Québec science, 1 janvier 1972, Octobre
uôboc vlUwDQ science/ GÉOLOGUES ET GÉOGRAPHES À MONTRÉAL p.4 QUAND LA MALBAIE TREMBLE p.9 ) / ENVIRONNEMENT VS ÉCONOMIE p.18 DU BCG À L'UdQ p.21 UNE PUBLICATION DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC VOL.11 ¦ NO 2 OCTOBRE 1972/$0.50 ide le "1 lllii!1 MHII HÜ : i"r iiwM 1 0 Ill Dans le but de faire prendre conscience aux jeunes Québécois de leur culture et de les amener à participer à l'épanouissement de celle-ci, le groupe«Éducation et Affaires étudiantes» du ministère de l'Éducation a choisi, cette année, comme thème de ses activités: «Jeunesse et culture».Si l'éducation est conçue comme une action qui consiste à rendre la jeune génération apte à vivre dans une société donnée et à travailler à son développement, il est important, d'une part, de sensibiliser les jeunes à l'existence même de leur culture et des oeuvres qui en sont la manifestation et, d'autre part, de les amener à créer des oeuvres significatives dans le contexte culturel qui est le leur.Le groupe «Éducation et Affaires étudiantes» souhaite vivement que, dans toutes les régions du Québec, des efforts particuliers soient déployés pour réaliser des oeuvres significatives dans les quatre secteurs suivants: théâtre, poésie, sciences et associations coopératives.Il n'est pas nécessaire d'insister sur l'importance de la science pour l'ensemble des activités humaines de même que pour le développement des sociétés.Le Québec déploie actuellement des efforts particuliers pour se définir une véritable politique scientifique.Les jeunes sont invités à collaborer à l'élaboration de cette politique, à vulgariser les connaissances scientifiques pour l'ensemble de la population et à rechercher quelles peuvent être les incidences de la science dans le développement de leur région.Dans toutes les régions du Québec seront créés des comités régionaux pour le développement des activités scientifiques.Les jeunes y seront largement représentés.Par des recherches, des exoositionc des conférences, oes rencontres et oes colloques, les jeunes scientifiques pourront manifester tout au long de l'année leur dynamisme dans ce secteur.QUÉBEC SCIENCE vous tiendra au cou rant.¦ A l'occasion du 40ème congrès annuel de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), qui se tiendra cette année à Ottawa, QUÉBEC SCIENCE organise en collaboration avec cet organisme, un forum sur la science dans les mass media qui se tiendra vendredi, le 13 octobre prochain à 9 h 30 a.m., en la salle 224 du Pavillon Morisset (bibliothèque) de l'Université d'Ottawa.Pourquoi, comment, et jusqu'où les scientifiques doivent-ils informer le public sur leurs recherches?Les journalistes et les dirigeants des mass media assurent-ils une «couverture» satisfaisante des activités et des recherches scientifiques?Compte tenu du coût énorme de la recherche subventionnée à même les deniers publics, quels aspects doivent en demeurer secrets?L'information du public peut-elle contribuer à l'avancement de la science?¦mm Pour répondre à ces questions et amorcer la discussion avec les congressistes et les journalistes présents, le magazine QUÉBEC SCIENCE a invité:M/W.Louis BerHnguet, vice-président à la recherche de l'Université du Québec, Miche! Nor-mandin, président et directeur général du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), Florian Sauvageau, directeur de la rédaction du journal LE SOLEIL, Pierre Dumas, recherchiste-interviewer-auteur à l'émission télévisée «LA FLÈCHE DU TEMPS» de Radio-Canada.M.Jean-Guy Paquet, vice-recteur à l'enseignement et à la recherche de l'Université Laval, agira à titre d'animateur.Tous les congressistes de l'ACFAS et le public en général y sont invités.QUÉBEC SCIENCE en publiera un compte-rendu dans sa prochaine livraison.» Le 22 septembre 1972 Je tiens à vous exprimer, ainsi qu'à votre équipe, mes félicitations pour la qualité et l'intérêt réel que suscite votre revue.Je vois que vous faites entrer Sidbec-Dosco par la grande porte du «club de l'acier» et je crois que c'est un pas que le Québec est à la veille de franchir, grâce surtout au fait que notre production atteindra bientôt le million de tonnes.Mais permettez-moi Jean-Paul Gignac Président et directeur général Dosco ERRATA CORRECTIF Une erreur de copiste nous a fait affirmer en page 4 du volume 11, numéro 1 de QUÉBEC SCIENCE que 49% de nos lecteurs avaient de 16 à 20 ans de scolarité.Il fallait lire: 49% ont de 16 à 20 ans (d'âge).De fait, 58% des lecteurs ont de 11 à 15 ans de scolarité, c'est-à-dire possèdent une formation de niveau secondaire ou collégial.y simplement de souligner que ce ne sont pas, tel que l'affirme votre collaborateur, monsieur J.M.Fleury, les coûts «exorbitants» de la ferraille qui ont été la principale cause des pertes d'exploitation de Sidbec-Dosco, mais plutôt le fait que Dosco, qui fut prise sous le contrôle de Sidbec en décembre 1968, ne produisait pas, sauf une faible quantité, son acier primaire.De là notre obligation que nous avions jusqu'à maintenant d'aller sur les marchés extérieurs et nous le procurer à des coûts de plus en plus «exorbitants».Je crois que votre revue fait un réel effort de vulgarisation de la science et de la technologie auprès notamment des jeunes, et de cela le Québec a beaucoup besoin.Une erreur s'est glissée dans le sommaire du dernier numéro: on y lit: «Alors que les Romains auraient utilisé 42 lettres pour écrire 702 884, il ne nous en faut que 8».On aurait évidemment dû lire «., il ne nous en faut que 6».Louise Martin Wpp:?.:: : GCOLOGUCSE! GCOGRAPHCS A MONTREAL p 4 QUAND LA MALBAIE TREMBLE P 9 ENVIRONNEMENT VS ECONOMIE OU BCG A l UdO p B ijiijljl jii lr": FlrTir mm ©Tous droits réservés 1972 — U-niversité du Québec — Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052 — Dépôt légal troisième trimestre 1972 — Bibliothèque nationale du Québec — Imprimé au Canada.QUÉBEC SCIENCE, magazine d’information scientifique publié 10 fois l’an par l’Université du Québec en collaboration avec le ministère de l’Éducation et l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences (ACFAS).Les articles de QUÉBEC SCIENCE sont indexés dans PÉRIODEX (Index analytique de périodiques de langue française, Centrale des bibliothèques du ministère de l’Éducation du Québec) et dans RADAR (Répertoire analytique d’articles de revues du Québec).Tout écrit reproduit dans le magazine n'engage que la responsabilité du signataire.: -, Eceodé» SOMMAIRE 2 Vous dites?2 JEUNESSE ET CULTURE -;.i s PS 2 4 OP : 7 :C 9 dans1850."'' -aient 102 SM1* iiraité#1"' .«k en M 12 16 18 21 24 La «scienceu fait aussi partie de la «culture».LA SCIENCE DANS LES MASS MEDIA La rencontre des deux «mondes».LE CANADA, TERRE D’ÉLECTION DES GÉOGRAPHES, par Jean Cermakian Comment Montréal a accueilli le 22ème congrès international de géographie.LE CANADA, TERRE D’ÉLECTION DES GÉOLOGUES, par Solange L.-Czerniecki Pourquoi Montréal a accueilli le 24ème congrès géologique international.QUAND LA MALBAIE TREMBLE., par Jean-Eudes St-Laurent Les causes, effets et probabilités des tremblements de terre au Québec.COMMENT S’ANNONÇAIT L’HIVER, par Fabien Gruhier Les limites des prévisions météorologiques.L’INGÉNIEUR MÉDICAL, UNE NÉCESSITÉ, par Danielle H.-Carrier Une nouvelle profession: ingénieur médical.ENVIRONNEMENT VS ÉCONOMIE, par Michel Paquin Les répercussions économiques et politiques de la protection de /'environnement.L’INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D’HYGIÈNE DE MONTRÉAL DU BCG À L’UdQ L'oeuvre de ce centre de recherche à réputation internationale sera poursuivie au sein de l'Université du Québec.L’expérience du mois: LA DENCROCHRONOLOGIE, par Michel Boudoux Comment lire un tronc d'arbre.Université du Québec Québec Science 2875, boulevard Laurier, Ste-Foy, Québec 10 Tél.: (418) 657-2426/Montréal: (514) 876-8066 (-N Direction Jean-Marc Gagnon Rédaction Solange Lapierre-Czemiecki Promotion et publicité Daniel Choquette Secrétariat Patricia Larouche Diffusion Françoise Ferland Réalisation graphique couthuran et amis, Québec Impression l'éclaireur Itée, BeauceviHe, Québec Diffusion dans les kiosques les messageries dynamiques inc.Comité de rédaction Miche! Boudoux Daniel Choquette Christian Coudée Jean-Marc Fleury Jean-Marc Gagnon Solange Lapierre-Czemiecki Pierre Sormany Yanick Villedieu Abonnements Un an (10 numéros) Étudiants: $2.50 Adultes: $3.50 (Canada), $4 (étranger), $10 (soutien) Vente à l'unité: $0.50 Correspondance Adresser toute correspondance à: QUÉBEC SCIENCE, Case Postale 250, Sillery, Québec 6.Téléphone: Québec (418) 657-2435, Montréal (514) 876-8066.Membres du comité d'orientation Claude Arseneau, Association des jeunes scientifiques Armand Bastien, coordonnateur de chimie-physique.Commission des écoles catholiques de Montréal André Beaudoin, Éducation et affaires étudiantes, ministère de l'Éducation Paul Bélec, professeur, Centre de recherches urbaines et régionales (INRS), Université du Québec Louis Berlinguet, vice-président à la recherche.Université du Québec Roger Blais, professeur de physique, CEGEP de Sainte-Foy Claude Boucher, professeur de mathématiques.Université de Sherbrooke Maurice Brossard, vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, Université du Québec à Montréal Yvan Chassé, professeur, Départment de physique.Université Laval Pierre Dansereau, directeur, centre de recherche écologique de Montréal (CREM) Jacques Desnoyers, professeur de chimie, Université de Sherbrooke Guy Dufresne, directeur des projets spéciaux, Consolidated Bathurst Pierre Dumas, recherchiste.Société Radio-Canada André Fournier, responsable de l'enseignement des sciences au secondaire, ministère de l'Éducation Serge Fradette, étudiant.Université de Montréal Jean-Claude Gauthier, étudiant.Collège Bourget, Rigaud Gordin Kaplan, professeur de biologie, Université d'Ottawa Paul Laurent, Service d'information, relations publiques, Hydro-Québec Guy Rocher, professeur de sociologie, Université de Montréal 28 32 Flash, par Jean-Marc Fleury Échec et Maths: DOMINO ET CIE, par Claude Boucher Jacques Sicotte, étudiant, CEGEP Bois de Boulogne Guy Simard, étudiant, CEGEP du Vieux-Montréal Voulez-vous lire?J V 4 Au cours de l'été 1972, le Canada aura été l'hôte de quatre congrès internationaux relatifs aux sciences de la terre: le 24ème congrès international de géologie, la 6ème réunion de l'Association cartographique internationale, la 12ème conférence de la Société internationale de photogrammétrie et le 22ème congrès international de géographie.Des milliers de spécialistes de ces quatre disciplines (venus d'environ 125pays) ont donc eu l'occasion, en juillet et en août 1972, de venir faire état de l'avancement de leurs recherches respectives, de discuter de problèmes scientifiques d'intérêt international et de se familiariser avec les progrès accomplis au Canada dans ces domaines.le Canada/terre d'élection des par Jean Cermakian z' N mw.Le congrès de'géographie a été le fruit d'un travail d'organisation considérable auquel ont pris part quelque 250 géographes des dix provinces et des deux territoires.Il s'agissait du premier congrès international du genre au Canada.Les communications scientifiques ont porté sur treize thèmes principaux, allant de la géomorphologie au traitement des données en passant par les problèmes de qualité du milieu, de climatologie, de géographie économique, urbaine, historique et régionale.L'un des aspects les plus intéressants de ce congrès fut la tenue de quatre colloques.Le premier a traité des problèmes des régions nordiques (Alaska, Arctique canadien, nord de la Scandinavie, Arctique soviétique).Des spécialistes du Canada, des États-Unis, de l'U.R.S.S.et des pays Scandinaves ont comparé les expériences du développement des régions nordiques dans leurs pays respectifs et le rôle des géographes dans l'étude de oes régions à des fins de développement économique, d'exploitation des richesses et d'aménagement du territoire.Le second colloque a porté sur les problèmes géomorphologiques associés à la déglaciation de la période Wisconsinien-ne en Amérique du Nord.Quant au Troisième, il traitait des problèmes géopolitiques des États fédéraux (Canada, Australie, Inde et de nombreux exemples d'autres systèmes fédéraux évoqués par les participants: États-Unis, Brésil, Mexique).Ce colloque a mis l'accent sur les problèmes communs à tous les grands États fédéraux; mais la discussion a également fait ressortir les différences d'ordre politique et spatial qui peuvent exister dans des pays aussi peu semblables que le Canada et l'Inde (conflits linguistiques, statut des minorités, partage des pouvoirs entre l'État central et les États constituants, traditions historiques différentes).L'avenir des villes O Au quatrième colloque, il fut question de l'avenir des villes et de la pollution urbaine.Jean Gottmann, d'Oxford, le célèbre auteur de «Mégalo- polis» le présidait.Le conférencier principal, Harris Swain, du ministère d'État aux Affaires urbaines du Canada, a exposé les grands traits et problèmes d'une politique canadienne de l'habitat urbain et insista sur le rôle des géographes dans l'élaboration de rapports d'experts permettant de mener à bien cette politique (les normes communes d'aménagement urbain, problèmes des partages de juridiction entre les gouvernements fédéraux et provinciaux, perspectives à long terme d'un développement planifié des quatre régions métropolitaines du Canada, soit: Montréal, Toronto, Vancouver et Winnipeg).Suite à cet exposé, Milton Santos, du Brésil, souleva les problèmes de politique urbaine des pays du Tiers-Monde, en particulier de l'Amérique latine.Pierre Merlin, de Paris, parla de la politique française d'aménagement urbain et H.Schachar, de Jérusalem, de l'expérience israélienne d'aménagement urbain et régional (kibboutz, Néguev).Des expériences de quelque douze autres pays furent discutées ainsi que le rôle des géographes dans la recherche menant à une politique rationnelle d'aména- j gement de l'espace urbain de ces différents pays.Transport et géographie O Avant le congrès de Montréal, les symposia avaient abordé une très grande variété de thèmes, dont les ressources en eau (Victoria et Calgary), les villes dans les pays du Tiers-Monde (Toronto), les problèmes de ralen-1 tissement ou de stagnation économique dans les pays développés (Saint-Jean-de-Terre-Neuve), la mise en valeur des régions sub-arctiques (Winnipeg), les processus géomorphologiques actuels (Vancouver), la géographie dans l'éducation (Québec), la typologie de l'agriculture (Hamilton), les aspects régionaux du développement économique (London), la géographie des pays arides (Lethbridge), la géographie de la population (Edmonton), l'utilisation du sol dans le monde (Sherbrooke), la géographie appliquée (Waterloo) et la géographie des transports (Toronto).portant) I, tachnipus, Mfriqme wall tfefepai's Wai iptwitti IKIOÉoü tnqyintîj listed! la i ittotive^j iiçondet'n %! en se a différer Miennes TT' M.ies iyp de ton Aidera) fclitantaii l&itail# impact i Panade •Tsriie;; 'oortte hem SIens* 5 'Kitieipiw stffl ; ilai at Miiposé'S O Uïî {ÜI biitîtiiiiiiti dæl'élatai-pemettamtili ta ¦ as «a iïiosas; is atprovin-'«oWi' piiairarijm i, soit Monti innioiplSoitt os,d»8fîiil, loiilipuiülbii' em^al'aspt; ÿBiaitoidiin |liet|.; iJ* ts ainsi dual* aBl)!*™ malls d'»^ dscsidft îMantlst»’-losiai'1®1'’ iVictoiia*1 aéconoit*1 Saint-Ja*11* -alaotdss'*’ ioeiw,l> l'ajrict161'' i(L.2°) On verse le contenu de C dans B et on a alors .3°) On verse le contenu de D dans B, jusqu'à ce que celui-ci soit rempli et l'on verse les trois litres qui restent dans C.Cela donne .4°) On remplit alors D à partir de B et on obtient < 8, 8, 3, 5 >.5°) Enfin, en versant D dans C, on obtiendra < 8, 8, 8, 0 > qui constitue un partage égal.(Il est à remarquer que ce n'est pas la seule solution que l'on peut donner à ce problème).______________ LES EDITIONS DE L’HOMME 6.On sait qu'un domino est formé par deux carrés joints par un côté commun, comme l'indique la figure (a).On appellera tromi-no une figure formée par la juxtaposition de trois carrés joints par des côtés communs.Il existe deux sortes de trominos: les trominos en I et les trominos en V respectivement illustrés dans les figures (b) et (c).1.La Météo par Alcide Ouellette 2.Apprenez la Photographie par Antoine Désilet 3.Technique de la photo par Antoine Désilet 4.Apprenez à connaître vos médicaments par René Poitevin 5.Les Poissons du Québec par E.Juchereau-Duchesnay Les Mammifères de mon pays par J.St-Denys Duchesnay La Bourse par Albert Lambert Premiers pas sur la Lune par Neil Armstrong, Michael Collins, Edwin E.Aldrin 9.La Taxidermie par Jean Labrie 10.Une culture appelée québécoise par G.Turi Si on appelle tétromino etpentomino des figures géométriques formées respectivement de quatre et de cinq carrés, combien existe-t-il de sortes différentes de tétromi-nos et de pentominos?LES MAMMIFERES moBravs *.‘jMi Postez votre réponse dès aujourd'hui (en mentionnant le titre du volume de votre choix) à: Québec Science, C.P.250, Sillery, Québec 6.GAGNANTS DU CONCOURS «ÉCHEC ET MATHS», problème no 12 (Un problème de vin) Éric Gagné Sainte-Foy Patricia Houle North Bay, Ont.Louis Gariépy Outremont Diane Lauzon Valleyfield Jean Côté Thetford Mines Jean-M.L'Heureux Maniwaki Gilbert Croteau Riv.-des-Prairies Bruno Landry Sherbrooke Monique Surprenant Lacolle (Saint-Jean) Michel Bois Québec Jean-Fr.Plante Charlesbourg 1$° |lrf la® jM jspiifès leSaffl «eue pal fcloppi taie à plie a Mema pile II) L'offre de volumes gratuits se termine avec la présente livraison.A la demande générale, «Échec et Maths» continuera cependant de paraître chaque mois.L'auteur, M.Claude Boucher, n'a pas fini de nous étonner.En effet, il semble bien que son imagination tende vers l'infini.1 raio. La pile à combustible .a pile à combustible est un système électrochimique lui transforme directement et de façon continue de 'énergie chimique en énergie électrique.e principe de la pile à combustible a été clairement Jémontré par Grove, en 1839.Les difficultés technologiques rencontrées pour réaliser une pile efficace Vont pu être surmontées pendant plus d'un siècle.es progrès ont véritablement commencé avec la pile le Bacon, mais surtout au cours de la dernière décennie.Au début des années 60, en effet, la NASA National Aeronautic and Space Agency) décidait de développer une pile H2-O2 comme source principale fl'énergie à bord des vaisseaux Gemini et Apollo.La echerche a grandement bénéficié de cet effort.Schéma de principe de la pile hydrogène-oxygène H2 + 2 OH-+2 H20+2 e- V2 02+ H20 + 2 e-*2 OH-H2 + 1/2 02 H20 Le fonctionnement d'une pile à combustible peut s’expliquer simplement dans le cas de la pile H2-O2.La pile élémentaire se compose de deux compartiments à gaz, de deux électrodes et d’un compartiment à électrolyte.Sur chaque électrode se produit une réaction électrochimique élémentaire: Electrode à hydrogène — anode: H2 + 2 OH- -> 2 H02 + 2 e-Électrode à oxygène — cathode: V2 02+ H20 + 2 e- ^ 2 OH-La réaction globale qui correspond au fonctionnement d'une telle pile est celle de la synthèse de l’eau: H2 + 1/2 02 H20 Dans ce cas l'électrolyte est basique (KOH) et le catalyseur peut être un métal noble: platine et alliage ou des substituts: par exemple, Nickel de Raney, Nickel bore pour l’anode; argent et spinelle pour l'oxygène de l'air.Avantages En tant que source d’énergie électrique, une pile à combustible offre les principaux avantages suivants: — Elle possède un rendement théorique élevé.Par exemple la pile H2-O2 possède un rendement théorique de 94% à une température de 25°c.—- Elle ne produit pas de pollution de l'air et consomme très peu de combustible au repos.— Une pile possède une construction modulaire.Cette caractéristique permet, à partir d'un module unitaire de base, d'adapter la puissance totale de la pile à la puissance à installer, beaucoup plus facilement que dans le cas du moteur diesel.— Elle est silencieuse, car elle ne comporte pas de pièces en mouvement et, par conséquent, son entretien est facile.— Elle est capable de supporter des surcharges, c'est-à-dire qu’elle peut fonctionner à une puissance supérieure à sa puissance nominale, pendant une durée déterminée: Difficultés La recherche s'efforce de résoudre quatre difficultés techniques pour mettre au point une pile économique et commercialisable.— La production limitée et le coût élevé de certains composants de la pile.— Il faudra réduire les polarisations des électrodes, en particulier celle de l’électrode à oxygène pour améliorer le rendement.— L’électrolyte alcalin engendre un problème de décarbonatation.Il faut donc recourir à un électrolyte acide, ce qui entraîne des difficultés de stabilité des matériaux.— La durée de vie des électrodes doit être améliorée.Perspectives d’avenir La pile à combustible pourra devenir une source avantageuse d’électricité, lorsque les progrès de la recherche permettront de réduire son prix de revient par kilowatt et, par suite, le coût par kilowattheure.On prévoit néanmoins que les premières applications commerciales de la pile se feront dans les domaines où une basse puissance est requise (20 à 300 watts).C'est le cas des bouées, des relais de télévision et de l’instrumentation isolée.Comme source d'électricité à moyenne et à grande puissance, la pile pourrait être utilisée pour l’exploration spatiale et l’océanographie.On pense aussi au véhicule électrique, qui serait une solution efficace à la pollution de l’air et au bruit causés par le moteur à combustion interne.Comparable à une centrale électrique, la pile à combustible électrifierait les régions isolées et remplacerait le groupe diesel électrogène.On entrevoit même l’utilisation de cette source d’énergie pour fournir l’électricité à des habitations.GL v Hydro-Québec LES OISEAUX DU CANADA W.Earl Godfrey, Musée National du Canada, Bulletin no 203, Ottawa 470 pages, $15 En vente dans les librairies ENCYCLOPÉDIE DES OISEAUX DU QUÉBEC W.Earl Godfrey, Éditions de l'Homme, Montréal, 1972 660 pages, $6 En vente dans les librairies GUIDE SONORE DES OISEAUX DU QUÉBEC, volume 1 Jean Bédard, La Société Zoologique de Québec Inc.London Records of Canada Ltd., ZOO.1, $3.98 En vente chez les disquaires tiuidf soitnrc do; oiseaux (I i > IKX* VolllHK» J lu, 4n*n u Stmmtt* a» « Connaissez-vous le Bihoreau à couronne noire?La Moucherolle phébi?N'avez-vous jamais regretté au cours d'une promenade en forêt ou dans un parc au coeur de la ville ne pouvoir identifier les oiseaux qui chantent autour de vous?Si tel est votre cas, alors n'hésitez plus: il existe maintenant au Québec des livres et des disques pour vous aider.Et ils sont bien faits.C'est de ces livres-là que nous allons parler aujourd'hui.A tout seigneur, tout honneur; «Les Oiseaux du Canada» de W.Earl Godfrey., Edité par le Musée National du Canada (bulletin no 203), il s'agit essentiellement d'un ouvrage de référence.Son format (et son poids.) en font un livre que l'on regarde en bibliothèque et qu'en aucun cas, on n'emmène sur le terrain.Comme son nom l'indique, on y trouve des renseignements sur tous les oiseaux du Canada.En gros, ce livre peut se résumer comme suit: une introduction de huit pages comportant une série de remarques générales sur l’ornithologie, quelque quatre cent soixante-dix pages sur les différentes espèces, un glossaire des termes les plus fréquents et une liste de références assez complète.69 planches en couleurs, dues à l'artiste J.A.Crosby, en agrémentent la consultation.Est-ce un livre utile?Oui, indéniablement.Est-il indispensable?Cela peut dépendre de votre degré d'engouement pour les oiseaux (et aussi de vos ressources financières).De toute façon, il est bien fait et on souhaiterait trouver le même volume dans tous les pays.Mais il est un autre volume dont je voudrais vous parler et qui me semble indispensable à tous les Québécois qui s'intéressent aux oiseaux.Il s’agit de V«Encyclopédie des oiseaux du Québec», publié par les Éditions de l'Homme, en vente au prix de $6.Après l'«£>7cy-clopédie de ia maison québécoise» et Y «Encyclopédie des antiquités du Québec» qui sont indéniablement des réussites en leur genre.on ne peut que féliciter cette maison d'édition pour son nouvel apport à la culture spécifiquement québécoise.En fait, il s'agit d'un «remake» des «oiseaux du Canada», mais dans lequel Godfrey ne considère que les oiseaux que l'on peut trouver au Québec.Un léger oubli cependant — qui devra être corrigé dans les éditions ultérieures — les planches en couleurs ne sont pas numérotées, bien que le texte fasse référence à une numérotation.On souhaiterait peut-être aussi trouver à l'avenir, pour chaque oiseau, une silhouette (en gris ou noir sur fond blanc) de l'oiseau en vol.C'est à notre avis le meilleur moyen d'identification.Ce que nous avons beaucoup aimé: une carte géographique donnant l'aire de nidification de chaque espèce et un texte indiquant son aire de dispersion au Québec.Le livre comporte aussi une série de petits trucs pratiques qui aideront certainement le néophyte à y voir un peu plus clair.A l'époque de l’audio-visuel, il ne manquait qu'un complément sonore à ce livre.Cette lacune vient d'être comblée par la Société zoologique de Québec, qui vient de lancer le volume 1 de son «Guide sonore des oiseaux du Québec».Ce guide est disponible sous forme de disque 33-tours, de musicassette et de cartouche-8-pistes.Nous avons écouté le disque: il est d'une qualité technique irréprochable.On y trouve les chants d'environ 80 espèces du Québec, parmi les plus fréquentes.D’autres volumes de ce guide paraîtront sous peu, complétant ainsi ce premier disque.Après tous ces instruments très bien faits et à la portée de tous, il ne nous reste qu'à souhaiter la publication, à un prix abordable, d'une série de diapositives en couleurs sur tous les oiseaux du Québec.¦ Michel Boudoux HcfT: *4esiî I COMITÉ DE SOUTIEN BELL CANADA Monsieur René Fortier, vice-président Zone de Montréal LA BRASSERIE LABATT LIÉE Monsieur Maurice Legault, président BANQUE DE MONTRÉAL Monsieur C.W.Harris Vice-président et secrétaire INSTITUT DE RECHERCHE DE L'HYDRO-QUÉBEC (IREQ) Monsieur Lionel Boulet, directeur Aidez-nous à soutenir financièrement le seul magazine québécois d’information scientifique Adressez vos dons à: QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec 6 Tél.(418) 657-2435 POUR MIEUX CONNAÎTRE LATOME Pour permettre aux Canadiens de mieux connaître les applications de l'atome, l'Énergie Atomique du Canada, Limitée, l'Ontario Hydro et l'Hydro-Québec ont ouvert des centres publics d'information nucléaire où l'on fait des démonstrations concernant la radioactivité, où l'on expose des modèles de centrales nucléaires et où l'on montre des instruments de recherche et des films.Les visiteurs les plus nombreux et les plus intéressés sont les étudiants qui désirent compléter les connaissances acquises à l'école.Les centres d'information nucléaire sont situés à Chalk River, Ontario (Laboratoires Nucléaires de Chalk River), à Pinawa, Manitoba (Établissement de Recherches Nucléaires de Whiteshell), à Gentilly près de Trois-Rivières, P.Q.(Centrale nucléaire de Gentilly), à Pickering près de Toronto (Centrale nucléaire Pickering) et près de Kincardine, Ontario (Complexe électronucléaire de Bruce).L ,ï LÉnergie Atomique du Canada, Limitée Siege social: 275,rue Slater, Ottawa, Kl A 0S4 Bureau de Montréal: 1550,boulevard de Maisonneuve REÇU ÛÜ ÜUEdcfi
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