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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-09-16, Collections de BAnQ.

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WEEK-END CHILI Des 5 à 7 à l’enseigne des designers québécois émergents Page B 1 ?w w w.ledevoir.c o m ?La Cour suprême prononce un non-lieu en faveur de Pinochet Page A 5 LE DEVOIR I $ Les derniers jours du chancelier Schrôder .Les sociaux-démocrates doivent dorénavant compter avec un nouveau parti de gauche M.t Sl t I WA V I l'H» SV CHRISTIAN RIOUX Berlin — Aux élections de 2002, le chancelier Gerhard Schrôder avait été sauvé in extremis.Deux événements inattendus étaient venus à sa rescousse.D’abord la guerre en Irak, contre laquelle il avait fait toute sa campagne.Puis les providentielles crues de l’Oder, qui l’avaient rendu plus populaire que jamais.Le chancelier ne l’avait pourtant emporté que par 6000 voix.Cette fois, l’habite politicien a bien tenté de soulever te danger d’une intervention américaine en Iran.Mais 1e sujet n’a jamais levé.Quant aux inondations, il serait surprenant que te del vienne à nouveau à sa rescousse.«Cette fais, il n’y aura pas d’échappatoire», dit Betti- ÉLECTIONS ALLEMANDES 2005 na Vestring, qui dirige la section politique du Berliner Zeitung.Tous les sondages annoncent une victoire d’Angela Merkel.Dans le pire des scénarios, la candidate de la CDU serait contrainte de former un «grande coalition» avec les sociaux-démocrates.Ce qui signerait de toute façon le départ de Schrôder.Mais parmi les obstacles sur 1e chemin de la chancellerie, Gerhard Schrôder doit dorénavant compter avec un adversaire politique qui chasse sur ses propres terres.Un parti à gauche de la gauche, mais qui prétend au monopole puisqu’il se fait appeler «Le» Parti de gauche {Die Unkspartei).Improvisé à la dernière minute par les déçus de la social-démocratie de l’Ouest, qui se sont regroupés dans L’Alternative pour le travail et la justice sociale (WAG), et les anciens communistes de l’Est (PDS), le Unkspartei pourrait brouiller le jeu dimanche.Avec seulement 33 % des intentions de vote (plus 7 % VOIR PAGE A 10: CHANCELIER Le Parti rhinocéros renaît de ses cendres «Le seul parti qui peut concilier la sécession, la corruption, le conservatisme et l'utopie, c’est le Parti rhinocéros» KATHLEEN LÉVESQUE II y a du remue-ménage sur 1e front politique.Le trublion qui a écorché la politique canadienne pendant trente ans et que l’on croyrdt mort pointe de nouveau sa corne.Eh oui, te Parti rhinocéros est de retour.Enfin presque.L’animal prendra son élan mardi prochain dans te cadre d’un spectacle coproduit par l’Internationale zapartiste et te Festival international de la littérature.S’agit-il d’un véritable mouvement militant visant à redonner vie à un parti subversif ou d’un hommage à Jacques Perron, dont on souligne le vingtième anniversaire de la mort et qui a été le grand initiateur de la première mouture du Parti rhinocéros?Quimporte.C’est l’esprit rhino, avec ce qu’il VOIR PAGE A 10: RHINO INDEX sfv * -4 Annonces____B4 Avis publics.B 6 Cinéma.B 3 Décès.B4 Éditorial___A8 Idée»_______A 9 Météo.B7 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Nature______B 5 Resta .B 7 Sudoku______B6 Télévision.B 2 Week-end____B1 Faire la révolution par la fiction Paco Ignacio Taibo II lance Des morts qui dérangent CAROLINE MONTPETIT Cela n’arrive qu’aux auteurs de romans policiers.Un jour où Paco Ignacio Taibo II, grande vedette du polar latino-américain, s’attardait à une biographie du héros de la révolution mexicaine Pancho Villa, un inconnu frappe à sa porte.Il lui apporte une lettre de nul autre que le sous-commandant Marcos.«Cette lettre me demandait: “Voulez-vous écrire un polar avec moi?"», se souvient l’écrivain, tout récemment de passage à Montréal.Il faut dire que Paco Ignacio Taibo II a une feuille de route qui avait de quoi plaire au leader de la résistance indienne du Mexique.Parmi les très nombreux livres qu’il a publiés, on trouve une biographie remarquée de Che Guevara ainsi qu’un recueil de petites histoires véridiques sur les héros de différentes révolutions.Ceci n’empêche cependant pas Bill Clinton de le citer parmi ses auteurs favoris, mais «on ne choisit pas VOIR PAGE A 10: FICTION PF.DRO RUIZ IJ.DEVOIR La grande vedette du polar latino-américain, Paco Ignacio Taibo II.» % « Katrina : dégâts de 200 milliards Bush s’engage à financer la reconstruction la plus coûteuse de l’histoire des Etats-Unis TERENCE HUNT La Nouvelle-Orléans - Le président américain George W.Bush a déclaré hier que la reconstruction du littoral du Golfe du Mexique dévasté par le passage de l’ouragan Katrina serait l’un des plus grands projets de reconstruction au monde, et que le gouvernement fédéral financerait la «plus grande partie du coût», estimé à 200 milliards de dollars au minimum.«// est impossible d’imaginer l’Amérique sans la Nouvelle-Orléans, et cette grande cité se dressera à nouveau», a-t-il déclaré lors d une allô cution à la Nation prononcée hier soir en direct du Quartier français de La Nouvelle-Orléans.1a* gouvernement fédéral se chargera de financer la reconstruction des infrastructures cruciales, routes, ponts, écoles, systèmes d’approvisionnement en eau, a-t-il expliqué.«Le travail qui a commencé dans la région du Golfe du Mexique sera l’un des plus importants efforts de reconstruction que le monde a jamais vu.Quand ce travail sera terminé, tous les Amé- George W.Bush ricains pourront en être très fiers, et nous avons besoin de tous les Américains dans cet ef fart commun», a-t-il ajouté.George W.Bush a décrit tes conséquences qui ont suivi le passage de Kafrina comme des «jours de peine et d'atrocité», ajoutant que 1e pays avait «assisté au type de désespoir qu'aucun citoyen de cette grande et généreuse nation ne devrait jamais connaître».Il a regretté le manque de nourriture et d’eau pour les victimes, les scènes de violence avec des délinquants sans pitié et tes corps des victimes laissés à l’abandon dans les rues.O- président a demandé au Département de la Sécurité Intérieure de mener une révision des plans d’urgence dans la totalité des grandes villes américaines.VOIR PAGE A 10: BUSH *! * au sepi - * estival eRNatioNal 0‘iU lu-:* n-viu (ww.festival-fi L.çc,ca A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 SEPTEMBRE 2005 CTUALITES RHINO SUITE DE LA PAGE 1 a de plus corrosif et d’absurde, qui sera propagé.*Le Parti rhinocéros rassemble en lui le meilleur et le Pire de tous les partis fédéraux.C’est la seule alternative crédible au Canada.Le Bloc québécois n’a que faire du Canada, puisqu’il veut la création d’un Québec indépendant.Le Parti libéral, empêtré dans les scandales et la corruption, n’est pas vraiment digne de représenter le Canada.Le Parti conservateur n’est pas apte à prendre le pouvoir, le NPD non plus.Le seul parti qui peut concilier la sécession, la corruption, le conservatisme et l’utopie, c’est le Parti rhinocéros, il porte en lui tout ce que les Canadiens veulent et même ce qu'ils ne soupçonnent même pas», a expliqué au Devoir Christian Va-nasse, l’un des fondateurs des Zapartistes et aujourd'hui l’un des porteurs du rhino à naître, avec les Nadine Vincent, Zoomba, les Conqueclaques, François Patenaude et Gary Boudreau.( Et les néo-rhinos ont de l’ambition.Après le coup d’envoi de la campagne officielle — une charge festive où les candidats promettent de dénoncer la bêtise et d’encorner les retors intellectuels — l’équipe de comé-diensraspirants-candidats lancera un concours pancanadien pour trouver un hymne national unificateur et puis foncera vers les prochaines élections fédérales.«On va présenter des candidats dans plusieurs circonscriptions au Québec et sûrement dans le Canada anglais.Et si ça ne fonctionne pas comme on veut, on va présenter tout le monde dans Outremont», a laissé tomber un rhino Vanasse, qui ne cache pas son ambition de former l’opposition officieUe.Pour y parvenir, le Parti rhinocéros organisera des activités de financement où le message aux commanditaires sera clair: «Le Parti rhinocéros n’est pas à vendre mais les membres le sont».Du coup, le Parti rhinocéros, dans sa nouvelle version, aura des allures d’amalgame, question de rallier tous les indécis.Ce sera une coalition arc-en-ciel «dissensuelle», selon le néologisme rhino.«On accueille en notre sein des rhinocéros hérétiques, des rhinocéros de stricte obédience, des rhinocéros orthodoxes ou même des gens qui ne sont pas rhinocéros», a souligné le rhino Vanasse.Mais peut-être faut-il le rappeler, il existerait de nombreux rhinos qui s’ignorent.Selon la définition «vanassienne», un rhino ne bouge pas, ne pense pas, ne rit pas, puisque c’est l’animal le plus inutile pour l’homme.Ce serait le cas de Jean Lapierre, Pierre Pettigrew et Jean Charest.«Pour ce qui est de Bernard Landry, il n’est peut-être pas aussi rhinocéros que dinosaure, puisqu'il a fait un mouvement de recul», a jugé le rhino Vanasse.Fondé en 1963 pour mettre un peu d’humour dans un paysage politique tumultueux, le Parti rhinocéros a connu son heure de gloire lors du scrutin général de 1980.Trois rhinos québécois avaient alors réussi à recueillir suffisamment de voue pour se hisser en deuxième place.C’était l'époque où les rhinos promettaient de ne pas tenir leurs promesses et d’aplanir les montagnes Rocheuses pour unir le Canada.Mais le grand rire rhino s’est éteint en 1993 lorsqu’une réforme électorale a percé la cuirasse de la bête.Tout candidat devait dorénavant verser 1000 $ plutôt que 200 $ pour avoir le droit de briguer les suffrages.Essoufflé, le rhino s’est alors retiré.Mais ce n'était vraisemblablement qu’une mse; le rhinocéros patient;lit, attendait le bon moment pour ruer dans les brancards.Le contexte politique actuel, avec des «politiciens déemnedés de la population», se prête à merveiDe à une vaste rigolade, selon l’idéologie rhino.«A la lecture des textes politiques de Jacques Perron (encore cruellement vivants), on s'est dit que ce serait un grand service à rendre au Canada que de révéler la vraie nature de ses politiciens.Et donc, le Parti rhinocéros devait réexister pour réaffirmer haut et fort qu 'il y a déjà des rhinocéros dans d'autres partis et que l'unification du Canada est sur la bonne voie», a soutenu Christian Vanasse, convaincu qu’il y a derrière tout ça ime façon d’aborder l’État.Par exemple, le Parti rhinocéros proposera de mettre fin au bilinguisme canadien et d’adopter une nouvelle langue: le canadois.Après quinze ans de «bordel linguistique» a mari usque ad mare, le p;u ti prévoit l’établissement du cri comme langue officielle.Mais d’ici là, le jeune-vieux rhino aura des obstacles administratifs à franchir s'il veut devenir un parti officiel.Un doute subsiste, d’ailleurs.Mais qu'à cela ne tienne, les rhinos ont déjà un plan B.«Ilsuffira d’annuler son vote pour voter rhino, a tranché le rliino Vanasse.On décrétera de façon unilatérale à ce moment-là que nous sommes le gouvernement majoritaire.» Les néo-rhinos n’ont pas pris contact avec leurs aînés, mais l’appel est lancé.«Le rhinocéros se reconnaît.Quand la corne lui pousse dans le front, il sait que l’heure est venue.Il suffit de se regarder le matin dans le miroir», a précisé le rhino Vanasse.Rien n’indique qu’il y aura une course à la direction pour déterminer un grand chef rhino.Mais ça, c’est une autre histoire dans un autre parti sans come.Le Devoir Facture salée pour la 40 Champlain — L'affaissement d’un pont sous remblai de l'autoroute 40 entraînera une facture salée pour le ministère des Transports (MTQ).Plus de un million de dollars seront nécessaires pour reconstruire la section de l'autoroute comprise entre le secteur Cap-de-la-Madeleine et la municipalité de Saint-Maurice, qui a cédé mercredi pour des raisons encore inconnues.Le MTQ prendra la voie de la solidité et de la durabilité afin d’offrir une route sécuritaire d’ici quelques semaines.«On a commandé les structures en béton armé, a preisé hier la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, lors d'un point de presse tenu à quelques mètres de la crevasse.Ces structures ont une durée de vie de 75 ans.Maintenant, il.faut qu elles arrivent.» L’achat des tuyaux en béton armé devrait représenter environ 4Ô % de la facture totale de un million de dollars.On ne sait pas encore quand les tuyaux en béton armé seront livres.Mais le MTQ devrait rouvrir la voie rapide d'ici quatre ou cinq jours.«Il faut que la circulation reprenne le plus vite possible», a explique le directeur regional du MTQ, Claude Tremblay.- Presse canadienne FICTION SUITE DE LA PAGE 1 1 Un résidant du quartier français de La Nouvelle-Orléans a pu retrouver son logement hier.BUSH SUITE DE LA PAGE 1 Les catastrophes de l’ampleur de Katrina nécessitent une plus grande autorité au niveau fédéral et un rôle plus large de l’armée, a-t-il estimé.Bush a expliqué que la souffrance des victimes a été adoucie par les actes de courage et la gentillesse des équipes de secours.Aux centaines de milliers de personnes évacuées, le président américain a dit «Vous devez savoir que la nation tout entière s’occupe de vous et que dans les épreuves qui vous attendent vous n ’êtes pas seuls.» L’objectif des autorités est d'installer les personnes actuellement dans des refuges provisoires dans des appartements et maisons d’ici la mi-octobre, grâce au soutien du gouvernement.Le Congrès devrait s’assurer que les états remboursent le coût de l’installation des populations évacuées, a expliqué Bush.11 a proposé la création de comptes pour les tra- Malgré les intentions affichées par la Maison Blanche, plusieurs experts estiment que ce discours risque de tomber à plat panni un électorat qui a toujours été très réservé envers sa politique, en dépit d'un niveau de responsabilité sans précédent çonfié à deux personnalités noires, les secrétaires d’État ancien et actuel.Colin Powell et Condoleezza Rice.«Il est pratiquement impossible qu’il puisse réparer son image, et je crois que Katrina n’a fait qu’enfoncer le dernier clou», analyse Franklin Gilliam, professeur de sciences politiques à l’Université de Californie à Los Angeles, spécialiste de la communauté noire américaine.Plusieurs responsables noirs accusent les autorités d'avoir tardé à secourir les sinistrés de La Nouvelle-Orléans parce que la plupart de ceux qui n’avaient pas pu ou pas voulu évacuer la ville étaient noirs.«George W Bush s’en fiche des Noirs», avait lancé à la télévision le rappeur noir américain Kanye WesL «Vous savez il a fallu cinq jours (avant l’arrivée de l'aide fédéra- vailleurs avec une somme (jusqu’à 5000 dollars) allouée pour la formation professionnelle, l'éducation et les soins aux enfents pendant la recherche d’un emploi.Le Congrès devrait aussi voter une loi pour que les terrains appartenant à l’administration fédérale soient attribués à des Américains à faible revenu par l’intermédiaire d’une loterie pour la construction d’habitations, avec des prêts et l’aide d’organisations caritatives.Promettant des jours meilleurs, Bush a décrit «Les rues de Biloxi et de Guljport seront à nouveau pleines de maisons ravissantes, avec le bruit des enfants qui jouent.Les églises d’Alabama auront un nouveau clocher et des assemblées de fidèles au complet.Ici à la Nouvelle-Orléans, les voitures descendront à nouveau St-Charles et l'esprit passionné de cette grande cité sera de retour.» Associated Press le) parce que la plupart des gens sont noirs», avait encore accusé le rappeur durant un concert de solidarité télévisé.Le président Bush a déjà tenté lundi de démentir cette perception.«La tempête n’a pas fait de discrimination et les secouristes n’en feront pas non plus», a-t-il dit après une réunion avec les responsables des services de secours à La Nouvelle-Orléans.«Dans la communauté africaineaméricaine, ily a la perception que l’indifférence passive envers les habitants d’un quartier défavorisé de La Nouvelle-Orléans, ou des quartiers ouest de Chicago ou de Harlem, est aussi nocive qu 'une hostilité délibérée», a assuré cette semaine le seul sénateur noir en fonction, Barack Obama Pour M.Gilliam, «Katrina a soulevé la question (.) de l’effet de la politique des républicains sur les quartiers urbains (défavorisés).C’est une question qu’ils avaient réussi à éluder jusqu’à présent, mais Katrina la met au jour».Agence France-Presse ses lecteurs», réplique Paco Ignacio Taibo D.•J’ai pensé quelques minutes à l’offre de Marcos, et puis j’ai dit: allons-y donc», dit-il La deuxième lettre de Marcos était en fait le premier chapitre du livre Des morts qui dérangent, d’abord paru en feuilleton dans le journal mexicain La Jornada, puis traduit en français dans Libération avant de paraître sous forme de livre en espagnol et enfin en français, chez Rivages, sous peu.Les règles fixées entre les deux écrivains prévoyaient que chacun écrirait tour à tour un chapitre et que les deux histoires, ainsi que leurs personnages, se rassembleraient au chapitre sept Les chapitres amorcés par Marcos se déroulent d’abord au Chiapas, au sein même du mouvement de résistance indienne, au sujet duquel le sous-commandant ng se prive pas d’émettre certaines critiques.D traite par exemple un zapatiste qui empêche sa femme de participer aux réunions d’un collectif de femmes de «zapatiste à temps partiel».Et un des hommes de confiance du «Sup», alias le souscomman-dant Marcos, est un personnage nommé Elias Contra-rios.C’est son nom de guerre parce qu’il s’oppose à tout Paco Ignacio Taibo II, lui, a repris un personnage bien connu de ses fans, Héctor Belascoaran Shayne, «détective indépendant habitué aux énigmes absurdes», qu’il plante pour sa part en plein Mexico.L’intrigue, conçue par Taibo H, sera peuplée de morts qui ne sont pas vraiment morts, dans la plus pure tradition mexicaine, qui voue aux défunts un culte bien particulier.«Pourquoi le Vatican aurait-il le monopole de la résurrection?», demande à ce sujet l’écrivain, mi-figue, mi-raisin.Le roman, publié en 24 épisodes dans Libération, a été écrit à la vitesse de l’éclair.Chaque écrivain avait en effet tout juste le temps de prendre connaissance du chapitre écrit par son correspondant avant d’écrire le sien.Une fois tous les chapitres complétés, le souscommandant Marcos a insisté pour que le feuilleton soit publié immédiatement dans La Jornada, journal représentatif de la gauche mexicaine.«Le sous-commandant Marcos voulait que le texte soit publié rapidement pour des raisons politiques», soutient Taibo II, qui affirme n’avoir jamais vu Marcos, qui vit dans la clandestinité, durant toute la période où ils ont écrit ce livre.«Les zapatistes sortaient d’une assez longue période de silence, et ce feuilleton était une façon de dire: ‘Nous sommes toujours là, nous n ’avons pas disparu.”» Sans être un manifeste politique, le roman «montre des choses», reconnaît Taibo.D’ailleurs, au Mexique, soutient-il, il est impossible d’être au centre.Et là où Paco Ignacio Taibo D passe, la critique sociale n’est jamais bien loin.L’homme est réputé pour ses idées rouges et se plaît à dire que ce n’est pas parce que la révolution communiste s’est avérée impossible qu'il faut cesser d’y rêver pour autant De Mexico, il dit que c’est une ville «merveilleusement absurde», qui serait «une sorte de Disneyland géré par Adolf Hitler».11 déplore les longues années passées sous le régime d’un Etat «criminel» dirigé par le PRI, déclassé aux dernières élections par le PAN, mené par le président Vicente Fox Pourtant Paco Ignacio Taibo II croit que la gauche, incarnée par le PRD, a des chances de passer aux prochaines élections, qui doivent avoir lieu en juin 2006.En fait il considère que le régime politique s'est passablement assaini au cours des dernières années.Quant aux zapatistes, il souligne qu’ils ne sont pas qu'une bande tapie au fond du Chiapas.«Ils existent et ils représentent un important segment de la société», dit-il.Il faut dire que l’écrivain a complètement adopté la société mexicaine depuis qu’il y est arrivé d’Espagne, il y a plusieurs décennies.Le Mexique, dont il est aussi l’historien, le fascine par sa complexité et par la vitalité de sa résistance.Quant à la révolution, il continue de la faire dans ses livres en attendant le jour, peut-être pas si lointain, où elle renaîtra de ses cendres dans la réalité.Le Devoir «Le dernier clou » SUITE DE LA PAGE 1 pour ses alliés verts), Schroder n'avait vraiment pas besoin de ça.Créditée d'environ 8 % des voix, cette formation barre irrémédiablement la route à Gerhard Schrôder, qui a annoncé qu'il ne s'allierait jamais à l'extrême gauche.Cette coalition hétéroclite n'est pourtant pas tout à fait nouvelle puisqu’elle est dirigée par deux vieux routiers de la politique.Surnommé le «Napoléon de la Sarre-, Oskar Lafontaine fut un éphémère ministre des Finances, qui démissionna en 1999 du premier gouvernement Schrôder.Il a toujours combattu les tentatives de réformer la social-démo-cratie, qu'il s'agisse de la troisième voie de Tony Blair ou du Neue Mitte de Schrôder.Lorsque ce dernier entreprit de forcer les chômeurs à long terme à accepter un emploi en échange de prestations, il a rendu sa carte du parti.Gregor Gysi, de son côté, est la figure charismatique des anciens communistes de l'ex-RDA.Ce brillant avocat a toujours soutenu que l’Est avait été phagocyté par l’Ouest.Lors de la fondation de la nouvelle alliance, Der Spiegel paraphrasa le manifeste communiste de Karl Marx en titrant «Un fantôme revient».Cette alliance de circonstance vise surtout pour l’instant à permettre au PDS, très populaire à l'Est, d'atteindre les 5 % qui le feront entrer au Parlement.Pour Infontaine, elle représentait la seule façon de se donner une organisation avant ces élections précipitées.Sur les affiches qui tapissent les murs des villep de l'Est, le PDS a d'ailleurs gardé son sigle.A l’Ouest, le nouveau nom a l’avantage de faire oublier que 90 % des membres du PDS restent persuadés que «le communisme était une bonne idée»! «C'est le parti des déçus de la mondialisation, dit Bettina Vestring.Mais c’est aussi celui de ceux qui se sont opposés à la réunification de l'Allemagne.» En 1990.lorsque Helmut Kohl saisit l'occasion historique et offrit à la RDA la parité avec le mark et la sécurité sociale de l'Ouest, Gisy et Lafontaine étaient dans le camp des opposants.Courtisant les travailleurs peu qualifiés qui craignent pour leur emploi, Oskar Lafontaine n'a pas évité les dérapages.Il a récemment dû s’excuser pour avoir stigmatisé les travailleurs immigrés en les qua- lifiant de «fremdarbeiter», un terme péjoratif utilisé par l’extrême droite, au lieu de «gastarbeiter».La presse allemande ne lui a pas rendu la vie facile en révélant qu’il avait loué une villa à Majorque pour la modique somme de 4500 $ par semaine.«Mieux vaut être riche pour aider les pauvres», a déclaré Gregor Gysi pour défendre son colistier.Avec ou sans celui que les Allemands appellent «Oskar».le Linkspartei demeure le parti de l’«ostal-gie» (la nostalgie de l’Est) plus que du pouvoir.Même ses partisans ne semblent pas croire qu’une augmentation du salaire minimum à 525 $ par semaine, l'élimination de la réforme de l'assurance-chôma-ge.le refus de hausser la TVA, l’augmentation des budgets sociaux et le retrait des troupes allemandes présentes en Afghanistan soient la solution aux problèmes d’un pays dont le déficit public atteint des records.Le PDS a beau recueillir le vote d'un Allemand de l'Est sur trois, ils ne sont que 5 % à croire que ce parti «peut résoudre les problèmes économiques du pays».Or l’économie arrive en tête des préoccupations des électeurs de l’Est comme de l’Ouest «Les forces d'extrême gauche ont été largement surestimées par la presse», dit l'économiste Michael Burda, qui enseigne à l’université Humboldt de Berlin.Selon lui, «l’enjeu de ces élections, c’est la poursuite ou non des réformes amorcées pour rendre l’économie allemande plus concurrentielle».Burda est reconnaissant à Schrôder d’avoir mis l'Allemagne sur la bonne voie.C’est pourquoi elle est redevenue le premier exportateur mondial, comme le soulignait récejnment The Economist.Mais la plupart des analystes constatent que Schroder n’est plus en mesure de poursuivre ces réformes.«A cause de ses propres gtffis, dit Bettina Vestring.Mais aussi parce qu’il n’a plus le soutien de son propre parti.Enfin, parce que les gouvernements des lander sont presque tous contre lui.» Or, en Allemagne, contrairement aux provinces canadiennes, les Lânder ont un important droit de veto.Et Vestring de conclure: «Si les réformes avaient été mieux expliquées, on n ’en serait pas là!» Qualifiée d'enfant malade de l'Europe, l'économie allemande est en panne depuis bientôt une décennie.Avec un taux de chômage de 10 % et une croissance à la traîne de l'Europe, le pays accumule depuis trois ans les déficits budgétaires qui en font (avec la France) la lanterne rouge de l'Union européenne.Comment l'Aile- CHANCELIER magne peut-elle en effet exercer un leadership en Europe, demande Michael Burda, lorsqu’elle est la première à enfreindre les critères d’adhésion du traité de Maastricht qui fixe à 3 % la limite des déficits budgétaires?Encore largement basée sur la grande industrie, l’économie allemande a dû subir tour à tour les chocs de la réunification, de l’intégration européenne, de l’élargissement et de la mondialisation.Au lieu des 3,5 millions promis par Schrôder en 1998, le chômage touche aujourd’hui cinq millions d’Allemands.Il y a deux semaines, Volkswagen annonçait des mises à la retraite qui pourraient toucher 10 000 ouvriers dans les prochaines années, selon Der Spiegel.Or la potion pour sortir de ce marasme risque d’être amère.Michael Hüter, qui dirige l’Institut der Deut-schen Wirtschaft, a déclaré qu’il faudrait au moins deux mandats électoraux (huit ans) pour que l’Aile magne retrouve un taux de chômage acceptable.Ce chômage se concentre surtout à l’Est, où l'«éclosion» annoncée par Helmut Kohl, au lendemain de la réunification, ne s’est jamais produite.En lieu et place, l'Allemagne de l’Est reçoit chaque année 4 % du produit national brut du pays en transferts gouvernementaux «L’Allemagne a une économie concurrentielle, mais les consommateurs n’ont pas suivi, dit Michael Burda.Ils craignent le chômage et l’insécurité.Les réformes sont aujourd'hui trop engagées pour être arrêtées.Si l’Allemagne arrête, cela aura un effet dramatique.» Pour une grande partie des Allemands, malgré ses erreurs.Gerhard Schrôder restera le chancelier de la modernisation.Celui qui a eu le courage de faire voter une loi sur l’immigration, d’abolir la citoyenneté fondée sur le «droit du sang» et d’engager l’armée allemande au Kosovo et en Afghanistan (une première depuis 1945).Chancelier de la «normalisation» de l’identité allemande, il fut aussi celui de la génération des soixante-huitards qui croyaient que le pouvoir serait un jardin de roses.Ils découvrent aujourd’hui que les réformes sont plus douloureuses que prévu.«LAÜemagne ne réussit pas si mal dans la mondialisation, dit Bettina Vestring.Il y a environ un tien des Allemands qui en profitent vraiment beaucoup, même à l’Est By a un autre tien pour qui ça ne change pas grand-chose.Enfin, il y a un dernier tien qui y perd Qu'est-ce qu’on foit avec les perdants?Cest toute la question!» Correspondant du Devoir à Paris LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury, 9 étage.Montréal (Québec).H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction81edevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal tsans frais) 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphoné 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev81edevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphoné 514-9853322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphoné 514-9853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel 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