L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 avril 1902, Avril
23e Année Avril 1902 No 8 C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef.L’Enseignement Primaire ass?WSSBSSi ¦&*?/*?* V'jT&l*.* Ç5S^ Ay&Of'é î\V-v*»'J vry/rf.^ \* i' a > SNfô9| ÉÊÊà WÊÊk mm mm WÏÏL vaésfi SS' .• Mwm V/' Gouverneur du I^ORD DUFFRRIN, Canada 1872-78.- décédé en février 1902. 458 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Rapport du Surintendant de l’Instruction publique (année scolaire 1900-1901) DÉPARTEMENT DE D’INSTRUCTION PUBLIQUE D’Honorable M.-A.Turgeon, Secrétaire de la province, Monsieur le Ministre, Québec.Québec, 10 janvier 1902.J’ai l’honneur de vous transmettre, pour être présenté à la législature de la province, mon rapport annuel pour l’année scolaire 1900-1901 terminée le trente juin dernier.En commençant ce rapport, ma première parole doit être pour l’éducateur distingué et l’homme de mérite dont la province a déploré la perte, feu l’abbé Hospice-Anthelme Verreau, principal de l’école normale Jacques-Cartier, décédé en mai 1901.Appelé jeune encore, à cause de son talent et de son savoir, à diriger l’école normale, il eut l’honneur d’en être le premier principal.Pendant quarante-quatre ans, jusqu’à l’instant de sa mort, il en fut l’âme et on peut dire qu’il s’identifia avec elle.— Professeur de marque, il a fourni une carrière longue et brillante, et, à ses qualités de pédagogue, s’ajoutaient un dévouement incessant à l’œuvre de l’instruction de la jeunesse et un patriotisme éclairé.M.Verreau a laissé, par testament, à l’école normale Jacques-Cartier, une collection précieuse de tableaux.D’illustre défunt a été remplacé par celui qui, pendant trois ans, fut son assistant, M.l’abbé Nazaire Dubois, docteur en théologie.M.Verreau l’avait en haute estime, et nul doute que le nouveau principal saura diriger l’école normale avec sagesse, prudence et dévouement.l’association d’éducation du canada D’été dernier a eu lieu à Ottawa la réunion triennale des membres de l’association d’éducation du Canada.J’eus l’honneur, à titre de surintendant, d’y représenter la province de Québec, accompagné de M.C.-J.Magnan, professeur à l’école normale Daval, qui avait été invité spécialement à faire une conférence devant les délégués des provinces.Des séances durèrent trois jours, les 14, 15 et 16 août, et furent suivies avec beaucoup d’intérêt.D’assistance cependant ne fut pas aussi considérable qu’à la réunion d’Halifax, trois ans auparavant.Des conférences intéressantes ont été faites.Parmi les plus importantes, plusieurs furent données par des instituteurs de la province de Québec, et je citerai celles du Dr S.-P.Robins, principal de l’école normale McGill, sur “les avantages d’une inscription nationale des instituteurs normaliens ” ; de M.C.-J.Magnan sur le “ patriotisme à l’école ” ; de M.John Parker, inspecteur d’écoles de Deeds, sur les “ devoirs de l’inspecteur d’écoles”; de Mr Truell, principal de l’académie de Dachute, sur L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 459 renseignement du français ” ; du Dr J.-M.Harper, inspecteur des écoles supé-ieures protestantes de Québec, sur la création par le gouvernement fédéral d’un ‘ bureau national d’instruction publique Ce dernier projet, toutefois, fut accueilli avec peu de faveur et le comité des vœux résolutions) ne jugea pas même opportun de le remettre sur l’ordre du jour.Ce même comité présenta à la dernière réunion plénière de la convention diverses ésolutions concernant les sujets suivants : “ Da ligue des filles et des fils de l’Empire,” avec programme scolaire, projet ejeté ; “ De système métrique obligatoire au Canada, ” projet approuvé ; “ Des bibliothèques circulantes,” projet approuvé ; “ L’enseignement anti-alcoolique à l’école,” projet approuvé ; “ Le certificat fédéral pour les instituteurs, ” projet renvoyé à une commission es différents surintendants d’éducation des provinces.Je me fais un devoir de constater que M.Magnan et moi avons été accueillis avec ne grande urbanité, et nous n’avons qu’à nous féliciter de nos rapports avec les délé-ués des autres provinces.J’offre en particulier mes remerciements au Dr MacCabe, d’Ottawa, le digne résident de l’association.CONFÉRENCES D’INSTITUTRICES Le comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, désireux de faire donner es conférences aux institutrices laïques qui, bien que vouées a 1 enseignement, n ont as eu l’avantage de suivre les cours d’une école normale, décida, en mai dernier, organisation, à titre d’essai, de conférences qui devaient être faites, dans le cours des acances, aux institutrices de la région de Montreal.L’offre bienveillante faite par a Grandeur l’archevêque Bruchési de recevoir dans une communauté de femmes de [ontréal les institutrices laïques qui désireraient assister à ces conférences, facilita randement la réalisation des désirs du comité catholique.Il fut décidé que les con-î'.rences seraient organisées par le Surintendant de l’Instruction publique et qu elles ^ iraient lieu au pensionnat du Mont Ste-Marie, gracieusement offert à cette fin par les i æurs de la Congrégation de Notre-Dame, la somme nécessaire pour payer la pension ; îs institutrices devant être prise sur les fonds du comité.Le gouvernement ayant donné son approbation à cette décision, les conférences .irent lieu avec un succès marqué dans la semaine du 19 au 23 août.Elles durèrent 1 lundi soir au samedi matin et, pendant quatre jours, des professeurs expérimentés : innèrent douze conférences sur les diverses matières du programme d études.Sa Grandeur Mgr de Montréal daigna assister à toutes les conferences, et sa pre-ünre rehaussa davantage dans l’esorit des assistantes l’importance de la convention.ux sujets traites par invention produira de beaux résultats. 460 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Montréal semblé être le présage, pour toute la province, d’un mouvement pédagogique qui portera au sein de nos campagnes des fruits abondants, en faisant plus larg em tn apprécier l’instruction, son importance et son action bienfaisante sur les idées et le mœurs.COTE DU LABRADOR M.le magistrat de district A.-H.Simard, inspecteur des écoles du comté de Saguenay, a pu étendre, cette année, sa visite jusqu’à l’extrémité est de la province, à Blanc-Sablon.De cet endroit à Natashquan, il a trouvé un état de choses assez déplorable, car il est très difficile d’y établir des écoles à cause du petit nombre et de l’étal de pauvreté des pêcheurs.Il signale les efforts du missionnaire, M.l’abbé Gaudreau, qui se fait accompagner d’un instituteur laïque pour l’aider à répandre un peu les éléments de l’instruction parmi les catholiques de la mission, laquelle s’étend sur une longueur de cent lieues.Les pêcheurs de langue anglaise, dit M.Simard, sont mieux partagés.Ils son plus nombreux ; leur église est plus riche, et d’habitude c’est un jeune ecclésiastique qui fait la classe.Cependant, sur la côte nord proprement dite, les résultats donnent plus de satisfaction.La Pointe-aux-Esquimaux possède un beau couvent, et Magpie, les Sept Iles et Natashquan possèdent des religieuses de Saint Jean Berchmans dont les écoles ont eu des succès surprenants tant au point de vue de la morale qu’à celui de l’instruction.FRÉQUENTATION SCOLAIRE En général, la fréquentation des écoles est satisfaisante si on tient compte des obstacles que les enfants rencontrent à la campagne.Dans la rude saison de l’hiver, comme au temps de l’automne ou à la fonte des neiges, on ne peut exiger une fréquen tation scolaire aussi régulière et, en cela, la position de l’enfant du cultivateur est bien différente de celle de l’enfant des villes.Si, en certains endroits, comme dans le district d’inspection de M.Beaulieu, la fréquentation scolaire diminue sous le prétexte que maintenant que l’école est la chos< de tout le monde, personne n’en fait de cas, par contre, dans d’autres districts,[elle aug mente d’une manière satisfaisante.M.l’inspecteur Béland, de Louiseville, remarque que, dans la plupart des munici palités de son district, on prend plus d’intérêt que par le passé au progrès des écoles M.l’inspecteur Belcourt, de Nicolet, observe que lors de sa nomination en 1880,1 les comtés de Nicolet et Yamaska, qui forment son district d’inspection, posséd«ien 160 écoles sous contrôle.Depuis, 56 écoles ont été retranchées de ce district par l’annexion de six paroisses aux districts voisins, et cependant M.Belcourt a aujourd’hui 200 écoles à visiter.MAISONS ET MOBILIER aires lia La construction des maisons d’école s’est fort améliorée depuis que j’ai fait préparer, il y a cinq ans, par un architecte, des plans que je distribue gratuitement aux commissions scolaires qui m’en font la demande.Au début, existaient certains préjugés contre ces plans d’architecte dont on redoutait le coût d’exécution.Ces préjugés se sont dissipés peu à peu et on apprécie mieux aujourd’hui l’avantage qu’il y a dd I construire d’après un plan bien fait et en tout conforme aux sages règlements du Con-seil de l’Instruction publique.Péch. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 461 ité ( un (fl Je ne saurais en dire autant du mobilier scolaire.Il est défectueux, et quand il :î s’agit de renouveler soit les bans ou les tables, il est très rare que les commissaires ’écoles sollicitent, quant à la convenance de ces meubles, l’approbation du Surintenant comme ils sont tenus de le faire d’après les règlements.Les tables ne sont pas iroportionnées à la taille des élèves et, dans maints endroits, on hésite à se conformer la loi.Toutefois, si le progrès est lent, il n’est pas nul, et certaines commissions scolaires Ijtiennent à meubler les classes convenablememt.Qu’on me permette de citer la muni-ipalité scolaire de Saint-Charles de Bellechasse qui, d’après le rapport de l’inspecteur, acheté un mobilier approprié à l’âge et à la taille des élèves ; celle de Saint-Césaire, ans le comté de Rouville, qui a décrété l’achat d’un ameublement pour les écoles de a paroisse ; de Ham-Sud où le mobilier vient d’être renouvelé dans toutes les écoles ; e Stradford où il doit l’être actuellement.D’autres municipalités, comme Shipton, indsor, Ham-Nord, Saint-Adrien, ont acheté aussi des tables avec bancs des manu-actures de Québec et d’Ontario.On constate la réalisation de ces améliorations urgentes jusque dans la Gaspésie, t M.l’inspecteur Chabot dit que quelques municipalités ont remplacé les longs bancs ans dossier et les grandes tables d’autrefois par des pupitres améliorés.BIBLIOTHEQUES SCOLAIRES \ Un progrès à réaliser est la création de bibliothèques dans les ecoles primaires de .a province.L’idée n’est pas nouvelle.Les deux comités du Conseil del Instruction : s publique ont déjà formulé ce vœu ; les inspecteurs d écoles, à plusieurs reprises, ont exprimé le même désir.Ces bibliothèques seraient de?bibliothèques de consultation où les instituteurs et les institutrices, éloignés comme ils le sont généralement à la campagne de tout foyer intellectuel, pourraient recueillir de précieux renseignements, lugmenter leur somme de connaissances et se rendre aptes davantage à faire profiter leurs élèves du fruit de leurs études.S’accroissant avec les années, renfermant des livres ayant trait à l’histoire, à la géographie et aux éléments des sciences, ces bibliothèques seraient grandement appréciées par les titulaires de nos écoles et faciliteraient leur tâche ardue.Au congrès des inspecteurs d’écoles tenu à Saint-Hyacinthe, en 1895, la proposition suivante faite par M.McOuat, appuyée par M.Stenson, aujourd’hui membre du Conseil de l’Instruction publique, fut unanimement adoptée.“ Attendu que les écoles élémentaires de cette province ont un grand besoin d’aide “ pécuniaire ; -¦ Considérant que les sommes dépensées actuellement pour l’achat des livres de récompense destinés à encourager l’éducation n’ont pas produit le b,en qu on eu < < clttGUcicllt * •' En conséquence, il est résolu que ce congrès des inspecteurs recommande respec-¦tueusement au gouvernement, par l’entremise du Surintendant et du Co“« • l’Instruction publique, de consacrer à l'acquisition de cartes géograph.ques globes^ dictionnaires et autres effets scolaires, le fonds maintenant destine a 1 achat des l.vr« - donnés en prix aux élèves, ces effets devant être distribues comnm recompense aux “ écoles dont les progrès généraux auront été les plus satisfaisan s. 4Ô2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Nous avons dans la province près de 6,000 écoles.Les inspecteurs donnant àl chaque école qu’ils visitent trois ou quatre volumes à titre de récompense, on peut! présumer que les heureux effets n’en sont guère considérables.Même la distribution de ces récompenses est quelquefois la cause de désagréments, comme le fait remarquai un inspecteur, M.Cléroux : “ A combien d’ennuis, de désagréments, dit-il, sont exposées les institutrices ?“ Elles s’exposent même à perdre leur position en désignant tel élèvé comme méritant “ une récompense.Le plus souvent elles n’osent pas se prononcer, et l’inspecteur est “ obligé de récompenser l’élève le plus avancé qui n’est pas toujours l’élève le pluss “ méritant.” En présence de résultats aussi peu satisfaisants, on se demande s’il ne vaudrait pas mieux que les sommes votées chaque année par la législature pour acheter deé livres de prix fussent employées à l’acquisition de dictionnaires, de livres d’histoire et> de sciences, qui seraient distribués judicieusement par les inspecteurs aux écoles dé chaque municipalité.L’achat de ces livres appartiendrait au gouvernement, mais le choix en serait fait par les deux comités du Conseil de l’Instruction publique respectivement, comme il importerait qu’il en fût toujours ainsi dans les distributions de livres aux commissions scolaires.i,’inspectorat Je crois de mon devoir de signaler à l’attention de la législature les traitements peu rémunérateurs que reçoivent les inspecteurs d’écoles.Ces fonctionnaires occupent dans la province une charge pleine de responsabilités Ils sont les intermédiaires nécessaires entre les commissions scolaires et le départementl de l’Instruction publique et leurs devoirs sont multiples et importants.Sans leur ins-| pection, le gouvernement ne pourrait connaître d’une manière satisfaisante si la loi scolaire est bien observée, si les sommes votées par la législature pour les fins dejl l’éducation sont fidèlement et judicieusement employées et si les commissaires d’écoles remplissent avec sagesse la charge qui leur est confiée.Nous possédons actuellement quarante-trois inspecteurs d’écoles, dont neuf pro-: testants et trente-quatre catholiques.A l’exception de quatre dont les salaires, pour des raisons spéciales, sont très minimes et ne dépassent point en moyenne $250 chacun,, ils reçoivent un traitement annuel variant de $650 à $1,000.Leurs devoirs, l’automne, consistent à faire dans chaque municipalité scolaire,, pendant deux jours consécutifs, des conférences pédagogiques aux instituteurs et aux institutrices de la paroisse.Ensuite, de janvier à juin, ils doivent inspecter toutes les écoles académiques, modèles et élémentaires de leur district et ont 150, 165, 180 et même 200 écoles à visiter.Pour faire ces conférences et cette visite, les inspecteurs parcourent des distances considérables, les uns 700 milles, 800 milles et 1000 milles, d’autres 1200 milles, 1500 milles, 1600 milles et même 2000 milles.Ces longs voyages en toutes saisons de l’année entraînent des dépenses considérables soit pour voiture ou hôtellerie.Les frais de déplacement sont de $225 à $350 pour chacun des inspecteurs, de sorte qu’en les L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 463 déduisant du montant de leur salaire, celui-ci ne représente qu’un traitement variant de $450 à $700.D’après ces données et pour d’autres raisons que je pourrais énumérer, je n’hésite pas à demander que le traitement des inspecteurs soit augmenté, pour leur permettre de remplir leur fonctions avec efficacité et régularité.D’inspectorat requiert des hommes capables et dévoués, et puisqu’aujourd’hui on exige, et avec raison, que les inspecteurs soient des instituteurs d’expérience, cette charge devient une promotion et il convient que le titulaire reçoive une rémunération proportionnée à son travail et à sa responsabilité envers le gouvernement et le pays.Dans un rapport que j’ai eu l’honneur de faire aux honorables membres du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, sur ma visite à l’exposition de Paris en 1900, je disais, à propos de l’inspectorat, qu’en France, l’inspection des écoles primaires était faite par les inspecteurs généraux de l’instruction publique, par les recteurs et les inspecteurs d’académie et par les inspecteurs de l’enseignement primaire.Notre organisation n’est pas la même, ajoutai-je.Telle qu’elle est, elle n’a pas toute l’efficacité voulue.Je crois i° que chaque inspecteur a un trop grand nombre d’écoles à visiter ; 20 qu’on devrait mieux rémunérer cette classe de fonctionnaires en exigeant d’eux, en retour, qu’ils n’exercent d’autres fonctions que celle d’inspecteur ; 30 qu’il importe de nommer un inspecteur général comme la chose a déjà été demandée ; 40 qu’avant de suggérer l’augmentation du nombre des inspecteurs, il pourrait être opportun d’examiner s’il ne serait pas préférable de les diviser en deux classes : les uns chargés de l’inspection des écoles académiques et des écoles modèles, sous le nom d’inspecteurs d’académies, avec un traitement correspondant à leurs fonctions ; les autres chargés de l’inspection des ecoles élémentaires avec le titre d inspecteurs d’écoles élémentaires ; 50 que vu l’importance de posséder comme inspecteurs des hommes parfaitement compétents, les examens des candidats à 1 inspectorat devraient revêtir un caractère de sévérité qu’ils n’ont pas toujours eu.le dessin Je crois utile de répéter ici les remarques que j’ai faites dans mon rapport au comité catholique sur l’enseignement du dessin et sur les écoles professionnelles qu’il importerait de fonder en cette province.Une chose m’a vivement frappé dans ma visite aux écoles professionnelles et autres de France : c’est l’importance qu’on attache à l’enseignement du dessin à tous les degrés de l’école, depuis l’école maternelle pour les enfants de trois à six ans jusqu ’aux classes de l’école primaire supérieure.A l’exposition de Paris, en examinant les dessins d’élèves de toutes catégories, j’ai ¦constaté l’excellence des méthodes, leur but pratique et utilitaire et le soin particu 1er dont on entoure cet enseignement.Les divers pays font de^puissants efforts pour répandre la connaissance de cet art.La Belgique ne le cède guère a la h rance, de meme que l’Angleterre et les Etats-Unis d’Amérique.La Russie et le Japon ont aussi montré aux nombreux visiteurs leur sollicitude pour la diffusion de la connaissance du dessin comme partie essentielle de leur enseignement technique.En voyant la forte 464 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE organisation de cet enseignement en Europe et ailleurs et la grande valeur éducative qu’on lui attribue, il y a lieu de regretter que, dans notre province, nous ne lui donnions pas toute notre attention.Quoique inscrit au programme d’études, cet enseignement produit des résultats presque nuis, il ne faut pas s’en étonner.Eu général, on ne l’enseigne qu’impar-faitement ou d’après des méthodes trop apciennes qu’on ne s’empresse pas assez de modifier.Même dans certaines écoles d’arts et métiers sous le contrôle du conseil des arts et manufactures, l’enseignement actuel, tout comme à l’école primaire, consiste à faire copier des lithographies et des enluminures.Certains professeurs tiennent encore au papier quadrillé qui, en France, est prohibé d’une manière absolue, quel que soit l’âge des enfants.Si nous voulons marcher dans la voie du progrès, il importe de transformer nos méthodes, de laisser de côté celles qui sont surannées pour adopter les plus nouvelles.Des critiques bienveillants en on fait la remarque dans leurs appréciations de notre exposition scolaire à Paris.“ Ee dessin suit encore les vieux usages,” a-t-on écrit, mais en ajoutant : “ bien que l’école normale Laval expose sur ce point une méthode originale et bien combinée.” Cette allusion s’applique à la méthode employée par M.Chs-A.Lefèvre, professeur de dessin que le comité catholique a envoyé en Europe, en 1890, pour se renseigner sur l’organisation de l’enseignement du dessin dans les meilleures écoles primaires.Dans un rapport élaboré, ce monsieur, comme comclusion, suggérait trois choses principales : 1.Une orientation bien définie par des programmes ; 2.Une surveillance constante par les inspecteurs ; 3.Soumettre cet enseignement à des moyens sérieux de sanction par des examens.Où en sommes-nous aves ces réformes suggérées ?1.A l’heure présente, il n’existe pas de programmes officiels ; 2.Les titulaires d’écoles primaires, en dehors des communautés enseignantes, à peu d’exception près, ne savent point le dessin, et ne peuvent en enseigner les éléments aux enfants ; 3.Quoique depuis quelques années certaines maisons d’éducation aient pris l’initiative de changements dans leurs méthodes de dessin, d’autres n’ont pas fait d’efforts sérieux dans cette direction ; 4.Les inspecteurs d’écoles, pour cause, n’ont pu donner de direction sûre aux instituteurs et aux institutrices, et en conséquence leur inspection de l’enseignement du dessin a été nulle ou à peu près ; 5.Aucun concours et aucun examen n’ont eu lieu ; 6.Faute d’orientation de la part de l’autorité, faute d’inspection efficace, faute de connaissances en ce genre de la part des candidats aux brevets de capacité, faute d’enseignement pratique suffisant, le bureau central des Examinateurs est obligé de se montrer moins sévère dans son appréciation des travaux d’examen.Il importe que nous fassions comme nos aînés d’Europe et comme nos cadets du Japon et des Etats-Unis, que nous organisions partout un enseignement du dessin L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 465 avec un caractère essentiellement pratique, afin d’en répandre les notions élémentaires d’après les méthodes en usage en France.La première chose pour y arriver est la promulgation d’un programme très précis, avec notes pédagogiques détaillées sur la gradation des exercices à faire faire par les élèves, programme qui tiendrait compte des besoins du pays et des aptitudes de la population.Ce programme servirait de phare aux professeurs et conduirait à une inspection sérieuse de l’enseignement du dessin à l’école.Un jour arrivera où il faudra ¦exiger ces mêmes connaissances de ceux qui aspirent à devenir inspecteurs d’écoles.La nomination d’un inspecteur des classes de dessin dans les écoles d’arts et métiers et autres, chargé de surveiller l’exécution du programme et les progrès des élèves, serait aussi à désirer.La nomination d’un inspecteur général dont j’ai parlé, la nomination d’un inspec-'teur de l’enseignement du dessin et l’augmentation du traitement et du nombre des inspecteurs d’écoles grèveraient sans doute davantage le budget de l’instruction publique ; mais la législature ne saurait hésiter à le faire dans un but d’intérêt général.Je pourrais à ce propos employer les paroles du premier ministre de l’Angleterre, Lord Salisbury, à une députation d’évêques, au sujet de réformes en éducation : “ We must do what we can, and what we can do must be done quickly.ÉCOLES PROFESSIONNELLES Dans un rapport que je présentais à la législature de la province de Québec, en décembre 1897, sur l’état de l’Instruction publique, j’eus l’honneur de faire les remarques et les suggestions qui suivent : “ Je me permettrai, disais-je, d’appeler tout spécialement l’attention de la Legislature sur la fondation d’écoles dont pourraient être appelées à bénéficier les classes ouvrières dans les villes.En sortant de l’école élémentaire, l’enfant que l’on destine •aux professions libérales a l’avantage d’entrer dans un collège classique ; le futur négociant peut suivre les cours de nos académies ou collèges commerciaux, e meme que le fils du cultivateur peut compléter son instruction agricole dans une de nos ecoles d’agriculture.Mais le fils de l’ouvrier n’a aucune école spéciale où il puisse appren re la théorie et la pratique du métier qu’il veut exercer ; il entre en apprentissage sans acquérir les connaissances dont il aurait besoin pour devenir un contremaître habile ou un chef d’usine recherché, Ce serait donc un progrès réel que de fonder des ecoles industrielles à Montréal et à Québec ou dans quelqu’autre centre manufacturier important.” Les travaux manuels que j'ai examinés à l'exposition de Parisians la section de l'enseignement n'ont fait que me confirmer dans l'opin,on que j emetta,s ü y a trois ans.Les expositions scolaires des divers pays sont la preuve .rrecusable que des tentatives sérieuses ont été faites depuis un certain temps pour déve opper les travaux manuels à l'école, accroître par la fondation d'écoles profess.onnelles de tous grades primaires et supérieures, les connaissances techniques de ceux qu, valent se livrer a l’industrie ou au commerce ou exercer un métier quelconque.^ ifouvernements ont voulu faciliter et rendre plus fécond l'apprentissage par 1 alliance de la pratique la théorie. 466 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Or, au siècle dernier chez nous, en quoi a consisté l’apprentissage dans la plupart des cas ?On peut dire que les devoirs de l’apprenti chez son maître, encore actuellement, se résument, pendant de longs mois, en courses et en nettoyage, et du métier il n’en est guère question.Dans nombre d’ateliers le jeune homme est exposé à prendre son ouvrage en dégoût au lieu d’acquérir l’esprit de travail ; il se heurte quelquefois au mauvais vouloir du patron qui semble voir un concurrent dans le futur ouvrier ; il ne possède aucune autre formation intellectuelle que celle qu’il a reçue à l’école élémentaire, et de livres sur son métier il n’en possède aucun.L’apprenti peut être comparé à un simple manœuvre obligé de se former par lui-même, et il ne reçoit de i celui qui l’emploie que juste les indications et les instructions les plus primitives sur | les travaux qu’il est appelé à exécuter.On a fait reproche, en France, aux hommes de 1791, d’avoir supprimé les corpora- > tions ouvrières du temps, sans songer à remplacer ce qu’il pouvait y avoir de défectueux ! dans leur organisation par une organisation meilleure.De la liberté absolue pour : l’apprenti il en résultait, paraît-il, de graves abus auxquels on ne tenta de remédier 1 que longtemps après.Ce même laisser-aller dans notre pays ayant produit de mauvais effets, il importe de remédier à l’abus en donnant au jeune homme l’instruction théorique et pratique I qui lui fait défaut et qu‘il ne peut acquérir faute d’écoles spéciales.Le Canada ne peut rester à l’arrière-plan, mais doit imiter l’exemple que lui donnent les autres nations.Avec le déploiement de nos efforts pour coloniser le terri- 1 toire et attirer les capitaux étrangers, doivent marcher de pair l’accroissement de l’industrie nationale et l’instruction des classes ouvrières.La province de Québec par la richesse de son sol arable, de ses bois et de ses mines, par ses multiples énergies hydrauliques et ses grandes rivières, occupe dans la Confédération du Canada une position proéminente.Possesseur d’un champ très vaste à exploiter, il lui incombe de donner aux enfants qui se destinent aux métiers l’instruction spéciale que leurs occupations requièrent.Si, depuis vingt ans surtout, le gouvernement de la province a cru nécessaire de répandre au sein de la classe agricole les enseignements dont elle avait besoin pour J cultiver la terre avec méthode et succès, il est urgent de déployer la même énergie ] dans le champ de l’industrie, afin que l’enfant qui quitte l’école primaire ne soit pas i laissé à lui-même, mais qu’il puisse, s’il le désire, apprendre un métier dans les meil- ; leures conditions possibles en recevant de l’Etat, par la fondation d’écoles profession- | nelles, l’aide à laquelle il lui est légitime de prétendre.J’ai l’honneur de terminer mes remarques par la publication des tableaux sommaires des statistiques des écoles.(1) .wà J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, Votre obéissant serviteur, BOUCHER DE LA BRUÈRE, Surintendant.] (1) Nous publierons ces tableaux dans les livraisons de mai et de juin. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 467 LEÇONS D’OBSERVATION Dans la partie méthodologique de notre revue, nous consacrerons désormais plus d’espace aux leçons d’observation, qui ont pour but, sous forme de causerie, d’instruire les enfants sur les choses qui les entourent.Les Américains nomment ces sortes de leçons : nature studies ; le terme est bien choisi.Une chose certaine, c’est que les enfants sont admirablement doués pour l’observation : “ Us sont curieux, ils demandent toujours pourquoi ceci, comment cela, et leur pénétration est parfois bien embarrassante (1).” Mais, malheureusement, on ne sait pas toujours tirer profit de cette disposition naturelle chez l’enfant de vouloir se rendre compte de tout ce qui frappe ses regards.C’est à la campagne surtout que cette faculté d’observation de l’enfant s’émousse, parce qu’il est entouré de personnes qui ne font pas attention a ce qu’elles voient, ou qui n’ont ni la patience ni le temps de repondre aux multiples questions qui leur sont posées.Cet enfant, désormais, fera comme les autres : il ne regardera rien, ne se rendra compte de rien, et, devenu homme,, ce sera un routinier de plus dans la profession agricole ou dans les metieis.Les leçons de choses, auxquelles nous consacrons si souvent beaucoup d’espace dans DEnseignement Primaire (2), ont pour but d’apprendre aux enfants avant tout à observer les choses ; puis à les nommer ; enfin et par là meme a les comparer.Par cet enseignement intuitif toutes les facultés naturelles de l’enfant sont développées : on ne se contente pas seulement de développer la réflexion abstraite, la mémoire et l’imagination.La seule vraie méthode qui convienne à l’école primaire, c’est la méthode inductive, celle qui procède du concret a l’abstrait, du connu a 1 inconnu, de l’exemple à la règle, en un mot c’est la méthode d observation.Ceux et celles (ils sont très nombreux dans la province de Québec) qui suivent, à l’école primaire, uniquement la méthode déductive oublient Vobservation.Us oublient que la faculté d’observer ne saurait se développer seulement par le fait de regarder.U faut savoir regarder afin de bien graver ; il faut comparer et réfléchir pour tirer des conclusions justes dans la mémoire et vraies.Que l’on veuille bien lire la leçon d’observation intitulée La Ferme, que nous publions quelques pages plus loin, et l'on se rendra compte des remar- ques qui précèdent.(1) Girard.intéressante leçon de choses intitulée : Histoire de U* e écrite pour L'Enseignement Primaire par M.ü.(2) Voir dans la présente livraison une baleine de Montréal, racontée par elle-men Magnan. 468 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Entrons hardiment dans cette voie pédagogique.Elle nous offre comme sujet de leçons, les choses de la nature, et comme moyen d’enseignement, l’intuition : procédé qui met en éveil les diverses opérations de l’intelligence, facilitant par le fait même le développement des autres facultés de l’âme : la mémoire, l’imagination et la volonté.Faisons-nous un devoir d’adopter les meilleures méthodes d’enseignement, afin de pouvoir préparer avec intelligence la jeunesse canadienne-française aux luttes de l’avenir.C.-J.MAGNAN.Conseil à un jeune instituteur Ne croyez pas que les connaissances que vous avez acquises pendant votre séjour en classe vous aient laissé des souvenirs suffisants.Que de choses vous avez sues et que vous avez oubliées.L’esprit, vous le savez, comme la terre, doit être sans relâche cultivé et amendé, sans quoi les mauvaises herbes, c’est-à-dire les idées fausses et les préjugés y auraient bientôt germé.J’applaudis donc de tout cœur à la bonne résolution que vous avez prise de me choisir de nouveau pour diriger, comme par le passé, les études que nous avons commencées ensemble.Vous me trouverez toujours disposé à vous faire part de l’expérience que les années m’ont apportée avec elles.Je vous dirai les livres que j’ai lus, les sources auxquelles j’ai puisé mes connaissances, et quand je vous aurai donné le meilleur de moi-même, vous serez armé pour la vie, pour le bon combat et pour la victoire.Un danger national Dans une récente conférence à l’Institut Canadien de Québec, M.Ed.de Nevers a signalé le danger pour les Canadiens-français d’enseigner l’anglais à leurs enfants avant de les initier aux éléments de la langue française.Voici les paroles de M.de Nevers: “Le grand mal, et j’insiste sur ce point, c’est qu’ils (x) font de l’anglais la langue maternelle de ces enfants.Ne savent-ils pas l’influence de la langue maternelle qui a donné un nom à tous les premiers rêves, à toutes les premières illusions, à toutes les premières affections, sur la vie d’un individu ?La langue anglaise restera pour les enfants qui grandiront la langue préférée, les livres et les journaux anglais seront leurs livres et leurs journaux préférés, or les journaux en Amérique sont généralement hostiles à la France et à l’idée française ; les livres célébreront la gloire et l’excellence de tout ce qui est anglais.En deux ans on apprendra à écrire l’anglais correctement, l’étude du français est beaucoup plus compliquée, on n’écrira qu’en anglais.J’oubliais de dire que la littérature anglaise est beaucoup meilleur marché que la nôtre surtout les éditions populaires; on sera la victime des insipides “ dime novels.” Et c’est ainsi que par indifférence, en vertu d’un sens pratique mal entendu, ou mieux, par bêtise, on sème de la graine de rénégat.’ ’ (1) Les Canadiens-français portés à l’anglomanie. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 469 Les devoirs scolaires à la maison Il faut donner des devoirs aux élèves en dehors des heures de classe, car la parole de l’instituteur est, dans l’école, comme un son plus ou moins vague que l’enfant écoute peu et ne retient guère.De plus, il est indispensable que, dans sa famille, l’écolier fasse un devoir qui permettra au maître de s’assurer si son enseignement a été compris et d’apprécier les progrès des élèves.Mais, les devoirs à faire à la maison ne doivent pas être donnés à la légère par l’instituteur ou l’institutrice ; il ne faut pas que les devoirs à domicile (leçons à apprendre et exercice à écrire) dépasse les moyens matériels de l’enfant : c’est-à-dire le temps dont il peut raisonnablement disposer chez ses parents, et les circonstances qui peuvent lui rendre sa tâche scolaire très difficile.Donc, les devoirs à la maison seront courts et les leçons peu nombreuses, chaque jour.Il importe aussi que le devoir donné exige de la part de l’enfant un travail personnel proportionné à son degré d’avancement : ses mains seules ne doivent pas être occupées.Et par dessus tout, les devoirs a domicile doivent être expliqués en classe, afin que 1 eleve ne soit pas condamne a rédiger un travail dont il ne comprend pas le sens.Dans nos écoles de la province de Québec, les devoirs en dehors de l’école sont trop souvent donnés sans discernement aucun.A des enfants d’une dizaine d’années, on impose une tâche quasi herculéenne.Nous avons été tout récemment témoin du fait suivant : un élève se préparant à la première communion avait, chaque jour, en outre de sa leçon de catéchisme, un exercice orthographique assez long à écrire, puis deux (et parfois trois) leçons à apprendre par cœur : grammaire et histoire sainte, ou, grammaire, histoire du Canada et géographie.A part son catéchisme, cet élève n’aurait jamais dû avoir plus d’une leçon ; ce qui, ajouté à l’exercice écrit, constitue un travail suffisant en denors de l’école.Ne perdons pas de vue que les enfants ne sont pas des machines.N’oublions pas surtout qu’ils ont besoin de recréations.Deux heures d’étude à la maison représentent une somme de travail très suffisante en dehors des classes.Lorsque les enfants ont été renfermés six heures durant, il n’est que juste qu’ils prennent leurs ébats au grand air ou qu’ils partie,peut aux jo.es de la famille : ils n’en seront que plus sages a l’ecole.C.-J.MAGNAN. 470 ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Rapport du Surintendant de l’Instruction publique AUX HONORABLES MEMBRES DU COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION publique de la province de Quebec.( Suite ) L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.L’enseignement technique a pris en Europe et en Amérique et même au Japon un grand développement.Son importance est telle qu’il a eu son congrès à l’exposition dans le palais de l’économie sociale.C’était du reste le septième du genre, les autres ayant eu lieu en 1886 et en 1895 à Bordeaux, en 1889 à Paris, en 1897 à Londres, en 1898 à Anvers et en 1899 à Venise.Le congrès de 1900 s’occupa spécialement des questions d’enseignement commercial et des questions d’enseignement industriel.A la clôture des délibérations les membres adoptèrent, en séance plénière, des résolutions dont voici le texte.Le congrès émet le vœu : i° Que d’une façon générale l’enseignement scientifique théorique soit strictement limité aux matières indispensables et de plus en plus orienté vers les applications pratiques modernes, de manière à s’adapter facilement aux besoins locaux ; 20 Que, dans la préparation des professeurs des écoles pratiques industrielles et similaires, une large part soit faite aux manipulations et essais divers portant sur la physique, la chimie et la mécanique ; 30 Que, dans les écoles commerciales, on fasse de temps en temps appel, en dehors des professeurs proprements dits, à d’anciens négociants ou à des commerçants en exercice, disposés à faire des conférences pratiques qui seraient très utiles aux élèves.Le congrès ayant été tenu avant mon arrivée à Paris, je regrette de n’avoir pu y assister.L’enseignement technique, on le conçoit, comporte une grande variété d’établissements.On le connaît aussi en France sous le nom d’enseignement professionnel quoique celui-ci, afin de faire disparaître toute équivoque, devrait plutôt vouloir désigner les élèves qui se destinent aux professions libérales proprement dites.L’exposition des travaux manuels dans la section destinée à l’enseignement technique était très remarquable.Les divers pays avaient tenu à honneur de faire connaître le résultat de leurs efforts et les écoles d’apprentissage et autres de même genre avaient rivalisé de zèle.Afin de me renseigner sur l’organisation des écoles professionnelles, j’ai voulu profiter de mon séjour à Paris pour visiter celles de la capitale.Ces écoles municipales professionnelles sont très intéressantes à visiter.Elles ont été créées pour la meilleure formation de l’apprenti, en complétant ce qu’il a reçu à l’école primaire et en développant chez lui les connaissances techniques et la dextérité qui sont nécessaires dans l’exercice d’un métier.L’ECOLE DIDEROT La première visite aux écoles manuelles d’apprentissage que je mentionnerai sera celle à l’école Diderot.Le but de sa fondation est de former des ouvriers pour les travaux du fer et du bois.Le directeur, M.Legros, me reçut avec beaucoup d’affabilité, comme du reste on sait le faire en France.Je visitai les divers ateliers qui sont au nombre de dix et comprennent tours sur métaux, ajustage, forge, électricité, plomberie sanitaire, chaudronnerie, serrurerie, menuiserie.Un chef d’atelier dirige chaque section ; l’enseignement est gratuit, et sont admis à l’école, après un concours d’admission, les enfants de 13 à 16 ans qui ont obtenu le certificat d’études primaires.La durée de l’apprentissage est de trois années.Cependant à leur entrée à l’école les enfants ne sont pas appelés à choisir un métier en particulier ; pendant les premiers L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 471 mois ils passent successivement dans les diverses sections du bois et du fer ; les chefs d’ateliers observent leurs aptitudes et peuvent plus facilement ensuite leur indiquer la voie à suivre.Outre l’ouvrage manuel, on continue à développer l’enseignement primaire général, surtout pour les élèves de première année, et on y adjoint des éléments de physique, de chimie, de mécanique, l’étude des outils, des matières premières, etc., de plus un enseignement technique comprenant les travaux d’exécution.Inutile de dire que l’enseignement du dessin est largement développé, et il se spécialise complètement avec les années d’apprentissage.On m’a fait remarquer que tout le mobilier de l’école avait été fait par les élèves serruriers, menuisiers et ceux de l’atelier du fer.Deux fois l’an ont lieu des concours manuels dans chaque section et des récompenses en argent sont distribuées.A la fin des trois ans, les élèves qui ont réussi reçoivent un brevet d’apprentissage et des outils.ÉCOLE ESTIENNE Sur le boulevard d’Italie est construite la superbe école professionnelle Estienne dont le but est de former des élèves habiles et instruits pour les arts et industries du livre.J’ai visité cette maison avec beaucoup de plaisir.Sous des maîtres compétents les élèves y apprennent la fonte des caractères, la typographie, la clicherie, la galvanoplastie, la lithographie, la photogravure, la gravure sur pierre, sur bois_ en relief, sur cuivre en creux, l’impression en taille douce, la reliure, la dorure sur cuir, la marbrure, etc.Il y a de plus un cours de langue française, de mathématiques, de dessin d’art, et de modelage.v De cours est de 3 à 4 ans, et les élèves restent a l’ecole de huit heures du matin a six heures du soir.Des admissions à l’école, au nombre d’environ quatre-vingts chaque annee, sont prononcées après concours.Comme à l’école Diderot, l’enfant, durant les cinq premiers mois de son séjour, casse successivement d’un atelier à un autre où son travail est noté par les professeurs, d’est après cette épreuve que l’élève fait le choix de 1 atelier ou il est de nouveau dacé une semaine durant, à titre d’essai.v , Fondée en 1889, l’école Estienne (1) a rendu de grands services a 1 industrie du ivre.l’êcolE bouleE Une autre école type que la ville de Paris fonda en 1886 est 1 école Boulle (2) dont e but est de former des ouvriers capables ‘ ‘ de maintenir les traditions du gout et la supériorité de l’industrie bien parisienne de l’ameublement.Elle possédé deux sections : la section du meuble et celle du métal, et 1 enseignemen es v iranches distinctes : enseignement théorique et enseignemen pra ique D’institution renferme des ateliers d’apprentissage pour les tourneurs en meta r a serrurerie, la menuiserie, l’ébénisterie, la gravure, la cisel^r^ f, la ^ c tou s ! es ironze, la sculpture sur bois.Il y a des ateliers de mou P ^ , .jrs des lèves sont obligés de passer, et on donne en outre aux grave .meubles et il :ours d’anatomie ; on enseigne également aux appren is a ixiste une chambre spéciale à cet effet matières, le dessin industriel, le D enseignement théorique comprend, entre aui » r,rr,crrammp dp l’école lessin à vue l'aquarelle, l'histoire de l'art, etc.Comme le dit le programme de 1 ecole, e choix des matières du cours permet aux éleves .^ g^f^rtous feÏpfocSSSüfiques à la bonne préparation et à l'exécu-i0%r“PD'^“pTk construction et de la décoration des objets nobiliers ; U) Estienne, savant imprimeur du 16e siècle.(2) Boule, célèbre ébéniste sous fiouis XIV. 472 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 4° De s’assimiler plus facilement les principes du travail donnés à l’atelier et dont le but est de développer l’adresse et le goût.L’ensemble des connaissances ainsi acquises atténue les mauvais effets delà spécialisation et comprend tout ce que doit savoir un artisan capable de créer et d’exécuter des œuvres d’art.L’apprentissage dure quatre années et les jeunes gens qui fréquentent l'école reçoivent gratuitement le déjeuner et le goûter.Le nombre des apprentis s’élève à deux, cent cinquante-sept.L’atelier des ébénistes m’a paru le plus important.Lejeune ouvrier qui se destine à ce métier doit non seulement savoir exécuter des meubles sur des dessins donnés,, mais pouvoir en dessiner l’ensemble et les détails.Le rôle du tapissier est aussi très grand.Il doit posséder très bien la géométrie-et l’art de développer les surfaces.J’ai vu des jeunes gens apprenant à draper des rideaux de fenêtre et des tentures, car avec une même quantité d’étoffe on peut faiie une tenture ample ou mesquine : le tout est de savoir la tailler.—La géométrie apprend aux tapissiers à éviter des fautes de coupe, et le cours d’aquarelle qu’ils suivent à éviter des fautes de couleur.Les élèves font eux-mêmes un croquis ou dessin de la pièce d’ouvrage qu’ils doivent exécuter.Les salles de l’école Boulle sont remarquablement aménagées.On y voit une-bibliothèque déjà très riche, renfermant un choix varié de livres traitant des arts en général, un laboratoire, un atelier de modelage, un musée technique, une salle d’exposition des travaux exécutés par les élèves.On y admire d’intéressantes collections de plâtres.Les apprentis qui subissent avec succès les examens de sortie reçoivent un diplôme.Frpr (iem - - ; (jl'o Al» ; -r.Sûr ; ietai iteli L;- ORPHELINATS ET PATRONAGES Je n’ai pas voulu borner mes visites seulement aux écoles professionnelles supportées par la ville de Paris.A côte de celles-ci il en existe d’autres très importantes dues J à l’initiative privée et dont la direction offre aux parents une garantie que leurs enfents, tout en devenant experts dans leur métier, puiseront ces principes d’ordre moral qui-pourront en faire de bons chrétiens.Le dix-sept septembre, je dirigeai donc mes pas vers la maison des Frères de Saint-Vincent de Paul, rue Dantzic, où je fus reçu avec une grande amabilité par l’abbé Anizan, assistant du Supérieur Général, qui voulut bien employer toute son après-midi à me faire visiter les maisons de son ordre.Fn premier lieu je vis l’orphelinat de la rue Dantzic qui renferme trois cents enfants et possède une école élémentaire, avec cours complémentaire.Dans cette maison existent deux patronages pour les jeunes gens du quartier, un pour les petits avant leur première communion et un autre pour de plus âgés.Près de deux cent cinquante jeunes gens fréquentent ces deux patronages.Le dimanche il y a messe pour eux dans leur chapelle et une organisation de jeux leur est réservée dans la cour et dans les salles du patronage.Ils peuvent passer la journée à s’amuser.Tous les soirs, le patronage est ouvert jusqu’à dix heures, et pendant les soirées d’hiver' ils se donnent des conférences historiques et autres.mutile d’observer quel bien font ces associations aux enfants d’ouvriers.M.Anizan me conduisit ensuite à un autre patronage, celui de Notre Dame de Grâce.Les plus âgés des jeunes gens qui en font partie, ceux qu’on appelle “ les Dignitaires, ” sont à la tête de tous les jeux, exercent eux-mêmes la surveillance et s’occupent de la discipline, ce qui développe en eux l’esprit d’initiative.Il y a des salles où se donnent le soir des cours de dessin, de mécanique, de physique et de musique, les portes restant ouvertes jusqu’à dix heures.Chaque anée il y a exposition publique d’objets fabriqués par les apprentis qui appartiennent au patronage et des récompenses sont distribuées aux plus experts.Tous vont au patronage jusqu’à l’époque de leur mariage.Attenant à ce patronage existe une œuvre fondée et dirigée également par les TO L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 473 pre à iter ;rf;t # Frères de Saint Vincent de Paul pour l’avantage de plus de cinq cents familles alsa-ciennes-lorraines, qui habitent Paris.On célèbre pour elles le dimanche les offices religieux et on y donne des instructions en langue allemande.Tout auprès se trouve ce qu’on appelle “ une maison de famille ” pour héberger temporairement les jeunes filles Alsaciennes Lorraines qui ne peuvent trouver tout de suite à Paris de l’ouvrage ou une situation quelconque.l/BCOIvE d’auteuie L’orphelinat d’Auteuil, rue Lafontaine, est une des institutions les plus bienfaisantes de Paris.La fondation remonte à l’année 1865 et l’abbé Roussel en fut le père.Entravée dans sa marche par la guerre de 1870, l’œuvre fut reprise par ce grand ami I des orphelins.“ Dieu seul saura jamais, a écrit M.Maxime du Camp, ce qu’il a fallu de “ persistance dans le dévouement, de foi dans la charité humaine et de fatigue pour ne “ pas succomber à la tâche.” Aujourd’hui l’abbé Roussel est mort, et la maison d’Auteuil a été confiée, en 1895, aux Frères de Saint Vincent de Paul.C’est une maison superbe à quatre étages, dotée de tous les perfectionnements de e détail suggérés par l’expérience.Elle possède des ateliers d’apprentissage où les orphelins peuvent apprendre les métiers de cordonniers, de menuisiers, de serruriers, de tailleurs, de lithographes et de typographes.A l’atelier de typographie sont annexés des ateliers accessoirs pour la fonte des caractères, la clicherie et la reliure.Au rez-de-chaussee se trouvent les grandes presses et l’industrie du livre y est très importante.Elle occupe cent apprentis.Près de deux cents enfants travaillent dans les ateliers, a 1 exception de quelques-uns qu’on emploie aux travaux de jardinage dans un grand terrain situé en arrière des cours de récréation.On leur enseigne pratiquement 1 horticulture, afin qu ils puissent être employés comme jardiniers chez les maraîchers ou les horticulteurs.A l’extrémité du jardin, existe une maison de religieuses attachées à 1 orphelinat.Avec l’aide de dames du voisinage, elles cousent le linge, raccommodent les blouses ou font, avec de vieux vêtements, des costumes pour les élèves.A cet établissement se rattache ce qu’on appelle “ L’œuvre de la premiere communion.” Quatre fois par année, pendant trois mois, on heberge soixante a quatre-vingts enfants qui n’ont jamais eu de notion du catéchisme ; on leur enseigne es vérités de la religion et, la première communion faite, on les remet a leurs parents ou a leurs gardiens.Les plus abandonnés, quinze à vingt, sont admis dans les ateliers de l’orphehna .Les Frères de Saint-Vincent de Paul poursuivent a Auteuil une œuvre superbe.if.près ictie'1 leff'1 1# lire' i!e; ^’ÉTABLISSEMENT SAINT-NICOLAS Il m’a été très agréable d’accepter la bienveillante invitation des Frères des Ecoles chrétiennes d^ visité quelques-unes de leurs importantes maison ^ Paris et dans les environs T’étais d’autant plus anxieux de contempler les œuvres de Eans et dans les env rznandues et des plus populaires de France, qu elle cette communauté, une des plus repanaiiet, cl ue y b d /i Mnctmirp la ieunesse noursuit avec succès au Canada, depuis soixante ans, la mission d instruire la jeunesse, poursuit avec succès au ^an , b industrielle delà rue Vaugirard, connue Ma premiere visite se fit a la granae ecuic ancknL’TSol'lï^ ^Lires en prirent la direction en .859 époque’où Tdnstitution fut reconnue driUi.Ué P»„PYei^ Elle compte aujourd'hui “ pecoiïA l'instruction primaire jusqu'à l'âge de classes et les apprentis.Les Prueml^s^eTJt0r-Tinuante reÇoivent l’éducation profession-treize ans ; les seconds, au aux métiers suivants : nelle et sont repartis en quatorze ate q.^^ boiSj menUisiers, malletiers, tourneurs en optique monteurs en bron - eurg t p0graphes, mécaniciens, gra- électnciens, compositeurs typographes, p , , ' v •„ veurs, géographes, lithographes, relieurs e sc p 2 — 474 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE p; Chacun des ateliers est dirigé par un patron qui retire pour lui-même les bénéficea Ce résultant des travaux exécutés par les élèves.Placés sous le contrôle de l’administra-l tion de l’établissement, ces patrons ont pour devoir d’apprenre toiit le métier aux jeunes gens qui leur sont confiés.J’ai visité en détails ces ateliers, et j’ai été surpris de voir les travaux de ces apprentis.Les maisons industrielles de Paris recherchent les ouvriers formés dans cet établissement, et les demandes d’emploi sont toujours supérieures au nombre des élèves qui sortent des ateliers de Saint-Nicolas.IGNY L’établissement d’Igny, admirablement situé dans la campagne, est une branche de l’école industrielle de Saint-Nicolas, et, comme elle, est dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes.L’enseignement se divise en deux sections : le cours primaire suivi par plus de huit cents élèves, et l’école d’horticulture comptant une centaine! d’élèves jardiniers.Celle-ci recrute ses élèves partie à l’école primaire d’Igny, et partie] en dehors de l’école.On suit à cette école d’horticulture un cours théorique et pratique.Cinq heures l’hiver et huit heures l’été sont employées à la pratique des travaux agricoles.On y apprend la botanique, la taille et la greffe des arbres fruitiers, la floriculture, l’arpentage, le dessin et la culture maraîchère.La durée du cours est de trois ans, et ne sont admis à l’école que les enfants de treize ans qui ont obtenu leur certificat d’études d’école primaire.A la fin de la troisième année, les élèves reçoivent un certificat d’horticulteur ouj brevet de capacité, après avoir subi au préalable un examen devant une commission nommée par les Frères et composée de membres des grandes sociétés d’horticulteurs et d’agriculteurs de France.La réputation dont jouit cet établissement permet aux élèves munis de ce certificat! de se faire, aussitôt après leur sortie, une situation très convenable.BEAUVAIS Quoique ce fût en dehors de ma mission, j’allai, sur invitation, visiter la grandeji école d’agriculture de Beauvais, située à quatre-vingts kilomètres environ de Paris.] C’est une institution qui fait honneur aux Frères des écoles chrétiennes et rend d’im- j.portants services aux fils de bonne famille qui en suivent les cours.Les élèves sont internes et le prix de la pension et de l’enseignement s’élève à deux mille francs l’an.Beauvais possède cinq fermes où les divers genres de culture sont enseignés.Une > d’elles porte le nom de “ Canada mais on n’a pu me dire quand ni à quelle occasion | ce nom lui fut donné.J’ai examiné avec beaucoup d’intérêt trois de ces fermes.D’après la statistique, onze mille hectares sont aujourd’hui exploités en Franco par les anciens élèves de cet institut.L’école de Beauvais a l’avantage de posséder une superbe chapelle.Le chant des élèves que j’ai entendu m’a paru d’autant plus suave qu’il me rappelait les offices religieux des collèges de mon pays.Je conserve un excellent souvenir de la sympatique réception dont je fus l’objet.(A suivre) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 475 Cent quatorzième conférence de l’Association des Instituteurs de l’Ecole normale Jacques-Cartier, tenue le 13 janvier 1902, à l’Ecole normale Jacques-Cartier Etaient présents : Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, M.l’abbé Dubois, Principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier, MM.les chanoines Gauthier et Dauth, MM.les abbés Jacques et Trudeau; MM.U.-E.Archambault Directeur Général des Ecoles des Commissaires de Montréal, J.-O.Cassegrain, doyen de l’Ecole Normale Jacques-Cartier et président de l’Association; les Inspecteurs J.-B.Demers, B.Lippens, M.-J.Curot, J.-B.Primeau; les Principaux H.-O.Doré, A.-D.Lacroix, L.-A.Primeau, P.-J.Seitch, P.Ahern, A.Leblond de Brumath, J.-V.Désaulniers et Ers.Liénard; les Professeurs J.-S.Ménard, G.-E.Pagé, H.Rondeau, T.-M.Reynolds, H.Mondoux, J-W.Meloche, J.Désaulniers, Eug.Leroy, O.Leroy, S.Boutin, Gust.Ducharme, J.-A.Cléroux, I.-C.St-Amour, Z.Guérin, H.Valois, L.-J.-R.de Belle-feuille, G.-C.Caisse, J.-J.McGuire, J.-A.Primeau, J.-M.Tremblay, J.-L.Tremblay, J.-J.Fahey, J.Hogan, H.O’Donoghue, J.-S.Teasdale, J.-E.Bernier, J.-B.Paquette, A.-P.Gélinas, L -L.Legault, L.-P.-J.Jasmin, Nap.Brisebois, J.-N.Perreault, J.-T.Anderson, Louis Doré, J.-P.Thibeault, P.Latremouille, Victor Doré, Ludger Larose, J.-E.-R.Ducharme, D.Malone, C.-E.O’Ryan, P.-E.Smith, U.Barthélemy, J.-H.Bergeron, J.-A.Brisebois, W.O’Donoghue, R.de la Cueva, Med.Lanctôt, P.Malone, C -A Miller, Nap.Nolin, Geo.A.Fendall, A.-L.Auger, Nap.Bélisle, Chs.Courval, J.-N.Dionne, N.-E.Gobeil, P.-J.Fitzpatrick, W.Kelly, T.-J.Courtney, B.Meloche, J.-A.Roch, J.-J.Shea, W.Brennan, F.Daly, R.Pagé, J.-B.Turcotte, G.-R.Brady, S.Roch, J.-J.McGovern, J.-A.Morin, H.Robitaille, Arth.Bélisle, A.Langlois, E.Guevremont, M.Brosseau, F.Vaselin, Arth.Beaudin, Nap.Allaire, A.-B.Char-bonneau, les élèves-maîtres de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, etc., etc.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.M.Germain Beaulieu, secrétaire en charge annonce à 1 assemblée que, n étant ivi.Grermam joeauiicu, bcc-i c Lan c en ^ plus dans l’enseignement, il est obligé, bien à regret, de resigned ses fonctions.Il n’emporte, dit il, que d’aimables souvenirs des quelques années passées dans le pro- r .x - -i j________/-«/"»¦m oiin H orm QPTVPT les relations intimes qui existent aujourd’hui.ht t u M.J.-V.Désaulniers, principal de l’Ecole Belmont, propose, seconde par M- J-P Thibeault, que M.A.-B.Charbonneau soit nommé secrétaire en remplacement de il fessorat : il sera toujours heureux de rencontrer ses anciens confreres afin de conserve i i ,• .•___-x-__mm' Germain Beaulieu démissionnaire.C'ette motion est adootée à l’unanimité.M.Nap.Brisebois, successeur pro tempore de feu S.Aubin, fait l’éloge de ce professeur regretté, enlevé presque subitement à sa famille et a l Ecole normale Jacques-Cartier, où son départ crée un vide difficile à combler.^ “ m Aubin dit-il, fut un professeur exemplaire, un modèle a imiter.Charge de ,< la direction de l’Ecole Annexe et du double enseignement de la géographie et de « mo^ Jacques-Cartier, il sût dans ces diverses fonctions mon- “ ‘T possédait une discipline remarquable an .service du plus sata “es jugements.Affable pour '““J^G^dus ar M.Larose, de ne plus rémunérer le Secrétaire.^afin d’employer les contributions les membres à payer les dépenses courantes et imprévues.Adopté._ .M.Perreault, sous-délégué à la Commission Administrative, lit un état financier u 1 Fonds de Pensions ” et donne quelques explications au su,e^ de J1' patho.)ault, cumulant les fonctions de Secrétaire et de Directeur Genera e Commis iques de Montréal.Il dit que la question de sa pension a ete soumise a la Commis-îion Administrative qui a chargé M.le Surintendant de 1 înstructmn Publique de s en-endre avec la Commission Scolaire des Ecoles Catholiques e i on r nour cha- rnelles positions officielles M.Archambault occupe et que sa air :anMd Perreault demande ensuite à l'Assemblée que la Nouvelle Géographie de M.J.-[SL Miller soit l’objet d’une étude sérieuse de la part de ses membres. 480 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cette demande soulève une assez longue discussion entre MM.les inspecteurs Demers, Lippens et Curot et MM.Cassegrain, Perreault et Désaulniers ; finalement on décide de demander à MM.les Principaux des Ecoles de Montréal de la faire adopter par la Commission Catholique.M.Demers soulève ensuite la question du monument Verreau.Il fait part à l’Assemblée de l’idée de M.J.-N.Miller, qui consiste à placer une simple plaquette en marbre dans l’église de 1’Islet.Il lui semble qu’un monument devrait être érigé si Montréal où M.Verreau a passé la plus grande partie de sa vie.Il propose donc de convoquer une grande réunion des anciens élèves, des amis et de ceux qui de près ou de loin ont eu des relations avec l’abbé Verreau et à cet effet de faire imprimer une lettre circulaire annonçant cette réunion.Adopté à l’unanimité.M.J.-V.Désaulniers propose, secondé par M.J.Curot, que les membres suivants fassent partie du comité de régie : Le Président, le Vice-Président, le Secrétaire, L.Larose, J.-B.Demers, N.-A.Miller, P.Malone, avec faculté de s’adjoindre d’autres membres.Adopté.M.Nap.Brisebois, appuyé par J.-H.Bergeron, propose que le comité, pour les besoins de ses fonctions, prenne en caisse le montant nécessaire pour subvenir à ses dépenses.Adopté.Vu l’heure avancée, M.J.-N.Perrault propose que les deux conférences qui restent à entendre soient renvoyées à la séance prochaine.M.J.-N.Bergeron appuie cette motion qui est adoptée.M.le président propose qu’un vote de remerciement soit offert à M.le Principal Dubois pour la belle réception qu’il a faite aux membres de l’Association.Cette motion, secondée par M.Fr.Liénard, est adoptée à l’unanimité.Et la séance est levée.A.-B.CHARBONNEAU, Montréal, 31 janvier 1902.Secrétaire.Du rôle de la dictée à l’Ecole primaire (0 m Leçons pratiques COURS ÉLÉMENTAIRE Dans ce cours, les diétées seront courtes, graduées et faciles, et instructives toujours ; cette dernière qualité, d’ailleurs, convient également au degré modèle et au degré académique.Au commencement de l’année, le maître écrira d’abord la dictée au tableau, et les élèves la transcriront sur l’ardoise ou sur le cahier ; plus tard, ils écriront sous la diétée.C’est à l’instituteur à choisir ces devoirs de manière qu’ils présentent successivement les principales difficultés usuelles de l’orthographe.A un autre point de vue, le choix n’en est pas moins important : “ Les diétées, dit Rousselot, doivent être instruétives, augmenter la somme des notions acquises sur les réalités de la vie, les (1) Résumé d’une conférence donnée sur ce sujet par MM.les inspecteurs d’écoles sous la direction de M.le Surintendant de l’Instruction publique.—Année scolaire 1901-1902. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 481 métiers, les professions, les industries, tout en n’excluant pas entre temps des sujets d’une portée plus spécialement morale ou littéraire.Il faut qu’elles servent non seulement à apprendre l’orthographe, mais à apprendre la vie.” A ces conseils si judicieux, nous ajouterons : les sujets des diétées doivent se rapporter souvent à la religion et au patriotisme.Sous une forme des plus aimables, Joubert, dans ses Pensées, a exprimé la même idée : “Il faut donner pour exemples aux enfants des phrases où l’accord entre l’adjeétif et le substantif soit non seulement grammatical, mais moral.L’épithète est un jugement et le plus insinuant de tous, car il se glisse avec le mot ; et si rien n’est plus important que les idées saines, rien n’est plus important aussi que cet accord.Je dirai donc à nos faiseurs de thèmes : Joignez toujours aux substantifs des adjeétifs qui expriment l’idée et le sentiment qu’il faut avoir de chaque chose; mettez tout a sa place dans l’esprit en laissant tout à sa place dans le monde.” Voici quelques modèles de didtées COURS ÉLÉMENTAIRE PREMIER DEGRÉ I Les saisons Il y a quatre saisons dans l’année : le printemps ou le temps des fleurs , 1 été ou le temps des moissons ; l’automne ou le temps des récoltes ; l’hiver ou le temps des neiges.Exercices.____1.Relever : i° les articles simples ;—20 les articles contractés conte- nus dans la diétée ; R.—(i° L’ {\fois) ; le (5 fois) 20 des (\fois).Analyser.2.Quels sont les adjectifs qualificatifs qui dérivent des mots printemps, été, automne, hiver, année, neige, ?{Printanier, estival, automnal, hivernal, annuel, neigeux.) 3.Copie de quelques courtes phrases renfermant deux noms au singulier et un adjectif les qualifiant.4.Conjuguer le verbe crier au présent et au futur de 1 indicatif.II Mon père Mon père travaille toute la journée pour moi, pour ma mère, pour mon frere, pour na sœur, pour toute la famille.Il se lève dès (1) le matin et ne rentre que bien tard e soir.Le lendemain, il retourne à son ouvrage, encore fatigue de la veille, et sa vie i’écoule (2) ainsi, pénible et laborieuse (3).EXPLICATION DES mots.—(i) Dés : préposition qui signifie depuis.—(2) S écoulé : e passe.—(3) Laborieuse: vie de travail, fatigante.CORRIGÉ DE LA DICTÉE.—Corriger ou faire corriger la dictée avant d en indiquer es applications., , • / 1 INTERROGATIONS.-Que signifie dès le matin ?S’écoule?Qu’est-ce qu nnev.efciSe.¦ieuse ?(Voir les explications ci-dessus).^ APPLICATIONS écrites.-1.Ecrire tous les noms communs contenus dans la d.ctee.Père, journée, mère, frère, sœur, famille, matin, soir, lendemain, ouvrage, veille, 16 2.Conjuguer l'imparfait de l’indicatif du verbe travailler. 482 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Je travaillais, tu travaillais, il travaillait, nous travaillions, vous travailliez, ils-travaillaient.III La gourmande Voici Madeleine, la petite gourmande.Ses joues sont pleines de confitures, elle tient à la main du pain et du fromage, et dans ses poches il y a des amandes, des noisettes, du chocolat et des raisins secs qu’elle a pris un peu partout.L’autre jour, sa gourmandise l’a rendue fort malade, mais elle n’est pas encore corrigée.Si elle pensait combien ce vice est affreux et les résultats qu’il peut avoir, certainement elle se corrigerait.QUESTIONS ET EXPEICATIONS Faites le portrait de Madeleine.Que tient-elle dans sa main ?Qu’a-t-elle mis dans ses poches ?.Epelez tout haut le mot chocolat.—Quelle différence y a-t-il entre les amandes et les noisettes ?etc.etc.EXERCICES ÉCRITS i° Recopier la dictée, en faisant souligner les noms qui y sont contenus.20 Faire écrire 10 phrases où l’on fera entrer les mots suivants : Joues—pain—poches—fromage—amandes—noisettes—chocolat—raisin—malade—vice affreux.DEUXIEME DEGRÉ I Les quatre saisons Il y a quatre saisons dans l’année: le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.Le printemps est la saison où la verdure et les fleurs commencent à se montrer.En été, il fait chaud : les moissons jaunissent ; on fait (1) les foins : on coupe le blé.En automne, les fruits mûrissent, on termine les récoltes.En hiver, il fait froid : on fait du feu ; c’est le temps du repos pour la végétation (2), de même que la vieillesse est le temps du repos (3) pour l’homme.Explication des mots.— (1) Faire les foins : récolter, faucher.— (2) Végétation : développement des plantes.— (3) Repos: cessation du travail.Les hommes, quand ils sont vieux, devraient avoir assez travaillé dans leur vie pour se reposer pendant les dernières années qui leur restent à vivre.Leur hiver, c’est-à-dire leur vieillesse, devrait être facile et heureuse.Corriger la dictée.—Corriger ou faire corriger la dictée avant d’en indiquer les applications.Interrogations.— Qu’est-ce que faire les foins ?la végétatioji ?le repos f (Voir les explications ci-dessus).Applications écrites.— 1.Ecrire les verbes de la dictée à l’infinitif, en ajoutant à chacun son complément.Commencer à se montrer, faire chaud, faire les foins, couper le blé, terminer les récoltes, faire froid, faire du feu.2.Conjuguer le verbe faire les foins au passé défini.Je fis les foins, tu fis les foins, il fit les foins, nous fîmes les foins, vous fîtes les foins, ils firent les foins. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 483 11 I,es Oiseaux On reconnaît les oiseaux à leur bec, à leurs ailes et à leurs pattes.Le bec des oiseaux est formé d’une matière dure, et la forme en varie beaucoup.Leurs plumes sont formées de deux parties: l'une creuse, l'autre pleine.C’est de cette dernière que sortent des deux côtés les barbes de la plume.Quant à leurs ailes, elles sont presque toujours assez fortes pour permettre le vol ; cependant, il y a des oiseaux dont les ailes sont presque inutiles, parce qu’elles sont trop courtes.Tels sont le coq, la poule, le canard domestiqtie.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Bec : Partie qui constitue la boucbe des oiseaux.Famille de mots : becquée, becqueter.— Matière dure.On appelle matière la substance dont une chose quelconque j est formée.Il y a des matières dures et des matières molles ; telles sont la corne, le ! bois, etc.le beurre, le miel, etc.— T'une creuse et l'autre pleine.Pleine signifie ne présentant aucun vide, remplie de toutes parts.— Quant à.Devant la préposition à, quand prend toujours un t lorsqu’il signifie : à l'égard de.— Le vol, c’est-à-dire l’action de s’élever dans les airs.Vol signifie encore l’acte par lequel on s empare du bien d’autrui (voleur, voler).— Tels sont.: c’est-a-dire ces animaux sont, par conséquent tels doit être mis au masculin pluriel.— Le canard domestique, c est-à-dire celui qui est élevé dans nos basses-cours, par opposition au canard sauvage.EXERCICES ÉCRITS i° Faire une liste de tous les noms communs contenus dans la dictée.a*5 Employer chacun de ces mêmes noms dans une petite phrase ou ils seront accompagnés d’un adjectif.Exemple : Les oiseaux légers voltigent autour de nous.Le bec recourbé de l'aigle, etc.COURS MOYEN Dans ce cours, les diétées, au lieu d’être formées de petites phrases detachees, sont autant que possible, des extraits d’auteurs.Elles serviront à la fois de modèles de rédaétion et d’exercices d’application des règles de grammaire.Mais il n est pas nécessaire de s’astreindre à les choisir de manière qu’on y puisse trouver une application nouvelle des règles mêmes de la leçon : les exercices oraux et écrits sont plus que suffisants pour atteindre ce but.Les dictées, au contraire, ne présentent aucune ac mulation de règles et mettent l’élève en présence des seules difficultés qu il rencon re communément dans un texte quelconque.,.,.Nous demanderons aux maîtres de se conformer pour cet exerc.ce aux >nd.ca«,ons suivantes: lire d'abord le texte de la diftée avec l'intonation convenable, comme s >1 s’agissait d’un moreeau de récitation ; expliquer le sens general du morceau et des quelques mots qui pourraient n 'être pas connus des eleves ; rappeler les reg e maire qui vont trouver leur application ; donner enfin l'orthographe ”ots 0,frau‘ une difficulté grammaticale.De temps en temps, on peut aire servi phrases de la diétée à des exercices oraux d'analyse.Nous aJoute™”S Un de conseil d'ordre purement matériel : il serait bon de laisser une marge égalé au quart de la feuille et d’y faire rapporter tous les mots fautifs par 1 eleve qui a commis 484 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Les conseils ci-dessus se retrouvent dans plusieurs ouvrages pédagogiques français d’une grande importance; ils démontrent sans réplique la nécessité de la diétée à l’école primaire.Essayons maintenant à étudier quelques textes, d’après la méthode exposée plus haut.I Les deux ruisseaux Deux ruisseaux sortaient de la même source ; ils étaient également clairs et limpides.De premier coulait sur le sable et les cailloux ; il conservait sa pureté sur toute l’étendue de son cours ; il faisait les délices et l’ornement des prairies qu’il arrosait.De second traversait des marais fangeux et ses eaux devenaient si infeétes que personne n’osait en approcher.Ainsi, mes enfants, vous deviendrez bons ou mauvais selon la société que vous fréquenterez.Exercices oraux.—I.Expliquer les mots ou expressions : limpides, faire les délices, marais fangeux, infecl, société.II.—De quoi parle-t-on dans la diétée ?—Comment sont ces ruisseaux au début de leur cours ?—Pourquoi les eaux du second deviennent-elles infeétes ?—Comprenez-vous à qui ressemblent ces ruisseaux ?—Que ferez-vous pour rester bons et honorer le nom que vous portez ?Grammaire ET exercices.—Çfx'zst-c.z Questions.— Que forment 1 partie de la ligne ?Que forment 2 parties .5 parties ?Etc.^ _ „ , .^ ^ .Dans l de 18 cerises combien de cerises?Dans I combien?Etc., etc.Un homme donne les de son argent aux pauvres ; il lui reste $30 ; corn- lien avait-il tout d’abord ?.T Solution : Je trace une ligne qui représente la somme qu il avait Je livise cette ligne en 9 parties égales, parce que ans e pro eme 1 s -, teuvihnes.Sur cette ligne j’indique la partie qui représenté ce qui a ete lonné aux pauvres, ainsi que celle qui représenté ce qui reste.L’argent qui reste = $30 :$6 1 p.1 p.:$6 I p.¦¦$6 1 p.= $6 L’argent donné Les 5 parties qui restent 1 partie Les 9 parties qu’il avait Les 4 parties données $3° $ 6 $6X9 $6X4 1 p.= $6 $54 $24 1 p.= $6 1 p.— $6 1 p.= $6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 516 Edouard achète un nombre de billes égal aux | de ce qu’il avait.Après cet achat il constate qu’il en a en tout 33.Combien en avait-il tout d’abord ?Je tire une ligne qui représente le nombre de billes qu’il avait d’abord.Je divise cette ligne en 9 parties égales ; je prolonge la ligne de 2 parties égales aux l de la ligne primitive ; ce prolongement représente l’augmentation du nombre de billes.Ce qu’il avait tout d’abord Ce qu’il a acheté 1 P- = 3 1 P-= 3 1 P =3 1 P-= 3 1 p.= 3 1 p.= 3 1 P-= 3 1 P-= 3 1 P-= 3 1 P-=3 i p.= 3 Les 9 parties qu’il avait + 2 parties achetées = 11 parties = 33 billes.1 Partie 33 11 =3 Les 9 parties qu’il avait — 3 X 9 = 27 Les 2 parties qu’il a achetées =3X2 = 6 Tirez sur vos ardoises 4 lignes d’égales longueur.Divisez la 1ère en 2 parties égales, la 2ème en 3 parties égales, la 3ème en 6 parties, la qème en 9 parties ; au-dessous de chaque partie écrivez le nom que vous lui donnez ; à l’extrémité de chaque ligne indiquez combien il y a de parties dans cette ligne.une demie = E une demie = ^ un tiers = y3 un tiers = E un tiers = E un sixième = un sixième = ^ U un sixième = % un sixième = H un sixième = un sixième = Ve un neuvième ~ 1 9 un neuvième = 1 9 un neuvième -1 9 un neuvième = 1 9 un vièn aeu- xe = 1 9 un neuvième = 1 9 un neuvième = 1 9 un neuvième = 1 9 un neuvième = 1 9 Faites examiner les lignes et faites trouver par les élèves eux-mêmes les réponses aux questions suivantes : Laquelle des deux fractions ou JJ est la plus grande ?De ou de hé ?De ^ ou de ^ ?De ou de ?De jJ ou de ^ ?De ou de ^ ?Combien y a-t-il de dans ?De ^ dans ?Combien y a-t-il de jJ dans JJ ?Le dans ?De g dans y2 ?Combien y a-t-il de 9 dans ?De 9 dans 1 ?Trouvez la de 18 ; le et la moitié du y de 18 ; les | de 18 ; le 9 de 18 ; le JJ de 18 ; les | de 18 ; les f et la de 9 de 18.Quelle différence y a-t-il entre la 54, le JJ plus la du JJ, les jj, et les 9 plus la % de 9 de 18 ?PROBLÈMES DE RÉCAPITULATION SUR LES FRACTIONS 21.On achète une propriété du prix de $16800, composée de champs de prés et de bois.Les prés valent les ^ de la valeur des champs, et les bois les 2y de ce que valent les prés.On demande la valeur des champs ; des prés ; des bois.RjO One! achè secon ils'e Ailla L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5T7 22.D’un vase plein d’eau on retire ^ plus le 5 de ce qu’il contient, et il reste le 9 de ce qu’on a retiré, plus 10 gallons.On demande la capacité du vase.23.Une pièce de velours devait être vendue à $3.60 la verge.Par suite d’un accident qui a défraichi l’étoffe, les | de la pièce ont dû être cédés à $2.40 la verge et le reste à $3.Il en est résulté une diminution de $16.80.Quelle était la longueur de cette pièce ?24.Une personne remplit son verre de vin pur et en boit %.Elle achève de le' remplir d’eau, puis elle en boit le Elle le remplit une seconde fois avec de l’eau, puis le boit à moitié.On demande de combien il s’en faut que cette personne ait bu son verre de vin pur ?Solutions : Note.— Nous doitnons d''ubovd lot solution des pvobleines contenus dcins la Tribune de VAspirante, page 504.1.La pièce contenait | ^ — 5 ^ 5 j donc la 2e acheté la ^ de ^ === ^ , la 1ère achète 2, la 2e, ^ 5 la difference entre ce que les deux ont acheté .3 = l de la pièce = 2.95 verges ; si \0 de la pièce = 2.95 verges, - = 2.95 X 10= 29.50 verges.La longueur de la piece.La 1ère acheté 5 de 29-50 verges à $4.60 la verge ; | X 29.50 X 4.60 = $54.28 ce que le marchand reçoit de la 1ère.La 2e achète de 29.5c.J X 29.50 X £4.60 = %\o.tl ce que le mar-chand reçoit de la 2e.$54.28 + 40.71 = $94-99 ce ffue le marchand reçoit en tout.2.Dans 1 heure le 1er remplira ^ du bassin le 2e, ^ ; le 3e videra y 1 _i_ 1_ 1 __ 6 _ = 3 Pour remplir les 235 du bassin il faut 1 heure , pour bl'faudra 1 Aeule', et pour g, il faudra f d’heure - 8 heures et ¦.Rép., La l/de A = 3/deB; i de A = ^ de B X 2 =1 de B = 1 fois et ,/ Parlent de B ' Ainsi si B a $1 A aura $1.50 et les deux auront $2.50.Àt'anUe fotbtqoo contiendront 2.50 autant de fots B aura et A ^.50 ; $1400-$2.50= 560 fois ; donc B aura $i X 560 = $560 et A $1.50 X 560 = ^21' Soit $1 pour la valeur des champs; alors £ de $i pour les près et ^ de « de «t = - de |i pour les bois.La valeur supposée des champs des Unli^et S "ti le^^codté.taut " f
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