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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-04-19, Collections de BAnQ.

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IRAK CONCLAVE Le choix du pape relève de T intuition plus que de la raison Page A 2 ?www.ledevoir.co m ?Les otages de Madaïen sont introuvables Page B 5 LE DEVOIR V o L .X C V I N ' 8 5 ?LE MARDI 19 AVRIL 200 5 8 7c ?TAXES» l $ COMMANDITES La liste des millionnaires s’allonge 6,2 millions pour le patron du Groupe Everest, Claude Boulay BRIAN MYLES Un nouveau millionnaire du programme des commandites, tout aussi généreux que ses homologues à l’égard du Parti libéral du Canada (PLC), Claude Boulay, a amorcé son témoignage à la commission Gomery, hier en se positionnant comme un homme issu d’un quartier pauvre, Saint-Henri, qui a su gravir les échelons de la société grâce à l’éducation et au travail.Des choix payants à la lumière de son bilan financier, le créditant de salaires et dividendes de 6,2 millions de dollars en neuf ans.M.Boulay, le président du Groupe Everest a décroché des contrats de commandite d’une valeur de 67,6 millions de dollars de 1995 à 2003.L'agence a acheminé des commandites fédérales de 28,3 millions, perçu des commissions de 4,2 millions, et facturé des honoraires et coûts de production de 7,7 millions.M.Boulay, Everest et ses employés furent de généraux donateurs du PLC, en versant 194 832 $ à la for-.mation politique entre 19% et 2003.L’épouse de M.Boulay, Diane Deslauriers, a participé à l’organisation de nombreux cocktails et autres activités de financement pour les libéraux.Des témoins entendus à ce jour à la commission Gomery, dont Jean Brault et Gilles-André Gosselin, l’ont décrite comme une femme particulièrement insistante lorsque venait le temps de solliciter des contributions financières.Mme Deslauriers a aussi travaillé pour Everest, recevant des salaires et dividendes de 336 965 $ de 2000 à 2003.VOIR PAGE A 8: BOULAY Everest et ses employés ont versé 194 832 $ au PLC entre 1996 et 2003 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un témoin très attendu, Claude Boulay, du Groupe Everest, a entrepris hier après-midi devant la commission Gomery un témoignage très attendu.D disposera de trois jours pour livrer sa version des faits.• .- .'jS Martin: nouveau coup dur Des accusations de favoritisme au profit d'Earnscliffe ALEC CASTONGUAY Ottawa — A quelques semaines d’un déclenchement probable d’élections fédérales, une autre immense tuile vient de se décrocher au-dessus de la tête du premier ministre l'an! Martin et des liberaux.les allégations de favoritisme et d'interférence politique dans l'attribution de contrats gouvernementaux touchent maintenant directement Ifaul Martin.Selon le témoignage dévastateur d'un ancien chef de cabinet, Warren Kinsella, appuyé par de nombreux documents dévoilés hier devant le comité parlementaire des comptes publics, le ministère des Finances et Paul Martin lui-même ont agi dans le but de favoriser l'attribution de contrats de recherche à la tinne Earnscliffe, une cour pagnie très près de l’actuel premier ministre.Le bureau de Paul Martin, à l’époque où il était ministre des Finances, mettait en plaça* des Tonroun entachés d’irrégularités» pour sélectionner les firmes de re- _ cherche du ministère, avec, à la dé, des 'paiements excesses», du «travail superflu» et des «liens pt/Htiques» évidents qui ont soulevé de nombreuses plaintes, a soutenu sous serment Warren Kinsella, l'ancien chef de cabinet de David Dingwall, alors ministre des Travaux pu blics et chargé de faire respecter les règles d’attribution des contrats gouvernementaux.la commission Gomery avait tenté cet automne de s’aventurer dans le domaine des contrats de recherche, VOIR PAGE A 8: MARTIN Paul Martin Immigration: Ottawa donne un coup d’accélérateur Des mesures pour aider les familles et les étudiants étrangers CLAIRANDRÉE CAUCHY Trois mois après avoir pris la relève de sa controversée prédécesseure Judy Sgro, le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada (CIC), Joseph Volpe, a fait hier une série d’annonces pour huiler l’engrenage du système d’imntigration, visant notamment à faciliter la réunification des familles, à améliorer le recrutement d’étudiants étrangers et à accélérer le processus menant à l’obtention de la citoyenneté.Le ministre Volpe a fait ces annonces hier à Montréal, flanqué du ministre responsable du Québec, Jean Lapierre, suivant un scénario qui n’est pas sans rappe-Joseph Volpe ]er je pré-électoral.Interrogé par les journalistes sur le contexte de ces annonces, le ministre Volpe s’est contenté de déclarer «Cest toujours le bon moment pour faire des choses correctes.[.] On vit dans un monde où la politique répond aux exigences du peuple.» Le gouvernement investira donc 69 millions sur deux ans pour octroyer la citoyenneté plus rapidement aux résidents permanents qui y sont admissibles avec, à la clé, le passeport et le droit de vote.On espère ramener le délai maximal à un an, alors qu’il s’étire pour l’instant de 18 mois à trois ans.VOIR PAGE A 8: IMMIGRATION INDEX Annonces.B 4 Avis publics.A4 Culture.B 8 Décès.B4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.A4 Monde.B 5 Mots croisés.A 4 Sports_______B6 Télévision.B 7 DISQUES DOSSIER Enfin le tour de Martha Un premier album d’exceptionnelle valeur qui lui appartient au propre comme au figuré, voilà qui n’est pas rien quand on a Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III pour géniteurs, le flamboyant Rufus Wainwright pour frérot et qu’on a grandi dans la plus belle famille de chanson du Québec anglo.Mission accomplie.SYLVAIN CORMIER Ça n’aurait pas été bon pour mon équilibre mental que l’accueil soit mauvais», déclare Martha Wainwright en souriant à belles dents.Quand elle sourit comme ça, elle ressemble plus à Luce Dufault qu’à maman Kate (McGarrigle, faut-il vraiment préciser?).Resplendissant, le sourire.Eclatent comme l’unanime et mondial succès critique qui, à 29 ans, couronne la sortie de son premier album et hisse Martha, sinon au firmament de la pop comme le frangin Rufus, au moins dans le lot de tète des sin-gers-songwriters à surveiller.Soulagement chez l’intéressée.«J’imagine d’ici les gros titres: “We’ve finally located the bad Wainwright!” Çaurait été insupportable.» En lieu et place, le disque obtient moult éloges dans la revue britannique Mojo (entre autres accolades) , et on invite Martha à chanter chez Letterman.C’était la semaine dernière.Un tabac.Qui faisait du bien par où la chanteuse l’inhalait «Même si, dans la famille, on a un rapport assez détendu, pour ne pas dire un peu cynique envers le succès et le showbusiness, c’était quand même très significatif.C’était mon accomplissement à moi, et je le ressentais.Bien sûr, c’était ma quatrième fois chez Letterman, mais les trois autres fois, c’était pour faire les chœurs derrière Rufus.J’étais très nerveuse avant, et très heureuse après: j’avais un sourire gros comme ça en me regardant à ta télé.» Elle rit Dehors, le temps est aussi radieux qu’elle.Du bon temps à prendre pendant qu’il passe.Il y a en effet de quoi festoyer, ne fût-ce qu’un instant avant que le gros bon sens familial ne reprenne le dessus.«J’ai trop travaillé pour ne pas apprécier ce qui m ’arrive.J’ai quand même mis dix ans à le foire, ce disque!» Et Martha Wainwright d’évoquer ses années de «vie intense» à New York («/ lived a lot!»), et les 36 mois passés à plancher sur l’album avec le réalisateur Brad Albetta.A compte d’auteur, selon l’expression consacrée, mais avec le compte à zéro.«On a travaillé par petits bouts, quand le studio n’était pas occupé.Sans compagnie de disques sur le dos, ce qui était très bien, mais sans grand soutien non plus, ce qui était plus difficile.On a bien essayé d'intéresser des mécènes à nos démos, mais sans résultat.Je crois que tout le monde se de- 'sashii JACQUES GRENIER LE DEVOIR Martha Wainwright savourait l’air de Montréal, hier.«J’ai trop travaillé pour ne pas apprécier ce qui m’arrive.» mandait un peu dans quelle direction j’allais.Moi aussi.[Elle s’esclaffe.) C’est seulement quand tout a été fini que Maple Music et Rounder ont affiché une certaine curiosité.» Des ententes de licence ont ainsi été négociées avec trois compagnies de disques différentes pour autant de territoires (Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni): produit clé en main, comme on dit «C’est parfait comme ça: ils me prennent comme je suis.» Entendez: irréductible.Intraitable.Farouchement elle-même.«J’avais eu des offres auparavant, de la part de gens très bien, mais qui voulaient produire l'album fblkie d'une McGarrigle, nouvelle génération.Ou alors de gens moins bien qui voulaient tout récrire.En fait, je me suis appliquée à couper tous les ponts artistiques qu'on tentait d'établir entre moi et ma famille, jusqu d ce que je puisse faire “whatever the fuck 1 wanted to do”, fai été une vraie tête de cochon.» Déjà, le minidisque paru en 2004 était de par son seul titre coupde-poing, Bloody Mother Fucking Asshole, une manière d’étoigner les importuns: c’était aussi, il faut bien dire, le titre d’une VOIR PAGE A 8: MARTHA La grande séduction Le Vietnam a grand besoin des Vièt kiêu et de leurs dollars La chose était impossible à envisager.Et pourtant.Près de 30 ans après la tragédie des boat people, le pays d’Ho Chf Minh doit composer désormais avec un nouvel exode, inverse cette fois-ci comme en témoigne, chaque année, le retour des membres de sa diaspora.Un retour encouragé par Hanoï pour l’image d’unité, mais aussi pour l’argent qui vient avec, comme le révèle le dernier texte d'une série de quatre de notre journaliste qui revient d’un séjour d’un mois et demi au Vietnam.FABIEN DEGLISE o Chi Minh-ViHe — Taps rouge, sourire chaleureux et cocktail dlnatoire.Les astrologues chinois se sont sans doute mis un peu le doigt dans l’œil.L’année lunaire qui a débuté le 9 février dernier en Asie ne sera pas entièrement celle du coq.Surtout au Vietnam où le gouvernement a décidé de faire de 2005, l’année.des Viêt kiêu (en français: Vietnamiens expatriés) qui reviennent en grand nombre au bercail Banderoles à l’aéroport d’Ho Chl Minh-Ville saluant le retour des 50 000 «enfants de la patrie» (10 % du nombre total qui devraient revenir au Vietnam en 2005) débarquant pour le grand happening national du changement d'année, verre de l’amitié officiel en présence du premier ministre au Palais de la Réunification — où, paradoxalement ou intentionnellement, la chute de Saigon s’est jouée — et articles de journaux à profusion pour relater le tout.la grande séduction est de toute évidence en marche.Et elle risque aussi d’aller en s’intensifiant à l’avenir, à en croire le gouvernement vietnamien qui en, ce moment, avoue vouloir flatter sa diaspora dans le sens du poü.«Le pays a beaucoup évolué dans les dernières années, VOIR PAGE A 8: SÉDUCTION h m (< 4 4 E M A K A V R •LES ACTUALITES La fumée était noire PATRICK CRAMPONT Cité du Vatican — Une fumée noire a annoncé hier soir l’échec du premier verte des 115 cardinaux électeurs, coupés du monde depuis la fin d’après-midi dans la chapelle Sixtine, pour élire a huis clos un nouveau pape, le 265' de lliistoire de l’Eglise.Après le vote, les cardinaux ont regagné pour la nuit la Maison Sainte-Marthe, leur lieu de résidence pendant le conclave.Les deux prochains tours de scrutin doivent avoir lieu ce matin.Quelque vingt mille personnes se sont rassemblées en fin d’après-midi place Saint-Pierre pour attendre le résultat du scrutin, les yeux rivés sur le c(induit de cheminée d’où est sortie la fumée, deux heures trente après le début du conclave.Peu après le coucher du soleil et alors que le carillon venait de sonner 20h, les premières volutes de fumée de couleur incertaine sont sorties de la cheminée, applaudies par la foule qui a cru un instant à de la fumée blanche.I^s 115 «princes de l’Eglise» vêtus de pourpre étaient arrivés en procession à la chapelle Sixtine peu après 16h3ü, par ordre de préséance et en chantant la litanie des saints.Les prélats venus de 52 pays se sont installés à leur place (numérotée et tirée au sort) derrière deux rangées de trois tables de chaque côté de la chapelle.Un par un, ils ont ensuite prêté serment, la main droite posée sur les Evangiles, de garder le secret de leurs délibérations et de faire leur choix sans aucune pression extérieure.•Extra omnes» (dehors, tous) a alors lancé M" Piero Marini, maître des célébrations liturgiques, puis les portes de la chapelle Sixtine se sont refermées.Isolés du monde pour un huis dos à la durée inconnue, les cardinaux ont écouté une ultime prédication avant de procéder à un premier vote conformément à la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis promulguée par Jean-Paul II en 19%.Même sans résultat, le premier tour a pu permettre aux deux cou-nuits, conservateur,et progressiste, qui traversent l’Église, de mesurer leurs forces respectives.•Dieu connaît déjà le nom du prochain pape.C’est à nous de trouver qui c'est», a déclaré le cardinal italien Ennio Antonelli à la veille du conclave.L’élection du successeur de Jean-Paul H sent annoncée à n’importe quel moment de la matinée et de l’après-midi par une fumée blanche, accompagnée pour la première fois par les cloches de la basilique Saint-Pierre.Agence France-Presse Le choix d’un pape relève de l’intuition plus que de la raison HENRI Tl NC Q Cent quinze hommes détiennent le destin de l’Église catholique — (un milliard de fideies) — au bout de leurs doigts.Au nom de l’un des rites — le conclave — les plus anciens et sacrés de la papauté, 115 cardinaux sont entrés, hier, dans le secret de la chapelle Sixtine pour désigner le 265' pape de l’histoire bimiOénaire du christianisme.Retirés du monde, à l’abri des pressions politiques qui, jusqu'au XIX' siècle, étaient exercées par les puissances et les empires (France, Autriche, Espagne), les 115 électeurs vont choisir l’un des leurs pour exercer la charge suprême de successeur de l’apôtre Pierre, premier pape, et de Jean-Paul U, le dernier.Exercice simple et étrange On pourra toujours sourire d’un mode de désignation qui remonte aux âges les plus anciens, si éloigné des usages de la vie démocratique.Mais le conclave a traversé toutes les époques, survécu aux période?de guerre et de corruption de l’Église, repoussé les assauts des idées libérales et démocratiques pour demeurer cet exercice le plus simple et le plus étrange de la terre: 115 hommes isolés désignent, à bulletins secrets, sans explication de vote, sans campagne, sans candidat, celui d’entre eux dont leur conscience leur dicte qu’il est le meilleur.A charge pour l’élu d’accepter le fardeau qui tombe sur ses épaules.Le 4 août 1903, un Giuseppe Sarto (Pie X) a repoussé jusqu’à l’ultime minute l’heure de l’acceptation.Le 26 août 1978, un Albino Luciani (Jean-Paul I") s’est résigné à l’élection, mais son organisme fragile n’y a pas résisté et il est mort trente-trois jours après.Il y a quelque chose d’inhumain dans cette machine du conclave.Quel homme peut prétendre réunir toutes les qualités exigées pour régner sur le trône de Pierre, dans les conditions du monde moderne et après le règne de Jean-Paul II, qui a porté à un niveau inégalé l’exercice du pouvoir pontifical?Quel souverain pontife est parvenu, au-delà de la mort, à réunir la «famille humaine» divisée par les races, les cultures, les régimes politiques, les religions?Et si cet homme existait dans ce cénacle de 115 cardinaux, par quelle procédure de sélection pourrait-on le trouver?Se sentirait-il même en état d’exercer la charge qu’il lui serait interdit de se découvrir?Le conclave n’est pas un mini-Parlement ni le conseil d’administration d’une entreprise.Son choix n’est pas guidé par des considérations humaines ou politiques.L’état des fieux du catholicisme, la sélection des priorités du nouveau pape devraient faire l’objet de concertations, comme pour n’importe quelle organisation humaine.Ce n’est pas le cas.Le «préconclave» ne sert aux cardinaux qu’à se connaître et se jauger.Il exprime des options, pas de préférences ni de noms.Le choix du conclave est celui de l’intuition, non de la raison.C’est un choix lié à la certitude in- REUTERS/OSSERVATORE ROMANO «Extra omnes» (dehors, tous) a lancé M" Piero Marini, maître des célébrations liturgiques, puis les portes de la chapelle Sixtine se sont refermées sur les 115 cardinaux.time — qui mériterait d’être corrigée à,l’épreuve de l’histoire — que l’Église, assistée d’en haut ne s’est jamais trompée, ne peut pas se tromper et que le pape élu est toujours celui que l’Église et le monde attendent.Au-delà de l’héritage Ce premier conclave depuis vingt-six ans sç résume à cet enjeu majeur: l’Église catholique doit-elle retourner à ses options réformatrices des années 1960 ou rester fidèle à l’interprétation la plus restrictive du concile Vatican II (1962-1965)?Vingt-six ans de pontificat de Jean-Paul II ont brouillé les cartes.On a dit de ce pape qu’il était inclassable, conservateur sur les questions du dogme, de la discipline du clergé et des ordres religieux, intransigeant sur tout ce qui relève de la défense de la vie, de la famille, de la personne humaine, y compris dans ce qu’elle a de plus infime (embryon).Mais qu’il fut aussi un pape révolutionnaire dans son ap proche géopolitique du monde, dans les combats où la dignité et les droits de l’homme sont engagés, dans les mains tendues à toutes les formes de croyances.Ce pape fut un monument, mais il a caché toutes les crises et les divisions qui, aujourd’hui, sautent aux yeux des cardinaux qui doivent assurer sa succession.On ne fera pas du Jean-Paul II sans Jean-Paul IL C’est la seule certitude de ce conclave.Mais au-delà de l’héritage que tout le monde promet de préserver, il y a des lignes de clivage qui ne peuvent plus être ignorées.Le consensus de façade entre la ligne d’un Carlo Maria Martini et celle d’un Josef Ratzinger vole aujourd’hui en éclats.Le premier, ancien archevêque de Milan, a passé l’âge d’être élu, mais il veut retrouver la dynamique de Vatican II: une •collégialité» et une •synodalité» renouvelées; une autonomi.e plus grande des cultures et des Églises locales; un discours moins dogmatique et arrogant sur les questions de la sexualité et de la famille; une ouverture relancée du dialogue œcuménique, qui est bloqué avec les orthodoxes, les anglicans ou les protestants.Cette option réformatrice, a priori, a peu de chances de l’emporter, mais il serait faux d’ignorer qu’elle dispose de larges soutiens dans un collège cardinalice las de la toute-puissance de la Curie romaine.Si elle l’emporte — Dionigi Tettaman-zi, archevêque de Milan, n’est pas loin de partager de telles vues —, Jean-Paul II aura été le dernier grand pontife dans la ligne de Vatican I (1870), cette qui avait defini comme des dogmes la •primauté-et Y •infaillibilité» du pape Une ligne qui a montre ses limites sous Jeàn-Paul II, dont la tongue et douloureuse fin de régné a symbolise toutes les impasses et les sderose»-du système pontifical La défense du catholicisme L'autre ligne en jeu dans ce conclave est celle du cardinal Ratzinger.Comme Martini, l’ancien préfet du Saint-Office est un per sonnage éminent et estimable, l’une des phis hautes figures intellectuelles et spirituelles du Sacre Collège.Mais si cet homme n’est pas le conservateur borné que de crivent les progressistes, il incar ne une ligne doctrinale qui plait aux mouvements parmi les plus «identitaires» et influents aujourd’hui dans l’Église (Communio e liberazione, Néocatéchuménat, Opus Dei, etc.), aux courants les phis réservés par rapport aux options de Vatican D.La ligne Ratzinger est celle qu’on a appelée, après son fameux Entretien sur la foi de 1985, celle de la «restauration» et qu’on peut ainsi résumer le concile Vatican D est allé trop loin dans les réformes (liturgie, ouverture au monde, œcuménisme, liberté de conscience).D ne s’agit pas de revenir en arrière, à l’Eglise hiérarchique hier définie comme •société parfaite», à l’Église de la Contre-Réforme, de la contre-révolution, du contre-modernisme (celle des «traditionalistes» de M!r Lefebvre).Mais il s’agit de tenir bon dans la défense du catholicisme pour qu’il continue d’imprimer de plus belle sa marque sur la société, la politique, avec intelligence, et sans rien céder à toutes les dérives de la postmodernité.On sait que le cardinal Ratzinger — qui a des chances d’être élu pape — avait été l’un des plus ardents défenseurs des réformes de Vatican IL II a toujours dit que mai 1968 l’avait •retourné» et il a consacré son action doctrinale près de Jean-Paul II à une approche critique de la modernité, du •nihilisme», du •relativisme», du «néopaganisme», de l’œcuménisme fusionnel qui, pour lui, sont autant de périls pour l’Église et pour l’humanité entière.Jean-Paul II a toujours ratifié cette option.C’est l’option d’un catholicisme qui n’accepte pas son statut minoritaire dans la société, mais entend demeurer fidèle à la version •constantinienne» de l’Église que le père dominicain Marie-Dominique Chenu (1895-1990) avait dénoncée, avec tant de force, au concile.Il est bien là, l’enjeu de c,e conclave: quarante ans après, l’Église catholique n’a pas épuisé toutes les querelles de Vatican II.Bien des ambiguïtés demeurent dans son application, sur lesquelles le pontificat flamboyant de Jean-Paul II a jeté un voile pudique mais qui se retrouvent inévitablement sur la table des cardinaux qui auront à désigner le pape de demain.Le Monde PRINTEMPS 2005 VOICI UNE INVITATION À VOUS SURPASSER SANS SURPAYER A C U R A .C A L'ACURA TL Moteur VTEC V6 de 270 chevaux • Garnitures intérieures en cuir • Toit ouvrant électrique • Roues de 17 pouces en alliage d'aluminium • Assistance de stabilité (VSA) • Système de freins antibtocage (ABS) • Chaîne sonore DVD - Audio • Climatisation automatique et tellement plus.L ACURA MDX Moteur V6 SACT de 265 chevaux • Toit ouvrant électrique • De i espace pour 7 passagers • Garnitures intérieures en cuir • Ordinateur de routes • Climatisation automatique • 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Du 3 au 23 juillet 2005—^ PROGRAMME INTENSIF D'IMMERSION ANGLAISE • Neuf heures d'activités par jour.• Cours, activités sportives et culturelles, ateliers, excursions et voyages.• Petits groupes homogènes d'un maximum de 18 élèves.• Sites enchanteurs au coeur des Cantons-de-l'Est.Information : Le Salésien Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland au (514) 985-3457 ou 1 800 363-0305 SEMAINE SUPPLEMENTAIRE : Le Défi aventure Du 24 au }o juillet 2005 135.rue Don Bosco Nord Sherbrooke (Québec) Jil 1E5 Téléphone : (819) 566-2222 www.semlnalresalesien.org mdavid@ledevoir.com A 4 E DEVOIR.LE MARDI AVRIL 2 0 0 5 LES ACTUALITES Le Bloc veut envoyer aux provinces les surplus de la SCHL CLAIKANDRÉE CAUCHY Outré de voir la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) engranger des surplus faramineux qui devraient dépasser les huit milliards en 2009, le Bloc québécois a déposé hier un projet de loi pour limiter l’excédent de la société de la Couronne et exiger que les surplus soient versés aux provinces pour financer le logement social Depuis qu’elle a décidé d'accumuler ses bénéfices net en 1998, le surplus de la SCHL est passé de 544 mil-bons à 334 milliards a la fin de 2004.Avec la vigueur du marché immobilier la SCHL prévoit maintenant que ses surplus s’élèveront à 83 milliards en 2009.Le porte-parole du Bloc québécois en matière de logement, Christian Simard craint une réédition de l’épisode de la caisse de l’assurance-emploi alors que des milliards avaient été utilisés pour boucler le budget général du gouvernement •On voit ici le même pattern ' qu'avec la caisse de l’assurance-emploi, où le gouvernement fédéral peut aller piquer des fonds pour d’autres fins.On l’a vécu avec l'assurance-emploi, on ne veut pas le revivre», s’exclame le député bloquiste de Beauport-Li-moilou, qui déposait hier un projet de loi privé.Le projet de loi limiterait le surplus de la SCHL à 0,5 % de son porte-feuille de prêts, soit un peu plus de un milliard.La société de la Couronne pourrait égale ment constituer une réserve annuelle de 10 % de son surplus, soit environ 100 miüions pour cette année.Les sommes excédentaires devraient être envoyées aux provinces qui auraient en contrepartie, l’obligation de les affecter au logement social, au logement abordable et de les utiliser pour •accroître les choix en matière d'habitation».*En clair, les provinces seraient obligées de s'en servir dans l’esprit de la loi de la SCHL, ce transfert ne pourrait aller au fonds consolidé des provinces», précise l’auteur du projet de loi privé, qui a déjà obtenu l’appui du NPD.D fait valoir que la société de la Couronne, qui réalise ses profits à même les frais qu’elle facture aux propriétaires ayant recours au service de garantie de prêt disposerait d’une marge de manœuvre suffisante pour faire face aux aléas de l’économie.fl a entamé des pourparlers avec son homologue du Parti conservateur pour un éventuel appui au projet de loi, qui pourrait arriver au cap de la deuxième lecture d’ici environ trois semaines.Le ministre responsable du logement Joe Fontana, n’est pas chaud à l’idée de voir les surplus de la SCHL prendre le chemin des provinces pour être affectés au logement social.•Je ne suis pas certain que c’est faisable qu’une société de la Couronne distribue des fonds aux provinces.[.] Cela ne fait pas partie des objectifs de la SCHL», fait valoir M.Fontana, soulignant que son parti s’est engagé à verser 1,5 milbard au cours du mandat pour le logement social.lorsqu’on lui fait observer que ces fonds transitent habituellement par la société de la Couronne, il rétorque qu’il s’agit de fonds fédéraux et non d’argent généré par les activités commerciales de la SCHL Cela dit il se montre ouvert à l'idée de limiter les surplus de la SCHL en réduisant les tarifs de la SCHI.pour les garanties de prêts.Le Devoir Le premier ministre en visite à Washington Trop de contrôles à la frontière nuirait au Québec, craint Charest JOCELYNE RICHER '1X7' ashington — Le premier ministre VV Jean Charest craint qu’un accroissement des contrôles dldentité aux frontières, tel qu’il est planifié par les Américains, nuise à l’économie du Québec.•Je crains qu’on soit en compétition [avec les Américains] pour attirer des congrès à Montréal et que ceux qui ont à décider entre un site américain et un site canadien en viennent a la conclusion que c’est trop compliqué d’aller à Montréal», a fait valoir M.Charest hier, lors d’un point de presse.fl souhaite donc que le gouvernement de George W.Bush renonce officieDe-ment à exiger le passeport ou toute autre forme de contrôle d’identité contraignante aux personnes qui franchissent la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.Lors d’un entretien, hier, dans la capitale américaine, avec le secrétaire à la sécurité intérieure, Michael Chertoff, M.Çharest a eu la confirmation que les Etats-Unis projettent d’imposer la présentation d'une carte d’identité uniforme pour passer la frontière, qu’on soit de nationalité canadienne ou américaine.Il semble que l’idée, [ancée récemment par la Secrétaire d’Etat, Condolee-za Rice, d’imposer le passeport comme preuve d'identité sera mise de côté, mais celle d’une carte d’identité commune aux deux pays fait son chemin.•La formule n’est pas arrêtée, et il y aura une mise en vigueur progressive.Ça Jean Charest peut être une carte commune, ça peut aller jusquedà», a expliqué M.Charest Ce dernier rejette l’idée de forcer tous Ips Québécois qui souhaitent aller aux États-Unis à se doter d’un passeport une mesure jugée «frop er^ea«te».•Le moins de restrictions est ce qui est le mieux»: tel est le principe que privilégie le premier ministre, qui rappelle que des miflions de personnes — et quantité de marchandises — passent tous les jours d’un côté à l’antre de la frontière.JACQUES NADEAU LE DEVOIR •Ce ne serait pas logique de demander une carte à chaque fois.Il faut laisser la place au gros bon sens», at-il plaidé.Pour illustrer son propos, M.Charest mi-sérieux, mi-blagueur, a donné l’exemple de son père, âgé de 82 ans, qui aime bien chaque semaine quitter sa maison en Estrie pour aller souper au restaurant de l’autre côté de la frontière avec sa compagne.•H m’a dit que son passeport est échu et qu’il n’allait pas le renouveler.Je ne sais pas s’il aura besoin d’une carte d’identité mais cela pourrait bien arriver», a-t-il ajoute.M.Charest a dit ne pas craindre que cette question devienne une nouvelle pomme de discorde entre les deux gouvernements.fl estime que les Américains veulent négocier de bonne fol -Us sont au début d’une démarche et on sent qu ’ils sont très attentif à ces questions-là», selon hil L’idée de reclamer le passeport a tout visiteur canadien qui se présente aux douanes a été lancée il y a deux semaines par la Secrétaire d’Etat Condo-leezza Rice, soucieuse d’accroître les me sures de sécurité.À la suite du tollé soulevé par sa pro-positioa notamment de l'industrie touristique, le président Bush a cependant semble battre en retraite, ai disant souhaiter que les Canadiens continuent d’être exemptés d’exhiber leur passeport Mais fl se montrait du même coup favorable à des mesures de contrôle biométrique, comme la prise d’empreintes digitales.Ottawa prévoit entreprendre des négociations sur toute cette question avec Washington.Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, était aussi présent à l’entretien avec M.Chertoft M.Charest a indiqué que son homologue et hiknême étaient sur la même longueur d’onde.Presse canadienne Réduction des GES : les écologistes demandent à Québec d’agir rapidement LOUIS-GILLES FRANCŒUR Québec doit passer à l’action et aller de l’avant avec son «propre plan de réduction des gaz à effet de serre», quitte à laisser quelques volets ouverts à la négociation avec Ottawa.C’est ce qu’ont soutenu hier quatre des groupes environnementaux les plus impliqués dans le dossier (}es changements climatiques, soit Greenpeace, Equiterre, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et la Coalition-Vert-Kyoto.Les quatre réagissaient à la nouvelle du Devoir d’hier, qui décrivait l’impasse dans laquelle les pourparlers Québec-Ottawa sont enlisés et le changement de priorités à Québec, où on est passé d’un •plan» à une «stratégie» de lutte contre les changements climatiques.Dans la Vieille Capitale, selon une source digne de foi, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Tliomas Mulcair, s’apprêterait à demander une rencontre au sommet à son homologue fédéral, Stéphane Dion, afin de faire passer les pourparlers infructueux à la vitesse grand V.Il a cependant été impossible de faire confirmer cette information par le ministre.Pour Steven Guilbeault, de Greenpeace, «il est inacceptable qu'après deux ans et demi de travaux le gouvernement ne soit pas en mesure d’accoucher d’un plan de réduction des GES en accord avec les priorités du Québec.Au-delà des problèmes rencontrés avec Ottawa, Québec doit démontrer dans quelle mesure le protocole de Kyoto va changer ses priorités en transport.Qu’est-ce qu’il attend, par exemple, pour lancer un programme de captage des biogaz des sites d’enfouissement: plus de 2 % de réduction sont à portée de main de ce côté D’autre part, ils nous disent à Québec qu’il fout attendre la Politique sur l’énergie avant d’accoucher d’un plan Kyoto: or, c’est exactement le contraire qui doit être fait!» Québec va d’ailleurs dévoiler aujourd’hui un volet important de sa politique de transports en envoyant en audiences publiques le projet de prolongement de l’autoroute 25 et la construction d’un pont vers Laval.En guise de verre d’eau pour faire avaler la pilule aux adversaires du projet, le gouvernement va annoncer par la même occasion le prolongement du train de banlieue qui dessert Blainville jusqu’à Saint-Jérôme.Du côté d’Équiterre, Hugo Séguin déclare qu’il «serait très embarrassant que le Québec, qui va être cet automne l’hôte de la W conférence des parties à la Convention sur les changements climatiques, n’ait pas un véritable plan de lutte contre les émissions de GES après avoir été le leader nord-américain de la ratification du traité de Kyoto».Pour André Bélisle, porte-parole de l’AQLPA et de la Coalition-Vert-Kyoto, «le Québec serait en position de force et non de faiblesse devant Ottawa s’il avait en mains un plan de réduction des GES qui fiait consensus et dont il demanderait à Ottawa de financer certains volets.On devrait déjà avoir en opération un système de redevances-remises pour l’achat et l'immatriculation des véhicules ainsi qu ’un système d’inspection des véhicules légers et lourds.D’ailleurs, le programme promis pour les véhicules lourds n 'est même pas en marche! Québec n’est pas plus sérieux que le fédéral envers l’Alberta, qui a remboursé sa dette avec l’argent du pétrole en hypothéquant l’avenir de la planète et qui demande aux contribuables canadiens de continuer à financer ses émissions».Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie i|ui s'y serait ((lissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au, eoùt de la parution.MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Crevasser - Chro- me, 2 - Vanter.- Oeuf de plâtre.3 - Petite ode.- Liquide.4 - Un petit nombre.- Gifle 5- Pièce du jeu d'échecs.- Symbole chimique d'un métal.6 - Indique une addition.- Oiseau passereau d'Alrique.- Lettre grecque.7 - Pomme.- Remédie au manque de qqch.8 - Ensemble des prin- cipes sur lesquels on fonde ses opinions.- Rouler sa bosse.9 - Sans gravité.- Lim- pidité d'une gemme 10- Oxyde d'uranium -Apparaîtrai.11 - Abréviation religieuse - Se dit d’une pierre précieuse ou fine qui présente des givres.12- Epoque.- Nourriture pour les animaux.• Xénon.VERTICALEMENT 1 • Grande quantité de.- Coupure dans un pli anticlinal (Géol ).2 - Elément halogène - Peser l'emballage d'une marchandise.3 - T ranspiration - Poisson de l'océan Indien.4- Condiment.- Indiscutable.5- Trop d'urée dans ie sang.- Monnaie danoise.6 - Vigueur.- Gallium.7- Rencontre concertée.- Plumard.8- Iota.-Test 9- Il a des aiguilles.-Mollusque bivalve 10- Personne qui commande.- Verse des larmes.11 - Concrétiser - Article contracté.12 - Hécatombe - Adap- te des bandes magnétiques à un titm.Solution d’hier Appels d'offres Société immobilière du Québec Avis important i'ofnes de construction, de services professionnels, Aim'-'lires et d approvisionnement de fa Société 1 du Quebec tSIQ1 sont maintenant diffusés nt pAt intermediaire rhi 'Système eleclm’uiie Québec b b [ensemble des appels d offies de la Société peuvent ètie consultes sui notie site Internet www.siq.gouv.qc.ca Avis public Montréal ALIÉNATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l'article 28 de la Loi sur les cités et villes (L.R.Q., chapitre C-19).que la Ville de Montréal a autorisé l'aliénation de biens d'une valeur supérieure à 10000$, autrement que par enchères ou soumissions publiques, au cours de décembre 2004 et janvier 2005 : En décembre 2004.vente à Angela Boni-Palmaretla et Giuseppe Palmarella, è des fins d'assemblage, d'un terrain résidentiel situé sur la rue Baily dans l'arrondissement de Côte-Saint-Luc / Hampstead / Montréal-Ouest, d'une superficie de 1 269 pi', constitué du lot 2 951 014 du cadastre du Québec, pour la somme dé 19 036 $.En janvier 2005, vente è Les Jardins Beaurepaire S.E.N.C., è des fins de développement résidentiel pour personnes Agées autonomes, d'un immeuble situé au 450, rue Church, dans l'arrondissement de Beaconsfield / Baie d'Urté, constitué du lot 1 417 532 du cadastre du Québec, pour la somme de 424 400 $.Ces aliénations ont reçu, en vertu de l’article 89 de la Loi concernant la consultation des citoyens sur la réorganisation territoriale de certaines municipalités (2003, chapitre 14), l'autorisation du ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir respectivement les 3 et 17 février 2005.Montréal, ie 19 avril 2005 La greffière de la Ville, IM* Jacqueline Leduc Canada, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR DU QUÉBEC (Civile) 700-32-012592-034 ME CHRISTIAN LADOUCEUR Partie demanderesse SOLANGE CRE-VIER ET MARC TURCOTTE Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de SOLANGE CRE-VIER ET MARC TURCOTTE seront vendus par huissier le é mai 2005 à 10:00, au 43.de Servando à Blainville Québec Canada, con-formémenl audit bref Lesdits biens consistent en 1 TÉLÉCOULEUR SONY 47 POUCES.1 MEUBLE DE TÉLÉVISION, 1 ENSEMBLE DE SALLE À MANGER ET AU TRES AMEUBLEMENT INTÉ RIEUR, ARTICLES DE DÉCORA TION, 1 ORDINATEUR ET AC CESSOIRES.SAINT-JEROME CE 15 AVRIL 2005 Conditions: argent comptant ou chèque visé.Au-dw Fortin, H.J FILtON A ASSOCIÉ, s.a.n.c.110, rue de Martigny Ouest, St-Jér6me, Québec.J7V 2G1 Tél: (450) 436-8262.Fax: (450) 436-6634, TPS R1146427 39.TVQ: 1010317971 Cénada7PR0viNCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR DU QUÉBEC (Civile) 700-32-012591-036 ME CHRISTIAN LADOUCEUR Partie demanderesse MARC TURCOTTE Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un brel d'exécution, les biens de MARC TURCOTTE seront vendus par huissier le 4 mai 2005 à 1100, au 43.de Servando à Blainville Québec Canada, conformément audit bref Lesdits biens consislent en 1 TÉLECOULEUR SONY 47 POUCES, 1 MEUBLE DE TÉLÉVISION.1 ENSEMBLE DE SALLE A MANGER ET AUTRES AMEUBLE MENT INTERIEUR.ARTICLES DE DECORATION, 1 ORDINATEUR ET ACCESSOIRES SAINT-JEROME, CE 15 AVRIL 2005.Conditions: argent comptant ou chèque visé Audrey Fortin, H.J.FILION S ASSOCIE, é.e.n.c.110.rue de Martigny Ouest, St-Jérôme Québec.J7Y 2G1.Tél: (450) 436-6282.Fax (4501 436-6634 TPS: R1146427 39.TVQ 1010317971 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présents donné que.à la suite du décès de Georgette Bolduc, en son vivant domiciliée au 1625, boulevard de Maisonneuve Ouest, apparie ment 1100, Montréal, province de Québec, H3H 2N4, survenu le 28 octobre 2004.un inventaire des biens de la défunte a été tait par la liquidatrice successorale devant Me Maryse Piérard.notaire.le 13 avril 2005, conformé-menlàlaloi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 606.rue Cathcart, bureau 420, Montréal.Québec.H3B 1K9.Donné ce 13 asml 2005 Liliane BoMuc.Kquidatnce AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que: à la suite du décès de Claire Madison Bray, en son vivant domiciliée au 1640, Principale, Saint-Blaise-sur Richelieu, province de Québec, J0J 1WO, survenu le 17 octobre 2004, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice successorale devant Ginette Granger et Madeleine Dufresne, témoins requis aux lins de la signature dudit inventaire, le 13 avril 2005, conformément à la loi.Cet ioventaire peut être consulté par les intéressés au 606, rue Cathcart, bureau 420, Montréal, Québec, H3B1K9.Donné ce 13 avril 2005 Christine Madison, liquidatrice AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9154-1870 QUÉBEC INC.constituée en vertu des dispositions de la Partie 1A de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social et faisant affaires en la ville de Montréal, province de Québec, demandera au Régis-traire des entreprises, la permission d'obtenir sa dissolution en vertu des dispositions de farticle 28 de la Loi sur les compagnies de la province de Québec.St-Léonard, ce Hième jour d'avril 2005 NQLÔMAUZË,s.o,n,c.Procureurs de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9154-1862 QUÉBEC INC.constituée en vertu des dispositions de la Partie 1A de la Loi sur les compagnies, ayant son siège sooal et faisant affaires en la ville de Montréal, province de Québec, demandera au Regis-traire des entreprises, la permission d'obtenir sa dissolution en vertu des dispositions de l'article 28 de la Loi sur les compagnies de la province de Québec.St-Léonard, ce Même jour d'avril 2005 NOLAN LAUZË.s.,n.c Procureurs de la compagne AVIS DE DEMANDE PEPtSSQUmON PRENEZ AVIS que la compagnie BIOS NOR-MAT INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.SIGNE à Montréal, ce 15» jour d'avril 2005.Luc Martel.avocaL m.fisc.Procureur de la compagnie F U * n 4 T I » N MARI» VtXCfrWT WWW MAKI F VI!*H ÏW CH 1 M* 3*1 MSI AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES » HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Te/.985-3344 Fax:985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html • www.ledevoir.com/offres.html ___________________Courriel : avisdev@ledevoir.com n*f Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo m ^ ^ [m\ m AUJOURD'HUI CE SOIR MERCREDI JEUDI Ensoleillé Possibilité d averses Possibilité d'averses Ensoleillé max 23 min 12 max 14, min 12 max 8, min -1 VENDREDI Ensoleillé max 10, min 0 La météo en un clin d’œil Max.Min.Hier 23 4 Normales 12.3 1.9 v.vt-.iwr ‘ -SeV-îiês 19X2 Saguenay , Precip.0.0 mm Phases de la lune O 3 € & 1 Levsrdu .iv I soleil ?SJ 6:02 S SraSSÏ 19:47 '"nï* "*1~uv i»**» 4.o-«.e ?«Mie e.o* -?j 30 mtr Moyen P rave F«tr*me nada Le monde St.John’s 3\-2 New York e- 20\6 Halifax o- 13V-1 Chicago 30\12 Ottawa e.24\7 Atlanta «Y 27\12 Toronto s» 27\8 Miami Sa 28\20 Winnipeg 14\7 Los Angeles » 18\11 Edmonton 14\1 Rio de Janeiro Ê.30\22 Regina O- 17V3 Amsterdam •%.14\8 Vancouver *¦ 20\5 Moscou ¦%.18\9 Whitehorse 10V1 Paris 13\5 YeHowknife 6\-9 Sydney ©- 23M7 : un prévtslonntsts Météo Conseil 1-900 565 4455 Pour le dernier bulletin météo en ligne, consultez le ait» Web météo * l’URL www.meteo.ec.gc.ca La météo canadienne sur le Web LI DEVOIR.LE MARDI AVRIL O O A 5 LES ACTUALITES Filtrer, c’est bien; parler, c’est mieux MICHEL DLMA1S Filtrer ou ne pas filtrer?A la suite des articles publiés hier et samedi dans Le Devoir, de nombreux parents sinterrogent sur la nécessite d’installer des logiciels filtres sur leur ordinateur afin de limiter la consultation de sites offensants sur Internet.Selon Louiselle Roy, directrice du programme français du Réseau Education-Médias •les jeunes, particulièrement les plus vieux, savent très bien contourner les logiciels filtres et trafiquer l’historique de navigation afin de déjouer les parents un peu trop inquisiteurs.Toutefois, ils sont aussi très conscients des contenus dérangeants qui se trouvent sur la Toile et, eux aussi, veulent ‘protéger’ leurs plus jeunes frères et sœurs de ces contenus.» Bref, avant même de considérer l’achat de logiciels filtres, les parents soucieux de contrôler l’accès à Internet de l’ordinateur familial se doivent de consulter certains sites d’information afin de connaître les limites de ces surveillants virtuels.WebAverti, une référence incontournable dans ce domaine, consacre une section de son site aux differents types d’outils de filtrage.Sans en recommander un parmi la kyrielle de logiciels existants, WebAverti préfère informer les parents des enjeux reliés à l'utilisation des outils filtrants.Seule exception à cette règle, les concepteurs de ce site recommandent AmiWeb, un navigateur développé au Québec et spécialement conçu pour les jeunes enfants de 4 à 11 ans environ.Une fois installé, AmiWeb prend le relais des navigateurs classiques tel Internet Explorer et Mozilla/Firefox et propose à l’enfant de vivre une expérience Internet sécuritaire dans un cadre où le choix des sites accessibles a été pré-qualifié au préalable par l’éditeur du produit AmiWeb est doté d’un système de sécurité à niveaux multiples obligeant les jeunes à surfer dans cet environnement contrôlé tout en permettant aux parents d’outrepasser les droits d'accès par défaut afin d’accéder au bureau de l’ordinateur.Les parents de pré-adolescents et d’adolescents quant à eux ne manqueront pas de consulter les sites Action Innocence (en français) et GetNetWise (en anglais).Contrairement à WebAverti, ces deux sites Internet valident les différentes solutions disponibles et établissent une classification basée sur de nombreux critères.Par exemple, Action Innocence teste les logiciels filtres sur 350 sites interdits, dont 50 sites faux-positifs, afin de tester leur taux de surblocage.Des critères secondaires qui apportent une plus-value au contrôle parental complètent ces différentes étapes et donnent une note finale sur une écheUe de 6.Les résultats finaux peuvent être catastrophiques pour des logiciels au nom pourtant bien établis.Par exemple, un outil, tel le très connu Norton Internet Security 2005, se voit affublé d’une note 2 étoiles sur 6, tandis qu’un autre moins connu comme CyberPa-frol récolte 5 étoiles sur 6.Si la langue anglaise n’est pas une barrière, nous recommandons fortement aux lecteurs la consultation du site anglophone GetNetWise qui prend le relais là où Action Innoncence s’arrête.En effet, GetNetWise propose moult logiciels destinés à protéger l’ordinateur familial: outils visant à contrer la prolifération de logiciels espions (spyware), outils de surveillance de salles de clavardage, de messagerie électronique, etc.Toutefois, et Louiselle Roy du Réseau Education-Médias insiste sur le sujet, «k» logiciel filtre ne remplacera jamais une saine conversation empreinte d’ouverture entre les ados et leurs parents.Ceux-ci doivent être conscients que leurs enfants peuvent facilement passer outre à ces pièges logiciels.A terme, ces discussions seront beaucoup plus efficaces qu’un simple barrage cybernétique.» WebAverti http://www.webaverti.ca AmiWeb http://wum midmultimedia, com Action Innocence http://www.aig-filtra.org GetNetWise http://www.getnetwise.org/ La Cour suprême semble favorable aux échangistes SYLVAIN LAROCQLE Ottawa — La pratique de l’échangisme dans des lieux semipublics ne porte pas prejudice à la société, ont plaide hier des avocats devant les juges de la Cour suprême du Canada, qui se sont montrés sympathiques à la cause.Le plus haut tribunal du pay's se penchait sur deux jugements contradictoires de la Cour d’appel du Québec, rendus le 7 juillet 2004, concernant des relations sexuelles en groupe dans des bars montréalais.Dans la première affaire, la Cour d’appel a maintenu la culpabilité de Jean-Paul Labaye, ancien propriétaire du bar L’Orage, où des personnes ayant déboursé 200 $ pour devenir membres pouvaient s’adonner à des relations sexuelles complètes au troisième étage de l’établissement, dans une salle verrouillée.Dans le deuxième cas, la même Cour a acquitté James Kouri, propriétaire du bar Cœur à corps, où des ‘couples libérés» pouvaient avoir des activités sexuelles sur une piste de danse entourée d’un rideau noir translucide.La difficulté de la question réside dans le manque de clarté du Code criminel.Les articles portant sur l’indécence datent du XK' siècle et ne définissent même pas l’infraction comme telle.La jurisprudence a toutefois établi que l’indécence d’un geste dépendait de la tolérance de la société canadienne quant au contexte dans lequel il se produisait.L’un des avocats de la poursuite, Normand Labelle, a estimé devant la Cour suprême que la pratique de l’échangisme dans des bars avait pour conséquence de •banaliser la sexualité».•Les personnes qui sont membres à cet endroit-là sont un peu traitées comme des objets de consommatùm les uns par rapport aux autres», a-t-il soutenu.•On se rapproche beaucoup d'un jugement moral?» lui a demande la juge Marie Deschamps, ce qu’a nie M* Labelle.Mais peu de temps après, la juge en chef Beverley' McLachlin s’est elle aussi montrée sceptique envers les arguments de la Couronne.•Ce n ’est pas l 'orgie en elle-même [qu’il faut considérer], a-t-elle rap pelé.(L’important), c’est qu’on ne veut pas exposer le public aux actes comme ça.aux orgies C’est pour ça qu’on [.] fait une distinction entre un endroit privé et un endroit public pour s'assurer qu aucun préjudice n’existe [pour la société].Mais, en l’espèce, le public n ’était pas exposé à ces actes, alors on peut argumenter que le préjudice n ’existe pas dans le cas qui nous occupe.• Public ou privé?Le Code criminel définit comme étant public •tout lieu auquel le public a accès de droit ou sur invitation, expresse ou implicite», mais les avocats des bars ont plaidé que les salles où se déroulent les actes sexuels étaient fermées.L’autre procureur de la poursuite, Germain Tremblay, s’est formalisé de la simplicité de la question posée à ceux qui voufaient entrer au Cœur à corps: ‘Êtes-vous un couple libéré?» •Ça ne veut rien dire», a dit M'Tremblay.•Dans le contexte, la question ne peut pas vouloir dire “est-ce que vous êtes ouvert sur la littérature?’» a répliqué la juge Deschamps, du tac au tac.L’un des avocats du Cœur à corps, Christian Desrosiers, a invité les magistrats a songer aux effets d une criminalisation de l'echangis me dans des lieux semi-publics.•B faut s'interroger sur lïnterrt de la société lorsqu on parle de prejudice.évaluer ialtemative si on ne permet pas à des échangistes de se rencontrer dans des lieux qui sont réserves à leurs activités», aril avancé.•L'amour en groupe» est un mode de vie qu'il faut respecter, a renchéri l’avocat de M.Labaye, Robert La Haye.Selon Christian Desrosiers, il n’est pas nécessaire de prendre en compte l’opinion de la popula tion sur l'échangisme.•Même si la majorité des Canadiens sont en désaccord atvc les valeurs prônes par les échangistes, ou sont même dégoûtés par ces activités-là, il faut se poser la question ‘est-ce que la société canadienne serait affaiblie ou mise en danger si on tolérait ce genre de comporte-ment-là ?" Cest ça.la question.» M'Tremblay, de la Couronne, n’était pas d'accord.•Cest très facile de dire: ‘Les tribunaux ne devraient pas se mêler de ça, la Cour et la police ne devraient pas se mêler de ça parce que c’est du domaine de la morale propre à chacun.[.] Au nom d’une certaine liberté sexuelle, on devrait le moins possible s'introduire dans ce domaine-là.’ [.] Mais qu’on soit adepte de l’échangisme ou non, il y a certaines règles à suivre pour le bon fonctionnement de la société.» la poursuite a aussi prétendu que les clubs en cause menaçaient l’ordre public parce qu'on n’y préconiserait pas suffisamment l’usage du condom, ce qui pourrait conduire à une augmentation de la prévalence des maladies transmises sexuellement.Presse canadienne CORNWALL Un juge enquêtera sur un présumé réseau de prédateurs sexuels GILLIAN LIVINGSTON Toronto — Le gouvernement ontarien a désigné hier un juge qui mènera une enquête publique indépendante sur les allégations voulant que des enfants aient été agressés sexuellement pendant des années par des notables de Cornwall, en Ontario, qui auraient comploté et camouflé l’affaire.•L’enquête permettra de tirer un trait sur cette question qui a constitué un véritable boulet pour notre communauté depuis plusieurs années», a commenté le maire de Cornwall, Phil Poirier.L’enquête, qui devrait débuter cet automne, ‘rendra justice aux victimes, et donnera à ceux qui ont été injustement accusés l’occasion de se défendre», a ajouté M.Poirier.La ville a longtemps été associée à de sombres allégations d’agressions sexuelles d’enfants aux mains de notables, professionnels et membres du clergé de l’endroit, qui auraient tourmenté les enfants de la ville, de manière organisée, pendant des décennies.Cependant, malgré une enquête de la police provinciale à l’issue de laquelle 114 accusations ont été portées contre 15 hommes, dont des médecins, des avocats et des prêtres catholiques, seulement une personne a été reconnue coupable.La dernière cause a été rejetée en octobre, un juge ayant décrété qu'une trop longue période de temps s’était écoulée avant la tenue du procès.Hier, le procureur général Michael Bryant a nommé le juge Normand Claude, de la Cour de l’Ontario.Il aura pour mandat d’examiner de quelle façon la police, les tribunaux et les autres institutions ont réagi aux allégations, qui remontent aux années 1950.«Le gouvernement ontarien croit que la population de Cornwall a droit à une enquête complète et indépendante», a déclaré M.Bryant La ville même de Cornwall a été profondément marquée par les allégations, soutient Paul Scott, porte-parole d’un groupe de pression local qui réclamait la tenue d’une telle enquête.Le groupe de citoyens veut •restaurer» la réputation de Cornwall, a-t-il expliqué.Le juge Claude est entièrement indépendant du gouvernement II a le pouvoir de convoquer des témoins.L’enquête publique ne vise qu’à établir les faits, et ne peut attribuer de responsabilité légale à aucune des parties.Elle pourra faire des recommandations pour éviter la répétition de semblables problèmes à l’avenir.Presse canadienne Soins à domicile : Solidarité Santé n’est pas rassurée LOUISE MAI DE RIOUX SOUCY % A trois jours du premier budget du ministre des Finances.Michel Audet.l'etat-m^jor de la Coalition Solidarité Santé est ressorti plus inquiet que jamais hier de sa rencontre avec l'attachee politique de Jean Charest.Aucune promesse n'a pu être arrachée au bureau du premier ministre qui.il y a deux ans, promettait pourtant de fain* des soins à domicile une des priorités du gouvernement.Au sortir de cette rencontre, l'une des membres de la coalition n'a pas cache sa déception de voir le dossier encore une fois reporté.•Le ministre Philippe Couillard et le Parti liberal du Québec [PIAJ] font preuve d une compassion tout à fait théorique, ce que Ton veut, c’est une compassion pratique», a commenté Marie Pelchat, qui œuvre à la clinique coqununautaire de Pointe-Saint-Charles.A l'arrivée au pouvoir du PLjQ, Quebec occupait le dernier rang parmi les provinces en matière de dépenses par habitant en soins à domicile, accusant un écart de 18 $ par rapport à la moyenne canadienne.Deux ans plus tard, la province est toujours bonne dernière avec seulement 94 $ par an par personne, à la différence prés que l'écart a depuis triplé pour atteindre les 51 $.lin minimum Selon l’Institut canadien d’information sur la simté, le Québec devrait hausser ses dépenses de 386 millions, ne serait-ce que pour atteindre le niveau canadien.Cette hausse saurait satisfaire la coalition, même si le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) admet lui même qu’il en coûterait davantage pour mettre sur les nuis une vraie politique de soins à domicile, soit 611 millions.En dépit de tout cela, les goussets de l’Etat sont restés résolument fermés depuis deux ans.«Le Parti libéral a investi 117 millions dans les services à domicile et dans l’hébergement en CHSLD; de ce nombre, seuls 50 millions sur deux ans ont été réservés aux soins à domicile», a rappelé hier Gabrielle Pelletier, porte-parole de la Coalition, qui regroupe aujourd’hui 46 organisations nationales et régionales.Résultat: non seulement le gouvernement ne ré pond pas à tous les besoins, mais ceux qui prennent le relais, les proches aidants, sont épuisés et n’ont d’autres solutions que de se tourner vers le privé, une tendance qui inquiété la coalition au plus haut point.Danièle Rohrbach en sait quelque chose.Depuis huit ans, c’est elfe qui prend soin de sa mère qui souffre de la maladie de Parkinson.‘Quand ma mère était en centre d’accueil, il lui en coûtait 1000$ par mois, et TÊtat s’occupait du reste.Maintenant, elle reçoit une subvention de 1000 $, et c’est moi qui assume le reste.» Selon elle, le privé n’est pas la solution.Ses nombreuses expériences l'ont au contraire convaincue que seul te public peut assumer de telles responsabilités.‘Ces gens-là manquent de formation, et le personnel est trop changeant.Il faudrait littéralement réglementer le milieu.Ils ont le papier, mais ce papier n’a pas de valeur», juge Mme Rohrbach.Un avis que partagent les membres de la coalition.Le Devoir E N BREF James Gabriel débouté la Cour supérieure du district de Saint-Jérôme a rejeté hier la demande d’injonction formulée par le Conseil de bande de Kanasafake, dirigé par le grand chef James Gabriel, visant à démanteler la «Watch Team» qui patrouille dans le secteur.Un reportage de l’émission Enjeux de Radio-Canada montrait récemment des policiers de la SQ rebroussant chemin devant les patrouilles de ce comité de vigilance qui sillonnent le territoire.Le Conseil de bande prétendait que la présence de la «Watch Team» nuisait à la sécurité sur le territoire en limitant le travail de la SQ et de la police Mohawk, compliquant ainsi la tenue d’une élection.- Le Devoir EN BREF Le Cirque se jette à l’eau Le Cirque du Soleil sera la vedette du spectacle d’ouverture des XI' Championnats du monde de sports aquatiques qui se tiendront à Montréal cet été.L’entreprise montréalaise, commanditaire de l’événement, a accepté de créer pour l’occasion un spectacle original qui sera présenté lors de la cérémonie d’ouverture le 16 juillet prochain, a annoncé hier le maire Gérald Tremblay, coprésident du comité organisateur de Montréal 2005.Les billets pour ce spectacle sont en vente depuis hier au coût de 150 $ et de 175 $.Les championnats aquatiques Montréal 2005, qui se dérouleront du 16 au 31 juillet sur cinq sites de compétition des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, réuniront 2000 athlètes en provenance de 160 pays.— Le Devoir Ambassadeur recherché Ottawa — Le président George W.Bush n’avait toujours pas nommé le nouvel ambassadeur au Canada, hjer soir, après une visite dans l’Etat de la Caroline du Sud.La rumeur courait que M.Bush voulait profiter de l’occasion pour nommer David Wilkins ambassadeur.Président de la législature de la Caroline du Sud.M.Wilkins est aussi très actif dans le financement du Parti républicain.M.Wilkins a été muet jusqu’ici sur son avenir mais des médias locaux soutiennent que l’avocat de 58 ans figure au premier rang sur la liste du président pour succéder à Paul CeBucci.- PC Travaux publics et Public Works and Services qouvernementaux Government Serv Services gouvernementaux Canada Government Services Canada Étude sur les biens immobiliers Appel de commentaires sur l’ébauche de la demande de propositions Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a la responsabilité de fournir des locaux aux ministères et aux organismes fédéraux pour leur permettre d’offrir leurs services à la population canadienne, il souhaite obtenir des conseils et des recommandations détaillés sur différents scénarios concernant le portefeuille d’immeubles à bureaux et à utilisation commune qui lui appartient.Le Ministère souhaite obtenir des commentaires sur l’ébauche de sa demande de propositions, qui est disponible sur le Service électronique d’appels d’offres du gouvernement, à l’adresse http://www.merx.com Date limite pour soumettre ses commentaires : le 19 mai 2005.Suivant la réception de commentaires pendant 30 jours, le Ministère publiera une demande de propositions officielle, puis mènera un processus d’appel d’offres de manière équitable, ouverte et transparente, pour s'assurer de confier l’étude aux meilleurs experts.Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site Web suivant : http://www.merx.com Le numéro de référence de la demande de propositions est le EP310-050026/A.Canada Jour de la Terre 2005 - 35 ans Le 22 avril et tous les jours www jourdelaterre org L'environnement, c’est la responsabilité de tous L’AQLPA l’a compris depuis longtemps et, comme 500 millions de personnes à travers la planète, pose un geste pour le Jour de la Terre en vous invitant à des cliniques d’inspection des gaz d'échappement de vos véhicules et de mise à la ferraille volontaire en échange de titres de transport collectif À Montréal : Vendredi le 22 avril, de «h A I7h30 Au Centre de vér iftcation CAA-Québec 550, boul.des Sources, Dorval • Tél 514-636 1309 A Québec Vendredi le 22 avril, de 9b à I7h30 Au Centre de vérification CAA-Québee 980, St-jean-Baptiste, Québec • Tél 418 872 0666 Et vous, qu'allez-vous faire ?Ù&JxUA PARTENAIRES MAJEURS B«ff 13 Des jardins ALCOA A G LE DEVOIR.LE MARDI I» AVRIL 2005 ÉDITORIAL L Rhabillons-nous! La vérité sort de la bouche des enfants, et elle est crue.Que croyait-on?Que dans une société qui, voyeuse et exhibitionniste, consomme la chair fraîche du matin au soir, les enfants seraient épargnés?Ce n’est pas la sexualité des jeunes qui pose problème, c’est la nôtre.Celle de nos fantasmes, qu’on leur impose au premier degré.e dossier du Devoir sur ces «Ados au pays de la porno» a troublé: beaucoup de gens en ont été surpris, choqués, incrédules.Est-ce vrai?Exagéré?Répandu?Et si différent des temps pasr sés?Apres tout, les (très) jeunes délurés n’ont pas attendu le XXI' siècle pour se manifester.Mais les délurés d’autrefois ne banalisaient rien du tout ni la bouteille, ni le docteur, ni le pelotage dans les coins sombres, ni les relations sexuelles précoces.Ils avaient conscience de franchir des limites, de passer des étapes, de s’initier, avec maladresse ou vantardise, a cette part d’univers adulte dont on ne parlait pas.Quand les adultes ont enfin ouvert la bouche — ce qui valait mieux que l’hypocrisie —, il s’est toutefois passé un phénomène dont on n’a pas pris la pleine mesure: le sexe n’était pas qu’un asr pect de la vie, il l’avait avalée tout entière.D est devenu un sujet de conversation, un mode de vie, une référence, une obsession.Dans nos sociétés occidentales, nous sommes titillés des dizaines de fois par jour, à la manière de ces singes bonobos qui, quotidiennement, passent à l’acte à répétition.On dit des bonobos qu’ils utilisent le sexe comme régulateur social, apaisant ainsi les tensions du groupe.A nos sociétés débordées, à la course, en bum-out — qui ont, oui, besoin elles aussi de caresses — il reste peu d’énergie pour sombrer dans une sexualité débridée.On peut sublimer par contre: par l’imagination, le récit, l’image.Seulement voilà: à l’ère de la massification des comportements et de la consommation exacerbée, ces pratiques ne pouvaient demeurer individuelles.Le sexe est devenu industrie: c’est un drame que les bonobos ne connaissent pas, mais qui frappe de plein fouet nos rejetons.la sexualité, cette pulsion de vie, devrait être basée sur l’échange, le plaisir et l’affection — qui, sans être l’amour, témoigne d’un certain bien-être avec l’autre.Les adultes — du moins on le souhaite — font ces nuances.Pas les jeunes, qui sont assommés par les fantasmes à la chaîne que nous leur renvoyons.Ce qui frappe dans notre dossier, c’est qu’il n’est jamais question de bonheur, mais de performance, de domination, de pressions sociales, d’infections.et de quête d’amour (on y revient toujours, chez les filles surtout).Ajoutons-y le silence de tous ces jeunes que ces pratiques rebutent ou gênent, et qui n’osent pas le dire parce que la pudeur et l’intimité sont les tabous de notre époque.La seule armure des ados, «pratiquants» ou non, face à une telle déferlante, c’est de banaliser.Déjà, élevés sans inhibition, ils n’ont pas d’a priori devant l’objectivation du corps, qui se manifeste par l’habillement, le piercing, le tatouage.Le sexe en est la continuité.Il est donc réduit à une mécanique, sans sentiments, ni séduction, ni sensualité.En fait, sans rapport à l’autre pour les garçons, sans rapport à soi pour les filles — les grandes perdantes de cette sexualité qui fait un triomphe à la fellation.On cherchera des façons de freiner cette pornographie qui s’inscrit au quotidien: réglementer Internet; parler de valeurs à l’école plutôt que de la seule nomenclature des maladies et des positions à risque; brasser les parents et les médias.Mais il faudrait d’abord réapprendre à être des humains: qui savent dire non, se choquer et laisser monter le désir.En son temps, en son lieu, et avec qui nous convient vraiment j bo i lea tMlede vo i r.ca Le point mort LE DEVOIR Josée Boileau i Serge Truffaut L-.e dialogue entre la Chine et le Japon est au point mort Jamais depuis 1972, date à laquelle ces deux nations avaient rétabli des liens diplomatiques, Jes relations n’ont été aussi tendues qu'actuellement.A preuve, la rencontre du ministre japonais des Affaires étrangères avec *=.son homologue chinois, à Pékin, s’est déclinée sur le mode acerbe et non apaisant Chacun accusait l’autre d’être responsable de la montée en force d’un sentiment anti-japonais de plus en plqs inquiétant A Pékin, il semble que les autorités soient plus enclines que jamais à vouloir récolter les dividendes politiques de leur puissance économique.Pour ce faire, le gouvernement chinois a instrumentalisé le ressentiment qu’éprmive la population à l’endroit du Japon en permettant à celle-ci de manifester, dans un pays réputé pour interdire aux individus le droit justement de manifester.Le prétexte choisi?La réédition d’un livre d’histoire qui fait effectivement l'impasse sur les horreurs commises par l’armée japonaise dans les années 30 et 40.Entre deux marches de protestation, les responsables chinois se sont empressé de marteler qu'ils feraient barrage à la candidature du Japon au Conseil de sécurité.Ds tiennent d’autant plus à contrer Tokyo sur ce front que, il y a peu, le premier ministre nippon a exprimé son souhait de renforcer le partenariat stratégique avec les États-Unis.Et ce, dans le but notamment de réduire à une peau de chagrin l’ambition que la Chine cultive de faire de Taïwan une autre province du pays.Histoire de ne pas être en reste, Tokyo a répondu en donnant la semaine dernière, le coup d'envoi à l’exploitation des champs gaziers des îles Diaoyu.D se trouve que cet archipel est au coeur d’un important contentieux.Plus exactement les Chinois réclament que le Japon leur rende l'archipel en question qu'il occupe depuis la fin du XIX' siècle.Au passage, on notera que les réserves de gaz dépassent les.200 milliards de mètres cubes.Simultanément on assiste à une montée en puissance du camp de la défense militaire du Japon.On se souviendra qu’une première commission avait suggéré l’an dernier un amendement de la constitution du pays et une augmentation très importante du budget de la défense.La constitution?Il est souhaité que l’on remplace la règle dite d’autodéfense par celle de défense.Après la publication d’un livre blanc sur le sujet livre qui propose ces modifications, une commission formée de parlementaires planche sur le sujet Lorsque les travaux des membres de la commission forent publiés l'an dernier, un débat s’était engagé qui mettait en lumière la réticence des Japonais à modifier leur constitution.A la faveur des manifestations anti-japonaises, on estime que cette réticence s’est passablement émoussée.Il serait donc moins difficile de convaincre la population.Entre les deux pays, un fossé se creuse à pas de géant FONDE PAR HENRI BOLRASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAfX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-pre*idente.finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE VA LÛodTÉ— W eu»- ÇA MfAiT PÉA/fCft 'A JeA Ut I>f L'AtfERTitfFt* K # R E S Ados et sexualité Bonjour.Après avoir lu l’article d'aujourd'hui concernant les ados et la sexualité, je me suis senti suffisamment mal à l’aise pour cpnsulter les programmes du ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) afin de tenter de mieux comprendre la situation.J'ai abouti à la version électronique de la brochure intitulée: L’éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme de l’éducation pour être non plus mal à l’aise, mais horrifié de ce que j’y ai trouvé.En effet, avec un zèle messianique où tous les coups sont permis (à commencer par la mise à l’index de ceux qui ne seraient pas d’accord, selon le bon vieux principe de «celui qui n’est pas pour moi est contre moi»), on ne peut que constater qu’il y a là l’action de pompiers incendiaires, qui pour guérir nos enfants du sexe et de la sexualité les en abreuvent ad nauseam du préscolaire au collégial et demandent ensuite sur toutes les tribunes de faire encore plus d’éducation sexuelle, sans pour autant rougir du possible conflit d’intérêts.Véritables obsédés sexuels, les auteurs encouragent par exemple les enseignants du primaire à mettre le sexe à toutes les sauces et dans toutes les matières du français (faire une recherche sur la transmission des maladies sexuelles) jusqu’aux arts plastiques (dessiner le venfre de ta maman et/ou les différences entre garçons et filles) en passant par les cours de religion avec un couplet pour les catholiques et un autre pour les protestants.Notons aussi pour couronner le tout que la brochure est illustrée de nombreuses images de jeunes en train de se caresser dans des poses plus ou moins lascives.Mettre autant de zèle pour l’apprentissage du français ou des maths feraient des petits Québécois des premiers de classe dans ces deux matières.Mais on préfère visiblement.par Raspoutines interposés, s’éclater dans le sexe dès cinq ans! Le drame actuel de l’éducation se trouve donc bien au sein du MEQ qui, en approuvant ce torchon en tant que programme des réformes, cède à n’importe quelle mode aussi farfelue soit-elle, au détriment de l’équilibre moral des enfants.Serait-il possible d’éliminer une bonne fois pour toutes tous ces zélés du sexe qui sont un véritable poison de la société?Merci.Jean G.Lengellé Embrun, Ontario, 18 avril 2005 Et si la gauche s’unissait?Après l’union de la droite, l’union de la gauche?Impossible?Rêvons quand même.Imaginons une entente tactique entre le Bloc et le NPD.Le N PD s’engage à ne pas présenter de candidats au Québec.En retour, le Bloc s’engage à former une alliance parlementaire avec le NPD.Il ne ferait pas parti du gouvernement néo-démocrate, mais serait consulté sur toutes les décisions importantes et aurait le droit de veto sur toutes les lois présentées en Chambre.Impossible?Voyons voir.Les sondages nous annoncent un baiayage du Bloc au Québec.Le dernier sondage donne 51 % au Bloc et 12 % au NPD (le NPD a eu 4,6 % des voix au Québec l’an passé).Ajoutez les verts qui ont eu 3,6 % en 2004 — et qui accepteraient de se rallier au Bloc — et vous avez plus de 70 députés blo-quistes élus.Le dernier sondage donne 24 % au NPD, un gros score par rapport au 15 % obtenu l’an dernier, qui avait procuré 19 députés au parti.Si la tendance se maintient et si surtout la possibilité de prendre le pouvoir engendrée par une union tactique avec le Bloc existait, le NPD pourrait faire élire de 60 à 70 députés, assez pour former un gouvernement mi- noritaire avec le soutien du Bloc.Impossible?Jacques Noel Québec, 15 avril 2005 Conditions gagnantes Le Québec est à deux ans d’un tournant décisif.Les libéraux fédéraux et provinciaux sont en train d’ouvrir le chemin à la souveraineté du Québec.Ils font l’ultime démonstration que ce système ne fonctionne pas pour les Québécois, qu’il est un anachronisme qui a fait son temps.Jean Charest a réussi là où le Parti québécois échouait: il est parvenu par ses politiques à mobiliser et à politiser une bonne partie de la jeunesse.L’arrivée d’un premier ministre fédéraliste à Québec n’a pas permis de faire disparaître le déséquilibre fiscal, au contraire, le gouvernement fédéral en nie même l’existence.Le terrain est plus propice que jamais.Mais cette fois-ci, le Parti québécois ne doit pas tomber dans la trappe que représente la gestion quotidienne d’une province étouffée par le déséquilibre fiscal.On a vu que même un homme politique charismatique comme Lucien Bouchard a perdu rapidement de la popularité à ce jeu où l’on ne peut que perdre.Il faut donc tenir un référendum rapidement, dès les premières semaines qui suivront la prise du pouvoir.Il faut confronter les québécois à la réalité: s’ils veulent être conséquents dans leur mécontentement, ils doivent donner les pleins pouvoirs d’agir au gouvernement québécois, le seul qu’ils contrôlent vraiment.Sinon, le Parti québécois devrait refuser de gouverner cet État impuissant et retourner dans l’opposition tant que la population ne lui confiera pas ces pleins pouvoirs.On ne peut dénoncer un système politique stérile et réducteur et s’épuiser à essayer de le faire fonctionner.Denis Hétu Montréal, 16 avril 2005 LIBRE OPINION Bannir le tabac a un impact important JEAN LEFEBVRE Vice-président, Affaires gouvernementales Conseil des chaînes de restaurants du Québec D} abord et avant tout, ije suis d'accord avec M.Louis Gauvin, à la suite de son texte publié dans Le Devoir du mardi 12 avril 2005 (•Le tabac dans les restaurants, une affaire de santé d’abord!»), à savoir que les gens au Québec et l'industrie de l'hospitalité seraient en bien meilleure position et en santé si personne ne fumait.Mais la réalité est autre, et encore 25 % des Québécois fument.Notre industrie est prise en otage dans ce débat entre la volonté de combattre le tabagisme et les besoins de nos clients.M.Gauvin souligne qu'il n’y aura pas d’impact économique sur les restaurants et les bars si on bannit le tabac.Son argument défie la raison et repose sur des prémisses peu scientifiques.La source mêmp qu’il cite dans son argumentaire, l'Ontario Tobac'o Research Unit (OTRU), a utilisé la même n éthode douteuse employée dans d’autres études pour illustrer qu’il n’y aurait pas d'impact économique.L’impact qu’il dit négligeable est noyé dans un ensemble de données qui reflète peu la réalité des établissements étudiés et fausse les résultats.Les données utilisées dans cette étude de 2004 ont été reprises par l’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires du Canada (CREA) et, contrairement à l’étude de l’ORTU, la CREA a séparé les ventes dans les bars, tavernes et autres établissements licenciés de l’ensemble des établissements détenant un permis d’alcool.Il est important de différencier les établissements dont la majorité des revenus sont générés par la vente d’alcool comme les pubs et tavernes, de ceux dont l’alcool n’est qu’un complément à leur volet nourriture comme dans les restaurants.Ce sont les premiers qui seraient les plus touchés si on interdisait le tabac.Baisse des ventes En se basant sur l étude revue et corrigée par la CREA pour la ville d’Ottawa, on a constaté une baisse de leurs ventes de 5,8 %.Lorsque la croissance de l’économie de cette ville a été prise en compte, les ventes dans les bars, tavernes et établissements licenciés ont été de 10 % plus basses qu'elles auraient été si le tabac n’avait pas été interdit Au Québec, nous avons aussi une catégorie d’établissements appelés resto-bars dont les ventes d’alcool constituent une bonne partie des revenus et la nourriture un complément Ces formats d’établissements subiraient aussi un impact important Une solution La bonne nouvelle est qu’il existe une solution, utilisée avec succès ailleurs au Canada: des Salons désignés fumeurs (SDF).Ces salons éloignent la fumée des non-fumeurs et sont érigés avec des normes de construction et de protection de la fumée secondaire pour les employés.Ils offrent ainsi une solution de rechange aux établissements qui ont une clientèle de fumeurs et qui risquent de subir l’impact d’une décision unilatérale.Nous pouvons tous rêver au jour où tous les Québécois cesseront de fumer.Alors l’impact économique de bannir le tabac dans l’ensemble dans notre industrie sera pratiquement nul.Mais, en attendant l’industrie a besoin d’une solution de transition.Nos gens comprennent la volonté du gouvernement de combattre le tabagisme.Mais ce sont des gens en affaires.Et personne ne pourra, sachant qu’une bonne partie de leur clientèle fume, les convaincre de mettre une croix sur 1,2 million de personnes.La solution pour toutes les parties : les Salons désignés fumeurs. E MARDI 19 A V R I 2 0 0 DEES f fÜF M rJS I Portrait d’Albert Einstein par Philippe Halsman en 1947.PHILIPPE BAILSMAN AFP 50l anniversaire du décès d’Einstein Einstein, Poincaré, Lorentz : à chacun sa relativité PIERRE LEYRAll D Professeur de physique, Montréal l’initiative de l’European Physical Society, l’année 2005 a été choisie pour célébrer les A, sciences physiques dans le monde entier et pour commémorer une grande figure de la physique du XX" siècle: Einstein.En effet, il y a 100 ans paraissaient trois articles importants: sur la relativité, sur les quanta de lumière (les photons), sur le mouvement 1 brownien, tous les trois signés par Einstein.Les écrits consacrés à la vie et aux travaux ce cette véritable icône de la physique et du XX' siècle se multiplient à l’occasion de cette commémoration et, malheureusement, ü faut constater que trop souvent la légende côtoie l’histoire quand elle ne la remplace pas! Parmi l’ensemble des textes parus à l’occasion du centenaire de la théorie de la relativité restreinte, ceux plus ou moins directement liés à la controverse sur la paternité de cette théorie présentent un intérêt particulier puisqu’ils remettent à jour un débat aussi ancien que la théorie elle-même et surtout ils peipé-tuent des points de vue partisans où les relations entre les personnes ont plus d’importance que les débats d’idées et où la chronologie remplace l’analyse des textes.Leurs auteurs n’ont pas hésité à leur donner des titres non équivoques: Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la relativité restreinte de Poincaré, de J.Hladik et La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert.Histoire véridique de la théorie de la relativité, de J.Leveugle et toujours en 2004, le Nouvel Observateur a publié un article intitulé «Einstein plagiaire?».Ces textes, d’intérêts très inégaux, ont en commun deux caractéristiques: ils interprètent indûment les textes qu’ils mentionnent et leurs conclusions sont sous-tendues par une conception étroite et restrictive de ce qu’est une théorie physique.Tout cela ne fait qu’entretenir un faux débat dommageable pour la compréhension de la théorie de la relativité elle-même.Conjectures Cependant, à la décharge des inconditionnels de Poincaré et de ceux qui s’interrogent sur le rôle fondateur d’Einstein, il faut reconnaître que les circonstances particulières entourant la publication de l’article d’Einstein du 30 juin 1905, «Sur l’électrodyna-mique des corps en mouvement», et la question de la connaissance qu’Einstein avait — ou n’avait pas — des écrits de Poincaré et de Lorentz d’avant 1905 sont propices à de nombreuses conjectures.En effet, le célèbre manuscrit de 1905 ayant été détruit, la question de la cosignature de ce texte par Mile-va Mark, alors compagne d’Einstein et brillante scientifique, reste suspendue à la crédibilité du témoignage indirect du physicien russe Joffe qui a reçu ce texte pour publication dans tesAnnalen der Biysic.D’autre part, le fait que, dans ce manuscrit il n’y a pas de références aux travaux de Lorenz et de Poincaré, est en effet surprenant compte tenu de l’antériorité indiscutable de ces deux scientifiques sur des questions abordées dans ce manuscrit Là aussi, on fait des conjectures.Nous savons qu’Einstein avait hi La Science et l'Hypothèse de Poincaré (1902) et des textes de Lorentz de 1895.Nous pensons aussi qu'il avait lu le mémoire de Lorentz, Phénomènes électromagnétiques dans un système qui se déplace à une vitesse quelconque inferieure à celle de la lumière (1904).Mais avait-il eu connaissance de l’article du 5 juin 1905 de Poincaré, «Sur la dynamique de l’électron» avant de rédiger son célèbre mémoire?En 1905, Einstein ne faisait pas partie du milieu universitaire, mais, par son travail au bureau des brevets à Berne, il était amené à lire beaucoup de publications, notamment pour en faire des comptes rendus.D’un autre côté, même si Poincaré n’était pas homme à se mettre sur le devant de la scène, on se demande encore pourquoi la communication à l’Académie des sciences de Paris du 5 juin 1905, «Sur la dynamique de l’électron», reçue en juillet 1905, n’a finalement été publiée qu’en janvier 1906 dans le Cir-colo matematico di Palermo, revue scientifique de second ordre alors que sa renommée lui autorisait plus de visibilité?La physique de l’époque A cela, il n’est pas inutile d’ajouter un portrait sommaire de l’état de la physique de l’époque.En 1905, nous sommes loin de la tranquillité aJffîchée par Lord Kelvin vers 1850 quand il disait que «la physique avait fourni une description cohérente et a priori complète de l’univers».En ce début de siècle, les bases de la physique sont fortement ébranlées, la «catastrophe ultraviolette» et le résultat négatif de l’expérience de Mi-chelson et Morley accompagnent la naissance et le développement de ce qu’on appelle maintenant la révolution quantique et la révolution relativiste.Révolutions en effet puisque, dans les deux cas, ce sont de nouvelles théories-cadres qui voient le jour, tous les phénomènes physiques devant désormais, du moins en principe, recevoir une explication dans les cadres fixés par ces deux théories.La révolution relativiste remet en cause notre conception de l’espace et du temps alors que la révolution quantique bouleverse la notion même de réalité et d’objet physique.Si on ajoute à ce questionnement général d’autres interrogations fondamentales sur l’existence des atomes et de la matière, on peut comprendre que les débats scientifiques de l'époque ont eu des répercussions au-delà de la physique et trouvaient de larges échos dans les polémiques scientifîco-philosophico-politiques (Mach, Comte, Duhem et.Lénine!) qui opposaient entre autres, les «mécanistes» aux «éner-gétistes-relativistes».Donner un sens Pour revenir à notre propos sur la recherche de paternité de la théorie de la relativité, nous pouvons l’illustrer en énonçant le paradoxe suivant on peut reconnaître le rôle fondateur décisif d’Einstein et être en accord avec l’historien des sciences E.T.Whittaker lorsque, à la suite d’un travail très documenté, il affirme dans son livre Histoire des théories de l'ether et de l’électricité (1910, réédité en 1953) que, dans l’article de 1905, Einstein «exposa la théorie de la relativité de Poincaré et de Lorentz avec quelques développements dont on fil grand cas».Si on considère qu’une théorie physique, c’est d’abord et avant tout son cadre formel c’est-àdire les principes utilisés et son formalisme mathématique, alors il est vrai que Lorentz et Poincaré avaient fait l’essentiel avant Einstein.En effet, dans leurs écrits antérieurs au manuscrit de 1905 d’Einstein, écrits déjà mentionnés précédemment, nous trouvons le rejet de l’espace et du temps absolus de Newton, l’énoncé du principe de relativité, l’invariance de la vitesse de la lumière et les transfonnations dites de Lorentz qui sont l’ossature mathématique du principe de relativité qui, rappelons-le, est en fait un principe d’invariance des lois de la physique pour une certaine classe d’observateurs.Mais au cadre formel de toute théorie physique est toujours nécessairement associé un cadre conceptuel qui donne un sens au formalisme de la théorie et qui en constitue ce qu’on appelle l’interprétation.Ce cadre conceptuel, qui fait le lien entre le monde que nous percevons et le monde selon la physique, a une certaine autonomie par rapport au cadre formel et il arrive souvent, et c’est actuellement le cas en physique quantique par exemple, que le même cadre formel ou des cadres formels équivalents soient compatibles avec des cadres conceptuels différents, autrement dit, une même théorie peut recevoir différentes interprétations.Cette situation ne constitue généralement pas un frein au travail des physiciennes et physiciens, ce lui-ci étant basé sur le cadre formel et l’appareillage mathématique qui l’accompagne.Dans le cas de la théorie de la relativité en 1905, on a affaire à deux conceptions très différentes voire incompatibles.Alors que Poincaré propose un modèle dynamique (avec un électron déformable) pour expliquer les transformations de Lorentz et qu’il maintient la nécessité de l’éther comme milieu «indétectable» qui pénètre tous les corps, Einstein propose de modifier radicalement la partie centrale de la mécanique en construisant une nouvelle cinématique, «la doctrine de l'espace et du temps» où le concept d’éther devient superflu.La structure même du texte reflète d’ailleurs cette radicalité puisque, d’emblée, Einstein commence son mémoire en énonçant les deux postulats de la théorie, celui de l'invariance de la vitesse de la lumière et celui du principe de relativité.Toute la difficulté — mais quelle difficulté! — consiste alors à les faire tenir ensemble.D y a plusieurs solutions à ce problème inédit, et, alors que Poincaré préfère continuer à parler de contraction des longueurs et n’abandonne pas l'éther, Einstein opte pour une solution radicale et générale: les corps restent rigides, la constance de la vitesse de la lumière n’est pas qu’un fait expérimental mais devient la constante de structure de l’espace-temps, la simultanéité d’événements à distance est remise en cause, le fameux éther et l’hypothèse des forces moléculaires faites par H.Lorentz disparaissent de la théorie.Le conventionnalisme de Poincaré l’incita-t-il à conserver une approche dynamique de la relativité?Dans quelle mesure l’influence de Mach, anti-atomis-te convaincu et adversaire déclaré de l’espace et du temps absolu de Newton, orienta-t-il Einstein vers une solution axiomatique purement cinématique?C’est un autre débat Jusqu’à sa mort en 1912, Poincaré a toujours gardé ses distances par rapport à la théorie d’Einstein et n’a pas modifié ses conceptions.D me semble donc que si nous adoptons une conception élargie de ce qu’est une théorie physique en associant le cadre formel et son interprétation, nous sommes en droit de parier de la théorie de la relativité dEinstein et de la théorie de la relativité de Poincaré-Lorentz.Le paradoxe soulevé par la phrase de E.T.Whittaker disparaît donc et, en se gardant de tout relativisme, on peut dire: à chacun sa relativité! [.] Budget provincial Favoriser l’habitation communautaire ÉDITH CYR Présidente.Association des groupes de ressources techniques du Quebec MARC LAMARCHE President, Confédération québécoise des cooperatives d'habitation HENOtî FORTIN Président.Reseau québécois des OSBL d'habitation l'occasion, les gestes des administrations publiques peuvent donner l'impression A que la question du logement est définiti I a ventent résolue.Le succès récent de l'in- / ¦ tervention du gouvernement du Québec / % — qui repose en grande partie sur la mo- biüsation des acteurs communautaires de la société québécoise1 — ne doit pas faire oublier qu'il s’inscrit dans une tradition bien ancrée qui doit être poursuivie avec rigueur et constance, le dépôt prochain du budget provincial du gouvernement Chares! est l'occasion de poursuivre sur cette lancée.les impacts positifs des investissements gouvernementaux, par l'accélération du programme Accèsljogis et la mise1 en œuvre du programme de logement abor-dabk1 ne doivent pas faire oublier que des changements structurels importants sont en cours, conséquence du prétendu rattrapage du marché résidentiel québécois par rapjxrt aux autres marchés nord-américains.Malgré les efforts des dernières années, l’accès à un logement abordable, décent et de qualité pour toutes les catégories de populations demeure en effet difficile.Si l’effort actuel n'est jws poursuivi, cette situation pourrait facilement devenir permanente.Des solutions durables s’imposent donc plus que jamais.A cet égard, le Québec bénéficie cependant d'atouts importants dont il rentabilité sociale et éc onomique s’est avérée avec brio dans les 40 dernières années.line action sociale et économique II y a en 2(X).r> plus de 55 (XK) logements communautaires au Québec.Grâce à l’implication sociale et finale cière des communautés locales et à un financement partiellement assumé par k1 gouvernement, cet impressionnant ixirc do logements est k> fruit d’un partenariat, non |>as privé-pubtic (pour reprendre une expression à la mode [>ar les temps qui courent), mais communautai-re-public, amorcé il y a maintenant plus de 40 ans.Ce para-, d'une grandeur équivalente au |>arc québécois de HIJVl, dessert toutes ks régions du (Juébee.Fondé sur le bénévolat, le secteur communautaire repose sur les groupes de voisinage et sur les communautés locales.Sous la forme d’organismes sans but lucratif ou de coopératives, il répond à une variété impressionnante de besoins: personnes âgées, familles, personnes seules, problématiques particulières.A la situation conjoncturelle de crise du début de la décennie, le secteur communautaire a répondu haut et fort à l’appel des administrations publiques.Il demande maintenant au gouvernement de poursuivre de manière durable l’effort coDectif.Poursuivre l’effort Dans la période récente, c’est principalement au secteur communautaire que le gouvernement québécois a confié l’effort de résoudre la pénurie de logements locatifs: des 13 (XX) unités construites dans le cadre des programmes, c’est en effet plus de 80 % de la nouvelle offre de logement social que le milieu communautaire a construit, contribuant ainsi plus quç tout autre acteur à résorlx*r la pénurie actuelle.A côté des secteurs privé et public, celui-ci joue plusieurs rôles essentiels dans le marché du logement non seulement il permet de suppléer le marché privé dans la revitalisation sociale et économique des territoires, mais il permet aussi d’offrir un parc de logements de qualité à des prix abordables et répond donc à une grande variété de besoins généralement boudés par le secteur privé.Le secteur coopératif et sans but lucratif peut permettre d’influencer de manière significative le marché du logement à condition d’atteindre, à l’instar de plusieurs autres régions, villes ou pays en Occident, une part significative du marché.Le Québec peut se distinguer grâce au rôle joué par les acteurs communautaires dans la production de notre parc social.Et plus encore, il pourrait figurer panni les meilleurs en inscrivant de manière durable une proportion impor tante du logement communautaire dans l’ensemble du marché résidentiel.Le budget qui vient peut permettre d’aller au-delà de la réponse partielle et conjoncturelle et inscrire de manière durable le rôle complémentaire et essentiel du secteur communautaire.Des gestes importants peuvent être rapidement effectués et faire l’objet de propositions dans le prochain budget provincial, dès cette armée.Le gouvernement doit dès maintenant reconduire les programmes actuels de construction de logement social en améliorant les conditions de leur réalisation et en proposant un objectif minimal de production de logements communautaires pour répondre aux besoins.Des efforts nouveaux doivent aussi être consentis pour permettre d’assurer le financement du soutien communautaire offert dans les résidences pour les personnes âgées en perte d'autonomie, les sans-abri, etc.Le gouvernement doit aussi rapidement conclure les discussions avec le gouvernement fédéral pour obtenir le transfert des responsabilités les sommes qui lui sont dues.Il doit finalement s’engager à l’égard du maintien, de la consolidation et du développement des organismes œuvrant dans le secteur du logement communautaire.Les succès indéniables de l’habitation communautaire, comme réponse aux besoins d’habitation, comme acteur de revitalisation du territoire, comme générateur d’une économie solidaire et d’un patrimoine immobilier collectif ne sont plus à démontrer.Le prochain budget provincial constitue l’occasion idéale de confirmer ce secteur comme un véritable partenaire porteur d’un avenir meilleur.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine Génüd Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaim municipales), Fabien Devise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Joaée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société).Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Laurence Clavel, Jean-Guillaume Dumont (commis internet) Isabelle Paré (santé), Louise-Maude Rioux-Soucy (surnuméraire) ; Pauline Gravel (sciences) ; Guillaume Bourgault-Côté (surnuméraire), Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos, Michéle Malenfant et Christine Dumaaet (relecteurs), Renée Léo Guimont et Serge Faquin (relecteurs surnuméraires) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) à l'information culturelle .Michel Bélair (théâtre et cahier culture).Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end).Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard lamarche (arts l'isuels et musique), Frédérique Doyon (surnuméraire) ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire).Éric Desrosiers.Alec Castonguay.Claude Turcotte.François Desjardins (surnuméraire), à l'information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information).Serge Truffaut (éditorialiste) : A l’information politique Héléne Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) , Marilyse Hamelin.Alexandre Shields (commis).la documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Der orne, Serge Laplante «juébec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy, Marlene Côté.Dave Cameron.Van Hamel.Christiane legault, Amélie Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland.Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérube (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Mkhel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.Yannick Morin (surnuméraire).INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTTUBUTION ET TIRAGE Linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Roxanne Labelle (coordonnatrice à la prrmotion et d la sollicitation), Loli Sénéchal-Berthiaume.Monique L’Heureux.Rachelle Leclerc.Caroline Simard L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comt/tables).Céline Furov.Germain Hæck (contrôleur).Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adwinte administrative).Claudine Chevrier.Monkiue Proteau.Danielle Ross. LE b E V ( LE MARDI 9 AVRIL 2005 A 8 ?) I R , L E S~A C T U A LIT E S ?MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 mais les avocats du gouvernement s étaient interposes rapidement, rappelant que le juge (jomery et son équipe avaient un mandat pour fouiller uniquement les commandites et les activités de puhÆdté et non pas les contrats de recherche et de communication.Le juge avait donné raison aux avocats.Ce n’était que partie remise, puisque le comité des comptes publics de la Chambre des communes, composé de députés de tous les partis mais dominé en nombre par l’opposition, avait bien l’intention de prendre la relève du juge Gomery.Le comité recevait donc hier une brochette de témoins pour tenter d’éclaircir le rôle joué par le cabinet de Paul Martin dans l’attribution des contrats de recherche de scat ministère en 1994 et 1995, soit avant la création du programme des commandites.Résultat une nouvelle tempête politique s’abat surles Hbéraux, puisque M.KinseDa a été lapktûre envers Paul Martin et son entourage.Soulignant à gros traits qu’il n’était pas un partisan de Paul Martin, mais plutôt de Jean Chrétien, Warren Kinsella s’est même excusé au début de son témoignage des révélations qu’il allait faire.-Je ne suis pas ici pour déterrer ta hache de guerre ou pour nuire à Faut Martin.Je suis simplement ici parce que le comité m'a obligé, par une assignation à comparaître.Je peux vous affirmer que je ne souhaite pas être présent ici», a-t-il dit dans sa déclaration liminaire.M.Kinsella a remis hier, entre autres documents, une lettre au comité qui montre l’inquiétude que le ministère des Travaux publics éprouvait à l’époque au sujet des agissements du ministère des Finances.le 25 novembre 1994, M.Kinsella écrit à Terrie Oleary, la chef de cabinet de Paul Martin.•Terrie, cela n’augure rien de bon et vous le savez, écrit-iL Le concours était entaché d’irrégularités, les paiements sont excessifs, le travail est probablement superflu et l'on peut s'attendre à ce que le milieu de la recherche dénonce les liens politiques.» •Ces deux phrases résument parfaitement, à mon avis, les liens qui existaient entre le ministère des Finances et Earnscliffe en 1994 et 1995: concours entachés d’irrégularités, paiements excessifs, travail superflu et liens politiques», a répété Warren Kinsella devant le comité hier.D est de notoriété publique aujourd'hui que la firme de lobbyistes et de communication Earnscliffe est proche de Ifaul Martin depuis le début des années 90.D'ailleurs, plusieurs conseillers actuels du premier ministre sont issus de cette entreprise.IMMIGRATION SUITE DE LA PAGE 1 Ottawa injectera également 36 millions par année pour tripler le nombre de parents et de grands-parents qui pourront être admis au Canada dans le cadre du programme de réunification familiale, passant de 6000 à 18 000 par année.•Cela devrait nous permettre de réduire les délais de 25 %», précise le ministre Volpe.Actuellement près de 110 000 parents ou grands-parents attendent de rejoindre leurs proches au Canada.CIC abaissera également de 60 à 55 ans l’âge limite pour exiger des examens de connaissances linguistiques et de connaissances générales sur le Canada.Le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR) accueille favorablement les fonds investis pour faciliter la réunification des familles: •Les gens peuvent attendre des années voire des décennies avant que les demandes soient traitées.Les parents décèdent parfois avant de pouvoir immigrer», observe la présidente du CCR, Janet Dench.Une interrogation subsiste cependant dans son esprit: est-ce qu’on acceptera moins de réfugiés ou moins de conjoints et d’enfants dans le cadre de la réunification familiale pour faire entrer les personnes âgées?L’organisme qui avait sonné l’alarme il y a quelques mois sur la réunification des conjoints et des enfants s'inquiète aussi du fait que le ministre n'ait rien prévu pour eux.SÉDUCTION SUITE DE LA PAGE 1 dit fa députée et vice-présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Ton Nu Thi Ninh, rencontrée plus tôt cette année à Hanoï, la capitale.F faut être aveugle pour ne pas le voir.Mais cette étvlution n "a pas encore été saisie par tous, y compris par beaucoup de Vietnamiens vivant à l’étranger.» Les nombreuses campagnes orchestrées par des poches de Viêt kiêu, principalement installés en Californie mais aussi à Montréal, en témoignent En substance, elles visent à dénoncer le communisme vietnamien et ses nombreux travers (contrôle social insistant, peine de mort persistante, justice arbitraire, corruption.), et ce, même si ce communisme — dont les tares toujours existantes tendent toutefois à s’estomper — se conjugue depuis les réformes économiques fie doi moi, comme on l’appelle id) adoptées en 1986, au temps du capitalisme, de l'augmentation des niveaux de vie, de l’accroissement des libertés individuelles et de l’ouverture sur le monde.Ces attaques d'outre-mer font sourire le gouvernement vietnamien qui, consdent de ses •accomplissements».tels qu’ils sont présentés en photos, textes et vidéo, lors d’une exposition offidelle à l’intention des Viêt kièu cette année à Ho Chi Minh-Ville, préfère maintenant jouer la carte de la réconciliation nationale.Plutôt que celle de la confrontation.•Cest le temps de faire la paix», dit Le Tien Ba, vice-président du comité gouvernemental des Viêt kièu.•Nous n'allons pas oublier le passé, mais nous devons pardonner pour construire un meilleur avenir pour le Vietnam.» La formule, dans un pays longtemps déchiré mais baignant par ailleurs dans une forte culture de la famille — eide facto de la nation —, a bien sûr des relents poétiques.Mais elle masque difficilement la véritable nature des appels à fa paix et à ï •édification nationale» lancée depuis quelques années à ces exilés d'une LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.me De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800463-7559 (sans frais) Le Devoir publié du hindi au samedi par l.e Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue De Bleury, ï* étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel, Saint Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, [.'agence FYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Dtvoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Warren Kinsella en avait long a dire hier, •fat travaillé à Travaux publics pendant toute l'année 1994 et Tannée 1995.Pendant cette période, fai reçu diverses plaintes concernant l'acquisition de services de sondage d’opinion et de communication par et pour le ministère des Finances Ces plaintes concernaient toutes Eamsdif fa», a+il affirmé.Des enquêtes internes ont été ouvertes a quelques reprises, dit-fl.•En fait, f en suis venu a désapprouver M.Martin et ses gens en raison de ce que fai appris au cours de ces enquêtes», a soutenu Warren Kinsella, pourtant un libéral de longue date.Les documents qui circulaient hier au comité tendent à donner raison à M.Kinsella.Par exemple: en 1995, dans une note interne rédigée par le ministère des Travaux publics, responsable de la sélection des firmes de recherc he pour le compte du ministère des Finances, on peut lire que •même si [fa firme] DJC Research a obtenu le plus bas coût sur tous les points, deux contrats de 300OOOSont été donnés [plutôt qu'un seul de 600 000 $, comme prévu].Un à DJC Research et l'autre d Ekos pour satisfaire les vœux des Finances».Puis, entre parenthèses, il est ajouté: •Eamsctiffè faisait partie de l'équipe d'Ekos.» David Herle, associé chez Earnscliffe à l’époque, a confirmé hier au comité que sa firme faisait partie du consortium Ekos et a donc touché de l’argent de ce contrat M.Herle était directeur de la campagne au leadership de Paul Martin et est maintenant coprésident pour les libéraux de fa campagne électorale qui pourrait s’amorcer dans quelques semaines.Selon une note interne datée du 24 juillet 1995 provenant du ministère des Travaux publics, prés de 298 000 $ de contrats ont été accordés à Earnscliffe par le ministère des Finances en 1994 et 1995 de façons •douteuses», soit en contournant les directives du cabinet •Cest tout à fait inacceptable», peut-on lire dans la note dont te nom de l’expéditeur a été effacé pour protéger son identité.Autre exemple.Une note interne datée du 11 février 1994 du ministère des Travaux publics indique que le ministère des Finances veut accorder un contrat de recherche et publicité au Groupe Everest d’une valeur de 400 000 à 500 000 $, et ce, sans appel d’offres.Le ministère des Travaux publics juge cette somme trop importante pour éliminer le concours et en avise le ministère des Finances.Selon M.Kinsella, ce contrat passera •mystérieusement» d’une valeur de 500 000 $ à moins de 30 000 $, ce qui permet de ne pas aller en appel d’offres et de confier le mandat à Everest Cette révélation ne manquera pas de soulever un tollé à la Chambre des communes, puisque les partis d’opposition attaquent Paul Martin depuis plu- Étudiants étrangers Ottawa facilitera aussi fa vie aux étudiants étrangers en leur permettant de travailler pendant leurs études et même deux ans après.On étendra à toutes les régions le programme-pilote qui permet aux étudiants étrangers de travailler à l’extérieur du campus.Pour rinstent, les étudiants fréquentant les universités des villes de Montréal et Québec en sont exclus.Après leur bac, les diplômés auront également droit à un permis de travail de deux ans.Cependant, pour Montréal, ce permis sera d’une durée Imitée d’un an.Pour Joseph Volpe, cela aidera au recrutement des étudiants étrangers et augmentera les chances que ces derniers s’établissent au Québec.•Cela adonne que tous les étudiants étrangets qui viennent ici ne sont pas des cheiks d’Arabie.Ils paient beaucoup plus cher leurs frais», a argué Jean Lapierre, dans son habituel langage imagé.A fa Fédération étudiante universitaire du Québec, on crie victoire, y voyant l’effet concret des démarches effectuées ces derniers mois.•Je fais partie de ceux qui croient qu’il faut plus d’immigrants au Québec.Qui sont les mieux placés pour immigrer, sinon les gens formés chez nous?Avec le travail hors campus, cela offre une possibilité d’intégration inégalée», se félicite Her-André Bouchard, soulignant que 90 % des quelque 15 000 à 20 000 étrangers qui fréquentent les universités québécoises étaient jusqu a présent privés de permis de travail puisqu'ils étudient à Montréal ou Québec.Réaction du Bloc québécois Tout en jugeant positives les annonces du ministre, la critique du Bloc québécois, Meili Faille, autre époque qui inspirent maintenant les dirigeants vietnamiens.Un peu pour le symbole d’unité qu’ils représentent et beaucoup pour l’argent qui vient avec.Les statistiques officielles sont d’aiDeurs là pour le prouver.En 2004, tout comme en 2003 d’ailleurs, les 2,7 millions de Viêt kiêu vivant dans 90 pays du monde ont envoyé vers leur pays d'origine le chiffre mirobolant de trois milliards de dollars américains, soit l’équivalent de 8 % du produit intérieur brut (PIB) du Vietnam.Et la tendance est à la hausse puisque çette contribution, provenant en majeure partie des États-Unis, de l'Australie et du Canada (où fa diaspora est visiblement la plus prospère) .n’était que de 2,15 milliards en 2002 et de 1,75 milliards en 2001, selon les chiffres officiels.Au total, dans les 14 dernières années, c’est pas moins de 15 milliards de dollars que ces Vietnamiens déracinés ont épargnés sur leur terre d’adoption afin de soutenir leur famille restée au royaume des rizières, des buffles et, nouvellement, des motocyclettes.Un montant qui dépasse celui de l’aide intema-tionale versée depuis 1993 au Vietnam par l'ensemble des pays donateurs! Des dons à canaliser La mathématique du soutien financier, tout en faisant les choux gras des agences bancaires spécialisées dans le transfert de fonds (dont fa prolifération est évidente ici), rend forcément le gouvernement vietnamien euphorique, lui qui, dans sa logique de réforme et de développement court après tes capitaux pour asseoir les bases du Vietnam de demain.Sans laisser passer fa manne engendrée par ses Viêt kièu qu’il aimerait bien à l'avenir multiplier et mieux canaliser.C'est que l’aigent de fa diaspora, injecté directement dans les familles, a principalement contribué à appuyer l'apparition dans les dernières années d'une grande quantité de consommateurs, à installer de l’air climatisé et des réfrigérateurs dans des maisons — dont un grand nombre ont été rénovées —, à mettre plus de viande et de rouleaux impériaux sur les tables, de motocyclettes dans les rues et à ouvrir quelques petits commerces ou restaurants, ici et fa.Le hic, c'est que ces dons n'arrivent pas encore à rayonner dans de plus grands projets d’investissements.Projets dont le Vietnam, après les 20 dernières années passées à sortir de la misère noire, a pourtant besoin pour fa suite de son programme: devenir un pays développé à l'horizon 2020.Le bilan réalisé en décembre dernier par te ministère de fa Planification et des Investissements ne lui laisse pour le moment guère d'espoir de ce côté-fa: 83 Viêt kiêu à peine étaient considérés ai 2004 comme des investisseurs.avec dans leurs valises des projets totalisant 239 millions de dollars, soit 0,5 % des investissements étrangers réalisés au Vietnam fa même année et un grain de sable dans fa mer de devises étrangères qu’ils envoient régulièrement à leur parenté.•Ce n’est pas étonnant», dit Kim Vy Phung, une Montréalaise qui vient de créer, avec trois autres Viêt sieurs jours sur sa relation avec Claude Boulay, l'ancien dirigeant du Groupe Everest L'opposition, encore hier, tentait de faire avouer au premier ministre que Claude Boulay était un proche et non pas une vague connaissance.M.Kinsella affirme avoir souvent discute de ces irrégularités avec le bureau de Paul Martin.L’ancien chef de cabinet soutient egalement que Paul Martin •était très au courant» de cette ingérence politique, puisque Factuel premier ministre a lui-même téléphoné à M.Kinsella chez lui pour discuter du dossier Earnscliffe peu apres fa lettre de M.Kinsella à Terrie Oleary en 1994.•O a tenté de me parier sur Earnsdiffa, il a laissé des messages chez moi, sur mon répondeur.Mais Jean Carie, au bureau du premier ministre [Chrétienl a dit de ne pas m'en mêler, que c’était à un ministre de parier à un autre ministre.Je n’ai donc pas rappelé M.Martin», a-t-il dit M.Kinsella a aussi affirmé qull avait reçu un appel tout juste avant de venir témoigner hier devant le comité des comptes publics pour le mettre en garde et d’intimider».•Ilya visiblement des gens un peu nerveux, puisque fai reçu un appel me prévenant que tout ce que f allais dire serait contredit par M.Dingwall, mon ancien ministre, fai trouvé ça déplacé, c'est de l’intimidation», a lancé Warren KinseDa à fa surprise générale.L’ancien chef de cabinet n’a pas dit publiquement qui l’avait appelé, mais, plus tard, dans soi témoignage, il a laissé entendre que le coup de fil venait directement du bureau de Paul Martin.Terrie O’Leary et David Herie, qui témoignaient eux aussi hier, ont tenté de se défendre de ces accusations de favoritisme et d’ingérence politique.Mme O’Leary, qui a été fa chef de cabinet de Paul Martin entre 1993 et 1998 et qui est aussi fa compagne de vie de David Herle, a soutenu que toutes les conversations entre elle et M.Kinsella avaient été portées à l’attention des sous-ministres pour corriger toute situation qui aurait été anormale.•Toutes les personnes qui connaissent Paul Martin depuis longtemps savent qu’il exige le maximum de transparence», a-t-elfe dit David Haie a riposté en accusant les députés du comité de faire de fa politique partisane derrière chaque question.•Nous n’avons pas à nous excuser de faire de la politique, nous sommes dans un endroit politique», a immédiatement répliqué John Williams, le président conservateur du comité.D’autres témoins pourraient être appelés devant le comité des comptes publics au cours des prochaines semaines.Le bureau du premier ministre Paul Martin n’a pas rappelé Le Devoir hier soir pour s’expliqua.Le Devoir les a qualifiées de •purement électoralistes».Le comité de parlementaires sur la Citoyenneté et l’immigration a e effet entamé il y a 10 jours une tournée du Canada.Or, les annonces semblent calquées sur certains des témoignages entendus lors des audiences, qui doivent normalement mener à un rapport au mois de juin.«Sur un coup de tête basé sur quelques témoignages, le ministre décide de faire des annonces.Pourquoi est-ce parce qu’il veut devancer le rapport du comité.[.] Cela semble décousu.[.] On a l’impression que le ministre fait des annonces à la veille d’une élection sans avoir attaché tous les fils», a réagi Meili Faille, déplorant le fait que le ministre reste de glace quant aux demandes maintes fois répétées d’instaurer fa section d’appel pour les réfugiés prévue dans fa loi.Le ministre a d’ailleurs été interpellé hier à la sortie de sa conférence de presse au centre-ville par quelques sans-papiers en attente d’expulsion.Après avoir calmement écouté l’histoire de quelques-uns d’entre eux, dont un Palestinien à qui l’asile a été refusé alors qu’il a été accordé à son frère, M.Volpe a précisé qu’ü ne traitait pas de cas individuels.D a cependant répété que son ministère étudiait présentement l’ensemble du système de statut de réfugié.Les immigrants, membres de fa Coalition Solidarité sans frontières, lui demandaient de régulariser fa situation de tous les sans-papiers.•Cela pourrait être possible, mais il faut que j’examine tout cela avec mes [fonctionnaires]», a répondu brièvement le ministre avant de s’esquiver.Le Devoir kiêu, près de 120 emplois en ouvrant un luxueux complexe hôtelia à l’ocddentale à Fhan Thiet, au bord de fa mer de Chine.•Les Viêt kiêu sont peut-être capables de consacrer 10 % ou plus de leur salaire dans leur pays Pour apporter un soutien à leur famille, mais ils n’ont fois tous les reins assez solides pour se lancer ici dans des investissements majeurs.» Phan Thành, président de F Overseas Vietnamese Business Association (OVIBA) acquiesce.•Cest une question de ressources bien sûr, résume-t-il.Mais c’est aussi un peu une question d’environnement qui, bien que s améliorant, ralentit un peu les ardeurs des Viêt kiêu.» Le gouvernement l’a bien compris et annonce désormais, publiquement, vouloir corriger le tir.Comment’ En augmentant par exemple fa limite de participation des Viêt kiêu dans le capital d’une entreprise privée (actuellement fixé à 40 %, comme pour tout autre étranger) et en étendant sa politique du tarif unique pour tous — les étrangers et les Viêt kiêu pendant longtemps payaient en effet plus cher leur billet de tram, d’avion, de musée, leur facture d’électricité.Autres intentions: lutter contre fa corruption dans l'appareil gouvernemental, simplifier son administration (qui tend à refroidir les investisseurs les plus ambitieux), mais aussi accorda à sa diaspora une poignée de privilèges perdus à cause de l’exfl.comme le droit d’acquérir une propriété id.La chose, en dehors de l’usage désormais répandu d’un prête-nom, leur est en effet totalement imposable.A moins toutefois d’être un gros investisseur ou de reprendre fa nationalité vietnamienne, ce que très peu décident de faire.Mais Hanoï compte à l’avenir détendre sa politique d’accès à fa propriété, histoire de permettre à des Viêt kiêu retraités dans un pays riche de revenir s’établir sur fa terre de leurs ancêtres pour y dépensa le fruit d’une rente accumulée ailleurs, •R s’est passé quelque chose en 2004, dit Phan Thành.Le gouvernement est attentif à nos besoins depuis quelques années Mais on dirait qu'il a décidé maintenant de passer à l’action.» Et pas seulement à l'intérieur de ses frontières — où, selon une bonne proportion de Viêt kiêu, leur avenir id s'annonce désormais •meilleur que dans leur pays d’adoption», dit l’un deux — mais aussi à l’étranger où les têtes dirigeantes vietnamiennes souhaitait envoyer des émissaires pour interpeller fa diaspora.Avec un objectif clair •Lui expliquer oû s’en vale Vietnam», dit Le Tien Ba, •prendre en considération ses exigences pour sa participation à la construction du pays» et, du même coup, poursuivre sa vaste campagne de séduction.Pour le meilleur et pour le pire, comme le veut la formule consacrée.Le Devoir FIN DU DOSSIER Ce reportage a été réalisé en partie avec le soutien de l’Agence canadienne de développement international (ACDD- BOULAY SUITE DE LA PAGE 1 Claude Boulay, qui semblait fort détendu au moment d"amorça son témoignage, a exprime Fintenrion de •montrer un autre volet de ce qui s’est fad en commandite».•Chez Everest, on a eu Value for money” On a vu effectivement qu’üy a des gens qw ont travaillé et qui ont hvre la marchandise», a4i cfît M.Boulay veut faire en sorte que te millia d’employés ayant ceuvré chez Everest au fil des ans -retrouvent la fierté à laquelle ils ont droit».Son envolée n'a duré qu’une dizaine de minutes, les travaux de fa commission ayant été ajournés jusqu’à ce matin.M.Boulay disposera des trois prochains jours pour livrer sa version des ÉÂs.Les Boulay entretiennent une relation familiale avec le premia ministre Paul Martin, avec qui ils sont à tu et à toi En avril 2001, monsieur Martin avait décliné une invitation à célébrer le Sré anniversaire de Claude Boulay, se permettant quelques blagues dans une lettre adressée «à cher Claude».Une victime, une vraie En matinée, le promoteur Gaétan Mondoux a mis quelques minutes pour réduire a néant la crédibilité de Luc Lemay et Jacques Corriveau, dans un témoignage empreint de bonhomie.M.Mondoux, l’organisateur des salons de chasse et pêche de Trois-Rivières a Sherbrooke, recevait tout au plus quelques dizaines de caisses de bière en commandite en 1997.Ses salons attiraient entre 4000 et 7000 personnes, a 3 s’occupait de tous les aspects (location des stands, signalisation, publicité, etc) pour un coût total de 45 000 $ par événement En 1998, fi a vendu à Polygo-ne/Expour les droits de commandite des salons de Trois-Rivières a Sherbrooke pour 10 000 $ par événement une entente lui ayant rapporté 100 000 $ en cinq ans.La transaction fut fort lucrative.pour Luc Lemay et Jacques Corriveau.M.Lemay, propriétaire de Polygone /Expour, a reçu 1,61 million de dollars en commandite du gouvernement fédéral lors de ces cinq années, tandis que M.Corriveau, de Phiri-Design, a touché des honoraires de un million.Pour convaincre le ministère des Travaux publics de versa de l’argent Polygone/Expour a gonflé l’achalandage estimé du salon de Sherbrooke à 21 000 personnes et celui de Trois-Rivières à 25 000 personnes.C’est Jacques Corriveau qui a bouclé les accords avec le directeur du programme des commandites, Charles Guité, par l’unique force de soi expérience et ses talents de négociateur hors pair, assure-t-iL Sous fa férule de M.Mondoux, un salon de chasse et pêche prenait son envol pour 45 000 $.Sous le tandem Corriveau/Lemay, fa facture a grimpé entre 226000 et 430 000 $ par salon (y compris fa commandite); facture payée au bout du compte par les contribuables canadiens.Comble du malheur, M.Mondoux a organisé de A à Z les deux salons, pour lesquels Jacques Corriveau prétend avoir amené son inestimable expérience, entre autres pour la signalisation.Cette fameuse signalisation consistait à apposa des panneaux pour diriga la clientèle vers l’entrée, fa sortie, les toilettes.De menues tâches que M.Mondoux accomplissait lui-même.L’homme est même allé jusqu’à déboursa l’aigent pour les campagnes de publicité locales annonçant la venue des événements.Les factures de Pluri-De-sign pour services rendus lors de ces événements ne disent rien qui vaille au promoteur.•Ce ne sont pas des travaux qui ont eu lieu dans mes salons Je ne connais pas M.Corriveau, ni sa compagnie», a tranché M.Mondoux Mais fi y a plus.Les honoraires de Fhjri-Design excèdent le montant de fa commandite à quatre reprises.•Qu'est-ce que ça vous inspire?», a demandé le procureur de la commission, Bernard Roy.*Ben, de changer de métier», a rétorqué M.Mondoux en suscitant le rire franc de l’auditqire.•Je ne comprends pas, c’est ça.Cest bizarre», a+fl ajouté.A sa sortie de fa Commission, M.Mondoux a laissé entendre •qu’il y a eu un vol quelque part» dont il n’est pas Fauteur.De son côté, Jacques Corriveau a terminé son témoignage en jurant à nouveau qu'il n’avait jamais discuté de commandites avec personne d’autre que Chartes Guité et Jean Brault, le patron de Groupacfion M.Corriveau a nié les allégations formulées récemment par le lobbyiste Alain Renaud, selon lesquelles il aurait pu aborder le sujet avec Jean Carie, l’ancien directeur des (iterations au cabinet du premier ministre Chrétien.Un ancien emptoyé de Phiri-Design, Gaétan Sauriol, a enfin confirmé de peine et de misère que M.Chrétien avait appelé au moins une fois au bureau de M.Corriveau.Celui-ci avait d’ailleurs donné fa consigne d’être avisé sur-le-champ si M.Chrétien ou son épouse tentaient de le joindre.Le Devoir MARTHA SUITE DE LA PAGE 1 cathartique chanson adressée à son célèbre père absent pour services non rendus.Chanson d’ailleurs rapatriée sur l’album: •Oh I wish, I wish I was born a man /Sol could learn to stand up for myself.» Souhait exaucé.Sans même avoir accentué outre mesure ce qu’elle appelle sans gêne •son fort côté masculin».Au contraire.La vraie victoire de ce disque est de révéla une Martha Wainwright qui n’est pas seulement celle que l’on connaissait en spectacle, dans les «happenings» locaux de la tribu McGarrigle ou en première partie de Rufus, âme déchirée, voix de toutes les colères et accords assénés sur guitare souffre-douleur.D y a aussi fa Martha au timbre doux aux mélodies coulantes et aux arrangements jouissivement pop, qui ne dédaigne pas les refrains bons à fredonner on n’est pas loin d’une Susanna Hoffs avec les Bangles dans Far Away ou When The Day Is Short («Merci, c’est un compliment!»), et on n’est pas si loin non des valses chères au country dans Factory, Ball & Chain ou This Lifo.•Dear men / Be nice to your girl / She knows that you could live without her.» Martha cite Patsy Cline, Tammy Wynette et autres reines de la souffrance country et western parmi ses chanteuses préférées, beaucoup écoutées du temps où elle vivait à Montréal et Saint-Sauveur dans les repaires familiaux avant qu’elle ne s’exile à New York et se convertisse au punk des Ramones et au chant exacerbé.•Cest évident: je cherchais à me démarquer des autres artistes de ma famille en chantant à tue-tête à toutes les occasions Je voulais qu’on m’entende Qu’on m'aperçoive fêtais comme dans la comédie musicale: “Look at me! Look at mer Jusqu’à la mi-vingtaine, fai joué le rôle de la jeune rebelle en furie et f y croyais Mais tôt ou tard, il fallait bien que ma part de douceur transparaisse.Tm a McGarrigle, you know!» Eh oui sAvant, fournis fait un disque avec douze autres Bloody Mother Fucking Asshole Un disque sincère mais enragé.Aujourd’hui, je peux me contenter d’être sincère.Et piquer une crise de temps en temps.» Elle s’esclaffe derechef.On vient fa chercher fa répétition n’attend pas.En ce lundi, il y a spectacle en solo au Main Hall pour souligner «en famille» la parution de l’album.Pour le vrai de vrai show de l’album, il faudra attendre juillet, sans doute à La Tulipe.Ou alors monter à Tadoussac début juin pour le Festival de la chanson.Tadoussac?Après la tournée en tête d’affiche au Royaume-Uni, vraiment?Vraiment Mojo ou pas, Tadoussac aura Martha.•Ma mère et ma tante m’en ont dit tellement de bien.» De la famille, il restera toujours l’esprit libre.MARTHA WAINWRIGHT Martha Wainwright Maple Music Recordings (Universal)
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