Le devoir, 14 mai 2005, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 14 ET D 1 M A S C H E 1 5 M AI 2 0 0 5 THEATRE Tchékhov et l’obligation • de choisir Page E 3 DANSE Avec Sokmt, l’argent entre dans la danse Page E 4 * LE DEVOIR ?.&/ © * ?toujours saisissante est celle du refus.De SERGE TRUFFAUT undi dernier sur la place Rouge à Moscou.des casqués en uniforme ont marché au pas de l’oie.Le pas était à la fois athlétique et résolu.Ces jeunesses défilaient pour souligner la chute de Berlin 60 ans plus tôt.Ici et là, on a noté une différence avec ces marches dont les Brejnev et les hommes de glace étaient friands.En effet, beaucoup moins d'engins de 20 mètres et plus ont longé le mausolée des figés du stalinisme.S’il en est désormais ainsi, c’est tout simplement parce que, depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, la reconstruction d’églises a rétréci l’entrée de la place Rouge.Le sacré a repris le dessus.Avec d’autant plus d’insolence que le pape fraîchement élu entend faire de la lutte contre ce qu’il a qualifié de «dictature du relativisme» — fichtre! — le thème central de son pontificat On trouvera curieux, voire totalement incongru, d’introduire un sujet musical en évoquant notamment la Deuxiè- Cette voix me Guerre mondiale.On devrait être rassuré une fois qu’on aura précisé que ce n’est pas nous mais lui qui, d’entrée de jeu, a brandi ce chapitre de l’histoire.Lui?Eric Burdon, éternel électron libre de la «pop rock blues jazzée» à l’anglaise.Cette évocation est liée à Leonard Cohen et à la propre histoi-re de Burdon.Pour baptiser son QUOI; De la dernier album, la voix par excellence du rock british, la voix la violence plus convaincante de sa génération, a opté pour une chanson de organisée.ce cher Cohen: My Secret Life.Produit par Tony Braunagel, un habitué des aventures de Taj Mahal, cet album a paru sur étiquette allemande SPV, et Burdon le défendra sur la scène du Medley le 17 mai.«Les gens de ma génération sont nés en pleine guerre mondiale.Toutes nos familles ont été marquées par ça.On a tous un père ou un cousin qui a énormément souffert de ça.Après, il y a eu le Vietnam.Aujourd'hui, il y a le Moyen-Orient.Il y a toujours des familles abîmées Par ça.Et j’ai trouvé que cette chanson de Cohen était appropriée pour refléter ces sentiments.» Les traces de la rage Il n'est pas rare qu’on se demande comment il se fait que les Eric Burdon, John Lennon, Ray Davies, Keith Richards, Pete Townshend, Mick Jagger, Paul McCartney, John Mayall et plusieurs autres étaient — et demeurent parfois — à la fois si créatifs et si révoltés.La réponse?Keith Richards: «Le bruit des bombes allemandes est le fond sonore de ce qu’on a fait 20 ans plus tard.» Cette rage, la voix de Burdon en porte bien des traces.D a été, il est toujours passionné et râleur.Vindicatif mais attentif à ce qu’il advient de la Factory Girl.Cette colère, Burdon l’a exposée et déclinée dans When I Was Young, Boom, Boom, Boom, It’s My Life, Sky Pilot, Help Me Girl, House of the Rising Sun, ainsi que dans l’album Eric Burdon Declares War.Rien de moins.Chroniqueur par excellence du déclin de l'empire britannique, fin observateur des gestes faits par sa génération, Ray Davies, des Kinks, fut tellement fasciné par l’individualisme appuyé de Burdon qu’il en fit une chanson: I’m Not Like Everybody Else.Davies l’a refilée à ce dernier, qui ne l'a jamais enregistrée.Davies s’est permis de le faire.Depuis, elle est devenue un de ses thèmes fétiches.C’est dire.Tel qu’il est aujourd’hui, Burdon est emblématique d’un phénomène musical qui, en Europe, prend une ampleur grandissante.Lui mais également Ray Davies, Peter Green, Bill Wyman, Géorgie Fame, Van Morrison, John Mayall, Gary Brooker, Mick Taylor et trois ou quatre autres tournent énor- Bill WYMUI'S RHYTHM KINGS - , : w It •?*: Silr > ' 'H M if siaa Ë5 SOURCE: DISTRIBUTION FUSION III IC BU électron bre Le vieux rocker se pointe au Medley.sans ses Animais mément, enregistrent régulièrement John Mayall?Le vétéran de la guerre de Corée vient de conclure une série de spectacles en Espagne et en France.Le 9 juillet U se produira au Festival de jazz de Montréal.Entre-temps, son nouvel album, Road Dogs, sera publié, Comme Bob Dylan, il ne cesse pas de promener ses 72 ans sur toutes les routes du monde.Peter Green?Depuis que sa schizophrénie est contrôlée, il propose des albums de blues pleins de finesse.Lui aussi joue énormément.Mick Taylor?Son parcours actuel est beaucoup moins cahin-caha qu’il l’était il y a quelques années encore.Il est le «guitariste invité» par excellence.L'ex-Rolling Stone accompagnera son protecteur, John Mayall, dans bien des «gros» shows de ce dernier.Ray Davies?Sacré meilleur auteur-compositeur britannique l’an dernier par les lecteurs de la revue Mojo, le leader des Kinks prépare la sortie d’un album si attendu que cela a aiguisé l’appétit des grandes salles du Vieux Continent, Le conteur de Muswell Hillbillies vieillit avec intelligence.VOIR PAGE E 2 : BURDON RAY in 4 DAVIES ThejStorytelIfcr Beaucoup de bruit en perspective ! Thurston Moore, l'infatigable défricheur, au cœur du 22e FIMAV, du 19 au 23 mai DAVID CANTIN Dès jeudi prochain, le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) démarre pour cinq jours d’explorations sonores inhabitueDes.Parmi les bons coups de Michel Levasseur dans le cadre de cette 22" présentation, du 19 au 23 mai, il faut bien évidemment mentionner le retour très attendu de Thurston Moore avec son Dream Aktion Unit ainsi qu’à titre de responsable de la programmation pour la journée de samedi.Figure emblématique de la scène rock indépendante américaine, le guitariste de Sonic Youth a bien voulu en dire un peu phis long sur sa quatrième visite à ce rendez-vous printanier des musiques expérimentales.Beaucoup de bruit en perspective.Carte blanche Dans la lignée de Glenn Branca et de la no-wave new-yorkaise, l'influence de Thurston Moore (avec Sonic Youth) demeure indéniable au sein de la culture alternative des 20 dernières années.En tant qu’incorrigible mélomane, il arrivera même à faire circuler la rumeur à propos d’artistes aussi extrêmes que Merzbow, Harry Pussy ou encore Dead C.Il fallait un certain culot de la part de Levasseur (tète dirigeante du FIMAV depuis ses humbles débuts, en 1983) pour donner carte blanche (une première en 22 ans!) à ce grand gaillard dans la quarantaine qui n’a pas encore pris une ride.À l’autre bout du fil, chez lui en bordure de New York, Moore parle avec enthousiasme de ses quelques passages au FIMAV.«f ai toujours admiré le fait que Michel [Levasseur] présente des musiciens comme Derek Bailey ou Evan Parker dans des contextes vraiment hors de l’ordinaire.Du coup, dès ma première visite au FIMAV, en 1996, le contact a été immédiat et chaleureux Je me souviendrai toujours de cette performance un peu chaotique avec Keifl Haino», déclare-t-il d’emblée.Même si la critique n’a pas toujours été généreuse I envers les prestations souvent radicales du guitariste hors norme et de ses collègues improvisateurs au fil des ans, le contexte risque d’être plus favorable que jamais en 2005.Comme le précise Moore, «il était nécessaire, pour moi, de participer à la programmation cette année.Au départ, je crois que Michel aurait voulu que Sonic Youth présente quelque chose d'un peu atypique.Par contre, l’agenda des autres membres empêchait un tel scénario.Ensuite, j'ai réussi à le convaincre de faire venir quelques-uns des groupes que je considère parmi les plus inventifs de la scène rock bruitiste et improvisé aux États-Unis».Avec des noms tels Wolf Eyes, Hair Police, le No-Neck Blues Band, Double Leopards et Dead Machines, il est vrai que l’homme responsable du Dream Aktion Unit trimballe avec hii le meilleur de la nouvelle vague de l'avant-garde américaine.Mais pourquoi, au juste, avoir choisi ces cinq formations au détriment de bien d’autres?«Bien sûr, on peut se douter que ma liste était beaucoup plus longue.Il au- rait été intéressant d’inclure une formation comme le Vibracathedral Orchestra ou même Sunburned Hand of The Man.Par contre, il fallait évidemment s'arrêter à un moment et vérifier la disponibilité des musiciens.Je suis très heureux d’avoir mis la main sur Wolf Eyes, de même que sur le No-Neck Blues Band.Ce sont en quelque sorte les deux pôles extrêmes, du plus bruyant au plus hypnotique», répète celui qui sera en spectacle avec sept autres musiciens au Colisée des Bois-Francs le samedi 21 mai à 22h.Un public plus jeune En regardant de près l’ensemble de la programmation 2005 du FIMAV, on constate que Thurston Moore rient surtout élargir les horizons d'un festival qui cherche à atteindre un public plus jeune depuis quelques années.Pourquoi pas un peu d’excès dans un événement parfois jugé trop restreint?Avec Wolf VOIR PAGE E 2 : FIMAV LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MAI 2 0 0 5 Culture SUITE DE LA PAGE E 1 Bill Wyman?On doit à l’ancien bassiste des Stones d’avoir fondé une des meilleures formations des dix dernières années.Avec ses vieux amis des années 60, il a réalisé cinq productions de blues jazz swing qui ont connu un tel succès qu’il a convenu avec ses complices de mettre un terme à cette aventure pour en commencer une autre.La raison principale?Ils étaient parvenus au point où la demande du public était telle qu’ils auraient dû jouer dans des salles de 12 000 personnes.Et comme aucun des membres de cet orchestre — Albert Lee, Gary Brooker, Géorgie Fame, etc.— n’avait envie de revivre BURDON les tics du cirque rock’n’roll, un hara-kiri a été décidé.Retour à Burdon Parallèlement à son parcours d’Animal, -j’ai formé un petit trio avec Pete York [ex-batteur du Spencer Davis Group] et un jeune pianiste autrichien.J’adore ce format parce que ça me permet de mieux communiquer l’extraordi- naire richesse du jazz et du blues.Le jazz.Sur My Secret Life, j’ai glissé une chanson qui s'intitule The Jazzman.Au début des années 60, Paris était une capitale du jazz.J’y allais fréquemment pour voir des shows.J’ai entendu Chet Baker, Dexter Gordon et d’autres géants.Baker, c’est connu, était un junkie.D’autres aussi.Je crois que c’était lié au ra- cisme.Je crains que ça n’ait pas beaucoup changé.» D faut aller voir Burdoa Non par nostalgie pour la House of the Rising Sun mais bien pour entendre cette voix toujours aussi puissante, aussi saisissante, parce qu'elle se veut une voix du refus.De quoi?De la violence organisée.Le Devoir FIMAV Moore sera attendu de pied ferme à la tête d’un grand ensemble qu’il qualifie lui-même (un peu à la blague) de Noise Unity Orchestra SUITE DE LA PAGE E 1 Eyes et Hair Police, il faut donc s’attendre à une musique explosive et déconcertante, alors que Double léopards ou le No-Neck Blues Band empruntent davantage à la tradition psychédélique des seventies.Encore une fois, le mari de Kim Gordon précise ses choix, de même que sa décision d’intervenir à Victoriaville cette année.«Il est intéressant de savoir que la plupart de ces groupes connaissent très bien l’histoire des musiques improvisées sans pour autant provenir d'un milieu académique.A mon sens, ils arrivent à faire des liens cruciaux entre le punk, le free-jazz, l'industriel, le folk exploratoire et l’énergie brute qui anime toujours une certaine contre-culture.De plus, la sensibilité féminine compte pour beaucoup dans cette mouvance sans compro- mis avec les Marcia Bassett [Double Leopards], Tovah Olson [Dead Machines] ou la violoncelliste OkkyungLee à l’avant-plan.» Plutôt sympathique et très passionné, Moore sera attendu de pied ferme à la tête d’un grand ensemble qu’il qualifie lui-même (un peu à la blague) de Noise Unity Orchestra (référence tordue au Globe Unity Orchestra).Avec l’aide de jeunes virtuoses imprévisibles tels Chris Corsano à la batterie, Bill Nace à la guitare et C.Spencer Yeh au violon, il souhaite mettre en mouvement un travail d’improvisation où les contrastes seront à l’honneur.«Michel m’a beaucoup encouragé pour que je présente quelque chose d’assez imposant.Par la suite, Jim O’Rourke [malheureusement absent du FI-MAV] m’a suggéré de poursuivre ce “work in progress” avec certains membres du Dream Aktion Unit et d’autres figures montantes de la scène new-yorkaise.J’ai toujours eu comme objectif de continuer sur les traces de précurseurs tels Albert Ay-ler ou Arthur Doyle», confirme-t-il.Par ailleurs, Moore se sent-il à l’aise avec les autres invités de çet-te 22e mouture du FIMAV?«Evidemment, j’ai été un fan de la première heure des Boredoms.C’est une chance inouïe de les voir jouer à l’extérieur du Japon.Nels Cline est un guitariste que j’admire beaucoup.Aussi, il y aura Ikue Mori et Zeena Parkins, qu’il ne faut pas rater en duo électroacoustique.En plus, Michel a invité Anthony Braxton, de même que le Chicago Tentet de Peter Brbtzmann.Vraiment, l’affiche est assez incroyable.C’est ce que j’apprécie plus que tout au FIMAV, ce mélange de genres et de pratiques qui tiennent la route jusqu'à fin.» D ne reste à espérer que le public suivra en grand nombre Mardi 17 et mercredi 18 mai à 19 h 30 POUR DEUX SOIRS SEULEMENT ! Ne manquez pas cette occasion de retrouver l’univers de Patrice Desbiens L'HOMME INVISIBLE THE INVISIBLE MAN « Il a besoin d'une femme.Il a besoin d'un pays.Les deux le laissent tomber.» UN HAPPENING POÉTICO-THÉÂTRAL pour découvrir une musique plus actuelle que jamais.FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE ACTUELLE DE VICTORIAVILLE Du 19 au 23 mai 2005 www.fimav.qc.ca NOS C H O I X ¦ Jeudi 19 mai: The Nels Cline Singers, au cégep de Victoriaville à minuit quinze.Lorsqu’il ne tourne pas avec la populaire formation Wilco, Nels Cfine en profite pour surprendre avec son trio qui tente de faire le pont entre le jazz et le rock.Une musique improvisée, toute en nuances, qui pourrait très bien causer la surprise en cette journée d'ouverture officielle.¦ Vendredi 20 mai: Michel F.Côté et Mecha Fixes Clocks au cinéma Laurier à 13h.Dernier projet en lice pour le talentueux et prolifique compositeur montréalais.Avec l’apport de complices de longue date tels Bernard Falaise et Martin Té-trault, Michel F.Côté propose une version live de sa plus récente parution sur AlienS Recordings.Une musique électroacoustique somptueuse.¦ Samedi 21 mai: Hair Police et Wolf Eyes, au Colisée des Bois-Francs à 15h.Deux des groupes les plus dévastateurs du territoire américain se succèdent dans ce qui s’annonce comme un véritable happening bruitiste et incendiaire.Du Michigan, Hair Police et Wolf Eyes sont prêts à tout pour subjuguer.¦ Dimanche 22 mai: Peter Brôtz-mann Chicago Tentet au cinéma Laurier à 20h.Le grand ensemble du colosse de Wuppertal avec, en prime.Mats Gustafsson, Ken Vander-mark, Joe McPhee et Paal Nils-sen-Love.Le jazz d’avant-garde dans toute sa splendeur.De la grande visite au FIMAV cette année.¦ Lundi 23 mai: The Boredoms au Colisée des Bois-Francs à 21h.En concert de clôture, les Boredoms présenteront un véritable raz-de-marée de percussions tribales et hallucinatoires.Le rituel commence à 21h sur la grande scène du Colisée des Bois-Francs.De Patrice Desbiens | Avec Roch Castonguay et Robert Marinier accompagnés de Daniel Boivin | idéation Roch Castonguay Concepteurs et collaborateurs Esther Beauchemin | Robert Bellefeuille | Daniel Boivin | Michael Brunet | Roch Castonguay | Robert Marinier | Pierre-Paul Mongeon | Normand Thériault Une création du Théâtre de la Vieille 1T en collaboration avec le Théâtre français du CNA TDP SAISON 2005-2006 www.denise-pelletier.qc.ca SAIE II FMDOBMRY Admission ”4 790-1245 1 800 361-459S admisslon.com BILLETTERIE 253-8974 4353, me Sainte-Cathenne Est Montréal (Québec) HIV 1Y2 ® Papineau ou Viau.autobus 34 ® Pie IX.autobus 139 Théâtre du Nouveau Monde une PRODUCTION du théâtre du trident 1 Tffôl ^ 4*Anton Tchekhom m ^ ?f \t%ur f «mm/ TKH>At>0V4t ANM-zATHSAit* IÆHAv £*(ou4t Ouverture des HTMIIes > Café / Monument-National Commande d’oeuvre pour les HTMIIes «Immanence» de Susan Kozel * Mesh Performance Practices * 18 mai / 21h> Première mondiale Deux représentations par soir: 19-20-21 mai «19h / 2lh Studio Hydro-Québec / Monument-National 19-20-21 mai > Entrée libre > Café / Monument-National 13h Série de conférences, tables rondes, mkro-actlons 17h Apéro et démonstrations de projets 19 mai / 21h > Soiréa de performances > U Centrale Raylene Campbell, Nathalie Derome, Nathalie Dion, Suzanne Binet-Audet, Michelle Kasprzak, Karèya Audet * 2D mai >19h30 > Parcours dans la ville de Michelle Teran Départ du Monument-National (visite libre) 21h Installation Interactive de Tamara Vukov > Entrée libre > La Centrale 21 mai 17h > Événement spécial >Cinéma ONF Programme vidéo «Je t’ai à l’oeih Surveillance(s) et technologie(s)» Suivi d’un cocktail et de la première québécoise de «Le Fantôme de l'Opératrice» de Caroline Martel* 21h > Soiréa da clôture > Musée Juste pour rire / le Studio DJ Jasmine, DJ Cyan, Alice + The Serial Numbers/K Project + GNU Girl Power Collective de Croatie > pour la première fois en sol montréalais * ET PLUSIEURS AUTRES PROJETS A SURVEILLER PROGRAMMATION COMPLÈTE EN LIGNE: www.htmlles.net Sur le site, surveillez la diffusion en direct durant le festival! * Billets en vente dès maintenant Billetterie Articulée: S14.844.2172 /1.866.844.2172 Au Monument-National: 1182, boul.Saint-Laurent Québec SS lié Montréal^ Ê - L'AGENDA rhorrirctélikpdedmioirfa (MittaldoÉÉMti LE DEVOIR FRÉDÉRIQUE DOYON L* argent mène le monde.L’ar-' gent fait le bonheur.Autant de clichés que la chorégraphe Karine Denault a voulu explorer à travers le livre L’Argent de Christophe Tarkos dans sa pièce Sokrat.Car, avant même le thème, c’est l’œuvre de l’auteur qui s’impose.«C’est à la base de toute la pièce», affirme-t-elle.Comme d’autres marient leur danse aux arts visuels, Karine Denault se tourne spontanément vers la littérature.«C’est une forme qui m’attire, particulièrement la poésie contemporaine», indique-t-elle.Elle connaît bien l’œuvre de Christophe Tarkos, dont elle apprécie le travail de la langue, souvent largement enraciné dans l’improvisation.«Il développe une idée très simple jusqu a l’épuiser; au fond, il parle de la langue», note-t-elle.Sokrat est d’ailleurs l’anagramme de Tarkos, que l’auteur Christian Prigent lui a attribuée.«Par son travail apparemment anodin, il pense la langue», explique Karine Denault.Si elle a jeté son dévolu sur L’Argent, c’est notamment parce que l’œuvre de plus longue haleine que les autres se prêtait mieux à son utilisation scénique.Des extraits du livre-poème sont d’ailleurs lus en direct sur scèpe par le jeune auteur Alain Farah, qui connaît bien l’ouvrage de Tarkos pour en avoir fait l’objet de son mémoire de maîtrise.Il livre également certains textes de son cru.Dans ce livre-poème, l’auteur va au bout de la logique du «tout à l’argent», du fric comme valeur ultime.Les rengaines de Tarkos s’impriment profondément dans l’esprit qui les lit (ou les entend).«Il part des idées reçues sur l’argent, mais les pousse à l’extrême», rapporte Karine Denault.Un sens qui vient de l’extérieur La danse se fraie un chemin à travers les mots dits, les compositions musicales d’Alexandre St- Reste à voir si un spectacle comme Sokrat, qui parle d’argent, sera pour autant rentable.15 ANS ¦Ragtime .les TempsDëchiquetês Un projet de musique de Robert Marcel Lepage avec la complicité des [iks] et des Gueules de Bois.20 et 21 mai - vendredi et samedi à 20h Régulier : 15$ / Abonnement : 11$ TrogrammeUouble de Musiques Nouvelles En première partie - Duo pour tous de Michel F.Côté En deuxième partie - Phat Hed, Trio Jazz de Tom Walsh Le vendredi 27 mai à 20h Régulier ¦ 15$ / Abonnement : 11$ Farine in a black box' de Farine Orpheline cherche ailleurs meilleur Exposition des résultats du laboratoire de création multidisciplinaire avec des enfants.Le samedi 28 mai de 14h à 16h Entrée libre Onge et Roger Tellier-Graig, et certains extraits sonores du film Network de Sidney Lumet, qui traite de pouvoir, des médias et de capital.«Le défi a été d’articuler le texte au mouvement et aux propositions musicales et sonores, reconnaît-elle.Mais c’est là toute l’essence de cette nouvelle création puisque la chorégraphe se prêtait pour la première fois au jeu de la création collective et des sources d’inspiration multiples.Après quelques solos, dont le très épuré Echine Barricade qui l’a révélée au public comme à la critique, elle a eu l’envie de trouver matière à création ailleurs que dans le mouvement.«Mon but de départ, c’était de travailler avec d’autres.J’avais envie d’aller chercher des éléments différents, d’intégrer un sens qui vienne de l’extérieur, pas juste du développement du mouvement dans un espace donné», explique-t-elle.Cette fois, elle s’éclate et s’exhibe, conviant trois interprètes à livrer son matériel chorégraphique en dialogue avec les deux auteurs.Tous ces collaborateurs ainsi que son éclairagiste et ses musiciens-compositeurs se retrouvent sur scène, dévoilés.«Je voulais qu’on voie avec qui je travaille», note-t-elle.Le thème de la société régie par le capital donne aussi dans le coup d’éclat, à l’heure où un certain discours commercial parlant de rentabilité et de profit envahit de plus en plus l’arène des arts.Il l’est encore plus pour le milieu de la danse, meurtri par la fermeture récente de deux institutions majeures — le Festival international de nouvelle danse (FIND) et la Fondation Jean-Pierre-Perreault —, et dont les principaux acteurs, les danseurs, se situent au plus bas de l’échelle des revenus dans la société.Simple coincidence?«La conjoncture économique et la situation financière actuelle du milieu de la danse au Québec ont effectivement influencé mon choix de texte, répond la chorégraphe.Mais bien que la pièce parle de cette situation et qu’elle me permette de me positionner politiquement, l’accent est ailleurs.» Sokrat met surtout en relief la rencontre de différentes personnes et de différentes œuvres tout en récupérant et en intégrant la «fonction» de relais attribuable à l'argent — l’argent passe de main à main, constamment Reste à voir, comme se le demande ingénument la chorégraphe dans sa brochure de presse, si un spectacle comme Sokrat, qui parle d’argent, sera pour autant rentable.SOKRAT Chorégraphie de Karine Denault présentée avec Sad Horses and Other Glitches in Time de Karen Guttman, du 19 au 22 mai à Tangente.fi DANSE (.111 ( OUOI ( I“*'IM\.im usonm J' '^pi'iori 1 nUt s" ï m i nuinskh N ' ¦ I l.i.aLMI Nllll-lll'"’ Emio Greco Rimasto Orfatto 12,13,14 MAU 20 h Theatre Maisonneuve ^ (514)842-2112 LA CHAPELLE ¦ S CEN ES C 0 N TEMP OR A IN ES 3700, rue St-Dominique MIL (Qc) H2X 2X7 (entre la tue Prince Arthut et l'avenue des Pins] Billetterie / Information / Reservation : [514] 843 7738 vvww.lachapelle.org LE DEVOIR.LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MAI 2 0 0 5 Culture K r> MUSIQUE CLASSIQUE Enregistrer un orchestre aujourd’hui.Le conflit à l’OSM a mis en évidence un point du débat dans lequel les musiciens ont jusqu’à très récemment vu une question de principe intangible et duquel l'administration a fait le symbole du hiatus entre les règles anciennes et la «réalité du marché»: l’enregistrement des disques.Quelle est la nouvelle donne en la matière?Pourquoi l’accord signé à Philadelphie est-il un revirement majeur?Voici quelques éclaircissements.CHRISTOPHE HUSS T * OSM est un orchestre qui " i-/ n’a pas encore digéré sa surexposition médiatique», nous disait récemment Karsten Witt, ancien président de la Deutsche Gram-mophon.Il est vrai que l’OSM a bénéficié de 1980 à 2000 d’une exceptionnelle visibilité internationale à travers le disque.Celle-ci n’était pas indue, mais elle était assurément extrême.Entamée sous le mandat de Za-rin Mehta, la politique d’enregistrement menée par Charles Dutoit est tombée à pic.Lancé à la tin de 1982, le disque compact s’est vite montré fort gourmand en nouveaux enregistrements.Charles Dutoit et l’OSM ont été les pourvoyeurs parmi les plus actifs de ce catalogue.Si les enregistrements Ravel ont acquis une telle notoriété, c’est parce qu’ils étaient bons, évidemment, mais aussi parce qu’ils étaient les premiers sur le marché: qui voulait écouter Daphnis et Chloé en compact, que ce soit à Paris, à New York ou à Tokyo, achetait la version Dutoit-OSM.A l’époque, il y avait de l’argent à se faire avec tout cela Lancé sur le marché à tarif promotionnel par Zarin Mehta, l’OSM a vite gagné de la valeur, devenant une «machine à enregistrer» performante et appréciée.«L’outil musical» s’est trouvé au bon moment au bon endroit, un peu comme, en chant, la soprano Cheryl Studer, dont la représentation discographique est plus flat-: teuse que sa réelle importance sur les scènes lyriques du dernier quart du XXe siècle.Mais si jadis un éditeur pouvait atteindre quelques dizaines de milliers d’exemplaires par titre, aujourd'hui un score mondial de 10 000 unités est fêté, en classique, i comme un succès.Le rapport coût/bénéfice s’est inversé avant le milieu des années 90.Par exemple, aucun des disques d’Abbado et du Philharmonique de Berlin pour Sony n’a atteint le point mort.Pas étonnant que la multinationale EMI se soit défait de son contrat avec l’Orchestre de Philadelphie, qui lui coûtait 120 000 $ par CD! Les uns après les autres, entre 1996 et 1999, tous les orchestres américains ont ainsi perdu leurs contrats d’enregistrement Les étiquettes se sont donc tournées pour leurs enregistrements orchestraux vers les orchestres de radio, que des coproductions avec les stations rendaient disponibles gratuitement, et vers des orchestres bénéficiant de commandites, comme le tandem suédois Gdteborg et Volvo chez Deutsche Grammophon.Ne voulant pas perdre leur exposition médiatique, les orchestres ont donc pensé à des solutions nouvelles.Europe-Amérique Ce que j’appellerais le «modèle américain transitoire», car il sera : désuet dans un an, consiste en une «electronic media garantee».Au lieu de percevoir une rétribution égale à 1,5 fois le salaire normal, en supplément des heures de travail régulières, lors de chaque enregistrement, les musiciens voient leur paie augmentée d’un montant fixe couvrant un certain nombre d’enregistrements et de captations radiophoniques.Franck Dans, directeur artistique de l’Orchestre symphonique d’Atlanta, nous explique le système en vigueur chez lui: «Le salaire hebdomadaire des musiciens, 1450 $ en moyenne, comprend 100 $ au titre de la clause médias, qui couvre trois CD par an et sept captations radiophoniques.» Cela coûte donc 5200 $ far an et par musicien, pour 95 musiciens (1,65 % du budget annuel).John Kieser, directeur des opérations artistiques de l’Orchestre symphonique de San Francisco, a amené l’orchestre à créer sa propre étiquette et à enregistrer ses disques.Tout est payé par le multimillionnaire Gordon Getty, mais la prestation de l’orchestre pour un enregistrement reste valorisée à 120 000 $.Le problème n’a donc pas changé, il a été déplacé: l’orchestre a simplement trouvé un riche donateur pour payer la note et a créé sa propre étiquette pour être sûr d’avoir ses enregistrements disponibles sur le marché.Avoir sa propre étiquette est l’idée lancée par l’Orchestre symphonique de Londres (LSO) en 2000 et copiée récemment par l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, dont le premier CD, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak par Maris Janson, arrive au Canada ces jours-d.Le montage financier est radicalement opposé.L’orchestre produit les disques, dé» tient les drtitt&inais personne, à part les techniciens, n’est payé à l’agence, même pas le chef.Tout le monde touche des royautés.Comme l’explique Jan Willem Loot directeur de l’orchestre d’Amsterdam: «La seule base de travail qui vaille avec les musiciens, c’est la confiance.H faut les consulter sur certains points.S’agissant des enregistrements, on a mis un temps à les convaincre, mais après une période sans aucun disque ils se sont aperçus qu’il était nécessaire de changer.H ne faut surtout pas que les musiciens aient l’impression que tout le monde gagne de l’argent sauf eux.Ces règles simples permettent d’établir une atmosphère créative et positive.» Le problème des disques de Londres et d’Amsterdam est que les chefs deviennent en quelque sorte leur propre directeur artistique, ce qui mènera à terme, si ce modèle se répand, à multiplier anarchiquement les enregistrements de la Symphonie du Nouveau Monde et des Symphonies de Brahms.Car être producteur de disques, c’est savoir dire non.C’est un métier légitime et utile.Le «modèle Philadelphie» C’est pour cela que le nouveau modèle en vigueur à Philadelphie est une nouvelle donne majeure.D’abord, les musiciens de l’orchestre ont tourné le dos à leur propre syndicat O’AFM, organisme auquel est affiliée la Guilde des musiciens du Québec) pour accepter 10 $ par semaine et des royautés à se partager avec l’administration une fois atteint le point mort L’Orchestre de Philadelphie enregistrera trois CD par an en concert Ce pourra être des concerts en tournée, puisque des enregistrements Mahler au Japon sont déjà prévus.L’Orchestre de Philadelphie produit le CD.Joseph Khiger, president de l’orchestre, estime à 75 000 $ le coût par enregistrement «enregistrement et technique, 25 OOO $; marketing et publicité.18 000 $; management du projet, 15 OOO $: salaire des musiciens, 17000 $».L'éditeur de disques, le finlandais Ondine, se charge de la fabrication, de la mise en marché et du marketing international et obtient des droits d’exploitation sur cinq ans.Le nerf de la guerre est quid l’Orchestre de Philadelphie n’a pas à créer et à implanter sa propre étiquette, qu’il récupère définitivement ses droits après cinq ans et qu’il reçoit des royautés (réparties à égalité avec les musiciens) nettement supérieures à ce qu’elles étaient chez EMI.Ces royautés démarrent non pas à la première copie vendue (comme à Londres et à Amsterdam), mais à partir d’un certain nombre d’unités (qu’on peut estimer autour de 5000) représentant le travail de mise en marché d’On-dine.Mieux encore, Ondine a le droit de diffuser ou non un enregistrement ce qui amènera les uns et les autres à réfléchir davantage sur l’opportimité de certains projets.Premiers titres: le Concerto pour orchestre de Bartok (avec d’intéressants compléments) et la 5' Symphonie de Tchaikovski Pourquoi un tel schéma ne se fait pas en association avec une major du disque?D’abord parce que l’idée vient du directeur musical Christoph Eschenbach, de son manager, Kevin Kleinmaim, et d’Ondi ne.Ensuite parce que l’idée «major = argent facile» est encore forte- MICHAELT.REAGAN ORCHESTRE DE PHHAOEIPHIE Le trio qui a fait tout exploser: Reijo Kiilunen (Ondine), Christoph Eschenbach (chef d’orchestre) et Joseph Kluger (président de l’Orchestre de Philadelphie).ment ancrée dans les mentalités.Ainsi, l’Orchestre national de France, qui se donne gratuitement pour les beaux yeux de l’éditeur indépendant Naïve, cherche encore à se vendre 45 000 $ [Kir enregistrement à EM1-V'rgin! Et Montréal ?Seule certitude: aucun éditeur n’accepte aujourd’hui de payer les coûts artistiques d’un disque qui n’est phis une source de revenus aie ticipés.L’administration de l’orchestre assume les coûts artistiques et l’éditeur du disque, les coûts techniques (autour de 30 000 $) et de mise en marché.On notera que, dans ce schéma, l’éditeur garde les droits et paye des royautés.Mais l'administration se doit dévaluer si le modèle de Philadelphie, qui consiste à céder les droits pour une période limitée dans le temps, ne vaut pas une mise de fonds supérieure, car l’orchestre pourra ensui- te s’assurer lui-même de fa pérennité du produit sur le marché et gérer les royautés afférentes à sa présence dans les nouveaux médias.Ce modèle risque de se répandre comme une trainee de poudre en Amérique du Nord: les premiers à y adhérer auront les plus belles places au soleil.On comprend qu’il est important pour l’administration que les clauses actueUes soient remaniées pour dr minuer les coûts et assurer ainsi de nouveau fa presence de l'orchestre sur le marché.On comprend aussi que les musiciens veulent éviter à tout prix le modèle européen, qui supprime totalement les avances, fût-ce pour bénéficier ensuite de royautés plus élevées.Reste la demande de l'administration de pouvoir utiliser du temps de travail régulier pour faire des enregistrements, ce que même le système monté à Philadelphie ne prévoit pas.Par contre, on ne manquera pas de remarquer que le tarit des musiciens de Philadelphie est ixisse de 120 (XK) US$ à 17 (XX) l'Ss [xir disque.On notera aussi que, de [dus en plus, les orchestres enregistrent les concerts et choisissent ensuite d'en publier les meilleurs.C'est le cas en Hongrie pour l'Orchestre philharmonique national, en partenariat avec la Radio hongroise.Kent Nagano serait tenté [Kir des enregistrements en public (pour réduire les coûts de la Tétralogie de Wagner dont il rêve tant?).L'équipe technique de Philadelphie devrait d’ailleurs être menée par Martha De Francisco, professeure à l’université McGill.Il ne reste qu’à brasser tout cela et à prendre le meilleur de tout, entre gens responsables et courtois.ALTER EGO quand deux quatuors soeur se rencontrent.Quasar et Arte, quatuors de saxophones direction : Walter Boudreau Œuvres de: Collard, Frigon, Gubler, Hamel, Evangelista et Zegers Mercredi 18 mai 20 h Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau Réservations : (514) 987.6919 Régulier :15 $ Etudiants : 10 $ ou 2 /15 $ Une coproduction Quasar-SMCQ l l’s Vi n I MusuS Qvzm SMCQ rv Hydro Vjq Québec I CHANTRtS MUSfCIFNS Sous la direction de Gilbert Patenaude Solistes: Benoît Le Blanc et Hérold Constant 26 mai 2006 a 20 h Chapelle Historique du Bon-Pasteur (100 rue Sherbrooke E.) 14 juin 2005 à 20 h lion-d'Or (1676 rue Ontario E» 12 > etudiant 18 $ adulte info(î$>chantres musiciens.com 514 808-7616 www.chantresmusiciens.eom yiiuf I Monument e Erk lupUMr snnTOPAZE «» parrainée par >» i»min Québec SS ¦N 4m Arts C«nM -c—.«33 ta.* i*i MU»o?UE le Devoir | Desjardins YANNICK NÉZET-SÉGUIN et ses amis : Yukari Cousineau, violon Michelle Sutton, mezzo-soprano Pierre Tourville, alto Jennifer Bourdages, piano Dimanche, 15 mai 2005, Il h Programme consacré à Brahms.Atelier d'éveil musical pour les 5-10 ans, 3$ Billets : 25 $, 10 $, (étudiants) taxes et redevance en sus en vente a la Place des Arts : 842-2112 Pro Musica, 514-845-0532 www.promusica.qc.ca Scena Uusirale Cinquième Salle Place des Arts 514 842.2112 1 866 842.21 12 www.pda.qc.ca Réseau Admission sia 790 1245 Concours Musical International de Montréal :CHaNT2005: DU 9 AU 20 MAI 2005 EN PARTENARIAT AVEC LES JEUNESSES MUSICALES OU CANADA SUIVEZ LES VOIX CLASSES DE MAITRE 15 mai • 10 h Shirley Verrett 14 h Carlo Bergonzi 19 h Dame Gwyneth Jones Salle Claude-Champagne Université de Montréal ENTRÉE LIBRE FINALE 16,17, 18 mai CONCERT GALA 20 mai 19h30 Théâtre Maisonneuve - Place des Arts BILLETTERIE Théitf Mal—www Place des Arts 514 842.2112 1 866 442.2112 WWW.pde.qc.ea Ré««*u AdmtMior «i« 7»0 12«5 INFORMATION - HORAIRES Téléphone : (514) 845-4108 • www.jeunessesmusicales.com T MUSIQUE 100 7 IAA musique de i WPtJ la decennie 5* festival de musique de chambre du CCA Une iérie de concerts explorant la musique québécoise, canadienne et internationale des années 60 et du début des années 70.Direction artistique : Neal Gripp Dimanche 15 mai à 14 h 30; Jeudi 19 mai à 19 h 30 Œuvres de Garant, Hétu, Tremblay, Vivier, Chostakovitch, Messiaen, h Stockhausen et bien d'autres Billets (par concert) : Adultes 20 5, Aines 15 $; Étudiants 10 $ 514 939 7026 ou www cca qc ca/musique En complément de l'exposition les années 60 Montréal voit grand CCA Cantr# Canadian d'Architactura 1920, rua Boila, Montréal ES Guy-Concord» 314 939 7026 www^ca.qc.ca Ouvart du mercredi ou dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi, 10 h à 21 h «oq» Potmmou OérWtwM.U Mow.rwréinmrtm lue Durand wrfiWHi nttm Lt povdbn du OWèae fsqvsM d* b panpac** •nW-a-rt* aw> 1964 O CCA ESP CE MUSIQUE 1047"* JW?cbc Aft radio I LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MAI 2 0 0 5 ISU Toucher son but DÉCARIE Un projet d’exposition COMMUNAUTAIRE Centre des arts Saidye Bronfman 5170, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Jusqu’au 6 juin BERNARD LAMARCHE La galerie Liane & Danny Taran du Centre des arts Saidye Bronfman présente actuellement un des projets les plus stimulants de la saison en arts visuels, Projet d’art communautaire, l’événement est une version en quelque sorte humanisée de cette esthétique dite relationnelle dont on entend parler plus intensément en art contemporain depuis une décennie bientôt.En parfaite adéquation avec la mission de la galerie qui évolue dans un contexte de centre communautaire, l’exposition et les performances qui gravitent autour cherchent à interagir avec leur milieu immédiat, la communauté qui est le plus susceptible de transiter par ce lieu qu'est le Centre Saidye Bronfman, En plus, l’exposition sera l’occasion de se frotter à un projet d’ampleur, une grande performance de groupe effectuée à quatre pattes sur le mont Royal, le 5 juin.Sept œuvres réalisées sur commande sont nées de l'invitation du commissaire John Zeppetelli et des co-commissaires de l’exposition: Gabriel Doucet-Donida, l’ancienne directrice du centre Sylvie Gilbert Isa Tousignant (autrefois assistante de la direction, aujourd’hui à ITiebdo Hour).Bien que la plupart des œuvres prennent place à l’extérieur de la galerie, les cimaises de l’établissement ne sont pas vides pour autant Diane Borsato a rencontré des élèves du secondaire et a élaboré Les Dessins d’hiver, une série de «devoirs conceptuels» pour carnets à croquis, réalisée avec des élèves en art des écoles du quartier.On peut y voir des recettes de performance, avec les photographies desdites performances.Si certaines de ces performances sont amusantes, entre dessin, performance et sculpture, c’est l’intervention directe de l’artiste dans le programme d’enseignement des arts plastiques qui retient l’attention ici Caroline Hayeur, qui donne des ateliers de photographie au Centre des arts Saidye Bronfman, a pour sa part mené un groupe d’adolescents du quartier pour un safari-photo urbain de 12 heures, alors que des centaines et des centames de photographies numériques ont été prises et sont affichées au mur de la galerie.In photographe a aussi, visiblement, laissé chez les jeunes la trace de la manière qu’elle préconise.Caroline Hayeur donnera une performance le 31 mai prochain, en compagnie de Myléna Bergeron et de Deatbeat, en collaboration avec le festival Mutek.Dans le cadre d’un autre projet.Dévora Neumark — chez qui la pratique de l’écoute active est un des moteurs de la création — a rapporté en galerie des paroles et des extraits sonores de gens du quartier, dont des résidents et des membres du personnel du Feldman Foster Home, une résidence située à proximité du Centre des arts Saidye Bronfman.Moins discret, le large cocon de Farine Orpheline, qui en galerie couve un écran vidéo qui diffuse y Les Dessins d’hiver, 2005, de Diane Borsato.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN un documentaire expliquant les intentions des artistes, servira lors de performances dans les rues entourant le centre des arts, les 3,4 et 5 juin prochains.Quelques œuvres publiques, celles d'Althea Thauberger et dbi.young, sont malheureusement 5826 St Hubert Montréal, Québec (514) 933-0711 Galerie Art Mûr Du 7 mai au 18 juin 2005 Du 18 mai au 5 juin 2005 Vernissage mercredi le 18 mai de 17h à 20h GALERIE ^ .rue Saint-Paul Est, Montréal (Québec) H2Y 3R1 T: 514 396.6670 • info@galerieorange.com Lundi au vendredi lOh à 18h Samedi et dimanche 11h à 18h (détail) Vernissage jeudi Lacerte ART CONTEMPORAIN 1, cflte Dinan.QuébecIQuébec) G1K3V5 T 4186921566 • info®galenelacerte.com ü*'' Lundi au vendredi :9h à 17h Samedi et dimanche : 12h à 17h derrière nous.Thauberger s’était donné comme mission de fonder un chœur communautaire temporaire composé de chanteurs d’origines et de croyances diverses.La performance a eu lieu le 8 mai dernier.Aussi, bi.young, une dramaturge et poète dub de renommée internationale, a livré sa performance, a working woman’s story: domestic labour in the décarie, les 28 avril et 4,5 et 7 mai derniers.Elle relatait la biographie d’une femme nouvellement arrivée de Kingston, en Jamaïque, en prenant en considération sa réalité complexe de mère, de fille et d’ouvrière domestique travaülant de nuit En galerie, une collation de bande vidéo relatant les travaux précédents des artistes concernés procurent un contexte propice à une meilleure lecture des travaux proposés en galerie.Ramper avant de marcher Le 5 juin prochain, le projet Décarie culminera avec la performan- CLAUDE THÉBERGE « D'amour et d'eau fraîche » PEINTURES RÉCENTES jusqu'au 1* juin 2005 Sofitel Montréal Hôtel Sofrtel 1155, rue Sherbrooke Ouest, Montréal Isabelle LEDUC «Figures nomades» jusqu’au 28 mai 2005 GALERIE GRAFF 963, rue Rachel cm Montréal, Qc H2J 214 514.526.2616 mer-ven llh-I8h sam 12h-17h graffiÜVidcOtron.ca Avec l’appui de la SODEC CAROL BERNIER Hivers de mars et Hommage aux premiers Plasticiens 50e anniversaire ae la publication du Manifeste des Plasticiens ____________________Dernière journée_______________ GALERIE SIMON BLAIS 5420, bouI.SdmUdurent H2T IS1514 849.1165 Ouvert du mardi au vendredi I0h a I8h samedi lOh à 17h JACQUES LEVEILLE, arc L'ÉNIGME DE L'IMAGE tableaux ZE>4>->oIijO galerie d’art 261, St-J.u i|iK s Ouest.Montreal (Quebee) T el.: (4| i) Si4-()26l - \\ w w.sukIh>26I ea EXPOSITION SOLO «SE FIGE LE SILENCE» Raymonde Duchesne Du 18 au 29 mai 2005 Vernissage le 18 mai de 17b à 20h |x\ I Yvfs Laroche 4, st-Paul Est.k \J G a t E F E d ARf inc.Vieux-Montréal (514) 393-1999 / www.yveslaroche.com ce de groupe de William Pope L, un des artistes américains les plus stimulants du moment Avec Amener l'autoroute Décarie à la montagne, ce dernier organise un événement de taille.Pope L.défend l’idée voulant qu’en nous rendant plus humbles, nous accédons à un niveau de conscience plus élevé.En accord avec ces convictions, il organise depuis quelques années des événements où des gens sont invités à ramper au sol, en ouvrant des distances variables, un peu à la manière, entre autres, des itinérants que l’artiste croise souvent à New York.Pour le 5 juin.Pope L organise à plusieurs titres une ascension singulière du mont Royal: en réponse au mouvement des voitures, à l’expulsion historique des habitants pour la construction de l’autoroute et pour orchestrer un déplacement des environs de Décarie vers un lieu tout aussi symbolique, mais de façon positive, les flancs du mont Royal.Ce geste collectif à quatre pattes cherchera à aiguiser les consciences.Dès midi, le 5 juin.Jean McEWEN Jardin de Grenade KAPHSÛPIE EXPOSITION RÉTROSPECTIVE JUSQU'AU 26 JUIN 2005 Commissaire : Ariane Dubois avec La collaboration de la Galerie Simon Blais Heures d'ouverture Du mardi au dimanche : de 13 h à 17 h Le vendredi : de 9 h à 12 h et de 13 h à 20 h L'entrée est libre Visites atelier pour la famille : dimanche 15 mai à 13 h 30 (achat de billets requis).Visite commentée pour tous : dimanche 29 mai à 14 h (entrée libre).Salle
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