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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

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Références

Québec science, 1981, Collections de BAnQ.

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qQJ & * Ï)'d ‘1V3 dlMOw S I " Cl IS 10ZI iwsji lodsc] nvdbna IdhOIiV^ IDf'3 MiOÎSaiG 2d inov sz smr 3 Z Z 6 t .3 3 35119 3 ¦- Volume 20, numéro 4 DÉCEMBRE 1981 2,50$ à demi ’¦ ort de retour garanti 'URRIER 2ième classe Enregistrement numéro 1 052 Port payé à Québec EU DE AGNIE C P 250.Sillery Québec Q1T2ft\ UN PARADIS DE LA POLLUTION Jean-Pierre Rogel Dossier complet, bien documenté et extrêmement percutant Des villes recouvertes par des brouillards de pollution, des lacs envahis par des algues ou au contraire empoisonnés par les pluies acides, des terrains vagues imprégnés de déchets toxiques: manifestement, le Québec n'a rien à envier à ses voisins, et vit comme eux le cauchemar écologique des sociétés industrielles modernes.Une pollution industrielle presque érigée en système, des politiques gouvernementales auxquelles il manque toujours des dents: telles sont les deux causes principales, selon Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef de Québec Science, de la dégradation de notre qualité de vie.Et c'est un bilan complet, bien documenté et extrêmement percutant de nos problèmes en matière de pollution qu'il nous livre.Toutes les ombres que des écologistes isolés (souvent qualifiés d’alarmistes) laissent planer épisodiquement adoptent soudain ici des proportions très réelles.Réelles, mais pas moins terrifiantes.Cependant, la partie n'est peut-être pas perdue, et l'auteur suggère plusieurs façons non seulement de réparer les dégâts, mais aussi de prévenir les problèmes éventuels.Avant toutes choses, il nous appartient collectivement de redéfinir le type de développement économique auquel nous aspirons.Car, de façon très rigoureuse, l'auteur démontre clairement qu'à défaut d'une réaction immédiate, la mesure sera bientôt comble.LE PARADIS DE LA POLLUTION par Jean-Pierre Rogel Québec Science Éditeur Québec, 1 981 ISBN 2 920073-20 6 276 pages, 14,95 $ BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir les volumes suivants: ?DEMAIN LA SANTÉ, Yanick Villedieu.300 p.9,95 $ _________ Q LE SEL DE LA SCIENCE, Fernand Seguin, 140 p.9,50 $ _________ ?FACE AU NUCLÉAIRE, collectif.2e édition, 334 p.10,95 $ _________ ?LES TRACES DU PASSÉ.François Picard.208 p.9,95 $ _________ ?DES MACHINES ET DES HOMMES, Louis Brunei.1 76 p .8,95 $ ___________ ?A LA REMORQUE DES TRANSPORTS, Daniel Latouche .13,50$ _________ ?ÉCOLE + SCIENCE = ÉCHEC.Jacques Désautels, 283 p.14,50 $ ____________ ?UN PARADIS DE LA POLLUTION, Jean-Pierre Rogel.276 p 1 4,95 $ _________ Sous-total _________ Frais de port et de manutention __1,75 $ Ci-joint, chèque ?ou mandat-postal ?au montant de ______$ Chez votre LIBRAIRE ou chez QUÉBEC SCIENCE ÉDITEUR, C.P.250.Sillery, Québec Jean-Pierre Rogel ïùtioansdiôJ/z Ll A dresse Code posta! Telephone Téléphone: (418) 657-2426 GIT 2R1 QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 3 Sommaire Volume 20, numéro 4 DÉCEMBRE 1981 18 À demi précieuses André Delisle Le Québec aussi a ses pierres fines, mais personne n'y a encore découvert le secret de la fortune 7^ 24 Des messages qui font mal Yanick Villedieu Un grand nombre de maladies, réelles, ne peuvent se soigner que si l'on traite aussi le psychologique * .?32 Le jeu de la vidéo François Picard Comment se retrouver dans ce casse-tête dont les pièces s'emboîtent mal?vo.ws 38 Bélier, poissons et compagnie Claude de Launière Les prétentions des astrologues n'ont rien à voir avec la science, malgré un vocabulaire emprunté à l'astronomie et quelques spéculations mathématiques 5 Post-Scriptum 6 Fraude L Uri Geller de l'éprouvette 7 Grossir-maigrir L'obsession de la minceur 8 Agressivité masculine Traitement au féminin 9 L'assurance-maladie La sinistrose en atteint plusieurs Actualités & Chroniques 10 53 QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par Les Presses Climatologie Bientôt demain de l'Université du Québec.Même la galaxie.54 La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes 12 Sans frontières Boîte à livres de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.47 55 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1981 Livres du mois ISSN-0021-61 27.Répertorié dans Tortue luth PÉRIODEX et RADAR Des mers du sud à 56 Courrier de deuxième classe, Blanc-Sablon Courrier enregistrement n° 1052.Port de retour garanti: QUÉBEC SCIENCE, 49 58 En vrac C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Origine de la vie Télex: 051 3488 TWX 610-571-5667 Le modèle se simplifie Membre de : 52 Physique De la colle à particules CPPA © Copyright 1981 — QUÉBEC SCIENCE — LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés. décembre 1981 / QUEBEC SCIENCE tacs VOICI DEUX NOUVELLES FAÇONS DE RÉSOUDRE VOS PROBLÈMES GRÂCE À HEWLETT PACKARD • _________ ___________ • " ‘ ¦ : ( NC, ¦ r > ssii |Gîb| IsiNl [cos] [tmJ |eex| | 4 | | 5 1 161 [ x n/sl lOSQl [Etl IX!V fl CD CD m HEWLETT PACKARD La HP-11C et HP-12C U U n n $205." HP-1 1C $227." HP-12C UNE PROGRAMMATION ÉLABORÉE AVEC: • 63 étapes et 21 mémoires adressables ou 203 étapes de programmation et 1 mémoire adressable.• 4 niveaux de sous-routines.• Enregistrement indirect (1).• 5 clés à définir (A-E).GÉNÉRATEUR DE NOMBRES ALÉATOIRES FONCTIONS HYPERBOLIQUES FONCTIONS SCIENTIFIQUES FONCTIONS STATISTIQUES UNE PROGRAMMATION AVEC: • 8 étapes de programmation et 20 mémoires adressables ou 99 étapes de programmation et 7 mémoires adressables.CALCULS DE: • Prix et dates à l’échéance d’obligations.• Taux internes de rentabilité.• Taux d’hypothèques.• Dépréciation.• Intérêts pour période différée.FONCTIONS STATISTIQUES AUTRES CARACTERISTIQUES - Boîtier mince - Affichage à cristaux liquides - Mémoire continue afin de conserver les programmes et les données - Fonctionnement avec piles alcalines ou à l’oxyde d’argent.AUSSI DISPONIBLES: HP-32E ($81.50), HP-37E ($110.95), HP-41C ($368.95), HP-41CV ($479.95).Une réduction supplémentaire est accordée à nos membres.Des dépliants détaillés sont à votre disposition.Pourquoi payer plus cher ailleurs?Venez nous voir.• Commandes postales acceptées avec chèque visé; prière d'ajouter la taxe de vente provinciale |tf%| et les frais d'expédition de iK 00 \S6 00 pour les modèles de plus de $200.j."Les prix sont su/sts ê changmmnnt sans préavis» COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE LOCAL C 106 Ecole Polytechnique Campus de l'Université de Montréal C P 6079, Suce «A» Montréal H3C 3A7 Tôl (514) 344 4841 CHEMIN DE POLYTECHNIQUE QUEEN MARY a «le» feiifei N Du tiitaL '*>k Minier m\M Büiat '•Mil S», S C* V*S;; KH Sn' SS QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 QUÉBEC SCIENCE SCRIPTUM DIRECTION: Jean-Marc Gagnon, directeur général RÉDACTION: Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Luc Chartrand, André Delisle, Claude de Launière, François Picard et Yanick Villedieu journalistes et collaborateurs réguliers PRODUCTION GRAPHIQUE: Pierre Parent, responsable de la production Andrée-Lise Langlois (réalisation graphique) Louis Ducharme (photo couverture) Gaëtan Laroche (illustrations des têtières) Raymond Robitaille (typographie) Litho Acme inc.(séparation de couleurs) Imprimerie Canada inc.(photogravure et impression) ADMINISTRATION, VENTES ET PUBLICITÉ: Gilles Lachance, directeur Raynald Lavoie, responsable Marketing et Publicité Marie Prince, représentante publicitaire (institutions) Nicole Bédard (abonnements) Messageries Dynamiques (distribution en kiosques) Québec Science Presses de l'Université du Québec Abonnements! Canada: Spécial: (2 ans / 24 nos): 38,00$ Régulier: (1 an / 12 nos): 21,00$ Groupe: (10 et plus — 1 an): 19,00$ A l'unité: 2,50$ À l'étranger: Spécial (2 ans / 24 nos): 51,00$ Régulier: (1 an / 12 nos): 28,00$ À l'unité: 3,00$ Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE SOUTIEN FINANCIER Le soutien financier de QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l'Université du Québec, le ministère de l'Éducation, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que par les contributions privées suivantes: Bell Canada M.Claude St-Onge vice-préfident Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Control Data Canada George J.Hubbs président Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur Recherches Bell Northern M.André J.Beauregard vice-président adjoint Laboratoire de l lle des Sœurs Pratt & Whitney Aircraft Canada Ltée Longueuil, P.Q.Un air de fraîcheur à Québec Science.Du moins, nous l'espérons avec la nouvelle maquette de ce magazine de décembre: un découpage plus précis des différentes sections, de toutes nouvelles en-têtes, de nouveaux caractères pour les titres, une mise en page renouvelée.Ce n'est pas tout: ce mois-ci, nous lançons trois nouvelles chroniques.Prisme, en pages 1 6 et 17, est un commentaire sur un sujet d'actualité que nous choisirons chaque mois.Sans frontières est une revue d'événements scientifiques en provenance du monde entier; elle reviendra régulièrement en pages 12 et 13.Quant à Bientôt demain, c’est une chronique présentant des innovations technologiques qui ont déjà, ou auront, un impact sur notre vie quotidienne; elle reviendra tous les deux mois, en alternance avec une chronique appelée Cherchez l'erreur et qui porte sur (tsss, tsss.la surprise sera pour le mois prochain).Ce «petit air neuf» de Québec Science ne se veut pas une transformation radicale, mais nous sommes fiers, quant à nous, de vous le présenter.Une nouvelle maquette est toujours le produit d'une réflexion et d'un travail collectifs.Après chaque numéro, nous faisons un bilan — un post mortem, dit-on —, nous critiquons les erreurs et les points faibles.Depuis quelque temps, nous sentions ce besoin de retoucher la maquette.Non seulement pour remédier à des faiblesses, mais aussi pour l'adapter à des contraintes techniques (dont nos deux types de papier d'impression) et à de nouveaux besoins rédactionnels.Après quelques essais et hésitations, nous y voilà.Un peu étonnés et inquiets, l'oreille tendue à vos commentaires, comme à chaque mue du magazine.Une mue qui vous plaira, nous l'espérons.Dans ce numéro, un article sur les pierres semi-précieuses du Québec.C’est un peu par hasard, en fouillant le dossier des ressources minérales du Québec, que notre journaliste André Delisle est tombé sur ce filon peu connu.Il a découvert tout un monde, fait de passion et d’expertise technique, dont il rend compte ici.Au risque de donner des idées de cadeaux originaux pour Noël ?À vous de voir ! Yanick Villedieu, quant à lui, a couvert un important congrès de médecine psychosomatique qui s'est déroulé à Montréal en septembre dernier.Il en a profité pour faire le point, auprès des plus grands experts mondiaux, sur ces problèmes fascinants de l'interdépendance du corps et de l’esprit dans la maladie.François Picard nous entraîne dans le labyrinthe des systèmes vidéo; à l'approche de Noël, les pièges pour consommateurs se faisant plus nombreux, il tente de faire le point pour éclairer les acheteurs potentiels que nous sommes tous.Quant à Claude de Launière, il démystifie l'astrologie et dénonce l'aura de scientificité dont elle s'entoure.Son dossier fera peut-être grincer quelques dents, tout comme ses précédents articles sur la parapsychologie ( Québec Science, septembre 1980) et sur les sourciers (Qué/jecSc/e/tce, février 1981).Mais, dans un monde où les théories sans fondement vont bon train, un peu de critique rationnelle, fourbie avec les armes de la science, ne fait peut-être pas de mal.Et puis.et puis ce numéro tentera de vous en apprendre plus sur la tortue luth, les origines de la vie, la sinistrose, la colle à particules, l'agressivité masculine, les influences de la galaxie sur le climat, l'anorexie mentale.Sans compter cet étrange cas de fraude scientifique qui a fait la manchette des journaux et sur lequel nous ouvrons la section Actualités du magazine.En tout, plus de 40 pages de lecture à savourer tranquillement. décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE FRAUDE LU R! G ELLE R DE L'ÉPROUVETTE Dans les milieux américains de la recherche de pointe en biologie moléculaire, l’excitation était grande depuis un peu plus d’un an : un jeune étudiant gradué de l’université Cornell, dans l’Etat de New York, proposait une solution — remarquable — au casse-tête de l’origine du cancer.Rapidement devenu une star dans un firmament où les places sont plutôt chères, il n’avait pas encore son doctorat' qu'un poste lui était déjà réservé à Harvard et qu’on lui prédisait même un Nobel, et rien de Mark Spector, 24 ans, auteur de feu la théorie de « la cascade de kinases», n’aura malheureusement ni diplôme, ni emploi, ni prix.Les expériences sur lesquelles il s’appuyait pour conduire sa si brillante démonstration, et dont il avait publié le menu détail dans les revues spécialisées les plus prestigieuses, étaient quelque peu.trafiquées.L’affaire est sortie en septembre dernier, à la consternation des spécialistes bernés par cet Uri Geller de l’éprouvette.Et au désespoir de son patron, Efraim Racker, 68 ans, une célébrité mondiale de la recherche sur la membrane cellulaire.Les « travaux » de Mark Spector n’avaient pourtant pas manqué de séduire les scientifiques.Ils portaient sur un des mécanismes les plus importants de la cellule, la pompe à sodium-potassium, mécanisme ainsi appelé parce qu’il régit l’entrée et la sortie de ces deux métaux essentiels à la vie cellulaire.Selon l’hypothèse de Racker, c’est un dérèglement de cette pompe qui provoquerait la cancérisation de la cellule — hypothèse que venaient enfin confirmer les « découvertes » de son jeune disciple.Mais comment Spector s'y était-il pris pour faire la preuve de l’importance déterminante de la fameuse pompe dans la cancérogénèse ?Sa démonstration était si lumineuse qu’elle fut vite « achetée» par les cher- cheurs les plus réputés.Après avoir isolé l’enzyme responsable des échanges sodium-potassium au niveau de la membrane cellulaire, Spector avait montré que cette enzyme était déficiente dans la cellule cancéreuse, ce qui soutenait l’hypothèse de son patron.Spector avait ensuite démontré que cette déficience était due à la présence, dans l’enzyme, d’une unité phosphate.Toujours en verve, il avait plus tard prouvé que cette phosphorilation était provoquée par une autre enzyme, une kinase protéique, que cette dernière était elle-même phos-phorilée par une autre kinase, qui elle-même l’était par une troisième kinase.Cette «cascade de kinases» était donc le mécanisme qui, étape après étape, provoquait ultimement la phosphorilation de la pompe et qui en déréglait pl«f f|ur®e Ülïflij 5Ç[J)k|.PL confirm du crayon à la mine .1 .*jh k @ 1 i mm ?.ou du rêve à la réalité, il n'y a pas loin, quelquefois.Nous en avons fait la preuve.Affûtez donc votre crayon et proposez-nous un projet minier, ou votre participation dans l’un de nos programmes.SOQUEM fonce! snguEM 3108, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy (Québec) G1X 1P8 / Tél.: (418) 658-5400 / Télex: 051-31605 fes n„ "Kl % 7 ffiff I QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 I 1IÏ I Sfi" (fll Efraim Rucker et son étudiant Mark Spector.n mm du même coup le délicat fonctionnement.À cette étonnante série de découvertes, Spector devait bientôt en ajouter une plus étonnante encore: une enzyme produite par un virus cancérigène connu est en fait semblable à une des enzymes de la cascade.C’était la première confirmation expérimentale de l’origine moléculaire du cancer.Spector n’avait pas mis un an et demi pour la réussir! La mariée était malheureusement trop belle.Les doutes entretenus par des voisins de laboratoire sont venus à bout d’une des fraudes scientifiques les plus spectaculaires et les plus superbement camouflées qui aient jamais été mises à jour.Dans ses expériences.Mark Spector remplaçait tout simplement un ingrédient par un autre, une «manipulation» qui explique sans doute pourquoi il était souvent le seul à pouvoir reproduire ses propres résultats.Surdoué et mythomane, ce chercheur plein d’avenir était en fait un fraudeur d’habitude, un récidiviste de talent.« Après que le scandale ait éclaté, nous raconte Richard Béliveau, un biochimiste de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont qui rentre d’un séjour post-doctoral à Cornell, on s’est rendu compte que Spector n’en était pas à ses premiers coups.Il avait, par exemple, été admis dans le laboratoire de Racker sans avoir ni maîtrise ni baccalau- réat.Il avait également prétendu avoir isolé une enzyme responsable de la photosynthèse, enzyme que tout le monde cherche depuis des années.Mais personne n’avait jamais été capable de reproduire ses résultats.» Il est bien sûr étonnant, pour ne pas dire plus, qu’une telle fraude ait pu avoir lieu au nez et à la barbe d’un aussi grand nombre de personnes et d’institutions de renom: des universités, des revues scientifiques de calibre mondial, des chercheurs de premier plan, dont bien évidemment Efraim Racker lui-même, peut-être trop prompt à croire le jeune loup qui venait apporter la preuve expérimentale de la théorie qu’il défendait (et qui, soit dit en passant, tient toujours comme théorie).Mais ce genre d’accident de parcours, tout à fait déplorable il est vrai, n’est-il pas prévisible dans le contexte de compétitivité et de productivité qui caractérise de plus en plus les milieux de la recherche ?On peut se le demander, d’autant que sans être nécessairement une épidémie, des fraudes scientifiques semblent tout de même se produire à intervalles réguliers dans des institutions réputées.Il faut, disent les chercheurs, «publier ou périr».Certains d’entre eux, parfois, publient et périssent.Yanick Villedieu G ROSSI R-MAIGRI R L'OBSESSION DE LA MINCEUR Lj anorexie mentale, maladie incomprise, véritable antithèse de l’obésité, est à la hausse en Amérique du Nord.C’est ce qu’est venu confirmer une récente étude statistique effectuée à l’Hôpital pour enfants de Montréal par le docteur Suzanne Dongier.Selon les données qui furent présentées par Mme Dongier dans le cadre du Congrès mondial de médecine psychosomatique tenu à Montréal en septembre dernier, l’hôpital a enregistré 11 cas d’anorexie mentale entre 1966 et 1973 tandis que 37 cas étaient recensés entre 1974 et 1979.L’année 1980 présenta une baisse avec seulement un cas mais la tendance générale à la hausse semble être confirmée par des études effectuées dans des hôpitaux américains.Le concept d’anorexie mentale, apparu il y a environ un siècle, désigne cette affection qui touche presque exclusivement les adolescentes qui consiste à perdre du poids d’une manière alarmante, d’une façon aussi inéluctable que d’autres en gagnent.La mort demeure aujourd’hui le sort de quelque cinq à dix pour cent des anorexiques.Entre les deux guerres, l’origine de la maladie fut souvent expliquée par des troubles endocriniens après qu’un chercheur (Simmonds) eût trouvé une lésion de la glande pituitaire chez une patiente morte d’anorexie.Depuis une trentaine d’années, cette théorie a été progressivement abandonnée, faute de preuves.Depuis quelques décennies, la thèse de la psychogénèse de la maladie rallie une majorité des intervenants dans le do- maine.C’est peut-être une des raisons qui placent l’anorexie mentale au centre des préoccupations de la médecine psychosomatique.Pas moins d’une trentaine de communications furent présentées sur cette question au congrès de Montréal à la surprise d’à peu près tout le monde.Il faut dire que la maladie soulève de nombreuses questions sans réponses, mais dont la résolution jetterait peut-être un éclairage nouveau sur les mécanismes de l’inconscient.Comment se fait-il, par exemple, que nos sociétés hyper-alimentées engendrent ce refus de la nourriture alors que les peuples du Tiers-Monde ignorent cette affection ?La maladie, contrairement à l’obésité, semble plus fréquente chez les classes aisées.Mais ce ne sont pas là les seules contradictions de l’anorexie mentale.Les liens de la maladie avec son «contraire», l’obésité, sont énigmatiques.D’après l’étude du docteur Dongier, le tiers des patients anorexiques avaient connu des problèmes antérieurs d’obésité.Curieusement aussi, de nombreux cas s’accompagnent d’accès de boulimie.Comme pour bien des cas de somatisation à partir de troubles psychologiques, il est difficile d’accoler à l’anorexie une origine précise.On a longtemps retenu la thèse psychanalytique d’un «phantasme de fécondation orale» pour expliquer le refus de nourriture mais on conçoit aujourd’hui que cette version ne saurait s’appliquer à tous les cas, surtout ceux d’anorexie masculine.Par ailleurs, le désir obsessionnel de la minceur qui carac- ? Illustration: Pierre Parent 8 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE r AGRESSIVITÉ MASCULINE TRAITEMENT AU FÉMININ térise les malades n'est pas sans faire songer à une composante psychosociale de l'affection, surtout dans une société où un idéal de corps féminin est omniprésent dans la production culturelle.Cette thèse est d’autant plus séduisante que 71 pour cent des patient(e)s recen-sé(e)s à l’Hôpital pour enfants de Montréal présentaient une personnalité de type conformiste.« Dans nos sociétés, explique le docteur Pierre Grégoire de l'Institut Allan Memorial qui participait également à ce symposium sur l’anorexie, le corps de la femme est investi d’un symbolisme érotique, bien davantage que celui de l’homme.Cela pourrait donc expliquer le fait que les femmes rencontrent plus de problèmes d’acceptation de leur corps.D’ailleurs, l'anorexie s’accompagne presque toujours d’une disparition des caractères sexuels — les seins s’atrophient, les règles cessent — qui peut être l’indice d’un refus du passage à la puberté et de ce qu’elle symbolise.» Enfin, une donnée plutôt surprenante ressort de l’étude de Mme Dongier : sur les 50 cas recensés, sept étaient des garçons, une proportion largement supérieure à la fréquence habituelle.Il y a quelques années, rares étaient les chercheurs qui avaient pu publier sur plus de deux cas masculins ! Il faudra donc surveiller de près l’évolution en ce sens ; peut-être s’agit-il du reflet d’un nouveau changement social.Luc Churtrand Pourquoi les prisons pour hommes sont-elles plus achalandées que les prisons pour femmes ?Pourquoi la criminalité voire même l’agressivité semblent-elles des attitudes principalement masculines ?La réponse, on le sait déjà depuis quelques décennies, réside dans les hormones.Il semble en effet que l’agressivité chez les humains comme chez les autres mammifères soit en bonne partie proportionnelle au taux de testostérone — une hormone sexuelle mâle — présente dans le sang.C’est d’ailleurs à partir du testicule de taureau que cette substance messagère fut isolée pour la première fois.On soupçonne également, quoique cela soit plus discuté, l’œstrogène et la progestérone, deux hormones femelles, de posséder des vertus apaisantes.D’ailleurs, la criminalité violente chez les femmes survient le plus souvent lorsque le taux d’œstrogène dans l’organisme atteint son plus bas niveau, par exemple pendant les périodes menstruelles.Un support pour votre information Xk service de ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ microPilm du Quebec (qaafs) bee Imicrofilm 16.35 mm (publication sur microfilm 855, RUE MYRAND, SUITE 12, SAINTE-FOY, QUÉBEC G1V 2V8, (418) 687-4011 Ainsi, on songe de plus en plus à utiliser ce présumé caractère apaisant des hormones femelles pour traiter des hommes présentant des problèmes d’agressivité aiguë.Deux chercheurs de l’Institut national de neurologie de Mexico, les docteurs Ginette Dreyfuss et C.Perez de Francisco, présentaient récemment à Montréal, dans le cadre du Congrès mondial du Collège international de médecine psychosomatique, les résultats de leurs travaux en ce domaine.Les chercheurs ont sélectionné 28 patients psychiatriques sur le seul critère de leur état agressif particulièrement élevé et leur ont administré un traitement à base d’hormones femelles.Pour des périodes variant de trois mois à trois ans, 16 d’entre eux reçurent de l’estradiol — un œstrogène — tandis que 12 se firent injecter de la progestérone.Pour le tiers des patients traités, les résultats furent jugés excellents; ils furent considérés comme bons chez un autre tiers et à peu près nuis chez les autres.Ce sont les patients traités à la progestérone qui progressèrent le plus, six des douze patients présentant des améliorations de comportement qu'on a jugées excellentes.«Nous travaillions, note le docteur Dreyfuss, en se basant sur l’hypothèse qu’on pouvait réduire le comportement agressif simplement en réduisant l’écart entre le taux de la testostérone et celui des hormones femelles dans le plasma sanguin.Nous ne sommes pas les premiers à tenter ce genre d’expériences, mais nos résul- œ sc les Wkl memo 'Ce A % ii S N; le Nff N, %, QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 1 [é^fl cats sont parmi les plus positifs.» Les écarts hormonaux que cherchaient à réduire les chercheurs de Mexico ne peuvent toutefois suffire à expliquer tous les troubles agressifs comme en témoignent les échecs enregistrés.Un des sujets, un schy-zophrène qui avait déjà subi une lobotomie frontale, fut traité alternativement pendant trois ans avec les deux hormones sans jamais relâcher son agressivité! Par ailleurs, cette chasse à la testostérone, une sorte de «lobotomie hormonale», ne va pas sans poser des problèmes d’éthique.Les hommes bénéficiaires de ce « traitement féminin» peuvent subir, en guise d’effets secondaires des gynécomasties (développement des seins) et une baisse de la libido.«Ce dernier effet, note le docteur Dreyfuss, est évidemment souhaitable dans le cas des criminels sexuels.Et chez la plupart de ces patients, une solution à leur problème d'agressivité peut faire la différence entre rester en institution ou retourner chez soi.» Dans la recherche de l’Institut de neurologie de Mexico, les effets secondaires furent minimes.Un seul patient présenta les symptômes d’une gynécomastie légère tandis qu’un autre enregistra une baisse passagère de libido.Toutefois, reconnaît le docteur Dreyfuss, d’autres études du même type ont un bilan moins positif à ce chapitre.On peut toujours se consoler de ces effets indésirables en songeant qu’il n’y a pas si longtemps encore, en Scandinavie, on «réglait» les problèmes reliés à la testostérone chez ceux qu'on qualifiait de « crimi-nels-nés» par.la castration.Luc Chartrand L'A SS URA NCE-MA LA DIE LA S!N 1ST ROSE EN A TTEINT PLUSIEURS Céiibatteur : percussionniste malchanceux en amour.Alain F/nkielkraut La constatation n est pas nouvelle : de nombreuses personnes mettent plus de temps à soigner une affection qui leur rapporte des bénéfices financiers ou qui leur est simplement rendue moins coûteuse grâce à un régime de sécurité sociale.De là toutefois à en déduire que l’imposition d’un «ticket modérateur» aux usagers de l’assurance-maladie modifierait substantiellement l’attitude qui se trouve à la base de ce comportement, il y a une marge.En effet, la propension de certains malades à étirer leur maladie, si elle repose sur des bénéfices dits «secondaires» tels des compensations financières, viendrait en premier lieu d’une perception inconsciente que nos habitudes sociales accolent à l’Etat-providence.En ce sens, c’est la nature même de l’intervention d'un tiers-payant — l’assurance — qui accentue la dépendance du patient à l’égard du système médical.Le régime de sécurité sociale, affirment certains psychiatres, est alors perçu comme distributeur d’un bien auquel on a droit — la santé — et plus on se sent lésé, plus on cherche à faire «payer» le système.Le nombre des accidentés du travail qui ne guérissent pas (et ce, au sens le plus vrai du terme) par crainte de retourner au travail, est impossible à déterminer mais rares sont les médecins qui ne sauraient citer quelques cas.C'est donc sur ce ménage à trois — patient, médecin et système de santé — et ses problèmes qu’un groupe de psychiatres se penchait récemment à Montréal au cours d'un symposium tenu dans le cadre du Congrès mondial du Collège international de médecine psychosomatique.Pour illustrer l’importance des facteurs psychosomatiques qui interviennent dans la résistance à la guérison, le docteur Pierre-Bernard Schneider, de la Polyclinique psychiatrique universitaire de Lauzanne, citait une étude réalisée en Suisse auprès d’accidentés jugés cliniquement guéris mais qui, à cause de douleurs principalement, étaient incapables de se réadapter au travail.«Dans 90 pour cent des cas, rapportait le docteur Schneider, ces gens retournèrent travailler lorsqu’ils touchèrent une indemnisation de l’assurance.» « Il ne faut pas confondre ces cas, mentionnait un autre participant au symposium, le docteur Noël Montgrain, avec de la simulation.Il s’agit d’un surinvestissement — très souvent inconscient — dans la douleur qui naît de l’espoir d’obtenir un gain secondaire, en l’occurrence de l’argent.» En jargon psychia- // trique, on a baptisé ces comportements « névroses d’assurance» ou «sinistrose».Il apparaît donc clair que les régimes de compensation ou de prise en charge des patients par la société sont parfois eux-mêmes des obstacles au rétablissement.Ce qui est moins clair, c’est la façon dont s’opère ce genre de réaction chez un patient.Le docteur Montgrain, qui dirige le département de psychiatrie de l’université Laval, a tenté pour sa part de dresser ce qu’on pourrait appeler un tableau psychanalytique de la demande de soins.«Autrefois, dit-il, l’image de Dieu, distributeur du bonheur et du malheur pour le plus grand bien, expliquait facilement l'inexplicable.Le malheur frappait les coupables qui avaient quelque chose à expier.«Aujourd’hui, cette image a cédé sa place à celle de l’Etat-providence.La santé est considérée comme un droit, la maladie comme une atteinte sociale à ce droit.L'individu n’est plus jamais coupable ; c'est la société sous une forme ou une autre — multinationale, pollueur, médecin, etc.— qui devient responsable de la perte d’un droit.A partir du moment où l’on considère la maladie comme un vice social, on attend réparation de la part de l’État.«Une des attitudes les plus néfastes qui contribuent à en-^ a 10 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE & tretenir cette image du système de santé consiste à faire croire que la santé est quelque chose que la médecine peut donner, un peu comme on livre une marchandise alors que dans les faits, ce n’est pas l'accès à la santé mais celui aux soins que l’on offre aux gens.Tout le régime actuel tend, au niveau du langage et des apparences, à associer la santé à quelque chose qu’on peut monnayer.» Ce n’est pas par hasard, souligne le médecin, si la carte de l'assurance-maladie fonctionne à la manière d’une carte de crédit.On y illustre un soleil, ce qui, au Québec, est synonyme de vacances.On ne va plus à l’hôpital mais au centre hospitalier, un peu comme au centre d’achat.Les malades sont devenus clients ou consommateurs de soins médicaux.Pour briser le rapport émotif quasi «maternel» qui s’ins- ' - taure entre l'État et ses patients, il faut, selon le docteur Mont-grain, faire de la « psychothérapie de la demande de soins».Autrement dit, cesser de véhiculer l’image de l’État distribuant la santé à des gens qui y ont droit.Le ministre Parizeau pourrait bien être tenté de justifier son «ticket modérateur» en s’appuyant sur de tels concepts.Malheureusement, l’effet modérateur risque d’être étroitement lié au statut socio-économique du malade.«Je pense, conclut le docteur Montgrain, que la première chose à faire pour briser ce rapport patient-médecine consiste plutôt à enseigner aux praticiens que la santé n’est pas quelque chose qu’on peut donner et que la médecine n’est pas toute-puissante.» Luc Chartrand zzz:;.SOCIETE DE TÉLÉiNFORMATiQUE R.T.C.INC.(S.T.R.T.C .) ° Consei 11er s en té lécommunicat i on inf o r matiqu e ° Réal isati on de O réseaux intégrés Vente de multiplexeurs 5253 a.du Parc, s.TO^Montréal.(514)276-9116 CLIMATOLOGIE MÊME LA GALAXIE.Est-ce que le magnétisme est l’élément clef contrôlant le climat terrestre?Franz C.Mayr, du département des sciences de la terre de l'Université du Québec à Montréal, pense que oui.Il démontre, à l’aide de données paléomagnétiques accumulées dans les Alpes depuis dix ans, entre autres, que le rapport entre les oscillations du champ magnétique terrestre et le climat est loin d’être imaginaire.De plus, il propose un modèle mathématique pouvant rendre compte de tous les changements climatiques passés et prévoir ceux à venir.Il existe un lien étroit entre le nombre de cyclones initiés dans l’Arctique canadien et la quantité de tempêtes magnétiques sur le Soleil.Celles-ci réchauffent plus ou moins, selon leur intensité, les hautes couches de l’atmosphère, surtout dans la région autour du pôle magnétique.Ce réchauffement engendre un cyclone, c’est-à-dire une région de basse pression, qui en raison de la circulation atmosphérique normale se déplacera vers l’Europe et l’Islande, produisant sur son parcours d’autres tourbillons atmosphériques.Ces phénomènes qui ont des répercussions SOflECCm.Société de recherches en sciences du comportement ÉTUDES ET CONSULTATION SOCIO-POLITIQUE ET COMMERCIALE • PROFESSIONNALISME • EFFICACITÉ • RAPIDITÉ AU SERVICE DES PRENEURS DE DÉCISIONS 511, Place d Armes Tél.: (514) 281-1901 Suite 300, Montréal " Québec H2Y 2W7 SCIENCE tante E inities I net it " mins, re, s®' [Olplî tiifr ^(IP- lebas^ I Jels liei»'-Wr sir son AifcB plie» n ]1 QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 sur de courtes périodes de temps (quelques jours) sont aujourd’hui relativement bien compris.Le nombre de cyclones déclenchés et la position de leur centre semblent être fonction d’autres événements, toujours d’ordre magnétique, mais beaucoup moins spectaculaires.Il s’agit de petites variations (de l’ordre de 1/10 000) des champs magnétiques terrestre, interplanétaire et galactique, variations qui persistent quelques centaines d’années.Par exemple, quand le moment magnétique du champ galactique est positif, les tempêtes solaires sont peu nombreuses et plutôt faibles.On observe alors un refroidissement global du climat.De fait, des données archéomagnétiques provenant du sud-ouest des États-Unis indiquent l’existence de quatre périodes d’anomalies magnétiques durant les derniers 1 900 ans.Trois de ces périodes correspondent à une avance des glaciers.La quatrième (600 à 900 ans après J.-C), au contraire, coïncide avec un climat relativement doux et à une saison agricole plus longue.Or, l’intervalle temporel entre ces anomalies magnétiques suggère, selon M.Mayr, l’existence d’un ensemble harmonique de 22 ondes magnétiques (variations), dont la plus grande aurait une période de 1 200 ans, qui interféraient entre elles d'une façon ordonnée et prévisible.D’où viendraient-elles ?Sûrement pas du Soleil, qui se contente d’en subir les contrecoups, ni des champs magnétiques planétaires.«Le seul endroit naturel que l’on puisse imaginer, c’est le centre galactique», répond M.Mayr.Selon M.Mayr qui présentait les résultats de ses travaux au dernier Colloque de l’Unesco sur les glaciations de l’hémisphère Nord (Kyoto, Japon, août 1981), son modèle climatique peut rendre compte avec 11 justesse des événements magnétiques connus des dix derniers millions d’années.Il prédit avec succès toutes les périodes de refroidissement continu coïncidant avec les glaciations du pléistocène, du pliocène et du miocène supérieur.Mais le modèle est capable d’une plus grande précision.En fait, il peut prédire les changements des tendances climatiques à l’année près.Quelques exemples : il y aura entre les années 2250 et 2380 une « crue » glaciaire dans les Alpes accompagnée d'un climat très humide en Europe et de beaucoup de neige dans l'Arctique.Fait intéressant, selon M.Mayr, on pourrait prédire quelles régions, à long terme, subiront les affres de la sécheresse ou, à l’opposé, bénéficieront d’un climat très humide.Il deviendrait alors possible de planifier l’utilisation du sol à long terme.En terminant, pour ceux qui craindraient l’arrivée prochaine de changements climatiques importants, M.Mayr estime que la décennie entamée connaîtra une situation climatique très semblable à celle des années 1970-1980.Au niveau des glaciations, le modèle en prévoit une petite dans 35 000 ans et une majeure dans 160 000 ans.Le modèle devra maintenant être confronté aux données d’autres spécialistes.Le dossier est à suivre.Claude de Launière Si le temps était jaune et si l'espace était bleu, aurions-nous plus d'espaces verts ?Roland Topor VIENT DE PARAÎTRE AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL fÇulE VÊZINA .«Ar.-£»-n ROBERGE.LES PRESSES DE L'UNI VERSltE LAVAL ISBN 2-7637-6945-4 15 x 23 cm, 276 pages, 15 photos, 12 figures, 11 tableaux, 15 S.par Paul-É.VEZINA et Marcien-R.ROBERGE Un exposé des traitements les plus modernes pour un bon aménagement de la forêt québécoise, en vue d’en augmenter la productivité, de la fortifier contre les maladies et les agents nuisibles, et d’en rehausser les attraits en tant que lieu de récréation.Un livre qui répondra à l’attente de nombreux forestiers, aménagistes, écologistes, étudiants en sylviculture et de tous ceux qui s’intéressent à cette précieuse ressource naturelle qu’est la forêt.BON DE COMMANDE Date__________________________ Veuillez m’envoyer ______exemplaire(s) de l’ouvrage COMMENT AMÉNAGER NOS FORÊTS.L’exemplaire, 15$.?Paiement ci-joint (chèque ou mandat) ______________________________ $ ?MASTER CARD NO _______________________ ?VISA NO ____________________ Date d’expiration de ma carte de crédit ________________________________ Signature_______________________________________________________________ Nom (en majuscules) ____________________________________________________ Adresse ________________________________________________________________ LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL, C.P.2447, QUÉBEC G1K 7R4 12 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE par Vonik Tanneau VIEILLIR Il devient de plus en plus fréquent, dans le monde industrialisé, de trouver trois, voire quatre générations dans une même famille, et ceci pourrait devenir une des caractéristiques de notre siècle.Selon un rapport préliminaire à l’Assemblée mondiale des Nations Unies sur le vieillissement en 1982, on estime qu'une personne de 60 ans sur trois, aux États-Unis, a encore un parent en vie.Dans le langage des Nations Unies, les personnes dans la soixantaine sont appelées les «Jeunes vieux» et leurs parents les «Vieux vieux».(Santé du Monde) Sans frontières LE CRÉATIONNISME FRAPPE ENCORE UNE BACTÉRIE-CHOC Le syndrome du choctoxique, plus connu sous le nom de maladie des tampons, fait de nouveau parler de lui.La panique de l'année dernière aura eu un effet bénéfique, celui de faire du TSS (pour Toxic Shock Syndrome) un sujet scientifique important.On en sait aujourd'hui beaucoup plus à son sujet.D'abord, qu'il est dû à unetoxineproduiteparunebactérie, un Staphylococcus qui s'attaque au système immunitaire; deuxièmement, que ce ne sont pas les tampons qui sont responsables du syndrome.Ils ne font que créer un milieu idéal pour la prolifération de la bactérie.Troisièmement enfin, que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas une maladie nouvelle.On rapporte des cas très similaires dès 1 927, et même en 1555, où est apparu un syndrome étroitement apparenté au TSS et connu sous le nom de «sueurs de Picardie».Mais comment se fait-il que la plupart des cas de TSS soient apparus aux États-Unis, à partir du milieu des années 1 970?L'une des réponses serait l'apparition en Amérique du Nord d'une nouvelle souche du Staphylococcus qui produit la toxine incriminée.En fait, il n'y aurait là rien de bien étonnant.De temps en temps, apparaît comme cela une nouvelle souche de bactérie qui provoque soudainement une série d'infections graves et disparaît aussi mystérieusement qu'elle était apparue.(New Scientist) SANTÉ DU MONDE Dix-huit médecins pour 100 000 habitants en Afrique, soit un pour 5 434 personnes.Cent quatre-vingt-un pour 100 000 habitants en Amérique du Nord, soit un médecin pour 592 personnes.ces chiffres n'ont à peu près pas changé depuis dix ans.Il y a quelques mois, le gouverneur de la Louisiane, David C.Treen, ratifiait ce qu'on a appelé la loi de «la science créa-tionniste».Malgré l'opposition des défenseurs de la théorie darwinienne de l'évolutionnisme, c'est le deuxième État américain à se doter d’une loi exigeant que les deux explications de l'apparition de l'homme soient traitées sur un pied d'égalité dans les programmes scolaires.Les «créationnistes» ont l’air de raffiner leur argumentation et de fourbir sérieusement leurs armes en vue de futurs combats.En effet, tout comme celle ratifiée plus tôt par le gouverneur Frank White, en Arkansas, la loi adoptée le 8 juillet par la législature de la Louisiane s'inspire largement d'un modèle de projet de loi rédigé et largement diffusé par Paul Ellwanger, dirigeant d'un mouvement conservateur de Caroline du Sud, mjÊS&Ê» M'J* .n’ le Citizens for Fairness in Education.Selon lui, 21 États envisageraient actuellement d'emboîter le pas à l'Arkansas et à la Louisiane.La force de ce projet de loi est qu'il est très solide du point de vue constitutionnel et qu’il contourne habilement l'écueil du Premier amendement sur la séparation de l'Église et de l'État, en plaçant d'emblée le créationnisme sur un piédestal scientifique.Contrairement à ce qui s’est passé en Californie, il ne s’appuie plus sur la religion pour exiger que l'école enseigne la théorie création-niste, au nom de la liberté de croyance.Il évite au contraire toute allusion à Dieu et à la religion et demande seulement que la «science créationniste» et la «science évolutionniste» soient traitées sur le même plan, au nom de la liberté d'enseignement.(Science) LES SURPRISES DU SOYA Il n'y a pas si longtemps, Québec Science vantait les vertus de la fève soya.Et elle en a certainement.Cependant, une étude menée par une équipe de chercheurs de l'Université du Kansas vient de démontrer que la protéine de la fève soya inhibe l'absorption du fer par l'organisme.L'expérience, menée auprès de 36 volontaires de sexe masculin, a effectivement révélé que l'absorption du fer est diminuée de plus de 92 pour cent, causant de la fatigue et des signes d'anémie.Ces résultats sont étonnants, de l'avis même du docteur James Cook, directeur de la recherche, car ils contredisent les conclusions de plusieurs études similaires réalisées en Grande-Bretagne, en Afrique et au Vénézuéla.Certains observateurs pensent aussi qu'ils auraient été différents si l'aliment utilisé pour l'expérience avait été cuit au four, au lieu d'être grillé, réfrigéré, puis réchauffé au four à micro-ondes.(Associated Press) • : ;; i" ,!l!k i .¦ I !¦,> îl' s > s».chi Se Sr C" n '«la, [s SCI0C QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 ->- 13 r lattrf insase :c.;SuHi I iatf< isüiu1' jieni; î, ï [e#S?i liW** Si; P j#.I ca«^ i £ü| is^ ci; (es iiiiW1 s#;; I 1^ UNE POPULATION REBELLE AUX VACCINS On a découvert que le fameux vaccin anti-tuberculeux B.C.G.ne conférait aucune protection à une population du sud de l'Inde, de la région de Madras.C'est la constatation qu'ont faite, après huit années d'essais et de surveillance, les autorités indiennes de la santé publique et les experts de l'O.M.S.Il semblerait que l'incidence de la maladie ait au contraire augmenté chez les hommes âgés.Les experts se perdent en conjectures sur les explications possibles.Ce qu'il en ressort, c'est que les vaccins, mis au point dans les pays à climat tempéré, ne sont pas toujours adaptés aux particularités des pays du monde en développement.(Le C.R.D.I.Explore) PAS D'OSCAR POUR LA SCIENCE Le scientifique est rarement un héros du petit écran.C'est ce que nous apprend un long article de la revue Society, sur l'image de la science, telle qu'elle est projetée sur le petit écran.Les auteurs y démontrent, à partir de statistiques, que, bien que la science soit très présente à la télévision, par le biais de films d'action et de certaines émissions plus ou moins sérieuses, le personnage du scientifique, lui, est beaucoup moins présent.Lorsqu'il apparaît, c’est presque toujours dans des rôles secondaires et bien précis.Autre nouvelle peu réjouissante: il semblerait que plus les gens regardent la télévision (donc, plus ils sont en contact avec l'image de la science qu'elle transmet), moins ils ont confiance dans la science et dans la communauté scientifique.LES SOURIS-LAPINS Des chercheurs de l'Université de l'Ohio et du laboratoire Jackson, à Bar Harbour, dans le Maine, ont réussi à introduire dans des souris le gène de la protéine P -globuline du lapin.Non seulement, le gène étranger a fonctionné chez la souris, où il a dirigé la synthèse de la protéine, mais, pour la première fois, il a été transmis à une seconde génération d'animaux.Il s'agit d'une expérience d'une extrême précision au cours de laquelle l'équipe du professeur Wagner a injecté quelque 20 000 copies du gène étranger de la /3-globuline dans le noyau d'une cellule spermatique qui venait juste de pénétrer à l'intérieur d'un ovule de souris.Les chercheurs ont ensuite introduit les embryons dans la matrice de 21 femelles, qui ont donné naissance à 46 rejetons, dont cinq présentaient des signes évidents de la présence de la (3-globuline.On peut donc dire que ces rejetons avaient trois parents: un père souris, une mère souris et un lapin.Cette expérience, qui pourrait ouvrir la voie à la création de nouvelles espèces animales, est la première où l'on parvient, à la fois, à introduire dans un organisme un gène provenant d'une autre espèce et à transmettre ce gène à une deuxième génération d'animaux.(Science) L’EAU RE-OXYGENEE Des ingénieurs de la Tennessee Valley Authority ont trouvé une nouvelle solution à un important problème de l'environnement: la réoxygénation de l'eau en aval des barrages hydro-électriques.En effet, l’oxygène est essentiel à la vie aquatique, et les cours d'eau doivent en contenir en quantité suffisante pour dégrader les déchets.Or, en aval des barrages, la quantité d'oxygène tombe souvent bien en-dessous de la norme admise de cinq milligrammes par litre.A l'instar d'autres compagnies hydro-électriques, la T V A.dépensait chaque année des sommes considérables pour insuffler de l'air dans ses lacs privés d'oxygène.Ses ingénieurs ont eu l'idée de souder des déflecteurs sur les têtes coniques des turbines, ce qui augmente l’effet de succion et introduit sous pression dans la turbine un mélange bouillonnant d'air et d'eau.Les concepteurs sont eux-mêmes surpris des résultats.La perte de puissance est minime (moins de un pour cent) et la concentration d'oxygène, qui dans certains cas ne dépassait pas deux milligrammes par litre, a plus quedoublé.(Environment) LES DANGERS DE L'OR VERT Au plus fort de la crise du pétrole, le Brésil est apparu pour beaucoup comme le champion des énergies nouvelles, avec le lancement du programme Proalcool, dont le but est de substituer progressivement l'alcool végétal à l'essence, comme carburant pour les automobiles.Mais tout est loin d'être aussi rose que ne le dit le gouvernement brésilien et, six ans après ses débuts, Proalcool fait l'objet de critiques très sévères de la part d’un des grands agronomes et écologistes du pays, José Lutzenberger.Celui-ci accuse les administrateurs du programme d'être en train de détruire des écosystèmes uniques, d'exploiter les travailleurs, d’utiliser les terres à mauvais escient et jji BMsaiw fà/mïi d’encourager l'épandage massif de pesticides.Il affirme aussi que toute l'histoire de Proalcool constitue un exemple typique de manipulation d'un gouvernement par des multinationales.Au départ, l'idée est venue des barons du sucre, dans le nord-est du pays.Le gouvernement fédéral a commencé à s'enthousiasmer pour le projet une fois que l’industrie automobile a été persuadée de ne pas s'y opposer.Il a alors accordé d'énormes subventions aux distilleries d'alcool, mais seulement aux très grosses entreprises.Il y a pire.Pour cultiver la canne et la cassava nécessaires à la production de gasohol, les gros banquiers et les barons du sucre font défricher des milliers de kilomètres carrés de terre, éventrant la forêt amazonienne à coup de machinerie lourde et de défoliants tels que le fameux agent Orange, utilisé par les Américains au Vietnam.Selon Lutzenberger, Proalcool est en train de provoquer un véritable boom dans l'industrie des pesticides.«Ce n’est pas une crise de l'énergie que connaît le Brésil, dit-il, mais une crise dans les modèles technologiques, sociaux et politiques.» (New Scientist) 14 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE —O; Vous avez toujours rêvé d'une carrière où votre esprit de décision, votre audace et votre sens des responsabilités seraient mis en pratique?Les Forces canadiennes vous ouvrent des horizons en vous offrant d'entreprendre une carrière de pilote ou de navigateur.Ne laissez pas s’envoler l'occasion.Pour plus de renseignements, visitez le centre de recrutement le plus proche de chez vous, ou téléphonez à frais virés.Vous nous trouverez dans les pages jaunes, sous la rubrique Recrutement ou postez ce coupon.\e* cao*»* Ci Ci Ci la vie dans les Forces LES FORCES ARMEES CANADIENNES AU: Directeur du Recrutement et de la Sélection, Quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario K1A0K2 Une carrière dans les Forces armées canadiennes m'intéresse, j’aimerais recevoir plus de renseignements à ce sujet.Nom Adresse Téléphone Université Faculté Spécialité LE CORPS HUMAIN EST MERVEILLEUSEMENT ÉQUIPÉ POUR RÉSISTER AUX MALADIES ET SE GUÉRIR DICTIONNAIRE PRATIQUE DES MÉDECINES DOUCES présenté par le docteur Serge Mongeau Voici, peut-être, le livre le plus important de votre vie.Prix de lancement: 11,00 $ • plus de deux millions d'exemplaires vendus aux USA; • plus de vingt spécialistes ont collaboré à la réalisation de cet ouvrage unique en son genre.L'édition en langue française au Québec a été adaptée et présentée par le docteur Serge Mongeau ; • un ouvrage de référence pratique, indispensable à toute la famille; • un livre qui recèle aussi bien des traitements naturels éprouvés par le temps que les nouvelles thérapies nées des plus récentes recherches.De consultation facile et rapide, cet ouvrage se présente selon deux classements parfaitement distincts: 1.un «dictionnaire des maladies» (1re partie) auquel on pourra se reporter pour connaître immédiatement les traitements les mieux adaptés à chaque affection; 2.un «dictionnaire des thérapies» (2e partie) dans lequel on se documentera avec précision sur les différentes médecines douces à notre disposition actuellement.392 p.12,95$ Présenté^ ;N\on9eaU c^Es BON DE COMMANDE Veuillez m'expédier ___ exemplaire(s) du Dictionnaire pratique des médecines douces au prix de lancement de 11,00 $ plus 1,00 $ pour frais de port et manutention.Commandes téléphoniques acceptées Tél.: (514) 288-2371 Vous trouverez ci-joint la somme de_______$ sous forme de ?chèque ou ?mandat à l'ordre de: ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE 450 est, rue Sherbrooke Suite 801 Montréal, P.Q.H2L 1J8 ou veuillez porter à mon compte: VISA n°: .NOM:.MASTER CARD n°:.ADRESSE: Date d'expiration :.Signature: .Code postal 16 C'est en affichant l'allure dégagée du jeune premier qui s'est égaré dans les coulisses que le Québec a fait son entrée sur la scène internationale des pluies acides.Le 11 septembre dernier en effet, le Québec décidait d'intervenir en demandant formellement à l'administration Reagan de s'opposer à l'assouplissement des normes d'émission d'anhydride sulfureux, assouplissement réclamé depuis un an par sept États du Mid-West américain.L'enjeu est de taille, puisqu'un tel relâchement entraînerait une augmentation considérable des retombées de soufre (pluies et neiges acides, mais aussi «dépôts secs»), en particulier sur l'Ontario et sur le Québec.À ce niveau, donc, le geste du Québec est tout à fait logique, même s'il intervient un peu tard.Pour leur part, l'Ontario et le gouvernement fédéral n'avaient pas attendu que les pluies acides deviennent un sujet de conversation courant dans la rue pour signifier aux Américains qu'un relâchement de leurs normes étaittout à fait inacceptable pour les Canadiens.«Le mémoire que le Québec vient de déposer devant l'E.P.A.énonce notre politique de lutte aux pluies acides», déclarait à cette occasion le ministre québécois de l'Environnement, Marcel Léger.Le document d'une cinquantaine de pages expose en effet, pour la première fois, de façon synthétique, les résultats des recherches menées au Québec sur le sujet et propose une stratégie d'intervention.On y découvre notamment à quel point la position du Québec est stratégique.Situé au nord des régions qui produisent le plus de polluants atmosphériques sulfurés et sur la trajectoire des courants aériens qui véhiculent ces polluants — les vents dominants soufflent du sud au nord — le Québec est à la merci des émissions des centres industriels de la vallée de l'Ohio, ainsi que de ceux de la région du Tennessee et de la Virginie occidentale.Il ne peut se soustraire aux effets nocifs de ces centres qui décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE OUffft Prisme cœur menai pâme milieu mméi LE GOÛT AMER DES PLUIES ACIDES ISui IS I "^im I !;%s % kiSSOru QUEBEC SCIENCE / décembre 1981 brûlent charbon, gaz et pétrole à cœur de jour en quantités phénoménales.Qui plus est, la plus grande partie de son territoire constitue un milieu très vulnérable aux précipitations acides.En effet, à cause de l'absence de roches contenant des minéraux carbonatés, toute la région du Bouclier précambrien, située au nord du fleuve Saint-Laurent, possède une très faible capacité naturelle de neutraliser les dépôts acides.Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que, sur 256 lacs étudiés par le ministère de l'Environnement, 56 pour cent sont classés comme extrêmement sensibles à l'acidité tandis que 17 pour cent sont déjà considérés comme morts d'acide, sans vie aucune.Selon une autre recherche, le rendement de la pêche dans plus de 150 lacs du parc des Laurentides a baissé de 30 pour cent entre 1 970 et 1 978.Quant aux effets des précipitations acides sur l'agriculture et les forêts, s'ils sont peu connus au Québec, cela ne veut pas Le Québec fait des ronds de jambe à Washington, mais tergiverse à Rouyn.dire qu'ils sont inexistants.Il en va de même pour les effets sur la santé humaine et sur les bâtiments: les données générales des rapports du comité d'étude canado-américain laissent entrevoir le pire.Dès qu'on se mettra à creuser un peu la question par des recherches sérieuses, il faut s'attendre à ce que l'image de virginité du Québec dans ce dossier des pluies acides soit sérieusement atteinte.Charité bien ordonnée commence par soi-même.Le Québec ne pouvait décemment entamer sa répartie sur la scène internationale sans montrer La fonderie de Mines Noranda contribue à elle seule à près de dix pour cent du total des émissions de S02 au Canada et ne fait l'objet d'aucune mesure de réduction à la source de ces émissions.l'exemple et proposer une action visant à minimiser les émissions d'anhydride sulfureux sur son propre territoire.Celles-ci ne sont pas négligeables: 1 029 million de tonnes par an, soit un peu plus du quart du total canadien en 1979.Plus de 50 pour cent de ce chiffre provient cependant d'une seule source: la fonderie de Mines Noranda à Rouyn, qui crache allègrement 566 000 tonnes de S02 dans l'air chaque année.(Seule l'usine de l'Inco à Sudbury, en Ontario, avec ses 866 000 tonnes par an, fait mieux au Canada.) L'autre fonderie primaire de cuivre au Québec, celle de Murdochville, libère généreusement 91 000 tonnes de S02 dans l'air de la Gaspésie, ce qui en fait le deuxième pollueur acide du Québec.Elle est la propriété de Gaspé Mines, une filiale de Mines Noranda.Ce qui fait qu'au total, cette entreprise contribue à elle seule aux deux tiers de la pollution par l'anhydride sulfureux au Québec.La conclusion est qu'il faut agir en priorité sur le cas de Mines Noranda si on veut diminuer les émissions polluantes venant du Québec.C'est bardé de cette évidence que le ministre Marcel Léger a annoncé son intention de «mettre au pas» la multinationale de Rouyn.«Dans un premier temps, nous visons à atteindre un taux de récupération de soufre de l'ordre de 40 pour cent, ce qui suppose la construction d'une usine d'acide sulfurique alimentée à partir des gaz du réacteur», a précisé M.Léger.L'assurance du ministre québécois peut faire illusion, mais les négociations entre le gouvernement et la multinationale risquent d'être très longues.Face à un ministre qui ne dispose d'aucun argument sur le plan économique — une étude «préliminaire» de sensibilité économique de l'action proposée est commandée, mais ne sera prête que dans huit mois au plus tôt — la compagnie Mines Noranda fourbit ses armes depuis longtemps.Elle aligne les coûts de construction d'une usine d'acide (120 à 150 millions pour 1985, estime le responsable des questions environnementales de la fonderie de Rouyn, M.Guy Pelletier) ainsi que les coûts d'opération (on parle de pertes d'une trentaine de millions de dollars par an, dans les conditions actuelles du marché).Elle attend calmement et pose la question ingénue: «Qui va payer?».En fait, face à ce gouvernement.Mines Noranda a déjà gagné une première manche, il y a quelques années, dans l'indifférence la plus totale du grand public.En effet, lorsque le ministre Marcel Léger avait décidé d'exclure les fonderies de cuivre du règlement sur la qualité de l'atmosphère, contrairement à ce qu'avait proposé son prédécesseur du gouvernement libéral, le docteur Victor Goldbloom, il avait fait un cadeau royal à la multinationale.À l'heure où l'autre géant de la pollution au Canada, l'Inco, devait, sous peine de poursuites judiciaires, réduire ses émissions de S02 de 25, puis de 40 pour cent.Mines Noranda pouvait continuer à cracher dans l'air .où les cheminées de Mines Noranda crachent dans l'air 566 000 tonnes de S02 par an du Québec tout ce qui lui plaisait.Le Québec fermait les yeux sur une forme importante de pollution industrielle et ratait une belle occasion de montrer l'exemple.Aujourd'hui, les temps ont changé.Tout à coup, pluies acides aidant, le ministre de l'Environnement du Québec se découvre une vocation pour «civiliser et mettre au pas» la compagnie Mines Noranda.Reste à voir ce qui sortira de cette négociation-clé.Reste à voir si le gouvernement québécois se contentera de déclarations d'intention et de ronds de jambe sur la scène internationale.Ou bien, s'il passera réellement à l'action, en expliquant clairement les règles du jeu et en faisant payer les vrais coupables de la pollution industrielle.Jean-Pierre Rogel 18 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE Le Québec aussi a ses pierres fines, mais personne n’y a encore découvert le secret de la fortune Texte: André Delisle Photos: Louis Ducharme Encore méconnues du grand public, les pierres précieuses du Québec se gagnent toutefois des adeptes de plus en plus nombreux, aussi bien chez les amateurs de minéralogie et les collectionneurs de minéraux, que chez les bijoutiers professionnels et les artisans joailliers.Comme les consommateurs apprécient de plus en plus les créations québécoises, qu'il s'agisse du simple objet d'artisanat ou de l'œuvre d'art très coûteuse, les joyaux de notre sous-sol pourraient connaître une certaine vogue.De plus, la hausse des prix des bijoux importés ne peut que favoriser la mise en valeur de gisements de minéraux qui, jusqu'à maintenant, offraient peu d'intérêt pour la fabrication et le commerce de bijoux.Le Québec ne manque pas de tradition et de savoir-faire pour ce qui est des divers métaux et des minéraux utilitaires de toutes sortes.Mais pour aborder la question des pierres précieuses, il faut jeter un regard neuf sur les minéraux du Québec.Pour M.René Plourde, de Montréal, spécialiste réputé et président de l'Association des gemmologues du Québec, l'intérêt véritable d'une pierre réside dans son caractère d'unicité.Évidemment, en bijouterie, l'éclat est la qualité la plus recherchée, éclat que le tailleur sait faire ressortir par des techniques raffinées de coupe et de polissage.La richesse dès reflets dépend d'ailleurs du succès de cette opération de taille: choisir l'angle d'attaque est, par exemple, un secret que possèdent ceux qui savent lire «les lignes de la pierre».Une gamme étonnante de pierres se prêtent à un tel traitement et peuvent ainsi être utilisées en bijouterie.Plusieurs pierres fines du Québec, une fois taillées, offrent de grandes possibilités en bijouterie.La labradorite a acquis une certaine renommée dans ce domaine.On la voit ici.déposée sur de la fluorite.DES AGATES TROP COMMUNES Pour éviter toute confusion, les experts de l'identification et de l'évaluation des pierres de bijouterie, les gemmologues, préfèrent distinguer les pierres traditionnellement considérées comme précieuses — rubis, diamants, émeraudes, saphyrs, améthystes et autres —des autres minéraux utilisés de plus en plus, mais dont les cristaux sont moins parfaits et moins purs.En général, les bijoutiers et les collectionneurs désignent ces dernières sous le vocable de pierres «semi-précieuses» ou «fines».Pour sa part, M.René Plourde, pour des raisons d'image et de valeur, préfère parler de pierres précieuses «mineures».À tort, beaucoup de gens identifient ces pierres semi-précieuses uniquement à l'agate; cette erreur est courante chez les vendeurs des régions touristiques.L'agate est sans aucun doute la pierre semi-précieuse la plus courante et la plus exploitée sur le plan touristique.En Gaspésie, son abondance est devenue proverbiale; elle éveille la curiosité à cause de la grande diversité de ses formes et de ses couleurs, et bien sûr de sa beauté.Cette pierre fine, essentiellement constituée de silice auquel s'ajoutent des impuretés qui lui donnent sa teinte, est une variété cristalline du quartz.On accole parfois à tort le nom d'agate à d'autres variétés du même minéral, telles que la «calcédoine», pierre translucide à structure fibreuse et très colorée, ou le «jaspe», variété de quartz opaque et de couleur très éclatante.Pour les gemmologues, les agates sont de peu d'intérêt, du fait précisément de leur abondance.Mais il n'en est pas de même pour l'ensemble des pierres fines existant au Québec dans une diversité étonnante.Certaines pierres ont même acquis une certaine notoriété.La «labradorite», par exemple, minéral du groupe des feldspaths que l'on trouve sur une île du Labrador, a été surnommée la «gemme du Canada»; cette pierre foncée, une fois polie, rappelle les reflets des aurores boréales sur les glaces nordiques.L'«amazonite» et la «péristérite», pierres du même groupe que la précédente mais respectivement de teinte blanche et verte, comptent aussi au nombre des joyaux d'origine québécoise souvent offerts aux amateurs de bijoux.LA NOBLESSE DES PIERRES D'autres pierres acquièrent peu à peu leurs lettres de noblesse dans la bijouterie.Dresser la liste complète de ces trésors, et en faire une description détaillée, serait un exercice fastidieux de géologie.Il suffit d'une tournée de quelques boutiques spécialisées pour se faire une bonne idée de l'éventail des joyaux du Québec.Au nombre des variétés QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 * - sœtf m W0-icanst tames rde s) 0 a#' iiloisi \0 , ou1* I* 19 < r n*.* A '»* “* .H wKk •’ MlMRE » - .^ : |üis^ upe^ (U^ «née15 ' «ffr saf|e 0* A sor '* $ ipel)|! s^5 / ;^e! a/ si •r: '.,0 L'agate est.bien sûr.ta pierre fine la plus connue du Québec, mais elle est loin d'être la seule que recèle le sol québécois: en haut, la tourmaline, déposée sur une agate: en bas.l'hématite, brute et taillée.-I décembre 1981 / QUEBEC SCIENCE S -.s.pi mm «;3i_ %Æ La taille «cabochon», c'est-à-dire en pierre arrondie et polie en surface convexe, est la plus courante.On en voit quelques exemples ici avec, de gauche à droite, la péristérite, la pierre de lune, le feldspath rose et l'amazonite bleue.rencontrées le plus souvent, la «tourmaline», minéral vert ou noir (schorl), semble très appréciée des amateurs.Le «béryl», pierre vert pâle, est aussi retrouvé couramment dans les collections exposées; il s'agit évidemment de la variété dite «commune», puisque le «béryl noble» est l'une des pierres précieuses les plus recherchées: l’émeraude! Les «grenats», cristaux transparents de couleur rouge-brun, et la «pierre de lune», minéral iridescent à reflets blanchâtres, semblent aussi spécialement recherchés.Enfin, des minéraux aux noms évocateurs tels que la «vésu-vianite», l'«olivine» ou le «zircon» apparaissent souvent dans les vitrines des collectionneurs.Du strict point de vue de la minéralogie «scientifique», la différence entre une pierre de qualité «gemme» et une roche à l'état naturel sans valeur n’est pas très grande.Le même minéral peut être parfaitement cristallisé et de composition très homogène, ou truffé d'impuretés et traversé de fractures; certains seront complètement opaques, d'autres légèrement translucides ou encore «clairs comme du cristal».Pour le gemmologue, ces variations de structure déterminent la qualité de la pierre et font la différence entre le vulgaire caillou et la pierre de valeur, à cause de son éclat, de sa pureté et de sa couleur.C'est en millions d'années qu'il faut compter le temps nécessaire aux processus géologiques pour réarranger les éléments de la terre et fabriquer des cristaux d'une telle grosseur et d'une telle perfection.C'est ce qui explique la rareté de tels témoignages de l'ingéniosité de la nature.Selon tous les spécialistes rencontrés, gemmologues, joailliers, tailleurs de pierres fines et collectionneurs, les cristaux trouvés jusqu'à maintenant au Québec, qu'ils soient d'émeraude ou d'améthystes, sont trop petits pour être travaillés convenablement; on ne peut donc véritablement parler de pierres précieuses du Québec, celles que M.Plourde qualifierait de «majeures».Par contre, la présence de ces mini-joyaux laisserait entrevoir, pour certains, la possibilité de découvrir des pierres plus grosses et de qualité commerciale.Chose certaine, une bonne part des spécimens trouvés dans les mines d'ici sont d'une qualité assez bonne pour être travaillés en bijouterie.Toujours selon l'interprétation de M.René Plourde, on peut parler alors de pierres précieuses «mineures».Mais, où chercher?Dans ses publications destinées aux collectionneurs, la Commission géologique du Canada suggère de visiter les carrières, les puits et les fosses de mines, ainsi que les terrils miniers.Les déblais de routes et de voies ferrées, les affleurements rocheux, les falaises et les lits de cours d'eau sont aussi de bons terrains de pros- pection.L'organisme fédéral diffuse pour les prospecteurs-amateurs des guides détaillés, signalant les endroits propices et les cristaux qu'on risque d'y découvrir.Une dizaine de brochures, intitulées Roches et minéraux du collectionneur couvrent ainsi la presque totalité du territoire du Québec, à l'exception du Grand-Nord.DES SECRETS JALOUSEMENT GARDÉS?Dès 1936, le rapport annuel du Bureau des mines du Québec, maintenant intégré au ministère de l'Énergie et des Ressources, mentionnait qu'on avait des indices de la présence de certaines pierres précieuses dans le sous-sol du Bouclier canadien.Les géologues rencontrés, consultants privés et experts gouvernementaux, s'entendent pour admettre cette possibilité, en théorie évidemment.Jusqu'à maintenant, aucun dépôt cristallin de valeur commerciale pour la bijouterie n'a été officiellement mis au jour; seuls de petits filons, renfermant d'infimes quantités de pierres fines, ont été découverts et exploités.Un document interne du ministère québécois de l'Énergie et des Ressources dresse la liste des endroits où des minéraux susceptibles d'intérêt ont été repérés au fil des excursions de prospection des géologues.On y lit, non sans surprise, que la plupart des régions abritent certains gisements dignes d'être mentionnés.Pas moins de 60 sites y sont recensés, identifiés et décrits dans les rapports géologiques des 40 dernières années.te QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 21 y t- Bien qu’on ait des indices de la présence de certaines pierres précieuses dans le sous-sol du Bouclier canadien, on n’a encore trouvé aucun dépôt de valeur commerciale pour la bijouterie.Et il serait surprenant d'y découvrir un saphir de cette grosseur et de cette qualité.Les zones les plus propices se situent au nord-ouest de Montréal, le long de la frontière ontarienne en gagnant les municipalités les plus éloignées vers le nord.Et on a des indications sérieuses de la présence de spécimens remarquables sur plusieurs sites des Cantons de l'Est, de la Côte-Nord et de la Gaspésie.La plupart des minéraux mentionnés dans le rapport gouvernemental sont des cristaux de silicates dans le groupe des «grenats» (vesuvianite, essonite,.), de la silice (quartz, agates, calcédoine,.) et des feld-spaths (amazonite, pierre de lune, labradorite,.), ainsi que dans d'autres familles minéralogiques moins importantes (tourmaline, serpentine, zircon, olivine, sodalite_____).Ces résultats n'ont rien de surprenant quand on sait que les minéraux silicatés constituent près de 90 pour cent de la croûte terrestre.Parmi ces derniers, les feldspaths et les quartz sont les minéraux les plus communs; à eux seuls, les quartz comptent pour 12 pour cent des minéraux de la Terre.Une enquête rapide auprès des collectionneurs chevronnés, des gemmologues s'intéressant aux joyaux du Québec et des géologues de la Direction générale des mines du Québec, confirme par ailleurs les indications du document de synthèse non publié.Ces spécialistes parlent alors de la «tourmaline» provenant de la mine Leduc à Buckingham (comté de Papineau) et de Saint-Pierre-de-Wakefield (comté de Gatineau), de la «pierre de lune» ramassée à Villeneuve (comté de Papineau), de r«amazonite» exploitée à Saint-Ludger dans la région du lac Saint-Jean, du quartz pur de Valcourt dans les Cantons de l'Est, des «grenats» associés aux gisements d'amiante d'Asbestos, et évidemment des agates de la Gaspésie.En plus, les mines de fer et d'oxyde de titane de la Côte-Nord, cfe même que le mont Saint-Hilaire à proximité de Montréal, se révèlent des sources privilégiées de cristaux très esthétiques.LA PROSPECTION VOLONTAIRE Toutefois, ces trésors d'Ali Baba, s'ils existent, restent encore bien cachés, enfermés solidement dans le roc dur.Jusqu'à maintenant, les collectionneurs n'ont pas remporté de succès spectaculaires au cours de leurs prospections.Selon M.André Bérard, président du Club de minéralogie de Montréal, les filons prometteurs ont été bien fouillés et ont livré de belles pierres de collection, rien de plus.Les collectionneurs sont d'ailleurs à l'affût de toute nouvelle source possible; plusieurs d'entre eux passent leurs loisirs et leurs vacances à explorer les sites d'intérêt.Même si c'est là une excellente activité de loisir scientifique, instructive par surcroît, cette prospection volontaire a ses inconvénients.Elle ne peut être menée de façon systématique, faute de moyens.Une prospection professionnelle du territoire, à l'aide des techniques les plus modernes, serait nécessaire pour avoir le cœur net sur cette question; c'est une condition essentielle pour le repérage de gisements commerciaux de pierres de bijouterie.Pour M.Conrad Paré, du Service de la mise en valeur des ressources minérales au ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec, cette prospection systématique n'a pas encore eu lieu à cause de la faible impor- tance des pierres fines, en tant que richesses minières, par rapport aux métaux et aux minéraux industriels qui injectent dans l'économie québécoise des sommes considérables.«Si les filons sont bons pour les collectionneurs, les véritables joyaux, eux, sont rares.Les gisements de valeur commerciale, encore plus», affirme cet ingénieur minier particulièrement au fait des possibilités des minéraux non métalliques.M.Fernand Robert, bijoutier et gemmologue de Montréal et conseiller de la Corporation des bijoutiers du Québec sur le sujet des pierres gemmes, est tout à fait d'accord sur ce point.«Les pierres trouvées jusqu'ici ne peuvent en aucunefaçon soutenir la compétition des pierres vendues sur le marché international par des pays producteurs tels que le Brésil, l'Australie, l'Inde et certains pays d'Afrique.Au Québec, lesquan-tités découvertes sonttrop faibles, ou la qualité des pierres est inférieure.» De son côté, le gemmologue René Plourde a décidé de procéder plus scientifiquement à la recherche des trésors du Québec et, pour ce faire, s'est assuré les services d'un géologue prospecteur, M.Jean-Raymond Frederic.M.Frederic accorde la même importance à la prospection des pierres précieuses qu'à celle des métaux: «Les contextes géologiques favorables doivent en premier lieu être 22 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE ’¦V’ , .________ localisés sur les cartes géologiques disponibles.Par la suite, des excursions sur le terrain visent à repérer précisément les gisements intéressants.» Par contre, l'ordre de grandeur des travaux est loin d'être le même; une veine de faible dimension, mais de bonne qualité, peut retenir l'attention du géologue à la recherche de pierres gemmes, car on peut en tirer assez de matière brute pour produire un grand nombre de minuscules pierres taillées et polies.Habituellement, les géologues évaluent les ressources en tonnes; en gem-mologie, on parle plutôt de carats (0,2 gramme).Un simple calcul permet de mieux saisir l'écart entre les deux; une tonne de pierres représente l'équivalent de cinq millions de carats.Cette différence trouve sa résonance non seulement dans les modalités d’exploration, mais aussi dans les techniques d'exploitation.Ainsi, l'utilisation de la dynamite est hors de question, car les risques de casser les cristaux sont alors trop élevés.Le marteau du prospecteur revient donc à l'honneur.Les progrès technologiques récents ont permis d'améliorer les outils destinés à l'extraction des pierres précieuses et semi-précieuses; dans les grandes exploitations, le minerai est dégagé à l'aide d'équipements très sophistiqués, scies et compresseurs de toutes sortes, conçus pour protéger les joyaux du sous-sol.UNE FORTUNE EMPRISONNÉE M.René Plourde admet que malgré les efforts de recherches, les résultats sont encore modestes: «On est peut-être assis sur des pierres précieuses, mais on ne sait pas où elles sont.Le problème est donc d'aller les chercher.» Cette confiance fait sourire plus d'un géologue; même la plupart des gemmologues font preuve d'une grande prudence avant d'ac- En plus des qualités exigées des pierres précieuses, la pureté, l'éclat, la couleur et la rigueur de la structure, on demande aussi aux pierres fines convoitées en bijouterie, de se caractériser par leur singularité.Cette dendrite taillée, présentée sur du schorl, répond à plusieurs de ces critères.cepter de parler de l'attrait économique des pierres précieuses du Québec.Mais les collectionneurs, pour la plupart regroupés en clubs de minéralogie, prennent l'affaire très au sérieux.Il n'est donc pas surprenant de constater que la récolte des ressources minérales un peu spéciales reste dans une large mesure entre les mains d'amateurs.«Amateurs qui, parfois, gaspillent les richesses disponibles à cause de leur manque de connaissances, plutôt que de les mettre en valeur», selon M.Plourde.Certains collectionneurs sont devenus au fil des années de véritables spécialistes.L'exemple du Club de minéralogie de Montréal est significatif à cet égard; après plusieurs années de sorties sur le terrain et d'expérimentation en atelier des tech- 4 niques de traitement, quelques membres du Club ont «exploré toutes les facettes» de cette activité.Les curiosités du sous-sol sont même devenues une passion pour plusieurs d'entre eux; M.Roger Sylvestre, retraité, autodidacte de la géologie et de la gemmologie, consacre son temps et son énergie à découvrir, collectionner et faire connaître les pierres précieuses du Québec.L'évaluation des spécimens rapportés par les amateurs de minéralogie occupe maintenant une bonne partie de ses temps libres.À d'autres moments, il devient guide et animateur des excursions minéralogiques organisées par le Club de minéralogie de Montréal à l'intention de ses membres et du public en général.Pour M.Sylves- j |j tre, il n'est pas nécessaire d'allertrès loin pour voir ces merveilles de la nature; les carrières à ciel ouvert de la compagnie Francon, en plein cœur de Montréal, constituent une destination privilégiée pour les sorties des amateurs de minéralogie! Le mont Saint-Hilaire est aussi arpenté dans tous les sens à la recherche des «micro-joyaux» uniques.En plus, les clubs de minéralogie mettent à la disposition des individus [ intéressés des ateliers de taille et de polissage.Les techniques enseignées ($ Si QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 23 Les clubs de minéralogie offrent la possibilité d'identification et d'évaluation des spécimens apportés par les collectionneurs amateurs.Ils mettent aussi à leur disposition des ateliers de taille et de polissage.Pour en savoir plus : Club de minéralogie de Montréal, 1415, rue Jarry, Montréal, H2E 2Z7.restent tout de même très artisanales, trop pour s'appliquer aux pierres de meilleure qualité.C'est au «lapidaire», le tailleur de pierres fines par profession que revient cette tâche.À lui de rehausser par le polissage l'éclat et la couleur des pierres.Bien que très peu répandu, le métier de lapidaire est pratiqué au Québec par une dizaine de personnes.Seulement une ou deux d’entre elles se spécialisent dans les pierres québécoises.Pour les autres, ces dernières ne constituent qu'une très faible proportion du matériel qu'elles manipulent.Et encore là, cela reste exceptionnel, pour répondre à des commandes spéciales.Certains lapidaires croient que la demande pour les pierres du Québec augmentera au cours des prochaines années.En prévision de cette tendance, M.Pierre Cornil, lapidaire et président de la seule firme québécoise équipée industriellement pour la taille des pierres précieuses, a commencé à diversifier ses activités.Déjà, les lapidaires de Swissor, dont les locaux sont situés dans la région de Québec, peuvent fabriquer en série, entre autres, des «cabochons», gemme polie à surface convexe utilisée sur les bagues et les pendentifs.Les équipements très modernes, et automatiques, dont s'est dotée la firme pourraient répondre à la demande des plus grandes chaînes de mise en marché de bijoux.Alors que jusqu'à récemment, les activités de Swissor portaient exclusivement sur la production des rubis pour les mouvements de montres, toutes les pierres précieuses et semi-précieuses ont dorénavant leur place à l'usine de Saint-David.Et parmi elles, les spécimens du Québec pourraient occuper une fraction du temps des machines, fraction qui risque néanmoins d'être faible durant plusieurs années, selon les prévisions de Swissor.DES EXCEPTIONS TRÈS JOLIES Les adeptes de minéralogie interprètent cette réorientation du travail de joailliers, de lapidaires et de gemmologues comme l'amorce d'un avenir «brillant» pour la gemmologie québécoise.Pour sa part, la Commission géologique du Canada voit dans la prolifération des établissements commerciaux qui vendent des spécimens de minéraux, des bijoux artisanaux du Québec et des outils pour lapidaires, une preuve encourageante du dynamisme d'une industrie encore jeune, celle de la taille des pierres fines.Phénomène récent, les amateurs ont maintenant à leur disposition plusieurs moyens pour se procurer les pierres d'intérêt.Pour ceux qui ne peuvent aller les cueillir en nature, des intermédiaires spécialisés gardent en magasin des échantillons des minéraux les plus courants.Les spécimens rares peuvent pour leur part être obtenus par des réseaux d'échanges entre collectionneurs ou lors d'expositions des collections minéralogiques.Tous les intervenants ne sont pas aussi optimistes.Ainsi, l'opinion de M.Fernand Robert est beaucoup plus nuancée.«Il n’y a pas de fortune à faire avec les pierres québécoises de qualité gemme.Évidemment, ceci n'empêche pas que les spécimens découverts dans le sol sont des exceptions très jolies.Mais, de là à parler d'une nouvelle industrie, il y a des réserves à faire.» PETITES, MAIS CHÈRES Au ministère québécois de l'Énergie et des Ressources, on s'interroge présentement sur les possibilités réelles de ce secteur de l'industrie minérale.Sous l'impulsion du gemmologue René Plourde, le dossier des pierres précieuses du Québec est maintenant ouvert, au moins pour les planificateurs du ministère.Ces derniers s'attachent en premier lieu à «mieux connaître la marchandise».en tentant de percer les secrets des quelques gemmologues sensibilisés et des collectionneurs avertis, très familiers avec les joyaux du Québec.L'évaluation de la rentabilité de ce nouveau secteur minéral en est donc à ses tout débuts.Les spécialistes des mines sont loin d'être habitués à se soucier de quelques grammes de pierres, qui peuvent valoir des centaines de dollars une fois rendues sur le marché.Le problème est d'autant plus complexe qu'aucune réglementation de la Loi des mines ne touche l'exploitation des pierres précieuses.Tout est à faire dans ce domaine, des compilations statistiques pour connaître les quantités actuellement extraites du sol aux études de marché pour prévoir les débouchés pour les pierres précieuses du Québec.Refusant évidemment que leurs noms soient cités, la majorité des habitués de la bijouterie affirment que les profits générés par les filons québécois de qualité gemme ont de quoi attirer certains investisseurs discrets.Que dire des profits occultes, à l'abri de l'impôt, qui découlent du traitement de minéraux apparemment sans valeur et obtenus à peu de frais?M.René Plourde n'hésite pasà affirmer que les Québécois rachètent des Américains, à prix fort, les pierres provenant, par exemple, des mines de fer de la Côte-Nord ou des mines d'amiante d'Asbestos.Les mineurs sollicités par des acheteurs itinérants à l'affût de cristaux et de pierres d'ornement en savent quelque chose.Et rien de plus facile que de passer aux frontières une remorque pleine de vulgaires roches apparemment sans valeur.Traversés à l'état brut, ces minéraux nous reviennent par la suite, transformés en bijoux dispendieux.Est-ce là hypothèse farfelue d'un spécialiste intéressé ou une réalité qu'il faut le plus tôt possible exposer au grand jour.L'étude des experts du ministère de l'Énergie et des Ressources apportera peut-être une réponse à cette question.? Illustration: Gaëtan Laroche 24 décembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE Un grand nombre de maladies, réelles, ne peuvent se soigner que si l’on traite aussi le psychologique par Yanick Villedieu «Nous sommes les aveugles autour de l'éléphant.» Entendue lors du sixième congrès mondial de médecine psychosomatique qui s’est tenu à Montréal en septembre dernier, cette réflexion d’une psychanalyste néo-zélandaise installée à Paris, Joyce McDougall, résume à merveille l’état de la question.Ayant réussi en effet à dévoiler l’évidence, l’énorme évidence des «effets des émotions sur l’organisme» — et plus particulièrement de l’origine psychique d’un certain nombre de maladies bel et bien «visibles» —, cette médecine pas comme les autres semble encore difficilement capable d’en expliquer de façon entièrement satisfaisante le pourquoi et le comment.Dans les centaines de communications présentées à Montréal, les «modèles explicatifs» et les «approches thérapeutiques» empruntaient bien sûr largement à la psychanalyse, mère exigeante et encore omniprésente de la psychosomatique.Mais on ne se gênait cependant pas pour flirter ouvertement avec des approches plus «dures», comme la neurologie ou l’endocrinologie, ou plus «sociales», comme l’épidémiologie.Et si les psychiatres occupaient beaucoup de place sur les estrades du congrès, on y parlait aussi de cancer, de maladies cardiaques, d’enfants prématurés, d’immunologie, de chirurgie, de santé au travail.EXPLOSION Car il faut bien dire que l’éléphant est de taille! En cabinet privé, admet-on par exemple, entre 20 et 50 pour cent de la clientèle du médecin est constituée par des patients psychosomatiques.C'est-à-dire par des malades qui se présentent avec des troubles physiques, organiques dont il faut (ou faudrait) rechercher l'origine du côté psychologique.Relations perturbées avec les proches, stress dans le milieu de travail, dégradation du milieu de vie, crise d'identité, déshumanisation des rapports sociaux: quand ils n'en peuvent plus, certains individus, de plus en plus nombreux croit-on, déversent le trop-plein sur le corps.Comme pour se réfugier dans la maladie.Le phénomène aurait une telle ampleur, et presque une telle banalité, qu'on serait justifié d'en parler en termes de maladie de civilisation.Deux des maladies psychosomatiques les plus classiques, l'ulcère d’estomac et l'hypertension artérielle, se présentent d'ailleurs comme des réactions à un mode de vie stressant et à certaines règles du jeu prévalant dans notre société — et la médecine officielle le sait aussi bien que la sagesse populaire.Ulcère et hypertension font partie des fameuses holy seven, des sept grandes maladies psychosomatiques décrites en 1950 par Franz Alexander, de l'Institut de psychanalyse de Chicago, qui consacrait ainsi officiellement la naissance de la médecine psychosomatique contemporaine.Selon Alexander, des «facteurs émotionnels» jouent un rôle déterminant dans la genèse des deux maladies évoquées plus haut, mais aussi dans celle de l'asthme, de l'arthrite rhumatoïde, de la colite ulcéreuse (inflammation du côlon), de l'hyperthyroïdie (tension, hyperactivité, irritabilité parfois extrêmes causées par une activités exagérée de la thyroïde) et de la dermatite atopique (affection cutanée plus ou moins généralisée).Et oublier ces facteurs émotionnels pour ne considérer que des facteurs physiques ou physiologiques —dont il ne s'agit cependant jamais de nier l’existence, tous les psychosomaticiens y insistent —, c'est ignorer les causes profondes, originelles, des maladies.Et même, dans certains cas, en prendre les effets pour les causes.Trente ans plus tard, et le congrès de Montréal en témoignait avec éloquence, c'est presque d'une explosion de la médecine psychosomatique qu'on pourrait parler.Les recherches en ce domaine aidant — ainsi que, il faut bien le dire, certains échecs ou demi-succès de l'approche biomédicale dominante —, elle revendique une place de plus en plus importante dans un variété grandissante de domaines.Et même si elle continue à soulever des résistances parfois farouches, elle ne cesse d'élargir son champ d'intérêt et de consolider ses bases, au double point de vue théorique et clinique.UNE POMPE ÉMOTIVE C'est ainsi que des études désormais classiques ont mis en évidence l'importance des facteurs de comportement et de caractère dans les troubles cardiaques.Le célèbre «comportement de type A», décrit dès la fin des années 50 par deux cardiologues américains, R.H.Rosenman et M.Friedman, indique une bonne prédisposition à la maladie coronarienne.L'individu de type A est doté d'un fort esprit de compétition, d'une ambition et d'une agressivité élevées, d'un grand acharnement au travail et manifeste de plus une obsession des échéances et du temps qui passe, un caractère impatient, voire explosif.L'usage du tabac, la mauvaise alimentation ou l'inactivité physique deviennent, dans cette perspective, des facteurs associés expliquant la maladie, ou simplement d'autres manifestations des mêmes problèmes de comportement: c'est parce qu'il a tel caractère que l'individu a son infarctus et a coutume de fumer.\ I QUÉBEC SCIENCE / décembre 1981 —- -B- jyi r." .¦ .illlW üyr "rmurnhi*-.Jtém > 1HP *m*.^ k ¦ jr *+ - ?BLâi .'-^¦Birr i u Çbés'Ç L\ue’ .^ccoi^ / f/ iff / -à 9 if -1 lesf- jDia' œ àmamène LA POESIE QUÉBÉCOISE DES ORIGINES À NOS JOURS La Bible de la poésie pour que le Soleil des poètes illumine chaque jour de l'année nouvelle! t/à Oeannine L'ETANG: UN MILIEU DE VIE Superbe gravure pour décorer sa chambre ou pour que ses élèves découvrent la nature derrière l'écran du paysage! LE PETIT DÉBROUILLARD 66 expériences scientifiques pour qu'il apprenne à se «petit débrouiller» tout seul les jours de vacances et de tempête! rfàOénorm lu à Oénémie pour qu'il différencie ^ à mon pêne.L'ARBRIER QUÉBÉCOIS Album de collection de spécimens, pour qu'il différencie enfin un érable d'une épinette! OBSERVER LES OISEAUX AU QUÉBEC Une introduction au monde fascinant des oiseaux pour qu'il laisse la TV et s’oxygène un peu! n/à mon bilû Dean JE JOUE AVEC LES MOTS Trois cahiers qu'il peut compléter lui-même en s'amusant.(Ils an a bein besoinx!) r/n wisti.mâmo patience dans l'azur L4 C4 rrWl'rTUSSrUS L'histoire du cosmos et son avenir parce que les espaces sidéraux me sidèrent! Quantité L.POÉSIE QUÉBÉCOISE, L.Mailhot.P.Nepveu.722 p L'ÉTANG: UN MILIEU DE VIE, £.Lacoursière régulier Format 66 cm * 92 cm monté sur carton LE PETIT DÉBROUILLARD.Prof Scientifix.120 p L'ARBRIER QUÉBÉCOIS, E.Lacoursière.64 p .28 cm x 38 cm PATIENCE DANS L'AZUR.H.Reeves.320 p OBSERVER LES OISEAUX./V.David.M.Gosselin.268 p., Coll.FAIRE JE JOUE AVEC LES MOTS, M.Makdissi.D Paquet, env 60p chacun 4e 5e 6e NOM.ADRESSE Prix 29.95 $ _________ 12,95$ _________ 23.95 $ _________ 9,95$ _________ 7.95$ _________ 16,95$ _________ 12,95$ _________ 5,25 $ _________ 5,25$ _________ 5,25 $ _________ Sous-total Frais de port et de manutention Ci-joint chèque ?mandat ?au montant de CODE POSTAL.1,75 $ A X Chez votre LIBRAIRE ou chez l'éditeur, en postant ce coupon.P 7^0 «îillprv Dnphe niT ?R1 ES CENTRES universitaires axés sur les études et la recherche à long terme, il y en a tant et plus au Québec et au Canada, Ce qui fait en premier lieu l’originalité du Centre d’études politiques et administratives du Québec (le CÉPAQ), c’est que ses études, sa recherche correspondent à des besoins ponctuels et précis du gouvernement du Québec et sont, partant, moins fouillées si l’on veut, mais plus actuelles et percutantes, plus immédiatement utiles.11 s’agit donc, ici, non pas d'examiner à la loupe pendant cinq ans le comportement sexuel d’un mini-insecte de la Papouasie, mais bien de préparer en six mois ou un an une étude sur le phénomène mi-carrière d’une fonction publique vieillissante, ou sur la gestion de la formation des adultes, ou encore sur la faisabilité d’un nouveau mode d’intervention gouvernementale en matière d’économie d'éner-gie.Le CEPAQ a étudié ainsi l’exercice du pouvoir réglementaire, les nouveaux ministères d’Etat, la décentralisation administrative par rapport au processus budgétaire, le gaspillage des ressources humaines, le financement de l’État, les multinationales, le système de gestion des cadres de la fonction publique, la politique de la famille et de la population, l’association économique Canada-Québec, etc.La liste est, longue.h Qui plus est, ces études, cette recherche, en deuxième lieu, loin d’aller dormir sur un quelconque rayon pour ne rejoindre que quelques professeurs Nimbus à petites lunettes, sont immédiatement diffusées et rayonnent par la voie de colloques ou de séminaires sectoriels ou nationaux (les hauts fonctionnaires québécois intéressés directement ou indirectement) ou internationaux, auxquels sont invités leurs homologues de pays amis (France, Belgique, Allemagne, États-Unis, etc.) avec lesquels le Québec maintient des liens privilégiés.Outre ses fonctions de recherche, le centre exerce aussi des fonctions d’accueil aux hauts fonctionnaires nouvellement nommés afin de les initier à : l’organisation et au fonctionnement de l’administration québécoise.Un nouveau programme: la «Mission gouvernementale permanente» permet maintenant à cinq hauts fonctionnaires de travailler au centre pendant un ou deux ans.11 y a interaction: le sous-ministre ou le sous-ministre adjoint, le directeur d’hôpital, en même temps qu'il réfléchit sur son activité professionnelle passée et acquiert de nouvelles connaissances en management et en administration, collabore au travail des chercheurs et des professeurs de ce centre d’études de l’ÉNAP en leur apportant son expérience, précieuse, de praticien de l’administration publique.ï-.aÇ'j-5-* Mission gouvernementale DeXamhciulniiie: Louis C'hampoux.Patrick Moran, Diane Wilhelmy (directeur du CÊPAQ).Michel Roy et Pierre Van der Donekt (chef de mission).Programme d'accueil pour la haute direction Monsieur Lionel Ouellei.professeur à l’ÉNAP.donnant un expose sur le système politique à un groupe de dirigeants d'organismes nouvellement nommes.• L'École nationale d’administration publique (l’ÉNAP) a été créée en 1970, à Québec, pour répondre aux besoins de «ressourcement» des effectifs de la fonction publique ainsi que, dans une perspective plus large, pour accroître l'efficacité de l’appareil administratif.• En 20 ans.les effectifs de la fonction publique québécoise ont plus que doublé.Us sont passés de près de 30 000.en I960, à plus de 60 000, en 1981.• L’ÉNAP est la seule institution universitaire au Québec et au Canada à dispenser en français un programme de maîtrise en administration publique.• Les étudiants de l’ÉNAP sont principalement des fonctionnaires des secteurs public et parapublic.Us se répartissent de la façon suivante: à temps complet - 50% de la fonction publique du Québec; - 25% des réseaux de l’Éducation et des Affaires sociales; - 14% de la fonction publique du Canada; - 75% sont des hommes.à temps partiel - 46% des réseaux de l’Éducation et des Affaires sociales; - 19% de la fonction publique du Canada; - 10% de la fonction publique du Québec; - 82% sont des hommes.• Pour l’année scolaire 1980-81, l’ÉNAP comptait 30%d’étudiantsà temps complet, c’est-à-dire inscrits à des cours totalisant plus de 12 crédits par session; cette année, 40 étudiants à temps complet et 400 à temps partiel suivent le programme de maîtrise.• Depuis sa création.l'ÉNAP a décerné 420 diplômes de maîtrise à peu près également partagés entre les «temps complet» et les «temps partiel».• La durée des sessions d’accueil et de perfectionnement offertes à la haute fonction publique par l’ÉNAP peut varier de deux jours à quelques semaines ou plusieurs mois, et elles s’adressent annuellement à environ 9 000 participants.• Le programme d’études de la maîtrise est dispensé par 25 professeurs, et les activités de perfectionnement sont animées par 32 conseillers.• Le directeur de l’ÉNAP est Jocelyn Jacques, ancien directeur de la formation à l’école et Diane Wilhelmy.ouvrière de la première heure à l’Université du Québec, dirige le CÉPAQ depuis le 1er juin 1981.Université du Québec Publi-rcportagc/lntormaiion.Pauline Beaudry
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