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Titre :
Maintenant
Revue d'idées très en phase avec les débats qui animent la société québécoise durant la Révolution tranquille.

[...]

La revue Maintenant arrive et s'inscrit dans l'effervescence du Québec des années 1960, au moment de la Révolution tranquille. Elle a pour vocation de remplacer la Revue dominicaine en créant un lieu de discussion collé sur l'actualité. Pour s'insérer davantage dans l'activité intellectuelle de son temps, la nouvelle revue affiche une facture moins savante.

Père Henri-Marie Bradet, directeur de la revue depuis ses débuts en 1962, rassemble rapidement de nombreux collaborateurs, clercs et laïcs. Plusieurs dominicains, mais aussi Benoît Lacroix, Louis Lachance, Émile Legault, Gérard Dion et Louis O'Neill offrent des contributions à la revue, tout comme les laïcs Hélène Pelletier-Baillargeon, Louis Fournier, Pierre Saucier, Dr Paul David, Ernest Pallascio-Morin, Jacques-Yvan Morin, Guy Robert et Naim Kattan, parmi de nombreux autres.

La volonté d'actualisation du catholicisme prônée par Maintenant tient ses racines dans le personnalisme des années 1930 et son ouverture à l'individualisme, et coïncide, en 1962, avec le programme de réformes du catholicisme de Vatican II, duquel la revue portera l'esprit au Québec. Elle offre une tribune aux catholiques de gauche, soucieux de montrer un esprit actuel et moderne à la jeunesse intellectuelle.

Maintenant s'adapte rapidement aux changements accélérés en cours dans la société québécoise et devient un lieu de débat important. Les clercs souhaitent se positionner comme porteurs d'une conscience morale évolutive de la société vis-à-vis des intégristes et du contrôle de l'Église. Cet humanisme chrétien motive Maintenant à adopter hâtivement le socialisme démocratique et à cautionner et pousser l'idée de l'indépendance politique du Québec.

Le contexte de laïcisation et de pluralité grandissante des affiliations religieuses, conjugué au déclin de l'attachement national canadien-français et catholique, donne naissance à un nationalisme québécois civique qui se manifeste notamment dans la déconfessionnalisation de l'enseignement public. Maintenant en sera partie prenante.

La revue participe ouvertement aux débats sur la régulation des naissances, mais, par principe religieux fondamental, demeure d'abord contre l'avortement. Et bien qu'elle appuie une laïcité ouverte, la revue refuse affronte la position radicale de la relégation du religieux à la sphère privée. Les audaces que Maintenant se permet font des mécontents à la tête de l'ordre dominicain à Rome, qui demande la destitution du père Bradet en 1965. La maison provinciale de l'ordre ne souhaite pas se ranger dans la réaction. Le père dominicain Vincent Harvey prend la relève de Bradet à la direction et offre au contraire davantage d'autonomie à la revue, qui appuie plus résolument le socialisme et l'indépendantisme québécois.

Maintenant souhaite mettre un terme au nationalisme messianique pour que toute la place soit laissée à un mouvement politique pragmatique, qui envisage la souveraineté politique comme moyen pour le Québec de se développer. Tous les dominicains ne sont toutefois pas à l'aise avec les positions politiques de la revue. L'ordre sort de l'aventure en 1969. Son maigre financement est dorénavant assuré par Pierre Péladeau. La revue délaisse alors presque complètement le contenu religieux pour se concentrer sur les questions politiques, sociales et économiques.

Durant la période qui suit, Maintenant accueille des collaborateurs réputés, dont Robert Boily, Jacques Parizeau, Michèle Lalonde, Fernand Dumont, Jacques Grand'Maison, Jacques-Yvan Morin, Guy Rocher, Camille Laurin, Pierre Vadeboncoeur et Louis O'Neill. Hélène Pelletier-Baillargeon y est toujours et sera d'ailleurs nommée directrice au décès de Vincent Harvey en 1972.

Maintenant est affiliée aux journaux indépendantistes et réformistes Québec Presse (1969-1974) et Le Jour (1974-1978). Les trois cahiers publiés en 1975 sont d'ailleurs distribués avec Le Jour. Plusieurs des collaborateurs des dernières années seront des figures importantes du gouvernement et de l'administration du Parti québécois à partir de 1976.

Source:

ROY, Martin, Une réforme dans la fidélité: la revue Maintenant (1962-1974) et la «mise à jour» du catholicisme québécois, Québec, Presses de l'Université Laval, 2012.

Éditeurs :
  • Montréal, P.Q. :les Dominicains en collaboration avec d'autres clercs et des laïcs,1962-1975,
  • Montréal :Éditions Maintenant inc.,
  • Montréal :Editions Maintenant :
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Revue dominicaine ,
  • Témoins
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Maintenant, 1975-06, Collections de BAnQ.

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PER M'IS'I JOUR nouvelle série juin 1975 cahier 2 c/@ Quoi poupIg parlons-nous ?ftiftunnHiinmiiwi wjxnili i \\uf}_ ¦il® ,k i iiiiiinn»nmmntnntm>'^'> ill r .:r- 2 Maintenant, le samedi 21 juin 1975 un peuple,'nous?éditorial De quel peuple s’agit-il?Nous ne l’avons jamais su.Pendant longtemps, et bien après la Conquête, nous étions des Canadiens.Ce qui excluait les Anglais.La génération de nos parents, en milieu rural ou ouvrier tout au moins, s’exprime encore ainsi.Concurremment, nous avons aussi constitué une race.Quoi qu’on en ai dit, il n’y avait dans cette appellation aucune connotation raciste.Débris des empires défunts, dispersée aux quatre coins du continent, empêtrée dans des allégeances politiques multiples, la descendance française a bien dû nommer sa singularité et ses liens fraternels.Depuis peu, nous voilà devenus des Québécois.Identité ambiguë, celle-là encore.Comprend-elle les anglophones du Québec?Et les francophones des autres provinces, les Acadiens d’à-côté, les Louisianais de là-bas?Ne font-ils pas partie de l’étrange nation française d’Amérique?La question s’est compliquée plus encore.Le peuple, est-ce d’abord la communauté nationale, reconnaissable à son pauvre héritage, partout maintenue dans une condition de dépendance?N’est-ce pas plutôt l’ensemble des travailleurs opprimés par la bourgeoisie et les pouvoirs?De cette question, des théoriciens font le principal aliment de leur pensée politique, basculant tantôt d’un côté, tantôt de l’autre selon des dialectiques abstraites venues d’ailleurs.Certains, dont je suis, s’en tirent en mettant ensemble les deux variétés de l’asservissement.En croyant que le courage et l’entêtement se chargeront à la longue de démêler l’ambigüité.En pensant aussi que, de deux tyrannies, il n’est pas utile de se demander laquelle doit faire oublier l’autre.Aujourd’hui comme hier, notre histoire est donc confuse.Les affres de l’accouchement du Québec, et de sa définition, se prolongent.Chaque jour, interrogeant les événements et sondant les raisons de nos engagements, nous nous demandons si nous menons jusqu’au bout un vieux désir de renaissance qui fut toujours présent dans notre passé ou si l’heure de la mort ne serait pas venue pour une collectivité qui n’avait pas la vertu de durer.A voir se multiplier les utopies, à voir se croiser les emprunts qui font de nous le baromètre le plus comique des modes qui courent le monde, à voir menacées les conquêtes fragiles de la Révolution tranquille, comment trancher entre la résurrection et la mort?Si on avait à refaire les défilés des 24 juin d’antan, il suffirait maintenant d’un unique char allégorique.Il représenterait notre peuple tout entier.Un invraisemblable charriot qui s’avance dans l’histoire.Bourré de tous les gadgets des technocraties d’Amérique et de France, par dessus les vieux meubles et les pièces disparates du folklore auxquelles tient même le petit dernier.Docteurs en économique ou en administration, les cochers se disputent les rênes.Les passagers s’engueulent le jour et la nuit à propos du moindre croisement des routes.Des poètes chantent à la lune par toutes les fenêtres.Juché sur le toit, un ministre discoure sans arrêt sur la souveraineté culturelle.D’autres vont à pied, réclamant une autre bagnole, sans trop s’éloigner pourtant de l’équipage.On comprend que les tranquilles résidents de la contrée s’interrogent.Que veulent donc ces gens étranges?Cette peuplade est-elle en déroute ou en chemin vers la terre promise?Pour le dire dans la langue du pays: What does Quebec want ?Ils ne sont pas les seuls à s’interroger ainsi.Font de même, dans leur patois, ceux du charriot.Il faut souvent en descendre, piétiner dans le boue, pousser, tempêter, lever les bras au ciel.Surtout quand des jeunes passagers s’as- soient tranquillement sur le gazon, un brin d’herbe entre les dents, attendant que le char allégorique reparte vers l’avenir.Le 24 juin, le charriot s’arrête encore.Pourtant, ce n’est pas parce qu’il est en panne.De temps en temps, il faut bien s’interroger sur la raison du voyage et sur ce qui nous garde ensemble.Qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, ce jour-là, moins que les autres, nous ne sommes pas glorieux.Pas même fiers.A d’autres peuples, dont c’est la fête le 4 ou le 14 juillet, sont réservés les défilés de chars d’assauts, les discours qui célèbrent des assurances officielles.Chez nous, on tourne seulement en rond autour de la question: de quel peuple s’agit-il?Mais au soir, avant de s’endormir, on se prend à regretter que des pays plus assurés de leur passé et de leur avenir, mieux gardés par des frontières politiques, ne soient pas réduits à se poser une aussi belle question.Alors, dans la nuit, qui refuserait de laisser monter de soi, pour ce peuple dont l’existence elle-même est une question, une irrésistible poussée de tendresse?Et pour cette tendresse-là, qui oserait échanger des fanfares ou des certitudes?Fernand Dumont En bois debout (inédit) f : - - V 0: f Depuis que je connais le BAC, je suis comme ça avec mon assureur parce que j'y vois clair.Les assurances I.A.R.D.c'est-à-dire Incendie.Accident et Risques Divers, ça peut parfois vous sembler compliqué.Voici comment nous, du BAC', pouvons vous'veniren aide.Par nos conseils.Notre organisme groupe la plupart des assureurs I.A.R.D.Il a été mis sur pied par les assureurs eux-mêmes pour servir d’intermédiaire entre le public et les assureurs.Au BAC.nous ne vendons pas d'assurance.Nos spécialistes peuvent donc vous conseiller en toute objectivité, quels que soient vos problèmes.Par notre Centre d'information.Notre Centre d'information met à votre disposition toute une gamme de brochures et de dépliants traitant des assurances I.A.R.D.Ils sont le fruit d'études approfondies, effectuées par notre Service de recherches, et vous sont offerts gratuitement.Vous y trouverez les réponses aux questions que vous pourriez vous poser sur divers sujets.Pour vous les procurer, vous n'avez qu'à nous en' faire la demande.Par notre accessibilité.Le BAC est accessible à tous.Que vous soyezenquêtedeconseils.d'éclaircissements ou tout simplement de renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec nous.Nos spécialistes s'empresseront de répondre à vos questions.Ils seront également heureux de savoir ce que vous pensez des assurances I.A.R.D.Plus de 6 000 personnes les ont consultés au cours de l'année 1974.Au BAC.nous sommes avant tout à votre service: consultez-nous.N'hésitez pas à nous téléphoner, à nous écrire' ou à venir nous Voir.1 .e Bureau d'assurance du Canada.( I 1080.Côte du Beaver Hall ) Bureau 920 Montréal (Québec) H 2/ 1S8 Tél.; (514) 866.9X01 AC) Les lointains soleils carillonneurs du Haut-Abitibi s’éloignent emmêlés d’érosions avec un ciel de ouananiche et de fin d’automne ô loups des forêts de Grand-Remous votre ronde pareille à ma folie parmi les tendres bouleaux que la lune dénonce dans la nuit semée de montagnes en éclats de sol tracté d’éloignement J’erre sous la pluie soudaine et qui voyage ma vie tiraillée qui grince dans les girouettes homme croa-croa toujours à renaître de ses clameurs découragées Sur la maigre terre qui s’espace les familles se désâment et dans la douleur de nos dépossessions temps bêcheur temps tellurique j’en appelle aux arquebuses de l’aube de toute ma force en bois debout Gaston Miron Carhiers périodiques publiés conjointement par les Editions Maintenant et la Société SODEP, et imprimés par Journal Offset Inc.Adresse: 387, boul.Lebeau, Ville Saint-Laurent Montréal 379 - Téléphone: (514) 331-8961.Bureau d'assurance du Canada Pour y voir clair Les cahiers Maintenant sont disponibles à $1.l’exemplaire.L’équipe de rédaction: Fernand Dumont, Jacques Grand’Maison, Michèle Lalonde, Louis O’Neill, Hélène Pelletier-Baillargeon, Daniel Pinard, François Ricard, Michel Rioux, Pierre Vadeboncoeur, Laurent Dupont (secrétaire).Je r doci les \ Qui mai com à si pât tan Noi moi dro un l’ai am grc les No se tin de tri vit tri fui dû L’i de un lib foi les tir no te: po ài Ce ps ar ai m ce P< d< q< gi c m ai ti q ri P P P P q n r a r g t PAGE COUVERTURE: Ces armoiries du Québec ont été conçues et réalisées par Suzanne Joubert.- Tous droits de reproduction réservés. Maintenant, le samedi 21 juin 1975 par Hélène Pelle tier-Baillargeon ces mots qui nous divisent ces rêves qui nous rassemblent Je ne dois pas être la seule à tne rappeler ce documentaire à peine retouché, tourné durant les interminables mois du siège de Stalingrad.Quinze ou vingt ans après la guerre, sur une mauvaise pellicule, on nous faisait revivre un combat de Russes et d’Allemands condamnés à se disputer sans fin, sous le froid, le même pâté de maisons écroulées, tantôt reprises, tantôt perdues.Soudain, un après-midi de Noël, une trêve intérvient.Dans un silence de mort, parmi les décombres, pesamment, maladroitement, six hommes emmitoufflés traînent un piano bancal et le calent tant bien que mal à l’aide de gravats.Derrière eux, une silhouette aux mains vides s’avance.Elle retire ses grosses mitaines de combattant, et se délie les doigts au-dessus d’un brasero improvisé.Nous ne le verrons jamais que de dos, virtuose anonyme que la guerre aura transformé en tireur d’élite.Il joue du Mozart à la demande générale dans Stalingrad assiégée.Les trilles les plus pures et les plus amoureuses virevoltent au-dessus des cadavres et des mitraillettes.Brièvement, ceux qui vont bientôt tuer ou être tués communient à la source de la divine tendresse.* * * L’image est-elle trop forte pour parler ici du sens de la fête, du sens de toute fête?Faire taire pour un jour ces mots qui nous divisent, laisser sourdre librement pour un jour ces rêves informulés, difformes et enivrants qui nous rassemblent?Aussi, les jours de fête, le poète, le musicien et le saltimbanque sont-ils rois: parce qu’eux seuls savent nouer, avec des images, des notes et des pirouettes, ces fraternités impossibles dont il faudrait pourtant garder la tenace souvenance dans les luttes à venir.Car les mots qui nous divisent sont souvent piégés par ceux-là mêmes que notre improbable solidarité arrange.Ces rêves qui nous rassemblent, ils sont au contraire efficaces comme l’air libre à des emmurés.Voilà pourquoi l’on n’a jamais lancé les forces de l’ordre contre le département de Sciences Politiques de l’U.Q.A.M.ni contre le siège social de la revue Stratégie, mais bien contre des gens qui dansaient des bastringues et turlutaient du Vi-gneault dans les rues du Vieux Montréal.Ce soir de fête, grâce aux symboles, mon oncle Ho-norius .de Saint-Alexandre, celui qui vote créditiste au nom de “l’entreprise privée” pourra donc venir trinquer avec les marxistes du Carré Saint-Louis qui sont contre.Parce qu’au fond, mon oncle Hono-rius n’est ni pour Domtar, ni pour l’Anglo-Pulp, ni pour l’Iron Ore.ni pour Stelco, ni pour Kraft, ni pour Union Carbide, ni pour LT.T.Il est pour la petite cordonnerie de notre cousin Charles-Eugène, pour la mercerie de la mère Sicotte, pour la fabri-que-de-portes-et-fenêtres-en-tous-genres de la famille Turmel.Demain, comme mon oncle Hono-rius gagne tout de même dans les $5,000.par an avec ses 75 arpents et ses 20 vaches à boeuf, les marxistes du Carré Saint-Louis, retournés à leurs gros livres, seront bien obligés de le rejeter “en tant que propriétaire des moyens de production”.Mais ce soir, ils écoutent ensemble sous les étoiles, le Grand six pieds, Fer et Titane, Bozo-les-cu-lottes, et l’Alouette en colère.Veut, veut pas, leurs jongleries s’entremêlent.Elles vont faire un crochet du coté de la United Aircraft et des grains de provende en passant par l’enquête Cliche et le boeuf Cotroni.Mais quand on reprendra ensemble La Danse à Saint Dilon, ce sera peut-être la même échine qui se redressera et le même goût de recommencement qui les travaillera?.Ce soir de fête, faute de mieux, il arrivera que des gars du Conseil Central qui ont voté la fondation d’un parti des travailleurs viendront quand même célébrer avec des péquistes.Us ne peuvent quand même pas attendre (qu’ils se disent) ni le Victoria Day.ni la Saint Patrick, ni le centenaire du Capital?Alors ils fêteront peut-être bien avec Parizeau, avec François-Albert Angers même?.Ce soir de fête, Jules Dorion de Town of Mount-Royal laissera sa cravate chez lui.D’abord parce qu’il est en congé forcé de maladie de la Noemie Packing Creating & Moving.Ensuite parce qu’à l’occasion de son premier infarctus il a compris qu’il avait beau être Theureux-premier-canadien-français - à - devenir - gérant - du - personnel - à - la - Noemie, la Noemie ne donnait pas plus cher de sa peau que l’Asbestos Corporation ne donnait de celle de ses mineurs époumonés.Pour lui tous les “pepsi”, cravatés ou pas, sont des citrons qu’on presse à fond et qu’on rejette ensuite.Et Jules Dorion descend seul à pied au Parc Jeanne-Mance, oublier sa peur de crever, (comme les ébouillantés de la Canadian Electrolytic Zinc), en ouvrant la région de Chibougamau pour le compte de la Noemie.« Ce soir de fête, pendant que leurs confrères en seront à leur 19e trou au Windsmere Golf Club, il y aura parmi la foule, leur “bell-boy” dissimulé dans la poche, des docteurs du groupe Pro-Vie et d’autres docteurs qui défendent Morgentaler.Hier encore ils se sont rudement battus! Mais dans les mois et les années passés, il y avait parmi nombre d’entre eux une conviction si forte qu’ils appelaient tour à tour “justice, fraternité, dignité, respect, égalité”, qu'à chaque semaine, délaissant le rendement facile de la castonguette, ils ont investi du temps en réunions, en comités, en fronts d’action pour qu’enfin les femmes enceintes, d’une manière ou d’une autre.soient traitées autrement qu'en pièces détachées.Mais ce soir de fête, en tout premier lieu, je ne vais pas l’oublier, il y aura précisément beaucoup de femmes et d’enfants sur la place.Parce que ce sont de beaucoup les plus doués pour les fêtes.Les plus doués pour entremêler sans problème les mots qui divisent de rêves indéracinables qui rassemblent.Des femmes au foyer qui lavent, qui cuisent, qui tricotent du “phentex” en écoutant la vie du dehors àCKVL.Des ouvrières du vêtement qui taillent, qui cousent, qui surjettent dans le fracas des machines.Des secrétaires du Bell qui sois-belle-et-tais-toi.qui français au secondaire Alain Soulières Dossiers pour la classe de français 75 fascicules Campeau-Ménard Documents pour] l'enseignement du Français Élèves faibles Réal Larocheile En situations d'apprentissage 6 thèmes, communication orale et écrite.w 380 ouest éditions T rue crajg hurtubise hmh montréal PAUL GRENIER Enrg.2301 est, Fleury Montréal 388-9154 5600 est, Henri-Bourassa Montréal-Nord 325-4466 La fierté nationale doit se manifester par des actes positifs 12 mois par année.La présence permanente du drapeau du Québec n’est pas la fierté, mais elle incite à des actions concrètes de fierté.SOYONS FIERS D’ARBORER NOTRE DRAPEAU Drapeaux du Québec: 3’ x 4’6’’ $ 8.85 3’ x 6’ $13.28 4’x 6’ $14.47 réservez-moi-une-première-classe-pour-Toronto, qui f aites-moi-ça-en-six-copies.Des enfants de l’école nouvelle Montessori et d’autres de l’école du coin de rue.Des enfants-coeurs qui font des commerciaux à la TV et d’autres qui souffrent de fibrose kystique.Des enfants qui ont appris à lire avec la méthode globale, la méthode dynamique, le Sablier ou le coup de pied au cul.Et avec tout ça rassemblé, ce soir, on va faire un peuple Québécois en liesse! On va tendre sur le ciel de juin le beau velours noir du Grand Soir marxiste.Là-dessus, sur fond de gueules de Miron, on va quand même épingler le coeur en écharpe de Jules Dorion de Town-of-Mount-Royal, l’oeil sombre de Marcel Pepin avec l’oeil blanc de Pierre Bourgeault, le sigle du R.C.M., la fleur-de-lys argentée de la United, le 30% d’octobre ‘73, la plus grosse bête à cornes de mon oncle Honorius, le goupillon de Monseigneur Lavoie, le filtre à amiante de T Asbestos Corporation, la cigarette à Lévesque, le grand soleil d’or de .Jacques Michel, le fémur du géant Beaupré, le Manuel du 1er mai.le “phentex” mauve de madame Bigaouette, la tomate de Manseau, deux ou trois séquences des Ordres, la pipe de Pit Lafrance, le “bell-boy” du docteur Lespérance, une bottine cloutée ayant appartenu à Jos Montferrand, la première , copie du Jour, le plus beau chapeau de Simonne Char- j trand, la photo de premier communiant de Dédé Desjardins, une demi-corde de pitoune, la sténo-rette de Linda Lachance, la tignasse de Robert Cliche.la fossette à Clémence, le Q du P.Q.avec, ' pour finir, la moppe de la Sagouine et une grappe juteuse de raisins de la Californie!.On va rassembler tout ça en la plus belle, la plus grosse gerbe de couleurs qui ait jamais illuminé ’ une nuit de juin sur le Mont-Royal! On va tous se * casser le cou trente secondes en la regardant s’épanouir en une, en deux, en trois pétarades assourdissantes.Un grand ah-ah-ah d’émerveillement va monter de la foule.Et puis demain, requinqués, on va tous retourner affûter nos plumes, nos discours, nos motions, nos outils et nos amendements pour continuer le dur, l’orageux, le discordant, le vertigineux, l’indispensable apprentissage de la démocratie.Lété-shirts L été-shirts?Ce sont les T-shirts pour De 52.50à S!0.95.50/50 poly et coton, vivre l eté en liberté .décravaté.Petit à extra-grand pour les gars.Petit, enchanté, en gaieté! Des T-shirts rayés, moyen et grand pour les filles, imprimés, unis, à manches courtes ou Rendez-vous au Château, c est I été.longues, décolletés en U ou près-du-cou.l été-shirts! avec col ou encolure bateau (sans voile!) pour combler toutes les fantaisies! LE CHATEAU n MONTREAL 13t0 duest Ste-Cathenne.362 ouest Ste-Catherme.2020 Université.6764 St-Hubert.Place Bonaventure.Place Versailles Carrefour Laval Plaza Alexis Nihon, LES CENTRES D ACHATS: Gavendish.Laval.LaSalle.Greenfield Park' West Island Wilderton; OTTAWA: 174 Rideau.QUEBEC: 1015 St-Jean.STE-FOY: Place Laurier.Centre Ste-Foy LEVIS Galeries Chagnon, CFIICOUTIMI.Place du Royaume.SHERBROOKE 45 ouest King.le chAtsau Carrefour de l'Estrie.TROIS-RIVIERES 1562 Notre-Dame.________________ V^X ^ eTZSjo',,) w -p.eu [puts J'IÛH-édoOAïd- MOü/felÏÏ (coi*/ Cfe cieS^eigeS') « Jt ArJs, ctt/v^ils de Ccfo)/, chenus *X jvpes JpoRls» cWirt e^eMBtes sAFAK, irtPofflATiû/^: Wbt JttwLAVcJt,' " ¦’ ® W® - ^ LES MINEURS DE THETFORD LUTTENT DEPUIS ! 3 MOIS CONTRE L’AMIANTOSE CONTRE DES MUL TINA TIONALES POUR DE MEILLEURES CONDITIONS D’HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ $ 1 I M l NOTRE CONTRIBUTION C’EST CA LA SOLIDARITÉ APPORTEZ VOS VIVRES OU VOS $ $ AVANT LE 27 JUIN 1975 Montréal: Conseil Central, 1001 St-Denis tous les jours de 9 à 22 hres Laval: 3741, boul.Lévesque Rive Sud : 885, rue Ste-Hélène Montréal: 7333, rue St-Denis samedi le 21 de 9 à 17 hres vendredi le 27 de 9 à 22 hres s
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