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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-10-21, Collections de BAnQ.

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BLANCHETTE WEEK-END Le Festival interculturel du conte du Québec prend la parole Page B 1 Le retour du gars-gars Page B 10 w w w .1 e d e v o i r .c o m DEVOIR V o L .X C V I N ° 2 3 9 ?LE VENDREDI 21 O C T O B R E 2Ü O es r_p #' w , W 'mm ~Æ\ : • j 2 \ m -mm s ." i WH] i mi FABIEN DEGLISE Cet objet denté, ancré dans le quotidien depuis des lunes, brille aujourd’hui par sa banalité, loin des regards et des préoccupations.Et pourtant, malmenée par une époque pleine de liberté, de révolutions sociales et de repas pris à la sauvette, la fourchette, l’air de rien, voit aujourd’hui son existence et sa survie passablement menacées.par ses ennemis de toujours: les doigts.La tendance, rythmée par le développement des restes minute au cours de la deuxième partie du siècle dernier, n’est pas nouvelle.Sauf que, sous la pression d’une industrie agroalimentaire ingénieuse pour devancer les besoins de ses ouailles et d’un culte très HHHHH contemporain de l’informel, de l’absence de chichis et de la performance, elle tend désormais à s'accentuer partout dans le monde dit civilisé.Au grand bonheur de hordes de digitogaslronomes qui, en chœur, «légalisent à nouveau l’alimentation par les doigts, jadis laissée aux paysans, aux malappris, aux barbares et aux sauvages pour des raisons d’hygiène et de civilité.«La mort de la fourchette?Ce n’est pas une chose impossible à envisage», lance Laurier Turgeon, professeur d’histoire et d’ethnologie à l’Université LavaL «Sa disparition risque aussi de symboliser la déritualisation de l’acte de manger qui marque aujourd’hui notre époque.» Attitude régressive pour les uns, redéfinition prévisible du rapport à la table pour les autres, l’usage du pouce, de l’index et du majeur — et accessoirement de l’annulaire et de l’auriculaire — pour s'ali- menter envahit désormais tous les champs de la bouffe.et de la malbouffe.«Cela vient en partie avec un phénomène nouveau: la systématisation de l'alimentation complètement nomade et individualisée», résume à l’autre bout du fil le sociologue français Claude Fiscjiler, spécialiste des habitudes alimentaires.«Les Etats-Unis, qui ont développé une multitude de contenants et de réceptacles pour manger en mouvement, sont les champions en la matière.» Et le VOIR PAGE A 10: FOURCHETTE Congés parentaux: la Cour suprême donne raison à Ottawa HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Québec a perdu devant la Cour suprême hier une cause qui lui tenait à cœur démontrer qu’Ottawa empiète sur ses compétences en gérant un régime de congés parentaux Si cette défaite n’affecte en rien le programme canadien actuel et ne remet pas en question la création de sa version québécoise le 1" janvier prochain, il met une fois de phis en lumière une interprétation du fédéralisme par la Cour suprême qui avantage le gouvernement fédéral.La cause portait sur les congés parentaux.Le Québec, qui avait piloté le renvoi en 2002, voulait savoir si Ottawa outrepassait ses compétences constitutionnelles en créant un programme de nature sociale (congés de maternité) à même une caisse d’assurance contre le chômage.Deux visions s’opposaient.La province espérait qu’on interprète strictement la Constitution canadienne, à savoir qu’à l'origine, l’as-surance-chômage protégeait contre la perte d'emploi VOIR PAGE A 10: COUR Objectif: ballottage zéro LAssociation des centres jeunesse applaudit le projet de loi de Québec; Vopposition condamne le maintien de la bureaucratisation ANTOINE ROBITAILLE Québec — Qu'il n'y ait plus aucun enfant qui soit «ballotté» entre leur «milieu d’origine» et des familles d’accueil au Québec, voilà un des cinq principaux objectifs du projet de loi déposé hier à l’Assemblée nationale par la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse et à la Réadaptation, Margaret F.Delisle.Bien qu’entreprise plusieurs années avant la sortie, ü y trois semaines, du documentai- re-choc Les Voleurs d’enfance, du journaliste-vedette Paul Arcand — qui y pourfend le système de la protection de la jeunesse —, cette troisième révision d’une loi adoptée en 1977 était encore plus attendue depuis.«Des critiques sévères ont été portées au réseau de la protection de la jeunesse, notamment concernant le placement et le déplacement des enfants», a d’ailleurs rappelé Mme Delisle hier.Cette dernière a mis en relief VOIR PAGE A 10: BALLOTTAGE Michelle Courchesne H • : INDEX Annonces_____B 8 Monde-A 5 Avis publics .B 6 Mots croisés.B 6 Cinéma.B 3 Musique-B 5 Décès.B8 Reste__________B7 Éditorial____A8 Sudoku_________B7 Idées________A9 Télévision.B4 Météo.,___B7 Week-end-.B1 Scène tirée du film de Paul Arcand, Les Voleurs d'enfance.ARC HfVKS LE DEVOIR 87c ?TAXES» 1 $ Gagnon- Tremblay contredit Pelletier « Il est faux de prétendre qu ’Ottawa a fermé la porte dans ses négociations avec Québec ANTOINE ROBITAILLE ROBERT I) Il TR 1 SA C ALEC C A S T O N G U A Y La ministre des Relations internationales du Québec, Monique Gagnon-Tremblay, s’est dissociée hier de son collègue aux Affaires intergouverne-mentales canadiennes, Benoît Pelletier, alors que celui-ci venait de subir les foudres du ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre.Selon Mme Gagnon-Tremblay, qui a accordé un entretien au Devoir hier matin, «il est faux de prétendre» — ce qu’a fait M.Pelletier mercredi — que le fédéral a «fermé la porte» dans ses négociations avec le gouvernement québécois en matière de relations internationales.Certes, le fédéral ne la garde pas «grande ouverte non plus», a-t-elle reconnu.Mais lorsque M.Pelletier a parlé d’une impasse dans ses négociations avec Ottawa, il voulait sans doute parler, suppose la ministre, «des autres dossiers qu'il négocie avec le fédéral».Par exemple?«Il y a les garderies.Il y a d'autres dossiers que mon collègue continue à négocier.Il y a plusieurs déclarations de part et d’autre, et on a fait un certain mélange.» Or, au cours d’un point de presse mardi, M.Pelletier a été on ne peut plus clair.Ottawa est «en train de refermer la porte» en ce qui a trait à ces négociations sur les relations internationales.C’est à M.Pelletier que le premier ministre Jean Charest a confié la tâche de négocier une entente avec Ottawa au sujet de la place du Québec sur la scène internationale.M.Charesl s’est d’ailleurs porté à la défense de M.Pelletier hier en mettant l’envolée de M.lapierre sur le compte de la frustration.le premier ministre a repris Monique ( ,;ijjv»i1reml>kjy Benoh Pelletier VOIR PAGE A 10: PELLETIER Les dictionnaires Larousse Ciwtfl If fVOlWTlOM K «1 ’ ‘ « A 56301^66^5 LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2005 A l ‘LES ACTUALITES * L’UdeM demande l’aide d’un conciliateur MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Le conflit entre l’Université de Montréal et ses professeurs requiert l’intervention d’un conciliateur du ministère du Travail, qui a accepté hier d’intervenir pour faciliter la recherche d’une solution.l¥ès de trois semaines après le début de la négociation, la direction de l’UdeM a demandé hier l’intervention de ce conciliateur en raison de «l’écart considérable» entre les demandes salariales de ses 1270 professeurs et la nature de son offre, comme Ta indiqué hier le vice-recteur adjoint aux ressources humaines, Jean-Marc Charron.Ije président du Syndicat général des professeurs de l’UdeM (SG-PUM), Louis Dumont, a immédiatement indiqué que cette mesure «étonnante» adoptée aussi tôt dans un processus de négociation ne devait pas être dilatoire.«Je souhaite que la directum ne freine pas le réglement en étirant te processus», a affirmé M.Dumont, dont les membres espèrent toujours un règlement d’ici trois semaines.l,es professeurs disposent toujours de cinq journées de grève, dont une a été utilisée ce mercredi, une première en plus de 20 ans.les deux parties négocient le volet salarie')] pour la seule année 2(K).t>06.le syndicat réclame 2,9 % d’augmentation pour cette année et un rattrapage salarial de 7,6 % pour rejoindre la médiane des professeurs du «groupe des dix» (les dix plus grandes universités de recherche au Canada).leur demande de 11,5 % représenterait environ 13 millions $.L’administration, elle, propose 2 % d’augmentation pour cette année en plus de 80 % de ce que le secteur public consentira au terme de la négociation en cours.«Nous reconnaissons la nécessité du rattrapage salarial, mais ce que nous disons, c’est que ça doit aller de pair avec les disponibilités financières de l’université», explique M.Charron.Le Devoir Colloque sur le référendum de 1995 Les acteurs tirent les leçons du passé en attendant la prochaine fois CLAIRANDRÉE CAUCHY Les acteurs du référendum de 1995 réunis sur une même tribune à l’occasion du 10 anniversaire avaient pour la plupart les yeux rivés sur l’avenir, cherchant dans cet épisode des leçons à tirer pour la prochaine consultation populaire, souhaitée pour les uns, appréhendée pour les autres.les révélations de Chuck Guité sur les 45 millions dépensés par le gouvernement fédéral soit neuf fois plus que les cagnottes dont disposaient respectivement les camps du OUI et du NON, ont convaincu l’ancien premier ministre Bernard I an-dry de parler du «référendum volé».Il suggère que le Bloc québécois amène Ottawa à s’engager à respecter les lois du Québec.Dans le cas probable où la manœuvre échouerait, le Québec devrait, selon M.landry, se doter lui-même d’un «arsenal juridique» pour empêcher le fédéral d’outre- passer les enveloppes prévues pour les consultations populaires, par exemple en monopolisant tous les panneaux-réclames du Québec.M.Landry a également réitéré son souhait que le Québec accueille des observateurs internationaux, pour «vérifier si la démocratie demeure exemplaire».Il suggère aussi de resserrer les conditions d’exercice du droit de vote, pour «que seuls ceux qui ont le droit de voter votent, mais nul autre», rappelant que des étudiants de l’université Bishop ont été condamnés pour avoir voté frauduleusement en 1995.Pressentant peut-être une attaque sur ce sujet, le ministre fédéral Thomas Mulcair a quant à lui centré son intervention sur le grand nombre de bulletins de vote rejetés dans son comté, soit 5426.Une ligne contrecarrée par Bernard Landry, qui a rappelé qu’il n’y a pas eu plus de bulletins rejetés en 1995 que dans une élection législative normale.En avant-midi, les quelque 130 participants au colloque organisé conjointement par Le Devoir et The Gazette ont pu entendre des membres des deux camps parler des stratégies élaborées derrière les portes des «war rooms».Apres avoir exposé la stratégie pour élargir le spectre souverainiste au-delà du PQ, notamment avec les Commissions sur l’avenir du Québec et la coalition des Partenaires pour la souveraineté (avec les syndicats et les groupes communautaires), Jean-François Lisée a confessé les deux «erreurs» venues le hanter.D’abord, le PQ a renoncé à adopter une loi sur l’identification des électeurs sans l’accord des libéraux, ce à quoi Québec a remédié depuis.Puis la politique de rigueur budgétaire appliquée par Jacques Parizeau pour équilibrer le déficit des opérations courantes, qui a donné lieu par exemple à l’annonce de la fermeture de 10 hôpitaux.«Cétait un vecteur de mobilisation du camp du NON.C’était une opération imprudente.» Son vis-à-vis du bureau de Lucien Bouchard au Bloc, le conseiller Pierre-Paul Roy, a quant à lui insisté sur l’offre de partenariat qui a permis d’enrôler l’ADQ dans le giron du «camp du changement».«Le fait que ça se soit produit de cette façon [au terme d’un bras de fer avec Jacques Parizeau], si tardivement, cela a permis à l’autre camp de baptiser le virage comme une astuce pour gagner.» M.Roy, qui agit toujours comme conseiller de Gilles Duceppe, est convaincu que les Québécois voulaient — et veulent toujours — «savoir ce qui va arriver le lendemain du référendum et quels seront les liens avec le Canada».La partie n’est pas jouée, vu que la dernière mouture du programme du Parti québécois évacue la question du partenariat Dans le camp du NON, c’est un véritable cri du cœur aux fédéralistes qu’a lancé l’ancien conseiller John Pari sella «Ne restez pas assis en attendant le prochain référendum.Parlez, affirmez-vous.Ne vous cachez pas pour parler de Ce en quoi vous croyez » Cette «timidité» des fédéralistes, qui les a amenés à intervenir seulement pendant la troisième semaine de campagne, a eu pour «résultat qu'ils ont failli perdre le pays», a affirmé M.PariseDa Venu à contrecœur au colloque, l’ancien conseiller de Jean Chrétien Edward Goldenberg pense.Ici aussi, que les fédéralistes n’«ont pas assez parlé du Canada» et ont joué «trop sur la défensive».Cela dit il avait beaucoup plus la tête à parler du manifeste de Lucien Bouchard et consorts Pour un Québec lucide qu’à ressasser des «anecdotes d’une autre décennie».Le colloque, qui se tient au Pa villon des sciences de ITJQAM, se conclut aujourd’hui avec l’allocution du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Le Devoir VICTOR RUIZ REUTERS ms Des touristes ont trouvé refuge dans l’un des centres aménagés à leur intention à Cancün.Le Mexique et Cuba se préparent avant l’arrivée de Wilma » Cancün — Le cyclone Wilma, toujours considéré comme extrêmement dangereux bien qu’ayant été rétrogradé en catégorie 4, se rapprochait hier de la péninsule du Yucatan (Mexique), un des hauts lieux du tourisme mondial, avant d’attaquer l’ouest de Cuba et la pointe de la Floride.La trajectoire de Wilma s’est nettement modifiée en l’espace de vingt-quatre heures.D’après le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, l’oeil de l’ouragan devrait entrer sur le territoire mexicain légèrement au sud de la station balnéaire de Cancün, sur la péninsule du Yucatan.Le NHC notait hier après-midi un léger renforcement de Wilma et prévoyait que le cyclone toucherait ce matin le Yucatan et les pôles touristiques de Cancün et de Hie de Cozumel.D ne devrait quitter la péninsule que demain matin, selon les météorologistes.Dans le Yucatan et dans l’ouest de Cuba, les habitants ont consacré leur journée d’hier aux derniers préparatifs avant d’affronter l’ouragan, un temps ca- ractérisé comme le plus puissant jamais répertorié.Il a été rétrogradé en catégorie 4 sur l’échelle Saffir-Simpson (qui en compte 5).Les hôtels du front de mer de Cancün — 33 300 personnes - ont totalement été évacués et environ 8000 touristes sont hébergés dans des centres d’accueil d’urgence, plus dün millier dans l’agglomération de Cancün.La plupart des touristes ont quitté la région par des vols réguliers ou spéciaux à partir de l’aéroport de Cancün, les autres se sont réfugiés loin des côtes où l’ouragan Wilma est attendu aujourd’hui.L’aéroport de Cancün a été fermé hier en fin d’après-midi et ne rouvrira pas avant demain.Les premiers signes de l’ouragan —pluie continue et rafales de vent— se faisaient sentir hier dans le Yucatan.Wilma est le 12' ouragan de la saison cyclonique dans l’Atlantique.Agence France-Presse — Bernard Drainville i veut connaître votre opinion.Est-ce que la qualité de vie dans votre ville se détériore?Invités : François Cardinal, La Presse Gérard Beaudet, Université de Montréal .£ , EN DIRECT DE L'HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL CE SOIR 19 H 30 LA PART DES CHOSES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 RDI LE RESEAU DE L'INFORMATION DE RADIO-CANADA WWW.RADIO CANADA.CA/ELECTIONS REALISATION JEAN FRANÇOIS L'HEÜREUX *>»»»»»»»»,«i . LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2 0 0 5 A A \CTUALITES -Athffa de société Cinq émissions touchant les dynamiques sociales 91,3 fn, Lundi au vendredi 19H30 JACQUES GRENIER LE DEVOIR CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Marc Bellemare Andrée Boucher MONTRÉAL Le conseil d’arrondissement divise le caucus libéral Nathalie Normandeau prendra une semaine de plus pour peaufiner sa décision à la suite des recommandations du comité de transition Débat des candidats à la mairie de Québec Marc Bellemare a joué son va-tout contre Andrée Boucher L’ancienne mairesse de Sainte-Foy est restée de marbre devant les insultes de l’ancien ministre ISABELLE PORTER uébec — Tous les regards xv étaient tournés vers Andrée E Boucher hier soir, lors du débat télévisé opposant les différents çandidats à la mairie de Québec.A trois semaines du scrutin, l’ex-mairesse, qui est largement en avance dans les sondages, avait beaucoup à perdre dans ce débat et Marc Bellemare a essayé de la provoquer.Agressif, le candidat a multiplié les attaques cinglantes: «Est-ce que vous pouvez arrêter de parler de Sainte-Foy?Arrivez en ville, madame Boucher Ici, c’est Québec!», a-t-il lancé à un certain moment «Cette femme, si elle est élue, va tuer l’industrie et le développement éco-notfiique dans la ville de Québec!» A près de deux semaines du scrutin, il s’agissait sans doute du débat de la dernière chance pour les adversaires d’Andrée P.Boucher, qui trône au sommet des sondages depuis son entrée dans la course.Interrompant continuellement ses adversaires avec, en prime, quelques insultes, Marc Bellemare a peut-être mis en péril sa cote de sympathie, mais on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir joué le tout pour le tout.L’ancien ministre de la Justice est même allé jusqu’à rire des difficultés d’Andrée P Boucher avec la langue de Shakespeare en déclarant «qu’il faudrait qu’elle commence par apprendre l’anglais».«J’ai une entrevue en anglais demain», a-t-elle rétorqué, avant d’ajouter que «M.Mitterrand n'avait pas un très bon anglais, ce qui ne l’avait pas empêché de diriger la France».En tant que représentant du parti de Jean-Paul L’Allier, Claude Larose a eu droit aussi à son lot d’interventions musclées de la part du candidat de Vision Québec.«M.Bellemare est en train de couler et il s’accroche à des cure-dents!», a-t-il lancé.Il a en outre tenté de tourner la situation à son avantage: «La cacophonie, tout ce que ça démontre aux gens, c’est le type de conseil municipal qu ’on aurait avec Mme Boucher.» Etant donné que cette dernière se pré- La chronique de Christian Rioux sera publiée samedi exceptionnellement gfV ^ sente sans parti, certains craignent que, dans l'éventualité de son élection, l’instabilité règne au conseil municipal.La principale intéressée est restée plutôt calme, prenant même les choses en riant Ce qui ne l’a pas empêchée de suggérer à un certain moment que Marc Bellemare avait rendu le débat «pénible».Fidèle à ses habitudes, l’ex-mairesse de Sainte-Foy a fait preuve d’une bonne maîtrise de ses dossiers.Peu loquace en matière de développement économique, elle a reproché à Claude Larose de trop investir dans le logement social et déploré que l’administration L’Allier ait échoué à convaincre le gouvernement du Québec de concentrer ses activités politiques dans la capitale.Assaillie de questions sur les finances de la ville, elle a précisé qu'elle ne comptait pas augmenter les taxes mais que des urgences dans les infrastructures pourraient justifier qu’on augmente la dette.Enfin, elle a semblé prise de cours lorsque Claude Larose a fait allusion à l’endettement et à la lourdeur des dépenses dans l’ancienne ville de Sainte-Foy en s’appuyant sur une source qu’elle-mème avait citée.Le débat d’une durée d’une heure portait sur quatre thèmes: les services municipaux, les finances, le développement économique et le rôle de Québec comme capitale.En dépit du fait que chacun des candidats avait son droit de parole, le débat a surtout permis de mieux connaître les positions d’Andrée E Boucher et de Claude Larose, pendant que Marc Bellemare cherchait à les interrompre.Quant à Pierre-Michel Bouchard, c’est tout juste si on l’a entendu.Un sondage CROP en date du 29 septembre donnait à Mme Boucher une bonne avance sur ses adversaires, avec 39 % des voix.Son plus proche concurrent Marc Bellemare, récolte à peine la moitié de ce score, avec 20 %, tandis que Claude Larose et Pierre-Michel Bouchard récoltaient respectivement 16 % et 7 %.Par ailleurs, le parti de Claude Larose a diffusé cette semaine un sondage interne révélant que son candidat se classait désormais deuxième derrière l’ancienne mairesse de Sainte-Foy.Après répartition des indécis, cette dernière obtenait 44 % des intentions de vote, Claude Larose 25 %, Marc Bellemare 18 % et Pierre-Michel Bouchard 9 %.Collaboratrice du Devoir Un sondage CROP accorde 39 % des vont à Andrée Boucher, 20 % à Marc Bellemare, 16 % à Claude Larose et 7 % à Pierre-Michel Bouchard PKI)RO RUIZ LK Dl VOIR COMMRAISON DIS COMPTES DE TAXES D UNE RÉSIDENCE MOYENNE (2005 ET 2006) Municipalités 2006 2006 (estimation} Variation (\) Baie-d’Urté 2945$ 3265$ 10.9% Beaconsfteld 3564 4098 15.0% Côte-Saint-Luc 3629 3945 8,7% Dollard-des-Ormeaux 2503 3089 23,4 % Dorval 2361 2452 3.9% Hampstead 7669 7377 -3.8% Kirkland 2979 3147 5.6% L’île-Doval 3225 3553 10,2% Montréal 2839 2855 0,5% Montréal-Est 1404 1408 0.3% Montréal-Ouest 5054 5601 10.8% Mont-Royal 5488 5835 6.3% Pointe-Claire 2706 2927 8.2% Samte-Anne-de-Bellevue 2463 2569 4.3% Senneville 4969 5613 13,0% Westmount 7781 8312 68% La naissance du futur conseil d’agglomération de Montréal ne se fait pas sans douleurs.À moins de trois semaines des élections municipales, le dossier continue de diviser les membres du caucus libéral et le gouvernement du Québec n’a toujours pas déterminé comment fonctionnera ce conseil et combien d’élus montréalais y siégeront.JEANNE CORRIVEAU Invoquant des considérations de nature juridique, la ministre des Affaires municipales a reporté à la semaine prochaine sa décision concernant le fonctionnement du futur conseil d’agglomération de Montréal.Nathalie Normandeau reconnaît toutefois qu’elle doit composer avec les positions «irréconciliables» exprimées par plusieurs membres du çaucus libéral.A quelques minutes d’avis, elle a donc annulé la conférence de presse prévue hier midi, peu après le dévoilement des re-commanda-tions du comité de transition au sujet de cette nouvelle instance décisionnelle.Après des mois de réflexion et de consultations, on s’attendait à ce que la ministre annonce, hier, son intention de former un conseil d’agglomération restreint selon la formule préconisée par le maire Gérald Tremblay.Contre toute attente, elle a reporté sa décision à mardi prochain.Des arguments de nature juridique, portés à son attention par le comité de transition, l’a incitée à demander, auprès du ministère, une analyse plus approfondie de certains aspects du dossier, a-t-elle indiqué.Mais elle a dû reconnaître que plusieurs membres du caucus li- béral, ainsi que des élus municipaux, avaient exprimé des opinions fort divergentes quant au modèle à adopter.«C’est évident que les intérêts des uns sont opposés aux intérêts des autres, et souvent les intérêts exprimés sont irréconciliables, ce qui fait en sorte que le coefficient de difficulté est encore plus élevé pour trouver un équilibre», a-t-elle expliqué.La ministre désire également comprendre pourquoi le comité de transition a revu à la hausse les augmentations de taxes que devront subir les contribuables üe plusieurs villes à reconstituer.Gérald Tremblay n’a pas apprécié que la ministre reporte à la semaine prochaine sa décision.«Je m’inquiète de l’annulation de la conférence de presse de la ministre.J’espère qu’il n’y a pas, à Québec, des jeux de coulisses pour brimer Montréal», a-t-il déclaré, visiblement contrarié par la tournure des événements.Le maire réclame que Québec rejette le rapport du comité de transition de Montréal rendu public en matinée.Dirigé par Pierre Lortie, le comité de transition recommande au gouvernement que le conseil d’agglomération soit composé du maire de Montréal, des 63 élus qui siègent au conseil municipal de Montréal (dont les membres de l’opposition) ainsi que de 15 représentants des villes reconstituées, dont 14 maires (Dorval et I.Tltri )or-val n’auront qu’un représentant).Or (iénild Tremblay estime que le conseil d'agglomération ne devrait compter que 16 élus montréalais, soit le maire accompagné de 15 conseillers de son choix.«C'est un rapport de défusion-nistes.Il ne respecte pas les principes édictés par le gouvernement lors des référendums de 2004 [.] Je refuse qu 'il y ait deux sortes de conseil de ville et que les Montréalais soient traités comme des citoyens de deuxième classe», a-t-il martelé.Dans son rapport, le comité a également dévoilé les impacts fiscaux des défusions.Selon ses analyses, 14 des 15 villes à reconstituer subiront des hausses moyennes variant entre 0,3 % (Montréal-Est) et 23,4 % (Dollard-des-Ormeaux).Pour leur part, les contribuables d’Hampstead devraient avoir droit à une baisse de taxes de 3,8 %.Plusieurs éléments contribuent à ces variations, a expliqué hier M.Ijortie, en évoquant l'augmentation importante des valeurs foncières observée dans le secteur résidentiel entre 2001 et 2006, un phénomène qui a été accentué dans les villes à reconstituer.Le président du comité de transition a également fait remarquer que les dépenses de fonctionnement de la Ville de Montréal fusionnée ont crû de 437 millions entre 2002 et 2005.De ce montant, 133 millions «J’espère qu’il n’y a pas, à Québec, des jeux de coulisses pour brimer Montréal » sont lies à la rémunération des employés.dont les conditions ont été harmonisées à l’écheUe de nie.Finalement, l’harmonisation du far deau fiscal amorcée à la suite des fusions municipales, et qui doit être complétée immédiatement par les villes reconstituées, explique l’écart entre les hausses de taxes d'une municipalité à l'autre.«Dans certains cas, ça ne change pas gmnd-chi)se, mais pour d’autres municipalités, il y a un rattrapage qui frappe de plein fouet en 2006», a expliqué M.Lortie.Quant aux coûts liés aux défusions, qui in-eluent les dépenses relatives à la tenue de référendums, M.1 .ortie les qualifie de «marginaux».Pierre Ixirtie a fait remarquer hier que la moitié des municipalités délusionnées devraient subir des hausses plus considérables que celles envisagées par la firme Se-cor en 2004, au moment des référendums sur les défusions.C'est le cas de Dollard-des-Ormeaux, où l’on avait fait entrevoir aux contribuables des hausses de 14,7 % alors qu’elles grimpent maintenant à 23,4 %.lorsqu’elle dévoilera ses intentions à l’égard du conseil d’agglomération, la ministre Normandeau pourrait également annoncer des mesures visant à amortir la facture des villes les plus touchées par les augmentations.Mais hier, le maire Tremblay a répété qu’il refusait que «les Mmtréa-lais paient pour les dé/usionnistes».Ije conseil d’agglomération, qui entrera en fonction le 1" janvier prochain, gérera un budget d’environ 2,8 milliards de dollars et administrera, entre autres, les services de police, des incendies, de cour municipale, d’eau potable et de transports en commun |xmr tout le territoire de lUe de Montréal.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir « C’est évident que les intérêts de uns sont opposés aux intérêts des autres » E N Coderre veut poursuivre le Bloc Ottawa — Le député libéral fédéral et ex-ministre Denis Coderre menace de poursuivre le Bloc québécois et plusieurs de ses députés qui ont envoyé dans plus de 25 circonscriptions du Québec une brochure d’information qu’il juge «diffamatoire».Dans ce document de deux pages, le Bloc montre les ministres et les premiers ministres qui ont comparu devant la commission Go mery.Puis, au bas de la page principale, on peut voir les entreprises de communication qui ont reçu des sommes du défont programme ainsi que les montants perçus par ces sociétés mais aussi par le Parti libéral M.Coderre prétend que faire un Hen entre lui et le scandale des commandites est «inacceptable».«Cest de l ’argent des payeurs de taxes çk* serf à fa, a-t-il dit hier On est allé trop loin, là.Jai demandé a mes avocats de regarder la situation parce que je veux poursuivre le Bloc.Cest de la diffamation.» - Le Devoir BREF Sheila Fraser enquêtera Ottawa—Le comité parlementaire des Comptes publics a accepté hier de demander à la Vérificatrice générale Sheila Fraser de mener une enquête sur le Conseil de l’unité canadienne et le groupe Option Canada C’est le député bkxjuiste Benoît Sauvageau qui mène cette lutte depuis quelques semaines apres avoir mis la main sur un rapport de vérification interne de Patrimoine canadienne démontrant que l’organe de recherche du Conseil de l’unité canadienne (le CRIC) n’utilisait qu’à peine 13 % de son budget pour taire de la recherche, que cette recherche était jugée peu utile par le ministère qui la finance, que le CRIC n’avait soumis aucun pian d’affaire au gouvernement avant de recevoir ses 43 millions de dollars de financement et que la reddition de comptes se taisait par téléphone.Le Conseil de l'unité canadienne reçoit un peu plus de 13 millions de dollars par année.— Le Devoir Appelez, vous ne risquez rien : Obligations boursières du Québec Capital garanti à 100 % Rendement selon l'Indice Ouébec-30" ‘ 10 ans Sans limîte Rendement maximal de Émission en vente jusqu’au 25 novembre 2005.BONI DE T du capital investi, applicable sur tes nouveaux fonds REER www.epq.gouv.qc.ca Pour connaître tes entreposes composant flndfce Québec-^.visitez te vnvwtq3Q-iql50 org Épargne Rl*cmm*nts Québec lî II Ce soir 19 h 30 Il va y avoir du sport 10* anniversaire du référendum : Parizeau avait-il raison?Avec Mathieu Bock-Côté, Yves Michaud, François Rebelle et Michel Venne.Pour ou contre le palmarès des écoles?Avec Yves Boisvert, Robert Cadotte, Jean-Bernard Faucher et Lorraine Pagé.Invitée : Sophie Cadieux telequebec.tv Télé-Québec «p»| 40#* SOMMES-NOUS BIEN ARMÉS?WWW.RADIO-CANAOA.CA/ZONEUBRE REALISATION-COORDINATION: ÉRIC IE RESTE AA LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2005 -LES AC T T AL ITÏÏ1 Pour un Québec lucide Le constat fait consensus mais les solutions divisent KATHLEEN LEVESQUE Le manifeste Pour un Québec lucide semble recueillir une large adhésion pour l’analyse qu’il propose mais suscite beaucoup d’opposition quant aux solutions proposées.L’ex-chef du Parti québécois, Bernard Landry, qui dit avoir horreur de la pensée unique, a salué le fait qu’aucun sujet n’est tabou dans la démarche des 12 signataires, dont son prédécesseur à la tète du PQ, Lucien Bouchard.Toutefois, M.Landry a fait remarquer que le manifeste penche à droite.«Moi, j'ai mes convictions social-démocrates, je vais le rester, mais j’aime cela qu’il y ait des gens de droite de temps en temps qui amènent des idées.Cela me permet de faire ressortir la valeur des nôtres», a-t-il dit A gauche de l’échiquier politique, l’Union des forces progressistes a dénoncé les solutions mises en avant par exemple la hausse des droits de scolarité et des tarifs d’électricité.D’ores et déjà, il prévient qu’il y aura de la «résistance».«Les recommandations de M.Bouchard sont extrêmement lucides pour le Québec des possédants.C’est exactement ce qu’il faut au Québec des entreprises pour rejoindre le peloton des pays où les classes dirigeantes ont beaucoup profité des programmes de la doctrine néolibérale», a expliqué le Dr Amir Khadir, porte-parole de ITJFP Pour un Québec lucide estime que le Québec fait face à une concurrence mondiale et à un déclin démographique tels qu’il est en péril.Pour y remédier, le groupe mené par Lucien Bouchard souhaite un débat sur des enjeux précis comme une plus grande ouverture au privé, un réinvestissement majeur en éducation et une bataille acharnée contre la dette.Les 12 signataires dénoncent également le refus du changement dont font preuve notamment les syndicats.«Est-ce que ça s’appelle une politique de droite, de centre-droite?Je ne le sais pas.Moi, je refuse les étiquettes», a commenté Lucien Bouchard, qui dit vouloir que le Québec sorte de sa torpeur dans le consensus.«J'en appelle au consensus.Il faut en être tous.J’ai salué la déclaration d’Henri Massé [de la FTQ], qui a dit que tout le monde doit faire sa part.Je le pense aussi», a-t-il ajouté.Ce qui importe dans une première étape, a-t-il précisé, c’est que la société ait une lecture commune de JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lucien Bouchard, porte-parole des douze.la réalité.«Si on accepte le diagnostic, j’imagine qu on accepte qu’il va y avoir des remèdes.Peut-être qu’il y a d’autres remèdes que ceux qu’on propose, qu’on évoque.Il y a un débat à faire», a-t-il affirmé.Candidate à la direction du PQ, Pauline Marois s’est montrée critique.Elle qui faisait campagne à Québec a souligné son malaise devant certaines solutions présentées dans le manifeste, dont la hausse des droits de scolarité.«Il y a beaucoup d’éléments avec lesquels je ne suis pas d’accord.Des mesures vont à l’encontre de ce que je propose», a-t-elle indiqué.Lucien Bouchard et consorts font preuve d’un manque de lucidité en présentant des solutions superficielles à un problème de fond qui nécessite d’abord de faire du Québec un pays, estime pour sa part Louis Bernard, lui aussi candidat à la direction du Parti québécois.«Le diagnostic est bon mais les solutions manquent précisément de ce qu’on recommande, c’est-à-dire la lucidité et le courage.Dans ce document-là, on ne retrouve que des solutions très superficielles», a commenté l’aspirant chef.Il demeure que la sortie du manifeste a été un événement qui a soulevé beaucoup d’intérêt.M.Bouchard a précisé hier que le site Internet a été visité par 20 000 personnes dès la première journée.Le Devoir Avec la collaboration de Clairandrée Cauchy et de la Presse canadienne Garderies: un accord serait imminent entre Ottawa et Québec SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Au moment où Benoît Pelletier et Jean Lapierre se crêpent le chignon, Québec et Ottawa sont tout près d'un accord final sur la question des garderies, a appris la Presse canadienne.«Il ne manque pas grand-chose pour en arriver à une entente», a confié une source proche des négociations sous le couvert de l'anonymat.S'il se concrétise, l’accord sera le premier que conclura Ottawa sur les services de garde.Sept provinces ont signé une entente de principe avec le fédéral, mais aucune n’a encore conclu d’accord définitif.Mercredi soir, la ministre québécoise de la Famille, Carole Théber-ge, a rencontré à Ottawa le ministre fédéral du Développement social.Ken Dryden.La veille, le premier ministre Paul Martin et la ministre fédérale des Affaires intergouvernementales, Lucienne Robillard, avaient peaufiné la position d'Ottawa avec M.Dryden.fi semble que Mme Théberge ait apprécié.«Ça été très positif», a-t-elle déclaré lors d’un entretien téléphonique.«M.Dryden et le gouvernement fédéral sont bien conscients de notre réalité, et c’est dans ce sens-là que la conversation s’est déroulée hier soir [mercredi].Je suis très confiante pour la suite des choses.» Tant à Québec qu’à Ottawa, on demeure toutefois prudent quant à la date d’une éventuelle annonce officielle.«Ça va dans le bons sens, vraiment, on devrait arriver bientôt à quelque chose de très concret», a tout de même dit la ministre Théberge.Dans son budget 2005, le gouvernement Martin s’est engagé à verser 4,1 milliards aux provinces au cours des quatre prochaines années afin de financer les services de garde.Québec doit toucher environ le quart de cette somme.Or le Québec dispose déjà d’un réseau public fort développé, ce qui a soulevé la question de l’utilisation de la contribution fédérale.Concessions Au départ, le gouvernement Charest refusait qu'Ottawa impose toute «condition» au transfert de fonds.Depuis, Mme Théberge a accepté que l’argent fédéral serve au «mieux-être des familles», sans plus de précisions.«On vous dira ça en temps et lieu», s’est contentée de dire la ministre.De son côté, le gouvernement Martin est maintenant prêt à tolérer que Québec ne veuille pas lui donner plus de détails sur ses projets.«On voulait au moins que cette entente reflète le fait que cet argent-là ne va pas être dépensé dans du béton et de l’asphalte mais dans la politique familiale et le mieux-être des enfants», a expliqué une source fédérale.A Québec, on s’est opposé avec-fermeté à toute exigence de faire rapport à Ottawa sur l’utilisation des sommes transférées.D semble que les deux gouvernements se soient finalement entendus pour que Québec informe simplement la population des dépenses financées par le versement fédéral.Il reste maintenant à voir si le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, Benoît Pelletier, renverra Carole Théberge et Ken Dryden à leurs devoirs, comme on le craint à Ottawa.Le lieutenant québécois de Paul Martin, le ministre Jean Lapierre, a accusé mercredi M.Pelletier et son Secrétariat aux affaires intergouvemementales d’être un «nœud» entre Québec et Ottawa.Mme Théberge a assuré qu’elle appuie entièrement les sorties récentes de M.Pelletier.«Quand nos compétences sont “requestionnées”, on ne peut pas ne pas répondre ou se prononcer, a-t-elle soutenu On n'admettra pas ça.» Presse canadienne Les médecins délèguent certaines responsabilités aux infirmières LOUISE-MAUDE R10UX SOUCY Habitués à pratiquer leur art en parallèle, omnipraticiens et infinnières ont officialisé hier une entente qui modifiera en profondeur la façon dont les soins de première ligne seront prodigués au Quebec.Cette redefinition, qui donne aux infinnières un rôle accru dans de nombreux domaines, devrait avoir un impact direct sur l’accessibilité des soins, ont promis les deux parties.Réunis pour la première fois sur un même lieu de pratique à la faveur des groupes de médecine familiale (GMF), médecins et infirmières estiment que le nouveau partage de leurs compétences aura un effet positif sur la pénurie d'effectifs qui grève le système de santé québécois.«Je ne mets pas mes lunettes roses, on est en pénurie partout, mais là où la collaboration existe déjà, on est plus efficaces», a fait valoir le Dr Re-nald Dutil.president de la Fédération des médecins omnipraticiens du Quebec (FMOQ).En vigueur dès maintenant, cette collaboration entre la FMOQ et l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) donne phis de responsabilités aux infirmières, qui pourront mener des activités aussi diverses que la prevention, la promotion, le dépistage.la gestion de cas.la liaison avec les CLSC et les services de deuxième ligne ainsi que le suivi auprès des clientèles vulnérables.Au movren d'ordonnances collectives et de proto-ailes de soins, les infirmières pourront notamment assurer le suivi des patients souffrant de maladies chroniques.par exemple le diabète ou l'hypertension artérielle, en ajustant le traitement médicamenteux ou en adoptant des mesures diagnostiques comme des analyses de laboratoire.Elles pourront aussi procéder à la contraception hormonale chez les jeunes femmes ou au traitement du muguet chez les nouveaux-nés.Le médecin sera ainsi dégagé de plusieurs activi- tés.«On pense que ça va permettre aux médecins de voir plus de patients», a expliqué le Dr Yves Langlois, qui a siégé au comité de travail conjoint de la FMOQ fl d^ 1 OIIQ.«Quand un patient va bien parce qu'il est suivi efficacement, ça dégage forcément du temps.» Toutes ces nouvelles responsabilités sont accueillies avec plaisir par l'OIIQ, qui estime que cela n alourdit nullement la tâche de ses membres.«C’est un changement de terrain et un retour aux sources vers une approche très globale, c’est très valorisant», a commenté sa présidente, Gyslaine Desrosiers.^ Cette petite révolution qui a pris racine dans les GMF gagnera bientôt les CLSC, les cliniques-réseau et les cabinets médicaux.Pour en accélérer l'adoption, la FMOQ et l’OIIQ ont même rédigé un guide de mise en application des activités partageables.Ce rapport s inscrit dans la foulée de l'adoption du projet de loi 90, qui prescrit une redéfinition des rôles des professionnels de la santé.«Nous n’avions pas le choix de changer nos façons de faire: la population en attend plus des médecins et des infirmières», n rappelé Mme Desrosiers.Désireuses d aller de l’avant dans ce dossier, les deux parties ont déjà commencé à discuter de l’insertion d infirmières praticiennes de première ligne dh Quebec, un processus qui s’annonce assez long.W7 m apparait important de franchir cet escalier manie par marche», a expliqué le D'Dutil.Venu saluer le travail «impeccable» de la FMOQ et de 1 OIIQ.le president du Collège des médecins, le D T ves Lamontagne, a estimé que c'est le public qOi sort gagnant de cette réorganisation.«On est en pénurie de médecins et d'infirmières.Le but de l’opéri-tion est défaire en sorte qu ü y ait une meilleure accessibilité», a commenté le D Lamontagne en marge de la conférence de presse.Le Devoir LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2 0 0 5 EMONDE La Syrie est impliquée dans l’assassinat d’Hariri Après l’Irak, l'Afghanistan New York — Il y a des «preuves convergentes» d’implication Syrienne dans l'assassinat de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, affirme Detlev Mehlis dans son rapport à l'ONU publié hier soir.•Il y a des preuves convergentes montrant à la fois l’implication libanaise et syrienne dans cet acte terroriste», dit le rapport •C’est un fait bien connu que le renseignement militaire syrien a eu une présence d'occupation au Liban au moins jusqu ’au retrait des forces syriennes à la suite de la résolution 1559.Les anciens hauts responsables de la sécurité au Liban étaient désignés par lui», poursuit le magistrat allemand qui préside la commission d’enquête internationale nommée par l'ONU.•Vu l’infiltration des institutions et de la société libanaises par les services de renseignement syrien et libanais oeuvrant en tandem, il serait difficile d’imaginer un scénario où un complot en vue d'un assassinat aussi complexe aurait pu être mené à leur insu», ajoute-t-il.La commission d’enquête sur l’assassinat de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri affirme dans son rapport que des responsables syriens, y compris le ministre des Affaires étrangères, Fa-rouk al-Chareh, ont tenté d’égarer ses recherches.Agence France-Presse La psychose s'est emparée du Liban CHRISTOPHE A Y A D CHRISTOPHE BO LTANSKI ISABELLE DELLERBA Sur toutes les grandes artères de Beyrouth, des militaires et des policiers, mitraillettes au poing, veillent.Dans l'attente du rapport de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat, le 14 février dernier, de l’ex-premier ministre Rafic Hariri, remis hier à l’ONU mais pas encore rendu public, le Liban vit dans «un Etat d’urgence non déclaré», selon la formule du ministre de l’Intérieur.Près de 10 000 hommes ont été mobilisés.Depuis des mois, médias et hommes politiques libanais prédisent que les conclusions de l’enquête de Detlev Mehlis, le chef de la commission d’enquête de l’ONU, vont provoquer un cataclysme régional.Une véritable psychose s’est emparée de la population.A tel point que des ministres ont dû intervenir pour démentir des rumeurs comme celle annonçant la fermeture des écoles pour le jour J.«Les gens ont peur des remous que pourrait provoquer le rapport, dit le député Samir Fran-gié, alors qu’ils devraient être heureux.Pour la première fois en 30 ans, nous allons connaître la vérité sur un crime politique.» Un optimisme que risque de démentir un rapport qui comptera forcément des zones d’ombre.La principale interrogation est de savoir s’il mettra ou non directement en cause la Syrie et ses dirigeants.Selon l’hebdomadaire Stern, le juge allemand Detlev Mehlis, lors de ses auditions à Damas, aurait entendu Assef Chaw-kat, le chef des services de renseignement militaires, «comme suspect et non comme témoin».L’implication de cet homme qui n'est autre que le propre beau-frère du président Bachar el-Assad ébranlerait tout l'édifice.Si le régime peut être prêt à sacrifier certains fusibles, comme le général Rus-tom Ghazalé, ex-patron de ses services de sécurité au Liban, «là, on touche au petit cercle familial», souligne un ancien haut responsable syrien.Désigner Chawkat, c’est accuser Bachar.Un il 75.3» 4040 27 Î30 4000 3390 -0110 o.wo ^00» 755» -O'» 52 300 2 5» 4 0» 4030 34» 40» 4 OT0 40» 5610 4270 amgoW 28349’ : Mi ¦ K ‘Forest A f 1/303 S 11090 Fmd 113717 iGMFndA 8136 imag«g 0ynmic90325 •max 9460 imp Metal 5716 imperial 04 742082 mco ’306673 incourt 21568 income Sep 4725 income Seq 280 IncomeAGrow PrIQOQ •rvd Ailanc 187771 mdqc ft 2170 Inexfh 460» inlb^me 750» ntowaveo 30228C 'NG Canada 183553 mmet mg 229724 rmeraex Pwr R 1» mmcor 25» innova two 15246 intlRoytfy 354» iniegrifo 19» inte'map’ech 144430 interOilo 17357 ‘ntedape 22701 ind Sovereign 80» indlWexPhar 1252C mtrawesi 39768 Intrepid Mnris 205» 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-12.260 12250 1i2M -3010 4 ’5C 1*» iir payer des avocats au moment où il sera accusé.Conrad Black est au centre d’une controverse reliée au détournement de plusieurs millions de dollars des coffres de Hollinger International à l'époque où il en était le grand patron.Il n’a pas été accusé dans cette affaire, mais un de ses collaborateurs, David Radier, a plaidé coupable le 20 septembre dernier à une accusation de fraude relativement à la disparition de 32 millions $l)S.I a1 mandat du FBI indiquait que l’argent saisi provenait d’un stra tagème frauduleux, même si aucune accusation criminelle ne pèse encore sur M.Black.- PC Le déficit nord-américain plombe le bilan de Ford IJearborn — Ford a fait part, hier, d’une perte nette de 284 millions $US (15 CUS l’action) au troisième trimestre clos le 30 septembre, à l’opposé du bénéfice net de 266 millions (15 CUS l’action) réalisé un an plus tôt L1 chiffre d’affaires des trois mois a progressé et atteint 40,9 milliards, contre 39,1 milliards un an plus tôt.Cependant, hormis les charges non récurrentes, le déficit s'établit a 191 millions, signale Ford, qui a racheté certaines usines non rentables de Visteon, son ancien fournisseur de pièces.Pour l’exercice 2005 au complet la direction s’attend maintenant à un profit dans le bas de sa fourchette, de 1 $US à 1,25 $US par action.- APet PC r BEBQEB Tirage du 2005-10-19 n 19 33 35 39 4Q Complémentaire : 22 Gagmawts Lore 6/6 0 25 000 000,00 $ 5/6+ i 772 365,60 $ 5/6 279 2 286,90 $ 4/6 16 981 71,20$ 3/6 314 133 10,00$ 2/6+ 213 451 5,00$ I Vantas totales 37 534 108 $ J Prochain gros tof (appro* ) 30 000 000 $ ¦j| Tirage du 2005-10-19 Qâ 26 26 4Q 4Z 46 Complémentaire : 2Q Gagnants Lots 6/6 0 1 OOO 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00 $ 5/6 14 500,00$ 4/6 1 038 50.00$ 3/6 20 501 5,00$ Ve- •+-.669 830.50 $ UftHro Tirage du Lylld 2005-10-19 HUMÉ PO LOT 59 5 9 4 4 100 000$ SUPER*J FftOCHAJN Q«0« LOT L* 11 OCTOW »OOf 10 OOO OOO I r* Dm (*•* QMjrmrH par* « LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2005 A S D I T 0 R.I A L Quel projet, au juste ?Le texte de dix pages qu’un groupe de personnalités dirigé par l’ancien premier ministre Lucien Bouchard a présenté comme un «manifeste» mercredi a le mérite de nous rappeler quelques-uns des nombreux écueils sur lesquels le Québec risque de s’abîmer s’il se complaît dans le statu quo.En revanche, il ne propose aucun projet susceptible de justifier les sacrifices qu’on demande aux Québécois.0 Jean-Robert Sansfaçon n le dit depuis longtemps: le taux de décrochage scolaire est trop élevé, le nombre de diplômés insuffisant il ne se fait pas assez de recherche et la concurrence étrangère risque d'entrainer un déclin de notre niveau de vie si nous n’investissons pas davantage en éducation, en recherche et en dé veloppement II est aussi juste d’affirmer que le dé ficit démographique appréhendé pourrait plonger le Québec dans une crise économique et sociale à moyen terme.Voila des observations qui méritent d’être rappelées chaque fois que l’occasion se présente, un exercice que viennent de faire avec panache 12 personnalités réunies autour de Lucien Bouchard.Mais encore?Faut-il pour autant paniquer?Prenons la dette.Oui, elle pèse lourdement sur les finances de la province.Cela étant les auteurs du manifeste auraient dû revoir leurs calculs avant d’affirmer que le service de la dette accapare 16 % des dépenses.Cela était vrai en 1998, mais depuis, ce pourcentage a chuté à.12,6 %.A16 %, il faudrait y consacrer 8,8 milliards par année et non les sept milliards qui n'ont pas bronché depuis sept ans pendant que les recettes, elles, augmentaient de.11 milliards par année.C’est encore trop, sept milliards, mais il ne faut pas dramatiser puisque, en fonction du PIB, la dette du Québec a baissé de 52,2 à 43,7 % au cours de la même période et qu’elle continuera de diminuer à l’avenir si nous maintenons le cap sur le déficit nul.Évidem-ment, il y a la sank' qui coûte de plus en plus cher.Sans doute devrait-on consacrer une somme annuelle fixe au remboursement de la dette, mais compte tenu du déséquilibre fiscal, seul Ottawa est en mesure de se permettre une telle fantaisie.Quant à la proposition d’augmenter les tarifs d’électricité, si l’idée consiste à rejoindre la moyenne canadienne, de 28 % plus élevée, elle ne pourrait être envisagée qu’à moyen terme pour éviter tout choc des prix néfaste aux investissements.Notons que ces hausses suffiraient à peine à faire face aux dépenses de santé.Le Québec n’est pas l'Alberta, qui exporte son gaz au prix international.Ici, nous produisons de l’électricité pour nous-mêmes et i>our les entreprises qui choisissent d’investir chez nous à cause du prix très bas de cette forme d’énergie.Quant à la réforme de la fiscalité, l’idée mérite aussi de revenir sur la fable de façon périodique.Jusqu’à ce jour cependant, aucun gouvernement n’a eu l’audace de s'y attaquer à cause des conséquences prévisibles sur le climat social.Il ne faut pas s’y tromper: les syndicats ne sont pas les seuls à s'y opposer, les commerçants et la classe moyenne aussi.En politique comme dans la vie, il faut savoir choisir ses combats.Cela étant, ce qui surprend le plus dans cette sortie de l’ancien premier ministre au charisme toujours aussi efficace, c'est de l’entendre affirmer le contraire de ce qu’il disait il y a cinq ans.Rappelons-nous qu’en démissionnant, il avait invoqué l’impasse dans laquelle le projet (le souveraineté s’enlisait Or voilà que le même M.Bouchard justifie la neutralité constitutionnelle du groupe «Pour un Québec lucide» par le fait que des problèmes plus urgents imposaient cette intervention de groupe'.Pourtant c’est lorsqu’il était au pouvoir qu’il pouvait agir.Pourquoi avoir maintenu le gel des frais de scolarité?Et le gel des tarifs d’électricité?Pourquoi avoir quitté le bateau à mi-mandat au lieu d’entreprendre les réformes qu’il juge aujourd’hui plus détenninantes que le projet de souveraineté?M.Bouchard rappelle que c’est lui qui a mis fin au déficit chronique.Reconnaît-il que toutes les provinces ont fait de même?Recon-naît-U aussi qu’un des moyens utilisés pour devancer l’atteinte de son objectif, soit la mise à la retraite prématurée de 30 (XX) employés, a entraîné un gonflement de la dette de 1,6 milliard à un coût annuel d’intérêts de 110 millions, et ce, jusqu’en 2014?Et dire que tous ces employés ont été remplacés depuis.Le Québec est frileux, constate le groupe de M.Bouchard.Plus que les .autres?Mais non! Nous avons des défis considérables à relever, c’est vrai, mais pour s’y attaquer, il faut plus qu'un pamphlet il faut un projet mobilisateur.Un tel projet qu’a déjà défendu M.Bouchard est malheureusement absent de ce manifeste conçu pour plaire à une couche trop restreinte de notre société.Et la Suisse ?L édition 2005 du Rapport mondial sur la corruption % composé par l’ONG allemande Transparency International est à bien des égards une copie carbone de l'édition antérieure.Les nations les plus touchées par ce fléau sont les mêmes, grosso modo, que celles épin-glées l'an dernier.On s’en doute, la liste des pays les plus «propres» est à quelques exceptions près identique à ceÛe publiée en 2004.Cela étant, la lecture du classement a quelque chose détonnant, pour ne pas dire choquant Dans le peloton de tète des nations les plus vierges, on retrouve presque tous les royaumes du blanchiment de l'argent sale.A moins que des subtilités méthodologiques nous aient échappé, lire que la Suisse occupe la septième position a de quoi laisser perplexe.Aux côtés de la Suisse, on retrouve la Grande-Bretagne et ses îles Jersey, Man, Bermudes et autres.On retrouve le Luxembourg, dont chacun sait que sa maîtrise de l'opacité financière est une de ses plus importantes activités economiques, si ce n'est la principale.On lit enfin le nom des Pays-Bas.Les Pays-Bas.Derrière son vernis de nation libérale au sens d’ouverte, derrière sa permissivité, par exemple en matière de drogues .dites douces, se cache un pays qui cultive non sans brio l'hypocrisie financière.On sait trop peu que ce que la Suisse s'est interdit à la faveur de sa reforme du régime bancaire, reforme ail demeurant d'une grande timidité, les Pays-Bas se le permettent.A telle enseigne d'ailleurs que le premier sous-traite au second ce qu'il n’ose pas faire.11 va sans dire que la mission que s’est donnée l’ONG allemande est aussi noble qu'essentielle.Grâce à elle, on dispose d'une photographie plus precise du degré de corruption à travers le monde.Ainsi, il est confirmé par exemple que le secteur des bâtiments et travaux publics demeure de loin le plus propice à la propagation de ce virus.Mais.Mais il serait temps que la grille d'analyse soit modifiée afin que soient retenus ou plus précisément identifies tous les bénéficiaires de la corruption.C’est un secret de Polichinelle que les institutions suisses ou néerlandaises font leur miel du détournement de fonds.Tout un chacun sait que corrompus et corrupteurs jouent à «je te tiens, tu me tiens par la barbichette» sur un rythme endiablé.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ FAR HENRI BOUKASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE LETTRES L’Halloween approche.L’Halloween approche.Ça se voit depuis plusieurs semaines dans les magasins mais aussi au petit écran, où d’anciens politiciens entourés d’universitaires aux cheveux trop teints réapparaissent sans une ride ni un seul cheveu blanc.Et vous avez remarqué les chapeaux et les costumes?Notre ancien premier ministre Lucien Bouchard nous donne un avant-goût des siens.Il faut dire qu’il s’y connaît en changement de rôle.Il y a quelques jours, il portait, souriant et triomphal, le chapeau prismatique, coloré et brillant de l’habile négociateur chevronné de l’Orchestre symphonique de Montréal, mais il est demeuré silencieux, hélas, dans sa présen-tatiop onctueuse sur la contribution habituelle de l’État-providence qui sera appelé en catimini à régler la note de ses largesses privées et patriciennes.On n’entendait que son silence! Le lendemain, il porte le chapeau noir et pointu de la sorcière édentée et à la voix éraillée, narrant les horreurs cruelles et sanguinolentes destinées à faire peur aux enfants d’aujourd’hui et de demain.fi faut souligner à juste titre la rapidité réussie de ces changements précipités de costume, bien qu’elle n’arrive pas à la cheville d’un théâtral et sublime Arturo Brachetti.Seuls des critiques malveillants et suspicieux verront poindre sous le fard une ridule de mauvaise foi dans cette mascarade défaillante.Mais enfin, l’Halloween s’en vient C’est une fête démocratique et chacun peut y participer.Tous à vos perruques et à vos maquillages! Guy Mercier Québec, le 20 octobre 2005 Sacrifice Il est de retour.Il est même souvent de retour.Après le déficit zéro et ses répercussions catastrophiques dans le domaine de la santé, sans parler de sa complainte pour faire plus de bébés blancs ou de ses efforts pour défoncer les employés de la SAQ, Lucien Bouchard nous rappelle que, face à la mondialisation capitaliste, nous devons nous écraser devant l’autel de la compétitivité et du profit.Si les Chinois travaillent 28 heures par jour 375 jours par an pour des pinottes, nous, pauvres cons que nous sommes, n’avons rien compris au véritable sens de la vie et devrions avoir honte «d’opposer un refus global à tout changement proposé à [nos] habitudes de vie» (Cyberpresse, 19 octobre 2005, site Internet de la SRC).Il est quand même fort, ce Lucien.Entouré de gens qui, comme lui, doivent avoir un salaire dans les six chiffres, il n’est pas le moins du monde gêné de nous rappeler que malgré le fait que 80 % des Québécois gagnent moins de 30 000 $ par an, des sacrifices s’imposent.Et que le secteur privé doit avoir les coudées franches.Le secteur privé, oui, dont l’intérêt pour le bien commun est bien connu.«Du cash, du cash, du cash pour nous, et fuck le reste» étant l’éternelle devise du merveilleux monde de la business.Pour ce qui est de l’augmentation de la productivité des travailleurs québécois, ce sont bien entendu la malléabilité, la soumission et la souplesse extrême qui nous sauveront de la misère.Baisse de salaire en prime.On sacrifie quoi quand on gagne 30 000 $ par an?On (se) coupe quoi?Un bras?Un repas?L’arrivée d’un enfant?Ah ben tiens, on revient aux bébés.Tous les parents que je vois sont à bout de souffle et tirent le diable par la queue.Que peuvent-ils faire pour contribuer à l’effort national et garnir les coffres des banques mul-timilliardaires qui étouffent — de rire — sous leurs gargantuesques profits?«On augmente la productivité», nous répond le chœur du Capital Swing Band et son chef d’orchestre.Un antidépresseur avec ça?Y aura-t-il un jour un sursaut collectif pour dire non à cette folie qui s'appelle le capitalisme-libéralisme extrême et qui nous ramène à l’âge de pierre?Va-t-on ramper jusqu'au sang avant de botter le cul à ces zozos cravatés?Il y aura combien d'Argentines avant qu’on se réveille?Quelqu'un a des aspirines?Martin Richard Montréal, le 19 octobre 2005 L’affaire Boisclair Le débat plus ou moins feutré qui a cours entre les aspirants à la direction du PQ a pour effet paradoxal de masquer une évidence: M.Boisclair ne doit pas être élu à la direction du PQ.Cette évidence disparaît derrière les prudences multiples qui enveloppent, on le comprend, cette question embarrassante sur un collègue, un copartisan et un concurrent Em- barrassante, sans doute, mais capitale.Curieusement, donc, le problème causé par la candidature de M.Boisclair échappe à la discussion alors que c’est, et de loin, pour l'heure et pour l’avenir, le principal.Michel David, dans un article fort lucide qu’il publiait dans Le Devoir du 2 octobre, parlait «de l’incalculable risque que M.Boisclair fera courir au PQ et au mouvement souverainiste à compter du 16 novembre».Tej est justement le sujet qu’on n’aborde pas.À elle seule, cette question équilibre pourtant toutes les autres.Elle reste néanmoins sous le boisseau, ou à peu près.D ne s’agit pas pour autant de juger M.Boisclair.Le problème n’est pas d’ordre moral mais politique.On peut estimer la personne pour ses qualités personnelles ou politiques, mais-il est urgent de s'aviser que, pour le poste en question, M.Boisclair est malheureusement beaucoup trop vulnérable aux attaques, et cela, on Ta dit, est évidemment très risqué.D’avance, les libéraux se bidonnent.Rien ne leur conviendrait sans doute davantage que son élection.Ses concurrents ne peuvent pas sonner l'alarme.Cela, on le comprend très bien.Une intervention de leur part serait des plus délicates et pourrait être mal reçue.Ils sont coincés, comme le laisse entendre Michel David à propos de Mme Marois.Mais l’opinion dans le parti, elle, pourrait réagir, avoir un sursaut de lucidité, comme l'évoque le journaliste.Le problème soulevé par M.Boisclair avec cette histoire de cocaïne est du jamais vu.Ce problème tranche sur les questions dont il peut s'agir pour l’élection d'un chef de parti.L’affaire n’est pas le genre de choses dont on puisse disposer en se contentant de discuter d'autres sujets comme si celui-là n’existait pas.N’oubliez pas d’ailleurs que le PQ est un parti dont tout l’establishment canadien veut se débarrasser, gens d’affaires, tous les partis au Canada sauf le Bloc, gouvernements, avec l'appui officieux des intérêts d’outre-frontière.M.Landry, s’il avait connu l’histoire, l’aurait jugée «extrêmement grave», déclare-t-il.Par conséquent aujourdïmi qu’on le connaît, du moins en partie, on peut la tenir pour très inquiétante.Ce n’est pas l’espèce d’atout qui convient pour aspirer à diriger un parti et un Etat puissamment contestés.C'est triste, et on peut compatir, mais c’est ainsi.Pierre Vadeboncœur Le 20 octobre 2005 LIBRE OPINION -4- Mailloux et Fehmiu : une bonne décision LUC DOYON Vice-président à la programmation et à l'information de TQS Le vendredi 14 octobre, TQS a rendu publique sa décision de ne plus retenir les services du docteur Pierre Mailloux et de Philippe Fehmiu.Comme certains médias ont accusé TQS de racisme alors qu'il n'en était rien, la direction du réseau tient à faire la mise au point suivante.TQS n'a pas appuyé, n'appuie pas et n’appuiera jamais d'aucune façon les propos tenus par le docteur Perre Mailloux lors de l'émission Tout le monde en parle du 25 septembre dernier ni ceux qu'il a formulés par la suite.Nous l’avons clairement dit sur la place publique dès le 27 septembre, lors du lancement de l’émission Bachelor.la position de notre réseau est claire, non equivoque et catégorique: nous ne voulons cautionner d'aucune façon les propos du docteur Perre Mailloux et avons decide de ne phis retenir ses services lors des bulletins de 22h du Grand Journal ni lors de la seconde édition de D>ft Story, qui débutera l’hiver prochain.TQS partageait et partage toujours l’opi- nion de Philippe Fehmiu quant au caractère inacceptable des propos tenus par le docteur Mailloux.Nous aussi avons déploré son attitude au cours des jours qui ont suivi la diffusion de l'émission alors que le principal intéressé n'a manifesté aucun remords.De fait, il en a remis et a réitéré publiquement, à plusieurs reprises, son refus catégorique de présenter des excuses aux communautés noires et autochtones, qui ont été choquées et blessées par ses propos.Ultimatum et droit de gérance Afin de manifester son indignation.Philippe Fehmiu a cru nécessaire de lancer, sur les ondes d'une station radiophonique, un ultimatum à la direction de TQS.et ce, avant même de la rencontrer «Cest Mailloux ou c'est moi!», a-t-il déclare en substance.Dans l’exercice de notre droit de gérance, nous ne pouvions pas — et ne pouvons toujours pas — accepter une telle attitude.Agir autrement conduirait tout droit à l’établissement d'un précédent inacceptable pour n'importe quel employeur qui administre une entreprise comme le reseau TQS C'est la raison pour laquelle nous avons.dès le départ, demandé a Philippe Fehmiu de s'abstenir d'utiliser un tel procédé.Commele principal intéressé Ta lui-même reconnu, il a passé outre à notre mise en garde et réitéré publiquement son ultimatum, et ce, à plusieurs reprises.C'est donc uniquement le comportement de Philippe Fehmiu qui a motivé notre décision de ne plus retenir ses services.Notre geste n'est d'aucune façon lié à ses convictions ou à ses dénonciations, avec lesquelles nous sommes entièrement d’accord.La direction de TQS est navrée de la situation et réaffirme que ce n'est pas de gaieté de cœur qu'eDe a pris cette decision.Malheureusement.Philippe Fehmiu ne nous a pas laisse le choix.Depuis plusieurs années maintenant les té léspectateurs du mouton noir reconnaissent que TQS fait preuve d'une grande ouverture a l'égard des minorités culturelles et visibles, auxquelles elle accorde une place importante à son antenne.Nous sommes déterminés a poursuivre dans cette voie parce que TQS croit profondément en la diversité culturelle et entend continuer à y apporter une contribution significative.A LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 OCTOBRE 2005 A 9 DEES Téléfilm continue de diffamer le FFM SERGE LOSIQUE Président du Festival des films du monde Lettre à Wayne Clarkson, directeur général de Téléfilm Canada fQ( Une enquête publique s’impose pour sortir Montréal de l’imbroglio actuel est avec étonnement que nous avons lu vos commen-taires sur les festivals de / Montréal (votre discours du ' 14 octobre sur Internet, Le Devoir du 15 octobre, The Gazette du 17 octobre).Alors que tout le monde, ici aussi bien qua l’étranger, parle du «fiasco», de la «catastrophe» de ce nouveau festival à Montréal, voulu et créé par Téléfilm (voir Cine-Wdu 17 octobre), les dirigeants de Téléfilm continuent de manière totalement irresponsable à tenter de justifier leur terrible abus de pouvoir et à tromper le population à propos de ce gaspillage éhonté des fonds publics.Vous savez qu’il est absurde de comparer la situation du premier Festival de Toronto, il y a 30 ans, avec ce «festival-désastre» de 2005 à Montréal.Dès le départ, le festival Spectra a eu des avantages qu’aucun autre festival n'a eus: son financement était assuré dès décembre 2004, soit neuf mois avant l’événement, sa structure était complétée puisqu’il avait répondu à un appel d’offres qui posait toutes sortes de questions à ce sujet, aucun festival n'a eu un budget de publicité aussi élevé dès sa première année, des «experts» étaient à la barre de l’organisation (Simard, expert en siphonnage de subventions même s’il ne connaît rien en cinéma) et on était allé chercher à grands frais un ex-directeur de festivals étrangers avec 36 ans d’expériences européennes pour un salaire garanti de 650 000 $ en fiducie sur un compte suisse.Au nom de la transparence, Té-x léfilm devrait donner des explications sur son rôle dans cette transaction financière.Jusqu’à présent, pour «éviter des conflits d’intérêts», vous avez refusé de rencontrer les représentants du FFM en prétextant que vous êtes un «ami de Serge Losique» et que vous avez été «directeur du Festival de Toronto».Vous avez dit cela devant le comité des Communes sur la Culture.Dans votre dernier discours, vous parlez de «confrontation» avec Serge Losique lorsque vous étiez directeur du Festival de Toronto sans dire de quoi il s’agit Nous vous faisons remarquer que si vous êtes en conflit d’intérêts, c’est plutôt avec le Festival de Toronto.Comment se fait-il que vous parliez maintenant du FFM et de son non-financement par Téléfilm en continuant à diffamer le FFM encore plus que votre président Charles Bélanger, un des grands responsables de ce gâchis à Montréal?C’est à cause de la diffamation de ce dernier que nous nous retrouvons aujourd’hui devant les tribunaux.Comme toute cette affaire est subjudice, vous n’avez pas le droit de répéter ces mêmes propos diffamatoires devant les médias et sur Internet Vous abusez de votre pouvoir pour causer des dommages énormes au FFM.Mensonges grossiers Vous ne pouvez pas répéter publiquement et impunément les mensonges grossiers sur les prétendus «manque de transparence» et «manque d'imputabilité financière» en parlant du FFM sans la moindre preuve.Téléfilm ne nous avait pas fait ce genre de reproche auparavant Nous ne sommes pas à l’époque de McCarthy.Avec ces propos irréfléchis et condamnables, vous nuisez à la préparation du SCE anniversaire du FFM.Vous ne pouvez même pas évoquer un rapport bidon de Secor, avec laquelle nous avons refusé de collaborer pour des raisons légitimes que nous avons déjà explicitées [.].Jusqu’à présent, nous nous sommes montrés, et de loin, beaucoup plus transparents que Téléfilm.Comment se fait-il que personne ne fasse de reproche à votre ex-Festival de Toronto alors que Se» Dix tins après le référendum Des questions à poser JACK JEDWAB Directeur general de l’Association d'études canadiennes' e 30 octobre prochain marquera le ifixiè-nie anniversaire du référendum de 1995.A cette occasion, on semble porter une attention toute particulière à la question sui-vante: que serait-il arrivé si une majorité de Québécois avait voté OUI en 1995?Ce rf il5- Serge Losique, président du Festival des films du monde.JACQUKS GRENIKR LE DEVOIR cor écrit à son sujet que «la comptabilisation globale des dépenses du festival (non allouées par composantes de l’organisation) rend difficile l’analyse détaillée de chacune des activités, y compris le festival»?En tant que nouveau directeur de Téléfilm, au lieu de vous ranger à 100 % derrière la décision de votre président (nos conseillers juridiques considèrent cette décision comme étant illégale), vous auriez dû examiner notre point de vue.Selon la régie interne de Téléfilm, le président du conseil d’administration de Télé» film ne s’occupe pas de la gestion personnelle dès novembre 2003.Le conflit juridique entre le FFM et Téléfilm porte sur la «diffamation» de cette dernière contre le FFM 2003.Des conflits juridiques existent aussi entre les provinces et le fédéral, mais cela ne les empêche pas de poursuivre leur collaboration.Deux poids, deux mesures Grâce à vous, nous découvrons aujourd'hui que c'est Téléfilm qui a sauvé le Festival de Toronto alors qu’il était en «banqueroute», sous votre gouverne, en 1979.Quand le FFM réclamait de l’aide, on faisait faire des études indépendantes de toutes sortes.Deux poids, deux mesures.Or, à l'époque et encore aujourd'hui, d’après sa politique, Téléfilm ne finance pas les déficits des festivals ou les festivals en faillite.Donc, Téléfilm a enfreint son propre reglement, comme elle en a bafoué tant d’autres.Maintenant, vous parlez de la possibilité de «financer le déficit» de ce nouveau festival-fiasco, créé par Téléfilm, alors qu’il a ridiculisé Montréal sur le plan international.Au contraire, ils devraient rem- bourser l’argent des contribuables qui leur a été attribué par Téléfilm au mépris de ses propres règlements, en empêchant les francophones unilingues de fréquenter le FF'M en 2005 (article de The Gazette dull octobre 2005).Téléfilm ne doit pas agir en dehors des lois et s’ériger en juge et partie.Le mandat de Téléfilm porte sur le cinéma canadien.Elle ne contrôle pas le cinéma international, pas plus que les festivals internationaux de films.Nous représentons le FFM, qui a toujours respecte la réglementation de Téléfilm et de toutes les autres institutions gouvernementales.Nous représentons aussi des centaines de milliers de citoyens québécois et canadiens, et Téléfilm doit nous traiter au même titre quelle traite des dizaines de festivals à travers le pays.Il faut savoir si on vit dans un régime à la soviétique ou dans une démocratie.Cette discrimination contre le FFM et son public doit cesser.Si Téléfilm nous prive, ainsi que son public, de nos droits légitimes tout en continuant à nous diffamer, cela prouve qu’elle est uniquement au service des copains et que toute cette affaire ressemble beaucoup au scandale des commandites.Pour la «transparence» et pour les torts causés injustement au FFM, vous devriez demander vous-même une enquête publique, ou une médiation neutre, sur les festivals et sur le fonctionnement de Téléfilm dans son ensemble.Une telle enquête s'impose d’urgence.Si tout le monde est «transparent», personne ne devrait s'opposer à une telle enquête présidée par un juge.C’est le seul moyen démocratique de sortir Montréal de cet imbroglio.Aux signataires du manifeste Pour un Québec lucide Moi, des lunettes roses ! ?MARIE HELENE FOURN Québec ER en ai marre, marre, marre.Rarement ai-je été aussi en colère que ce matin, en li-^ sant le manifeste Pour un Québec lucide.Lucidité, lucidité.La vraie lucidité ne serait-elle pas plutôt de se lever enfin et de ==J voir clairement que la richesse est là, quelle existe, mais que la très grande majorité de la population ne peut pas en profiter?Je suis en colère de voir qu'on me fait la leçon, qu'on me demande d’être lucide, alors que la lucidité, je l’ai en pleine face à chaque jour dans mes comptes, dans mon pouvoir d’achat réduit à son minimum, dans mes dettes, et oui je me compare, je me compare à qui me fait la leçon et je me dis: mais pourquoi ne parient-ils pas d'abolition de paradis fiscaux, de profits d’entreprises et de banques, de subventions de grandes sociétés d'actionnaires ou tout simplement de partage de richesse?Moi, j’ai des lunettes roses?Mais où sont les vôtres, vos lunettes qui pourraient vous montrer ma réalité, mon quotidien, et qui vous permettraient de regarder la société telle qu’elle est injuste, humiliante et indécente dans son partage de nos richesses.Mais qu'est-ce que c’est que cette manie de voir les problèmes économiques toujours par le même bout de la lorgnette?Haussons les frais de scolarité, haussons le coût de l'électricité, privatisons.Pourquoi ai-je la fâcheuse impression que les «choix douloureux» que vous me proposez me feront plus mal à moi qu’à une certaine classe de la population?Dites-moi, avez-vous comme moi ce nœud dans le ventre qui ne desserre pas à chaque fin de mois?Reconnaissez qu’il y a des pauvres Pourriez-vous un jour m'expliquer pourquoi, pourquoi certains de mes concitoyens, avec qui je partage ce beau et grand Québec, peuvent se payer des souliers à 500 $ — que dis-je, a 1000 $ — alors que je ne dispose cet automne que de 100 $ pour en acheter a chaque membre de ma famille et que, encore une fois, ce sera nettement insuffisant?Pourrez-vous enfin m'expliquer pourquoi mon salaire de professionnelle baisse depuis cinq ans alors que le coût de ce que j’ai à payer pendant une année ne cesse de grimper?Pourrez-vous m’expliquer en quoi, selon vos dires, j’ai la tête dans les nuages alors que j’ai plutôt l’impression de l’avoir sous l’eau, d’étouffer toujours plus et de voir l’ombre des «privilégiés», pas si nombreux, je vous l'accorde, mais ô combien gras et ronds, flotter au-dessus de mon bourbier en me fàisant des leçons de lucidité?Vous me demandez de la lucidité?Fahesen preuve vous-mêmes.Evoquez d’autres solutions que de me faire encore payer.Comprenez dés maintenant que les gens démunis ne sont plus seulement des statistiques de la Sécurité du revenu.Reconnaissez qu’il est absurde, illogique et cruel qu’il y ait des gens tellement riches et d'autres tellement pauvres.Quels mots apeurants et laids, n’est-ce pas?Reconnaissez d’abord qui! y a des riches et des pauvres.Reconnaissez que certains font plus leur part que d’autres.Je veux donc à mon tour manifester, dénoncer, crier haut et fort que oui, il faut faire quelque chose.Voici donc ce que je vous propose en premier lieu: refaites votre devoir.Envisagez toutes les avenues possibles et pas seulement celles qui vous confortent dâis vos privileges: soyez lucides, soyez responsables, soyez fibres' point de questionnement a récemment fait l’objet de débats lors de la presentation d’un documentaire de Radio-Canada-CBC intitulé Point de rupture et dans le livre du même titre écrit iku Mario Cardinal.Au moyen de commentaires recueillis auprès des chefs de file des camps fédéraliste et souverainiste, on voulait nous amener à mieux comprendre le scé» nario d'un vote favorable à la souveraineté du Québec.L’hypothèse d'un après-QUI arrive à point parce quelle est un des principaux enjeux de la course actuelle au leadership du Parti québécois.Et, comme l'a déjà précise un des candidats, louis Bernard, les Québécois ont le droit de savoir ce qui se passerait à la suite d'une victoire du OUI.Depuis quelques années, les souverainistes invitent des leaders d'opinion ailleurs au Canada à rétlé» dur à un avenir politique du pays sans le Québec.Traditionnellement, ce sujet a toujours été évité afin de ne pas donner de crédibilité à un tel scénario.D’ailleurs, de nombreux fédéralistes estiment qu'un tel exercice est peu utile [iarce qu'on peut difficilement prévoir l'impact d’une telle rupture.D'une pu t.certains insistent pnu- dire que dans le cas d'un OUI, le reste du Canada respectera la décision et négociera équitablement les conditions de la souveraineté tandis que, d'autre put.certains fédéralistes maintiennent que le reste du Canada ne négociera jamais la souveraineté.Aucune des deux pTspvtives ne semble exacte.Très souvent, dans les cas de divorce, les émotions l’emportent sur le pragmatisme.Encore faut-il définir les paramètres de ce pragmatisme.Bien qu’il soit difficile de déterminer la réaction du reste du Canada à la suite d'une victoire du OUI, nous pouvons avancer certaines hypothèses quant aux considérations qui guideraient son comportement.Fin tout premier fieu, la clarté de la question ptsée à la population lors d’un référendum sera évaluée en fonction de l'objet des négociations.Par ailleurs, même si 50 % des votes plus une voix sont, selon plusieurs observateurs, suffisants pour amorcer le processus de séparation, l’importance numérique de la victoire aura s;uis aucun doute un effet sur La force de négociation des souverainistes telle que perçue ptr les fédéralistes.En effet, le reste du Canada tentera d’estimer à quel point les Québécois souhaitent ce divorce, quelle que soit la nature des négociations.Quel serait le degré d’unité ou de fragmentation de fit population québécoise dans l’optique d’un voit' favorable au OUI?les souverainistes prétendent qu’un référendum «réussi» conduirait à une harmonie au sein de la population face au besoin de bâtir un ptys.Selon eux, cela signifierait la fin des divisions et des chicanes stériles entre les Québécois quant à leur attachement respectif au Québec ou au Canada C’est un scénario très peu probable qui tient plus de l’espiir que de la réalité.Nul doute que certains fédéralistes jetteraient l’éponge et décideraient de se joindre à la mouvance souverainiste dans le cadre d’une victoire du OUI.Mais beaucoup d’autres garderaient leur attachement au Canada.Ils trouveraient ainsi fort probablement des moyens pour le re« présenter pditiquement et, à cette fin, ils chercheraient des appuis ailleurs au Canada.Ils seraient aussi enthousiastes à l’idée de travailler pour bâtir le nouveau pays que les souverainistes le sont envers le Canada après avoir perdu deux référendums.L’exemple des fusions municipales Si, en rétrospective, nous examinons les débats sur les fusions municipales à Montréal et sur la Rive-Sud, plusieurs analystes, lorsque les fusions ont été instaurées, ont affirmé que les citoyens s’uniraient sous peu (jour bâtir les nouvelles villes.Cependant, plusieurs ne l’ont jamais accepté et sont demeurés mobilisés à défaire les fusions.S’attendre à ce que tous les fédéralistes du Québec abandonnent leur rêve d’un Canada uni à la suite d’une victoire référendaire équivaudrait a demander aux souverainistes d’abandonner leur rêve de réaliser la souveraineté après une défaite référendaire.Dans le cas dime victoire du Ol II, le reste du Canada fera face à une crise politique de taille et des élections seront très certainement a l’ordre de jour.L’Ontario constituera La quasi-majorité de reste du Canada et jouera un rôle primordial dans la suite des événements.Ailleurs au Canada, les élus voudront certainement consulter les électeurs avant de prendre des décisions importantes.Il n’est pas certain que le reste du Canada demeure uni.Le Québec n’aurait pas beaucoup d’influence sur le reste du Canada face a une crise politique interne précipitée par une victoire du OUI.Il sera lui-même fort pro bableirx-nt aux prises avec ses propres problèmes.Fri d’autres termes, une victoire référendaire mènera a un processus qui pourrait durer de nombreuses années, sinon une décennie.Un (Juébec souverain affrontera sûrement les difficultés qui caractérisent la vie politique canadienne depuis plusieurs décennies.Ije slogan référendaire de 1995 selon lequel, «avec le OUI, tenet est possible» ne semble pas prévoir la possibilité qu’avec le OUI, cela prenne plus d’une génération pour régler des litiges considérables avant qu’une stabilité politique ou qu'une harmonie intercommunautaire ne s'installe de part et d’autre.Rome ne s’est pas construite en un jour! Vouloir la souveraineté est un sentiment légitime, mais ceux qui la désirent véritablement devraient se préparer à relever les défis et ne pas prétendre que ceux qui soulèvent les véritables obstacles en ce qui a trait a l’accession a la souveraineté entretiennent uniquement des campagnes de peur.* Résumé d’une allocution premoncée dans le cadre du symposium «Le référendum de 1995: IO ans plus tard» organisé par Le Devoir et The Gazette, en aAUiboratum notamment avec l’Association d’études canadiennes, hier et aujourd’hui a l'Université du (fuébec a Montréal L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine OraM Daliaire Uui^mnl au directeur de l'information), Jeanne Corrfveau [affaires municipales, Fabien Degfise, Mahe-Andrée Chouinard (education) ; Josée Boileau fédiionalutr, rnpcmtabU de la page Idées), Brian Myles (puttut tî faits de société).Clairandree Cauchy [Général).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur tenrironnement,.Benoit Munger (responsable du ute Internet), laurence Clavel.Jean-Guillaume Dumont (commis Internet) Isabel!'- Pare (santé).Louise Maude fOoux-Soucy (surnuméraire) Pauline Gravel (sciences) ; Michel Carneau (caricaturiste) .Diane Précourt {responsable des pages thématigues) : Martin Ducloa.Michele Malenfant et Christine Dumazet {relecteurs) Renée Léo Guimont et Serge Paquin (relecteurs surnuméraires) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau 'photographes^ : à [’information culturelle Michel Belair (theatre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre), Paui Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-mdt, Stéphane BajllarReon (reporter).Paul Cauchon (médias/, Caroline Montprtit (livres), fjdile Tremblay (cinéma), Bernard lamarcbe (arts visuels et musique) Frédeiique Doyon (surnuméraire) à l’information économique Gérard Bérubé [adjoint au directeur de Vinformation).Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau [surnuméraire).Eric Desrosiers.Claude Turcotte, François Desjardins (surnuméraire); à l’information internationale Jean-Pierre Lefault pupitre mtematumal et page éditoriale Claude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'informatumt Serge Truffaut (éditr/noliste) è l’information politique Hélene Buzetti, Manon Cornellier et AJec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottasea).Antoine Robitaille et Robert Du tri sac (ciorespondants parlementaires a Québec), Kathleen I-evesqu* Mane-Helene Aiarie [secrétaire a la rédaction) .Marilyse Hamelin.Alexandre Shields (commis/ La documentation (Alien Paré (directeur) ; Manon Derome.Serge laplante (Québec).Rachel Roche-fort (Ottaua LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy.Jean-François Bosse Marlene Côté, Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane legauh, Amélie Maltais Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.Nadia Sebai, Mélisande Simard (publicitaires).Laurence Theriault (dtrectrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Beruty (sécrétaieti LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production s Michel Bernatchez Johanne Brunet fianieîle Cantare.Richard I>es Cormiers lèonald Fibon, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.Olivier Zuida INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE Linda Thenauh (responsable service a la clientele, distribution et tirage).Alexandre Gaudreau (coordonnateur a la promotion et à la sollicitation), Monique L’Heureux, Rarhellr Leclerc.Caroline Simard L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (restxmsabie des services comptables).Céfae Furov.Ghislaine Lafieur Claudette Béliveau (adtomte administrative .Claudine Chevrier Monioue Proteau.DanieQe Ross A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 0 C I 0 B R E 2 0 0 5 CTUALITES PELLETIER «C’était clair et bien senti, c’était l’abondance du cœur», a dit Jean Lapierre, sourire aux lèvres, à sa sortie de la réunion du cabinet hier.«Ce n’était pas de l’agressivité du tout C’était simplement l’expression de ma pensée sincère.» BALLOTTAGE SUITE ÜE LA PAGE 1 l’effet dommageable des •nombreux allers-retours d’un enfant entre sa famille naturelle et une famille d’accueil».Les situations de «ballottage» nuiraient, selon quantité de spécialistes, à la •capacité d'attachement» de l’enfant et rendraient très difficile son •adaptation sociale», des problèmes qui hypothéqueraient ensuite sa vie d’adulte.•Vous ne pouvez pas savoir le nombre d’enfants qu’on a rencontrés et qui ont vécu le ballottage», s’est exclamée la ministre.Dans de nombreux cas, la famille naturelle voulait prendre soin de son enfant, a-t-elle précisé, mais souvent, au bout de quelque temps, «les capacités parentales» venaient à manquer.Statistique manquante Au fait, combien d’enfants souffrent de «ballottage», actuellement, ceux à qui ce projet de loi est destiné?Interrogée à ce sujet, hier en point de presse, la ministre a dû admettre quelle l’ignorait.«Est-ce qu’il y en a 30, 40, 60, 100?Moi, tout ce que je veux vous dire, c’est que, pour aucune considération, il faudra qu’il y ait encore un seul enfant qui vive ce que d’autres ont vécu ces 10, 15,20 dernières années.» Au sortir de la salle, Jean-Pierre Hotte, le directeur général de l’Association des Centres jeunesse du Québec (ACJQ), a toutefois informé Le Devoir que les enfants «yo-yo» — comme ils sont parfois appelés — seraient environ 2000 au Québec actuellement Bien que la révision n’élimine pas un des principes de base de la loi, soit de «privilégier le maintien ou le retour dans la famille d’origine lorsque c’est possible», ce principe sera désormais contrebalancé par l’objectif de «stabilité», pour réduire le ballottage.La révision propose donc d’introduire dans la loi des «durées maximales de placement», une procédure qui existe dans toutes les autres provinces canadiennes.Pour un enfant de moins de deux ans, elle sera de 12 mois; pour ceux de deux à cinq ans, de 18 mois.Quant aux six ans et plus, on l’a fixée à deux ans.Au terme de ces périodes, les mesures qui suivent s’offriront aux intervenants et aux tribunaux: le place ment à long terme chez un membre de la famille élargie ou en famille d’accueil, la tutelle ou l’adoption.Notons que la mesure de tutelle est une nouveauté.Il s'agit d’un moyen terme entre le simple placement en famille d’accueil et l’adoption.Bien que la tutelle n’abolisse pas, comme l’adoption, les liens de filiation, un tuteur assumera, contrairement à une famille d’accueil, la totalité des responsabilités parentales auprès de l’enfant.Le tuteur «pourra ainsi garantir à l’enfant une plus grande stabilité», a souligné la ministre.Registre Par ailleurs, le projet de loi permettra de constituer un registre de tous les enfants signalés au Québec et d’élargir la possibilité pour la DPJ de divulguer des renseignements confidentiels pour assurer la sécurité des enfants.Aussi, la ministre recevra des données mensuelles sur l’utilisation des salles d’isolement.Un autre dps objectifs du projet de loi est de déjudiciariser le processus de protection de la jeunesse.Un ancien intervenant, André Ixbon, écrivait dans nos pages cette semaine que «75 % des situations à l’application des mesures sont judiciarisées pour des motif variables mais tous éloignés de l’esprit d’origine de la loi».U* projet de loi veut réduire le nombre de recours aux tribunaux, une situation problématique que M.U'bon décrivait ainsi: «Judiciariser pour obtenir une place en réadaptation, judiciariser pour forcer un parent à collaborer, judiciariser au lieu de favoriser les approches consensuelles et la médiation, judiciariser après un an de placement pour baliser les placements futurs.» Ainsi, la loi encouragera désormais le recours à des approches dites «consensuelles», telles la médiation et la conciliation, qui permettront «à l'enfant et à ses parents de participer plus activement aux prises de décisions qui les concernent», a précisé Mme Delisle.La directrice générale de l’AQESSS, Lise Denis, considère que les mesures proposées par la ministre vont dans le sens des recommandations que son organisme avait fait connaître lors des consultations.Selon elle, «ce projet de loi devrait permettre une action plus concertée des services de première ligne et de la DPJ ».Un autre son de cloche est venu du côté de la députée Sylvie Roy, de l’Action démocratique.Selon cette dernière, qui dit avoir déjà travaillé dans le domaine de la protection de la jeunesse, la bureaucratie.par ce projet de loi, a réussi à se maintenir.Il faudrait, au dire de Mme Roy, plus qu’une loi pour régler les problèmes dans ce domaine.Elle a notamment réclamé la création d’un poste de Protecteur de la jeunesse, qui relèverait directement de l’Assemblée nationale et qui serait institué sur le modèle du Protecteur du citoyen.Le Devoir Corbeil ment, dit le PQ Québec — Le Parti québécois accuse le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, d’avoir menti sur toute la ligne en présentant son plan d’aide aux régions forestières.Mors que Québec annonce des nouvelles mesures totalisant 167 millions sur trois ans, le PQ a soutenu hier qu’il n’y avait pas un sou neuf d’injecté dans ce plan.La porte-parole péquiste en matière de forêt.Danielle Doyer.a affinité que le gouvernement a manipulé les chiffres en alignant des montants déjà annoncés dans le dernier budget ou encore des sommes provenant d’entente renouvelées.Elle accuse aussi le ministre Corbeil de présenter des chiffres erronés quant aux pertes d’emplois liées à la reduction de 20 % de la possibilité forestière.Le députe de Chicoutimi, Stéphane Bedard, qualifie de très grave ce qui est arrivé lundi alors que le gouvernement Charest annonçait son plan d’aide.Scandalisé, il affirme que les libéraux ont présenté un tissu de mensonges.11 indique que les régions ont été dupées.Le député de Saint-Maurice, Claude Pinard, précise qu’au-delà de quelques mesures administratives profitant de sommes recyclées, le plan ne comprend aucune aide aux employeurs et aux travailleurs affectes.- PC LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fb étage.Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 SUITE DE LA PAGE 1 des propos semblables à ceux tenus par M.Pelletier sur la notion à’«intérêt national» avancée par le premier ministre Paul Martin.«Ce n’est pas un concept qui nous gouverne dans le partage de nos compétences», a dit M.Charest.Toute entente avec le fédéral n’est possible que «dans le respect de nos compétences», a-t-il ajouté.À Ottawa, Jean lapierre n’a pas modifié ses propos de la veille, dans lesquels il affirmait que le ministre Pelletier était le «nœud» du problème entre les deux gouvernements et le grand responsable du mauvais climat actuel entre Québec et Ottawa.•C’était clair et bien senti, c’était l’abondance du cœur», a-t-il dit, sourire aux lèvres, à sa sortie de la réunion du cabinet hier.«Ce n’était pas de l’agressivité du tout.C’était simplement l’expression de ma pensée sincère.» Le ministre Lapierre a avoué que le gouvernement fédéral voulait délibérément faire passer un message.«J’ai été clair dans mes propos.Je visais un individu.Je voulais lui dire ma façon de penser et je l’ai fait.C’est fini», a-t-il lancé.Et pourquoi passer par les médias plutôt que de simplement prendre le téléphone?«Je savais que ça allait mieux se rendre avec vous», a-t-il répondu, moqueur.Benoît Pelletier a qualifié de «regrettables» les commentaires de M.Lapierre.Ce sont «des attaques personnelles qui sont désagréables», a-t-il dit lors d’un point de presse.Les accusations de M.Lapierre sont «complètement injustes», estime-t-il.•Je ne suis pas un goulot d’étranglement, c’est tout le gouvernement qui est solidaire», a dit le ministre, qui semble avoir un point de vue quelque peu différent de celui de Mme Gagnon-Tremblay Ottawa et Québec traversent une période où «il y a un peu plus de tensions», a reconnu M.Pelletier.«C’est tout à fait normal lorsqu’un gouvernement comme le nôtre s’affirme et remet en question des thèses qui sont défendues à Ottawa, a-t-il expliqué.Ixi thèse de l'intérêt national et ainsi de suite, l'usage du pouvoir fédéral de dépenser, le déséquilibre fiscal.Il est tout à fait normal qu’à un moment donné, ça suscite des réactions un petit peu plus virulentes.» Selon lui, M.Lapierre ne parlait pas au nom du gouvernement du Canada.Lors de la période de questions à Ottawa, Paul Martin a cependant contredit M.Pelletier.Jean Lapierre parlait bel et bien «au nom d’un gouvernement qui entretient de bonnes relations avec le gouvernement Charest».À sa sortie du cabinet, Paul Martin avait envoyé le même message: tout va bien.«Je pense que les relations entre deux gouvernements doivent être des relations de respect, et nous SUITE DE LA PAGE 1 reste de l’Occident, Québec et Canada en tète, suivent forcément la cadence.Les deux mains dans la bouffe Erasme, chantre du savoir-vivre et des bonnes manières au XVI' siècle et auteur d'un traité, De civilita-te morum perilium, qui a fait école à l’époque moderne, n’aurait certainement pas apprécié.N’empêche, à l’heure où la course après le temps est devenue un sport national et où le plaisir de la table dans plusieurs foyers se résume à trois bips de micro-ondes, jamais la fourchette d’Adam (les paluches, quoi!) n’a été autant mise à profit à l’heure des repas.Tout comme entre ces moments.I.es doigts s'activent à toutes les sauces: pour tremper des craquelins dans une preparation de fromage orange, pour déguster une pizza calzone miniature décongelée en trois minutes, pour saisir des bâtonnets de poulet, des rondelles d’oignon, des dés de fruits ou des morceaux de légumes tout en conduisant ou pour effilocher un bout de fromage entre deux cours.L’assiette de nachos et salsa permet également de st5 Elire aller les menottes, tout comme d’ailleurs cette ingénieuse recette de «salade César à manger avec les doigts» récemment présentée sur le site Internet d’un géant de la distribution, pour se faire plaisir «sans se lancer dans une préparation compliquée».Et la liste est loin d’être exhaustive.Exit, donc, l’outil de mediation entre le mangeur et l'aliment (sauf peut-être avec une tasse en plastique pour le café et même la soupe à prendre sur le pouce).le lien direct et généralisé avec les carburants du corps et de l'esprit ne serait finalement pas etranger à la proliferation de la malbouffe dans nos sociétés.estime Laurier Turgeon.«Cela ne fait aucun doute.dit-il.Désormais, on accorde de moins en moins d'importance au.x repas.On mange sans se questionner.pour se nourrir, et puis voilà: on finit par manger tout le temps, n importe où et trop.» les fabricants de prèt-à-manger (avec les doigts, bien entendu) ne s'en plaignent pas, eux qui, dans une «logique de marchandisation», estime Claude Fi-schler, exploitent allègrement le phénomène en «cs-sayant de satisfaire toutes sortes de besoins avant même qu'ils ne soient formulés par les consommateurs».«Dans un monde où les gens bougent moins qu'aiant et ont besoin d'une quantité d'aliments moindre qu avant, il faut être imaginatif pour vendre ses produits et en tirer de la valeur ajoutée», dit-il.Comment nous joindre ?I-a rédaction Au telephone 514-985-3333 IV télécopieur 514-985-3380 IV courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au telephone 514-985-3399 FV télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 38341305 avons beaucoup de respect pour le gouvernement Charest.Est-ce qu’il y a différence d’opinion?Oui.Il y a toujours eu des différences d’opinion et probablement qu’il va toujours y en avoir.Mais en général, on travaille très bien ensemble.» Ces paroles n’ont pas impressionné le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«Si c’est ça, la bonne entente, j’aimerais voir ça quand ils se chicanent!», a-t-il lancé.M.Duceppe trouve «inacceptables» les propos de Jean Lapierre et reproche à Paul Martin de ne pas les avoir condamnés.«Ils font le “good cop, bad cop”, lui et Jean iMpierre.C’est inquiétant.Ça nous démontre un peu en quelle estime ils tiennent le gouvernement du Québec, qu’il soit souverainiste ou fédéraliste.» La ministre canadienne des Affaires intergouvemementales, Lucienne Robillard, juge quant à elle que c’est Benoît Pelletier qui a ouvert les hostilités mais qu’il est maintenant temps de passer à autre chose.«M.Pelletier a utilisé un langage qui a un peu fait monter la tension et je pense que ce n’est pas la bonne manière de faire que de discuter sur la place publique.Il faut s’asseoir et discuter», a-t-elle soutenu.La thèse de l’intérêt national inquiète «un peu» Mme Gagnon-Tremblay.Mais au regard de ce qu’elle appelle «mon dossier» — les relations internationales —, elle soutient avoir récemment senti, de la part du fédéral, «une progression vers une meilleure compréhension de la position du Québec».Même qu’à la rencontre du 7 octobre à Montréal, où elle et M.Pelletier ont rencontré leurs homologues fédéraux Pettigrew et Robillard, il y avait à ses dires «une volonté d'en arriver à des solutions qui conviennent à toutes les parties», a-t-elle affirmé.A preuve, c’est à cette occasion qu’elle a convaincu le ministre Pettigrew de laisser la ministre de la Culture, Une Beauchamp, lire un texte québécois à l’UNESCO.«Auparavant, le fédéral tenait absolument à ce que ma collègue lise une partie du discours du gouvernement canadien.» Autre preuve que la porte reste ouverte, selon elle: le fait que les sous-ministres québécois et fédéraux ont convenu d’avoir «un premier contact la semaine prochaine» pour circonscrire les «irritants» dans les pratiques actuelles.Elle continue donc d’espérer pouvoir s’entendre avec le fédéral afin de «formaliser et encadrer ces bonnes pratiques».Surtout que, dans le cas de la diversité culturelle, la collaboration entre Québec et Ottawa a conduit à un succès éclatant: l’adoption d'une convention internationale.Le Devoir Avec la Presse canadienne Le paradoxe est d’ailleurs aussi indigeste que savoureux: lorsque les questions de poids et de santé suscitent l’obsession des portions, cette imagination fait de plus en plus appel à la dextérité des Homo consumas en guise de remède miracle, et ce, même si les mauvaises habitudes de grignotage qui accompagnent généralement la vie du gastro-nodactyle peuvent facilement l’entraîner vers l’embonpoint, chose que cette nouvelle espèce de consommateurs tente pourtant d’éviter.De là à montrer du doigt les doigts pour délit de surcharge pondérale, il n’y a qu’un pas.que Claude Fischler et bien d'autres ne sont pas prêts à franchir.Bon doigt, mauvais doigt C’est que ce pied de nez (avec la main, bien sûr) à nos ancêtres — prompts à sauter sur la fourchette pour se distinguer des Amérindiens au début de la colonie, rappelle M.Turgeon — est loin d'être tout noir.Bien au contraire.«Ça dépend où on regarde, lance le sociologue.Il y a partout dans le monde des cuisines qui induisent l'usage des doigts avec un raffinement extrême.dit-il.Et dans nos sociétés, si on a retrouvé l'usage de nos doigts à table, c’est aussi un peu grâce à notre ouverture à des répertoires alimentaires exotiques.» L'amateur de sushis, de tapas ou de poussins sur bâtonnet à la mode cambodgienne ne dira certainement pas le contraire.Ce faisant, il fuit en effet «l'infantilisation alimentaire de la malbouffe» avec les doigts, dit Fischler, pour renouer avec les valeurs du partage et les saveurs des régimes originaires de contrées éloignées.«C’est même très sain», commente Paul Caccia, président de Slow Food Québec, un mouvement d’origine italienne qui prône le retour au bien-manger.«Arec les doigts, on se rapproche d’aliments avec lesquels nous avions pris beaucoup de distance en évacuant leurs dimensions culturelles, territoriales ou historiques, dit-il.On peut donc voir ça comme un retour aux sources».à condition bien sûr de se soucier de ce qu'on mange, de l'endroit d'où cela provient et du bon goût qui devrait normalement venir avec, poursuit-il.Ces conditions, gagnantes pour les papilles, s'accompagnent aussi d'une reconunandation des gardiens de la santé publique: les mains, vecteurs de maladies de toutes sortes, «se doivent d'être propres pour éviter les contaminations croisées», dit la microbiologiste Danielle Ramsay.Et, bien sûr, les coudes ne doivent pas être mis sur la table! Le Devoir Les avis publics et appels d’offres Au téléphoné 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@iedevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 COUR SUITE DE LA PAGE 1 involontaire et que tout élargissement constituait un empiétement Quant à lui, le fédéral demandait une interprétation évolutive de la Constitution.Si le programme, à l’origine, avait été conçu pour les chômeurs, il pouvait évoluer pour prendre en compte les nouvelles réalités, comme l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, sans que cela constitue un empiétement C’est cette dernière version qu’a retenue la Cour suprême.«Le procureur général du Québec affirme que le caractère véritable du programme social de prestations de maternité est d’aider les familles.Si c’est là un effet'in-déniable, ce n’est pas le caractère véritable», écrit la juge québécoise Marie Deschamps au nom de ses six collègues unanimes.«Le caractère véritable des prestations de maternité est de pourvoir au remplacement du revenu lors d’une interruption de travail.Il s’inscrit dans l’essence de la compétence fédérale en matière d’assurance
de

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