Le lingot : un journal du Saguenay, 1 juin 1953, Supplément
Le Lingot Un Journal du Saguenay La culture est une curiosité désintéressée que l'Individu a de soi-même, de son milieu.de ses relations avec l’univers; c’est une recherche de ce qui a été pensé, senti, exprimé avant nous et ailleurs que chez-nous.— André SIEGFRIED Le Lingqt, Arvida, jeudi 25 juin 1953 Comme toutes les capitales du monde.Ottawa est la ville des ministres, des députés, des diplomates, des fonctionnaires.On y porte souvent l'habit ej le haut de forme.On y tient beaucoup de réceptions officielles.Et pourtant, il n'y a pas encore un siècle, Ottawa n’était qu'un modeste centre forestier affuble du nom du Bytown.En 1858, les principales villes du pays se disputaient l'honneur de devenir la capitale.Faute de pouvoir s'entendre, on pria la reine Victoria de trancher le cas.Elle désigna Bytown à cause de la grande distance qui séparait cette ville de la frontière des Etats-Unis.Or comme une capitale ne peut pas décemment s’appeler Bytown, on troqua ce nom pour celui de la rivière avoisinante.En plus d’ètre à bonne distance des Etats-Unis, cette ville offrait un site remarquable pour la construction des immeubles du Parlement, c’est-à-dire le sommet d’une falaise surplombant au sud la jonction de l’Outaouais (cette rivière que les Indiens appelaient Ottawa) et du canal Rideau, et au nord, la jonction de l’Outaouais et de la Gatineau.Le premier immeuble parlementaire fut terminé peu avant l’adoption du pacte confédératif qui allait permettre au Canada d’adopter son régime politique actuel.OTTAWA .' F- Arbuckle Capitale d’une puissante nation, son site fut choisi par la reine Victoria ^ 7/ — s ******* tgfrûtfCftfe.pays plus développés commencent à s’épuiser, celles du Canada se révèlent de plus en plus considérables en raison des dé-couvertes qu’on ne cesse d’effectuer.Le Canada est un pays septentrional où les terres hautes couvrent un plus vastes territoire qu’en tout autre pays, à l’exception de la Russie.Ces terres difficilement accessibles ont rebuté l’explorateur jusqu’au jour, assez récent, où l’aviation a permis de découvrir, dans les régions du nord, des réserves gigantesques de minerais £e Canada pays du vingtième siècle En déclarant un jour: “ le vingtième siècle du Canada”, Sir Wilfrid Laurier, premier ministre de ce pays de 189G à 1911, prophétisait avec la clairvoyance d’un homme qui connaissait non seulement l’étendue des ressources du Canada, mais aussi les qualités remarquables du peuple canadien.D’abord colonie française, puis colonie britannique, le Canada est devenu une nation où se fondent, où se com- plètent les vertus des deux empires fondateurs, vertus trempées par des générations de pionniers et maintenant enrichies par l’apport d’immigrés triés sur le volet, qui nous viennent de nombreux pays pour profiter des avantages de notre situation économique et de la liberté de nos institutions sociales et politiques.Ce n’est qu’aujourd’hui, au milieu du siècle, qu’on commence à comprendre pleinement à quel point Sir Wilfrid avait vu juste.Au dix-neuvième siècle, en raison de sa géographie et du voisinage d’un pays beaucoup plus populeux et développé, le Canada produisait surtout des denrées alimentaires et des matières premières destinées aux industries étrangères.Sa faible population était en majeure partie rurale; ses exportations se limitaient aux matières brutes ou partiellement ouvrées; ses usines ne subvenaient qu’aux principales nécessités du pays.En somme, tout restait à faire dans le domaine de l’industrialisation.Grâce aux techniques perfectionnées depuis quelques années, grâce à d’abondantes provisions de combustible et de houille blanche, à un système d’éducation très efficace, à l’ambition et à l’esprit d’initiative de ses habitants, le Canada est devenu l’un des grands pays industriels du monde: il exporte ses produits finis, dont des machines de divers genres, à une légions de pays qui réclament ces marchandises en quantité presque illimitée.Le Canada assure à ses habitants l’un des plus hauts niveaux d’existence qui soient.Ses brillantes perspectives font affluer les capitaux étrangers à un rythme tel que le dollar canadien est au pair avec celui des Etats-Unis.Sur la scène internationale, le vaste et riche Canada joue un rôle vraiment prestigieux, compte tenu de la faiblesse numérique de sa population.A l’époque même où les ressources naturelles de certains très rares ou de prime importance économique et industrielle.D’autre part, de nouvelles méthodes de prospection permettant à l’ingénieur minier de déceler, de la surface du sol, des gisements de minerais ou de pétrole profondément enfouis.Même quand on réalise ces découvertes à des distances considérables de tout grand centre, l’industrie trouve les ressources nécessaires pour en entreprendre l’exploitation.Malgré l’âpreté du terrain, la rigueur du climat, le coût énorme des travaux préliminaires, les Canadiens d’aujourd’hui n’hésitent pas à se lancer dans l’affaire avec confiance et ténacité.Si charitables qu’ils soient envers les moins fortunés de leurs frères, les Canadiens n’entendent pas rejeter les enseignements de l’histoire et s’en tiennent donc au vieux système de la libre entreprise, qui permet à chaque individu de prospérer dans la mesure de ses aptitudes et de son industrie, tout en subvenant avec générosité aux besoins des moins privilégiés.Il est peu de pays au monde où les facteurs d’une existence confortable et satisfaisante sont plus universellement répartis au sein de la population entière.Le vingtième siècle a également permis au Canada de réaliser un progrès considérable dans le domaine des arts.Les oeuvres de ses peintres, comme celles qui composent la présente collection, ont soulevé l’admiration dans un grand nombre de pays.Les oeuvres de ses musiciens sont aujourd’hui connues et hautement appréciées un peu partout, grâce au véhicule des ondes courtes.Certains écrivains canadiens ont vu leurs ouvrages traduits et publiés en plusieurs langues.Enfin, l’apport du Canada à la médecine et aux autres sciences a bénéficié à des millions d’êtres humains, sur tous les points du globe.Dans le champ des arts, des lettres et des sciences tout autant que dans celui de l’industrie, le Canada ne cesse de progresser à une allure vraiment extraordinaire.Au milieu du siècle actuel, on peut dire, avec plus de certitude encore qu’en pouvait avoir Sir Wilfrid Laurier, que ce siècle est bien, en vérité, le siècle du Canada. Le Lingot, Arvida, , il S» à I j h Ville française au sein d’une province canadienne essentiellement française, Québec ressemble plus à une ville fortifiée d'Europe qu'à un centre du continent américain.Les maisons du vieux quartier ont l'aspect sévère, hermétique, des immeubles où l’on retraite en cas de siège.C’est d’ailleurs à Québec que s’est joué plusieurs fois, il y a deux siècles, le sort du Nouveau-Monde.Québec est l’un des principaux centres administratifs de l’Eglise catholique pour toute la province de Québec.On y rencontre, dans les rues, de nombreux prêtres, religieux et religieuses encore vêtus des costumes séculaires que leurs collègues ont abandonnés dans la plupart des centres anglo-saxons d’Amérique.Au Parlement de Québec, presque tous les débats se font en français.Tout dans cette ville, rappelle que les Français furent les premiers civilisateurs de ce Canada qui occupe aujourd’hui la moitié d’un continent.Une ville aussi pittoresque attire évidemment de nombreux touristes.La plupart de ces visiteurs étant de langue anglaise, on ne s’étonne pas d’entendre parler surtout cette langue au plus grand hôtel de Québec.Cet hôtel, de style château normand, domine le grand fleuve St-Laurent et s’harmonise à merveille avec le vieux Québec.Avec plus d’un million d’âmes, Toronto, longtemps appelée la Ville-Reine, est le plus grand centre de langue anglaise au Canada.C’est de l’Ile—somme qui a fait de cette ville le principal port d’Ontario et le siège du gouvernement de cette province—qu’on voit le mieux Toronto.Ce banc de jable abrite un havre où peuvent mouiller les navires de fort tonnage.Lorsque le gouverneur Simcoe fonda Toronto, en 1793, on ne voyait, de l’Ile, que des huttes d’indiens et les restes d’un petit fort français.Aujourd’hui, la vue porte sur le plus grand hôtel et la plus haute banque du Commonwealth britannique, sur les immeubles du gouvernement et les plus importants établissements de commerce de la province d’Ontario.¦ ¦ < ' MW QUEBEC L.-H.Bouchard Gardienne du St-Laurent, joyau du Canada français TORONTO La Ville-Reine, capitale de m fai tilled du Canada A l’est du square central se trouvent les bureaux d’une puissante entreprise financière dont presque tous les directeurs sont de- langue anglaise; mais à deux pas se dresse une cathédrale bien française, construite sur le plan de St-Pierre de Rome.Côté ouest; le siège social de l”une des plus grandes entreprises de transport au monde, deux hôtels dont le personnel est bilingue, et l’une des plus belles église de la Church of England au Canada.Montréal, qui a pour devise “Concordia Salus”, est une ville bilingue, où la grande majorité des habitants ont cependant le français pour langue maternelle, ce qui en fait la plus grande ville française hors de France.REGINA Y.Wilson La capitale bâtie au coeur de l’empire du blé.¦* .J Situés au sud de la ville, les immeubles du Parlement semblent surgir d’une mer de blé.Du haut de leur dôme, on peut voir, au temps de la moisson, et aussi loin que le regard peut porter de trois côtés, des champs de blé qui rejoignent l’horizon.Au nord, l’observateur aperçoit des u-sines, des immeubles à bureaux, des cours ferroviaires et une série d’énormes greniers.En bas, au pied des immeubles du Parlement, s’étalent les rives du lac Wascana.Cette nappe d’eau a été obtenue par l’expansion artificielle du large ruisseau Wascana.Notons en passant que la ville portait au début ce nom de Wascana.MONTREAL Albert Cloutier Métropole du Canada, la plus grande ville française hors de France Cinquante peintures et croquit nadiennes attirent présentement des l’Amérique du Sud dans l’attente i qu'elles s’achemineront vers l’Europe Une entreprise canadienne, la , une initiative digne de mention.Ik prise s’efforce de faire connaître dm a commandé d'artistes canadiens u quelques villes importantes de notr, pourront se faire une conception pl Après le vernissage qui eut lies le 11 mars dernier, c’est la ville d la première à recevoir cette expositk que dura l’exposition, 7,200 persons fallut ouvrir une journée additionnt qui ne les avaient pas encore mt Havane, 6,915 personnes furent adm nés”.L’on croit que plus de 200,000 ; tion lorsqu'elle aura été montrée do recevront.L’itinéraire de cette randonnée suit: Mexico, Caracas, Rio de Jt Milan, Genève et Stockholm.Au ri dans chacune des 22 villes du Cm après cette visite du pays, chacum qu’elle représente.Partout où les peintures sont t res donnant des reproductions fii oeuvres lesquelles sont accompagné Sandwell, l’un de nos hommes de If des villes représentées.Ces brochurt français, anglais, espagnol, portugais L’exposition comprend une galt bois, avec tentures, câbles de velm les toiles paraissent partout sous le> approprié.Cette galerie démontable pèse quatre tonnes, est transportée La tournée européenne se termx de Stockholm en Suède.La tourn de deux années.La Maison Seagram, qui comm a voulu par là familiariser les pet de notre vie urbaine et, ce faisa d'amitié, de bonne entente, qui exist des autres continents.Les villes di prévoyance et du dynamisme des C franger c’est une des grandes réalisai ST-JOHN A.-Y.Jackson Capitale de la plus ancienne colonie anglaise et de la plus jeune province Saint-John est le port naturel des bancs de Terre-Neuve, le plus grand territoire de pèche au monde.Jadis, quand les bateaux de pêche venaient pour la plupart de l’ouest de l’Angleterre, au printemps, pour ne retourner qu’à l’automne, Saint-John n’offrait rien de plus qu’un camp temporaire où débarquer le poisson.Plus tard, quand on jugea plus pratique de garder bateaux et pêcheurs en permanence à Terre-Neuve et d’expédier le poisson en Europe à bord de plus gros navire, le grand havre de Saint-John devint le centre de ce trafic d’une importance économique fort remarquable.En raison des développements considérables des dernières années, la pêche n’est plus la seule industrie de Terre-Neuve.POPULATION (1951) Régina .71,319 Québec .274,827 Toronfo .1,117,470 Halifax .133,931 Montréal .1,395,400 Vancouver .530,728 St-John .67,749 St-Jean .78,337 Kingston .33,459 Charlottetown .15,887 Edmonton .173,075 Winnipeg .354,069 is?CHARLOTTETOWN Berceau de la Confédération, a El Di 25 juin 1953 PPlû A»» Halifax a toujours été et reste encore une forteresse.Klle l’était jadis à cause de ses grands bastions qui dominent le port de Halifax et le bassin de Bedford; elle le reste aujourd’hui à cause du réseau d’aérodromes qui l’encercle.Dotée d’un havre gigantesque qui peut accueillir les plus gros navires du monde et située à 600 milles de moins des lies Britanniques que tout autre port continental, la ville de Halifax occupe une place considérable dans le système de défense des peuples libres.Dix ans après que la France eut perdu possession de la vallée du St-Laurent et des territoires de l’intérieur, les Anglais entreprirent d’édifier à Halifax une forteresse plus puissante encore que celle de Louisbourg, érigée par les Français au cap Breton.Depuis lors, Halifax a toujours été un centre statégique capital, une base navale et militaire importante et, en temps de guerre, le port le plus précieux de l’Amérique du Nord.On ne compte plus les convois militaires qui ont quitté Halifax à destination de l’Europe, tout le temps qu’a duré la seconde Grande Guerre.Siège du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, centre industriel et commercial, Halifax possède une excellente université, des jardins botaniques et des jardins publics de toute beaute.J.-S.Hallam plus populeuse des provinces ont leur tout du w*4e «safe»* ¦ v Hi HALIFAX Joseph Purcell Grand port de l'est et, depuis deux siècles, bastion de la liberté w à**- présentant vingt-deux villes cales dans les principales villes de * attirer autant sinon plus lors- I (itsow Seagram, a pris récemment nombre d’années, cette entre-tage le Canada à l’étranger.EHe série de peintures originales de pays.Ainsi, les peuples étrangers précise du Canada.Bans la capitale fédérale, Ottawa, San Juan, Porto-Rico, qui a été \ ambulante.Au cours des 12 jours virent nos viles canadiennes.Il )î pour admettre les 900 personnes I et qui desiraient les voir.A la I s au salon "de peinture canadien-{ rsonnes auront visité cette exposi-les 15 villes des 14 pays qui la de 30,000 milles s’établit comme eiro, Sao Paulo, Londres, Paris, mr, les peintures seront exposées lia qu’illustre la collection.En/in, des toiles sera remise à la ville I posées, l’on distribue des brochu-j es mais en petit de toutes ces s de commentaires de M.B.-K.tre le mieux connus, sur chacune sont imprimées en cinq langues: tt italien.fie portative en aluminium et en i , éclairage moderne, de sorte que I r jour et dans le cadre le mieux qui occupe 50 caisses énormes et jr.r avion et par bateau.> .'it le 27 février 1954 dans la ville e canadienne devrait durer près ! \ndite cette exposition ambulante, I oie.- de l’univers avec les aspects ! ,t, elle espère resserrer les liens ent déjà entre notre pays et ceux ( Cwada étant le produit de la anailiens, en les présentant à l’è-î ions de notre peuple qui s’effectue.F.-A.Johnston irdin dans une île de verdure mm 2 Vancouver, ville toute jeune, contemple le Pacifique, route de la vieille Asie.Les Etas-Utnis d’Amérique avaient déjà proclamé leur indépendance depuis quinze ans lorsque le capitaine Vancouver découvrit la rade de Burrard, où se trouve maintenant le port.A l’endroit où s’élèvent aujourd’hui les gratte-ciel de la cité, on ne voyait encore, en 1874, que d'humbles maisonnettes et un petit bureau de poste.Avec plus d'un demi-million d’habitants.Vancouver est la troisième ville du Canada, sa population n’étant dépassée que par les deux grands ports de l’est, Montréal et Toronto.I 44* WINNIPEG W.Winter Porte des prairies, centre de fusion de culture des néo-Canadiens Winnipeg s’étend à l’ouest de la Rivière Rouge, en pleine prairie, au coeur même du continent.Sous le chaud soleil d’été, sous le distant soleil d’hiver, ses hauts immeubles de pierre pâle, ses immenses greniers, ses clochers et ses dômes argentés, la fumée de ses innombrables locomotives, tout luit de mille feux dans le ciel clair.Et tout autour de la ville, la prairie s’étend à l’infini, comme une mer étale.Toutes les explorations vers l’ouest canadien devaient inévitablement aboutir à ce centre naturel du commerce, puisque c’est le point où la Rivière Rouge reçoit son principal tributaire de l’ouest.l’Assiniboine.Aujourd’hui, Winnipeg reçoit et expédie tout par voie de terre: le rail lancé vers l’ouest franchit les immenses prairies où.quelques années avant le siècle actuel, paissait quiètement le grand bison d’Amérique.VANCOUVER F.Arbuckle Métropole d’un nouvel empire industriel sur le littoral du Pacifique Paisible capitale d’une petite province tranquillement installé dans une Ile, Charlottetown n’en fut pas moins le berceau de la Confédération canadienne, car c’est dans cet immeuble, où siège aujourd’hui le gouvernement de l’Ile du Prince-Edouard, que furent Jefées les bases de la Constitution canadienne.Charlottetown n’est pas la seule capitale provinciale située dans une île, mais c’est la seule capitale d’une province entièrement insulaire.A l’encontre des autres provinces, on n’y trouve pas de vastes territoires faiblement peuplés; et cependant, sa population très dense est l’une des moins considérables au pays.L’île est entièrement cultivée et entourée de riches pêcheries.Dès 1873, elle était déjà complètement occupée et, en 1891, sa population était plus nombreuse qu’aujourd’-hui.Cette anomalie est due au fait que l’agriculture mécanisée exige de moins en moins de bras et que ITle du Prince-Edouard n’a pas d’industries où employer ceux qui délaissent la culture du sol.Charlottetown a la grâce des villages du sud de l’Angleterre.Lieu de villégiature fort estimé, des milliers de touristes viennent chaque été y pratiquer la pêche en mer ou simplement passer leurs vacances sur ses belles plages ensoleillées.Du haut de la falaise où ils ont construit leurs riches demeures, les négociants et les vieux capitaines au long cours dominent la Baie de Fundy et sa rive déchiquetée, sans cesse battue par les vagues de l’Atlantique.C’est une ville marine, de marchands, de fournisseurs pour la marine marchande, dotée de l’une des plus grandes cales sèches au monde.L’niver, quand le fleuve St-Laurent est couvert de glace.Saint-Jean partage avec Halifax une bonne partie de notre commerce d’importations et d’exportations.Les premiers habitants de Saint-Jean vinrent pour la plupart de Nouvelle-Angleterre, au temps de la révolution américaine, parce qu’ils restaient fidèles à la couronne britannique.,7/g < } r'firSv H e* ST-JEAN E.Mocdonold Ancienne ville des Loyalistes, grand port d’hiver sur la Baie de Fundy y *** — .Le Lingot, Arvida, jeudi 25 juin 1953 KINGSTON Robert Pilot Industry invades the old limestone city, once Canada's capital K * > 4 v«.*W V- AS ' ./T* # %, • - II s yf* u A.-s When Sir Wilfird Laurier, Prime Minister of Canada from 1896 to 1911, said “The twentieth century is Canada’s century”, he was looking into the future with the eye of a man who knew not only the extent of his country’s resources, but also the qualities of its people.Once a colony of the French Empire, once a dependency of Great Britain, Canada is today a nation in whose people are blended and reconciled the qualities of those two great It is still a martial city, still resounds to the tramp of marching feet.Ccmte de Frontenac founded a fort here in 1673, and for nearly a century it guarded for France the route to the interior of the continent.The British destroyed it in 1758, but subsequently made Kingston a fortress city of their own.The city still contains the barracks of part of Canada's permanent force, and the country’s chief military educational institution.The local limestone gives its buildings an air of dignity and age, aided by the presence of one of the country's greatest universities and by the memory of the great architect of Confederation.Sir John A.Macdonald, who lived here for many years.Close by is old Fort Henry, now a museum exibit of the military architecture of the nineteenth century.At a moment in the world’s history when the natural resources of some of the more advanced nations are beginning to show signs of exhaustion, those of Canada are being added to by new discoveries and new techniques with every successive year.She is a northern county with the greatest area of high-latitude land of any country in the world except Russia, and the difficulties wihch hampered exploration in such territory until recently have been conquered by aviation.Minerals, both those of high rarity value and those of economic importance, preserved in nature’s storehouse for aeons, are being brought to light in places where formerly only the trapper and the dogsled were ever seen.New methods of prospecting have enabled the strata of ore and the reservoir of oil almost to shout their presence to the listening engineer on the surface far above.The Canadian people, little disposed to cast away the wisdom of mankind’s past, yet humanitarian towards the under-privileged among them, have clung to the old system of allowing enterprise, ability and thrift to earn for their possessor a full measure of reward, while making generous provision for the needs of those who are unable fully to care for themselves.There is almost certainly no nation in the world in which the requisites for a comfortable country of NAD A the 20th century countries, strengthened by long generations of pioneering, and enriched by an infusion of the best blood of many other countries—an immigration of those to whom economic opportunity and free institutions make an irresistible call.It is only now, half-way through the century, that we begin to see how true was Sir Wilfrid’s vision and how well based his prophecy.In the nineteenth century, by the accident of geography and of her nearness to more populous and more fully developed nations, Canada had been in the main a producer of foodstuffs and raw materials for others to process and consume.Her scanty population was mainly rural, her exports mainly raw or but slightly manufactured, her manufacturing industries confined to supplying the chief needs of her own people.Today, thanks to the techniques developed during more recent years, to her possession of immense supplies of fuel and power, to her highly efficient educational system, and to the ambition and adaptability of her people, she is among the great industrial nations of the world, exporting finished products, including many types of machinery, to a world whose demand for such goods is virtually unlimited.Her living standard is one of the highest in the world, her future prospects are attracting external capital at a rate which has placed her dollar at a level with that of the United States, and her prestige in international diplomacy is far out of proportion to her population if not to her area and great material wealth.The second or third man you meet on Jasper Avenue is probably just in from Aklavik, or at least from Yellowknife in the Northwest Territories.This is the jumping-off place for that section of the Artie which belongs to the Free World and which is waiting to be harnessed.It is Canada's most northerly capital city.It is the airplane city of the North, the place where it is perfectly normal to have supper with a man who had breakfast within sight of a polar bear.The people of Alberta—young, virile, audacious and energetic—are born looking north, just as all North Americans a generation or two ago were born looking toward the west.and satisfying life are more widely diffused among the whole of the population.In the arts, too, the twentieth century has brought Canada to a position very far in advance of that which she occupied at the end of the nineteenth.The paintings of her artists, including those whose works appear in this collection, have received general acclaim in many parts of the world.The work of her musicians has been made known to, and approved by, the peoples of many countries by the short-wave radio.The works of some of her twentieth-century writers are read in many lands.Her contributions to medicine and other sciences have benefitted millions all over the globe.In these, its middle years, we can say with even more assurance than Sir Wilfrid Laurier that the twentieth century is Canada’s century.EDMONTON Ch.Comfort Take-off for the Artie, and Canada's most northerly capital city '9*.% m 4?in % .Js.-?w aè-t '*¦ cru.F * -, v *v ( I ""s *fsv.
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