Québec science, 1 janvier 1978, Décembre
\m\ \ \ moBsmM J I SR ¦1-69 HI ¦ gk VAkL r~Tit i «11 ¦ 1 ia v> rj^DjT ' iN\pfj 6 "Li :.v ;.S G k‘‘ 1 h-.i V' : - Î .i~ riri j8 RECHERCHE: LA FIN DU CA1S$ER^FA)I^ LES MALADIES INFECTIEUSES COURENT ENCORE UN DEMI-SIECLE DE POLLUTION • DES ESCLAVE^ PAR MILLIARDS Ces volumes sont aussi en vente dans les librairies L’HISTOIRE UNIVERSELLE DE LA MUSIQUE SMË Une histoire depuis la préhistoire et l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine 6 000 ans d'histoire de la musique.universelle toute l'évolution de la musique occidentale mais pour la première fois aussi, toutes les musiques du monde (Chine, Inde, Sud/Est Asiatique, Islam, Afrique).de la musique des œuvres et des musiciens.De la biographie à l'étude des techniques musicales, un panorama général par un musicologue capable de donner la plus grande lisibilité à la plus grande érudition.2 volumes: format 17.5 x 22 cm.Reliés pleine toile sous jaquette en couleurs.Emboîtage couleurs.Tome 1: 656 pages Tome 2: 528 pages Chaque volume comprend environ 250 illustrations et 16 pages couleurs.Veuillez me faire parvenir les 2 volumes de l'Histoire unjverselle de la musique par Roland de Candé $90.00 Vous trouverez ci-joint ?un chèque ou ?un mandat postal au montant de $.Nom .Adresse.Code postal Téléphone DIFFUSION DIMEDIA INC., 539 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, Québec, H4N 1S2, Téléphone (514) 336-3941 QUÉBEC SCIENCE / décembre 1978 Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par Les Presses de l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation du Québec et du Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1978.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti: LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1.©Copyright 1978 — le magazine Québec Science — Les Presses de l'Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de THydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Sauvegarde Oie d'assurance sur la vie M Clément Gauthier I président Jean-Marc Gagnon directeur Jean-Pierre Rogel rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois directeur de la production Raymond Robitaille composition typographique Andrée-Lise Langlois maquettiste Patricia Larouche administration et secrétariat Marie Prince promotion et publicité Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Distribution postale Paul A.Joncas Photogravure et impression L'Éclaireur liée Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $17.00 Groupe (10 et plus): $1 5.00 À l’étranger: $21.00 À Tunité: $1.75 Port de retour garanti Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec G1T2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 TWX: 610-571-5667 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Sommaire 4 Courrier 7 Gériatrie Une ligne directe avec l'hôpital 8 Transports D'une rive à l'autre 9 Électronique Jouets-robots pour enfant seul 11 Environnement Des bâtons dans les roues des pollueurs 12 Droits autochtones À qui appartient le Nouveau-Québec?48 Insecticides Le B.T.marque des points 49 Éducation Balbutiements bilingues 51 Toxicomanies Une consommation à la hausse Interview Un biologiste qui a la foi 53 Génétique Des usines à insuline 54 Ces chers ancêtres 55 Parutions récentes 57 En vrac 15 Restaurer, un art difficile François Picard Vieilles pierres cherchent restaurateurs.Si pas sérieux, s’abstenir.21 Des esclaves par milliards.Jean-Pierre Régnault .notre avenir énergétique passe par l'esclavage des microbes 28 Un demi-siècle de pollution Miche! G auquel in Depuis 1927, les citoyens de Rouyn vivent sous les cheminées de la Noranda Mines 36 Recherche: la fin du laisser-faire Jean-Marc Fleury En primeur, Québec Science présente la version préliminaire du livre vert sur la politique de la recherche au Québec 42 Les maladies infectieuses courent encore Pierre La brie Les microbes ne se rendent pas, même si certains battent en retraite De Hewlett-Packard: Les nouvelles calculatrices financières de la série E Ces nouvelles calculatrices ont été conçues pour simplifier les calculs actuariels et financiers.Découvrez leurs nouvelles caractéristiques performantes et fidèles à la qualité traditionnelle de Hewlett-Packard.HP-37E • 'tic-f'W I - 'ÜtBOBt— HP-38E o 38E w Jè-.ipcU H % S v ‘clf PBEW_ Y'enYeR l_IZî?SY A6MS itVSîiT'l'' • V ÇHSU Ç mm i\V, INTGB * Fonctions mathématiques et statistiques complètes * Fonctions pré-programmées: - intérêt composé - droite de tendance - amortissement financier - pourcentages * 7 registres mémoire adressables * Même caractéristiques que la HP-37E et plus encore! * 99 lignes de programme * 20 registres mémoire adressables * Actualisation des flux de trésorie * Calendrier complet Nous avons aussi: HP-10: $217.95; HP-19C: $332.40; HP-29C: $217.95; HP-31: $84.10; HP-32: $109.40; HP-33: $134.60; HP-67: $568.00; HP-91: $441.80; HP-92: $568.00; HP-97: $946.75.Pourquoi payer plus cher ailleurs?Venez nous voir.COOPÉRATIVE ÉTUDIANTE DE POLYTECHNIQUE CCCPCIV Local C-106 École Polytechnique Campus de l'Université de Montréal C.P.6079, Suce.«A» Montréal H3C 3A7 TÉL: (514) 344-4841 QUÉBEC SCIENCE / décembre 1978 5 COURRIER.RADIOGRAPHIER LES DENTS J’aimerais apporter quelques précisions supplémentaires à l'article de Vincent Choquette paru dans le numéro du mois de juin dernier, Sur dose de rayons X.Ce sujet fut l'objet, comme vous le savez sans doute, d'une publicité biaisée et fort discutable en février dernier lors de la publication dans les media d'une enquête lamentable de l'Association des consommateurs du Canada (section Trois-Riviè-: res).L'ACC affirmait en effet que 81 pour ; cent des dentistes québécois passent de quatre à six radiographies de routine aux enfants de moins de cinq ans, et ce à six ! mois d'intervalle.De plus on y insinuait que les patients se voyaient souvent exposés à des doses de radiations qui • i dépassent la limite permissible pour un an.À cette époque, inutile de vous dire qu'une telle enquête m'était apparue comme fortement exagérée et entachée d'un journalisme à sensation fondé sur des assertions pour le moins douteuses et sans rapport avec la réalité médicale.L’article de M.Vincent Choqueite, quoique plus objectif que celui de l’ACC, laisse planer un doute inadmissible sur une situation très claire.Ceci m'incite donc à poursuivre l’intervention du Dr Pierre Trépanier parue plus récemment dans le numéro du mois d'août afin de fournir quelques renseignements plus conformes à la réalité québécoise en matière de radiologie dentaire.Ces renseignements sont basés sur une liste de statistiques publiées dans le plus récent Dossier des statistiques annuelles 1976 de la Régie de l'assurance-maladie du Québec.Ils ne constituent nullement une étude exhaustive mais soulignent bien la réalité des faits! Selon ce document, il y a eu, en 1 976, pour les enfants de 0-4 ans, 453,7 radio./ 1 000, donc moins d'une demie-radio-graphie par enfant par année.Pour les enfants de 5-9 ans, 1 696,4 radio./I 000 j donc moins de deux radiographies par enfant par année.Nous sommes très loin de la douzaine mentionnée par l'ACC.En ce qui a trait aux dangers brandis par Mme P.Boileau, ils s'évanouissent en fumée à la moindre analyse.Ainsi, sachant que, par exemple, une radiographie périapicale conventionnelle donne une dose à la peau de 1 50 milliroentgens (mr) et que la dose permissible indiquée par le Guide de protection contre la radiation (RPG) est de 500 mr par individu par année, on constate que l'enfant ne reçoit en moyenne qu'une dose variant entre 75 et 300 mr donc nettement inférieur à l'index RPF.En dernière analyse, on constate que l'utilisation des radiographies auprès des enfants est fort raisonnable.Il serait donc préférable à l'avenir de se référer aux statistiques officielles, ou alors d'avoir la sagesse de s'abstenir plutôt que de jouer à l'apprenti-sorcier et de prendre le mors aux dents! Jacques Imbeau Étudiant en médecine dentaire Université de Montréal Nous vous savons gré d'avoir apporter aux lecteurs de Québec Science ces précisions sur les radiographies dentaires chez les enfants.Le rapport de l'ACC avait fait en effet beaucoup de bruit lors de sa parution.En tant que magazine à caractère scientifique, il nous était alors apparu important de montrer les limites de ce rapport.C'est ce qu'a fait l'article de M.Vincent Choquette, d'abord en indiquant que cette enquête ne permettait pas de juger de la qualité technique du travail de radiologie dans les cabinets de dentistes et en permettant au Dr Lamarche, directeur généra! de l'ordre des dentistes, de répondre au rapport de LACC.De plus, les références aux études effectuées aux États-Unis sur ce sujet désamorçaient le caractère alarmiste du rapport de LACC, tout en indiquant que la prudence est toujours de mise lorsqu'il s'agit de Lusage de la radiologie.UNE BONNE REVUE QUÉBÉCOISE Je suis étonné de voir que vous répondez à M.Jean Vigneux (Québec Science, septembre 1978, page 5) que notre bonne revue canadienne-française (=québé-coise) est publiée par le Conseil national de recherches du Canada.Vous devriez savoir qu'elle est publiée par l'Université de Montréal et l'abonnement est de $1 5/an (individuel) ou de $20/an (institution).On peut s'adresser aux Presses de l'Université de Montréal, C.P.6128, Montréal, H3C 3J7, au soin de Mme Jacqueline Birade pour les abonnements.M.A.Ali Directeur de la Revue canadienne de biologie Nous vous prions, ainsi que nos lecteurs, de nous excuser de cette erreur due à une confusion qui s'est produite lorsque nous nous sommes informé auprès du CNRC de l'éditeur de cette excellente revue.COURRIER Les Éditions du CNRS publient des ouvrages dans tou tes les disciplines relevant des sciences exactes et naturelles ou des sciences humaines.Il s'agit moins de livres de lecture courante que de documents de référence, d'instruments de travail élaborés par des chercheurs pour d'autres chercheurs ou pour un public cultivé soucieux d'améliorer un niveau culturel déjà élevé.Le fonds des Éditions du CNRS corn prend plus de 2000 titres presque tous disponibles.Editions du CNRS Stendhal - Balzac Réalisme et cinéma Victor del Litto ISBN 2-222-02222-3 280 pages, Coédition : PUG $15,35 Intéresse litièraues.cinéphiles, public intéressé par le rapport littérature - cinéma L!Art du ballet de cour en France 1581-1643 Mme M.Mc Goyan ISBN 2-222-00705-4 352 pages, relié $19,50 Etude de l'évolution du ballet de cour, lusion de la danse de la peinture, de la poésie et de la musique - les diverses tendances Le ballet de cour, reliet des aspirations et des réalités de toute une époque Réalisme et poésie au théâtre J.Jacquot ISBN 2-222-00963-4 296 pages, relié $16,90 Intéresse dramaturges metteurs en scène scénographes La Mitidja - décolonisation et espace géographique G.Mutin ISBN 2-222-2092-1 608 pages, Coédition : CPU $31,20 Intéresse géographes démographes économistes sociologues PIEVE E PAESI Communautés rurales corses Collectif ISBN 2-222-02196-0 384 pages $23,40 Intéresse ethnologues historiens linguistes géographes sociologues économistes démographes Interfaces • physique • biologie Les applications du rayonnement synchrotron en biologie à 1 ure ISBN 2-222-02261-4 $3,90 Intéresse physiciens biologistes u Je désire recevoir votre documentation ?Veuillez m'expédier les titres cochés •Paiement ci-joint à l'ordre des Presses de l'Université de Montréal Nom________________________________________ Adresse Code postal PlFf-USION AU CANADA ¦ Les Presses de l’Université de Montréal C P 6128, Suce.«A» limp Montréal, Qué .Canada H3C3J7 Tel.: 343-6321/25 6 décembre 1978 / QUÉBEC SCIENCE E Novikov La planète sorbet pour tous Waq EDITIONS DE MOSCOU Qco UlllyiTItro • Expose l’évolution des idées sur l’origine de la terre, sur sa forme et ses dimensions.• Parle des mystères de la structure terrestre, de son champ magnétique, des courants telluriques, de son âge, des singularités de sa rotation.• Le lecteur apprendra des détails fort curieux sur les résultats inattendus de recherches récentes.SCIENCES POUR TOUS ou LA VULGARISATION SCIENTIFIQUE SOVIÉTIQUE En vente dans toutes les librairies ou bien retournez-nous ce coupon accompagné de votre paiement à l’adresse suivante: Librairie Nouvelles Frontières 185 est, rue Ontario Montréal H2X 1H5 Tel.: 844-3636 f""-______-_______-n I | ZÉLÉNINE V.: Guide de santé du cœur et des artères.240 pages, broché.1966 ?$ 3.50 | ¦ PÉKELIS.V.: Les possibilités de l’homme, 271 pages, broché.1977 ?$ 3.15 I ADABACHEV.I.: l.es énigmes de l’univers d’aujourd'hui.374 pages, relié.1975 ?$ 3.85 I 1 | | KONDRATOV.R.: Les mystères des trois océans.316 pages, relié.1975 ?S 3.10 | | SAUTCHENKO.V.: Découverte de soi-même.427 pages.1975 [Science-fiction] ?$ 3.85 ' ^ NOVIKOV.E.: La planète des énigmes.325 pages, broché, 1978 Q S 4.75 | I I Ci-joint un chèque ?ou un mandat ?au montant de $.¦ I ¦ I NOM .¦ ADRESSE.I ¦ VILLE .CODE POSTAI.| L.J CKRL-MF station de radio com «sss Du fait de son caractère communautaire, la programmation de CKRL-MF est assumée par près de 1 50 volontaires issus de la communauté de Québec.C'est par leur intermédiaire que CKRL-MF sera présent au salon des artisans de Québec, du 8 au 20 décembre.Il sera ainsi loisible de prendre contact de façon tangible avec CKRL, de rencontrer ses producteurs, de discuter du projet collectif, et de se procurer une carte de membre.CKRL-MF présent au Salon des Artisans de Québec, du 8 au 20 décembre.CKRL-MF, suite 0447, Pavillon de Koninck, Université Laval, Ste-Foy, P Q.G1K 7P4 iUÉBEC SCIENCE / décembre 1978 7 GÉRIATRIE UNE LIGNE DIRECTE AVEC L’HÔPITAL r De conception belge, Télé-isolés st un système de communi-:ation téléphonique qui relie Jirectement une personne âgée 1 quelqu’un qui peut lui obtenir sn tout temps les services dont plie a besoin.De ce fait, ce ystème favorise le maintien à domicile des personnes âgées pui craignent les inconvénients 3t les dangers de l'isolement maladies soudaines, accidents, pannes électriques, bris dans la tuyauterie, etc.) et ouvre des perspectives intéressantes à ceux qui sont chargés de dispenser des services à ces gens.Télé-isolés a été conçu et inventé par M.Albert Verriest qui a commercialisé lui-même son invention par le truchement de sa firme, la compagnie Géné-électra de Bruxelles.Ce système fut installé pour la première fois à Liège, en 1975.Et ce n'est pas un hasard: Liège, une cité de 133 000 habitants (230000 en considérant les banlieues) compte 18 pour cent de personnes âgées de 65 ans et plus.De ce nombre, 56 pour cent vivent seules et parmi icelles qui vivent seules, 80 pour cent sont des femmes.Dans le Montréal métropolitain, à titre de comparaison, en 1971, sept pour cent de la jpopulation était âgée de 65 ans et plus, 44 pour cent de ces gens vivaient seuls et 60 pour cent d'entre eux étaient des i femmes.De façon générale, le i nombre et le pourcentage des personnes âgées sont beaucoup plus élevés en Europe qu’en Amérique, et les problèmes que pose le vieillissement de ces populations sont beaucoup plus aigus qu'ici.Le système actuellement en place à Liège permet un contact permanent avec 900 personnes âgées.L'appareil qui se trouve au domicile de l'abonné ressemble à un téléphone ordinaire, à la différence qu'il n'a pas de cadran.C'est d'ailleurs là un des grands avantages qu'offre Télé-isolés: l'usager n'a pas à composer de numéro; il n'a qu'à décrocher le récepteur et la communication s'établit automatiquement avec l'opératrice qui est de garde au central.Et si la personne ne peut soulever l'appareil, elle n'a qu'à provoquer un bruit violent (comme jeter un objet par terre) pour entrer en relation avec l'opératrice du central.Dès lors que le signal est reçu, une sonnerie se fait entendre et un voyant numéroté s'allume sur la console du central qui permet l'identification immédiate de l'appelant.Il est possible d'ajouter à l'appareil un contrôleur cardiaque et un lecteur de température.Il est possible aussi de munir la console du central d'un distributeur automatique de cartes médicales et d'un magnétophone.De plus, l'opératrice peut directement mettre l'appelant en communication avec son médecin, une infirmière, une travailleuse sociale ou toute autre personne dont il aurait besoin.Un seul individu peut ainsi veiller sur la santé de plusieurs personnes âgées qui demeurent chez elles et leur fournir de l'aide en cas d'urgence.Dans la structure de Téléisolés, on retrouve un organe principal, le central, autour duquel gravitent 15 satellites qui servent de relais entre le central et les 60 postes individuels qui sont reliés à chacun des satellites.Toute communication entre le central et une personne âgée passe donc par le satellite situé dans le quartier de résidence de la personne âgée.Chaque satellite est relié au central par deux types de lignes indépendantes l'une de l'autre: les lignes de signalisation et les lignes de conversation.Les lignes de signalisation sont celles par où passent les signaux qui indiquent qu'un des interlocuteurs veut entrer en communication avec l'autre.Lorsque l'appelé a répondu, la communication se transporte automatiquement sur une ligne de conversation où le dialogue se poursuit.Ainsi, les appels sont toujours acheminés et on évite d'encombrer les lignes.«L’installation existante a démontré que les personnes âgées ont trouvé une plus grande sécurité brisant leur isolement et leur enlevant la crainte de ne pas être secourues immédiatement», écrivent les publicistes de la compagnie Géné-électra.Et effectivement, les recherches sur le relogement des personnes âgées démontrent que l'insécurité est une des principales motivations qui poussent ces dernières à demander leur admission en hébergement collectif.Ce système serait donc susceptible d'atténuer leur insécurité et pourrait éventuellement avoir un impact sur la demande de logements sociaux pour gens âgés qui est très forte actuellement au Québec.D'autant plus que la majorité des personnes âgées a exprimé son désir, à travers divers enquêtes, de demeurer à domicile le plus longtemps possible.Mais l'insécurité n'est pas la seule motivation d'entrée en hébergement collectif.Les pensionnés ont aussi besoin d'une foule de services qui correspondent souvent à des choses qu'elles ne peuvent plus accomplir elles-mêmes.Par exemple, les propriétaires ont de la difficulté à effectuer certaines réparations à leur maison alors que le «grand ménage» devient une tâche extrêmement pénible à mesure qu'on avance en âge.Beaucoup de gens âgés perdent leur permis de conduire quand leur vue et leur santé se détériorent et voient alors leurs déplacements coutumiers se transformer en obstacles péniblement surmontables.Or un système comme Téléisolés ne garantit du secours qu'en cas d'urgence seulement, il ne fournit pas tous les services dont les gens âgés ont régulièrement besoin pour demeurer chez eux (comme c'est le cas à Liège) et la difficulté de les obtenir favorise l'hébergement collectif.Au Québec, les soins et services dispensés au domicile des personnes âgées n'existent que de façon parcellaire et sont donnés de manière discontinue.Dans un tel contexte.Téléisolés ne serait guère plus utile qu'un bon système d'alarme et aurait probablement peu d'impact sur le volume de demande d'admission en hébergement collectif.En d'autres termes, l'ensemble des besoins des personnes âgées ne saurait être comblé par une telle invention.Il faut davantage.Marc-André De/is/e 8 D’UNE L'industrie de la navigation, tous le reconnaissent, c'est un bateau qui prend l'eau.À l'heure où la marine marchande agonise, où les chantiers maritimes mettent leur personnel à pied et pendant que les pittoresques goélettes d'autrefois n'intéressent plus que les protecteurs du patrimoine, il y a lieu de crier SOS.En fait, il semble que seule l'ingéniosité et l'apport de nouvelles techniques puissent améliorer la situation actuelle car, à court terme, l'industrie maritime est î ââ ¦J tri Æft-' .'"'V.,.-., •- dangereusement menacée de faire naufrage.Jadis fort populaire, le transport maritime, tant pour le voyageur que pour la marchandise, est maintenant relégué aux oubliettes derrière l'avion, le train ou l'autobus.Toutefois, l'existence de vingt-six traverses encore en opération au Québec démontre bien que le réseau routier québécois est ou imparfait ou qu'il ne convient pas à tout le monde.En l'absence d'un pont, par exemple, sur la rivière Saguenay, le traversier est indispensable pour relier les régions de Charlevoix et de la Côte-Nord.Là où l'ingéniosité entre en ligne de compte, c'est dans le cas des liens socio-économiques entre TRANSPORTS RIVE À la Côte-Nord et la Gaspésie Deux projets, l'un déjà réalisé et l'autre à venir, qui sont en fait des innovations au point de vue du transport maritime retiennent l’attention.Il s'agit du traversier-rail et de la mise en opération possible d'un aéroglisseur entre ces deux régions complémentaires.La Gaspésie, cette région du Québec «sous-développée» entretient de nombreux liens avec les centres industriels de la Côte-Nord, et c'est pour améliorer ce mariage de raison et d'affaires qu'un traversier-rail est en fonction entre Matane et Baie-Comeau depuis mars dernier.En soi, le transport de marchandise par traversier-rail n'est pas une nouveauté au pays.Il en existe plusieurs en Colombie-Britannique et ils sont légion sur la côte du Pacifique.Au Québec, le lien Ma-tane-Baie-Comeau concrétise une idée vieille de dix ans, tout en confirmant à Matane sa vocation de plaque tournante maritime.En plus d'être dorénavant reliée à l'ensemble du réseau ferroviaire nord-américain, la Côte-Nord trouve un autre moyen pour exporter ses richesses naturelles.Le Georges-Alexandre Lebel est un traversier-rail brise-glace pouvant recevoir une cinquantaine de wagons.On estime qu'il sera en mesure de transporter à sa première année de fonctionnement 300000 tonnes de papier-journal en provenance de Baie-Comeau, s'y ajoutent plusieurs dizaines de milliers de tonnes d'équipement ou de vrac, dont probablement des lingots d'aluminium.La Compagnie de gestion de Matane est l'instigatrice du projet, mais n'eut été de l'apport du Canadien National, il y a quelques années, le projet aurait peut-être tombé.à l'eau.Soit, le traversier-rail c'est peut-être du «déjà vu» en Amérique, mais la seconde nouveauté risque davantage d'attirer l'attention sur le Québec.Si la Société des traversiers du Québec trouve le projet réalisable, la mise en service d'un aéroglisseur entre la Côte-Nord L’AUTRE et la Gaspésie constituerait un précédent sur le continent américain pour le transport en commun.Les petits aéroglisseurs ne sont pas méconnus des Américains, eux qui ont des monoplaces, des biplaces ou des aéroglisseurs militaires pour transporter du matériel.Or, la visite l'été dernier, en Angleterre et en France, du ministre québécois des Transports, Lucien Lessard, et du président de la Société des traversiers, l'ingénieur Marcel Latouche, a permis d'en con- ¦t.‘ -1 naître davantage sur ce nouveau moyen de transport.Les cinq aéroglisseurs qui font la navette quotidienne dans le Pas-de-Calais ont fortement intéressé les Québécois.Certes, il existe d'autres traversiers aéroglisseurs plus importants à Hong-Kong ou dans la baie de Yokohama au Japon, mais le lien franco-britannique apparaissait plus intéressant.La triste expérience, en 1975, du Voyageur, prototype de la compagnie ontarienne Bell Aéro-space qui a servi quelques mois à l'île-aux-Coudres et à peine quelques semaines sur la Basse-Côte-Nord démontre qu'il faut être bien prudent avec ce genre de transporteur.Les gouvernements fédéral et québécois ont décembre 1978 / QUÉBEC SCIENC 'OI0SI dépensé plus d'un million d« dollars pour constater que l« Voyageur ne peut supporter l« rude climat du golfe Saint Laurent.Ayant la mission de ravitailler durant un hiver, lee municipalités de la Basse-Côte Nord, l’appareil a failli sombrei à plusieurs reprises.C'est donc avec beaucoup de prudence que le projet du tra versier-aéroglisseur est abordé Le climat québécois est hier différent de la voie maritime reliant la Manche à la Mer di Nord.Les traversiers actuelle ment en opération là-bas résis teraient-ils aux glaces, à latrè: froide température du golfe e aux vagues du fleuve, très dif férentes des vagues océaniques?De plus, la Société des traversiers se demande déjc comment surmonter le problè me des embruns, ces éclaboussures d'eau à 70 nœuds marins qui, sous la température dt congélation, risquent de collei à l'appareil et de l'alourdircon sidérablement.Les avions om un problème similaire, on lui î trouvé une solution, mais s'ap plique-t-elle aux aéroglisseurs! Par ailleurs un nouveau tra versier «conventionnel» coûte rait 25 millions de dollars, soif le prix d'un aéroglisseur.Toutefois une petite complicatior se présente: il n'existe pas è date de modèle d'aéroglisseur pouvant recevoir 200 passa-: gers et 50 automobiles, ce qui correspond aux besoins estimés ici.Ceux qui existent sont oui plus gros ou plus petits.Autrsi problème, un tel aéroglisseur fait énormément de bruit, un bruit infernal qui exigerait l'aménagement de gares maritimes à l’extérieur des villes,! donc d'autres dépenses supplémentaires.Résoudre des pro-i blêmes de transport, mais créer une pollution par le bruit laisse songeurs ceux qui auront à prendre une telle décision.Chose certaine, un aéroglisseur semblable ne peut pas servir entre Lévis et Québec.Le projet est alléchant, mais il demande réflexion.& fee te;:: Ifef: IH üï: nod te:-.ttruil ïijtt tek fee teal fe; teCdj tes* N ¦¦-s s s Will s % > André Lamoureu.1 9 :sciü 1UÉBEC SCIENCE / décembre 1978 ÉLECTRONIQUE JOUETS-ROBOTS OUR ENFANT SEUL jîSpi» DIBITS ilati SolliJ irèsdill
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