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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1911-11, Collections de BAnQ.

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33e Année Québec, Novembre iqii I * Fqsdgnerrient Primaire Revue illustrée de PEcole et de la Famille C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-clidf Le marquis de Montcalm _________¦_________ A qui un groupe de patriotes vient d’élever un monument à Québec (16 octobre 1911).C’est l’hommage du Canada français au glorieux vainqueur de Carillon, à l’héroïque défenseur de la Nouvelle-France. 13° L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Tableau noir On dit avec raison qu’un tableau noir vaut un assistant.C’est peut-être le moyen par excellence de rendre l’enseignement intuitif.L’instituteur ne saurait craindre de faire un usage exagéré de cet auxiliaire indispensable.C’est le livre commun à toute la classe, au maître comme aux élèves.Il faudrait l’avoir presque constamment devant les yeux.C’est la surtout qu'on devrait étudier ensemble, en faisant un large emploi de la méthode d’observation et d’invention, toutes les spécialités du programme.Rien n’est plus propre à frapper l’imagination des élèves, à fixer leur attention, à mettre de l’activité dans les rangs, de la vie et de l’intérêt dans les classes.Enseignement de la langue française L’enseignement de la langue française n’est abordé que quand l’élève sait copier du livre, et comme on a lu que le verbe est le mot par excellence, on lui met entre les mains une grammaire et on lui fait faire tous les jours plusieurs temps d’un verbe tout entier: mais tout cela sans expliquer le sens de ce mot ni inviter l’enfant à y ajouter une idée, une proposition afin de lui apprendre à l’employer plus tard avec justesse et intelligence.Puis on lui fait apprendre par cœur la définition du nom, de l’article, de l’adjectif, du pronom et du verbe, et dans un volume d’exercices grammaticaux, il copie ces différentes espèces de mots dans des phrases la plupart du temps sans un sens convenable et qui ne disent rien ni à son cœur, ni à son intelligence, où il devra lui-même trouver de ces mêmes mots pour les intercaler dans des phrases de son exercice.Enfin les analyses grammaticales viennent compléter ce qu’on appelle l’enseignement de la langue dans la division élémentaire.Chacun se dira sans doute que de cette manière on enseignera plutôt la grammaire que la langue.Je suis de cet avis, mais il est si commode de dire aux élèves: vous apprendrez pour demain telle règle, ou: vous ferez tel devoir dans les exercices grammaticaux ou lexi cologiques ; ou bien: vous analyserez telle phrase I C est ainsi que dans un très grand nombre d’écoles l'enseignement de la langue française se traîne encore dans les errements condamnés par la pédagogie, au lieu de consister dans des exercices de langage et des dictées choisies avec soin, bien graduées, suffisamment expliquées et exactement corrigées.Pensées La monnaie qui nous sert à acheter l’éternité, c’est le temps.Ne retardez jamais ce que vous pouvez faire tout de suite. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 131 PEDAGOGIE Institutrices non diplômées Revue de Jurisprudence, de Montréal, livraison d’avril 1911, rapporte une décision judiciaire qui offre un grand intérêt aux commissions scolaires et au personnel enseignant de la province de Québec.Voici le cas en litige.Le 26 avril 1911, en cour supérieure, district de Beauharnois, l’honorable juge Mercier condamnait la commission scolaire de Sainte-Philomène a payer les frais dans une cause relative à l’engagement d’une institutrice non diplômée, engagement non autorisé par le Surintendant.Le requérant dans cette cause, M.Schink, poursuivit les commissaires de Sainte-Philomène, par voie de mandamus, afin de les contraindre à engager un instituteur pourvu d’un diplôme ou d’un brevet de capacité suivant la loi.M.Schink, contribuable et père de quatre enfants qui fréquentent l’école de l’arrondissement numéro 2, prouva les faits suivants : La commission scolaire en cause avait d’abord engagé pour enseigner dans l’école No 2, durant l'année scolaire comprise entre le 1er septembre 1910 et le 1er juillet 1911, une jeune fille possédant toutes les qualifications requises à cet effet, savoir: Mademoiselle Rose; mais plus tard la corporation intimée, sans aucune cause ni raison, mais illégalement, par une résolution adoptée à une session tenue le 18 septembre 1910, a prétendu engager Mademoiselle Bertha Côté, fille mineure de Philorum Côté, l’un des commissaires, pour enseigner dans l’école du dit arrondissement No 2.La dite Bertha Côté n’est pourvue d’aucun diplôme ni brevet de capacité lui permettant d’enseigner dans une école sous le contrôle des commissaires; elle n’est pas non plus dans les conditions d’exception où la loi permet d’enseigner sans brevet de capacité ni diplôme.Il eut été possible et facile pour la commission de Sainte-Philomène de se procurer les services d’un instituteur ou d’une institutrice pourvue d’un brevet de capacité ou d’un diplôme et remplissant les conditions requises par la loi pour enseigner dans l’école numéro 2.Partant, cette commission était tenue et devait engager pour enseigner dans la dite école, un instituteur ou une institutrice pourvu d’un brevet de capacité ou d’un diplôme.Mais entre la date de la signification de la requête Schink et celle du procès, Mlle Bertha Côté obtint un permis du Surinte'ndant, en vertu de l’article 26 des Règlements refondus.Conséquemment, le juge ne condamna la commission scolaire qu’aux frais de cour.Dans son jugement, le magistrat déclara que l’engagement d’une institutrice non diplômée et non autorisée “ est illégal et absolument injustifiable.” M.le Juge Mercier blâma aussi les commissaires “ d’avoir attendu au dernier moment pour s’assurer les services d’une institutrice diplômée.” Nous souhaitons que toutes les commissions scolaires de la province retiennent la leçon que vient de leur donner un juge de la cour supérieure. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE En ne se conformant pas à la loi dans rengagement des instituteurs et des institutrices, les commissaires s’exposent à des procédures judiciaires très onéreuses.Et cette année, (on est prié de ne pas oublier l’avis du Surintendant) l’engagement d’une personne non diplômée, engagement conclu sans l’autorisation légale (i), entraînera la perte des subventions du gouvernement.C.-J.MAGNAN.CHEZ LES GRANDS EDUCATEURS “ Pages oubliées ” De; la dignité de l’instituteur Ce que les instituteurs de la jeunesse ne doivent jamais oublier, c’est que l’enfant, c’est l’homme lui-même, dépositaire de tous les dons de Dieu, de toutes les espérances de l’humanité; et, tout jeune qu’il est, revêtu déjà de toute la grâce, de toute la dignité que Dieu a communiquée à la nature humaine.Ce souvenir suffira à.soutenir le courage des instituteurs et les ^empêchera de défaillir jamais dans la noble et laborieuse tâche à laquelle ils se sont dévoués.Certes, quand le Créateur lui-même voulut faire l’homme, il travailla à ce grand ouvrage sans négligence et sans dédain: Ce ne fut pas un jour pour lui, comme l’avait été la création du monde matériel.Il est remarquable que Dieu ne se servit plus de cette parole impérieuse et brève, avec laquelle il avait fait sortir des entrailles éternellement stériles du néant, la multitude des créatures vulgaires qui charment nos regards, y compris la lumière et le soleil; non, il se recueillit en lui-même, prononça une parole de conseil, et si, je puis le dire, de respect, cette grande et immortelle parole : Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance.Puis il agit avec la gravité d’une œuvre si solennelle.La création de l’homme fut donc avant tout le résultat d’une délibération suprême, puis une action toute divine, et enfin un souffle, une inspiration de l’éternelle vie.Telle fut la grandeur de la création de l’homme: telle doit être l’œuvre, la gravité et la grandeur de son Education, tel le respect qui lui est dû.Voilà ce qu’il est capital de bien entendre, quand on touche à cette œuvre.Mgr Dupanloup.Enseignement du français La Grammaire Chaque fois que j’ouvre une grammaire et que je lis: “La Grammaire enseigne à parler (d’abord) et à écrire (ensuite) correctement”, je me (i) Voir l’article 26 des Règlements refondus du C.C. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 133 demande : quels sont ceux d’entre nous qui songent à mettre cette définition en pratique?* La deuxième partie, tous les instituteurs, certainement, avec rage, même, mais la première?.Pourtant, nous devrions commencer par là.Je l’ai dit et je le répète avec plaisir, avec passion, avec tout le patriotisme que de récentes attaques contre la belle langue de mes ancêtres font monter du cœur aux lèvres; “ nous devrions apprendre à parler aux enfants.” Raisonnons donc un peu.De ces deux choses: savoir parler et savoir écrire, laquelle est la plus nécessaire ?La question est oiseuse, stupide même.Et pourtant, que fait-on en pratique?Que chaque titulaire de classe fasse son examen de conscience iet réponde ensuite.D'où vient cette lacune?De ce qu’on se fait une idée fausse de ce que la Grammaire enseigne.La plupart n’y voient que l’accord des mots entre eux et ne se préoccupent pas des fonctions qui constituent, en définitive, l’esprit même de la langue.Ainsi entre un article qui détermine le nom et un adjectif qui détermine la signification du nom, l’élève ne voit aucune différence.Il importe au maître de la faire sentir.J’ai donné à des élèves de deuxième année, de petits exercices du genre de celui-ci : “Le livre du maître: son livre.Le livre des maîtres: leur livre.La plume du maître.Les plumes des maîtresses : leurs plumes.” Un autre emploi à faire remarquer : celui des articles contractés au et du.Exemple : “Je vais au marché; je viens du marché.La plume du maître; obéir au maître.” Il ne suffit pas d’apprendre que les articles contractés sont au, du, mais il faut aussi savoir à quoi ils servent et comment les employer.C’est cette analyse rationnelle de la langue qui n’est pas faite, qui n’est pas enseignée et qui constitue la grande lacune de notre enseignement.L’étude de la langue forme un tout qu’on ne peut séparer : lecture, orthographe, analyse, rédaction, tout doit marcher de pair et s’entr’aider.Voici un modèle que je proposerais (sans vanité) pour une première leçon de langue aux tout petits : “Comment nommez-vous vos vêtements (ce qu’ils appellent habits)?Des mains se lèvent, je désigne l’une d’elles.L’enfant les nomme plus ou moins bien.Par exemple, il appelle “un capot” ce qui est un paletot; un “ coat ” ce qui est un habit ou un gilet, etc.Je corrige, j’explique.Un autre ajoute ceux qui ont été omis.Je corrige et j’explique encore puis je fais épeler chacun de ces mots que je dis être des noms parce qu’ils servent à nommer des objets.J’écris ces noms au tableau ou je les fais écrire dans leurs cahiers s’ils en sont capables.Je procède de même pour les noms communs d’animaux et de personnes.” Au cours de la conversation que nous avons eue, j’ai corrigé bien des fautes de langage; j’ai accordé des notes aux élèves qui m’ont répondu en français.Nous avons eu ainsi: une leçon de langage, une leçon d’orthographe et une leçon de grammaire.Et je n’ai rien inventé, je n’ai pas innové, j’ai appliqué l’esprit du Manuel des Instituteurs (P.57, 59).J ai enseigné la grammaire par la langue et non pas la langue par la 134 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE grammaire.J’ai fait trouver le mot d’abord, l’orthographe ensuite puis l’espèce.Dans une autre leçon, je parlerai du nom propre en suivant toujours le même procédé, puis du genre et du nombre.Viendront alors les premières règles d’accord.N’oublions pas que les exercices doivent toujours être intuitifs, c’est-à-dire porter sur des choses vues et connues.C’est l’application du principe : “ rien dans l’intelligence qui n’ait passé par les sens.” C’est le grand danger, l’écueil presque inévitable : dépasser le niveau intellectuel de l’enfant, aller au-delà de ses facultés.Il est si difficile de se ramener à sa taille et de l’atteindre sans la dépasser.C’est ce qui fait la gloire de Lhomond et de bien d’autres professeurs illustres.Efforçons-nous donc de mesurer notre enseignement à la capacité de nos élèves, à la capacité surtout des tout petits.Marchons à côté d’eux, soutenant leurs défaillances, aidant leurs faiblesses, les encourageant, les fortifiant dans le travail si délicat du développement de leurs facultés.Au fur et à mesure que leur intelligence s’ouvre, la tâche devient plus facile, en grammaire surtout.Le champ des exercices devient plus vaste.N’oublions pas que les connaissances acquises doivent servir en toute matière : lecture, géographie, histoire, leçons de choses, etc., parce que l’étude de la langue est le pivot autour duquel rayonnent toutes les autres branches du savoir.En grammaire, une grave question se pose.Dans quel ordre l’étude des espèces de mots doit-elle se faire?Tous les grammariens sont d’accord à placer, en premier lieu, le nom, mais pour les autres mots, il y a divergeance.Les Modernes veulent l’étude du verbe, surtout des verebs avoir et être dès le début, et je me range avec eux parce que le verbe est l’âme du discours.Est-ce à dire qu’il faille approfondir l’étude de ce mot?Loin de là, une connaissance superficielle suffit.Pas de conjugaisons, l’explication pure et simple de la fonction du verbe dans la phrase, montrer comment il exprime toutes nos actions, l’employer toujours au présent du singulier et du pluriel, dire qu’on forme le pluriel en ajoutant ent au singulier et c’est tout.Je sais bien que la plupart des grammariens ne suivent pas cet ordre dans leur manuel, et c’est logique comme disposition, mais cela ne veut pas dire qu’il faille suivre aveuglement l’ordre d’un manuel.Il faut savoir en user et n’en pas abuser.Suivons la méthode naturelle'.Le bébé qui commence à gazouiller dit : “ papa, maman, lait, dodo, ” puis ensuite “ donne, marche, tombe, fait dodo, maman vient, donne papa.”, Plus tard, il dira.“ lait bon, petit frère méchant, gros chien mauvais, etc.” Faisons de même.Ajoutons-y cependant l’étude de l’article, ce petit mot qui se glisse inapperçu et d’un usage si courant.Au risque de passer pour un schismatique, je voudrais étudier les adjectifs déterminatifs avant les qualificatifs; ils font si bien suite à l’article qu’ils remplacent: le livre du maître, son livre.Mais passons à son préféré: l’adjectif qualificatif qui joue un rôle si considérable dans la langue française.Ou’est-ce qu’un adjectif qualificatif, demandai-je un jour à un confrère?Il me répondit par la définition connue.Mais cela ne dit rien, ajoutai-je, l’adjectif est la qualité du nom, mais qu’est-ce qu’une qualité?Il demeura songeur.Combien d’enfants et par suite de grandes personnes ne comprennent jamais ce qu’est un adjectif.Quand on leur dit: qu’un adjectif, “c’est L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 ce par quoi un être se distingue d’un autre, qu’un adjectif indique la différence qu’il y a entre deux êtres de même espèce : un gros chien, un petit chien ; un crayon court, un crayon long, ” ils commencent à comprendre.Accompagnons toujours un adjectif d’un nom puis de son contraire, car tous les adjectifs sont couples, suprême ressource des antithèses.Il est utile de même d’y ajouter le nom correspondant: bon, bonté; méchant, méchanceté, afin que la leçon de langue accompagne celle de grammaire qui doit être—remarquons-le bien—la partie nécessaire et non le but principal de la leçon.A.l’adjectif, il convient de joindre naturellement l’adverbe qui n’est que la manière d’être du verbe ou son adjectif.Reste le pronom dont l’étude bien comprise n’offre aucune difficulté.Il suffit d’insister sur sa fonction, montrer comment il remplace, non seulement le nom mais celui-ci avec tous ses compléments, et faire remarquer son utilité.En fait d’exercices: dictées, analyses, homonymes, homographes lexicologie, familles de mots, etc., je ne prise que ceux faits par le maître; les autres sont comme des habits d’occasion, ils conviennent rarement.Un instituteur qui ne sait pas préparer les devoirs de ses élèves ne remplit pas bien sa tâche.Et ce qu’il faut de tact, de jugement pour les choisir, seul le praticien le sait.Us doivent découler de la leçon comme le jus de la vigne coule du pressoir; ils doivent être la résultante des explications données, ne contenir aucun mot, aucune difficulté qui n’aient été expliqués, enfin, former comme une synthèse graphique de tout ce qui a été dit.Lui des grands avantages de cette méthode, c’est de contrôler notre enseignement, de savoir si nous avons été compris.Combien de fois ne parlons-nous pas dans le désert ; les résultats le prouvent hélas trop souvent.A.B.CHARBONNEAU.Montréal, novembre 1911 La Géographie à l’Ecole A UEcoivK Supérieure: Chez nos élèves des cours supérieurs, chez nos normaliens, le développement des connaissances géographiques devrait être tel qu’il permît de faire une revue des lois et des observations déjà acquises et de les mieux relier entre elles.Une étude détaillée des cinq parties du monde fournira maintes occasions de rechercher la valeur économique d’un pays dans l’ensemble de ses éléments naturels.Mais il reste cependant à indiquer de nouvelles leçons destinées à agrandir le champ des connaissances.Ainsi l’examen des cartes démontrera-t-il le grand nombre de moyens utilisables pour représenter la terre ou quelques-unes de ses parties sur un plan.Je me rappelle, à ce propos, avoir entendu un bachelier me dire avec assurance que la péninsule de l’Alaska est aussi 136 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE étendue que les Etats-Unis tout entiers.La projection dite de Mercator comptait une dupe de plus.L’examen des masses continentales les montre larges au nord et terminées toutes par de minces langues dirigées vers le sud.Iles et presqu’îles ont généralement cette forme et cette distinction.Les péninsules du Danemark, du Yucatan pour déroger à cette règle, ne sont que d’une faible altitude générale.Le climat, le relief, les routes fluviales, la nature des sols concordent pour fixer la valeur et la physionomie des contrées.Ainsi parce que le Canada et l'Asie boréale sont d'un sol imperméable et dur, les lacs sont nombreux, les rivières torrentueuses et së précipitent en chûtes ou en rapides à chaque dénivellation du terrain.L’Océanie aux champs arénacés d’un faible relief, n’a pas un seul fleuve dont le volume réponde à la superficie des bassins de cette île, tandis que l’Inde est traversée par les eaux considérables des Hymalayas où se condensent d’abondantes vapeurs venues de l’océan Indien.L’homme se ressent de son milieu.Un campagnard devenu citadin demeurera—sera-ce malgré lui—campagnard quand même.Et il en est des peuples comme des individus.C’est aux peuples de la Méditerranée—Italiens et Espagnols d’abord—que nous devons la découverte du Nouveau-monde.C’est aux Français et aux Anglais qu’est dévolue la tâche de reconnaître les mers, de traverser les continents et de fonder les plus remarquables colonies.Chez nous, l’abondance et l’ampleur des fleuves, ces chemins qui marchent, n’ont pas été pour rien dans l’exploration hâtive de l’Amérique du nord.Tels sont les éléments de quelques chapitres sur la découverte d’une moitié de la Terre et sa colonisation par les peuples modernes.La richesse des nations résulte des avantages de leur situation géographique, de leur agriculture et surtout de leur industrie que se développe par une facile et proportionnée alimentation des ressources des trois règnes de la nature.De ce que les jeunes Etats-Unis, nos voisins, sont parvenus au premier rang des puissances industrielles, il faut conclure que l’âge d’un Etat est assez étranger à sa richesse.Le Canada n’est peut-être pas moins pourvu de ressources naturelles que son voisin du Sud.Si la houille manque aux provinces du centre, les énergies hydrauliques seront captées pour produire une puissance mécanique peu coûteuse et essentiellement inépuisable.Tels seraient aux divers degrés de notre instruction primaire, quelques-uns des jalons dans l’enseignement d’une science que la pédagogie considère si précieuse, mais qui est restée jusqu’ici une collection de faits souvent sans liens et confiés à la seule mémoire.Pourquoi ne pas communiquer les notions géographiques par les larges avenues du raisonnement—tout comme on procède avec la grammaire, les mathématiques, la logique enfin?Les textes nécessaires à la création de traités ne sont rares que pour ce qui concerne notre pays.Souhaitons alors que notre culture engendre des géographes. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 137 En résumé, je crois à la supériorité de ce plan d’enseignement sur l’actuel, tout comme à l’avantage évident qu’il y a de débuter dans la lecture en apprenant deux ou trois lettres afin d’en former déjà des mots, et d’autres mots à mesure que l’on connaît des lettres nouvelles.Novembre 1911 EMILE MILLER.Note du Directeur:—M.E.Miller publiera prochainement à Montréal, un ouvrage de géographie et d’économie politique intitulé “ Terres et Peuples du Canada.” L’Enseignement du Catéchisme Dans une circulaire au clergé, Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin, archevêque de Québec, a traité du Catéchisme et de la Communion des enfants.Une partie de cet important document concerne l’Ecole : nous nous faisons donc un devoir de le reproduire ici : « A l’école.—Mais c’est à l’école, évidemment, que l’enfant trouvera les moyens de développer et d’éclaircir des notions qui n’ont pu être qu’ébauchées à la maison.Grâces à Dieu, la science religieuse et la science profane n’ont pas divorcé, chez nous.On admet pour l’enfant le droit rigoureux à recevoir de ses maîtres la connaissance des vérités de la foi en même temps que celles des vérités naturelles.On sait que l’éducation qui ne s’éclaire pas principalement au foyer de la lumière divine est une éducation stérile et presque toujours périlleuse.Voilà pourquoi le catéchisme tient un rang d’honneur parmi nos manuels scolaires.Voilà pourquoi aussi nos instituteurs et nos institutrices sont les si utiles et les si dévoués collaborateurs du prêtre dans l’enseignement de la religion.Ce rôle est honorable et très bienfaisant quand il est assumé par des catholiques dignes de le remplir.Je me plais à reconnaître que l’enseignement du catéchisme, à l’école, trouve presque partout les maîtres qu’il lui faut; et j’en bénis le ciel.Je me hâte d’ajouter que c’est un devoir pour le clergé paroissial de donner à ces maîtres, dans l’accomplissement de leur tâche, toute l’assistance qui leur est nécessaire et tous les encouragements qu’ils méritent.Le pasteur est gardien de la foi et il a l’obligation grave d’en procurer le bienfait à toutes les âmes qui lui sont confiées.C’est donc son devoir plus encore que son droit de contrôler, de diriger, d’encourager l’enseignement religieux que reçoivent les enfants dans sa paroisse.Pour user de ce droit et remplir ce devoir, il doit évidemment s’astreindre à visiter régulièrement les écoles.Quelle fréquence convient-il de donner à ces visites?Il me paraît difficile d exercer sur les classes de catéchisme un contrôle sérieux et pratique si l’on ne fait pas.une fois par mois, une visite d’au moins deux heures à chaque école.Par cette visite mensuelle le prêtre peut se tenir au courant, garder contact avec les maîtres et les élèves, combler à temps les lacunes qu’il constate, donner à propos les conseils jugés utiles, se rendre compte des progrès réalisés.Aussi, je veux que, dans toutes les paroisses et pour toutes les écoles où la chose est possible, l'a visite du curé ou du vicaire ait lieu tous les mois. 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Si l’étendue de la paroisse et le grand nombre d’écoles qui s’y trouvent ne permettent pas, ou rendent trop onéreuse, la visite mensuelle, on devra visiter chaque école au moins une fois tous les deux mois.Il n’est guère possible de définir exactement le programme de ces visites.Je crois, cependant, utile d’indiquer les points essentiels suivants: (a) se bien enquérir de l’assiduité des enfants à fréquenter l’école, et des raisons données pour justifier les absences, afin de pouvoir remédier au mal, s’il y a lieu; (b) interroger les enfants, pour se rendre bien compte des progrès ou des lacunes de leur savoir catéchistique; (c) faire l'es reproches, donner les encouragements, distribuer les récompenses méritées; (d) employer quelques minutes à expliquer une ou deux questions de catéchisme qui paraissent avoir été spécialement négligées ou mal comprises.Le zèle de chacun et les circonstances suggéreront ce qu’il conviendra d’ajouter à ce programme pour le compléter, et pour assurer l’intérêt et l’efficacité des visites.Le pasteur aura soin de s’y montrer charitable et bon dans toutes ses remarques, et de faire son possible pour soutenir le prestige des maîtres et maîtresses.Ce qu’il importe surtout de bien comprendre, c’est que de telles visites sont indispensables pour le fonctionnement de l’enseignement catéchistique, et qu’elles doivent devenir une des fonctions régulières du ministère paroissial.» Les Ecoles primaires et les Ecoles normales, en France, en Suisse et en Belgique PREMIERE PARTIE —FRANCE —CHAPITRE II Les écoles primaires officielles III.— Méthode suivie à l’école primaire Quelques méthodes particulières AGRICULTURE Les instructions officielles des 4 janvier 1897 et 25 avril 1898 ont nettement défini le caractère de l’enseignement de l’agriculture à l’école primaire ainsi qu’à l’école normale.Guidés par ces instructions, les instituteurs s’efforcent de pénétrer leur enseignement d’idées rurales.A la base de l’enseignement agricole se trouvent les sciences physiques et naturelles et comme complément l’hygiène (et économie domestique dans les écoles de filles).Voici, d’après ce que nous avons vu et surtout lu dans les délibérations des Conseils des maîtres et sur les Carnets de préparation de classe, en quoi consiste l’enseignement de l’agriculture à l’école primaire dans les campagnes françaises: Dans les écoles à classe unique, les leçons sont communes au cours préparatoire et au cours élémentaire d’un côté, aux cours moyen et supérieur de l’autre.Les notions d’agriculture sont réparties dans tout le cours de l’année, en faisant, autant que possible, correspondre cette étude avec les travaux agricoles de chaque saison.L’enseignement de l’agriculture, de l’hygiène et de l’économie domestique, s’appuie sur les notions scientifioues données aux élèves.Dans les écoles de filles, l’institutrice insiste sur l’économie domestique, les soins à donner au bétail l’élevage des volailles et l’entretien du jardin.Cet enseignement est constitué ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 139 (a) —Par des leçons spéciales.(Les leçons sont d’abord expliquées par le maître, surtout à l’aide d’expériences simples qui peuvent être faites à peu près partout; elles sont étudiées par les élèves et suivies d'un exercice écrit.) (b) —Par les promenades et les musées agricoles (visite à une ferme, excursion géologique ou botanique, etc.) Des comptes rendus écrits sont faits par les élèves des cours moyen et supérieur qui ont pris part à la promenade.Le musée renferme notamment, un herbier préparé par les élèves, des échantillons de minéraux, d’engrais chimiques et surtout de terres arables, les appareils et les produits nécessaires aux expériences, des modèles en petit ou des dessins d’outils aratoires perfectionnés, et les meilleurs comptes rendus des promenades agricoles.(c) —Par les exercices et les essais faits au jardin et au champ de démonstration.(Le jardin de l’instituteur doit être un jardin modèle; chaque commune est engagée à fournir un jardin assez vaste pour qu’on puisse y établir une pépinière d’arbres fruitiers; c’est au jardin que les él'èves apprennent à replanter, à repiner, à greffer, à arroser, et aussi à cultiver les fleurs.Les essais de culture sont, autant que possible, faits dans des parcelles de terrain que les cultivateurs consentent à travailler d’après les indications de l’instituteur.) (d) —Par les lectures et les autres exercices scolaires, tels que dictées, récitation, calcul, rédaction et écriture.(Les lectures, des dictées et les morceaux de récitation sont choisis avec le plus grand soin ; ils viennent généralement à la suite d’expériences qui permettent aux enfants de comprendre, sans de trop longues explications, le sens des lectures, des dictées, etc.; des problèmes et des rédactions sur l’agriculture sont donnés aux élèves, et l'es modèles d’écriture renferment de temps en temps, des préceptes ou des proverbes agricoles.) Les élèves des cours élémentaire et préparatoire apprennent les premières notions de sciences et d’agriculture au moyen des leçons de choses qui sont toujours suivies d’un résumé oral fait autant que possible, par les élèves.Le résumé est écrit au tableau noir et copié par les élèves des cours moyen et supérieur dans le cahier spécial aux résumés.Dans les cours préparatoire et élémentaire, les leçons revêtent la forme de causeries familières ou leçons de choses.La chose qui fait l’objet de la leçon (ou à défaut une image ou un dessin qui la représente) est mise sous les yeux de l’enfant.Maintenant, les maîtres tirent-ils un suffisant parti des faits qu’offre en si grand nombre et chaque jour l’agriculture locale?La Revue pédagogique ne le croit pas : « Des promenades fréquentes, des visites de propriétés bien tenues, de vignobles bien conduits, de caves intelligemment aménagées, de fumiers bien préparés, d’animaux sélectionnés avec soin, d’usines, apprendraient aux enfants à observer d’abord avec méthode, à noter ensuite leurs remarques et à en tirer des déductions logiques.« Dans les régions viticoles pourquoi ne pas apprendre aux enfants, pendant la végétation de la vigne, à reconnaître les principaux cépages, les diverses maladies, les principaux ennemis de la vigne?« Pourquoi ne pas leur expliquer, à mesure de leur exécution, l’utilité des sulfatages, des binages, de la taille, de l’ébouillantage des souches, etc.?» L’enfant, ainsi imprégné des données de la science agronomique, n’oublierait plus ce qui lui aurait été enseigné.Afin de préparer le personnel enseignant à donner un enseignement agricole efficace dans chaque école normale un professeur départemental d’agriculture donne des cours appropriés aux élèves-maîtres.Au début de l’année scolaire, l’inspecteur d’académie réunit sous sa présidence le directeur de l’école Normale, le professeur d’agriculture et le professeur de sciences.Ensemble, ils arrêtent de concert le programme d’agriculture et établissent sa coordination avec le programme de sciences conformément aux instructions officielles.L’enseignement libre fait aussi des efforts sérieux pour promouvoir les intérêts agricoles.De tous les essais venant de ce chef, nous n’en connaissons pas de plus gracieusement pratique que celui de l’Institut agronome Jeanne d’Arc. 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE En France, comme un pfcu partout, les jeunes gens des villes qui commencent à s’orienter du côté de l’agriculture, vu l’encombrement des professions libérales et des carrières administratives, sont souvent arrêtés par la difficulté de trouver des compagnes qui consentent à partager leur vie de campagnards.Nous détachons d'un communiqué de l'a directrice les lignes explicatives qui suivent, c’est tout un programme : « Pour un trop grand nombre de jeunes filles, en effet, la vie à la campagne apparaît comme un exil auquel elles ne peuvent se résigner.Il n’y a pas lieu de s’en étonner, encore moins de leur en faire un crime : « Comment pourrait-elles aimer une chose qu’elles ne connaissent pas ?» « UInstitut agronomique a pour but de faire connaître aux jeunes filles, les avantages de la vie rurale, de leur révéler la campagne, de la leur faire aimer ou la leur faire préférer à la vie factice de la ville en les mettant en mesure d’en tirer tout le parti économique, hygiénique et moral qu’elle comporte.« Dans ce but, l’Institut a été installé dans un magnifique domaine aux environs de Paris.L’enseignement y est donné par des maîtresses diplômées de l’enseignement agricole et ménager de Suisse et de Belgique et de l’enseignement classique de France, d’après un programme établi par la Société des Agriculteurs de France, qui en surveillera l’application, fera passer des examens aux élèves et donnera des diplômes à celles qui les auront subis avec succès.« L’Institut se- recrute parmi les jeunes filles de l'a société, parmi celles qui seront un jour l'es compagnes du possesseur de la terre.Il s’adresse également à celles qui cherchent un moyen honorable de gagner leur vie, et il leur offre, dans l’enseignement ménager agricole, une carrière qui n’est pas près d’être encombrée comme celle de l’enseignement classique.« Les élèves sont reçues à partir de 15 ans, sans limite d’âge.«Les cours complets dureront deux années (vingt mois).« Un cours préparatoire spécial est établi pour les élèves au-dessous de 15 ans.« Pour plus amples renseignements, s’adresser à Mlle Maugeret, rue Bonaparte, 19, Paris-Vie.» Il y a quelques mois, un homme d’Etat éminent, M.Méline, dans un article sur îa réforme de l’enseignement primaire au point de vue agricole, disait en résumé: « Donnons à l'enseignement primaire dans nos villages, un caractère agricole très prononcé et ramenons à l’agriculture toutes les parties de l’enseignement qui en sont susceptibles.» Ici, dans la province de Québec, combien ne devons-nous pas nous réjouir des succès toujours croissants des écoles ménagères de Rofierval, de Saint-Pascal et de l’Institut agricole d’Oka.Ce haut enseignement agricole invite, en quelque sorte, Fécol'e primaire à lui préparer de bons sujets, à lui fournir des recrues sérieuses.Dans ce but, il faudra peut-être opérer avant longtemps la bifurcation des programmes : ceux des écoles des villes accordant la prépondérance aux industries et au commerce; ceux des écoles des campagnes faisant la part bien large aux choses de l’agriculture.UN PROCEDE INGENIEUX Avant de quitter ce chapitre des méthodes, j’aime à rappeler ici un procédé fort simple mais très pratique que j’ai vu utiliser dans quelques écoles françaises, notamment dans une des écoles primaires de Saint-Amand.C’est le Procédé La Martinière ou Tabaraud On appelle ainsi un procédé d’interrogation extrêmement commode, qui se fait au moyen de l’ardoise.Chaque élève a une ardoise, une éponge ou un chiffon pour effacer, et un bout de craie ordinaire, comme celle dont on se sert pour écrire au tableau noir.Le maître pose une question, à laquelle il est facile de répondre par un mot, une formule, un dessin rapide, ou un chiffre. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 141 Les élèves ont le temps de la réflexion.A un signal donné (coup de règle, ou de sifflet) les élèves écrivent la réponse sur l’ardoise, assez gros pour que le maître puisse la lire, même au fond de la classe.A un 2e signal, les élèves lèvent tous ensemble leur ardoise, et le maître, d’un seul coup d’œil peut voir qui a bien ou mal répondu.If fait baisser les ardoises qui portent des réponses inexactes, afin de se rendre compte des réponses justes.Un élève, nominativement désigné, explique alors ce qu’il a fait, comment et pourquoi il l’a fait.Et l’exercice continue.Il rend les plus grands services pour l'étude du calcul, surtout du calcul mental, pour les exercices de conjugaison, pour l’étude des dates et des faits principaux en histoire, de la nomenclature géographique, etc.Il ne dispense pas de l’interrogation individuelle, mais il permet, dans une classe nombreuse, de faire travailler tout le monde à la fois, et d’obliger tous les élèves à savoir leur leçon.En outre, il amuse les enfants, et donne une vie et une animation de bon aloi à la classe.(à suivre) C.-J.MAGNAN.Les vieux instituteurs Un APPIX AUX POUVOIRS PUBLICS Monsieur le Directeur, L’habileté avec laquelle vous avez plaidé la cause des institutrices retraitées nous encourage à venir vous prier de bien vouloir donner l’hospitalité à notre plaidoyer en faveur des vieux instituteurs qui se trouvent dans le même cas, sinon dans une situation plus précaire encore, que ces vieilles pensionnaires de l’Etat.Nous avons vu avec plaisir qu’au nombre des lois soumises à l’approbation de la législature l’année dernière, se trouvait celle qui a pour objet d’augmenter la pension des vieilles fonctionnaires en retraite.Nous constatons que la campagne menée par L’Enseignement Primaire en faveur de ces dernières a produit un excellent effet.Le gouvernement en améliorant le sort de ceux ou de celles qui ont sacri fié leurs plus belles années à l’avancement intellectuel et moral de la jeunesse canadienne reçoit l’approbation de tous ceux qui placent l’éducation à la base de tout progrès social.L’administration actuelle ne pouvait manquer de mettre la dernière main à cette réforme que le public a acclamée avec plaisir.Elle a déjà fait preuve de bonne volonté en augmentant de 50 p.c.la pension de ces pauvres femmes.Nous osons espérer que le gouvernement, en songeant à réparer l’injustice commise par la mesquinerie des municipalités scolaires à l’égard de cette phalange de braves femmes qui se sont dépensées au service de l’Etat, n’oubliera pas les vieux instituteurs retraités incapables d’aucun travail et dont la pension n’excède pas $150.00.Il est évident qu’avec un tel revenu il' est impossible pour ces pauvres pensionnaires de payer un loyer et vivre avec leur famille.On objectera peut-être que ce n’est pas la faute du gouvernement.Sans doute que ce n’est pas la faute de l’Etat, mais c’est assurément celle de ces municipalités mesquines qui se sont obstinées à leur payer un salaire de crève-faim, et cela, à la connaissance et à l’indifférence de ceux qui ont le devoir de protéger les fonction- * naires de l’enseignement contre l’exploitation voulue des municipalités sans cœur et sans entrailles.On nous objectera encore: mais les instituteurs retraités jouissent aussi de cette augmentation de 50 p.c.Us en jouissent, oui, mais en autant que les recettes du fonds de pension excèdent les dépenses; à l'instar des convives en retard, qui doivent se contenter des restes du festin.Nous espérons, avec tous nos confrères retraités 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE en ce moment, que nos législateurs, dont nous avons tant que nous sommes guidé les premiers pas dans le sentier aride de l'instruction primaire, feront disparaître cette restriction qui cadre mal avec les déclarations et les actes du premier ministre.Nous espérons que l’administration actuelle qui réclame à bon droit, le mérite de placer l'instruction publique en tête de son programme ne s’arrêtera pas en si bon chemin dans la voie de la reconnaissance envers ceux qui se sont usés au service de l’Etat et complétera son oeuvre de simple justice en faisant à ces vieux fonctionnaires une part plus large, plus en rapport aux services rendus et à la dignité de la députation « qui se souvient » Veuillez, Monsieur le Directeur, agréer l’expression de nos bien sincères remerciements.J.T.DORAIS, J.G.MANSEAU Instituteurs retraités.L’HYGIENE A L’ECOLE I Précautions à prendre en cas de maladies contagieuses Lorsqu’une maladie contagieuse sévit dans un arrondissement, les autorités scolaires, et les instituteurs spécialement, doivent exercer une extrême surveillance afin de protéger l’école contre le danger de la contamination.On procédera avec délicatesse, mais aussi avec une grande fermeté.Il est absolument défendu de recevoir un enfant contagionné, un enfant venant d’une famille dont un ou plusieurs membres souffrent d’une maladie contagieuse.Si, par accident, on découvre qu’il est passé par l’école un enfant contagionné, ou un enfant qui a pu venir en contact avec une personne affectée d’une maladie contagieuse, cette école devra être soigneusement désinfectée.Dans tous les cas, l’instituteur devra, à la moindre alerte, faire un rapport au Bureau de santé municipal, ou au secrétaire de la Municipalité.Nous prions nos dévouées institutrices de se bien mettre en face de leurs responsabilités : elles sont en position de rendre d’inappréciables services et nous savons que nous pouvons compter sur leur intelligence, sur leur discrétion et sur leur dévouement.Nous leur promettons l’appui le plus ferme des autorités sanitaires pour les aider à remplir ces devoirs parfois difficiles et toujours très délicats.I I De l’importance d’une bonne ventilation Les jours plus froids nous arrivent et nous devrons bientôt fermer portes et fenêtres.Nous ferons donc bien d’examiner, dès aujourd’hui, notre système de ventilation et de chauffage.Nous prions les institutrices de ne pas négliger ces importants détails; il y va du bien-être et de la santé des enfants qui leur sont confiés.Nous avons, dans notre « Manuel d’hygiène », parlé des différents systèmes de chauffage et de ventilation.Nous insisterons aujourd’hui sur l’extrême importance de la ventilation de la maison d’école.Il ne sert de rien de se bien nourrir, si l’on respire une atmosphère impure, viciée, par la respiration plusieurs fois répétée d’un grand nombre d’élèves renfermés dans un local clos hermétiquement.Le sang de nos veines a besoin d’être pur et riche pour vivifier et nourrir nos tissus, nos organes, et spécialement notre cerveau. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE H3 L'enfant dont le cerveau est congestionné par un sang chargé d’acide carbonique et de miasmes délétères ne peut pas se livrer à un travail soutenu et intelligent : cet enfant fût-il très bien doué sous le rapport de l’intelligence.Il faut à sa jeune constitution de l’air pur, beaucoup d’air pur et toujours de l’air pur.Donnons-lui donc de l’oxigène pour ses poumons, pour son cœur, pour son cerveau : ça ne coûte pas cher, la Providence nous en offre des quantités inépuisables, il n’y a qu’à le prendre, qu’à le laisser entrer.Est-ce que le professeur n’a pas également besoin de cette source de vie?Evidemment oui ; il n’a pas plus que ses élèves le droit de s’en priver.J.G.PARADIS, M.D.DOCUMENTS OFFICIELS DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT Instructions données aux Inspecteurs d’Ecoles DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Québec, 1er septembre I9TI.A Messieurs les Inspecteurs d’écoles catholiques de la province de Québec.Messieurs.Je vous envoie aujourd’hui même une nouvelle formule de Rapport pour la visite d’automne et le bulletin du 2ième semestre.A l’avenir, vous n’aurez donc ¦qu’un bulletin à remplir, lors de votre deuxième visite.Veuillez lire les indications du Rapport et celles du Bulletin.Je vous recommande de bien observer ces prescriptions et, en particulier, d’être très précis en remplissant le tableau: Instituteurs et institutrices laïques engagés sans diplôme.J’attire spécialement votre attention sur les modifications apportées au chapitre des observations de l’inspecteur d’écoles au surintendant.Répondez, dans chaque cas, oui ou non, à* la question: «Le Surintendant doit-il intervenir cette année»?Et, dans l’affirmative précisez la nature de cette intervention.Avant d’aviser le Surintendant, renseignez-vous parfaitement sur la question que vous soumettez, afin de ne pas exposer le Département à commettre des erreurs de faits toujours graves en pareilles matières.PREMIERE VISITE Vous ne devrez pas commencer la visite de l’automne avant le 11 septembre.En commençant plus tôt.vous vous exposez à trouver certaines écoles fermées, d’autres à peine en activité.Il serait necessaire, tel que je vous l’ai déjà recommandé, de prévenir les commissions ^scolaires de la date de votre passage.Insistez pour que chacune d’elles soit représentée lors de votre visite aux écoles de la municipalité.La visite conjointe du représentant du Surintendant et des délégués de la commission scolaire— c’est le témoignage de plusieurs inspecteurs—produit d’excellents résultats.Faites cette première visite sans précipitation.Au début de l’année scolaire, il importe que par un examen sérieux de quelques élèves par groupe ou division, vous vous assuriez si le classement a été judicieusement fait, si chaque division ou classe correspond à une année déterminée du programme d’études.Puis, discrètement (dans les classes^ dirigées par des débutants ou des débutantes surtout) tout en questionnant les élèves, donnez à l’instituteur, ou à l’institutrice, une leçon de 144 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE méthodologie pratique sur les matières les plus négligées ou qui paraissent moins bien enseignées par le titulaire.En vous écoutant, le maître ou la maîtresse s’initieront à l’art si difficile de bien questionner, de faire parler l’écolier ou encore d’approprier une leçon au degré d’avancement des élèves.Votre attitude en classe, votre langage soigné, le ton digne et paternel de votre enseignement, les procédés ingénieux par lesquels vous saurez attirer et soutenir l’attention des élèves, même les plus remuants, donneront une leçon salutaire de discipline et à l’instituteur et aux enfants.Et les autorités locales, témoins de l’excellente impression que votre savoir et la noblesse de votre tenue sauront créer dans chaque école, ne se rendront que plus volontiers à vos conseils, ayant appris à mieux vous estimer.C’est encore le tableau de l’emploi du temps que vous devez examiner avec soin, et s’il y a lieu, donner sur ce point important des conseils opportuns, afin que dans chaque école un horaire bien déterminé soit affiché à la vue de toute la classe.Après avoir disposé judicieusement de l’état intellectuel de chaque classe, il vous reste à vous enquérir de l’état matériel de la maison d’école, du mobilier, des dépendances et de l’emplacement.C’est un grave devoir qui vous incombe et que vous ne devez pas remplir à la légère.La question de l'hygiène scolaire ne saurait laisser un bon inspecteur indifférent.Dans une salle de classe digne de ce nom, l’air et la lumière doivent circuler en abondance, l’ordre et la propreté régner en maîtres; l’éclairage, le chauffage et la ventilation doivent aussi être parfaitement ordonnés.Le mobilier scolaire et tout le matériel d’enseignement nécessaire seront, autant que possible, conformes aux règles de la saine pédagogie.Dès votre première visite, faites connaître aux commissaires les défauts graves que vous avez remarqués dans leurs écoles et indiquez-leur les moyens d’y remédier.Informez-moi, s’il y a lieu de ces défauts et précisez, d’après la connaissance que vous avez des personnes et des lieux, dans quelle mesure le Surintendant doit intervenir.Prévenu dès les premiers mois scolaires, ce dernier aura le temps d’entrer en correspondance avec les commissaires, d’exercer son influence auprès des intéressés avant les, vacances, de telle sorte que les améliorations les plus urgentes pourront être exécutées avant la nouvelle rentrée des classes.J’attire votre attention d’une façon toute particulière sur le paragraphe 13 de l’article 231 des règlements refondus du comité catholique, vous ordonnant de transmettre les bulletins (votre rapport pour la première visite) des écoles d’une municipalité dès que votre visite en est terminée.LA CONFERENCE PEDAGOGIQUE Comme l’année dernière, vous donnerez « dans chaque paroisse, à l’endroit le plus commode», (1) une conférence pédagogique aux institutrices et aux instituteurs de la localité, à l’époque de votre visite d’automne.Cette conférence devra se rapporter aux besoins spéciaux des écoles de la municipalité, aux défauts constatés lors de la visite, à l’organisation des classes, à la discipline, en un mot, aux devoirs essentiels des titulaires.Parmi ces devoirs essentiels, veuillez rappeler cette année, celui de la préparation sérieuse des leçons: pas de préparation, classe nulle.Préparer sa classe, d’après l’expérience et les meilleurs auteurs, c’est savoir se souvenir, prévoir et choisir: I.Se souvenir des lacunes remarquées au cours des leçons antérieures et des difficultés de toutes sortes que l’on a rencontrées : leçons peu comprises et sur lesquelles il faudra revenir, explications inexactes, devoirs mal appropriés, etc., etc.IL Prévoir les difficultés présentées par les leçons du jour et les points sur lesquels il faudra insister, afin de ne rien laisser d’obscur dans les esprits; les explications qui pourront être demandées par les élèves et les réponses à faire; les questions qu’il faudra faire à tel élève étourdi ou d’esprit lourd, pour s’assurer qu’on est compris et suivi ; les difficultés offertes par le devoir choisi.III.Choisir d’abord le sujet de la leçon en faisant le départ entre ce qu’il est utile de dire et ce qu’il est prudent de reporter à l’année suivante; puis l’exercice (1) Résolution du Comité catholique, 11 mai 1910. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 145- 'd’application qui suivra; le résumé qui doit être donné à étudier par cœur; les exemples nécessaires à la leçon ; les questions qui obligeront les élèves à observer, à réfléchir, en un mot à trouver par eux-mêmes ce que vous voulez leur enseigner; les procédés et la méthode qui permettent de se mettre plus sûrement à la portée des jeunes intelligences, enfin les moyens disciplinaires les plus efficaces pour maintenir l’ordre en classe.Rappelez aux instituteurs et aux institutrices de votre ressort combien une étude attentive des directions pédagogiques du Programme officiel et la lecture assidue de L’Enseignement Primaire facilitent la préparation de la classe.Conseillez souvent à vos subordonnés de consulter un bon traité de pédagogie.Voyez à ce qu’un exemplaire des Règlements refondus du Comité catholique soit à la disposition de chaque titulaire.Je joins à cette circulaire le chèque destiné à payer aux instituteurs et aux institutrices l’indemnité de déplacement accordée à ceux et à celles qui assistent à la conférence pédagogique.Cette indemnité a été fixée à une piastre par un Arrêté en date du 20 septembre 1910.Notes que le payement de cette indemnité doit se faire à l’époque de la conférence : il ne vous est pas permis de le différer.Je vous envoie ci-inclus un chèque de $.dont il faudra rendre compte à mon départe- ment en la manière déjà prescrite.Aucun inspecteur n'e peut se dispenser, partiellement ou totalement, de donner la conférence pédagogique, sans l’autorisation du surintendant.LE FONDS DE PENSION A l’occasion de la conférence pédagogique, je vous engage à donner aux institutrices quelques explications sur la loi de retraite.Plusieurs institutrices ignorent qu’elles peuvent faire compter les avantages qu’elles retirent de leur position.(Voir les articles 520 et 530 du Code Scolaire.) Les primes distribuées par les inspecteurs et quelques commissions scolaires, ou accordées par le gouvernement, à ceux et celles qui enseignent depuis au moins 10.15 ou 20 ans peuvent être évaluées pour le fonds de pension.v C’est à l’inspecteur de faire l’évaluation des avantages, conformément à l’article 53° du Code scolaire.Je vous adresse de nouveau un exemplaire de la formule préparée spécialement pour l’évaluation de ces avantages.Cette formule vous sera adressée sur demande.Dans la colonne des remarques, vous indiquerez les primes reçues et en tiendrez compte dans celle du total.Ce rapport doit être adressé au Département avant le 15 juillet.Observations de l’Inspecteur I.AUX COMMISSAIRES L’inspecteur est tenu de faire par écrit, à chaque commission scolaire, un rapport de sa visite aux écoles de la municipalité, dès que cette visite en est complétée.(Voir 1 article 231, paragraphe 14 des Règlements Refondus du C.C.) Ce rapport a trait à la tenue des classes, à l’état de l’école et du mobilier, etc., etc.Les observations de l’inspecteur ne doivent jamais être omises.Il y a toujours quelque chose d’utile à dire aux commissaires.Il faut savoir distribuer avec tact les louanges et les reproches, signaler les lacunes, indiquer les moyens à prendre pour améliorer l’état des écoles.Parmi ces moyens, je n’en sais pas de plus efficace que la visite semi-annuelle des classes que les commissaires sont tenus de faire, en vertu du paragraphe 8 de l’article 215 du Code Scolaire.Veuillez rappeler ce devoir aux commissions scolaires.Les observations de l’inspecteur, judicieusement faites à la suite d’une visite consciencieuse des écoles, font impression sur l’esprit des commissaires; elles constituent une véritable direction de l’enseignement.L’inspecteur, en effet, dans la circonscription de son ressort, est le substitut du Surintendant.A 146 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE lui incombe donc la tâche délicate et importante de la direction locale de l’instruction publique.Dans aucun cas, l'inspecteur ne devra se contenter de faire des remarques verbales au secrétaire-trésorier.II—AU SURINTENDANT Il est important, aussi, dès la première visite, de signaler au Surintendant, dans de brèves remarques appuyées sur des faits précis, les améliorations les plus urgentes aux maisons d’écoles et à leur mobilier, et de suggérer les moyens les plus efficaces à prendre pour les obtenir.De plus je désire, cette année, que dans le rapport de votre première visite, vous me renseigniez avec précision sur les causes véritables qui peuvent justifier certaines commissions scolaires d’engager des titulaires non diplômés ou de payer des traitements de famine aux institutrices.INSTITUTRICES NON DIPLOMEES Dans ma circulaire du 15 juin dernier, j’ai attiré l’attention des commissaires d’écoles sur l’article 26 des Règlements Refondus.Plusieurs commissions scolaires ne tiennent pas compte de cette ordonnance en engageant, sans mon autorisation, des institutrices non diplômées.Il y a quelques endroits, dans la province, où il est difficile de se procurer les services d’institutrices diplômées; mais ces endroits sont plutôt rares.Dans certaines municipalités, on a abusé, dans le passé, de l’article 26 des Règlements Refondus.C’est pourquoi, dans la circulaire mentionnée, j’ai dit aux commissaires ou syndics: «iD que je n’autoriserai l’engagement d’institutrices (ou d’instituteurs) non diplômés qu’en cas d’urgence; 20 que les municipalités qui engageront des personnes non diplômées, sans mon autorisation, seront exposées à perdre les subventions du Gouvernement.» Afin que cet ordre puisse recevoir une sanction efficace, il importe que les Inspecteurs, dans leur rapport de la première visite, (page 2 du rapport) me renseignent exactement sur le nombre de titulaires non diplômés engagés avec ou sans mon autorisation.Des institutrices ou des instituteurs nouvellement entrés en fonction, exigez soit le diplôme dont ils sont porteurs ou l’autorisation du Surintendant leur permettant d’enseigner sans diplôme.A la question: «Est-il autorisé à enseigner sans diplôme?» répondez par un oui ou un non, ne vous contentez pas d’un simple trait horizontal.Efforcez-vous, dans l’entrevue que nécessairement vous devez avoir, à l'a suite de la 'visite des écoles, avec les commissaires de chaque municipalité, de faire comprendre à ces officiers de l’Instruction publique combien il importe de faire des sacrifices généreux afin de confier toutes les écoles, même les écoles primaires élémentaires, à des titulaires brevetés.Les Ecoles normales se multiplient, le Bureau central continue à diplômer plusieurs centaines de personnes chaque année, et, cependant, le nombre des institutrices non diplômées augmente d’une façon alarmante.C’est donc un devoir pour vous, MM.les Inspecteurs, de me prêter le plus entier concours afin d’attirer et de retenir dans la carrière de l’enseignement le plus grand nombre possible d’élèves diplômés dans nos écoles normales ou de personnes brevetées du Bureau central.Cette question du recrutement du personnel enseignant est la question vitale autour de laquelle tous les problèmes scolaires viennent se grouper.Dans un temps où les autres provinces de la Confédération font les offres les plus alléchantes aux instituteurs et aux institutrices diplômés de la province de Québec, les commissions scolaires devraient comprendre.qu’à moins de rivaliser de générosité avec l’Ontario et l’Ouest canadien, il leur sera difficile, dans un avenir rapproché, de retenir chez nous les éducateurs vraiment qualifiés.Faire comprendre ce danger aux commissaires, stimuler leur zèle, voilà une œuvre patriotique digne de la mission importante que le gouvernement vous a confiée. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 147 LIVRES APPROUVES Parmi les documents que je vous envoie, se trouvent plusieurs exemplaires de la liste des livres approuvés par le Comité catholique.Cette liste vient d'être mise à date par le Secrétaire du Département.Vous voudrez bien remettre une de ces listes à chaque secrétaire-trésorier des écoles, lors de votre visite aux diverses municipalités de votre circonscription, et en même temps rappeler aux commissaires la prescription du Code scolaire (article 215, p.4) concernant l’emploi des livres autorisés.VERIFICATION DES COMPTES DES SECRETAIRES-TRESORIERS A la page 12 du Bulletin (2ème visite) vous devrez me donner les renseignements généraux avec la plus grande exactitude possible.Parmi ces renseignements généraux, se ^trouve la question : « Quand les comptes du secrétaire-trésorier ont-ils été vérifiés?» Pour répondre à cette question, il vous faut examiner des pièces justificatives signées par le ou les vérificateurs nommés en vertu de l’article 333 du Code scolaire.Le secrétaire-trésorier doit tenir ses comptes avec ordre, exactitude et propreté.Une série de livres bien faits, comprenant le rôle de cotisation, le livre de caisse, le livre de délibérations ou minutes, formules de reçus, etc., est en vente chez les principaux libraires de la province.En faisant connaître cette série de livres, vous rendrez service aux municipalités.Conformément à l’article 333 du Code scolaire, chaque année, au mois de juillet, les commissaires et les syndics d’écoles doivent faire vérifier les comptes de leur secrétaire-trésorier.Afin de faciliter cette tâche aux commissaires et d’assurer un meilleur service de vérification, je vous enverrai, assez tôt pour votre seconde visite, des blancs modèles que vous voudrez bien distribuer à chaque secrétaire-trésorier.Grâce à cette formule, uniforme pour la Province, l’inspecteur se rendra promptement compte du bon ou du mauvais état des livres de la municipalité scolaire.REMARQUES PARTICULIERES Dessin.—L’enseignement du dessin à l’école primaire s’impose plus que jamais.Le développement industriel de notre pays a amené le gouvernement à créer des écoles techniques qui sont appelées à faire un grand bien au sein de nos populations.Pour que ces institutions puissent recruter des élèves bien préparés, il importe que l’école primaire attache une grande importance à l’enseignement du dessin.D’ailleurs, le dessin—cette vérité est reconnue dans tous les pays de l’Europe, et aux Etats-Unis-est un instrument éducatif de tout premier ordre.Et cela est si vrai, qu’abstraction faite de toute visée technique, on doit l’enseigner aux différents degrés de l’école primaire, depuis la première année jusqu’à la huitième.Je reviendrai sur ce sujet important.Enseignement anti-agcoolique.—Dans une circulaire antérieure, je vous signalais l’importance de l’enseignement anti-alcoolique.Je vous prie de nouveau d’engager le personnel enseignant à continuer sa campagne en faveur de la tempérance.Rap-pelez-lui que cette campagne nationale peut être poursuivie à l’école sans labeur surnuméraire.Toutes les matières du programme d’études se prêtent à un enseignement anti-alcoolique efficace.Le but à atteindre est de convaincre l’enfance et la jeunesse que l’alcool est le plus grand ennemi de l’homme, de la famille et de la société; de leur prouver que les boissons enivrantes exercent au sein des populations des ravages désastreux.L’Epargne scolaire.—En 1909, la loi de l’Instruction publique fut amendée afin de permettre aux commissaires de créer des Caisses d’Economie scolaires dans toutes les écoles sous leur contrôle.Plusieurs municipalités se sont prévalues de ce nouveau privilège.Elles comprennent qu’habituer l’enfant à épargner un sou au lieu de le gaspiller, c’est préparer l’homme économe, qui saura plus tard, se refuser l’inutile. 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE éviter le luxe, imposer silence à ses passions, et acquérir un capital dont il saura faire profiter ses concitoyens.Efforcez-vous donc, dans l’occasion, de convaincre les commissaires que l’œuvre de l’économie scolaire mérite leur attention; qu’elle donne à l’école un caractère vraiment pratique, justifiant cette divise: l’école pour la vie Acceptation de nouvelles maisons d’écoles.—Eors de votre passage dans une municipalité, faites-vous un devoir d’examiner avec soin les nouvelles constructions scolaires que vous n’avez pas encore eu l’occasion d’accepter, et de les accepter, s’il y a lieu.Il est arrivé que certains inspecteurs ont refusé d’examiner une école nouvellement construite, parce qu’ils n’en avaient pas été prévenus avant leur visite.C’était faire preuve de bien peu de zèle.La deuxième visite.—La deuxième visite des écoles de vos districts respectifs ne devra pas commencer avant le 15 janvier 1912.La rentrée des classes aura lieu le 7: huit jours, c’est à peine suffisant pour permettre aux différentes classes de se remettre en train.Cette deuxième visite réclamera de votre part un labeur considérable.Dans le dernier semestre, tous les élèves doivent être questionnés sur les matières essentielles, les cahiers et autres travaux des élèves examinés attentivement.C’est cet examen consciencieux qui vous permettra d’accorder aux titulaires les plus méritants les primes que vaut le succès professionnel.Le Bulletin d’inspection (2ème semestre) n’a pas été sensiblement modifié.A la page 7, vous évaluerez en chiffres, les avantages que le titulaire désire faire compter en vue de sa pension future.Ce devoir ne vous exempte pas de m’adresser un rapport spécial à ce sujet, chaque fois qu’un instituteur (ou une institutrice) vous en fait la demande.Il y a un instant, je vous ai dit un mot de la formule de ce rapport dont je vous ai fait parvenir un exemplaire.Soyez exacts à copier (p.17) l'es observations que vous aurez faites aux commissaires, et à la page 19, indiquez catégoriquement si oui ou non le Surintendant doit intervenir, et précisez, s’il y a lieu, la nature de cette intervention.CONCLUSION Les devoirs de l’inspecteur primaire sont nombreux et importants.L’efficacité de notre organisation scolaire dépend, dans une large mesure, du zèle, du dévouement et de la compétence de cet officier préposé à la direction locale de l’Instruction publique.Aussi, messieurs, devez-vous consacrer tout votre temps à l’accomplissement de votre tâche professionnelle, considérant comme indigne d’un bon inspecteur toute négligence, même partielle, de l’un de vos devoirs d’état.Je prends la liberté de vous rappeler la teneur de l’Arrêté en conseil du 10 août 1910.A cette date, votre traitement fut augmenté—et certes, ce n’était que justice— mais aux conditions suivantes: «A l’avenir, les inspecteurs d’écoles devront faire deux visites d’inspection par année, employer tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions et se conformer aux Réglements et instructions du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.» Ces instructions vous sont connues.Et depuis la date où cet Arrêté fut sanctionné, à la demande du Comité catholique, le Gouvernement a nommé un Inspecteur-général dont l’une des principales attributions est d’exercer un contrôle efficace sur l’inspection primaire.Il est du devoir de cet officier supérieur de signaler au Surintendant toute négligence grave de la part des inspecteurs, dans l’accomplissement de leurs devoirs, comme il est tenu d’encourager vos efforts et de guider vos initiatives.Soyez certains que l’Inspecteur-général saura reconnaître le mérite de tous, et, quoiqu’il en coûte, me signaler les abus qui ne sauraient être tolérés.Autant je serai heureux, sur les informations qui me seront fournies, de proclamer votre zèle et vos succès, autant je dénoncerai à qui de droit tout manquement à l’un de vos devoirs essentiels.Ce qui domine, sauf de rares exceptions, chez les inspecteurs primaires de la Province, c’est un sentiment élevé de leurs fonctions, une haute idée du rôle important qu’ils ont à remplir.Je ne puis permettre à quelques inspecteurs peu scrupuleux RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 149 k it ¦ de compromettre, par leurs négligences impardonnables, et la dignité de l’inspectorat et la réputation de tout un corps éminemment respectable.Avec la santé, je vous souhaite, MM.les Inspecteurs, une saison propice à l’accomplissement de votre rude labeur.Veuillez agréer, messieurs, l’hommage de ma sincère amitié.,s’i t St islt BOUCHER DE LA BRUERE, Surintendant.Ecoles normales catholiques de la province de Québec ECOLE NORMALE DE CHICOUTIMI Liste des dipeomes accordés en 1911 Eeèves-Institutrices dipeomées : 24 Cours académique.—Avec distinction: Mlles Eugénie Lapointe, Eva Boulay et Clémence Duchesne.Cours intermédiaire.—Avec grande distinction: Mlles Emilie Tremblay, Clémence Hovington.Avec distinction: Mlles Marie Desgagné, Alexina Simard, Mary Lavoie et Berthe Gauthier.(Modèle anglais) : Mlle Emilie Potvin.Cours élémentaire.—Avec grande distinction : Mlles Jeannette Villeneuve, Alberta Vézina et Alice Lessard.Avec distinction: Mlles Amélia Couturier, Lauretta Tremblay et Elthémire Côté.Sans note: Mlles Mary Boul'iane, Mary Tremblay, Marie-Jeanne Tremblay, Eugénie Pelletier, Hélène Couture, Maria Gaudreault, Marguerite Lajoie et Jeannette Tremblay.re- tail [MIS.pec- ECOLE NORMALE LAVAL (Département des Elèves-Instituteurs) Liste des diplômes Diplômes pour école académique airei surs] è| tlio-j ait' du ¦ji't I :îiiti Avec grande distinction: école académique française et modèle anglaise: M.Narcisse Furois; école académique française et anglaise: Victor Tremblay.Avec distinction: école académique française et anglaise: Joseph Jobin; école académique française et élémentaire anglaise: Paul Létourneau, Roch Létourneau; scole académique française et anglaise: Henri Ls Fortin, Philippe Garneau.Sans note: école académique française et anglaise: Napoléon Fortin.Diplôme pour école modèle Avec grande distinction : école modèle française et anglaise: Alphonse Fournier; ecole modèle française et élémentaire anglaise : Georges Roy.util , Avec distinction: école modèle française et anglaise: Jules Laverdière, Eirmin r hétourneau; école modèle française et élémentaire anglaise: Edmond Boily; école nodele française et anglaise: Léo Dumais; école modèle française et élémentaire j ¦ mglaise : Médéric.Bouchard, Stéphane Beaudoin.Joseph Audet; école modèle française: Alexis Boivin; école modèle française et anglaise: Jules Marceau, Aimé eiiîjReury- Lucien Desrochers, J.B.Saulnier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 150 Sans note: école modèle française et élémentaire anglaise: Lucien Raymond; école modèle française et anglaise : Régent Marier, Albert Lefèvre, école modèle française et élémentaire anglaise: Joseph Bouchard.Diplômé pour école élémentaire Avec grande distinction: élémentaire français et anglais: Télesphore Carbonneau, François Faucher, Joseph Mercier.Avec distinction: élémentaire français et anglais: Armand Potvin, Amédée Bélanger, Simon Ouellet, Etienne Desgagné ; école élémentaire française : Irénée Jobin; école élémentaire française et anglaise: Emile Bélanger, Paul Boucher, Arthur Plante, Philippe Simard; école élémentaire française: Alphonse Boutet; école élémentaire française et anglaise : Georges Goulet, Edmour Simard, Lorenzo Côté.Sans note: école élémentaire française et anglaise Joseph Marquis, Horace Fréchette, Hector Fortin; école élémentaire française: Rodolphe Jobin; école élémentaire française et anglaise: J.B.Baribeau, Eugène Picard.(Département des Elèves-Institutrices) Diplômes pour école académique Avec grande distinction: école académique française et élémentaire anglaise: Mlle Rose-Alma Rouillard; école académique française et modèle anglaise: Virginie Pelletier, Ednée Verreault; école académique française: M.-Lse.L’Espérance; école académique française et anglaise: Juliette Carroll; école académique française: M.-Nathalie A.Rachel de St-Georges; école académique française et anglaise: Marguerite Turcot, Alice Malouin, Juliette Baillargeon; école académique française et modèle anglaise : Marguerite-M.LaRue.Avec distinction: école académique française et anglaise: M.-Antoinette-Blanche Provencher, M.-Irène-Elise Boucher, M.-Hélène Létourneau, Germaine Belleau, M.-Jeanne Prince; école académique française: M.-Eva Boivin, Géraldine Turgeon; école académique française et modèle anglaise: M.-Alma Talbot.Diplômes pour école modèle Avec grande distinction: école modèle française et anglaise: Annette Tremblay, ¦ Berthe Leclerc Délia Chalifour, Bernadette Doyle; école modèle française et élémentaire anglaise: M.-Lse.Talbot.Avec distinction: école modèle française et élémentaire anglaise: Laura Massi-cotte ; école modèle française: Anna Beaudet, Jeanne Pagé; école modèle française et élémentaire anglaise: Anna Gilbert; école modèle française: Bernadette Bourgault; école modèle française et anglaise: Amelia Gosselin; école modèle française: Abella Latulippe ; école modèle française et élémentaire anglaise: M.-M.Raymond, Yvonne Goulet, A.-M.Béland; école modèle française: Thérèse Labrecque; école modèle française et élémentaire anglaise: A.-M.Tremblay, Maria Drolet.Ernestine Bouffard, Marine Ménard: école modèle française: Eugénie Buteau ; école modèle française et élémentaire anglaise: Exilia Marcoux.Diplôme pour école élémentaire Avec distinction : école élémentaire française: Adèle Boutin; école élémentaire française et anglaise : Elizabeth Michaud, Aurore Chamberland ; école élémentaire française: Anna Bilodeau; école élémentaire française et anglaise: Eva Giroux; école élémentaire française: Claudia Gaudrau ; école élémentaire française et anglaise: Joséphine Dubé ; école élémentaire française: Lydia Gosselin, Bernadette Michaud, Alice Légaré ; école élémentaire française et anglaise; Joséphine Gosselin, Jeanne Hudon; école élémentaire française: Paméla Roy, Rose-Anna Boivin, M.-Anna T •id Ha G L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 151 Talbot; école élémentaire française et anglaise: Mary Paradis; école élémentaire française: Joséphine Girard.Sans note : école élémentaire française : Régina Lefèvre, Fabiola Marion, Imelda Dubeau.Bureau central des Examinateurs catholiques de la Province de Québec SESSION DE JUIN 1911 Diplômes intermédiaires 1 MONTREAL Modèle français.—Distinction.—Fréchette, M.-Léocadie ; Richardson, M.-A.-Eugénie; Dupont, M.-Blanche-M.-R.-E.; Thibodeau, M.-Louise-Irma ; Léveillé, M.-J.-Hedwidge; Guilbeault, M.-Aurore; Cyr, M.-Gertrude-Claudia; Carrière, M.-Rose-Eva; Contant, M.-Louise-Justine ; Denis, M.-Jeanne-Victorine ; Paquet, Marg.-Lea-M.-A.; Belec, M.-Marg.-Fabiola ; Courtois, M.-Aurore-Berthe-Florida ; Daigneault, M.-Eugénie-Juliette-Cécile ; Patenaude.M.-Anne ; Trudeau, M.-Antoinette ; Roy, M.-Marguerite; Garant, M.-Aurore; Dufresne, M.-Agnès; Garrett, Euphémie-Georgiana; Breadley, M.-Anne; Clermont, M.-Thérèse ; Bolduc, Berthe-Rachel ; Miron, Marie-Rosa-Zéphirina ; Daigneault.M.-Vitaline; Lussier, M.-Anne-Lucienne ; Hébert, M.-Anne-Angélina ; Denhez, Charles-Paul-Henri; Labelle, M.-Albertine ; Gates, M.-Anna-Alice-Eva; Roy.Antoinette; Brazeau, M.-Ange-Laurenza; Martel, M.-Rose-de-Lima-Gertrude ; Richard, M.-Anna; Bleau, M.-Jeanne-Lucienne ; Coulombe, M.-Clara; O’Narey, M.-Blanche ; Ouimet, M.-Léonie; Grégoire, M.-Diana-Evangéline ; Lemieux, M.-Catherine-Juliette ; Choquette, M.-Maximilienne-Azilda; Bourgeois, M.-Virginie; Légaré, M.-Emilie-Anastasie-Joséphine ; Tranquil, M.-Virginie-Gabrielle ; Bossé, Jean-Baptiste-Isidore ; St-Onge, M.-Aurore-Noëlla ; Baribeau, M.-Anne-Yvonne ; Bergeron, M.-Yvonne-Berthe ; Lescadre, M.-Anne-Cécile ; Daigneault M.-Elise-Alice ; Lépine, M.-Victoria-Clarinda ; Pilon.M.-Philomène-Zaïre ; Rolland, M.-Joséphine-Pomela ; Landreville, Philomène-Flora ; Hébert, M.-Eléonore-Gabrielle ; Blais, M.-E.-M.-Cécile ; Pigeon, M.-Olive-Adèle-Alma ; Chaînon, M.-Anne-Albine ; Moreau, M.-E.-Floriane ; Dolbec, M.-Marg.-Cécile-Lucette ; Boyer, M.-Anne; Riverin M.-Elisa.Modèle français.— Satisfaisant.— Nadeau, M.-Olida-Fabiola ; Thibodeau M.-Louise-Irma; Sicard.M.-Agathange ; Langlois, M.-Florence; Gravel, J.-Pierre-Elzéar ; Faubert, M.-Jeanne-Bertha-Henriette-Célina ; Prévost, M.-Bl'anche-Zénaïde ; Dauphi-nais, Frs.-Alph.-Adélard ; Brosseau, M.-Sophie-Antoinette ; Bédard.M.-Azilie-Fran-çoise-Henriette : Lalande M.-Valentine-Eva ; Maucotel, M.-Anne-Carmélia ; Fortin, M.-Anne; Toupin, M.-Anne-Bernadette ; Modèle anglais.—Distinction.—Roberge, Ethel; Burns, Eleonor.Modèle anglais.—Satisfaisant.—Laporte, M.-Louise ; Bennett, Mary-Alice.Modèle français et anglais.—Distinction.—Albert, M.-Alice; Croteau, M.-Reine; Lapierre Louis; Roy, Yvonne; Breton, Eva ; Guilmette, Clémentine; Thibault, M.-Louise.Modèle français et anglais.—Satisfaisant.—^St-Onge.Rodolphe; Richard.Blanche.Modèle anglais et français.—Distinction—Mardi, M.-Angélina; David, Alice.QUEBEC Modèle français.—Distinction.— Toussignant, M.-Graziell'a ; Hudon, M.-Laure-Léda; Gineras.M.-Rose-Anna ; Germain, Antoinette; Prince, Françoise; Cou-tellier, Amélie: LaRue, M.-Ida-Juliette : Pelletier M.-A.-Rebecca ; Rochon.M.-Ange; Lamontagne Léontine; Mercier, M.-Elizabeth-Aurélie; Bolduc, M.-Eva-Clara; Durand, M.-Eugénie-Oméra ; Gobeil, M.-Anne-Léontine ; Pouliot, M.-Georgiana-Léa ; 152 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Audet, Anne-Marie; Bouffard, M.-Louise; Plourde, M.-Louise; Gagnon.M.-José-phine-Alexandrine ; Couet, M.-Thérèse-Stella; St-Pierre, M.-Lucie; Ouellet, M.-Eva-Eugénie-Philomène ; Gosselin, M.-Jeanne-Rose ; Dufresne, M.-Reine-Constance ; Dufresne, M.-Ange-Laurentia ; Boulet, M.-Joséphine-Alice ; Gravel, M.-Alberthe; Doyle M.-Hélène-Bernadette ; Gagnon-Hébert, M.-Alice ; Lacerte, Adèle-Hedwidge-José-phine ; Morisset, M.-Anne-Corinne ; Gagnon-Thibodeau, M.-Laurilda-Atala ; Lahaye, M.-Catherine-Rébecca ; Cauchy, M.-Hélène-Emélie; Lavallée, M.-Louise; Tanguay, M.-Gratia ; Douville, M.-Eva-Libertine ; Morand, M.-Louise-Victoria ; Dunault, M.-J.-Adélaïde-Eliz.; Gosselin, M.-Emma-Atala.Modèle français.—Satisfaisant.—Pérusse, M.-Cath.-Hélène ; Gagnon, M.-Léocadie-Alice ; Dubeau, M.-Alma-Lucia ; LaRue.M.-A.-Béatrice ; Laliberté, Elzire; Leclerc, Edwidge; Rousseau, Eugénie; Allen, M.-Jeanne-Laure ; Rouillard, Bernadette; God-bout, M.-Anne-Juliette ; Sirois, M.-Berthe-Yvonne ; Vaillancourt, M.-Anaïs; Gou-dreau, M.-Berthe; Guay, M.-Alphonsine-Léda ; Michaud, M.-Valérie-Emélia ; Beaudet, M.-Jeanne-Berthe ; Douville, M.-Marguerite-Cordélia ; Lebœuf, M.-Jeanne-Juliette ; Dussault, M.-Marguerite-Alice ; Vézina, M.-Rose; Doyon dit Moreau, M.-Jeanne-Léopoldine; Hunt, Florence; Langlois, H.-Alice-Georgiana; Giguère, Marguerite-M.-Alexandrine ; Mathieu, M.-Florida ; Létourneau, Mariette-L.-R.; Langlois, M.-Ernestine-Clara ; Amyot, M.-Joséphine-Zélia ; Delisle, M.-Mathilde-Elm.; Paré, M.-Anne-Blanche ; Naud, M.-Béatrix-Antoinette ; LaRoche, M.-Augusta-Ch.; Beaudry, M.des Anges-Alberta ; Trépanier, M.-Albertine.Modèle anglais—Distinction.—Arseneault, Octavie.Modèle anglais.—Satisfaisant.—Donovan, Marg.-Elise-Winnifred.Modèle français et anglais.— Distinction.— Moisan, Germaine; Smith, Irène; Godbout, Rosanna alias Lydia; Marceau, Yvonne; Héroult, Lucienne; Massé, Alfré-dina.Modèle français et anglais.—Satisfaisant.—Chassé, M.-Julie.Modèle anglais et élémentaire français.—Distinction.—Déziel.M.-Louise-Régina.TROIS-RIVIERES Modèle français.—Distinction.—Lampron, M.-Lumina;; Baril, I.-Laura; Trudel, M.-E.-Blandine ; Loranger, Marie; Auger, M.-Mézell'ée-Rose-Anna ; DeLachevrotière, M.-Dulice-Marg.; Bourassa, M.-Eloise-Alice ; Panneton, M.-Alma; Milot, M.-Lucia.Modèle français.—Satisfaisant.—Levasseur, M.-Anna-Rose ; Doucet, M.-Cécile; Mayrand, M.-Marguerite ; Ricard, M.-Valérie-Lucienne ; Trudel, M.-Rose-Anna ; Robert, M.-Annette.NICOLET Modèle français.—Distinction.—Roy, M.-Bern.-Gertrude ; Béland, M.-Eva; Ricard, M.-Anne-T.-Eva ; Plourde, M.-Ph.-Cécile ; Marchand, M.-Anysie-Maxellinde ; Pinard, M.-Gill'es-Ernestine ; Marchand.M.-Rose-Alice ; Pepin, M.-Reine-Justine.Modèle français.— Satisfaisant.— Doré, M.-Aurélie; Proulx.Anna-Hél'éna ; Proulx, M.-Anne-Alice ; Lambert, M.-Berthe-Eugénie ; Cotnoir, Alphonsine.ST-HYACINTHE Modèle français.— Distinction.—-Ravenelle, M.-Alma-Alphonsine; Salvas, M.-Orise; Giguère, M.-Anne-Antoinette ; LaRochelle, M.-Flore-Claudia ; Daunais, M.-Elise; Leduc, M.-Agnès-Joséphine ; Jussaume, M.-Josephte; Proulx, M.-Rachel-Eva ; Ménard, M.-Théophita-Bl.; Archambault, M.-Marg.-Anna-Léo.; Lapierre, M.-Anna-Jeanne-Y.; Gouin, M.-Blanche-Eva ; Jalbert.M.-A.-Bl.-Dore-Alice ; Guevremont, M.-A.-Marthe; Péloquin, M.-Anne ; Bienvenue, M.-Aurore-Ida; Michon, M.-Alice-Ant-Bella; Michon, M.-E.-Valentine : St-Pierre, Eugénie-M.-Elise ; Taché de Labroquerie, M.-R.-Henriette ; Théroux, M.-Laurette ; Gaboriault, Maria; Bissonnette, Anglore-Eugénie-Herminie ; Poissant, M.-Irène; Maynard, M.-Alice-Eglantine ; Tardif, M.-Demerise-Alberta-Emérina ; Tétreault, M.-Anne; Bessette, M.-Hortense-Alex- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 153 andrine; Arès, Bella-Irène; Martel, M.-Antonia-Laurenza ; Dubuc, M.-Ange; Vien, M.-Blanche-Aurore ; Hains, M.-Blanche-Antoinette ; Benoît, M.-Anna-Emma ; Corri-veau, Irène-Méderise ; Cardinal, M.-Joséphine-Lauréa ; Gendron, M.-Louise-Claire ; Dumaine, M.-Berthe-Bérengère; Longpré, M.-Blanche; Bernard, M.-Rose-Clotilde; Lafleur, M.-Alma-Régina ; Ledoux, M.-Alphonsine-Albertine alias Robertine; Morin, M.-Phil.-Berthe-Stéphanie ; Dubois, M.-Rosilda; Fontaine, M.-Niama; Beauchamp, M.-Annonciade-Amélie-Bernadette; Lapalme, M.-Irma-Laura; Chicoine, M.-Louisa; Chaput, M.-Anne-Calixta ; Pél'oquin, M.-Corinthe; Manseau, M.-Elizabeth-Jeanne-Henriette; Phaneuf, M.-Mariette-Lilliane ; Robert, M.-Virginie Mercedès ; Charron, M.-Rose-Blanche-Eméline ; Préfontaine, M.-Odile-Octavie ; Allard, M.-Rose ; Cardin, M.-Ernestine ; David.M.-Bertha-Claire ; Cormier, Anna; Foisy, M.-Blandine-Olivine; L’Heureux, M.-Jeanne-Cécile ; Jeannette, M.-Laurentia-Alphonsine ; Bouchard, M.-Blanche-Rita; St-Jacques, Marguerite-Elizabeth; Lussier, M.-Thérèse-Marcelline.Modèle français.—Satisfaisant.— Côté, M.-Catherine-Berthe ; Houle, M.-José-phine-C.; Solis, M.-Phil.-Pauline; Théroux, Marie-Anne; Cormier, M.-Louise-Lydia; Larocque, M.-Rose-Clarinda.Modèle anglais.—Distinction.—Véronneau, M.-Bl.-Bern.-Alice.Modèle français et anglais.—Distinction.—St-Aubin, M.-Laurette-Marguerite ; René.M.-Ezilda-Âlice ; Landry, M.-Louise-Laura ; Hewitt-Mary-Elsie ; Girard, M.-Anne-Robella.Modèle anglais et français.—Distinction.—Whitty, Mary.RI MO US Kl Modèle français.—Distinction.—Lavoie, M.-Philomène; Boula^, Adrienne.Modèle français.—Satisfaisant.—Côté, M.-Anna.Modèle français et anglais.—Distinction.—Audet, M.-Léonie.Modèle français et élémentaire anglais.—Satisfaisant.—Joubert, M.-Alphonsine.STE-MARIE Modèle français.—Distinction.—Richard, M.-Ange-Joséphine ; Gagné, M.-Alphon-sine-Valérie ; Gosselin, M.-Ange-Clara ; LeBreux, M.-Adéline; Roberge, M.-Eva.Modèle français.—Satisfaisant.—Dion, M.-Victoria ; Simard, M.-Anne ; Caron, M.-Virginie.Modèle français et anglais.—Distinction.—Boivin, M.-Stella.SHERBROOKE Modèle français.—Distinction.—Fouquet, M.-Laura-Graziella ; Cotnoir, M.-Emé-lie-Aurore; Houle, M.-Eliane-Hervélia ; Lamy, M.-Emilia-Wilfrida ; Fontaine, M.-Julie-Elise; Moreau.M.-Léa-Yvonne ; Gilbert, M.-Alice; Lambert, M.-Louisia-Alice ; Rheault, M.-Rose-Estelle ; Gareau, M.-Paule-Hortense ; Côté, M.-Anna-Arzénia ; Gau-det.M.-Louise; Desmarais, Eulalie-Blanche-Corinne; Fortier, M.-Régina-Corinne alias Reine.Modèle français.—Satisfaisant.—Quintal, M.-Anna; Tardif, M.-Eugénie.Modèle français et anglais.—Distinction.—Boisvert, M.-Régina; Proulx, M.-Florida Noëlla; Millar, M.-Joséphine alias Gladys; Charron.Anne-M.-Berthe; Du-charme, M.-R.-Léonie ; Lajoie, M.-Adédine-Alexandrine ; Giroux, M.-Diana-Berthe ; Perron, Léona-Anna-M.; Gilbert, M.-Georgiana ; Demers, M.Adélia-Laure-Jeanne ; Bolduc.M.-Elise-Joséphine ; Dionne.M.-Corinne; Dodier, M.-Agnès alias Bertha.Modèle français et élémentaire anglais.—Distinction.—Deblois, M.-Eva; Lamou-reux.Laurence-Hélène.JOLIETTE Modèle français.—Distinction.—Pepin, M.-Virginie-Georgiana ; Lamoureux, M.-Reine-Rose; Allard, M.-Emédile; Audette, M.-Béatrice-Yvonne ; Béland, M.-Julia- 154 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cécile; Massé, M.-Anne-Aurore ; Gervais, J.-M.-Antoinette ; Lafrenière, M.-Marg.-Albina ; St-Arneault, M.-Laudia; Courchène, M.-Anna-Elite ; Beaudry, M.-Albina-Séraphine ; Forest, M.-Irène-Etudienne ; Dupuis, M.-Rose; Eepailleur, M.-A.-Corinne-Johanna; Pageau, M.-Anne; Massé, M.-Flore-Adéla ; Comtois, M.-Blanche; Coutu,.M.-Asella-Alice ; Goulet, M.-Anne-Alma ; Thibodeau, M.-Solange; Perreault, M.-Rose-Ida; Bourque.M.-Anne-Eméline-Marcelline ; Gravel, M.-Elizabeth ; Hénault.M.-Exilda-Flora-Anna ; Eafortune, Albertine; Chartier, M.-Emérentienne-Joséphine ; Bel-lerose, M.-Geneviève-Julie ; Olivier, M.-Joséphine ; Tessier, M.-Rebecca-Edwilda ; Gravel, Rose-Anna; Marcotte, Maria-Sarah; Gaudet.M.-Julia-Clara; Dessureault, M.-Bl.-Emérentienne ; Forest, M.-Louise-Aurore-Irène ; Bibaud, M.-Florence-Angé-lina; Desormiers, M.-Anne-Albine ; Maihoux, M.-Elizabeth.Modèle français.—Satisfaisant.—Qaboury, M.-Alice-Rosanna ; Richard, M.-Mar-guerite-Irène-Eulalie ; Lynch, M.-Lætitia-Louise-Hélène ; Bourque, M.-Floriane-Aimée.Modèle français et élémentaire anglais.—Distinction.—Moisan.Emérentienne.FARNHAM Modèle français.—Distinction.—Paré, M.-Jeanne-Germaine ; Rondeau, M.-Oli-vianna alias Anna; Galipeau, M.-Hélène-Blanda; Perreault, M.-Délia; Paradis, M.-Gabrielle-Annonciade.Modèle anglais.—Distinction.—Maguire.Lena; Maguire, Dora-Elizabeth.Modèle français et anglais.—Distinction.—Comtois, Joseph-Uldéric ; Laplante, Ephrem ; Lacoste, M.-Rose-Aldéa ; Grégoire, Rose-Henriette-Anastasie ; Dubuc, M.-Anne-Angéla ; Auclair, M.-Jeanne-Irène ; Davignon, M.-Stella-Belle-Maud.Modèle anglais et français.—Satisfaisant.—Baillargeon, Jeanne.VALLEYFIELD Modèle français.—Distinction.—Nepveu, M.-Albertine ; Hébert.M.-Laure-Béatrice; Pagé, M.-Anne-Emma ; Roy, M.-Marguerite-Evelina ; Courteau, M.-C.-Alice; Théoret M.-Mélida; Vinet, M.-Dorila.Modèle français.— Satisfaisant.— Brunet, M.-Delphina; Lauzon, M.-Clotilde; Daigneault, M.-Rose-Alma ; Bergevin, M.-Berthe; Trottier, M.-Anne-Antoinette ; Sauvé, M.-Anne-Emérentienne.Modèle français et anglais.—Distinction.-—Laplante, M.-Yvonne.Modèle anglais et français.—Distinction.-—Latulipe, Noëmi.Modèle français et élémentaire anglais.-—Distinction.—Sabourin, M.-Jeanne.Modèle anglais et élémentaire /r4 la partie remplie par la 2e seule., V3 + 6/54 = 18/54 + V54 = 23/54, la partie remplie par les fontaines coulant séparément.64A4 — 23/54 = 3V54, la partie à remplir par les fontaines coulant simultanément.Vio + Vis = 9/oo + 5Ao = 14/90 = V45- la partie remplie par les fontaines coulant ensemble pendant une heure. i/S RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 31/54 -f- 7/45 = 31/o4 X 45/7 = 155/42 = 3 heures 29/42^ Rép.4.Un marchand achète deux qualités de drap; il en a pris 15 verges de la première qui a 5/4 de large, et il a déboursé $150.On demande combien il a dû débourser pour 20 verges qui ont 7/s de large, sachant que, si les qualités étaient de même largeur, le prix de la première serait égal aux 9/s de celui de la deuxième.Solution: $150 -t- (15 X V4) = $I5° -r- 75/4 = $8, prix d’une verge carrée de la 1ère qualité.$8 X V» = 64A>> Pr^x d’une verge carrée de la 2de qualité.20 X 7A X 6Va = 1120/9 = $i24444/9- Rép.REGLES DE L'UNITE, POURCENTAGE, ETC.1.Quel est l’escompte à 6% d’un billet de $2920, payable dans 3 mois?Q»el est le produit du billet?Solution: Le terme de crédit est de 3 mois 3 jours.$2920 X 0-°6 = $i/5-2o, l'escompte pour 1 an.3 mois, le X d’un an = le V4 de $175.20 = 43.80, escompte pour 3 mois.3 jours = 3/365 d’un an = 3/365 de $175.20 = 1.44, “ “ 3 jours.$45.24, l'escompte de $2920 pour 3 mois, 3 jours, à 6%.Rép.$2920 — $45.24 = $2874.76, le produit du billet.Rép.2.Le produit d’un billet escompté, à 5%, pour 70 jours est de $5962.275.Pour quelle" somme le billet est-il fait et quel escompte a payé le porteur du billet?Solution: L’escompte a été calculé pour 70 jours -j- 3 jours = 73 jours.$1 X 0-°5 = $0.05, l’escompte sur $1 pour 1 an ou 365 jours.$0.05 X 7:i/3 de $31680 = $19008, somme placée à 4/4%.Rép.2/5 “ $31680 = $12672, “ “ à 5%.Rép.%32 de la fortune furent placés à intérêts.5/32 de la fortune = $31680.732 “ “ “ = $üi,5!s75.32/32 “ “ “ = $31680 X 32/5 = $202752) la fortune entière.Rép.V12 de $202752 = $118372, le prix du terrain.Rép.$118272 -f- 128 = 924 acres.Rép.25/9g de $202752 = $52800, le prix de l’usine.Rép.4.Une personne a fait trois parts de son capital: la ire a été placée à 5%, la 2e à 6%, la 3e à 7/4%.Ces parts sont entre elles comme les fractions 3/5.V8> 712.Le total du revenu est de $1965.60.Calculez les trois parts et le capital entier.Solution: Les 3 fractions s/5, V8 et V12 sont irréductibles.Converties en d’autres fractions ayant le même dénominateur, elles deviennent 77i2o, 107i20) 50/i20.Donc les trois parts du capital sont proportionnelles aux nombres 72, 105, 50.On peut donc supposer que les trois parts sont égales à ces nombres eux-mêmes.L’intérêt de la 1ère part sera de $72 X 0-05 = $3-6o “ “ “ 2e “ “ “ $105 X 0.06 = $6.30 “ “ 3e “ “ “ $50^ X 0.075 = $3-75 Total des intérêts $13.65 Pour chaque somme de $13.65 contenue dans $1965.60, il part, $105 dans la 2e, et $50 dans la 3e.($i9^5-6o X 72) 13.65 = $10368, 1ère part.Rép.($1965.60 X I05) 13-65 = $15120.2e part.Rép.($1965.60 X 5°) = $ 7200, 3e part.Rép.y aura $72 dans la 1ère ALGEBRE 1.La somme de deux nombres est 5760 et leur différence est égale au tiers du plus grand.Quels sont les nombres?Solution: Soit le plus grand nombre; Alors la différence entre les deux nombres, et 3^ — ^ — 2.v le plus petit nombre.Zx + 2A'-= 5760 5X = 576o X - 57607^ 3X — 5760 X 75 = 3456.Rép.2X = 5760 X 75 = 2304.Rép.2.Une personne achète une gravure pour un certain prix et paye le cadre le même prix.Si le cadre coûtait $5 de moins et la gravure $3.75 de plus, le prix du cadre serait seulement la moitié du prix de la gravure.On demande le prix de la gravure.1 Solution: Soit x le prix de la gravure; Alors x le prix du cadre.— 5) = * + 3-75 2.X - 10 = X —f- 3.75 Transposant, on a: 2x — x = 3.75 -j- 10 = 13-75 x — $13.75.3- A et B font une gageure de $10; si A perd, il aura $25 de moins que le L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE double de l'argent que B aura; si, au contraire, B perd, il aura les cinq dix-septièmes de l’argent que A aura alors.Combien ont-ils chacun?Solution: Soient x -j- 10 l’argent d’A et j -|- 10 l’argent de B.x -j- io — io + 25 = 2(y + 10 -f 10) == 23/ + 40.(1) 50 + 10 + 10) = y + 10 — 10 = y.O) I?Rassemblant et transposant (1), on a: x — 23; = 40 -— 25 = 15 Multipliant (2) par 17, on a: 5O + 10 + I0) = I73' .Transposant (4), on a: Posant (3) de nouveau, on a: Multipliant (6) par 5, on a : Soustrayant (5) de 7, on a: 5X — 173 = - - 100 x — 23 = 15 .5X — 103 = 75 • •• 73 = 175 • d’où 3 = 175/7 = 25 £3) (4) (5) ?É 3; _|_ 10 = 25 T- 10 = 35, argent de B.ftép.Substituant 50, la valeur de 2y à 23’ dans 6, on a: .r — 50 = 15 d'où x = 15 + 50 = 65 et -j- 10 = 65 + 10 = 75, argent de A.Rép.4.Cherchez trois nombres dont la somme soit 9, et tels que le premier, ajoiité a deux fois le second et à trois fois le troisième, donne une somme égale à 22, et q»e le premier, plus quatre fois le second et neuf fois le troisième, soit 58.Solution : Soient x le 1er, y le 2e, et 9 — (jr -(- y), ou 9 — x — 3 le troisième.(G (2) (3) (4) 45) te) x —j— 23 4* 27 — 2,x — 33 = 22 .x + 43 + 8i — gx — 93 = 58 .Rassemblant et transposant (1), ona: — 2.x ¦— y = 22 — 27 = — 5 Rassemblant et transposant (2), on a: — S-r — 53 = 58 — 81 = — 23 Multipliant (3) par 4, on a : — 8.V ¦— 43 = — 20 .Soustrayant (4) de (5), on a : y = 3- Rép.Substituant 3, la valeur d’3 dans (3), on a: •— 2x — 3 = —5 .d ou — 2x — - ^ 3 — 2 et 2x = 2 et x = 2/2 = 1 9 — a- — y = 9— I — 3 = 9 — 4 = 5.Rép.5.Une personne achète un certain nombre de mouchoirs pour $16; si pour la même somme, on lui en avait donné 4 de plus, chaque mouchoir lui aurait coûté $0.20 ou î/s de piastre de moins.Cherchez le nombre de mouchoirs.Soit x le nombre de mouchoirs; 16 Alors — le prix d’un mouchoir; x 16 et —, le prix d’un T 4 1.6 16 1 x x S 4 5 Sas: 4- 320 — 8oæ' = x2 4X Transposant, on a: x2 -\- 4.1: = 320 Complétant le carré : x2 -|- ^x -|- 22 = 320 + 4 Extrayant la racine: x 2 = 18 ou moins 18 x = 18 — 2 = 16.Rép.x’ = — 18 — 2 = — 20.= 324 Premiers éléments de géométrie pratique 1.Quelle est la hauteur d’un triangle isocèle dont la base a 24 pieds et qui est équivalent à un triangle rectangle isocèle dont l’hypoténuse a 21.21 pieds? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 181 Solution: Un triangle rectangle isocèle est la moitié d’un carré.L’hypoténuse «Tun tel triangle est la diagonale du carré.21.212 = 449.8641, 2 fois la surface du carré.449.8641 -f- 4 = 112.4660, la surface du triangle rectangle isocèle.(112.466 X 2) -H- 24 = 9-3?2.Rép.2.Une échelle a une longueur de 65 pieds.On la dresse contre une maison, et elle atteint une fenêtre située à une hauteur de 39 pieds.On la dresse ensuite, sans déplacer le pied, contre une autre maison située en face de la première, et elle atteint une fenêtre située à une hauteur de 25 pieds.Quelle est la distance qui sépare l'es deux maisons?Solution: 6s2 — 39s = 2704, La racine carrée de 2704 = 52, la distance de la 1ère maison au pied de l’échelle.6S2 — 252 = 3600.La racine carrée de 3600 = 60, la distance du pied de l’échelle à la 2de maison.52 -f- 60 = 112.la distance qui sépare les deux maisons.3.Une perche a été brisée à 7 verges X au-dessous du sommet, et la partie brisée, qui tient encore à la base vient toucher le sol à 6 verges du pied.Quelle était la longueur de la perche?Solution : La partie brisée, 7 verges X> N distance du pied de la base au point où l’extrémité de la partie brisée touche le sol 6 verges, et la partie intacte, forment un triangle rectangle dont l’hypoténuse et la base ont respectivement 7 verges X 6 rerges.7.52 — 62 = 20.25.La racine carrée de 20.25 = 4.5 verges, la partie intacte.4-5 + 7-5 = 12 verges.Rép.4.Quelle est, en perches, la base d’un triangle isocèle contenant 46 acres 7/s> si chacun des côtés égaux est égal aux 5/s de la base?Solution: Soit 8 verges la base d’un triangle isocèle dont chacun des côtés égaux est égal aux 5/8 de la base ; Alors 5 verges la longueur de chacun des côtés égaux.(8 + 5 + 5) -t-2 = 9 9 — 8=1 9 — 5 = 4 9 — 5 = 4 9 X 1 X 4 X 4 = 144 La racine carrée de 144 = 12, la surface d’un triangle isocèle ayant 8 pour base et 5,5 pour côtés.Le triangle dont nous cherchons les dimensions est semblable à celui dont nous venons de trouver la surface.Remarque.Il ne faut pas croire que le mot semblable veut dire égal.46 acres 7/8 X 4^40 = 226875 verges, surface du triangle dont on cherche les autres dimensions.Les figures semblables sont entre elles comme les carrés de leurs côtés homo^ logues.Soit 8.r la base inconnue, alors 5^ chaque côté.Donc 226875712 = (8^)2/82 = (82 x .v2)/82 = ^2.x2 _ 2268757^ 2 — 18906.25 verges.r = la racine carrée de 18906.25 = 137.5 verges.8x = 137.5 verges X 8 = 1100 verges, la base.Rép.5X = I37-5 verges X 5 = 687.5 verges, chacun des côtés égaux.Rép. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 182 LANGUE ANGLAISE Composition and Dictation Observation Cà-di, a Turkish village judge Der-vise, a Turkish monk Scope, room 'Sor-cer-er, magician; wizard.A Dervise was journeying alone in a desert, when two merchants suddenly met him.«You have lost a camel,» said he to the merchants.« Indeed we have, » they replied.« Was he not blind in his right eye, and lame in his left leg»?said the dervise.« He was, » replied the merchants.« And was he not loaded with honey on one side, and with wheat on the other ?» « Most certainly he was, » they replied; « and.as you have seen him so lately, and marked him so particularly, you can in all probability conduct us to him.» « My friends, » said the dervise, « I have never seen your camel, nor ever heard of him, but from you?» « A pretty story truly, » said the merchants ; « but where are the jewels which formed a part of his burthen?» « I have seen neither your camel nor your jewels,» repeated the dervise.On this, they seized his person, and forthwith hurried him before the Cadi ; but, on the strictest search, nothing could be found on him, nor could any evidence whatever, be adduced to convict him either of falsehood or of theft.They were about to proceed against him as a sorcerer, when the dervise with great calmness thus addressed the court: — « I have been much amused with your surprise, and own that there has been some ground for your suspicions; but I have lived long and alone, and I can find ample scope for observation even in a desert.I knew that I had crossed the track of a camel that had strayed from ! its owner, because I saw no mark of any human footstep on the same route.1 knew that the animal was blind of an eye, because it had cropped the herbage only on one side of its path ; and that it was lame in one leg, from the faint impression which that particular foot had produced upon the sand.I concluded that the animal had lost one tooth because wherever it had grazed, a small tuft of herbage had been left uninjured in the center of its bite.As to that which formed the burthen of the beast, the busy .ants informed me that it was corn om the one side ; and the clustering flies, that it was honey on the other.» Questions, — Whom did the dervise meet?About what did he ask them?What did they suppose from his questions?What did they then inquire about?Before whom did they take him?What was the result?As what were they next going to try him?How had he known that the camel had straved from its owner?How, that it was blind of aa eve?How that it was lame in one leg?How that it had lost a tooth ?Hovr, that its burthen was corn on one side?and honey on the other?Recitation The Sea-Gull Bil-low-y, rolling in great waves.Foam-drud a ball of froth.Gust’-y accompanied with sudden bursts of wind.League, a measure of distance at sea, abmit ^/i Fmdish miles.Surg’-in?, swelling.Wan-fon.roving, frolicsome.The white sea-gull, the wild sea-gull, A Joyful bird is he As he lies like a cradled thing at re*t.In the arms of a sunny sea ! The little waves rock to and fro, And the white gull lies asleep, .As the fisher’s bark, with breeze aiüi tide.Goes merrily over the deep. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 183 The ship with her fair sail's set, goes by, And her people stand to note, How the sea-gull sits on the rocking waves, As still as an anchored boat, The sea is fresh, and the sea is fair, And the sky calm overhead.And the sea-gull lies on the deep deep sea, Like a king in his royal bed.The white sea-gull, the bold sea-gull, A joyful bird is he, Sitting, like a king, in calm repose, In the breast of the heaving sea ! The waves leap up, the wild wind blows, And the gulls together crowd, And wheel about, and madly scream To the sea that is roaring loud.And let the sea roar ever so loud, And the wind pipe ever so high, With a wilder joy the bold sea-gull Sendeth forth a wilder cry: For the sea-gull he is a daring bird, And he loves with the storm to sail; To ride in the strength of the billowy sea.And to breast the driving gale?The little boat she is tossed about Like a sea-weed to and fro; The tall ship reels like a drunken man, As the gusty tempests blow; But the sea-gull laughs at the pride of man, And sails, in a wild delight, On the torn up breast of the night- black sea Like a foam-coud.calm and white.(To be continued) LE CABINET DE L’INSTITUTEUR Le chant à Pécole primaire Voici un joli chant qui demande à être chanté gaiement et avec légèreté.La mélodie est très jolie et bien vivante et les paroles sont bien en rapport avec l’air.Il y aura comme toujours à étudier avant tout le sens des mots, les tournures de phrases qui demandent explication.Dans le premier couplet.Voyageur sur la terre, Fatigué du chemin, celui qui chante parle de lui-même en disant cela.Il faudra que cela paraisse dans son chant et pour cela il faut qu’il le comprenne, qu’il le sente ; il ne peut chanter avec gout sans cela.Dans le deuxième couplet Un contre temps m’arrête, la conjonction si est supposée en avant: A vaincre je m’apprête, une inversion; Bt sais encore chanter, et (je) sais.Ce qu’est au vert bocage du matin sa fraîcheur.Le chant fait à mon cœur ce que la fraîcheur du matin fait au vert bocage; elle lui fait du bien, le fortifie,, le rafraîchit.Le troisième couplet n’offre pas de dfficulté.Il faudra avoir soin que les chanteurs ne prolongent pas les notes qui terminent les membres de phrases musicales afin que la mesure soit bien observée et que le chant cons°rve son allure iusou’à la fin.Il y a comme un effort à faire pour attaquer la note mi sur la svllabe quand du premier couplet.Cela imite bien l’effort fait par celui qui est fatigué et qui donne un « coup de cœur » pour marcher quan’ci même.H.NANSOT, Insp.d’écoles. j84 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE g exA/i^.r K te ty^C- Kt+Xs L .1 N-jV —p——r : i®—^ V 1 \ ^— Ç te» ^ ^ V —© ^f ' jr— &— ~i.Qu e' 6(/cajÀ' yurl/L^ imX cJr/x-U^ic tbu^:A(xyiA: Q' ï±±à ~r- ^=p: Hü dttui.f\l< HVI I* \ ) ( * -£4- aÆfA C^ dAtutE ?ÎI.Ni 1—^ t^=====^=== p—.ar-—^— —-4— &-^.€aaA^' '£yAA^€^ ^ ^ c\aAs C/f'X Qa/vaa^/x^^ C'^AA-Æsi/i-d-^’ /tz , ~tV\ r-f)—k.J J d —•î# ( ^ dr ciaa-b-( OS; Qx^ÇyLi'CLvvt clxxL.^/\yt*-L,\ Q^cuv^dL-.6 A* - .-M P-r^J v taiv t— V- n r ^ —7—** 0 U ^ ^ « 1 m.* /I .* 1 v » ui—a fL-CÂa^U:j'^f-lA^> O^Ulœ^l- le.cJe^AdZ.! Un contre temps m’arrête ; Faut-il me rebuter?A vaincre je m’apprête Et sais encor chanter.Ranimant mon courage, Le chant est à mon cœur Ce qu’est au vert bocage (bis) Du matin la fraîcheur La gentille alouette.Le rossignol des bois, La caille et la fauvette Font résonner leur voix, Dans l’air, dans la prairie, J’aime leur chant joyeux, Ainsi toute la vie (bis) Je veux chanter comme eux Petite revue M.Etienne Lamy représentera l’Académie française au premier congrès de la langue française qui se tiendra à Québec du 24 au 30 juin 1912.S.A.R.le duc de Connaught est arrivé à Québec le 13 octobre dernier, en qualité de gouverneur général du Canada.Cet éminent personnage, oncle de Sa Majesté le roi Georges V, succède au comte Grev, qui fut vice-roi de notre pays L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 185 pendant sept ans.C’est en français que le fils de feu la reine Victoria, le frère d’Edouard VII, de regrettée mémoire, l’oncle de Georges V, a répondu aux adresses de bienvenue qui lui furent présentées par Sir Lomer Gouin, premier ministre et le maire de Québec.En octobre dernier, l’Italie a déclaré la guerre à la Turquie au sujet de la Tripo-litaine, colonie turque située au nord de l’Afrique sur la Méditerrannée, entre l'Egypte, à l’Est, et l’Algérie et la Tunisie à l’Ouest.Après quelques jours de combats, l'Italie s’empare de Tripoli, la capitale.Tout indique que l'a Tripolitaine demeurera colonie italienne.Le 16 octobre a été inauguré solennellement à Québec, un superbe monument en Thonneur de Montcalm.Ce monument est la réplique de celui qui fut élevé en France, à Vestric-Candiac, il y a un an.Tous les connaisseurs s’accordent à dire que c’est le plus beau monument de Québec.Le 20 septembre, les Francs-Maçons ont célébré à Rome l’usurpation de la Ville Eternelle par les hordes de Garibaldi.Pour consoler le Saint-Père des insultes qu’o» multiplie sous les fenêtres du Vatican même, les catholiques doivent prier pour le Pape et obéir fidèlement à ses ordres.C’est le 5 du courant que S.G.Mgr O.E.Mathieu a reçu la consécration épiscopale à la Basilique de Québec.L’évêque consécrateur fut Mgr l’archevêque de Québec, assisté des archevêques de Montréal et de Saint-Boniface.Nous souhaitons au premier évêque de Régina un long et fructueux règne sur l’église que le Pape lui a ordonné d’aller fonder dans l’extrême Nord-Ouest canadien.Une des plus grandes figures catholiques des temps modernes vient de disparaître: le général de Charette.Le vaillant défenseur du Pape, l’illustre zouave est décédé le 16 octobre dernier en son château de la Basse-Motte en Bretagne.Devant cette tombe du grand français et du grand catholique que fut Charette, inclinons-nous respectueusement et prions pour celui qui aima tant le Vicaire de Jésus-Christ.Nouveautés pédagogiques Au début de l’année scolaire, nous recommandons de nouveau le Manuel bE Dessin à l'usage de l’Enseignement Primaire par Gaston Quénioux.L’ouvrage est illustré de 315 gravures et de 12 planches en couleurs hors texte.Ce manuel a pour but de faciliter aux maîtres de l’enseignement primaire la direction des études élémentaires du dessin.Les exercices contenus dans le Manuel sont conformes aux instructions qui accompagnent les nouveaux programmes de dessin qw sont obligatoire, en France.Le Manuel^ de dessin est en vente chez J.P.Garneau, libraire, rue de la Fabrique, Québec.Prix : 85 cts l’unité, 95 cts franco par la poste.LE Péril de la langue française, par l’abbé C.L.Vincent, Paris.C’est un dictionnaire raisonné des principales locutions et prononciations vicieuses et des principaux néologismes.Livre admirablement bien fait et capable de rendre de constants services aux instituteurs et aux institutrices.En vente chez J.P.Garneau, Québec : Prix 65 cts.; franco 70 cts. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 186 Le recensement de 1911 A l’heure où la revue va sous presse, nous arrive le résultat du recensement du Canada.Voici le chiffre de la population par province: 1911 1901 Alberta 372,919 73 022 Colombie Anglaise 362,768 (x) 178,657 Manitoba 454,691 (x) 255,2H Nouveau-Brunswick 251,851 33I,ï20 Nouvelle-Ecosse 461,847 (x) 459 574 Ontario 2,519,902 (x) 2,182,947 Ile du Prince-Edouard 93722 103,259 Québec (x) 1,648,898 Saskatchewan •••'• 453 508 (x) 91,279 Territoires du Nord-Ouest .(x) 20,129 Yukon 27,219 Population totale du Canada 7,081,869 (x) 5,37L3i5 Nous reviendrons sur ce sujet important.(x) Incomplet.Une nouvelle Revue Africaine mensuelle Depuis le mois de juin nous avons cru devoir consacrer un certain espace aux choses africaines, et nous nous proposons de continuer.C’est une matière nouvelle,, instructive, et d’un intérêt d’autant plus louable qu’elle fera s’intéresser au prodigieux réveil qui est à s’opérer en Afrique ; de tout un continent s’ouvrant à l'a lumière de l’Evangile; de tout un monde qui va.enfin, s’asseoir au banquet de la véritable vie.Et cet intérêt, il ne faut pas qu’il soit seulement théorique, tout d’impressions ; il ne faut pas qu’il soit comme « la foi sans les œuvres.» De notre part, et dans la mesure de nos modestes ressources, cet intérêt, nous le rendrons vivant frutcueux nous en avons l’espérance.S’intéresseront aussi, nous le croyons, nos lecteurs, nos lectrices surtout, puisqu’elles possèdent l'e don précieux de la tendresse compatissante, de la constance inlassable qui trouvent un aliment de vie de persévérance, dans la profondeur, dans l’horreur même de l’infortune, de la misère à soulager.C’est donc avec bonheur que nous avons appris que les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, qu’on se plaît à nommer plutôt Sœurs Blanches se rendant aux demandes qui leur étaient faites, viennent de se décider, avec l’approbation de leurs supérieurs ecclésiastiques, de publier, chaque mois, leur Revue annuelle.Nous les remercions de cette résolution, et aussi de vouloir conserver, avec une légère modification, l’ancien titre, lequel sera: «Visite de Notre-Dame d’Afrique aux foyers Canadiens.» A notre humble avis, on ne pouvait mieux choisir.En effet, ce mot « Visite » allié au nom de la Reine du ciel.Patronne de l’Afrique, n’est-il pas dès l’abord, consolant, plein de promesses?Et, ne vaut-il pas, vraiment, qu’on s’inscrive comme abonné, rien que pour la douce impression espérée, et ressentie à l’arrivée de cette messagère africaine, apportant, pour qui le voudra, une maternelle bénédiction?Les conditions tvpographiques seront soignées; même format que celui de la Visite annuelle, q V 6; même couverture d’un joli papier glacé, couleur crème; même gravure frontispice de Notre-Dame d'Afrique dénommée: «La Nigretta'». L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 187 ti040i: ma vmL EMc veut, par une condescendance touchante, qu’on l'honore sous la couleur qui est l’emblème de la misère, de l’abjection humaines dans toute leur plénitude.L’abonnement sera au prix ordinaire, 50 sous par année; la première année commençant le premier janvier prochain, un numéro spécimen à être expédié en décembre, l’étant sans charge additionnelle.Le texte imprimé couvrira 24 pages, dès le début, avec illustrations. r 88 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Nous avons heu de croire que le contenu en sera instructif, intéressant et édifiant.La matière, sûrement, s'y prête, et nous comprenons que rien ne sera épargné pour en tirer bon parti.Au moment où l’attention se tourne d’un façon si remarquable vers l’Afrique; quand nous venons de lire cette émouvante lettre de Mgr l’Archevêque de Québec, stimulant les vocations, les aumônes, le zèle, sous toutes ses formes, pour venir en aide aux pays de missions, nous avons l’assurance que les bonnes Sœurs Missionnaires ne pouvaient mieux faire que de rendre plus fréquente, la visite de leur douce Patronne à nos chers foyers.Et qu'elles veuillent bien nous en croire;—ce ne sera pas une visite inutile.Au contraire, elle les mettra en contact avec nombre de personnes qui seront heureuses de prendre part à leur apostolat, dès qu’elles en connaîtront le mérite; elle accroîtra la sympathie de plusieurs qui s’y intéressent déjà; elle augmentera le nombre des aspirantes à l'humble et inestimable honneur d'aller panser d’aller guérir les plaies multiples de l’Afrique malheureuse; elle procurera des secours en abondance, espérons-le, afin de maintenir, d’augmenter leurs œuvres grandissantes, œuvres très vastes déjà, et pourtant si limitées, quand l’on songe qu’elles devraient couvrir de leurs bienfaits inestimables, l’Algérie, la Tunisie, le Sahara, le Soudan, et l’Afrique équatoriale;—territoires égaux aux 4/5 de la Puissance du Canada;— œuvres si insuffisantes, il semble, quand l’on réfléchit qu’il leur faudrait, pour accomplir la tâche très laborieuse qui incombe: soulager d’innombrables misères; travailler au salut de vingt millions d’êtres humains, sinon davantage.* * * Mais si les Sœurs missionnaires prodiguent leur dévouement, leur vie même, que devons-nous faire pour les seconder?Une chose très facile: procurer à leur Revue des abonnés en abondance, et pour cela, il suffit d’un peu de bonne volonté.Puissent ceux, qui hésiteraient à donner un concours généreux, réfléchirent aux placements merveilleux qui s’offrent; considérer un instant si les méprisant, ils ne laisseraient pas de côté la « perle cachée » pour s’en tenir à la bagatelle ; lâchant, chose plus fréquente que l’on ne croit, pour employer une comparaison familière, « la proie pour l’ombre ».Qu’on le veuille ou non, cette conclusion est inévitable, puisque procurer des abonnements, c’est créer pour les missions, les ressources nécessaires; c’est provoquer les dons; c’est contribuer à multiplier les vocations; c’est devenir coopérateurs de toutes ces œuvres; dans ce qu’elles feront germer et croître; dans ce qu’elles feront fleurir et fructifier ! En un mot, pour le grand nombre et dans la mesure du possible, c’est se faire missionnaire; c’est se mettre à même de réclamer tout le bénéfice de cette parole qui, méditée, ferait surgir des millions : « Celui qui aide î’apôtre.recevra le salaire de l’apôtre ! » Alors, très ingrats pour les biens sans nombre que leur procure la civilisation et le Christianisme, peu soucieux de leurs intérêts les plus chers, ceux qui resteraient « endurcis dans leur cœur.» Et nous faisons un spécial, un très pressant appel aux institutrices qui nous lisent.La carrière modeste mais honorable qu’elles ont embrassée, bien remplie, est non-seulement une source de grands mérites, mais encore une bonne école de dévouement.L’acceptation généreuse et chrétienne du sacrifice, attendrit le cœur, le dispose à la compassion, aux œuvres bonnes aux œuvres de vie.Aussi quand soutenues par l’idée de fournir une carrière laborieuse et utile; ne recevant qu’un faible salaire, et peu de satisfactions terrestres; après avoir pratiqué le renoncement pendant des années, puisant dans la foi, dans l’espérance chrétiennes, le courage, le bon vouloir requis pour accomplir sans faiblesse la tâche quotidienne; réfléchissant aux résultats immenses que peut amener leur collabora- RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 189 tion, n’est-il pas probable, n’est-il pas certain que beaucoup de ces âmes généreuses sauront répondre avec promptitude et constance, à ce pressant appel ?Qu’elles veuillent bien ne pas l'oublier: toutes les grandes oeuvres de miséricorde se fondent plus par le dévouement, par l’humble concours, que par le capital.C’est la loi providentielle : la charité chrétienne leur est une base plus solide, plus fructueuse, que tous les millions de la terre.L,es Petites Sœurs des Pauvres qui abritent, nourrissent et consolent des milliers de vieillards; L’CEuvre de la Propagation de la foi, qui contribue dans une si large mesure à la diffusion de l’Evangile, furent fondées par deux humbles filles: Jeanne Jugan, et Pauline Jaricot, sans argent, sans protection humaine, notable.Et combien d’autres, même au Canada, ne pourrions-nous pas citer ! Que personne ne néglige l’appui qu’il peut donner; vingt abonnements, dix abonnements, un abonnement même ne sont pas à négliger.Après quelques années, qui pourra calculer tout le bien dont ils auront été la source?Dans ces œuvres, aucune bonne semence n’est inutile, et souvent, la parabole du grain de senevé se répète.Alors, ne devrait-il pas être facile de recruter par centaines, nous voudrions dire, par milliers, les zélatrices requises pour créer cette ressource nouvelle?La compassion humaine et chrétienne, l’esprit de religion, s’unissent pour plaider la cause des Missions, et ce qui est mieux, pour la gagner.Puis, ce qui ajoute encore à ces raisons, il s’agit de s'unir à des Sœurs en apostolat.En effet, ne sont-ils pas apostoliques, les deux enseignements?celui, aux Civilisés, celui, aux Idolâtres?Et qui peut dire que le premier, dans les conditions requises, n’est pas, par ses résultats bénis, l’égal du deuxième?L’un, aidé d’un miracle de la grâce, arrache le païen, aux horreurs de l’idolâtrie, pour lui faire accepter la loi évangélique; l’autre, aux Baptisés souvent indifférents au bienfait inestimable qu’ils reçurent, enseigne à chérir cette loi ; à ne point s’y soustraire Cette preuve de dévouement que nous demandons aujourd’hui avec instance, mû par un vif désir de favoriser les missions et de bien conseiller tout le corps enseignant.qui nous intéresse à tant de titres c’est la contribution d’un apostolat en faveur d’un autre apostolat, pour lui procurer les ressources essentielles à nombre de ses œuvres; et pour augmenter la propagande qui stimulera les volontés généreuses.Et si notre voix est entendue, si cette humble semence germe et fructifie, la contribution de nos institutrices à l’Apostolat africain sera grande, sera complète, puisqu’elles possèdent déjà l’insigne honneur de fournir, à elles seules, au Canada, presque autant de Sœurs missionnaires que toutes les autres classes réunies.Qu’on nous permette de citer ici, d’émouvantes paroles du Cardinal Lavi-gerie, aux dames de France, pour les intéresser à ses fondations, à ses nombreux travaux.Ces paroles produisirent des merveilles.Et nous nous demandons, pourquoi cette semence divine aurait-elle moindre chance de faire pousser en terre canadienne une abondante moisson?Mais, afin que cette moisson soit substantielle, afin qu’elle soit digne de notre Nouvelle-France, il faut que, nombreuses, il faut que, dévouées, soient les personnes qui s’emploieront à la préparer.Nous répétons l’appel que nous faisions dès le début, l’appel à toutes les femmes, sans exception.En bonnes œuvres comme en toutes choses, la force vient de l’union; c’est la volonté ferme, persévérante qui est le levier irrésistible.Et nous adressant à tant de jeunes filles, heureuses de vivre, disposant de loisirs et de bonne volonté, nous disons, confiant; mais ne contribuerez-vous pas quelque peu à pousser les abonnements à cette «Visite de Notre-Dame?» Avec l’influence facilement acceptée d’ordinaire, souvent aimée, qui est la vôtre, comme cette petite croisade vous serait facile ; comme elle serait fructueuse ! Mais, oui, vous songerez à ce que représenterait dans quelques années, ces moissons futures ces moissons bénies, qui seraient le fruit de cette petite propagande, si modeste, soit-elle?Enchantées par les perspectives, si votre imagination s’y attarde, par les ré- 190 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE sultats espérés par les résultats certains, vous vous plairez à accroître ce « capital immortel, » avec la même aroeur que l'avare met à augmenter son trésor.Alors, quelle avarice originale, quelle avarice précieuse sera la vôtre ! Et digne de louanges, de récompenses éternelles ! Et, à vous toutes, mères, filles, sœurs, épouses, permettez que nous disions encore : « Vous avez, sûrement, des grâces à solliciter, des blessures à guérir des êtres chers à orienter, à protéger ; pourquoi ne confieriez-vous pas à Notre-Dame d’Afrique, vos soucis douloureux, vos intentions pieuses, vos plus ardents désirs?Pourquoi ne pas toucher son cœur en faisant quelque bien à ses pauvres Noirs?Sur le sol africain, l’on croit son pouvoir très-grand, irrésistible ; l’on mentionne d’Elle, de beaux et frappants miracles, accomplis, comme avec une prédilection visible, dans l’humble cabane de roseaux.N’est-il pas évident que son culte est voulu par Dieu, en Amérique?Ne s’ensuit-il pas de notre part, un double devoir, de confiance et de générosité?Alors pourquoi ne pas nous assurer sa protection puissante?Nous extrayons la citation mentionnée plus haut et les lignes qui la suivent, de la brochure, « L’Apostolat en Afrique » : «Mesdames, dans nos anciennes armées celles qui ont fait la France; ceux qui « ne pouvaient partir pour la défense de la patrie, avaient le droit d’envoyer un « soldat à leur place, à la condition de pourvoir à son entretien.Faites-en autant, « Mesdames, pour cette armée généreuse de l’Apostolat.Mettez-y vos rempla-« çantes, en faisant les frais de l’entretien d’une Sœur.C’est ainsi que vous pourrez «répondre au Souverain Juge: «Seigneur, je n’ai pu me rendre où vous souffriez, « où vous étiez esclave, où vous aviez faim et soif, mais une autre a tenu ma place, « envoyée et sustentée par moi.Et alors vous entendrez la parole de la bénédiction «et de la récompense: Venez, les bénis de mon Père, posséder le royaume que votre « charité vous a préparé.» « Aux femmes qui ne pourraient assumer le coût entier de l’entretien d’une Sœur, il resterait nombre d’autres œuvres exigeant des contributions moindres, même minimes, qui, faites avec bon vouloir et générosité n’en seraient pas moins méritoires.« Au moyen âge, quand l’on fondait une cloche, les chrétiens de ces temps de foi, se faisaient un devoir, un très grand honneur de venir jeter dans la fournaise ardente, des bijoux précieux, afin d’avoir quelque chose d’eux-mêmes dans cette voix de la cloche destinée à prier et à chanter, parfois durant des siècles.« L’œuvre d’évangélisation et de civilisation, qui s’opère actuellement en Afrique, est infiniment plus grande que la fonte d’une cloche d’église, quelque pieuse et belle qu’elle puisse être.Pourquoi, Mesdames, quand il est si aisé, ne pas vous mettre de part et, aussi largement que possible, dans cet apostolat d’abondantes bénédictions?UNE CANADIENNE.Et se rencontrent tous les éléments essentiels pour faire de cette contribution, de cette aide, plutôt, que nous réclamons aujourd’hui, une aumône parfaite, véritablement apostolique; ressources pécuniaires immédiates assurées; propagande immense, par la circulation de cette Revue, qui s’en ira suggérer ça et là, de pieuses prières, de généreux dons, des vocations de missionnaires.* * * Les auteurs de cette brochure: «Pour les Missions, L’Apostolat en Afrique,» ont cru louable de venir encore, si nécessaire, augmenter le zèle, en offrant l’avantage de mérites infinis, par les messes qui seront dites.Ils ont donc, avec la bienveillante permission de Mgr l’archevêque de Québec, fondé pour le bénéfice des zélateurs, des zélatrices qui prendront part à la diffusion de cette Revue africaine, et des abonnés, vingt-quatre messes basses, à être dites, RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 191 chaque année, durant cinq ans, tous les mois; douse au Postulat des Sœurs Blanches, .à Quebec, et douze à la Maison St-Charles, près Alger.ils ont aussi ajouté de faibles attraits terrestres sous l'a forme qui suit: r-; Une petite rachetée, Primas iêt
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