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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1943-02, Collections de BAnQ.

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Vol.II - N° 6 FÉVRIER 1943 QUÉBEC SOMMAIRE LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE : Une impor tante séance du Comité Catholique, MM.Victor Doré et B.-O.Filteau, p.442.EDUCATION ET FORMATION Formation religieuse SOLILOQUES : Mon Pasteur, M.T abbé Victorin Germain, p.454.Formation sociale HYGIÈNE : État actuel de son enseignement, M.J.Gilbert, p.458.Formation nationale ÉDUCATION NATIONALE À L'ÉCOLE : Calixa Lavallée, 1842-1942, p.461.Formation professionnelle ÉDUCATION : Sincérité et franchise, Rév.S.Saint-Ignace-de-Loyola, C.N.D., p.463.PEDAGOGIE ET METHODOLOGIE LE PETIT CATÉCHISME : L'Église, M.l'abbé J.-C.Mathieu, p.468.—M.J.-P.Labarre, La Rédaction, p.471.—METHODOLOGIE DU FRAN,ÇAIS : L'orthographe, M.Jean-Marie Laurence, p.472.—PHONÉTIQUE : Parlons bien, M.Jacques Mordret, p.475.—ÉTUDE DE TEXTE (8e et 9e années) : Parallèle de Séraphin Poudrier et de Donalda Laloge, M.Chs-Eugène Gosselin, p.478.—MÉTHODOLOGIE DE L'ARITHMETIQUE: Les quatre opérations, M.J.-Henri Bessette, i.e., p.483.—SUGGESTIONS: Revue mensuelle du programme (février), p.487.English Section The inspector jots it down, A.E.Wescott, p.513.Poetry and the child, Brother Fidelis, F.S.C., p.515.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Synthèse des réponses à la première question de l'enquête : quel est l'objet de l'enseignement primaire à ses divers degrés ?M.Victor Doré, p.518.—Certificat d'études primaires, M.C.-J.Miller, p.522.—Épargne scolaire en temps de guerre, la Rédaction, p.523.—Semaine du dimanche, la Rédaction, p.524.— Chronique du mois : L'éducation en Allemagne, M.Charles Bilodeau, p.525.Il faut lire, M.Lucien Lortie, p.527. 442 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février La FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE Une importante séance du Comité Catholique N.D.L.R.—Le Comité catholique, à sa réunion du 17 décembre 1942, a donné son approbation à un rapport d’une importance exceptionnelle pour l’avenir de nos écoles.Ce rapport, présenté par la Commission de Coordination et d’Examens après plusieurs séances d’études et de longues délibérations, porte sur deux questions principales: a) la fréquentation scolaire, b) la réorganisation du cours primaire d’après un programme variable selon les besoins du milieu et les aptitudes naturelles de l’enfant.Pour l’information du personnel enseignant, nous croyons devoir reproduire ici les conclusions de ce rapport ainsi qu’un abrégé du très intéressant débat auquel il a donné lieu.RÉSOLUTION PRINCIPALE DE LA COMMISSION DE COORDINATION ET D’EXAMENS La Commission Considérant que c’est le devoir des responsables de l’éducation de faire en sorte que chaque enfant reçoive la formation qui lui est nécessaire pour remplir son rôle de citoyen chrétien dans la société actuelle; Considérant que cette fréquentation ne semble être obtenue par la persuasion; Considérant par contre qu’il serait inutile d’obliger des enfants à fréquenter une école qui ne répond ni à leurs aptitudes ni à leurs attraits; Considérant que ce serait une perte pour la nation et une injustice pour les enfants que de forcer ceux-ci à prolonger leur scolarité dans un genre d’école qui ne leur permet pas de progresser selon leurs possibilités; 1 ° Opine en faveur de la fréquentation scolaire obligatoire depuis l’âge de six ans révolus jusqu’à l’âge de quatorze ans révolus selon les déterminations indiquées ci-dessous; 2° Suggère que la loi scolaire soit modifiée de manière qu’il soit clairement défini que tout enfant a le droit de fréquenter l’école dès l’âge de cinq ans révolus; 3° Estime que ces années de scolarité obligatoire devraient être organisées de manière à répondre aux aptitudes diverses des enfants et, qu’à cette fin, l’enseignement dans les écoles publiques de cette Province devrait se donner d’après un programme flexible et variable qui, tout en favorisant le développement des dispositions naturelles, tînt compte des besoins de l’heure et du milieu; 4° Recommande que la Commission des Programmes et des Manuels soit chargée de se mettre au travail le plus tôt possible pour la préparation de ce programme. 1943 LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE 443 DÉTERMINATIONS RELATIVES À LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE a) Tout enfant âgé de six ans révolus à quatorze ans révolus doit fréquenter une maison d enseignement.b) Satisfait a cette obligation: IL enfant qui fréquente une école sous le contrôle d’une commission sco-laire9?lJ^t?U.te a.utre école organisée sous l’empire des lois de cette Province; .Celui qui reçoit a domicile un enseignement efficace au jugement de l’au-tonte competente; .^ Celui qui est empêché de frequenter l’école pour cause de maladie ou autre raison grave; , .4.Celui qui est âgé de moins de dix ans et qui demeure à plus de deux milles cie l ecoIe, ou celui qui est âgé de plus de dix ans et qui demeure à plus de trois milles de 1 ecole, si, dans chacun de ces deux cas, les autorités ne pourvoient pas au transport des enfants ; 5 Celui qui possédé un certificat de 7e année ou tout autre certificat équivalent.• La Commission exprime le voeu que, dans la législation concernant l’instruction obligatoire, il soit tenu compte : 1 ° situation financière des municipalités, 2 De la situation financière de la famille eu égard au nombre d’enfants, 3 Du coût des manuels de classe, 4 De 1 opportunité de donner un professeur masculin aux garçons de douze , ans et plus, 5° De l’opportunité de centraliser les hautes classes de garçons et filles, ^ ^ opportunité de spécialiser les ecoles une fois le stage de l’instruction generale franchi.DÉTERMINATIONS RELATIVES AU NOUVEAU PROGRAMME 1 Conserver pour le cours élémentaire, ou enseignement du premier degré, un programme de sept années, en ménageant des possibilités d’orientation avantageuses vers diverses écoles avant le terme de sept ans; 2 Ajouter a ce premier cycle un cours dit du second degré et comprenant quatre ou cinq années d’etudes, dont la première au moins serait de culture générale et les autres soit de culture générale soit de spécialisation scientifique, agricole, technique ou commerciale; 3° Comme sanction de ces études, au moins deux certificats officiels seraient accordés: l’un à la fin du premier cycle et l’autre à la fin du second, et l’on demanderait aux universités de reconnaître ce dernier certificat comme certificat d’immatriculation.RÉSUMÉ DES DÉLIBÉRATIONS La lecture de ce rapport étant terminée, monsieur le Surintendant dépose un télégramme par lequel le Conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal prie le Comité catholique de ne pas approuver le principe de l’instruction obligatoire.Il donne lecture de ce message et le commente brièvement.Le premier paragraphe ne laisse pas de 1 etonner.On y insinue qu’une pression extérieure s’exerce sur les membres de l’Épiscopat.Celui-ci appréciera comme il convient cette mise en garde.Il dépose aussi un mémoire de la J.O.C.qu’on vient de lui remettre et dont il ne connaît pas le contenu.Un coup d’œil cependant aux conclusions lui révèle que l’on demande à ce Comité “ de ne pas s’engager pour servir d’appui au gouvernement dans une question aussi complexe et lourde de conséquences que celle de la scolarité obligatoire.” “Le Comité catholique, déclare monsieur le Surintendant, délibérera en toute sérénité, chacun de ses membres restant parfaitement maître de son opinion.” Monsieur le Surintendant croit bon de faire l’historique de la question.À la demande de l’honorable Cyrille-F.Delâge, son allocution est ci-après reproduite in-extenso. 444 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février / Éminence, Excellences, Messieurs, La séance de ce jour prendra place aux annales de notre Comité comme l’une des plus importantes depuis sa fondation.Il vaut, je crois, de l'y situer de façon précise.La question dont nous aurons à décider a été débattue plus d'une fois dans le passé sur d’autres scènes; elle a suscité de vives discussions auxquelles ont pris part plusieurs de nos membres.Aujourd’hui, 17 décembre 1942, notre Comité en est officiellement saisi, et c’est sur le rapport unanime d'une commission choisie dans son sein qu’il est invité à se prononcer.Ce rapport dispose du principe en jeu; je laisse à notre éminentissime collègue, le Cardinal Villeneuve, de faire à ce sujet la mise au point.J’entends ne vous présenter qu’un exposé de faits et ne remonterai pas dans le passé au-delà de notre réunion du 7 mai 1941.Dans mon premier rapport à l’honorable Secrétaire de la Province, année 1939-40, soumis à ce Comité en mai 1941, j’esquissais à grands traits le tableau de notre système d’éducation et, sans passer jugement sur la louange des uns et la critique des autres, je tentais une mise au point.Je notais le travail accompli par les trois commissions permanentes créées au sein de notre Comité, à la suggestion de Son Éminence le Cardinal Villeneuve.J admettais que, si notre système scolaire s’était depuis quelques années éclairé, aéré, il demeurait encore loin du compte.Je disais nos soucis et nos espoirs.Au chapitre de la fréquentation scolaire, je m’alarmais de la progression décroissante de l’inscription scolaire à partir de la 4e année du cours primaire et je déplorais la désertion prématurée de l’école.Après 1 exposé d’un mal dont nous reconnaissions tous la gravité, je suggérais le remède à y apporter.Souffrez que je cite: “ UN PROBLÈME ANGOISSANT—À la d emande de la Commission des Finances et de Législation instituée par le Comité catholique, le Département a fait enquête sur la.fréquentation scolaire des enfants de 7 à 13 ans inclusivement.Les conclusions de cette enquête ne sont pas définitives, mais les faits connus jusqu’ici sont des plus inquiétants Non seulement des milliers d’enfants de 7 à 13 ans n’apparaissent pas au journal d’appel mais un grand nombre de ceux qui s’inscrivent fréquentent l’école de façon très irrégulière.Dès la 5e année, la désertion de l’école commence et elle s’accentue de plus en plus à mesure que 1 on monte les degrés du cours primaire.Pour se rendre bien compte de cette défection, il suffit de jeter un coup d’œil sur la progression décroissante que forment les chiffres de l'inscription scolaire de la 4e à la 7e année.Alors qu en 4° année celle-ci se totalise à 90,000 environ, elle tombe successivement à bl,(XX) en 5° année, à 53,000 en 6e année et à 33,000 en 7e année.N'est-ce pas navrant ?\T est-ce pas une véritable désagrégation ?Je veux bien concéder qu’en quittant l’école publique un certain contingent est allé grossir les rangs d’autres institutions, mais les statistiques recueillies par nos inspecteurs démontrent clairement que ce contingent ne représente qu au plus 20% de ceux qui ont rompu avec l’école municipale.Que deviennent les autres?.troublant point d'interrogation.Si 1 on considère en outre que ceux qui restent à l’école perdent en moyenne une journée sur cinq, il n y a pas lieu de s’étonner des difficultés qu'on éprouve à parcourir le programme 1943 LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE 445 année par année.La fréquentation irrégulière et la désertion prématurée de l’école ont de multiples causes, tant dans les villes que dans la campagne.La pauvreté qui règne dans un très grand nombre de foyers urbains en est une.À la campagne, les enfants de tout age sont retenus à la maison à l’époque des semailles et des moissons: c’est ce qui les retarde dans leurs études et ne laisse pas de les en dérouter.Mais c’est l’apathie des parents qu’il importe de vaincre avec le temps.En effet, c’est en vain qu’on s’appliquera à simplifier le cours d etudes, c est en vain qu’on s’efforcera d’améliorer le personnel enseignant, si les parents ne se montrent pas plus soucieux de leurs responsabilités et plus respectueux des droits de leurs enfants en matière d’éducation.Je crois que le moment est venu de poser cette question bien franchement devant la conscience publique.” Deux pages suivaient que je ne désirais pas soumettre au Ministre sans votre assentiment.Après m être déclaré favorable à la scolarité obligatoire comme remede a la situation, je rappelais la legislation de la Cité Vaticane et, plus près de nous, celle de la province de la Nouvelle-Ecosse, dont les exigences sont différentes selon qu elles s’appliquent aux écoles urbaines ou rurales.J’ajoutais: .Probleme est complexe et de solution difficile.Ne pourrait-on, dans notre pro- vince, faire une première tentative en permettant aux commissions scolaires d’instituer la scolarité obligatoire avec l’assentiment de l’un ou l’autre des deux comités du Conseil de 1 Instruction publique?Pour ne pas être inopérante, la législation requise devrait être au début d’une assez belle souplesse.Avec le temps, et avec le concours de toutes les bonnes volontés, elle finirait par répondre totalement à son objet.” Devant les représentations motivées qui suivirent la lecture de mon texte, j aurais eu mauvaise grâce à presser la question.Je crus donc sage de m’en tenir à 1 exposé du problème et de retrancher de mon rapport à l’honorable Secrétaire de la Province tout commentaire relatif à la suggestion que je vous avais soumise.Elle était toutefois posée devant ce Comité ; l’étude s’en imposait.Aussi, dès le lendemain de cette séance de mai 1941, mon Département se mettait-il à l’œuvre pout recueillir tous les renseignements possibles sur les lois en vigueur an pays et à 1 étranger concernant la scolarité obligatoire, leurs particularités et les moyens auxquels on a eu partout recours pour en faciliter et en assurer l’application.À notre séance du 18 septembre notre Comité de régie du Certificat collègue, le Cardinal Villeneuve.1941, à la suite d’un rapport présenté par d’études primaires, notre Éminentissime “ reconnaissait que l’insuffisance de l'inscription et l’irrégularité de la fréquentation constituaient un problème inquiétant et qu’il y avait lieu d’en rechercher la cause et les remèdes.Plusieurs (disait-il) sont d avis qu il faudrait recourir à la scolarité obligatoire, mais, avant d’adopter cette mesure coercitive, ne serait-il pas opportun d’analyser à fond les causes qui empêchent un grand nombre d’enfants de s’inscrire aux écoles et de les fréquenter régulièrement ?” À cette fiu.Son Éminence proposait la tenue, sous les auspices du Comité catholique, d’un congrès d’éducation auquel seraient invités les éducateurs, les économistes et les sociologues les plus expérimentés.On y étudierait le mal dans ses racines: on pourrait en profiter pour réexaminer toute l’organisation de l’école primaire et on serait alors mieux éclairé pour résoudre le problème.” Notre collègue, le Sénateur Prévost, se déclarait très heureux d’entendre Son Éminence dire: “ R n’y a pas d’objection de principe à la fréquentation obligatoire, mais c’est seulement une question d’opportunité.” 446 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Je me déclarais prêt, pour ma part, à favoriser l’organisation d’un congrès dès que les principales questions à mettre au programme auraient fait l’objet d’études préalables suffisantes par la Commission de Coordination et d’Examens.Il importait donc, non seulement de poursuivre le plus rapidement possible le travail déjà commencé, mais de recueillir des statistiques de toute nature sur la fréquentation scolaire en la province.Outre leur utilité immédiate, ces statistiques nous seraient un précieux appoint dans la réorganisation des écoles et la réadaption des programmes, advenant un verdict favorable à la fréquentation scolaire obligatoire.C’est pourquoi, un questionnaire, préparé par le Révérend Père P.-E.Beaudoin, S.J., à la demande de l’honorable Secrétaire de la Province, vous était soumis et, après délibérations, recevait votre entière adhésion (procès-verbal, C.C., 19 déc.1941).Pour marquer la suite des événements et le progrès de nos études, je ne crois mieux faire que d’intercaler ici le texte intégral d’une réunion de notre Commission de Coordination, tenue le 10 janvier 1942: Le but principal de cette réunion est 1 ° de déterminer la forme du congrès d’éducation proposé par Son Éminence le Cardinal Villeneuve lors de la session du Comité catholique de septembre 1941, et 2° de faire le choix des principales questions à mettre à l’étude.Son Éminence prie d’abord Monsieur le Surintendant de faire connaître ses vues à ce sujet.Relativement à la forme du congrès, Monsieur le Surintendant rappelle qu’à la réunion du Comité catholique de septembre dernier, il a déjà exprimé l’opinion que les principales questions à mettre sur l’ordre du jour du congrès devraient faire l’objet d’une étude préalable par la Commission de Coordination et d’Examens.Il reste d’avis que c’est la meilleure manière de procéder, attendu qu’il s’agit plutôt d’une enquête touchant certains points faibles de notre système scolaire que d’une série de séances publiques auxquelles pourraient prendre part les personnes de l’extérieur désirant soumettre leurs idées et leurs projets de réforme.Il convient, semble-t-il, que cette enquête soit faite d’après un plan établi par la Commission de Coordination elle-même.Toutefois, ce plan dressé, la Commission le communiquera à toutes les personnes intéressées et les invitera à soumettre des mémoires sur chacun des points à discuter.Après étude de ces mémoires, la Commission pourra faire connaître ses conclusions au cours d’une séance publique si elle le juge à propos.Quant au plan ou programme de l’enquête, il semble que la première chose à faire est de bien définir quel est l’objet de l’école primaire.On pourra se demander ensuite dans quelle mesure l’école primaire répond à son objet et quels sont les moyens à prendre pour qu’elle remplisse pleinement son rôle.Ceci nous amènera logiquement à discuter de l’organisation scolaire au double point de vue pédagogique et administratif de la fréquentation scolaire et, enfin, de la question qui conditionne toutes les autres, celles des subsides provinciaux mis au service de l’école primaire.Son Éminence exprime à son tour sa manière de voir touchant la forme et le programme du congrès.Elle croit qu’en effet il s’agit plutôt d’une enquête sur notre système scolaire que d’un congrès proprement dit et qu’il appartient à la Commission de Coordination de procéder à cette enquête sous l’autorité du Comité catholique.La Commission demandera des expressions d’opinions sous forme de mémoires, étudiera ces mémoires et soumettra ses conclusions au Comité catholique.Celui-ci pourra alors faire au Gouvernement les suggestions qui sembleront opportunes.Pour ce qui est du programme.Son Éminence croit que le plan général d’étude ébauché par Monsieur le Surintendant renferme toutes les principales questions à scruter et pourrait être adopté dans l’ensemble.Monseigneur l’Archevêque de Montréal, Monseigneur l’Archevêque d’Ottawa, Monseigneur l’Évêque de Sherbrooke, Monsieur Augustin Frigon.Monsieur J.-A.Trudel et le Révérend Père Alcantara Dion expriment successivement leurs vues relativement aux principaux points à traiter. 1943 LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE 447 suit: Après longues délibérations, il est décidé que l’ordre des questions soit établi comme 1.—Objet de l’école primaire à ses divers degrés; 2.—Organisation pédagogique: a) Programme, b) Formation des professeurs, c) Matériel scolaire; 3.—Organisation administrative; 4.-—Fréquentation scolaire; 5.—Problèmes financiers.Si ce programme est agréé par le Comité catholique, on commencera immédiatement à recueillir des opinions.La Commission est d’avis que le premier point à élucider est le suivant: Quel est l’objet de l’éducation élémentaire, c’est-à-dire de la première à la septième année inclusivement?Avec l’autorisation du Comité catholique.Monsieur le Surintendant demandera un mémoire sur cette question aux divers groupes suivants: a) Les principaux des écoles normales, b) Les inspecteurs d’écoles, c) Les supérieurs provinciaux et les supérieures provinciales des congrégations enseignantes, d) Les associations d’instituteurs et d’institutrices, e) Le Comité permanent de l’Enseignement secondaire et le Conseil supérieur de l’Enseignement technique, /) Les commissions scolaires des principales cités de la Province, g) Diverses organisations sociales, ouvrières, agricoles ou financières.Une invitation publique sera aussi adressée à toute autre personne ou tout autre groupement désireux de faire connaître son opinion relativement aux réformes à opérer.Ces mémoires devront être adressés au Surintendant de l’Instruction publique avant le premier avril, être considérés comme confidentiels jusqu’à cette date et ne pas être reproduits ou commentés dans les journaux avant la fin de l’enquête.Le premier rapport de notre Commission était approuvé par le Comité à sa séance du 16 février 1942.Toute la publicité désirable fut alors donnée à notre enquête tant par la voix des journaux que par notre revue Y Enseignement 'primaire.Les nombreuses réponses, sitôt reçues, furent polycopiées et distribuées à tous les membres de ce Comité.La Commission de Coordination et d’Examens se réunissait de nouveau le 29 avril 1942 et délibérait longuement sur diverses questions relatives à l’enquête scolaire; elle rapportait progrès à notre séance du 6 mai 1942.Un mémoire de notre collègue, monsieur Augustin Frigon, reproduit in-extenso au procès-verbal de cette dernière séance donnait lieu à des échanges de vues fort intéressants.Ce mémoire de notre collègue se rattachant aux deux premières questions de notre enquête vint s’ajouter à la documentation déjà recueillie et dont tous les membres de ce Comité auront fait l’étude.Vers la fin d’octobre, une première synthèse vous était distribuée et votre Commission de Coordination en faisait l’étude à sa séance du 6 novembre 1942 et la reproduisit in-extenso à son procès-verbal.Dans tous les rapports reçus, l’on déplore l'insuffisance et l’irrégularité de la fréquentation scolaire, et la désertion de l’école avant la fin des études élémen- 448 L'ENSEIGNEMENT FRI MAIRE Février taires.D’autre part, presque tous les éducateurs qui nous ont fait l’honneur de s’intéresser à notre enquête réclament l’allègement du programme du cours élémentaire, plus particulièrement dans les quatre premières années de ce cours.Aussi, avant de poser les cadres pour la préparation du programme des écoles publiques de cette province et de préconiser la méthode à suivre pour sa mise à exécution, “ importe-t-il de fixer le nombre d’années pendant lesquelles l’action formatrice de l’école doit s’exercer sur l’enfant Comme premier remède au “problème angoissant ’’ signalé dans mon rapport de mai 1941, la fréquentation obligatoire (pie je recommandais alors ne devrait-elle pas être promulguée sans plus de retard ?Je posais la question à mes collègues du Comité d'enquête et j’optais de nouveau pour l’affirmative.Je me déclarais toutefois adverse à une législation qui, plaçant tous les enfants dans un même moule, les obligerait à poursuivre coûte (pie coûte et vaille que vaille les mêmes études et à fréquenter une école qui ne tiendrait pas compte de leurs aptitudes, de leur développement mental et de leurs possibilités d’assimilation.Une telle législation serait coercitive et de ce fait, porterait atteinte aux droits de la famille.Bien au contraire, fallait-il recommander une formule qui laisserait aux parents toute liberté de diriger leurs enfants vers des établissements de leur choix et qui, dans sa judicieuse application, assurerait à tout enfant sain de corps et d’esprit les bienfaits d'une scolarité de huit années.Je vous reporte aux considérants sur lesquels notre Commission d’enquête appuie la recommandation qui vous est aujourd’hui soumise: “ C’est le devoir des responsables de l’éducation de faire en sorte que chaque enfant reçoive la formation qui lui est nécessaire pour remplir son rôle de citoyen chrétien dans la société actuelle; Cette fréquentation ne semble être obtenue par la persuasion ; Il serait inutile d’obliger des enfants à fréquenter une école qui ne répond ni à leurs aptitudes ni à leurs attraits; Ce serait une perte pour la nation et une injustice pour les enfants que de forcer ceux-ci à prolonger leur scolarité dans un genre d’école qui ne leur promet pas de progresser selon leurs possibilités.” Je n’insiste pas sur les déterminations relatives à la fréquentation scolaire approuvées provisoirement par votre Commission d’enquête et que j’ai pour mandat de compléter, mais je vous prie de noter le soin qu’elle a pris de conditionner la législation proposée.C’est donc le 6 novembre 1942 que votre Commission à l’unanimité de ses membres, acceptait le principe de la scolarité obligatoire.Depuis lors, la Commission des Écoles catholiques de Montréal a adopté une résolution dans le même sens, résolution d'une grande importance étant donné que les élèves qui relèvent de cette commission représentent plus de 20% de l’inscription totale dans les écoles de la Province qui tombent sous la juridiction du Comité catholique.J’ai déposé cette résolution au dossier de l’enquête avec les opinions similaires reçues au cours de la dernière année.J’insiste sur ce point pour rétablir les faits et empêcher que l’histoire ne les enregistre à rebours.Vous avez en mains une documentation de belle valeur et sur laquelle votre Commission d’enquête s’appuie à bon escient pour vous requérir d’adopter le rapport qui vous est aujourd’hui soumis. 1943 LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE 449 Vous détenez les renseignements que m’ont fait tenir, avec une bienveillance dont je leur sais gré, les autorités scolaires de tous* les États de la République voisine; des précisions sur les lois des autres provinces de notre Dominion; la liste de tous les pays du monde où la fréquentation scolaire est obligatoire et, dans chaque cas, la durée de la scolarité.Vous avez aussi pris connaissance, au cours de la dernière année, des vœux exprimés par nos inspecteurs d’écoles, les principaux de nos écoles normales, les directeurs et directrices des scolasticats-écoles normales réunis en divers congrès à mon invitation.Il ne fut pas fait allusion directement à la scolarité obligatoire dans ces congrès—je ne l’aurais pas admis.Je sais toutefois que tous les éducateurs de cette province se sont émus du problème dont notre Commission de Coordination a fait l’étude et que tous se réjouiront de voir les conclusions de cette Commission adoptées par notre Comité.Si j'ai cru bon de faire cette longue mise au point, c’est pour revendiquer au nom de ce Comité le mérite de ses décisions, c’est aussi pour attester la liberté dont il jouit dans l’exercice de ses attributions; c’est enfin pour affirmer hautement sa parfaite conscience de ses responsabilités.Les recommandations de votre Commission d’enquête sont le fruit de près de deux années d’étude dont j’ai tenté de marquer la logique.La fréquentation obligatoire est le premier, non l’unique remède à suggérer au législateur pour assurer une rapide amélioration de notre système d’enseignement.Bon nombre des anomalies et des lacunes soulignées dans mon rapport de 1939-40 sont encore à corriger.Notre enquête poursuit son cours et nos commissions permanentes auront une lourde tâche à remplir.J’ai foi aux recommandations qui vous sont ce jour présentées; l’espère que vous leur réserverez bon accueil.Cette allocution de M.le Surintendant est suivie d’un intéressant débat dont nous donnons ci-dessous le résumé.Son Éminence le Cardinal Villeneuve et Son Excellence Monseigneur Char-bonneau, archevêque de Montréal, font tour à tout une mise au point concernant le message de la Société Saint-Jean-Baptiste.Les évêques de cette Province, affirment-ils, ne sont actuellement influencés que par les motifs qui se dégagent de l’enquête conduite par le Comité catholique lui-même.Chacun d’entre eux est libre d’adopter à l’égard de la fréquentation scolaire obligatoire l’attitude qu’il juge la plus conforme aux intérêts supérieurs de la population.Monsieur le Juge H.-A.Fortier exprime l’avis qu’il n’y a pas lieu de s’émouvoir de la démarche de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Tout en partageant les craintes du président de cette société, il estime que chaque membre doit prendre l’attitude qu’il juge la meilleure et en accepter la responsabilité.Sir Mathias Tellier est d’accord avec les honorables membres qui l’ont précédé en ce qui concerne les deux premiers alinéas du message.Pour ce qui est du troisième, il s’agit d’une pétition à l’autorité qui lui semble parfaitement dans l'ordre.Passant ensuite à l’étude de la question principale, Sir Mathias fait remarquer que c’est la première fois qu’elle est présentée sous cette forme.À plusieurs reprises dans le passé, lorsque la discussion s’est élevée sur le parquet de l’As- 450 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février semblée législative, il s’est opposé à l’instruction obligatoire à cause de circonstances et pour des motifs qui'lui semblaient justifier son attitude.Il a reçu alors des témoignages d’approbation venant de haut lieu et, en particulier, de plusieurs membres de l’Épiscopat.Aujourd’hui, les circonstances sont changées puisque le rapport qui est actuellement sous considération a l’appui de Son Éminence le Cardinal et, semble-t-il, de la plupart de Nosseigneurs les Évêques de cette Province.Il a le plus grand respect pour l’opinion de ces éminents collègues, mais il ne peut se défendre contre certaines préventions.Il n’a pas confiance dans la coercition en cette matière.Il n’en attend rien de bon et il reste d’avis qu’il y a d’autres moyens plus efficaces.Il croit donc devoir enregistrer sa dissidence touchant la fréquentation scolaire obligatoire.Monsieur le Juge Fortier se dit aussi dans l’obligation de se déclarer dissident.Témoin des luttes que suscita l’école obligatoire dans l’enceinte parlementaire, ayant même prononcé son premier discours sur cette question, il ne peut faire autrement que de prier la Commission de Coordination et d’Examens de l’excuser de ne pas partager sa manière de voir.La fréquentation obligatoire, suivant lui, est inopportune, car la Province fait son devoir en matière d’éducation.Son Excellence Monseigneur Comtois exprime l’opinion qu’il vaudrait mieux attendre la fin de l’enquête avant de prendre une décision.Son Éminence le Cardinal expose que l’attitude présente de la plus grande partie de l’épiscopat n’est pas un blâme pour le passé.Il reconnaît que l’enseignement donné jusqu’au début du siècle par la plupart de nos professeurs de philosophie sociale contestait à l’État le droit d’imposer l’instruction obligatoire, qui avait le tort du reste, en plusieurs pays d’Europe, de faire corps avec tout un ensemble de réformes inspirées par l’esprit révolutionnaire et mises en avant par des francs-maçons notoires.En principe, il est à retenir que le pouvoir public, comme l’a bien marqué le Pape Pie XI dans l’encyclique Quadragesima anno, ne peut intervenir pour régler d’autorité des problèmes qui intéressent les groupements particuliers, à moins que ceux-ci ne puissent pas eux-mêmes les résoudre.Or, il ne paraissait pas avec évidence, dans les temps passés, que l’instruction scolaire fût d’intérêt public, et conséquemment on jugeait cette question d’ordre exclusivement familial.D’où les limites imposées à l’État en matière d’éducation.Il était invité à aider la famille à cette fin, sans qu’on lui reconnût de droits propres en ce qui concerne l’instruction élémentaire.De nos jours, néanmoins, l’intervention de l’État s’est imposée en divers domaines où elle n’avait pas son rôle autrefois, et cela en raison de l’évolution des sociétés, des exigences nouvelles du bien commun à cause des relations sociales de plus en plus nombreuses des individus entre eux, des familles et des diverses organisations particulières entre elles, et aussi de l’interdépendance des nations sur le plan international.C’est ainsi, par exemple, que d’excellents sociologues chrétiens furent d’avis, jusqu’à la fin du dernier siècle, que l’État n’avait pas à intervenir dans la question des rapports du capital et du travail, qu’ils jugeaient une question d’ordre privé.On redoutait pareille intervention à cause d’abus qui n’étaient pas tous chimériques, l’expérience l’a établi.Néanmoins, l’encyclique Rerum Novarum a affirmé, contre le libéralisme économique, non seulement le droit pour l’État, mais le devoir d’intervenir dans la question sociale créée par les luttes entre les classes, surtout entre le capital et le travail, dont les conflits ont pris en nos siècles des proportions immenses et ont si fortement ébranlé parfois les assises même de l’ordre public. 1943 LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE OBLIGATOIRE 451 De même, il fut un temps où l’instruction scolaire pouvait n’intéresser que de loin le bien public.Plusieurs soutinrent cet avis, même jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle.Mais l’opinion contraire avec le développement des faits, devint prépondérante, et par conséquent elle reconnut à l’État le droit de juger en la matière.Cette thèse fut confirmé par les Papes.Benoît XV et Pie XI posèrent ce principe en divers documents ainsi que dans certains jugements qu’ils eurent à rendre pour le règlement de difficultés particulières.Son Éminence reconnaît qu’autrefois Elle a eu des hésitations en face de la thèse du droit des pouvoirs publics d’imposer l’instruction obligatoire.Maintenant, la doctrine catholique est nette et ferme sur le point jadis discuté, et il n y a plus lieu d’éprouver le moindre scrupule pour la question de droit.La question d’opportunité toutefois demeure, c’est une matière libre.Chacun peut en juger à son gré, selon ses propres observations.Or les enquêtes paraissent révéler qu’il y a, parmi nous, une multitude d’enfants qui sont actuellement privés du bienfait de l’instruction, pour diverses causes: pauvreté, négligence ou insouciance des parents, besoins de la famille et autres.La loi d’obligation scolaire ne réglera certes point tous ces problèmes; personne n’a la naïveté d’y voir une panacée; mais la loi projetée, avec d’ailleurs tous les tempéraments qu’elle comporte, fournira l’occasion d’étudier le mal plus à fond et d’intervenir par les moyens les mieux appropriés.Tels sont les motifs qui ont paru convaincre à l’unanimité la Commission de Coordination, dont Son Éminence est le Président, de l’opportunité de recommander un projet de loi de fréquentation scolaire obligatoire.Son Éminence s’explique parfaitement les hésitations de plusieurs, mais, pour son compte, Elle continue d’appuyer la recommandation du rapport présentement soumis.Monsieur le Sénateur Prévost fait remarquer qu’il ne s’agit pas pour le moment d’une loi, mais d’une recommandation.La Commission de Coordination a constaté un mal et elle suggère un remède.Vu la fréquentation très irrégulière de l’école, la Commission croit devoir recommander l’instruction obligatoire.Mais, en même temps que l’obligation scolaire pour les enfants, elle réaffirme l’obligation, pour les autorités, de pourvoir à l’établissement de maisons d’enseignement dont les programmes flexibles et variables assureront le développement de chaque enfant selon ses aptitudes et ses possibilités.La loi ne touchera que les parents égoïstes ou négligents.Ceux qui font leur devoir n’ont rien à craindre.On a fait l'essai d’autres moyens dans le passé.Quels résultats ont-ils donnés ?Aujourd’hui, c’est Son Éminence le Cardinal Villeneuve, c’est Son Excellence Monseigneur Vachon, archevêque d’Ottawa, c’est Son Excellence Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, qui, avec M.le Surintendant, proposent la fréquentation scolaire obligatoire.Ils sont appuyés par Son Excellence Monseigneur Papineau, évêque de Joliette; Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean; Son Excellence Monseigneur Desranleau, évêque de Sherbrooke; Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Ni-colet, en même temps que par plusieurs autres membres figurant au nombre des éducateurs les mieux avertis de cette Province.Pourquoi hésiter plus longtemps ?Il propose donc l’adoption du rapport soumis par la Commission de Coordination.Monsieur Gerald Coughlin assure le Comité que l’instruction obligatoire sera bien vue des catholiques de langue anglaise.Ên principe, il est contre la coercition, mais il constate avec d’autres que la persuasion n’a pas donné les résultats désirés. 452 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Monsieur Augustin Frigon souligne le fait que, si on persiste à repousser l'instruction obligatoire, on laisse à ceux qui sont mal disposés à notre égard un argument de plus pour soutenir que nos jeunes gens sont mal préparés pour toutes les fonctions qui requièrent un peu d’instruction.Son Excellence Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, dit que, d’après les enquêtes faites par la J.O.C., ce sont les enfants qui vont à l’école qui fournissent les meilleurs chrétiens.Il n’a donc pas peur de l’instruction obligatoire.L’objet premier de toute loi est d’être l’éducatrice du peuple.L’obligation scolaire amènera les parents à mieux comprendre leurs devoirs.L’Etat a le droit d’exiger un minimum d’instruction pour tout enfant.Pourquoi ne le dirait-il pas?La loi ne sera pas parfaite au début, mais elle aidera à découvrir les cas d’indigence ou d’insouciance et à y porter remède.Pour sa part, il voit dans la fréquentation scolaire une garantie de fidélité religieuse et il appuie avec plaisir la proposition de l'honorable Sénateur Prévost touchant l'approbation du rapport actuellement à l’étude.Monsieur le Surintendant soumet alors au Comité la proposition suivante: Il est proposé par l’honorable Sénateur Jules-Edouard Prévost appuyé par Son Excellence Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, que le rapport soumis par la Commission de Coordination et d’Examens à la suite de sa réunion du 12 décembre courant, et qui est actuellement à l’étude par ce Comité, soit adopté tel que présenté.Cette proposition est adoptée sur division, les membres dont les noms suivent se déclarant dissidents: Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Valleyfield; Son Excellence Monseigneur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe; Son Excellence Monseigneur Belleau, vicaire apostolique de la Baie James; Sir Mathias Tellier, ex-juge en chef de la Cour d’Appel; l’honorable H.-A.Fortier, juge de la Cour Supérieure.(Signé) B.-O.Filteau (Signé) Victor Doré Secrétaire Président UCâlIOrL ormmio Compétence du professeur (( Nous désirons dans nos professeurs de très grandes connaissances et nous ne voulons dans leur enseignement aucun point faible.Il est alors facile de constater que cet aspect de la personnalité du maître est le point central dans V intérêt des élèves.)) Keilhaker.(( Le travail personnel et l'étude permettront d'arriver a cette culture générale.» Dresterweg. 454 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Formation religieuse SOLILOQUES IX Mon PASTEUR par M.l’abbé Victoria GERMAIN de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.Un prêtre sort de chez moi.Il laisse comme une traînée de bénédictions.Son affabilité m’a conquis; sa conversation m’a instruit; son zèle des âmes m’a édifié.Je l’avais vu, à l’autel; je l’avais écouté, en chaire; j’avais reçu de lui la sainte absolution.Il me restait à l’accueillir en mon foyer.Des yeux de la foi, en effet, j’aperçois nettement dans les prêtres, sans acception d’individu, le sacré ministère qui en fait des personnifications du divin Maître.Et quand, d’aventure, ils daignent me demander l’hospitalité, quand, officiellement, ils font la visite à domicile, quand, spontanément ou à ma demande, ils viennent partager les joies et les peines de ma famille, je me figure que c’est encore Béthanie, Lazare, Marthe et Marie.Je jouis alors de l’amitié condescendante du Seigneur et de sa surnaturelle munificence.Je jouis de lui faire gloire et je jouis de l’honneur qui m’est fait.* * * Oh ! je sais ce que penseraient de ces dispositions de foi certains personnages médiocres; les médiocres sont facilement prétentieux, critiques et mesquins dans leurs critiques.Pour un Judas, ils font table rase du Collège apostolique; pour un Alexandre YI, ils suppriment la dynastie incomparable des Papes; pour un renégat, pour un transfuge, pour un scandaleux, pour un étourdi, pour un original, ils englobent dans le même pharisaïque mécontentement, dans le même pharisaïque mépris tout le clergé.Leur relâchement, leur tiédeur, leur état de péché, c’est la faute des prêtres; ils ont beau: qu’ils donnent l’exemple ! Hé oui ! quand tous ces messieurs, sans exception, seront vertueux, nos médiocres se feront saints; à leur tour, pieux, mortifiés et zélés, ils chercheront le royaume qui n’est pas de ce monde.Eh bien, pour ma part, je remercie le bon Dieu qui m’a permis d’apercevoir dans la survivance de l’Église, malgré toutes les réelles ou les possibles défaillances de sa hiérarchie au cours des âges, la preuve de sa divine fondation et de la divine assistance.« Je suis avec vous toujours, jusqu’à la fin du monde )), a déclaré le fondateur (1), l’infaillible fondateur.Un mauvais prêtre, en effet, un mauvais évêque, un mauvais pape, s’il m’administre un sacrement, j’en retire les fruits comme du même sacrement conféré par un ministre réellement saint; car le sacerdoce n’est pas une récompense de la sainteté; c’est, au contraire, une grâce impartie à tel élu eü faveur du public.Un prêtre ne l’est point tant pour lui-même que pour les autres.Il peut cesser d’agir comme tel; mais il reste tel éternellement.Et quand il agit comme prêtre, il agit comme organe, comme agent, comme instrument du Fils de Dieu.Même donc s’il est prévaricateur, son ministère reste honorable, son sacrifice vrai et pur, ses sacrements valides, ses prières officielles acceptables, son autorité juridique, ses enseignements salutaires, ses conseils, ses avertissements et ses réprimandes (1) Matth., XXVIII, 20. 1943 ÉDUCATION ET FORMATION 455 des grâces actuelles.Et j’aime bien ces comparaisons accumulées d’un prédicateur (2) du XVIIe siècle: « Si vous étiez en prison pour un crime de lèse-majesté, et qu’on vous envoyât votre grâce par un messager tout déchiré, ou si le roi vous envoyait un office ou un bénéfice, et que le porteur des patentes fût déchiré, souillé, crotté, refuseriez-vous la grâce ?Et vous voulez refuser le pardon de vos péchés et les bénédictions du ciel, sous prétexte que le prêtre qui vous les apporte n’a pas son âm,e en bon équipage ?Le médecin qui est malade ne laisse pas de vous guérir; il n’est malade qu’en son corps, et il vous guérit par sa science.Le prêtre est pécheur par sa volonté, et il vous absout par son caractère; peu importe à une bonne terre que la semence lui soit jetée par une main bien blanche et bien nette ou par une main souillée et galeuse; peu importe à un jardin que l’eau qui arrose ses fleurs passe par un conduit d’argent ou par un canal de plomb; peu importe à Ninive qu’elle soit prêchée par un Jonas désobéissant ou par un Daniel innocent, pourvu qu’elle se convertisse.)) * * * La haine du prêtre, chez des catholiques, quand elle est profonde, ne s’explique pas autrement que la haine d’Hérodiade pour Jean le Baptiste.Jean réprouvait un concubinage.Les luxurieux, les impudiques, les impies et les fauteurs de trouble en veulent à celui qui, du haut de la chaire ou au tribunal de la pénitence, a réprouvé au nom du Christ leur conduite.« Il ne t’est pas permis de garder la femme de ton frère », avait dit le précurseur.« Donnez-moi ici même dans un plat la tête de Jean-Baptiste », dit la fille d’Hérodiade.(3) Nul n’est parfait, c’est entendu, mais s’il y a une classe, s’il y a un état, s’il y a un ordre où les défections sont proportionnellement rares, c’est le clergé catholique.(2) Le Père Le Jeune, oratorien, 1592-1672.Sermon LUI.(3) Marc, VI, 18 et 25.Et cela se comprend.Les candidats au sacerdoce ne s’improvisent point.Tout le long de leurs études sous l’impulsion ou le contrôle d’un directeur spirituel ils se sont voués au progrès moral, ils ont prié, ils ont lutté, ils se sont entraînés à la maîtrise d’eux-mêmes et à la mise en déroute d’un aussi redoutable ennemi que Satan.Comme les chevaliers de la légende, eux aussi, et plus véritablement encore, ils sont partis à la recherche du Saint-Graal (4), de ce Graal qui ne devait être retrouvé que par un chevalier pur de tout péché; comme les chevaliers de la légende ils se sont fait un cœur pitoyable à la misère des étrangers; comme les chevaliers, ils ont voulu devenir les instruments des plus grandes choses qui soient.Maîtres d’eux-mêmes, maternels aux malheureux, dociles à la volonté de Dieu et riches de ses enseignements, voilà comme ils se sont présentés à l’onction du pontife; et voilà comme le pontife les a présentés à ses ouailles.Des maîtres pour enseigner, des chefs pour gouverner, des pères pour engendrer les âmes à la vie surnaturelle, voilà ce que, par une vocation par une grâce insigne et imméritée, ils sont (4) Qu’est-ce donc que le Saint-Graal ?C’est dans la croyance du moyen-âge, le vase légendaire et prodigieusement célèbre qui aurait servi au Sauveur pour la dernière Cène, dans lequel aussi Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang et l’eau du Coeur transpercé.Le Graal était d’une seule pierre et précieuse; des anges l’avaient apporté du ciel.Sa vue suffisait à répandre dans l’âme une joie mystique, avant-goût de celle du ciel.On se l’était passé d’Orient en Occident jusqu’en Grande-Bretagne.Longtemps caché dans le château de Corbénic, il finit par y tomber en oubli, jusqu’à ce que de généreux chevaliers entreprennent de le retrouver.Ce fut la Quête, la recherche, du Saint-Graal.Le récit des aventures imaginaires de ces chevaliers alimente, pour une bonne part, au XIIIe siècle, les romans du Cycle de la Table-Ronde.Trois chevaliers réussirent la découverte du Saint-Graal: Perceval, Lancelot et Galaad.Perceval mérita de garder le trésor jusqu’à sa mort.Type de l’élu de Dieu, Perceval est, par opposition à Tristan, héros de la passion, le héros du renoncement.Fort de sa pureté, bravant tous les obstacles, résistant à toutes les tentations, à tous les enchantements, il atteint jusqu’à la sainte relique au Tabernacle de Montsalvat.La légende du Saint-Graal n’occupe aucune place dans l’histoire de l’Église; c’est une oeuvre d’imagination qui relève uniquement de l’histoire littéraire.Elle révèle une préoccupation d’idéalisme et illustre le combat de toujours entre l’esprit ascétique et l’esprit matérialiste. 456 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février devenus; des sacrificateurs pour offrir au nom du Souverain Prêtre la Victime propitiatoire et rédemptrice, voilà l’auguste fonction à laquelle ils ont consacré leur vie et leur amour.* ?* La dignité du prêtre, je m’en fais une idée par les circonstances de ce qu’on appelle chez nous le Discours du Trône.Notre roi, qui est en Angleterre, délègue ses pouvoirs à des vice-rois; mais quand un vice-roi, à l’ouverture des chambres ou à leur clôture, prononce, au nom du roi, une allocution, il ne flit pas: le gouvernement de Sa Majesté, mais: mon gouvernement; il ne dit pas: les ministres du roi, mais: mes ministres, à tel point qu’il s’identifie avec celui qu’il représente: or, que fait autre chose, au saint sacrifice, le plus modeste des prêtres ?Il ne dit pas: Ceci est le corps, ceci est le sang du Christ.Il dit: Ceci est mon corps.Ceci est mon sang.Et ces paroles obtiennent leur plein effet, qui est la présence substantielle du Corps et du Sang du Christ.Cette présence réelle et la tradition du divin pouvoir ont du reste été corroborées par d’éelatants miracles tout le long de l'histoire.Je n’en saurais douter, le caractère du sacrement de l’ordre fait d’un simple clerc un mandataire et un ministre du Christ; aucune dignité humaine n’approche de ce pouvoir qu'il exerce dès lors soit sur le corps eucharistique, soit sur le corps mystique du Christ.C'est la participation d’un homme au sacerdoce du Verbe incarné.« O prêtre, disait Cassien (5), regarde les cieux, tu es plus haut; regarde les rois, tu es plus grand.Il n’y a au-dessus de toi que Dieu qui t’a créé.» * ?* Des esprits chagrins ne savent rien voir de cette invisible et spirituelle ascension.Une soutane, c’est une cible.11 s’agit de lui décocher plus ou moins adroitement des traits.(5) Cité par Louis Veuillot, Mélanges, 10 avril 1869, Les noces d’or de Pie IX.Je ne parle pas, bien entendu, de ces menus potins où l’on relève les innocentes manies du pasteur, la bizarrerie de son • style ou de sa diète, voire la nuance ou l’absence de nuance de ses opinions écono-miques, sociales ou politiques.Non, je veux être humain: toutefois, même en ces propos, je dois garder la bienveillance.Un jour, (est-ce une charge, est-ce un fait?je l'ignore, mais fût-ce un apologue, il porte son enseignement,) un jour donc, un brave jeune prêtre débarquait à la Basse-Ville de Québec; des cochers s’offraient.Il en engagea un.Mais comme il passait dans sa victoria il entendit quelqu’un dire: - Regardez-moi ce petit curé, qui n’a déjà plus le courage d’aller à pied ! Malheureux d’avoir ainsi malédifié, au voyage suivant, le brave jeune prêtre passe impassible devant les cochers et file, à pied, vers la côte de la Montagne.Et quelqu’un alors de s’écrier: Regardez-moi, vous autres, ces curés ?(,’a n’a seulement pas le coeur de faire gagner trente sous à un pauvre homme.Ce qui me ramène à une fable bien connue: (6) Parbleu, dit le meunier, est bien fou du cerveau Qui prétend contenter tout le monde et son père.Le bon parti que celui de toujours penser et surtout de toujours dire du bien sur le compte des prêtres, d’excuser leurs manquements ou leurs travers et de pardonner à un qui fait défaut, pour mille qui font merveille ! Notre-Seigneur, lui, n’a pas pris en grippe les Onze à cause du fils de perdition.Pourquoi ferions-nous les difficiles et les scandalisés ?Nos pères avaient un proverbe populaire fondé sur l’expérience et que j’ai souvent entendu moi-même citer.Us disaient: Qui mange du prêtre en crève.Et chacun, en commentaire, racontait ce qui était advenu de malheureux à des gens qui avaient tenu, malgré tous les (6) La Fontaine, Fables, III, 1, Le Meunier, son fils et l’âne. 1943 ÉDUCATION ET FORMATION 457 avertissements, à pousser à fond, contre tel prêtre plus ou moins fautif, la satisfaction il une rancune.Pour ma part, je crois cjue le proverbe est vrai; n’est-il pas la traduction vulgarisée de Favertissement des Écritures (7).« Ne touchez pas à mes oints et ne faites pas tie mal à mes prophètes.» Ils sont mes hérauts, mes messagers, mes anges, mes ambassadeurs, mes ministres; ils sont vos médiateurs, vos vicaires, vos sacrificateurs; ils sont vos représentants et mes représentants, vos lieutenants et mes lieutenants, vos substituts et mes substituts.Celui qui les touche, touche la prunelle de mon oeil .* :!: * Nos frères séparés, sauf exceptions, comprennent bien mal l’honneur, le respect et 1 obéissance que gardent, pour leurs prêtres, les vrais fidèles.Ils voient même d’un mauvais oeil que, dans une province catholique, les contribuables, les électeurs, les votants demandent, à leurs guides attitrés, des opinions sur la valeur philosophique ou théologique des mesures de gouvernement.Préférer les principes à l’empirisme, au pragmatisme, à tous les hasards d’opinions et de procédés issus du caprice d’individus hardis et aventureux, ils appellent cela do 1 esclavage.Demander des lumières à quelqu’un de plus éclairé, ils appellent cela du servilisme; comme si de considter un avocat, un médecin, un notaire, c’était avilir la dignité humaine."Priest ridden province ! ” s’écrient les fanatiques au spectacle de nos moeurs.Connaissent-ils l’épigramme irlandaise (8) : Pidden you need not fear to be, By prophet or by priest Since Balaam’s dead, and none but he W ould choose you for his beast (9).C’est vrai qu’il faut être bête pour confondre le domaine où le prêtre agit d’auto- (7) Psaume CIV’, 15.(8) Rev.John Samuel Bewley Monsell, L.L.D.(1811-1875).(9) Cf.Nombres, XVIII, 21: Balaam avant sellé son ânesse, partit avec les princes deMoab.rité et celui où il se retrouve le concitoyen de ses ouailles.Plutôt que de critiquer le clergé, que ne prie-t-on pour sa sanctification?J’avais composé, en 1914, pour les frères et soeurs d’un ordinand, la prière suivante qui n'a rien perdu de son actualité et que je transcris ici en faveur de mon respectable curé: O Jésus, ô souverain prêtre, cpii avez bien voulu, par un prodige de votre miséricorde, élever l’homme à la dignité royale de votre sacerdoce, nous vous en supplions, donnez à notre (10) curé, la pureté de vos anges, la foi de vos apôtres, le courage de vos martyrs, l'humilité de tous vos saints, leur charité et leur dévouement.Donnez-lui une âme de feu.Allumez dans son coeur le brasier de votre amour, l’incendie dévorant de votre zèle.Donnez-lui un coeur ardent, un coeur de père pour la multitude.Donnez à son intelligence la lumière de votre Esprit Saint, à sa parole et à son style.Ponction, la vigueur et l’enthousiasme qui persuadent et entraînent vers le bien, le beau, le vrai.Bénissez son idéal 1 Mettez sur sa route beaucoup d’âmes dont il soit le bon Samaritain.Qu’il soit vraiment, ô Jésus, un saint prêtre, un autre Christ, alter Chnstus! Ainsi soit-il.Un prêtre sort de chez moi, laissant comme une traînée de bénédictions .(10) Ou bien- fils, frère, oncle, cousin, ami, protecteur, bienfaiteur, vicaire, supérieur, directeur, aumônier, professeur. 458 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Etat actuel de son enseignement Formation sociale HYGIÈNE par M.Jules GILBERT, M.D., D.P.H., directeur de l'Unité- Sanitaire de Shejford.Quand on veut rendre plus parfait notre enseignement de l’hygiène, il serait logique de commencer par montrer que l’enseignement actuel n’est pas approprié et ne donne pas les résultats qu’il devrait.Pour en fournir une preuve précise et scientifique, il faudrait posséder les conclusions d’une étude systématique et objective des conditions existantes.Ainsi, une enquête organisée sur les notions et surtout les pratiques d’hygiène de la population révélerait sans doute des faits intéressants.La visite de nombreuses écoles et écoles normales, des entrevues personnelles avec beaucoup d’écoliers et d’adultes, un questionnaire préparé à cette fin et rempli par un échantillon réprésentatif de la population étudiante et enseignante finiraient par éclairer la situation présente; mais on devine l’énorme travail en démarches et en compilation que cela imposerait.Jusqu’à présent et à notre connaissance, cet inventaire n’a pas été fait.Un bref questionnaire a été adressé déjà aux écoles normales des deux langues dans tout le Canada par l’Association Canadienne d’Hygiène Publique (Section de l’Education) relativement à leurs propres services de santé et à l’entraînement des éducateurs en vue de l’enseignement de l’hygiène.Malheureusement, au moment où nous écrivons, les conclusions tirées des informations reçues n’ont pas encore été publiées dans le périodique de l’Association.Dans les écoles de Los Angeles, Californie, où l’enseignement de l’hygiène est fort poussé depuis longtemps, plus de mille enfants des grades supérieurs (senior high school) ont répondu en 1938 à un questionnaire de ce genre sur les connaissances théoriques essentielles et les pratiques les plus communes de l’hygiène.La moyenne des points obtenus fut de 70% pour les connaissances, et de 76% pour les pratiques.Mais l’analyse des résultats révéla que les élèves aux notions étendues et précises n’étaient pas ceux dont les habitudes de vie étaient les meilleures.Cela fit au moins constater la difficulté de faire mettre en pratique dans la vie courante les connaissances acquises à l’école.Toutefois, une enquête de ce genre ne peut avoir une valeur absolue, et nous aurions bien plus de confiance en un questionnaire rempli par les professeurs eux-mêmes, sur des item faisant l’objet de leur observation directe et coutumière.Nous soumettons ci-dessous un tel questionnaire, non pas avec l’idée d’en faire des fiches de pointage dont la compilation pourrait à la rigueur éclairer certains aspects du problème général, mais plutôt en vue de permettre à chacun d’évaluer la qualité et les conditions de son propre enseignement des choses de l’hygiène.Il serait difficile d’accorder un certain nombre de points pour chaque question à laquelle le lecteur peut donner une réponse satisfaisante, car leur importance est loin d’être uniforme.Or on connaît l’élasticité de l’interprétation personnelle, et d’ailleurs trop de facteurs sont impliqués qui sont hors de son contrôle.Les item considérés 1943 ÉDUCATION ET FORMATION 459 sont, soit exigibles par les règlements de l’hygiène ou de l’instruction publique, soit particulièrement désirables du point de vue de l’hygiéniste.Puisse chacun y trouver un moyen de découvrir ses faiblesses s’il en a, et de rappeler à son esprit les points à observer s’il veut donner à cet enseignement l’importance qu’il mérite et l’efficacité qu’il peut avoir.QUESTIONNAIRE RELATIF À L’ENSEIGNEMENT DE L’HYGIÈNE Salubrité du milieu scolaire (Certaines questions ne s’appliquent pas aux écoles rurales; d’autres les concernent exclusivement.) 1.Le nombre d’élèves est-il approprié aux dimensions de la classe ?(15 pieds carrés ou 150 pieds cubes par enfant).2.Le mobilier comprend-il des pupitres et des sièges individuels ?3.Ceux-ci sont-ils proportionnés à la taille des élèves, ou sont-ils ajustables ?4.L’éclairage naturel est-il suffisant ?(Le minimum de surface vitrée des fenêtres doit être de 1/6 de la surface du plancher; de 1/4 dans les constructions nouvelles).5.Les carreaux sont-ils nets ?6.Le maximum d’éclairage vient-il à gauche?(Jamais en face).7.Les fenêtres sont-elles pourvues de toiles translucides, ajustables, fonctionnant bien ?8.Les murs et le plafond sont-ils de couleur pâle ?9.L’éclairage artificiel est-il suffisant ?(Minimum de 10 pieds-chandelles au mesureur de lumière).10.Est-il disposé de façon à ne pas créer d’éblouissement ?11.La température dans la classe est-elle maintenue entre 68 et 70 degrés Fahrenheit ?12.Un thermomètre est-il en usage dans la classe pour la vérifier ?13.Pendant l’hiver, fait-on en sorte d’avoir une saine humidité de l’air?14.Le poêle est-il entouré d’un manchon métallique pour empêcher la radiation trop vive de la chaleur sur les enfants assis tout près ?15.Par une ventilation naturelle ou artificielle, pourvoit-on à un renouvellement satisfaisant de l’air en toute saison ?16.Les fenêtres sont-elles munies de moustiquaires ?17.IL’entretien de l’école est-il conforme aux règlements ?(Le plancher lavé chaque mois; les murs et le plafond chaque année.) 18.Le balayage et l’époussetage humides sont-ils de rigueur ?19.La classe a-t-elle toujours bonne apparence ?(Le mobilier et le matériel remis à l’ordre après chaque usage.) 20.Les tableaux noirs et les brosses sont-ils nettoyés chaque jour ?21.L’intérieur et l’extérieur de l’école sont-ils maintenus en bon état et réparés au besoin ?22.Les alentours sont-ils propres ?23.L’approvisionnement à’eau potable est-il approuvé par votre bureau d’hygiène ?24.Un échantillon est-il prélevé annuellement pour examen au laboratoire ?25.Les robinets-fontaines pour s’abreuver sont-ils sanitaires ?(Un par 75 enfants, placé à bonne hauteur, sans possibilité de contaminer l’appareil avec les lèvres.) 26.Ou bien, les enfants font-ils usage de gobelets individuels ?27.Les enfants ont-ils ce qui est nécessaire pour se laver les mains après le passage à la toilette ?(Un lave-mains pour chaque classe, du savon, des serviettes individuelles.) 460 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février 28.Le terrain de jeux est-il suffisamment vaste, entouré, bien draîné et plat ?29.L’équipement de jeux comporte-t-il quelque cause évitable d’accident ?30.Chaque classe est-elle munie d’une trousse d'urgence ?31.Les cabinets sont-ils de construction appropriée à la taille de tous les enfants, éclairés et ventilés ?32.Les cabinets extérieurs sont-ils de construction sanitaire ?(Il faut empêcher les mouches de pénétrer dans la fosse aux immondices.Cette fosse doit être vidée et nettoyée chaque année.) 33.Les cabinets sont-ils tenus propres et toujours munis de papier ?34.La salle de classe est-elle pourvue d'un vestiaire séparé et chauffé ?(Exigez- vous que les enfants enlèvent leurs caoutchoucs pendant les heures de classe ?) 35.Protection contre le feu.La construction de l’école est-elle à l’épreuve du feu ?Sinon, offre-t-elle une sécurité raisonnable en cas d’incendie ?36.Le système de chauffage est-il toujours tenu en parfait état de fonctionnement ?37.L’édifice est-il muni d’un système d’alarme ?38.Les appareils de sauvetage ont-ils été inspectés et approuvés ?39.Fait-on périodiquement des exercices de sauvetage ?40.Etes-vous familier avec les règlements provinciaux d’hygiène concernant les établissements scolaires ?(V.Règlements re- latifs aux municipalités, art.69a à 69w.) Relatio ns L’atmosphère morale a autant sinon plus d’importance que le milieu physique, mais comme elle relève autant de la pratique des vertus chrétiennes et des principes de la pédagogie que de l’hygiène mentale, il n’y a pas lieu d’établir un questionnaire aussi détaillé en raison seulement de l’hygiène.Un bref examen de conscience toutefois serait de mise quant à la mentalité qui s’extériorise lors des projets collectifs, des jeux en équipes, et des relations sociales.1.Les enfants montrent-ils une attitude amicale envers les nouveaux élèves, ceux qui luttent avec eux pour les mêmes honneurs, ceux qui souffrent de quelque défaut physique (louchement) ou fonctionnel (bégaiement), ceux qui sont en retard dans le programme d’études, ceux qui ont mérité quelque réprimande ?2.Sont-ils enclins à travailler ensemble vers un même but avec un sens de loyale coopération ?3.Est-ce qu'ils apprécient et encouragent ceux qui font part de quelque projet nouveau, ou qui émettent une idée originale ?4.Sont-ils capables de reconnaître le succès chez les autres ?5.Savent-ils être bons perdants, tolérer une taquinerie, accepter un reproche ?6.Le professeur.Stimulez-vous et encouragez-vrous l’élève, sans dérision ni sarcasme, sans paraître anxieux ou réjoui de le trouver en faute, sans jamais rire de son ignorance ?7.Vous efforcez-vous de contrôler vos émotions, de rester toujours calme et parfaitement maître de vous ?8.Appuyez-vous sur la bonne volonté par la louange plus que sur les fautes par les reproches et la punition ?9.Est-ce que tout en vous dénote la mentalité que vous cherchez à développer chez vos élèves ? 1943 ÉDUCATION ET FORMATION 461 ÉDUCATION NATIONALE À L’ÉCOLE CALIXA LAVALLÉE IS42-1942 L’auteur de autre hymne national, Calixa Lavallée, naquit à Verchères, le 28 décembre 1842, du mariage d’Augustin-Jean-Bap-tiste Lavallée dit Paquet et de Caroline Valentin.Sa famille avait émigré de Beaumont vers le milieu du XVIIIe siècle.Tout jeune, Calixa Lavallée montra une heureuse disposition pour la musique.Déjà à l’âge de quatre ans, il cherchait à tirer des sons de tout ce qui lui tombait sous la main.Son père, qui était luthier, reconnaissant les talents précoces de son fils, lui fît donner des leçons de piano par un artiste aveugle de Montréal, M.Letondal.En 1859, Calixa Lavallée partit pour les Etats-Unis et, de là, il se rendit au Brésil et aux Indes occidentales où il donna des concerts avec le grand violoniste espagnol, Olivera.En 1861, il s’engagea dans l’armée du Nord et fit la guerre américaine.Quand la paix fut rétablie, il occupa le poste de directeur du grand Opera House de New-York.jusqu’en 1872.A cette époque, il se rendit à Paris où il suivit des cours de musique pendant trois ans sous la direction de Marmontel et de Boieldieu.Puis en 1875, il vient donner une série de concerts au Canada et aux Etats-Unis en compagnie du célèbre violoniste Jéhin-Prume et de Madame Prume, artiste chanteuse.De 1879 à 1881, Calixa Lavallée vécut à Québec.Il était professeur de piano, organiste à l’église Saint-Patrice, membre du fameux Septuor Haydn.À ce moment, précisément en 1880, un grand Congrès national des Canadiens-français s’organisait sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Un comité composé de citoyens et de musiciens distingués avait été chargé de préparer le programme des fêtes.Les membres de ce comité étaient: Messieurs Ernest Gagnon, président, i’abbé Georges Fraser, Calixa Lavallée, Arthur Lavigne, Gustave Gagnon, Alfred Paré, Cyrille Dugal, P.Plamondon, C.Lavigueur, Éphrem Dugal, J.-A.Defoy, Étienne Lé-garé, Nazaire Levasseur, Dr Morin, J.Vézina, H.-A.Bédard, Octave Delisle, Joseph Nadeau, Georges Hébert, Félix Gaboury et Clodomir Delisle, secrétaire.Ce comité de musique, nous relatent les annales de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, voulut perpétuer le souvenir du Congrès national par une œuvre plus durable que l’enthousiasme et les applaudissements d’un jour.Citons le texte même de ces relations: (( Il est une question qui a été bien souvent agitée dans la presse, dans les assemblées publiques et au milieu de nos sociétés populaires: C’est un hymne ou chant national accepté par tous les Canadiens-français.Parmi les nombreux projets soumis de tous côtés à nos comités, celui-ci attira d’une manière spéciale l’attention des organisateurs de la fête de 1880.Il était dû à l’initiative de M.l’abbé Napoléon Caron, du diocèse des Trois-Rivières.Dans une lettre du 24 janvier 1880, celui-ci nous proposait de mettre au concours la composition d’un hymne national.» « Le peu de temps qui restait avant le 24 juin, empêcha le comité de musique d’exécuter ce concours.Mais M.Calixa 462 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Lavallée, artiste distingué, fut invité par le comité à composer un hymne national pour le 24 juin.Il se mit à l’œuvre avec ardeur et après quelques essais, il donna au comité un hymne national qui porte aujourd’hui son nom et dont la popularité croît de jour en jour.» Le juge Adolphe-Basile Routhier fut l’auteur des paroles de ce chant national.En 1881, Calixa Lavallée retourna à Boston.Il avait épousé Joséphine Gen-tilly, de Lowell, Mass, le 21 décembre 1867, À sa mort, survenue le 21 février .1891, il était alors maître de chapelle à la cathédrale catholique de Boston.Sa carrière artistique, quoique brève, fut bien remplie.Il a laissé un grand nombre de compositions musicales dont deux opéras, un oratorio, une cantate, un offertoire, l’hymne national, etc.ô Canada, terre de nos aïeux perpétuera la mémoire de ce grand patriote canadien chez tous nos écoliers de langue française.SUGGESTIONS pour la journée patriotique 1.—Décoration murale: aux couleurs nationales.2.—Inscription au tableau noir: Pour Dieu et la Patrie.3.—Gravure: Calixa Lavallée.4.-—Chant national: Ô Canada.5.-—Chant canadien: Ô Canada, mon pays, mes amours.6.'—Prière pour la race canadienne- française: voir VEnseignement Primaire, septembre 1942.7.—Dictée: (cours élémentaire et cours supérieur).Voir Calixa Lavallée, ci-haut mentionné.8.—Rédaction orale: à) Quel est l’auteur de la musique de notre hymne national ?b) À quelle occasion le chant 0 Ca- nada a-t-il été composé ?c) Enumérer d’autres compositions musicales de Calixa Lavallée.d) Quel anniversaire célébrera-t-on en 1943 ?9.—Rédaction écrite: (cours élémentaire) : a) Où naquit Calixa Lavallée ?b) Comment montra-t-il des dispo- sitions pour la musique dans son jeune âge ?c) Qui lui enseigna le piano ?d) Combien d’années vécut-il à Qué- bec ?e) Parmi ses compositions musicales laquelle connaissons-nous davantage ?Rédaction écrite (cours supérieur): Raconter la carrière artistique de Calixa Lavallée.10.—Mot d’ordre: À l’exemple de Calixa Lavallée sachons servir notre pays par tous les moyens mis à notre disposition et avec toute l’énergie dont nous sommes capables. 1943 ÉDUCATION ET FORMATION 463 SINCÉRITÉ et FRANCHISE Formation professionnelle ÉDUCATION par Rév.Soeur Saint-Ignace de Loyola, C.N.D., Préfète des Éludes, Québec.Le vif désir qu’il a de travailler à la formation du caractère chrétien chez ses élèves, amène l’éducateur à se demander par quel trait principal il doit commencer ou quelle vertu fondamentale il doit mettre à la base de l’édifice moral qu’il veut élever.La sincérité est cette disposition essentielle du caractère chrétien, cette vertu primordiale et nécessaire qui est à la racine de toutes les autres, sans laquelle l’éducation ne pourrait même pas s’accomplir.En effet, pour élever l’enfant, il faut le connaître et cela devient irréalisable si par ruse, dissimulation, hypocrisie, mensonge, il se soustrait à l’action des parents et des maîtres.D’autre part, sans la sincérité, pas de formation de conscience possible, par conséquent absence de concours personnel de l’élève dans la formation de son caractère et donc, éducation manquée.Convaincus de la nécessité de cette vertu, les éducateurs doivent avant tout se faire une idée exacte de la sincérité et de ses avantages et se fixer un idéal de droiture à atteindre dans l’éducation des enfants; étudier ensuite, par l’observation, les tendances de ceux qu’ils dirigent: distinguer ce qui est en eux véracité ou fausseté, franchise ou mensonge; enfin, employer les moyens les plus efficaces pour les former à la sincérité.La tendance au vrai Parmi les inclinations supérieures de l’âme humaine, la tendance au vrai tient le premier rang.(( L’homme est fait pour la vérité », dit Aristote.Et il doit aller à la vérité de toute son âme.La connaissance objective capable de satisfaire notre intelligence ne s’acquiert-elle pas sous l’influence d’éléments subjectifs ?Ne provoque-t-elle pas l’attachement du coeur au vrai, lequel s’accompagne du désir de la vérité jusqu’à sa pleine possession et à son épanouissement en actes émanant de la volonté ?L’homme est vrai, sincère, loyal, droit, honnête, quand tout s’accorde en lui: l’intelligence, le coeur, la parole et les oeuvres.C’est cette unité harmonieuse que nous voulons établir dans l’âme des enfants par l’éducation.Nous devons donc étudier la tendance au vrai sous deux aspects: dans les rapports de l’enfant avec la vérité et avec lui-même, c’est la droiture personnelle ou sincérité proprement dite; dans les rapports de l’enfant avec autrui, c’est la franchise.Sincérité et franchise La droiture personnelle est faite de la rectitude du jugement, qui discerne le vrai du faux; de la rectitude de la conscience, qui distingue le bien du mal; enfin, de la rectitude de l’intention, qui rend les actes conformes aux données de la raison et de la conscience.Une âme sincère va droit à la vérité, droit à Dieu, droit au devoir.La franchise est la sincérité avec les autres.Elle consiste dans l’attitude ferme et généreuse de l’âme qui met constamment ses paroles et ses actes en parfaite conformité avec ses pensées et ses sentiments.La personne franche n’a qu’une manière droite de penser, qu’une même manière de dire et de faire.Elle est ouverte, loyale, candide: sans finesse et sans ruse, elle parle et agit bonnement et simplement.Mais ne nous méprenons pas, nous ne saurions réserver notre estime aux contrefaçons.La sincérité n’est pas la naïveté simpliste, la crédulité niaise des esprits faibles: la sincérité n’est pas la sottise.D’autre part, la franchise n’a jamais résidé dans la désinvolture avec laquelle certaines gens 4Ô4 L’ENSEI G N E M E N T PR IM A ] R E Février se permettent de tout dire, même les choses risquées ou blessantes: la franchise n’est pas l’indélicatesse encore moins la brutalité.Non, la sincérité et la franchise sont une seule et même vertu qui se plaît dans le voisinage des plus nobles qualités de l'esprit et des plus magnanimes sentiments du coeur.Acan luges La droiture a toujours été entourée des plus hautes louanges.Les Saintes Ecritures en font l’éloge à maintes reprises: « Réjouissez-vous dans le Seigneur, vous qui avez le coeur droit.)) —- (( Qui montera sur la montagne du Seigneur?Celui qui ne s’est pas parjuré et qui n’a pas été trom-l>eur envers son prochain.)) Notre-Sei-gneur lui-même d’enseigne: (( Que votre parole soit oui, oui; non, non.Ce qui est déplus vient du malin».Tl appelle le démon « père du mensonge ».Il préconise la droiture d'intention dans l’aumône, le jeûne, la prière, en flétrissant l’hypocrisie des Scribes et des Pharisiens.Les hommes placent la sincérité au premier rang dans les hommages qu’ils décernent à la vertu et elle mérite cette place d’honneur car elle est: La condition première de tout bien.Sans elle, to\is les actes vertueux ne sont qu’hy-pocrisie.Si je veux juger de la valeur morale d’une personne, je me demande tout d’abord si c’est du vrai ou du faux qu’elle me présente.La source de Vunité et de la stabilité qui sont les traits propres du caractère.L’âme droite est calme, pleine d’assurance, de tranquillité, car elle ne craint rien.Elle est constante et forte, car elle accomplit son devoir sans se soucier des opinions contraires, des jalousies, des mesquineries.Iai cause de la vraie grandeur morale.L’âme droite ignore les basses capitulations du mensonge.Intrépide dans la lutte contre les erreurs de tous genres, elle grandit dans le triomphe de la vérité et pour prix de sa victoire, elle recueille le respect, la confiance, l’admiration.L enfant est-il naturellement menteur ?Entre les théories extrémistes et fausses de Rousseau et des Jansénistes, se trouve la réponse vraie: l'enfant n'est ni totalement bon, ni tout entier dans le mal.il n'est donc-pas originellement menteur, ni toujours véridique.Mais le divin Maître nous apprend que « la vérité sort de la bouche des enfants ».En effet, la plupart des enfants ont une propension marquée pour la vérité: ils la désirent et ils la disent.À voir leur physionomie candide et leur regard confiant, nous avons l’assurance qu’ils ne veulent pas tromper, qu'ils ne sont pas menteurs et c’est ce qui nous plaît en eux, de prime abord.Huberte, cinq ans, aux grands yeux ingénus, demande à la religieuse qui surveille la récréation des petites: « Conte-moi donc une histoire vraie ».Malgré la candeur du plus grand nombre, les enfants semblent souvent mentir: c’est qu'ils se trompent très fréquemment.Tant de causes peuvent les induire en erreur.Ils sont faibles, suggestibles, sensibles, sans expérience, prennent l’imaginaire pour le réel et l’affirment comme tel, ne comprennent pas toujours le vocabulaire des adultes et ne parviennent pas non pins à exprimer leur pensée avec le peu de mots imprécis qu’ils possèdent.Nous croyons qu’ils mentent, mais il n’en est rien.Gaston s’accuse à confesse « d’avoir fait mourir sa mère ».Le prêtre devinant l’erreur interroge doucement.Gaston était turbulent à l’excès et lorsque sa mère était à bout de nerfs, elle lui disait : « Gaston, tu me fatigues, tu me fais mourir.» L’endant avait pris ces paroles comme formule d’accusation.Mais il y a aussi des enfants qui apportent en naissant une prédisposition au mensonge et, parvenus à l’âge scolaire, tous ont malheureusement appris à mentir.Pour bien diriger leurs élèves, les éducateurs doivent savoir distinguer le mensonge de toute autre altération de la vérité.Le mensonge Le mensonge consiste à dissimuler sa pensée par des paroles ou des actes avec l’intention de tromper les autres.Il réside essentiellement dans la détermination de tromper, c’est-à-dire dans l’intention et non dans la pensée.Un de nos élèves peut affirmer une chose fausse sans mentir, s’il est de bonne foi dans l’erreur.Et il y a certaines déformations de la vérité qui ne sont point mensongères. 1943 46,5 ÉDUCATION ET FORMATION Sort es de pseudo-mensonges L’imagination d’Henri transforme les moindres incidents quotidiens en événements dont il est le héros.•— <( Maman, je sais parler l’anglais.» — « Allons donc ! » « La preuve ?j’ai gagné cinq sous.Il y avait un homme avec une scie qui m’a parlé sur la rue.J’ai pensé .qu’il voulait aller chez X; je l’ai conduit, il m’a donné cinq sous.Vous voyez bien que je sais parler l’anglais.)) L’enfant modifie les faits par exagération ou invention.Louise, huit ans, n’a pas appris son vocabulaire.Avant la leçon, elle recourt à son amie.-— « Dis donc, Blanche, qu’est-ce qu’un horaire ?)) — « C’est un homme qui vend des objets en or, comme un libraire qui vend des livres.» Et Blanche attend gravement, pour rire de la confusion de Louise, le moment de l’interrogation.Les enfants aiment les espiègleries et les tours.Jules et Paul jouent avec leur petit oncle et prolongeraient le plaisir si leur grand’-maman les invitait à souper, mais elle ne paraît pas y songer.Alors Paul, prenant un appareil-jouet, se met à téléphoner: « Hello ! Maman?Bonjour ! Grand-papa repose -— Oui, maman)).Et avec un grand éclat de rire: « Merci, ma belle maman ! » J,a grand’mère intriguée entre dans le jeu : « Qu’est-ce qu’elle t’a dit ta belle maman ?)) « Elle a dit: « Si grand’maman vous invite, vous resterez à souper.)) Pour arriver à leurs fins, les enfants inventent des ¦comédies et des farces.Les trop crédules seuls se laissent prendre aux blagues, aux fables, aux bons tours des ¦espiègles dont l'intention n’est pas de tromper mais de s’amuser.Il semble bien qu’il n’y ait pas là de réels mensonges.Toutefois les plaisanteries exagérées, qui détermineraient une véritable légèreté d’esprit ou qui deviendraient un abus de la faiblesse ¦et par conséquent dureté de coeur, seraient répréhensibles.Les mensonges des écoliers D’après la fréquence, ils peuvent être ¦classés comme suit : Le mensonge par crainte.—« Vous n’avez pas appris votre leçon ?)> -— « Non, Made- moiselle.» — <( \ ous êtes une paresseuse.» « Oui, Mademoiselle, je l’ai apprise, mais j’ai oublié.)) La fillette ment, parce qu’elle a peur d’autres reproches.Tous les mensonges d’excuses peuvent être attribués à la crainte de gronderies ou de punitions.« J'ai oublié mon cahier.-— J’ai été malade.Je suis sortie avec maman.— Nous avons eu de la visite.— C’est mon petit frère qui m’a taché mon cahier.— C’est le chat qui a renversé l’encrier.Etc.» Le mensonge par vantardise.- Claudette affirme que chez elle — huit enfants -— personne n’a jamais ciré ses chaussures: « Papa les portait toujours chez le cordonnier.» C’est une réaction de la pauvre Claudette contre le manque d’ordre dont elle souffre au foyer.Le mensonge par solidarité.— Jacques a été cause d’indiscipline; le maître enquête, les amis pressentent le châtiment.Alors, tout le groupe prend parti pour Jacques et démontre, à force de mensonges, que François est le coupable.Le mensonge par timidité.—Yvette est tellement gênée que la maîtresse l’entend à peine réciter sa leçon; alors, elle répète: « Vous avez dit que Champlain fonda Québec en 1608?)) .Yvette, croyant s’être trompée: « Non, ma Soeur.-— J’avais cru entendre ».Yvette rassurée: « Oui.ma Soeur.)) Il y a des enfants faibles, nerveux, qui se troublent pour un rien, ne savent que répondre, bredouillent leur leçon.D’autres fois, ils se laissent accuser à faux parce qu’ils n’osent s’expliquer et prennent l’allure de vrais coupables.Le mensonge par égoïsme.—Il se commet pour couvrir quelque passion.C’est le mensonge des gourmands, des voleurs, des paresseux.« Ce n’est pas moi qui ai mangé cela.)> — « C’est un tel qui a volé argent.» Thérèse, après la classe, vient avertir discrètement sa maîtresse que certains objets disparaissent et que les élèves soupçonnent Isabelle.La maîtresse à son tour soupçonne ce beau zèle de Thérèse et s’empresse de visiter son pupitre dans lequel elle trouve certains objets qu’elle remet, après une petite enquête, à leurs propriétaires.Thérèse avait tout simplement voulu détourner d’elle l’attention de sa 466 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février maîtresse en accusant une autre par un mensonge.Le mensonge par jalousie.-—Madeleine est présidente des Enfants de Marie.Odile prend ombrage du prestige que lui donne sa conduite régulière et ses succès en classe.Alors elle répand la calomnie parmi ses compagnes: « Madeleine trompe dans les examens, je l’ai vue de mes yeux.» -— (( Une figure de sainte nitouche ! Et ça lit des mauvais livres.Elle m’en a passé un .maman n’a pas voulu que je le lise.)) Le mensonge par vengeance.-—Aline a eu un mauvais bulletin et sa maîtresse va le payer.— (( Vous savez, maman, notre maîtresse est injuste et elle a ses « chouchoux » .Elle ne les corrige pas, nos examens; ce sont des notes « forgées )) que j’ai là sur mon bulletin .Je ne suis pas la seule à me plaindre, toutes les élèves la détestent.)> Il y aurait à ajouter la mythomanie ou la manie de mentir pour mentir.Elle se rencontre chez les anormaux du caractère et le traitement de ce mal mental est plus l’affaire du médecin que celle des maîtres et des maîtresses.L’éducation se heurte donc très fréquemment au mensonge.C’est l’arme des faibles et les enfants en usent le plus souvent pour se mettre à l’abri des reproches et surtout des punitions.Si l’on excepte le mensonge pernicieux, presque tous les autres en effet, ont pour cause le sentiment que l’écolier éprouve de sa propre faiblesse particulièrement lorsqu’il est en faute et le peu de confiance qu’il met en ceux qui sont chargés de l’élever.Culture de la sincérité et de la franchise L’éducateur se trouve en face d’une double éducation à donner simultanément: celle de la sincérité et celle de la franchise.Il doit apprendre à l’enfant à découvrir et à aimer la vérité pour lui-même et lui enseigner à la communiquer aux autres.Comment faut-il faire pour inspirer à l’enfant un vrai culte pour la vérité ?1) Faire estimer et aimer profondément la vérité: a) en éclairant l’intelligence par des notions exactes et en exerçant le jugement: on bannit ainsi tous les mensonges qui naissent de l’erreur; b) en saisissant toutes les occasions de parler de la droiture avec admiration et de flétrir le mensonge, dans l’enseignement, surtout dans les leçons de morale; c) en montrant la grandeur de la sincérité et les récompenses naturelles et surnaturelles qui y sont attachées.Les sources d’exemples sont nombreuses: vie de Jésus, vie des saints, histoire, vie courante.2) Encourager tout acte de sincérité: à) en inspirant de la confiance à l’enfant par la bonté: si l’on chasse la crainte, l’on aura retranché le plus grand nombre de mensonges; b) en récompensant tout acte de sincérité: une faute avouée doit être à moitié pardonnée; par contre, on punira le mensonge s’il est réel, pernicieux ou s’il y a récidive; c) en engageant l’enfant à corriger les défauts qu’il a la faiblesse de couvrir par des mensonges.3) Donner toujours Vexemple de la sincérité: a) en ne trompant jamais l’enfant même par de pieuses légendes; b) en ne mentant jamais devant les enfants; c) en expliquant sa conduite à l’enfant quand on a lieu de douter qu’il en comprenne la droiture.Ce dernier moyen est le soutien des deux autres: l’exemple entraîne et l’action du maître a tellement de puissance ! Un inspecteur disait un jour à une institutrice qui s’excusait de son peu de succès: <( Vous manquez de magnétisme.)) En réalité, elle manquait de droiture.Les enfants le devinaient et l’enseignement comme la formation morale s’en ressentait.La sincérité est tellement importante en éducation que si elle était bannie pour ainsi dire du reste du monde, elle devrait se retrouver dans l’âme des éducateurs et ce serait une appa-rance de salut. SÉVÉRITÉ DANS LES PUNITIONS « Les corrections corporelles ne jalonnent ni l'intelligence, ni le cœur, ni la volonté.Elles aigrissent plutôt; elles blessent la fierté et la dignité de l'enfant qui en a été l’objet.Une amertume profonde, mêlée parfois de rancœur, s'attache à cette dme jeune qu on a humiliée et qui en conserve longtemps le douloureux souvenir.Le prestige du maître peut être diminué pour toujours aux yeux des écoliers.)) Commission des Ecoles Catholiques, M.ontréal.(( La colère violence.)) appelle la colère; la violence commande la Charier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février' Le PETIT CATÉCHISME par M.l'abbé J.-C.MATHIEU, assistant-principal de l’École normale Laval.NOTES COMPLÉMENTAIRES “I/Église et les sacrements sont les moyens donnés aux hommes pour participer aux fruits-de la Rédemption.” C’est-à-dire, pour avoir part aux grâces méritées par Jésus-Christ, nous oevons faire partie de l’Église catholique: société fondée par Jésus-Christ pour nous enseigner, nous gouverner et nous sanctifier, et recevoir les sacrements: moyens institués par Jésus-Christ (confiés à l'Eglise) pour nous donner la grâce.N.B.—11 semble que lorsque nous enseignons ces deux chapitres qui traitent de l’Église nous n’avons que la vision d'une institution divine à défendre: nous nous contentons de prouver qu’elle-est bien une société, qu'elle a des attributs, des notes ., et nous oublions sa mission, le rôle qu’elle joue dans la sanctification de nos âmes.Aussi, beaucoup de nos élèves, trop souvent ignorent la grandeur et la beauté surnaturelles de leur mère l’Église et ne savent pas lui donner l’amour qu’elle mérite.* * * La mission de l’Église: Il est impossible de se faire une idée exacte de l’Église si on ne la rattache pas, dès le principe»-à Jésus-Christ, son fondateur, et si tout particulièrement l'on ne prend pas conscience des relations qu'elle soutient avec la mission de Notre-Seigneur en ce monde.L’Église fait partie de cette grande oeuvre de relèvement et de salut entreprise par Dieu après la chute de l’homme.Elle est en ce monde comme le prolongement de l’Incarnation et de la Rédemption.“L’Église, dit Bossuet, c’est Jésus-Christ, mais Jésus-Christ répandu et communiqué.” 1 .e Verbe divin: Le Verbe divin s est fait chair et est venu en ce monde pour nous sauver du péché, nous mériter la grâce et nous conduire, à travers les maux et les souffrances de la vie présente, au bonheur éternel.Tel fut le motit de l'Incarnation, et c'est à la lumière de ce motif qu il convient de juger le rôle et la mission du Sauveur ici-bas.Pour traduire sensiblement ce rôle de Jésus-Christ par rapport aux âmes qu'il sauve, saint Ihomas d Aquin, après saint Paul et les Pères de l'Église, emploie volontiers la comparaison de la tête et.fies fonctions qu elle remplit vis-à-vis du corps.Notre-Seigneur est la tête de tout le corps mystique; nous sommes les membres fie ce corps.“La tête en effet, écrit le Docteur Angélique, exerce son influence sur les membres d’une double manière: tout <1 abord par mode d’influx intérieur en communiquant par sa vertu le mouvement et la sensibilité aux membres; puis par manière de gouvernement extérieur: c’est en effet par la vue et les autres sens qui ont leur siège flans la tête que l’homme se dirige dans son activité extérieure.' 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 469 Jésus-Christ est la tête du corps mystique sous l'un et l’autre rapport; mais tandis que le mode d influx intérieur caractérise son sacerdoce, le gouvernement extérieur marque sa royauté et en détermine le sens.L’Église: Ce ra,ppel des grandes vérités doctrinales qui définissent la mission sacerdotale du Christ et sa royauté spirituelle nous conduit à une notion exacte de la nature de l’Église et du rôle qu’elle est appelée à jouer parmi les hommes.Jésus-Christ n a passé que quelques années sur la terre; son oeuvre néanmoins doit se poursuivre à travers tous les siècles, tant qu’il y aura des âmes à sauver.Il faut donc qu’après être remonté au ciel il puisse encore exercer parmi nous ses fonctions de prêtre et de roi.Or, à moins de multiplier les miracles en entrant lui-même en contact avec chaque individu, le moyen le plus naturel pour atteindre son but était de constituer une société, une Église, à qui il confierait la mission de sanctifier et de guider les fidèles dans les voies du salut.De toute nécess aut donc que Jésus-Christ ait ici-bas des intermédiaires par lesquels il puisse exercer son sacerdoce et sa royauté.L’Évangile nous affirme la réalité d’une institution visible voulue par Jésus-Christ, chargée de continuer ici-bas son oeuvre de sanctification et de gouvernement des âmes: a) À ses Apôtres qu'il envoie conquérir le monde, il donne la mission de “baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit”.Le culte nouveau qu’il instaure à la croix, il prend soin d’en assurer la perpétuité sous les signes visibles de l’Eucharistie; “Faites ceci en mémoire de moi.” Ainsi le sacerdoce du Christ se perpétuera dans le monde par des hommes qui seront chargés de parler, de prier et d’agir en son nom, d’offrir à Dieu la divine victime et de faire descendre sur les âmes par le moyen des sacrements, toutes les grâces de régénération et de salut.b) Ce qu'il fait pour assurer la perpétuité de son sacerdoce, Jésus-Christ le réalise également pour que se continue après lui l’exercice de sa royauté.À ces mêmes Apôtres qu’il charge de sanctifier 'es âmes, il donne encore le pouvoir de gouverner les fidèles en son nom et place, de leur faire connaître la vérité qu’ils doivent croire, les devoirs qu’ils doivent pratiquer.“Allez, enseignez toutes les nations .Qui vous écoute m’écoute, qui vous méprise me méprise.” Ainsi donc, les deux fonctions sacerdotale et gouvernementale de l’Église ne sont que des participations au sacerdoce et à la royauté de son divin fondateur; l’Église n’est sur la terre qu’un prolongement de Jésus-Christ; l’Église, c’est Jésus-Christ, toujours présent et agissant en ce monde sous des formes sensibles adaptées à notre condition humaine.Les saintes Écritures rendent témoignage à cette vérité: L’Église est le “bercail du Christ” (Jean, X, 16); le “corps du Christ” (Éphès., I, 23); “l'épouse du Christ” (Apoc., XIX, 7).Dès lors impossible d’aimer le Christ sans aimer l’Église, impossible d’appartenir au Christ si l'on demeure hors de l’Église.L’Église et le Christ ne font qu’un.Pour employer la belle expression de saint Augustin, ils constituent le Christ total, Christus totus, sans lequel et hors duquel il n’y a pas de salut pour l’homme.La constitution de l’Église: Les membres de l’Église ne sont pas égaux.Ils se trouvent répartis en deux groupes: a) La hiérarchie, ensemble des hommes qui détiennent l’autorité et par l’intermédiaire desquels Jésus continue d’enseigner, de gouverner et de sanctifier les âmes.b) Les fidèles qui sont enseignés, gouvernés et sanctifiés par la hiérarchie.ZZ 470 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Les pouvoirs de la hiérarchie: Aux fonctions sacerdotale et gouvernementale de l’Église correspondent deux pouvoirs indispensables pour les exercer: le pouvoir d’ordre, i.e.le pouvoir de dire la messe et d’administrer les sacrements, et le pouvoir de juridiction, i.e.le pouvoir d’enseigner et le pouvoir de gouverner.En effet, chargée de continuer l’oeuvre de Jésus-Christ sur la terre, l’Église doit appliquer aux âmes les moyens de sanctification et de salut, veiller à la conservation et à la propagation de la vérité révélée et diriger les fidèles dans le droit chemin qui conduit au ciel.Les privilèges ou attributs de la hiérarchie: Pour que l’Église pût remplir efficacement sa mission de sauver les âmes jusqu’à la fin des temps, son sage et tout-puissant fondateur devait la pourvoir de privilèges ou attributs indispensables à cet effet.Ces privilèges ou attributs sont l’autorité, l’infaillibilité et l’indéfectibilité.Les marques ou notes de l’Église: La fin propre et directe de l’Église fondée par Jésus-Christ, ou le but que le Sauveur s’est proposé en l’instituant, c’est de conduire les hommes au salut éternel.C’est donc pour tout homme une obligation stricte d’y entrer sous peine d’être exclu du salut éternel (nous donnons plus bas les distinctions qui s’imposent).Or, Dieu veut le salut de tous les hommes: il est donc absolument nécessaire que la véritable Église de Jésus-Christ puisse de tout temps être sûrement discernée parmi les diverses sociétés religieuses qui revendiquent le titre d’Église du Christ.Notre divin Sauveur a, en effet, marqué son Église de certaines propriétés particulières, de certains caractères sensibles, propres et permanents, au moyen desquels elle peut être reconnue par tous les hommes, d’une manière facile et certaine.Ces propriétés particulières, ces caractères, on les désignent ordinairement sous le nom de marques ou notes de l’Église.Les notes généralement admises par les apologistes et énumérées dans le Symbole de Constantinople, qui a été inséré dans les prières de la messe, sont l’Unité, la Sainteté, la Catholicité et l’Apos-tolicité.“Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam.” Nécessité d’appartenir à l’Église: “Tous les hommes sont obligés d’appartenir à l’Église unique fondée par Jésus-Christ.” Cette obligation se déduit sans peine de ce que nous disions plus haut: impossible d’appartenir au Christ si l’on demejare hors de l’Église.L’Église et le Christ ne font qu’un.Ainsi cet axiome théologique: Hors de l’Église point de salut, ne signifie réellement autre chose que: Hors du Christ point de salut.Est-ce à dire que l’Église croit à la perte de ceux qui, nés et élevés là où ils n’ont pu la connaître, sont dans une ignorance invincible de la loi de Jésus-Christ, mais qui ont fidèlement pratiqué tout le bien qui leur était connu.Évidemment non.Notre-Seigneur est mort pour tous les hommes.Il n’est donc aucun homme exclu de la participation des fruits de la Rédemption sans sa propre faute, sans sa résistance à la grâce, et chacun sera jugé selon celle qu’il aura reçue.En principe, cependant, l’appartenance à l’Église s’impose comme une nécessité.Alors comment faut-il entendre cette nécessité?Pour comprendre la parfaite légitimité de cette maxime: Hors de l’Église point de salut, il suffit d’en saisir le sens et la portée: elle signifie en d’autres termes: nul ne se sauve s’il n’appartient à l’Église en quelque manière.Corps et âme de l’Eglise: U y a plusieurs manières d’appartenir à l’Église.De même qu’il y a en nous deux substances bien distinctes: le corps et l’âme, l’une qui se voit et l’autre qui ne se voit pas, ainsi, dans l’Église, il faut distinguer le corps et l’âme, ce qui se voit et ce qui est invisible. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 471 ^ a) Font partie du corps de l’Église ceux qui, ayant été baptisés, continuent d’appartenir exté- r I ' i -g JL O * LXl J cr Cil AX U ^ L- KJ CL j L Vl & Cl L L C Ai.11 C/ A L C ” rieurement à l’Eglise.b) Font partie de l’ame de l’Église ceux qui sont en état de grâce, c’est-à-dire ceux en qui réside et vit le Saint-Esprit, qui est l’âme de l’Église.Ainsi ceux qui sont nés et ont été élevés dans le schisme et l’hérésie, les infidèles, peuvent, grâce à la bonne foi, être de 1 âme de l’Église, sans être de son corps, et par conséquent se sauver, à la condition qu ils se conduisent selon les lumières de la raison et de la conscience, et soient dans la disposition de faire tout ce que Dieu demande d’eux pour leur salut.N- B.Les chrétiens en état de péché mortel appartiennent-ils à l’Église?Ils appartiennent au, corps de 1 Eglise, mais non, dans toute la force du terme, à l’âme de l’Égiise.Ils appartiennent à 1 Eglise de la même manière que les branches sèches appartiennent à l’arbre.Elles y tiennent encore, mais la sève n’y circule pas.Ainsi les pécheurs tiennent encore à l’Église mais la sève de la grâce ne circule pas en eux.Ce sont des membres secs, morts.Ils ont cependant la ressource, contrairement aux branches sèches, de revivre, en se réconciliant avec Dieu.Conclusions: Ainsi, de la maxime: Hors de l’Église point de salut, il est permis de tirer les conclusions sui- vantes: a) L appartenance a l’ame de l’Église, est de nécessite absolue (de moyen), vu que la grâce sanctifiante est le seul moyen ici-bas de conquérir le ciel.b) L’appartenance au corps de l’Église, — appartenance extérieure, visible, — est à la fois de nécessité de moyen et de nécessité de précepte pour ceux qui connaissent la vraie Église.Pour ceux qui ne la connaissent pas, — ils ne sauraient être liés par un précepte dont ils ignorent 1 existence, •— seule est requise l’appartenance implicite: c’est-à-dire l’appartenance par le coeur par le désir, lequel désir, sans être formulé par des paroles, est inhérent à l’acte de charité et au désir de conformer sa volonté à la volonté divine.Monsieur J.-P.LABABRE Le 21 janvier, en la salle de réception du Palais Cardinalice, il nous était donné d’assister à la cérémonie d’investiture du Chevalier du Saint-Sépulcre J.-P.LaBarre; cérémonie présidée par Son Eminence le Cardinal Villeneuve.L’instituteur, l’inspecteur, le principal d’écoles, le membre du Comité Catholique du Conseil de VInstruction publique, l’inspecteur général des Ecoles normales, le docteur en pédagogie de l’Université de Montréal, c’est * * celui-là, qu’après l’Université et l’Etat, l’Eglise a voulu reconnaître comme l’un de ses défenseurs immédiats.Nous croyons, à juste titre, nous faire l’interprète du personnel enseignant de cette province en offrant au pédagogue émérite, à l’honneur en cette circonstance, nos félicitations.Nous lui exprimons aussi nos voeux de succès pour cette nouvelle phase d’une carrière déjà si fructueuse.a * Avec l’Université, avec l’Etat, avec l’Eglise, une fois de plus, nous acclamons les grandes qualités d’éducateur que possède monsieur J.-P.LaBarre.LA RÉDACTION. 472 i; E NS E LG N E M E N T 1* R L MA IR E Février L'ORTHOGRAPHE MÉTHODOLOGIE du FRANÇAIS par Jean-Marie LAURENCE, Professeur à l’Ecole normale Jacques-Carlier.Depuis quelques années, il est de bon ton de dénigrer l'enseignement de l’orthographe.Pourquoi?Parce que trop longtemps cet enseignement avait accaparé presque tout le domaine des études de français.La réaction est venue, exagérée, comme toute réaction.Le même mouvement s’est produit à propos de la mémoire, du par coeur.Tout l un, tout l’autre: telle semble être la devise de trop de théoriciens.Aussi, la connaissance de l’orthographe a-t-elle baissé à un niveau que ne saurait expliquer seule la surcharge des programmes.Qu’on cherche à former le jugement et le goût des enfants, à stimuler leur imagination, à développer leur mémoire; fort bien.Qu’en matière linguistique on leur enseigne le langage, la lecture et la composition; cela va de soi, puisque voilà les trois matières finales du français (Cf.notre étude d’octobre 1941).Mais la composition comprend l’orthographe, ne l’oublions pas, et notre société moderne impose la correction orthographique comme une nécessité primordiale à tous ceux qui ne sont pas illettrés.Alors que nos élèves sont à l’âge de l’orthographe, ne cherchons donc pas à farcir leurs jeunes cervelles de connaissances encyclopédiques prématurées.La mentalité orthographique L’orthographe, comme la correction du langage, semble tenir à une attitude de l’esprit.Il faudrait donc avant tout créer chez l’enfant une mentalité orthographique, en faisant appel aux motifs esthétiques et utilitaires.Il faut répéter souvent qu’il est beau d’écrire sans fautes, que les gens instruits doivent écrire correctement, que la connaissance de l'orthographe est nécessaire dans la vie et qu’on doit avoir à coeur de bien faire ce qu’on fait, de bien écrire ce qu’on écrit.Aussi croyons-nous que le souci de la propreté, de la belle tenue des copies et des cahiers ainsi que la calligraphie peuvent exercer sur l’orthographe une heureuse influence.En ce cas, le transfert est extrêmement facile.Il suffit d’exiger une copie irréprochable et de faire remarquer que les fautes déparent un travail écrit comme les pâtés ou les ratures.En somme, le souci orthographique s’intégre dans le goût de (( l’ouvrage bien faite )), comme s’exprime Péguy.C’est ici que la personnalité du maître exerce une influence particulièrement considérable.Rice et Cornman vont jusqu’à affirmer que la valeur des méthodes tient surtout à la valeur de ceux qui les mettent en oeuvre, ce que confirme parfaitement notre expérience d’observateur à l’école d’application.Mais, pour être efficace, le souci orthographique doit être constant et universel.Aussi ne doit-on jamais laisser passer une faute, quel que soit le sujet traité: géographie, histoire, catéchisme, etc.Il est temps de s’attaquer au préjugé trop répandu chez les élèves que l’orthographe ne mérite aucune attention en dehors de la dictée ou de l’exercice.L’encouragement et la sanction jouent ici un rôle de premier plan.A propos de sanction, on peut se demander si (hors les exercices de contrôle et les tests) la distinction 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 473 entre fautes légères et fautes graves se justifie bien du point de vue psychologique.À ne compter qu’un dixième de point, par exemple, pour les fautes d’accentuation contre un point entier pour les fautes de grammaire, on s’expose à créer chez l’élève l’impression que l’accentuation n’a guère d’importance et qu’il peut la négliger sans grand inconvénient.Dans les classes assez avancées du moins, il semble qu’on doive, pour les exercices d’entraînement, traiter toutes les fautes de la même façon.En tout cas, le maître doit proportionner la sanction à la négligence des élèves.S’il constate que ceux-ci multiplient à l’excès les fautes d’usage ou d’accentuation, il peut ajuster son barème de façon à stimuler l’attention des élèves sur ces points particuliers.D’ailleurs, il ne s’agit pas (dansles exercices d entraînement toujours) de peser la gravité des fautes en soi, mais selon la capacité de celui qui les commet.Pour l’enfant, une faute dans l’application d’une règle nouvellement apprise est moins grave qu’une faute sur une règle depuis longtemps connue et pratiquée, compte tenu du délai raisonnable pour l’acquisition de l’automatisme orthographique.Notons aussi qu’au dire des observateurs l’état physique de l’élève peut influer sur son orthographe et que les filles, en général, orthographient mieux que les garçons.L’attention orthographique L’apprentissage de l’orthographe requiert une éducation spéciale de l’attention.L’expérience enseigne que les élèves commettent autant sinon plus de fautes d’inattention que de fautes d’ignorance.Sans doute faut-il s’attendre à ces oublis, à ces distractions, les automatismes orthographiques ne pouvant se former instantanément.Mais il y a lieu de stimuler l’attention par des moyens appropriés.La lecture ne développe guère l’aptitude à l’orthographe, parce que nous lisons le mot globalement et non pas littéralement.Ainsi, nous serions bien en peine d’écrire correctement tel nom étranger que nous lisons tous les jours dans les journaux.L’intelligence du sens accapare à peu près tout le champ de l’attention.Pour que la lecture profite à l’orthographe, il faut que l’attention soit dirigée d’abord sur la composition littérale des mots, ne faisant appel au sens que secondairement (mais de toute nécessité) et en fonction de l’orthographe comme il arrive dans la préparation de la dictée.La dictée préparée offre donc un excellent moyen de stimuler l’attention orthographique.L’écriture spontanée elle-même n’apporte pas à l’orthographe le précieux concours qu’on croirait de prime abord.Nous écrivons généralement le mot tout d’un trait, sans l’épeler intérieurement.Nous ne décomposons que lorsqu’un doute surgit sur l’orthographe de tel ou tel mot.Il s’agit de savoir douter, et au bon moment.Pour développer ce doute méthodique chez l’élève, rien n’égale, croyons-nous, la pré-correction dont nous parlerons dans une prochaine étude.La copie, tant décriée par certains, est un exercice indispensable, parce qu’elle force à décomposer les mots lettre à lettre, développant elle aussi l’attention orthographique.Il s’agit de rendre ce travail intelligent en analysant les mots pour y localiser les difficultés particulières.L’attention orthographique comporte aussi la coordination de l’ouïe et de la vue.Beaucoup d’enfants écrivent comme s’ils étaient sourds.Ils orthographient pere pour pere, faite pour faire, épeler pour épeler, etc., etc.Sans doute, ces phénomènes peuvent en effet manifester des troubles de l’audition ou de la motricité et il convient de s’en assurer, mais leur origine s’explique le plus souvent par l’incoordination de l’ouïe et de la vue.On n’habitue pas assez l’élève à écouter attentivement le mot, à le prononcer surtout (oralement ou intérieurement selon son âge); on n’insiste pas suffisamment sur la correspondance du son et du signe.Il importe de faire relire les textes écrits, à haute voix d’abord, pour arriver graduellement à l’articulation intérieure en passant par l’articulation labiale. 474 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février La réflexion orthographique L’orthographe grammaticale (comme l’orthographe d’usage dont nous parlerons plus tard) dépend en dernier ressort de l’intelligence, de la réflexion, en un mot, de l’analyse.Mais on ne saurait trop insister sur le sens qu’il convient de donner ici au mot analyse.L’analyse étant une méthode (Cf.notre étude de novembre) peut et doit s’adapter au but à atteindre.Elle prend des formes très différentes selon qu’elle est orientée vers l’acquisition de la terminologie ou de la nomenclature, vers l’explication des textes et la gymnastique intellectuelle ou vers l’acquisition de l’orthographe.En ce dernier cas, il faut réduire le formalisme au minimum.S’agit-il d’un exercice sur l’accord de l’adjectif?Dans les joues roses du bébé, par exemple, il suffit, pour analyser roses, de dire: adjectif, se rapporte à joues (ou ((s’accorde avec/oues ))).Dans la phrase: La pomme était si belle que je l’ai cueillie, on n’a, pour suggérer l’accord, qu’à faire analyser /’ comme suit: L’(la), représente pomme, complément direct de ai cueillie.On peut se demander, à ce propos, pourquoi l’analyse formelle ne mentionne l’antécédent (mot d’ailleurs inutile) que pour le pronom conjonctif.Le cas que nous venons de citer montre qu’il est aussi nécessaire d’indiquer le mot représenté par le pronom personnel (ou tout autre pronom), puisqu’on définitive c’est ce mot qui commande l’accord, et que c’est la connaissance des rapports qui importe pour l’orthographe.Dans certains cas, il peut suffire d’indiquer la fonction du mot à analyser.Bref, il s’agit de réduire, d’accommoder la terminologie de l’analyse selon les exigences de l’exercice à exécuter, et ces exigences nous sont clairement indiquées par les fautes des élèves.Ce sont les erreurs des élèves qui nous eclairent sur la psychologie de l’orthographe et qui nous suggèrent les procédés opportuns.Le développement orthographique Dans nos études sur la grammaire (nov.et déc.1941), nous avons noté que le progrès des études grammaticales suit une courbe parallèle à celle du développement général de l’intelligence et que, partant, il serait bien utile de savoir, au moins de façon approximative, à quel âge ou à quel degré telle ou telle règle est assimilable.Ceci exigerait, bien entendu, une vaste enquête, une observation attentive et méthodique.Mais chaque instituteur peut toujours, dans les limites du programme, graduer son enseignement suivant le rendement des élèves (supposé que ce rendement ne soit pas entravé par quelque cause extérieure).Ainsi, dans les premiers exercices sur l’accord de l’adjectif ou du participe sans auxiliaire, il serait prématuré d’introduire des inversions comme celle-ci: Fourbus par les nombreuses attaques qu’ils avaient soutenues, les soldats refusaient de marcher.Rappelons que le manuel idéal n’existe pas et que le mieux fait ne saurait remplacer le maître.L’enseignement orthographique La méthode des centres d’intérêt, si populaire en France depuis des années, commence à gagner des suffrages chez nous, et c’est heureux.Nous en avons indiqué les grandes lignes dans notre étude liminaire (oct.1941) et dans une étude sur la lecture expliquée (sept.1942).Mâis il n’est pas toujours facile de rattacher à un centre d intérêt l’enseignement orthographique, et plutôt que d’établir des raccordements artificiels et précaires, il vaut mieux assigner à la partie méthodique de cette matière une place à part.Car il s’agit d’une discipline spéciale qui requiert un entraînement quotidien et rigoureusement gradué.Les chercheurs s’accordent à favoriser l’exercice court et fréquent de préférence à l’exercice long et rare.A part certaines dictées et certaines leçons de grammaire, qui peuvent s’intégrer dans un centre d’intérêt, l’exercice orthographique proprement dit, la drill, comme disent les anglophones, constitue une matière de roulement, une gymnastique quotidienne qu’on pourrait comparer au daily dozen des Américains.Bref, le centre d’intérêt est un moyen, non une fin. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 475 PARLONS BIEN * (Comité permanent de la Survivance française en Amérique) par M.Jacques MORDRET, professeur à VUniversité Laval et à l’École Normale Laval III—L’ÉDUCATION DE LA RESPIRATION En terminant notre dernier entretien, nous vous promettions, chers lecteurs, des indications pratiques qui vous permettraient de diriger rationnellement la gymnastique spécialisée des organes phonateurs.Mais vous avez peut-être remarqué qu’aussitôt après nous vous recommandions de vous observer vous-mêmes .C’était une manière d’inciter tout le monde, les professeurs comme les autres, à se considérer comme personnellement intéressé à suivre les mêmes méthodes, et à ne pas se prétendre à priori dégagé de l’obligation de les pratiquer si l’on veut en obtenir les meilleurs résultats chez les autres.La phonétique a les mêmes exigences que l’orthographe.Pour enseigner l’orthographe, un professeur doit en suivre les lois et ne pas se contenter d’en publier les pourquoi et les comment.Pour enseigner la phonétique, il doit la pratiquer, et les conseils ou méthodes ne seront pleinement efficaces que s’il se soumet personnellement aux disciplines qu’il cherche à imposer.C’est la raison pour laquelle, qui que nous soyons, nous devrons en définitive nous considérer toujours comme les premiers élèves de nos propres méthodes d’enseignement.Et cette observation, que nous considérons comme capitale en matière de phonétique, donnera un sens singulièrement élargi à nos conseils: ils ne seront pas destinés seulement à grossir la documentation du professeur, mais aussi à le discipliner lui-même, et à lui rendre un service personnel.Nous avons dernièrement attiré l’attention sur l’importance de la respiration en matière phonétique.Il est nécessaire de nous y arrêter aujourd’hui.Tout d’abord, une question préalable: faisons-nous assez de gymnastique respiratoire?Nous savons que la gymnastique tient sa place dans les programmes et que l’on doit prévoir pour elle une demi-heure par semaine.Sur ce temps imposé, combien réserve-t-on au développement des poumons ?Et comment s’y prend-on alors ?Quant aux éducateurs, qui ne sont pas soumis à ce règlement pour eux-mêmes ( ! ), font-ils parfois ces exercices respiratoires chez eux, à leurs moments de liberté?Une petite enquête sur ces points serait peut-être assez révélatrice .Mais nous ne sommes pas des inquisiteurs.Et voici seulement des directives.On connaît trop, de façon générale, la nature des exercices respiratoires pour qu’il soit besoin d’en donner ici une description détaillée.Cependant, comme il y a certaines différences dans la technique de culture de la simple respiration physiologique, et celle de la respiration adaptée aux nécessités de la parole, nous insisterons sur ces points: L’inspiration, par le nez, profonde et totale, doit faire travailler tous les muscles inspirateurs.Ceci veut dire que le sujet fait de mauvaises inspirations s’il s’applique seulement à gonfler le thorax tout en rentrant l’abdomen.C’est une pratique fréquente, habituelle chez les femmes et les enfants.L’expiration qui suit, par la bouche, doit être 476 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février aussi complète, aussi profonde, et même un peu forcée.Mais si l’inspiration est longue, l’expiration sera violente, musclée.On fera même rapprocher les lèvres du sujet pour rétrécir le passage de l’air: il s’échappera ainsi plus lentement, mais avec vigueur, ce qui fera mieux travailler les muscles expirateurs, et donnera au surplus clairement la notion de la valeur (( mécanique )) du souffle (ceci est précieux pour la culture de l’articulation).Tous les exercices peuvent être exécutés en étant couché ou debout.La position des bras qui a notre préférence est la plus naturelle: bras ballants le long du corps, les épaules rejetées en arrière sans forçage.Et maintenant, à quels moments faire ces exercices?Loin de nous l’idée d’imposer des horaires et de réduire la liberté de nos instituteurs dans l’organisation de leur classe.On nous permettra cependant quelques recommandations.Tout d’abord, se pénétrer de ceci: il faut de l'air à nos enfants, et à nous-mêmes.Donc, le moins de récréations possible dans la classe.(( Tout le monde dehors, et ouvrons les fenêtres .» Puis, au lieu de faire une demi-heure de gymnastique par semaine en une fois, faisons en cinq minutes par jour, avec exercices respiratoires au commencement et à la fin de la séance.Au surplus, ne peut-on faire lesdits exercices au début de chaque récréation, au moment du « lâchez-tout ».Deux petites minutes .Si, pour une raison ou pour une autre, le maître ne peut pas s’en occuper, qu’il choisisse donc celui de ses élèves âgés et suffisamment développés qui a le plus d’autorité sur ses compagnons, et s’en fasse un moniteur (excellente pratique pédagogique, si elle est bien comprise).Voyons maintenant la question de la respiration en classe.Tout d’abord il est bien entendu qu’il est mauvais de surchauffer les classes.Il y faut en effet pour toutes sortes de raisons, mettre les enfants dans les conditions physiques optima.D’autre part, on ne saurait jamais trop insister sur l’importance de la tenue de l’élève à son pupitre.Sa position conditionne beaucoup sa manière de respirer.Nous ne discutons pas l’intérêt qu’on peut trouver dans la prédilection des maîtres pour (( les bras croisés ».Rien n’est plus édifiant et spectaculaire qu’une belle classe où tous les enfants se tiennent bien sagement de la sorte.Cependant, il faut avouer que cette position ne favorise pas une bonne respiration.Les mouvements de la cage thoracique sont entravés dans leur développement et la respiration n’en est que plus courte et moins profonde.Mais où cela devient particulièrement mauvais, c’est lorsque, assis ou debout, l’enfant prend cette position pour parler ou réciter.S’il doit être assis, on exigera qu’il s’appuie colonne vertébrale appliquée sur le dossier, et s’il y a lieu qu’il prenne son livre dans ses mains: dans cette position en effet la respiration abdominale n’est pas entravée.On veillera à ne jamais interroger un enfant qui, à la suite d’ébats violents est encore essouflé.D’autre part, on combattera en toutes occasions la respiration par la bouche, et on empêchera si possible les enfants de ne parler qu’en criant, surtout à l’extérieur et quand il fait froid et humide.Ce faisant on évitera bien des amygdalites, le voile précoce et l’enrouement chronique de la voix, si fréquents dans nos climats.Il sera nécessaire d’autre part de nous livrer à des exercices plus spécialisés, qui cette fois feront intervenir la voix.Ici nous remarquerons que nous pouvons parfaitement combiner l’enseignement de la phonétique avec celui du chant.Il sera bon même de présenter aux enfants cette gymnastique vocale non pas comme des exercices de phonétique mais comme des exercices respiratoires pour la pratique du chant.Nous avons remarqué (réaction curieuse) qu’ils admettent parfaitement pour le chant des exercices qu’ils trouveraient ridicules si on les leur disait faits pour les entraîner à bien parler .Les exercices se feront en position debout.D’abord, nous inspirerons rapidement par la bouche (contrairement à la culture physique usuelle, pendant laquelle nous avons 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 477 prescrit l’inspiration nasale).Aussitôt après, nous émettrons la voyelle â (de pâte) et soutiendrons une sonorité uniforme jusqu’au bout du souffle, en nous efforçant de tenir le son aussi longtemps que possible, sans pourtant aller jusqu’au forçage.Puis, nous ferons le même exercice pour d’autres voyelles, dans l’ordre suivant: a (de patte), ê (de fête), é (de nez), î (de île).On veillera à ce que, pour l’émission de toutes ces voyelles, les mâchoires soient toujours ouvertes au maximum, la langue étant étalée sur le plancher de la bouche et son bord antérieur contre les dents inférieures.Evitons la contraction sur le é et sur le i: elle se traduit par une sorte de rictus qui fait écarter les commissures des lèvres et tendre les muscles du cou; elle provoque une stridence fatigante et pour l’agent et pour l’auditeur.Reprenant les mêmes voyelles, nous exécuterons des gammes montantes et descendantes à sons liés sur une échelle de cinq ou six notes seulement évoluant autour du médium (c.-à-d.autour de la note moyenne de notre registre vocal habituel; les jeunes enfants ont tous à peu près le même médium), et ceci sur une seule expiration.Enfin, on pourra, pour faire une introduction à la culture de l’énergie mécanique du souffle, reprendre les mêmes exercices en faisant précéder les dites voyelles des consonnes explosives suivantes: la labiale P, la dentale T, la palatale K (soit alternativement: Pâ, Pà, Pê, Pé, Pi — Tâ, Tà, Tê, Té, Ti — Kâ, Kà, Kê, Ké, l’énergie maximum à l’attaque.Il est recommandé de ne jamais faire trop longtemps ces exercices.Mais il vaudra mieux y revenir souvent.Quelques minutes seulement par jour, serait-ce vraiment impossible?par exemple au début de la classe, pour (( se mettre en air )) (c’est le cas de le dire !).Nous ne prétendons pas avoir indiqué tous les exercices possibles.Néanmoins nous considérons ceux-là comme basiques pour l’éducation de la respiration aux fins de la parole.Les autres ne sont guère que des variantes qui ont pour effet de spécialiser l’articulation et la prononciation.Nous y reviendrons du reste.Evidemment, comme l’avoue M.Georges Landreau dans son excellent traité de phonétique, les exercices gymnastiques phonétiques paraissent enfantins; mais ne l’oublions pas, ils sont indispensables.C’est du reste l’opinion de tous les spécialistes, et si dès l’école primaire on s’attache désormais à tuer le respect humain dans l’oeuf, il est probable que dans quelques années nous entendrons dans les cours secondaires et supérieurs moins de voix grêles, mal posées, fatigantes, et plus d’ampleur dans la lecture soutenue; l’insuffisance du souffle ne provoquera plus sans doute cette mollesse de bouche qu’on déplore si souvent .Voilà donc pour la respiration .Ce que nous verrons prochainement?Ma foi, nous sommes trop bien lancés dans la question physique pour que nous la laissions comme ça.Mais nous parlerons cette fois de nos autres organes phonateurs: après la soufflerie, nous verrons la mécanique mobile.Ki).Il va sans dire qu’il est de toute nécessité d’exiger 478 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Férrier ÉTUDE de TEXTE (8e et 9e années) par M.Charles-Eugène GOSSELIN professeur.PARALLÈLE DE SÉRAPHIN POUDRIER ET DE DONALDA LALOGT EXTRAIT * .Et puis, les pronostics n annonçaient-ils pas que cet hiver serait le plus dur qui ait encore fait craquer les Laurentides?Séraphin Poudrier constata donc, en ce matin de novembre, que le froid Venait de sauter sur la campagne, et il en éprouva tout de suite une sorte de jouissance.— Ça va être dur, ma fille, dit-il à Donalda, en entrant dans la maison et en frottant ses mains osseuses qui avaient pris la couleur des billets de banque qu'il tripotait avec tant de volupté.La femme ne répondit pas.Assise près du poêle, elle réchauffait ses membres qu elle trouvait anormalement lourds et froids.Un frisson la secouait, et, recroquevillée sur sa chaise, elle claquait des dents.L'invasion du mal fut si rapide que Donalda prit peur, d'autant plus qu elle éprouvait le besoin de vomir.— Je ne sais pas ce que j'ai, Séraphin.J'ai froid, puis j'ai mal, mal.Ça serait peut-être mieux d'aller Voir le docteur.« Aller voir le docteur )) / Séraphin savait pertinemment que cela signifiait <( l’amener ici )).Et (( /’ amener ici )), à trois milles du village, c’était une dépense de deux dollars et peut-être trois, avec les remèdes.Il fallait y songer.Il ne se souvenait pas d’avoir eu besoin du médecin, ni pour son vieux père, ni pour lui-même, ni pour personne.Et voilà, pour la première fois dans sa Vie, qu une femme demandait ce secours qui coûterait de l’argent.Non.N’importe quoi, mais pas ça.Et, comme il regardait Donalda par derrière, il la détestait maintenant.Il la baissait même.Une grande amertume remplit son coeur et il regretta plus que tout au monde d’avoir épousé cette fille extravagante, qui se trouvait malade, qui allait jusqu’à exiger les soins du docteur Dupras.Comme il se sentit malheureux, et combien il maudit la vie à deux l Quel enfer l Mais il trouva la force de mentir d’une Voix d’ange: — C’est vrai, ma fille.Tu me parais ben malade et ça me fait de la peine.Mais je pense pas que ça soye nécessaire de Voir le docteur aujourd’hui.Attendons jusqu'à demain, pour Voir.D'abord, tu vas te coucher avec une bonne brique chaude aux pieds et une bonne flanelle chaude sur l’estomac.Je t'assure que c'est bon, ça, ma fille.Je peux te faire aussi une tasse de tisane.— Comme tu voudras, si tu penses, Séraphin, que ça peut me faire du bien.Elle attendit quelques minutes devant le poêle et monta se coucher. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 479 Séraphin prit soin d’elle h sa façon, qui était des plus simples.Il resta dans la cuisine et fit semblant d’attiser le feu qui s en allait.Puis il s'assit en face de la petite fenêtre où se ramassait un paysage de fin d'automne, tout en froidure, avec, au milieu, des sapins noirs, et, un peu plus haut, la colline jaune.Séraphin songea à sa détresse.— Il y a pas à dire, marmonnait-il, c’est pas dur à la misère, ces poulettes-la.Pourtant, elle avait l'air forte quand je l’ai mariée.Peut-être aussi que ça va passer tout seul.Attendons, voir.(Extrait de: « Un homme et son péché ))) Page 51 à 53.Édition 1941.C.-H.GRIGNON.ÉTUDE DU FOND INVENTION A.Idée maîtresse 1.—Que/ est le genre de cet extrait?— Un parallèle.2.—Quels sont les personnages en présence?— Séraphin Poudrier et Donalda Laloge.3.—Quel est le caractère de chacun?— Séraphin personnifie l’avarice la plus pure.Avare dans toute la force du mot et de la chose, il est un homme pour qui le mot (( donner )) n’existe pas.Il refusera même un conseil, à la seule pensée que l’expression est: donner un conseil.Donalda, c’est le grand coeur, la femme dévouée, l’épouse fidèle pour qui le mari, c’est le maître.4.—Quelles sont les qualités des personnages?— Séraphin est dur, mesquin, hypocrite.Donalda est craintive, résignée, douce, soumise.B.Idées principales: Donalda est malade, malade à en mourir.Séraphin aime mieux la voir mourir que de débourser pour la guérii C.Idées secondaires : Donalda se chauffe près du poêle car un frisson de fièvre la secoue, elle claque des dents, elle a presque envie de vomir.Elle se croit assez malade pour nécessiter l’assistance du médecin.Cependant elle s’en remet à son mari et accepte ses remèdes de fortune.Séraphin sait sa femme très malade; il la trouve toutefois extravagante d’être assez malade pour avoir besoin du docteur car ça coûtera de l’argent.A la seule pensée que peut-être il lui en coûtera deux ou trois piastres, il est malheureux, il regrette de s’être marié car, pour lui, le mariage était un moyen d’augmenter son avoir, c’était prévu que sa femme travaillerait pour les autres.En hypocrite, il laisse entendre que le mal n’est pas si grave, que quelques soins rudimentaires suffiront pour rappeler la malade à la santé. 480 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février DISPOSITION A.EXPOSITION L’hiver s’annonce dur.Séraphin est content, il vendra du bois et encaissera.Donalda est morne, abattue, frileuse donc malade, fiévreuse au point de ne pouvoir apprécier la satisfaction de son mari.B.Noeud Entretien de Donalda et de Séraphin où l’on voit la crainte, la douceur, la soumission, la résignation de Donalda devant l’hypocrisie de son époux qui se croit prodigue en offrant à sa femme un bol de tisane et des briques chaudes.C.CONCLUSION: Donalda continuera à souffrit en silence, montera se coucher avec l’espérance que la chaleur du lit saura mieux la réchauffer que le poêle amorti, rejetant d’ailleurs toute idée, toute pensée que son mari puisse être inhumain envers elle, croyant plutôt que le malaise ressenti lui fait exagérer ses appréhensions.Cependant que Séraphin veillera sous prétexte d’aviver le feu, mais pour mieux penser à son malheur, pour mieux songer à sa détresse.* * ^ ÉTUDE DE LA FORME A.—Qualités du style- Le style de cet extrait, comme celui de tout le roman d’ailleurs, est absolument dans le ton: simple, frustre, vrai comme les personnages eux-mêmes.La phrase est plutôt courte, claire et sobre.Même l’hypocrisie de Séraphin n’est pas voilée, entortillée dans les détours, les demi-vérités du grand monde.Le verbe est harmonieux, de cette harmonie naturelle et bien rustique qui montre les personnes et les choses dans leur état vrai et champêtre; les mots sont corrects, précis et généralement dignes.B.—Figures de style.1 — Figures de grammaire: Inversion: Assise près du poêle, elle .Ellipse: N’importe quoi, mais pas ça.Apposition: .ni pour son vieux père, ni pour lui-même, ni .2 — Figures de mots: Métaphore: Cet hiver serait le plus dur .; le froid venait de sauter .Une grande amertume remplit son coeur.Métonymie: .la vie à deux.3 — Figures de pensées: Imprécation: Exclamation: Périphrase: Gradation: Il maudit la vie à deux.Aller voir le docteur ! Quel enfer ! Cette fille extravagante.ni pour son vieux père, ni pour lui-même, ni . 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 481 C.—Explication des mots et expressions.Pronostic: Conjecture, supposition sur ce qui doit arriver.Faire craquer les Laurentides: Froid intense et sec des montagnes.Le froid venait de sauter: Le froid est arrivé brusquement, sans transition.Ses mains osseuses: Mains très maigres où les os font saillie.Tripoter: Se livrer à des opérations plus ou moins honnêtes.Recroqueviller: Se retirer et se replier.Invasion du mal: Envahissement du mal.Pertinemment: En connaissance de cause.La vie à deux: La vie de ménage, la vie de l’homme et de la femme unis par le mariage mais qui n’ont pas d’enfant.Une voix d’ange: Une voix douce, mielleuse.Tisane: Eau dans laquelle on a fait bouillir ou infuser des plantes.Ramasser un paysage: Embrasser d’un seul coup d’oeil.Paysage de fin d'automne: Paysage morne, silencieux, sans vie.D.—Synonymes.Jouissance: Volupté: Lourd: Remède: Hair: Détresse: Rapide: E.—Antonymes.Froid: Campagne: Invasion: Amertume: Plaisir, délice, volupté.Possession, usage, usufruit.Plaisir, jouissance, passion.Pesant, massif.Stupide, idiot, inepte, hébété.Antidote, médicament, drogue, médecine.Détester, abhorrer, exécrer, avoir en aversion.Malheur, infortune, adversité, angoisse, danger.Agile, alerte, brusque, diligent, expéditif, instantané, leste .Chaud.Ville.Evasion.Joie, plaisir.Rapide: Lent.Dépense: Economie, épargne.Détester: Aimer, chérir.Extravagant: Raisonnable, sage.F.—Famille de mots.Hiver: Hivernage, hivernal, hivernant, hivernement, hiverner, hiverneur, hibernacle, hibernal, hibernation.Main: Manette, maneton, manier, maniage, maniable, maniabilité, maniement, manière, maniérer, maniéré, maniérisme, maniériste, maniette, manieur, manipule, manipuler, manipulation, manicle, manivelle, manoeuvre, manoeuvrable, manoeuvrer, manoeuvrier, manoque, manoquer, manubaliste, manucure, manuducteur, manuel, manuellement, manuscription, manuscrit, manutenteur, manutention, manuterge.Coeur: Cordial, cordialité, écoeurer, écoeurement, écoeurant.Pays: Paysan, paysage, payse, paysager, paysagesque, paysagiste, paysannerie, paysannesque, dépayser, dépaysement.G.—Homonymes.Saut: Sault, sceau, seau.Poêle: Poêle, poêle, Poêle.Dollar: Dollard, Dollart.H.—Dimunitifs.Sauter: Sautiller.Maison: Maisonnette.Brique: Briquette. 482 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février QUESTIONS D'INTELLIGENCE SUR LE TEXTE 1.—Comment confirmer que cet extrait soit bien un parallèle?— Parce que l’on met en regard deux personnages afin d’étudier le caractère de chacun.2.—En quelle saison de l'année se passe l’incident rapporté?— En automne.3.—A quel moment du jour?— Le matin.4.—Qu’est-ce qui fait dire que la femme ne peut partager la joie de son mari?— «Elle ne répondit pas.)) 5.—Par quel mot ou quelle phrase reconnait-on les qualités de Donalda?— «Comme tu voudras, si tu penses, Séraphin, que ça peut me faire du bien.» « Ça serait peut-être mieux d’aller voir le médecin.» 6.—Par quel mol ou quelle phrase reconnait-on les qualités de Séraphin?— «Aller voir le docteur ! )) « Je pense pas que ça soye nécessaire de voir le docteur auiour- d’hui.)) « Séraphin songea à sa détresse.)) « Il regretta plus que tout au monde d’avoir épousé cette fille extravagante », etc.7.—Séraphin aime-t-il sa femme?Qu est-ce qui le prouve?— Non, il ne l’aime pas.Jusqu’à présent elle lui était indifférente, mais maintenant qu’elle lui coûtera quelque chose, il la déteste.« Comme il se sentit malheureux, et combien il maudit la vie à deux 1» 8.—La détresse qui s'est emparée de Séraphin était-elle causée par la peine qu'il ressentait h savoir sa femme malade?— Non,mais à la seule pensée qu’il aurait peut-être à débourser.9.—De quel ouvrage est tiré cet extrait?— Du roman de moeurs de Claude-Henri Gri- gnon: Un homme et son péché.10.—Qu est-ce qu’on appelle: Roman de moeurs?— C’est un récit basé sur un fait réel mais amplifié par l’imagination et ayant pour but de décrire les moeurs ou coutumes d’un groupe, ou d’une région.11.—Quel autre nom donne-t-on au roman de Claude-Henri Grignon?— « Une autre des belles histoires des pays d’en-haut.» 12.—Qu est-ce qu'on entend par «.pays d’en-haut))?— La région située au nord-ouest de Montréal, plus spécialement le beau comté de Labelle.13.—Que savez-vous de l’auteur?— Claude-Henri Grignon, né en 1895, à Ste-Adèle, comté de Terrebonne, P.Q., passe son enfance dans son village natal.Les années 1908 et 1909 le trouvent au collège St-Laurent, près Montréal, sous la direction des Révérends Pères de Ste-Croix.Par la suite, il parfait seul son instruction et sa formation littéraire.Fonctionnaire au Fédéral puis au Provincial, il se lance ensuite dans le journalisme, sa profession de toujours.Il débute à la Minerve, puis passe au Nationaliste et au Malin.Il collabore au Canada, à YOrdre et à la Renaissance.Ses oeuvres sont: Secret de Lindbergh 1920, Ombres et Clameurs 1933, Un homme et son péché 1933, Le déserteur 1934, Pamphlets littéraires et politiques, depuis 1936.Claude-Henri Grignon est surtout connu du lecteur sous le pseudonyme de Valdombre.Valdombre ne croit qu’à deux idées fondamentales: l’Église et la Paysannerie.« Si on éprouve un grand plaisir à lire ses ouvrages ou à voir son théâtre très paysan (on sait que la pièce tirée du roman Un homme et son péché a remporté un succès retentissant et sans exemple dans l’histoire de notre théâtre); si on admire beaucoup l’écrivain, disons-nous, vous n’applaudirez pas moins le conférencier très personnel, fort original, Normand en diable, qui ne s’écoute pas parler mais qui parle avec tout son coeur et avec un allant qu’on ne rencontre pas d’ordinaire chez un conférencier mondain.« C’est un pamphlétaire conférencier et c’est une espèce fort rare au pays de Québec.» {Courte biographie) 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 483 MÉTHODOLOGIE de l’ARITHMÉTIQUE Les QUATRE OPÉRATIONS par M.J.-Henri BESSETTE, i.e.La Multiplication Sans plus de préambule, disons immédiatement que la multiplication n’est qu’un cas particulier de l’addition.Pour en dégager l’idée et la règle, procédons par étape en nous servant d’exemples.Première étape Initiation à la multiplication.—À l’aide d’exemples concrets, faire comprendre que 4 bûchettes, c’est la même chose que 2 tas de 2 bûchettes ou que 4 tas d’une bûchette ou que: 4 = 2 fois 2 = 4 fois 1.Faire connaître le signe X que l’on appellera « fois )) (1).Faire grouper 6 objets variés par tas de 2, de 3, de 1 et faire dire: 2 fois 3 bûchettes font 6 bûchettes.3 fois 2 bûchettes font 6 bûchettes.6 fois 1 bûchette font 6 bûchettes.Ou encore: 3 bûchettes X 2 = 6 bûchettes.2 bûchettes x 3 = 6 bûchettes.1 bûchette X 6 = 6 bûchettes.Et passer ensuite à l’expression abstraite: 2x3 = 6; 3x2 = 6; 6x1=6 Faire de nombreuses opérations manuelles et disposer l’opération comme dans la pratique.3b 6b 1 b 2b \/ 7.6b 6b 6b 6b Deuxième étape Étude spéciale de la multiplication.—Déjà les élèves ont une notion de la multiplication puisqu’ils ont compté par 2, 3, 4.Ils connaissent également le signe X- Les études de décomposition qui ont été faites leur ont permis de connaître à peu près la table par 2, 3 et 4.Au besoin, on se servira de tables imprimées (2).1° La multiplication ne comporte pas de retenue, soit 12x3.Faire 3 paquets de 12 bûchettes; en additionnant, on obtient 3 paquets de 10 plus 6 bûchettes soit: 3 diz.-j-6 unités = 36.Faire disposer l’opération comme Jans la pratique.(1) Cf.Journal des Instituteurs et des Institutrices, année 1943.(2) Idem. 484 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février 2° La multiplication comporte une retenue, soit: 16x2.Faire 2 paquets de 10+6 bûchettes.En additionnant on aura: 20+12 = 30+2 = 32 bûchettes.Montrer que le mécanisme de la retenue n’est que la traduction de l’opération manuelle.Exercices.—Opérations : 12 14 15 X 3 X 2 X 3 - - -etc., etc.Troisième étape Idée de la multiplication.—Ier problème.—Jean dépose successivement à la Caisse scolaire 4 cents, puis 5 cents, puis 9 cents.Combien de cents a-t-il déposés en tout?(1) Solution: Jean a déposé: 4 cents + 5 cents + 9 cents.Pour trouver le résultat, il faut faire une addition.2e problème.—Jean dépose lundi 5 cents, mardi 5 cents, mercredi 5 cents.Combien de cents a-t-il déposés en tout?Solution: Jean a déposé: 5 cents + 5 cents + 5 cents= 15 cents, ou 3 fois 5 cents.Les nombres à additionner étant égaux, il faut faire une multiplication.Une multiplication est donc une addition de nombres égaux, et, dans le problème précédent, l’opération s’indique de la façon suivante: 5 centsx3= 15 cents.5 est le multiplicande (nombre qu’il faut répéter).3 est le multiplicateur (nombre de fois).15 est le produit (résultat de l’opération ou somme particulière de 3 termes égaux à 5).Important: faire remarquer que les nombres 3 et 5 sont appelés facteurs du produit, que celui-ci est toujours de même nature que le multiplicande, qu’il n’est jamais permis d’intervertir l’ordre des facteurs dans l’écriture d’une solution, mais que, pour opérer, il est plus commode de prendre comme premier facteur, le plus grand des deux.Cette dernière remarque est une déduction du théorème suivant: (( Le produit de deux facteurs ne change pas quand on intervertit leur ordre.)) Donner des exemples à l’appui.Exercices.—1.Mettre sous forme de multiplication les additions suivantes: 2+2+2; .7+7+7+7; 9—9+9+9.2.Mettre sous forme d’addition les multiplications suivantes: 2x6; 3x4; 9x2; 8x6; 9x9.3.Imaginer 2 petits problèmes donnant lieu à une multiplication.Quatrième étape Étude des principaux cas.—1.Multiplicateur et multiplicande n’ont qu’un chiffre: résultat donné par la table de multiplication qui doit être sue par coeur.Ce qui précède en est l’illustration (2).2.Le multiplicande a plusieurs chiffres, le multiplicateur un seul: Exemple 723x6.Bornons-nous à donner la disposition pratiquement adoptée.(1) Idem.(2) Cf.«1, 2, 3, 4 .De proche en proche.Pédagogie du Calcul.» 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 485 On dira: a) 3Ux6=18U inscrit en (a).M C D U M C D U 7 2 3 7 2 3 6 • 8 (a) 1 8 (a) 2 4 (b) 1 2 (b) 1 6 (c) 4 2 (c) 5 6 S 4 3 l 3 8 S 5 7 8 4 (Fig.!) b) 2 Dx6 = 12 D ou 120 U, résultat inscrit en (b).c) 7 Cx6 = 42 C ou 4, 200 U, résultat inscrit en (c), et au-dessous, par addition, la somme de ces résultats partiels inscrits en S.Autre exemple: Soit encore 723x8 on aurait la disposition ci-contre tout à fait analogue (fig.1).3.Le multiplicateur se termine par un zéro.Exemple: 723x80.On a 80 boîtes contenant chacune 723 billes.Combien de billes en tout?723x80=?Nous disposons nos 80 boîtes, par groupes de 8 boîtes, et nous avons 10 Chaque groupe contient: 723x8 = 5,784 billes groupes.(Voir l’exemple précédent, l’opération précédente.) 57,840.Et les 10 groupes contiennent M C D U 7 2 8 3 a' b' c' 5 1 6 2 6 4 S 5 7 8 4 Donc, pour multiplier par 80, il suffit de multiplier par 8 puis de faire glisser le résultat d’une colonne à gauche.Plus simplement, voir la disposition ci-contre (fig.2) et comparer à la précédente.Le zéro du multiplicateur 80 y est remplacé par un blanc; la technique est la même que dans la disposition précédente, et la disposition finale est obtenue sans glissement.3.Cas général: le multiplicateur est quelconque.Soit 723x86.(Fig.2) On a 86 boîtes contenant chacune 723 billes.Combien de billes en tout?723X86=?.Nous disposons nos 86 boîtes en deux groupes inégaux, l’un de 6 boîtes, l’autre de 80.Nous calculons donc: 1° 723x6: le nombre des billes du premier groupe; 2° 723x80: le nombre des billes du deuxième groupe. 486 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Ces deux calculs sont identiques à ceux 723 723 qui ont déjà été donnés plus haut.Nous 6 8.les reproduisons ici: - - 18 24 12 16 42 56 4338 5784.mais en écrivant en chiffres fins les produits partiels utilisés dans chacun d’eux pour 723 calculer le résultat correspondant.On y voit en gras les données et les résultats 86 que nous réunissons ensuite ci-contre.Il ne reste plus qu’à additionner 4,338 -et 5,784, les billes des deux groupes, pour avoir le résultat final.4338 5784 Et ainsi, ce troisième dispositif donne la technique même de l’opération -telle qu’elle se pratique.62178 Ainsi s’expriment MM.M.Paumier et J.Gai, déjà cités au cours de cette étude et chez qui, encore une fois, nous sommes allé chercher ces excellentes directives.Pour ne pas allonger outre mesure cet article, nous abandonnons les cas particuliers à votre discrétion.D’ailleurs, pourrait-on, en arithmétique, trouver d’autres cas que ceux-là?Quoi qu’il en soit, nous souhaitons avec toutes ces hautes personnalités pédagogiques qu’on explique aux enfants que 723x8 donne 24 unités, 16 dizaines, 56 centaines, c’est-à-dire 4 unités, 8 dizaines, 7 centaines, 5 mille.Et après avoir constaté — il n est pas mauvais de le faire d’abord par l’expérience d’une addition — que 723x10 = 7230, puis que 723x80 est l’addition de huit nombres égaux à 7230, ou mieux encore celle de 10 nombres égaux à 723x8, on peut être conduit à l’explication de la règle habituelle donnant par exemple le produit de 723x86, qui consiste à effectuer l’addition de 723x6 = 4338 et de 723x80 = 57840.C’est peu à peu qu’il y a lieu de parvenir à la manière rapide de poser l’opération.Tout cela est long, dites-vous?Nous n’en disconvenons pas.Mais nous sommes sûr qu’un élève est dans l’impossibilité de comprendre un problème sur la multiplication s’il n’a pas été amené à réfléchir plus longuement qu’on ne le fait d’ordinaire dans nos classes, sur le sens profond de l’opération.Admettons, au moins, qu’il est plus rationnel d’insister sur de tels sujets dont l’importance est primordiale, que de se hâter pour arriver plus vite aux problèmes sur les robinets ou sur les partages par fausses suppositions .« Enfin, à mon jugement, — c’est M.A.Marijon qui parle — s’il est souhaitable que le maître donne à ses élèves le sens précis et profond des termes addition, multiplication, et même la raison des règles opératoires usuelles, il est tout à fait inopportun de demander à des élèves de 10 et 11 ans de renouveler de telles explications.)) (Etude parue dans le Manuel Général, le 21 juillet 1928.) * * * Un mot seulement sur la table de multiplication: la connaissance de la table de multiplication est une connaissance de base, une connaissance indispensable, qui doit être parfaite, et qu’il importe de faire acquérir sans retard.Grâce à elle, les problèmes peuvent se résoudre vite et bien.Sans elle, leur résolution et leur correction traînent indéfiniment, et c’est une perte de temps irréparable.Plus d’un enfant quitte l’école sans bien savoir cette table: il est inutile de dire à quel point il en sera gêné dans la vie. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 487 SUGGESTIONS POUR REVUE GÉNÉRALE DU PROGRAMME FÉVRIER Première année Religion Prière» I — Quand vous dites: Je crois au Saint-Esprit, de quelle personne de la Sainte Trinité parlez-vous ?Cette personne a-t-elle un corps II — Appartenez-vous à l’Église catholique ?De- puis quand ?III — Si vous faisiez un grand péché, la porte du ciel serait-elle encore ouverte pour vous ?Qu'est-ce qu’il faudrait faire pour que le bon Dieu vous pardonne ?IV — Que signifie: La résurrection de la chair ?Quand votre corps ressuscitera-t-il ?V — Quelle prière récitez-vous pour demander pardon de vos péchés ?Catéchisme et Histoire Sainte I — Connaissez-vous une occasion où Jésus montra sa préférence pour les enfants ?Pourquoi Jésus aimait-il les enfants ?II — Quelle récompense le bon Jésus vous donne- ra-t-il si vous ne lui faites jamais de peine par le péché ?III — Raconter l’histoire de Tobie.IV — Que fit Dieu pour punir les hommes de leurs péchés ?V — Raconter le déluge.Langue française Lecture Livre: Congrégation Notre-Dame (nouvelle édition), leçons 32 à 40.Dictée Hélène donnera le pantin dérobé, ou sera seule, une heure.Maurice, le jeune médecin, visite _ la maladtf.Le bonhomme de neige durera une semaine à peine.Exercice* I — Quelle mauvaise action Hélène a-t-elle faite?Que signifie dérobé ?II — Quelle sera la punition d’Hélène ?III — Nommer le mot d’action de la deuxième Çihrase.Qui est Maurice ?Que veut dire e mot médecin ?IV — Quand fait-on un bonhomme de neige ?Combien de temps dure un bonhomme de neige ?V — Combien de jours dans une semaine ?Les nommer.Lecture Livre: Forbst-Ouimet, 2® partie, leçons 9 à 18.Dictée Dimanche, Fernande chantera le cantique.Maman a signé le bulletin.Le pépin de la pomme.Ton cousin a visité la basilique de Québec.Exercices I — Que chantera Fernande ?Quand le chantera-t-elle ?II — Qui a signé votre bulletin ?Qu’inscrit-on sur votre bulletin ?III — Quand votre maman est-elle contente de votre bulletin ?IV — La pomme est-elle un fruit ?Connaissez-vous d’autres fruits ?V — Qui a visité la basilique de Québec ?La basilique est-elle une église ?Arithmétique Calcul oral I — Combien'" d’avés dans 3 dizaines de votre chapelet ?II — Un bambin a 2 dizaines de billes; il en gagne 8.Combien en aura-t-il ? 488 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février III — Dans une corbeille il y a 12 pommes; on en ajoute S autres.Combien de pommes y a-t-il maintenant dans cette corbeille ?IV — Charles a 8 ans; sa petite soeur en a 5 de moins.Quel est l’âge de la petite fille ?V — Sur la rivière, 15 enfants patinaient; 5 d’entre eux sont partis.Combien en reste-t-il ?Calcul écrit I — Écrivez 16, 29, 18, 34, 13, 24.II — Maman a mis 11 oeufs dans un gâteau et 6 oeufs dans un pudding.Combien a-t-elle dépensé d’oeufs ?III — Marguerite a dépensé 8 cents pour des ai- guilles, 9 cents pour des épingles et 10 cents pour des rubans.Combien a-t-elle dépensé ?IV — Hier, Joseph a vendu 29 journaux; il en a vendu 4 le matin.Combien en a-t-il vendu l'après-midi ?V—J’ai acheté 7 crayons de 2 cents chacun Combien me faudra-t-il d’argent pour le.payer ?Deuxième année Religion Prières et Histoire Sainte (Pardon, offensé, bon, aide, pénitence, contrition, désobéir, actes, croix, péchés.^) I — Je dis le Je confesse à Dieu pour obtenir du bon Dieu le pardon de mes .II — Mon acte de contrition: O mon Dieu, j’ai de la peine de vous avoir ., vous qui êtes si .pour moi.Je me propose avec 1’ .de votre grâce de ne plus recommencer et de faire .III — Regretter ses péchés, s’appelle avoir la .Prendre la résolution de ne plus offenser Dieu veut dire ne plus vouloir lui .IV — Faire pénitence, c'est accomplir, pour l’amour du bon Dieu, des .qu’on n’aime pas.C’est Notre-Seigneur qui a fait la plus grosse pénitence en mourant pour nous sur la .V — Le bon Jésus nous a raconté l’histoire de l’enfant prodigue pour nous dire ce qu’il faut faire pour recevoir le .de nos péchés.Catéchisme (Originel, désobéissance, raison, regret, amour, actuel, volonté, conscience, résolution, péchés, pénitence, mortel, sanctifiantes.') I — Le sacrement de Baptême efface le péché .Le sacrement de Pénitence efface le péché .Il — Le péché actuel est une .que l’on commet de sa propre .quand on a l’âge de .III — Pour bien recevoir le sacrement de Pénitence il faut faire cinq actes: 1° examiner sa .; 2° avoir le .de ses péchés; 3° prendre la .de ne plus recommencer; 4° confesser ses .au prêtre; 5° accepter la .que le prêtre donne.IV — Le péché .chasse le bon Dieu et la grâce .de notre âme et nous mérite les peines de l’enfer.V — Le péché véniel diminue 1’ .de Dieu dans notre coeur et nous conduit facilement au péché mortel.Langue française Dictée L’aiguille est utile pour coudre.J’ai tricoté une paire de bas de laine pour un soldat qui travaille à défendre notre belle patrie, le Canada.Dans le clocher de notre église, il y a quatre cloches.Grammaire I — Orthographe et accord: a) Dire si les noms suivants sont au sin- gulier ou au pluriel: quatre cloches, le clocher, des bas, un soldat.b) Analyser les mots soulignés: Le bon soldat travaille pour défendre le Canada.c) Nommer trois noms du masculin et trois noms du féminin.II — Verbes: a) Remplacer les points par le verbe être: Je .charitable.Albert .intelligent.Nous .actifs.b) Mettre au pluriel: La cloche sonne.L'aiguille est utile.c) Écrire au présent: Rita (garder) le silence.Dictée Le pain.—Le pain est fait avec la farine du blé.C'est le boulanger qui fabrique le pain.Il mélange la farine avec de l’eau, du sel, du sucre et du levain.Quand cette pâte est cuite elle devient du pain à la mie blanche et à la croûte dorée.Exercices I — Vocabulaire: à) Le pain est un .utile à la santé.b) La mie est la .blanche du pain.c) La croûte est la .dorée du pain.II —Questions d'intelligence: a) D'où vient le pain ?b) Qui fabrique le pain ?c) Nommer tout ce qu’il faut au boulanger pour la fabrication d’un painj.Rédaction écrite (Miracle, croix, pain, meunier, champs, grains, boulangerie, Notre Pire, four, cuite).I — La farine est faite avec des .de blé.II — Le blé pousse dans les ., à la campagne.III — Quand le blé est mûr, le cultivateur porte ce blé au moulin pour le faire moudre par le .IV — Le boulanger fabrique le pain dans une .' 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 489 V — Cuire du pain, s’appelle faire une .VI — Le pain cuit dans un .très chaud.VII — Pour demander notre pain quotidien au bon Dieu, nous récitons le .VIII — Un enfant bien élevé ne gaspille jamais un morceau de .IX — Avant de couper le pain, mon père trace un signe de .: belle et ancienne tradition ! X — Notre-Seigneur a fait par deux fois, le .de la multiplication des pains.Récitation Le Pater On ne s’arrête pas en faisant sa prière ! Voyons ! ne reste pas cette fois en arrière ! Recommence avec moi le Pater, et dis bien: Donnez-nous ! —Donnez-nous .—Le pain quotidien.—Le pain.—Eh bien ! encor pourquoi donc cette Et pourquoi marmotter tout bas (pause ?De ces mots que je n’entends pas ?—Chère maman, voici la chose: Je priais le bon Dieu, car le pain c’est bien sec, De nous donner toujours un peu de beurre avec.Louis Ratisbonne.Ari thmétique Calcul oral I — Additionnons des pains: 7+4= ?22+7= ?7+6= ?30+7= ?II — Soustrayons des pains: 7 de 12= ?7 de 37= ?7 de 15= ?7dcl7=?III — Si un pain coûte 5 cents.Combien de pains aurez-vous avec: 25 cents?35 cents?50 cents ?IV — Dans une famille on mange 3 pains par jour.Combien de pains mange cette famille dans une semaine ?V — La fabrication d’un pain coûte environ 3 cents; le boulanger vend ce pain 5 cents.Combien gagne-t-il sur: 1 pain ?4 pains ?7 pains ?Calcul écrit I — Comptez par 5, de 5 à 75- Descendez par v 5, de 40 à 10.II — A l’aide de pièces de 5, 10, 25 cents, formez la somme: de 25 cents, de 35 cents.III — Que manque-t-il à 94 pains pour faire une centaine ?IV — Notre boulanger Antoine a fait trois cuites: la première fois il a cuit 75 pains, la deuxième fois, 50 pains et la troisième fois, 25 pains.Comptez le nombre de pains que ce bo-langer a cuit ?V — Un livreur de pains est parti de la boulangerie avec 150 pains.Il est revenu avec 25 pains.Combien de pains a-t-il livrés ?Histoire du Canada (Idolâtres, sauvages, Kécollets, Hurons, Jésuites).I — Au temps de Champlain, les sauvages étaient des .II — Champlain fit venir des pères missionnaires au Canada pour instruire et baptiser les .III — Les premiers missionnaires canadiens furent les .IV — Les premiers sauvages qui se firent baptiser furent les .V — Après les Récollets, les .vinrent au Canada pour continuer à évangéliser les sauvages.Géographie (Cap, île, loin ou proche, sud ou nord, est ou ouest).I — La ville de Québec est bâtie sur un .La ville de Montréal est bâtie sur une .II—Je demeure .de l’école.III — L’école est située au .ou à 1' .de l’église.IV — Le maire de notre (ville ou paroisse) se nom- me .V — Le curé de notre paroisse'se nomme .Troisième année Religion Prières et Histoire Sainte I — Qui présenta l’Enfant-Jésus au temple ?II — Qu’offrons-nous au bon Dieu dans l’acte d’offrande ?III — Comment devons-nous employer tout ce que nous avons reçu de Dieu ?IV — Devons-nous imiter la prière du Pharisien v ou du Publicain ?V — A qui le bon Dieu donne-t-il sa grâce ?Catéchisme I — Qui a célébré la première messe sur la terre et quand ?H — À quel moment de la messe le prêtre change-t-il le pain et le vin au corps et au sang de Jésus-Christ ?III — Qu’est-cc que prier ?IV — À qui Dieu donna-t-il sa loi sur le mont Sinaï ?V — Est-ce que les Saints du ciel nous aident ?Comment nous le prouvent-ils ?Langue française Dictée Phrases détachées.—joue avec mes petites sœurs chéries et mes petits frères bien-aimés.Tu mangeras les bonnes confitures pour le souper.Nous possédons des avions légers, des bateaux qui traversent les océans; mais nous gagnerons la guerre avec des armes plus puissantes: la prière et le sacrifice.Les bons parents recommandent aux enfants d’être bien prudents.Grammaire I — Orthographe et accord: a) De quel genre et de quel nombre est le mot chéries employé dans la dictée ? 490 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février b') Mettre uo sujet de la troisième personne du singulier devant: chanter, manger, traverser, recommander, gagner, c) Mettre au pluriel: J'aime.L'enfant chante.Tu marches.II — Conjugaison: a) Mettre la première phrase de la dictée au futur.b') Passé indéfini de: aimer les fleurs, c) À quel temps et à quelle personne est le verbe de la phrase suivante: Nous travaillerons le soir à la maison ?III — Analyse: Analyse grammaticale: les mots en italique: Je joue avec mes petites saurs chéries et mes frires bien-aimés.Rédaction Les jouets.—Nommer des jouets de petits garçons et des jouets de petites filles.—Avec chaque jouet trouvé, faire une phrase en disant à quoi sert ce jouet.La journée de l'écoliire.—Compléter les phrases: Dès le matin la petite écolière .Puis elle prend son .et se rend à .En classe elle écoute attentivement sa ., elle récite scs ., elle est .De retour à la maison elle fait .et apprend.Dieu bénit et récompense l’écolière .Dictée Ma poupée.—Ma poupée est jolie.Elle se nomme Julie.Elle a des cheveux blonds, des beaux yeux bleus.Elle aime bien sa petite maman.Je la gronde souvent car elle n’est pas toujours sage.Elle se corrigera, car elle a du coeur.Vous pensez bien que malgré scs petits défauts je l'embrasse le soir et j’oublie les peines de la journée.Exercices I — Vocabulaire: a) De quel nom provient: ruelle, poulet, agnelet, journée, pensez.?b') Donner le contraire de: froid, nouveau, maigre, faux, sombre.c) Remplacer le deuxième nom par un adjectif: Un pays de montagne.Le globe de la terre.L'amour de la mire.Les travaux des champs.Un acte de charité.II —Questions d'intelligence: a) De quelle couleur sont les cheveux et les yeux de la poupée ?£) Qu’est-cc qui fait oublier les peines de la journée ?0 Pourquoi la poupée se corrigera-t-elle ?III — Langage: Conversation simple et correcte sur les sujets suivants: aj Une veillée de famille, bj La fi te d'un membre de la famille, c) La première journée de classe après les vacances des fêtes.Récitation Berceuse de la grande saur Dodo, bébé, dodo ! J'ai baissé le rideau, Endors-toi ! Le sommeil t’invite.Il fait nuit sur tout l’univers.Il faut fermer tes yeux bien vite.Dors !.Les miens resteront ouverts.Dodo, bébé, dodo ! Dodo bébé dodo ! J’ai baissé le rideau.Il fait noir même pour les roses.La grande nuit est sur le toit, Il faut vite que tu reposes.Dors ! Moi, je veillerai sur toi.Dodo, bébé, dodo ! Ari thmétique Calcul mental I — Poser 964 et dire quel chiffre qui a le plus de valeur.II —J’ai achetés pommes que j’ai payées 25 cents; quel est le prix d'une pomme ?III — Si papa a 1 dollar en pièces de 25 cents; com- bien de pièces de 25 cents a-t-il ?IV — Que coûtera une douzaine de pommes, si une pomme coûte 6 cents ?V — Maman a 50 cents, elle achète 6 crayons à 8 cents le crayon, combien lui restera-t-il d'argent ?Calcul écrit I — Pour faire transporter une bicyclette qui coûte $48.50 on a payé $5-45; quel est le prix réel de la bicyclette ?II — Une mère tricote un gilet pour les marins: il lui faut 5 pelotes de 25 cents chacune et des aiguilles qui coûtent 35 cents; combien le gilet lui coûtera-t-il ?III — Un fermier achète 6 petits canards qu’il a payés $2.52; quel a été le prix d’un canard.IV — Votre maman achète 9 paires de chaussettes à 75 cents la paire et une paire de pantoufles de $1.50; combien a-t-elle dépensé ?V — Pour faire une paire de draps, on utilise 7 verges de toile; combien faut-il de verges pour faire 6 paires de draps ?Histoire du Canada I — Quelle congrégation Marguerite Bourgeoys a-t-elle fondée ?II — Qui a fondé le premier hôpital à Montréal ?III — À quelle oeuvre se dévouent les dames de la Congrégation Notre-Dame fondée par Marguerite Bourgeoys ?IV — Dans quelle maison s'ouvrit la première école à Ville-Marie ?V — En quelle année l’Hôtel-Dieu de Montréal fut-il fondé ?Géographie I — Quel climat est le plus favorable à la santé î II — La carte géographique est-elle utile ?III — Comment s’appelle: le Lieutenant-Gouver- neur ?Le Premier ministre ?Le Surintendant de l’Instruction Publique ?Le Président de la Commission scolaire î IV — Par quel fleuve la Province de Québec est- elle arrosée ?V — Nommer trois villes de la Province de Québec. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 491 Quatrième année Religion Prières et Histoire Sainte I — Pourquoi récitons-nous les Grâces après chaque repas ?II — Pourquoi furent institués les commandements de l’Église î III — Que renferment ces commandements ?IV — Contre quel précepte pèche celui qui néglige son devoir pascal ?V — Est-il sage de ne se confesser qu’une fois l'an ?Catéchisme I — Quand reçoit-on le sacrement de Pénitence î II — Pourquoi le prêtre donne-t-il une pénitence après la confession* III — Combien de fautes devons-nous regretter pour obtenir le pardon de nos péchés ?IV — Comment s’appelle l'indulgence qui remet toute la peine temporelle attachée au péché ?V — Quelles sont les conditions pour gagner une indulgence ?Langue française Dictée Les bons livres—Lz.lecture des bons auteurs nous met en liaison avec tout ce que l’antiquité a eu de plus grands hommes.Nous conversons, nous voyageons, nous vivons avec eux.Nous nous inspirons de leurs vertus et leurs actions d’éclat font naître en nous l’amour du beau et du bien.Phrases détachées.—Donnerais-tu tes étrennes aux pauvres ?Aimez votre prochain comme vous-même pour l’amour de Dieu.Les ruisseaux et les rivières sont gelés pendant l’hiver.Tu as mangé son gâteau.Grammaire I — Orthographe et accord: a) Trouver les sujets dans la première phrase.IP) Chercher les adjectifs déterminatifs de la dictée.c) Pourquoi un e dans voyageons ?II — Conjugaison: a) Imparfait de l’indicatif, forme négative, de : vivre.b') Présent du conditionnel de: inspirer.c) Présent de l’impératif de: conserver.III — Analyse: Analyse grammaticale: les mots en italique: Aimez votre prochain comme vous-même pour /’amour de Dieu.Dictée L’imprimerie.—Il y a sept ou huit siècles, le papier n’était pas connu en Europe.L’imprimerie n’avait pas été inventée encore, et les petits écoliers de ce temps-là ne possédaient pas, comme vous, des cahiers à belles pages blanches, ni de beaux livres, bien reliés, remplis de gravures.Les livres s’écrivaient à la main.Pensez comme c’était long et ennuyeux ! Exercices I — Vocabulaire: a) Définir: papier, caractère, parchemin, chiffon, feuilles, reliure, style, tablette, papyrus, manuscrit.b') Former un nom avec: inventer, relier, penser, écrire.c) Trouver le contaire de: beau, petit, long, ennuyeux.II —Questions d'intelligence: a) Sur quoi écrivaient les peuples anciens ?b) À quels peuples remonte l’origine de la fabrication du papier ?r) Avec quoi est fabriqué le papier ?III — Langage: Conversation simple et correcte, sur les sujets suivants: af la fabrication du papier; l’imprimerie; c) la reliure.Rédaction Mon livre préféré.—Quel livre préférez-vous ?j Dire les raisons de votre préférence.Pourquoi aimez-vous à lire ?Quand lisez-vous ?Le papier.—Raconter à une petite amie, en résumé, la leçon de choses que votre maître vient de donner sur le papier.Récitation L'dme pure Quand la terre repose encore, Il est beau, le rayon lointain, Premier sourire du matin, Qui la réveille et la colore.La vie est belle à son aurore Quand, rêvant un heureux destin, Elle vient s’asseoir au festin.Qu’un rayon d’espérance dore.Mais je connais, ô Dieu clément.Un spectacle plus charmant Que le réveil de la nature, Que l’espérance en sa fraîcheur Et que la jeunesse en sa fleur: C’est la beauté d’une âme pure.Arithmétique I — La Floride produit chaque année environ 400,000 livres d’éponge.Combien de balles de 100 livres, cette production représente-t-elle ?À $1.30 la livre, quelle est la valeur de ces éponges ?Solution: a) N.balles=N.tôt.Ib.-MOO = 400 000 Ib-H 100=40 00 b) P.C.=$1.30X 400 000=$520 000.II — À $0.08 le mouchoir, combien paierait-on pour: 100 mouchoirs ?1 000 mouchoirs ?Solution: a) P.C.100 m.=P.C.1 m.Xn.mouchoir = $0.08X100 m.=$8.b') P.C.1 000 m.= $0.08Xl 000 m.= $80. 492 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février III — Compléter: 12po.= 18 po.= 36 po.= 9 pi- = Solution: 12 po.= I pi.18 po.= I 1/2 pi.36 po.= I ver.9 pi.—3 ver.IV — Trois petits frères, Henri, Jean et Louis, ont employé leurs économies à se construire une maisonnette.Ils ont payé $6.25 pour le bois, $2.75 pour une vieille porte et 2 vieilles fenêtres, $5.10 pour le papier à couvrir.Combien chacun a-t-il déboursé ?Solution: Part ch.=dep.tot.-r-n.frères Dep.tot.= $6.25+$2.75+$5.10=$14.10 Part ch.=$14.10-f-3 = $4.70 V — Démontrer que: 2/4 et 1/2 ont la même valeur; “ que 4/8 et 1/2.Solution: 1/2= 1/2 | 1/2 2/4= i/4 | 1/4 | 2/4 4/8= 1/8 | 1/8 | 1/8 | 1/8 [ 4/8 Histoire du Canada I — Quel acte d’héroïsme Madeleine de Verchcrcs accomplit-elle ?II — Nommer un fort que d’Iberville prit aux Anglais à Terreneuve.III — Quelle victoire d’Iberville remporta-t-il con- tre les Anglais à la Baie d’Hudson ?IV — Où et quand mourut d’Iberville ?V — Quelle fut la principale découverte de La Vérendrye ?Géographie I — Par quel nom désigne-t-on: l’endroit où commence un cours d’eau ?l’endroit où finit un cours d’eau ?l’endroit où se rencontrent deux cours d'eau ?II — Qu’est-cc qu’un canal ?Exemple.III — Quels océans baignent le Canada ?IV — Quelle différence y a-t-il entre une rivière et un lac ?V — Comment se nomment le gouverneur-général et le délégué apostolique du Canada ?Cinquième année Religion Prières I — Dans quelle prière demandons-nous les lu- mières nécessaires pour connaître nos péchés ?—Prière avant la confession.1 II — Que devons-nous faire après l’examen de notre conscience ?—Nous devons nous exciter à détester nos péchés avant de les confesser.III — Pourquoi une âme en péché mortel est-elle Qennemie de Dieu avant la confession ?— A cause de ses péchés; seules les âmes pures sont les amies de Dieu.IV — Que devons-nous promettre à Dieu pour faire une bonne confession ?—De l’aimer de tout notre coeur et de le servir.V — Pourquoi demander le don de persévérance ?— Afin de tenir nos bonnes résolutions de persévérer dans la grâce.Catéchisme I — Pourquoi devez-vous vous rappeler tous vos péchés avant la confession ?—Afin de les regretter avant de les avouer au prêtre.II — Qu’adviendrait-il si vous alliez à confesse sa- chant que vous n’avez pas de regret d’avoir fait des péchés ?—Mes péchés ne seraient pas pardonné s et je commettrais un sacrilège.III — Qu’est-ce que l’indulgence ?—La rémission totale ou partielle de la peine temporelle due aux péchés qui ont été pardonnés.IV etjV — Dire quels commandements sont observés dans les cas suivants: a~) Après la classe, Claire se hâte de retourner à la maison afin d’aider sa mère.b') Jean voit une personne qui se noie; comme il est bon nageur, il se porte à son secours.r) Thérèse garde bien la quarantaine, dans un cas de diphtérie.d/) Vincent n’est pas allé aux vues immorales bien que d'autres garçons y soient allés.a) Le quatrième, b) Le cinquième, c) Le cinquième, d) Le sixième.Histoire Sainte I — Quelle prière Salomon adressa-t-il à Dieu au début de son règne?—Seigneur, donnez-moi la sagesse, pour discerner le bien du mal, et pour gouverner avec équité.II — Qui était David ?—Un jeune homme de la tribu de Juda.III — Comment David tua-t-il Goliath ?—Il lui lança une pierre au front; prenant ensuite l’épée du géant, il lui trancha la tête.IV — Quand David fut-il célèbre ?—A la suite de cette victoire.V — Quelle fut la première faute de Saül ?—Il voulut offrir un sacrifice que seul le grand-prêtre pouvait offrir.Langue française Dictée L'imprimerie.—Autrefois, l’imprimerie se faisait au moyen de lettres en bois, de presses en bois, entourées et serrées par des cordes à boyau; l’assemblage des 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 493 lettres pour en former des mots, des lignes puis des pages, ce qu on appelle la composition, était manuel.Aujourd hui, apres avoir visité un atelier moderne, on est émerveillé des changements et des perfectionnements que cette invention a subis.C'est la machine qui fait l'ouvrage, l’homme n'est là que pour la guider.L'on doit dire, cependant, qu'il faut que cet homme soit expérimenté.Phrases détachées.Les hommes justes, tempérants et charitables ont toujours été admirés.Le maître nous a raconté de jolies histoires.Les personnages dont il était question ont eu beaucoup de misère.Thérèse et Alice sont bien peignées.Grammaire I — Orthographe et accord: a~) Pourquoi met-on on devant appelle et ont devant eu ?—On: pr, indéf., on peut le remplacer par un autre pronom.Ont: auxil.avoir, on peut le remplacer par un autre temps du verbe avoir.h) Justifier l’orthographe de subis.—Part, pas.conj.avec avoir s’accorde avec son comp.dir.que, mis pour changements et perfectionnements, placé avant lui.c) Relever: un verbe transitif, un verbe passif, un verbe pronominal.II — Conjugaison: a) Imparfait de l’indicatif (forme négative) de: courir, couvrir.b) Futur simple (forme affirmative) de: s'en aller, mentir.c) Présent du conditionnel (forme inter- rogative) de: tenir, se vêtir.III — Analyse: Analyse logique: Le bon Dieu préside à tous les événements qui arrivent dans le monde.-Zere prop.: princ.: Le bon Dieu préside à tous les événements.2e prop.: subord., comp.dét.de événements: Qui arrivent dans le monde.Analyse grammaticale: Les mots en italique: J’aime cette devise canadienne: « Je me souviens)), elle a été composée par Eugène Taché, elle sera la mienne.cette: adj.dém.dét.devise, souviens: v.pron.elle: pr.per s.suj.de a été composée.a été composée: v.passif, la mienne: pr.poss.att.de elle.Dictée Les bons livres.—Les bons livres sont ceux qui mettent de bonnes idées dans notre tête, de bons sentiments dans notre cœur, qui élèvent notre âme et qui nous rendent plus éclairés et plus sages.Ce sont de véritables amis, des conseillers et des aides.Mais les ouvrages qui étalent aux yeux les vices, la bassesse et l’erreur, tout ce que la morale et la raison réprou- vent, voilà les mauvais livres.Les bons livres nous apprennent particulièrement à mieux connaître et à mieux servir Dieu et l’Eglise; à mieux aimer nos parents et notre patrie.Exercices I — Vocabulaire: a) Donner deux mots que la même famille que: livre, livrer, livret; main, manuel, manier; dessin, dessinateur, dessiner; métal, métallique, métallurgie; papier, papetier, papeterie.b) Donner un augmentatif de: papier, paperasse; mur, muraille; vieux vieillard; planchette, planche; feuillet, feuille.c) Donner le verbe correspondant à: main, manier; feuille, feuilleter; découverte, découvrir; ouvrage, ou-vrager; instruction, instruire.II —Questions d’intelligence: a) Comment l’imprimerie est-elle utile ?b) Expliquer pourquoi les livres sont des avis, des conseillers et des aides.c) Pourquoi compare-t-on un bon livre à un bon compagnon ?III — Langage: Conversation simple et correcte sur les sujets suivants: Une veillée en famille, une partie de chasse, les principaux métaux, les animaux sauvages.Rédaction Le bon livre.—Pourquoi dit-on qu’un bon livre est un bon ami ?Il enseigne.Il conseille.Il console.Il reproche.Il dit et redit au besoin.Lettre de reproche.—Écrire à un compagnon, ou à une compagne, pour lui reprocher sa paresse coutumière.Lui en faire voir la laideur et les funestes effets pour sa vie présenté et future.Lui proposer des moyens de la combattre.Lui promettre encouragement.Récitation Travaillons Mes enfants, il faut qu’on travaille, II faut tous, dans le droit chemin, Faire un métier, vaille que vaille, Ou de l’esprit, ou de la main.La fleur travaille sur la branche; Le lys dans toute sa splendeur Travaille à sa tunique blanche; L’oranger, à sa douce odeur.Voyez cet oiseau qui voltige Vers ces brebis, sur ces buissons, N’a-t-il rien qu’un joyeux vertige?Ne songe-t-il qu’à ses chansons ?Il songe aux petits qui vont naître Et leur prépare un nid bien doux, Il travaille, il souffre peut-être.Comme un père Ta fait pour vous.Victor de Lapradb. 494 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Arithmétique I — Afin d’économiser, M.Lapierre achète son charbon en juillet.Cette année il l'a payé $15.80; mais s'il l'avait acheté en octobre, il l’aurait payé $16.25.Combien a-t-il économisé sur 10 1/2 tonnes, en l'achetant en juillet ?Solution: Econ.tot.= écon.1 ton.Xn.de ton.Écon.1 t.= $16.25—$15.80-t-$0.45 Econ.tôt.= $0.45X10 1/2 t.= $4.72 1/2 II — Pour fabriquer un tréteau, Lucien a employé 4 pièces de bois de 2 pi.3 pc pièces de 1 pi.9 po.et 2 pièces de 3 pi.4 po.Quelle longueur de bois a-t-il acheté ?Solution: Long.tôt.= long.1er gr.-j-long.2e gr.-flong.3e gr.1er gr.=2 pi.3 po.X4=9 pi.2e gr.=1 pi.9 po.X4=3 pi.6 po.3e gr.=3 pi.4 po.X2=6 pi.8 po.Long.tôt.= i9 pL 2 po.III — La plus haute montagne du monde est le mont Everest, en Asie; il mesure 29,141 pi.de hauteur.Quelle est sa hauteur en milles?(1 mille= 1,760 ver.).Calculer jusqu’au centièmes.Solution: Haut.mi.=haut.pi.4-n.pi.dans 1 mi.N.pi.1 m.= 1760 ver.X3 pi.= 5280 pi.Haut.mi.=29141 pi.5280 pi.= 5.52 IV — Antoinette Dans veut acheter du savon Camay, un magasin on l'annonce à 3 pains pour $0.19 et dans un autre à 4 pains pour $0.25.Combien économisera-t-elle sur 1 douzaine en achetant où il est au prix le plus bas ?Solution: Econ.1 doz.= ler P.A.1 doz—2e P.A.1 doz lere P.A.=$0.19X4(4 fs 3 pains)=$0.76 2e P.A.=$0.25X3(3 fs 4 pains)=$0.75 Econ.1 doz.= $0.76—$0.75=10.01 V — Des hommes d’affaires veulent ouvrir une fabrique de papier.Ils ont besoin pour cela d’une somme de $175,000.Combien de parts de $100.chacune devront-ils recueillir ?Solution: N.parts=S.tot.-^Mt.1 part =$175,000.+$100.= 7,750 Histoire du Canada I — Qu’était Madeleine de Verchères ?Quel exploit accomplit-elle 1—Elle était une jeune fille de 14 ans.Elle défendit le fort de Verchères, presque seule, contre une bande d’Iroquois.II — Quelle récompense d’Iberville reçut-il de ses exploits ?Où et quand mourut-il ?— Il fut nommé gouverneur de la Louisiane.Il mourut à la Havane, en 1706.II — Quel événement important marqua l’année 1701 ?—La paix de Montréal qui mettait un terme aux guerres entre les Français et les Iroquois.IV — Quel fut le résultat du traité d’Utrecht, en 1713 ?—La France cédait VAcadie, Terreneuve.Elle gardait le Cap-Breton où elle fit élever la forteresse de Louisbourg.V — Quelles découvertes fit La Vérendrye ?— Il explora presque tout l’Ouest canadien.Ses fils découvrirent les Montagnes Rocheuses.Géographie I — Décrire la rivière Saint-François.—La rivière Saint-François prend sa source dans lelacSaint-François, arrose les comtés de Wolfe, Compton, Sherbrooke, Richmond, Drummond, Yamaska et se jette dans le lac Saint-Pierre.II — Quelles sont les principales industries des villes de: Granby, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Valleyfield ?—Granby: manufactures de tabac et de claques.Saint-Hyacinthe: manufactures d’orgues.Saint-Jean: fabrique de machines à coudre.Valleyfield: fabriques de tissus de coton.III — Nommer un évêché de la région: des Cantons de l’Est, du Richelieu.—Sherbrooke, Saint-Hyacinthe ou Valleyfield.IV — Quelles mines importantes trouve-t-on dans les Cantons de l’Est?—Les mines d’amiante.V — Quelles sont les bornes de l’Europe ?— Au nord: océan Glacial Arctique; à l’est: l’Asie; au sud: la mer Méditerranée; à l’ouest: l’océan Atlantique.Sixième année Religion Prières I — A .qui s’adresse la prière du Sub tuum ?— A la sainte Vierge H — Quel est le sens de ces paroles : Nostras depre-cationes ne despicias inné cessitatibus ?—Ne dédaignez pas nos prières dans nos besoins.III — Qu’est-ce que la préface de la messe ?—Une hymne de louange et d’action de grâces, une préparation aux actions saintes qui vont avoir lieu.IV — A quelles intentions le prêtre récite-t-il le Memento des vivants ?—L’Eglise, les fidèles présents et absents.V — Quel moment de la messe appelle surtout notre foi et notre recueillement ?—La consécration. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 495 Catéchisme I — Comment devons-nous confesser nos péchés ?— —Humblement, sincèrement, entièrement.II — Le confesseur peut-il refuser d’absoudre les péchés ?—Oui, s'il pense que le pénitent ne fait pas une bonne confession, qu'il n’a pas le ferme propos.III — Quelles sont les apparences du pain et du vin ?—Tout ce qui apparaît d nos sens: la couleur, le goût, le poids, la forme.J V — Pourquoi devons-nous honneur et obéissance à toute autorité civile, légitime et juste ?— Toute autorité légitime et juste vient de Dieu.V — Comment pouvons-nous faire tort à lame du prochain ?—Par les mauvaises paroles et les actions qui le portent à commettre le péché.Histoire Sainte et Évangile I — Pourquoi le lépreux disait-il en demandant sa guérison: Si vous U voulez.?—Pour nous apprendre à dire aussi quand nous prions: “Exaucez-moi, Seigneur, si c’est pour votre gloire et pour mon salut.” Dieu veut toujours notre bien mais peut-être pas de la même manière que nous.II — Pourquoi Jésus veut-il se rendre lui-même chez le centurion ?—Pour nous montrer que, lorsqu’il s’agit des pauvres, nous devons être prêts ù les visiter en personne.III — Comment Jésus prouve-t-Il sa divinité en res- suscitant le fils de la veuve de Naïm ?— Il ne recourt pas à la prière; il est Dieu; il commande en maître, la vie et la mort lui obéissent sur-le-champ.IV — Que représente le levain, dans l’évangile du 6e dimanche aorès l’Épiphanie ?—La doctrine de l’Evangile qui change la face du monde; le pain eucharistique qui opère la transformation des Ames.V — Quelle leçon vous enseigne Jésus en donnant aux derniers ouvriers de la vigne autant qu’aux premiers ?—Ce n’est pas de travailler et de vivre longtemps qui est méritoire, mais de travailler et de vivre pour Dieu.Langue française Dictée La découverte de Gutenberg.—Autrefois les livres étaient écrits à la main.Parfois, des dessins étaient gravés sur des planches, on les encrait et on y appli* quait des feuilles de papier.Un grand nombre de reproductions étaient ainsi obtenues.Plus tard, des lettres mobiles en bois furent fabriquées, mais elles s’usaient vite.Les lettres en métal furent imaginées par Gutenberg; ce fut là sa découverte.Depuis, des livres furent imprimés à profusion et ils furent vendus bon marché.Phrases détachées.—Les prières que l’on a apprises sur les genoux de sa mère sont celles que l’on récite avec le plus de piété.Ceux qui se préparent à lutter doivent d’abord se réconcilier avec Dieu, le grand scrutateur des âmes.Dieu a immortalisé la croix et en a fait le sceptre du monde.Grammaire I — Orthographe et accord: a) Pourquoi se devant réconcilier et ce devant jut ?—Se: pr.pers mis pour lui.Ce: pr.dém.mis pour cela.b') Relever trois pronoms personnels et trois pronoms démonstratifs.0 Justifier l’orthographe de réconcilier et immortalisé.—Réconcilier, à l’infinitif parce qu’on peut le remplacer par un autre verbe à l’infinitif, par exemple prendre.Immortalisé, participe passé conjugué avec avoir, invariable parce que le complément direct croix est placé après.II — Conjugaison: a) Présent de l’indicatif et passé défini de: mettre, élever, rendre.b') Futur simple et présent du conditionnel de : étaler, servir, recevoir.0 Temps composés du subjonctif de: écrire, imprimer, vendre.III — Analyse: Analyse logique: La mouche se plaint qu'elle agit seule.lere prop.: princ.: la mouche se plaint.2e prop.: compl.indirecte de plaint: qu’elle agit seule.Analyse grammaticale: Les mots en italique: Parfois, des dessins étaient gravés sur des planches, on les encrait et on y appliquait des feuilles de papier.dessins: n.c.suj.de étaient gravés.étaient gravés: v.passif, planches: n.c.comp.cire.de étaient gravés, les: pron.pers.comp.dir.de encrait.papier: n.c.comp.dét.de feuilles.Dictée Le bon livre.—Le bon livre est pour l’âme comme un être vivant avec lequel elle converse; c’est le bon ami qu'on admet aux entretiens les plus familiers, avec lequel on se livre aux réflexions les plus diverses, aux études les plus variées, aux épanchements les plus intimes; sur qui l’on peut compter, que l’on a toujours sous la main, que l’on consulte quand on veut; qui ne change jamais, ne trahit jamais la confiance; répète les mêmes vérités et redonne les mêmes conseils autant de fois qu’on le désire; avec qui l’on oublie ses peines et l’on chasse ses ennuis; qui reprend sans humilier, dit les plus dures choses sans décourager, fait les plus vifs reproches sans abattre, excite toujours au bien, au mieux, au parfait. 496 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Exercices 1 — V ecahulaire: a') Définit : entretien, épanchement, consulter, trahir, roman, journal, auteurs, maxime, classique, poésie.bj Trouver trois mots de même famille que: ami, amitié, amical, aimer .compte, comptable, comptant, compter .ennui, ennuyant, ennuyeux, ennuyer .con~ fiance, confidence, confiant, confier .vérité, vrai, véritable, vérifier.; trahir, trahison, traître, traîtrise.; consulte, consultatif, consultation, consultant .; humilier, humiliation, humilité, humiliant .; décourager, découragement, décourageant, encouragement.; excite, excitation, excitable, excitant .t) Énoncer l'adverbe correspondant aux mots suivants: ami, amicalement; familier, familièrement; diverse, diversement; intime, intimement; dure, durement.II —Questions d'intelligence: a) Pourquoi compare-t-on un bon livre à un bon ami ?bj Expliquer cette phrase de la dictée: he bon livre est pour l’dme comme un être vivant avec lequel elle converse.cj Donner trois caractéristiques d’un bon livre.III — Langage: Conversation simple et correcte sur les sujets suivants: aj Les livres, autrefois.bj La librairie.cj Les qualités et les défauts qu’un livre peut avoir.Rédaction Les modes d’éclairage.-—Quels sont les différents modes d’éclairage de nos jours ?Faire une petite description de chacun de ces modes.Quel est celui le plus en usage actuellement et pourquoi ?Le livre.—Définition.L’ensemble ou la forme générale.Les parties dont il se compose.La couverture.Les feuillets.Son contenu: préface, chapitres, table des matières.Réflexions.Récitation Prière d'un enfant Notre Père des cieux, Père de tout le monde, De vos petits enfants, c’est vous qui prenez soin; Mais à tant de bontés vous voulez qu’on réponde.Et qu'on demande aussi, dans une foi profonde, Les choses dont on a besoin.Vous m’avez tout donné: la vie et la lumière, Le blé qui fait le pain, les fleurs qu’on aime à voir.Et mon père, et ma mère, et ma famille entière.Moi, je n’ai rien pour vous, mon Dieu, que la prière Que je vous dis matin et soir: Notre Père des cieux, bénissez ma jeunesse ! Pour mes parents, pour moi, je vous prie à genoux; Afin qu’ils soient h*ureux, donnez-moi la sagesse.Et puisse leur entant les contenter sans cesse.Pour être aime d’eux et de vous.Mme Tasto.Langue anglaise I — Dictation: The Hsn and her Chickens.—Have you any pet hens ?I have one.Has she any chickens ?Yes, she has seven little chickens.What color are they ?Some are black, the others are white.Have you a hen-housc for them ?No, I have none, they sleep in the shed.Do you give them any corn or crumbs ?Yes, and they eat some grass too in the field.II — Grammar: He, him, you, me, they, them, /, */, me, at, from, to.(ITe)runs to school with.(Turn).(You) have a pen, give it to.(jnej .(Theyj are glad to sec.(t/iem) .(/) will play with.(youj to-morrow.He goes Cfromj Montreal .(to) Sorel.Josephine went with .(her) mother .(to) sec her sister.Mary comes .(to) play with.(me).I run .(to) school.You are .(at) home.III — Theme: My little sister has ten fingers.He has no diamonds.Do they sing in church ?John writes his homework.Docs she walk to school ?I draw a bird.IV — Version: Translate the Dictation in French.V — Vocabulary: Window, fenêtre; broom, balai; cup, tasse; vegetable, légume; rug, tapis;bookcase, bibliothèque; dining-room, salle à manger; pickles, marinades; bath-tub,bain; bed, lit; washstand, lavabo; curtains, rideaux; arm-chair,/auteuii; shelf, étagère; furniture, meubles; towels, serviettes; sideboard, buffet; piano,piano; kitchen, cuisine; cellar, cave; radio, radio; pantry, dépense; at, to, d; with, avec; without, sans; for, pour; in, dans.Mathématiques Arithmétique et mesurage I — Un fabriquant de conserves alimentaires expédie 500 chars de viande par semaine.Il y a 30 000 livres de viande par char.Si, cette semaine, il a vendu la viande $16.50 les 100 livres, quelle somme a-t-il retirée ?Solution: P.V.= N.lb.P.V.100 $16.50 30 000 lbX500 c.x $16.50X15 000 000 1b “ 100 = $2 475 000. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 497 II En achetant un manteau a 20% d escompte, Mme Servais a économisé $13.50.Quel était le prix marqué du manteau ?Solution: P.N.= P.M.—esc.$80.$100.$20.^ $13.50 p M _$100.X$13.50 $20.= $67.50 III Armand regarde une carte géographique de la région de Québec dont l’échelle est 1/63 360.Combien de pouces, sur la carte, représente un mille, sur la terre ?À combien de pouces de distances sont situées, sur cette carte, la ville de Québec et celle de Sainte-Anne de Beaupré éloignées de 21 milles.(1 mille= 1 760 ver.) Solution: a) N.po.1 mi.= l 760 ver.X3 pi.X12 po.= 63 360 O Ech.63 360= I P°- au mille c) Dist.=lpo.X21mi.= 21 po.IV — Pour entourer un jardin carré de 5 625 ver.car.de surface, on emploie un treillage de $0.90 la ver.Que coûtera cette clôture ?Solution: a) Per.=\/sX4___________ =y/5 625 ver.car.X4 = 75 ver.X4 = 300 ver.F) P.A.= $0.90X300 ver.= $270.V — Comment enregistre-t-on, au journal-caisse, les sommes déposées en banque ?Histoire du Canada I — Qu’arriva-t-il à la flotte de Walker et à l’armée de Nicholson en 1711 ?—La flotte fut détruite dans un naufrage sur les récits des Sept-Iles, Nicholson retraita en apprenant ce désastre.Il — Quel traité fut conclu en 1713 ?Quels en furent les résultats en Canada ?—Le traité d’Utrecht.La France cédait à l’Angleterre l’Acadie, Terre-neuve et les postes de la Baie d’Hudson.Elle se réservait les îles voisines de l’Acadie: Saint-Jean et Cap-Breton.III — Que fit Duquesne pour fortifier la Nouvelle- France ?—Il fit bâtir plusieurs forts au sud du lac Erié, dans la vallée de l’Ohio.IV — Quelles furent les principales découvertes de La Vérendrve et de ses fils ?—Ils explorèrent l’Ouest canadien.Les deux fils de La Vérendrye découvrirent les Montagnes Rocheuses.V — Quand Louisbourg fut-il rendu à la France ?— Par le traité d’Aix-la-Chapelle, en 1748.Géographie I — Par quelle rivière principale la région des Cantons de l’Est est-elle arrosée?Où se trouvent la source et l’embouchure de cette rivière ?—La rivière Saint-François.Source: lac Saint-François; embouchure: lac Saint-Pierre.II — Nommer, dans les Cantons de l’Est: deux évêchés; un centre de chemin de fer; un centre de mines d’amiante.—Sherbroofce et Nicolet.Richmond ou Farnham.Thetford Mines.III Un touriste désire faire par eau un voyage de Montréal à New-York, quelle est la plus courte voie qu’il peut suivre ?—Le fleuve Saint-Laurent, la rivière Richelieu, le lac Champlain, le canal Champlain, la rivière Hudson.IV Quelles sont les deux provinces canadiennes qui produisent le plus de blé ?—Manitoba et Saskatchewan.V — Quelles sont les richesses naturelles de la Colombie canadienne.—Or, cuivre, bois de charpente, poissons.Septième année Religion Prières I — Écrire en latin: Que le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde.—Misereatur nostri omnipotens Deus.II — Nommer tous ceux à qui vous vonfessez vos péchés dans le Confiteor.—Dieu, Vierge Marie, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les apôtres Pierre et Paul et tous les saints.III — Que demandons-nous à la Vierge Marie ?— De prier le Seigneur, notre Dieu, de nous pardonner et de nous conduire au Ciel.IV — Quelles perfections de Dieu accordent le par- don, l’absolution et la rémission des pé- chés ?—La toute-puissance et la miséricorde.V — Citer un exemple de la miséricorde de Jésus, tiré de l’Evangile.—La Samaritaine,.Marie-Madeleine, le larron repentant, etc.Catéchisme I — Pourquoi faut-il se confesser souvent ?— Pour augmenter la grâce sanctifiante, pour avoir la force de vaincre la tentation, pour remplir une condition en vue de gagner certaines indulgences.I — Quelles bonnes oeuvres aident à satisfaire pour les péchés ?—Le saint sacrifice de la messe, la prière, le jeûne, l’aumône. 498 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février les oeuvres de miséricorde corporelle et spirituelle.III —Jésus-Christ aurait-il pu nous laisser un plus grand don que la sainte Eucharistie ?Pourquoi ?—Non.Aucun don n’est plus grand que le don de soi-même; dans l’Eucharistie, Jésus-Christ s’unit, se donne à nous.IV — Quels sont les devoirs des patrons envers leurs employés ?—Les traiter comme leurs semblables, dans le Christ, leur payer un juste salaire.V — Pourquoi le suicide est-il toujours défendu ?— Notre vie vient de Dieu; nous avons le droit de l’employer mais non de la détruire.Histoire Sainte et Évangile I — Comment les princes des prêtres ont-ils corrompu les gardes qui surveillaient le tombeau de Jésus?—Ils les payèrent pour leur faire dire que Jésus avait été enlevé pendant leur sommeil.II — Pourquoi insistaient-ils pour faire croire à l'enlèvement du corps de Jésus ?—Pour continuer à nier sa divinité qui était la seule cause de sa résurrection.III — Pourquoi Jésus exigea-t-il une triple protes- tation d’amour de Simon-Pierre ?—Il voulait la réparation de son triple reniement.IV — Par quel apôtre fut remplacé Judas ?— Mathias.V — Quels sont ces ouvriers, ce père et cette vigne dont il est question dans l’évangile du dimanche de la septuagésime ?—Dieu est le père qui appelle tous les hommes à travailler à son Eglise.Langue française Dictée L'imprimerie—Depuis au-delà de cinq siècles que les hommes se sont acharnés à perfectionner l'imprimerie, que de progrès réalisés ! Au moyen-âge, c’étaient les moines qui, dans le silence de leurs cloîtres, se livraient à l’obscure et monotone besogne de recopier des manuscrits parfois indéchiffrables.Ce travail demandait à ceux qui s’y livraient, une patience à toute épreuve.Mais aujourd’hui, avec ces puissantes presses rotatives de nos grands quotidiens capables d’imprimer, de couper et de plier dans une seule heure des centaines de mille feuilles, le dévouement de ces anciens copistes ne nous semble plus qu’une simple légende en train de passer à l’oubli.Le livre, grâce à l’imprimerie, s’est introduit partout.S'il a largement contribué à la diffusion de la science, il est, hélas ! aussi à déplorer que bien souvent il a servi à propager l’erreur et les fausses doctrines.Phrases détachées.—Ces enfants se sont enfuis sans souliers et sans chapeau.La vertu: c’est cela qui fait l’homme.Chacun de nous doit faire sa part.Cet homme a demandé un conseil, mais il ne l’a pas suivi.Grammaire I — Orthographe et régies d'accord: a) Justifier l’accord de enfuis.—Part.pas.d’un verbe pron., s’accorde avec son comp.dir.se, placé avant lui.è') Pourquoi a-t-on employé cela et non ceci dans la deuxième phrase détachée ?—Parce que cela remplace le mot vertu qu’on vient de dire, c) Pourquoi le mot conseil est-il déterminé dans la dernière phrase ?—Parce que le pronom V doit tenir la place d’un nom déterminé.II — Conjugaison: aj Présent de l’impératif, deuxième personne du singulier, forme négative : aller, envoyer, acquérir.bj Présent du conditionnel, première personne du pluriel, forme interrogative: acquérir, tenir, venir.cj Présent du subjonctif, première personne du singulier: recueillir, fuir, mourir.III — Analyse: Analyse logique: Les premiers défenseurs de nos droits ne doutaient pas que leurs successeurs auraient, eux aussi, à livrer d’âpres luttes pour la conservation de ces mêmes droits, jere pr0p%; princ.: Les premiers défenseurs de nos droits ne doutaient pas .2e prop.: comp.ind.de doutaient: que leurs successeurs auraient, eux aussi, à livrer d’âpres luttes pour la conservation de ces mêmes droits.Analyse grammaticale: les mots en italique: Rappelez-war toujours votre baptême; soycz-_y fidèles; vous en serez, récompensés ici-bas même.vous: pr.pers.comp.ind.de rappelez.y: pr.pers.comp.dét.de fidèles.vous: pr.pers.suj.de serez, en: pr.pers.comp.ind.de serez récompensés, serez récompensés: v.passif.Dictée Le travail intellectuel:—Dans n’importe quelle profession, un jeune homme a toujours des heures non réclamées par les devoirs de son état.Ces heures libres l’exposent aux plus graves dangers.S’il n'a pas l’amour des livres, la passion du savoir, d’autres passions moins nobles viendront frapper à la porte de son cœur.Il se laissera entraîner par les plaisirs sensuels, auxquels il sacrifiera sa dignité, son honneur, sa vertu.Si, au contraire, il est capable de goûter les joies pures de l’esprit, il échappera plus facilement à la séduction des sens, à ce qui déflore le cœur et paralyse l’intelligence.Il dédaignera les jouissances grossières, qui alourdissent l’âme et l’empêchent de s’élever vers le beau et le bien; il ne connaîtra ni les tourments de l’ennui, ni ceux de l'oisiveté. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 499 Exercices I — Vocabulaire: a) Donner le terme réclamé par la défini-tion: Qui ne sait ni lire ni écrire, illettré; armoire à rayons ou sont rangés des livres, bibliothèque; écrivain qui fait un livre, auteur; action par laquelle l'esprit revient sur ses pensées pour les examiner, réflexion; savoir étendu, érudition; qui concerne les belles-lettres, littéraire; un homme instruit, cultivé; examiner à fond, approfondir; trouver la solution d'un problème, résoudre.b~) Changer le nom complément en adjectif qualificatif: le travail de l'esprit,travail intellectuel; études de la musique, études musicales; accueil d'ami, accueil amical.c) Donner aux phrases suivantes les différentes fermes indiquées dans l’exemple : 1.Si vous étudiez., vous deviendrez savants.Celui qui étudie deviendra savant.Qui étudie deviendra savant.Etudies-tu, tu deviendras savant.2.Si vous aimez ht livres, vous serez heureux.3.Si je lis beaucoup, j'apprendrai beaucoup.4.S'ils aiment l'étude, ils auront de grandes joies.5.Si tu fréquentes de bons auteurs, tu deviendras bon.II — Questions d'intelligence: à) Démontrer, par des exemples tirés de votre milieu, la véracité de la première phrase de la dictée.£ Préférez-vous le travail intellectuel ou le travail manuel ?pourquoi ?0 Démontrer succinctement l’utilité des livres.III — Langage: Conversation simple et correcte sur les sujets suivants: a') La bibliothèque scolaire ou à défaut.une autre connue ou à faire connaître.Bibliothèques célèbres.b~) Une conversation entendue vous a intrigué.Questionner votre professeur.c) Sports d’hiver.Rédaction Le portrait d'un camarade.—Faire le portrait d’un camarade.Ne pas le nommer.Traits physiques.Qualités morales.Ajouter des réflexions.Le savant et l'ignorant.—Comparer l’homme instruit à l’ignorant.Faire voir les avantages qu’a l’un sur l’autre.Tirer une conclusion pratique et prendre des résolutions.Récitation Le bonheur dans l'étude Celui qui, dans l’étude, a mis sa jouissance Garde sa pureté, ses mœurs, son innocence; Le miroir de sa vie est riant à ses yeux; Les jours ne sont pour lui que des moments heureux.A couvert de frimas, quel charme inexprimable De lire, de rêver, tranquille en son réduit, Près du feu rayonnant qui brûle à petit bruit ! Le soir, quand le silence occupe nos demeures, Que seules de la nuit se répondent les heures, Qu’on aime à prolonger le doux travail des jours I Le temps fuit, l’airain sonne et l’on veille toujours; Et, dans la longue extase où se perd la pensée.On ne se souvient plus de la nuit avancée.(Lebrun).Langue anglaise I — Dictation: Breakfast.—Is breakfast ready, Mary ?Yes, breakfast is ready.Do you drink tea or coffee and do you take milk and sugar ?Coffee with milk, please, but no sugar.We want more cups.Will you have an egg ?These eggs are hard and this cream is sour.I shall have some hot rolls.II — Grammar: à) Insert: who, which, that or what in the following little sentences: .(Which) is mine ?.(What) is happening ?.(Who) was at the door ?.(That) is your hat.(Which) was her copy-book ?b) Translate the above sentences into French : Lequel est le mien ?Qu’arrive-t-il ?Qui était à la porte ?C’est votre chapeau?Lequel était son cahier?III — Version: Dites à Marie que je l’attends.Tell Mary that I am waiting for her.—Ne mentez jamais.Never tell a lie.—Qu’elle revienne la semaine prochaine.Let her come next week.—Au centre de la table elle mit des fleurs.In the centre of the table she placed flowers.—Tandis que Mlle Clark parlait, le vilain Pierre ou Jack essayait de regarder par la fenêtre.While Miss Clark was speaking, naughty Jack or Peter was trying to look out of the window.IV — Theme: Translate the Dictation into French.Le déjeuner.—Le déjeuner est-il prêt, Marie ?Oui, le déjeuner est prêt.Prenez-vous du thé ou du café et prenez-vous du lait et du sucre ?Café avec lait (ou café au lait), s’il vous plaît, mais pas de sucre.Il nous manque des tasses.Voulez-vous manger un oeuf ?Ces oeufs sont durs et cette crème s’est aigrie.Je prendrai des petits pains chauds.V — Vocabulary: Staircase, les escaliers avec leurs rampes; foundation, fondations; 500 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février roof, toit; water-pipe, conduites d’eau; electric appliance, l’installation électrique; wall-paper, papier-tenture; woodwork, boiseries; mountainous, montagneux; valley, vallée; slope, coteau; island, île; peninsula, péninsule; lake, lac; pond, étang; stream, courant.Mathématiques Arithmétique et mesurage I — Un boulanger annonce à $0.09 un pain blanc de 1 1b 4 on.; à $0.10, un pain de 1 1b 8 on.; à $0.12, un pain de 2 1b.Quel est le pain qui coûte le plus par once ?Solution: a~) P.V.1 on.ler = $0.09-r-l 1b 4 on.= $0.09^-20 on.= $0.00 9/20 2e =$0.10=1 1b 8 on.= $0.10=24 on.= $0.005/12 3e =$0.12=2 1b.= $0.12=32 on.= $0.003/8 b') Comparaison =$0.009/20, $0.005/12, $0.003/8 54 , _50^ 45_ 120 120 120 c) Plus cher = 1er qui coûte $0.00 9/20 II — Un marchand offre 20% d’escompte sur un poêle marqué $97-50.Un autre marchand offre, sur un poêle du même prix deux escomptes successifs de 10%.Quels sont les deux prix nets ?Solution: a') 1er cas P.N.= P.M.—esc.$80.$100.—$20.x $97.50 p N _$80.X$97.50 $100.= $78.b~) 2e cas 1er P.N.= P.M.—esc.$90.$100.—$10.x $97.50 $90.X$97.50 $100.= $87.75 2* P.N.=P.M.—esc.$90.$100.—$10.x $87.75 $90.X$87.75 $100.= $78.975 III — Un marchand à commission vend des légu- mes pour un cultivateur.Après avoir déduit $32.70 pour sa commission et $41.73 pour les frais de transport, il envoie au cultivateur un chèque de $334.32.Quel est le taux de sa commission ?Solution: *) P.V.=P.N.+com.+fr.= $334.32+$32.70-f$41.73 = $408.75 £) P.N.+fr.=P.V.—Corn.$100.x $408.75 $32.70 $32.70X100 408.75 = $8.= 870 IV — Quelle est, en acre, la surface d’un champ qui a la forme d'un losange dont les diagonales mesurent 110 ver.et 120 ver.?Solution: S.= ^^^ ^ = 4,840 ver.car./110 ver.X 120 ver.\ = I —- 1 = 4 840 ver.car.= 1.36 A.V — Qu’est-ce que le journal-caisse ?Histoire du Canada I — Quand l'Acte d'Union fut-il voté par le Par- lement britannique ?—Le 23 mars 1840.II — Comment était constitué le gouvernement, sous l'Union ?—D’un gouverneur, d’un Conseil exécutif nommé par la Couronne, d’un Conseil législatif de 24 membres et d’une Chambre d’assemblée de 81 membres.III —* En quoi consiste un gouvernement responsa- ble ?—En ce que les ministres ont le devoir de rendre compte aux députés de leur administration, et de démissionner s’ils n’ont plus la confiance de la Chambre.IV — Quel traité Lord Elgin fit-il conclure avec les Etats-Unis ?—Un traité de réciprocité qui permettait l’échange de marchandises entre les deux pays.Ce traité favorisait le Canada.V — Dire en quoi l’Acte d’Union était injuste envers les Canadiens français ?—Il les forçait à partager la dette du Haut-Canada, il accordait le même nombre de députés malgré la différence de population, il écartait la langue française comme langue officielle.Géographie I — Dans quelle province est situé: Edmonton?Régina ?Winnipeg ?Saint-Boniface ?Calgary ?—Alberta.Saskatchewan.Manitoba.Manitoba.Alberta.II — Quelles sont les ressources naturelles de l’Alberta ?—L’Alberta est un pays d’élevage: d’immenses troupeaux de chevaux, de vaches et de moutons peuplent les “ranches”.Le sous-sol renferme de riches mines de houille exploitées depuis peu.Il y a du pétrole et du gaz en abondance.III — Nommer les principaux produits miniers de l’Europe ?—Le fer: Angleterre, Allemagne, France, Belgique; le marbre: Italie; le sel gemme: Pologne; etc. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 501 IV — Quel est le climat de la France ?—Le climat de la France est doux et salubre; la côte de la Méditerranée surtout est célèbre par le charme et la dou- ceur de ses hivers.V — Sur quel fleuve est situé: Paris?Lyon?Lt Havre ?—Seine, Rhône, Seine.Huitième année Religion Prières, Évangile, Liturgie I — Pourquoi demandons-nous les lumières de Dieu, avant l’examen de conscience ?II — Par quelles intercessions et quels mérites espérons-nous ces lumières ?III — Quel est cet ennemi qui a semé de l’ivraie au milieu du bon grain ?(J\ Matthieu, XIII, 24-30) IV — Comment travaillez-vous à la vigne du Sei- gneur, c’est-à-dire au salut de votre âme ?V — Qu’appelle-t-on Septuagésime ?Catéchisme I —Par quels moyens l’Église remet-elle les péchés ?II — Au confessional, le confesseur est un médecin spirituel aussi bien qu’un juge.Comment agit-il comme médecin et comme juge ?III — Quand votre contrition est-elle réelle et sincère ?IV — Dolorès veut savoir pourquoi nous devons faire pénitence pour nos péchés quoique le Christ ait expié tous les péchés.Que lui direz-vous ?V — Est-ce qu’une personne en état de péché mortel peut gagner une indulgence ?Pourquoi ?En état de péché véniel ?Pourquoi ?Histoire de l’Égli se I — Que savez-vous de Mahomet ?II — Sa doctrine connaît-elle encore des adhé- rents ?Où ?III — Quelle fut l’origine du schisme grec ?IV — Qu’appelle-t-on cité Vaticane ?V — Depuis quand l’Église a-t-elle des états?À quelle occasion les perdit-elle ?Qui les lui restitua en 1929 ?Civisme I — Obligations d’étudier: intellectuelle, morale, sociale.Expliquer.II — Qu’est-ce que la discipline ?III — Son utilité: chez, l'individu; dans la famille; à l'école; dans la société.N.Langue française Dictée L'Imprimerie.—Pour l’impression si rapide des grands journaux quotidiens à 8, 12, 16 pages et plus, on n’utilise guère que les machines appelées monotypes, dans lesquelles les touches du clavier percent des trous dans une longue bande de papier, bande qu’on fera ensuite défiler dans une machine annexe, le fondeur, pour produire, un par un les caractères d’imprimerie formant automatiquement les mots, les lignes et les pages.Une fois les colonnes et la page composées, on en prend, avec un carton spécial, une empreinte en creux qui en reproduit les plus fins détails.On introduit ensuite ce carton courbé en demi-cercle dans l’espace annulaire d un appareil cylindrique qui reçoit un jet de métal en fusion refroidi aussitôt.On obtient ainsi une masse métallique demi-circulaire, elle aussi, reproduction exacte de la page primitive.Il n’y a plus qu’à la placer convenablement, avec d’autres analogues, sur des cylindres d’acier qui tournent avec une grande vitesse.L’encre et le papier de gros rouleaux qui se dévident viendront s’appliquer dessus, et à 1 autre extrémité de la grande presse rotative sortiront, à plus de 30,000 exemplaires à l'heure, les journaux imprimés, coupés, pliés, comptés, prêts à être livrés au lecteur avide.Grammaire I — Orthographe et accord: Remplacer le nom par le pronom convenable : *0 Voici un remède excellent, servez-vous de ce remède.Voilà un domestique fidèle, servez-vous de ce domestique en toute confiance.h) Monsieur est un excellent guide, fiez-vous à monsieur.Vous adresse-t-on des paroles flatteuses, ne vous fiez pas à ces paroles.0 L'honneur est comme une île escarpée; on ne peut plus rentrer dans cette île quand une fois on est sorti de cette île.II — Conjugaison: aj Les temps simples (forme négative), deuxième personne du singulier de: haïr, mentir.hj Les temps simples de l’indicatif et du conditionnel, en changeant de verbe à chaque personne de: craindre, peindre, scinder.0 Présent des modes personnels, en changeant constamment de verbe à chaque personne de: desservir.III — Analyse: Analyse logique: La matière, comme une esclave, plie devant l'homme, qui pense; et l’homme, roi de la terre, élève ses adorations vers Dieu qui lui a donné le rayon divin de la pensée.Analyse grammaticale: les mots en italique: Il y 2l peu de pet sonnes qui se connaissent bien elle s-même s.Dictée , La pensée.-—La plus grande puissance de ce monde, c’est la pensée, qui met les forces de la nature au service d’un bras trop faible par lui-même et les assujettit en créant la machine.La pensée dit au ruisseau de moudre le grain, et le ruisseau se charge 502 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février de tournerl a meule, au moyen d’un ingénieux mécanisme.Elle dit au vent de pousser le navire vers de lointaines rives, et le vent obéit, reçu dans une voile savamment orientée.Elle dit à la vapeur de façonner les métaux, de filer la soie, de tisser les étoffes, de transporter de lourds fardeaux, et, serviteur docile, la vapeur s’empresse d’accomplir les mille tâches qui lui sont imposées.Elle dit à la foudre de transmettre une nouvelle à l’extrémité de la terre, et la foudre, conduite par un fil métallique, remplit sa mission avec une rapidité qui lutte avec celle de la pensée elle-même.Elle dit à la chaleur de liquéfier le bronze et l’acier, à Y aimant de diriger sur mer la marche des navigateurs, à la lumière de dessiner une image durable des objets, à l’électricité de mouler les métaux; et la chaleur, le magnétisme, la lumière, l’électricité exécutent le travail voulu.Elle appelle au service de l’homme chacune des force naturelles, et chacune reconnaît la domination de la pensée et répond: Me voici.La matière, comme une esclave, plie devant l’homme, qui pense; et l’homme, roi de la terre, élève ses adorations vers Dieu qui lui a donné le rayon divin de la pensée.Exercices I — Vocabulaire: af Expliquer les mots et les expressions en italique.b') Trouver un synonyme à: quotidien, attrait, ancien, guetteur, cramponner, c) Trouver le contraire de: profond, mélancolique, demeurer, diriger, élever.II —Questions d'intelligence: à) Dire en une phrase le rôle de la pensée, tel qu’il est expliqué dans la dictée.b') À quoi est comparée la pensée dans le texte précité ?c) Indiquer les différents sens du mot caractère en employant ce mot dans différentes phrases.III — Langage: Conversation correcte et précise sur les sujets suivants: a) Puissance de la pensée chez l’homme.V) Opérations par lesquelles la pensée passe pour devenir le livre qui est placé dans les rayons d’une librairie ou d'une bibliothèque.c) Manière de parcourir un livre pour en tirer du profit; livres à conseiller.Rédaction Analyse d'un AVrc.—Vous indiquez, dans une lettre, les livres que vous avez lus pendant l’année: vous dites quel est celui qui vous a plu davantage; vous en faites l’analyse, insistant sur les points qui vous ont le plus frappé.Conseils: Analyse d’un livre.Plan 1— Dire ceux que l'on a lus; 2— Indiquer celui qui a plu davantage.3— Justifier cet- 1—Titre et objet; te préférence 2—Personnages; par l'analy-l 3—Grandes divisions; se du livre; 4—Beaux passages; _ 5—Conclusion.Le fer Plan Le fer 1— Ou git le minerai de fer et dans-quel état 1 ?2— Comment l'extrait-on 1 > 3—Quelles sont les transformations ' qu il subit 1 } 4—A quoi sert le fer 1 Il git dans le sein de la terre; Il a l'apparence de poussière et de pierrailles semblables à la rouille.On creuse dans la terre de profondes galeries: On y suit la trace du minerai, qui y est déposé par couches.Il est jeté dans un haut fourneau; On y mêle de la houille ou du charbon; Le minerai se fond, devient liquide; On fait couler la fonte dans v les moules.A faire les instruments nécessaires à la culture du sol; A fabriquer des ustensiles de cuisine; À fabriquer des armes; À faire des machines, etc.La Besace Étude de texte Jupiter dit un jour: « Que tout ce qui respire S’en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur: Si dans son composé quelqu’un trouve à redire, Il peut le déclarer sans peur; Je mettrai remède à la chose.Venez, Singe; parlez le premier, et pour cause.Voyez ces animaux, faites comparaison De leurs beautés avec les vôtres.Êtes-vous satisfait ?—Moi ?dit-il; pourquoi non î N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ?Mon portrait jusqu’ici ne m’a rien reproché; Mais pour mon frère l’ours, on ne l’a qu’ébauché: Jamais, s’il me veut croire, il ne se fera peindre ».L’Ours venant là-dessus, on crut qu’il s’allait plaindre.Tant s’en faut: de sa forme il se loua très fort; Glosa sur l’Éléphant, dit qu’on pourrait encor Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles; Que c’était une masse informe et sans beauté.L’Eléphant étant écouté, Tout sage qu’il était, dit des choses pareilles: Il jugea qu’à son appétit Dame Baleine était trop grosse.Dame Fourmi trouva le Ciron trop petit, Se croyant, pour elle, un colosse.Jupin les renvoya s’étant censurés tous, Du reste contents d’eux.Mais parmi les plus fous Notre espèce excella; car tout ce que nous sommes, Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous, Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes : On se voit d’un autre œil qu’on ne voit son prochain.Le fabricateur souverain Nous créa besaciers tous de même manière, Tant ceux du temps passé que du temps d’aujourd’hui: Il fit pour nos défauts la poche de derrière, Et celle de devant pour les défauts d’autrui.(La Fontaine) 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 503 I — Quelle différence y a-t-il entre tout ce qui respire et tous ceux qui respirent ?II — Pourquoi Jupiter provoque-t-il cette réunion ?Pourquoi s’adresse-t-il d’abord au singe ?III — Dans quels vers Jupiter se montre-t-il par- ticulièrement railleur ?IV — Comment peut se diviser la réponse de chaque animal ?V — Notrc-Seigneur n’a-t-il pas prononcé des paroles qui pourraient servir de morale à cette fable ?Les citer.VI — Prouver par un exemple précis que des élèves peuvent s’aveugler tout autant.VII—Quelle résolution pratique pouvez-vous prendre après la lecture de cette fable ?VIII — Trouver des expressions équivalentes à trouver à redire, pour cause, tant s'en faut, tout sage qu il était, le fabric ateur souverain, masse informe, et sans beauté, à son appétit.IX — Le préfixe con (com-co) donne au mot le sens de avec, ensemble.Prouver à l’aide des verbes: comparaître, comparer, composer.X — Montrer comment lynx et taupe s’opposent l’un à l’autre.XI — Employer respirer et remède en deux sens différents; expliquer.Langue anglaise I — Memorization: a) Manners at Table In silence I must take my seat.And give God thanks before I eat.Must for my food in patience wait Till I am asked to hand my plate.I must not scold, nor whine, nor pout, Nor move my chair, nor plate about With knife or fork or napkin-ring.I must not play nor must I shout.I must not speak a useless word.For children should be seen, not heard.I must not talk about my food, Nor fret, if I don’t think it (is) good.b') Translate the above recitation into French.II — Grammar: a) Insert one of the pronouns: who, whom, which or that in the following sentences : Do you know the little girl .we saw this afternoon ?The pencil .I bought was broken.opened the door this morning ?.of those hats is his ?.did they meet last night ?The man .spoke to you is their uncle.b') Give the present and past participles and the 2>rd pers.singular and plural in the Indie, present and past and the subjunctive present of each of the following verbs: To become (devenir); to feed (nourrir); to understand (comprendre); to mean (vouloir dire); to throw away (jeter).III — Version: Traduire en anglais: Combien y a-t-il d’onces dans une demi-livre ?J ai ouvert la fenêtre, il y a cinq minutes, mais quelqu’un l’a fermée.Il était malade depuis cinq jours quand son père est venu.Notre pays était en guerre depuis près de deux ans quand il s’est enrôlé dans la marine.Avez-vous vu ma sœur aujourd'hui.IV — Composition: Write a short letter to one of your friends who has been ill, and could not attend school since (( the Christmas holidays ».V — Vocabulary: Clergyman, bishop, lawyer, surgeon, barrister, nursery, mirror, a chandelier, an attic, a small library.Mathématiques Arithmétique et mesurage I — En 1942, les ventes d’un marchand ont aug- menté de 1/6 sur 1941; en 1941, elles avaient augmenté de 1/5 sur 1940; en 1940, clics avaient augmenté de 1/9 sur 1939.Si en 1942 ses ventes se sont élevées à $63 000., qu’étaient-elles en: 1939 ?1940?1941?Solution: a~) Rapp.1939 =9/9 “ 1940=9/9+1/9=10/9 ’’ 1941 =10/9+(l/5 de 10/9)= 12/9 ‘ ' 1942 = 12/9+(l/6 de 12/9)= 14/9 O Ventes 1939=K5™2><9 14 = $40 500.lg10_$63 000.Xl0 14 = $45 000.•• lQ1l-$63 000.X12 14 = $54 000.II — Résoudre : (3/5X1 1/4)+3 7/8—1 15/16 4 5/6—(6 2/3-M 4/9) Solution: 3/4+3 7/8—1 15/16 4 5/6—1 1/2 2 11/16 31,2 III — Il y a 73 jours, M.Paradis marchand de nouveautés, a emprunté $6 600.à la banque, à 6%, pour acheter ses marchandises de printemps.Il désire payer ses intérêts aujourd’hui, quel somme versera-t-il ?S’il a fait un bénéfice net de 16 2/3% sur ces marchandises, était-il avantageux d'emprunter de l’argent pour les acheter ?Solution: a) Int.=Cap.int.temps $100.$6.365 jrs $6 600.* 73 “ $6.X$6 600.X73 jrs $100.365 jrs = $79.20 bj Bén.=P.A.bén.$100.$16 2/3 $6 600.$16 2/3X$6 600.$100.= $1 100. 504 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février c) Avant.= $1 100.—$79.20 = $1 020.80 IV — Un char de fret de 36 pi.de longueur et 8 pi.4 po.de largeur est rempli de blé à une hauteur de 4 pi.8 po.Combien contient-il de boisseaux de blé si un boisseau occupe approximativement 1 1/4 pi.eu.?Solution: xr x • Vol.N.boiss.=-——:— espace 1 bois.long.Xlarg.Xhaut.espace 1 bois.36 pi.X8 1/3 pi.X4 2/3 pi.1 1/4 pi.eu.1,400 pi.eu.1 1/4 pi.eu.= 1,120 V — Qu’est-ce que: le plus grand commun diviseur ?le plus petit commun multiple ?Algèbre (garçons) Simplifier les fractions suivantes: ¦ lOaWc4 25a3 b2 c2 , 4bc2 Réponse: - - x2X11atj+28j2 x2+ 2xy—35j2 , x-{-4y Réponse: -— x—5v III — a+b II a2+2ab+b2 Réponse: 1 a+b IV— 25Ar2+70AO'+49j)'2 5-v+7j Réponse: 5x+7y V — Diviser: 9.v2+2y>'+16j'2 par 3v+4jy Réponse: 3x-\-4y Histoire du Canada I — Quel était le plan des Anglais pour s’emparer du Canada en 1711 ?II — Comment mourut Jumonville, et comment sa mort fut-elle vengée ?III — Raconter la première prise de Louisbourg par les Anglais ?IV — Quand Louisbourg fut-il rendu aux Français ?V — Quelles furent les principales découvertes de La Vérendrye et de ses fils ?Géographie I — Dire ce que l’homme a fait pour pouvoir distribuer ses produits en pays étrangers.II — Quel est l’objet de la Géographie écono- mique ?III — Pourquoi les régions minières deviennent- elles des centres de peuplement ?IV — Le commerce entre le Canada et les Etats- Unis s’est considérablement développé depuis 25 ans, pouvez-vous en donner les raisons ?V — Nommer trois produits naturels de la France; deux industries importantes en Angleterre.Neuvième année Religion Prières, Évangile, Liturgie I’— De quelles lumières parle-t-on dans la prière avant l’examen de conscience ?II — Comment peut-on dire après la confession: Merci, mon Dieu, vous m avez, repu en grdee ?III — Que peut-on entendre par les hommes qui dor- maient, dans la parabole du bon grain et de l’ivraie ?IV — Que faut-il comprendre par la semence tom- bée : en bonne terre ?dans les épines ?Parabole de la semence (L.Luc, VIII, 4-15).V — Qu’est-ce que la Sexagésime ?Catéchisme I — Respect du prochain: de sa personne, de sa réputation, de sa propriété.voilà l’honnêteté.Expliquer.II — Les fonctionnaires publics doivent-ils se laisser corrompre par des présents ?Pourquoi ?II — Quand un vol est-il péché mortel ?IV — Pourquoi êtes-vous obligés de garder un secret ?Quand est-ce permis de le divulguer ?V — L’ignorance de la religion et la pratique si répandue de l’injustice sociale sont les principales causes du progrès rapide du communisme.Commenter.Histoire de l’Église I — Qu’est-ce que la Révolution française ?II — Qui en fut le chef ?III — Comment peut-on dire que les idées plus ou moins fausses de liberté et d’égalité répandues par les philosophes du XVIIIe siècle furent une cause éloignée de la Révolution ?IV — Quel siècle a-t-on appelé le grand siècle ?Pourquoi ?V — Nommer: ceux qui, au XVIIIe siècle, se sont distingués dans: les tragédies, les comédies, les lettres.Qui a illustré la chaire française à cette époque ?Civisme I — La démocratie bien comprise suppose-t-elle liberté de parole, liberté de la presse ?II — Citer des circonstances où cette liberté ne fut pas respectée.III — Pourquoi tous les hommes ont-ils égalité de droits et de privilèges ?Langue française Dictée Le journalisme catholique.—Le journalisme catholique, c’est celui que l’on exerce avec une préoccupation principale et constante de servir l’Église, 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 505 puis de restaurer la société selon les principes de l’Évangile et de ses interprètes autorisés.Le journalisme catholique, c’est celui dont les propriétaires, les rédacteurs et les mécènes, non satisfaits d’être catholiques, pour eux-mêmes, dans leur vie privée, s’appliquent à faire, par l’entremise du journal, une œuvre rayonnante d'éducation, de propagande et d’action catholiques.Le journalisme catholique, c’est celui où l’on ne se contente pas de publier les documents pontificaux et épiscopaux ainsi que les faits paroissiaux propres à intéresser une clientèle de lecteurs, mais celui où l’on rappelle ces documents avec insistance, où l’on commente habituellement ces faits au point de vue catholique.Le journalisme catholique, c’est celui qui sert des causes comme celles du respect du dimanche, de la tempérance, de la morale, etc., sans se demander si ses interventions vont servir tel ou tel parti, c’est celui qui ne bronche pas même devant la puissance et la déloyauté de ceux qui s’obstinent à le représenter comme un ennemi afin de masser contre lui les troupes d’un parti et de rafistoler ainsi l’unité compromise.Eugène L’Heureux.Grammaire I — Orthographe et accord: a~) Quand écriu-on avec une majuscule: Église ?Evangile ?E) Justifier l’orthographe de mécines.c) Exprimer le second paragraphe en employant rayonnant comme participe présent.II — Conjugaison: aj Présent et imparfait du subjonctif de: servir.bj Passé et plus-que-parfait du subjonctif de : se servir.cj Présent de l’impératif, deuxième personne du singulier des verbes de la première conjugaison de la dictée.III — Analyse: Analyse logique: Obéir à ses parents est le principal devoir d’état d’un enfant chrétien.Analyse grammaticale: Analyser tous les mots de la phrase: Contre qui vous -présentez-vous ?Dictée Gutenberg.—Gutenberg, célèbre allemand né à Mayence, n’a pas, comme on le dit souvent, inventé l’imprimerie, connue bien avant sa naissance; mais associé à Fust et à Schœfer, il perfectionna la presse et le matériel de l’imprimeur.En améliorant la typographie, c’est-à-dire le système des lettres mobiles, il a permis à l’imprimerie de prendre un développement considérable.Son existence fut difficile.Dépouillé de son matériel par Fust en 1455, il fut secouru vers la fin de sa vie par le duc Adolphe de Nassau, qui lui accorda une pension avec le titre de gentilhomme de sa cour.Sa statue, une des plus belles œuvres de David d’Angers, s’élève à Strasbourg; Gutenberg y est représenté au moment où il vient de retirer de sa presse une feuille où sont imprimés ces mots symboliques: Et la lumière fut.Larousse.Exercices I — Vocabulaire: q) Définir les mots : imprimerie, jinsi, typographie, pension, symbole, bj Énumérer cinq mots de la même fan ille que: naissance, existence, dépouiller, améliorer.cj Énumérer et définir cinq mots ayant pour racine le mot grec graphe.II — Exercices d'intelligence: aj Au moyen des paires de mots suivants former des phrases composées d’une seule proposition: Imprimerie, instruction, petfectionnement, typographie, Gutenberg, dijjicultés financières, bj Redire dans vos propres mots: L'imprimerie jut inventée au moyen-dge.Auparavant il n'y avait que des livres écrit à la main.L’imprimerie mit l'instruction à la portée de tous, cj Passer par les formes interrogatives et négative: L'invention de nouvelles machines a facilité la tdche des ouvriers compositeurs.Les grandes presses rotatives impriment jusqu à 30,000 copies à l'heure.L'encre d'imprimerie est composée de noirde fumée et d'huile de lin.III — Langage: Conversation simple et correcte sur les sujets suivants: aj Description d'une imprimerie primitive.bj Les différents rouages de l’organisme d’un grand journal.cj Si l’invention de l’imprimerie a eu de bons effets, comment a-t-elle pu aussi être pernicieuse ?Rédaction Notre journal.—Décrire tout le travail qu’à coûté le journal que vous lisez chaque soir.Le journalisme catholique.—Développer l'idée: Le journalisme catholique doit1 exister pour combattre les effets néfastes des mauvais journaux.Étude de texte Le vieillard et les trois jeunes hommes Un octogénaire plantait.(( Passe encor de bâtir; mais planter à cet âge ! » Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage: Assurément il radotait.(( Car, au nom des dieux, je vous prie, Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?Autant qu’un patriarche il vous faudrait vieillir.À quoi bon charger votre vie Des soins d’un avenir qui n’est pas fait pour vous ?Ne songez désormais qu’à vos erreurs passées; Quittez le long espoir et les vastes pensées; Tout cela ne convient qu’à nous.—Il ne convient pas à vous-mêmes, Repartit le vieillard.Tout établissement Vient tard et dure peu.La main des Parques blêmes, De vos jours et des miens se joue également.Nos termes sont pareils par leur courte durée.Qui de nous des clartés de la voûte azurée Doit jouir le dernier ?Est-il aucun moment Qui vous puisse assurer d’un second seulement ?Mes arrière-neveux me devront cet ombrage: Hé bien ! défendez-vous au sage 506 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février De sc donner des soins pour le plaisir d'autrui?Cela même est un fruit que je goûte aujourd’hui: J’en puis jouir demain et quelques jours encore; Je puis enfin compter l’aurore Plus d’une fois sur vos tombeaux.)) Le vieillard eut raison: l’un des trois jouvenceaux Se noya dès le port, allant à l’Amérique; L’autre, afin de monter aux grandes dignités, Dans les emplois de Mars servant la république, Par un coup imprévu vit ses jours emportés; Le troisième tomba d’un arbre Que lui-même il voulut enter; Et pleurés du vieillard, il grava sur leur marbre Ce que je viens de raconter.LaFontaine.I — Pourquoi est-il moins étonnant de voir un vieillard bâtir que planter ?II — Que signifie jouvenceau ?III — Qu’appelle-t-on apposition ?IV — À quoi est-il fait allusion dans le septième ^ vers ?V — A qui conviennent les longs espoirs et les vastes pensées ?VI — Quelle figure forme l’expression la main des Parques ?VII — Par quelle périphrase est remplacé le mot jirmament dans le dix-huitième ?VIII — De quelle manière le vieillard fait-il entendre qu’il peut vivre plus longtemps que les jouvenceaux ?IX — Que faut-il entendre par les emplois de Mars ?X — De quel mot enter est-il synonyme ?Langue anglaise I — Dictation: How much do you spend at that hotel ?He fell into the sea, but he swam like a fish.He has hidden his money in the garden, but it appears he did not hide it well.I have lent him your dictionary to look for a word.Why do you tear that paper ?She flew into a passion and tore the letter into a thousand pieces.A poor woman threw herself into the water.You write three or four pages of French every day; last year you wrote only two.Have they brought me my books ?I will give you no more advise.II — Analysis: Study your lessons and write your exercise.-— This is a compound imperative sentence, consisting of two independent clauses.The first clause is: Study your lessons.The second: Write your exercise; the connective is and.The subject of the first clause is: Y ou understood; the predicate (verb') study, the objective lessons.The subject of the second clause is: you understood; the predicate for verb) write, the object exercice.III — Theme: Je me suis éveillé au milieu de la nuit.Pourquoi battez-vous cette pauvre bête ?Je ne l’a pas battue.Ce chien ne vous mordra pas.Mais il m’a déjà mordu.Maman, cette bouteille est déjà cassée.Il a perdu mille piastres dans une maison de jeu.Sonnez s’il vous plaît.Vous marchez sur mes pieds.Prenez ' garde, vous allez vous brûler.IV — Version: Translate the Dictation into French.V — To Memorise: «How a Dog got his Dinner)), from Ta Classe en Anglais, Cours Moyen.Mathématiques Arithmétique et mesurage I — Deux personnes, travaillant ensemble, reçoi- vent des salaires différents.La somme de leurs salaire par an est $6 600.et celle de leurs économies par an est $1 965.Si le premier économise le 1/3 de son salaire et le second le 1/4, quel est le salaire de chacun?Solution: n c i i .r Ec.réelle—éc.supp.à 1/4 a) Sal.ler=-7——;-P—j-:— diff.ec.1er en fr.de sal.$1 965 —1/4 de $6 600.1/3—1/4 du sal.$1 965.—$1 650.1/12 du sal.$315.1/12 du sal.= $3 780.b) Sal.2e =$6 600—$3,780.= $2 820.II — Un transatlantique consomme 110 tonnes d’huile par jour.A 9 livres au gallon et $0.15 le gallon, quel est le coût de cette consommation ?Solution: P.C.tot.= P.C.1 gall.XN.gall.= $0.15X110Q/Plb- = $0.15X244 44 4/9 = |3 266.66 2/3 III — Un jour, Séraphin prêta, à un mois, $50.à Mlle Angélique,après promesse quelle lui remettrait $60.Quel était le taux sur cet emprunt ?Solution : Taux= cap.int.temps $50.($60.—$50.) 1 mois $100.x 12 mois $10.X$100.X12 $50.XI = $240.240% IV — Une malle a 3 pi.3 po.de longueur, 2 pi.6 po.de largeur et 1 pi.9 po.de hauteur Combien a-t-on payé pour faire recouvrir toutes les arêtes d’une lame de cuivre qui revient à $0.45 la ver.?Solution: a) As.tôt.= 2 périmètres-j-4 hauteurs = 2 [2(3 pi.3po.+2pi.6po.)]+ 4[1 pi.9 po.] = (2XH pi.6 po.) + (4X1 pi.9 po.) = 23 pi.+ 7 pi.= 30 pi. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 507 *) P.C.=$0.45X^^ 3 pi.= $4.50 V — Si 1 pi.eu.d’eau pèse 1 000 onces et 1 gall, d’eau 10 1b, quelle est la capacité d’une citerne qui mesure 10 pi.par 8 pi.par 6 pi.?Solution: à) Vol.=Long.Xlarg.Xhaut.= 10X8X6 pi.= 480 pi.eu.,s r ., 1 000 on.X480 pi.eu.b) Capacite=^- 10 lbX16 on.= 3 000 gall.Algèbre I — Partager $750.entre deux personnes de manière que si l’on divise la somme de la première par 50 et celle de la deuxième par 60, la différence des quotiens soit 4.Réponse: $450, et $300.II — Un libraire a vendu la 1/2 des crayons qu’il possédait plus 7 crayons et il lui en reste les 3/7 moins 4.Combien avait-il de crayons à vendre ?Réponse: 154 crayons.III — Quel nombre faut-il ajouter aux deux termes de la fraction 5/8 pour qu'elle devienne 7/9?Réponse: 5 1/2 V — Deux personnes ont l’une 24 ans et l’autre 16 ans.Dans combien de temps le rapport de leurs âges sera-t-il égal à 3/4 ?Réponse: 8 ans.V — Résoudre: x+y—z x—y+z a) Réponse: 2 a-\~l ay a—1 ¦ az — n Histoire du Canada I — Pourquoi l’Acte d’Union était-il une injustice à l’égard des Canadiens français ?II — Quelles furent les principales modifications apportées à l’Acte d’Union en: 1848 ?1853 ?1854 ?III — Quels furent ceux qui luttèrent pour le gou- vernement responsable ?IV — En quoi consiste un gouvernement respon- sable ?V — Que savez-vous des Feniens ?Géographie I — Nommer cinq produits européens que le Canada importait en temps de paix.II — Sur le bord de quel océan le port de Liverpool est-il bâti ?III — Le commerce de l’Europe avec les autres pays du monde offre plusieurs avantages; nom-mez-en trois.IV — Qu’est-ce qui constituait la richesse de la France ?V — Quel rang occupe l’Angleterre au point de vue industriel ?Dixième année Langue française Dictée Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage.—Il est rare, que dans une composition, le premier travail ne soit pas très imparfait.Des idées essentielles font défaut, on n’a pas suffisamment pesé la valeur des termes, creusé le sujet.On n’a pas trouvé ce qu’il fallait, mais autre chose.On s’est écarté de la question, on en a altéré ou faussé le sens.Ce qu’on dit n’est pas direct, pas suffisamment approprié, ne répond pas ou ne répond qu’insuffisamment au texte, à tel point peut-être que c’est une autre question que l’on a traitée.Il faut travailler ce fond, le remettre sur le métier.De même pour la forme.Il y a des termes vagues, impropres; il y a des redites, des redondances, des mots qui reviennent sans raison, des équivalents qui changent les termes, tout en répétant l’idée sans y rien ajouter; il y a des tours gauches ou trop uniformes, des phrases trop longues, incorrectes, mal ponctuées, embarrassées de circonstances inutiles.Il faut travailler cette forme, la polir, la rendre le plus possible irréprochable.Polissez-le sans cesse et le repolisser.Pour pratiquer dans la composition ce précepte de Boileau, il faut avoir un idéal, être difficile à contenter, ne pas regarder comme fait, ce qui n’est qu’ébauché; comme fini, ce qui ne satisfait pas.Celui qui travaille ainsi ne croit jamais être parvenu À ce degré parfait qu’il tâche de trouver; Et toujours mécontent de ce qu’il vient de faire, Il plaît à tout le monde et ne saurait se plaire.(Boileau, Sta., IL) Grammaire I ¦— Orthographe et accord: af Comment s’accorde le mot tout suivi d’un adjectif et d’un nom ?bf Raisonner l’accord du participe passé coûté.c) Comment s’accorde le participe passé précédé de l’expression le peu de ?II — Conjugaison: Mettre la dictée au présent du conditionnel.Attention spéciale à la concordance des temps.III — Analyse: Analyse logique: les trois dernières lignes de la dictée.Analyse grammaticale: les pronoms de la dictée.Etude de texte Au choix: l’un des textes étudiés au cours des mois précédents. 508 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Langue anglaise Au choix: l’un des textes étudiés au cours des mois précédents.Mathématiques Arithmétique I — Deux personnes se sont associées et ont placé: la première, $4 600 pour 2 ans, et la seconde, $3 600.pour 18 mois.Dire la part que chacune doit avoir sur le gain s’élevant à $1 800.Solution: a) Cap.1 an = $4 600.X2 ans =$9 200.$3 600.XI 1/2 an = $5 400.b) Parts: ler = $1 800.X$9 200.$14 600.$14 600.= $1 134.25 $1 800.X$5 400.26 ~ $14 600.= $665.75 II — A et B forment une société.A place $10 000.pendant 4 mois; B, $8 000.pendant un temps indéterminé.Le bénéfice de A est de $2 000.et celui de B, de $1 200.Pendant combien de temps B a-t-il laissé son capital dans la société ?Solution: a) Bén.A 1 ms=Cap.1 ms bén.1 ms $10 000.($2 000.-M ms) $8 000.x $500.X$8 000.$10 000.= $400.T $1 200.J)Tem[>s “m- = 3 ms.III — A, B et C ont formé une société commerciale.A y a.placé $5 000.pendant 8 mois; B, $7 500.pendant 6 mois; C, $8 000.pendant 5 mois.Au partage des bénéfices B reçut $400.de plus que A.Quel fut le bénéfice de chacun ?Solution: a) Cap.1 ms=A $5 000.X8 ms=$40 000.B $7 500.X6 ms = $45 000.C $8 000.X5 ms=$40 000.b~) Bén.X et C=Cap.bén.$45 000.-$40 000.$400.$40 000.* _$400.X$40 000.$5 000.= $3 200.B =$3 200.+$400.= $3 600.Algèbre (garçons) I — X résoudre: a') 42 1/3+3^= 62-v—6 2/3 4 Réponse: x = 4/5 Réponse: x = 4/5 Réponse: x = 20 ° [*-3(?+b)]+2/3=j Réponse: x=5 .1 _ 5Q—1) _ 6>r 4- 7 ; 12 4(3*+2) -3(3*+2) Réponse: 6 516 II — Une fruitière dit avoir vendu la moitié d’une caisse d’oranges, plus 8 oranges, et que son reste est égal aux 2/7 de la caisse plus 7 oranges.Combien la caisse en contenait-elle ?Réponse: 70 III — La longueur d’un tapis est les 9/5 de sa lar- geur.Si l’on ajoute 2 pieds à la largeur et que l’on retranche 3 pieds de la longueur, on obtient la même surface.Trouver la surface du tapis.Réponse: 180 pi.car.Algèbre (filles) I — Résoudre: * * -+-=a2—h2 a b Réponse: x = abQa—6) II — Partager 525 en deux parties, de manière qu’en divisant l’une par 25 et l’autre par 30, on trouve 20 pour la somme des quo-tiens.Réponse: 150 et 375 III—Je pense un nombre.Multipliez-le par 5; ôtez 10 du produit; divisez le reste par 3 ajoutez 6 au quotient et divisez la somme par 4, vous aurez 9 pour résultat.Quel nombre ai-je pensé ?Réponse: 20 Géométrie (garçons) I — Définir: Tangente.II — Quand deux circonférences sont-elles tan- gentes entre elles ?Quand sont-elles sécantes ?III — Démontrer que toute perpendiculaire à l’extrémité d’un rayon est tangente à la circonférence.Onzième année Langue française Dictée Nécessité d'une étude sérieuse.—Un jeune homme, quelles que soient ses dispositions naturelles, ne recueillera que peu de fruits de ses études s’il ne sait pas se former une idée nette et précise des choses qu’il aura lues ou entendues expliquer.Toutes celles qu’il aura laissées, sans les avoir approfondies, seront bientôt effacées de son souvenir.Quelque clairs que nous aient paru les ouvrages que nous avons consultés, tout élémentaires que nous semblent le notions qu’ils renferment, il ne faut pas que nous croyions les avoir toujours bien comprises dès le premier abord.Effleurer un sujet est une tout autre 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 509 chose que de le connaître à fond.D’ailleurs, si nous savons que l’autorité, tout imposante qu’elle est, ne peut être cependant infaillible, pourquoi ne pas les soumettre à l’examen exact de notre raison ?Quand même aucune erreur ne s’y révélerait à notre esprit, la peine que nous aura coûtée cette méditation ne sera point perdue, puisque par là, nous nous serons accoutumés à réfléchir.Souvent, après bien du travail, nous sommes tout honteux du peu de progrès que nous avons fait; cela vient de ce que la mémoire est la seule de nos facultés que nous ayons cultivée.La plupart des jeunes gens emploient une journée tout entière à apprendre par cœur, plutôt qu’une heure et demie et même une demi-heure à réfléchir.Quoi que vous lisiez, quoi que vous étudiiez, astreignez-vous à l’attention.Vous courrez moins vite, il est vrai, mais vous finirez par arriver plus tôt.Grammaire I — Orthographe et accord: Donner à chaque verbe le complément qui lui convient: a') On voit tous les jours ces promeneurs aller et revenir de la campagne.b~) Cette ville pleure et r’enorgueillit de ses guerriers morts au champ d'honneur, c) Au moment voulu, je vous ferai part et j’exécuterai mon projet, /’embellis toujours et je me plais dans ma chire campagne.II — Conjugaison: Employer les formes des verbes exigées par les sens et expliquer: a) De ce /pue vous prenez, le dernier mot, s'ensuit- il que vous {avoir) raison ?Les plaisirs innocents sont les seuls qui ne (Jtrè) pas suivis de quelque amertume.b) Il me paraît évident qu'il (.croire) à un mauvais vouloir de ma part, et qu’il m'en (tenir) rigueur.c) Il jallait bien qu'il (envisager) l'avenir avec confiance, puisqu'il n'hésitait pas à se lancer dans de nouvelles spéculations.III — Analyse: Analyse grammaticale: les participes passés de la dictée.Analyse logique: la première phrase de la dictée.Étude de texte Au choix: reprendre une des analyses littéraires étudiées au cours des mois précédents.Histoire littéraire Mme de Sévigné I — À quelle époque vécut Mme de Sévigné ?II — Dans quel genre se distingua-t-elle ?Qua- lités de son style.III — Quel sujet traitaient la plupart de ses lettres ?Littérature canadienne Mgr L.-A.Fdquet.—M.C.-].Magnan I — Mgr Paquet, philosophe: nommer ses principales œuvres.II — Mgr Paquet, sociologue: nommer une de ses œuvres dans ce domaine.III — M.C.-J.Magnan, éducateur: nommer ses principales œuvres traitant d’éducation.Langue anglaise Au choix: prendre un des textes étudiés au cours de l’année.Mathématiques Arithmétique I — Deux personnes placent la même somme, l'une à 5%, l’autre à 4%.Le revenu annuel de la première dépasse de $400 celui de la seconde.Quelle est la somme placée ?Vérifier.Solution: a) Cap.=diff.int.cap.= $5.!$4.$100.$400.x $100.X$400.$1.= $40 000.b) Diff.int.= $40 000.X$0.05 = $2 000.$40 000.X$0.04 = $1 600.$400.II — Un capital placé à un certain taux pendant 2 ans et 6 mois deviendrait $2 750., capital et intérêt réunis.Après 4 ans et 3 mois de placement, le capital et les intérêts réunis seraient de $2 925.On demande quel est le capital, et à quel taux il a été placé ?Solution: a) Int.30 ms= temps int.21 ms $2 925 —$2 750.30 ms • .v $175.X3 ms 21 ms = $250.b) Cap.=$2 750.—$250.= $2 500.c) Taux =cap.int.temps $2 500.$250.30 ms $100.x 12 ms $250.X$100.X12 ms - $2 500.X30 ms = $4.=4% III — Une personne place un capital à 4 1/2%; elle retire au bout de 8 mois $3 708 capital et intérêts réunis.Elle emploie les intérêts et replace le capital à 5%- Dans combien de temps aura-t-il rapporté le même intérêt ?Solution: a) Cap.=mt.cap.$100.+2/3 de $4 1/2 $100.$3 708.$100.X$3 708.$103.= $3 600.b') Int.1 an = cap.int.$100.$5- $3 600.* _$5-X$3 600.$100.= $180.^ $108.c) T'mps "W = 3/5 de 365 jrs =219 jours 510 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février Algèbre (garçons) Résoudre les équations suivantes: I — v—\/ 2x2—7 =—3 Réponse: x’ = 8, x” = 2 Ces deux valeurs vérifient l’équation proposée.II— Jx/ -vd“8—\/ x—& = 2\/ 2x-\-2 Réponse: x’ = 17, *” = —10 La racine x=17 vérifie seule l’équation proposée.III— x4—6x2+l = 0 Réponse: x’= V2-\-l ; x”=V2—1, x,”=l—\/2;x””=—l—V2 Algèbre (filles) I — Le produit de deux nombres est 750 et leur quotient 2 1/3; quels sont ces deux nombres ?Réponse: 15 et 50 Il — Une pelouse a 50 pieds de longueur et 34 pieds de largeur.Tout autour de la pelouse, mais en dehors de sa surface, il y a un sentier d’uniforme^largeur, dont^la surface/ay540 pieds carrés; quelle est la largeur du sentier ?Réponse: 3 pieds.III — Un enfant à qui l’on demandait son âge répondit: « trouvez-le, sachant que la somme de la racine carrée et de la moitié de mon âge est égale à 12».Quel est l’âge de cet enfant ?Réponse: 16 ans.Géométrie (garçons) I — L'aire d’un triangle est égale au demi-produit de sa base par sa hauteur.Démontrer.II — Les côtés d’un parallélogramme ont respectivement 12 pieds 4 pouces et 6 pieds 3 pouces.La hauteur correspondant aux côtés de 12 pieds 4 pouces mesure 5 pieds 6 pouces.Trouver la hauteur qui correspond aux deux autres cotées.Réponse: 10 pi.853.III — La surface d’un triangle rectangle est de 726 pieds carrés.Trouver les deux côtés de l’angle droit, si l'hypoténuse a 55 pieds.Réponse: 33 pi.et 44 pi.Douzième année Stylistique française Remplacer par un seul verbe un autre verbe accompagné d’un adverbe: Détruire entièrement un peuple {exterminer).Détruire entièrement une forteresse {raser).Payer entièrement une facture {solder).Occuper entièrement l'attention {absorber).Avaler gloutonnement {engloutir).Désirer avidement le bien d’autrui {convoiter).Vaincre complètement son ennemi {écraser).Traiter complètement une question {épuiser).Achever complètement une grande œuvre {parachever).Eviter adroitement un coup {esquiver).Introduire adroitement une critique dans un éloge {glisser).Dormir légèrement {sommeiller).Toucher légèrement {effleurer).Passer légèrement sur un sujet {glisser).'Tomber lourdement sur une chaise {s’écrouler).Interpréter faussement la pensée de quelqu’un (travestir).Rapporter faussement un fait (dénaturer).Pousser violemment (bousculer).Renverser violemment (culbuter).Aspirer profondément l’air pur (humer).Toucher profondément le cœur (pénétrer).Etudier profondément un sujet (creuser).Attaquer vivement (assaillir).Regretter vivement ses fautes (pleurer).Admirer vivement un beau spectacle (s’extasier), devant).Il désire vivement vous revoir (il brûle de).Résoudre définitivement une question (trancher).Arrêter définitivement son choix (fixer).Publier officiellement une loi (promulguer).Prendre brusquement (saisir).Passer brusquement d’un sujet à l’autre (sauter).Imprimer fortement dans sa mémoire (graver).Disparaître furtivement (s’éclipser).Surmonter hardiment les obstacles (franchir).Se mettre audacieusement à la première place (se camper).Méditer longuement un projet (mûrir).Passer doucement ses jours (couler).Cette eau sort impétueusement (jaillit).Traiter durement les animaux (brutaliser).Faire cuire tout doucement (mijoter).Priver injustement (frustrer).Etude de texte Immortalité, Lamartine.Lectures littéraires, p.459.Littérature canadienne I — Comment peut-on diviser en phases la littérature canadienne ?II — Quels furent nos premiers poètes ?Dire les caractéristiques des deux premiers.III •— Quels furent les premiers centres la littérature canadienne ?Langue anglaise Au choix: l'un des textes déjà étudiés au cours des mois précédents.Mathématiques (Section Scientifique, garçons) Algèbre I — En vue d’établir son fils, un père de famille désire disposer d'un montant de $13 150.dans 12 ans.Quelle somme devra-t-il placer aujourd'hui à 5% (intérêts composés)?Réponse: $7 322.44. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 511 II — Quelle somme ce père de famille devrait-il placer chaque année à 5% pour constituer le même capital en 12 ans, le taux étant toujours de 5% ?Réponse: $826.16.III — Quel sera le montant de $1 200.placé à 6% pendant 2 ans, si les intérêts sont composés tous les 6 mois ?Réponse: $1 350.61.Géométrie I — Un cône dont la base a son rayon égal à 2 pi.et dont la hauteur est de 15 pi., est coupé par un plan parallèle à la base et distant du sommet de 12 pi.On demande la surface latérael du tronc de cône ?Réponse: 34.21 pi.II — On donne la hauteur h et le rayon R de la grande base d’un tronc de cône.Calculer le volume V et la surface totale S de ce tronc, sachant que l’apothème est égal à la somme des rayons des bases ?Application: h=2 pouces; R=1 pouce.PihXÇlôR* h* 4RWÏ Réponse.—rr—-=6.2832 po.cu.S= PiQlôR* hi4R2h2') 8R2 = 18.8496po.carrés.III — On coupe un cône droit par un plan passant par son axe.La section obtenue est un triangle équilatéral dont la hauteur est a.Calculer: la surface latérale; le volume?„ / 2Pia2 , _ , , Réponse: ^-5— = surj ace latérale.3 Pia2 = volume.Trigonométrie I — Dans un triangle rectangle, on sait que l’hypo- thénuse vaut 548 pi.et qu’un côté de l’angle droit est égal à 249 pi.Déterminer l’autre côté du triangle et l’angle opposé au côté donné ?Réponse: 488.16 &27° II — On demande de résoudre complètement un triangle rectangle sachant que les deux côtés de l’angle droit sont égaux respectivement à 24.9 pi.et 33-6 pi.Réponse: B = 36°30’, C=53o30’,hyp:41.86.III — Un poteau de 10 pi.est fixé verticalement sur un terrain horizontal; l’ombre qu’il projette mesure 13 pi.Trouver la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon.Réponse: Hauteur du soleil: 37° 34’ {Section commerciale, garçons') Arithmétique I—J’ai une facture de 35,620 francs à payer à Paris.Est-il préférable pour moi d’acheter à Québec une lettre de change directe sur Paris, le franc étant coté à 6 1/4 cents, ou de payer ma facture par l’intermédiaire d’un courtier de Londres, la livre sterling valant 78 1/2 francs à Paris et $4.85 à Québec.Si j’utilise cette dernière voie, je devrai payer 1/8 de change au courtier de Londres et $3-20 pour le câblogramme.Solution: Ch.sur P.Ch.sur L.= 35620 fr.X$0.06 1/4 = $2226.25 35620 fr.X$4.85 , „ -t-$2.75+$3.20 78 1/2 fr.= $2206.69 Gain sur L.= $2226.25—$2206.69 = $19.56 II — Des actions qui se vendent au cours de 115 rapportent 5% de dividende annuel.Pour quel montant devrai-je en acheter si je veux me faire un revenu de $1,779 après avoir payé une taxe de 1 1/2 sur la partie de ce revenu excédant $400.Solution: a) Rev.tax = rev.net rev.taxable $100.—$1 1/2 $100.$1 779.—$400.x $100.X$1 379.$98 1/2 = $1 400.b) Rev.tot.= $l 400.+$400.= $1 800.N ^ $1 800.r) Cap.=$115.X^r- =$41400 *5' III — J’achète au cours de 119 7/8 des actions qui rapportent 6%; le même jour, j’achète aussi des actions qui rapportent 4% au cours de 74 7/8.Mon revenu annuel pour les deux placements est de $480.Trouver le montant de chacun, si le second égale la moitié du premier, (courtage 1/8% dans chaque cas/) Solution: Int.= cap.taux int.$120.X $0.06 X $7.20 $60 X $ .04X 2,40 =.$9.60 cap.1er int.tôt.Cap.1er = $120.$9.60 X $480.$120.X $480.Cap.2e $9.60 = $6 000 $6 000.2 = $3 000 Algèbre I — La commission scolaire de Québec emprunte $300 000 qu’elle veut rembourser au moyen de 30 annuités consécutives.Quel sera le montant de chacune de ces annuités, l’intérêt étant de 5% ?(tables à 5 décimales) Réponse:, $19 515.08 II —Je m’assure pour $1 000.dans une compagnie d’assurance-vie.La prime est de $32.50 par année.Quelle somme aurais-je versée au bout de 20 ans en tenant compte des intérêts composés à 5%.Réponse: $1 074.71 III — Combien faut-il verser d’annuités de $2 000.pour éteindre une dette de $14 720.20, le taux étant de 6% ?Réponse: 10 annuités. 512 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février I — Trouver le poids d’un tuyau de plomb ayant 70 pieds de longueur, si le diamètre intérieur est de 3/4 de pouce et l’épaisseur du plomb de 3/8 de pouce.Le poids spécifique du plomb est 11.392 et le pied cube d’eau pèse 1 000 onces.Géométrie pratique mille bardeaux se vend $8.00 et coûte $1.50 de posage ?(1 000 bardeaux couvrent 100 p.c.) Réponse: $171 (Section générale et commerciale.filles') Algèbre Réponse: 458.72 livres j — Pendant combien d’années faut-il laisser Te fais peindre la surface totale d un silo en (ri AA , a «oz II—Je fais peindre la surface totale d’un silo en forme de tronc de cône dont la base inférieure a 5 pi.de rayon, la base supérieure 3 1/2 de rayon et la hauteur inclinée 15 pi-Quelle sera la dépense à $0.30 la verge carrée (Pi = 3.1416)?$1 500.à intérêts composés, à 5% pour que la somme devienne avçc ses intérêts $4 500 ?Réponse: 24 ans, 11 mois, 16 jours.II — À quel taux faut-il laisser $1 200.à intérêts composés, pendant 40 ans pour que cette somme devienne avec ses intérêts, $4511-12?Réponse: 3.366% Réponse: $17.26 III — Un cultivateur se fait construire une maison carrée dont le second étage a la forme d’un tronc de pyramide mesurant 10 pi.d’apothème et ayant 30 pi.de côté à la base et 24 au sommet.Ce second étage est surmonté d’un comble en forme de pyramide de 15 pi- d’apothème.Quelle sera la dépense pour faire couvrir en bardeaux le second étage et le comble, si le III -— À la naissance de son fils, un père de famille plaça, à intérêts composés, la somme de $1 772.40.À quel taux l’argent avait-il été placé, les intérêts se capitalisant par semestre, si le fils retira $5 000 à l’âge de 21 ans ?Réponse: 5% CORRESPONDANCE SOUTENONS LE MORSL DE NOS SOLDATS Nos élèves du cours supérieur pourraient trouver une pratique hebdomadaire des principes de l’art épistolaire qu’ils apprennent, en correspondant avec des soldats qui, loin de nous, mais pour nous, luttent contre l’ennemi.Quelle oeuvre sociale serait ainsi accomplie ! Ces soldats ont besoin de quelque joie pour adoucir l’isolement de la séparation, la.rigidité de la vie militaire, les amertumes du combat.En conséquence, ces correspondances devront porter une note de gaieté et s’établir entre personnes déjà connues.En effet, qui n’a pas un parent, un ami, une connaissance, à quelque titre que ce soit, dans les rangs de nos armées canadiennes ?C’est à ces militaires que nous vous conseillons d’écrire.Ils ont laissé leur famille, leur paroisse, leur ville, leur pays pour éloigner de vous, de nous tous, les horreurs d’une guerre de fer et de feu, telle que celle qui sévit actuellement en Europe.î notre manière, exprimons-leur notre reconnaissance.Élèves de 10 ', de 11 ’ et de 12e années, c’est à vous spécialement que s’adresse cet appel.C’est le temps pour vous de rayonner votre devise de jécisles.Pour la patrie, cette fois, par une correspondance animée de cet esprit, restez: Fières ! Pures ! Joyeuses ! Conquérantes ! LA RÉDACTION. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 513 English Section The INSPECTOR JOTS IT DOWN by A.E.WESCOTT, school inspector You may often, wonder what an inspector ivrites in his note-book as he visits the classes, or what he can learn in the short time that he is able to devote to the inspection of each class.When the visit has been shorter than usual, you may even think that he has learned little or nothing.It is surprising how much can be observed even during a short visit.It is true that the inspector cannot translate all the cryptic signs and symbols from his note-book, nor all the mental notes from his memory, into the formal, rather stilted language of an official report.Most of the information thus obtained remains among the inspector’s private papers or in the still more secret files of his memory, as a potential source of helpful suggestion.Let us accompany' an inspector on one of his visits.As he enters a class, he is greeted by teacher and pupils.He immediately learns something from their manner of greeting.If the greeting is too formal and artificial, the bow too rigid and profound, he may suspect that the training given in this class is a regimentation which is of little value for the pupil’s self-development and for their future self-control.If the greeting is too casual and careless, the inspector may suspect that too little attention is paid to training.If the greeting is not too formal, not too casual, but friendly and polite, the inspector may begin to presume that there is a friendly class spirit and that the teacher pays proper attention to training in courtesy and politeness.The inspector sits at the teacher’s desk, facing the class.This gives him an opportunity of observing the general attitude and deportment of the class.The teacher is asked to continue the lesson or to have the pupils continue their work.The inspector then examines the teacher’s lesson plans and the official class records.If these records are well kept, there is a presumption that- the majority of the pupils’ exercise-books and note-books will be in good order.If the teacher’s work is carelessly done, the inspector may suspect that most of the pupils will shoiv careless written work.The inspector’s presumptions or suspicions are usually confirmed by an examination of the pupils’ written work.While the inspector is moving about, examining the books, he can obtain much information from the blackboards and from the general order of the class room.He can also' learn much by comparing the teacher’s timetable and lesson plans with the exercises which have been assigned to the pupils.It is of ten found that the assignments, which should normally be an application of the current lesson or review, have little or nothing to do with the teacher’s recent lesson plans. 514 L ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Février This inspection oj lhe pupils work may also reveal the fact that the teacher is irregular in checking the pupils' work.It is a pleasure to say that only a small number of teachers are guilty of this sin of omission.There are many, however, whose very zeal has led them into a greater error.In marking papers, they not only indicate the incorrect words and expressions, hut insert the correct forms.These teachers are conscientious, even scrupulous.They are the last to suspect that they are neglecting the education of their pupils by depriving them of proper training in self-criticism, self-reliance and initiative.The inspector is happy when he sees that written assignments are corrected on the blackboard.He is most happy when he finds that each sentence of a language exercise (English, French, or Latin) is written on the blackboard by a different pupil and that every pupil corrects his own errors, whether on the blackboard or on his paper.This part of the inspection may take less time than it has taken to describe it; yet the inspector possesses much valuable information, without having asked a single question on the academic subjects.If everything appears favourable thus far, he is justified in reporting favourably on the teacher's organization and management.If the teacher is found wanting in organization and management, the inspector may legitimately expect to find some other weaknesses.He must, however, avoid rash judgment.If the school is a large high school with departmental teaching, he must be prudent in forming his opinion and in giving praise or blame to any or all of the teachers who are responsible for the various subjects.Even a brief oral examination will yield much information concerning the teaching methods and the pupils’ progress.The ansiver may reveal that the teaching is bookish, that study assignments are given after little or no explanation, or that the explanations are given by the teacher in the form of a lecture.It may'also be found, as it is loo often, that the pupils have never been trained to study, that they are unable to analyse a lesson, in order to select the important points of the assignment and to make a synopsis of the lesson.It may be observed that the pupils’ knowledge of language acquired in the English class is not applied to their oral expression in their other classes, or that their knowledge of onigirel is not pul to use in their other studies, for example, in appraising a moral fact in history.In other words, the examinai ion may reveal that the science of language is taught, instead of the art of expression.and that the science of theology is taught, instead of the art of Christian living.If lime permits, the inspector may assgni some written work, perhaps a problem in mathematics.The manner in which the work is done reveals much.If the work is carelessly done, the pupils’ careless writing may be the cause of their inaccuracy.If the teacher is in the habit of demanding too many det
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