Québec science, 1 janvier 2003, Décembre-Janvier 2004
U Décembre 2003 / Janvier 2004 1 11 S'ô Jfiter ommen, ^science TRANSFORME ^ HOCKEY > 4,95 $ i4.'«ss )§ O ÿ o !&i| S ) ô g"5 E o i/i üi lusiirS/» TA»1' j Je laa ,1a co®®11' vfP'j Je veux promouvoir mes idées.Je veux faire avancer les connaissances.Je veux atteindre mes objectifs et inventer ma carrière.L'Université Laval m'offre le meilleur environnement d'études et de recherche.Première université francophone en Amérique I Parmi les 10 plus grandes universités de recherche au Canada I Plus de 225 chaires, instituts, centres et groupes de recherche I Plus de 1200 chercheurs I Environ 170 programmes de formation aux 2e et 3e cycles dont plusieurs avec Profil international I 270 millions de dollars en fonds de recherche I Bourses, stages, programme études-travail et soutien financier à la réussite c.f posite l’empêche de se tordre sous le poids g de la rondelle, lui transférant donc toute ° l’énergie voulue.» Toutefois, le prix d’un | bâton composite dépasse la centaine de dol-É lars alors qu’un bâton de bois coûte g rarement plus de 30 $.Les patins des Maurice et Henri Richard, faits d’un véritable cuir de kangourou, étaient reconnus pour leur flexibifité.Aujourd’hui, les patins sont des appareils à la fine pointe de la technologie dont la rigidité demeure l’intérêt premier.« Le plastique de la coquille qui protège les orteils, du support de la cheville et du bloc soutenant la lame est moulé par injection », explique Ken Kovo, de Bauer Nike Hockey.Ce moulage consiste à injecter sous pression du nylon, du polypropylène, du polyester et du polyuréthanne liquéfiés à l’intérieur d’un moule.« Les pièces recherchées, note-t-il, doivent être ' solides, légères et rigides.Puis on forme le reste du matériel (plastique, mousse thermoformable, etc.) à la chaleur.» Le patin présentera des caractéristiques de flexibilité ou de rigidité, selon sa fonction, en plus de permettre au pied de respirer; sans négliger de le protéger.L’objectif: transformer un maximum de puissance musculaire en vitesse de déplacement.Pour y arriver, le patin doit pousser sur la glace vers l’amère (ce que tout marcheur fait) et vers les côtés (mouvement spécifique du patineur).Dans l’axe latéral, la rigidité règne.D faut à tout prix éviter que la cheville ne plie de côté.Elle absorberait alors de l’énergie qui ne se transformerait pas en vitesse.A l’opposé, les mouvements qui consistent à pointer le pied (flexion plantaire) et à le ramener vers le haut sont une source d’énergie supplémentaire.Le patin doit permettre ces mouvements et donc être plus flexible dans ce sens.Il doit toutefois continuer à protéger le pied et la cheville des rondelles qui filent au-delà de 130 km/h.René Turcotte, physiologiste à l’Université McGill, teste actuellement le dernier modèle de Bauer.Son protège-tendon, au haut et à l’arrière de la bottine, est plus flexible dans sa hauteur que dans sa largeur.Ça fait suer Pendant un match de hockey, un joueur peut perdre de deux à quatre kilos, rien qu’en eau.Si ses vêtements absorbent la sueur, le joueur traînera un lourd boulet inutilement.Si la peau reste mouillée, l’inconfort et l’irritation influeront sur sa concentration.Les équipes de Mario Lafortune, un Québécois à la tête du Nike Sport Research Laboratory, développent donc des sous-vêtements adaptés aux sportifs.« Le polyester extrudé qui compose ces vêtements évacue efficacement la transpiration », explique-t-il.Le tissu dont il parle est hydrophobe : il repousse l’eau.De plus, la surface du vêtement en contact avec la peau est plus tendue que la surface extérieure.« Ce gradient de tension pousse la sueur vers l’extérieur, affirme Mario Lafortune, en plus de favoriser son évaporation.» La sueur fait donc mieux son travail consistant à abaisser la température corporelle.Une fonction vitale, puisqu’une température trop élevée réduit le rendement.La collection de sous-vêtements moulants, baptisée Nike Pro Compression, soutient les muscles.Elle réduit donc les vibrations qui les fatiguent.Dès 2005, les joueurs du baseball majeur en seront munis.Mario Lafortune nourrit l’ambition de lier Nike et la LNH par un contrat semblable.Mais si les joueurs du Canadien sont si bien encadrés, s’ils sont plus en forme que jamais, s’ils s’alimentent mieux et ont le meilleur équipement possible, pourquoi ont-ils tant de difficulté à faire les séries ?Peut-être est-ce une question de talent.Dans ce domaine, la science demeure impuissante.QS Vÿ/ - .M 36 Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 MÉU Kfntia- Mile- Pour Noël, abonnez-vous ou offrez Québec Science en cadeau A le Si ' lavée la ifctex- iolioi- évapoia- HlKiOl- imi,Jii!,| odHibl mœiliii sdllte- : itasoms têt mt If * * '4* 1 11 TECHNOLOGIES Procurez-vous le plaisir de lire, mois après mois, des articles de grande qualité traitant de médecine et de santé, de biologie, de physique, de paléontologie, d'archéologie, de mathématiques, d'astronomie, d'environnement, de génie, d'innovation et d'informatique ET courez la chance de gagner ce magnifique poste de travail Celui-ci comprend un ordinateur Ciara, un écran de 17 po, un clavier et une souris à défilement.Configuration de l'ordinateur : processeur Intel Pentium 4 de 2.4 MHz, mémoire vive de 512 Mo, disque dur de 40 Go, cartes réseau et de son intégrées, lecteurs de disquettes et de CD, contrôleur vidéo.Le concours prend fin le 20 février 2004.1 an (10 numéros) 43,45 $ ~ 2 ans (20 numéros) 74,85 $ ~ 3 ans (30 numéros) 103,95 $ Taxes incluses, tarifs valables au Canada seulement.Coupon d'abonnement en page 42 Par téléphone (514) 875-4444 ar Inte es règlements du concours sont affichés chez Québec Science, 4388, rue Saint-Denis, ureau 300, Montréal, La valeur totale du prix est de 1 400 $ plus taxes.La personne agnante sera informée par téléphone et devra répondre à une question réglementaire. ._ ¦ — \ vv ¦.si. PUBLIPHOTO/MEHAU KULYK/SPL environnement TOTF De belles pistes de ski bien blanches tout l’hiver : les montagnes payent peut-être un prix élevé pour réaliser le rêve des skieurs.par Mathieu-Robert Sauvé aide à la recherche : Isabelle Masingue ne protéine de la bactérie Pseu-domonas syringee, connue pour provoquer une gelée blanche à la surface des végétaux, est utilisée depuis 15 ans au Canada dans la fabrication de la neige artificielle.Commercialisée par une filiale de la multinationale York sous le nom de Snomax, cette protéine se trouve introduite dans l’eau de pompage de la plupart des centres de ski de chez nous.Pourtant, cette initiative n’a jamais fait l’objet d’études d’impacts en environnement à long terme sur le territoire québécois.Qu’est-ce que le Snomax ?Il s’agit, techniquement, d’un « agent de nucléation » (ice nucléation agent) capable d’accélérer la cristallisation de l’eau.Alors qu’une goutte a besoin de plusieurs secondes avant d’atteindre l’état solide dans l’air ambiant, la protéine synthétisée dans le Snomax rend ce processus quasi instantané, même lorsque la température tourne autour du point de congélation.Bien avant de toucher le sol, la goutte d’eau devient donc glacée, au grand soulagement des propriétaires de centres de ski, qui voient parfois leur saison sauvée par cette neige « biotech ».Ce ne sera jamais comme de la « poudreuse » mais au moins, ça glisse.Alors que l’Allemagne interdit ce produit et que d’autres pays d’Europe (Italie et Autriche) posent plusieurs conditions à sa commercialisation, le Canada ne semble pas vouloir remettre en question le re- cours au Snomax dont la première utilisation remonte aux Jeux olympiques de Calgary en 1988.Selon Daniel Bastien, spécialiste des nouvelles substances au ministère fédéral de l’Environnement, Parcs Canada a interdit l’usage du produit en 1990, mais cette interdiction a été levée en 1994.Bien qu’il ne soit pas autorisé à divulguer des informations concernant le Snomax, il affirme que certaines questions demeurent en suspens quant à son impact sur la santé et sur l’environnement.« Il s’agit d’un produit nouveau, donc qui n’a forcément pas subi d’études d’impacts à long terme », dit-il.Au Québec, l’enneigement artificiel est largement répandu dans les 84 sta- Un glaçon qui passe pour un flocon Une goutte d'eau qui gèle à la sortie d'un canon à neige et qui se dépose sur la piste après une chute de 5 m ne ressemble pas aux bons vieux flocons, formés en altitude dans les nuages à partir d'une infime poussière.Vue au microscope, la neige artificielle montre son vrai visage : un petit glaçon rond.Mais comme aurait pu dire le poète Alfred de Musset: «Qu'importe le "flocon", pourvu qu'on ait l'ivresse».1 a i Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 39 environnement tions de ski.En 2002, on a dépensé 6 millions $ dans la fabrication de la neige.L'air et l'eau e Snomax est produit en bioréacteur puis séché, emballé et livré sous une forme stérile dans 16 pays.La protéine parvient sous forme de granulés [pellets) dans des contenants de 270 g, soit l’équivalent d’un gros sac de chips.à 140 $ pièce.Dans un seul de ces sacs, il y a suffisamment de protéine pour transformer 378 000 litres d’eau de pompage en neige.Un centre de ski typique des Laurentides pompe environ 9 000 litres d’eau par minute pour fabriquer cette neige.Le Snomax donne son plein rendement entre -3 °C et -8 °C.Comme il s’agit d’un produit très coûteux, on évite de l’utiliser si des froids plus intenses gagnent nos montagnes.Les mois d’octobre, novembre et décembre sont les périodes de pointe où on l’utilise presque quotidiennement.« Nous accueillons ici 450 000 skieurs par année et près de 25 % de notre clientèle se présente durant les vacances des fêtes.Dès octobre, l’enneigement commence », explique Pierre Girard, vice-président de Saint-Sauveur International et ingénieur responsable de l’enneigement artificiel aux monts Saint-Sauveur et Avila, dans les Laurentides.Pour Québec Science, il propose une visite guidée de « l’usine à neige » au pied du mont Saint-Sauveur.De puissants compresseurs acheminent à partir d’ici des milliers de litres d’eau dans les canalisations qui totalisent une quinzaine de kilomètres.Dans un coin, un frigo est rempli de Snomax.La préparation est fort simple, explique l’ingénieur.On dilue cinq sacs de granulés dans 15 litres d’eau et on remue pendant deux minutes, puis on ajoute la solution à une cuve contenant 100 titres d’eau froide.Celle-ci est distribuée dans le réseau.Et ça marche.« Il nous est arrivé de cesser trop vite l’utilisation du Snomax.En cinq minutes, on a vu une différence au bout des canons.Ce qui sortait en neige jusque-là s’était transformé en eau », relate Pierre Les technologies d'enneigement ont évolué rapidement.Les études d'impact n'ont pas suivi.Girard.Le budget Snomax, ici, varie entre 50 000 $ et 100 000 $ par année.À Mont-Tremblant, où les trois quarts des pistes sont pourvues d’un système d’enneigement artificiel, on a aussi recours au Snomax.« Nous l’utilisons quand la température est comprise entre -5 °C et -8 °C, ou quand nous voulons dormer un boost sur une courte période.En vue d’événements spéciaux, par exemple », dit Doug Little, le responsable de l’enneigement.Le recours à la neige artificielle est de plus en plus fréquent.Ici comme ailleurs en Suisse, la proportion des pistes enneigées artificiellement est passée de 1 % à 7,6 % En plus de l'eau, un autre élément est essentiel à la fabrication de la neige artificielle : l’air.Le long des pistes de ski, on trouve, parallèlement à la canalisation d'eau, un tuyau réservé à l'air comprimé.Cet air est projeté avec force près des buses d’évacuation afin d'atomiser la goutte.Au bout du canon à neige, les gouttes d'eau ne mesurent plus que 200 microns, ce qui facilite leur cristallisation.en 10 ans.Aux États-Unis, cette proportion a bondi de 59 % en 1984 à 90 % en 2001.La généralisation de cette neige biotech devrait-elle nous inquiéter ?Michel Sylvestre, microbiologiste à l’Institut Armand-Lrap-pier (INRS), adopte un ton rassurant.«J’ai consulté le site de la compagnie produisant le Snomax.Le texte dit qu’il s’agit d’une protéine de cristallisation produite par Pseudomonas syringæ, cultivée en laboratoire.La protéine est extraite des cultures et les bactéries sont tuées par irradiation avant la livraison.Donc, la bactérie n’est pas répandue dans l’environnement.De plus, la protéine n’est pas produite par une bactérie modifiée génétiquement, mais par la bactérie de type sauvage.Si ces informations sont exactes, il est peu probable que le produit présente un danger pour l’environnement.Les protéines sont très facilement biodégradables et disparaissent rapidement après la fonte des neiges.» De son côté, le directeur de York Snow, Richard Brown, soutient que le Snomax a •Üavec! ïtîpi.®e-Hli Kifflienii 40 Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 ’iffl-W ijjiil-Frjp' Si ' JVJ wK subi avec succès tous les tests d’innocuité, même au Canada, et que son produit se dégrade rapidement après sa vie utile.« En 15 ans d’utilisation au Canada, et ailleurs dans le monde, aucun effet néfaste sur l’environnement ne lui a été attribué», af-firme-t-il.Il dit avoir quelque 700 pages de documents, qui ne peuvent être divulgués au public, pour le démontrer.Certaines études sur le Snomax ont été menées dans les Rocheuses canadiennes, un écosystème bien différent des Appalaches ou des Mon-térégiennes.D(pte“ FJrl^ ia* jiif rour Christian Rixen, chercheur suisse rattaché à l’université de Zurich, la propagation d’un tel produit biotechnologique mérite d’être questionnée.« EÛe soulève certainement des inquiétudes, dit-il.Notre équipe a noté des effets sur la croissance de certaines plantes, et des chercheurs ont établi qu’une partie non négligeable du produit demeurait active après l’usage.Mais je dois vous dire que nous faisons face, actuellement, à un sérieux manque de données scientifiques sur le Snomax.» Joint par téléphone à Fairbanks, en Alaska, où il poursuit des études postdoctorales, ce botaniste est actuellement l’un des seuls chercheurs indépendants au monde à mener des travaux à long terme sur l’enneigement artificiel.En 1999, le gouvernement helvète (l’Institut des sciences environnementales et le Federal Institute for Snow and Avalanche Research) lui accordait un financement pour étudier, sur une longue période, les effets de la fabrication de neige.Plus de 80 sites alpins sont suivis par lui ou par des membres de son équipe.Ces études débordent largement l’utilisation d’additifs : on calcule la conductivité et la dureté de la neige sur les pistes de ski, la composition chimique des sols, l’érosion provoquée par l’enneigement, etc.En janvier 2003, le professeur Rixen signait dans une revue allemande, Perspectives in Plant Ecology, un résumé des De la neige artificielle?Non merci ! Pas de Snomax au mont Sutton.Selon Luc Boulanger, directeur des opérations de cette importante station de l’Es-trie, le coût du produit est trop élevé par rapport aux avantages qu'il procure.« Ça ne vaut pas la peine », estime-t-il.Jean Bouchard, le directeur des services d’entretien et de l’aménagement du mont Sainte-Anne, près de Québec, est du même avis.Cette station produit de la neige artificielle à plein régime du 1er novembre jusqu'à Noël sur 75% de ses pistes.«Nous l'utilisions jusqu'en 1993, mais les résultats n'étaient pas très concluants, explique l'ingénieur.Nous avons fait un nouvel essai, il y a trois ans, mais sans plus de succès.Le Snomax nous coûte trop cher.» Charles Turcotte, directeur des opérations montagne à Stoneham -aussi dans la région de Québec - croit le contraire.« Nous utilisons le Snomax, surtout au début de l'hiver, car il est très performant entre -3 °C et -8 °C», dit-il.À Stoneham, où 25 pistes sur 32 sont enneigées artificiellement, on a renoncé pendant quelques années à l'utilisation du produit, mais on a recommencé depuis 1998.Pour sa part, Jean-Philippe Gauthier, responsable de la division neige au mont Saint-Bruno, en Montérégie, tente de limiter le plus possible l'utilisation du Snomax.Il évalue sa consommation à une trentaine de sacs par saison.Snomax Snow Induce?„ J Snomax -t^B ~ is Québec Science - Décembre 2003/Janvier 2004 41 environnement connaissances dans le domaine.En bref, il note que les technologies d’enneigement ont évolué beaucoup plus vite que les études sur leurs impacts.« Certaines régions tempérées sont en train de se transformer sous l’effet des masses de neige artificielle», dit-il.Des recherches ont révélé que des plantes printanières disparaissent.Elles ne peuvent plus fleurir, car elles sont enfouies sous la neige durant la saison de floraison.Quand la neige finit par fondre, la végétation estivale est installée.Dans les Alpes, plusieurs plantes indigènes ont ainsi disparu ou ont migré.L’an dernier, les chercheurs apprenaient que le Snomax avait un effet pathogène sur une espèce végétale alpine, Trifolium repens (trèfle).Christian Rixen est formel : la biodiversité est affectée là où l’enneigement artificiel est important.« Les plantes peuvent souffrir des dommages causés par le vous serez étonnés! Offrez-vous Le Devoir du samedi Actualités Le monde Perspectives Éditorial Idées Science Éducation Économie Culture Sports CAHIER SAMEDI CAHIER CULTURE CAHIER LIVRES CAHIERS SPÉCIAUX L'AGENDA LE DEVOIR Un journal indépendant Abonnements : 514.985.3355 ou 1800 463.7559 www.ledevoir.com gel et le déficit en oxygène provoqués par la neige artificielle.Des retards de croissance dans les tissus sont observés », écrit-il.« es conséquences de l’enneigement artificiel sur la flore des domaines skiables peuvent paraître bien minimes à première vue.Mais à long terme, on pourrait se retrouver avec des pentes de ski qui seraient des déserts biologiques, dit l’écologiste Daniel Green, président de la Société pour vaincre la pollution.Des écosystèmes où plus rien ne pousse.Ce serait alors moins drôle.» La réaction des autorités canadiennes face au Snomax n’étonne pas ce militant qui a été de tous les grands dossiers de pollution industrielle depuis 20 ans.«Les études d’impacts sont parfois exigées dans le cas de produits utilisés depuis longtemps.» Aux États-Unis, on ne donne pas l’absolution inconditionnelle au Snomax.En tout cas, les arguments en faveur de son innocuité n’ont pas convaincu les citoyens de Salt Lake City, hôte des Jeux olympiques d’hiver de 2002.Ils ont fait parvenir à Richard Brown une lettre lui demandant de procéder à une étude sur les risques de contamination des aquifères et des eaux de surface de la région.Dans cette lettre datée du 8 septembre 1999, le conseil municipal souligne l’inquiétude des électeurs à ce sujet.« Comme vous le savez, l’usage des additifs quant à la production de neige dans le canyon est contestée dans la communauté», peut-on lire.Le conseil avait approuvé la veille une recommandation : l’élimination des additifs s’ils s’avèrent néfastes pour la qualité de l’eau.La ville donnait trois ans à l’entreprise pour financer une étude en profondeur sur cette question.Que s’est-il passé depuis ?« York Snow a jugé que cela n’en valait pas la peine compte tenu de la quantité de produit achetée par nos centres de ski, indique Florence Reynolds, responsable de la qualité des eaux (Water Quality and Treatment Administrator) pour la ville de Salt Lake.En conséquence, le Snomax n’est pas autorisé dans les stations Alta, Snowbird, Brighton et Solitude dont les eaux se déversent dans le canyon.» C’est en quelque sort le syndrome du « pas dans ma cour » appliqué à la neige biotech.Mais - qui sait ?- La mode sera peut-être, dans quelques années, aux stations de ski « vertes », «100 % naturelles », « tournées vers le développement durable «Tout est question de marketing», dit Daniel Green en riant.QS 42 Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 ;if.' l'also-as.En îsonin- Les «dommages collatéraux» opffi wnii i quesilf eansik ne dais EKipil «àce colt®1' isaiar ère® "S Jei*- issu* ad® pâtoiva jpjl!® If.lA jinlp^ s# m jmicfc’’ La fabrication de la neige artificielle n’est pas si écologique qu’on pourrait le penser.En plus des fuites d’huile provenant des compresseurs et de la machinerie lourde, qui ne sont pas toujours en parfait état, les pistes de ski deviennent parfois des sites contaminés par la pollution des eaux de surface.En effet, les centres de ski puisent leur eau à partir d’une source des environs (le mont Saint-Bruno, par exemple, utilise 110 millions de litres par année), et cette source peut être polluée.Ce qui revient à épandre de la pollution au sommet de nos montagnes.«Je dois avouer que nous ne nous attardons pas à la question de la qualité ^des eaux de pompage c destinées à l'enneigement ^artificiel, reconnaît Serge iAssel, directeur adjoint de lia Direction régionale des ^Laurentides au ministère |de l’Environnement du ^ Québec.Nous n’avons pas de normes à suivre, par exemple sur le nombre de conformes fécaux.» Ce qui préoccupe surtout le Ministère, c’est l’état du plan d'eau où les stations s'alimentent.Il fixe donc un débit minimum basé sur un calcul établi par le Centre d’expertise hydrique du Québec.Lorsque Intra-west a développé le versant nord du mont Tremblant, il y a quelques années, le Ministère a fixé le pompage maximum à 2,8 m3 par seconde.Grâce aux systèmes de mesure du débit, les pompes cessent automatiquement aux périodes d'étiaqe.Les méthodes de calcul du Ministère ne convainquent pas l'écologiste Daniel Green.«Ce sont des calculs d'ingénieurs destinés à d'autres ingénieurs.Ils traitent la rivière comme s'il s'agissait d'un grand tuyau, non comme un écosystème.Le débit autorisé respecte-t-il le régime écologique du cours d’eau?En plein hiver, une rivière n'est pas faite pour subir des ponctions d’eau.» Connaissance + Innovation Si vous croyez en cette formule gagnante, le Programme des chercheurs-boursiers en milieu industriel du CRSNG (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada) vous intéressera sûrement.Ce programme offre un appui aux récents diplômés doctoraux et aux entreprises canadiennes qui effectuent de la recherche industrielle.En apportant une importante contribution au salaire du stagiaire pendant deux ans, le programme aide votre entreprise à accroître ses activités de R et D dans des domaines clés, et ce, à peu de frais.En même temps, le stagiaire acquiert des connaissances et de l’expérience et reçoit une formation dans un milieu industriel dynamique.En appuyant les diplômés et l’industrie, le CRSNG vous aide à mettre le succès à votre portée.CRSNG o NSERC Investir dans les gens, la découverte et l'innovation Investing in people, discovery and innovation Les entreprises et les diplômés qui désirent s’inscrire au programme peuvent obtenir de plus amples renseignements en communiquant avec la : Division des programmes de bourses CRSNG 350, rue Albert Ottawa (Ontario) K1A 1H5 Téléphone : (613) 995-5521 Télécopieur: (613) 996-2589 Consultez notre site Web : www.crsng.ca Canada Québec Science - Décembre 2003/Janvier 2004 43 RÉMY SIMARD par Philippe Chartier philippe.chartier@cybersciences.com INTERNET que La spirale infernale Sans le savoir, vous êtes peut-être un vilain « spammeur ÜIG » .Malgré tous les efforts pour les enrayer, non seulement les virus informatiques et les pourriels -alias spam (voir « La guerre des pourriels », Québec Science, octobre 2002) - continuent-ils de pleuvoir sur nos têtes comme des nuées de sauterelles, mais leurs créateurs ont mis leurs forces en commun pour nous pourrir la vie.et tenter de s’enrichir à nos dépens.De leur union est né un nouveau et terrible mutant : le « virus-pourriel » ! Et, comble de tout, il utilise - peut-être en ce moment même - votre ordinateur pour commettre ses méfaits.Comment une" pareille abomination a-t-elle pu voir le jour ?En suivant une implacable logique.Auparavant, les auteurs de virus étaient - pour caricaturer - de pauvres types en quête de célébrité.Leur moyen d’y parvenir ?Créer des virus informatiques - ou des vers ou des chevaux de Troie, etc.-, les lâcher sur le Net et savourer en secret la joie de voir leurs créations prospérer.Dans un autre coin du Web, il y avait les «spammeurs», avec un but nettement plus lucratif : faire du fric en escroquant son prochain grâce à des messages bidons envoyés en grand nombre.Sauf que, depuis quelque temps, l’industrie du pourriel perd de son lustre.Aujourd’hui plus avisés, les récipiendaires sont moins nombreux à lire les pourriels qu’on leur adresse et, pis encore, de moins en moins d’internautes tombent dans le panneau.Des logiciels spécialisés sont aussi apparus pour filtrer les pourriels, sans compter les manœuvres des fournisseurs d’accès Internet pour juguler leur flot.Résultat: pour augmenter les chances d’atteindre le consommateur, les spammeurs se voient forcés d’envoyer beaucoup plus de pourriels pour espérer parvenir aux mêmes résultats qu’autre-fois.w .Q ë an ta: O JT Pendant ce temps, les concepteurs de virus ont acquis de la maturité et leurs créations, de la sophistication.Alors que les anciens virus se propageaient au petit bonheur la chance, par le transfert main à main d’une disquette infectée par exemple, les virus modernes disposent d’un réel arsenal.Ils prennent le contrôle des carnets d’adresses, téléchargent sur l’ordinateur infecté des programmes — c’est-à-dire des chevaux de Troie - afin de mieux contrôler celui-ci et expédient des centaines de copies d’eux-mêmes, via les logiciels de courriel, de chat (IRC) ou de réseaux peer-to-peer, en ayant l’air de messages légitimes provenant d’un expéditeur connu du récipiendaire.On l’a encore vu l’été dernier, avec : les épidémies Blaster, BugBear et|| Sobig, les virus sont des moyensl hors pair pour atteindre un vaste i .public.ce qui est exactement le but recher-!, ché des spammeurs.Ce n’était donc qu’une: question de temps avant qu’un créateur de | virus n’offre ses services à un spammeur ou | que ce dernier pense à embaucher des concepteurs de virus pour faire sa besogne.Nse Concrètement, voici comment cela fonctionne.Un virus - disons Sobig ( 1 ) - con- 44 Québec Science - Décembre 2003/Janvier 2004 ! tamine votre ordinateur.Dès qu’il en a la chance, il se branche sur le Net et télécharge un cheval de Troie, c’est-à-dire un petit logiciel qui ouvre une porte secrète (ou backdoor) permettant d’accéder à votre ordinateur et de le contrôler à distance.Dès lors, le créateur du virus est maître de votre machine.Le cheval de Troie élimine toute trace du virus Sobig, puis télécharge et installe un autre programme appelé Wingate (2).Il s’agit d’un logiciel commercial parfaitement en règle servant à transformer votre ordinateur en « serveur proxy ».Comme le logiciel Wingate n’est pas considéré comme un virus par les logiciels antivirus, votre micro-ordinateur est libre d’expédier tranquillement des pour-aiels infectés à tous les heureux élus de voue carnet d’adresses.Pour le spammeur, c’est tout bénéfice : il accroît son volume de pourriels tandis que l’expédition se fait toute seule et gratuitement par l’intermédiaire de son réseau de machines infectées.Vous avez sous vos yeux une toute nouvelle forme de « marketing viral » .i Mais ce n’est pas tout ! Non seulement votre ordmateur vomit des pourriels à la louche, mais, selon les experts, il pourrait bientôt héberger le site Web d’un spammeur ! Car rappelons qu’tm pourriel n’est en somme qu’un prospectus virtuel.Pour accroître sa trésorerie et espérer une rettaite •ée sous le soleil des Bahamas, le spammeur doit tout de même attirer ses « clients » sur un site où ceux-ci achètent ses « produits » - aphrodisiaques tibétains, diplômes universitaires en vrac, pilules pour faire grossir l’anatomie masculine ou féminine, etc.Or, avec le risque de se faire épingler par la justice qui plane au-dessus de leurs têtes, les spammeurs sont généralement peu enclins à ouvrir un site Web officiel.La solution ?Utiliser votre ordinateur comme vitrine sur le Net.Les pourriels envoyés par celui-ci pourraient contenir une .N 0* tî# 01#°“ i,-at »Cyber Ressources (1) Sobiq.a and the Spam You Received Today (LURHQ) www.lurhq.com/sobiq.html (2) Wingate (Deerfield) www.deerfield.com/products/ winqate/ (3) The convergence of viruses and spam (MessageLabs) www.messagelabs.com/microsites/ MessageLabs/ adresse Internet pointant vers votre ordinateur.car celui-ci, grâce au logiciel Wingate et quelques autres ajouts, pourrait faire office de mini-serveur Web bourré de pages HTML vantant les vertus de produits fabuleux.Bref, la prochaine fois que vous recevrez un pourriel, ne soyez pas trop prompt à vouer son expéditeur aux gémonies, car vous êtes peut-être vous-même un spammeur «à l’insu de votre plein gré» .Le phénomène du virus-pourriel a fait son apparition au cours de l’année 2002 et est déjà promis à un bel avenir.Selon MessageLabs (3), société spécialisée dans le filtrage du courrier électronique, entre 60 % et 70 % des pourriels sont envoyés par des serveurs proxy.Les trois quarts de ces serveurs ont été infectés par des virus qui permettent de les contrôler à distance et près de 40 % du lot, estime-t-on, seraient des ordinateurs personnels.Le phénomène profite, évidemment, de la croissance du nombre de connexions Internet haute vitesse - via ADSL ou le câble - dans les foyers.Compte tenu de l’imprudence et de la naïveté dont font encore preuve nombre d’internautes, il ne peut que s’amplifier dans les mois et années à venir.Comment combattre ?Comme nous l’expliquions l’an dernier dans cette même chronique, il n’y a pas de panacée.Seule « solution »: appliquer avec une vigilance de tous les instants les règles élémentaires pour éviter la prolifération des virus et des pourriels (voir l’encadré).Pour les optimistes, on peut tout de même trouver matière à consolation dans l’apparition des virus-pourriels.Si ces nouveaux hybrides venaient à submerger les autres types de virus existants, on pourrait espérer à terme des virus moins destructeurs.En effet, dans la nature, un « bon » virus est un virus qui ne tue pas son hôte - enfin pas trop vite -, car sinon il gêne sa propre propagation.Dans la même logique, les virus-pourriels n’ont pas intérêt à paralyser votre ordinateur, en effaçant votre disque dur par exemple, car celui-ci perd alors toute son utilité pour la diffusion massive des virus-pourriels et l’hébergement de minisites Web de spammeurs.On peut donc supposer que le virus-pourriel le plus efficace aura tendance à être le plus inoffensif et le moins visible possible afin d’éviter sa détection et son éradication.Les auteurs de virus en tireront certes moins de gloire, mais beaucoup plus de dividendes en espèces sonnantes et trébuchantes.Assisterons-nous à ce délicieux paradoxe : les pourriels apprenant aux virus à être (un peu) plus civilisés ?On se réjouit comme on peut !.Q5 Guide de survie > Ne jamais ouvrir un fichier joint inconnu.> Mettez votre système et vos applications à jour.> Évitez de divulguer votre adresse, que ce soit dans un forum de discussion ou sur votre site Web.Si nécessaire, utilisez une adresse temporaire que vous détruirez par la suite.> Ne répondez jamais à un spammeur, surtout pas pour demander d'être retiré de sa liste d'envoi.Vous confirmerez ainsi que votre adresse est valide.et accroîtrez la quantité de pourriels à venir.> Équipez-vous de logiciels antivirus et antispam.Certains éditeurs, comme Symantec et McAfee, intègrent désormais des modules de filtrage de pourriels dans leurs «suites» de sécurité Internet.Mettez à jour fréquemment vos logiciels antivirus et antispam afin d’éliminer les nouvelles souches dès qu'elles apparaissent.> Si possible, configurez votre logiciel de courriel pour qu’il n'affiche pas automatiquement les images intégrées dans les messages reçus.Pour les afficher, votre logiciel de courriel doit les télécharger à partir du serveur du spammeur.Bingo! Ce dernier sait que vous avez lu son pourriel.et peut vous en envoyer quantités d'autres.> Le duo Internet Explorer/Outlook Express est particulièrement ciblé par les virus.Étudiez la possibilité de changer de logiciel.Le logiciel de courriel Mozilla (la version «libre» de Netscape), par exemple, intègre même un module antispam gratuit.Si vous êtes vraiment excédé, pourguoi ne pas songer à changer carrément de système d'exploitation.en optant pour MacOS ou Linux?à Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 45 par Jean-Marie Labrie Une expression remarquable Pour n = 50, quelle est la valeur de l’expression suivante?(2n + 3) + (2n + 5) + .+ (2n + 103) Québec Science à l’index ! À surveiller.Québec Science procédera à la mise en ligne de son index thématique du magazine sur Cybersciences.com.D’ici quelques semaines, nos abonnés pourront donc consulter la liste des sujets publiés annuellement.Prix canadiens de [’environnement 2004 ENVIRONMENT DE L'ENVIRONNEMENT AWARDS Période de mises en candidature Les Prix canadiens de l'environnement, un hommage aux réalisations communautaires, en sont à leur troisième édition.Le public est invité à proposer des candidats ou des groupes qui apportent une contribution exceptionnelle à la protection, à la restauration et à la préservation de l'environnement au Canada.Les Prix canadiens de l'environnement comportent trois volets : les Prix d'action communautaire; le Grand Prix du Circuit vert (volet jeunesse) et le Prix Hommage.Pour plus de détails, consultez cybersciences.com.NOUVEAU ! Guide pratique pour être bien dans sa peau et dans sa tête à l'approche de la cinquantaine.Des exemplaires sont offerts aux associations à tarifs de groupe.Pour information : (514) 843-6888.Santé Quelques dis pour être bien dens se tète et dens son corps après 50 ans Une deuxième jeunesse pouri .Hillil.iï ;i Pour Noël, abonnez-vous ou offrez Québec Science en cadeau ! (514) 875-4444 ou 1800 667-4444 Ce n'est pas toujours dimanche Dans un mois de 30 jours, trois dimanches étaient des dates impaires.Quel jour était alors le 19 de ce mois-là?Cryptogramme à déchiffrer Résoudre le cryptogramme suivant (envoyé par un lecteur): BON + BON + BON = DÉFI + DÉFI Il y a au moins trois solutions.Solutions 154 Trois nombres de Pythagore particuliers Je fais d’abord remarquer qu’il existe trois nombres de Pythagore inférieurs à 100 qui vérifient la condition; ce sont les nombres 11, 60 et 61.Les deux nombres premiers sont 11 et 61, et le troisième nombre est 60; les nombres 11, 60 et 61 vérifient la relation de Pythagore dans un triangle rectangle: 112 + 602 = 612.:i:r!l3C '.'Ljf ütprojî1 ilitîSSj «son iiinçini Rusa; Wfi'ai «$ia % Sj |ij Pour des nombres premiers entre 100 et 440, il existe, après recherche, les nombres premiers 299 et 349; le troisième nombre recherché est 180.Ces trois nombres vérifient la relation de Pythagore: 1802 + 2992 = 3492.32 400 + 89 401 = 121 801 Question : Y a-t-il un nombre fini ou infini de ces triplets de Pythagore?C’est un problème ouvert; je ne connais pas la réponse.Niveaux I débutant ^intermédiaire ^ expert 46 Québec Science - Décembre 2003/Janvier 2004 i] iTu Coup d rair AirZooka est inoffensive.Que projette cette arme qui a l'apparence d’un petit bazooka?De l'air, tout simplement.Lorsque la membrane de plastique est relâchée dans le tuyau, une onde de choc est projetée vers l'avant à la vitesse de 100 km/h.Dans son sillage, un vortex est suivi de ce que les ingénieurs qui l'ont conçue appellent «une boule d'air».De quoi dépeigner votre cible, même à plus de 5 m.À 40 $ la paire, tous les éléments sont rassemblés pour se livrer à des duels mémorables.www.airzooka.net > de la lessiveuse Certains parlent à leurs plantes, d'autres à leurs animaux domestiques.Pourquoi pas à ses électroménagers ?La compagnie allemande Speech Expert a conçu une lessiveuse à commandes vocales.Hermine - c'est son nom - exécute vos ordres, mais ne décharge pas le linge à votre place.Elle vous prévient tout de même de ne pas mélanger le blanc et les couleurs.Et s'il faut laver une chemise tachée par du vin rouge, elle peut suggérer de prendre de la bière la prochaine fois.Elle a de l'humour en plus.www.speech-experts.com -ïL I jJ T?V)bl -matelas L'expérience totale pour ceux qui jouent à des jeux vidéo : le PM 300 est un matelas vibrant équipé avec des haut-parleurs qui amplifient les très basses fréquences.Le coussin fait vibrer le joueur pour qu'il sente dans son corps les coups, les crashs et les agressions.Appétissant.Le prix s'approche de celui d'une console vidéo - plus de 200 $.Pour accros seulement.www.pyramat.com science/culture Lectures d'hiver Comprendre le monde au coin du feu.Le père de nos pères.Pascal Picq Un livre de Pascal Picq est un plat de choucroute : nourrissant, mais il faut bien mâcher.Voici toutefois une excellente synthèse des recherches actuelles en paléoanthropologie (étude de l’évolution biologique de l’homme).Dans un style académique, clairement structuré, Picq présente nos ancêtres : environ 20 espèces, dont la moitié ont été découvertes dans la dernière décennie.L’aîné, Tournai, fut « baptisé» en 2002, à l’âge de six ou sept millions d’années.Ces découvertes obligent à repenser notre histoire évolutive, d’une richesse insoupçonnée.Oubliez la belle chaîne droite reliant le chimpanzé à l’humain.Au long de l’histoire, plusieurs espèces d’hominidés ont cohabité; il est même aberrant, dit Picq, que toute l’humanité actuelle appartienne à la même.PICQ, Pascal.Au commencement était l’homme : de Tournai à Cro-Magnon, Odile Jacob, 2003.Au commencement était l'homme De Tournai à Cro-Magnon SCIENCE ouverte ¦ • • ! ) • \ /.Scuii xf \ , ) : : ; / • AV \ Tj ' id V'a; v#: , ' Claude Gudin /aV Une histoire naturelle de a séduction ¦ V-V ¦ SjOprç: pd Un monde à séduire « Quelle différence entre le flamant qui déclare sa flamme en rose à la femelle et l’amoureux transi qui offre un bouquet de fleurs (une gerbe de sexes en rut) à la dame qu’il convoite?» Sacré Claude Gudin! Ce poète-jardinier et docteur en biologie végétale nous explique mille façons de charmer, depuis celles des algues unicellulaires - c’est le végétal qui a inventé la séduction, jure-t-il - jusqu’aux nôtres.Envoûtement du regard, de l’odorat, de l’ouïe : tout est bon pour capturer sa proie.Il y a l’érotisme gluant des limaces, hermaphrodites qui copulent à deux, par "TA U quatre sexes.Ou l’attraction fatale de l’insecte pour la plante carnivore.Les phénomènes biochimiques en jeu sont approfondis en annexe.Mais n’y cherchez pas de trucs pour draguer.« Séduire, du ro-tifère à l’homme d’affaires, n’est pas une mince affaire ! » Passionnant.GUDIN, Claude.Une histoire naturelle de la séduction, Seuil, 2003.À la recherche du Continent X Ollivier Dyens, poète et artiste multimédia, écrit avec goût.Ce «conte philosophique » émaillé de citations - qui évoque Le monde de Sophie, populaire récit initiatique de Jostein Gaarder -, nous fait appareiller à la découverte du «Continent X», un endroit que nul ne connaît, mais où tout le monde va.C’est «l’émergence d’une nouvelle façon d’exister», portée par les jeunes, déterminée par les nouvelles technologies, qui annihile le concept d’individu au profit des communautés (p.ex : les réseaux d’in-temautes) attachées à la survie du groupe, comme les abeilles ou les fourmis.On y parle environnement, mondialisation, et « mêmes», idées-virus qui contaminent les cerveaux pour leur propre survie.Un voyage aux confins de notre monde, terrifiant.et merveilleux, clame Ollivier Dyens, dont l’étrange confiance en l’avenir procure un curieux apaisement.DYENS, Ollivier.Continent X: vertige du nouvel Occident, VLB éditeur, 2003.ÏT/Vv te:: Wep® Ntcoi îtrrt.i : toinaitl midi?Révolte dans l'espace L’explosion de la navette Columbia, en février, aurait dû inciter les agences spatiales à réviser leurs plans d’avenir, affirme Patrick Baudry.L’ex-astronaute français a touché les étoiles à bord 48 Québec Science ~ Décembre 2003/Janvieij PAT K K 9179 » par Mélanie Saint-Hilaire I I u I de Discovery, en 1985.« La grande conquête a pris un chemin de traverse», clame-t-il aujourd’hui.H en a contre la Station spatiale internationale (ISS : « Inutilement Spatiale et Sans but», persifle-t-il), un programme «insignifiant» qui ne nous apprendra rien.Lui voudrait la lune : une base lunaire.Il attend le salut de l’entreprise privée, qui, à l’en croire, ne rêve que de construire des hôtels avec vue sur la Terre.Ce vrai personnage - on l’a soupçonné d’espionnage - a des idées bien tranchées qui sentent parfois l’arrogance, parfois une certaine naïveté.Mais il connaît l’espace, et son livre, agrémenté d’un bon glossaire des engins du cosmos, instruit.BAUDRY, Patrick.Conquête spatiale : la déroute, Éditions Michel Lafon, 2003.In-formé La morphogenèse emprunte à la biolo- gie, à la physique, aux mathématiques et à l’informatique pour expliquer comment naissent les formes dans la nature.Comment se créent, par exemple, les empreintes digitales ?Le sujet est aride, mais comptez sur Vincent Fleury, jeune et fougueux chercheur en « physique de la matière condensée », pour vous le faire savourer.Avec une simplicité souveraine, comme s’il était assis à votre table de cuisine, il explique pourquoi les chiens sharpeï sont « en forme de lit défait », pourquoi les chips ont toutes une courbe semblable.et ce qui arrive quand la forme se déforme (cancer ou anomalie de l’embryon).Tout ça en citant Boris Vian et Antoine de Saint-Exupéry, s’il vous plaît ! FLEURY, Vincent.Des pieds et des mains : genèse de formes de la nature, Flammarion, 2003.les oiseaux a m o « D'amour et de cigognes Médecin et photographe fou des oiseaux, Jean Léveillé a parcouru le monde pour croquer ces « objets volants bien identifiés ».Son bouquin en présente 30 dans leur milieu naturel.Splendidement sen- suelles, rehaussées d’un graphisme impeccable, ses photos sont accompagnées de légendes - au style un peu précieux, mais bon.- décrivant avec humour les mœurs sexuelles de ces volatiles.La cigogne, symbole du bonheur conjugal, est une fieffée libidineuse.Et la talève sultane fait garder ses petits pour s’adonner à l’orgie ! Mais il y a le cygne, prince de l’amour éternel, qui, à l’heure dernière, dédie à sa compagne le merveilleux « chant du cygne ».LÉVEILLE, Jean.Les oiseaux et l’amour.Les Éditions de l’Homme, 2003.Débrouiller les enfants Enfant, j’étais folle d’une expérience des Débrouillards, qui faisait danser des morceaux de naphtaline dans une solution pétillante de vinaigre et de bicarbonate de soude (les bulles collaient aux morceaux, les hissant à la surface, où les bulles éclataient, ce qui les faisait s’enfoncer).Plus de 20 ans après ce premier best-seller -60 000 exemplaires vendus! -, les Débrouillards publient 40 nouvelles expériences illustrant des principes de base en physique, chimie et électromagnétisme.Construisez un volcan qui crache de la grenadine; une fibre optique en gélatine; un aéroghsseur avec un ballon gonflable et un CD.C’est bien expliqué.En passant, il y a une version actualisée du truc aux « boules à mites ».PERREAULT, Sarah, Yannick BERGERON et Marc GINGRAS.Les expériences des Débrouillards, Bayard Jeunesse, 2003.Q5 Les découvertes de l'année Notre rendez-vous avec la grande recherche du Québec, jifl Notre équipe de journalistes a effectué sa tournée annuelle des laboratoires.Elle vous présente sa sélection des 10 bons coups de nos scientifiques.A lire le mois prochain Hubert l'enchanteur, Hubert l'engagé S'il est de toutes les tribunes, c'est que Hubert Reeves ne se lasse pas de partager sa passion pour les étoiles et sa fascination pour la vie.Nous l'avons rencontré.L'effet lumière La lumière artificielle n'est pas sans poser quelques problèmes physiologiques chez les espèces diurnes comme.\'Homo sapiens.Redonnez-moi mes trésors L'Égypte demande à l'Angleterre de lui restituer ses trésors et les peuples amérindiens veulent récupérer leurs œuvres aujourd'hui dispersées aux quatre coins du monde.À qui appartient donc le patrimoine mondial?Un sujet qui remet aussi en question la nature des musées.Québec Science - Décembre 2003/Janvier 2004 49 dance des temps La concor In labo veritas De la religion à la science, aurions-nous seulement changé de credo ?\ \ rzr- C) Bernard Arcand : Il n’y a pas si longtemps, la science suscitait encore beaucoup de méfiance.L’observation minutieuse du monde et la poursuite des lois de la nature risquaient de contrarier les enseignements anciens de l’immuable dogme religieux.À un point tel que les hommes de science prenaient souvent l’allure d’inquiétants magiciens et se voyaient même quelquefois soupçonnés d’entretenir une relation avec le diable.Néanmoins, malgré les risques de persécution, l’esprit scientifique poursuivait l’étude des faits dans l’espoir d’atteindre un type nouveau de certitude, fondé moins sur la foi en Dieu que sur l’exercice rigou- ft reux de l’intelligence humaine, g La route fut longue et le combat j ardu, mais la conviction religieuse y ne se présente plus comme la vérité hautaine de l’Ancien Régime.De nos jours, les gens font davantage confiance à la science.Aveuglément, parfois.Plusieurs semblent profondément convaincus que la science devrait avoir réponse à toutes les questions et qu’en lui laissant le temps, et en lui fournissant les moyens, elle progressera inlassablement vers l’explication universelle.Si l’on espère vaincre le cancer et la pollution, on peut lui faire confiance car, tôt ou tard, la science en découvrira les antidotes.Il n’y a pas d’autre solution ni de doute possible.Autrement dit, la foi s’est déplacée.Or, les historiens nous disent que cette profession de foi moderne est apparue au moment précis où la science admettait son imperfection et ses limites.La coïncidence est notoire.Lorsque la science s’est convaincue qu’elle devrait désormais naviguer dans le doute permanent et l’incertitude générale, du coup, elle parut sur la place publique comme l’entreprise crédible par excellence, celle qui doit inspirer la plus grande confiance.C’est dire combien les voies de la religion demeurent insondables.; Brigitte Gemme : Je m’en confesse : je préfère quand même que les gens croient en la science plutôt qu’en autre chose.D’ailleurs, les scientifiques n’ont pas à se plaindre de leur succès dans les cœurs, même s’ils préféreraient conquérir les cerveaux : les plus illustres représentants de leur communauté ont depuis toujours cherché à remplacer les astrologues qui conseillaient les princes.On peut aujourd’hui dire qu’ils ont gagné la partie.Honte aux chefs d’Etat qui font appel aux diseuses de bonne aventure plutôt qu’aux savants conseils des experts ! Mais est-ce vraiment gage de certitude accrue ?Chacun sait que nul n’est aussi bien placé qu’un ^ expert pour en faire mentir un autre.Mais, malgré ce risque, il demeure plus simple, pour résoudre nos problèmes, de nous en remettre aux solutions élaborées par d’autres, qu’ils s’agisse de miracles ou de machines.Quitte à attendre que nos prières soient exaucées.Au fond, c’est justement l’incertitude de l’entreprise scientifique qui lui donne sa crédibilité.Ne dit-on pas qu’il faut s’associer à ceux qui cherchent la vérité et se tenir loin de ceux qui affir-1 ment l’avoir trouvée ?C’est quand des scientifiques prennent un I air doctrinaire pour déclarer avoir résolu un des grands problèmes I de l’humanité que je comprends les infidèles qui jettent leur dévolu sur les marchands de réconfort rejetant les acquis, même temporaires, de la science.Qui sommes-nous ?Où va la vie ?D’où vient l’amour ?La science contribue chaque jour, même si parfois il faut de l’imagination pour s’en rendre compte, à formuler des ébauches de réponse à ces grandes questions.Mais il ne lui appartient pas de les résoudre.Les chercheurs doivent avoir la modestie de reconnaître que, malgré les occasionnelles trouvailles qui leur donnent le goût de continuer à chercher, leur œuvre ne sera jamais plus que cela : une recherche.05 Bernard Arcand ne jure de rien.Brigitte Gemme doute de plus en plus de ce qu’elle croyait savoir.50 Québec Science ~ Décembre 2003/Janvier 2004 Elle nous aide à comprendre ce qui nous entoure.Elle contribue à notre mieux-être.Elle améliore notre qualité de vie.Dans tous les domaines du savoir.elle nous aide à bâtir un monde meilleur.Elle façonne notre présent.Elle crée notre avenir.La Reche ELLE A CHANGE, CHANGE ET CHANGERA NOTReIm Depuis 25 ans.la recherche appuyée par le CRSNG , un impact profond sur tous les aspects de notre évolution.En ce début de millénaire, elle ouvre des horizons bien au-defâ de tout ce que pourrait créer la plus fertile imagination.Conseil de recherches en sciences Natural Sciences and Engineering naturelles et en génie du Canada Research Council of Canada CRSNG NSERC Canada Investir dans les gens, la découverte et l'innovation www.crsng.gc.ca AUX G RAN DS MOTS LES GRANDS MOYENS! Dans les locaux de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke, une trentaine de personnes travaillent à l'élaboration de ce qui sera le tout premier dictionnaire de français standard en usage au Québec.Un projet qui a nécessité des années de préparation pour fournir à la société québécoise un outil reflétant vraiment ses réalités.La recherche à l'Université de Sherbrooke, c'est bien plus que 90 M$/an en subventions.C'est aussi : Le projet de près de 10 M$ suscite l'enthousiasme de toute la communauté linguistique et rassemble des spécialistes de plusieurs disciplines.Le dictionnaire de 60 000 entrées sera disponible en version imprimée et sur cédérom.En 2006, lorsque le dictionnaire fera son apparition sur les tablettes de librairies et sur Internet, ce sont toutes les Québécoises et tous les Québécois qui en bénéficieront! ?des collaborations fructueuses entre les disciplines ?des découvertes qui changent le monde t 50 ans • L'audace porte fruit UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE ?des ressources efficaces de soutien au travail scientifique www.USherbrooke.ca/audace/mots
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