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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-10-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DANSE Après la pluie.le mauvais temps ?Page E 4 D 1 M A -V C H E 9 OCTOBRE 2 0 O 5 CINEMA Egoyan et les dessous du showbiz Page E 8 ?LE DEVOIR ?A' © PHOTO: JACQUKS (iRKNII K I P DKVOIK 'WÊà Tapis volant contre tapis rouge Le Festival du nouveau cinéma entre en piste à Montréal du 13 au 23 octobre.Un autre rendez-vous de films! Oui, mais avec une équipe de ferveur.ODILE TREMBLAY En feuilletant le programme du Festival du nouveau cinéma, on tombe sur des textes rappelant que cette édition n’est pas comme les autres: articles sortis des archives, commentaires de journalistes étrangers.Il flotte dans l’air un positionnement de rendez-vous.Tels sont mon «ça!» et mon «voilà!», ?fonble dire l’album.L’éditorial (très-beau) du directeur général du FNC, Bruno Jobin.montre à quel point le FNC entend exposer sa spécificité en cette année de confusion de festivals.«Nous nous réclamons de la fulgurance: celle qui frappe l’imaginaire, nous ouvre à de nouvelles visions et nous porte à apprécier et partager la diversité», écrit-il.Rappelons que cette édition du FNC a failli ne jamais naître, à la suite de l’échec des tentatives d'union entre ce rendez-vous et la nouvelle créature pilotée par Spectra, le Festival international de films de Montréal.Le FNC, qui démarre le 13 octobre avec L’Enfant des frères Dardenne.arrive peut-être le dernier dans l’enfi- lade des rendez-vous de films à Montréal, mais il a une riche programmation à offrir, des choix essentiellement cinéphiüques, loin des primeurs à tout prix.«Moi, je livre la marchandise», dira Chamberlan avec une pointe de perfidie.En tout cas, la fête, la fantaisie éclatent dans le champ de ce festival-là davantage qu'ailleurs.Le Devoir a demandé aux programmateurs du FNC de commenter leurs choix et leurs orientations de l'année.Claude Chamberlan a quitté la direction générale du festival mais demeqre à la tête de l’équipe de programmation.A ses côtés: Don Lobel, Philippe Gajan, Julien Fonfrè-de, Daniel Canty et — comme dans le film Rashomon, par la voix de la sorcière — Dimitri Eipides, parti au loin récolter des films — qui s'exprime ici à travers la bouche de Claude Chamberlan.La passion Tous assurent en chœur que, loin d’une quête du succès à tout prix, leur moteur repose sur la passion du cinéma, une passion renforcée par l’adversité.«En période de turbulence, on devient plus créatif», précise Claude Chamberlan.Il ajoute que le FNC n’a pas de tapis rouge à offrir, plutôt un tapis volant, comme, dans Les Mille et une nuits.A côté des grands noms de cinéastes dont les films ont d’abord transité par Cannes, Venise, Toronto, etc., toute une section plus exploratoire.•On a cherché les voix qui représentent le mieux le cinéma de demain en utilisant des grands noms pour découvrir de nouvelles choses», précise Philippe Gajan.Bref, avec des locomotives comme L’Enfant des frères Dardenne, Manderlay de l.ars von Trier, la rétrospective d’Alexandre Sokourov, etc., le public du festival peut embarquer ensuite dans le train des découvertes.Julien Fonfrède s’occupe avec Philippe Gajan de la section “Temps et cinéma en mutation», particulièrement éclatée.«Le cinéma a toujours été tiraillé entre les œuvres d'auteur et les produits commerciaux, rappelle-t-il.Nous cherchons des films qui font éclater ces frontières.» Genre à la hausse cette année: la comédie musicale.«On va faire chanter et danser le public», promet Julien Fonfrède.Don Lobel arrive avec son coup de cœur découverte, le cinéma de Nollywood, ces fictions vidéo à très petit budget qui font fureur au Nigeria.«Un phénomène né en 1992 des plus surprenants, dit-il, d’où émergent aujourd’hui KXXJ films par année abordant des thèmes réservés jusqu’ici au cinéma asiatique: des trucs sur la magie, les rituels de scarification sur fond de.soap-opéra.Au Nigeria, il n’y a pas de salles de cinéma.Ces films sont directement vendus au consommateur en DVD.» Chaque programmeur a choisi quelques œuvres, particulièrement chères à son cœur, susceptibles de guider le cinéphile dans son magasinage de films.Claude Chamberlan, déchiré entre plusieurs amours, finit par distinguer Oublier Cheyenne de la Française Valérie Minetto, «parce que c’est une magnifique histoire d’amour entre deux femmes».A son florilège aussi: Keane de Dulge Kerrigan, l’histoire d'un homme en quête de sa fille.«À cause d’une griffe personnelle posée sur l’absence et la relation père-fille.» VOIR PAGE E 2: FNC « En période de turbulence, on devient plus créatif » THÉÂTRE Une politique de la passion Lewis Furey met en scène Antoine et Cléopâtre, les deux amants mythiques de Shakespeare J FRANÇOIS G RATION Résumer en une demi-page tout ce que Lewis Furey raconte au sujet d9Antoine et Cléopâtre de Shakespeare?Aussi bien tenter de faire tenir l’eau du Saint-Laurent dans le creux d’une main! Il connaît chaque recoin du texte d’origine; aucun détail de l’œuvre ne semble lui échapper.Habité par ce théâtre musical qu’il met en scène en plus d’en avoir écrit le livret et la musique, Lewis Furey parle du spectacle qui prend l’affiche mardi prochain au TNM, SOLANGE LÉVESQUE La pièce durerait presque cinq heures si elle était jouée dans sa version d'origine.Avec la collaboration de Jean-Marie Desprats, traducteur émérite de Shakespeare, Furey en a fait une version abrégée qui tient en deux heures et demie.Cela faisait dix ans qu’il rêvait de se colleter avec ses personnages.«Antoine et Cléopâtre est une pièce magnifique et complexe qu ’on aurait pu réduire à une heure, mais (’aurait été dommage!», remarque Lewis Furey.«Cette œuvre écrite vers l’an 1606 est venue tard dans la vie de Shakespeare.À travers son histoire, elle nous tend un miroir de ce qu ’est la société d’aujourd'hui.En dépit des coupures que je lui ai fait subir, j’essaie de re- donner au public le sens du texte intégral.» Parallèlement à l'histoire d’amour passionnel et irrésistible qui caractérise ses deux protagonistes, la pièce raconte un changement sociopolitique majeur le passage d’une république a un empire.L'auteur place Antoine et Cléopâtre a l’aboutissement de cette république Le point de vue géopolitique est donc central, selon le metteur en scène.«Plusieurs scènes sont des fantasmes de Cléopâtre au sujet d’Antoine.Elle n ’accepte pas le mcmde tel qu’il est et veut le changer constamment.Antoine, de son côté, trouve la passion à 40 ans en la personne de Cléopâtre.IjC public sera étonné de voir la modernité de la pièce, et comment tout y parie de notre époque, a commencer par les bouleversements sociopolitiques multiples et rapides dont nous sommes témoins» Un des objectifs de D-wis Furey en effectuant sa mise en scène est donc de réunir tous les éléments qui feront en sorte que le spectateur puisse suivre l’histoire évoquée dans la pièce et en saisir les enjeux.«Pour y arriver, j’ai déstructuré la pièce en jetant sur elle un nouvel éclairage.» Idéalement il souhaiterait que les spectateurs aient l’impression de ne pas se sentir en déficit par rapport au texte intégral.Et comme Lewis Furey est musicien, la musique investit la pièce et en habite toute la durée.«Texte musical et texte dramatique revêtent une égale importance.Le livret donne autant d’information que le texte.Ixt musique constitue mon outil; elle a un pouvoir éditorial sur le texte; elle en influence la réceptùm On peut récrire UtisUhre avec la musique!- Rien n’est parfait.Lewis Furey dit avoir appris le cinéma en faisant de la musique de cinéma «Beaucoup avec Gilles Carie, entre autres, et toutes ses équipes qui étaient très généreuses J’ai expérimenté la une grande liberté que je VOIR PAGE E 2: FUREY LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET D I M A X C H E 9 OCTOBRE 2 0 0 5 -* Culture *- Glissement de terrain 1er, Les Voleurs d'enfance de Paul Arcand sortait sur 50 écrans du Québec.L’ampleur des réactions soulevées par le fdm dès son avant-première montre à quel point le documentaire est devenu le révélateur d’appoint des dérives de sodété.L’approche de Paul Arcand a beau apparaître assez racoleuse et sensationnaliste, comment demeurer insensible devant la détresse déniants violés, battus, tirés à droite et à gauche dans l'indifférence d’une communauté silencieuse?Bonjour les témoignages à fendre le cœur d’une pierre, les lacunes de la DPJ à scandaliser le pire mécréant! Il faut s’offrir coup sur coup Oliver Twist de Polanski, adapté du roman de Dickens, et Les Voleurs d’enfance\ alors, de troublants parallèles sautent aux yeux.Enlevez à l’univers de Dickens la couleur locale des ruelles en coupe-gorge, des poudreux repaires de brigands londoniens du XIX' siècle; le portrait de l’enfance abandonnée semble sensiblement le même hier là-bas qu’ici aujourd’hui.Mais nos sociétés modernes ne possèdent guère l’excuse de l'obscurantisme.Aurore meurt sans fin aussi.A preuve.Le documentaire s’est fait lance-flammes.11 n’y a pas si longtemps — et toujours, dans bien des cas —, ce genre constituait l’enfant pauvre du cinéma: une sortie confidentielle à Montréal sur un écran d’Ex-Centris ou dans la petite salle de TONE Hop là! Et on n’en parlait plus.Quand une grosse machine promotionnelle roule derrière un film, ça aide.Lorsque des ingrédients à la Michael Moore sont jetés dans sa soupe aussi: caméra réquisitoire, montage prêt-à-porter, coins tournés rond, personnalités médiatiques injectées.Brassez le tout pour la bonne cause.Odile Tremblay Oui, la productrice Denise Robert a d’ores et déjà remporté son pari.D est clair que les spectateurs se rueront sur le filmévénement A telle enseigne que pareille récupération d’enfance brisée rend un brin mal à l’aise.D faut ce qu’il làut sans doute pour ébranler une ministre amorphe et des fonctionnaires attelés à des lois toutes croches.Vive le documentaire à charge, donc.Mais.La nature a horreur du vide.Ce rôle de Robin des Bois de l’enquête sociale récupéré par les documentaires doit faire défaut ailleurs, songe-t-on in petto.Suivez mon regard.dans le champ des médias, bien sûr.On avait vu le vent monter avec L’Erreur boréale de Richard Desjardins sur la détresse de nos forêts, brandi comme tison devant les politiciens affolés, lœs échotiers étaient si jaloux de la portée du film et de sa force de frappe que Desjardins fut invité cette année-là au congrès de l’Association des journalistes du Québec.pour donner des leçons de journalisme à la roncje.Humiliant, ça! Aux Etats-Unis, Fahrenheit 9-11 de Michael Moore constituait un élément clé de la dernière campagne présidentielle.O.KL, Bush a gagné la partie quand même, mais un fijm s’était bel et bien transformé en arme électorale.Etrange précédent.Nés chez le voisin du Sud, ces documentaires très revendicateurs, très orientés, se sont attaqués d’abord aux multinationales et aux pouvoirs politiques.De plus en plus, ils dénoncent les iniquités sociales.Que ferions-nous sans eux?On est d’accord avec la charge, mais il y a comme un glissement de terrain.Assez ppur soulever une ou deux questions au passage.A croire que les reporters n’ont plus assez de temps à consacrer à des enquêtes du genre.D’où la passation du flambeau au cinéma.En amont des Voleurs d’enfance, six mois de recherche de l’équipe.Ça roule si vite, trop vite, dans les salles de presse et les agoras des nouvelles.Qui peut s’offrir six mois de recherche?Oui, des émissions sur le sujet furent présentées a Enjeux ou ailleurs.Paul Arcand lui-même, comme journaliste télé, avait abordé les failles de la DPJ.Autant le reconnaître: les charges au petit écran apparaissaient pas mal moins percutantes que dans Les Voleurs d’enfance.En une heure et demie de documentaire, otages du fauteuil, sans zapette en main, le spectateur peut recevoir des révélations en rafale.Les documentaires à-fond-la-caisse jouent sur l’émotion davantage que les reportages.Tout à coup, l’information pénètre en nous par les portes du cœur et du système nerveux.Ça explose.La foule indignée réclame des comptes aux organismes pris en défaut Un peu plus et elle les lyncherait Ça tombe sous le sens qu’il manque de réseaux de parrainage pour suivre les enfants de la DPJ, mais le documentaire laisse tant de questions délicates en plan.Du genre: apres combien d’échecs de réhabilitation faut-D retirer à jamais aux parents naturels la garde de leurs enfants pour éviter à ces derniers d'être ballottés d’une farpille d'accueil à l'autre?Difficile de répondre à ça.A la DPJ, les fonctionnaires poussent, bien sûr, des hauts cris.«Les Voleurs d'enfance ne dévoile que les ratés du système, pas ses bons coups!», glapissent-ils en chœur.Vrai! La subjectivité du ton s’impose pour atteindre les émotions du public.Tel est l’effet pervers de ces films-flammes.Tant mieux pourtant si le film et ses remous changent la donne, si des témoins de mauvais traitements sortent de leur mutisme, si les politiciens craquent sous la pression publique, améliorent les lois, ajoutent des filtres à un système mal drainé, abolissent les salles d’isolement dans les douteux centres jeunesse.Sauf qu’en reprenant le flambeau de l’enquête, les documentaristes pamphlétaires évacuent souvent l’objectivité à laquelle les journalistes se sentent encore astreints sur leur terrain d’action.Si minime soit-elle, parfois.Dans ces films, une efficacité naît de la charge émotionnelle, de la manipulation du public.Comme si Tin-formation-spectacle et tire-larmes arrêtait de viser la tête pour ne prendre le spectateur qu’aux tripes.Si ça peut aider, tant mieux.On n’ira pas s’en plaindre.Mais il y a des sables mouvants là-dessous.L’approche objective a perdu du terrain.Un peu plus.Troublant, vous dis-je.otrem blayfgledevoir.corn SUITE DE LA PAGE E 1 cherche à recréer Actuellement, le vi-déoclip est la seule façon de faire de l’expérimentation en cinéma.» Quant à sa collaboration avec l’adaptateur et traducteur Jean-Michel Desprats, Furey la qualifie ainsi: «Formidable! Parce qu’il connaît à fond l'œuvre de Shakespeare.Je recommanderais aux spectateurs de lire le texte entier de la pièce dans la traduction de Desprats avant de venir la voir au TNM; ils auront encore plus de plaisir» L’intimité de lœwis Furey avec l’œuvre de William Shakespeare remonte à son enfance; ses parents qui étaient ouverts sur le monde FUREY l’amenaient au théâtre.À l’adolescence, il a appris des tirades de la pièce Jules César dans des cours où Ton enseignait Télocution.«Antoine et Cléopâtre demeure une œuvre difficile, mais Shakespeare savait écrire et on est toujours séduits paè ses personnages.» Ce que le musicien metteur en scène aurait aimé, plutôt qu’une entrevue, c’est de participer à une table ronde portant sur la pièce et regroupant un critique du Devoir, un spécialiste de-la politique internationale et le président d’une multinationale, par exemple.Mais rien n’est parfait.«Mes rapports avec la presse et les médias en général sont très complexes et ambivalents.», souligne-t-il.«Est-ce que Robert Lepage donne des entrevues?», demande Furey, qui éprouve pour lui une profonde admiration.«Cest un vrai créateur contemporain, un modèle de travail, pour avoir réussi à conserver sa liberté artistique en travaillant avec le Cirque du Soleil.Il fait partie des trois ou quatre personnes que j’aimerais approcher.J’irais le chercher à l’aéroport si c’était ça, collaborer avec lui!» Collaboratrice du Devoir Antoine et Cléopâtre, livret et musique de Lewis Furey, prend l’affiche au TNM le 11 octobre 2005.FNC Baraka Théâtre, présente FILLES DE GUERRES LASSES de Dominick Parenteau-Lebeuf SUITE DE LA PAGE E 1 Egalement, Bombon, le chien de Carlos Saurin.«Un film sur l’errance, sur la simplicité de l’être.» Don Lobel adore le documentaire Sisters in Law du Britannique Kim Longinotto, «parce que c’est bouleversant et qu’on y montre des femmes musulmanes victimes de violence au Cameroun, où les procès sont d’un type inédit pour nous.» Il conseille par ailleurs Ghosts de l’Allemand Christian Petzold, l’histoire de deux femmes délinquantes qui se croisent dans un parc.«Four la chimie entre les personnages et pour le traitement surréel du film.» Julien Fonfrède affiche deux gros coups de cœur venus du Japon: The Late Bloomer de Gô Shi-bata, fiction aux allures de documentaire.«Un handicapé physique et mental joue dans le film, mais la monstruosité morale prendra le pas sur son handicap.C’est un Taxi Driver pour handicapés.» Egalement, Yaji and Kita - The Midnight Pilgrim, du Japonais Kankurô Kudô, «parce qu’il mêle tous les genres dans un esprit rock and roll Samouraï.» Daniel Canty a choisi Parade, réunion de dix courts métrages de cinéastes canadiens et étrangers.«Il s’agit d’une comédie musicale en dix films, avec des chorégraphies, des rythmiques qui se répondent.» Aussi, My Dad Is 100 Years Old de Guy Maddin.Isabella Rosselini y parle de son illustre père Roberto et commente ses films.Egalement, Haze de Shinya Tsukamoto, un huis clos sur un homme coincé dans un espace minuscule.Philippe Gajan apprécie particulièrement le court métrage Une chapelle blanche de Simon Lavoie.«Parce que c’est québécois, très ca- dré et très libre, avec une ambition cinematograph ique.» A son palmarès personnel aussi: Etoile violette de la Française Axel Ropert.«C’est un film littéraire, On y trouve des personnages extraordinaires, comme le professeur de solitude.» Par la voix de la sorcière, Dimitri Eipides a élu A Perfect Day, une fiction de Khalil Joreige et Joana Hadjithomas, qui interroge le quotidien troublé de Beyrouth.Aussi, You Bet Your Life d’Antonin Svoboda, fiction sur le thème du jeu compulsif.«Nos plus belles années sont devant nous», déclare Claude Cham-berlan en fonçant vers l’avenir pourtant brouillamineux de nos festivals de cinéma.La pré-vente des billets pour le FNC commence aujourd'hui à Ex-Centris, de 12h à 20h.Le Devoir MISE EN SCÈNE CAROLINE BINET AVEC PAULt BAALARGEOH.BfNfDtCU OtCARY MAkNl tVE DES ROCHES, MARTIN DON.ÉVE DURANCEAU CHRISTOPHE RAPIN ET fRIC ROBIOOUX ASSISTANCE S RÉGIE STEPHANIE RAYMOND COSTUMES 8 ACCESSOIRES PIERRE ÉTIENNE 10CAS ÉCLAIRAGES FRANÇOIS MARCEAU MUSIQUE VROMB DU 11 AU 29 OCTOBRE 2008 DU MAH* AU SAUDI A 20H THÉÂTRE DAUJOURDHUI - SALIE AAH CLAUDE GERMAN 3900 RU ST-DEM5 MONTREAL (METRO MRBROCNfl BALETTEME 6N 282 3900 BALETS ÎOS-tt -IdUK.(nüMjt oc, IjtfctolLire • Lancement jeudi 13 octobre, 17 h Foyer du Studio-théâtre Alfred-Laliberté, UQÀM, 405, Ste-Catherine 0., local J-M 400 Bienvenue ! METTRE EN SCÈNE AUJOURD'HUI • Évolution de la mise en scène depuis 1980 • Former des metteurs en scène: pourquoi ?comment?• Conseiller dramaturgique auprès des chorégraphes ¦ Mettre en scène les classiques pour les jeunes (et les moins jeunes) • Témoignages Jean Asselin, Martin Faucher, Brigitte Haentjens, Éric Jean, Antoine Laprise, Daniel Meilleur, Michel Nadeau, Lorraine Pintal, Benoît Vermeulen • Portraits .GervaisGaudreault, Alexandre Marine, Philippe Soldevila AUSSI • Des états généraux ?pour qui ?pourquoi ?• Festival Petits bonheurs ABONNEMENT : 1 AN, ?NUMÉROS, 48,31$ T U RENSEIGNEMENTS : (5141 875 2549 WWW.REVUEJEU.ORG 216 P., 120 PHOTOS, 8 PAGES COULEUR 15 S EN VENTE DANS LES MAISONS DE LA PRESSE, EN LIBRAIRIE ET A NOS BUREAUX À COMPTER DU 14 OCTOBRE 2005 LAISSEZ-VOUS PRENDRE AU JEU A 6 REPRESENTATIONS SEULEMENT 18 AU 22 OCTOBRE 2005 4 K ._____S?f—YNoiCLX -T H E A T R E —:_ DENISE-PELLETIER Du 23 septembre au 15 octobre 2005 Jeudis et vendredis, 20 h ; samedis, 16 h (Matinées scolaires en semaine 10 h 30 et 13 h 30, à partir du 21 septembre) it d*5 „ u ?'•“* si t>“n l0"9 ’ s- • ~ ç: .3 ""-jrSVàï 1 U*T Sol sur scén.^HN^^fléchir.^—rgggîsSi - 'll ‘^Y SiJ On croyait que la guerre était finie P UNITY, MIL NEUF CENT DIX-HUIT De Kevin Kerr | Traduction Psul Lefebvre | Mise en scène Claude Poissant | Théâtre PàP Avec GARY BOUDREAULT, MIREILLE BRULLEMANS.SOPHIE CADIEUX.ALEXANDRE FRENETTE.ÉRIKA GAGNON, STEVE LAPLANTE.JEAN-SÉBASTIEN LAVOIE, EVELYNE ROMPRE, KARINE SAINT-ARNAUD.JENNIE-ANNE WALKER Concepteurs et collaborateurs JEAN GAUDREAU.SIMON GUILBAULT MARC SÉNÉGAL.MARTIN LABRECQUE.ANGELO BARSEÎTI YVES MORIN.SUZANNE TRÉPANIER.PHILIPPE POINTARO, CATHERINE LA FRENIÊRE TDP SAISON 2005-2006 !*« • dmi>sion.com y » I l L E T T i « I £ 1200, rue de Bleury - Mtl 514.861.4036 l.l! DKVülli www admission com - 514 790 1245 ou 1 800.361 4595 www.denise-peUetier.qc.ca (514) 253-8974 i 4 «Ç « r.aa V _ r—.va___/ev.v_\ i_i 4353.rue Sante-Catherme Est Montrée (Quttec) HIV 1Y2 B Aynwu a.Vac sutotmi q B We-ix sutotos 139 Suc I I 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2 0 0 5 Culture E THÉÂTRE Le 11 septembre en filigrane Au Quat’Sous, Eric Jean met en scène Une ardente patience d’après le roman d’Antonio Skarmeta Adapter pour le théâtre un roman déjà adapté pour le cinéma n’est pas une entreprise de tout repos.Pour respecter le souffle poétique de l’auteur et mettre en relief l’importance de l’œuvre de Pablo Neruda, Éric Jean a demandé à Olivier Ke-meid de se charger de l’entreprise.Entrevue exploratoire sur fond de bruits divers et intenses.MICHEL B E LAI R Chaque fois qu’on met les pieds au Quat’Sous pour autre chose qu’un spectacle, on a l'impression qu’on en est déjà à reconstruire l’édifice.En début de semaine, alors que l’automne se prenait encore pour l’été, tout le petit théâtre sentait la peinture fraiche à plein nez et le bruit des marteaux et des perceuses enterrait celui d’un gros aspirateur à l’étage.Souriant comme à l’habitude, Eric Jean m'attendait là avec ses airs d'hidalgo mal rasé en compagnie de la comédienne Dominique Quesnel pour causer du spectacle qui prend l’affiche mardi prochain: Une ardente patience.C’est Dominique Quesnel qui place d’abord les choses en perspective.«Une ardente patience est une coproduction Quat’Sous-Les Gens d’en bas créée au Bic l’été dernier.On l'a jouée 32 fins déjà et la réception a été très bonne.Ce fut une expérience extraordinaire et j’ai très Hâte de replonger dans la pièce!» Eric Jean enchaîne en racontant comment s’est construit le projet «Il y a longtemps qu’on voulait faire quelque chose avec Les Gens d’en bas; nous avons beaucoup d’affinités avec eux et leur vocation de “théâtre en région ” est capitale pour nous tous.C’était un mariage logique.Eudore Betàle m ’a proposé des choses, puis je lui ai soumis le roman d'Antonio Skarmeta sur les années Allende au Chili.Il a craqué là-dessus autant que moi.C’est une histoire tragique absolument magnifique qui repose sur l’amitié qui se crée entre le poète Pablo Neruda et Mario Jimenez, le facteur qui lui apporte son courrier.» On aura peut-être reconnu le scénario d’un film célébré.Il Postino, qui mettait en vedette Philippe Noiret Mais le directeur du QuafSous a rapidement écarté le film, qui trahit selon lui le roman, puisqu’on a décidé de le transposer en Italie.«Alors que nous avons collectivement un devoir de mémoire envers l'ancrage chilien du texte qui mène à l’autre 11 septembre: celui de 1973, qui a vu le renversement du président Salvador Allende par Pinochet.La pièce s’inscrit à l’intérieur des années Attende puis du coup d’État qui a vu ensuite des milliers de Chiliens disparaître durant la dictature.» C’est la raison pour laquelle il a chargé Olivier Khemeid de l’adaptation.La source de la production, qui prend l’affiche mardi, n’a donc pas beaucoup à voir avec le scénario du film de Michael Radford (1994).En plongeant dans ses souvenirs, Dominique Quesnel ajoutera, elle, que la piece a déjà été montée ici il y a longtemps, par une petite compagnie de la région de Saint-Hyacinthe, avec Martine Beaulne, Gary Boudreault Yvan Thiboutot et Josée Guindon.«J’ai travaillé étroitement apec Olivier à l'adaptation, reprend Éric Jean.En passant du roman au théâtre, il faut constamment faire des choix qui viennent teinter directement la mise en scène et nous avons vérifié nos intuitions tout au long du travail.Durant la pièce, on verra en fait deux trames parallèles prendre forme: l'histoire d'amour de Mario et Beatriz et Ihistoire d'amour tragique de Neruda pour son pays.C’est un drame prenant, débordant, vivant, sud-américain.Pour coller à ce type de sensibilité bien particulière, nous avons décidé de donner un caractère musical à la production, de laisser beaucoup de place à la musique sur scène.Et c’est Priscille Gendron de l’équipe du Cochon souriant qui s’est chargée de la conception sonore: tout le monde joue de quelque chose ou chante à un moment ou un autre du spectacle, ce qui donne vraiment une couleur particulière à l’ensemble.Une couleur sud-américaine.» Une parole vivante Mais Une ardente patience n'est pas pour autant un spectaçle léger, ni une comédie musicale: Éric Jean a voulu que l’on y sente toute la puissance de la poésie de Neruda «J’aime beaucoup Pablo Neruda: c’est un poète essentiel J’ai beaucoup fréquenté son œuvre et j’ai lu aussi son autobiographie, J’avoue que j’ai vécu, un livre extraordinaire.Neruda était un grand amoureux des mots mais aussi de la vie, des femmes, du vin et de la bonne chère; et il aimait tout aussi profondément son pays.Avant de s’allier à Salvatore Allende, il avait pensé tenter de conquérir le pays en se présentant à la présidence [.] Son œuvre est une sorte de bible pour les Chiliens, pour les Sud-Américains et pour tous les hispanophones.de sorte que porter sa parole au théâtre est un grand défi: il a fallu trouver la façon de soutenir visuellement tous les grands moments de poésie qu’on retrouve dans son texte.Et je pense que ce que nous avons fait interpelle directement le spectateur.» Et puis tout à coup les perceuses se sont remises à percer et les marteaux à marteler et le metteur en scène à insister aussi sur les liens V présente ; en coproduction à Montréal avec la Compagnie Ludovic lagarde avec la coflaborafion de* AJ, ^ transat ^ If.^ •¦m FAIRY QUE IVIER CADIOT |gjfij l| MISE EN SCÉI 9 octobre 2005 MATINÉE LES SAMEDIS 22 ET 29 OCTOBRE Avec Valérie Dashwooo Law Sylvie De Guilla Jade Lé *890.bout Saint-Laurent www.cspacego.com BILLETTERIE (51 A) 845-4890 éS I M O N r K I A I UNMUSËUMNATUREMONTREAL X! La Magie des lanternes Au royaume des oiseaux Jardin de Chine 9 septembre au 31 octobre Halloween Le Grand Bal des citrouilles Grande serre d’exposition 4 au 31 octobre • Exposition de citrouilles décorées\ animée par Esméralda, notre sympathique sorcière • Pièce de théâtre pour les 4à 8 ans * • Labyrinthe géant.__________ 1 ^ sjpisÈlg) ¦ '’i«| '•'‘Sty''5Üâ*'" **•' v *'1!?4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/jardin Ouvert tous les jours de 9 h à 21 h Montréal LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2 0 0 5 K 7 -* Culture *- MUSIQUE CLASSIQUE Dietrich Fischer-Dieskau, artiste modèle Le célèbre baryton a changé pour toujours notre perception et notre connaissance du lied allemand The Art of Dietrich Fischer-Dieskau CHRISTOPHE HUSS 19 août 1951, troisième concert orchestral du Festival de Salz-bourg.Le grand chef Wilhelm Furtwângler sort de scène.Elisabeth Furtwàngler, sa femme, témoignera avoir vu des larmes dans ses yeux.Lui, la légende vivante, est étreint par l’émotion, car il vient de diriger pour la première fois un jeune baryton de 26 ans, Dietrich Fischer-Dieskau, dans les Chants d'un compagnon errant de Gustav Mahler.L'étiquette Orfeo a préservé ce moment incandescent dans un coffret Furtwàngler paru il y a quelques mois.Ce n’est pas un artiste ordinaire dont on fête les 80 ans cette année: Dietrich Fischer-Dieskau a changé pour toujours notre perception du lied allemand, notre considération et notre connaissance du lied allemand, de Georg Philipp Telemann à Aribert Rei-mann.Il a porté à bout de bras des rôles énormes du répertoire de l’opéra, rôles dont personne ne voulait s’encombrer — Mathis le peintre de Hindemith ou Lear de Reimann par exemple.On l’a vu crânement assumer le contre-emploi, en chantant Rigoletto avec Rafael Kubelik, Falstaff avec Leonard Bernstein ou Scarpia (dans Tosco) sous la direction de Lorin Maazel! Fischer-Dieskau a même touché à la baguette, pour diriger Schumann (la Symphonie Rhénane pour BASF) dans les années 70, ou pour accompagner sa femme, Julia Varady, plus tard, dans des concerts transférés sur CD par Orfeo.Un artiste intelligent Partout où l’auditeur se laisse guider par Dietrich Fischer-Dieskau, il ne peut que louer deux qualités primordiales: la curiosité et l’intelligence.Ces deux valeurs conjuguées ont conduit cet artiste à enregistrer l’intégrale des lieder ’ich Fischer-Dieskau Çüeroid Moore Die SoUburgei liederabende 1956- 1965 de Schubert pour Deutsche Grammophon.Elles l’ont aussi amené à creuser tant et plus certains répertoires.On ne compte plus ses enregistrements de La Belle Meunière, du Chant du cygne et du Voyage d’hiver de ce même Schubert.Fischer Dieskau a rendu la primauté au mot: son art unique est celui d’un diseur-chanteur, d’un artiste qui, au plus haut, a célébré la dimension «opéra miniature» du lied.Plusieurs objets discographiques ont été édités pour célébrer les 80 ans de Fischer-Dieskau.Avant de les évoquer, signalons qu’ü est évident que celui qui ne connaît rien de cet artiste devra commencer par acquérir un coffret des trois cycles schuber-tiens susnommés, soit chez Deutsche Grammophon (DG), soit chez EMI, tous avec Gerald Moore.Pour ceux qui auraient déjà leurs classiques, deux précieux coffrets viennent titiller la fibre du collectionneur.Dans sa fameuse collection «Original Masters», DG a publié un bijou de neuf CD, truffé de raretés.On trouve ainsi sa première version de la cantate Ich habe genu g de Bach, avec Karl Risten-part, mais aussi, et surtout, des trésors comme les Quatre chants sérieux de Brahms avec Hertha Klust, ou ses enregistrements en mono de lieder de Brahms et Schumann avec Jôrg Demus et dietilch tlschcf-dleskBu Günther Weissenborn, gravures disparues depuis quatre décennies au profit des versions stéréophoniques ultérieures.Il y a là, aussi, tout l’éventail de ces répertoires explorés par le grand baryton, avec, par exemple, un CD consacré à Henze, Fortner et Martin (Frank) et des lieder des premiers compositeurs qui mirent en musique les poèmes de Goethe: Reichardt Zelter, Amalia de Prusse, von Seckendorff et même Neefe, le professeur du jeune Beethoven.Tout cela, illuminé par un rarissime programme d'airs d’opéra accompagné par Ferenc Fricsay en 1961 et parachevé par un enregistrement de 1960, où le chanteur raconte sa vie (en allemand, avec résumé en français dans le livret), fait un peu «happy few» mais excitera au plus haut point les vrais discophiles.Des concerts historiques A compter de la soirée mémorable de 1951, Fischer-Dieskau développa une histoire d’amour avec le Festival de Salzbourg.Il s’y produisit évidemment à l’opéra et avec orchestre, mais entama également, avec son complice Gerald Moore au piano, à partir de 1956, le rituel d’une soirée annuelle consacrée au lied allemand.Les dix premiers millésimes (1956-1965) ont été scrupuleusement réunis par l’étiquette Orfeo, dans un coffret plus que précieux.On s’y rend compte que l'art de Fischer-Dieskau n'est pas un produit du disque, mais que, «en vrai» aussi, l'art du diseur garde le même impact, avec une propension encore plus grande à aller aux limites des choses.On trouve donc là des versions alternatives.enregistrées en public, des grands classiques de la discographie du chanteur: lieder d’après Goethe ou Môrike de Hugo Wolf: Les Amours du poète de Schumann, La Belle Maguelo-ne et les Quatre chants sérieux de Brahms, A la bien-aimée lointaine de Beethoven, etc.Il est intéressant de constater à quel point, dix ans après qu’il eut émis sa dernière note, Fischer-Dieskau reste omniprésent dans notre paysage musical.Il est l’exemple, le mètre étalon, auquel se conforment bien des jeunes chanteurs.Tous ne peuvent avoir son encyclopédique culture littéraire, cellolà même qui nourrit le sens de ses interprétations et lui permet de creuser les rapports, harmonieux ou conflictuels, entre le poète et le musicien.Dans cet esprit, il faut signaler un coffret à très bas prix, paru chez Brilliant Classics et intitulé Romantic Songs.On y trouve cinq CD consacrés respectivement à Weber, Schubert, Mendelssohn, Wolf et Debussy.Ce sont, hélas, des enregistrements tardifs (1986-1991) dans lesquels le chanteur commençait à perdre son tonus musculaire dans le soutien de sa ligne de chant Contrairement à un DVD assez pathétique de La Belle Meunière de Schubert en concert en 1991, édité par TDK, le coffret Brilliant est tout de même largement audible.Ceux qui veulent voir Fischer-Dieskau se tourneront plutôt vers un album de deux DVD Deutsche Grammophon The Art of Fischer-Dieskau, comprenant des archives rares, au lied comme à l’opéra.Cette pléthore n’empêche pas de souhaiter l’édition en DVD de l’exceptionnel documentaire de Bruno Monsaingeon, qui permet vraiment, lui, de décoder une part de ce fascinant personnage.Collaborateur du Devoir Nos recommandations Forty Recordings, coffret DG «Original Masters» Salzburger üeiterabende 1956-1965, coffret Orfeo (distr.Gillmore) The Art of Fischer-Dieskau, deux DVD DG «SI PRÉSENTENT DES DIMANCHES EN MUSIQUE LA MUSIQUE, C’EST DE FAMILLE! 16 OCTOBRE 11H • 13 H 30 MUSIQUE DE MADAGASCAR JUSTIN VAU, valida ¦ TAO RAVAO, guitare ¦ HÉRYANDRIANASOLO, kabossy (mandoline malgache) CONFÉRENCES SUR LES CASTRATS AVEC FRANÇOIS FIUATRAULJ HISTOIRE SOCIALE ET MUSICALE MM 16 OCTOBRE 15 H DES EUNUQUES D’ORIENT AUX CASTRATS DE LA SIXTINE LA «FABRICATION» DES CASTRATS: OPÉRATION ET FORMATION DES SAMEDIS EN COMPAGNIE"DES PLUS AUDACIEUX VIRTUOSES DE LA RELEVE la musique sur un plateau 5 NOVEMBRE 20 H SUR LA ROUTE DE VIENNE.ALEXANDRE DA COSTA, MARIANNE DUGAL, Violons - JEAN-PHILIPPE TREMBLAY, alto GWENDOLYN SMITH, AMÉLIE FRADETTE, violoncelles UNE SALLE DE CONCERTS A DÉCOUVRIR • RÉSERVEZ VOS PLACES! MAISON DES JMC 305.AV.DU MONT-ROYAL EST.MONTRÉAL TQUEBECI H2T 1P8 TÉLÉPHONE : (514) 845-4108.posté 22! ^rfo^jeunessesnuisicates coni wwwjeunessesmusicales.com © ' W numwj .: Susie Napper & Margaret Little violes de gambe 2006 20"'”' £ (e ( PREMIER CONCERT DE LA SAISON mercredi 19 octobre "2005,20 h T viole didPolKfue Avec le grand virtuose de la viole de/gambe Wieland Kuijken (Belgique) ; Nigel North (Bloomington), théorbe ; Eric Milnes (NewYork), clavecin; Susie Napper, viole de gambe au programme: Forqucray, Couperin, Sainte-Colombe, de Visée ChapelleNotre-Dame-de-Bon-Secours, 400, rue Saint-Paul Est Montréal 28$/ 17$/ 12$ BILLETS & ABONNEMENTS 5 14-223- I 186 www.lesvoixhumaines.org «S Québec! A cmsastsMTi IT DEVOIR www.lesvoixhumaines.org muwcaction CamrEI SMCQ Société de musique contemporaine du Québec Le Mythe de Sisyphe Mercredi 12 octobre, 20 h Salle Pollack, réservation : (514) 398-4547 In Vain (2000) pour 24 musiciens de Georg Friedrich Haas Walter Boudreau, chef 40* saison Série montréalaise, concert no 275 « Une seule œuvre au programme, mais quelle œuvre ! Soixante et onze minutes de musique se déployant en spirales délirantes dans l’espace.» .et ce n’est que le premier concert de la saison.Abonnez-vous ! (514) 843-9305 www.smcq.qc.ca Hydro VJ>4 Québec SSQ flntnchr LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE DE QUÉBEC BERNARD LABADIE 05i06 ET LA VOIX DE L£ COWCErr Of rjulMC 1ST WtHNTl 0«A« A LA WttUJUSf COIUMOMTKM DI MALLE II MERCREDI 19 OCTOBRE 2005 20H ÉGLISE SAINT-DOMINIQUE QUÉBEC VENDREDI 21 OCTOBRE 2005 20 H ÉGLISE SAINT VIATEUR D'OUTREMONT MONTRÉAL Sous la direction de Bernard Labadie Soliste: David Daniels, haute-contre Avec la participation de Rkhard Paré, orgue du Grand Théâtf# d« Québac (418) M3-8131 (sam frais : 1 877 643-8131) Billattaria Articulé* (514) 844-7172 (sam frats 1 866 844 2172) ert préiode à f enregistrement d'un disque pour la maison Virgin Class •t» Qui blc LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2005 E 8 Culture Festival du nouveau cinéma SOURCE FILMS SEVILLE Que s’est-il vraiment passé dans cette chambre d’hôtel où la jeune et belle Maureen a trouvé la mort?Les ravages du show-business WHERE THE TRUTH LIES (v.f.: La Vérité nue) Réalisation et scénario: Atom Egoyan, d’après le roman de Rupert Holmes.Avec Kevin Bacon, Colin Firth, Alison Lohman, Rachel Blanchard.Image: Paul Sarossy.Montage: Susan Shipton.Musique: Mychael Danna.Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni, 2005,107 min.ANDRÉ LAVOIE Atom Egoyan égaré dans le monde des clubs de nuit mafieux, des variétés clinquantes et des téléthons déversoirs de larmes de crocodiles?C’est bel et bien la vérité dans Where the Truth Lies, son film le plus distinctement conçu pour séduire un large public, avec à la clé vedettes prestigieuses, décors enchanteurs et sujet au parfum sulfureux.De là à dire qu'il s’agit d’une œuvre qui dépasse, en grâce et en audaces, Exotica ou fhe Sweet Hereafter, personne, depuis sa présentation au dernier Festival de Cannes, n’a voulu franchir ce pas.Ses films ressemblent souvent à des puzzles dont certains morceaux semblent à jamais perdus, des enquêtes débouchant sur une impasse, nous laissant ainsi à nos questions sans réponses.Son formalisme d'antan et sa description clinique des névroses nord-américaines (Family Viewing, The Adjuster) laissent maintenant place à certaines influences hitchcoc-kiennes, même si l’élève est loin de dépasser le maître, et à une manière plus épurée de poser les enjeux dramatiques.Que s’est-il vraiment passé dans cette chambre d’hôtel où la ¦ SOURCE FILMS SÉVILLE Atom Egoyan sur le plateau de tournage avec Kevin Bacon.jeune et belle Maureen (Rachel Blanchard) a trouvé la mort?La thèse de la surdose apparaît plausible, et surtout commode, pour Lanny Morris (Kevin Bacon, qui enchaîne, depuis Mystic River, les superbes perfor- mances) et Vince Collins (Colin Firth; oubliez, si possible, le comte d’Arcy.), deux humoristes qui forment un tandem célèbre sur toutes les scènes et tous les écrans des Etats-Unis dans les années 50.Impliqués 10eanniversaire du référendum de 1995 Ipÿp.cri ¦ S W 9 , jFAv tTJETêJf ‘ -vl m * u Wm a 1 ^ 11 m DobaCaracol Florent Vol Ariane C Martin Ma Paul Piché ugo Lapointe Vann Perreau Z Les Frères Diouf MiranieMorissette Loco Locass métro Édouord-Montpettt .K ^4:20$ RÉSERVATIONS .et 1514) OU 1 (800) , - » a tjÿSI ¦ w dans cette affaire dont ils sortent blanchis, les deux hommes voient le drame sonner quand même le glas de leur duo; vingt ans plus tard, Karen (Alison Lohman, qui cherche ses marques du début à la fin.), une jeune journaliste ambitieuse, ne croit pas à la version officielle et part à la recherche d’une vérité beaucoup plus complexe qu’elle ne l’imaginait au départ.Maître en chevauchements narratifs et temporels.Atom Egoyan ne déroge pas à ses manies de dévoiler, par fragments, les éléments du drame, quitte à les revisiter sous différents angles.C’est à la journaliste de tout mettre en place, mais, avec ses fringues de mannequin sortie d’un film d’Austin Powers, elle devient vite un obstacle à la fascination, voire à la crédibilité, que cette histoire pourrait exercer sur nous.En fait, on s’intéresse davantage à ce duo de joyeux cabotins (du moins devant leur public.) campés avec aplomb par Bacon et Firth, l’un et l’autre atteignant des sommets de pitreries, de sensualité, et de brutalité.Ce sont eux qui donnent à Where the Truth Lies ses moments d’intensité, ne se contentant pas de livrer de pâles imitations (on songe inévitablement à Dean Martin et à Jer^y Lewis).A cette description des bas-fonds du show-business dans toute sa vulgaire cruauté, montrant la manière de remettre au pas un spectateur insolent ou la tyrannie du direct pour soutirer quelques sous à des spectateurs naïfs, se superpose cette vision tragique de la déchéance de ceux qui ne vivent que pour les caméras et leurs admirateurs.Illustration du ravage des pulsions refoulées.Where the Truth Lies s’emploie à faire cette démonstration dans un style élégant mais consensuel; même la musique envahissante de Mychael Danna, parasitant certaines scènes importantes, participe à cette esthétique du bon goût.Contraste étonnant pour un sujet aux contours scabreux, ce parti pris pourra peut-être séduire un public qui jusque-là ignorait Egoyan.Ceux qui le chérissent depuis longtemps rêveront, eux, de le voir revenir à un cinéma moins épris de formules, et de compromis.Collaborateur du Devoir Amuse-gueules Le 34* Festival du nouveau cinéma s’ouvre jeudi avec un bouquet de 197 films, dont 95 longs métrages.Pour la plupart, ces films ont amorcé leur voyage festivalier ailleurs.Leur escale sur la Main terminée, ils repartiront pour d’autres messes cinéphiliques.Odile Tremblay et Martin Bilodeau ont déjà visionné plusieurs de ces films.Voici, dans l’ordre alphabétique, ceux qu’ils vous suggèrent de mettre à votre agenda.17 octobre 1961 Héritier de Melville et de Costa-Gavras, Alain Tasma a reconstitué dans ce brillant téléfilm les jours tumultueux qui ont précédé et suivi la manifestation pacifique à Paris de 20 000 Algériens réclamant la libération de l’Algérie, manifestation à laquelle les autorités françaises avaient répliqué par les armes.Le récit mené tambour battant s’articule autour d’une dizaine de personnages bien dessinés, dont les destins se croisent et les enjeux s’opposent Martin Bilodeau Breakfast on Pluto •C’est rien de plus que l’histoire d’un transsexuel qui cherche sa mère», résumait euphémiquement Neil Jordan (The Crying Game) lors de notre rencontre au dernier Festival de Toronto, où son Breakfast on Pluto a fait carton.Et pour cause: cette odyssée en 3,6 chapitres et deux théâtres Q’Ecosse rurale et le Londres des années 70) est une œuvre de cinéma pure, éclatée, originale, drôle et bouleversante, portée par un Gillian Murphy extraordinaire.Un des incontournables du FNC.M.B.Caché Michael Haneke, qui aime tant susciter l’inconfort (La Pianiste, entre autres), livre un grand film sur la peur, le voyeurisme, alors que deux bourgeois (Daniel Auteuil et Juliette Binoche à son meilleur) sont filmés par un mystérieux individu.Très fort, très maîtrisé, avec une seule scène de violence (mais quelle scène!), le dernier Haneke est une puissante réflexion sur la responsabilité et la mémoire.Odile Tremblay Capote Bennett Miller raconte ici l’amitié inusitée qui a lié le célèbre écrivain américain Truman Capote à un des assassins d’une famille de fermiers du Kansas, inspiration de son roman De sang-froid.Sous la surface sèche et vernie se révèle par touches le drame bouleversant d’un créateur (campé par l’admirable Philip Seymour Hoffman) qui a poussé sa recherche si loin qu’il en est revenu brisé.M.B.Dear Wendy Certains verront en Dear Wendy, campé dans un décor artificiel de Far West découpé comme une planche d’échecs, le prolongement de Dogville.Avec raison puisque c’est Lars von Trier qui, derrière le rideau, tire les ficelles de ce conte moral sur les armes et le pouvoir, articulé autour d’une confrérie de marginaux épris de vieux fusils.Thomas Vinterberg (Festen) en signe la mise en scène, inventive mais parfois maladroite.M.B.L’Enfant Luc et Jean-Pierre Dardenne ont remporté la Palme d’or à Cannes pour ce film remarquable, leur meilleur sans doute.Le jeune Jérôme Renier porte cette œuvre intimiste aux plus hauts sommets en interprétant un père irresponsable dans son dur chemin vers la maturité.O.T.Entre ses mains La Française Anne Fontaine signe ici un film infiniment troublant et noir, rempli de mystères.Jamais Benoît Poefvoorde, qui incarnait surtout les comiques, n’a obtenu un rôle aussi fort que celui de ce tueur en série hanté et amoureux.La solaire Isabelle Carré constitue la figure de pureté de ce duo magique et monstrueux où l’amour se rend au bout de lui-même.O.T.Free Zone Le meilleur film de l’Israélien Amos Gitaï, une œuvre d’ouverture et de tolérance.Hana Laslo a remporté le prix mérité de la meilleure actrice au dernier Festival de Cannes pour ce rôle de Juive qui conduit un taxi dans la zone franche où toutes les ethnies se côtoient.Une Américaine et une Palestinienne sont les autres protagonistes de ce film phare où l’espoir vient des femmes.O.T Gabrielle Dans le premier acte de ce drame intimiste campé dans le Paris du début du XX* siècle, Patrice Chéreau fait sonner, tel un coup de tonnerre, l’outrage d’une femme (émouvante Isabelle Huppert) à son mari (Greggory), qu’elle quitte pour un autre, un après-midi d’automne, pour aussitôt se raviser et rentrer.Mais la lettre qu’elle a laissée derrière a été lue et très mal reçue.Comment l’ignorer et continuer?se demande le cinéaste dans cette œuvre maîtrisée et mûre, dont la brutalité morale renvoie à la brutalité physique de La Reine Margot.M.B.VOIR PAGE E 9: FNC L’Enfant, de Luc et Jean-Pierre Dardenne SOURCE FNC - ¦¦¦¦-t-wssssir Hi Constantinople lü CARREFOUR DE LA MÉDITERRANÉE II Invités : Fikret Karakaya, kemâneheh, tcheng (Turquie) / / Josée Lalonde, alto 13 octobre 2005, 20h00 SALLE PIERRE-MERCURE 300, boul.de Maisonneuve Est (métro Bem-Uqam) (514)987-6919 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2005 E 9 CJLAiY De Jean-Matt valiee Canada iQueoec1 2005.131 mei (' Lundi 10 octobre 19 h 30 n % i n oiTi o il \J IILUJ 1 e x Centris ^ V cv.rcMTDic rniki / cia aa?îînfc ÊRATION RETOUR EX-CENTRIS COM / 514 847.2206 17h00 21h00 Sangre, d’Amat Escalante a â ENTREVUE Ailleurs avec Robin Aubert Le comédien-cinéaste livre son premier long métrage: Saints-Mar tyrs-des-Damnés FNC SUITE DE LA PAGE E 8 Keane L'Américain Lodge Kerigan livre une œuvre egoyanienne.A la suite du kidnapping de sa fille, un homme obsédé ne vit qu’à travers des écrans vidéo d’enquête.Et son délire puise au rythme de sa société captée sur le même trajet de jour en jour jusqu’au vertige.Excellent film que cette quête schizophrénique qui ne mène nulle part si ce n’est dans le malstrom intérieur d’un homme hanté.O.T.Manderlay Suite de Dogville, Manderlay, de Lars von Trier, fait du surplace et n’apporte pas grand-chose de nouveau à la démonstration désespérée du film précédent Bryce Dallas Howard a remplacé Nicole Kidman dans cette histoire où une communauté vit toujours sous le régime de l’esclavage.C’est très bien fait mais déjà vu, et Lars von Trier lui-même avouait se lasser du procédé de distanciation.O.T.Mila from Mars Une «punkette» en fuite se réfugie dans un village bulgare où les vieillards, seuls habitants du lieu, se prennent d’affection pour elle, puis pour l’enfant qu’elle met au monde.A cette histoire simple, Sophia Zor-nitsa a donné une forme digressive, chamarrée, dont le fil du temps s’emmêle inutilement M.B.Nuit noire Pas besoin d’être un génie pour voir Nuit noire, mais mieux vaut être un bon psy pour le comprendre.Le Belge Olivier Smolders, apôtre du David Lynch d'Era-serhead et de Mullholland Drive, nous fait voyager dans l’inconscient d’un entomologiste hanté par la mort possible d’une enfant.Ses rêves et ses jours, qui se superposent jusqu a se confondre, sont peuplés d’êtres doubles, d’insectes démesurés et de bêtes empaillées.Cette œuvre au climat sourd se situe au carrefour des contes des frères Grimm et du cinéma expérimental façon Philippe Grandrieux.L’aimer, c’est beaucoup demander.Mais l’admirer, vraiment ça vient toutseuL M.B.Odete Un peu dans la lignée des films de François Ozon où les frontières entre les sexes sautent souvent, Odete, du Portugais Joao Pedro Rodriguez, explore la passion amoureuse dans ses derniers retranchements.Odete agace souvent à travers cette histoire d’une jeune femme amoureuse d’un mort que l’amant de celui-ci ne peut oublier.Bien tait le film tourne toutefois un peu à vide.O.T.Peindre ou faire l’amour Les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu, avec Peindre ou faire l’amour, réalisent un film étrange et sensuel à la frontière des genres.La peinture et la force des sens sont au centre de cette aventure initiatique où Sergi Lopez, Sabine Azema, Daniel Auteuil et Amira Casar, dans la beauté des paysages du Vercors, apprivoisent la grâce du monde.O.T.Petit Pow! Pow Noël Rien de plus dérangeait que ce film de Robert Morin.A cheval entre documentaire et fiction, mais sans marquer ses repères, cette œuvre sans concession sur les rapports père-fils met en scène Morin lui-même auprès d’un père comateux, qu’il agresse et veut tuer.Certains trouveront la démonstration insupportable, mais rarement a-t-on été aussi loin dans l’exploration des sentiments violents qu’un fils peut éprouver pour son père.O.T.Sangre Le Mexicain Amat Escalante, dans la lignée des films de Carlos Reygadas, brosse avec Sangre un portrait impitoyable d’êtres en panne de repères et d’intérêts qui sont devenus tranquiLement fous sans s’en apercevoir et commettent l’irréparable en toute impunité.Lhy-perréalisme du traitement contribue au malaise et à la fascination que cet univers inspire.O.T.Le temps qui reste Ce n’est guère le meilleur film de François Ozon.Melvil Poupaud campe un jeune homme condamné par le cancer à l’insu de tous.Personnage stoïcien, Romain, le héros, invite à une réflexion sur la mort et l’absence, mais Poupaud n’arrive pas à rendre son personnage sympathique et on se désintéresse vite de son sort O.T.Vers le Sud Coproduit avec le Québec et inspiré de Dany Laferrière, ce troisième film de Laurent Cantet (L’Emploi du temps) a pour théâtre un «tout compris» de Haiti, à la fin des années 1970, où le climat de terreur instauré par Duvalier annonce la fin des intrigues de couchette entre les habituées (Louise Portai, Charlotte Rampling et Karen Young) et les garçons dont elles achètent les faveurs.Hélas, ce film informe, incohérent et interminable ne va nulle part M.B.SOURCE FNC y Dear Wendy, de Thomas Vinterberg ?CINEMA ?INE DU la> AU 7 OCTOBRE 200S Les NOUVEAUTES et le CINÉMA en résumé, pages ?5,6 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES pages *?7,15 dans LAGENDA culturel MARTIN BILODEAU Robin Aubert s’est illustré com me acteur tant au théâtre qu’au cinéma et à la télévision.Il a aussi labouré, dans le quasi-secret, tous les champs de la réalisation (clip, corporatif et courts d’auteur).Un jour, il a rêvé d’une histoire cauchemardesque, peuplée de fantômes, de doubles, de marginaux et de clones.Il vient de réaliser son rêve de la mettre en scène au cinéma.Départ: vendredi prochain.Destination: Saints-Martyrs-des-Damnés.Ce premier long métrage original et prometteur, d’un genre (fantastique) peu prisé dans notre cinématographie, a été enfanté dans la douleur.Ça s’entend dans les propos du gars rencontré la semaine dernière dans un café du Plateau, qui a dû monter trois fois au front afin de faire accepter son scénario par nos institutions.Ça se devine aussi dans son regard timide, dont la lumière hésite dans l’ombre d’une visière de casquette avant de partir à votre recherche.Mais ses propos, paradoxalement, sortent de sa bouche sans l’ombre d’une hésitation.«Souvent, devant un film québécois, j'ai l’impression de regarder un téléroman en 35 millimètres», affirme ce grand admirateur d’André Forcier et de Robert Morin, avec lesquels 0 a tourné La Comtesse de Bâton-Rouge et Le Nèg, respectivement Comme le leur, son cinéma en est un de freaks et de puc- kés.qui découle d’une pensée artistique dont il trouve rarement l’expression dans le cinéma québécois contemporain.«Dans les années 70, on faisait moins de films mais on faisait plus de cinéma.Carie, Mankie-wicz, Jutra faisaient du cinéma.On n a plus sur nos écrans d'images qui parient.On a sur nos écrans des gens qui parlent» D’origines et d’identité Son film, l’ex-détenu de la série Temps dur l’a écrit en rêvant d’images et de sons.Les dialogues sont venus après.11 a d’ailleurs eu la bonne idée de les distribuer avec modération afin de préserver le mystère et la tension de son intrigue.Celle-ci a pour point de départ l’arrivée dans im village isolé de Flavien Juste (l’excellent François Chénier, antihéros parfait), un journaliste spécialisé dans les manifestations surnaturelles.Envoyé par son journal afin d’enquêter sur les disparitions étranges survenues en ces lieux, celui-ci se retrouve aux prises avec la disparition de son photographe (Patrice Robi-taille), l’apparition du fantôme d’une mariée assassinée, ainsi que toutes sortes de phénomènes inexplicables.Dans ce petit monde hostile, Flavien découvrira peu à peu ses origines et son identité.Film fantastique, Saints-Martyrs-des-Damnés?Par la force des choses, répond son auteur, premier surpris de la saveur de son PEDRO RUIZ t.K DEVOIR Robin Aubert cocktail.«C’est un film d'auteur sur une quête identitaire», dit-il d’abord.«C'est une sorte (/’Alchimiste psychédélique», résume-t-il ensuite, avouant s’être beaucoup inspiré du roman de Paolo Coelho.«C’est un film personnel écrit avec le subconscient», tranche-t-il enfin.L’expérience de Saints-Martyrs-des-Damnés, vous l’aurez deviné, dépasse la raison et le raisonné.C’est par exemple le souvenir de sensations imprécises, au gré de ses voyages, qui ont inspiré au cinéaste la plastique si particulière de son film.L’image subtilement colorisée de Steve Asselin et la bande son savamment emmaillée à la musique d’Alain Desrosiers engourdissent la raison mais tiennent l’œil et l’oreille en éveil, «f avais le soutenir de sons entendus dans mes voyages, comme, par exemple, les chants coraniques sortis des mosquées en Inde, ou encore celui des violons turcs.Je ivulais créer un environnement sonore qui ne serait pas typiquement québécois, et qui donnerait au film un caractère universel et intemporel Je pense que les films qui vieillissent le mieux sont ceux dont on a enlevé les marques du temps.Les films de Fellini, par exemple, ou ceux de Jean-Pierre Jeu-net, nous emmènent ailleurs.» Ailleurs, le mot décrit bien la direction, à la fois vague et précise, qu’il a pris»' avec ce film étonnant tourné prés de son Ullage de Ham-Nord, où il passe la moitié de l’année dims un loft aménagé au-dessus de son écurie.Sa terre, ses chevaux constituent le principal théâtre de sa création, la ville, c’est pour travailler.Vous saisissez la nuance.«En ville, il y a toujours des murs pour stopper les regards.À la campagne, l'horizon est lointain, et on se sent tout petit.Dans des endroits comme ça, on est portés à se demander ce qu on fait ici sur cette terre.» Saints-Martyrs-des-Damnés dans la boîte.Robin Aubert se le demande encore.Ce qui en soi constitue une bonne nouvelle pour le cinéma québécois.Collaborateur du Devoir Une sorte d’interminable spaghetti IN HER SHOES Réalisation: Curtis Hanson.Scénario: Susannah Grant d’après le roman de Jennifer Weiner.Avec Cameron Diaz, Toni Collette, Anson Mount Richard Burgi, Shirley MacLaine, Candice Azzara, Brooke Smith.Image: Terry Stacey.Musique: Mark Isham.ODILE TREMBLAY Curtis Hanson, le doué cinéaste américain de L.A.Confidential, de 8 Miles et de Wonder Boys, déçoit avec ce film étiré en long spaghetti.L’idée de départ, axée sur l’opposition fondamentale entre deux sœurs aux antipodes l’une de l’autre, est pleine de potentiel.Mais cet effet de contraste, colonne vertébrale de In Her Shoes, ne suffit pas à nourrir l’œuvre interminable qui nous est servie.Les deux actrices sont effectivement aux antipodes.Toni Collette incarne Rose, une avocate grassouillette BCBG assez coincée.La belle Cameron Diaz entre dans la peau de Maggie, fofolle, égoïste, qui collectionne les aventures comme les beaux vêtements, sème les catastrophes sur son passage et s’inquiète secrètement de n’être pas plus futée.Comment, après que Maggie eut squatté l’appartement de Rose sans rien respecter, leurs rapports se détérioreront et comment, en se découvrant une grand-mère inconnue (Shirley Maclaine), elles apprendront à s’accepter elles-mêmes Tune l’autre, tel est le sujet de ce film.Des secrets de famille, des chicanes de couple et des affrontements parentaux sont également au menu.Le film repose beaucoup sur le physique exceptionnel de Cameron Diaz, qui a pleine occasion de rouler des hanches en multipliant les tenues sexy.Il n’est pas dit qu’elle soit une si grande actrice, mais ce rôle semble dessiné sur mesure pour sa dégaine, même si elle parvient mal à convaincre de sa vulnérabilité profonde.Toni Collette apparaît plus intérieure, plus riche, avec un registre lunaire que la personnalité solaire de sa vis-à-vis fait encore pâlir.Shirley MacLaine en grand-mère qui tâche de réparer les gaffes du passé est très bien, complexe et tout, mais on n’y croit pas vraiment.Le film parvient à rendre jusqu’à un certain point les contradictions des rapports entre deux sœurs qui s’aiment malgré leurs différences; il ne captive guère pour autant Le scénario est trop dilué, les répliques trop insigni Liantes pour offrir de vraies as- VONT i'écoute: Franco Rien a dire lundi 23h00 Nous vous ' avons tués ce soir dimanche 21H00 Les temmes.sandwichs mardi 12h3®y CHYZIFMr sises à une œuvre appuyée sur les relations interpersonnelles.Li partie située en Floride s’allonge sans raison.Curtis Hanson, qu’on a connu plus indépendant, truffe son film de procédés hollywoodiens, avec un optimisme bon ton, plusieurs personnages caricatu- raux — la belle-mère, entre autres — et les émotions appuyées à gros trait Tout cela manque de finesse, et l’imposante distribution appelée en renfort ne peut combler les carences du scénario.Le Devoir AUX ARTISTES PROFESSIONNELS DES ARTS VISUELS ET DES MÉTIERS D’ART Concours national d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement PROJET TOHU La Cité des arts du cirque Le ministère de la Culture et des Communications, en collaboration avec la Ville de Montréal, annonce la tenue d’un concours national d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement en vue de la création d’une œuvre pour le nouveau bâtiment logeant la TOHU, voisin du Complexe environnemental de Saint-Michel.L’œuvre extérieure tridimensionnelle prendra appui sur le bloc qui fait le lien entre le cylindre du chapiteau et le rectangle des espaces administratifs.La sculpture doit animer le cube comme une scène principale d’où éclatent des formes en complicité avec l’esprit débridé de la TOHU et le thème circas-sien de la transgression.Il est fortement souhaité que l’artiste tienne compte du fait que la TOHU est soucieuse du contexte environnemental, économique et social dans lequel elle évolue et que son projet de construction participe d’une mobilisation sur le développement durable et l’économie sociale.Le budget alloué à la réalisation de l’œuvre est de 130 840 S.Un comité de sélection de huit personnes retiendra les candidatures de quatre artistes qui seront invités à présenter une maquette ainsi que des devis technique, d’entretien et budgétaire précis.Une somme de 3 500 S, sera accordée à chaque artiste pour l’élaboration de sa proposition.Conditions d’admission • Être un artiste professionnel au sens de la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs, ou un groupe d’artistes professionnels; • Avoir la citoyenneté canadienne ou le statut d’immigrant reçu et résider au Québec depuis au moins un an; • Soumettre son dossier de candidature au plus tard le 1" novembre 2005, le cachet de la poste fera foi de la date d’envoi.Il sera constitué des pièces suivantes : - un curriculum vftae; - un dossier visuel constitué d’au plus 10 diapositives ou d’un cédérom comprenant au plus 10 photos d’œuvres personnelles récentes et d’œuvres publiques permanentes; - une lettre démontrant son intérêt pour le concours et expliquant les raisons d’y participer.Tout dossier incomplet sera retourné à Tenvoyeur On trouvera toutes les explications relatives à l’œuvre et au dossier visuel à l’adresse suivante : http://www.mcc.gouv.qc.ca/artslett/integration-arts.htm#concours Ministère de la Culture et des Communications Service de l’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement 225, Grande Allée Est, Bloc C, rez-de-chaussée Québec (Québec) GIR 5G5 Pour renseignements : Francine Paul : (514) 873-4699 francine.paul@mcc.gouv.qc.ca www.mcc.gouv.qc.ca ü vAirrt DIS »»»» DU CIDQVt Montréal® CuHure *f Communtcstiom Québec nu 4 te E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2005 I • ^ 1 Tl om a Une recette inépuisable SEPARATE UES Ecrit et réalisé par Julian Fel-lowes, d’après le roman de Nigel Balchin.Avec Tom Wilkinson, Emily Watson, Rupert Everett, Hermione Norris, Linda Bassett.Image: Tony Pierce-Roberts.Montage: Alex Mackie, Martin Walsh.Musique: Stanislas Syre-wicz.Royaume-Uni, 2005, 85 minutes.MARTIN BILODEAU Le thème du triangle amoureux est inépuisable.C’est en tout cas ce que confirme Separate Lies, un suspense psychologique élégant et intelligent, en partie in-abouti toutefois, réalisé par Julian Fellowes, comédien et scénariste, notamment de Gosford Park.Ce dernier fait d’armes mérite qu’on le rappelle, ne serait-ce que pour souligner sa parenté avec Seperate Lies qui, à l’instar du film de Robert Altman, nous fait entrer de plain-pied dans l’intinjité de la haute société anglaise.A la différence que cette société est contemporaine.À la différence aussi qu’elle est froide, urbanisée et hautement clairsemée.À peine quatre personnages meublent (sans que cela soit paradoxal) cette histoire de triangle amoureux illustrée du point de vue du mari trompé, un homme d’affaires influent dans la force de l’âge (excellent Tom Wilkinson).L’aventure de sa (trop) jeune épouse (Emily Watson, parfaite) avec un séduisant gentleman du voisinage (Rupert Everett, en contre-emploi, étonnant et sobre) lui sera révélée par un accident dans lequel le mari de la bonne (Linda Bassett), monté à vélo, a péri sous l’impact d’un chauffard qui a pris la fuite.Ixi voiture était- elle celle de l’amant?Tout porte à le croire.Celui-ci était-il derrière le volant?Ou était-ce plutôt son épouse à lui?Comment percer tous ces mystères sans menacer les apparences?se demande Julian Fellowes à mesure qu’il fait avancer cette enquête sur le mensonge, la dissimulation et le partage du blâme.Une enquête moins portée par le «qui», bien rite éclairci, que par le «pourquoi», par nature nébuleux chez les gens riches et bien en vue.On retrouve dans la manière un peu guindée de Fellowes quelque chose du Hitchcock de Strangers on a Train où, au-delà du déclencheur physique (le meurtre ou l’accident meurtrier), l’essentiel de l’intrigue se résout à coups de mots d’esprit échangés dans des salons lambrissés, les arrière-trains bien calés dans des canapés Régence, un verre de whisky embué dans la main.Mais la modeste originalité du film tient surtout au doute que Julian Fellowes induit dans l’esprit des spectateurs en limitant sa narration au point de vue du mari trompé.luii seul n’a rien vu, ni de l’aventure de sa femme ni de l’accident, si bien que ce qu’il sait, et ce que nous savons, reste pendant longtemps enveloppé de mystère.Dommage cependant que le scénario ne tire pas meilleur parti de cet excitant parti pris et résout au troisième acte un enjeu (la perte de contrôle d’un homme sur sa vie matérielle, dont sa femme est le principal trophée) qui nous apparaissait secondaire dans le premier.D’où la vague impression que Separate Lies, au-delà de la conversation palpitante, ne tient pas toutes ses promesses.Collaborateur du Devoir SOURCE FOX SEARCH UC.HT Tom Wilkinson et Emily Watson dans Seperate Lies, du réalisateur Julian Fellowes.••• -, '.Wml Sus au lapin-garou ! La dernière trouvaille de Gromit: la machine à aspirer les lapins jardins, à la veille d’un grand concours de végétaux géants.WALLACE & GROMIT -THE CURSE OF THE WERE-RABBIT (LE MYSTÈRE DU LAPIN-GAROU) Animation de Nick Park et Steve Box.Scénario: Steve Box, Nick Park, Bob Baker et Mark Burton.Avec les voix de Peter Sallis, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter.Image: Tristan Oliver.Musique: Julian Nott Chef animateur Loyd Price.ODILE TREMBLAY Les fans du duo Wallace et Gromit voient enfin leurs héros des courts métrages cultes passer au long cours.Rien de plus délicieux que l’univers de l’inventeur britannique Wallace et de son brillantissime chien Gromit, tous deux faits de pâte à modeler, dont les folles aventures reposent sur des mécanismes qui déraillent alors que de sombres vilains jurent la perte de l’homme amateur de fromage et de son chien fidèle.The Wrong Trousers et A Close Shave, mettant Wallace et Gromit en scène, et avant eux Creature Comforts, brillante incursion dans un zoo, ont raflé des Oscars, gonflant le club des fans enthousiastes de Nick Park.Par la suite, le génial animateur devait verser dans le long métrage avec Chicken Run, inoubliables caquetages dans une basse-cour en délire qui connut le triomphe.Et voici Wallace et Gromit entraînés dans de nouvelles aventures pour ce premier délicieux long métrage, qui s’insère dans la lignée des films précédents.Bien sûr, Wallace y inventera des méca-niques farfelues.Cette fois, il s’agit d'une machine à aspirer les lapins qui grignotent les légumes des jardins à la veille d’un grand concours de végétaux géants.L’entreprise de Wallace et Gromit, Anti pesto, avec sa machine infernale, ne chôme pas.Les voilà sous la protection de lady Tottington, courtisée par le vilain Victor Quar-temaire, qui aime tuer les lapins à coups de fusil.Tout se morpionne-ra quand, du laboratoire de Wallace, surgiront des lapins géants avides de légumes immenses.Bref, la divagation est de la fête.Si les héros demeurent de pâte à modeler, les lapins sont en peluche poilue.1,'animation 3D vient plus souvent à la rescousse de l’animation classique que dans les Wallace et Gromit précédents.Mais c’est le bon vieux tandem à son meilleur.Un des charmes du chien Gromit, muet, tient dans l’expression de ses yeux globuleux, qui parlent plus que les mots et demeurent ici merveilleusement éloquents.C’est lui qui possède l’esprit pratique du duo et sauve son maître des situations désespérées.Sur lui aussi, seul être sensé parmi des humains excentriques et aveuglés, reposent les ressorts dramatiques du film.L’exubérance du scénario, qui rebondit sans cesse à travers des péripéties absurdes et drôles, parvient à garder son allant au cours d’un long métrage.De fait, c’est désopilant.Il y a toutes sortes de trouvailles visuelles: lapin-garou immense, machine comique, environnement délirant de l’hôtesse.Les décors des jardins, des routes, sont délicieux.La voix du héros, Peter Sallis pour Wallace, est la même que dans les courts métrages.Gromit demeure muet.L’hôtesse hérite de la voix d’Helena Bonham Carter, le méchant Victor Quarter-maire s’exprime à travers la bouche de Ralph Fiennes.Rien à redire, là non plus.Les films de Nick Park possèdent l’immense mérite d’insuffler l’humour britannique au secteur de l'animation.On est loin des sous-produits de Disney qui imbi- SOURCE DREAMWORKS qui grignotent les légumes des bent les productions américaines du même type.Gromit possède un flegme tout à fait londonien et l’absurdité qui règne en maître puise sans doute sa source à l’imagerie de Lewis Caroll, avec un délire mécanique en plus, sans cynisme mais avec une folie hallucinée où l’imagination perd ses brides.Érézi présente / presents «LES TEMOIGNAGES POIGNANTS DE QUELQUES SOLDATS PLONGÉS DANS L’ENFER QUOTIDIEN ET SANS FIN DU STRESS POST-TRAUMATIQUE.UN FILM D'UNE SENSIBILITÉ EXTRÊME QU INTERROGE L’ETAT ET TOUTE L'HUMAMTÉ» Le Devoir - Film présente ’f- mis Carie ou lldomptalile imaginaire pp un film de Charles Binamé avec Gilles Carie et Chloé Sainte-Marie ¦t, -.ISL Précédé de L’Âge de la machine Un court métrage de Gilles Carie \ i, •.aver Gabriel Arcand ^ ^ Sylvie Lachance ¦aap Willie Lamothe Wfàjtm-^od^tiÔT'Wa^^ffice national du film du Canada.h : du 3.0 septembre au 13 octobre 15 h 30 ¦ 19 h www.amazonefilm.com À partir du 7 octobre : Au Cinéma Cartier à Québec 13 h, 20 h À la Maison du Cinéma à Sherbrooke 14 h 30, 20 h 20 L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi UIU TRIONIPHE! ?Le Soleil Le Journal de Montreal ?La Presse The Gazette M COMPETITION OfFICIELLE FESTIVAL DE L0CAIIN0 2005 GAGNANT PRIX DU MEILLEUR FILM CANADIEN ’« FESTIVAL DU CINEMA FRANCONPHONE J DE MONCTON (LÉOPARD D’OR w MEILLEUR INTERPRÈTE MASCULIN J PATRICK DROLET PRIX DU JURY DES JEUNES \ ENVIRONNEMENT ET QUALITE DE VIE # | PRIX OECUMÉNIQUE ^ OPERATION IIK HLM DE / Luc Côté A HIM BY PRODUIT PAR /.MMbqe/ltftMi QU CAMAQ^MopeU mmt RUM BOARS CJCIftWWJfllD 80 DELWDWMH» Dt RAM) CANADA WWW.efe2i.Ca UNE INTRIGUE SPLENDIDE CHldET SEXY! ^ Bennett THE HOUyIoOD REPORTER KEVIN BACON ALISON ^ LOHMAN H COLIN f FIRTH SUAVE QUE Et SENSUEL! UN MAGNIFIQUE FILM NOIR -Roger Ebert - CHICAGO SUM TIMES *?UN THRILLER À LA HITCHCOCK, PARFAIT!” ELISE GUtlRAULT PATRICK DROLET .BERNARD CK'OND Devoir ai tovo teSiüc.m 7eSEMAINE! aa FNTTTTTMOMeNT-i e— MfcAA PVEX' QUTZO —1 t QUARTIER LATIN e] [PONT-VMU 18 vM rCteTPCFA EVTt«TUNMf*Tr— .'VNCMA LA UN* K ——1 1 VERSAILLES ?11 VICTORtAVILLE71 I CINÉMA 1 r CINtMA 0*SCHUT*»-1 1 LE CLAP ?11ST-NICOLAS 71 PRECEDE DE À TRAVERS MES GROSSES LUNETTES Real.sc 1 s PJOTR SAPEGIN P.;;- OR.- tX-ONTRis «S.LÏfre DU 7 AU 13 OCTOBRE 2005 wwwox venins rom MAGIQUE! UN FABULEUX FILM NOIR, SENSUEL ET RENVERSANT.” -joint Griffm MONTRE U GAZETTE un film de ATOM I GOYA N la vérité nue mirai m wmei ut tiiti ms a ifiS V-Jr;.«te* A l’AFFICHI! rôôàài CINEMA CARTIER SALLES LE REZO 1“ SEMAINE DE DU 14 AU 20 OCTOBRE 2005 NOVEMBRE 2005 [pQWT-vuuu'êT [irMMTACMtTirSrSBwio^'l r£«S5oo«ST SMuaoNouomma —« —J' ii-c—maje» wnimniii-, .term¦m¦un¦¦¦m mmnooKM_Zl l wcni mu.?ijoATiwiAu ?] njaTSSmSiTl lü foSBmm’TI [w5fi« g gsasssr,] roo t A
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