL 2005 nous permen&x —"'ou bout imaHdf.nous > 1 ~ - -i.U te eoc jante* se COMPLET — 5, 6, 7 et 13 avrü H ^ f / / ~ ~ ü * - ' 1 I _ •• Des monstres et des muses L ü I 2 avril à 20h30 3 avril à IfihOO J DANSE Giselle, russe FRÉDÉRIQUE DOYON Berceau du renouveau du ballet à la fin du XK' siècle et au début du XX', Saint-Pétersbourg prend une résonance particulière pour tous les amateurs de danse classique.Ceux-ci se réjouiront d'apprendre la venue à Montréal du Ballet Eifman, à l’invitation des Grands Ballets canadiens.Fondée en 1977, la compagnie pétersbourgeoise prend peut-être ses distances de l’académisme du ballet russe traditionnel, mais elle préserve l’esprit grandiose et l’éclat de cette tradition.Pour cette première visite au Canada, la troupe présente La Giselle rouge, œuvre kaléidoscopique qui, tout en relatant l’histoire de la grande danseuse russe Olga Spessivtseva, raconte celle sous-jacente de la naissance tumultueuse de l’Union soviétique, de son impact sur le monde de la danse et de l’explosion à l’Ouest — à Paris notamment — de cette forme d’art •Plusieurs connaissent Nijinski et Anna Pavlova, mais personne ou presque n’a entendu parler d’Olga Spessivtseva, confie au bout du fil, dans un anglais ardu, le chorégraphe, fondateur et directeur artistique de la troupe, Boris Eifman.C’est la dernière ballerine romantique de l’histoire.Je voulais lui accorder cette renommée.» Olga est effectivement considérée comme la plus grande danseuse romantique du XX siècle.Svelte et élancée, aux longues jambes harmonieuses, elle incarne tous les idéaux du ballet à cette époque: la grâce aérienne,, quasi immatérielle.Formée à l’École impériale de Saint-Pétersbourg au début du siècle, elle est engagée par le maître des Ballets russes Serge Diaghilev, avec lesquels elle se produit aux États-Unis et à Londres.Elle passe à l’Ouest en 1924, où elle danse en alternance à l’Opéra de Paris et aux Ballets russes.Atteinte d’une maladie mentale, elle renonce à la scène en 1937.Dans cette histoire tragique et sublime, Boris Eifman a tout de suite vu des parallèles avec le ballet Giselle, où une jeune paysanne sombre dans la folie et rejoint le monde des Wilis — ces jeunes femmes mortes à la veille de leur mariage — lorsqu’elle apprend l’identité véritable de celui qu’elle aime.•Elle a répété Giselle toute sa vie», résume le chorégraphe à propos d’Olga, éprouvée par deux amours: celui du ballet et celui non réciproque d’un danseur de l’Opé- Olga et le ballet d’aujourd’hui Le retour de l’avaleur d’espace Présences du Japon convie à nouveau le soliste de butô Min Tanaka SOURCE BALLET EIFMAN La Giselle rouge raconte l’histoire de la danse du dernier siècle.ra de Paris.EDe campait d’ailleurs le rôle de Giselle d’une manière particulièrement bouleversante.La Giselle rouge renvoie donc à ce ballet romantique, mais le récit, qui chevauche deux continents, deux mondes à l’époque de la révolution russe, s’attarde surtout aux revirements de l’histoire tant personnelle que politique ou chorégraphique traversant la vie d’Olga.Elle est d’abord déchirée entre la pureté de sa première école, celle du Théâtre Marinsky (ex-Kirov) de Pe-trograd (Saint-Pétersbourg) et les «conseils» d’un révolutionnaire, puis entre l’amour et la gloire connus à Paris, où elle est invitée à danser Giselle.Chassé-croisé entre Paris et Saint-Pétersbourg, entre la rigueur du ballet russe et la liberté qui secoue cet art, la vie d’Olga reflète le destin tout entier du ballet, ballotté entre les deux capitales romantiques qui ont contribué à son essor.Car si cet art est né dans la capitale française sous le règne de Louis XIV, il a connu une véritable renaissance à Saint-Pétersbourg à la fin du XK' et au début du XX' siècle, sous l’impulsion du Français Marius Petipa.Celui-ci a préparé le triomphe des Ballets russes de Serge Diaghilev, dont la troupe s’épanouira hors de la Russie, notamment en France.La Giselle rouge sert donc d’écrin pour raconter l’histoire de la danse du dernier siècle, le foisonnement des styles, ses contradictions, les figures fortes des interprètes qui l’ont portée.«Ce n’est pas Juste la biographie d’une ballerine, on peut voir toute l’histoire de la danse du XX‘ siècle, comment elle a émergé, s’est exprimée et déve- loppée à travers différents types de danse.» S’y succèdent donc, dans une folle exubérance de couleurs, de styles et d’humeurs, le pur classique, le moderne, le jazz et la danse folklorique.La pièce s’avère un condensé du style de Boris Eifman, qui rompt avec la rigidité du classicisme russe en exacerbant le côté théâtral, grandiose de la mise en scène et le caractère expressif de la danse.•Mon but est de donner d’autres possibilités à la danse, pas Juste dans sa forme, mais du point de vue de l’émotion, de l’expression psychologique, explique-t-il.Le mouvement et la chorégraphie ne constituent pas simplement un processus physique.La danse vient de l'âme.» Certains estiment qu’il ouvre de nouveaux horizons au ballet, les puristes détestent la liberté qu’il se permet d’y insuffler.Chose certaine, le chorégraphe a dû se battre pour cette liberté qu’il savoure désormais.Créé en 1997, La Giselle rouge lui a ouvert les portes du Théâtre Bolchoï de Moscou.Confiné aux frontières de l’ex-URSS jusqu’à la dissolution du régime soviétique en 1988, le Ballet Eifman connaît un joli succès sur les scènes du monde depuis 1990.Avec ses soixante danseurs et un Ceptre chorégraphique fondé par l’État et la Ville de Saint-Pétersbourg, il est considéré par la presse russe comme l’une des meilleures compagnies au pays.Le Devoir LA GISELLE ROUGE Du Ballet Eifman, les 7,8 et 9 avril à la salle Wilfrid-Pelletier.FRÉDÉRIQUE DOYON Jamais deux sans trois.Lors de sa première visite en 1980.le chorégraphe et danseur japonais Min Tanaka avait secoué le public montréalais, qui goûtait à la puissante charge du butô pour une des premières fois.En 2002, la chorégraphe québécoise Jocelyne Montpetit baptisait sa biennale Présences du Japon en conviant cet artiste qui fut (et est toujours) son maître.Le voici de retour dans le cadre de la troisième édition de Présences du Japon.•Le temps passe, Tanaka a 60 ans.J’ai voulu battre le fer pendant qu'il est encore chaud», justifie Jocelyne Montpetit qui rappelle que le spectacle de 2002 avait été présenté à guichets fermés.Pour l’avoir vue sur scène, sa danse ne se compare à aucune autre.On y retrouve bien les traits principaux du butô: cet univers dramatique unique, quelque part entre le théâtre, le mime et la danse, la coexistence d’une extrême lenteur et d’une urgence soudaine des gestes.Mais la performance de Min Tanaka va au-delà, son charisme étrange se répand dans l’espace qui l’entoure, lui conférant une qualité propre.•Il est en amour avec l’espace avec lequel il entre en relation de manière trèf particulière», souligne Mme Montpetit à propos de celui qui a dansé sur la glace en Islande, dans des forêts et des carrières.Le solo qu’il présente s’appelle d’ailleurs In love with locus qui signifie en japonais lieu, espace.Il se disait le fils illégitime de Tatsumi Hijikata, le fondateur du butô, dont il a pris ses distances pour mieux le retrouver en 1984 alors qu’Hijikata, lui, créait un solo.•Il avait peur d’être dévoré parses maîtres», explique la chorégraphe québécoise.11 préfère d’ailleurs le terme de «danse d’état» à celui de butô pour qualifier son travail.•Tanaka n’a pas récupéré les formes du butô des années 60, comme le visage grimaçant, il bouscule et dépasse ces figures tout le temps, il est toujours contre le système établi.» Sa danse est en constante évolution.Fondateur du Body Weather Farm, laboratoire météorologique du corps, il développe une pratique qui conjugue l’entraînement physique exigeant, le travail de ferme et la danse.Cet esprit se prolonge dans les compagnies qu’il a fondées, Maijuka en 1985, puis Tokason.en 2000, troupe qui rallie des danseurs du monde entier.Ces dernières années, il cumule les honneurs prenant part à une rétrospective Yoko Ono organisée par le Massachusetts Institute of Technology, signant la chorégraphie de deux opéras en 2002 et 2003.11 est aussi directeur du département de nouvelle danse de l’École dramatique de Moscou.Au Québec.Min Tanaka est [aima mater de Jocelyne Montpetit qui a évolué au sein de la troupe Maijuku dans les années 80.La chorégraphe et danseuse québécoise profite de la vitrine Présences du Japon, présentée dans le cadre de la Série Cinquième Salle de la Place des Arts, pour rendre un autre honunage à ce maître à danser.Elle a créé un volet spécial autour de la performance solo du Japonais.invitant l’artiste visuel et photojoumahste new-yorkais Charlie Steiner.qui suit le travail de l’artiste depuis longtemps, à monter une exposition sur les 24 dernières années de son parcours unique.Puis, le 9 avril, Kuniichi Ono, l’un des meilleurs essayistes du Japon, livrera une conférence intitulée ,4w-tour de Beckett.Artaud et Tanaka dans k* foyer de L» Cinquième Salle.PRÉSENCES DU JAPON Du fi au 9 avril à la Cinquième Salle de la Place des Arts.imite la traça iW# créai tin situ lîvlPcffSriEjpiJi; I JVlD/'cid UriüVülJuri Appartement témoin ¦ 1 traces-cnorearapnes UNE COPRODUCTION DE DANSE-CITt ET PROJET IN SITU (PARIS) EN CODIFTUSION AVEC LE MAI (MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS) IDEE originale, chorégraphie, Misi: in espace Martin Chaput, Martial Chazallon | iniewkhec Nicolas Filion, Philippe Lonergan, Mathilde Monnard, Maya Ostrofsky plasticien scénographe Maciej Fiszer | musique Laurent Maslé costumes Louis Hudon | éclairages Lucie Bazzo RESIDENCES DE CREATION MAISON DE LA CULTURE MERCIER, MAI (MONTRE Al, ARTS INTERCUI.TURELS), STUDIO DE L AGORA DE LA DANSE Ce projet a ôte soutenu pai la Cotmvsswn permanente de œoperatlon franco québécoéSH 2004 2005 avec fapfjui du ministère des Relations Internationales du Québec et du ministère des Affaires étrangères de France (Consulat général de Franc» â Québec), la convention AFAA (Asscxiatlon F rançaise d Action Artistique) Ville de Paris, I Office F ronco québécois pou» la Jeunesse ainsi que par la Région Ile de F rance.Québec cïn Montréal® LE DEVOIR I ./A/t k DU B AU 9 ET DU 13 AU 1G AVRIL 2005, 20 H f rioTt MONTRÉAL, (ARTS INTERCULTURELS) RÉSERVATIONS 1514) 982.3386 P R 1 N T E M P ¦ prograrowat1 CINQUIEME SALLE MIN TANAKA (./HI I ‘) AVUII /OUS A /() DES CORPS TRAVERSES D'H ISTOI RE S«Ü SITE (ATI I PRESr.NTE DANS I L CADRE DI L'EDITION 2005 DE PRÉSENCIS DU lAl’ON.UN ÉVÉNEMENT BU NNAI ( ONÇU i l RÉALISÉ PAR JOU IYNI MONTPETIT.PROFITEZ DU FORFAIT 5 BILLETS.OU PLUS! EXPOSITION DE PHOTOS DE L'ARTISTE NI W YORKAIS CHARME STI INI R.CONSACRÉE AU DANSEUR ETCHORFGRAPIII MIN TANAKA.DANS ÉE FOYER DE LA CINQUIÈME SALEE.CONFERENCE DE KUNIICHI UNO, INTITULEE AUTOUR DT BECK ET! ARTAUD ET TANAKA DANS LE FOYER DE LA CINQUIÈME SAÈLE, LE SAMEDI 9 AVRIL À 16 H JO zzx L'AGORA DE LA DANSE RESERVEZ VOS BILLETS DES MAINTENANT 514.842.2112 • I 866.842.2112 • www.pda.qr (a Réseau Admission 514.790.1245 Place des Arts : : ::: : : 840, rue cherrier métro sherbrooke 514.525.1500 rrn Reseau Admission 514-790.1245 www.agoradanse.com l LE DEVOIR.LES AMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AVRIL 2005 E 6 ?Culture * MUSIQUE CLASSIQUE La dernière trace sonore d’un homme qui a déjà anticipé son ultime voyage Kent Nagano propose cette semaine un premier défi: Éclairs sur l’Au-Delà.la dernière composition d’Olivier Messiaen CHRISTOPHE HUSS Après les fastes de la flatteuse Troisième Symphonie de Gustav Mahler, Kent Nagano propose cette semaine à ses auditeurs un premier défi: Éclairs sur l'Au-Delà., la dernière composition d’Olivier Messiaen, écrite et orchestrée entre 1987 et 1991 et créée en novembre 1992 à l’occasion du ISC' anniversaire du Philharmonique de New York.On entend parfois suggérer que Messiaen a tout dit, sur le plan symphonique, avec la Turan-galila-Symphonie, composée entre 1946 et 1948, le reste n’étant que resucée.Kent Nagano s’inscrit en faux contre cette affirmation: "Messiaen a ajouté nombre d’éléments dans sa syntaxe musicale, même dans la période où je l'ai connu, de 1980 à la fin de sa vie.Dans la Turangalîla-Symphonie, il a été inspiré par les décitâlas, les rythmes grecs, il a perfectionné ses modes à transpositions limitées, fait preuve de son sens de l’architecture, mais ce n’est que par la suite qu’il a commencé à inclure un langage sophistiqué des oiseaux, même si, dans le sixième mouvement de la symphonie, on entend un rossignol.» •L’énorme évolution sur ce point viendra dans les années 50, années d’expérimentation pendant lesquelles il a codifié les chants d’oiseaux, par exemple dans Oiseaux exotiques (1956).Cette recherche s'intensifiera dans la sophistication au cours de la décennie suivante, parfois à travers un énorme orchestre, dans Chronochromie, qui explore d’anciennes structures dans un nouveau format.Chaque époque ajoute quelque chose.Ainsi, dans son opéra Saint François d’Assise, Messiaen introduit à un moment une liberté pour un soliste qui peut jouer ce qu'il veut, indépendamment du chef.Ce n’est pas un procédé nouveau en musique, mais de la manière dont Messiaen l'intègre, cela sonne nouveau, et c'est purement du Messiaen Eclairs sur l’Au-Delà.est une sorte de résumé de son langage développé pendant des décennies, résumé très subtil, très raffiné.» L’exposé peut intimider puisque le chef parle de décitâlas, qui sont des éléments rythmiques hindous, ou de •modes à transpositions limitées», un élément constitutif du style et du «son Messiaen».Messiaen est en effet un compositeur essentiellement modal (et non tonal, comme Mozart ou Beethoven), dont la musique s’inscrit dans des échelles de sons qu’on ne peut transposer qu’un nombre limité de fois (demi-ton par demi-ton) avant que l’oreille ne perçoive les mêmes sons qu’à l’origine.Sans entrer dans une cuisine compliquée, disons que Messiaen a inventé sept modes de ce type.Cette musique modale offrant moins de possibilités de modulations que la musique tonale, le compositeur peut en quelque sorte ouvrir des espaces mélodiques infinis et intemporels.Le mieux est de se laisser imprégner par cet univers.De ce point de vue, Éclairs sur l’Au-Delà.contient un des moments les plus magiques de tout l’œuvre d’Olivier Messiaen, le cinquième mouvement •Demeurer dans l’Amour», onze minutes aussi sublimes que l’adagio qui conclut la Troisième Symphonie de Mahler.LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE DE QUÉBEC Directeur artistique et musical Bernard Labadie Deux Oratorios LES 20 ANS DE LA CHAPELLE DE QUEBEC sous la direction de Bernard Labadie Avec La Chapelle de Québec SOLISTES: Sandrine Piau.soprano, Claudia Schubert .contralto, Tony Bauttd.tlnor, Nathaniel Watson.baryton, Samedi 16 avril 2005120h Salle Claude-Champagne {univereitl de Montréal Billetterie Articulée : (514) 544-2172 ou sans frais: 1 066 844-2172 h>
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