Maintenant, 1 octobre 1970, Octobre
eue, y vr/ AU QUEBEC LA DEMOCRATIE LA LOI ÉLECTORALE: pp.255-263 LE FRAP: pp.246-251 numéro SS — octobre 1970 numéro 99 somma i rts UNE THEOLOGix POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE Vincent Harvey.242 LES PREMIERES RETOMBEES DU BILL 63 Hélène Peiletter-Baillargeon.244 L'OFFENSIVE DU FRAP Jean-Pierre Fournier.246 CE N'EST QU'UN DEBUT .Pierre Vadeboncoeur .250 LA CRISE DU LANGAGE RELIGIEUX Fernand Dumont.252 POURQUOI REFORMER EN PROFONDEUR LA LOI ELECTORALE Robert Boily 255 EROTISME ET SOCIETE DE CONSOMMATION SEXUELLE Claude St-Laurent.264 ::V: - : ' LE QUEBEC D'AOUT-SEPTEMBRE Jacques Guay.*.272 fü DIRECTEUR-ADMINISTRATEUR: Vincent Harvey, o.p.ADJOINTS A LA DIRECTION: Hélène Pelletier-Baillargeon, Yves Gosselin, o.p., Laurent Dupont, o.p., Richard Gay.CONCEPTION VISUELLE: Lise Nantel IMPRESSION: DISTRIBUTION: Les Messageries Dynamiques Inc., 9820 rue Jeanne-Mance, Montréal.(514) 384-6401.CONDITIONS D'ABONNEMENT: Abonnement d'un an $ 7.00 Abonnement d'étudiant $ 5.00 Abonnement de soutien $10.00 N.B.Les abonnements ne sont enregistrés qu'au reçu du versement.2715 Chemin Côte Ste-Catherine, Montréal 250, P.Q.— (514) 739-2758 Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1419 Dans le flot d'informations qui se déverse quotidiennement dans l'opinion publique la lettre que les évêques canadiens ont publiée à l'occasion de la fête du travail est passée pratiquement inaperçue.A ma connaissance, seul le Devoir en a publié le texte IN EXTENSO.C'est pourtant un document intéressant qui marque un progrès par rapport aux textes diplomatiques et frileux que produisent habituellement les officines ecclésiastiques.Document intéressant d'abord par son sujet qui nous sort de la sacristie: libérer l'homme de tous les esclavages modernes, qu'il s'agisse de guerres, de misère économique, de conditions de vie infra-humaines, de tyrannie politique, de légalisme stérile, de paternalisme étouffant, de discrimination sociale, de disparités culturelles, d'aliénation spirituelle et de toute autre forme d'oppression suscitée par l'égoïsme des hommes ou l'inadaptation de leurs institutions.Avoir "la chance de se battre" Loin de défendre l'autorité en place par des mises en garde contre les mouvements de contestation et les cris de colère qui s'élèvent un peu partout dans le monde, les évêques voient au contraire en ceux-ci l'expression contemporaine de cette faim et soif de justice dont parle l'Evangile.Ils reconnaissent également que les remous sociaux sont souvent le prélude d'un progrès et que le PARTAGE du pouvoir est tout aussi important que la redistribution des biens pour l'épanouissement du citoyen: Dénués d'influence sociale, les dépourvus ici comme à l'étranger n'ont même pas la "chance de se battre" pour devenir des hommes et apporter leur contribution au progrès de l'humanité.Après avoir rappelé que les Canadiens qui ont été privés des nécessités vitales et d'influence politique n'acceptent plus cette situation, le document signale qu'un nombre grandissant de pauvres du pays ont acquis le réflexe politique et ont réussi à se grouper afin de participer à l'éla b oration des décisions publiques qui affectent leur vie quotidienne.Il existe actuellement, au pays, plus de 200 comités de citoyens et les pouvoirs publics commenceraient à les écouter et à dialoguer avec eux de façon positive, affirme le document.Disons que cet optimisme est plutôt un souhait que le constat d'une réalité.De fait, les évêques sont beaucoup plus réalistes: ils reconnaissent que cette revendication d'un nouveau pouvoir, qui est une tendance heureuse, se heurtera, dans une première phase, aux détenteurs des pouvoirs en place.Les sans-pouvoir chercheront alors à démolir les obstacles qui obstruent leur route.Cette première étape peut paraître négative.Pourtant elle devient nécessaire si les nantis et les puissants tiennent à leurs privilèges et refusent de partager le pouvoir.Il faudra peut-être en arriver à cette dernière forme de charité fraternelle qui pourrait s'appeler la VIOLENCE, comme l'affirmait Julien Hoh confef 1 ilieolc I (OUti politic lllipoi olopip oisurei pub biens ei ovec o test p Nsen iuspo 'Sc «illro 242 4 UNE THÉOLOGIE POLITIQUE RÉVOLUTIONNAIRE signes du mois 1 Harvey, s.j.dans une conférence récente.Pour ce théologien bien connu, la lettre des évêques, surtout dans sa deuxième partie, contient une théologie politique révolutionnaire qui lui paraît authentique.La seconde étape, une étape de construction, prévue par le document épiscopal, DEVRAIT se réaliser quand les pouvoirs traditionnels et les promoteurs du "nouveau pouvoir" en arriveront à COLLABORER aux prises de décisions.Le conditionnel (DEVRAIT) indique bien le caractère utopique de cette seconde étape.Celle-ci exige, en effet, UNE MODIFICATION DES STRUCTURES de façon à assurer le partage du pouvoir-et UN CHANGEMENT DE MENTALITE de la part de chacun, mais surtout des nantis dont les privilèges sont garantis par le système en place.C'est aux pouvoirs publi CS de .Tout serait relativement simple si les nantis consentaient librement à partager leurs biens et AUSSI LEUR POUVOIR avec ceux-là qui, au Canada et dans le Tiers Monde, ont moins que leur juste part.Certes, une telle conversion est éminement souhaitable, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que l'histoire nous en présente peu d'exemples jusqu'à maintenant.Les évêques ne l'ignorent pas: il est trop évident, constatent-ils, que l'homme est ainsi fait qu'il lui est bien difficile de s'arracher de lui-même à ses privilèges.C'est donc aux POUVOIRS PUBLICS, selon eux, qu'incombe l'importante responsabilité de mettre en place, et le plus tôt possible, des mécanismes sociaux qui assureront un partage plus équitable des richesses entre les citoyens et une plus saine redistribution du pouvoir au sein de la population.Les démunis n'attendent rien de moins.Mais aux mains de qui sont les VERITABLES pouvoirs publics, dans telle conjoncture nationale ou internationale?Si dans bien des cas, c'était précisément ces nantis qui ne veulent pas se départir de leurs privilèges?C'est évident pour certains pays de l'Amérique latine comme le Brésil, la Bolivie, etc.Et encore faut-il remonter plus loin: ces gouvernements fantoches, grassement entretenus, ne sont que les marionnettes des grands trusts internationaux, que Mgr Helder Camara, évêque de Recife au Brésil, dénonce courageusement comme les véritables ennemis de la justice et de la paix.Dans des sociétés dites démocratiques, comme les nôtres, le contrôle est moins apparent et la manipulation plus subtile mais la collusion entre les pouvoirs publics et les magnats de la finance n'en demeure pas moins réelle.Tout le monde le sait et tout le monde le dit, du reste, y compris les politiciens de l'opposition quand ils ont encore leur liberté.Au départ, tout au moins, il est dans la logique de la lutte des pouvoirs de s'affronter.Et quand l'un des deux a tout à perdre, il faut s'attendre à une lutte âpre qui peut conduire très loin.Malgré ces oerspectives sombres, les évêques optent sans hésitation pour le mouvement de libération à Tégard de toutes formes d'oppression.Ils espèrent que les Eglises s'y engageront avec la générosité et la détermination que réclame l'Evangile.Ils ont confiance que les chrétiens seront aux premières lignes de ce front de libération.Avoir le courage de ses écrits Mais les chrétiens, ça comprend aussi les pasteurs.Après avoir écrit et signé un DOCUMENT QUI ENGAGE, qu'on n'aille pas se réfugier par la suite derrière la distinction clercs-laïcs, spirituel-temporel, pour éviter de se mouiller dans des situations très précises d'oppression qui nous touchent de près.Il faut peut-être que des évêques et des prêtres aient des ennuis avec les pouvoirs en place pour que les Egl ises reprennent un visage évangélique et apparaissent vraiment comme des COMMUNAUTES DE CROYANTS — et non pas d'abord comme des institutions qui se protègent en ménageant la chèvre et le chou ou en se terrant dans un silence prétendument diplomatique.Parmi les signes qui ont contribué à maintenir l'espérance chez des personnes d'ici et d'un certain âge, il y eut sans doute la protestation violente de Mgr Charbonneau lors de la grève d'Asbestos.Répéter ce que le Conseil Economique du Canada dénonçait en 1968, à savoir qu'un Canadien sur quatre se débat dans un filet de contraintes dont il n'arrive pas à se libérer n'est pas très compromettant; mais dénoncer avec vigueur l'absence de politique sociale de tel gouvernement municipal, l'exploitation de tel milieu par telle compagnie, la violation des droits de l'homme dans tel ou tel cas précis, voilà une parole qui comporte des chances d'eff icacité, même si, par ailleurs, elle risque de créer des embêtements à son ou à leurs auteurs.La dénonciation n'est pas cependant la seule fonction de l'engagement chrétien, révolutionnaire ou non.Il y a l'autre volet, celui de la proposition et de l'action positives.Sur ce point, les Eglises chrétiennes ont entrepris une activité commune: la LIGUE POUR LE DEVELOPPEMENT, qui a déjà porté certains fruits.L'église de Montréal a contribué, pour sa part, une subvention de $100,000 au projet Blondin d'animation sociale.On sait que c'est par l'animation sociale en particulier qu'ont pris naissance les Comités de citoyens d'où est sorti le mouvement politique municipal de Montréal, le FRAP, au sujet duquel vous lirez des articles de Pierre Vadeboncoeur et de Jean-Pierre Fournier dans ce numéro.Nous savons par ailleurs que d'autres diocèses ont mis sur pied des comités de développement et d'animation sociale.Mais il faut bien dire que ce n'est qu'un début .s'il est vrai que la gloire de Dieu apparaît dans l'homme pleinement épanoui, comme l'affirment les évêques dans leur lettre.VINCENT HARVEY, O.P. I H I I 8 I ¦ lliiiii! liliËIISis .£W:W:*:W£W:W ::::::x::::::¥:::^x:>x::V ' .:.Loi pour promouvoir la langue française au Québec (Sanctionnée le 28 novembre 1969).Presque tous nos lecteurs ont déjà eu vent de l'affrontement qui a opposé, en septembre, une faction de l'Association des parents catholiques de Mont-Royal (section anglaise) et la Commission scolaire catholique de cette même localité.Le sujet du litige: l'intégration d'un nombre croissant d'enfants anglophones à l'école française de St-Clément.La décision de la Commission scolaire de regrouper en deux classes françaises à l'école voisine anglaise (St-Joseph) 35 enfants anglophones dont la connaissance du français ne permettait pas encore de suivre les classes au même rythme que les autres, a rencontré peu de sympathie dans la presse française.En général, (vg.LE SOLEIL; LE DEVOIR) les éditorialistes se sont montrés choqués de voir différer d'une année l'immersion totale de ces enfants en milieu français: depuis des années les francophones n'incitent-ils pas la population anglaise à se mettre à l'étude du français?Maintenant qu'elle s'y met enfin, va-t-on avec mesquinerie lui refuser notre coopération?S.V.P.un jugement moins superficiel Le manque de coopération des autorités scolaires de Ville Mont-Royal mérite un jugement moins superficiel: il constitue, dans une école où la coopération est acquise depuis longtemps (de 1 960 à 1 970 la proportion des élèves anglophones admis à St-Clément est passée de 10% à 25%) une cote d'alarme pour toutes les écoles françaises du Québec implantées comme elle dans une territoire où les francophones sont minoritaires.La décision des commissaires de Mont-Royal cet automne s'inscrit d'ailleurs dans une continuité logique de préoccupations et nous avons de bonnes raisons de croire que ces préoccupations vont également être de plus en plus partagées par plusieurs localités où la collaboration entre parents et commissaires a permis l'édification d'écoles françaises de haute qualité, car seule une école française de grande valeur, cela se conçoit, peut amener des parents anglophones à jeter sur elle leur dévolu en nombre tel que la pédagogie française de l'école puisse s'en trouver compromise.Vers les années '60-'62, une directrice de l'école St-Clément, Soeur Berchmans, donnait la première alerte: les autorités pédagogiques de l'école rencontraient déjà des difficultés à intégrer des enfants anglophones qui se présentaient en classe sans rudiments suffisants de la langue parlée.Plus tard, en 1966, l'Association des parents catholiques de Mont-Royal (section française) recommandait dans un mémoire à la Commission scolaire qu'un maximum de 3 enfants anglophones par classe soit admis à St-Clément.En revanche, diverses propositions étaient faites pour tenter d'améliorer la langue seconde à l'école anglaise en vue de préparer ces écoliers à leur immersion future à l'école française.Ces propositions (enseignement de certaines matières en français) furent rejetées par les autorités pédagogiques de l'école anglaise.En 1968, des normes d'admissibilité à l'école française sont préparées par la direction et approuvées par les associations de parents.Sanctionnées, ces normes ne reçoivent jamais d'application concrète parce que tout cas soumis aux normes générales se transforme insensiblement en cas d'exception où la mixité des mariages introduit progressivement des facteurs personnels tous dignes d'attention spéciale.En septembre '70, la situation est devenue telle que, sur 890 élèves proposés, St-Clément doit accueillir en vertu du bill '63, 220 enfants anglophones.Inquiets de la langue parlée à l'école (où le bilinguisme pratique des écoliers francophones amène peu à peu l'anglais à devenir la langue des récréations), des difficultés pédagogiques rencontrées au niveau de l'application du progrès continu, les commissaires optent pour l'installation de deux classes françaises spéciales à l'école St-Joseph.Le piquetage que l'on sait s'en suivra avec des accusations ouvertes de ségrégation à l'endroit de la Commission scolaire.Les retombées du bill 63 Pourtant, qu'un compromis survienne ou non pour cette année à Mont-Royal ne règle en rien ce problème nouveau auquel nous confronte tous cette retombée nouvelle du bill 63.Très flou dans ses principes généraux, le bill 63 en effet abandonne dangereusement l'orientation concrète de ses effets à long terme à une jurisprudence qui va se constituer peu à peu à partir des décisions pragmatiques de commissions scolaires locales.St-Léonard, Ste-Foy, Mont-Royal, Sillery, autant de petits foyers d'affrontements très divers d'où vont émaner peu à peu des précédents qui risquent d'engager l'avenir et que l'incurie des parrains du bill 63 ne s'est pas soucié d'aménager en son temps.Laissée ainsi au libre choix des parents, la langue d'enseignement des enfants risque ainsi de fluctuer d'une année à l'autre selon les engouements culturels, le climat politique du Québec ou la qualité variable des écoles locales.Imprévisible d'une année scolaire à l'autre, la proportion d'élèves anglophones et francophones qui joueront ainsi à chassé-croisé d'un réseau à l'autre compromettra sérieusement la planification à long terme de l'organisation scolaire dont l'embauchage et la sécurité d'emploi des professeurs ne ^gllfllîxl ¦ ' .fSÊMm .pl •’ •• ^ ¦• ' Ipilî llilllll .piiliimi .¦ ¦-**li*lilllll|llliillll Bm ^gMllÜlllil Mi m ïm •••••'•'¦ pplllililllllilliiS PH IB -1 m 1 i«: i»«w î constitue qu'un exemple entre mille.Mais le plus grave danger que constitue la perpétuation sans plafonnement légal de cette intégration reste celui de la dégradation de la qualité culturelle des deux réseaux ainsi ouverts sans discernement ni mesure autre que le libre choix des parents.Créer des classes de transition A notre avis, si l'on veut sauver d'abord et enrichir ensuite aussi bien l'école française que l'école anglaise au Québec, il faut de toute urgence créer, parallèlement aux deux secteurs français et anglais purs, des classes de transition munies de toutes les techniques modernes d'apprentissage des langues vivantes.Ce réseau permettrait entre autres aux écoliers appelés à sauter la barrière linguistique de le faire sans faire peser sur l'école primaire des responsabilités irréconciliables envers une culture donnée et une fonction d'acclimatation où elle risque de s'enliser et de s'abâtardir à tout jamais.Mais qui sait finalement si le bill 63 est vraiment là pour rester?HELENE PELLETIER- BAILLARGEON LE 100e NUMÉRO DE MAINTENANT ,,.****., .100 ) SEREZ-VOUS DE LA FÊTE?Chers lecteurs.Mercredi soir le 4 novembre à 18h.30 en l'auditorium Albert le Grand, l'équipe de direction célébrera, par un diner-causerie, la centième livraison de Maintenant (déjà).Notre rêve: y rencontrer en grand nombre tous nos fidèles lecteurs qui nous supportent bon an ma! an, en dépit de nos évolutions, nos changements de personnel, nos hausses de tarif, et nos prises de position! Tous: lecteurs de la première comme de la onzième heure!.Un diner-causerie?L'expression est trop pompeuse.il s'agira en réalité d'un simple repas-maison dont la première qualité sera de vous faire rencontrer d'autres amis de la revue tout en maintenant le pris du couvert dans les limites raisonnables des $3.50 Le vrai plat de résistance de la soirée?Un vaste échange avec vous inauguré par la participation de JEAN PAUL AUDET, FERNAND DUMONT et JACQUES YVAN MORIN.A ces collaborateurs des toutes premières livraisons, nous avons demandé d'évoquer ce soir-là.en regard des neuf années et de la situation présente, les perspectives d'avenir de l'Eglise, de la culture et du nationalisme au Québec.Après eux.Vincent Harvey, directeur de MAINTENANT tentera de situer l'engagement de la revue dans le contexte de l'évolution actuelle.Nous comptons instamment sur votre présence, sur celle de vos amis qui sont peut-être également des lecteurs occasionnels ou des sympathisants lointains, pour apporter votre contribution aux échanges qui suivront le pane! et, qui sait, nous guider ainsi dans nos orientations futures .Amicalement L'EQUIPE DE DIRECTION ¦"'tSÊ."": I DINER DES AMIS DE MAINTENANT le mercredi 4 novembre 1970 18.30 DATE HEURE: LIEU: Auditorium Albert !e Grand 2715, chemin Côte-Ste-Catherine Montréal 250 PRIX DU COUVERT $3.50 par personne PRIERE DE RESERVER LE PLUS TOT POSSIBLE (avant le 24 octobre) Revue Maintenant 2715, Chemin Côte-Ste-Catherine Montréal 250 SOIT PAR ECRIT 739-2758 SOIT PAR TELEPHONE: j I 1 1 liil! ' ' A?;c> « " .¦ •• v '' s§ wm ^ s ' s K m.' E 111111 ^ J-:' VXX .Iplitllil WMmmœm - , §i m ÉlÜi i?- VvX V-:;X j - ¦¦ .: - ¦ .m 1 - lililflIlP Depuis 10 ans, Montréal se repaît de chimères.ISI; I L’OFFENSIVE DU FRONT D’ACTION POLITIQUE JEAN-PIERRE FOURNIER Journaliste au STAR Par de grands et de menus artifices (la Place des arts, l'Expo '67 et la Terre des hommes, le baseball majeur et les Jeux olympiques, le Vieux Montréal et la Petite Bourgogne, les boîtes de fleurs qui ornent les lampadaires et les jolies clôtures qui, depuis 1967, dissimulent taudis, fonds de cour et parcs de stationnement), Jean Drapeau et Lucien Saulnier ont si bien masqué les misère de la ville qu'elle en a presque perdu conscience.administration n’aura pas constru 2,000 logements à prix modique tandi qu'il en faudrait 10,000 chaque anné pour combler les besoins, la part di budget affectée à la police dépasse d 25 fois celle affectée au logement.Santé Leur génie du trompe-l'oeil s'est exercé avec d'autant plus d'éclat qu'il n'a été gêné ni par la presse, ni par les conseillers.La presse a scrupuleusement préservé le secret de l’administration.Les quotidiens, la radio, la télévision ont affecté plus de personnel, d'espace et de temps à la propagande de l'entreprise commerciale que sont les Expos de la Ligue nationale de baseball qu'à la discussion des affaires municipales.En page éditoriale, la critique a cédé le pas à la chanson de geste.La mortalité infantile, les maladies infec tieuses, les grossesses mal suivies, le tensions psychologiques sont monnaiji courante dans les quartiers ouvriers, b mauvais état de santé des enfants de! travailleurs salariés affecte sérieusemer leur rendement scolaire, l'état de sant précaire d'une forte proportion de I main-d'oeuvre l'empêche de travailler, o ne trouve dans le sud-ouest de Montréi qu'un médecin par 4,500 habitants tar dis que l'Organisation mondiale de I santé propose une norme d'un par 60' personnes, seulement 1.5 pour cent d budget de la ville — environ $3 p habitant — est affecté à la santé.Transport en commun Les conseillers — à l'exception de Frank Hanley dont l'opposition, tout incohérente qu'elle fut, reflétait au moins quelques-unes des préoccupations des gens de son milieu — ont borné leur action politique à l'estampillage des décrets du pouvoir.Les problèmes de la ville, ce sont des groupes inattendus comme le Conseil des oeuvres de Montréal, les centrales ouvrières, les comités de citoyens (désormais rassemblés dans le Front d'action politique), la Fraternité des policiers, le Mouvement de libération du taxi, etc., qui se sont chargés de les révéler.Le coût au passager des services d transport en commun a quintuplé en 1 ans, parallèlement le nombre des use gers du transport en commun a diminu et la circulation automobile a singulière ment augmenté portant fréquemment a point dangereux la proportion de toxine dans l'air, les chauffeurs de taxi pour êtr trop nombreux (un pour 341 habitant contre un pour mille à Toronto et à Ch cago) sont forcés de trimer 75 heure par semaine et tirent néanmoins u revenu bien inférieur au salaire min mum.Loisirs et culture LA SITUATION ACTUELLE Logement Plus de la moitié de la population de Montréal vit dans des taudis ou dans des maisons décrépites qu'il faudrait réparer, 82 pour cent des familles sont locataires et versent en loyer une plus forte proportion de leurs revenus que partout ailleurs dans le monde, l'équipe Drapeau-Saul-nier tout au long des 10 ans de son Les quartiers populaires sont nettemer défavorisés en matière de loisirs: Si Louis et St-Edouard, par exemple, n disposent respectivement que de 37 e 57 acres de parc public contre 124 Ahuntsic et 291 dans Laval, ces parc manquent encore d'équipement et d moniteurs et sont par conséquent trè peu fréquentés, $4.1 millions des $30 millions du budget sont destinés à I récréation.Vie Ladi vigoui eo e: tes e siooiii d'a1 Ce qi le S' rhi ide mane ne se !.- VOtfliï T,.», T inictie frap.séteni eilai Miche coiicen tfavaii COiisri L'Expo '67 et la Terre des hommes or attiré des millions d'étrangers et conférl: à Montréal et à son maire un prestic S'il est iSiiSS: 246 indéniable.Cependant, 40 pour cent des Montréalais qui financent ces 88 jours de "fun" au rythme de $20 millions par année n'ont jamais mis les pieds sur les îles.Une proportion encore plus forte sans doute n'a jamais vu la Place des arts de l'intérieur.Le Conseil des arts de Montréal, dont les largesses totalisent $350,000 par an, soutient exclusivement l’art officiel; les entreprises culturelles populaires n'y trouvent guère d'appui.Vie démocratique La démocratie, qui n'avait jamais été très vigoureuse à l'hôtel de ville de Montréal, en est maintenant tout à fait exclue.Cependant que 80 pour cent de la population est locataire et salariée, 90 pour cent des hommes qui la représentent au gouvernement municipal sont propriétaires et indépendants, c'est-à-dire professionnels, marchands, courtiers, hommes d'affaires ou industriels.Ce que le maire et ses conseillers appellent le Parti civique n'est autre qu'un "fan club" qui n'a aucune structure démocratique, ni aucune forme d'activité hors des périodes électorales.Les candidats dans chaque district, de l'aveu même d'un conseiller du Parti civique (cf.le $tar du 24 nov.'69), sont triés et choisis personnellement par M.Drapeau et lui doivent une loyauté absolue.3euls des clowns tels l'homme en blanc et le roi de la cravate osent se mesurer au maire en temps d'élection.La population ne se donne même pas la peine d'aller aux urnes.En 1966, moins du tiers des votants ont exercé leur droit de suffrage.Trente-trois des 48 conseillers ont été élus par acclamation.Michel Cartier, l'un des animateurs du FRAP, montre sur la carte de Montréal un immense T dont la barre horizontale s'étend depuis Mercier jusqu'à $t-Henri et la verticale rejoint l'extrémité de 3t-Michel.A l'intérieur de ce T se trouve concentrée la masse des réprouvés de la politique de prestige de M.Drapeau: les travailleurs salariés.Il témoigne de l'inconscience sociale du régime en place à l'hôtel de ville.QU’EST-CE QUE LE FRAP?$'il est vrai, comme l'a écrit Voltaire, que ililllilili jîjSSSS: la politique est mensonge et que l'habileté consiste à pénétrer le menteur, le FRAP est sans conteste le plus habile de tous les groupes qui ont surgi à Montréal depuis 10 ans pour faire opposition au Parti civique.Il est le premier qui ait cerné les vrais problèmes de Montréal et qui ait montré de manière croyable combien néfaste est le régime actuel.Cela s'explique du fait que le FRAP n'est pas, comme les formations précédentes, un parti d'occasion né simplement pour toucher sa part du gâteau et prêt à se dissoudre au lendemain de l'élection.Il émane des C0MITE5 DE CIT0YEN5 qui se sont formés un peu partout à travers la ville ces dernières années afin de traiter des situations précises comme la démolition de logements à prix modiques dans Milton Park et la Petite Bourgogne, l'institution de cliniques médicales dans $t-Jacques, etc.Ces comités se sont regroupés dans le FRAP afin de coordonner leur action.L'élection du 25 octobre n'est qu'une phase de leur action, une première étape.Elle constitue l'offensive d'automne et sera suivie de l'offensive d'hiver qu'on mènera simultanément sur quatre fronts: travail, logement, refonte de la carte scolaire et Caisses populaires.L'objectif à long terme est de ravir le pouvoir à la minorité qui le détient et de le rendre à la majorité de manière qu'il soit enfin exercé à son profit.LES PROPOSITIONS DU FRAP Les remèdes que propose le FRAP aux problèmes de la ville sont concrets et pratiques, deux qualités qu'on n'attendait plus d'un mouvement de gauche dans le Québec.EN MATIERE DE LOGEMENT le FRAP propose de rénover progressivement l'ensemble des VIEUX QUARTIER5 en transformant, en même temps que l'habitation, l'ensemble des conditions de vie: équipement communautaire, parcs, services publics, transport en commun, lutte contre la pollution de l'air, le bruit, etc.Il mettrait en chantier chaque année 10,000 L0GEMENT5 publics qui seraient adjugés en priorité aux familles le plus mal logées et à celles déplacées par les travaux de rénovation.Tel pro- WmmmmA pllllütltlllli lilil : lilil gramme, estime le FRAP, ne requerrait de la part de la ville qu'un investissement de $5 millions puisqu'il serait admissible aux subventions fédérales et provinciales (couvrant jusqu'à 75 pour cent des coûts de construction).¦ La démoliton de logements habitables (par l'entreprise privée) serait freinée par une taxe calculée d'après l'hypothèse de vie des vieux logements et le rendement des logements de remplacement.Le produit de cette taxe alimenterait le fonds d'indemnisation des familles déplacées.Le FRAP prévoit la PARTICIPATION DE3 CIT0YEN5 à tous les niveaux de la rénovation sociale, depuis l'élaboration des programmes jusqu'à la gestion des ensembles publics II reviendrait à l'assemblée des citoyens des secteurs touchés, en collaboration avec l'Office municipal du logement, de définir leur vie à l'intérieur des futurs ensembles (loisirs, services communautaires, décoration, etc).Comme les 10,000 logements publics ne suffiraient pas à la demande (le $ervice d'urbanisme estime qu'il faudrait construire 40,000 logements chaque année pour combler les besoins), la ville favoriserait l'initiative privée, surtout celle des coopératives.Afin d'enrayer la 5PECULATION FONCIERE, source d'augmentation du coût du logement et entrave majeure à la planification urbaine, le FRAP entrevoit la municipalisation du sol urbain.Cette mesure étant du ressort provincial, il propose dans l'intervalle un moyen terme.La ville s'interdirait de revendre tout terrain public, acquerrait les terrains vagues et mettrait en oeuvre une politique de zonage décourageant la hausse des prix des terrains.De toutes les mesures proposées par le FRAP, la MUNICIPALISATION DU SOL est la seule susceptible d'effrayer les honnêtes gens.Déjà, lors de la conférence de presse à laquelle le FRAP a fait part de son programme, des journalistes (on sait combien ils sont prompts parfois à se porter à la défense d'intérêts qu'ils ne posséderont pourtant jamais) ont : Mill WKÈKIÊÊÊKË^ÊÊÊ^KIÊ^ÊÊ^ÊtÊKm liillililllllillliilliiliM^ 111¦ iliiiil¦ ¦¦ ¦1 il: I utili ill!l«iiiii ¦¦ il 1 ¦ ¦ 11 ¦ ¦.11 111iliiiilii : ill wmm ¦ .ïïmMmmimMMrnm ¦ .m i; .• ¦ .¦ s;.;.: • ¦ , iiilliiillliiillll , - ^ : .'.-v ,¦ .'• ¦¦¦ ' " ¦ ' .¦.¦ .¦ ¦"¦.ili ; s ¦ ?: .—/I r I lancé de hauts cris.La mesure n'est cependant sévère qu'en apparence.La très grande majorité des gens, c'est-à-dire les locataires, ne perdraient rien à son application puisqu'ils ne possèdent rien et que, selon toute vraisemblance, ils ne posséderont jamais rien.Les petits propriétaires, qui occupent leur terrain, seraient indemnisés pour la perte de leur propriété et continueraient d'occuper leur terrain à loyer.Les grands propriétaires ne perdraient que les bénéfices qu'ils pourraient éventuellement réaliser par la revente de terrains dont la plus-value dépend le plus souvent d'investissements consentis par le secteur public.Le sol est d'ailleurs propriété publique dans beaucoup d'Etats qu'on ne peut certes accuser d'être socialistes.Puisque nous sommes un peuple de locataires, le FRAP propose encore de garantir les droits des locataires.Il établirait un BAIL-TYPE auquel tous les propriétaires seraient tenus de se conformer.Il étendrait l'autorité de la REGIE DES LOYERS à tous les logements quels que soient leur prix et la date de construction.Les propriétaires, est-ce possible, seraient tenus d'entretenir leurs logements et d'affecter à cette fin 12.5 pour cent du loyer.Toute forme de discrimination serait enfin sévèrement punie.EN MATIERE DE SANTE le FRAP envisage un réaménagement complet des priorités budgétaires de la ville et l'établissement de CLINIQUES MEDICALES POPULAIRES dans tous les quartiers en commençant par les plus défavorisés.Ces cliniques, précise le FRAP, seraient conçues, aménagées et développées tenant compte des besoins essentiels de la population des secteurs concernés.Plus que les hôpitaux, elles seraient l'instrument-clé d'une politique sanitaire populaire, c'est-à-dire enracinée dans le milieu et répondant aux besoins du milieu.Les cliniques, dont le personnel médical serait salarié, dispenseraient gratuitement les services de diagnostic, de dépistage, de prévention, de premiers 24?soins et de traitements externes (y compris soins dentaires et psychiatriques).La ville, par l'intermédiaire d'un Service de santé entièrement réorganisé, serait chargée de planifier et de rationaliser la distribution des effectifs et de l'équipement sanitaire et participerait au financement des cliniques populaires.Les cliniques seraient toutefois autonomes.Il appartiendrait aux citoyens du quartier de déterminer, en collaboration avec le personnel médical, les besoins de la population et les moyens de relever l'état de santé des habitants du quartier.L'équipe médicale déciderait de la nature de sa pratique médicale.Cependant, les projets d'éducation sanitaire et de prévention seraient l'oeuvre commune de l'équipe médicale et de la communauté.L'enracinement populaire des cliniques, dit le programme du FRAP, serait assuré par des liens continus entre la clinique, l'école, l'usine, l'habitat.Cela permettrait d'isoler les causes réelles de la maladie (conditions de travail, de logement, etc.) et de déterminer les remèdes appropriés.Les cliniques communautaires seraient des instruments d'éducation populaire en matière de santé, planning familial, hygiène, etc.De manière que les futurs médecins prennent conscience de leurs devoirs sociaux, le FRAP insisterait pour que les étudiants soient tenus de faire des stages dans les cliniques de quartier.Le FRAP pense que le régime provincial d'assurance-maladie absorberait une bonne partie du coût de ses propositions en matière de santé.DANS LE DOMAINE DU TRANSPORT le FRAP donnerait priorité à l'amélioration des services de transport en commun.Empruntant à l'urbaniste Hans Blumen-feld l'idée de la gratuité des services de transport en commun, il commanderait dès son entrée en fonction une étude approfondie de la question.Pourquoi, demande le FRAP, les usagers du transport en commun devraient-ils seuls en ¦ assumer le coût quand ce service profite à tout le monde?L'urbaniste Blumenfeld, conseiller de la ville de Montréal en matière d'urbanisme et de transport, estime que de nombreux avantages découleraient de la gratuité des services de transport, le moindre n'étant pas la diminution appréciable de la circulation automobile et, partant, de la pollution de l'air.Dans l'intervalle, le FRAP s'efforcerait au moins de contenir la hausse des prix du transport et réduirait le prix des billets aux vieillards.En ce qui touche le TAXI, le FRAP a pratiquement fait sien le programme du Mouvement de libération du taxi.Il établirait une régie du taxi qui implique la dissolution des flottes, une centrale de radio unique, un dôme unique, des stands communs, etc.Les chauffeurs participeraient à l'administration de la régie.EN MATIERE DE LOISIRS le FRAP propose la création d'un SERVICE DES LOISIRS qui réunirait sous une même direction la Terre des hommes, le Service des parcs, le Conseil des arts et les bibliothèques.Des conseils de quartier composés de citoyens et de représentants du Service des loisirs se chargeraient de répondre aux demandes des résidents du quartier, d'adapter aux besoins de chaque quartier le programme établi par le Service pour l'ensemble de la ville et d'assurer la liaison entre les organisations culturelles et récréatives de chaque quartier, le Conseil des arts et la Terre des hommes.Des citoyens délégués par les conseils de quartier participeraient à l'administration du Service des loisirs.A l'intérieur des quatre directions du Service des loisirs, le FRAP prévoit quantité de réformes qui tendent toutes essentiellement à démocratiser l'organisation des loisirs et de la culture à Montréal.L'un des projets le plus prometteurs touche la TERRE DES HOMMES, qui I ¦' " " ' ' ' 111 li II i i'^i:iii-i;vll' 11illllllSiiiilillllli: mi 111 IIIH .V.'.jisili ¦¦ ;« Siia?:a:àïaa:aaa¦'-^:v;;:;^; -.a:,: aa'.'-.a;;: - aiiiilaaaas! ' : : .¦ i • ' ¦ .I i ¦ i' .' 1 illl ' .1 : à 11 : ¦ llilllilillll illliil 1 'l^i.¦ ¦'ra-:-;';;-." ililiiiiiilllliiiiSl^^^ ¦ II Illliii lllllllllllillll : 111111111 llilllilillll 1: ¦ 1 llilllilillll - ¦HI .551 1 • deviendrait une sorte d'université populaire: La section de l'ïle Ste-Hélène située entre le métro et la Place des nations serait ouverte à l'année gratuitement.Les pavillons seraient transformés en centres d'animation culturelle et d'éducation populaire où toutes les associations culturelles, récréatives, sportives, etc., y auraient leur secrétariat.Le secteur du grand lac des régates, derrière le Pavillon du Canada, deviendrait une base de plein air (plages, jeux, camping, sports, location de skidoos, de traîneaux, festivals d'hiver, etc.) à laquelle la population aurait accès durant toute l’année moyennant une somme minime.La Ronde conserverait son caractère de parc d'amusement, mais une partie (aujourd'hui inoccupée) du secteur serait réservée à un centre de jeunesse.Le caractère actuel du reste de l'ïle Notre-Dame serait accentué.Aux pavillons qu'on y trouve déjà s'en ajouteraient d'autres illustrant la francophonie et le tiers-monde.: : .I I ¦¦ ; OFFICE DU PLAN De manière à coordonner le développement économique et social de Montréal, le FRAP mettrait sur pied, au niveau de la Communauté urbaine, un Office du plan composé également de fonctionnaires des différents services et de représentants de la classe salariale.L'Office aurait pour fonction de déterminer les besoins collectifs sur le plan économique, culturel et social et d'établir les priorités de même que les objectifs à long terme.Le FRAP verrait en outre à uniformiser les divisions territoriales qui, aujourd'hui, varient considérablement selon qu'il est question de santé, de police, d'urbanisme, etc.Il poursuivrait une politique systémati- que de décentralisation au profit des unités territoriales des services et de l'équipement collectifs, donnant priorité en termes d'investissements de rattrapage aux quartiers les plus démunis.La participation populaire à toutes les phases du plan irait de la consultation à l'autogestion.Quoiqu'il soit difficile de chicaner de tels objectifs, il ne manquera certainement pas de gens de bonne foi pour préférer M.Drapeau et le Parti civique au FRAP le 25 octobre.Mais ces dupes de ce qu'un éditorialiste du Devoir a appelé l'olympisme politique se recruteront davantage dans les beaux quartiers que dans les quartiers populaires, où l'on a encore rien vu que le revers des grandes oeuvres de Spielfuhrer.• envoya votre formule d'abonnement aujourd'hui Q IS 1^ (D & !S 'S* o *5 I5S io 3“ a.O
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