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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-06-19, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r.c o in LE DEVOIR v o l .c n " i (» ?LE VEND R EDI I D JUIN 2 O 0 !) L’Iran suspendu aux lèvres de Khamenei La vague de contestation menace le pouvoir tout entier, estime l’ex-président en exil Abolhassan Bani-Sadr r Des milliers de manifestants sont encore descendus hier dans les rues de Téhéran pour rendre hommage aux s électorales et décrier l’élection de Mahmoud Ahmadinejad.Cette photo a été mise en ligne sur le réseau social Twi AGENCE FRANCE-PRESSE sept victimes des violences post- Après être descendus par dizaines de milliers dans le centre de Téhéran hier pour rendre hommage aux victimes des violences post-électorales, les partisans de Mir Hossein Moussavi seront aujourd’hui pour la plupart rivés devant leur écran alors que le guide suprême de la révolution, Ali Khamenei, conduira la grande prière hebdomadaire à Téhéran.Une allocution déterminante.Le candidat malheureux, Mir Hossein Moussavi, qui réclame l’annulation du scrutin de vendredi dernier, a pris la parole devant le rassemblement qui s’est tenu sur une place Imam Khomeini bondée.Il s’agissait de la sixième journée consécutive de protestations, un mouvement sans précédent depuis la révolution islamique de 1979.Les participants étaient pour la plupart vêtus de Twitter.noir et tenaient une fleur blanche à la main, en mémoire de sept des leurs tués lundi lors d’incidents avec les bassidjis, des miliciens islamistes.Par solidarité avec les familles des blessés et des tués, les manifestants scandaient «Allah est le plus grand!» «Où sont nos frères?Pourquoi les avez-vous VOIR PAGE A 10: IRAN I ¦ I O $ + i A ,\ K s = 1 , 2 5 $ Washington ne voulait pas qu’Abdelrazik revienne Ottawa abdique et autorise son rapatriement HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les États-Unis ont-ils inscrit le Canadien Abousfian Abdelrazik sur la liste antiterroriste de l’ONU pour punir le Canada de son manque de collaboration?La question se pose désormais à la lecture d’un document secret faisant état des tentatives de Washington pour obtenir l’aide d’Ottawa afin d’accuser M.Abdelrazik.Elle est d’autant plus d’actualité que le gouvernement conservateur a annoncé hier qu’il se plierait au récent jugement l’exhortant à rapatrier son citoyen coincé à Khartoum.Le document en question est un mémo de John Di Gan-gi, à l’époque directeur du service de renseignement au ministère des Affaires étrangères, qui relate sa conversation avec John Dickson, chef de mission adjoint à l’ambassade américaine d’Ottawa.Le mémo est envoyé à différentes personnes des services du renseignement au ministère, à la GRC et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), dont à son numéro deux, Jack Hooper.Le mémo est daté du 19 juillet 2006.Dans ce memo classé «se- Rob Nicholson cret», il est écrit que l’ambassade américaine demande formellement au Canada de partager avec les Etats-Unis les renseignements détenus sur Abousfian Abdelrazik.«Les États-Unis demandent l’aide du Canada pour porter des accusations criminelles contre Abdelrazik afin qu’il puisse être accusé auxr États-Unis, écrit le fonctionnaire canadien.Les États-Unis ont des informations à propos d’Abdelrazik, mais pas assez pour l’accuser.Il en va peut-être de même pour le Canada.Si les agences de sécurité du Canada partageaient ce qu’elles ont, ce serait peut-être suffisant pour que les États-Unis aillent de l’avant, le seuil pour une VOIR PAGE A 10: ABDELRAZIK DROITS II Le droit à la vie et à la mort selon Lawrence Cannon ¦ À lire en page A 2 INDEX Annonces B 6 Monde B 9 Avis publics .A4 Mots croisés B 7 Cinéma B 3 Reste B 7 Décès B fi Sports B 8 Éditorial A 8 Sudoku B 6 Idées A 9 Télévision B 2 Météo B 9 Week-end B 1 La maladie de Lyme gagne du terrain au Canada Les tiques qui transmettent la maladie de Lyme gagnent du terrain au Canada, y compris dans le sud du Québec.La prevalence de la maladie risque donc de s’accroître au cours des prochaines années en raison du réchauffement climatique, qui permettra à ces insectes véhiculant la bactérie à l’origine de la maladie de conquérir de nouveaux territoires.PAULINE GRAVEL Dans un article publié il y a quelques jours dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC), des spécialistes recommandent au public et aux médecins d’être particulièrement vigilants dans la prévention et la reconnaissance de la maladie de Lyme, aux conséquences potentiellement sérieuses.VOIR PAGE A 10: LYME I NF.WSCOM Les tiques à pattes noires (du nom scientifique Ixodes scapularis), transmettent la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme.Produits biologiques L’entente y Canada-États-Unis inquiète les producteurs québécois FABIEN DE G LISE Historique, mais largement contestée.Une entente conclue par le gouvernement fédéral de Stephen Harper et l'administration Obama pour faciliter la circulation des produits biologiques entre les deux pays inquiète au plus haut point les acteurs québécois du bio.En chœur, ils ont d'ailleurs dénoncé hier cet accord commercial, principalement piloté «Par le lobby américain du bio», qui risque à terme de «niveler par le bas» les normes biologiques canadiennes en plus de nuire aux intérêts des producteurs et des consommateurs d'ici.«Nous ne sommes pas très rassurés par cette entente ni par le fait qu'Ottawa n’ait pas encore dévoilé totalement son contenu», a indiqué au Devoir Marie Vézina, de la Fédération de l’agriculture biologique du Québec (FABQ).«En cherchant à VOIR PAGE A 10: ENTENTE «Nous n’avons pas les mêmes exigences.Les nôtres sont plus sévères.» (^PRÉSENCE AUTOCHTO du 11 au 21 Juin à Montréal Horata complet sur iü nativelynx.qc.Avec Forestare, Samian, Elisapie Isaac et Richard Séguin Samedi 20 juin à 19 h | Parc Émllle-Gamelin Sur la scène loto-Québec | Métro Berrl-UQAM Suivi de la projection du film t à Montréal, le 13 mors 2009 Po- SYivit gauthier Arpenteure - Géomètre Minute : 1101 Dossier ; 20506 -2 CR-6801 Le greffier de la Ville, M” Yves Saindon I.E I) K V 0 I R , 1.E V E X I) R EDI I !* .1 I I X 2 0 II !l ACTUALITES 1 5 L’examen du contrat des compteurs d’ean coûtera 825 À peine entré en fonction, le nouveau vérificateur général de la Ville de Montréal doit s’attaquer à un délicat dossier.Au cours des prochains mois, Jacques Bergeron devra faire la lumière sur l’attribution du contrat des compteurs d’eau qui a plongé l’administration du maire Gérald Tremblay dans l’embarras.Son rapport d’enquête est attendu le 24 septembre, en pleine campagne électorale.Vérificateur général JEANNE CORRIVEAU Passer au crible le contrat des compteurs d’eau coûtera cher.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a accepté, mercredi, de verser 825 000 $ au vérificateur général, Jacques Bergeron, afin de lui permettre d’examiner sous toutes ses coutures le contrat de 356 millions accordé au consortium Gémeau.Cette somme servira à payer les honoraires des consultants dont M.Bergeron a besoin pour s’acquitter de sa tâche.Dès le lendemain de la suspension du contrat en avril dernier, le prédécesseur de M.Bergeron, Michel Doyon, avait prévenu les élus.«Faire toute la lumière» sur le contrat des compteurs d’eau prendrait du temps et de l’argent, avait-il dit.En mai, l’administration Tremblay a accepté de prolonger jusqu’au 29 septembre son mandat d’enquête, qui devait initialement se terminer le 18 juin.Et mercredi, le comité exécutif a acquiescé à la demande de Jacques Bergeron d'obtenir des ressources financières additionnelles.Les 825 000 $ qui viennent de lui être accordés serviront à payer les honoraires d’un vérificateur externe (400 000 $), d’un avocat (150 000 $), de spécialistes en ingénierie de l’École de technologie supérieure (250 000 $) et d’experts en matière de gouvernance (25 000 $).Jacques Bergeron a refusé d’accorder des entrevues aux médias hier, mais dans sa requête soumise au président du comité exécutif, Claude Dauphin, il précise que la somme demandée constitue un maximum puisque la valeur totale des contrats de services professionnels a été négociée à un montant inférieur.«Les honoraires seront payables sur la base des heures consacrées au dossier, et ce, selon les taux horaires négociés préalablement.Cette façon de faire devrait éviter les dépassements», écrit M.Bergeron.Au cours des prochains mois, Jacques Bergeron devra se pencher sur le processus d’attribution du contrat, sur ses coûts et sur les allégations d’apparence de conflit d’intérêts.Personne au comité exécutif n’a voulu commenter l’octroi de ces fonds supplémentaires.Du côté de l’opposition, on estime qu’en raison de la complexité du dossier, le montant de 825 000 $, 000$ bien qu’élevé, paraît justifié.Plus tôt cette année, ce contrat accordé à Génieau avait soulevé une tempête à l’hôtel de ville.La controverse avait été alimentée, non seulement par le coût élevé du contrat, mais également par les deux voyages que l’ex-président du comité exécutif, Frank Zampi-no, avait reconnu avoir faits sur le yacht de Tony Accurso.Ami de longue date de M.Zampino, M.Accurso est propriétaire de la firme Simard-Beaudry, qui forme, avec Dessau, le consortium Génieau.Le premier voyage avait eu lieu en janvier 2007, soit quelques semaines avant que les soumissionnaires déposent leurs propositions officielles.Le second s’était déroulé en février 2008, quelques mois avant le retrait de M.Zampino de la vie politique.La polémique a d’ailleurs eu raison de M.Zampino qui, devenu numéro deux chez Dessau, a quitté la firme le 14 avril dernier.Le Devoir Condamnation avec sursis, amende et don de charité imposés au «Démon blond» Lafleur voulait ramener son fils à la maison Le juge explique pourquoi il a fait preuve de clémence JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦ t è-; A BRIAN MYLES Un don de 10 000 $, une amende de 100 $ et l’obligation de garder la paix pendant un an.Guy Lafleur a obtenu hier la plus clémente des sentences possibles pour avoir rendu un témoignage contradictoire à la faveur de son fils.Le juge Claude Parent estime qu’une condamnation avec sursis est une peine appropriée pour l’ex-vedette du Canadien.Lafleur n’a pas menti lors du procès de son fils, mais lors de son enquête pour remise en liberté, a précisé le juge.M.Lafleur avait affirmé à tort que son fils Mark respectait son couvre-feu, alors qu’il était allé reconduire sa progéniture deux fois à l’hôtel pour qu’il puisse passer la nuit avec sa nouvelle copine.Selon le juge Parent, M.Lafleur a cédé à «une tentation soudaine»; son mensonge n’était pas prémédité.«Le but, c’était d’obtenir le retour à la maison de son fils», a expliqué le juge.Guy Lafleur est resté imperturbable au moment du verdict.Il a acquiescé à la décision du juge, qui le force à faire un don de 10 000 $ au centre Dollard-Cormier, spécialisé dans le traitement des alcooliques, des toxicomanes et des joueurs pathologiques.Ni M.Lafieur ni son avo- Guy Lafleur à sa sortie du palais cat, Jean-Pierre Rancourt, n’ont formulé de commentaires à leur sortie du tribunal.«On est en appel du jugement, alors je me limite à vous dire que je n’ai pas de commentaires», a dit M' Rancourt devant une meute de journalistes restés sur leur faim.de justice, hier La Couronne réclamait une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité, tandis que la défense suggérait une simple amende, prétextant que Guy Lafleur avait déjà souffert amplement de l’attention médiatique dont il a fait l’objet.Sans se prononcer à ce sujet, le juge Parent a laissé entendre que cette forte publicité négative a peut-être contribué à l’objectif de dissuasion générale du crime.Le Devoir Échangeur Turcot: le budget sera respecté, dit Boulet JEANNE CORRIVEAU Alors que la veille la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, évoquait une possible explosion des coûts du chantier du complexe Turcot, la ministre des Transports, Julie Boulet, a fait savoir hier que le budget de 1,5 milliard de dollars prévu pour ce projet comprenait une somme de 390 millions destinée à parer aux imprévus.Interpellée en Chambre par le député Stéphane Bergeron, critique du Parti québécois en matière de transports, Mme Boulet EN BREF Labeaume fin seul Québec — Régis Labeaume se retrouve seul dans la course à la mairie de la Ville de Québec.Son principal adversaire et chef du Renouveau municipal, Alain Loubier, a annoncé son abandon de la course à la mairie et également son départ de la vie politique à la fin de son mandat.Cette annonce survient à la suite d’un autre départ dans sa formation politique, celui de la conseillère a soutenu que le gouvernement avait pris ses précautions dans le cas de Turcot «Le projet a été annoncé en juillet 2007 au coût de 1,5 milliard et dans le 1,5 milliard, il y a 390 millions [pour les] contingences [.], un montant qui est même indexé pour l’année où on terminera les travaux», a-t-elle expliqué.S’adressant aux députés de l’opposition, elle a évoqué la saga du prolongement du métro à Laval, un projet initié par le gouvernement de Lucien Bouchard et dont les coûts avaient grimpé à 745 millions de dollars: «Contrairement à vous, on ne fera pas comme le mé- Carole Bégin-Giroux, qui représente le district de la Chute-Montmorency.Cette autre tuile a été, pour lui, la goutte qui a fait déborder le vase, selon son expression.Alain Loubier avait annoncé sa candidature dans la course à la mairie de Québec en février dernier.Avocat de métier, il entend profiter des prochaines semaines pour réfléchir à son avenir.Les élections municipales auront lieu en novembre prochain.- La Presse canadienne tro de Montréal: annoncer un métro à Laval, oublier un kilomètre de métro et l’annoncera 179 millions de dollars», a-t-elle lancé.La Presse rapportait hier les propos de la présidente du Conseil du trésor, qui a laissé entendre que les coûts de reconstruction du complexe Turcot pourraient doubler compte tenu des modifications qui pourraient y être apportées à la lumière du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l'environnement Le député péquiste a également interrogé la ministre Boulet sur les nombreuses et sévères critiques exprimées ces jours-ci envers le projet Turcot par les participants aux consultations du BAPE.«La ministre va-t-elle enfin comprendre qu’il faut revoir non seulement le mode de réalisation, mais le projet lui-même?» a-t-il demandé.Mme Boulet a fait valoir que le gouvernement avait entre pris des études afin d’implanter des voies réservées sur son réseau routier, notamment sur l’autoroute 20.Ce à quoi M.Berge ron a répliqué qu’une refonte en profondeur du projet était réclamée et que «le “patcher” ici et là» ne suffirait pas.Le Devoir ÉS§ i Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.l Psychologue clinicienriiÉffl| Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861*0630 Vieux-Montréal \ WêêêêêêêêKSêKê^WêêêêêêêêêêêêêêêêC Autoroute Bonaventure Tremblay veut lancer les travaux sitôt la consultation terminée MARCO BÉLAIR-CIRINO Gérald Tremblay s'est dit enchanté hier par le rapport de la Société du Havre de Montréal sur le réaménagement de l’autoroute Bonaventure en boulevard urbain et souhaite que la première phase des travaux qui présideront à la création du nouveau quartier Bonaventure soit lancée en peu de temps.«Nous souhaitons que l’on débute rapidement la transformation radicale d’une voie autoroutière en une artère urbaine à l’échelle humaine et en un nouveau quartier habité», a déclaré la présidente du conseil d’administration de la Société du Havre de Montréal (SHM), Isabelle Hudon, flanquée du maire de Montréal, Gérald Tremblay.La SHM a notamment suggéré l’abaissement de l’autoroute Bonaventure au niveau du sol entre les rueç de la Commune et Brennan.A partir de la rue Brennan, Bonaventure sera divisée en deux chaussées de quatre voies chacune, situées sur les rues Nazareth et Duke, de part et d’autre d’îlots centraux, où des immeubles de plus de 20 étages pourront être érigés.Les travaux proposés par la SHM ont été évalués hier à 141 millions de dollars, soit 51 millions de dollars de plus qu’en 2007.Isabelle Hudon a d’abord expliqué l’écart entre les montants par l’indexation de quelque 11 millions de dollars des coûts d’origine de 90 millions.«L’autre 40 millions est dû à des ajouts que nous proposons dans le rapport d’aujourd’hui, entre autres de prolonger de 83 mètres [le boulevard urbain]», a-t-elle indiqué.Des sommes pour la décontamination des sols et le déplacement d’une chute à neige ont aussi été prévues.«Je crois sincèrement qu’il est temps que, dans des projets d’envergure comme celui-là, on accorde autant d’attention à la verdure et à la culture qu’à la circulation et la sécurité.J’avoue que les pressions [que j’ai exercées] ajoutent un 10 à 12 millions», a fait savoir Isabelle Hudon.Le projet, qui a été reçu «avec enthousiasme» par le comité exécutif mercredi, devrait générer des investissements de plus de 1,5 milliard de dollars du secteur privé.Des emplois seront aussi créés pendant les travaux.Afin d’améliorer l’offre de transport en commun entre la Rive-Sud et le centre-ville de la métropole, la SHM a maintenu sa suggestion que soit construit un corridor réservé au transport collectif à l’est du boulevard Bonaventure, sur la rue Dalhousie.Environ 3800 personnes troqueront leur automobile pour une carte d’autobus, réduisant du coup de 20 % l’utilisation de l’automobile dans le secteur, croit Isabelle Hudon.Les travaux de la phase 1 du réaménagement de l'autoroute Bonaventure seront lancés aussitôt les consultations publiques achevées, et se termineront au plus tard en 2013, a assuré Gérald Tremblay.«Avant de faire des travaux majeurs, c’est évident qu’on va écouter attentivement [la population].Le projet pourrait être bonifié à la suite des représentations qui nous seront faites», a fait remarquer M.Tremblay.Les phases 2 et 3 du projet du réaménagement de l’autoroute Bonaventure prévoient la réfection de l’autoroute Bonaventure entre le pont Champlain et la rue Brennan.Le Devoir EN BREF Taux inchangé Ottawa—Un rapport du comité parlementaire de Injustice, déposé hier, suggère de maintenir à 0,08 le taux légal d’alcool dans le sang pour les conducteurs automobiles.Depuis 1969, les conducteurs affichant un taux supérieur à 80 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang sont passibles d’accusations en vertu du Code criminel.Les membres du comité se disent impatients de voir une diminution des décès et des blessures causés par la conduite avec facultés affaiblies, mais ils notent aussi qu’il n’y a pas unanimité parmi les experts quant aux résultats qu’engendrerait une réduction de la limite légale du taux d’alcoolémie.Ils ajoutent qu’il faut aussi tenir compte des ressources disponibles pour faire appliquer les lois sur la conduite avec (acuités affaiblies.- La Presse canadienne GRAND CONCOURS J'HABILLE MA VIE EN BOVET Pour la Fête des Pères Courez la chance de GAGNER 1000$ en vêtements chez BOVET.Avec la participation LE DEVOIR VISITEZ LE WWW.BOVET.CA POUR TROUVER NOS ADRESSES.¦Ir.:.I 17 niTVnil» Retournez à :| HABILLE MA VIE EN BOVET LL l/L VUlil Z050, rue de Bleury, 9'Étage, Montréal |Qc) H3A3S1 LE TIRAGE AURA LIEU LE 23 JUIN 2009 À 1S H.Faites-nous parvenir votre coupon de participation avant le lundi 22 juin 2009 à 17 h 30, Le concours s'adresse aux personnes de 18 ans et plus.Un seul coupon par enveloppe.Les reproductions électroniques ne seront pas acceptées.Les règlements du concours sont disponibles à la réception du Devoir et sur www.ledevoircom/concoun Nom :____________________________________________________________________ Adresse : _________________________________________________ App.:_________ Ville : ______________________________________Code postal : _______________ Téléphone : (rés.) _____________________ (bur.)__________________________ Courriel: _________________________________________________________ Question d'habileté : (8x7) + (18x9)x 26 = ______________________________ Abonné(e) : Oui J Non j Vous désirez recevoir de la sollicitation du Devoir : Oui ?Non u * a.¦ .v.' 0 000 8801 7 600 7 470 7.470 -0120 300 17.900 17900 17900 -0100 1900 18.350 18 060 18 350 ?0100 300 19.250 19 250 19250 *0 240 l 5900 7000 6700 6 no ?0 200 3502 1250 1.210 1210 ?0010 400 6 790 6790 6790 0 000 3304 10 990 10750 10750 •0 300 855 2 740 2740 2 740 ?0 030 1550 5 550 5500 5 550 +0 050 4756 3110 2970 m +0 080 Tree island Un ! 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A 10 I.K I) K V (MR.I.K V K N I) lî K I) I I !l .1 IM N 2 0 O !) ACTUALITES ABDELRAZIK SUITE DE LA PAGE 1 poursuite étant plus bas là-bas qu’ici.» Le mémo rappelle que ce genre de partage d’information n’est pas autorisé avant qu’une accusation soit portée.Le mémo indique enfin que l’Américain voulait savoir si le Canada accepterait le retour de M.Abdelrazik, maintenant qu’il venait d’être libéré au Soudan, et comment il serait géré à son retour.«Je lui ai répété qu’en tant que citoyen canadien, il avait le droit de revenir au Canada», raconte le fonctionnaire.Quatre jours après ce courriel, les Etats-Unis font inscrire M.Abdelrazik sur la liste antiterroriste de l’ONU, rendant son retour au pays quasi impossible.Le mémo a été fourni par le Conseil privé aux avocats de M.Abdelrazik en vertu de la Loi sur les renseignements personnels.Il est entièrement ombragé, ce qui laisse croire que le gouvernement n’avait pas l’intention de divulguer cette information, mais que quelqu’un a oublié de la noircir.«Nous croyons que les Etats-Unis voulaient envoyer notre client à Guantânamo Bay», explique ENTENTE SUITE DE LA PAGE 1 mettre les produits bio canadiens et américains sur un pied d’égalité, on ne s’aide pas, ajoute Robert Beauchemin, de la Meunerie milanaise, un important transformateur de farines certifiées biologiques.Nous n’avons pas les mêmes exigences.Les nôtres sont plus sévères.» La conclusion de cette entente commerciale entre le Canada et les Etats-Unis a été discrètement dévoilée mercredi dernier par Ottawa à Chicago, où se tenait cette semaine un important salon international de l’alimentation biologique.En substance, elle vise à simplifier et à stimuler les importations et exportations de produits bio entre les deux pays.Du coup, le Canada se prépare à accepter sur son marché les produits biologiques américains, certifiés par la USDA, le département américain de l’Agriculture, sans autres exigences, contrairement aux biens issus de ce mode de production provenant d’autres pays.Les aliments bio canadiens pourront en faire autant et s’exhiber dans les épiceries de New York, Boston ou Los Angeles uniquement sur la base de la certification obtenue au nord du 45' parallèle.L’accord, qui doit prendre effet le 30 juin prochain, a été qualifié de «première mondiale» par le gouvernement américain tout çomme par l’Organic Trade Association (OTA) des États-Unis, le plus important groupe de pression de l’industrie américaine du bio.«C’est un premier pas vers l’harmonisation complète des normes biologiques qui marque un moment historique pour la communauté biologique», a indiqué par voie de communiqué la ministre américaine de l’Agriculture, Kathleen Merrigan.Du côté de la Table filière biologique du Québec, un regroupement de producteurs, de distributeurs et de transformateurs, cet accord commercial est loin d’alimenter le même optimisme.«Cette entente ne peut que mire à notre secteur», lance France Gravel, présidente de cette instance de concertation.Elle est également responsable de l’organisme de certification Ecocert Canada.«Nous y étions opposés, mais ce sont les lobbys les plus finis [ceux de l’industrie américaine du bio] et ce n’est pas nous qui avons été entendus.» La filière bio déplore entre autres la grande différence entre les normes qui encadrent actuellement le secteur biologique dçs deux côtés de la frontière.Des exemples?Aux Etats-Unis, la viande certifiée biologique peut provenir de troupeaux enfermés dans des bâtiments, alors qu’au Canada, le code de pratique oblige les producteurs à conduire leurs bêtes au pâturage.Autre contraste: au pays de Barack Obama, la culture hydropo-nique peut être utilisée par les producteurs de fruits et légumes bio, alors qu’ici, cette technologie est exclue de l’arsenal de production bio.«Que ce soit sur les pratiques ou sur l’utilisation de certains produits, nos systèmes sont très différents, dit Marie Vézina de la FABQ.Les Américains n ’ont pas la même sensibilité ni la même expertise que nous en matière de bio, et nous ne sommes pas rassurés à l’idée de voir déferler de plus en plus de produits américains sur nos marchés.» Robert Beauchemin acquiesce.«Cela va avoir pour effet de placer les produits québécois en situation de concurrence déloyale sur leur propre marché, dit-il.Nous, nous allons continuer à répondre à des normes sévères et, à l’avenir, nous allons faire face à des produits élaborés dans des législations plus laxistes.C’est un peu comme pour les fromages au lait cru.Si on laisse ça aller, on va payer le prix de notre bêtise.» Dans un communiqué émis cette semaine, le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz s'est réjoui de voir entrer en vigueur cet accord commercial qui «permet le maintien des échanges à la frontière tout en veillant à ce que les familles canadiennes puissent obtenir des renseignements clairs et exacts sur les produits biologiques qu’ils achètent», a-t-il dit.Au terme de l’accord, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) doit s’assurer que les organismes de certification américains sont «conformes aux normes canadiennes», a-t-il indiqué.Un argument qui ne convainc par les promoteurs du bio au Québec qui, face à la menace, envisagent désormais la réplique: «Faire de la promotion pour les produits d’ici et inciter les consommateurs, plus que jamais, à acheter local», dit France Gravel.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 t”) Plaee-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 l’avocat Paul Champ.Selon lui, la suite des choses démontre que le Canada n’a pas voulu jouer le jeu «dans sa version la plus extrême».«Par contre, cela peut expliquer pourquoi le Canada a été si réticent à aider notre client: pour contenter les Etats-Unis.» L’ambassade américaine ne nous a pas rappelés hier soir.Abdelrazik de retour Le mémo indique de plus que l’ambassadeur américain solliciterait sous peu une rencoqtre avec deux ministres canadiens à ce sujet.A la Chambre des communes, le député néodémocrate Paul Dewar a demandé si les rencontres avaient eu lieu, mais il n’a obtenu aucune réponse.Tout au plus le ministre de la Justice a-t-il laconiquement annoncé qu’il se plierait au récent jugement l’exhortant à rapatrier Abousfian Abdelrazik.«Nous avons pris notre décision après avoir obtenu les meilleurs conseils juridiques et comme je l’ai déjà indiqué, nous nous soumettrons à la décision de la Cour», a déclaré Rob Nicholson.Ottawa travaille déjà sur un scénario de retour avec les avocats de l’homme, mais refuse que celui-ci soit discuté sur la place publique.Aucun dé- IRAN SUITE DE LA PAGE 1 tués?» lisait-on sur une des banderoles.Des manifestants brandissaient des photos de victimes, certaines le visage ensanglanté.«Frères martyrs, nous récupérerons vos suffrages!» lisait-on aussi sur des pancartes, allusion à la fraude présumée le jour du scrutin.En soirée, la foule a commencé à se disperser dans le calme.Aucun incident n’a été signalé.Les grandes manifestations qui se succèdent depuis le dévoilement des résultats de l’élection présidentielle du 12 juin ont conduit le Conseil des gardiens de la Constitution à annoncer qu’il recevrait demain les candidats battus pour discuter des recours qu’ils ont déposés contre les résultats du scrutin, à l’origine des troubles les plus graves depuis la révolution islamique de 1979.Les six religieux et six juristes islamiques qui composent le Conseil des gardiens de la Constitution sont habilités à juger des contentieux électoraux.Ils auraient d’ailleurs commencé à examiner les 646 plaintes déposées à la suite de l’élection.La vague de contestation suscitée par la réélection du président iranien.Mahmoud Ahmadine-jad, menaçe le pouvoir tout entier, estime l’ancien chef de l’État Abolhassan Bani-Sadr.«Ce mouvement montre que le peuple veut la démocratie et ce régime n’est pas démocratique, donc le mouvement ne peut pas s’arrêter», a soutenu hier ce fervent adversaire au régime chiite, exilé en France depuis sa disgrâce, en 1981.Les manifestations, poursuit-il, dépassent désormais le cercle des partisans de Mir Hossein Moussavi, qui réclament l’annulation du scrutin et menacent directement le régime.«Cela se situe au niveau de la conscience générale.En ce sens, il ressemble au mouvement de l’époque du shah.Cette conscience générale ou nationale a rendu un verdict, celui qu’on ne peut pas vivre convenablement avec ce régime», insiste l’ancien président, élu en 1980 après être rentré d’un premier exil avec l’ayatollah Khomeini, en 1979.L’Iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, appelle elle aussi les autorités de son pays à invalider les résultats de la présidentielle du 12 juin et à organiser un nouveau scrutin sous la supervision des Nations unies.La lauréate 2003 du Nobel de la paix a également réclamé la libération sans condition des 500 personnes qui ont, selon elle, été arrêtées au cours des Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 tail n’a filtré hier, mais les avocats de M.Abdelrazik sont sûrs qu’il sera de retour «d’ici le 3 juillet».Le jugement de la Cour fédérale oblige M.Abdelrazik à se présenter au tribunal le 7 juillet prochain.Il force aussi Ottawa à payer pour la portion du précédent billet d’avion annulé de M.Abdelrazik qui ne lui a pas été remboursé par la compagnie aérienne.«Abousfian est extrêmement content, a expliqué son avocate, Audrey Brousseau.Il était tellement surpris qu’il se demande si ça va vraiment arriver.Il est fier de lui, de s’être battu, il est fier de son équipe légale et il est fier de tous ceux qui l’ont appuyé.» Les partis d’opposition jubilaient hier en apprenant cette nouvelle, tout en déplorant qu’Ottawa soit sélectif, ayant porté en appel la cause similaire d’Omar Khadr.«C’est un grand jour pour ce citoyen canadien, a lancé le député Paul Dewar.Alléluia! U reviendra finalement à la maison.» Le libéral Bob Rae estime par ailleurs qu’Ottawa devrait renoncer à faire payer M.Abdelrazik pour ses frais de subsistance pendant l’année qu’il a passée à l’ambassade de Khartoum.«Ce n’est pas le moment d’insister sur un paiement de sa part.» Le Devoir derniers jours dans le cadre du mouvement de protestation contre les résultats officiels du scrutin.«Le gouvernement doit immédiatement faire cesser les violences, parce que les gens qui manifestent sont des gens sans défense, qui protestent de façon très pacifique», a dit l’avocate.«Je demande que, pour ramener le calme, ces élections soient invalidées et qu’un nouveau scrutin soit organisé sous la supervision d’institutions internationales», a-t-elle ajouté.Quant à savoir si une nouvelle révolution était engagée, 30 ans après celle qui a renversé le shah, elle est restée évasive: «Je crois qu’il est trop tôt pour parler de ça.» Én décembre dernier, le siège de son organisation, le Centre des défenseurs des droits de l’Homme, a été fermé sous prétexte qu’elle n’avait pas d’autorisation pour mener ses activités.Shirin Ebadi s’est déclarée préoccupée par l’arrestation de deux employés de l’organisation cette semaine.«Le gouvernement a arrêté jusqu’à présent dans les 500 personnes, et d’autres ont été tuées pendant les fusillades, a-t-elle dit.On est sans nouvelles de ceux qui ont été arrêtés parce qu’ils n’ont pas pu entrer en contact avec leurs familles.» Deux enfants de l’ancien président iranien Ak-bar Hashemi Rafsanjani, opposant déclaré au président Mahmoud Ahmadinejad, se sont pour leur part vus interdits de sortie du territoire, selon l’agence de presse Fars.Faezeh Rafsanjani, la fille de l’ex-président qui dirige aujourd’hui l’Assemblée des experts, avait pris la parole mardi lors d’un rassemblement de partisans de Mir Hossein Moussavi dans le nord de Téhéran.Des étudiants radicaux, fidèles à Ahmadinejad, avaient alors réclamé qu’elle soit interpellée, ainsi que son frère, Medhi.Le ministre des Affaires étrangères canadien, Lawrence Cannon, a affirmé hier qu’Ottawa n’avait pas l’intention de taire ses critiques envers le régime iranien même si Téhéran a appelé le Canada à ne pas se mêler de ses affaires.L’Iran a demandé hier au chargé d’affaires canadien présent à Téhéran, comme aux autres diplomates occidentaux en poste là-bas, de «ne pas se mêler de [sa] politique», a indiqué à la CBC M.Cannon.Le premier ministre Stephen Harper avait jugé mercredi «inacceptable» la réaction iranienne aux manifestations ayant suivi l’élection présidentielle contestée par l’opposition.«Des cas évidents de fraude on t été rapportés» et le Canada souhaite une enquête complète et «transparente» sur les résultats des élections du 12 juin, a ajouté M.Cannon.D’après Reuters et l'AFP Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 LYME SUITE DE LA PAGE 1 Au début des années 1990, les tiques à pattes noires (du nom scientifique Ixodes scapularis), reconnues pour transmettre la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lypie, n’étaient présentes que sur les rives du lac Érié dans la région de Long Point.Aujourd’hui, elles qnt envahi tout le sud de l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, le sud-est du Manitoba, le Nouveau-Brunswick et le sud du Québec, affirment Nicholas Ogden et ses collègues de l’Agence de santé publique du Canada dans un article paru dans le JAMC.Un programme de surveillance passive est en vigueur depuis 1990 partout au Canada.En vertu de ce programme, les cliniques vétérinaires et médicales du Québec envoient les tiques découvertes sur un animal ou un humain aü Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), où on identifiera l’espèce de l’insecte.Les spécimens de l’espèce I.scapularis fia seule espèce de tiques de nos régions capable de transmettre la bactérie B.burgdorferi qui cause la maladie de Lyme) sont ensuite acheminés au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg où on vérifiera s’ils sont en effet infectés par la bactérie B.burgdorferi.«Ce programme de surveillance passive nous a fourni quelques indices de la possibilité que des populations de tiques se soient établies au Québec, en Nouvelle-Ecosse et en Ontario», a précisé en entrevue M.Ogden.«Le nombre de tiques de l’espèce I.scapularis — aussi appelées tiques du chevreuil — s’est grandement accru depuis 2000 dans toutes les régions du Québec, sauf dans le Grand Nord, a spécifié Louise Trudel, microbiologiste au LSPQ de Sainte-Anne-de-Bellevue.La possibilité de transmission est donc présente, même si une faible proportion [environ 10 %] de ces tiques est porteuse de la bactérie responsable de la maladie de Lyme.» Les deux premiers cas de la maladie de Lyme au Québec se sont déclarés durant l’été 2008.Depuis le début des années 2000, une dizaine de cas sont recensés chaque année au Québec, mais les personnes avaient attrapé la maladie à l’extérieur du Québec, soit en Ontario, aux États-Unis ou en Europe.Le LSPQ reçoit principalement des tiques adultes qui ont été trouvées sur des chiens ou des chats à l’automne et au printemps, a souligné Louise Trudel.«Mais au cours des dernières années, nous avons commencé à recevoir un petit nombre de nymphes.Or, ce sont les nymphes qui transmettent généralement la maladie de Lyme, car elles piquent l’été quand les gens sont plus exposés [parce qu’ils portent des vêtements qui découvrent des portions de peau] et elles passent plus souvent inaperçues que les adultes étant donné leur plus petite taille.» Les tiques adultes nous arrivent habituellement au printemps, attachées aux oiseaux migrateurs provenant des États américains, tels que la Nouvelle-Angleterre, le Connecticut et le Massachusetts.Quand les oiseaux se posent, les tiques qui sont engorgées parce qu’elles viennent d’aspirer du sang de leur hôte se détachent et tombent dans la nature.Si elles y trouvent des conditions favorables, elles s’accoupleront et pourront ainsi contribuer à fonder une nouvelle population.Peu gourmandes, les tiques ne se nourrissent que trois fois au cours leur vie, soit à chacun de leurs trois stades de développement que sont la larve, la nymphe et l’adulte.Lorsqu’elles sont prêtes à prendre un repas sanguin, elles montent sur les hautes herbes, et quand les animaux ou les humains frôlent cette végétation, elles s’accrochent à eux et s’y fixent pour se nourrir.En plus de la surveillance passive, une étude de terrain a été effectuée en 2007 et 2008 dans le but de vérifier si des populations de tiques /.scapularis s’étaient établies en Montérégie et en Estrie.«Nous pourrons commencer à parler de populations établies si nous retrouvons les trois stades [larve, nymphe et adulte] de la tique pendant deux années consécutives qui représentent la durée du cycle de vie de la tique», a spécifié la microbiologiste.Se couvrir Par leur publication dans le JAMC, Nicholas Ogden et ses collègues désirent rappeler au public qu’il est désormais possible de contracter la maladie dans nos frontières et l’informer des moyens de la prévenir.On peut en effet éviter les piqûres de tiques en se couvrant quand on se promène dans les bois.D est recommandé de rentrer les pantalons à l’intérieur des chaussettes, de porter des chaussures fermées, d’appliquer un insec-tifuge et de porter des vêtements clairs qui permettront de voir plus facilement les tiques.Au retour d’une randonnée, il faut s’examiner afin d’enlever le plus rapidement possible les tiques que l’on trouverait sur la peau.«Si on retire les tiques dans les 24 heures suivant une randonnée, la bactérie B.burgdorferi n’aura pas eu le temps de passer dans la circulation sanguine de la personne, car la tique transmet la bactérie de 36 à 48 heures après s’être fixée sur un hôte», a souligné Louise Trudel.Nicholas Ogden croit important que le public apprenne à reconnaître les premiers symptômes cliniques de la maladie de Lyme que sont des maux de tête, de la fatigue, de la myalgie et un érythème migrateur, c’est-à-dire une rougeur qui s’étend à partir du site de la piqûre et qui pourra former un cercle d’au moins cinq centimètres de diamètre, car «plus tôt on posera le diagnostic, plus tôt on traitera.Or, il est plus facile de soigner la maladie dans ses tout premiers stades et on prévient ainsi des conséquences plus graves», a-t-il affirmé.Le Devoir Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 REUTERS Une manifestante proteste devant l’ambassade de l’Iran à Londres.*ë m Is Devoir peul, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Is Devoir est oublié du lundi au samedi par l-e Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050, rue De Bleury.H étage.Montréal.(Québec), IDA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 800 rue Brault, St Janvier de Mirabel.Québec, division de Québécor Média.12 rue Saint-Jacques.Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l'imprimerie du Journal de Québec.IfiO avenue Béchard, Québec qui est la propriété de Corporation Sun Média, 012 rue Saint-Jacques, Montreal.•— Enregistrement n" 0858.Dépôt legal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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