L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 mars 1939, Mars - Juin
L’Enseignement Primaire (NOUVELLE SÉRIE) Bulletin officiel du Département de l’Instruction Publique Mars Avril Mai Juin 1939 SOMMAIRE : Pages I.— Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique : Procès-verbal de la session de mai 1939.88 IL — Nominations 129 III.— Avis aux candidats à la pecteur d’écoles.charge d’ins-.“.129-130 IV.— Cours d’agriculture pendant les vacances d’été 1939.130-131 V.— Cours de chant et de solfège.131 VI.— Relativement à l’admission à l’école des enfants de 5 à 7 ans.131 VIL — Cinémathèque .132 VIII.— École normale Jacques-Cartier, section anglaise.132 IX.•— Nouveau programme des écoles primaires supérieures de garçons.132 X.— Nouveau programme des High Schools catholiques .132 XL — Modifications à la loi de l’Instruction publique .133 No HH Vol.Il QUEBEC COMITÉ CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE PROCÈS-VERBAL DE LA SESSION DU 10 MAI 1939 Cette session a lieu dans la salle du Comité des Bills privés du Conseil législatif, Hôtel du Gouvernement, Québec.SÉANCE DE L'AVANT-MIDI Sont présents : — L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, 'président ; Son Éminence le Cardinal Villeneuve, o.m.i., archevêque de Québec; Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal; Son Excellence Monseigneur Forbes, archevêque d’Ottawa; Son Excellence Monseigneur Limoges, évêque de Mont-Laurier; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé; Son Excellence Monseigneur Desran-leau, évêque coadjuteur de Sherbrooke; Son Excellence Monseigneur Rhéau-me, o.m.i., évêque de Haileybury; Son Excellence Monseigneur Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Vallevfield; Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières; Son Excellence Monseigneur Courchesne, évêque de Rimouski ; Son Excellence Monseigneur Papineau, évêque de Joliette; Son Excellence Monseigneur Lamarche.évêque de Chicoutimi; Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean; Son Excellence Monseigneur Nelligan, évêque de Pembroke, Ont.; Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Nicolet; l’honorable Sénateur Jules-Édouard Prévost, l’honorable juge H.-A.Fortier, l’honorable Hector Champagne, C.L., Monsieur J.-P.Labarre, Monsieur Antonio Perrault, C.R., Monsieur Victor Doré, Monsieur Hector Perrier, Monsieur Jos.-A.Trudel, N.P., Monsieur Michæl McManus et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Un message de Monseigneur Labrie, vicaire apostolique du Golfe St-Lau-rent, informe Monsieur le Surintendant que son Excellence est retenue à Rimouski par une indisposition.À neuf heures et demie, Monsieur le Surintendant déclare la séance ouverte et invite Son Éminence le Cardinal à réciter la prière.1.— PROCÈS-VERBAL DE LA DERNIÈRE SESSION Le procès-verbal de la session du 8 février 1939 est adopté sans amendement.2.—RAPPORT DE LA COMMISSION DES PROGRAMMES ET DES MANUELS Cette Commission s’est réunie le 9 mai courant pour examiner les manuels soumis à l’approbation du Comité catholique. L’Enseignement Primaire 89 Étaient présents : — Son Excellence Monseigneur Forbes, archevêque d’Ottawa, président; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Valleyfield : Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières ; Son Excellence Monseigneur Nelligan, évêque de Pembroke ; l’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique ; l’honorable Hector Champagne, C.L., Monsieur le Sénateur Jules-Édouard Prévost, Monsieur J.-P.Labarre et Monsieur B.-O.Filteau, sec7'étaire.I.— Ouvrages soumis et décisions prises : ?) “Le Chant à l’École” — 4e et 5e années -—- livre de l’élève — par les révérendes Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.— Approuvé.?) “Sténographie Gregg” -—- 2e édition — par le révérend Père R.-J.Séné-cal, o.m.i.—- Décision différée parce que cet ouvrage n’a pas été adressé à chacun des membres, tel qu’exigé par les règlements.c) “Études graduées de vitesse en sténographie Gregg”, par Frances A.Lippman.— Même décision.d) “Connaissances Scientifiques Usuelles” — 2e et 3e années-—-livre de l’élève —- par les révérendes Sœurs de Sainte-Anne, de Lachine.— Approuvé pour le maître.e ) “Connaissances Scientifiques Usuelles” — 4e et 5e années — livre de l’élève — par les révérendes Sœurs de Sainte-Anne, de Lachine.— Approuvé pour le maître.f ) “Connaissances Scientifiques Usuelles” — 6e et 7e années — livre de l’élève — par les révérendes Sœurs de Sainte-Anne, de Lachine.— Approuvé pour l’élève.g) “Connaissances Scientifiques Usuelles” —- 8e et 9e années — livre de l’élève — par les révérendes Sœurs de Sainte-Anne, de Lachine.— Approuvé pour l’élève.7î) “La Calligraphie à l’École primaire” — lère et 2e années — par J.-B.Chartrand, I.E.— La Commission croit devoir maintenir sa décision du 5 mai 1937.i ) “La Calligraphie à l’École primaire” — 3e et 4e années — par J.-B.Chartrand, I.E.— Même décision.j ) “La Calligraphie à l’École primaire” — 5e, 6e, 7e et 8e années — par J.-B.Chartrand, I.E.— La Commission croit devoir maintenir sa décision du 5 mai 1937.k) “Série de Manuels de lecture” — 2®, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8® et 9e années—par les révérends Frères des Écoles Chrétiennes.— La Commission estime que cette série pourrait facilement être améliorée, si les révérends Frères voulaient bien tenir compte des observations communiquées au Comité catholique.C’est pourquoi elle croit devoir différer sa décision.I ) “The Open Door Language Series” — Grades 3, 4, 5, 6, 7 and 8 — by P.A.G.Clark.— Approuvée.m ) “New Geography” — Canadian Edition — by A.E.Frye et I.Gammell — Approuvée.n) “Manuel d’Enseignement Rural” — 6e et 7e années — livre de l’élève — par les révérends Frères Maristes.— La Commission ne croit pas devoir recommander cet ouvrage sous sa forme actuelle de questions et de réponses! 90 L’Enseignement Primaire o) “Manuel de lecture” —- lère année — par les révérendes Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.— Décision différée avec prière de tenir compte des observations communiquées à la Commission par le secrétaire.n) “Série de Manuels de lecture” — 2c, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e et 9e années—par les révérendes Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.— Approuvée.q) “Répartition Mensuelle du Programme” : 1ère, 2S et 3e années, 4e, 5e et 6e années, 7e, 8e et 9e années, par les révérends Frères de l’Instruction Chrétienne.— La Commission autorise l’emploi de cet ouvrage pour un an et prie MM.les Inspecteurs de bien vouloir noter les résultats obtenus et indiquer, s’il y a lieu, les modifications à faire.r) “L’Anglais rendu facile” — premier livre — à l’usage des 5e, 6e et 7® années — par W.-L.Patenaude.— Approuvé.s ) “L’Anglais rendu facile” -— deuxième livre — à l’usage des 8e et 9e années —- par W.-L.Patenaude.-— Approuvé.II.— Programme des écoles primaires supérieures — La Commission reçoit le rapport de la Sous-Commission chargée de reviser le programme des écoles primaires supérieures.Texte de ce rapport : La sous-commission du programme est formée de monsieur J.-P.Labarre, membre du Comité catholique, président ; de MM.Victor Doré et J.-A.Trudel, membres du Comité catholique ; de Monsieur C.-J.Miller, inspecteur général des écoles primaires de la province ; de M.l’abbé J.-O.Maurice, commissaire des écoles catholiques de Montréal ; du révérend Père Alphonse deGrandpré, supérieur du Collège de Joliette ; du révérend Frère Anatole, c.s.c., représentant tous deux les communautés religieuses d’hommes ; des révérendes Sœurs Sainte-Théophanie, directrice des études chez les Dames de la Congrégation, et François-Marie, directrice des études chez les Sœurs des SS.Noms-de-Jésus-et-de-Marie, représentant toutes deux les communautés religieuses de femmes ; de M.F.-C.Piédalue, directeur général des études des écoles catholiques de Montréal ; de Monsieur Gérard Morisset, directeur de l’enseignement du dessin, et de M.Roméo Desjardins, secrétaire.Tous les membres de la sous-commission ont été présents à toutes les séances, sauf une ou deux exceptions.À la réunion du 5 octobre 1938, les membres du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, répondant à une demande de direction plus précise de la part de la sous-commission au sujet de la bifurcation après la 10e ou la 9e et d’un cours supérieur de quatre ans, décidaient : 1°.que le cours de l’école primaire supérieure serait de trois ans jusqu’à nouvel ordre ; 2°.que la bifurcation vers la section commerciale et la section industrielle continuerait de se faire après la 10e année (ancienne appellation).En conséquence, la sous-commission du programme des classes primaires supérieures a préparé un projet de programme conformément à cette décision.Elle a tenu, depuis octobre 1938, onze réunions d’étude et de travail, aux bureaux de J.a Commission des Écoles catholiques de Montréal, le 24 octobre 1938, les 14, 21 et 28 novembre 1938, le 21 décembre 1938, les 18 et 30 janvier, 13 février, 27 mars, 3 avril et 19 avril 1939, et elle a l’honneur de soumettre le rapport suivant : Un projet de programme pour les classes de 9e, de 10e et de 11e année (ancienne appellation) a été préparé par cette sous-commission et, au commencement de mars, envoyé pour examen aux inspecteurs d’écoles, aux provinciaux des communautés religieuses, aux directeurs des écoles normales, aux directeurs des écoles primaires supérieures, les priant de faire parvenir leurs observations au secrétaire de ladite sous-commission. L’Enseignement Primaire 91 La plupart ont répondu sans délai, après avoir fait étudier le programme des diverses matières par les spécialistes qui les enseignent : prêtres, religieux et laïques.D’autres ne se sont pas crus en état de répondre à la demande de la sous-commission, vu le peu de temps à leur disposition et ont réclamé un plus long délai pour ce faire.À sa réunion du 19 avril, la sous-commission entend le Révérend Frère Denis-Antoine, directeur de l’École supérieure Saint-Stanislas.Le Révérend Frère soumet respectueusement qu’il représente aussi les autres directeurs des écoles primaires supérieures de Montréal.Il demande en leur nom que la bifurcation se fasse après la 10e année (nouvelle appellation), et il expose deux projets d’emploi du temps pour les classes de 9e, 10e et 11e années, l’un pour le cas où la bifurcation se ferait suivant sa demande, l’autre pour le cas où la bifurcation continuerait de se faire après la dixième (ancienne appellation).En ce dernier cas, le Révérend Frère admet que le projet actuel de programme, à peu près tel qu’il est préparé, peut êt*e mis à l’essai.La sous-commission informe le Révérend Frère Denis-Antoine que la question de la bifurcation des classes a été décidée par le Comité catholique à qui il appartient de remettre cette question à l’étude, s’il le juge à propos.Et après délibération, Cette sous-commission est d’avis que le projet de programme préparé devrait être mis à l’essai pendant un certain laps de temps avant d’être recommandé pour adoption définitive.Cette épreuve permettrait d’en découvrir les points à améliorer pour le rendre le plus efficace possible et applicable dans toutes les écoles primaires supérieures.Elle recommande donc que ce projet de programme soit mis en vigueur pendant l’année scolaire 1939-1940, que toutes les écoles primaires supérieures en fassent un essai loyal et qu’elles le suivent d^aussi près que possible durant la prochaine année scolaire.De plus, la sous-commission demande d’être maintenue en fonction aux fins suivantes : 1°.parfaire son travail, recevoir et examiner les observations qui lui seront adressées et mettre ledit projet au point pour qu’il soit ensuite approuvé définitivement au mois de mai 1940, si possible ; 2°.préparer un programme pour les classes primaires supérieures de filles, le présent projet n’étant préparé que pour les classes de garçons.La sous-commission remercie très cordialement la Commission des Écoles catholiques de Montréal de la gracieuse hospitalité que celle-ci a bien voulu lui accorder dans ses salles de délibérations.Le Président, (Signé) J.-P.Labarre.Le Secrétaire, (Signé) Roméo Des jardins.24 avril 1939.La Commission prend aussi connaissance du mémoire suivant soumis par les direc-teurs des écoles primaires supérieures de la Province : Honorable Cyrille Delâge, Surintendant du Conseil de l’Instruction Publique, Québec.Honorable, Nous prenons la liberté de vous exprimer notre opinion concernant la révision du programme des Écoles Primaires Supérieures.Nous acceptons de faire un essai 92 L’Enseignement Primaire loyal du nouveau programme, mais la répartition en rend l’application très difficile, sinon impossible.Il nous faudrait enseigner concurremment dix-sept matières pendant les trois années du cours : dix matières n’ont qu’un cours par semaine ou l’équivalent ; cinq en ont deux ; le français et l’anglais seuls en ont davantage.Une telle dispersion des efforts des élèves rend impossible le travail en profondeur et donne forcément des résultats superficiels.De plus, l’épiscopat nous demande d’initier nos jeunes gens à la doctrine et à la pratique de l’Action catholique pour préparer des apôtres laïcs; or, il n’y a rien de prévu à l’horaire à cet effet.Dans le passé, nous prenions sur le temps du français ; mais le nombre de cours ayant été diminué, nous ne pouvons plus le faire.Nous demandons la bifurcation après la neuvième année actuelle et cela pour les raisons suivantes : nous croyons qu’il faut deux ans pour une bonne préparation commerciale ; plusieurs nous quittent après la neuvième année pour aller étudier dans les “collèges commerciaux”; actuellement, nos élèves n’ont pas la rapidité nécessaire en sténographie et en dactylographie et leurs connaissances commerciales sont insuffisantes.Au cours de la neuvième année, bon nombre d’élèves constatent qu’ils n’ont point d’aptitude ou de goût pour les mathématiques et les sciences ; d’autres sont forcés d’aller au plus tôt gagner leur pain.Tous ces étudiants gagneraient à orienter immédiatement leurs efforts vers la préparation commerciale, tout en gardant le même programme pour la religion, le français et l’anglais.De plus, ils cesseraient d’être un poids lourd qu’il faut traîner en dixième année au détriment de ceux qui veulent véritablement étudier les mathématiques et les sciences.Nous désirons finir la géographie et l’histoire générale en neuvième année, et les sciences naturelles en dixième année, pour décongestionner un peu le programme.Nous proposons la répartition suivante : Neuvième axxée Religion.Français.Anglais.Algèbre.Sciences.Géographie.Histoire générale Dessin.Étude .3 cours 6 5 5 5 5 (4 mois) 5 (6 mois) 1 5 heures 10e ANNÉE COMMERCIALE 10e ANNÉE SCIENTIFIQUE Religion .3 cours Français.6 Anglais.5 Mathématiques comm.2 Géographie comm.2 Histoire du Canada.3 Comptabilité.4 Sténo - Dactylo.4 Dessin.1 Étude.5 heures Religion .Français.Anglais.Géométrie.Sciences.Comptabilité.Dactylographie Dessin.Etude.3 cours 6 5 4 5 4 0 1 5 heures 93 L’Enseignement Primaire 11e ANNÉE COMMERCIALE 11e ANNÉE SCIENTIFIQUE Religion 3 cours Religion 3 cours Français 6 Français .5 Anglais 5 Anglais 5 Comptabilité : Mathématiques .6 Droit commercial et Pra- Sciences 5 tique des Affaires S Histoire du Canada .3 Mathématiques comm 2 Dactylographie 2 Sténo - Dactylo 5 Dessin .i Économie politique Étude 1 5 heures Étude 5 heures Remarque : Culture physique pendant l’étude.Chaque année nous laissons deux cours par semaine pour l’Apologétique et la Philosophie ; nous ajoutons un cours pour l’Action catholique.NEUVIÈME ANNÉE Français : Six cours.Anglais Cinq cours.Mathématiques : Nous ne mettons que de l’algèbre, étant persuadés que l’élève qui en a 5 cours par semaine, pendant un an, (s’il a un peu d’aptitude pour les mathématiques), n’éprouvera pas de difficultés sérieuses en géométrie l’année suivante.Il sera facile de voir le programme de 9e et de 10e année, et de le faire apprendre réellement.L’arithmétique est renvoyée au cours commercial.Sciences : Quatre cours de physique par semaine permettront de voir le programme de 9e et de 10e année, moins l’optique qui sera renvoyée à la 11e année.Pour ceux qui prennent le cours commercial, il est avantageux de savoir plus de physique que d’avoir quelques notions de physique et de chimie.Sc.Naturelles : Un cours par semaine permettra de voir le programme d’hygiène et d’anatomie.Géographie : Avec cinq cours par semaine pendant quatre mois, nous pouvons voir le programme en entier.Histoire Ancienne : Cinq cours par semaine pendant le reste de l’année suffiront pour préparer l’examen final.DIXIÈME ANNÉE SCIENTIFIQUE Géométrie : Quatre cours de géométrie par semaine permettront non seulement d’étudier les théorèmes, mais d’en faire l’application sur un bon nombre de problèmes.Sciences : Quatre cours par semaine suffiront pour voir le programme de chimie de 9e année et de 10e année.Un cours de science naturelle permettra de voir le programme et de passer l’examen final.Comptabilité : Nous mettons quatre cours de comptabilité en 10e année scientifique plutôt que 2 en 9e et en 10e années.Dactylographie : Deux cours, mais pas de sténographie.La dactylographie demande beaucoup de pratique ; nous croyons obtenir ainsi un meilleur rendement.Le besoin de la dactylographie est beaucoup plus grand que celui de la sténographie.ONZIÈME ANNÉE SCIENTIFIQUE Mathématiques : Ajouter les fonctions du 1er et du 2e degrés, et les fonctions homographes.Six cours par semaine.Il est impossible d’apprendre le programme de mathématiques de 11e année avec cinq cours par semaine. 94 L’Enseignement Primaire Sciences : L’optique est ajoutée au programme de physique de 11e année.Les sciences naturelles sont supprimées.Histoire du Canada : Le programme en entier ; trois cours par semaine.DIXIÈME ANNÉE COMMERCIALE Religion : Même chose qu’en 10e scientifique.Français : idem Anglais : idem Comptabilité : idem Mathématiques : Arithmétique : deux cours par semaine.Programme de 9e et 10e années.Histoire du Canada : Trois cours par semaine ; le programme en entier.Examen final.Géographie commerciale: Examen final de géographie commerciale.ONZIÈME ANNÉE COMMERCIALE Religion : Trois cours.Français : Six cours.Anglais : Cinq cours.Sténographie - Dactylographie : Cinq cours.Dessin : Cours supprimé.Depuis dix ans que les Écoles Supérieures existent, nous n’avons pas vu un seul cas où nos élèves du cours commercial aient souffert sous le rapport du dessin.Voilà, Monsieur le Surintendant, les demandes que nous croyons devoir formuler pour faciliter la mise à l’essai du programme révisé.Veuillez agréer, Monsieur le Surintendant, nos hommages les plus respectueux.Vos dévoués serviteurs, f.Denis-Antoine, I.C., École sup.St-Stanislas, Montréal.Jean Tremblay, Ecole sup.Le Plateau, Montréal.H.Paquette, c.s.v., École sup.Saint-Viateur.Montréal.Frère André, École sup.Saint-Henri, Montréal.Charles Denhez, École De-Lévis, Montréal.Frère Josaphat, École sup.Richard, Verdun.Frère Augustin, École sup.Chomedey de Maisonneuve, f.Honorât, s.c., Collège Roussin, Pte-aux-Trembles.Frère Gabriel, Académie Piché, Lachine.J.-R.Bourdon, c.s.v., École sup.Querbes, Outremont.Frère Stanislas, Académie De LaSalle, Trois-Rivières, f.Victor, École sup.de ITmm.C., Shawinigan.f.Alphonse Rodriguy, dir.de l’école industrielle de La Grand’Mère.f.Maurèle, E.C., École sup.St-Jean-Baptiste, Québec, f.Henri-Étienne, mariste, École sup.St-Malo, Québec, f.Médéric, I.C., École sup.Montcalm, Québec.Après délibération, il est proposé par l’honorable Sénateur Jules-Edouard Prévost et adopté à l’unanimité que le nouveau programme soit approuvé et mis à l’essai pour une année.(1) III.— PROGRAMME DES ÉCOLES PRIMAIRES SUPÉRIEURES ANGLAISES (High Schools) La Commission prend aussi communication d’un nouveau programme des High Schools catholiques préparé par le sous-comité nommé à cette fin ainsi que de la liste des manuels soumis pour les mêmes écoles et recommande le tout à l’approbation du Comité catholique.(2) (1) Ce programme sera publié dans une brochure spéciale intitulée “Programme des Écoles primaires supérieures de la Province de Québec”.(2) Ce programme paraîtra bientôt sous forme de brochure spéciale intitulée “Programme of Studies for the English speaking Catholic High Schools of the Province of Quebec”. L’Enseignement Primaire 95 Et la séance est ajournée.(Signé) B.-O.Filteatt, (Signé) Guillaume Forbes, arch.d’Ottawa, Secrétaire.Président.Ce rapport donne lieu à une importante discussion à la suite de laquelle le Comité prend les décisions suivantes: a) Il est proposé par Monsieur le Juge Adélard Fortier appuyé par Monsieur le Sénateur J.-E.Prévost et résolu à l’unanimité que le rapport ci-dessus soit adopté mais que la sous-Commission qui a préparé le programme des écoles primaires supérieures françaises soit priée d’étudier de nouveau l’opportunité de faire commencer la spécialisation avant la douzième année.b) Il est proposé par Monsieur J.-P.Labarre appuyé par Monsieur le Juge Adélard Fortier et approuvé à l’unanimité que Son Excellence Monseigneur Comtois fasse partie de la sous-Commission chargée de la revision du programme des écoles primaires supérieures.c) Il est aussi résolu sur proposition de Monsieur J.-P.Labarre que Monsieur Michael McManus soit nommé membre de la Commission des Programmes et des Manuels.3.— RAPPORT DE LA COMMISSION DE COORDINATION ET D'EXAMENS 28 AVRIL 1939 Étaient présents : Son Éminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, président; Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque de Montréal; Son Excellence Monseigneur Papineau, évêque de Joliette : Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean ; Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Nico-let ; l’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique; le Révérend Père A.deGrandpré, c.s.v., le Révérend Père Alcantara, o.f.m., Monsieur Hector Perrier, C.R., Monsieur J.-P.Labarre, Monsieur J.-A.Trudel, N.P., Monsieur M.McManus, et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la réunion du 15 avril 1939 et la Commission reprend successivement l’étude des différentes questions qui en font l'objet.1.— Établissement d'un office de recherches pédagogiques.— Son Excellence Monseigneur Gauthier soumet à la Commission quelques remarques.Son Excellence s’excuse de n’avoir pu assister à la réunion du 15 avril.Par suite d’une inattention qui lui a fait lire un peu rapidement l’avis de.convocation, Monseigneur s’est rendu au Palais de Justice de Montréal où les dernières réunions ont eu lieu, au lieu de se rendre à Québec.Eût-il été présent, il aurait exprimé, au sujet de la décision présente prise par la Commission, les mêmes réserves qu’aujourd’hui.Son Excellence se demande tout d’abord : 2 1) Si nous répondons bien à l’attente du Comité catholique.Il y a déjà deux ans que le Comité est saisi de cette question.Il s’est fait peu à peu à l’idée que nous aurions au sein du Département de l’Instruction publique une Commission pédagogi- 96 L’Enseignement Primaire que, composée de trois ou cinq membres et à laquelle il pourrait confier Tétude des questions techniques qui intéressent l’enseignement primaire.On lui présente aujourd’hui un organisme chétif et tout à fait insuffisant.Il y a lieu de douter qu’il soit satisfait.2) Voici un organisme insuffisant.Les considérants de la résolution sont parfaits.Les fonctions du directeur sont indiquées d’une façon presque complète.Où trouvera-t-on jamais un homme capable de faire seul honneur à une pareille tâche?Et la résolution ne parle pas de la besogne la plus pressante qui s’impose: arrêter au plus tôt et d’une manière à peu près définitive le programme de l’enseignement primaire dans notre Province, aider notre personnel enseignant dans la répartition mensuelle des matières, et d’autres questions connexes.3) Il y a même danger à laisser se créer un pareil organisme.Nous courons le risque de ne jamais aller plus loin.L’expérience démontre qu’une solution de ce genre occupe toute la place et pour longtemps.4) Nous nous exposons à donner le change sur notre organisation scolaire.À l’étranger et autour de nous il y a, dans les départements d’instruction publique une section pédagogique composée de cinq ou six personnes du métier.Avec notre mesure nous nous donnons l’air de parents bien pauvres.Mieux vaudrait ne rien faire.Au reste, une véritable Commission pédagogique s’impose de toute façon.Que l’on pense à la somme d’ouvrage que doivent abattre de nos jours les officiers du Département.Ne leur demandons pas l’impossible.Le Département n’est plus ce qu’il était il y a vingt ans.Le développement de l'enseignement a constamment ajouté à sa besogne et le contraint à une tâche administrative de plus en plus considérable.5) Le Comité catholique lui-même comme le Département doit avoir à son service une Commission qui l’aide à contrôler avec promptitude, esprit de suite, et jusque dans ses détails, l’organisation de notre enseignement primaire.Sa tâche serait singulièrement simplifiée.6) Son Excellence ajoute que cette Commission devrait être composée de cinq membres au moins, sous l’autorité du Comité catholique et la direction immédiate du Surintendant.Aux fonctions énumérées dans la résolution, il faudrait ajouter les questions de programmes scolaires.7) Reste la question financière.L’on pourrait représenter à l’honorable Secrétaire Provincial que la dépense serait amplement compensée par les résultats.Ce système permettrait également de réaliser des économies qui devraient en grande partie payer la dépense.Après discussion, la Commission prie Son Excellence Monseigneur Gauthier de rencontrer l’honorable Secrétaire Provincial et de s’assurer de ses intentions.2.— Revue pédagogique.— Son Excellence Monseigneur Gauthier soumet aussi une proposition de Monsieur Achard relativement à la revue dont il est le directeur-propriétaire.Cette proposition est contenue dans la lettre suivante : La Librairie Générale Canadienne Montréal, le 7 avril 1939.A Son Excellence Monseigneur Georges Gauthier, Archevêque de Tarona, Coadjuteur de Montréal, Palais de l’Archevêché, Montréal.Monseigneur, Pour faire suite à la bienveillante entrevue que vous avez bien voulu m’accorder, je déclare que je suis prêt à céder la propriété de ma revue l’ÉCOLE PRIMAIRE au Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, aux conditions suivantes : L’Enseignement Primaire 97 1° — J’en demeurerai, ma vie durant, le directeur, l’administrateur et l’usufruitier responsable.2°—J’en assumerai également la rédaction sous le contrôle général du comité spécial nommé à cet effet.3° —A ma mort, la revue tombera de plein droit et sans frais au Comité catholique qui verra à lui donner une nouvelle direction.Croyez en particulier, Monseigneur, qu’il me sera toujours agréable, à titre de diocésain et d’employé du Comité catholique, d’accepter les suggestions que vous voudrez bien me faire pour la bonne marche de la revue.C’est dans ces sentiments que je me dis, Monseigneur, De Votre Excellence, Le très humble et obéissant, (Signé) Eugène Achaed, directeur.Après délibération, la Commission décide de ne pas se prononcer avant d’avoir des informations plus précises sur les subsides que l’honorable Secrétaire de la Province est en mesure de mettre à la disposition du Comité catholique.3.— Réorganisation des Écoles normales de garçons.—-La Commission prend acte avec satisfaction du rapport du sous-comité chargé de la revision du programme des écoles normales de garçons et elle suggère que, dans la page 4, le sous-comité définisse de manière plus explicite les conditions auxquelles pourra être obtenu le brevet supérieur par les candidats qui ne suivent pas le cours régulier de l’école normale.4.— Le Foyer Sainte-Thérèse, de Saint-Pie-de-Guire.— La Commission prend connaissance d’un rapport fait par le Révérend Père A.deGrandpré et Monsieur Moïse Caron, inspecteur régional métropolitain de Montréal, à la suite d’une visite qu’ils viennent de faire au Foyer Sainte-Thérèse sur l’invitation du Surintendant.Ce rapport se lit comme suit : Montréal, le 24 avril 1939.L’honorable Cyrille-F.Delâge, Surintendant de l’Instruction publique, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le Surintendant, Conformément à votre demande, nous avons visité, le 24 courant, le Foyer Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, institution indépendante organisée et dirigée par Monsieur le Curé J.-A.Gill, à St-Pie-de-Guire.L’École comprend 40 élèves, réparties en deux groupes.Le premier est composé d’élèves de 6e, 8e et 9e (nouvelle dénomination), le second (10 élèves) constitue la classe de formation pédagogique proprement dite et prépare les jeunes filles aux examens du diplôme élémentaire d’école normale.Notre examen a porté sur les matières suivantes : religion, français, mathématiques, histoire du Canada, agriculture et enseignement ménager.Le résultat a été excellent.L’organisation pratique de l’enseignement ménager nous a paru bien au point.On y apporte un soin tout particulier à la formation culinaire et le repas qu’on nons a servi était entièrement préparé avec des produits de la ferme du “Foyer”.Les élèves confectionnent elles-mêmes leurs A'êtements et voient à l’entretien de leur linge personnel et du linge de la maison.Les arts domestiques sont à l’honneur.C’est ainsi que nous avons admiré de magnifiques ouvrages de laine et de lin filés et tissés au “Foyer” même. 98 L’Enseignement Primaire Nous approuvons entièrement les remarques du rapport déjà fait par MM.Filteau et La barre et publié dans le procès-verbal du Comité catholique (2 fév.1938) en tout ce qui concerne le côté familial, pédagogique et moral du “Foyer Sainte-Thérèse”.L’examen que nous avons fait subir nous a convaincus de la nécessité d’établir à côté du “Foyer” une école d’application qui permettrait aux futures éducatrices de mieux se rendre compte de la manière dont on forme de jeunes enfants.Tout en reconnaissant l’effort accompli et les connaissances sérieuses des élèves, nous craindrions que.sans cette école d’application, l’enseignement même rural demeure trop théorique et ne soit pas suffisamment à la portée des enfants.Pour se maintenir et se développer, le “Foyer” aurait besoin d’agrandir le local où il est établi et de fournir au personnel les conditions de vie et d’enseignement qui permettraient de donner à nos élèves toute la formation intellectuelle, morale et pédagogique dont elles ont besoin.Les examens des certificats primaires (7e et 9e) resteront sous la direction du Département de l’Instruction publique et les normaliennes pourront subir les épreuves requises pour le brevet d’école normale sous la direction et la responsabilité du Principal de l’École normale de Nicolet.Il ne nous appartient pas de juger si l’expérience faite à St-Pie-de-Guire devrait être tentée dans d’autres milieux.Nous constatons tout l’intérêt qu’elle présente et tout le profit qu’elle pourra donner, mais nous nous demandons si, dans un autre milieu et sous une autre direction, l’exécution d’un tel projet serait facilement réalisable et produirait des résultats heureux.Nous serions contents que la Commission de Coordination, comme on l’a suggéré à la dernière réunion, appuie auprès du Comité catholique une demande d’aide financière pour le “Foyer Sainte-Thérèse”.Ce serait un moyen de reconnaître le dévouement et le travail du personnel, dévouement qui touche parfois à l’héroïsme.Cette institution n’aurait-elle pour résultat que de former pendant quelques années des institutrices capables de faire rayonner en d’autres paroisses l’idéal rêvé à St-Pie-de-Guire que cela vaudrait la peine d’accorder quelques octrois et de donner à l’œuvre un encouragement substantiel et pratique qui permettrait à ce “Foyer” un développement indispensable à l’efficacité de l’enseignement qu’on veut y donner pour la classe rurale.(Signé) A.deGraxdpré, c.s.v.J.-M.Caron, x.r.m.Après délibération, la Commission, sur proposition de Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Nicolet, adopte la résolution suivante : Le Foyer Sainte-Thérèse est une école privée tendant à préparer par une technique spéciale aux diplômes, ordinaires ou spéciaux, qui devront être approuvés par le Département de l’Instruction publique.Le Foyer pourrait être considéré temporairement comme une expé-périence en cours pourvu qu’il se soumette au contrôle du Surintendant du l’Instruction publique.Les résultats contrôlés par l’autorité décideront de la conduite à tenir à son égard.Pour cette année, les élèves pourront passer au Foyer les mêmes examens que les normaliennes de Nicolet.5.— Demande de Monsieur le Curé de St-Émile-de-Suffolk relativement à l’enseignement de Vanglais.— Dans une lettre en date du 3 avril dernier, Monsieur l’abbé O.Carrière, curé de St-Émile-de-Suffolk, sollicite, pour des raisons particulières, la permission de faire enseigner l’anglais à partir de la 3e année (maintenant la 4e). L’Enseignement Primaire 99 Après étude de la question, la Commission croit devoir s’en tenir aux règlements généraux.6.— Questions (Véquivalence soumises par les RR.SS.de VAssomption de Nico-let.— Par lettre en date du 26 janvier 1939, les RR.SS.de l’Assomption demandent 1° Que le certificat moyen de l’Université Laval soit considéré comme l’équivalent du certificat d’étude primaire complémentaire (9e année) et permette d’entrer en première année du cours élémentaire de l’école normale ; 2° Que le certificat supérieur de l’Université Laval soit accepté comme l’équivalent d’un certificat de 11e année (nouvelle terminologie) et autorise celles qui en sont porteuses à entrer immédiatement en 3e année de l’école normale.La Commission, après délibération, exprime l’opinion suivante : Le certificat moyen de l’Université Laval s’obtient généralement en 7e année (aujourd’hui la 8e) et, par conséquent, ne peut être considéré comme suffisant pour l’admission à l’école normale; Le certificat supérieur sanctionne les études de 9e année (aujourd’hui la 10e) et peut valoir à celles qui le possèdent la faveur d’être admises directement en 2e année du cours élémentaire de l’école normale.La Commission exprime aussi l’avis que les élèves des institutions indépendantes qui désirent se procurer un certificat officiel de 8e année (aujourd’hui la 9e) doivent subir l’examen régulier tel qu’organisé par le Comité de Régie du Certificat d’Etudes primaires complémentaires.7.— L’Institut Chanoine-Beaudet.— Son Éminence soumet une requête des RR.SS.de la Congrégation Notre-Dame concernant l’approbation d’un programme spécial pour l’Institut Chanoine-Beaudet.^ Après avoir reconsidéré cette question, la Commission ne croit pas devoir accéder à cette requête et recommande que le programme de l’Institut Chanoi-ne-Beaudet soit le même que celui des autres écoles normales ou des autres écoles ménagères régionales selon que les élèves s’inscrivent pour la section normale ou la section ménagère.8.— Amendements à l’article 76a des Règlements du Comité catholique.(Certificat d’études primaires).— Sur la recommandation du Surintendant, la Commission approuve les modifications suivantes touchant l’organisation des examens du Certificat d’études primaires : A) — Que le onzième alinéa du paragraphe 2 de l’article 76a des R.C.C., concernant le Comité de Régie des examens des neuvième et onzième années anglaises (High Schools) soit remplacé par le suivant: “c) Trois autres membres nommés tous les deux ans par le Surintendant de l’Instruction publique (au lieu de Comité catholique) qui nommera également le secrétaire dudit comité.” B) — Que le paragraphe 8 de l’article 76a des R.C.C.concernant la correction des examens soit remplacé par le suivant : “8.—La correction des épreuves d’examens de septième année, française ou anglaise, et de neuvième année, française ou anglaise (on ajoute ce mot) (exception faite de la neuvième année anglaise suivant le programme du High School) sera faite: a) Dans chacune des régions scolaires rurales, par un comité choisi et présidé par l’Inspecteur régional.b) Dans les districts urbains, par un comité choisi et présidé par l’inspecteur régional métropolitain, s’il y en a un, ou par l’un des inspecteurs d’écoles urbaines de la localité.La correction des épreuves d’examens de douzième année française (on ajoute ces mots) de même que celle des épreuves d’examen des neuvième 100 L’Enseignement Primaire et onzième années anglaises (Second Year High and Fourth Year High) sera faite par un comité choisi par le Surintendant de l’Instruction publi- y y que.C) —-Que le paragraphe 9 de l’article 76a des R.C.C.concernant les personnes qui doivent signer les certificats soit remplacé par le suivant : “9.-Dans les districts ruraux, les certificats d’études de septième année, française ou anglaise, et de neuvième année, française ou anglaise, seront signés par le titulaire ou le directeur de l’école, s’il y en a un, par l’inspecteur d’écoles du district et par l’inspecteur régional.Dans les districts urbains, ces certificats d’études seront signés par le directeur de l’école ou le directeur général des études, s’il y en a un, par l’inspecteur d’écoles du district et par l’inspecteur régional métropolitain ou, s’il n’y en a pas, par l’inspecteur général des écoles primaires.Les certificats d’études de douzième année française et ceux de onzième année anglaise (Fourth High) seront signés par le directeur de l’école ou le directeur général des études, s’il y en a un.par l’Inspecteur général des écoles primaires et le Surintendant de l’Instruction publique.” Et la séance est ajournée.(Signé) B.-O.Filteau, (Signé) J.-M.Rodrigue, Gard.Villeneuve, Arch, de Québec, Secrétaire.Président.La question de l’établissement d’un office de recherches pédagogiques et celle de la publication d’une revue pédagogique sont l’objet d’un intéressant échange de vues et, comme conclusion, Il est proposé par Son Éminence le Cardinal Villeneuve appuyé par Monsieur le Sénateur Prévost que le rapport soit adopté et que Son Excellence Monseigneur Gauthier soit prié de continuer ses démarches auprès des autorités administratives en vue de mener à bonne fin les deux projets ci-dessus mentionnés.Cette proposition est adoptée.4.— RAPPORT DE LA COMMISSION DE FINANCES ET DE LÉGISLATION HUITIÈME RÉUNION TENUE À MONTRÉAL LE 27 MARS 1939 Présents : — L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; Son Excellence Monseigneur Courchesne, évêque de Rimouski : Son Excellence Monseigneur Desranleau, évêque coadjuteur de Sherbrooke; l’honorable Juge H.-A.Fortier, M.Antonio Perrault, M.Victor Doré, M.J.-A.Trudel et M.B.-O.Filteau, secrétaire.La séance s’ouvre à 9 heures et demie par la récitation de la prière.Monsieur le Surintendant informe la Commission que le Lieutenant-Gouverneur en Conseil a bien voulu sanctionner les amendements aux règlements scolaires approuvés par le Comité catholique à sa séance du 14 décembre 1938.La Commission prend ensuite connaissance de divers états préparés par le secrétaire concernant la distribution des deniers votés par la Législature pour fins d’éducation.Relativement au partage du fonds destiné aux écoles publiques rurales entre les commissions scolaires catholiques et les commissions scolaires protestantes de cette Province, cette sous-Commission émet unanimement le voeu que ce 101 L’Enseignement Primaire partage doit être fait, comme celui de toute autre subvention, proportionnelle* ment au nombre d’enfants d’âge scolaire d’après le recensement annuel prévu par la loi de l’Instruction publique.Le secrétaire donne communication d’une résolution adoptée par le Comité protestant, le 24 février dernier, et par laquelle celui-ci prie le Comité catholique de nommer un sous-comité qui aurait pour mission d’étudier conjointement avec un sous-comité du Comité protestant la question de l’instruction obligatoire pour les enfants de cette Province.Après délibération, la sous-Commission exprime l’opinion qu’il appartient au Comité catholique de décider lui-même ce qu’il y a lieu de faire à ce sujet.Le secrétaire donne lecture de la correspondance suivante échangée entre Monsieur le Surintendant et Monsieur le Procureur général de la Province relativement à l’admission des enfants dans une école où leur langue n’a pas la priorité : Québec, le 15 février 1939.Monsieur Edouard Asselin, Assistant-procureur général, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur, Lors de la dernière session du Comité catholique, Monsieur Victor Doré, à la demande de la Commission scolaire de Montréal, a soulevé la question de l’admission des élèves des classes élémentaires dans une école où leur langue n’a pas la priorité.Il arrive en effet que, dans plusieurs villes de cette Province, où la population est mixte, les commissions scolaires maintiennent des écoles françaises et des écoles anglaises catholiques.Or, un certain nombre de parents de langue française font des instances pour que leurs enfants soient admis aux écoles anglaises ou vice versa.Ceci, évidemment, donne parfois lieu à des difficultés graves d’ordre financier ou pédagogique.C’est pourquoi, conformément aux instructions reçues du Comité catholique, je prends la liberté de vous poser la question suivante : Les Commissaires ont-ils le droit d’exiger qu’un enfant fréquente une école plutôt qu’une autre?Y a-t-il à ce sujet une différence à faire entre les commissions scolaires dont le territoire scolaire est divisé en arrondissements scolaires et celles où cette division n’existe pas?En ce qui concerne les municipalités rurales, la question est résolue par les articles 96 et 97 de la loi de l’Instruction publique, Ch.133, S.R.Q.1925.Mais les municipalités de ville n’étant pas généralement divisées en arrondissements (voir article 89, ch.133, S.R.Q.1925) faut-il comprendre que les parents sont laissés libres du choix de l’école que doivent fréquenter leurs enfants et que, même lorsqu’il s’agit des enfants du cours élémentaire, les parents de langue française peuvent les envoyer à l’école destinée aux enfants de langue anglaise ou vice versa?La loi scolaire actuelle ne semble pas répondre nettement à cette question.Toutefois, l’article 221 décrète qu’il est du devoir des commissaires ou des syndics d’écoles de prendre les mesures nécessaires pour que le cours d’étude adopté par le Comité catholique, dans le cas qui nous intéresse, soit suivi dans chaque école.Or, le Comité catholique a fait un programme pour les écoles françaises et un autre pour les écoles anglaises.Le devoir des commissaires, semble-t-il, consiste à maintenir un certain nombre d’écoles où l’on suit le program- 102 L’Enseignement Primaire me approuvé pour les écoles françaises et un certain nombre d’écoles où l’on suit le programme approuvé pour les écoles anglaises.Et, en bonne et saine raison, le nombre d’écoles de chaque espèce doit être proportionné au nombre d’enfants de chaque nationalité.En outre, les commissaires doivent engager, d’après le premier alinéa du même article 221, des instituteurs et des institutrices ayant les qualités requises pour enseigner soit dans la langue française, soit dans la langue anglaise.Mais comment pourraient-ils déterminer le nombre d’instituteurs ou d’institutrices de chaque langue à engager et le nombre de classes de chaque langue à ouvrir si les parents peuvent à leur gré envoyer leurs enfants dans les écoles anglaises ou dans les écoles françaises?Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me faire connaître votre opinion sur cette question.J'ai l’honneur d’être, Votre tout dévoué, (Signé) Cyrille-F.Delâge, Surintendant.Monsieur Cyrille-F.Delâge, Surintendant de l’Instruction publique, Québec.Québec, le 21 février 1939.Cher Monsieur, Le Procureur général nous charge d’accuser réception de votre lettre du 15 février concernant l’admission des élèves des classes élémentaires dans une école où leur langue n’a pas la priorité.Vous désirez savoir si les commissaires ont le droit d’exiger qu’un enfant fréquente une école plutôt qu’une autre et s’il y a à ce sujet une différence à faire entre les commissions scolaires dont le territoire est divisé en arrondissements scolaires et celles où cette division n’existe pas.Nous sommes d’opinion qu’aucun texte de la loi de l’Instruction publique ne règle cette question.Veuillez nous croire, Votre tout dévoué, U assistant-procureur général, (Signé) Édouard Asselin.Vu cette opinion du Procureur général de la Province, cette sous-Commis-sion émet unanimement le voeu que la loi de l’Instruction publique devrait être modifiée en ajoutant, après l’article 95, sous le numéro 95a, l’article suivant: Art.95a.— Les commissaires et les syndics d’écoles peuvent adopter les règlements qu’ils jugent à propos relativement à la fréquentation de l’une ou l’autre de leurs écoles.Et la séance est ajournée.(Signé) B.-O.Fieteau, (Signé) Cyrille-F.Delâge, Secrétaire.Président.Après délibération ce rapport est adopté et il est unanimement résolu que ce Comité ne croit pas qu’il soit opportun d’arrêter mainte-nant une décision relativement à la résolution adoptée le 24 février 1939 par le Comité protestant du Conseil de l’Instruction publique concernant l’instruction obligatoire. L’Enseignement Primaire 103 5,— HOMMAGES ET VŒUX DE MONSIEUR LE SURINTENDANT À SON ÉMINENCE LE CARDINAL VILLENEUVE, LÉGAT DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XII AUX FÊTES DU CINQUIÈME CENTENAIRE DE SAINTE JEANNE D'ARC, À DOMRÉMÏ, FRANCE.Comme la séance du matin est sur le point de s’ajourner, Monsieur le Président se lève et prononce l’allocution suivante: Messeigneurs, Messieurs, Avant que nous nous séparions, permettez que j exprime à 1 un, au plus distingué de nos collègues, mes sentiments, je dirais mieux, les sentiments que nous ressentons à la veille de son départ pour remplir une grande mission au Pays des Ancêtres, dans le cours du mois de juin prochain.Votre choix, Éminence, comme Légat papal, aux fêtes de Domrémy, lorsqu’y sera inaugurée une basilique élevée par la reconnaissance et la piété d’un peuple qui nous est cher, à une de ses héroïnes, à une de ses saintes, nous a remplis de joie et de fierté.C’est la deuxième fois, cette année, Éminence, qu’un si haut et si mérité témoignage vous est rendu.Vous êtes l’archevêque du plus ancien diocèse de ce continent, le métropolitain de l’Église canadienne, vous êtes, de notre langue, de notre sang, de notre race, un des nôtres.Ce choix jette donc un grand lustre sur le siège que vous occupez, sur la pourpre qui flotte sur vos épaules, sur la noble congrégation à laquelle vous appartenez, les Oblats de Marie-Immaculée, nos intrépides missionnaires.Quand vous en aurez l’occasion, Éminence, vous l’aurez et ne la laisserez échapper, là-bas, vous direz que si nous avons peut-être peu appris, nous n’avons rien oublié, surtout que l’Église et la France se sont amoureusement penchées sur notre berceau et que nous devons avoir et avons pour ces deux grandes entités un indéfectible amour, gage certain de notre survivance; vous direz que partant nous tissons notre patriotisme avec deux fibres: la fidélité au passé, la loyauté au présent; qu’enfin nous voulons bouter personne mais que personne nous boute.Aux pieds de sa Sainteté Pie XII, vous déposerez avec le tribut de notre profonde reconnaissance pour un aussi insigne bienfait l’engagement de suivre scrupuleusement ses sages directions.Éminence, que la Divine Providence vous protège continuellement pendant ce voyage et vous ramène bientôt au milieu de nous avec de nouveaux titres à notre filiale et respectueuse affection et à notre grande admiration.3 104 L’Enseignement Primaire Réponse de Son Éminence: Monsieur le Président, Excellences et Messieurs, Je suis profondément sensible aux hommages et aux vœux que vient de m’exprimer d’une façon si cordiale l’honorable Monsieur le Surintendant.Pour ces allusions délicates à tout ce qui m’est le plus cher, je le remercie très vivement.Au fait, Messeigneurs et Messieurs, s’il m’est fort agréable pour toutes sortes de raisons personelles d’entreprendre ce nouveau voyage en France, je crois pouvoir affirmer que le motif qui m’en paraît dépasser tous les autres est bien celui d’être utile à notre cher pays, et en particulier au Canada français.Oserai-je dire que je me prête volontiers à faire la réclame canadienne-française au vieux pays des ancêtres, où je me présente comme le témoin d’une fidélité religieuse et française, traduisant d’une façon vivante la devise de notre Province-mère: JE ME SOUVIENS.' Volontiers, je retiendrai à cet effet les paroles de l’honorable Monsieur le Président, elles formeront là-bas le thème de mes plus beaux discours.Excellences et Messieurs, je vous remercie très vivement.Il est alors proposé par Monsieur le Juge Fortier et résolu à l’unanimité qu’une copie de cette allocution et de la réponse de Son Eminence soit adressée à Monsieur le Président du Comité des fêtes de Domrémy.SÉANCE DE L’APRÈS-MIDI Présents : l’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé; Son Excellence Monseigneur Desranleau, évêque coadjuteur de Sherbrooke; Son Excellence Monseigneur Rhéaume, o.m.i., évêque de Haileybury; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Valleyfield; Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières; Son Excellence Monseigneur Cour-chesne, évêque de Rimouski; Son Excellence Monseigneur Papineau, évêque de Joliette; Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de St-Jean; Son Excellence Monseigneur Nelligan, évêque de Pembroke; Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Nicolet; l’honorable Sénateur Jules-Édouard Prévost, l’honorable Juge H.-A.Fortier, Monsieur J.-P.Labarre, Monsieur Antonio Perrault, C.R., Monsieur Victor Doré, Monsieur Hector Perrier, Monsieur Jos.-A.Trudel, N.P., Monsieur Michæl McManus et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire. L’Enseignement Primaire 105 6.—RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE REVISER LE PROGRAMME DES ÉCOLES NORMALES DE GARÇONS QUATRIÈME RÉUNION TENUE À MONTRÉAL LE 22 AVRIL 1939 Présents : — L’honorable Cyrille-F, Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé ; Son Excellence Monseigneur Courchesne, évêque de Rimouski ; M.Victor Doré, M.J.-P.Labarre, M.Michael McManus, M.C.-J.Magnan, Monsieur l’abbé J.-J.Dubé.Monsieur l’abbé Augustin Lemay, Monsieur l’abbé Emmett Carter, le Révérend Frère Nivard-Ansel-me, f.e.c., le Révérend Frère Cyprius-Célestin, f.i.c., et M.B.-O.Filteau, secrétaire.A la demande du Surintendant, le secrétaire donne lecture de la recommandation faite par la Commission de Coordination et d’Examens, lors de sa réunion du 15 avril courant.Cette recommandation se lit comme suit : 1° Que l’admission se fasse après la onzième année pour les religieux et les laïques; 2° Qu’un premier cours de deux ans prépare au brevet complémentaire ; 3° Qu’un autre cours de deux ans fasse suite au premier et prépare au brevet supérieur.Monsieur l’abbé Lemay demande la permission de faire le nouvel exposé de principes suivant : La question primordiale ne se trouve pas tant dans l’abaissement de l’âge pédagogique après la 11e année au lieu de la 12e que dans l’interprétation et l’application du programme.L’École normale Jacques-Cartier pourrait se conformer à cette demande sans trop d’inconvénients quoiqu’à Montréal l’orientation professionnelle ne se fasse sérieusement qu’en 12e année et qu’il faudra encore recevoir ces élèves et les placer dans les cadres avec d’autres qui ont déjà une année d’école normale.Nous avons sérieusement travaillé à la préparation d’un programme qui n’a rien d’extraordinaire, mais nous avons conscience qu’il pourra former de bons instituteurs pour les écoles primaires de la Province.programme Certains croient que notre école normale ne pourra plus recevoir les élèves de province.Nous pouvons très bien garder une dizaine de places libres pour ceux qui n’ont pas d’école primaire supérieure dans leur région et les envoyer à l’École du Plateau tout en surveillant leurs études.Certains croient que notre programme est trop élevé.Il ne dépasse en rien les programmes d’ailleurs et si l’on veut s’en convaincre nous sommes prêts à en donner la preuve.Certains croient qu’à ce régime, nos diplômés, tout particulièrement les bacheliers, ne seront pas capables d’enseigner dans les classes élémentaires.Il faut conclure alors que l’ouverture d’esprit n’est pas une condition requise pour s’adapter à l’enseignement du cours élémentaire.Certains croient enfin que nous négligeons la formation professionnelle au profit de l’acquisition des connaissances.Qu’on se donne la peine d’étudier notre projet et on se convaincra que chaque professeur doit enseigner la pédagogie de sa matière en s’inspirant des meilleures méthodes et que la méthodologie la meilleure pour certaines matières est de l’enseigner et de montrer à l’enseigner en même temps.Ex.: Cours de religion, de français, de sciences, etc. 106 L’Enseignement Primaire Nous n’avons pas l’intention de recommencer ce travail qui nous a coûté des efforts sérieux que nous nous sommes imposés pour la cause des écoles normales.On ne peut tout de même pas exiger que nous épuisions toutes nos énergies.La régie interne de la maison, à la fin de l’année scolaire, demande tout notre temps.Nous pourrions sans inconvénient intercaler le programme du diplôme complémentaire dans la ligne du diplôme supérieur.Mais ce diplôme ne pourrait être obtenu qu’après la première année du cours supérieur, tel que présenté dans notre projet.C’est la seule concession acceptable.Tous les professeurs constatent par expérience que la psychologie du jeune homme est bien changée de nos jours.L’élève du cours primaire supérieur n'a pas plus de maturité que l’élève d’autrefois en sixième ou septième année.Aujourd’hui, un jeune homme de dix-sept ans est beaucoup plus jeune que son ancêtre à son fige.âge II est un autre fait psychologique digne de remarque, c’est que la réceptivité des étudiants est tout à fait inférieure tant qu’ils n’ont pas pédago- atteint un âge qui leur permet de recevoir une formation professionnelle.Il y a une immense différence entre les élèves du cours complémentaire gique et ceux de la lère année du cours supérieur et cette différence, quoique moins prononcée, peut facilement se constater entre ces derniers et ceux du cours supérieur de 2e année.La constatation est la même entre les élèves du cours supérieur de 2e année et les bacheliers.Pour ces raisons et parce que les problèmes pédagogiques sont de plus en plus complexes, nous ne croyons pas qu’il soit exagéré d’exiger une formation complète pour les futurs normaliens.L’essai de trois ans que nous avons proposé est une manière élé-essai gante de laisser toute latitude aux différents groupes qui ne demandent qu’à s’adapter aux progrès que tous sont disposés à réaliser.La section de anglaise est à ses débuts, les scolasticats-écoles normales ont fait un ef- fort remarquablement généreux, les deux écoles normales laïques pour-teois ront bien, il me semble, s’entendre pour s’adapter.Pour ne pas nuire aux progrès des écoles normales, nous devrions ans fixer le point d’arrivée des écoles normales et laisser à chaque groupe le temps et les moyens de l’atteindre.Après avoir exposé à tour de rôle les avantages et les inconvénients prévus les membres du sous-Comité se rallient à la recommandation de la Commission de Coordination et d’Examens en ce qui concerne l’admission à l’école normale.D après cette recommandation, pour être admis à l’école normale, il faudra avoir fait la onzième année Ce sous-Comité accepte aussi la seconde recommandation, à savoir que le cours du brevet complémentaire soit de deux ans pour les élèves admis après la onzième année et d’un an pour les bacheliers.Quant au cours du brevet supérieur, le sous-Comité, après longue délibération, recommande qu’il soit d’une année seulement, c’est-à-dire que le cours complet soit de trois ans pour les élèves admis après la onzième année et de deux ans pour les bacheliers.En d’autres mots, les nouveaux règlements proposés s’établissent comme suit : a) L’admission se fait après la onzième année; b) Le cours du brevet complémentaire est de deux ans et le cours du bre- vet supérieur est de trois ans; c) Les bacheliers sont admis directement en deuxième année et peuvent obtenir le brevet complémentaire après une année à l’école normale et le brevet supérieur après deux années. L’Enseignement Primaire 107 D’après ce nouveau plan, le brevet élémentaire disparaît, le niveau du brevet complémentaire s’élève d’un degré Cl3e au lieu de 12e) et le stage à l’école normale s’augmente d’une année pour les aspirants au brevet supérieur.Le sous-Comité recommande, en outre, que les personnes munies du brevet complémentaire nouveau et qui auront enseigné au moins trois ans à la satisfaction de l’inspecteur, des directeurs des écoles et des commissions scolaires puissent obtenir le brevet supérieur en subissant avec succès les examens officiels prescrits pour les écoles normales.Ces préliminaires étant posés, le sous-Comité confie aux personnes suivantes le soin de préparer le nouveau programme des écoles normales: M.C.-J.Magnan, M.J.-P.Labarre, M.Victor Doré, Monsieur l’abbé Augustin Lemay, Monsieur l’abbé J.-J.Dubé, le Révérend Frère Cyprius-Célestin et le Révérend Frère Ni-vard-Anselme.Vu l’urgence d’organiser la section anglaise de l’Ecole normale Jacques-Cartier pour septembre prochain, Monsieur l’abbé Carter et Monsieur McManus demandent la permission de soumettre immédiatement le schema suivant: OUTLINE OF NORMAL SCHOOL PROGRAMME In presenting this brief memorandum to the distinguished members of the Catholic Committee, we make bold to request your indulgent consideration of the many difficulties attendant on a new work of this nature.It is our desire to follow the French programme and organization as closely as possible, and, for that reason, in lieu of introduction, we refer to the preamble of the “ projet de programme présenté par M.le Principal et les Professeurs de l’Ecole normale Jacques-Cartier, pp.2 — 8.” But at the same time, we would ask the honorable members to keep the following differences in mind : 1.This is the first English Catholic Normal School of the Province.Consequently, our young men, accustomed to entering immediately into the teaching profession upon the completion of their course of Studies, will find it difficult to accept the idea of one or two or three years of study before beginning to earn a salary.Prudence then obliges us to make the requirements and the regulations of the School as little onerous as possible unless we desire to expose ourselves to the ridiculous situation of opening a Normal School and not having any students.On page three of the Jacques-Cartier programme referred to, we find the following statements : a) Nous avons reçu cette année 125 élèves et nous avons refusé autant de demandes d’admission.b) Parmi nos élèves, nous comptons 27 bacheliers, mais nous en avons refusé 50.This indicates a great freedom of choice and consequently great facility in adopting a spirit of indépendance towards candidates.Our situation is entirely different.We have a much smaller number to draw from and above all as already said our people will take a little time to become accustomed to the idea of a Normal-School.On page seven of the same programme of the Jacques-Cartier Normal School, we read as follows : a) La section française comporte deux cours distincts et autonomes : le cours complémentaire et le cours supérieur.b) La préparation sera générale et donnera accès à l’un et à l’autre cours.This means a Preparatory class common to both courses, a Complementary class, a First Year for the Superior Course, and a Second Year for the Superior Course.Four classes in all.Obviously the small number of our students will not warrant a similar distinction for our Section.We propose to establish eventually a two-year course.The first year will have certain subjects more in the academic line : Philosophy, English, French, etc., to complete the education of the High School graduates.The second year will be more completely professional, and at the end of it the student 108 L’Enseignement Primaire will receive the Complementary diploma.Should any student wish to remain for the Superior diploma, arrangements will he made ; but we humbly submit that this question should be left aside for the moment as it will only complicate matters, and the problem cannot present itself for at least another year, as entrance to the Superior class requires at least one year of Normal School which we have not at present.Hence the question of a class for the Superior diploma cannot arise for another year.To sum up, our course, when definitely established, will be in three sections : Preparatory, Complementary and Superior.For the first year, the only possible classes would be Preparatory and Complementary.3.In view of the small number of candidates for the first year (we will have only First Year students, B.A.’s, or High School graduates, no Second or Third Year students) and also in view of the great difficulty of beginning a new course of this nature with a new programme and new books and new teachers, we are of the opinion that for next year we should put, both B.A.\s and High School graduates into the same class and have them follow the same programme of the Complementary year.At the end of the year, the B.A.’s will receive their Complementary diploma and the High School graduates will begin their Second Year work, taking at that moment the subjects they would ordinarily have had in First Year : Philosophy, etc.This is called a cycle course and is used in many universities.We recommend it, however, only for next year in order to give us an opportunity to become established and to feel our way without too many complications.For these reasons, we present a course of studies for one year only which would be followed by all.Before the end of next year we would have time and greater experience of the needs of the students to aid us in drawing up the regular First Year programme for High School graduates.In the following outline, the hours indicated are only tentative.We believe that the definite arrangement of the schedule should be left to the Staff of the Normal School.SUBJECT HOURS per week SUGGESTED TEXTS AUTHORS Religion 21/2 a) Synthesis of Religious Instruction for students themselves.b) Methods in Catechetics Texts : Cassily and DePaul Course in Religion for Children.Educational Psychology 1 Psychology of Education Kelly Barrett Dexter Elementary Psychology Child Psychology 1 Psychology in the Classroom Consider the Child Mary Eaton McCormick Bagley History of Education Theoretical Pedagogy General Methods School Laws 2 Special Methods : a ) English b) French c) Mathematics d) History e) Geography f ) Science g) Drawing h) Singing 1 1 1 Observing lessons and Practice Teaching 10 TOTAL HOURS for the YEAR 750 L’Enseignement Primaire 109 Le sous-Comité accepte provisoirement ce programme et recommande qu’il soit mis à l’essai pour une année.Et la séance est ajournée.B.-O.Filteau, secrétaire Ce rapport est adopté.7.— RECOMMANDATION DE TROIS NOUVEAUX PROFESSEURS POUR L’ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER Il est proposé par Son Excellence Monseigneur Gauthier appuyé par Monsieur Michael McManus que Monsieur l’abbé Emmett Carter, actuellement visiteur des classes anglaises de Montréal, soit recommandé comme professeur et directeur de la section anglaise de l’Ecole normale Jacques-Cartier.11 est proposé par Son Excellence Monseigneur Gauthier appuyé par Monsieur Michael McManus que Monsieur Edouard McCracken, instituteur à l’Ecole Daniel O’Connell, de Montréal, porteur du brevet supérieur du Bureau Central, bachelier ès arts de l’Université St-Fran- çois-Xavier et Maître ès arts de l’Université McGill, soit recommandé » comme professeur pour la section anglaise de l’Ecole normale Jacques-Cartier.Il est proposé par Son Excellence Monseigneur Gauthier appuyé par Monsieur Michael McManus que Monsieur Paul-Emile Alin, instituteur à l’école primaire supérieure “Le Plateau”, Montréal, porteur du brevet supérieur du Bureau Central, bachelier ès arts de l’Université de * Montréal, soit recommandé comme professeur à l’Ecole normale Jacques-Cartier Il est proposé par Monsieur J.-A.Perrault appuyé par Monsieur J.-P.Labarre que ces nouveaux professeurs, ainsi que les professeurs actuels de l’Ecole normale Jacques-Cartier, reçoivent un traitement au moins égal à celui qu’ils toucheraient s’ils restaient ou s’ils étaient restés à l’emploi de la commission scolaire de Montréal.Ces recommandations sont acceptées S.— RAPPORT DU SOUS-COMITÉ DE LA CINÉMATHÈQUE DEUXIÈME RÉUNION TE^UE LE 28 AVRIL 1939.Présents : ITionorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; le Révérend Père Alcantara, o.f.m.Monsieur l’abbé Albert Tessier, Monsieur C.-J.Miller, Monsieur Michael McManus et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Cyrille-F.Delâge, président.Le secrétaire informe le sous-comité qu’avec l’autorisation de l’honorable Secrétaire de la Province, le Département de ITnstruetion publique a fait l’acquisition du matériel suivant ; 110 L’Enseignement Primaire a) Un appareil Filmo-Sound.modèle 13SM2, de Bell et Howell, pour projections animées sonores et silencieuses de 16 mm.Valeur avec écran et autres accessoires.$387.00 b) Neuf appareils à projections fixes Tri-Purpose, S.V.E., 100 watts, dont l’un pour l’usage du Département et les autres pour être utilisés par les inspecteurs régionaux pour fins de propagande.Valeur totale.$332.00 c) Un appareil à projections fixes Tri-Purpose, S.V.E., 300 watts, pour fins de propagande par le Département de l’Instruction publique.Valeur.$ 57.83 d) Cinq exemplaires de chacun des films silencieux suivants de la Série Juve-nia, de Benoît-Lév.c : 1.—• Les vases communiquants 2.— De l’oeuf au poussin 3.— La montagne 4.—- L’oasis 5.— Le ver à soie Valeur.$1462.50 e) 510 petites bobines films-fixes des éditions La Librairie Paris-Rome.Valeur approximative .$ 250.00 f) 95 petites bobines, films-fixes de La Bonne Presse, Paris.Valeur .$ 50.00 Le sous-comité exprime sa gratitude à l'honorable Secrétaire de la Province et le prie de bien vouloir autoriser l’achat des films s\iivants : Première série : (films sonores) 1.— Le Congrès Eucharistique de Québec (5 copies) 2.— Le Couronnement de Pie XII (5 copies) 3.—- Paris (5 copies) 4.—- Rome (5 copies) 5.-— Le Sahara (5 copies) 6.— Chasse au Lion dans l’Afrique (5 copies) Valeur totale.$562.50 Deuxième Série ; Les films de Monsieur l’abbé Philippe Cyr, curé de Cabano, Témiscouata (films muets avec titres explicatifs) : 1.— La Forêt (1 bobine de 400 pieds) — (5 copies) 2.— De Québec aux Iles-de-la-Madeleine (3 bobines) — (5 copies) Valeur totale $1,000.00 L’Enseignement Primaire 111 censure : — Il est proposé qu’aucun film ne soit présenté aux élèves des écoles sous contrôle sans avoir reçu l’approbation du Comité de la Cinémathèque.Et la séance est ajournée.(signé) B.-O.Filteau, (signé) Cyrille-F.Delâge, secrétaire.président.Le Comité prend acte de ce rapport, apprécie l’excellent travail du sous-Comité d’initiative et désire exprimer sa vive gratitude à l’honorable Secrétaire de la Province pour les généreux subsides qui ont rendu possible l’établissement d’une cinémathèque pédagogique.9.— RAPPORT DU SOUS-COMITÉ DE L’ENSEIGNEMENT MÉNAGER SESSION DU 25 AVRIL 1939 Étaient présents : l'honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé ; Son Excellence Monseigneur Decelles, évêque de St-Hyacinthe ; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Valleyfield ; Son Excellence Monseigneur Papineau, évêque de Joliette; l’honorable Sénateur Jules-Édouard Prévost, Monsieur Antonio Perrault, C.R., Monsieur l’abbé Albert Tessier et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Le but principal de cette réunion est l’étude du nouveau programme de la section spéciale ou familiale des Écoles ménagères régionales.Un projet a été préparé par Monsieur l’abbé Albert Tessier en collaboration avec les directeurs de ces institutions.À la demande de Monsieur le Surintendant, Monsieur l’abbé Tessier donne lecture de ce projet en y joignant ses commentaires.Après avoir étudié un par un les différents paragraphes du projet soumis et y avoir fait quelques légères modifications, le sous-comité félicite Monsieur l’abbé Tessier de son excellent travail et prie respectueusement le Comité catholique de bien vouloir autoriser la mise à l’essai de ce nouveau programme dont nous donnons le texte en appendice.Le sous-Comité discute ensuite pendant quelques instants de la classification des écoles ménagères, mais vu l’heure avancée, il se voit forcé de renvoyer à une autre séance l’étude de cette question et demande la permission de siéger de nouveau.Et la séance est ajournée.(Signé) B.-O.Filteau, secrétaire.Ce rapport est adopté.10.— RAPPORT DE MONSIEUR C.-J.MAGNAN CONCERNANT LA RECONNAIS' SANCE DE CERTAINES INSTITUTIONS COMME SCOLASTICATS-ÉCO-LES NORMALES DE RELIGIEUSES (Signé) Cyrille-F.Delâge, président.Honorable Cyrille-F.Delâge, Surintendant et Président du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, Québec.Québec, 6 mai 1939.Monsieur le Surintendant, J’ai l’honneur de soumettre au Comité catholique de l’Instruction publique le rapport de quatre visites d’enquête concernant l’établissement de nouveaux scolastL cats-écoles normales de religieuses. 112 L’Enseignement Primaire Avec l’approbation de leur évêqiie respectif, les communautés dont les noms suivent désirent établir un Scolasticat dans une de leur maison : Les Soeurs de Saint-Joseph-de-Saint-Vallier, Québec ; les Petites-Soeurs-Franciscaines-de-Marie, Baie Saint-Paul ; les Soeurs de l’Assomption-de-la-Sainte-Vierge, Nieolet ; les Filles-de-la-Charité-du-Sacré-Coeur-de-Jésus, Sherbrooke.Une enquête a été faite dans chacune de ces communautés.J’ai fait celles de Québec, Nieolet et de Sherbrooke, et mon assistant, M.J.-P.Labarre, a fait celle de Chicoutimi.I.— Soeurs de Saint-Joseph-de-Saint-Yallier ; Québec :— Visite d’enquête le 11 mars 1939.Le Scolasticat-École normale sera installé à la Maison Provinciale, chemin Ste-Foy, Québec.Fondée à Saint-Vallier, diocèse de Valence, France, en 1683, par Monseigneur Jean-Baptiste-de-la-Croix, comte de Saint-Vallier, plus tard second évêque de Québec, la communauté des Soeurs de Saint-Joseph essaima au Canada en 1903.Maison mère à Saint-Vallier, France ; Maison provinciale, à Québec, Canada.En plus d’un grand pensionnat, cette communauté dirige neuf écoles primaires complémentaires dans l’archidiocèse de Québec.Le Scolasticat sera installé dans une des ailes du Pensionnat, édifice à l’épreuve du feu, et sera indépendant de ce dernier.Deux salles de 25 x 20 pieds seront mises à la disposition des religieuses normaliennes.Le matériel pédagogique est déjà presque complet : trois grands tableaux noirs ; plusieurs séries de tableaux illustrés pour l’enseignement du catéchisme, de l’histoire Sainte, de l’histoire naturelle et de l’histoire du Canada.Neuf cartes géographiques et un globe terrestre complètent ce matériel.Le Scolasticat bénéficiera de la bibliothèque du Pensionnat qui comprend 2.000 volumes, mais il aura pour lui seul une collection de 800 volumes choisis pour les fins de l’école de pédagogie : ouvrages de pédagogie, littérature, histoire du Canada, histoire de l’Église et histoire générale, sciences, sans compter les manuels de classe référant à toutes les matières des programmes des écoles primaires aux différents degrés.L’organisation de l’enseignement ménager du pensionnat sera mise, à jours et à heures fixes, au service exclusif des professes-normaliennes.Un lopin de terre pris au centre du jardin de la Communauté sera destiné au jardin scolaire.Un petit musée est en formation.Il sera complété peu à peu pour les fins de l’enseignement des sciences naturelles.Le cabinet de physique et le laboratoire seront installés pour septembre 1940, date de l’ouverture du Scolasticat.Le Scolasticat des Soeurs de Saint-Joseph-de-Saint-Vallier retardera l’ouverture de ses classes afin de permettre à sa future Directrice de passer une nouvelle année scolaire à l’Institut pédagogique de Montréal, afin d’y obtenir son baccalauréat.La directrice et les professeurs requis seront proposés au Comité catholique par Son Éminence le Cardinal Villeneuve.II.—Petites Sœurs Franciscaines-de-Marie, de la Baie St-Paul :— Les 16 et 17 avril 1939: Visite d’enquête.Le Scolasticat sera installé à Chicoutimi, où se trouve un vaste orphelinat appartenant à cette communauté.Dans cet orphelinat.il y a 350 enfants, garçons et filles, classés dans les différentes années des cours primaire élémentaire et primaire complémentaire : de la lère année à la 8e.Avant longtemps, les années du cours primaire supérieur seront ajoutées.Les classes de l’Orphelinat seront mises à la disposition des Religieuses normaliennes pour les fins de l’eneignement pratique. 113 L’Enseignement Primaire La congrégation de Petites Soeurs Franciscaines-de-Marie a été fondée à la Baie-Saint-Paul, comté de Charlevoix, en 1889.Cette communauté compte aujourd’hui une trentaine de maisons et plus de 400 professes.Elle exerce son apostolat de charité et d’enseignement dans trois diocèses : Chicoutimi, Québec, Montréal, au Vicariat apostolique du Golfe Saint-Laurent et dans les diocèses de Springfield et de Portland, États-Unis.Le Scolasticat, comme dit ci-haut, sera installé dans une section de l’Orphelinat de l’immaculée, à Chicoutimi.C’est un vaste édifice mesurant 290 x ISO pieds, à l’épreuve du feu, construit en 1931.Situé en dehors de la ville, l’Orphelinat est entouré d’une grande cour et possède un jardin potager.Quatre pièces seront mises à la disposition des professes-normaliennes : 2 classes de 22 x 18 pieds, une salle de musée de 38 x 10 pieds, et une quatrième salle destinée au laboratoire et cabinet de physique, mesurant 23 x 12 pieds.Lumière et soleil dans ces pièces comme dans toutes les classes de l’Orphelinat, d’ailleurs.Le matériel pédagogique est considérable et bien choisi : tableaux noirs, globe terrestre, modèles de plâtre, figures géométriques, un gramophone et disques pour l’enseignement de l’anglais ; de nombreuses séries de cartes et tableaux illustrés pour faciliter l’enseignement des fractions, du toisé et des sciences naturelles.Il y a, en plus, une série complète de tableaux pour l’enseignement de la lecture par la méthode phonique.Une lanterne à projections fixes, avec de nombreuses séries de cartes sur le catéchisme, l’évangile, la liturgie, la géographie, la zoologie et la botanique, fici-lite l’enseignement de la religion, de la géographie et des sciences naturelles.Il y a aussi de petites vies des saints et des cartes-souvenirs de voyage au Canada et à l’étranger.La bibliothèque renferme plus de 1,000 volumes.Les sections de pédagogie, d’histoire du Canada, de la langue française, de l’histoire générale, de l’histoire de l’Église, des sciences, etc., seront mises à la disposition du Scolasticat-École normale.L’organisation très au point de l’enseignement ménager : salle de coupe et de couture, repassage, cuisine, buanderie, etc., servira, à jours et heures déterminés, aux religieuses normaliennes.Une large pièce du jardin de la communauté sera consacrée aux jardins scolaires des normaliennes.Le musée, à ses débuts, comprend une collection de minéraux, quelques oiseaux, une collection d’insectes, un petit musée scolaire agricole en formation et des cartes illustrant quelques industries.Le personnel enseignant du Scolasticat sera composé d’une directrice, de deux professeurs réguliers et de cinq professeurs spéciaux.La liste de ce personnel sera soumise à l’approbation du Comité catholique par Son Excellence Mgr l’Evêque de Chicoutimi.III.— Sœurs oe l’Assomption-de-la-Sainte-Vierge, Nicolet.Cette communauté, fondée à Saint-Grégoire-de-Nicolet en 1853, s’est merveilleusement développée : elle possède plus de cent établissements, y compris une école normale.Elle exerce son zèle dans les diocèses de Nicolet, Québec, Trois-Rivières, Montréal, Sherbrooke, Haileybury, Alberta et aux États-Unis.Elle compte actuellement plus de douze cents professes.Le Scolasticat-École normale des SS.de l’Assomption sera installé dans une section libre de la vaste École normale de Nicolet.Cette École normale est fréquentée par cent à cent vingt élèves : ce qui laisse de larges pièces disponibles, pièces utilisées depuis plusieurs années pour un pensionnat de petits garçons de 6 à 12 ans.Ce pensionnat sera fermé et fera place au Scolasticat-Ecole normale de religieuses, qui sera 114 L’Enseignement Primaire tont-à-fait indépendant de l’École normale des jeunes filles: salles de classe, d’études, de récréation, etc., seront mises à la disposition exclusive des professes-normaliennes.Les locaux devant servir aux scolastiques sont au nombre de trois, non compris le dortoir et la salle d’études.Voici la dimension des salles de classe : l’une, de 17 x 29 pieds, l’autre, 22 x 25 pieds, la salle d’études, 25 x 48 pieds.Chaque classe est pourvue de grands tableaux noirs, de cartes géographiques et d’un globe terrestre, d’une lanterne à projection.La très belle collection de tableaux muraux illustrés de l’École normale (plus de 500) sera mise au service du Scolasticat.Dans cette collection, j’ai remarqué de nombreux tableaux pour l’enseignement du catéchisme, de la messe, de l’histoire sainte, de l’histoire du Canada, de la lecture, des leçons de choses sur l’histoire naturelle, des industries, y compris l’agriculture et la vie à la campagne, de l’anatomie, de l’an-tialcoolisme, de l’arithmétique aux commençants, du chant grégorien, etc.Le musée de l’École normale servira, aux heures libres, aux religieuses normaliennes.Ce musée est déjà riche en spécimens zoologiques, botaniques, agricoles, en-tomologiques, minéralogiques et industriels.Le cabinet de physique renferme une soixantaine d’instruments, et le laboratoire, les appareils et les produits chimiques voulus pour les expériences requises par le programme du cours supérieur.Le personnel enseignant du Scolasticat-École normale a été choisi avec soin et sera soumis à l’approbation du Comité catholique par Son Excellence Monseigneur l’Évêque de Nicolet.IV.— Les Filles-de-la-Charité-du-Sacré-Cceur, Sherbrooke.Visite d’enquête faite les 3 et 4 mai 1938.Cette communauté, fondée en 1823 au diocèse d’Angers (France), est arrivée au Canada en 1911.Le noviciat et le provincialat sont à Sherbrooke.Elle compte plus de 300 religieuses et une trentaine d’établissements dans le diocèse de Sherbrooke, dans l’Abitibi et aux États-Unis.Son but est l’instruction des enfants et le soin des malades.La communauté des Filles-de-la-Charité-du-Sacré-Coeur est à contruire un vaste bâtiment de 310 x 54 pieds qui comprendra, une fois terminé, et le Scolasticat et un externat qui servira d’école d’application.Le Scolasticat proprement dit aura trois étages.Sa façade sera de 167 pieds et sa profondeur 53.Cinq vastes classes seront mises à la disposition des normaliennes, avec une salle pour laboratoire et cabinet de physique, une classe d’enseignement ménager et une salle spéciale pour la coupe et la couture.Une partie notable de la bibliothèque de la Maison provinciale sera transportée au Scolasticat, soit 1429 volumes, dont 1,000 de langue française et 400 de langue anglaise.Ces quinze cents volumes comprennent de nombreux volumes de pédagogie, de littérature, d’histoire, etc.J’ai visité le terrain où les fondations du Scolasticat s’élaborent et examiné attentivement les plans de la nouvelle construction.Le site est des plus agréables et l’édifice, qui sera à l’épreuve du feu, de magnifique apparence.Pour l’année scolaire 1939-40, les Scolastiques normaliennes seront nécessairement peu nombreuses ; elles occuperont à la maison Provinciale, rue Bowen, deux classes dont une, plus grande, servira en même temps de salle d’études.Elles auront aussi à leur disposition la classe ménagère qui est organisée régulièrement pour les postulantes, ainsi que la bibliothèque et le musée.En prévision de l’établissement d’un Scolasticat-École normale dans leur Communauté, les Filles de la Charité-du-Sacré-Cœur ont créé un véritable musée pédagogique, comprenant des centaines de tableaux illustrés se rapportant à l’enseignement L’Enseignement Primaire 115 intuitif (et d’après la méthode active) de presque toutes les matières du programme des écoles primaires : catéchisme, évangile, liturgie, histoire sainte, vocabulaire, rédaction orale et écrite, arithmétique, histoire du Canada, sciences naturelles, enseignement ménager.Aussi une très belle collection de tableaux muraux pour l’anatomie, la documentation scolaire par l’image, la vie rurale.Plusieurs de ces tableaux ont été achetés en France et en Belgique, mais plusieurs aussi ont été faits à Sherbrooke même, à la Maison Provinciale, par deux religieuses d’un talent remarquable pour le dessin et la peinture.A ces nombreuses collections, il convient d’ajouter celle de Doi’angeon : 12 tableaux constituant un petit musée industriel scolaire.Aussi l’arithmétique en images, deux séries de 16 tableaux : "Comment faire parler nos petits”.Puis, tout un matériel didactique des plus ingénieux pour l’éducation des sens.Grâce à ce riche matériel très au point, les normaliennes pourront s’exercer, comme le veut le programme de nos écoles primaires, à tous les procédés requis pour les méthodes dites actives, qui sont préconisées depuis longtemps dans les écoles normales de notre province.Inutile d’ajouter que tableaux noirs, cartes géographiques, globe terrestre, etc., matériel didactique pour les petites classes, sont déjà installés dans les classes du Provincialat, qui seront mises provisoirement à la disposition des Scolastiques, en attendant l’ouverture du Scolasticat en construction, en septembre 1940.Un terrain assez vaste avoisine le Scolasticat et servira de jardin scolaire.Enfin un musée bien garni, installé actuellement à la Maison Provinciale sera transporté au Scolasticat.Les classes de l’Externat serviront à l’enseignement pratique.Ces classes renfermeront des élèves de tous les degrés du cours.Un personnel enseignant choisi aura charge du Scolasticat.VU les enquêtes faites dans chacune des Communautés ci-dessus mentionnées; vu les conditions favorables au point de vue matériel et pédagogique où ces communautés se trouvent, je recommande au Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique la reconnaissance officielle des quatre Scolasticats-Ecoles normales qui font l’objet du présent rapport.J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Surintendant, Votre tout dévoué, (Signé) C.-J.Magnan, Ce rapport est adopté.Inspecteur général des Écoles normales.11.—COMMUNICATION DE NOSSEIGNEURS LES ÉVÊQUES AU SUJET DE LA NOMINATION DES DIRECTRICES ET DES PROFESSEURS DES SCOLASTI-CATS-ÉCOLES NORMALES DE RELIGIEUSES Le Comité, sur proposition de Son Éminence le Cardinal Villeneuve appuyé par Monsieur le Juge Fortier, recommande les nominations suivantes: 116 L’Enseignement Primaire Pour le Scolastieat-École normale des RR.SS.de Saint-Joseph de-Saint-Vallier, Québec: Révde Sœur Madeleine-de-Jésus, directrice, “ Marie-des-Saints-Martyrs-Canadiens, professeur, “ “ Thérèse-de-Lisieux, professeur, “ Marie-Gabrielle, professeur, “ Saint-Amable, professeur, “ Madeleine-de-Jésus, professeur, “ “ Saint-Louis-de-France, professeur, “ “ Marie-Antoni, professeur, “ 11 Sainte-Cécile-de-Rome, professeur, Le Comité, sur proposition de Son Excellence Monseigneur Lamarche appuyé par Son Excellence Monseigneur Lafortune, recommande les nominations suivantes : Pour le Scolastieat-École normale des Petites-Sœurs-Franciscaines-de-Marie, à Chicoutimi : Révde Sœur M.-Henriette-du-Sacré-Cœur, directrice, “ “ M.-des-Sept-Allégresses, professeur, “ “ Marie-Archange, professeur, “ “ Marie-Tharsicius, professeur, “ “ Marie-Didace-du-Sacré-Cœur, professeur, “ “ Germain-Marie, professeur, “ “ Marie-de-rimmaculée-Conception, professeur.Le Comité, sur proposition de Son Excellence Monseigneur Lafortune appuyé par Monsieur J.-P.Labarre, recommande les nominations suivantes: Pour le Scolasticat-École normale des RR.SS.de PAssomption-de-la-Sainte-Vierge, Nicolet: Révde Sœur Ste-Hélène-de-la-Croix, directrice et professeur, “ “ Sainte-Juliette, professeur, “ Marie-de-la-Sainte-Enfance, professeur, “ “ Georges-Antoine, professeur, “ “ Joseph-de-Jésus, professeur, “ “ Marie-de-la-Joie, professeur. L’Enseignement Primaire 117 Le Comité, sur proposition de Son Excellence Monseigneur Desranleau appuyé par Son Excellence Monseigneur Langlois, recommande les nominations suivantes: Pour le Scolasticat-École normale des Filles de la Charité-du-Sacré-Cœur, Sherbrooke: Révde Sœur Thérèse-Marie, directrice, “ Renée-du-Saint-Sacrement, assistante-directrice, “ Marcel-de-Marie, professeur, “ Saint-Romuald, professeur, “ Edmond-de-Saint-Joseph, professeur,.u Léonie-de-Jésus, professeur, “ Jules-de-l’Enfant-Jésus, professeur, “ Agnès-du-Saint-Sacrement, professeur.Le Comité, sur proposition de Son Éminence le Cardinal Villeneuve appuyé par Son Excellence Monseigneur Courchesne, recommande les nominations suivantes: Pour le Scolasticat-École normale des RR.SS.de Sainte-Chrétienne, de Giffard, Co.Québec: Révde Sœur Sainte-Marie-Astérie, directrice, “ Sainte-Anna-Josepha, assistante-directrice, “ Sainte-Hermine, professeur, “ Sainte-Marie, professeur, “ Sainte-Walburge, professeur, “ Saint-Euloge, professeur.12.— RECOMMANDATION DE MONSIEUR ED S ON WESCOTT COMME MEMBRE DU BUREAU D’EXAMINATEURS DES ASPIRANTS À LA CHARGE D’INSPECTEUR D’ÉCOLES Il est proposé par Son Excellence Monseigneur Gauthier appuyé par Monsieur Michael McManus et par Monsieur J.-P.Labarre que Monsieur A.-Edson Wescott soit recommandé comme membre du Bureau d’Examinateurs des aspirants à la charge d’inspecteur d’écoles en remplacement de M.J.-M.Manning, décédé- Cette proposition est adoptée. 118 L’Enseignement Primaire 13.—¦ RECOMMANDATION DU SURINTENDANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE RELATIVEMENT À L’ÉTABLISSEMENT D'UN DISTRICT D’INSPECTION FORMÉ EXCLUSIVEMENT D’ÉCOLES ANGLAISES Québec, le 5 mai 1939.Aux Honorables Membres du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, \ Honorables Messieurs, Conformément à la résolution adoptée par le Comité catholique, lors de sa session du 8 février 1939, concernant la direction et le contrôle efficace des écoles supérieures anglaises relevant du Comité catholique, j’ai l’honneur de vous informer que l’Inspecteur général des Écoles primaires m’a représenté que pour atteindre ce but, il y aurait lieu de créer un nouveau district comprenant les écoles anglaises de toutes catégories mentionnées ci-après: ÉCOLES CLASSES M ontréal Saint ' Rita’s 6 Holy Family (Girls) 16 Holy Lamily (Boys) 18 (A retrancher du district urbain n° 3 — M.A.-B.Charbonneau) St Brendan’s (Boys) 12 (A retrancher du district urbain n° 5 — M.H.Dussault) St Brendan’s (Girls) 12 St Aloysius (Girls) 15 (A retrancher du district urbain n° 7 — M.J.-H.Longtin) St Aloysius (Boys) 15 St Agnes (Girls) 12 (À retrancher du district urbain n° 8 — M.J.-B.Gagnon) St Agnes (Boys) 9 Holy Cross (Boys) 12 (A retrancher du district urbain n° 10 — M.J.-D.Ducharme) 1 loly Cross (Girls) 9 Verdun St Willibrord’s H.S.(Boys) 18 St Willibrord’s H.S.(Girls) 12 St Willibrord’s Elem.(Boys) 10 (A retrancher du district urbain n° 10 — M.J.-D.Ducharme) St Willibrord’s Elem.(Girls) 14 Les Trois-Rivières St Patrick’s H.S.(Mixte) 10 (À retrancher du district urbain n° 11 -—- M.O.-J.Desaulniers) Québec St Patrick’s H.S.(Boys) 16 Leonard’s H.S.(Girls) 9 ' (À retrancher du district urbain n° 13 — M.A.Filteau) L’Enseignement Primaire 119 ECOLES CLASSES Sherbrooke St Patrick’s (Boys).Chicoutimi Arvida (1 école) .Kénogami (1 école) .Comté deTémiscamingue Ville de Noranda (2 écoles).Ville de Rouyn (3 écoles).Ville de Duparquet (2 écoles) Comté d’Abitibi Malartic (1 école).Siscoe School (1 école).6 (A retrancher du district urbain.n° 38 — M.C.Girard) 5 5 (A retrancher du district urbain n° 28 — M.J.-A.Rochefort) 16 ) Classes anglaises seulement.30 h (À retrancher du district urbain.7 I n° la — M.Henri Jolin) 5 2 ) Classes anglaises seulement.}¦ (À retrancher du district urbain; ! n° 2a — M.Joseph Asselin) Total : 30 écoles 301 classes J’ai l’honneur d’être, Honorables Messieurs, Votre obéissant serviteur, Le Surintendant de l’Instruction publique,.(Signé) Cyrille-F.Delâge.Cette recommandation est approuvée.14.— COMMUNICATION DE MONSIEUR LOUIS-FÉLIX DURÉ, M.A.L., RELATIVEMENT À L’ÉTABLISSEMENT D’UNE ÉCOLE NORMALE À NOTRE-DAME-DU- LAC, COMTÉ DE TÉMISCOUATA Le Comité prend connaissance d’une lettre de Monsieur Louis-Félix Dubé, M.A.L., appuyant une requête des RR.Filles-de-Jésus relativement à l’établissement d’une nouvelle école normale à Notre-Dame-du-Lac.Le Comité étudie cette requête avec bienveillance, mais il ne croit pas qu’il soit opportun de recommander l’établissement de nouvelles écoles normales avant de savoir exactement dans quelle mesure les écoles actuelles, peuvent suffire comme sources d’approvisionnement. 120 L’Enseignement Primaire 15.— RÉSOLUTION DE LA CHAMBRE AGRICOLE DU QUÉBEC RELATIVEMENT À L’ENSEIGNEMENT DE L’AGRICULTURE DANS LES ÉCOLES PRIMAIRES ET LES ÉCOLES NORMALES Le secrétaire donne communication de la résolution suivante qui lui a été transmise par le secrétaire de la Chambre agricole de Québec : “ La Chambre Agricole désire exprimer sa satisfaction des changements “ en voie d’adoption apportés aux programmes des écoles primaires et “ normales.Elle désire insister fortement auprès du Comité catholique “ du Conseil de l’Instruction publique pour qu’une part plus large soit ac-“ cordée à l’enseignement agricole, dans les écoles primaires et norma-“ les.” (Signé) R.Trépanier, Secrétaire, Chambre Agricole du Québec.Le Comité prend acte de cette résolution, remercie la Chambre Agricole de son témoignage d’appréciation et désire l’assurer que la question de la formation rurale reste toujours l’objet de sa plus vive sollicitude.Il ne croit pas toutefois qu’il y ait lieu d’ajouter au programme actuel des écoles primaires et des écoles normales.Ces programmes comportent toute la matière agricole qu’il faut pour des écoles qui ne sont pas des maisons de spécialisation.Ce sur quoi il importe d’insister pour le moment, c’est la mise en oeuvre de ces programmes dans toute leur ampleur et dans un esprit conforme aux directions données par le Comité catholique.C’est à cela que le Département de l’Instruction publique s’est appliqué depuis plusieurs années déjà par tous les moyens à sa disposition et notamment par les suivants : a) Cours d’agriculture aux inspecteurs d’écoles à l’Institut Agricole d’Oka.Quatre-vingt-quinze (95) inspecteurs ont suivi ces cours pendant quinze jours l’an dernier.b) Cours d’agriculture à Ste-Anne-de-la-Pocatière pour les professeurs des écoles normales et les instituteurs des écoles primaires rurales.Cent quinze (115) professeurs et instituteurs étaient présents l’an dernier.c) Semaines d’agriculture et de ruralisation pour les institutrices des écoles rurales, dans une trentaine de régions différentes.Inscription pour 1938: Mille huit cent une (1801) institutrices.d) De concert avec le Comité d’Enseignement agricole, dont Son Eminence est le président, le Département de l’Instruction publique a pris les moyens nécessaires pour assurer, dans la mesure du possible, la mise à exécution des directives suivantes : 1.— Que le nouveau programme d’agriculture des écoles normales soit précédé de directions pédagogiques, comme on l’a fait pour l’enseignement du dessin et des autres matières. L’Enseignement Primaire 121 2.— Que l'enseignement théorique agricole soit toujours complété par la pratique.3.— Que la moitié du temps consacré à l’enseignement de l’agriculture soit accordée aux travaux pratiques, dans le laboratoire, au jardin, sur la ferme, etc.e) Conférences annuelles des inspecteurs d’écoles sur l’importance de maintenir constamment l’enfant de la campagne dans une atmosphère rurale et d’orienter tout l’enseignement qu’il reçoit vers l’agriculture.Assurément, il faudra plusieurs années encore avant que l’école puisse donner son plein rendement sous ce rapport, mais il y a lieu d’avoir confiance en l’avenir si l’école continue à recevoir la collaboration des différents organismes qui relèvent du Ministère de l’Agriculture et surtout la coopération bien avisée des cultivateurs eux-mêmes.La séance s’ajourne alors au mercredi, le 27 septembre 1939.(Signé) B.-O.Filteau, (Signé) Cyrille-F.Delâge, Secrétaire.Président. APPENDICE Règlements et programme de la section familiale des écoles ménagères régionales RÈGLEMENTS Les nouveaux règlements des écoles ménagères exigent une preuve de culture antérieure assez poussée ; le certificat de 9e, ou son équivalent.Ceci afin d’assurer la préparation d’une élite dans le domaine vital de la formation ménagère.Le souci d’étendre à un plus grand nombre de jeunes filles les services précieux qu’offrent l’équipement et le personnel spécialisés des écoles ménagères régionales, a poussé la Direction de l’Enseignement ménager à établir une section familiale, ouverte largement à toutes les jeunes filles de bon vouloir soucieuses d’acquérir un entraînement domestique particulier.De cette façon, sans négliger le but premier des écoles ménagères régionales, on offrira à la masse les avantages d’une organisation mise sur pied à coups de sacrifices et de dépenses considérables.1.— Exigences d’admission : — On admettra à cette section familiale les jeunes filles porteuses d’un certificat de septième.Pour certains cas particuliers, cette condition ne sera même pas exigée, mais alors il faudra que la candidate ait au moins 15 ans révolus et qu’elle fasse preuve de dispositions remarquables pour les disciplines domestiques.Plus que la culture scolaire, en effet, les aptitudes naturelles, l’amour du travail, le sens du devoir, constituent l’essentiel des qualités requises pour bénéficier d’une formation préparant directement aux vertus et aux tâches de la vie familiale.2.— Division du cours familial: — Ce cours sera de deux années, chacune formant un tout indépendant.Un certificat d’aptitudes domestiques couronnera chacune de ces deux années, mais sans donner évidemment aucun droit à l’enseignement ménager, soit dans les écoles, soit au service du gouvernement.Cette section familiale préparera essentiellement et uniquement à la vie du foyer.3.— Haute valeur de cette section familiale: — Il faudra se garder soigneusement de considérer cette section comme une division inférieure.Les élèves de ce cours seront partout traitées comme la portion de choix de la famille ménagère.Tout dans l’école devra intensifier cette impression, afin de conserver aux valeurs essentielles leur prestige entier.La culture scolaire garde partout son importance, mais, dans l’école ménagère à tous ses degrés, comme dans la vie d’ailleurs, elle vient après les qualités de fond qui conditionnent la véritable force de la personnalité humaine.4.— Programme essentiellement pratique : — Les travaux pratiques occuperont au moins les quatre-cinquièmes de l’horaire.Les manuels seront réduits au minimum de même que les cours purement théoriques, et on se gardera des examens et des récitations portant sur des textes appris par coeur.On cherchera, par tous les moyens, à créer une atmosphère de travail, de bonne humeur, d’enthousiasme.Le programme, très souple, s’appliquera à donner le culte de la chose ordinaire faite à la perfection ; le sens de la beauté, de l’ordre, de la propreté, obtenus, non à coups de dépenses et d’achats onéreux, mais à force d’ingéniosité, d’habileté manuelle, de ferveur d’âme.Toutes choses qui s’obtiennent autrement qu’à coups de textes de manuels : la lecture, le chant, les arts décoratifs à la portée de tous, la comptabilité familiale, etc.seront aussi en honneur et contribueront fortement à créer l’atmosphère voulue.On reviendra résolument à l’exaltation de la vie simple, embellie par les vertus et les talents domestiques développés par l’école ménagère.Des leçons pratiques de formation religieuse, d’initiation élémentaire à la psychologie et à la pédagogie familiales, compléteront les exercices et travaux divers préparant à toutes les responsabilités des futures épouses et mères de famille.Le règlement n’aura rien de tracassier et il favorisera l’esprit d’initiative, le sens des responsabilités, l’épanouissement de la personnalité. L’Enseignement Primaire 123 5.— Examens : — Les notes d’appréciation tiendront compte, au moins pour les deux tiers du total, des qualités domestiques des élèves : bonne volonté, caractère aimable, esprit de travail, ordre et propreté, initiative et ingéniosité, souci de perfection et de bon goût naturel se manifestant dans toutes les besognes du programme, même les plus obscures.Le reste des points sera appliqué aux devoirs plus théoriques : formation religieuse, français, comptabilité et arithmétique familiales, etc.Les examens et les certificats d'aptitudes relèvent des diverses maisons.Lorsqu’une élève n’aura suivi qu’une partie du programme, le certificat d'aptitudes précisera les matières préparées.PROGRAMME 6.— Programme d’ensemble des deux années : — En première année, on s’en tiendra rigoureusement à la culture des qualités et habiletés requises pour la régie d’un foyer de condition moyenne.Pas de spécialisations trop avancées, ni d’excès de travaux de fantaisie, en cuisine surtout ! Mot d’ordre : viser à la perfection dans l’exécution des choses ordinaires, dans les travaux et besognes de tous les jours.La deuxième année poussera l’entraînement plus à fond, et s’appliquera à développer les dispositions particulières des élèves soit dans les arts décoratifs, les tricots, le tissage, la cuisine de “repas spéciaux” et de “jours de fêtes”, etc.On tiendra compte avec beaucoup de soin des conditions du milieu social et géographique des élèves afin de les armer véritablement pour le ton et le genre de vie qui les attendent .au sortir de l’école.7.— Tableau des matières et distribution du temps (Heures par semaine) : Heures (Evangile Catéchisme.2-30 Notions de liturgie Études démonstratives : Pédagogie familiale .Hygiène, médecine domestique Premiers secours en cas d’accidents Jardin potager (Plantes médicinales) Aviculture Laiterie 5- Tènue de la maison 5 Entretien du lin ge : Travaux à l’aiguille : ( Aménagement.Embellissement I Entretien Chauffage ' Éclairage Blanchissage .Détachage Raccommodage .Repassage J Tricots .¦ Broderies i Points d’ornement 5- 4- 2- Coupe et confection : I Vêtements neufs .9- ¦j Transformation de vêtements usagés, démodés i Modes (Confection et réparation de chapeaux) Langue française : Rédactions Lecture 4- 124 L’Enseignement Primaire Comptal)ili té d ornes tiqv Arts culinaires Théorie appliquée: Cuisine ouvrière.5-4 Cuisine bourgeoise Diététique Conserves Breuvages rafraîchissants Confiserie Arts domestiques : Filage, Tissage, Teinturerie, Savonnerie.4- Tapis crochetés ou noués Dessin, coloris, arts décoratifs, chant, etc.2,30 Détail des matières principales N.B.— Les seuls livres d’étude directe seraient : Évangile ; Catéchisme des tout petits, de mademoiselle de Hemptine, sans perdre contact avec le Petit Catéchisme de Québec ; la grammaire de Ie et 8e années (ancienne 0e et 7e) : Le Foyer Canadien C.N.D.On ajoutera aussi, comme guides et ouvrages de consultation régulière, les volumes les plus pratiques de renseignement ménager.Une bibliothèque spéciale, varié et attrayante, fournira aux élèves l’occasion de s’instruire, de s’édifier et de se distraire.Il sera bon aussi de mettre à la disposition des élèves quelques journaux et revues de bon ton.Les élèves noteront soigneusement sur des cahiers la substance des explications et des directives données par les maîtresses.Elles noteront aussi leurs principales expériences.Ce journal quotidien assurera un cachet bien plus personnel, moins livresque, à la culture.Les maîtresses auront constamment la préoccupation de préparer soigneusement les cours afin de les dépouiller soigneusement de ce qui est trop savant et trop compliqué.Du pratique et du vivant ! Étant donné le caractère absolument pratique du cours familial, il semble inutile de diviser le programme eu lère et en 2e années.L’idée directrice à retenir : la première année doit rester absolument dans la vie pratique de tous les jours ; en deuxième année, tout en gardant au pratique quotidien la place principale, on ira plus loin et on s’attachera à donner une préparation plus spécialisée.8.— Formation religieuse: — Travailler en profondeur plutôt qu’en étendue, et tirer parti de tout ce que la vie présente, pour créer une foi active et une conscience personnelle vigilante.Plonger dans la sève des formules et pratiques de piété courantes, afin de réagir contre la routine qui amène à réciter machinalement les prières habituelles et à suivre sans aucune participation active les cérémonies liturgiques.a) Prières: — On tâchera, par des commentaires prenants, de révéler la richesse des prières du matin et du soir, du chapelet avec le sens des Mystères, du Bénédicité et des Grâces, du Souvenez-vous, des prières de la confession et de la communion, etc.Ces prières forment en quelque sorte l’armature de toute notre vie spirituelle.Il importe de leur donner tout leur sens et toute leur portée.Revenir souvent sur le sujet, non de façon didactique, mais avec la chaleur communicative qui convient.Insister sur nos dévotions traditionnelles : Sainte-Famille, Sacré-Cœur, Christ-Roi, Sainte-Vierge, Bonne Sainte-Anne; prière en famille, etc.b) Liturgie et Évangiles : — Étude raisonnée de l’Évangile avec applications concrètes, adaptées aux circonstances de personnes, de lieux, de saisons ; montrer L’Enseignement Primaire 125 comment tirer du Missel la nourriture spirituelle qu’il offre aux âmes.A ce sujet, les ouvrages de Dont Gaspard Lefebvre offrent des avantages exceptionnels.D’un ton plus à la portée de la masse et surtout des jeunes, l’ouvrage de l’abbé Merlin : “ La Sainte Messe en 40 tableaux explicatifs ”, se recommande très fortement.En approuvant ce travail, le 31 août 1936, le cardinal Pacelli écrivait : “ Mieux comprendre et apprécier le Saint-Sacrifice de l’autel, n’est-ce pas du même coup transfigurer la vie tout entière?” (L’ouvrage de l’abbé Merlin coûte une vingtaine de sous ; en vente à la Librairie Beauche-min) — Expliquer les prières et cérémonies liturgiques, la veille des dimanches et des fêtes principales.c ) Catéchisme : —- Le Catéchisme des petits, de Mademoiselle de Hemptine, sera utilisé avec avantage, sans perdre contact avec le Petit Catéchisme de Québec.Ce n’est pas un manuel à apprendre par cœur ; c’est un guide, un modèle d’explication ; s’en servir en l’adaptant à nos milieux.Appuyer sur les commandements de Dieu et de l’Église, sur la grâce, la vie divine, la prière.Deux ouvrages précieux pour les maîtresses : Dieu en nous, Comment toujours prier, du R.P.Plus, s.j.Insister sur les Sacrements, surtout la Pénitence et la Sainte-Eucharistie ; aussi le Mariage, étant donné que l’école prépare directement à la vie du Foyer.d) On accordera une attention toute particulière aux nouveaux mouvements d’action catholique: Croisés, JEC, JAC, JOC, etc.Ces formules rajeu- nies obtiennent des résultats merveilleux.Elles sont d’ailleurs puissamment approuvées et appuyées par le Pape et par les Évêques du monde entier.9.— Psychologie et éducation familiales-.— Par quelques commentaires de physiologie et de psychologie, révéler aux élèves l’importance et la complexité d’un être humain, et partant, les difficultés qu’offrent le contrôle de soi et des autres ! L’éducation doit tenir compte, dans une certaine mesure, des tempéraments, des dispositions personnelles, d’où nécessité pour les futures maîtresses de maison d’une initiation psychologique rudimentaire.Développer le sens de l’observation et de l’étude des divers caractères, avec le souci d’intensifier son influence éducative en l’appliquant à bon escient.L’éducation familiale et la formation religieuse ont des points de contact constants.S’en souvenir dans l’application du programme, qu’on peut résumer ainsi en substance : La loi morale : formation de la conscience pour elles-mêmes et pour les petits enfants.Applications pratiques.Comment enseigner le catéchisme, la prière, l’esprit de sacrifice aux tout-petits.Conférences et lectures dont on demande le compte-rendu, oral ou écrit.Bienséance.Étude sommaire de psychologie: garder le programme de 10e année (ancienne 9e).Rôle de la famille dans le plan divin : vie de famille ; conditions de bonheur, ennemis: loisirs; lectures, réceptions, soirées récréatives inter-familiales.Petits métiers lucratifs, petites industries, explorations du domaine familial, etc.Savoir s’amuser sans dépenser.' Lecture d’ouvrages d’éducation.Lecture commentée, annotée.Voir les excellents ouvrages du (P.F.Charmot, S.J.: Esquisse d’une pédagogie familiale, L'amour humain, etc.;) Joannes — O Femmes, ce que vous pourriez être; Guibert — Le caractère; Ruthché — Les Tempéraments, etc.René Bethléem — Catéchisme de l’Éducation; Abbé Simon —- L’art d’élever les enfants; Jacques Herbé — etc.10.— La langue française : — a) Lecture: — Attacher de l’importance à la lecture comme moyen de formation.Réserver chaque jour quelques moments à cet effet.Dresser une liste des meilleurs volumes qui devraient se trouver à la bibliothèque familiale, laquelle a partout sa raison d’être.Établir un choix assez varié et assez souple.b) Exercices: — Donner des sujets fréquents de rédaction: compte-rendus de lecture, de cours, de conférences ou de sermons ; observations et expériences personnelles exprimées sobrement, sans affectation ni exagération de langage. 126 L’Enseignement Primaire Faire rédiger une fois la semaine autant que possible une vraie lettre sous contrôle, afin que nos jeunes ménagères apprennent à tenir une correspondance convenable, quant au fond et à la forme.Ne pas relever trop vertement les fautes grammaticales, inévitables à ce degré du cours.Corriger sans décourager.Insister sur le cérémonial, le ton de la lettre, la façon de terminer dans les formules de respect ou d’amitié selon le cas ; attention particulière aux lettres d’affaires, aux billets de faire-part, etc.c ) Des Cercles d’Études domestiques aideront à la formation et à la culture personnelles des élèves.Ils les prépareront à jouer un rôle dans leur milieu ; surtout ils constitueront une excellente initiation à la vie des Cercles de Fermières, que nos autorités religieuses considèrent comme un puissant moyen de renouveau domestique et rural.Une Société de bon langage ne serait pas de trop non plus pour aider à la culture et à la distinction.d) Vie locale : — Dans les travaux et lectures, réserver une part spéciale à ce qui regarde la paroisse ou la région.La culture doit avant tout s’alimenter aux sources les plus directement accessibles : le milieu où l’on vit, le coin de terre où Dieu nous a mis.La plupart du temps on connaît mieux ce qui se passe dans les grandes villes ou dans les autre-s pays que notre propre existence et celle du cadre qui nous entoure.Il conviendrait que nos élèves fussent mieux renseignées ; qu’elles sachent au moins l’origine de leur petite patrie, la date de fondation, le nom des bienfaiteurs premiers, les événements qui se rattachent à l’établissement de la première église et des autres constructions importantes, notes sur les maisons d’éducation, les éléments de commerce, les sources de revenus, les espoirs de développement, etc.11.— Tenue de la maison : —Tenue de la maison de campagne ordinaire ; d’une maison de colon.Eviter de créer des désirs irréalisables.Propreté parfaite, attrayante par la gaîté et le bon goût.Meubles simples en rapport avec les ressources de la famille.Qualités de la bonne maîtresse de maison.Comment elle peut et doit contribuer au bonheur des siens.Principes d’un gouvernement sage et économique.Cérémonial des réceptions et des visites.Bienséances à table et en toutes circonstances.Budget familial.Balance des recettes et des dépenses de la maison.Factures.Billets — Reçus.Intérêts d’une somme prêtée ou empruntée — Taxes à payer ou à percevoir —- Coût probable de certaines réparations.Chauffage et éclairage.Culture de quelques plantes de maison.Faire bien comprendre qu’avec peu de ressources et beaucoup d’économie, on peut se faire une vie honnête et noble.Tout le secret semble inclus dans ce mot d’ordre : Tirer des choses le plus grand rendement avec le moins de déboursés possible.BLANCHISSAGE DU LINGE : — Il y a profit à blanchir le linge chez soi.On peut employer des aides, mais la surveillance de ce service, comme de tout autre d’ailleurs, incombe à la maîtresse de maison.Faire pratiquer aux élèves les diverses opérations du blanchissage, depuis le triage du linge jusqu’au rangement dans les armoires, ce qui implique l’examen de chaque article et la réparation des parties avariées.RACCOMMODAGE :— Exercices nombreux sous toutes les formes: pose des pièces, raccommodage des bas, manière de tailler de bons petits bas dans ceux des grands, de transformer les vieux habits, de les rafraîchir, de les teindre, d’en tirer enfin le meilleur parti.Cette application à utiliser les choses anciennes, usagées ou démodées doit s’étendre non seulement au tissu mais encore aux chapeaux, aux meubles, aux tentures, etc.Autant que possible, redonner l’illusion du neuf ; c’est facile au moyen de la teinture, d’un petit décor, d’un pressage bien fini.N.B.— Le blanchissage et le raccommodage du linge personnel constituent l’exercice pratique le plus utile qui soit.TEINTURE : — Que l’on utilise la teinture de commerce ou la teinture domestique, l’opération nécessite les mêmes précautions, avant, pendant et après le teignage.Ce n’est pas L’Enseignement Primaire 127 tout de dire aux élèves ce qu’il faut faire ; pour qu’elles deviennent réellement compétentes, il faut les faire agir sous nos yeux, puis les abandonner à leurs propres forces.12.— Travaux à Vaiguille : — Coupe et confection des diverses parties d’un trousseau, d’une layette, de vêtements d’enfants.Usage des patrons de commerce pour robes de maison et robes de toilette, de manteaux, de chemises d’homme et de culotte de garçonnet, etc.Confection de la lingerie de maison.Utilisation de vieux habits, transformation.Modes : confection et réparation de chapeaux, etc.Notions de broderie pratique.Tricot de laine, de fil.Raccommodage : pièces et reprises selon le cas.Remaillage des bas.N.B.— Dans ce secteur suivre raisonnablement l’évolution de la mode.13.— Arts culinaires : — Cuisine ordinaire et canadienne.Plats de chez nous, avec les choses de chez nous ; utiliser les produits de la ferme autant que possible.Notions théoriques, occasionnelles seulement, sur la valeur nutritive, digestive et économique des aliments.Alimentation des enfants et des malades.Cuisine bourgeoise et cuisine ouvrière.Traditions canadiennes.Tenir compte des conditions modernes de la vie et du genre d’occupation des gens à nourrir.Sur ce point, il y a lieu de réagir contre certaines traditions canadiennes remontant à l’époque où on travaillait dur, au grand air, de la barre du jour à la grosse noirceur.Les choses ont bien changé ! Comment apprêter les restes des repas d’une manière appétissante et économique.Le pain, les conserves, la confiserie.Consacrer le principal de l’effort aux plats de résistance, non aux desserts.Les mettre à la préparation de leurs repas à l’École.SOUPE: — aux pois, aux pommes de terre, aux tomates, aux légumes, à la citrouille, au poisson, au pain, aux fèves, aux gourganes, etc.VIANDES préparées pour toutes circonstances.Insister sur les plats économiques : bœuf à la mode, bouillis, rôtis, boulettes, ragoût de patte, etc.Donner une attention spéciale à l’apprêt des abats, cretons, boudin, saucisse, tête fromagée, tourtières ; pâtés au poulet, au lièvre, à la perdrix, au canard, etc.Faire revenir sur nos tables les bons fricots que dégustaient nos aïeux durant les fêtes de Noël et du Jour de l’An.DESSERTS : — Poudingues : aux pommes, aux framboises, aux fraises, aux bleuets, aux groseilles, aux oeufs, au pain, au raisin, aux confitures.Tartes à la ferlouche, au suif, aux pommes, aux œufs, à la tire, aux amandes, noyaux de prunes, fraises, framboises, bluets, groseilles, melon, citrouilles, etc .Gâteaux à lia Fayette, aux oeufs, aux fruits, “aux anges”.Beignes — crêpes — galettes au lait de beurre, à la mélasse, au gingembre.Donner aux élèves de bonnes recettes éprouvées ; de préférence celles dont l’usage a consacré la valeur dans les familles de chez nous.Faire préparer des menus d’après les cotes-du marché.N.B.— Les utilisations diverses des pommes de terre devraient fournir matière à plusieurs cours et démonstrations.14.— Hygiène: — Hygiène pratique de l’habitation de la personne et plus particulièrement des malades et des enfants.Premiers secours en cas d’accidents — asphyxie, blessures, évanouissement — prévention des maladies courantes, des maladies contagieuses ; désinfection pratique.MÉDECINE DOMESTIQUE : — Maniement du thermomètre; préparation des sinapismes, tisanes, laxatifs, vomitifs ; — manière de faire un pansement ; d’utiliser certaines plantes médicinales répandues dans la région.Physiologie, puériculture, hygiène de la femme ; dans ces domaines user de mesure et recourir à des leçons individuelles pour les matières difficiles à traiter devant tout un groupe.On pourra recourir avec profit aux services des gardes-malades des Unités Sanitaires ou aux religieuses ayant suivi des cours particuliers.15.— Jardin potager: — Exercices pratiques au jardin de l’école régionale: au printemps, couche-chaude, préparation et entretien, semis de légumes et de fleurs dans les caissettes, transplantation, arrosage, binage, sarclage, etc.À l’automne: cueillette et mise en cave des légumes, préparation des plantes vivaces et du terrain pour l’hiver. 128 L’Enseignement Primaire Culture de quelques plantes médicinales : Camomille, angélique, absinthe gentiane, baume mélisse, menthe Pouliot, marrube.valériane (herbe à chat), houblon, etc.Etude des sols au point de vue fertilité ; disposition et embellissement ; culture des fleurs.16.—¦Aviculture-.— Pratique au poulailler de l’école.Alimentation en vue de la ponte ou de l’engraissement.Incubation ; maladies des poules ; préparation de la volaille poulie marché.17.— Laiterie : -— Traite des vaches aux champs et à l’étable : Exercices pratiques.Soins du lait.Fabrication de beurre et du fromage domestique.Différentes manières d’utiliser le lait.Stérilisation.Contrôle.18.— Industries locales : — Culture du tabac ; culture du lin ; sucre d’érable ; préparation de la laine : dégraissage, filage, tissage.Teinturerie ; conserves alimentaires ; miel et abeilles.Tapis crochetés ou noués, etc.Confection et réparation de chaussures d’enfant et des jouets, etc.19.— Dessm: — Décoration de tapis, de rideaux, de meubles, de vases, de jouets, etc.S’inspirer de la nature, du milieu.Éviter les thèmes étrangers.20.-—Filage et tissage : — Cours complet de tissage pour celles qui désirent se spécialiser ; notions d’ensemble pour les autres. L’Enseignement Primaire 129 NOMINATIONS INSPECTEURS D’ÉCOLES En vertu d’un Rapport du Comité de l’Honorable Conseil Exécutif, en date du 21 avril 1939 et approuvé par le Lieutenant-Gouverneur le 25 du même mois : 1.— M.J.-Wilfrid Caron, inspecteur d’écoles du district rural numéro 53, a été nommé inspecteur d’écoles du district urbain numéro 12 de la cité de Québec, en remplacement de M.Louis-Philippe Goulet qui a donné sa démission.2.—- M.Willie-O.Godbout, instituteur au Village de Portneuf, a été nommé ins- pecteur d’écoles du district rural numéro 53, en remplacement de M.J.-Wilfrid Caron promu au district urbain numéro 12 de la Cité de Québec.3.— En vertu d’un Rapport d’un Comité de l’Honorable Conseil Exécutif, en date du 1er juin 1939 et approuvé par le Lieutenant-Gouverneur le 2 du même mois : M.William O’Donnell, avocat, professeur à l’École Saint-Patrice, Cité de Québec, a été nommé inspecteur du nouveau district scolaire numéro 68, lequel renferme un certain nombre d’écoles catholiques fréquentées par des élèves de langue anglaise.4.— Par un arrêté en conseil en date du 2 juin 1939, M.A.-E.Wescott, inspec- teur d’écoles, a été nommé membre du Bureau préposé aux examens des aspirants à la charge d’inspecteur d’écoles, aux lieu et place de M.J.-M.Manning, décédé.PROFESSEURS Par un arrêté en conseil en date du 2 juin 1939, MM.P.-E.Alin et Ed.McCraken, ont été nommés professeurs à l’École normale Jacques-Cartier, Montréal.DIRECTEUR TECHNIQUE DE LA CINEMATHEQUE Par un arrêté en conseil en date du 2 juin 1939, M.Gaudry Delisle a été nommé directeur technique de la cinémathèque du Département de l’Instruction publique de la province de Québec.AVIS AUX CANDIDATS À LA CHARGE D’INSPECTEUR D’ÉCOLES Avis est par le présent donné qu’il y aura une assemblée des examinateurs nommés parle Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique pour l’examen des candidats à la charge d’inspecteur d’écoles, à l’École normale Laval, à Québec, mardi le vingt-deuxième jour d’aoirt 1939, à neuf heures et quarante-cinq minutes de l’avant-midi. 130 L’Enseignement Primaire Pour être admis aux dits examens, il faut : 1.— N’avoir pas plus de 55 ans ; 2.— Avoir enseigné au moins 10 ans dans la Province si l’on est porteur du brevet complémentaire, du brevet académique ou du brevet supérieur émis avant le 1er juin 1936.ou avoir enseigné pendant 8 ans dans la Province si l’on est porteur du brevet supplémentaire ou avoir enseigné pendant 7 ans dans la Province si l’on est porteur du brevet supérieur émis après le 1er juin 1936.L’aspirant peut subir l’examen entier en une seule session ou en deux sessions successives s’il en fait la demande.Dans ce dernier cas, les matières seront divisées comme suit : 1er examen partiel: Les mathématiques, les histoires, la géographie, le dessin et l’agriculture.2e examen partiel: La composition française, la pédagogie, la loi et les règlements scolaires, les sciences naturelles, l’anglais et les autres matières du programme.Toute personne qui désire se présenter à cet examen devra envoyer d’ici au douzième jour d’août prochain, à M.B.-O.Filteau, secrétaire du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, une demande à cet effet, la somme de six piastres, ainsi que tous les documents exigés par les règlements scolaires.COURS D’AGRICULTURE PENDANT LES VACANCES D’ÉTÉ 1939 Grâce à la générosité du Gouvernement provincial et à la haute approbation du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, des cours d’agriciüture seront de nouveau organisés, pendant les prochaines vacances : 1.— A Oka, pour les inspecteurs d’écoles; 2.— À Sainte-Anne-de-la-Pocatière, pour les professeurs d’agriculture des écoles normales et les instituteurs ruraux ; 3.— Dans chacune des régions scolaires de la Province, pour les institutrices rurales.Ces cours de deuxième année auront lieu : ?) Pour les inspecteurs d’écoles, du 17 au 22 juillet, à Oka ; ?) Pour les professeurs et les instituteurs, du 17 au 28 juillet, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière ; c ) Pour les institutrices, aux localités et aux dates suivantes : Région N° 1 —À Mont-Laurier .du 31 juillet au 4 août 1939 “ “ À Amos .du 11 au 15 septembre 1939
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