L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 novembre 1954, Novembre
tv! E U X SAVOIR * V' 'rZ: : fv (Laisser les enfants s’exprimer) Le bon Dieu voulait nous faire comprendre clairement que personne ne doit travailler, ni les parents, ni les enfants, ni les serviteurs.L’ordre ne saurait être plus clair.Le repos du dimanche est nécessaire à notre corps Pensez-vous, mes enfants, que le bon Dieu veut que notre corps se repose le dimanche ?.Avons-nous besoin de repos ?.Les enfants en ont-ils besoin ?.Vous, Pierre, François, Nicole, Alice, avez-vous besoin de vous reposer P .Qui voudrait venir à l’école le dimanche ?.Oui, mes enfants, le bon Dieu veut que notre corps se repose le dimanche parce que, comme un bon Père, il sait que nous en avons tous besoin.Un homme n’est pas une machine.Votre père qui travaille très fort dans les champs, dans une usine ou dans un bureau, (choisir les professions locales) a besoin de repos le dimanche.Votre maman qui durant la semaine fait le lavage, le repassage, la couture, les repas, le ménage, a bien besoin de repos le dimanche.Vous aussi, mes enfants, qui avez étudié et fait des devoirs {>endant cinq jours, vous avez besoin de repos e dimanche.Vous en avez tellement besoin qu’on vous accorde un autre jour de congé en plus du dimanche.Donc, le bon Dieu, comme un Père infiniment bon, nous donne le dimanche pour reposer notre corps fatigué par le travail de la semaine.Qu’est-ce qui arrive quand une personne tra- fiï|[v vaille trop fort et trop longtemps P .Qu’est-ce ?que le médecin ordonne à une personne qui est < (J# malade d’avoir trop travaillé?.Le bon k!,.Dieu, infiniment plus sage que le meilleur des Jf),.médecins nous prescrit un jour de repos par fjfiiitrf semaine pour réparer les forces de notre corps Que faisons-nous pour nous reposer?.Nous pouvons nous reposer en dormant, mais aussi en nous amusant.Le bon Dieu sait que nous avons besoin de nous amuser pour nous reposer, et que nous ne nous amusons jamais mieux qu’en famille.Le dimanche, quand personne ne travaille, toute la famille peut organiser des jeux à la maison, ou encore une belle promenade, ou une visite à des parents ou à des amis.Tous sont heureux.Le dimanche est un jour de repos en famille.Le bon Dieu nous a donc donné le dimanche pour le bien de notre corps.Remercions-le sincèrement.Qui peut faire cet acte de remer-ci ment ?.(Laisser les élèves formuler eux-mêmes un acte de remerci ment.) Mon Dieu, je vous remercie de m’avoir donné le dimanche pour réparer les forces de mon corps.Le dimanche est aussi nécessaire à notre âme Qu’est-ce qui donne la vie et la force à notre âme ?.Qu’est-ce qui entretient en nous la vie de la grâce?.Avons-nous besoin du repos du dimanche pour recevoir les sacrements et pour prier ?C’est la grâce qui donne la vie à notre âme, la vie surnaturelle.Nous entretenons la vie de la grâce par la prière et les sacrements.Pour aller recevoir les sacrements, par exemple pour assister à la sainte Messe et communier, nous avons besoin de temps et de repos.(Insister sur cette idée).Pourquoi beaucoup de bonnes personnes ne vont-elles pas à la messe sur semaine?.Elles n’en ont pas le temps.Le bon Dieu nous donne le dimanche, un jour de repos, pour que nous ayons le temps d'aller à la messe, d’assister à d’autres offices, de prier, donc pour le plus grand bien de notre âme.Nous étudierons ce sujet plus longuement dans une prochaine leçon.En attendant, remercions-en le bon Dieu.(Laisser les élèves formuler l'acte de remerciement.) Mon Dieu, je vous remercie de m’avoir donné le repos du dimanche pour le plus grand bien de mon âme.2.Les travaux défendus le dimanche li “ I Iw® ,J || (ta¥' 5rr IrduP ¦ feacte1 | fc trava IA®» (¦dia (6 opéra ' nez (ijiiils Idle dé Mes en kaiuiif ns én lie mai ides dans \n l)é.pulelroi Lestr; dustrie Is ta a |® lï&p du»i Celui Pave, Mes enfants, vous êtes élevés dans une famille chrétienne; vous vivez dans une ville (ou un village) catholique, vous connaissez déjà à votre âge, les travaux défendus le dimanche.Vous allez les reconnaître sur ces images.(Si l'on ne veut pas d'image, on peut présenter un fait comme une histoire.) (Image: un laboureur) Que fait cet homme ?.Quel sorte de travail accomplit-il ?.Ce travail est-il défendu le dimanche ?.L’homme tootle îtoiitt’ s tonnid L954 LEÇON-TYPE 213 tre natUiil «“saili, [#iir iijj ms jamj 3.Celui qui, volontairement et sans raisor grave, travaille ou fait travailler le di-, manche, commet ordinairement un péch< rt mortel ijui travaille aux champs accomplit un travail manuel qui est défendu le dimanche.(Image: une ménagère) Que fait cette femme?.Quelle sorte de travail accomplit-elle ?.Ce travail est-il défendu le dimanche.?Une mère de famille qui fait le lavage ou le repassage accomplit un travail manuel qui est défendu le dimanche.Ecrivons au tableau noir les travaux défendus le dimanche: 1.les travaux manuels.(Image: un marchand) Quel est cet homme?.Que fait-il?.Est-il défendu de faire du commerce le dimanche ?.Nommez Jdes actes de commerce que vous connaissez et qui sont défendus le dimanche.(Laisser les élèves exprimer ce dont ils peuvent être témoins dans fsl leur milieu.Continuer au tableau noir la liste des travaux défendus le dimanche en écrivant: dimancli! 2* le commerce.) ofTcions-lt (Image: un industriel quelconque) Que fait cet àremefi homme?.Il fabrique du papier.Il faut nie ® bien des hommes qui accomplissent des opéra-Dieu,jti lions différentes pour produire le papier.Toutes InnwlJ ces opérations forment l’industrie du papier.Nommez d’autres industries.(Intéresser les enfants aux industries locales.) L’jndustrie est-elle déf-ndue le dimanche?.(Ecrire au à note, tableau noir: 3.V industrie.) Mes enfants, énumérons au tableau noir les travaux défendus le dimanche.Ceux que nous ! I avons énumérés sont les principaux; ajoutons d’une manière générale: toutes les affaires temporelles ordinaires Rçlisez cela maintenant dans votre catéchisme: Quels sont les travaux défendus le dimanche par le troisième commandement de Dieu ?(427) Les travaux manuels, le commerce, Pin-dustrie et les autres affaires temporelles ordinaires.Remarquez, mes enfants, que les travaux défendus le dimanche sont les travaux manuels, les traAaux prolongés, fatigants ou pénibles par lesquels l’homme « gagne son pain à la sueur de son front ».Remarquez encore que la défense est double: travailler et faire travailler Je vous ai cité les paroles mêmes de Dieu.Donc un père ne peut taire travailler s^s enfants; un marchand ne doit pap faire travailler s^s commis; un industriel ne doit pas faire travailler ses ouvriers.oire ait, )fl * 1 v# I (oui I si K c Vous avez bien compris, n’est-ce pas, mes enfants, que le dimanche est le « jour du Seigneur )).C’est un jour que Dieu lui-même s’est choisi et réservé.C’est donc un jour saint.On ne peut pas le prendre au bon Dieu, c’est comme « voler une chose sainte ».Le bon Dieu tient à garder « son jour » pour lui et afin que tous les hommes sachent bien sa volonté, quand il a donné la loi à Moïse, il a prononcé des bénédictions sur ceux qui garderaient « son jour » et des malédictions sur ceux qui ne le garderaient pas.Voulez-vous que je vous dise quelques-unes de ces paroles ?« Vous observerez le sabbat car c'est pour vous une chose sainte.Celui qui le profanera sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là sera retranché du milieu de son peuple.» (Exode XXXI, 14) « Les enfants d'Israël observeront le sabbat et le célébreront, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle.» (Exode XXXI, 16) Ce que Dieu avait ordonné à Moïse fut fidèlement observé par les Juifs et ceux qui violèrent le sabbat furent punis de mort.Je vais vous raconter un exemple.« Pendant que les enfants d’Israël étaient dans le désert, ils trouvèrent un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat.Ceux qui l’avaient trouvé ramassant du bois l’amenèrent à Moïse, à Aaron et à toute l’Assemblée.On 11 mit sous garde car ce qu’on de\ait lui faire n’avait pas été déterminé.Dieu dit à Moïs -: «Cf homme sera mis à mort.Toute l'assemblée le lapidera hors du camp.» Toute l’ass unifié ; l’ayant fait sortir du camp le lapida et il mourut comme Dieu l’avait ordonné à Moïse.» (Nombres XV, 32-36) Vous voyez donc, mes enfants que 1 jour du Seigneur (que ce suit le sabbat ou le dimanche) est un jour sacré, inviolable.S’il l’était ch >z les Juifs, il l’est encore aujourd’hui.Si Dieu punissait chez les Juifs, il punit encore aujourd’hui, comme il a puni dans tous 1 us temps la violation du dimanche.Voulez-vous que je vous raconte encore autre chose ?.Il y avait un saint curé qui convertissait beaucoup de pécheurs.C’était le curé de la paroisse d’Ars, en France.On ne l’appelle plus aujourd’hui que le saint curé d’Ars.Tl prêchait à ses paroissiens; il leur faisait le catéchisme.Voici ce qu’il leur disait au sujet du dimanche: « Le dimanche, c'est le bien du bon Dieu, c'est son jour à lui, le jour du Seigneur.» lia fait tous les jours de la semaine, il pouvait les garder tous.Il vous en a donné six, il ne s’est réservé que le septième.De quel droit louchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ?Vous savez que le bien volé ne profite jamais.Le jour que vo is volez au Seigneur ne vous profilera pas non plus.Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre: c’est de travailler le dimanche et de prendre le bien d’autrui.» Oui, mes enfants, voler le dimanche au bon Dieu, c’est un péché qui lui fait beaucoup de peine et qu’il punit encore.Il y a des gens qui pensent qu’ils « font de l'argent » en travaillant le dimanche.Comme ils se trompent ! Le bon Dieu les laisse faire, puis il vient à son heure avec le chômage, les accidents, la maladie, et ces mêmes gens perdent tout l’argent qu'ils avaient gagné le dimanche.Bien plus que cela, mes enfants, quand dans un pays tout le monde travaille le dimanche, le bon Dieu punit tout le pays par des fléaux, 214 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre comme la guerre.Je vais vous raconter encore une histoire.Un jour, il y’a cent ans de cela, la sainte Vierge apparut à deux petits bergers à La Salette, en France.Us se nommaient Maximin et Mélanie.La sainte Vierge était bien triste et Mélanie vit couler ses larmes.La sainte Vierge dit aux enfants: « Dieu vous a donné six jour pour travailler, il s'est réservé le septième et on ne veut pas le lui donner, c'est cela qui appesantit le bras de mon Fils.)) Et, elle prédit aux enfants plusieurs fléaux qui devaient s’abattre sur la France et sur l’Europe, et nous savons maintenant que tous ces fléaux sont arrivés, même la guerre.Travailler le dimanche, c’est profaner le « jour du Seigneur)).Dieu p mit cette profanation.Je vous ai cité l’exemple des Juifs, celui de la France.Une telle profanation offense gravement le bon Dieu, notre Père infiniment bon.Quand on dit « travailler » cela ne veut pas dire « donner, quelques coups de marteau )) mais bien accomplir un travail pénible pendant un certain temps.Ainsi faire un ouvrage manuel pendant deux heures et plus est ordinairement un péché mortel.Mais Dieu^est un bon Père et non un Maitre dur.Lorsqu’il y a une raison grave de travailler, il le saiL il le voit, il n’est pas offensé, il n’y a pas de péché.Cela, nous le savons nous-mêmes dans notre conscience, c’est-à-dire au-dedans de nous, là où le bon Dieu nous parle.Retenons bien ce que dit votre catéchisme sur ce sujet: Quel péché commet celui qui, volontairement et sans raison grave, travaille ou fait travailler le dimanche ?(429) Celui qui, volontairement et sans raison grave, travaille ou fait travailler le dimanche, commet ordinairement un péché mortel.CONCLUSION Mes enfants, qu’est-ce qu’il faut bien graver dans votre esprit et dans votre cœur de cette leçon de catéchisme ?.{Laisser réfléchir).Ceci, qui est le plus important: Le dimanche est le « jour du Seigneur », son jour, celui qu’il s’est lui-même choisi et réservé.C’est un jour saint.Pour en faire un jour saint, le bon Dieu nous demande deux choses: nous abstenir de travailler et prier.Est-ce que le dimanche est toujours sanctifié dans notre pays catholique ?Malheureusement, il y a des exceptions.Dernièrement, à l’heure du chapelet à la radio.Son Eminence le cardinal Léger disait avec tristesse: On a travaillé sans nécessité le dimanche dans notre ville.» (Montréal) Est-ce qu’on travaille sans nécessité dans notre village ?(nommer la localité.) dans notre paroisse ?(la nommer.) dans votre famille ?.Pouvez-vous faire quelque chose pour aider à la sanctification du dimanche dans votre paroisse, dans votre famille ?.Y a-t-il un moyen à la portée de tous, surtout des enfants ?.La prière.Faisons immédiatement une prière pour demander à Dieu que le dimanche soit sanctifié.Qui veut formuler cette prière ?.PRIÈRE Mon Dieu, faites qu’on ne vous offense pas en travaillant le dimanche, chez nous ! RÉSOLUTION Vous ne travaillez pas le dimanche.Ferez-vous toujours ainsi ?.Puisque le bon Dieu veut si fortement le repos du dimanche, prenez une résolution bien ferme, bien arrêtée d’obéir à son commandement.Dites cette résolution au bon Dieu, dans vôtre cœur, bien sincèrement .(silence) SYNTHÈSE Les trois réponses du catéchisme: 426, 427, 429.DEVOIR (au choix) 1.Racontez comment un homm» fut puni pour avoir travaillé un jour de sabbat.2.Le dimanche est « le jour du Seigneur » Ecrivez sur ce sujet quatre pensées qui vous ont frappé pendant la leçon de catéchisme.3.Vous avez pris la résolution de ne jamais travailler le dimanche.En quatre bonnes phrases, donnez quatre raisons pour lesquelles vous serez fidèle à votre résolution.Les nations ne vivent que de la quantité de divin quelles mêlent à leur existence.J.De Maistre. LEÇON-TYPE 215 [954 %a3 pont l; iiilii Langue française HUITIÈME ET NEUVIÈME ANNÉES PHÉNOMÈNES NATURELS DE LA LUMIÈRE ÉVEIL DE L’INTÉRÊT Note pédagogique.— Faire observer aux élèves soit à Vêcole, soit à la maison, un lever ou un coucher de soleil; un beau clair de lune; les myriades d'étoiles.Les inviter à noter ce qu'ils remarquent en regardant ces phénomènes.Au besoin, se servir du tableau noir et de craie de couleur pour captiver l'attention.PRÉSENTATION DU TEXTE Mes chers élèves, Nous parlerons aujourd’hui de la lumière.Sur cet inépuisable sujet, l’on peut dire tant de choses ! Tout est merveilleux dans le jaillissement de ces flots d’or qui tombent du ciel avec une profusion miraculeuse.Nous évoquerons ensuite les scènes qui se déroulent sur l’immense écran atmosphérique.Tout cela intéresse vivement les hommes avides de connaître et nous sommes de ceux-là ! LECTURE PAR LE MAÎTRE Texte Phénomènes naturels de la lumière La lumière a sans doute un âge; mais cet âge est antérieur à celui de notre planète.C’est dire que nous n’essaierons pas de le chiffrer.La terre à l’origine n’est qu’un globe de vapeurs.Bientôt ce globe « prend corps »; la croûte et les mers apparaissent et se délim'lent, les fleuves s’endiguent.Une atmosphère transparente entoure la planète sur laquelle resplendit, tout le jour, le soleil; et la nuit, un firmament d’étoiles s’offre aux yeux de l’homme.Un ciel serein, un soleil éblouissant lui donnent le bien-être et la sensation de sécurité; mais que survienne un orage.la pluie qui s’abat, faisant déborder les ruisseaux, inondant les cavernes, que le tonnerre gronde, roulant sa voix puissante de montagne en montagne, que la foudre lance ses flèches, quel effroi ! .Puis, lentement tout reprend son calme: la pluie s’arrête, les torrents s’écoulent; les éclairs cessent.Le ciel se dégage de ses nuées et le soleil reprend son empire.Mais auparavant est apparu, haut dans le ciel et s’arrondissant comme une arche immense, en signe d’apaisement et en signe d’alliance, l’arc-en-ciel aux teintes adoucissantes.Comment les anciens auraient-ils pu expliquer encore la régularité avec laquelle disparaissait à l’horizon leur dieu Soleil; bientôt remplacé par un astre plus petit, plus froid, moins lumineux, croissant et décroissant suivant un rythme bien déterminé, la lune ?Sa clarté parcimonieuse était encore un bienfait, celui sûrement d’une divinité maternelle qui venait à leur secours, étendant sur eux sa protection tutélaire.Bientôt s’établit aussi le culte de celte divinité providentielle.11 ne fallait pas la mécontenter, car des nuits entières, elle demeurait invisible.A force d’offrandes, de sacrifices, elle revenait, lentement d’abord en arc, puis en cercle, et s’en allait encore en arc jusqu’à sa disparition complète.Enfin régulièrement on la voyait reparaître.La lumière de cet astre ne provenait pas de lui-même, n’était qu’un reflet de la lumière solaire; mais il fallut longtemps pour que les humains arrivassent à cette conclusion.Pierre Crochet.(Droits réservés) 216 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.La lumière existait-elle avant notre planète ?Oui, bien longtemps avant.La lumière a un âge impossible à chiffrer.2.Comment apparaissait la terre à son origine ?C’était un globe de vapeurs, un chaos, dit la Sainte Ecriture.3.Qu’arriva-t-il quand sonna l’heure he Dieu ?Le globe de la terre « prend corps »; la croûte et les mers apparaissent et se délimitent; les fleuves s’endiguent.4.Expliquez l’expression: les fleuves s’endi- guent.Cela signifie que les eaux creusèrent leur lit avec assez de profondeur pour n’en plus dépasser les bornes, permettant ainsi à la terre ferme de se solidifier.5.Que peut-on voir alors autour de la terre ?Une atmosphère transparente entoure la planète sur laquelle resplendit tout le jour le soleil.6.Et la nuit, que pouvait voir l’homme ?Un firmament d’étoiles s’offrait à ses yeux.7.Quelle impression lui donnait une belle température ?Un ciel serein, un soleil éblouissant lui donnaient le bien-être et la sensation de sécurité.8.Comment l’auteur du texte décrit-il la tem- pête ?La pluie s’abat, fait déborder les ruisseaux, inonde les cavernes, le tonnerre gronde, roulant sa voix puissante, de montagne en montagne.Si la foudre lance ses flèches, quel effroi ! 9.Quel autre phénomène se produit-il, ensuite ?La pluie s’arrête; les torrents s’écoulent; les éclairs cessent, le soleil reprend son empire.10.Quel phénomène a-t-on pu constater avant l’apparition du soleil ?L’arc-en-ciel aux teintes adoucissantes.11.Q u’est-ce que l’arc-en-ciel ?Ce météore, le plus beau des phénomènes qui se rapporte à la lumière, annonce tout simplement que le soleil, étant sur l’horizon à une hauteur convenable, darde ses rayons sur un nuage opposé qui se résout en pluie.12.Quand aperçoit-on l’arc-en-ciel ?On l’aperçoit quand, tournant le dos au soleil, on est placé entre cet astre et le nuage.13.Enumérez les sept couleurs de l’arc-en-ciel.Ce sont le violet, l’indigo, le bleu, le vert, le jaune, l’orangé et le rouge.14.Les anciens auraient-ils pu expliquer la régu- larité du soleil ?Ils n’en étaient pas capables à cause de leur ignorance.Leur imagination et leur naïveté en avaient fait un dieu.15.Que pensaient-ils de la lune ?La lune leur paraissait aussi mystérieuse que le soleil.Lorsqu’elle disparaissait, ils lui offraient des présents, des sacrifices et n’avaient de paix, que lorsqu’elle reparaissait de nouveau.16.Les hommes de l’antiquité ont-ils compris les phases de la lune ?Non, il s’est écoulé de longs siècles avant que les humains en viennent à.cette conclusion.LECTURE PAR LES ÉLÈVES Lecture silencieuse.Lecture individuelle.GRAMMAIRE ET ANALYSE Noms: 1.a) Donnez le genre des mots suivants: Age (m), planète (f), terre (f), globe (m), vapeur (f), croûte (f), mer (f), fleuve (m), atmosphère (f), jour (m), soleil (m), nuit (f), firmament (m), étoiles (f).b) Indiquez la fonction des noms suivants: ciel.nom com.masc.sing., 1er sujet de donnent.soleil.nom com.masc.sing., 2e sujet de donnent.bien-être.• • • nom com.comp.masc.sing., compl.dir.de donnent.sensation.nom com.fém.sing., compl.ind.de donnent.orage.#.;.nom com.masc.sing., sujet de survienne.pluie.;.nom corn.fém.sing., sujet de faisant déborder.ruisseaux.nom com.masc.plur., compl.dir.de faisant déborder.foudre.;••••• nom com.fém.sing., sujet de lance.flèches.nom com.fém.plur., compl.dir.de lance. t, 1954 LEÇON-TYPE 217 hi Wnat cauÿ “pierla2.Quelle est la règle des noms composés formés de deux noms et joints par une proposi-sition ?Le premier seul, prend la marque du pluriel.Exemple: des arcs-en-ciel aux teintes adoucissantes.Les astres, ces chefs-d'œuvre de Dieu.fMediij i pi paient d* Vissait de li I riennent J terre (f), Idoîte (f), iis suivants: 1 «ujet ÿ sujet sinfri conpl sujet Je sujet J< compl' ujet J* coup a) Pourquoi, dans le texte, l’auteur a-t-il écrit leur dieu Soleil ?L’auteur a employé une minuscule pour le mot dieu, parce que les païens en avaient beaucoup: le dieu Soleil, Lune, etc.Il emploie la majuscule à Soleil, parce que les païens désignaient ainsi l’une de leurs divinités suprêmes.b) En parlant de l’arc-en-ciel, l’on en mentionne toujours les couleurs.Quelle règle de grammaire faut-il suivre à cet effet?1.Quand le mot désignant la couleur est un adjectif, il s’accorde avec le nom.2.Quand le mot désignant la (( couleur )) est un (( nom », il ne varie pas.Exemples: des robes bleues; des cheveux châtains.Exemple: des étoffes orange (couleur de l’orange).Exemple: les teintes violettes, indigo, bleues, vertes, jaunes, orangées et rouges, sont causées par la réflexion des rayons solaires sur les nuages.N.B.— Le mot indigo est espagnol.Noms indéterminés*.3.a) globe de vapeurs.Ici, vapeurs ayant le sens de brouillards prend la marque du pluriel.b) A force d'offrandes.Ce mot s’écrit au pluriel parce que le sens nous dit que les anciens faisaient beaucoup d’offrandes pour revoir la lune.c) de sacrifices.Même règle à suivre pour sacrifice.C’est une question de jugement.d) un firmament d'étoiles.Dans le firmament il y a des myriades d’étoiles.Ce serait un non-sens d’écrire ce mot au singulier, sauf quand il est nettement déterminé: l’étoile.e) de montagne en montagne.Ici encore le bon sens nous indique que le bruit du tonnerre se répercute d’une montagne à une autre.Les adjectifs: 4.Indiquer leur espèce et leur fonction.a) antérieur.adj.quai.mas.sing., attr.de âge.b) un âge.adj.num.card.masc.sing., se rapporte à âge.c) cet.adj.démons, masc.sing , se rapporte à âge.d) notre.adj.poss.masc.sing., se rapporte à planète.e) un.adj.ind.masc.sing., se rapporte à globe.f) ce.'-;.adj.démons, masc.sing., se rapporte à globe.g) transparente.adj.quai.fém.sing., quai, atmosphère.h) serein.adj.quai.masc.sing., quai.ciel.i) éblouissant.adj.quai.masc.sing., quai, soleil.f) puissante.adj.quai.masc.sing., quai.voix.k) ses.adj.poss.fém.pl., se rapporte à flèches.Z) quel.adj.ind.exclamatif, masc.sing., se rapporte à effroi.m) son.adj.poss.masc.sing., se rapporte à calme.n) ses.adj.poss.fém.pl., se rapporte à nuées.o) une.adj.ind.fém.sing., se rapporte à arche.p) immense.adj.quai.fém.sing., quai, arche.q) adoucissantes.adj.quai.fém.pl., quai, teintes.r) leur.adj.poss.masc.sing., se rapporte à dieu.s) parcimonieuse.adj.quai.fém.sing., quai, clarté.t) maternelle.adj.quai.fém.sing., quai, divinité.u) tout.v.pron.ind.3e pers.sing., sujet de reprend. 218 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Articles: 5.Distinguer les pronoms personnels des articles.?) La lumière.art.déf.fém.sing., détermine lumière.?) le chiffrer.pron.pers.mis pour âge, 3e pers.sing, compl.dir.de chiffrer.c) La terre.art.déf.fém.sing., détermine terre.d) la mécontenter.pron.pers., 3e pers.sing., compl.dir.de mécontenter.e) la voyait.pron.pers., 3e pers.sing., compl.dir.de voyait./) les humains.art.déf.masc.plur., détermine humains.g) aux yeux.art.cont.mis pour à les; à: prép., les: art.déf.masc.plur.détermine yeux.h) des gens.art.cont.mis pour de les; de: prép.; les: art.déf.masc.plur.détermine gens.Quelles difficultés éprouve-t-on garfois à orthographier le mot demi ?on nombre d’élèves ignorent que demi, placé avant le nom est invariable.Exemple: une demi-journée, une demi-mesure.Placé après le nom, il varie, mais en genre, seulement.Exemple: deux heures et demie d’étude.Demi devient parfois un nom: cette horloge sonne les heures et les demies; en termes d’arithmétique: Combien d’entiers dans cinq demis.Les élèves ignorent encore que l’expression à demi s’écrit sans trait-d’union et avec l’accent sur a et qu’il s’analyse ainsi.Verbes: 6.a) Que remarque-t-on sur les verbes en aître et en oître ?Les verbes en aître et en oître conservent l’accent circonflexe sur l’i, toutes les fois qu’il est suivi d’un t.Exemple: La lune disparaît et reparaît après environ 24 jours.Un astre plus petit croît et décroît, suivant un rythme bien déterminé.b) Beaucoup oublient quels temps et quelles personnes, pr-ennent l’accent circonflexe dans la conjugaison des verbes.Voici pour rafraîchir la mémoire : a) les deux lres pers.plur.du passé défini.b) les deux lrea pers.plur.du passé antérieur.c) la 3e pers.sing, du passé,^2* forme, mode conditionnel.d) la 3e pers.sing, de Pimparf.du subjonctif.e) la 3e pers.sing, du plus-que- parfait du subjonctif.c) Les verbes en indre et soudre, ne conservent le d qu’au futur simple et au présent du conditionnel.Exemple: Craindre: je crains Dieu, je craindrai, je craindrais; résoudre: il résout, il résoudra, il résoudrait.CONJUGAISON Conjuguer les verbes aller, vaincre et convaincre au présent de l’ind.au passé défini et présent du subjonctif.Présent de l’indicatif: 1.Je vais vers l’idéal, je vaincs les difficultés et je convaincs mes élèves de cette nécessité.Tu vas., tu vaincs, tu convaincs tes élèves.Il va., il vainc., il convainc.Nous allons., nous vainquons., nous convainquons.Vous allez., vous vainquez., vous convainquez.Ils vont., ils vainquent., ils convainquent.Passé défini: 2.J’allai vers l’idéal, je vainquis les difficultés et je convainquis mes élèves de cette nécessité.Tu allas., tu vainquis., tu convainquis.IJ alla., il vainquit., il convainquit.Nous allâmes., nous vainquîmes., nous convainquîmes.Vous allâtes., vous vainquîtes., vous convainquîtes.Ils allèrent., ils vainquirent., ils convainquirent.Présent du subjonctif: 3.Que j’aille vers l’idéal, que je vainque^ les difficultés et que je convainque mes élèves de cette nécessité.Que tu ailles., que tu vainques., que tu convainques.Qu’il aille., qu’il vainque., qu’il convainque. 954 LEÇON-TYPE 219 taiéii ditioi» plusilii Ufa cri ft : »:/fe mâi I J! DV» Que nous allions.que nous vainquions., que nous convainquions.Que vous alliez., que vous vainquiez.que vous convainquiez.Qu’ils aillent., qu’ils vainquent., qu’ils convainquent.ANALYSE GRAMMATICALE Analysez les mots en italique.1.Les plus petites étoiles même me crient le nom de Dieu, car elles ne se sont pas faites elles-mêmes.a) même.adv.modifie plus petites.b) elles-mêmes.pron.pers.composé, fém.plur.sujet répété de se sont faites.2.Quelque habiles que soient ces grands par- leurs, ils ne nous détourneront pas de Dieu.Quelque.que.expr.conj.ind.unit soient ces grands parleurs à ne nous détourneront (quelque peut encore s’analyser comme adverbe modifiant (( habiles ».) 3.Les bienfaits même doivent être enveloppés de délicatesse.Même.adverbe modifie doivent être enveloppés.ANALYSE LOGIQUE 1.Les astres d’or, qui scintillent dans l’azur sombre du ciel, dont nous pouvons admirer la splendeur et la beauté, nous prouvent que le bon Dieu existe.Quatre propositions dans cette phrase.a) lre proposition: Les astres d’or nous prouvent.Proposition principale.Sujet.astres d’or.Verbe.prouvent.Compl.ind.nous.Compl.dét.la 2e proposition.Compl.dir.la 4e proposition.b) 2e proposition: qui scintillent dans l’azur sombre du ciel.Prop.sub.compl.exp.de astres.Sujet.qui.Verbe.scintillent.Compl.cir.de lieu.azur sombre du ciel.c) 3e proposition: dont nous pouvons ad- mirer la splendeur et la beauté.Prop.sub.compl.expi.du mot astres.Sujet.nous.Verbe.pouvons admirer.Compl.dir.splendeur et beauté.d) 4e proposition: Que le bon Dieu existe.Prop.sub.compl.dir.de prouvent.Sujet.Dieu.Verbe.existe.EXERCICE GRAMMATICAL Faire accorder les mots en italique et en donner la règle.1.Autour du soleil, on observa des halos en Russie le vingt-neuf juin, mil sept cent quatre-vingt-dix, à Gotha, Allemagne, le douze mai mil huit cent vingt-quatre et en Norvège, le vingt-sept mars mil huit cent vingt-six.2.Les aurores boréales sont un phénomène d’une rare curiosité.« D’abord un rideau sombre s’élève, dit Michelet, fait de brumes violettes assez transparentes pour qu’on distingue encore les étoiles au travers.Plus haut, une lueur d’incendie qui devient bientôt lumière.Un grand arc lumineux paraît reposer sur l’horizon sombre.» Bravais observa que cet arc s’élève à vingt-cinq lieues, voire même beaucoup plus, c’est-à-dire au delà des limites extrêmes de l’atmosphère, qui est d’environ quatre-vingts kilomètres.Cet arc d’un jaune pâle se double, se triple, ondule.On en vit jusqu’à neuf.Un flux et un reflux de lumière les px-omènent comme une draperie d’or qui va, vient, se plie et se replie.La lumière change du jaune au pourpre, du rouge à l’émeraude et s’harmonise enfin en se transfigurant en un sublime éventail.Les plus belles aurores boréales observées en France furent celles des vingt-quatre et vingt-cinq octobre, mil huit cent soixante-dix.DICTÉE Bienfaits de la lumière La lumière conditionne la santé: aussi avant toute autre, c’est de la lumière solaire que nous voulons parler.La terre, en effet, reçoit du soleil, comme les autres planètes qui composent avec elle le système solaire, toute la lumière indispensable à sa vie animale, végétale et même minérale.La lune qui lui donne périodiquement par les nuits claires sa lumière pâle et blafarde ne transmet que ce qu’elle reçoit du soleil; et si cette lumière réfléchie est beaucoup plus intense que celles de Jupiter et Vénus, qui nous apparaissent comme les étoiles les plus grosses du firmament, c’est que ces dernières planètes sont fort éloignées alors que la lune n’est qu’à trois cent quatre-vingt-quatre mille kilomètres de distance de la terre; une toute proche voisine, en langage astronomique.Il serait faux de penser que ce besoin de soleil souffre des exceptions du fait qu’il existe des végétations sous-marines et des poissons aveugles aux grandes profondeurs où la masse de l’eau demeure opaque.Bien qu’il semble cextain que l’âge et la composition des astres interviennent dans les possibilités de la vie, c’est ainsi que notre noyau de feu contribue à notre température terrestre, et l’atmosphère permet la respiration; la vie sous-marine cependant n’est possible qu’en 220 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre raison des éléments vitaux que la surface de l’eau reçoit du soleil.Pierre Crochet.N.B.— Si cette dictée paraît trop longue, on peut très bien la sectionner en deux parties.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Quelle lumière conditionne la santé ?.C’est la lumière du soleil.2.A qui cette lumière est-elle encore indispen- sable ?.A la vie animale, végétale et même minérale.3.La lumière, donnée par la lune, est-elle la même que celle du soleil?.Non, sa lumière pâle et blafarde, lui vient de l’astre royal.Si cette lumière paraît plus intense que celle des autres planètes, c’est parce que la lune est beaucoup plus rapprochée de nous.4.Quelle est la distance hypothétique de la lune à la terre P.Cette distance est de 384,000 kilomètres; la lieue française valant quatre kilomètres, on compterait donc 96,000 lieues de la lune à la terre.5.Puisque la lune est si proche de notre pla- nète, pourquoi ne pouvons-nous y aller ?.L’air respirable se raréfiant à une certaine altitude, tient encore les savants en échec.Des aviateurs ont constaté que le froid devient très vif à mesure que leur avion s’élève vers les hauteurs.Mais peut-on soupçonner ce que nous réserve l’an 2000 ?6.Tout ce qui vit dans l’eau a-t-il aussi besoin de soleil ?.Les végétations sous-marines, les poissons aveugles aux grandes profondeurs, subissent aussi l’influence bienfaisante du soleil.7.A quoi contribue notre noyau de feu ?(centre du globe).Il contribue à notre température terrestre et l’atmosphère permet la respiration.8.Comment la vie sous-marine est-elle possi- ble ?.La vie sous-marine n’est possible qu’en raison des éléments vitaux que la surface de l’eau reçoit du soleil.GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Trouver: a) un adjectif; b) un verbe; c) un adverbe, pour les mots suivants, selon le cas.a) lumière: lumineux; illuminer; lumineusement.b) santé: sain; sanitaire; sainement.c) terre: terrestre; terrer, enterrer; terres- trement.d) soleil: solaire; ensoleiller.e) exception: excepté; excepter; exception- nellement./) profondeurs: profond; approfondir; profondément.2.Trouver quelques homonymes des mots: terre, eau, faux, air.a) terre: taire (verbe) ; ter (répétition trois fois de suite); terre (du verbe se terrer).b) eau: haut (hauteur); au (art.contrac- té); aulx (ail au pluriel); os (parties dures du corps); oh !, ô, ho (exclamations dans le discours).c) faux: faut (du verbe falloir); faulx (instrument pour couper le blé) ; faux (délit d’un faussaire).d) air: ère (époque); hère (misérable); haire (instrument de pénitence); erre (du verbe errer) ; aire (nid de l’aigle).3.Justifiez l’orthographe: des gens haut-placés ?Des yeux bleu foncé ?Des roses fraîches-cueillies ?a) J’écris haut-placés parce que le premier des adjectifs est employé adverbialement.b) bleu foncé: parce que deux adjectifs étant réunis pour désigner la couleur, ils restent invariables.c) fraîches-cueillies: parce que frais varie par euphonie devant un adjectif féminin.4.Corrigez s’il y a lieu: a) Ces géographi 'S me coûtent deux piastres chaque.chacune, parce que chaque doit être toujours suivi d’un nom.b) Les savants eux-même gémissent de leur ignorance.eux-mêmes: même s’écrit au pluriel lorsqu’il suit un pronom personnel et s’y joint par un trait-d’union.CONJUGAISON Conjuger aux temps composés: absoudre, résoudre, exclure, tressaillir.Passé composé: 1.J’ai absous le pécheur, résolu la difficulté, exclu ce litige et tressailli de joie.Tu as absous, as résolu, as exclu, et as tressailli de joie.Il a absous, résolu, exclu et tressailli.Nous avons absous, résolu, exlu et tressailli.Vous avez absous, résolu, exclu et tressailli.Us ont absous, résolu, exclu et tressailli.Passé antérieur: J’eus absous, résolu, exclu et tu eus tressailli.Tu eus absous, résolu, exclu et tu eus tressailli. Notai 954 LEÇON-TYPE 221 Went Kit Il eut absous, résolu, exclu et il eut tressailli.Nous eûmes absous, résolu, exclu et nous eûmes tressailli.Vous eûtes absous, résolu, exclu et vous eûtes tressailli.Ils eurent absous, résolu, exclu et ils eurent tressailli.ANALYSE LOGIQUE 3lus-que-parf ait : etilioni; I .loir); I: ; |rleblé);i éb);?| | lielepc jyé c ' " fK adjftt i conta, rjtCIlt è J’avais absous, résolu, exclu et tressailli.Tu avais absous, résolu, exclu et tressailli.Il avait absous, résolu, exclu et tressailli.Nous avions absous, résolu, exclu et tressailli.Vous aviez absous, résolu, exclu et tressailli.Ils avaient absous, résolu, exclu et tressailli.Futur antérieur: J’aurai absous, résolu, exclu, et tressailli.Tu auras absous, résolu, exclu, et tressailli.Il aura absous, résolu, exclu, et tressailli.Nous aurons absous, résolu, exclu, et tressailli.Vous aurez absous, résolu, exclus, et tressailli.Us auront absous, résolu, exclu, et tressailli.N.B.— Faire remarquer aux élèves la terminaison des participes passés.Rares sont ceux qui ne font pas de fautes en écrivant ces temps.Si simple que cela paraisse, revenons-y souvent.Nous nous en apercevrons aux revues mensuelles.1.Il faudrait demander à Marie, qui lui a donné cet amour, qu’elle a déversé sur nous depuis notre première enfance.Trois propositions dans cette phrase.a) l'e proposition: Il faudrait demander à Marie.Proposition principale.Sujet app.il.Sujet réel.demander.Compl.ind.Marie.Compl.dir.la 2e proposition.Verbe.faudrait.b) 2e proposition: qui lui a donné cet amour.Prop.sub.dir.de demander.Sujet.qui.Verbe.a donné.Compl.dir.cet amour.c) 3eproposition: qu’elle a déversé sur nous depuis notre première enfance.Sub.compl.dét.de amour.Sujet.elle.Verbe.a déversé.Compl.ind.nous.Compl.cir.de temps.enfance.EXERCICE GRAMMATICAL il»' escM eïlu ,S6î Faire accorder les mots en italique.Rien n’est plus beau qu’un feu d’artifice au bord d’une pièce d’eau, alors que la magie de la flamme se répercute dans le miroitement de l’eau.De ces feux d’artifice, l’éclairage des quais et des ponts de Paris nous donne une réplique.N’est-» ivt » t iror- ^ 06 P98 une féerie que ces mille lueurs dansant ANALYSE GRAMMATICALE dans l’eau, créant de vrais palais de clarté, colon- Analyser les mots en italique.nades rougeoyantes portiques dorés,, dômes , .éclatants P Les boulevards sont parsemés d arcs- 1.Le plus grand pas dans^ le domaine de la en-ciel de mille teintes, qui se croisent, se heurtent, science des astres, a été sans doute, la s'enchevêtrent, se confondent pour ne faire qu’une decouverte du telescope, qui a provoqué seule lumière; sur les toits, les nouvelles courent en/'rance, en 1 tahe un enthousiasme,sincère en points de feu, lançant bonheurs et malheurs, dont les repercussions sont arrivées jus- sans s’arrêter une minute, sur les hommes, qui, qu aux astronomes de notre pays.ia tête levée, les attendent.a) pas.nom com.masc.sing., sujet de Pierre Crochet.a été.b) domaine.nom com.masc.sing., comp.PHRASES DÉTACHÉES \ j'jCirC ^eU a 1- Les Lemaire, les Newton, les Herschel sont c) telescope.les inventeurs du télescope.Ceux-là, l’ont nom com.masc.sing., compl.découvert, celui-ci l’a merveilleusement perfec- determ.de découverte.tionné.Newton employait des miroirs sphéri- d) France.ques en bronze; Foucault les remplaça par des nom prop.fém.sing., compl.miroirs de verre argentés.cire, de lieu de a provoqué.o.Les savants de la vieille Europe, ceux des e) enthousiasme.deux Amériques, pensent-ils assez que leur intel- nom com.masc.sing., compl.ligence leur a été donnée par Dieu P directe de a provoqué.3 Les Ave Maria, \z& Salve Regina, comme des f) répercussions.roses d’or, embaument le monde en cette Année nom corn.fém.plur., sujet de mariale.sont arrivées.4 L’automobile moderne, munie de réflec- g) astronomes.teurs de forme parabolique, envoie au loin des nom corn.masc.plur., compl.rayons réfléchis, pénétrant les nuits les plus som-ind.de sont arrivées.bres et même les brumes et les brouillards, grâce 222 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre aux récentes applications de la lumière jaune orangé.VOCABULAIRE 1.La plus grosse des planètes de notre système solaire et qui est entourée de neuf satellites.Jupiter.2.La seconde des planètes qui gravitent autour du soleil; elle vient avant Mercure et après la Terre.On l’appelle communément l’étoile du berger.Vénus.3.Planète satellite de la terre, autour de laquelle elle tourne et qu’elle éclaire pendant la nuit.lune.4.Ce qui éclaire les objets et les rend visibles.lumière.5.Qui a, qui projette de la lumière.lumineux.Au figuré: Qui sai>it promptement la vérité.esprit lumineux.6.Astre fixe, qui brille par sa propre lumière.étoile.Sirius est une des plus brillantes parmi les étoiles.7.Semé d’étoiles.étoilé.8.Parcelle incandesccente, qui se détache d’im corps enflammé et s’élance au loin.étincelle.Au figuré: brillant éclat.étincelle.9.Mesure française itinéraire de mille mètres.kilomètre.La lieue française vaut quatre kilomètres.10.Science qui traite des astres.astronomie.L'astronomie apprend à déterminer la position relative des astres, leur configuration, et à constater les lois de leurs mouvements.RÉDACTION Dites le bien et le mal que peuvent faire le feu et l’eau.Plan de la rédaction: Nécessité du feu.Il nous réchauffe, nous stimule, fait cuire les aliments.Il active les différentes machines des industries.Nécessités de Veau.Il faut en avoir manqué quelque temps pour se rendre compte de son utilité.A peine la remarquons-nous lorsque nous en avons.L’eau nous désaltère, sert à la toilette de l’homme, aux différents nettoyages.Sans l’eau que deviendraient les plantes ?etc.Inconvénients du feu.Il brûle les imprudents.Sous la poussée du vent, il peut détruire, forêts, villes et villages.Inconvénients de Veau.Tombée en trop grande quantité la pluie nuit aux récoltes, provoque les inondations, etc.Au moyen de ce plan, il est facile de rédiger quelque chose de convenable.Essayez ! RÉCITATION La lune Avez-vous vu, ce soir, monter la lune pâle Au-dessus du grand bois sombre et silencieux ?Sa faucille luisait comme une immense opale Sur le splendide écrin de la voûte des cieux.Longtemps je regardai la blanche voyageuse, Image de la vie au cours mystérieux.Comme l’astre, la vie a la mine songeuse, Un regard triste et doux, imposant, sérieux.La lune a des rayons, grâce au soleil immense Qui donne la lumière aux mondes spacieux, La vie a pour soleil un Dieu plein de clémence Dont les puissants rayons illuminent nos cieux.Mais aussi, de la mort, la lune offre l’emblème: Faucille suspendue au-dessus de nos fronts.Comme l’astre, la mort a le visage blême, Un œil dur et glacé que tous nous connaîtrons.J’ai pensé tout cela en regardant la lune.Qui me fixait toujours et semblait m’inviter A réussir ma vie et, sans faiblesse aucune.Envisager la mort et puis l’éternité.Si vous n’avez pas vu monter la lune pâle Au-dessus du grand bois sombre et silencieux Regardez-la, ce soir, elle fait la morale A ceux qui savent lire au grand livre des cieux.Millicent.CHANT L’éternelle Voix ou le Credo du Paysan Album de M.C.-E.Gadbois.EXPLICATION DE TEXTE DOUZIÈME ANNÉE LA MÉDISANCE par Bourdaloue « Si la médisance était réduite à ne se produire qu’en public et devant des témoins, à peine y aurait-il des médisants dans le monde: pourquoi ?parce qu’il y aurait fort peu LEÇON-TYPE 223 1954 sert} nettoji» , ® ft "Iles.uencn mcm! se nralf j, es a®,, yajeB,J GUS61 SfflJE cieiK, clémeiiti tnoscieii!,, fer' tais, lême, miaitroiii.’imiter ; icffle, de gens qui pussent ou qui voulussent essuyer la tache que la médisance imprime à celui qui la fait.Mais aujourd’hui l’on est quitte pour un peu de prudence et pour une discrétion apparente; avec cela on médit librement et impunément: d’où il arrive que les plus lâches y deviennent les plus hardis.Peut-on mieux les dépeindre que le Saint-Esprit dans la Sagesse, quand il les compare à des serpents qui piquent sans faire de bruit ?Us demandent le secret à tout le monde, et ils ne voient pas, dit saint Jean Chrj^sostôme, que cela même les rend méprisables.Car demander à celui que j’ai fait le confident de ma médisance qu’il garde le secret, c’est proprement lui confesser mon injustice.C’est lui dire: Soyez plus sage et plus charitable que moi; je suis un médisant, ne le soyez pas; en vous parlant de telle personne, je blesse la charité, ne suivez pas mon exemple.Ce n’est pas tout.D’où vient qu’aujourd’hui la médisance s’est rendue si agréable dans les entretiens et dans les conversations du monde ?Pourquoi emploie-t-elle tant d’artifices et cherche-t-elle tant de détours ?Ces manières de s’insinuer, cet air enjoué qu’elle prend, ces bons mots qu’elle étudie, ces termes dont elle s’enveloppe, ces équivoques dont elle s’applaudit, ces louanges suivies de certaines restrictions et de certaines réserves, ces réflexions pleines d’une compassion cruelle, ces œillades qui parlent sans parler et qui disent bien plus que les paroles mêmes: pourquoi tout cela?.Parce qu’autre ment la médisance n’aurait pas le front de se montrer ni de paraître.Et de tout ceci je conclus qu’entre les vices, la médisance est évidemment un des plus lâches.J’ai dit encore que c’était un des plus odieux.Car qu’y a-t-il de plus odieux qu’un homme à la censure de « qui )) chacun se trouve exposé; dont il n’y a personne, de quelque condition qu’il soit, qui se puisse dire exempt; et de qui les puissances mêmes ne peuvent éviter les traits ?Quoi de plus odieux qu’un tribunal érigé d’une autorité particulière, où l’on décide souverainement du mérite des hommes; où l’on est déclaré tel que l’on veut qu’il soit; où l’autre quelquefois est noté pour jamais et flétri d’une manière à ne s’en pouvoir laver; où tous reçoivent leur arrêt, qui leur est prononcé sans distinction et sans compassion ?C’est pour cela que l’Ecriture, dans le portrait du médisant, nous le représente comme un homme terrible et redoutable.En effet, il est redoutable dans une ville, redoutable dans une communauté, redoutable dans les maisons particulières, redoutable chez les grands, redoutable parmi les petits: dans une ville, parce qu’il y suscite des factions et des partis; dans une communauté, parce qu’il en trouble la paix et l’union; dans une maison particulière, parce qu’il y entretient des inimitiées et des froideurs; chez les grands, parce qu’il abuse de la créance qu’ils ont en lui, pour détruire auprès d’eux qui il lui plaît; parmi les petits, parce qu’il les anime les uns contre les autres.Combien de familles divisées par une seule médisance ! combien d’amitiés rompues par une raillerie ! combien de cœurs aigris et envenimés par des rapports indiscrets ! )) INTRODUCTION Louis Bourdaloue, né à Bourges en 1632, entra à seize ans dans la Compagnie de Jésus et prêcha a Paris avec un énorme succès pendant trente-huit ans, c’est-à-dire de 1666 à 1704, l’année meme de sa mort.C’est le Père Bretonneau qui publia les sermons de Bourdaloue {1632-1704) en 1707.Il prêcha même en province, de 1659 a 1669, de sorte qu’il consacra quarante-deux ans de sa vie à la prédication; huit jours même avant sa mort, on rapporte qu’il prêchait encore.Mais, avant de se lancer dans la prédication, il avait enseigné dix ans dans les collèges des Jésuites.Il resta toute sa vie un professeur de théologie morale et de dialectique passionnée.Chacun de ses sermons — la première édition de 1707-1734 comprend 16 vol.in-8 —se lit Bourdaloue.aujourd’hui comme un cours, aux divisions et aux subdivisions nettes et proportionnées, rigoureuses et multiples.Bourdaloue avait coutume de prêcher, les yeux fermés; sa mémoire faisait alors des efforts pour se rappeler la suite du sermon appris par- cœur, et il lui arrivait même parfois de répéter ou de reprendre quelques mots pour ressaisir ainsi le fil qui lui échappait.Il a été beaucoup plus populaire que Bossuet au XVIIe siècle; aujourd’hui on le lit peu.Mme de Sévigné ne jurait que par lui.« Il passe toutes les merveilles, écrivait-elle, il prêchait divinement.il semblait que personne neût encore prêché.Il était d'une force à faire trembler les courtisans et s'exprimait avec la liberté d’un apôtre, disant des vérités à bride abattue.» Il succéda à Bossuet comme prédicateur à la cour, qui le fit venir dix fois pour les Carêmes et les Avents.Bossuet 224 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre lui-même le réclama souvent dans son diocèse de Meaux.Les plus beaux sermons de Bourdaloue portent sur les sujets suivants: La Pensée de la mort, l'Aumône, les Divertissements du Monde, l'Ambition, la Médisance, l'Hypocrisie: Ses sermons sont des modèles de composition.Les développements sont serrés et continus.Comme le dit Sainte-Beuve, « il n’y a pas un instant de pause où l'on puisse respirer, tant un anneau succède à l'autre et tant ce n’est qu’une seule et même chaîne ».Mme de Sévigné a exprimé la même idée dans ces termes: « Il m’a souvent ôté la respiration par l'extrême attention avec laquelle on est pendu à la force et à la justesse de ses discours et je ne respirais que quand il lui plaisait de finir.» Le maréchal de Grammont s’écria un jour en pleine église, pendant un sermon de Bourdaloue: « Morbleu ! Il a raison.» Le texte que nous allons analyser est emprunté au sermon Sur la Médisance pour le XIe Dimanche après la Pentecôte.NATURE ET PLAN DU MORCEAU Ce morceau, qui est tiré de la première partie du Sermon de Bourdaloue Sur la Médisance et qui est fait de quelques phrases extraites de plusieurs paragraphes, les citations latines ayant été omises, ce morceau est une description animée du grave défaut qu’est la médisance; c’est même un vice lâche et odieux, que l’orateur décrit avec précision et vigueur pour nous inspirer l’horreur de ce péché.C’est un portrait de moraliste.Bourdaloue avait pris pour sujet le texte suivant de saint Marc {ch.7): « On lui amena un homme qui était sourd et muet, et on le pria de mettre les mains sur lui pour le guérir.» C’est un fait historique, Jésus-Christ fait parler un muet.Mais il nous est souvent plus difficile et plus expédient de nous taire que de parler.Le prédicateur divise son sujet en deux parties.Dans la première, il montre qu’il n’est point de péché ni plus lâche ni plus odieux que la médisance.Dans la seconde, il fait ressortir que, de tous les péchés, la médisance est celui qui engage le plus la conscience et lui impose les obligations les plus rigoureuses.Cet extrait comprend deux parties.La médisance est un des vices des plus lâches qui soient: telle est la première partie {paragr.1-2).La médisance est un des vices des plus odieux qui soient: telle est la seconde partie {paragr.3-ù).Ce plan est clair, simple, bien charpenté.On dirait un plan de cours, les professeurs aimant d’ordinaire les divisions nettes et accentuées.ÉTUDE DU FOND On peut d’abord analyser les arguments dont Bourdaloue se sert pour démontrer que la médisance est une lâcheté.Afin d’agir plus sûrement, la médisance commet trois lâchetés particulières: elle ne s’exprime presque jamais qu’en secret, elle affecte d’être plaisante et agréable, elle essaie de se couvrir de mille et un prétextes qui lui servent de justification apparente.Elle n’agit ni au grand jour ni de façon directe.Au contraire, elle accomplit son travail néfaste dans l’ombre et à l’aide de nombreux détours.« Mais aujourd’hui l’on est quitte pour un peu de prudence et pour une discrétion apparente; avec cela on médit librement et impunément.Peut-on mieux les dépeindre que le Saint-Esprit dans la « Sagesse », quand il les compare à des serpents qui piquent sans faire de bruit ?Ils demandent le secret à tout le monde et ils ne voient pas, dit saint Jean Chrysostôme, que cela même les rend méprisables.D’où vient qu aujourd’hui la médisance s’est rendue si agréable dans les entretiens et dans les conversations du monde ?Pourquoi emploie-t-elle tant d’artifices et cherche-t-elle tant de tours ?.Pourquoi tout cela ?.Parce qu'autrement la médisance « n'aurait pas le front de se montrer ni de paraître .» L’orateur sacré se sert d’un passage de la Sagesse (10), qui est aussi une comparaison fort pittoresque et expressive, pour dépeindre les lâches médisants; le Saint-Esprit les y « compare à des serpents qui piquent sans faire de bruit »: Si mordeat serpens in silentio, nihil est minus habet qui occulte detrahit.Bourdaloue montre bien aussi que le médisant se rend méprisable et avoue même sa culpabilité — quand ce dernier demanda à son confident de garder le secret: « Car demander à celui que j’ai fait le confident de ma médisance qu’il garde le secret, c’est proprement lui confesser mon injustice.C’est lui dire: Soyez plus sage et plus charitable que moi: je suis un médisant, ne le soyez pas; en vous parlant de telle personne, je blesse la charité, ne suivez pas mon exemple.» jeIs Étï IL Ée [ 1 fü! 5 I II : Ce changement brusque de personne, du je au vous, a pour effet de piquer l’attention et de dramatiser le discours.L’auteur change ainsi de ton.Il cesse d’être descriptif et didactique; il devient orateur, il parle à ses auditeurs, il se met lui-même en scène, c’est comme s’il causait avec son auditoire.Bourdaloue cite la Sagesse et Saint Jean Chrysostôme; il passe aussi volontiers du ton didactique au ton oratoire.Il emploie également l’interrogation comme procédé pour renforcer son argumentation : « Si la médisance était réduite à ne se produire qu’en public et devant des témoins, à peine y aurait-il des médisants dans le monde: pourquoi ?parce qu’il.Peut-on mieux les dépeindre que le Saint-Esprit dans la « Sagesse », quand il les compare à des serpents qui piquent sans faire de bruit ?.D’où vient qu aujourd’hui la médisance s'est rendue si agréable dans les entretiens^ et dans les conversations du monde ?Pourquoi emploie-t-elle tant d’artifices et cherche-t-elle tant de détours ?.Pourquoi tout cela ?» A noter ici les artifices et les détours que prend la médisance dans la société.Seul un observateur perspicace, un moraliste, pouvait décrire ainsi les mille tours de la médisance: « Ces manières de s’insinuer, cet air enjoué qu’elle prend, ces bons mots qu’elle étudie, ces termes dont elle s’enveloppe, ces équivoques dont elle s’applaudit, ces louanges suivies de certaines LEÇON-TYPE 225 Hoyt ’fours, i k'4' «f-.fl filkii iiafi 1954 æilwiil ‘ ie romfc [ 'sage dî araisoû fil épeiudit !> yitof?rui! il al m' iiir epnsallej 1 ce de® secret: ; '(leconjil?! dalpmit: j 'alhit i ioi:j(» j parm SUffi! [i ¦«, ou,' j entioaeU ( iiaaje Ê j didactip e fealo^' ur reafon?; tuf P ;c itt Vf 01(1 11 “ 10: tnlréP s M*1 nd -S và!^, fliffl I [# I restrictions et de certaines réserves, ces réflexions pleines d'une compassion cruelle, ces œillades qui parlent sans parler et qui disent bien plus que les paroles mêmes.» Insinuations, air, mots, équivoques, louanges, restrictions, réserves, réflexions, compassion, oeillades: tout concourt à la médisance, même les yeux et l’âme {la compassion est un mouvement de l'âme, qui nous rend sensibles aux malheurs du prochain).Bourdaloue est fort habile à dépister les mille artifices de la médisance, qui est un des vices les plus lâches qui soient.C’est aussi un des plus odieux que l’on connaisse.Odieux à Dieu et aux hommes.Pourquoi ?Pour deux raisons : 1 ° le médisant censure tout le monde; 2° le médisant est un homme partout redoutable.Personne ne trouve grâce à ses yeux.Quelle vigueur ramassée dans ces deux questions de Bourdaloue, qui constituent tout le paragraphe trois ! « Qu'y a-t-il de plus odieux qu’un homme à la censure de qui chacun se trouve exposé .et de qui toutes les puissances mêmes ne peuvent éviter les traits ?Quoi de plus odieux qu’un tribunal érigé d’une autorité particulière, oà l’on décide souverainement .où tous reçoivent leur arrêt, qui leur est prononcé sans distinction et sans compassion ?» Quelle énergie dans cette peinture, où l’accumulation des phrases interrogatives ajoute à l’âpreté du sujet traité ! Le médisant nous paraît certes odieux et, partant, méprisable.C’est un censeur impitoyable, irresponsable, souverain, absolu.Aussi tout le monde le redoute-t-il.On le redoute: a) dans une ville; 6) dans une communauté; c) dans des maisons particulières; d) chez les grands; e) parmi les petits.Il est partout redouté.Pareille énumération englobe presque tout le genre humain.C’est dans le quatrième et dernier paragraphe que le prédicateur développe cet aspect peu estimable du médisant.C’est ici qu’il montre le plus la vigueur serrée de sa logique, qui est Time des principales caractéristiques de l’éloquence ou des sermons de Bourdaloue.H reprend ici une à une chacune des divisions ci-dessus indiquées.Il divise son sujet avec beaucoup d’attention afin de ne rien laisser passer.Il montre de quelle façon l’action redoutable du méprisant se poursuit dans chacun des groupes dont il s’agit.On le redoute: « 1 ° dans une ville, parce qu’il y suscite des factions et des partis; 2° dans une communauté, parce qu’il en trouble la paix et l’union; 3° dans une maison particulière, parce qu’il y entretient des inimitiés et des froideurs; 4° chez les grands, parce qu’ils abusent de la créance qu’ils ont en lui pour détruire auprès d’eux qui il lui plaît; 5° parmi les petits, parce qu’il les anime les uns contre les autres.» Et l’orateur de résumer ainsi le dommage causé par la médisance: « Combien de familles divisées par une seule médisance ! combien d’amitiés rompues par une raillerie ! combien de cœurs aigris et envenimés par des rapports indiscrets ! » Ce portrait du médisant, si terrible et si redoutable soit-il, est ainsi présenté dans l’Ecriture même.La façon d’argumenter de Bourdaloue ne peut manquer de rallier ses auditeurs.Il procède par répétition et par énumération.H répète l’adjectif « redoutable » au moins cinq fois, combien, trois fois, parce que, cinq fois, dans, cinq fois, etc.Il énumère, avec preuves à l’appui et de façon écrasante, les multiples champs d’action du médisant.Il agit partout et n’épargne personne.Bourdaloue s’adresse beaucoup plus à la raison et au bon sens qu’à l’imagination et à la sensibilité.Loin de multiplier les images, il les emploie avec grande sobriété.Son intention est de démontrer, de prouver, d’argumenter, de forcer l’adhésion de l’esprit.Il fait appel à l’intelligence.Sa prédication est toute en preuves.« Pourquoi » et « parce que » sont ses mots favoris.Il est méthodique.Il procède par divisions, qui ont autant de points de repère.Il numérote, pour ainsi dire, les parties de son raisonnement.Il frappe fort, il martèle, on dirait qu’il est sourd ou qu’il prêche à des sourds.D’autre part, son portrait du médisant est pénétrant, condensé, substantiel, original.Bien qu’il manque un peu de couleur, il n’est pas cependant abstrait.Il est moral, psychologique, mais tout de même assez sensible, sans toutefois viser à l’effet; Bourdaloue est loin ici de manquer de chaleur; il s’anime, il argumente, il harcèle son auditoire de questions; il déborde de sincérité; il veut nous rendre le médisant odieux et méprisable.Son émotion, loin de s’étaler, est plutôt concentrée, de qualité fine, qui s’adresse au cœur.LE STYLE Le style, comme l’émotion, vise plutôt à convaincre qu’à éblouir.Il est clair, simple, direct, ferme, remarquable de propriété et de précision; il est, par moments, brusque, familier, populaire.Les images sont rares.Le vocabulaire renferme, cependant, des mots dont il importe de souligner brièvement la signification: médisance: discours de celui qui médit.réduite: bornée à, limitée à.se produire: se faire voir, se faire connaître.imprime: donner une certaine marque, faire une empreinte.quitte pour: n’avoir à souffrir que.apparente: visible, évidente.impunément: sans conséquence fâcheuse.Sagesse: Le livre de la Sagesse est l’un des sept livres sapientiaux de la Bible.Saint Jean Chrysostôme: Bouche d’or {3U7-k07), l’un des Pères de l’Eglise grecque.confident: personne à qui l’on fait la confidence de ses secrets.proprement: précisément, exactement.artifices: ruse, moyens habiles, déguisés.s’insinuer: se faufilent habilement dans l’esprit.enjoué: gai.bons mots: traits d’esprit.tours: traits d’habileté, de ruse, ici expressions, mots.termes: mots. 226 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre s'enveloppe: se recouvrir, s’entourer.équivoques: mots à double entente.s'applaudit: se donne à elle-même des applaudissements.restrictions: réserves tacites, mentales, qu’on fait d’une partie de ce qu’on pense, réserves: sorte de prudence qui nous retient de dire une certaine différence dans la manière de voir.compassion: sentiment qui nous rend sensibles aux maux des autres.se montrer: se faire voir.paraître: s'afficher avec ostentation ou excès, faire figure dans le monde.censure: critique à l’effet de corriger.puissances: les gens en place, en crédit.traits: arme lancée avec la main, avec l’arc, avec la fronde, etc.souverainement: d’une manière souveraine, sans appel.noté: déprécié, déconsidéré.flétri: diffamé, déshonoré, frappé d’une condamnation déshonorante.laver: purifier, venger, justifier.arrêt: punition, sentence.l'Écriture: l'Écriture sainte, les saintes Écritures, l'Ancien et le Nouveau Testament, fonctions: partis de gens unis pour une action politique violente.inimitiés: haines, aversions.froideurs: mécontentements, indifférences.créance: crédit, confiance.abuse: user mal.détruire: ruiner, abattre, anéantir, démolir.aigris: irrités, devenus aigris, piquants.envenimés: irrités, aigris, pleins de venin.cœurs: personnes.Ici et là on peut relever des termes populaires ou des tours brusques, familiers, tels que: « avec cela on médit.pourquoi ?.pourquoi tout cela ?.la médisance n’ajurait pas le front.Et de tout ceci je conclus.d’où il arrive que .d’où vient qu’aujourd’hui.Ce n’est pas tout.» On note aussi quelques images telles que: « essuyer la tache que la médisance imprime à celui qui la fait », « il les compare à des serpents qui piquent sans faire de bruit », « ces termes dont elle s’enveloppe », « flétri d’une manière à ne s’en pouvoir laver.» Le vocabulaire est d’ime grande propriété.Il fait rarement appel à l’imagination.Il renferme des termes abstraits, qui parlent à la raison.Il est fort clair et précis, peu ou point imagé.C’est le langage de l’esprit.L’auteur ne craint pas de reprendre les mêmes mots ni de poser souvent des questions; l’interrogation et la répétition sont des procédés habituellement chers aux orateurs.Ses phrases sont des preuves.Les unes sont longues, ponctuées par des points-virgules, comme dans les deux derniers paragraphes; cela donne de l’ampleur et de la plénitude au développement oratoire, cela aussi contribue à sérier les idées et à les marteler dans l’esprit.D’autres phrases, également longues, sont unies et pleines de mouvement grâce à l’emploi de petits mots répétés tels que: « ces manières .cet air .ces bons .ces termes .ces équivoques .ces louanges .ces réflexions .ces œillades (parag.2) « où l’on décide .où l’un est déclaré .où l’autre .où tous » {parag.3) ; « dans une ville .dans une communauté .dans une maison particulière, etc.{parag.4).Autant de petits mots qui nous retiennent au développement de l’orateur ou nous empêchent de perdre le fil de son discours.Il y a, un je ne sais quoi, de familier dans cette façon de faire, qui voisine à côté de tours élégants et littéraires, comme ceux-ci: « Car, qu'y a-t-il de plus odieux qu'un homme à la censure de qui chacun se trouve exposé; dont il n’y a personne, de quelque condition qu'il soit, qui se puisse dire exempt; et de qui les puissances mêmes ne peuvent éviter les traits ?» « Quoi de plus odieux qu’un tribunal érigé d’une autorité particulière où .l’autre est flétri d’une manière à ne s'en pouvoir laver .» k te CONCLUSION ()i Ce morceau, qui ne comprend pas malheureusement un texte suivi de Bourdaloue, est assez bien coordonné cependant pour nous donner un rapide aperçu du talent oratoire du grand prédicateur jésuite du XVIIe siècle.Ce dernier se révèle ici un fin moraliste, un analyste du cœur, j un psychologue de grande classe.S’il décrit les mœurs, c’est pour les corriger c’est pour assurer j u le bien des âmes.Comme il le dit lui-même dans le premier point de son sermon Sur la Médisance, « on ne combat jamais mieux ce péché qu’en le faisant connaître ».C’est ce qu’il a fait de main de maître dans le court passage que nous venons d’analyser. LECON-TYPE 227 Langue seconde HUITIEME ANNEE (3e année d’anglais) La Méthode directe de Conversation anglaise le duc® Jdéciil liras»» Gertie Kathleen Hart, diplômée de la Faculté des Lettres de la Sorbonne, et professeur de la méthodologie de la langue seconde à VUniversité Laval.On a dû se rendre compte dans le numéro précédent de la Revue, que le programme de 8e année (3e année d’anglais) ne comprend que deux points très importants: 10 la forme progressive, et 2° les propositions subordonnées.On a dû également se rendre compte que les cinq premiers textes du livre no 3 assurent la récapitulation de la matière des livres nos 1 et 2, et que les 16 textes suivants (séries 6-21) assurent l’application des deux points plus haut cités: programme de la huitième année.ht [ail de® iiisvemi Au mois de septembre, on a dû faire la récapitulation générale et voir les textes des cinq premières séries.Au mois d’octobre, on a dû commencer à enseigner la forme progressive et récapituler, au moven des textes des séries 6 et 7.PROGRAMME DE NOVEMBRE Au mois de novembre, on continuera à enseigner la forme progressive et on verra les textes des séries 8, 9 et 10.Par exemple: 1.Is this the long autumn season P 2.Are the last leaves falling ?3.Are the birds leaving us for the whole winter P 4.Are the farmers bringing in their animals ?Et ainsi de suite en s’inspirant du texte de la huitième série.(Le centre d’intérêt proposé aux séries 8, 9 et 10 est un hommage à la première infirmière canadienne, la grande Jeanne Mance, de même qu'aux médecins et aux infirmières contemporains à l’esprit chrétien.Sujet d’actualité s’il en est un.Diriger la conversation en parlant du grand Congrès international des infirmières catholiques tenu à Québec en septembre de celte année.) 228 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre LEÇON-TYPE PREMIERE ÉTAPE: (la conversation dirigée par le maître) 1° Enseigner les particularités du vocabulaire ties séries 8, 9 et 10.Par exemple: ache: mal, dans le sens douleur aiguë; de sa nature; pain: mal, dans le sens douleur persistante; de sa nature; sore: mal, dans le sens douleur causée par l’inflammation; à cette fin.diriger la conversation de façon à faire bien saisir la signification de: a) to have toothache, headache et earache; b) to have a pain in one's back, in one's knees or legs; c) to have sore eyes, feet or throat.2° Enseigner les expressions où entrent les verbes to be ou to have (séries 8, 9 et 10), en regard de leurs équivalents dans la langue maternelle, et diriger la conversation de façon à faire bien saisir le sens de: be the matter with, to be hot, one’s head to be bad for one’s eyes, to be sick in bed, to be easy for one to talk, not to be all very well, to be a pleasant thing, never (not) to be as white as a sheet, one’s face to be just the picture of, to be quick, to be sleepy, to have a bitter taste, to have a sick stomach, to have a sound sleep, to have a cold in one’s head, to have a very bad headache, to have much (a bad) pain, to have control over one’s nerves, to y avoir (sens: se passer) avoir la tête brûlante être dommageable à la vue être malade au lit, être alité pouvoir à peine parler être bien beau de n’être pas chose agréable être pâle comme un drap ressembler à se presser avoir sommeil être amer avoir mal à l’estomac dormir profondément avoir le rhume de cerveau avoir un très gros mal de tête souffrir beaucoup garder son sang-froid DEUXIÈME ÉTAPE: (la conversation spontanée des élèves) Les élèves pourraient imiter la conversation qu’a dirigée le maître au cours de la Première étape, et poser des questions telles que les suivantes, par exemple: 1st pupil: What is the matter with you this morning ?Do you have headache ?2nd pupil: Yes, I do.My l ead is so hot.You, ., do you have a very had headache P 3rd pupil: No, 1 haven’t.Ha^ you, .P ¦'rth pupil: Yes, I have a bad headache too.doesn’t look very veil today, does he (she) ha* e a pain in his (her) back ?5th pupil: .hasn’t a pain in his (her) back but he (she) has a cold in his (her) head.Et ainsi de suite des expressions idiomatiques des séries 8, 9 et 10, que le maître a ra écrites au tableau afin d’en assurer l’application dans la Deuxième étape, la conversation spontanée.TROISIÈME ÉTAPE: (la conversation probante (de contrôle) ) Après avoir enseigné tous les mots nouveaux du texte de la huitième série, le maître, dans le but de former l’oreille des élèves, pose quelques questions, toujours d’après le même centre d’intérêt.(Il peut s’inspirer du texte de la série 8, qui assure la récapitulation de tous les principes et de tout le vocabulaire de cette série.) Par exemple: 1.Are Paul and Rita playing Doctors and Nurses today ?2.Why are they staying home ?Why are they not going out ?3.Has Paul a white coat on P 4.Are his glasses down on the end of his nose P 5.Is his doctor’s bag beside him P Et ainsi de suite en s’inspirant du texte du livre de l’élève, huitième série, page 8.QUATRIÈME ÉTAPE: (la lecture des mots appris) Le maître fait lire les textes des séries 8, 9 et 10 seulement quand: 1° tout le vocabulaire aura été appris au cours de plusieurs Premières étapes; 2° tous les élèves auront employé ce vocabulaire spontanément dans plusieurs Deuxièmes étapes; 3° ils auront été entraînés, au cours de plusieurs Troisièmes étapes, à comprendre facilement toutes les questions posées par le maître sur le sujet du centre d’intérêt qui a servi à l’étude des principes de la construction de la phrase de cette partie de la méthode, du vocabulaire et de la grammaire. 1954 LEÇON-TYPE 229 NEUVIÈME ANNÉE (4e année d’anglais) On a dû se rendre compte dans le numéro précédent de la revue, que le programme de 9e année (4e année d’anglais) ne comprend qu'un point très important: les principes de la construction de la phrase à la forme ordinaire et à la forme progressive, au deuxième présent, au deuxième passé et au deuxième futur de l’indicatif.Au mois de novembre, en partant du texte de la série 22 comme sujet du centre d’intérêt, on enseignera les principes de la construction de la phrase à la forme ordinaire, au deuxième présent, au deuxième passé et au deuxième futur.Le centre d’intérêt proposé est un hommage aux facultés de musique de nos universités.En 9e année, au lieu de donner la reproduction du tableau qui illustre, au livre de l’élève, le centre d’intérêt proposé ci-dessus, il nous a paru plus avantageux d’illustrer les principes de la construction de la phrase d’après le procédé: Tableau-type 1-2-3-4: -1 - 1 eu 1 -3- 1 -r i procédé qui est exclusivement propre à la méthode Hart, et sur lequel nous avons des Droits réservés.LEÇON-TYPE (série 22) I RÉCAPITULATÏON DES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES Après avoir enseigné les mots nouveaux, par exemple, des trois premiers paragraphes du texte de la page 29 du livre de l’élève no 3 (toujours d’après le principe de la méthode directe, et en se reportant à la vie réelle des élèves), le maître pourrait faire récapituler les principes de la construction de la phrase complexe avant d’exposer ceux de la phrase simple à la forme ordinaire au deuxième présent, au deuxième passé et au deuxième futur.Par exemple.1° Do you know that Paul is a musician ?On a déjà vu que Do you know c’était une phrase.et que Paul ! is i a musician 1 en était une autre. 230 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre On a vu aussi qu’ou pouvait les réunir toutes deux par lhat et n’en faire qu’une: (quoi ?) -1 - — ^ — -3- — i- Do you know t - 1 - -2- h | a Paul t ! -3- is -4- a musician ?Yes, -< I do *.2° Does Paul’s mother see that he practises every day ?On a déjà vu que Does Paul’s mother see , c’était une phrase, et que he practises every day en était une autre.On a vu aussi qu’on pouvait les réunir toutes deux par that et n’en faire qu’une: (à quoi ?) - 1 - - 2 - -3- -4- Does Paul’s mother see t -1- -2- -3- -4- h a he ! practises i every day ?t ! i i 1.On intervertit l’ordre de l’auxiliaire et du sujet.3° One Christmas Day, when he was only one year old, Paul was sitting on the floor by the Christmas tree.On a déjà vu que he was only one year old.c’était une phrase, et que i One Christmas day, Paul -< was 1 ! sitting on the floor j by the Christmas tree c’était une autre phrase. Ni 1954 LEÇON-TYPE 231 Et on a vu aussi qu’on pouvait les réunir toutes deux par when et n’en faire qu’une: -4- One Christmas day, w -1- -2- -3- -4- h e he was only one year old, n -1- Paul >- -2-< was -3- sitting -4- on the floor by the Christmas tree.4° All of a sudden, his aunt Pauline, who was sitting with his back to the piano, struck a few keys on the keyboard with her elbow.On a déjà vu que -1- -2- -3- -4- All of a sudden, his aunt Pauline struck a few keys on the keyboard with her elbow.c’était une phrase, et que -< who was 1 sitting with her back to >- the piano en était une autre Et on a vu aussi que la seconde n’est pas indispensable: qu’elle explique his aunt Pauline, qu’elle donnait des détails sur his aunt Pauline.Who remplace his aunt Pauline.On a vu qu’on ajoutait oette phrase à la première et qu’on la plaçait en dessous de his aunt Pauline: - 1 - - 2 - Ins aunt Pauline, who was sitting with her back to the piano, -3- - 4- All of a sudden, struck j a few keys on the keyboard with her elbow.L On intervertit l’ordre du sujet et de l’auxiliaire.II Construction de la phrase à la forme ordinaire au deuxième présent, au deuxième passé et au deuxième futur.(Voir les principes au livre du maître no 3, pp.73-84.) 232 1/KIN'S EIG N E M E N T PRIMAIRE Novembre 1° He (Paul) has always taken a deep interest in sounds.On emploie, dans la phrase ci-dessus, l’auxiliaire have (has), car il s’agit de considérer le prolongement de l’action (take) dans le fait intellectuel.Ce n’est pas une action qui a été faite et qui est « disparue », « effacée », c’est une action dont on considère le prolongement.L’auxiliaire have est l’auxiliaire propre de la forme ordinaire au deuxième présent, au deuxième passé et au deuxième futur.On illustre la phrase ainsi: He has 1 always taken a deep interest in >- sounds.2° The baby had heard the sounds which came from the piano, though everyone was talking and laughing.That day, Paul had heard his first musical note.On emploie encore, dans les deux phrases ci-dessus, l’auxiliaire have mais au passé, car il s’agit de considérer le prolongement de l’action (heard), dans le fait matériel.On illustre les deux phrases ainsi: 1.On intervertit l’ordre de l’auxiliaire et du sujet.-1- r 2 - -3- -4- The baby 5- -< had 1 heard the sounds which I came from the piano, t h o 1 everyone u g h was talking and laughing.- 1 - _ 9 _ -3- -4- -
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